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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 20:45
République centrafricaine (Point de vue du Porte Parole du Quai d'Orsay)

 

 

 

Question : Quels efforts la France poursuit-elle en vue de la stabilisation et de la consolidation de la paix en République centrafricaine vu la récente montée de la violence ?

 

R - La France, en étroite concertation avec ses partenaires africains, européens et internationaux, est activement mobilisée pour la stabilisation et la consolidation de la paix en République centrafricaine.

 

Nous condamnons à nouveau, avec la plus grande fermeté, les attaques récentes qui ont causé la mort de six casques bleus de la MINUSCA et fait de nombreuses victimes au sein de la population civile.

 

Nous apportons notre plein soutien au président Faustin Archange Touadéra et aux autorités centrafricaines, en vue du rétablissement de la sécurité et de l'autorité de l'État sur l'ensemble du territoire.

 

Enfin, la France prend toute sa part dans ces efforts au sein de l'opération des Nations unies (MINUSCA), à laquelle participent des militaires français, et dont elle vient de renforcer la capacité d'analyse stratégique en mettant à sa disposition des drones. Elle contribue également à l'action de la mission de l'Union européenne EUTM-RCA pour la restructuration et la formation des forces armées centrafricaines.

 

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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 20:36
Nouvelles violences à Bria, en République centrafricaine : plus de 40 blessés et 15 000 déplacés »
Nouvelles violences à Bria, en République centrafricaine : plus de 40 blessés et 15 000 déplacés »
Nouvelles violences à Bria, en République centrafricaine : plus de 40 blessés et 15 000 déplacés »

 

 

Nouvelles violences à Bria, en République centrafricaine : plus de 40 blessés et 15 000 déplacés »

 

http://www.msf.fr/ 19 Mai 2017

 

Alors que la situation se calmait à Bangassou, des rivalités entre des forces d’auto-défense et des éléments dissidents de l’ancienne coalition Séléka ont dégénéré en combats ce lundi 15 mai 2017 dans la ville de Bria, où MSF mène un projet pédiatrique.

 

Les attaques contre les lieux de culte, commerces et autorités locales assimilées à l’une des parties au conflit qui ont accompagné les combats ravivent les clivages ethniques et religieux à Bria. Ces actions alimentent le cycle de représailles et d’attaques contre les civils en cours depuis des mois dans l’Est du pays. A Bria, la cohésion sociale avait déjà été fortement mise à mal à la mi-novembre 2016 puis en mars 2017 par des épisodes de violence qui ont mis aux prises deux groupes armés issus de l’ancienne coalition Séléka, le FRPC (un groupe rebelle issu des combattants essentiellement musulmans de la Séléka) et l’UPC (comprenant essentiellement des combattants Peuls). Plus de 70 blessés avaient pu recevoir des soins en novembre, et 24 en mars 2017.

 

Dès le début des nouveaux combats à Bria, les équipes sur place du Ministère de la santé, de International Medical Corps et MSF ont déclenché un plan de contingence. Au total, 44 blessés ont été pris en charge à l’hôpital de Bria entre le 15 et le 18 mai 2017. Hier, une équipe chirurgicale de MSF est arrivée sur les lieux pour soutenir la prise en charge des blessés au bloc.

 

Les habitants de Bria ont pris la fuite pour se mettre à l’abri des combats. Certaines familles se sont regroupées dans l’enceinte de l’hôpital, dans l’espoir que les combattants respecteront ce lieu neutre et au statut protégé. Au total, environ 15 000 personnes ont rejoint le site de déplacement de PK3 dont les capacités d’accueil sont débordées. En pleine saison des pluies et pic du paludisme, les nouveaux arrivants se retrouvent exposés à des conditions de vie, d’hygiène et d’accès à l’eau très précaires.


Les équipes de MSF renforcent actuellement les cliniques mobiles dans le camp de PK3 pour assurer l’accès aux soins de santé de ces populations en fuite. Les activités de vaccination, qui devaient démarrer cette semaine, se retrouvent par contre perturbées et six milles enfants de moins de cinq ans continuent d’être privés de cette activité de santé préventive.

