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7 septembre 2021 2 07 /09 /septembre /2021 22:03
Moussa Faki Mahamat serait hospitalisé à Paris
Moussa Faki Mahamat serait hospitalisé à Paris

Lu pour vous

 

Où est Moussa Faki Mahamat, Président de la commission de l’Union africaine?

https://www.makaila.fr/ 6 Septembre 2021

Au moment où la Guinée traverse une crise politique majeure suite à un coup d’Etat, le Président de la Commission de l’institution continentale, Union africaine, Moussa Faki Mahamat se trouve dans une situation de santé préoccupante.

Évacué en France depuis deux semaines, le Président de la Commission de l’Union Africaine (UA), Moussa Faki Mahamat serait souffrant. Son pacemaker aurait lâché. Il est interné dans un hôpital parisien pour recevoir des soins appropriés.

C’est donc depuis son lit d’hôpital que le Président de la Commission de l’Union africaine a condamné le Coup d’Etat en cours en Guinée de commun accord avec le Président en exercice de l’Union africaine S.E. Félix Tshisekedi.

Selon une source confidentielle, la dégradation de l’état de santé du Président de la Commission de l’Union africaine, serait liée à la situation intérieure du Tchad où plusieurs membres de sa famille, ont été virés de leurs postes à responsabilité par le Conseil Militaire de la Transition (CMT).

Cette accumulation des ennuis, à la fois d'ordre familial et politique,  ont provoqué chez l’ancien ministre des affaires étrangères du Tchad, des soucis de santé. Il ambitionne lui aussi de diriger le Tchad.

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7 septembre 2021 2 07 /09 /septembre /2021 21:50
Le rôle des forces spéciales dans les armées ouest-africaines interroge

 

Coup d'État en Guinée: le rôle des forces spéciales dans les armées ouest-africaines interroge

https://www.rfi.fr/ 07/09/2021 - 20:02

Le coup d'État en Guinée remet sur le devant de la scène le débat autour du statut des forces spéciales dans les armées ouest-africaines. Depuis 2008, l'Afrique de l'Ouest a connu neuf putschs militaires : en Mauritanie, en Guinée, au Niger, au Mali ou encore au Burkina Faso. La plupart ont été perpétrés par des unités d'élite. Malgré cela, ces forces spéciales restent aujourd'hui au cœur du dispositif de lutte contre le terrorisme dans la sous-région.

Les soldats des forces spéciales sont des « des soldats qui appartiennent à des unités très bien dotées, ils disposent d'une formation de qualité et jouissent généralement d'une certaine autonomie », explique un spécialiste des questions de Défense. 

Des qualités aussi utiles dans la lutte contre le terrorisme qu'inquiétantes pour les pouvoirs en place qui ont longtemps adopté deux attitudes : dissoudre ces unités d'élite comme l'a fait le Burkina à la chute de Blaise Compaoré, ou les transformer en garde prétorienne comme l'a fait Idriss Déby au Tchad avec la Direction générale de service de sécurité des institutions de l'État.

Menace terroriste au Sahel

Aujourd'hui, la progression des groupes terroristes dans le Sahel et la menace qu'ils représentent pour toute la sous-région poussent les gouvernements à revoir leur position. D'autant que la France a aussi fait le choix de remplacer progressivement son opération Barkhane par Takuba, un groupement de forces spéciales européennes.

« Le problème c'est que les partenaires ouest-africains se concentrent sur les capacités opérationnelles de leurs unités d'élite, sans leur donner une doctrine claire », explique un ancien officier français, autrefois en poste dans la région. « Pour éviter les débordements, il faut savoir pourquoi l'on se dote de ces unités et dans quel but » conclut-il.

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7 septembre 2021 2 07 /09 /septembre /2021 17:37
Après le coup d'État, la Guinée commence à tourner la page Alpha Condé
Après le coup d'État, la Guinée commence à tourner la page Alpha Condé
Après le coup d'État, la Guinée commence à tourner la page Alpha Condé

 

Après le coup d'État, la Guinée commence à tourner la page Alpha Condé

 

https://www.rfi.fr/ 07/09/2021 - 16:08  Avec notre envoyé spécial à Conakry, Sidy Yansané

Deux jours après le coup d'État, les putschistes souhaitent donner des gages à la population avec des symboles forts. Mardi 7 septembre, le Comité national du rassemblement et du développement (CNRD) a commencé à démanteler les très contestés postes avancés qui avaient été mis en place au plus fort de la contestation contre le troisième mandat d’Alpha Condé. Un geste très politique de la part des militaires. Des négociations sont aussi en cours pour la libération de prisonniers politiques.

C’est lundi soir que l’annonce a été faite par le CNRD à la télévision nationale. Les fameux postes avancés (PA), basés dans plusieurs quartiers de Conakry, sont en phase de démantèlement depuis tôt ce mardi. Une annonce qui intervient deux jours après le coup d'État des soldats des forces spéciales qui a renversé le président Alpha Condé.

Ces énormes tentes aux couleurs militaires vertes abritaient des éléments de la gendarmerie, de la police et de l’armée. Elles avaient été installées en 2018 pour faciliter des interventions rapides des forces de l’ordre et de sécurité. Ces PA étaient très visibles au niveau de la capitale. Il suffisait d’arpenter la ville pour les voir en bord de route, notamment dans la grande commune de Ratoma, et sur la route Le Prince, « l’axe» comme on l’appelle ici, sur lequel défilaient les opposants depuis 2011.

Conakry reprend vie

Cette route traverse notamment les quartiers de Bambéto et Cosa où de nombreux manifestants sont tombés dans des affrontements répétés avec les forces de l’ordre. C’est donc un symbole du régime d’Alpha Condé qui disparaît et cette mesure est bien accueillie par les habitants de Conakry, qui reprend peu à peu vie ce mardi.

Depuis ce mardi matin, les boulevards retrouvent les embouteillages interminables. Les commerces sont ouverts, les habitants sont dans la rue et renouent doucement avec leur quotidien, ce qui montre que la vie continue malgré tout dans le pays.

Le nouveau pouvoir, lui, commence à dessiner les contours des prochains jours. Les militaires disent vouloir ouvrir une concertation nationale dont le but serait de définir les modalités de la transition et un gouvernement d’union nationale. En revanche, ils ne donnent pas plus de détails ni sur les participants à cette concertation, ni sur le calendrier.

Libération de prisonniers politiques

 

De son côté, l'opposition attend maintenant la libération de ses militants arrêtés pendant les manifestations contre le troisième mandat d'Alpha Condé. Les putschistes se sont engagés, ce mardi, à « accélérer » les libérations réclamées depuis lundi par le FNDC.

Parmi ces prisonniers, on peut compter plusieurs opposants et membres du Front national pour la défense de la Constitution, notamment l’activiste Oumar Sylla, alias Foniké Mengué. Il y a aussi des présidents de partis d’opposition et de mouvements d’opposition au régime d’Alpha Condé.

Des discussions sont en cours entre les avocats du FNDC et le ministère de la Justice sur les modalités de ces libérations. Le FNDC est impatient. Il s’était d'ailleurs un peu avancé en annonçant une libération dès lundi et il avait même appelé les populations à se mobiliser dans la rue pour accueillir les détenus.

À la suite de cette annonce, des centaines de personnes ont convergé vers la Maison centrale, la grande prison située à Kaloum. Les esprits ont commencé à s’échauffer, à tel point que les policiers ont dû utiliser du gaz lacrymogène pour disperser la foule et ont ensuite barricadé l’accès à la Maison centrale pour des raisons de sécurité.

 

Coup d’État en Guinée: les pays voisins restent silencieux, un sommet de la Cédéao mercredi

 

https://www.rfi.fr/ 07/09/2021 - 14:47

Si la communauté internationale a vite réagi, le dimanche 5 septembre, en condamnant le coup d’État en Guinée, les pays de la région et les institutions africaines apparaissent assez silencieuses depuis que Mamady Doumbouya a précisé ses intentions lundi, lors d’un discours.

