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10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 20:50
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Le Gabon promet de faire la lumière sur les accusations d’abus sexuel impliquant ses soldats de la Minusca

 

http://rjdh.org/ PAR SANDRINE MBAGNA LE 10 DÉCEMBRE 2016

 

Bangui, 09 décembre (RJDH) — 41 casques bleus, dont 16 gabonais et 25 burundais de la Minusca sont soupçonnés d’abus sexuel sur mineure en 2014-2015 lorsqu’ils étaient à Dekoa, rapporte une enquête interne de la mission onusienne en Centrafrique. Face à cette charge qui implique ses soldats, le Ministre gabonais de la Défense a promis de faire la lumière sur cette affaire « sulfureuse ».

 

Dans une Centrafrique en guerre, la communauté internationale avait déployé en 2014 12.000 casques bleus pour protéger la population civile et créer les conditions de retour à la paix dans ce pays. Depuis son  déploiement en RCA, cette force ne cesse d’être éclaboussée par des accusations d’abus sexuel sur mineure. Après Sangaris (France), le contingent de la RDC, c’est au tour de celui du Gabon et du Burundi d’être mis en cause dans une affaire de pédophilie.

 

Devant cette accusation dont ses soldats sont cités, le Ministre gabonais de la Défense et Secrétaire Général à la Présidence, Etienne Massard Kabinda Makaga a publié jeudi 08 décembre un communiqué de presse pour clarifier la position de son gouvernement et a promis de  faire la lumière sur cette affaire.

 

« Le Ministre de la Défense nationale  assure que le peuple frère centrafricain et nos partenaires internationaux que des enquêtes adéquates sont menées pour faire la lumière sur cette affaire, et les personnes impliquées seront sanctionnés de façon appropriée », lit-on dans ce communiqué. Il a appelé « au respect de la présomption d’innocence ».

 

Etienne Massard Kabinda Makaga a par ailleurs souligné que ce rapport incriminant des soldats de son contingent en Centrafrique « soit mis à la disposition des autorités gabonaises exclusivement pour usage officiel » et a regretté que le rapport onusien « fasse l’objet d’une exploitation médiatique qui confine à la malveillance ».

 

Le contingent militaire gabonais totalise déjà 19 ans en Centrafrique. Depuis son déploiement en RCA, la Minusca ne cesse d’être éclaboussée par des accusations d’abus sexuel sur mineure.

 

 

Centrafrique : La CCCPI s’oppose au retrait des pays africains de la CPI

 

http://rjdh.org/ PAR SANDRINE MBAGNA LE 10 DÉCEMBRE 2016

 

BANGUI, 09 Décembre 2016 (RJDH) — La Coalition Centrafricaine pour Cour Pénale Internationale (CCCPI) a organisé un moment d’échange ce vendredi 9 décembre à la FATEB pour s’opposer au retrait des pays africains de la Cour Pénale Internationale (CPI). Son attachement à cette juridiction internationale s’explique par son activisme contre l’impunité.

 

Face aux prises de position de certains pays africains qui ont affiché leur volonté de se retirer de la Cour Pénale Internationale (CPI), l’ONG, Coalition Centrafricaine pour la Cour Pénale Internationale (CCCPI) a organisé une conférence de presse pour condamner le retrait de certains pays de la CPI et marquer son soutien à la justice internationale.

 

Pour la Coalition Centrafricaine pour la Cour Pénale Internationale, ce retrait est « une garantie à l’impunité. Des poursuites ont été acheminées à la CPI afin de sanctionner les auteurs des exactions commises en Centrafrique. Nous ne pouvons pas nous retirer de la CPI », souligne Bruno Hyacinthe Gbiégba, coordonnateur adjoint de la CCCPI.   

 

Avis partagé par Bernadette Sayo, coordonnatrice de l’Organisation pour la Compassion et le Développement de Familles en Détresse (OCODEFAD). Elle a profité de cette rencontre pour déplorer que Dominique Ogwen comparait actuellement à la CPI rien que pour ses crimes perpétrés en Ouganda « alors qu’il a aussi commis des hostilités en Centrafrique ». Bernadette Sayo a aussi souhaité que « ce procès soit suspendu afin d’inclure les dossiers centrafricains dans l’affaire Ogwen ».

 

La Cour Pénale Internationale (CPI) a été institué par le Statut de Rome pour juger les auteurs de crime de guerre, de crime contre l’impunité et de génocide.

 

La Cour Pénale Internationale avait condamné Jean-Pierre Bemba Gombo à 18 ans pour ses crimes en Centrafrique. Elle a ouvert une enquête internationale sur Dominic Ogwen uniquement sur les crimes qu’il aurait commis en RCA. L’Afrique du Sud, la Gambie, l’Ouganda, …désirent quitter la CPI.

 

 

Centrafrique : Les soldats engagés dans la force tripartite en colère

 

http://rjdh.org/ PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 10 DÉCEMBRE 2016

 

BANGUI, 09 Décembre 2016—Les militaires centrafricains déployés à Nyala depuis quelques mois dans la force tripartite sont mécontents. Ces derniers appellent le gouvernement à traiter d’urgence la question de leur relève et le paiement de leurs Prime Globale d’Alimentation (PGA).

 

 Ces militaires ne sont plus du côté centrafricains. Ils se trouvent, selon de sources bien informées, du côté soudanais. « Nous ne tenons plus nos positions parce que nous avons été amenés du coté soudanais. Mais, on n’a pas de Primes Globale d’Alimentation depuis des mois. Aussi, nos parents ne peuvent plus avoir accès à nos salaires parce que les procurations de quatre mois que nous avions délivrées, ne sont plus valables » explique l’un de ces militaires joint au téléphone par le RJDH.

 

Ils appellent l’Etat centrafricain à dépêcher leur relève « aujourd’hui, nous demandons au ministre d’envoyer la relève et de penser à nos PGA. Si rien n’est fait d’ici quarante huit heures », lance la même source.

 

Le ministre centrafricain de la défense, Joseph Yakité contacté par le RJDH, affirme avoir réglé la question de Primes Globales d’Alimentation depuis 72 heures. «  J’ai été en contact téléphonique toute la nuit d’hier avec ces éléments que je félicite. Ce qu’il faut savoir sur cette question, c’est ce que le problème n’est pas la disponibilité des fonds mais l’accessibilité de la zone. Mais nous sommes en train de prendre des mesures pour que les PGA soient payées par trimestre », a confié le membre du gouvernement.