 

A Bangassou, la situation reste précaire, avec près de 7 000 personnes qui sont toujours déplacées dans l’enceinte de l’église. MSF a repris ses activités régulières à l’hôpital et mis en place des cliniques mobiles : environ 500 patients ont été pris en charge entre le 16 et 18 mai 2017, souvent des cas sévères de paludisme. Des affrontements à Alindao ont engendré des déplacements de population vers Bambari. Alors que les déplacés blessés sont pris en charge à l’hôpital de Bambari, une équipe MSF est en train de se rendre dans les zones de Alindao et Mobaye pour y évaluer la situation.

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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 20:12
Centrafrique Des soldats partis en formation au Burkina Faso et en Israël
Centrafrique Des soldats partis en formation au Burkina Faso et en Israël

 

 

 

Par Sylvestre Sokambi le 19 mai 2017

 

BANGUI, 19 mai 2017 (RJDH)—Plusieurs soldats centrafricains sont partis hier pour subir des formations au Burkina Faso et en Israël. L’information a été confirmée au RJDH par plusieurs sources proches du ministère de la défense nationale.

 

De sources bien informées, le gouvernement a envoyé deux cent soldats en Israël et 150 au Burkina Faso. Une source proche du ministère de la défense nationale parle de recyclage qui fait suite aux visites d’Etat que le président centrafricain a effectuées dans ces deux pays, « vous vous souviendrez que le président Touadera a effectué une visite d’Etat au Burkina Faso dans les mois passés, et récemment en Israël. Lors de ces visites, des accords ont été conclus et c’est dans ce cadre-là que nos militaires ont été envoyés dans ces deux pays », a expliqué cette source qui a requis l’anonymat.

 

Selon les informations du RJDH, d’autres militaires pourraient être envoyés dans d’autres pays africains comme la Côte d’Ivoire qui auraient accepté d’ouvrir leur académie à la République Centrafricaine.

 

Un ministre conseiller à la présidence de la République contacté, parle de la volonté du président d’accélérer la formation des forces de défense, « le peuple réclame son armée. C’est pour cela qu’il faut faire vite et bien. Sur place ici, l’EUTM nous aide déjà dans la formation mais il faut aller vers d’autres pays frères pour nous aider dans ce sens », a-t-il confié.

 

Lors d’une visite officielle au siège des Nations-Unies le mois dernier, le président Faustin Archange Touadera avait dénoncé la lenteur dans la formation des Faca assumée par la mission européenne EUTM qui a livré, la semaine dernière, après quatorze semaines de formation, le premier bataillon des Faca.

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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 20:03
CENTRAFRIQUE : SILENCE...ON TUE LÉGALEMENT  par Bernard Selemby Doudou

 

 

 
La souffrance des Centrafricains ne cesse de prendre de l'ampleur et la flamme olympique de la mort se propage de région en région. Après la Kemo ibingui, la Ouaka, la Haute kotto vinrent le tour du Mbomou et de la Basse kotto. Les tueries et exactions sur les paisibles populations ne chagrinent ni ne dérangent personne donnant ainsi l'impression que ces tueries sont autorisées, prévues par les textes pour ne pas dire légales. Les populations opprimées sont abandonnées à leur propre sort, livrées aux seigneurs de guerre qui ne cessent de défier l'autorité de l'Etat. Le gouvernement ne prévoit aucune action ni de perspective à la hauteur des attentes et souhaits de la population mais s'évertue à condamner à minima les exactions sans dépêché un émissaire pour panser les douleurs des populations meurtries.

 

Dans ce contexte tendu et confus, le citoyen lambda préoccupé par la situation sécuritaire s'interroge en monologuant : comment peut-on être si sourd à l'appel et au désespoir de son peuple ? Le silence et l'inaction du gouvernement dans les événements valent-ils une complicité ? Qu'est-ce que le peuple Centrafricain a fait pour mériter ce genre de traitement ? Le chef des opérations militaires de la Minusca dénonce une manipulation sans incliner l'identité de leurs auteurs, le gouvernement en sait quelque chose ?