Le Conseil paix et sécurité de l’Union africaine a pourtant tenu une réunion d’urgence lundi après-midi, mais il n’a diffusé aucun communiqué à l’issue et personne au sein de l’organisation ne souhaite communiquer.

Même silence de la part de plusieurs pays voisins. Il faut dire qu’Alpha Condé s’était mis beaucoup de ses homologues à dos ces derniers mois, notamment en décidant de se présenter à un troisième mandat et en refusant tout compromis sur le sujet. Certains des pays frontaliers de la Guinée ne semblent donc pas très affectés par sa mise à l’écart.

Sommet de la Cédéao mercredi

Si en public ils sont peu bavards, de nombreuses tractations se déroulent en ce moment en coulisse. Selon La lettre du continent, Alassane Ouattara est le premier chef d’État de la Cédéao à s’être entretenu lundi avec le nouvel homme fort de Conakry. Il aurait demandé à Mamady Doumbouya la libération rapide de l’ex-président Alpha Condé.

De son côté, la Cédéao a prévu de se réunir lors d’un sommet virtuel extraordinaire, mercredi, mis sur pied par Nana Akufo Ado, le président en exercice de l’organisation sous-régionale. La question du maintien de la Guinée au sein des institutions de la Cédéao sera au cœur des discussions.

 

 

INVITÉ AFRIQUE

 

Cellou Dalein Diallo: un coup de force «pertinent, mais les militaires n'ont pas décliné de calendrier électoral»

 

https://www.rfi.fr/ 07/09/2021 - 07:11

Voilà onze ans qu’il perd tous ses duels face à Alpha Condé et qu’il crie à la fraude électorale. Aujourd’hui, tout à coup, la route semble se dégager devant Cellou Dalein Diallo. Mais le chef de l’opposition guinéenne peut-il vraiment faire confiance aux militaires qui viennent de renverser Alpha Condé ? Pour la première fois depuis le putsch, le leader de l’UFDG, l’Union des forces démocratiques de Guinée, s’exprime. En ligne de Conakry, il répond aux questions de Christophe Boisbouvier.

RFI : Après le coup de force de ce 5 septembre, est-ce que vous êtes soulagé ou est-ce que vous êtes inquiet ?

Cellou Dalein Diallo : Je suis soulagé et un peu inquiet. Soulagé parce que, vraiment, l’armée nous a débarrassés d’une dictature. Alpha Condé s’est emparé du pouvoir en modifiant la Constitution et en violant donc son serment. Ensuite, c’est un hold-up électoral qu’il a opéré le 18 octobre 2020. Si bien qu’il n’y avait plus d’issue.

Vous dites que vous êtes soulagé et en même temps, inquiet…

Ensuite, je suis inquiet parce que, d’habitude, lorsque les militaires viennent au pouvoir, souvent ils restent plus longtemps que prévu. C’est vrai que l’exposé des motifs du coup de force était pertinent. Ils ont touché tous les griefs qu’on a souvent dénoncés contre la gouvernance d’Alpha Condé. Mais, pour l’instant, ils n’ont pas décliné d’agenda, en termes de calendrier, en termes de temps pour la mise en place d’institutions légitimes par l’organisation d’élections transparentes et crédibles. Mais, je pense qu’ils ne tarderont pas à le faire. Et je l’espère.

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Ce dimanche, quand vous avez vu le président Alpha Condé prostré, muet au milieu des militaires qui venaient de le capturer, à quoi avez-vous pensé ?

A l’entêtement des dictateurs, parce que je pense qu’il a reçu beaucoup de conseils pour essayer d’instaurer le dialogue, pour éviter ces affrontements qui nous ont coûté très chers, parce que je dois dire que plus de 250 jeunes ont été abattus à bout portant. Mais, néanmoins, j’ai vu un homme réellement en difficulté et je n’étais pas à l’aise de voir un homme dans cette situation. Mais s’il avait fait preuve de sérénité, s’il avait cherché à consolider l’unité nationale, à instaurer la démocratie, à respecter les droits, je pense qu’il aurait pu conduire le pays à de meilleurs jours.

Que souhaitez-vous aujourd’hui pour Alpha Condé ?

Je me suis réjoui de constater qu’ils ont préservé sa vie, qu’il continue de jouir de ses droits, de voir ses médecins. C’est comme ça qu’il faut faire, même si lui, parfois, il a refusé cela à ses prisonniers. Il a détruit ses opposants. Je pense qu’il ne faut pas lui infliger la même chose qu’il a infligée aux autres. Il faut respecter ses droits et l’amener à répondre de ses actes.

Ce lundi midi, le chef des putschistes, le colonel Mamady Doumbouya, a annoncé l’installation d’un gouvernement d’union nationale qui sera chargé de conduire une transition politique. Comment réagissez-vous ?

J’accueille favorablement cette intention. Je pense qu’elle va se traduire par des consultations qui permettront de mettre en place justement un gouvernement d’union nationale pour conduire la transition.

Mais l’an dernier, est-ce que ce ne sont pas les forces spéciales du colonel Mamady Doumbouya qui ont réprimé très brutalement vos partisans dans les rues de Conakry ?

Je ne sais pas lequel des corps. Ce qui est vrai, c’est que l’armée a été réquisitionnée, même pendant les violences postélectorales, pour permettre à Alpha Condé d’avoir son troisième mandat. L’armée a été requestionnée, mais aussi la police, la gendarmerie. Toutes les forces de défense et de sécurité étaient sur le terrain. Mais, je ne peux pas dire que les hommes du colonel [Mamady] Doumbouya ont fait ceci ou cela ? puisqu’Alpha Condé n’a jamais voulu qu’il y ait des enquêtes sur ces crimes.

Ne craignez-vous pas que le colonel Mamady Doumbouya soit un nouveau capitaine Moussa Dadis Camara [qui avait pris le pouvoir il y a 13 ans et avait suscité de l’espoir, avant le massacre commis par l’armée guinéenne le 28 septembre 2009] ?

Je ne connais pas le colonel [Mamady] Doumbouya. Je ne sais pas. Les gens disent qu’il a une bonne formation militaire tout au moins. Je pense que, s’il a pris le risque de faire un coup d’Etat contre Alpha Condé, c’est qu’il est animé de bonnes intentions.

Est-ce que vous lui avez parlé depuis ce dimanche midi ? Non.

Est-ce que vous avez des échanges avec lui par l’intermédiaire de quelques amis communs ?

Je connais quelqu’un qui le connait. On a parlé, mais on n’a pas eu vraiment d’échanges.

Et vous en aurez bientôt ?

Sans doute. Cela dépendra, c’est à son initiative. Moi, je suis là. Je suis prêt à contribuer à mettre en place une transition crédible, capable justement d’organiser des élections libres et transparentes, des élections équitables pour que le peuple guinéen puisse choisir ses dirigeants, aussi bien au niveau législatif que présidentiel, et même au niveau local, puisque pendant le règne d’Alpha Condé, il n’y a pas eu d’élections. Il n’y a eu que des mascarades et parfois des hold-up flagrants.

Comment expliquez-vous les divisions qui se sont accrues ces derniers mois dans le camp Alpha Condé ?

N’oubliez pas qu’il y a la guerre de succession. Il y a beaucoup de gens qui agissaient pour être le dauphin officiel, pour être le vice-président ou qui se sont dits ‘Alpha Condé est âgé, il faut que je me positionne, il faut que j’élimine tel adversaire ou tel autre’. Cet adversaire peut aussi bien être dans la mouvance que dans l’opposition. Ce n’est pas pour rien aussi qu’on a sévi contre l’UFDG [Union des forces démocratiques de Guinée]. N’oubliez pas qu’on a plus de 100 prisonniers dans les geôles d’Alpha Condé et que moi-même, mon épouse, et mes collaborateurs en liberté, nous sommes privés de nos droits et libertés de voyager à l’étranger. Nos passeports sont saisis.