 

Le membre du gouvernement  promet d’envoyer la relève de ces soldats d’ici la semaine prochaine.  « Le ministère sous l’impulsion du chef de l’Etat a déjà pris les mesures nécessaires. Je pense que d’ici la semaine prochaine, ces éléments seront ramenés à Bangui et leur relève dépêchée sur le terrain pour continuer la mission », promet Joseph Yakité.

 

La République Centrafricaine, le Tchad et le Soudan ont créé en 2008 la force tripartite pour sécuriser les frontières communes entre les trois pays. La dernière réunion entre les trois chefs d’Etat sur la force tripartite remonte à lors de l’investiture du président soudanais Béchir. C’était la première participation de Faustin Archange Touadéra entant que président centrafricain à cette réunion tripartite. Les soldats centrafricains engagés dans cette force ne sont pas relevés depuis dix mois.

 

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10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 20:44

 

                                                                                                                                                   

 

Après les vagues d'indépendance en Afrique, l'administration locale s'est substituée progressivement à l'administration coloniale. Certains États africains et même de la sous-région ont bien emboîté le pas, d'autres piétinent et s'enlisent d'avantage. C'est le cas de notre chère patrie qui avance en reculant avec des successions de coups d'Etat, de mutineries, d'insurrections armées assortis de destructions systématiques de biens publics ou privés. A cela, s'ajoute la nonchalance chronique qui le caractérise. Ce constat nous amène à nous appesantir sur les problématiques suivantes : pourquoi tout doit toujours attendre en Centrafrique ? Pourquoi n'ya t-il jamais d'urgence en Centrafrique ?

 

L'urgence par définition est une situation qui ne doit pas souffrir de retard sous peine d'entraîner un préjudice grave et irréparable. C'est une situation qui nécessite un diagnostic et une solution d'urgence. Par analogie au jargon médical, l'urgence est un état physique qui nécessite de soins immédiats avec abréviation de toute procédure. La politique de rupture prônée par le Président de la République n'a t-elle pas encore atteint sa vitesse de croisière ? La notion étymologique de la rupture a été utilisée abusivement par le nouveau pouvoir. La notion du temps et celle du choix du moment manquent cruellement à nos autorités alors que ces deux notions ont fait leur preuve sous d'autres cieux où le temps est précieux.

 

Nous tenons à rappeler qu'en politique, chaque jour qui passe est utile à la construction d'une nation. Pourquoi la notion d'urgence est bannie du vocabulaire centrafricain ? La culture de la corruption et de tripatouillage de dossiers est-elle un début d'explication à cette problématique ? L'espoir des centrafricains au lendemain des présidentielles commence à s'amenuiser et cet espoir se métamorphose en doute ou inquiétude sur la capacité et l'aptitude à gérer un État post crise. Loin de faire le procès de nos autorités, voici le parcours de la nonchalance qui s'est érigé en mode de travail.

 

Après la proclamation des élections, on a pas pensé au choix d'un premier ministre mais de mettre en place un comité de gestion des cent premiers jours. Au passage où est passé ce comité ? À l'arrivée, le chef du gouvernement a été désigné deux jours après son investiture donnant l'impression que c'était le dernier recours suite aux échecs des consultations à la hâte. La mise en place du gouvernement a aussi traîné avant d'être effective. Il était notoire que les nouvelles autorités ont hérité d'un pays agonisant et sous perfusion.

 

C'est une situation d'urgence qui nécessite de mesures urgentes et des priorités chronologiques. Ainsi, qu'est-ce qui a changé dans le dossier des déplacés de l'aéroport Bangui M'poko appelés ironiquement Ledger ? Combien de fois le Président de la République a décollé et a atterri au-dessus de leur tête ? Quelles seront les premières impressions des expatriés ou investisseurs en tourisme en Centrafrique ? L'aéroport étant la vitrine et le point de contact avec l'étranger, la priorité était de délocaliser les déplacés sur un site transitoire en attendant de statuer sur le fond du dossier. L'indifférence du pouvoir central face aux déplacés a transformé ce site en une forteresse, un ghetto, une zone de trafic tous azimuts où la délinquance infanto-juvénile galope car pas de structures scolaires pour les accueillir.

 

N'oublions pas que ces déplacés ont droit à des logements dignes, le droit à l'éducation et le droit à la santé. Les organisations non gouvernementales nationales et internationales ont pris le dessus là où l'Etat a démissionné. Outre le problème des déplacés, qu'est-ce qui a changé dans le dossier des réfugiés ? Qu'est-ce qui a changé dans la restauration de l'autorité de l'Etat ? Qu'est-ce qui a changé sur le plan sécuritaire ? Quant au programme DDRR, nous sommes convaincus qu'il accompagnera le régime jusqu'à la fin du mandat. Logiquement, un pouvoir issu des urnes et qui n'a souffert d'aucune contestation doit marquer son territoire de ses empreintes, prouver aux voisins qu'il y'a un nouveau locataire.

 

La nomination d'un nouveau premier ministre, La mise en place du gouvernement, les mouvements du personnel dans les ministères pour placer ses hommes de confiance, une nouvelle méthode et stratégie de travail etc...Le changement doit être visible, palpable avec un effet immédiat. Visiblement et en dehors des cabinets, le gouvernement travaille avec les mêmes personnalités désignées par le gouvernement de transition. Ainsi, comment rêver un développement socio-économique pour se mettre au même diapason des États de la sous-région ?

 

A titre d'illustration, lorsque le premier ministre de la France a démissionné pour se présenter aux primaires de la gauche, un nouveau premier ministre a été désigné dans la même journée, un nouveau gouvernement mis en place, le tout couronné par un premier conseil des ministres dans la soirée. Certains nous diront qu'il faut comparer des choses comparables mais nous voulons seulement à travers cet exemple prouver la valeur algébrique du temps.

 

S'inscrivant dans la logique du temps, le pouvoir central doit anticiper sur les éventuels financements suite à la table ronde de Bruxelles pour se poser les bonnes questions : comment la population centrafricaine va bénéficier de cette manne financière ? Quelles sont les garanties de gestion et de transparence ? Comment renforcer la lutte anti-corruption ? Comment lutter efficacement contre les détournements ? Pour finir, nous exhortons les nouvelles autorités de ne pas être fataliste, d'éviter l'attentisme et surtout d'anticiper sur toute chose car à situation urgente, une solution urgente...mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c'est moi.                                                                  

 

Paris le 10 décembre 2016.      

 

Bernard SELEMBY DOUDOU

 

Juriste, Administrateur des Elections. 