 

Qui est le vrai commanditaire de cette vague de violence ? Le départ des partis politiques de la majorité Présidentielle a t-il un lien avec la reprise des hostilités militaires dans les arrières pays ? La reprise des opérations militaires est-elle une stratégie pour forcer la main du pouvoir pour reconsidérer les accords de Naïrobi ? C'est dans ce climat de terreur, de psychose que les autorités entendent inviter des musiciens étrangers pour célébrer la fête des mères tambour battant ?

 

L'indifférence aidant, pourquoi le Président de la République n'a pas écourté sa mission en Israël pour marquer son attachement aux personnes éprouvées ? Pourquoi jusqu'aujourd'hui les chefs de guerre ne font pas l'objet d'un mandat d'arrêt ? Pourquoi l'équation d'Ali Darras n'était pas résolu et qu'on a préféré le transférer dans une autre région ? Ces seigneurs de guerre jouent-ils un franc jeu avec le pouvoir ? Les actions gouvernementales manquent d'impact et de visibilité, pourquoi le gouvernement hésite t-il à adopter ou à tester une nouvelle approche politique ? Quelles sont les réactions des institutions sous régionales et surtout de l'Union africaine ? Décidément, toutes les régions seront touchées par les exactions des groupes armés non conventionnels.

 

Ainsi à qui le prochain tour ? À ce rythme et en guise de projection, le prochain président en cas d'alternance héritera d'une situation plus pire que ce qu'a laissé la gouvernent de transition. En quatorze mois de gouvernance, le pouvoir est atteint d'usure. Lassé, émoussé et lessivé le gouvernement a montré ses limites alors que le cœur des centrafricains continuent de saigner. Que disent le collectif des Touaderateurs et ceux ou celles qui continuent de touaderer ? Visiblement le mode de gouvernance n'est pas adapté à la situation actuelle.

 

N'oublions pas que le même peuple qui confie le pouvoir peut le retirer. Nous n'oseront pas appeler à la démission du pouvoir car cela remettra en cause les acquis politiques et démocratiques. Cette dernière finira par s'imposer d'elle même si tous les indicateurs seront négatifs. Fort de ce qui précède et loin de faire de la politique politicienne, nous sommes conscients qu'il n'existe pas de baguette magique pour résoudre la crise centrafricaine. Depuis l'avènement de la politique de rupture et de marchandage avec les groupes armés, la crise s'est accentuée au lieu de s'améliorer.

 

Les empreintes du pouvoir ne sont pas visibles et ne produisent pas d'effets. En conséquence de cause et au nom de l'intérêt supérieur de la nation, nous invitons humblement le pouvoir de s'éloigner de ses alliés électoraux qui ont troqué leur soutien contre des postes de responsabilité, de changer le paysage politique politique en constituant un véritable gouvernement de large ouverture où toutes les compétences sans distinction de parti politique, d'ethnie, de région se reconnaissent à l'instar de nos colonisateurs qui, une fois dépassés par les événements ont répondu à l'appel du 18 juin 1944 du Général De Gaulle depuis Londres.

 

De même, lorsque la démocratie était en danger lors du deuxième tour des présidentielles de 2017, la gauche et la droite ont fait une union sacrée même contre nature pour protéger la démocratie. À défaut de s'exécuter, le parlement n'aura d'autres alternatives que de prendre ses responsabilités non pas par la voie de motion de censure tant souhaitée car cela fragilisera et affaiblira le pouvoir mais par d'autres moyens de pression et de coercition. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c'est moi.

 

Paris le 19 mai 2017.

 

 Bernard  SELEMBY DOUDOU.

 

Juriste, Administrateur des élections.

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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 19:48
RCA : le torchon brûle entre l’Assemblée nationale et le gouvernement

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 19/05/17 - L’Assemblée nationale centrafricaine a donné, vendredi, au gouvernement centrafricain, plus particulièrement le Premier ministre, Simplice Mathieu Sarandji, un ultimatum de 48h pour venir répondre aux convocations des parlementaires, désireux de savoir les mesures prises par le pouvoir pour combattre l’insécurité.