Le colonel Mamady Doumbouya est originaire de Kankan comme Alpha Condé. Est-ce que vous ne craignez pas que, comme Alpha Condé, il fasse tout pour vous écarter du pouvoir ?

J’espère qu’il ne fera pas cela, parce qu’il a parlé de consolidation de l’unité nationale, de rassemblement et de la réconciliation des Guinéens. Ce serait contraire en tout cas à son discours. Je souhaite qu’il traite tous les Guinéens sur le même pied pour qu’on puisse organiser des élections libres et transparentes, pour que les Guinéens choisissent librement leurs dirigeants. Quelle que soit l’origine de ce Guinéen, celui qui va l’emporter, il faut qu’il soit proclamé président de la République.

Est-ce que même divisés, les gens du camp Alpha Condé ne se retrouvent pas tous contre votre personne, contre Cellou Dalein Diallo ?

Alpha [Condé] a mis en œuvre beaucoup de manœuvres pour justement isoler Cellou parce que, évidemment, je suis resté avec mon parti une force politique redoutable qui gagne les élections. Et il a toujours utilisé la stigmatisation ethnique pour essayer de rassembler aussi large que possible contre le principal opposant qu’il n’a jamais pu battre en réalité dans les élections. Mais ceci dit, je pense que, tout comme le colonel [Mamady] Doumbouya a été animé par un sursaut patriotique et a pensé à la nation, a pensé au pays, il faut que les autres renoncent au tribalisme et à l’ethnocentrisme primaire, qui justement causent d’énormes préjudices à notre pays actuellement.

Vous faites confiance au colonel Mamady Doumbouya ?

Jusqu’à preuve du contraire, je fais confiance au général Doumbouya et à son équipe. Je pense que la Guinée a besoin de patriotes pour sortir le pays de cette situation, aller à la réconciliation nationale, aller vers l’instauration d’une démocratie apaisée.

A condition que la transition militaire ne dure pas trop longtemps ?

Oui. Il serait souhaitable qu’elle ne dure pas longtemps dans la mesure où, pour mener les réformes devant conduire à la réconciliation nationale, la première mission d’un gouvernement de transition, ce sera de réunir les conditions d’une élection libre et transparente et de l’organiser le plus tôt possible.

Voulez-vous prendre votre revanche sur Alpha Condé ?

Non, je ne dirige pas mon combat contre un individu ou contre un groupe particulier. Moi, j’ai envie de répondre à l’attente de la population. J’ai l’ambition d’être celui qui va instaurer une véritable démocratie dans notre pays, garantir la sécurité de tous les citoyens et l’exercice par chacun d’eux de tous les droits qui leur sont reconnus par la Constitution.

Que pensez-vous de la réaction de la communauté internationale qui est très hostile à ce coup de force ?

Je pense que ce sont des réactions pour la forme, dans la mesure où, au niveau de la Cédéao [Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest] et de l’Union africaine, lorsqu’on abattait comme des lapins des manifestants contre le troisième mandat, on ne les a pas entendus. On ne les a pas vus.

 

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7 septembre 2021 2 07 /09 /septembre /2021 13:08
La diplomatie française veut reprendre «un dialogue constructif» avec Bangui
La diplomatie française veut reprendre «un dialogue constructif» avec Bangui

 

Centrafrique : la diplomatie française veut reprendre «un dialogue constructif» avec Bangui

https://www.rfi.fr/ 07/09/2021 - 03:24 

Sylvain Itté, ambassadeur français pour la diplomatie publique en Afrique effectue actuellement une visite de 5 jours en République centrafricaine. Le diplomate fraîchement nommé à ce poste rencontre notamment le Premier ministre, le directeur de cabinet de la présidence, la ministre des Affaires étrangères, celui de la Communication, la société civile et les journalistes dans un contexte où l’axe Paris-Bangui traverse une zone de turbulence.

Objectif annoncé : « dresser un bilan » des relations franco-centrafricaine pour reprendre « un dialogue constructif ». La France a gelé son aide budgétaire et suspendu une partie de sa coopération militaire au printemps.

En cause selon Paris, l’influence grandissante des paramilitaires russes en RCA et la multiplication des fausses informations et propos hostiles à la France. Des « manipulations » selon Sylvain Itté. « Elles sont multiples, multiformes, elles se situent ici en RCA, en France, dans des pays limitrophes de la RCA. Nous les connaissons, nous savons absolument qui en sont les auteurs et parfois les commanditaires. »

Serge Ghislain Djorie, ministre de la Communication et des médias et porte-parole du gouvernement : « Nous voulons dire à l’ensemble de la population centrafricaine et de la population française que nous n’avons aucun souci avec la France. Par rapport à ce qui se trame en termes de campagne de désinformation, nous allons travailler là-dessus. Ceux qui sont en charge de cela, nous commençons à les identifier. Je pense que dans un bref délai, nous allons répondre à leurs préoccupations. »

En coulisses on apprend qu’il s’agit de passer un message ferme aux autorités centrafricaines pour obtenir, dit-on, des « actes concrets » suite aux promesses de normalisation du nouveau gouvernement Dondra. Tandis que le président Touadéra vient d’installer le comité d'organisation du dialogue républicain, longtemps réclamé par les partenaires internationaux.

 

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6 septembre 2021 1 06 /09 /septembre /2021 14:24
Alpha Condé, la fin brutale d'une carrière politique mouvementée
Alpha Condé, la fin brutale d'une carrière politique mouvementée
Alpha Condé, la fin brutale d'une carrière politique mouvementée

 

INVITÉ AFRIQUE

Aliou Barry (Guinée): « Cette force spéciale créée par Alpha Condé s'est retournée contre lui »

   06/09/2021 - 06:13

Coup de force en Guinée Conakry. Depuis ce dimanche 5 septembre, des militaires ont capturé le président Alpha Condé et affirment avoir pris le pouvoir. Pourquoi ce soulèvement ? Qui en est le chef ? Mamadou Aliou Barry dirige le Centre d'analyse et d'études stratégiques de Guinée. Aux éditions Descartes et Cie, il vient de publier Revenir, la Guinée, l'exil, le retour, l'avenir. De passage à Paris, il répond aux questions de Christophe Boisbouvier. 

 

Guinée: le chef des putschistes Mamady Doumbouya promet un nouveau gouvernement

https://www.rfi.fr/  06/09/2021 - 14:51

Au lendemain du coup de force qui a renversé le président guinéen Alpha Condé, le lieutenant-colonel Mamady Doumbouya a reçu ce lundi matin 6 septembre tous les membres de l'ancien gouvernement et les responsables des institutions. Il a ensuite, dans un discours, promis la mise en place d'un « gouvernement d'union nationale » et assuré qu'il n'y aurait pas de « chasse aux sorcières ».

C'était le rendez-vous crucial de cette journée. Les ministres sortants et les responsables régionaux étaient convoqués par les putschistes au palais du peuple pour une réunion dont « tout refus de se présenter sera[it] considéré comme une rébellion », avaient-ils prévenu.

La réunion a été retransmise à l'extérieur du Palais du peuple par des hauts parleurs. À son arrivée, le chef des putschistes, le colonel Mamady Doumbouya a été acclamé. La cérémonie a commencé par une minute de silence à la mémoire des victimes du régime d’Alpha Condé.

Mise en place d'un nouveau gouvernement

Les plus hauts dignitaires du régime d'Alpha Condé ont répondu présents à la convocation. Le Premier ministre Ibrahima Kassory Fofana, le ministre de la Défense Mohamed Diané, le ministre de la Sécurité, le porte-parole du gouvernement, le président de l'Assemblée nationale Amadou Damaro Camara et celui de la Cour constitutionnelle étaient présents. Plusieurs autres ministres ont également participé à cette réunion comme le président de la Haute autorité de la Communication Boubacar Yassine Diallo ou encore le président de la CENI.