POURQUOI LA NOTION D'URGENCE N'EXISTE JAMAIS EN CENTRAFRIQUE ?  par Bernard SELEMBY DOUDOU
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10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 01:53
Présidentielle en Gambie: Jammeh rejette les résultats une semaine après avoir reconnu sa défaite

 

 


Banjul (Gambie) - AFP / 10 décembre 2016 01h19 - Le président gambien sortant Yahya Jammeh a annoncé vendredi qu'il ne reconnaissait pas les résultats de l'élection du 1er décembre, une semaine après avoir reconnu sa défaite face à l'opposant Adama Barrow, dans une déclaration télévisée.



Tout comme j'ai loyalement accepté les résultats, en croyant que la Commission électorale était indépendante, honnête et fiable, je les rejette dans leur totalité, a affirmé M. Jammeh, dénonçant des erreurs inacceptables de la part des autorités électorales.



Laissez-moi répéter: je n'accepterai pas les résultats sur la base de ce qui est arrivé, a-t-il dit, appelant à la tenue d'un nouveau scrutin.



M. Jammeh a dénoncé une erreur de comptabilisation reconnue par la Commission électorale indépendante (IEC), accordant la victoire à M. Barrow, mais avec moins de voix d'avance qu'annoncé initialement et fait état d'enquêtes sur l'abstention qui ont révélé, selon lui, que de nombreux électeurs n'avaient pu voter en raison d'informations erronées.



Cette annonce bouleverse la situation en Gambie, où la population profitait d'une liberté inédite, à la perspective d'une alternance démocratique, après 22 ans de pouvoir sans partage de Yahya Jammeh.



La veille, le président élu s'est prévalu du soutien du chef de l'armée, le général Ousman Badjie, et a annoncé la création d'une Commission Vérité et Réconciliation.



Dans une déclaration télévisée diffusée le soir du 2 décembre, Yahya Jammeh avait, à la surprise générale, reconnu sa défaite et avait téléphoné à Adama Barrow devant les caméras pour le féliciter pour sa victoire. 



Les pressions pour poursuivre Yahya Jammeh et les dignitaires du régime, accusés de nombreuses violations des droits de l'Homme, représentent un des principaux défis pour le nouveau pouvoir, déterminé à une transition pacifique.



Dans un entretien avec des médias français le 3 décembre, M. Barrow a exclu toute chasse aux sorcières, affirmant que son prédécesseur pourrait vivre en Gambie en tant que citoyen ordinaire.



Plusieurs dizaines de militants de l'opposition, dont Ousainou Darboe, le chef de la principale formation d'opposition le Parti démocratique uni (UDP), arrêtés pour avoir participé à des manifestations non autorisées en avril et en mai, ont été libérés sous caution cette semaine. 


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Gambie: le Sénégal condamne le revirement de Jammeh, exige la transmission pacifique du pouvoir

 


Dakar - AFP / 10 décembre 2016 02h38 - Le Sénégal, unique voisin terrestre de la Gambie, a condamné vendredi soir le revirement du président gambien Yahya Jammeh, qui a rejeté les résultats de l'élection du 1er décembre une semaine après avoir reconnu sa défaite, exigeant qu'il cède pacifiquement le pouvoir.



Le Sénégal rejette et condamne fermement cette déclaration, selon un communiqué de son ministre des Affaires étrangères Mankeur Ndiaye, disant avoir appris avec surprise cette remise en cause par M. Jammeh de sa propre reconnaissance des résultats une semaine auparavant. 



Le Sénégal exige que le président sortant respecte sans condition le choix démocratique librement exprimé par le peuple gambien, qu'il organise la transmission pacifique du pouvoir et qu'il assure la sécurité et l'intégrité physique du président nouvellement élu, Adama Barrow, candidat d'une large coalition d'opposition.



Il engage instamment la Cédéao (Commission économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest, NDLR) l'Union africaine et les Nations unies à oeuvrer ensemble et prendre toutes les mesures qu'imposent la sauvegarde des résultats du scrutin présidentiel en Gambie et le respect de la souveraineté du peuple gambien.



Par ailleurs, Dakar met solennellement en garde contre toute atteinte à la sécurité des ressortissants sénégalais vivant en Gambie, petit pays d'Afrique de l'Ouest enclavé dans le territoire sénégalais hormis sa façade atlantique.



Dans sa déclaration télévisée vendredi soir, M. Jammeh a assuré que l'intervention de puissances étrangères ne changerait rien.


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9 décembre 2016 5 09 /12 /décembre /2016 22:22
Présidentielle au Ghana: le président sortant concède sa défaite
Présidentielle au Ghana: le président sortant concède sa défaite

 

 

Ghana: le candidat de l'opposition remporte la présidentielle avec 53% des voix

 


Accra - AFP / 09 décembre 2016 23h00 - Le chef de file de l'opposition ghanéenne Nana Akufo-Addo a remporté l'élection présidentielle contre le président sortant John Dramani Mahama, avec 53% des voix, a annoncé la Commission électorale du Ghana. 



C'est mon rôle et mon privilège de déclarer Nana Addo Akufo Addo président de la république du Ghana, a annoncé Charlotte Osei, présidente de la Commission. 



10,7 millions d'électeurs se sont rendus aux urnes, et Nana Akufo-Addo, qui se présentait pour la troisième fois à la fonction suprême a remporté le scrutin avec 53,3% des voix, contre 44,4% pour son adversaire, le président sortant. 



Le président du Ghana, John Dramani Mahama, qui était en lice pour un second mandat, a appelé le chef de l'opposition pour le féliciter vendredi soir de sa victoire, a annoncé le porte-parole de son parti. 



Oui, il a concédé sa défaite, a déclaré à l'AFP George Lawson, porte-parole du Nouveau congrès démocratique (NDC), alors que l'opposition fêtait déjà sa victoire dans les rues d'Accra, à coups de feux d'artifice. 



Il a appelé pour concéder sa défaite et nous sommes extatiques, a confirmé la porte-parole du principal parti d'opposition, le Nouveau Parti Patriotique (NPP), Oboshie Sai Cofie. 



Des centaines de partisans, tout habillés de blanc, se sont rassemblés devant la modeste résidence de M. Akufo-Addo, pour célébrer leur victoire, 48 heures après la fermeture des bureaux de vote. 



Le candidat du NPP avait déjà prononcé jeudi soir un discours triomphant s'affirmant vainqueur de l'élection présidentielle, alors que ni la Commission électorale, ni le parti du président sortant (NDC) n'avaient fait d'annonce officielle. 



Je pense que les Ghanéens peuvent être extraordinairement fiers, a déclaré l'un des observateurs du scrutin, Johnnie Carson, de l'Institut national démocratique. 