 

Le vice-président de l’Assemblée nationale, Aurélien Simplice Zingas, n’a en effet pas supporté que le Premier Ministre Simplice Mathieu Sarandji ne se soit pas rendu jeudi à l’hémicycle pour répondre aux questions des députés sur la montée de l’insécurité en Centrafrique.

 

Il a déclaré à l’ouverture de la séance de ce vendredi qu’il donnait au Premier ministre 48h pour venir a l’Assemblée et que passé ce délai, cette institution prendrait ses responsabilités. En clair, l’équipe gouvernementale que dirige Simplice Mathieu Sarandji pour faire l’objet d’une motion de censure de la part des parlementaires comme le prévoit la Constitution.

 

La mésentente entre exécutif et le législatif est devenu un secret de polichinelle pour tout Bangui. Car sur les ondes, les parlementaires ne cessent de dénoncer les blocages de leurs indemnités, suite au renouvellement de leur bureau au mois de mars dernier.

 

Les parlementaires que le Chef de l’Etat désire voir au perchoir ont été battus. Depuis lors, les membres du gouvernement refusent systématiquement de répondre aux interpellations des parlementaires et certains conseillers du Président de la République menacent publiquement de dissoudre l’Assemblée nationale et d’organiser des nouvelles législatives.

 

Pour des observateurs de la vie politique, il est plus facile en ce moment de changer l’équipe gouvernementale minée par la léthargie que de dissoudre l’Assemblée nationale. Par ailleurs, il n’est pas facile d’organiser des élections législatives sur un territoire sous l’emprise des groupes armés. Ainsi, les élections générales de 2015 qui ont abouti au retour de la RCA à l’ordre constitutionnel ont connu beaucoup de ratés à cause de l’insécurité persistante.

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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 19:42
Des pillards s'emparent de l'aide en Centrafrique

 

 

 

BANGUI, République centrafricaine 19/05/17(The Associated Press) — Des pillards armés se sont emparés de l’aide humanitaire dans la ville centrafricaine de Bria, où plus de 20 000 personnes ont trouvé refuge sur une base voisine de l’ONU, ont indiqué vendredi des responsables.

 

Le pays semble s’enfoncer de plus en plus profondément dans la violence interconfessionnelle, y compris des régions qui avaient été épargnées depuis le début du conflit à la fin de 2013.

 

Des affrontements ont éclaté à Bria pour une deuxième journée consécutive vendredi, et la situation s’envenime, selon l’agence humanitaire des Nations unies. Au moins cinq personnes ont été tuées et des dizaines d’autres blessées.

 

Le responsable de l’agence en République centrafricaine, Joseph Inganji, a expliqué à l’Associated Press que des hommes armés ont pillé un entrepôt rempli d’aide humanitaire. Il a ajouté que la confusion règne et qu’on ne sait plus qui combat qui.

 

Cette ville du centre du pays a été le théâtre, en novembre, d’affrontements féroces entre deux factions rivales du mouvement musulman qui affronte les milices chrétiennes. Human Rights Watch affirme qu’au moins 14 personnes ont été tuées lors de 11 jours de combats à Bria.

 

Depuis le 8 mai, plus de 150 personnes, dont six Casques bleus, ont été tuées lors d’attaques dans la ville de Bangassou, dans le sud-est du pays; à Alindao, dans le sud; et à Bria, selon l’ONU, qui prévient que le bilan pourrait s’alourdir.

 

Les organisations caritatives préviennent qu’elles n’ont reçu que 16 pour cent des fonds dont elles disent avoir besoin pour intervenir en Centrafrique.