Pour les putschistes du Comité national pour le rassemblement et le développement (CNRD), la présence des plus hautes autorités civiles de la capitale guinéenne signe la prise en compte du coup de force de dimanche et leur adhésion. Ils s'assurent ainsi de l'allégeance de ces figures politiques guinéennes.

Après avoir reçu les hommes forts de l'ancien gouvernement, le lieutenant-colonel Doumbouya a tenu un discours dans lequel il a promis la mise en place d'un « gouvernement d'union nationale ». « Les secrétaires généraux des ministères assureront la continuité des services jusqu'à la mise en place du prochain gouvernement », a-t-il précisé. En attendant, les documents de voyage et véhicules de fonction doivent être remis aux autorités.

Côté économie, le chef des putschistes a annoncé une concertation « pour écrire les grandes lignes de la transition » et a également demandé aux compagnies minières de poursuivre leurs activités. « À cet effet, les frontières maritimes restent ouvertes pour les activités d’exportations des produits miniers. Le comité assure les partenaires qu’il respectera toutes ses obligations et rappelle son engagement à favoriser les investissements étrangers dans le pays », a-t-il déclaré. 

Réouverture partielle des frontières

De son côté, l'opposition à Alpha Condé, en particulier le collectif de la société civile FNDC, attend la libération d'une petite dizaine de ses représentants. Elle avait appelé la population de Conakry à manifester ce lundi en soutien « à nos héros injustement détenus à la maison centrale » et qui seront libérés, sans grand succès. Une information non confirmée par le CNRD.

Selon une annonce ce lundi du porte-parole de l'armée à la télévision nationale, les frontières terrestres et aériennes ont été rouvertes pour les échanges commerciaux et humanitaires.

 

Guinée: Alpha Condé, la fin brutale d'une carrière politique mouvementée

 https://www.rfi.fr/   06/09/2021 - 09:10

Un Comité national du rassemblement et du développement (CNRD), dirigé par le chef des forces spéciales, le lieutenant-colonel Mamady Doumbouya, annonce avoir arrêté Alpha Condé et suspendre la Constitution. Les putschistes disent que le chef d'État est avec eux et qu'il va bien. En dehors de quelques images et vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, aucune autre nouvelle d'Alpha Condé. Celui qui a dirigé la Guinée pendant onze ans et venait d'être élu pour un troisième mandat, a marqué la vie politique guinéenne pendant un demi-siècle. Une carrière à rebondissements durant laquelle il aura connu l'exil, la prison et le pouvoir suprême.

Alpha Condé et la politique, c'est une histoire vieille d'un demi-siècle. La politique a toujours été son élément. Il y est entré dès ses études dans les années 1960, en France, au sein de la FEANF, la Fédération des étudiants d'Afrique noire. Alors que la Guinée vit sous le régime autoritaire de Sekou Touré, Alpha Condé fonde depuis Paris un mouvement d'opposition, ce qui lui vaudra une condamnation à mort par contumace de Sekou Touré.

Après la mort de ce dernier, et alors que le pays se démocratise, il rentre en Guinée et met sur pied le RPG, le Rassemblement du peuple guinéen, parti devenu l'excroissance de cet homme à la forte personnalité et aux idées marquées à gauche. Battu aux élections présidentielles de 1993 et 1998 par Lansana Conté, il est arrêté puis jeté en prison.

Celui que l'on surnomme alors un peu hâtivement « le Nelson Mandela d'Afrique de l'Ouest » sera condamné à cinq années de prison, puis libéré au bout de vingt mois sous la pression internationale. Il lui faudra attendre la mort de Lansana Conté en décembre 2008 et la déliquescence du régime putschiste de Moussa Dadis Camara pour qu'il accède enfin au pouvoir en 2010 à la faveur d'une élection présidentielle contestée.

S'ensuivent dix années de pouvoir souvent solitaire et parfois autoritaire, où ce politicien rusé mettra tout en œuvre pour conserver son fauteuil, faisant fi de la contestation populaire et d'une opposition qui lui reprochait de manipuler les urnes et la Constitution.

BLICILe président déchu aux mains des putschistes

Désormais, l’avenir du président déchu est en suspens. Les putschistes du CNRD affirment le détenir. Mais où ? Selon le colonel Mamady Doumbouya, meneur du coup d’État, Alpha Condé serait « dans un lieu sûr » et aurait même « vu un médecin ». Dans une vidéo tournée et diffusée par les putschistes, on peut voir Alpha Condé assis sur un canapé. À ses côtés, un militaire en tenue de combat, visage masqué, lui demande de confirmer qu’il n’a pas été brutalisé ou torturé. Le président détenu refuse de lui répondre.

Alpha Condé sera-t-il contraint par les putschistes à la démission ? Pourrait-il continuer de jouer un rôle dans la vie politique de la Guinée ? Dans le cas contraire, Alpha Condé sera-t-il relâché ? Sera-t-il autorisé à quitter le pays pour se réfugier à l’étranger, comme bon nombre de chefs d’État renversés ont pu le faire ?

Au Mali, le colonel Assimi Goïta, que certaines sources disent proche du colonel Doumbouya, a réservé un autre sort à Ibrahim Boubacar Keïta. Si le meneur du coup d’État d’août 2020 a autorisé le président déchu à quitter régulièrement le Mali pour se faire soigner à Abu Dhabi, la règle a été fixée dès le départ : l’ancien président demeure « à la disposition de la justice » de son pays.

La CEDEAO, l’Union africaine et les Nations unies exigent unanimement le respect de l’intégrité physique d’Alpha Condé ainsi que sa libération immédiate et sans conditions.

 

 

Guinée : la France condamne la tentative de putsch et appelle à la libération du président Alpha Condé

https://www.francetvinfo.fr/  Le Quai d'Orsay a réagi par communiqué dans la soirée au coup de force de militaires dans la journée. Ces derniers détiennent le président et ont annoncé la dissolution de la constitution à la télévision nationale.

La France "condamne la tentative de prise de pouvoir par la force" en Guinée et appelle à "la libération immédiate et sans condition du président Alpha Condé", selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères publié dimanche 5 septembre dans la soirée.

Des officiers des forces spéciales guinéennes ont affirmé, plus tôt dans la journée, avoir capturé le chef de l'Etat Alpha Condé et "dissoudre" les institutions, mais une grande confusion règne à Conakry sur qui est maître de la situation. Le ministère de la Défense a pour sa part assuré avoir repoussé l'attaque des forces spéciales contre la présidence, malgré la diffusion d'une vidéo montrant le président Condé entre les mains des putschistes. Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a condamné sur Twitter ce "coup de force" et demandé la libération d'Alpha Condé. Suivez notre direct. 

 "Dissoudre la Constitution" et "les institutions". "Nous avons décidé après avoir pris le président, qui est actuellement avec nous (...) de dissoudre la Constitution en vigueur, de dissoudre les institutions ; nous avons décidé aussi de dissoudre le gouvernement et la fermeture des frontières terrestres et aériennes", a dit le chef des forces spéciales, le lieutenant-colonel Mamady Doumbouya, au côté de putschistes en uniforme et en armes. 

 Deux vidéos diffusées. Dénonçant une "gabegie", le lieutenant-colonel Doumbouya, drapé dans un drapeau guinéen, a ensuite réitéré cette déclaration à la télévision nationale peu après 14 heures GMT (16 heures en France), interrompant les programmes habituels. Les putschistes ont également diffusé une vidéo du président Condé entre leurs mains. Ils lui demandent s'il a été maltraité, et Alpha Condé, en jean et chemise froissée dans un canapé, refuse de leur répondre.

 Le ministère de la Défense livre sa version des faits. De son côté, le ministère de la Défense a affirmé dans un communiqué que "les insurgés [avaient] semé la peur" à Conakry avant de prendre la direction du palais présidentiel, mais que "la garde présidentielle, appuyée par les forces de défense et de sécurité, loyalistes et républicaines, ont contenu la menace et repoussé le groupe d'assaillants".