Le Ghana s'est distingué pendant ses 25 dernières années comme étant un pays d'intégrité et de transparence, a-t-il ajouté. 



Le premier mandat de M. Mahama, figure charismatique et réputé proche du peuple, a été entaché par un ralentissement de la croissance et par des scandales de corruption au sein de l'administration. 


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Accra - AFP / 09 décembre 2016 22h10 - Le président du Ghana, John Dramani Mahama, qui était en lice pour un second mandat, a appelé le chef de l'opposition, Nana Akufo-Addo, pour le féliciter vendredi soir de sa victoire à la présidentielle, a annoncé le porte-parole de son parti. 



Oui, il a concédé sa défaite, a déclaré George Lawson, porte-parole du Nouveau congrès démocratique (NDC), à l'AFP, alors que l'opposition fêtait déjà sa victoire dans les rues d'Accra, à coups de feux d'artifice. 



Il a appelé pour concéder sa défaite et nous sommes extatiques, a confirmé la porte-parole du principal parti d'opposition, le Nouveau Parti Patriotique (NPP), Oboshie Sai Cofie. 



Des centaines de partisans, habillés de blanc des pieds à la tête, se sont rassemblés devant la modeste résidence de M. Akufo-Addo, pour célébrer leur victoire, 48 heures après la fermeture des bureaux de vote. 



Ils dansaient depuis des heures déjà, pour fêter une victoire qui s'annonçait plus que certaine, selon les prévisions de médias locaux, tout au long de cette longue attente.



Le candidat du NPP, qui se présente pour la troisième fois à la magistrature suprême, a déjà prononcé jeudi soir un discours triomphant s'affirmant vainqueur de l'élection présidentielle, alors que ni la Commission électorale, ni le parti du président sortant (NDC) n'avaient fait d'annonce officielle. 



Vendredi soir, la Commission a confirmé la tendance, sans donner de score officiel. 



C'est mon rôle et mon privilège de déclarer Nana Addo Akufo Addo président de la république du Ghana, a annoncé Charlotte Osei, présidente de la Commission électorale. 



Je pense que les Ghanéens peuvent être extraordinairement fiers, a déclaré l'un des observateurs du scrutin, Johnnie Carson, de l'Institut national démocratique. 



Le Ghana s'est distingué pendant ses 25 dernières années comme étant un pays d'intégrité et de transparence, a-t-il ajouté. 



Le premier mandat de M. Mahama, figure charismatique et réputé proche du peuple, a été entaché par un ralentissement de la croissance et par des scandales de corruption au sein de l'administration. 


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9 décembre 2016 5 09 /12 /décembre /2016 21:23
Cinq Chinois interpellés pour présence irrégulière dans une zone minière centrafricaine 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2016-12-09 10:46:41 La police centrafricaine a arrêté cinq ressortissants chinois à Bangandou, une zone minière située au sud-ouest de Centrafrique où leur présence a été jugée irrégulière.

 

L’arrestation des Chinois a été rendue publique ce vendredi par les services du commissariat du port au centre-ville de Bangui où ils ont été transférés.



Toutefois, les faits remontent au lundi, jour où venant du Cameroun les Chinois sont tombés à Bangandou sur une patrouille de la police des frontières.



Selon la police, quatre d’entre eux détiennent des passeports chinois douteux là où le cinquième interpellé n’avait sur lui aucune pièce d’identité.



Leur présence viole le code minier centrafricain qui stipule qu’il faut avoir une autorisation et payer une taxe de trois cent mille FCFA pour s’adonner aux activités minières.



Ces Chinois auraient des complicités parmi les autorités tant locales que minières et leur interpellation qui atteste de la persistance de la fraude, risque de porter un coup au processus de levée totale de l’embargo sur le diamant de Centrafrique par le processus de Kimberley. 

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=4869903#sthash.p7Z4eDWh.dpuf

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9 décembre 2016 5 09 /12 /décembre /2016 19:27
Crise en RDC: l'UE s'apprête à sanctionner sept hauts responsables du régime Kabila

 

 


Bruxelles - AFP / 09 décembre 2016 18h58 - L'Union européenne s'apprête à sanctionner sept hauts responsables de la République démocratique du Congo (RDC) accusés d'y entraver le processus démocratique, à l'approche du 20 décembre, terme du mandat du président Joseph Kabila, ont indiqué vendredi plusieurs sources européennes.



Les gels d'avoirs et interdictions de séjour dans l'UE ciblant ces sept personnalités --essentiellement des responsables sécuritaires, selon l'une de ces sources -- pourraient être décidés lundi à l'occasion d'une réunion à Bruxelles des ministres des Affaires étrangères des 28.



Les sanctions seront certainement sur la table, a déclaré un haut responsable européen. Et elles devraient être adoptées, d'après un diplomate.



Au niveau technique, c'est prêt, mais la décision politique doit être prise par les ministres, a tempéré un autre diplomate européen, s'exprimant lui aussi sous couvert de l'anonymat.



Selon lui, une petite minorité parmi les 28 souhaiterait attendre jusqu'au 20 décembre pour voir si la médiation en cours menée par l'épiscopat catholique congolais peut déboucher sur une sortie de crise.



Joseph Kabila est au pouvoir depuis 2001 et ne donne aucun signe de vouloir en partir, alors que la Constitution lui interdit de se représenter.



Le 20 décembre marque la fin de son mandat, mais l'élection présidentielle n'aura pas lieu cette année comme initialement prévu, ce que l'opposition dénonce depuis déjà des mois.



- 'Effet dissuasif notable' -



L'objectif des négociations en cours à Kinshasa est de trouver un accord permettant d'organiser une transition jusqu'à l'élection du successeur de M. Kabila, dont l'UE souhaite qu'elle intervienne le plus tôt possible en 2017.



En décidant de sanctions individuelles contre des proches du président, les pays de l'UE mettraient ainsi leurs menaces à exécution. 



Le 17 octobre, les 28 chefs de la diplomatie s'étaient dits prêts à sanctionner ceux qui sont responsables de graves violations des droits de l'homme (...) ou qui feraient obstacle à une sortie de crise consensuelle, pacifique et respectueuse de l'aspiration du peuple congolais à élire ses représentants.



Parmi les sept personnalités ciblées, certaines le sont pour le rôle prépondérant dans la répression meurtrière des manifestations d'opposants en septembre, d'autres parce qu'elles entravent la tenue d'élections, selon plusieurs sources.



Les 19 et 20 septembre, des émeutes avaient éclaté à Kinshasa en marge d'une manifestation du Rassemblement de l'opposition constitué autour du parti d'Étienne Tshisekedi, opposant historique en RDC. Une cinquantaine de personnes avaient été tuées.