 

 

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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 19:29
Proparco soutient Rougier pour une gestion responsable des forêts d’Afrique Centrale

 

 

 

19/05/17 (Agence Ecofin)

 

Proparco a accordé un prêt de 15 millions d’euros sur 10 ans à Rougier Afrique International, principale filiale du groupe Rougier, pour la préservation et la gestion durable de ses concessions forestières en Afrique Centrale. Marquant le premier investissement de Proparco en République centrafricaine depuis de nombreuses années, ce financement participera au développement socio-économique d’une région enclavée.

 

Ce prêt financera le démarrage des activités en République Centrafricaine où le groupe a obtenu une concession forestière de 270 000 hectares en août 2015 à l’issue d’un appel d’offre international. Il permettra également à la filiale du groupe Rougier de financer l’extension des activités du groupe dans ses autres pays d’intervention (République du Congo, Gabon et Cameroun).

 

« Proparco est très fier de soutenir la croissance d’un acteur majeur des bois tropicaux certifiés africains tel que Rougier qui a une réelle expertise de la gestion responsable des forêts et a contribué à la mise en place des plus hauts standards internationaux de protection de l’environnement dans les pays du Bassin du Congo » explique Laure Bourgeois, chargée d’affaires chez Proparco. L’ensemble des concessions gérées par Rougier Afrique International au Cameroun, Gabon et République du Congo est certifié par une tierce partie indépendante et plus de la moitié est certifiée FSC® (Forest Stewardship Council).

 

« Ce financement est la première opération de Proparco en République Centrafricaine depuis de nombreuses années et nous souhaitons, à travers cette transaction, réaffirmer le potentiel de la filière bois dans le pays. Cette opération s’inscrit pleinement dans notre mandat de soutien à la gestion durable des forêts en Afrique Subsaharienne. » poursuit Julien Lefilleur, responsable du financement aux entreprises chez Proparco.

 

« Le chemin parcouru depuis la création du Groupe est le fruit d’une capacité à anticiper, à s’adapter et à se déployer de façon responsable. Grâce à cet accord de prêt, le Groupe va pouvoir poursuivre son renforcement économique sur les marchés des bois tropicaux africains tout en renforçant sa contribution à la protection des forêts qui lui sont concédées » témoigne Eric-Bastien Ballouhey, Directeur Général de ROUGIER.

 

Des enjeux de développement pour la région

 

Cette opération aura des impacts significatifs sur le développement socio-économique de la région, en particulier sur l’accès à l’emploi dans des zones enclavées où les opportunités d’emploi formel sont rares, sur le développement d’infrastructures de base et sur la préservation et la gestion durable des forêts du Bassin du Congo.

 

A propos de Proparco

 

Filiale de l’AFD dédiée au secteur privé, Proparco intervient depuis près de 40 ans pour promouvoir un développement durable en matière économique, sociale et environnementale. Proparco participe au financement et à l’accompagnement d’entreprises et d’établissements financiers en Afrique, en Asie, en Amérique latine ou encore au Moyen- Orient. Son action se concentre sur les secteurs clés du développement : les infrastructures avec un focus sur les énergies renouvelables, l’agro-industrie, les institutions financières, la santé, l’éducation... Ses interventions visent à renforcer la contribution des acteurs privés à la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD), adoptés par la communauté internationale en 2015. Dans ce but, Proparco finance des sociétés dont l’activité participe à la création d’emplois et de revenus décents, à la fourniture de biens et de services essentiels, ainsi qu’à la lutte contre le changement climatique.

 

Plus d’informations : www.proparco.fr

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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 19:27
Centrafrique : le bilan des violences à Bria s'alourdit à 17 morts, surtout des civils (ONU)

 

 

 

 

YAOUNDE, 19/05/17 (Xinhua) -- Le bilan des combats ayant opposé lundi des factions rivales à Bria (nord-est de la Centrafrique) s'est alourdi, passant à 17 morts, en majorité des civils, a annoncé jeudi à Xinhua Hervé Verhoosel, responsable de la communication de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA).

 

Ces combats ont opposé les milices chrétiennes anti-balaka et le Front pour la renaissance populaire en Centrafrique (FRPC), principale faction de l'ex-coalition rebelle de la Séléka. Cette dernière avait dirigé le pays de mars 2013 à janvier 2014 après avoir renversé le régime de François Bozizé.