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Centrafrique-Presse.com
6 septembre 2021 1 06 /09 /septembre /2021 00:17
Congo B : un scénario à la tchadienne pour la succession de Sassou 

Lu pour vous

 

Congo Brazzaville: un scénario à la tchadienne pour la succession de Sassou 

 

https://mondafrique.com/ par Francis Sahel 4 septembre 2021

Annoncé pour ce week-end, le retour du président congolais Denis Sassou Nguesso à Brazzaville après un séjour hospitalier en Suisse ne devrait pas mettre fin aux bagarres pour sa succession. Son fils Denis Christel pourrait lui succéder, comme l’a fait Mahamat Idriss Déby Itno en avril dernier au Tchad.  

Cette fois, l’alerte sur l’état de santé de Denis Sassou Nugesso, 78 ans dont 37 au pouvoir, qui connaitrait des sérieux moments d’absence, semble plus sérieuse que les précédentes. Le président congolais, qui séjourne à Montreux, en Suisse, pour « une batterie d’examens médicaux » n’est pas apparu en public depuis le 15 août, date de la fête de l’indépendance nationale. La première dame du Congo, Antoinette Sassou Nguesso, était attendue hier vendredi au chevet de son mari, après avoir subi des contrôles médicaux dans des hôpitaux parisiens. Pour rassurer l’opinion, l’entourage de Sassou a annoncé son retour, déjà reporté une première fois, pour ce week-end à Brazzaville.  

Mourir au pays 

Un fin connaisseur du Congo évoquait samedi matin l’hypothèse que le président congolais, que l’on savait souffrant depuis plusieurs années, ait choisi de revenir au pays pour sa fin de vie. Il ne veut surtout pas, selon lui, connaitre le sort de son gendre, le président gabonais Omar Bongo Ondimba, décédé en 2009 à Barcelone, en Espagne, après 41 ans au pouvoir. Dans l’hypothèse d’une disparition prématurée de Sassou, qui a été réélu en mars dernier pour un quatrième mandat, son fils Denis Christel tient aujourd’hui la corde pour lui succéder. Comme au Tchad, rien ne garantit à ce jour qu’au Congo le mécanisme constitutionnel, qui prévoit une période intérimaire suivie d’une présidentielle anticipée, sera respecté. Entré au gouvernement à la faveur du remaniement de mars, Denis Christel, naguère connu pour son appétence pour les revenus pétroliers, est super ministre de la Coopération internationale et des partenariats publics/privés. A 46 ans, « Kiki », de son petit nom, bénéficie d’un important réseau au sein du Parti congolais du travail (PCT, au pouvoir) dont il est membre du bureau politique. 

Soutien de l’armée 

La clé de la succession de Sassou, en cas de disparition inattendue, devrait être entre les mains de l’armée congolaise. Ce qui devrait profiter à Denis Christel. En 37 années de pouvoir, Sassou, lui-même ancien supérieur officier, a façonné une armée entièrement dévouée à son clan et à son ethnie tant sur les plans du recrutement, de la formation et de la nomination aux postes stratégiques et sensibles. Pour la hiérarchie militaire, Denis Christel offrirait les garanties de la poursuite de la jouissance de ses privilèges mais surtout l’assurance de l’impunité pour les crimes commis lors des années de répression (1998-2005 ; 2016-2017) dans la région du Pool, sud du pays.  

Restera, après le soutien de l’armée et du PCT, à Denis Christel de faire passer la pilule de la succession dynastique à la communauté internationale.  A ce niveau, les exemples du Mali et du Tchad montrent que tout se joue au rapport de forces.  Si la communauté internationale s’est accommodée d’une transition militaire dirigée au Tchad le général Mahamat Idriss Déby, d’une autre transition militaire conduite au Mali par le colonel Assimi Goïta, elle pourrait, à priori, plus facilement s’en remettre à une transition militaro-civile dirigée au Congo par Denis Christel. En tout cas, ce n’est pas la moribonde Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC) qui pourrait s’y opposer. A l’échelle internationale, Denis Christel pourra alors compter sur le soutien de la Chine, premier partenaire économique du Congo, et de la Russie dont son père s’est fortement rapproché ces dernières années. 

 

 

Le président Denis Sassou Nguesso soigné en Suisse

By La redaction de Mondafrique 3 septembre 2021

Après les vacances du président camerounais Paul Biya à Genève, un autre chef d’Etat a choisi les rives du Léman comme destination estivale. Ce jeudi, Africa Intelligence, une lettre d’information sur l’Afrique généralement bien informée, confirmait la présence du président du Congo-Brazzaville Denis Sassou-Nguesso, 78 ans, qui cumule trente-sept ans à la tête de l’Etat pétrolier.

Selon cette publication, le vieux chef d’Etat subit depuis deux semaines «une batterie d’examens médicaux» dans une clinique de Montreux. Un séjour très discret. Cette fois, pas de manifestants faisant le siège du palace ou de la clinique, où résiderait le chef d’Etat, comme lors des nombreuses visites du président camerounais Paul Biya à l’hôtel Intercontinental.

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5 septembre 2021 7 05 /09 /septembre /2021 23:10
RCA : Un ancien chef d'une milice accusée de crimes de guerre arrêté

 

Un ancien chef d'une milice accusée de crimes de guerre arrêté en Centrafrique

 

05.09.2021 à 17:00

Un important ancien chef d'une des milices accusées de crimes contre l'humanité par l'ONU durant la guerre civile en Centrafrique a été arrêté à Bangui, a annoncé dimanche à l'AFP le ministre centrafricain de la Justice.

L'ex-capitaine Eugène Barret Ngaïkosset est un ancien cadre de la garde rapprochée de l'ex-président François Bozizé, renversé en 2013 par une coalition de groupes armés à majorité musulmane, la Séléka. Il a ensuite été un chef important des milices anti-balaka, à majorité chrétienne et animiste, fondées par M. Bozizé pour lutter contre la Séléka.

Ces deux groupes ont plongé le pays dans une sanglante guerre civile et ont été accusés en 2015 par l'ONU de "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" durant les années 2014 et 2015, au paroxysme du conflit.

M. Ngaïkosset "a été arrêté samedi lors de l'inauguration de la nouvelle base logistique des forces armées centrafricaines" dans la périphérie de la capitale, a assuré à l'AFP le ministre centrafricain de la Justice, Arnaud Djoubaye Abazene.

"Il avait précédé les autorités sur le lieu des cérémonies" présidées par le président Faustin Archange Touadéra, a-t-il ajouté, sans plus de détail. Les chefs d'accusations retenus contre lui seront précisés "dans les prochains jours", a conclu le ministre.

La Cour pénale internationale (CPI) de la Haye comme une Cour Pénale Spéciale (CPS) à Bangui sont chargées de juger les criminels de guerre présumés en Centrafrique.

M. Ngaïkosset est surnommé par la presse centrafricaine "le boucher de Paoua" en référence à des massacres commis dans cette ville du Nord-Ouest par l'armée, de 2005 à 2007, lorsqu'il était un des commandants de la redoutable garde présidentielle de M. Bozizé.

Selon un rapport de l'ONG Human Rights Watch (HRW) de 2009, "des diplomates à Bangui avaient (alors) insisté auprès du président François Bozizé pour qu'il engage des poursuites judiciaires contre Eugène Ngaïkosset, commandant d'une unité de la garde présidentielle impliquée dans des atrocités généralisées commises dans le Nord-Ouest".

"A l’époque, il y avait eu un mandat d’arrêt international contre lui", a précisé M. Abazene.

L'ex-capitaine avait créé une faction des milices anti-balaka après la chute de M. Bozizé en 2013. Et un rapport de l'ONU, qui a gelé ses avoirs à l'étranger et émis un avis d'interdiction de voyager, l'a accusé en 2015 de "s’être livré ou avoir apporté un appui à des actes (...) contraires au droit international des droits de l’Homme".