L'opposition brandit la menace de nouvelles manifestations pour faire partir Joseph Kabila, ce qui pourrait replonger l'ancienne colonie belge --déjà ravagée par deux guerres entre 1996 et 2003-- dans une spirale de violence incontrôlable.



Dans un communiqué publié vendredi, plusieurs ONG internationales, parmi lesquelles Human Rights Watch (HRW), la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH) ou encore Reporters sans frontières (RSF) ont appelé l'Europe a emboîter le pas aux États-Unis qui ont déjà pris des sanctions ciblées contre trois responsables sécuritaires congolais.



Jugeant que ces mesures américaines ont eu un effet dissuasif notable et ont ébranlé les personnes impliquées le communiqué appelle l'Union européenne et Washington à étendre les sanctions ciblées contre les personnes principalement responsables de la récente répression violente et d'autres violations graves des droits humains en République démocratique du Congo.


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UE/États-Unis : Appel à sanctionner de hauts responsables en RDC

 

 

Des mesures urgentes sont nécessaires pour dissuader les violences et la répression à grande échelle


 

(Kinshasa, New York, Bruxelles, Paris) – L’Union européenne et les États-Unis devraient étendre les sanctions ciblées contre les principaux responsables de la récente répression violente et d’autres violations graves des droits humains en République démocratique du Congo, a déclaré aujourd’hui une coalition de 72 organisations congolaises et 15 organisations internationales de défense des droits humains.



Dix jours avant le 19 décembre 2016, date butoir marquant la fin du second et dernier mandat du Président Joseph Kabila autorisé par la constitution, celui-ci n’a toujours pas pris d’engagement clair sur son retrait du pouvoir. Parallèlement, la répression du gouvernement contre les activistes pro-démocratie, l’opposition politique, les manifestants en grande partie pacifiques et les médias s’est intensifiée à une vitesse alarmante.



« L’imposition de sanctions ciblées contre de hauts responsables, en particulier avant le 19 décembre, pourrait aider à éloigner la RD Congo du bord du précipice et éviter une plus grande répression violente. Une telle action montrerait que les conséquences ne cesseront de s’accroître pour le gouvernement au fil des jours. » a déclaré Me Georges Kapiamba, président de l’Association congolaise pour l’accès à la justice (ACAJ).

 

Des dirigeants d’opposition et des activistes pro-démocratie ont appelé les Congolais à descendre dans les rues si le Président Kabila restait à son poste au-delà de son mandat. Les manifestations passées laissent penser que les forces de sécurité seront présentes, promptes à faire un usage excessif de la force, y compris létale. Il y a des risques que les dirigeants politiques mobilisent les dizaines de groupes armés actifs dans l’est de la RD Congo à des fins politiques ou que les forces de sécurité nerveuses du pays se brisent si Joseph Kabila s’appuyait sur la force pour rester au pouvoir. Cela laisse craindre que le pays puisse sombrer dans une plus grande répression ou dans une violence généralisée et le chaos, avec de possibles répercussions volatiles dans toute la région.

 


Les sanctions ciblées imposées précédemment par les États-Unis contre trois responsables des forces de sécurité sur le devant de la scène des violences contre les manifestants ont eu un effet dissuasif notable et ont ébranlé les personnes impliquées, ont expliqué les organisations. Les États-Unis devraient imposer des sanctions ciblées contre des représentants de plus haut niveau.

 


En octobre, les ministres des affaires étrangères de l’UE ont affirmé que l’Union européenne « utilisera tous les moyens à sa disposition » contre les individus responsables de graves violations des droits humains, qui incitent à la violence ou « feraient obstacle à une sortie de crise consensuelle, pacifique ». En novembre, le Parlement européen a adopté une résolution appelant l’Union européenne à infliger rapidement des sanctions ciblées. L’Union européenne doit examiner la situation prévalant en RD Congo et éventuellement adopter des sanctions ciblées lors de la prochaine réunion de son Conseil des affaires étrangères le 12 décembre.



Ces sanctions compteraient, entre autres, des interdictions de voyage, le gel des avoirs et le blocage des comptes bancaires et des transactions financières liés aux individus.



« Le Président Kabila et les fonctionnaires congolais doivent recevoir un message fort leur signalant que la violation des droits des Congolais coûte cher aux personnes responsables ». Il est crucial pour la stabilité, l’État de droit et le respect des droits humains fondamentaux en RD Congo et dans l’ensemble de la région d’agir maintenant pour empêcher que la situation en RD Congo ne devienne incontrôlable. » a déclaré Ida Sawyer, chercheuse senior Afrique à Human Rights Watch.


Liste des signataires sur fidh.org



- FIN - 

Contacts presse :


Arthur Manet (français, anglais, espagnol) +33 6 72 28 42 94, presse@fidh.org 


Audrey Couprie (français, anglais, allemand) +33 6 48 05 91 57, presse@fidh.org

 

La FIDH est une ONG internationale de défense des droits humains. Elle fédère 184 organisations nationales de défense des droits humains dans 112 pays. Depuis 1922, partout dans le monde, la FIDH enquête, documente, et pousse les États à adopter des politiques respectueuses des droits humains. Elle poursuit également les auteurs de violations des droits humains et accompagne les victimes devant les tribunaux. La FIDH a son siège à Paris et des bureaux à Abidjan, Bamako, Bruxelles, Conakry, Genève, La Haye, New-York, Pretoria et Tunis.

 

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9 décembre 2016 5 09 /12 /décembre /2016 00:16
Lu pour vous : Les soldats gabonais en Centrafrique : Haro sur la médisance !

 

 

 

http://www.africtelegraph.com/ LAZARD OBIANG 8 DÉCEMBRE 2016

 

Selon un rapport de l’ONU, des soldats Gabonais de la MINUSCA sont impliqués dans une affaire d’abus sexuels. Le ministre gabonais de la défense a donné la position de son gouvernement qui craint une manipulation.

 

Devant des faits jugés graves dans l’opinion relayés dans un dernier rapport de l’ONU, le Gabon a réagi. Ses soldats déployés en Centrafrique sont cités comme auteurs d’abus sexuels. Etienne Massard Kabinda Makaga, le ministre de la Défense, a tenu à apaiser les esprits des uns et des autres.

 

Le ministre a au départ rappelé que le Gabon, par son contingent militaire est présent en Centrafrique depuis 1997. Il a avancé que son département ministériel n’est pas pour outrepasser la discipline militaire. Mais, face à cette situation, il ne peut que prendre entièrement ses responsabilités.