 

"Nous déplorons le décès de douze civils innocents dans ces affrontements entre groupes armés", a déclaré M. Verhoosel, précisant que les cinq autres victimes sont des miliciens anti-balaka. Un premier bilan publié mercredi avait fait état de cinq morts et de 29 blessés.

 

Ces violences ont éclaté dans un contexte de regain de tensions entre les milices anti-balaka et les ex-rebelles de la Séléka. Quelques jours plus tôt, des combats survenus à Bangassou (sud-est) avaient fait au moins 115 morts, selon la Croix-Rouge centrafricaine.

 

Six casques bleus de la MINUSCA ont également été tués lors d'attaques de groupes armés à Bria. Après une intervention musclée de la force onusienne, le calme est revenu dans ces localités.

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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 19:24
L'ONU s'alarme de l'usage inhabituel d'armes lourdes en Centrafrique
L'ONU s'alarme de l'usage inhabituel d'armes lourdes en Centrafrique

 

 

 

 

19/05/17 (AFP)

 

Une récente offensive visant des Casques bleus en Centrafrique a été menée par un groupe qui a utilisé des armes lourdes, artillerie inhabituelle dans les combats qui ravagent ce pays d'Afrique centrale, s'est alarmée jeudi une responsable onusienne.

 

Des combats entre anti-Balaka pro-chrétiens et factions ex-Séléka pro-musulmanes secouent Bangassou, ville du sud-est de la République centrafricaine, frontalière de la République démocratique du Congo.

 

Diane Corner, une envoyée spéciale des Nations unies en Centrafrique, faisait référence à une attaque survenue le 13 mai dans le quartier musulman de Bangassou, sur la rive nord du Mbomou, affluant de l'Oubangui servant de frontière naturelle entre la Centrafrique et la RDC. L'affrontement a provoqué la mort d'au moins 26 civils en plus d'un Casque bleu marocain.

 

Selon elle, les assaillants se sont servis de mortiers et de lance-grenades lors de cette attaque.

 

Cinq Casques bleus avaient déjà péri près de cette ville lors d'affrontements durant la même semaine.

 

L'attaque de samedi, a-t-elle précisé lors d'une vidéoconférence, visait "délibérément une base de la Minusca", avec l'usage "d'armes assez sérieuses".

 

Les anti-Balaka pro-chrétiens auraient attaqué la base onusienne avant de s'en prendre aux musulmans.

 

La situation à Bangassou reste "extrêmement fragile", a ajouté Mme Corner, selon laquelle le contrôle des ressources dans cette région riche en diamants, or et café a sûrement joué un rôle dans l'offensive.

 

Les violences n'ont jamais cessé dans le centre-est du pays depuis le retrait de la force française Sangaris fin octobre 2016.

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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 19:22
Invité Afrique RFI : Cardinal Dieudonné Nzapalainga

 

 

Invité Afrique

 

D. Nzapalainga (RCA): «Calme précaire à Bangassou, la population manque de tout»

 

Il a été l'un des témoins de la crise qui a secoué Bangassou depuis samedi dernier, où au moins 115 personnes auraient perdu la vie selon la Croix-Rouge centrafricaine. Le cardinal Dieudonné Nzapalainga a rencontré les membres du groupe d'autodéfense qui a commis cette attaque et pointe du doigt la coalition emmenée par le FPRC avec le soutien des anti-balakas. Le FPRC dément et dénonce des « accusations gratuites de la part du cardinal ». Dieudonné Nzapalainga est l'invité Afrique de RFI ce vendredi 19 mai. Il répond aux questions d'Edouard Dropsy.

 

RFI : Vous vous êtes rendu à Bangassou, votre ville natale, pour constater les tueries qui ont eu lieu sur place. Qu’avez-vous vu ?

 

Cardinal Dieudonné Nzapalainga : J’ai constaté des blessés à l’hôpital. J’ai constaté aussi des corps par terre. Et étant donné qu’il y avait un déploiement, surtout une violence inouïe sur des groupes, mon rôle, c’était d’arrêter.