La guerre civile a considérablement baissé d'intensité depuis 2018 mais des groupes armés, issus ou non de l'ex-Séléka et des anti-balaka, occupaient encore fin 2020 plus des deux tiers de la Centrafrique. Certains ont lancé en décembre une rébellion contre le pouvoir du président Touadéra. Ce dernier a été finalement réélu le 27 décembre et son armée, grâce à l'appui de centaines de paramilitaires russes et de soldats rwandais, a aujourd'hui largement reconquis le territoire.

© 2021 AFP

 

 

Centrafrique : arrestation du chef anti-balaka Eugène Ngaïkosset

https://www.aa.com.tr/ Lassaad Ben Ahmed   |05.09.2021 AA / Peter Kum

- Cet ancien membre de la garde rapprochée de l'ex-président François Bozizé, a été arrêté samedi sur la base logistique des Forces armées centrafricaines à Liton au PK22.

Le capitaine Eugène Barret Ngaikosset, chef anti-Balaka, a été arrêté samedi au PK22 en RCA et transféré au siège de la section des recherches et d'investigation (SRI) à Bangui, a appris l’Agence Anadolu des autorités centrafricaines.

Eugène Barret Ngaikosset alias « Boucher de Paoua », a été arrêté par la garde présidentielle lors de la cérémonie inaugurale de la principale base logistique des Forces armées centrafricaines (Faca) présidée, samedi, par le président centrafricain à PK22 au village Liton sur la route de Damara.

« Alors que le Président de la République était attendu pour la cérémonie de l’inauguration de la base logistique principale, le capitaine de l’armée poursuivi par la CPI (Cour pénale internationale) pour les crimes commis dans la partie septentrionale du pays, a été aperçu en tenue militaire sur les lieux, alors qu’ il ne faisait pas partie du dispositif militaire devant sécuriser ladite cérémonie », a indiqué à l’Agence Anadolu, Arnaud Djoubaye Abazene.

Dans un rapport publié le 17 décembre 2015, le Conseil de sécurité de l’ONU avait souligné que M. Ngaïkosset est l’un des principaux auteurs des violences qui ont éclaté à Bangui à la fin du mois de septembre 2015.

« Lui et d’autres combattants anti-balaka se sont alliés à des rebelles de l’ex-Séléka en vue de déstabiliser le gouvernement de transition de la République centrafricaine », avait relevé le rapport.

Le 8 octobre 2015, les autorités centrafricaines avaient annoncé l'ouverture d'une enquête au sujet de Ngaïkosset et d’autres personnes pour leur participation aux violences perpétrées à Bangui en septembre 2015.

Le capitaine Ngaïkosset et ses coaccusés étaient nommément cités pour leurs « comportements flagrants, qui sont constitutifs d’atteinte à la sûreté intérieure de l’État, de complot, d’incitation à la guerre civile, à la désobéissance civile, à la haine, et de complicité ».

Le Gouvernement avait instruit les autorités judiciaires compétentes aux fins d’ouvrir une enquête à l’effet de rechercher et d’arrêter les présumés auteurs et complices.

A l'entrée de la coalition Séléka, le 24 mars 2013, date de la chute du pouvoir de François Bozizé, le capitaine Eugène Baret Ngaïkosset s'était réfugié en République démocratique Congo.

Il s'était ensuite retrouvé au Cameroun en novembre et sera rattrapé dans sa course par la justice au Congo-Brazzaville où il va être arrêté et mis en prison en compagnie de son frère cadet pendant 2 ans, à compter du 1er décembre 2013.

Il est libéré et expulsé en République Centrafricaine le mardi 12 mai 2015.

A sa descente d'avion, le capitaine Baret Ngaïkosset avait été systématiquement conduit de l’aéroport Bangui M'Poko à la SRI, où il disparaîtra de ce lieu de détention dimanche 17 mai 2015 dans des circonstances non élucidées.

 

RCA : Un ancien chef d'une milice accusée de crimes de guerre arrêté
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5 septembre 2021 7 05 /09 /septembre /2021 22:27
Guinée : la dérive autoritaire d’Alpha Condé rattrapée par les putschistes

 

Tentative de coup d’Etat en Guinée : la dérive autoritaire d’Alpha Condé rattrapée par les putschistes

 

https://www.leparisien.fr/ Le 5 septembre 2021 à 22h29

 

Des militaires des forces spéciales ont annoncé avoir capturé ce dimanche le président Alpha Condé élu depuis 2010 à la tête du pays. Ces derniers mois, le chef d’Etat avait été fustigé pour ses dérives autoritaires et la répression menée contre l’opposition guinéenne.

La confusion règne en Guinée. Ce pays d’Afrique de l’Ouest parmi les plus pauvres du monde, a été le théâtre ce dimanche d’une tentative de coup d’État dont l’issue reste encore incertaine. Des militaires des forces spéciales ont annoncé avoir capturé le président Alpha Condé et dissous les institutions en vigueur dans le pays. Des annonces qui ont aussitôt suscité la condamnation de la France et de l’ONU mais aussi des scènes de liesse dans la capitale, Conakry, preuve de la défiance d’une partie du peuple envers Condé.

Ancienne colonie française, la Guinée a été dirigée pendant des décennies par des régimes autoritaires, voire dictatoriaux, qu’il s’agisse de Sékou Touré, ou de son successeur Lansana Conté, au pouvoir jusqu’à sa mort en 2008. Deux ans plus tard, les Guinéens se rendaient à leur premier scrutin démocratique pour élire à la tête de leur pays celui qui faisait à l’époque figure d’opposant historique, Alpha Condé. Puis, cet ancien enseignant de profession est réélu en 2015 pour un deuxième mandat, au terme d’un vote émaillé de violences et d’accusations de fraude.

Une pauvreté alarmante, malgré des ressources considérables

Les tensions s’accentuent lors de sa candidature à un troisième mandat. L’élection sera précédée et suivie par l’arrestation de dizaines d’opposants. Malgré des recours dénonçant des « bourrages d’urnes » et des irrégularités, Alpha Condé est proclamé président pour un troisième mandat, le 7 novembre 2020.

Depuis des mois, le pays d’Afrique de l’Ouest traverse ainsi une profonde crise politique et économique, aggravée par la pandémie de Covid-19. Et ce malgré, des ressources minières et hydrologiques considérables. L’État est l’un des premiers producteurs mondiaux de bauxite, principal minerai pour la production d’aluminium. Le pays compte encore des gisements de fer, d’or, de diamant et de pétrole. En parallèle, plus de la moitié de la population vit sous le seuil de pauvreté, avec moins d’un euro par jour, selon l’ONU.

Des dérives autoritaires

Aujourd’hui âgé de 83 ans, Alpha Condé a été fustigé pour ses dérives autoritaires, remettant en cause les acquis du début de son mandat. Il a rejoint aux yeux de ses adversaires et des organisations internationales, les rangs de certains dirigeants africains se maintenant au pouvoir au-delà du terme prévu, en usant d’arguments légaux.

Ainsi, il avait fait adopter en mars 2020, malgré une contestation déjà vive, une nouvelle Constitution pour, selon lui, « moderniser [les] institutions » et accorder une plus grande place aux femmes et aux jeunes. L’opposition y voyait un « coup d’État » constitutionnel. La contestation a, elle, été à plusieurs reprises durement réprimée.

De son côté, le chef de l’État se targue d’avoir fait avancer les droits de l’homme et d’avoir redressé un pays qu’il dit avoir trouvé en ruines. Interrogé en octobre 2020 sur France 24, il se défendait de vouloir instaurer une « présidence à vie », assurant être « un démocrate ». La nouvelle Constitution lui permet théoriquement de se représenter dans six ans. Mais la tentative de coup d’État, mené par les putschistes pourrait redistribuer les cartes du pouvoir dans les prochaines semaines.