 

« Le ministre de la Défense rappelle qu’il a toujours veillé à la discipline et à l’éthique du soldat Gabonais ». On peut lire dans le communiqué du ministère de la défense nationale.

 

Cette réaction intervient pour mettre fin à la désinformation et la manipulation de certains médias. Le Gabon veut éviter que ces comportements n’entament le moral des troupes actuellement présent en Centrafrique.

 

Etienne Massard Kabinda Makaga a tenu à apaiser le climat. Il a rassuré que toute la lumière sera faite sur cette sulfureuse affaire. Le ministre a toutefois fait un appel à la présomption d’innocence. Même si son souhait est que ce rapport soit mis à la disposition des autorités gabonaises exclusivement pour usage officiel.

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8 décembre 2016 4 08 /12 /décembre /2016 20:50

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE 

 


Bangui le 8 décembre 2016 – La ville de Bria, au centre de la République centrafricaine à 600 km de Bangui, la capitale, est depuis le 21 novembre 2016 au cœur d’un conflit d’une violence extrême entre éléments armés rivaux. Ces affrontements ont engendré une nouvelle crise humanitaire avec plus de 12 000 déplacés. Plus de 100 personnes ont trouvé la mort du fait de cette violence à Bria et dans les axes routiers environnants. Ces affrontements ont trouvé une résonance particulière dans la préfecture voisine de la Ouaka. Au 5 décembre, on dénombrait 1 434 personnes nouvellement déplacées dans la ville de Bambari, chef-lieu de la préfecture. Ces mouvements de populations font suite aux affrontements dans la zone de Bakala à 60 km à l’ouest de Bambari.

 

A cet égard, le Coordonnateur humanitaire en République centrafricaine, Fabrizio Hochschild, appelle les parties au conflit à respecter sans délai le Droit international humanitaire (DIH). Dans les termes les plus forts, il a condamné les violations du DIH par les éléments armés. Leurs agissements violents engendrent de nouveaux défis à la protection des civils et à l’accès aux populations vulnérables. A Bria par exemple, des civils sont confinés dans leurs quartiers et le site de déplacés de PK3 sans possibilité de mouvement à travers la ville, de peur d’être attaqués en raison de leur appartenance ethnique.

 

«A Bria et à Bambari ainsi que sur toute l’étendue du territoire, ces infractions sont intolérables et constituent un délit au regard de la justice internationale» selon Fabrizio Hochschild. «J’insiste particulièrement sur la nécessité de respecter le caractère sacro-saint de la vie humaine et de faciliter sans aucune condition l’accès aux populations enclavées et vulnérables».

 

Ce regain de violence déplorable a contraint les acteurs humanitaires à réduire temporairement l’ampleur de leur présence à Bria et ses environs ainsi qu’à Bambari. «Il convient toutefois de souligner que la famille des humanitaires a réduit sa présence mais ne s’est pas retirée et n’a abandonné ni Bria ni Bambari» a signalé le Coordonnateur humanitaire. «Malgré les affrontements ouverts à Bria et une situation sécuritaire particulièrement délétère à Bambari, ils ont maintenu la présence nécessaire afin d’être en mesure de répondre aux besoins urgents des populations les plus vulnérables » a-t-il précisé.


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Ms. Yaye Nabo SENE

 
Head, Public Information |United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA)
Central African Republic (CAR) 


Email: seney@un.org | Mob: +236 70087565 | Skype: yayenabosene 


car.humanitarianresponse.info | unocha.org/car | humanitarian.id | reliefweb.int 

LE COORDONNATEUR HUMANITAIRE EN RCA APPELLE LES ELEMENTS ARMES A RESPECTER LE DROIT INTERNATIONAL HUMANITAIRE SANS DELAI
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8 décembre 2016 4 08 /12 /décembre /2016 20:45
Nouvelles nationales sur APA
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La Centrafrique se dote un budget de 191 milliards de FCFA

 

APA Bangui (Centrafrique) 2016-12-08 15:43:38 Le budget de l’année 2017 en Centrafrique, d’un montant de 191 milliards de FCFA, est soumis ce jeudi, à l’examen des députés


Ce projet de budget, défendu par le ministre du Plan, et de l’Economie, Félix Moloua, est présenté à l’assemblée nationale trois semaines après la table ronde des bailleurs tenue à Bruxelles où le gouvernement a obtenu une promesse de financement de 1 130 milliards de CFA. 



Ce budget, selon Félix Moloua , cadre bien avec la situation de la République Centrafricaine et prend en compte toutes les préoccupations à savoir la réconciliation nationale et le développement. 



Ce budget présente toutes les opportunités de mobilisation des ressources internes et externes, a indiqué le ministre du Plan et de l’Economie.



Il parle d’un budget ‘’ambitieux’’ qui va permettre à l’exécutif de s’attaquer aux grands défis de sortie de crise dans le pays.



C’est un budget déficitaire dont le gap sera comblé par les différentes annonces des partenaires au développement de Centrafrique. 



Il doit être adopté par les élus de la Nation avant la date butoir du 31 décembre pour qu’il soit appliqué le 1er janvier pour éviter au pays une crise financière.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=4869842#sthash.rgoJunHY.dpuf

 

 

 

Centrafrique : vers le recrutement de 500 policiers et gendarmes

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2016-12-08 13:49:21 Cinq-cents nouveaux policiers et gendarmes seront bientôt recrutés en Centrafrique grâce à l’appui de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA), a annoncé, jeudi à Bangui, le ministre en charge de la Sécurité.


Selon Jean Serge Bokassa qui s’entretenait avec la presse au terme d’une rencontre avec une délégation de la MINUSCA, les modalités du recrutement des policiers et gendarmes, leur formation et la réouverture prochaine de certains commissariats dans Bangui ont fait l’objet d’échanges entre lui et ses interlocuteurs.



La République Centrafricaine, en proie à un sérieux problème d’insécurité à cause de la multiplication des groupes armés, a un effectif réduit et vieillissant de policiers et de gendarmes.



Le pays dispose certes d’une école nationale de la police et de la gendarmerie mais depuis presque cinq ans il n’y a pas eu de recrutement, soit à cause d’un manque de moyens financiers, soit du fait de la crise militaro-politique qui a eu un impact négatif sur le fonctionnement de l’Etat.



Dans tous les cas, les modalités de ce recrutement annoncé doivent être bien définies pour qu’on ne retombe pas dans les travers des précédents recrutements fondés essentiellement sur des bases partisanes. 