 

A Bangassou quelle est la situation actuellement ?

 

Il y a un calme précaire. Nous leur avons parlé. Ils ont accepté, ils ont déposé les armes. Depuis deux jours où j’étais là-bas il n’y a pas eu de détonations d’armes et ils ont lancé des appels pour que ceux qui ont des gris-gris, qui ont des armes, les enlèvent, les déposent pour ne pas effrayer la population, permettre à ce que les enfants repartent à l’école, que les gens partent aux champs, que les activités reprennent.

 

Et qui sont-ils et que revendiquent-ils ?

 

Ces jeunes viennent de Bria, ils viennent de Zako, viennent de Bakouma, viennent de Niakaré. Plusieurs villages autour se sont regroupés pour venir sur Bangassou. Et ce que j’ai vu c’est un porte-parole, un responsable logistique. Ils nous ont dit qu’ils ont fait alliance depuis Zako, Bria, avec FPRC. A Zako, en effet, les deux groupes cohabitent, mais sont séparés. Séparés parce qu’il y a une friction. Ils cohabitent et ils ont dit que les deux groupes se sont mis ensemble pour avancer, pour chasser les UPC. L’UPC n’est pas présent, mais Bangassou devait être un tremplin pour continuer à Ouango, Béma et autres. Alors ils se sont arrêtés, mais les dégâts sont énormes.

 

L’évêque Munoz de Bangassou a, paraît-il, joué un rôle important lors de cette crise ?

 

L’évêque Munoz, dès la première attaque le matin, s’est déplacé sur le terrain pour aller les rencontrer concrètement, physiquement. Il est allé vers la mosquée parce qu’on a regroupé toute la population du quartier concerné, en l’occurrence les musulmans, vers la mosquée centrale. Et la force internationale qui était là n’a pas pu tenir longtemps, elle a abandonné. Et il y avait des tirs sur la mosquée.

 

Vous voulez dire que la Minusca a abandonné les populations ?

 

Nous avons vu plusieurs fois qu’il n’y avait pas de présence pour les protéger. Nous l’avons déploré. Nous l’avons dit déjà. La Minusca le sait, ce n’est pas un secret de polichinelle. Il y a eu des limites. On ne peut pas demander à toute une population de se regrouper à un lieu précis pour être protégée et peu de temps après laisser la population à son triste sort. Je crois qu’il faudrait corriger cette manière de faire. On est venus protéger les personnes et les biens et je pense que nous avons tous intérêt à travailler dans ce sens-là. Et là-bas, nous n’avons pas de gouvernement, nous n’avons pas aussi d’autres personnes. Je crois que c’est important que les uns et les autres fassent leur travail pour qu’on puisse retrouver la paix et la sérénité.

 

La Croix Rouge centrafricaine annonce 115 personnes tuées. Cela vous paraît-il proche de la réalité ?

 

C’est fort possible parce que le matin du dimanche, je suis allé à la mosquée voir l’imam, je suis reparti à l’évêché et au retour dans l’après-midi, l’imam était tué. A la troisième rencontre où j’étais revenu, l’imam était déjà enterré. Voilà des morts qui vont, tôt ou tard, compter pour que le nombre puisse être plus exact.

 

Actuellement, comment vont les populations sur place ?

 

La population est dans un état de dénouement total. Les gens sont sortis dès l’appel pour aller se regrouper, sans prendre quoi que ce soit. Or, certains – surtout les trois quarts, pour ne pas dire tous – ont tout perdu. Maintenant, il faut rapidement qu’il y ait une solidarité, nationale et internationale, pour venir au secours de cette population massée au niveau du petit séminaire et qui manque de tout. Il y a un début de réponse à travers le CICR, d’autres organismes – PAM et autres – que j’ai vus arriver ce matin. J’espère que très vite d’autres vont emboîter le pas pour qu’on puisse aider cette population qui a beaucoup souffert.

 

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