 

Alpha Condé

Du MND au RPG

En 1977, dans la foulée de la rencontre tripartite de réconciliation à Monrovia entre les présidents Sékou TouréFélix Houphouët-Boigny et Léopold Sédar Senghor, Alpha Condé crée le Mouvement national démocratique (MND) avec le professeur Alfa Ibrahima Sow, Bayo Khalifa et d’autres membres fondateurs. Le MND subira plusieurs mutations de la lutte clandestine à la lutte semi-clandestine et enfin à la lutte légale depuis 1991. Le MND devient d’abord l’UJP (Unité, justice, patrie), le RPG (Rassemblement des patriotes guinéens), puis RPG (Rassemblement du peuple de Guinée) pour enfin être l’actuel RPG-Arc-en-ciel[réf. nécessaire].

Élection présidentielle de 1993

Alpha Condé rentre en Guinée, à la suite de l'ouverture démocratique des années 1990, fruit d'un long combat mené entre autres par Bah Mamadou BhoyeSiradiou Diallo, Mansour Kaba, etc., le multipartisme intégral adopté par le régime du président Conté autorise la présence de plusieurs partis d’opposition en Guinée. Puis, Alpha Condé prend part à la première élection multipartite du pays, en décembre 1993, après trente ans de régime autoritaire. Lors du scrutin, Condé est un des challengers de Lansana Conté, président depuis le coup d'État de 1984. Le général Conté est déclaré vainqueur avec 51,7 % des voix[5], tandis que les observateurs nationaux et internationaux chargés de la supervision du scrutin dénoncent un fort climat de fraude et que l’opposition conteste unanimement les résultats officiels. Les partisans de Condé s’insurgent particulièrement contre l’annulation par la Cour suprême de la totalité des résultats pour les préfectures de Kankan et Siguiri, où Alpha Condé était vraisemblablement fortement majoritaire. Condé demande à ses militants de ne pas prendre le risque d’entraîner une guerre civile et de concentrer leurs efforts sur le scrutin suivant.

Scrutin présidentiel de 1998

Aux élections présidentielles suivantes, en décembre 1998, Alpha Condé se présente de nouveau mais il est arrêté et emprisonné, à la suite d'une tentative d'évasion, avant la fin du scrutin[6].

Les résultats officiels publiés par le gouvernement déclarent Lansana Conté vainqueur du premier tour avec 56,1 % suivi de Mamadou Boye Bâ (24,6 %). Le 16 décembre, deux jours après le scrutin, nombreux dirigeants de l'opposition sont arrêtés pour préparation présumée d'une rébellion contre la dictature en place. Les mois suivants, des exactions vont être commises par des forces militaires sur les sympathisants de l'opposition.

Emprisonnement et condamnation

Alpha Condé est maintenu en prison pendant plus de vingt mois avant que le gouvernement ne constitue une cour spéciale pour le juger. Cette incarcération sans procès soulève un fort mouvement de protestation international. Amnesty International dénonce une violation des droits de l'homme et le Conseil de l’Union interparlementaire une violation de l’immunité parlementaire dont Alpha Condé bénéficie en tant que député guinéen. De nombreuses voix s’élèvent tout au long de son emprisonnement pour demander sa libération immédiate. Parmi lesquelles celles d’Albert Bourgi, qui organisent un important mouvement de soutien « le comité de libération » à Alpha Condé, ou de Tiken Jah Fakoly, auteur de « Libérez Alpha Condé » adressé au général Lansana Conté, et que la jeunesse transforme en hymne à la gloire des martyrs et prisonniers politiques africains. Condé reçoit également le soutien de chefs de diplomatie étrangers, à l’instar de Madeleine Albright (États-Unis) qui se déplace à Conakry même. En France, le Président Jacques Chirac s’implique personnellement[7]. Sa mobilisation vient renforcer les multiples requêtes d’autres chefs d’État en demandant officiellement la relâche rapide d’Alpha Condé.

Condé est condamné, en 2000 à cinq ans de prison pour « atteintes à l’autorité de l’État et à l’intégrité du territoire national » au terme d’un procès retentissant décrié dans la presse africaine et internationale[8]. Il est finalement libéré en 2001, faisant l’objet d’une grâce présidentielle.

L’« affaire Alpha Condé »[9], comme elle est souvent décrite dans la presse, donne lieu à un procès retentissant et marque un tournant politique important pour la Guinée.

Alpha Condé est libéré le 18 mai 2001, date à laquelle il fait l’objet d’une grâce présidentielle, 28 mois après son arrestation et huit mois après son procès organisé par la « Cour de sûreté de l’État guinéen », qui est spécialement constituée à cet effet.

Ce procès de cinq mois qui débute le 12 avril 2000, après plusieurs reports, le condamne tout d’abord à cinq ans de réclusion criminelle pour « atteinte à la sûreté de l’État guinéen » et « emploi illégal de la force armée », le lundi 11 septembre 2000.

Junte militaire et élection présidentielle de 2010

À partir de la mort de Lansana Conté et de la prise du pouvoir par la junte militaire de Moussa Dadis Camara, en 2008, Alpha Condé appelle au retour d’un pouvoir civil et à la tenue d’élections transparentes. Il le fait au sein des Forces vives, constituées de l'opposition, des syndicats et des autres acteurs de la société civile. Dans une tribune publiée par le journal Le Monde en janvier 2010, il déclare que les massacres du 28 septembre 2009 au stade de Conakry mettent en évidence la nécessité d’une rupture complète avec le passé[10],[11].

En février 2010, il annonce la candidature de son parti au scrutin présidentiel de juin. Alpha Condé arrive en deuxième position du premier tour, avec 18,25 % des voix, se qualifiant ainsi pour le second tour[12]. Le 15 novembre 2010, il est déclaré vainqueur de l’élection présidentielle par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) avec 52,52 % des voix, face à l'ancien Premier ministre Cellou Dalein Diallo[13]. La Cour suprême valide l'élection le 3 décembre suivant[14] et Cellou Dalein Diallo reconnaît sa défaite.

Président de la République de Guinée

Investiture

Alpha Condé est investi président de la République le 21 décembre 2010 à Conakry, en présence de 13 chefs d'État africains et de délégations gouvernementales d'autres continents. Il promet « une ère nouvelle » et annonce son intention de devenir « le Mandela de la Guinée » en unifiant et développant son pays[15]. Trois jours après son investiture, il nomme l'économiste Mohamed Saïd Fofana au poste de Premier ministre[16].

Attaque de sa résidence

Le 19 juillet 2011, des militaires attaquent sa résidence privée de Conakry, dont une partie est soufflée par une roquette[17]. Alpha Condé s'en sort indemne, mais un membre de la garde présidentielle est tué[17].

Liberté de la presse

Le 28 juillet 2011, quelques jours après l’attaque de sa résidence, l'ONG Reporters sans frontières publie un rapport dans lequel elle demande à Alpha Condé « d'affirmer publiquement son attachement à la liberté de la presse et au respect du pluralisme des médias », tandis que la France l'appelle à ne pas entraver la liberté de la presse et à organiser des élections législatives dans les meilleurs délais[18].

Situation économique

Entre 2010 et 2017, le pays connaît une croissance annuelle relativement importante (4 % en moyenne), malgré une stagnation du PIB en 2015[19]. Dans le même temps, le chômage reste stable, à 4,5 %[20], et l'inflation passe de quelque 20 % à 10 %[21]. Par ailleurs, le pays voit sa dette publique passer de 68 % à 19 % du PIB[22], tandis que le déficit public, qui s’élevait à 14 % en 2010, devient un excédent (0,6 %) en 2017[23].

Réélections

Il est réélu pour un second mandat lors de l'élection présidentielle de 2015, avec 57,9 % des voix au premier tour.