Cela explique pourquoi la population n’a pas confiance aux forces de l’ordre.
 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=4869825#sthash.8mNeHK0C.dpuf

 

 

Visite en Centrafrique d'une délégation du port autonome de Douala 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2016-12-08 13:42:33 Une délégation du port autonome de Douala a entamé ce jeudi en Centrafrique une visite de travail destiné à explorer les voies et moyens de rendre fluide le trafic de marchandises entre ces deux pays.


Le trafic de marchandises est devenu si intense au point que les autorités portuaires camerounaises ont émis le souhait d’ouvrir en terre centrafricaine certains de leurs services pour activer les échanges. 



Avec la présence de la mission onusienne, le port de Douala est devenu une plaque tournante des trafics centrafricains.



Pays enclavé, la RCA importe et exporte la majorité de ses produits à partir du port de Douala où elle dispose des guichets uniques des douanes et autres services.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=4869824#sthash.RZUqRCX6.dpuf

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8 décembre 2016 4 08 /12 /décembre /2016 20:40
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Un comité de trois organes pour absorber les fonds promis à Bruxelles

 

http://rjdh.org/ PAR JEAN FERNAND KOENA LE 8 DÉCEMBRE 2016

 

BANGUI, le 8 Novembre 2016(RJDH)—Trois semaines après la table ronde de Bruxelles, le Ministre du Plan Félix Moloua a présenté la structure d’absorption de fonds à savoir : Un organe politique dirigé par Touadera, un organe de décision où siègent les partenaires et un secrétariat technique permanent pour faire le rapport et mesurer le niveau de décaissement des fonds. Précision apportée dans une interview que le Ministre du Plan a accordée au RJDH hier, 07 décembre à Bangui.

 

RJDH : Monsieur Félix Moloua Bonjour !

 

Felix Moloua : Bonjour monsieur le journaliste.

 

RJDH : Vous venez de présenter devant la représentation nationale les grands axes du projet de Loi de finances 2017. Pouvez-vous nous dire quels sont les grands axes de document ?

 

FM : Le projet de Loi que je viens de présenter en lieu et place de mon collègue des Finances présente en termes de besoins et de dépenses, je crois que pour la Loi de finance, le montant qui a été estimé par le Ministère des finances prend en compte toutes les préoccupations et s’élève autour de 191 milliards et c’est un montant qui a été revu à la hausse compte tenu de tous les défis que nous avons. Maintenant les dépenses, vous savez que nous sommes en période de crise et les défis sont énormes et je sais que par rapport à 2016, ce niveau est élevé et passe de 174 milliards à 191 milliards de Francs CFA.

 

Ce projet de Loi de finances présente toutes les opportunités pour mobiliser les ressources du point interne et externe, notamment en termes de don sur les projets, ainsi que de l’aide budgétaire avec l’appui de nos partenaires traditionnels aussi tous les efforts qui doivent être consentis pour mobiliser les ressources domestiques, c’est-à-dire internes.

 

Voilà donc la grande structuration de la Loi de finances de 2017. Mais ce qu’il faut donc avouer, c’est que le ministère des Finances a fait un travail exceptionnel pour qu’à ce jour, le projet de Loi soit sur la table de l’Assemblée Nationale. C’est un effort par rapport aux nouvelles dispositions au niveau de la communauté économique régionale, c’est-à-dire au niveau de la CEMAC. Il y a des réformes et le Ministère des Finances a tenu compte pour respecter cela  et respecter les engagements du Fonds Monétaire International (FMI). Ce document est donc soumis à examen et j’espère que mon collègue sera là, pour rentrer dans les détails afin de répondre aux préoccupations que pourraient soulever les Députés.

 

RJDH : Monsieur le Ministre, vous avez évoqué la mobilisation interne qui nous fait penser à la fiscalité et à l’impôt. Pouvez-vous nous dire si l’impôt de capitation est aussi consigné dans le budget ?

 

FM : A ma connaissance pour le moment, il n’en est pas question. Il y a d’autres opportunités pour agrandir l’assiette fiscale, il faut d’abord commencer à couvrir toutes les zones. Vous savez que nous pouvons faire plus si la sécurité revient sur toute l’étendue du territoire. Je crois que cela permettra au Ministère des Finances et aux régis financières de pouvoir mobiliser assez de ressources domestiques. En tout cas, si on arrive à augmenter le niveau de ces ressources domestiques, je crois que nous pourrions réduire le gap. C’est vrai que nous comptons sur l’appui extérieur, mais il faudrait, pour des efforts durables, compter sur nos ressources propres. Nous avons des possibilités pourvu que nous fassions tous des efforts en faveur de la paix et de la sécurité sur tout le territoire.

 

RJDH : le Président Faustin Archange Touadera a annoncé la mise en place d’un comité d’absorption de fonds sans proposer un contenu réel de ce comité. Comment allez-vous faire pour mobiliser les ressources annoncées par les partenaires au développement de la RCA ?

 

FM : le Président de la République a répondu aux préoccupations de la communauté internationale qui n’a sans cesse manqué de lui poser la question sur notre capacité d’absorption de ces ressources. Effectivement, ce n’était pas au lendemain, mais c’est une première réponse. Donc un signal fort qui prouve toute la volonté du Chef de l’Etat pour être à la hauteur de l’utilisation des ressources qui pourraient provenir des annonces de Bruxelles.

 

Le problème n’est pas au niveau du contenu, c’est un dispositif qui est structuré qui a donc trois organes. Premier organe sera piloté par le Chef de l’Etat et qui va traiter les questions purement politiques.

 

Le second panier, c’est un organe de décision, donc un comité directoire conjoint qui réunira tous les partenaires qui ont fait des annonces et le troisième organe c’est le secrétariat politique permanent. C’est ce secrétariat qui aura le devoir de donner la visibilité sur ces ressources et comment rendre compte et se passer des annonces au décaissement pour nous permettre d’avoir des rapports sur l’exécution des actions contenues dans le plan.

 

Maintenant c’est de rendre opérationnel ce secrétariat politique permanent et c’est dans ce sens-là qu’automatiquement après Bruxelles, il faut relever que la communauté internationale a décidé de nous accompagner et continue de faire preuve de cet accompagnement. Car aussitôt après Bruxelles la Banque Mondiale a accepté de mobiliser les ressources pour recruter un consultant international devant nous aider à mettre en place ce secrétariat technique permanent.

 

Une fois que le travail en train d’être fait, une fois que les termes de références sont clairement définis pour le suivi des annonces de Bruxelles et la mise en œuvre du Plan de Relèvement et de Consolidation de la Paix, pour la coordination il faut communiquer autour de ces actions. Nous pourrons avoir le profil des compétences devant travailler dans ce secrétariat politique permanent. Et c’est ce travail que nous sommes en train de faire parce que ce secrétariat technique va pouvoir nous alerter et nous mettre à dispositions des éléments de décision ou s’il y a des blocus quelque part, nous seront avec tous les partenaires au niveau du comité directoire technique pour nous pencher sur les obstacles et pour les lever d’une manière rapide les ressources. Donc ce n’est pas question de contenu. Nous savons ce qu’il faut faire, il faudrait donner la forme et recruter les compétences dans ce secrétariat technique permanent et c’est ce travail qui a déjà commencé. D’ici peu, le consultant international sera en place, nous allons travailler et il y aura un premier draft d’ici la fin de la semaine.

 

RJDH : Lors de la table ronde de Bruxelles, certains partenaires n’ont pas répondu à l’appel ou fait des annonces. Nous voulons citer la CEEAC, l’Union Africaine qui comptent organiser sa table ronde en faveur de la RCA, alors quel est le niveau d’engagement et de collaboration entre vous et ces institutions ?

 

Il ne faut pas dire cela. Dès le début de l’élaboration de ce Plan de Consolidation et de Relèvement de la Paix, toutes ces institutions étaient impliquées. Elles font bien partie du comité directeur conjoint dont j’avais la présidence et c’est avec tous ces représentants que nous avons travaillé. Et à Bruxelles, l’Union Africaine et la CEEAC ont pris la parole. Au niveau africain, la CEEAC fait partie de notre communauté économique régionale avec qui nous sentons la solidarité africaine déjà. Donc on ne va pas dire qu’ils vont faire leur chose à part. Maintenant, pour démontrer cette solidarité, l’Union Africaine a souhaité et envisagé organiser son prochain Sommet, une réunion avec tous les pays africains, pour apporter un appui à la République Centrafricaine et cela est un plus qui témoigne à suffisance que nous ne sommes pas seuls. Car, non seulement les pays africains sont derrière nous mais toute la communauté internationale est avec nous.

 

RJDH :Joseph Bendounga, président du MDREC dans une interview accordée au RJDH a affirmé que vous avez balbutié devant les partenaires lors de cette table ronde Bruxelles. Qu’en dites-vous ?

 

FM :Ah je l’ai pas vu à Bruxelles, je ne sais pas de qui il tire cette information, cela n’engage que lui. Je ne crois pas qu’on est au niveau de ce genre d’analyse. Je crois qu’il a lui-même lu ce document et ce qu’il contient. Ce n’est pas qu’à Bruxelles que j’ai présenté ce document, je l’ai présenté à New-York, à Washington, à Yaoundé et un peu partout. Depuis les présentations que j’ai faites, c’est la première fois que et cela ne vient pas de l’extérieur mais c’est des gens qui parfois ne sont pas au niveau de l’information qui racontent cela. Aujourd’hui, nous savons qu’il y a eu des annonces et la communauté internationale est mobilisée pour nous appuyer autant qu’on se mette ensemble. Moi je voudrai bien le rencontrer pour qu’on en discute, j’ai besoin des idées.

 

RJDH : Il a demandé un large consensus autour des retombés de Bruxelles que répondez-vous ?

 

FM :Quelle rencontre consensuelle ? Pour parler de quoi exactement ? Il faut qu’on se le dise, on a toutes les informations qui sont là. Après Bruxelles nous avons tenu une conférence de presse avec tous les partenaires, il faut écouter ce qu’ils disent. La population a besoin des réponses urgentes et d’abord nous avons commencé à travailler avant même d’aller à Bruxelles. Je crois qu’après l’investiture du Président, à mon premier déplacement à Bruxelles au mois d’avril, la communauté internationale a commencé à se mobiliser pour dire que la population centrafricaine doit bénéficier de la dividende de démocratie. Et c’est ainsi qu’avant Bruxelles, des actions sont déjà menées sur le terrain. J’ai été sur le terrain et lancé plusieurs projets de réhabilitation des infrastructures scolaires et routières. Et on a bien d’autres choses à faire et nous nous sommes  convenus avec les partenaires pour aller de l’avant. L’heure n’est pas à la théorie pour se lancer des flèches et si ce monsieur veut contribuer, qu’il apporte des éléments. La preuve : si cela ne n’était pas bien perçu, on n’allait pas avoir ce niveau d’engagement et de promesses.

 

RJDH : M le ministre je vous remercie !

 

FM : c’est à moi de vous remercier

 

Propos recueillis par Jean Fernand Koena

 

 

Centrafrique : Le Bambou de Chine très prisé par la population de Birao

 

http://rjdh.org/ PAR JUVENAL KOHEREPEDE LE 8 DÉCEMBRE 2016

 

BANGUI 8 décembre 2016 (RJDH) : le bambou de Chine est vital pour la ville de Birao. Il est utilisé pour la clôture des maisons d’habitation, dans l’alimentation,… cet arbre est aussi sources des récurrentes incursions soudanaises qui le déciment.

 

A l’instar d’autres communautés qui utilisent le Bambou dans leur quotidien comme matière première pour construire leurs maisons et produit alimentaire, Birao ne fait pas exception. Dans cette partie de la Centrafrique, le Bambou compense le bois et il est aussi sujet de braconnage de la part des voisins soudanais car, son utilisation dépasse le simple cadre de sa transformation en meubles.

 

A Birao, un petit tour dans la ville et vous saurez les bienfaits faits du Bambou de Chine dans cette partie de la RCA cernée par le Tchad et le Soudan. Au coin de certaines rues, l’on aperçoit des ateliers sous lesquels, le Bambou de Chine est utilisé  dans la fabrication de meubles. Ce que nous confirme Idriss, ce menuisier qui déclare que « nous fabriquons des lits, des escarbots ou des chaises avec cet arbre».

 

Outre les tiges de Bambou utilisées dans la menuiserie, ses racines constituent un aliment très apprécié par certains habitants. Selon Oumar Fotor« c’est le bambou de Chine qui  nous a sauvé la vie durant cette période crise, on prépare ses racines pour les manger. Il a le même gout que le mil ».

 

Du coupeur de Bambou aux fabricants de chaises, de fauteuils, …. Toute la chaine tire les bienfaits de cette graminacée. La coupe de Bambou et sa vente sont une activité lucrative a encore témoigné Oumar Fotor qui souligne que « nous les vendons par bottes, on gagne jusqu’à 50.000 frs ». Ce chef a aussi précisé que « c’est une grâce divine, car le Bambou de Chine pousse à l’état sauvage ».

 

Vu son utilité, le Bambou qui est la plus grande graminacée est menacé de disparition pour son abattage et braconnage.

 

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