En septembre 2019, à New York, il suggère l'organisation d'un référendum pour modifier la Constitution guinéenne et lui permettre ainsi de briguer un troisième mandat[24]. En réaction, un important mouvement de contestation, le Mouvement FNDC, fédérant les principaux partis d’opposition (l’UFDG de Cellou Dalein Diallo et l’UFR de Sidya Touré) ainsi que les plus importantes organisations de la société civile, se dresse contre l’initiative présidentielle[25].

Il fait reporter les élections législatives du 16 février 2020 au 1er mars suivant, et annonce la tenue simultanée d'un référendum constitutionnel. L’opposition guinéenne s’oppose à la tenue d’un référendum sur la réforme de la Constitution.

Le 31 août 2020, son parti annonce qu’Alpha Condé sera candidat à un troisième mandat lors du scrutin prévu le 18 octobre 2020. Depuis des mois, cette perspective suscite une vague de protestation qui a fait des dizaines de morts[26]. Alpha condé se présente alors comme le candidat « des femmes et des jeunes »[27].

Il est réélu pour un second mandat à l’issue du premier tour l'élection présidentielle de 2020, avec 59,5 % des voix. Son principal opposant, Cellou Dalein Diallo, qui s’était proclamé vainqueur du scrutin avant la publication des résultats, est crédité de 33,5 % des suffrages par la Commission électorale nationale indépendante.

 

Faits divers

Enquête sur le fils du président guinéen

 

Le train de vie et les activités de Mohamed Alpha Condé, fils du chef d'Etat de Guinée-Conakry, intriguent la justice française.

 

https://www.leparisien.fr/ Le 28 septembre 2015 à 06h39

Déjà la cible de vives critiques liées aux modalités de son accession à la tête du pays en 2010, le président guinéen Alpha Condé pourrait connaître une fin de mandat mouvementée. En effet, voilà plusieurs mois que la justice française s'intéresse aux activités et au train de vie de l'un de ses plus proches conseillers : son propre fils, Mohamed Alpha Condé. Agé de 45 ans, l'homme qui possède la double nationalité guinéenne et française, et officie comme « chargé de mission » au sein de la présidence, est l'objet d'accusations d'infractions financières, au premier rang desquels des abus de biens sociaux et des détournements de fonds publics. Ces soupçons ont poussé le parquet financier à diligenter une enquête préliminaire depuis fin avril.

Les enquêteurs spécialisés cherchent à savoir si Mohamed Alpha Condé a bénéficié, en France, de prestations de luxe (logement, transports, versement d'argent présumé...) payées par des entreprises françaises qui ont des intérêts dans l'industrie minière guinéenne. Au centre des interrogations, la jouissance d'un vaste appartement du XVIIe arrondissement de Paris, ainsi que l'emploi régulier, pour plusieurs dizaines de milliers d'euros, de compagnies de limousines de luxe pour ses déplacements dans la capitale.

« On parle de prestations particulièrement coûteuses qui ne correspondent pas au salaire de 800 000 mensuels déclarés par Mohamed Alpha Condé en tant que chargé de mission », déplore Grégory Mathieu, secrétaire général de l'ONG Fondation pour la gouvernance et la démocratie, et ancien porte-parole de l'ex-commissaire européen aux droits de l'homme Alvaro Gil-Robles.

Jets privés et hôtels de luxe

Grégory Mathieu indique aussi que de nombreux témoignages assurent que Mohamed Alpha Condé utiliserait régulièrement des jets privés afin de relier des destinations exotiques où il séjournerait au sein d'établissements hôteliers de grand luxe. « Il est fondamental que la justice française enquête sur un système de corruption qui n'a comme effet immédiat que de privilégier une minorité de personnes en Guinée et non l'ensemble de la population », explique- t-il.

Selon plusieurs sources, deux hommes d'affaires possédant des parts dans des sociétés d'extraction minière, et ayant des intérêts en France et en Guinée, seraient au centre des investigations. « La question est de savoir si Mohamed Alpha Condé tire un bénéfice financier ou autre, notamment lors de ses voyages en France, de la part d'hommes d'affaires impliqués dans l'industrie minière guinéenne, et qui, de fait, bénéficieraient d'avantages auprès de décideurs publics guinéens », résume une source proche de l'affaire.

« En payant le fils, on achète le père », conclut Grégory Mathieu, qui s'inquiète du niveau de corruption en Guinée-Conakry, ajoutant que le pays occupait en 2014 la 145e place sur 174 pays du classement de l'indice annuel de perception de la corruption, établit par l'ONG Transparency International. Cette affaire, dans le cas où la justice déciderait de pousser plus avant ses investigations, pourrait fragiliser le pouvoir guinéen à l'approche de l'élection présidentielle du 11 octobre. Contactée à plusieurs reprises, l'ambassade de Guinée n'a pu être jointe.

 

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5 septembre 2021 7 05 /09 /septembre /2021 22:20
Guinée : La CEDEAO et l'UA condamne avec la plus grande fermeté
Guinée : La CEDEAO et l'UA condamne avec la plus grande fermeté
Guinée : La CEDEAO et l'UA condamne avec la plus grande fermeté

 

Guinée La CEDEAO « condamne avec la plus grande fermeté cette tentative de coup d’Etat » et exige le retour à l’ordre constitutionnel sous peine de sanctions.

 

« Le Président en exercice de l’Union africaine, Felix Tshisekedi et le Président de la commission africaine Moussa Faki Mahamat condamnent toute prise de pouvoir par la force et demande la libération immédiate du président Alpha Condé », a déclaré l’Union africaine (UA) à travers un communiqué.

La CEDEAO, quant à elle, « condamne avec la plus grande fermeté cette tentative de coup d’Etat » et se dit contre tout changement politique anticonstitutionnel.

 

www.burkina24.com

Guinée : La CEDEAO et l'UA condamne avec la plus grande fermeté
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5 septembre 2021 7 05 /09 /septembre /2021 20:58
RENFORCEMENT DE LA COOPÉRATION BILATÉRALE ENTRE LA LIBYE ET LA RCA.
RENFORCEMENT DE LA COOPÉRATION BILATÉRALE ENTRE LA LIBYE ET LA RCA.

 

VERS LE RENFORCEMENT DE LA COOPÉRATION BILATÉRALE ENTRE LA LIBYE ET LA RCA.

https://www.facebook.com/Renaissance.cf/

Le Président de la République, Son Excellence Pr Faustin Archange TOUADERA a présidé en fin d’après-midi du jeudi 02 septembre 2021, une réunion de haut niveau avec une délégation des diplomates libyens, conduite par le Vice-ministre des Affaires Étrangères, Chargé des Affaires Africaines, M. Mohamed Khalleel Idi Issa.

La délégation libyenne est porteuse d’un message du Président du Conseil Présidentiel Son Excellence Mohammed El-Menfi à son homologue centrafricain, Son Excellence Pr Faustin Archange TOUADERA.

Ensuite, une réunion bilatérale a eu lieu dans la Salle du Conseil de Ministres du Palais de la Renaissance.

Cette rencontre avait pour objectif, le renforcement des relations bilatérales entre la République Centrafricaine et la République soeur de la Libye.

Interrogé à la sortie de cette réunion, le Vice-Ministre des Affaires Étrangères de la Libye a fait savoir que les discutions avec les autorités centrafricaines a permis de faire un tour d'horizon sur l'ensemble des actions que ces deux pays frères pourraient entreprendre, pour renforcer leur coopération diplomatique. Aussi, de faire part de la volonté de son pays d’accroitre ses investissements dans plusieurs domaines en République Centrafricaine à travers l’entreprise Laïco.

Il a annoncé l’ouverture prochaine de l’ambassade de la Libye en République Centrafricaine.

Enfin, Monsieur Mohamed Khalleel Idi Issa a affirmé que la Libye entendait jouer sa partition dans les instances de l’Union Africaine et la CENSAD dont le siège qui avait déménagé pour des raisons de guerre, sera bientôt de retour dans son pays.

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