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14 février 2020 5 14 /02 /février /2020 16:44
L’ACCORD DE PAIX SIGNE DOIT ETRE MIS EN OEUVRE
L’ACCORD DE PAIX SIGNE DOIT ETRE MIS EN OEUVRE

Lu pour vous

 

L’ACCORD DE PAIX SIGNÉ IL Y A UN AN DOIT ÊTRE MIS EN ŒUVRE POUR UNE « PAIX DURABLE » EN CENTRAFRIQUE

 

https://www.afrique-centrale.fr/ 10 h 44 min par Rédaction

 

Après une visite en République centrafricaine, un expert indépendant des Nations Unies a déclaré que tout le monde devait prendre les mesures nécessaires pour appliquer efficacement l’accord de paix signé à Bangui il y a un an.

« Le premier anniversaire de l’Accord de paix de Khartoum, célébré le 6 février, a permis à toutes les parties de revoir sa mise en œuvre, ce qui conduira à une paix durable », a indiqué Yao Agbetse, expert indépendant sur la situation des droits de l’homme en République centrafricaine.

En soulignant que l’accord autorisait des groupes armés à rejoindre le gouvernement, il a précisé que cela était considéré comme « un symbole de l’unification de la République ».

« Mais, pour que l’accord soit efficace, toutes les parties doivent appliquer sincèrement ses dispositions et des mesures de justice doivent être prises ».

Une attention portée à la situation sécuritaire

Au cours de sa visite, M. Agbetse a pris note de la réforme en cours du secteur de la sécurité ainsi que du début du processus de désarmement, démobilisation, réintégration et rapatriement (DDRR) par lequel les armes sont physiquement retirées aux ex-belligérants, les groupes armés sont dissous et les anciens combattants sont réintégrés dans la société civile.

Il a exhorté toutes les parties concernées à mobiliser les ressources techniques et financières nécessaires pour mettre en œuvre le processus national le plus tôt possible.

Malgré les mesures déjà prises pour améliorer la situation en matière de sécurité, beaucoup reste à faire pour empêcher une résurgence de la violence, garder les jeunes à la maison, soutenir le processus de paix et punir les violations des accords de paix, a rapporté l’expert de l’ONU.

Il a observé qu’en dépit des efforts louables des acteurs locaux, les fermetures d’écoles, en particulier dans les campagnes, forcent les enfants à quitter le système éducatif, les rendant vulnérables à la traite des êtres humains et au recrutement par des groupes armés.

Justice transitionnelle

M. Agbetse a appelé l’Assemblée nationale à adopter rapidement plusieurs projets de loi requis par l’accord, notamment sur la liberté de communication et la création d’une commission vérité, justice, réparation et réconciliation.

Ayant été informé de la création d’institutions de justice transitionnelle, il a souligné qu’il importait « qu’elles disposent des ressources appropriées pour mener à bien leur mission ».

« Une assistance rapide et substantielle de partenaires internationaux est essentielle », a-t-il alerté.

Il a affirmé que la communauté internationale continue de soutenir l’organisation des élections présidentielles dans les délais constitutionnels, affirmant que « tous les acteurs, y compris les partis politiques et les médias, doivent s’abstenir de tout discours de haine et éviter d’inciter à la haine ».

« Des mesures nécessaires pour des élections pacifiques doivent être prises dès maintenant », a conclu l’expert de l’ONU.

Yao Agbetse présentera ses conclusions au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies lors d’un dialogue interactif de haut niveau prévu le 18 mars.

 

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14 février 2020 5 14 /02 /février /2020 16:32
Le Gouvernement Centrafricain et l’Union Européenne s’accordent

 

Centrafrique : Le Gouvernement Centrafricain et l’Union Européenne s’accordent sur les priorités politiques du pays

 

BANGUI, le 13 février 2020 (RJDH)---Le gouvernement centrafricain et l’Union Européenne se sont accordés sur les priorités politiques et stratégiques à l’issue du dialogue politique entre les deux parties mercredi 12 février. Cinq points ont été débattus au cours de cette rencontre entre autres l’appui budgétaire à la mise en œuvre de l’accord de paix et au processus électoral.

Cette nouvelle session du dialogue politique répond à la volonté des relations entre l’UE et les pays ACP (Afrique, Caraïbe, Pacifique) pour discuter de façon soutenue et régulière sur toutes les questions d’intérêt mutuel prévue par l’article 8 de l’accord de Cotonou.

Les deux parties ont abordé toutes les grandes priorités du partenariat multidimensionnel, notamment la coopération pour le développement, mais aussi la mise en œuvre de l’accord de paix, les élections, la bonne gouvernance, la justice et les droits de l’homme et la réforme du secteur de sécurité, domaines dans lesquels l’UE joue un rôle de premier plan en tant que partenaire et bailleur de la RCA.

Un appui salué par le porte-parole du gouvernement, Ange Maxime Kazagui, qui a indiqué tout est prioritaire et urgent pour le pays. « Nous avons un pays en relèvement dans lequel tout est urgent, tout est prioritaire. Mais aujourd’hui, nous nous concentrons sur la restauration de l’autorité de la paix à travers les instruments que nous nous sommes donnés à travers l’APPR. Il faut que le DDR soit fait, que les USMS soient opérationnelles. Donc, nous devons tout faire pour que nous allions à des élections apaisées, transparentes », dit-il.

Dans le même ordre d’idée, Samuela Isopi, ambassadeur de l’Union Européenne en Centrafrique, reconfirme l’engagement de l’UE en faveur des élections à travers un soutien financier global programmé de 17,5 millions d’euros. « Le soutien de l’UE au processus est de permettre au gouvernement et aux institutions concernées effectivement de respecter le calendrier qui est prévu. Nous avons reçu aussi la confirmation d’une adoption formelle que l’Union Européenne apportera au programme qui sera géré par le PNUD », a indiqué Samuela Isopi.

Les financements de l’UE en appui aux différents piliers de l’accord de paix, notamment la consolidation de l’Etat et de ses institutions, la restauration de l’autorité de l’Etat, la justice et la réconciliation, la réintégration dans les USMS (formation des premiers 539 éléments à Bouar), se situent depuis la signature de l’APPR à plus de 250 millions d’euros. Depuis 2014, l’UE a mobilisé environ 900 millions d’euros en appui à la RCA dont bénéficie la moitié de la population centrafricaine à travers le Fonds Bêkou.

Vianney Ingasso

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14 février 2020 5 14 /02 /février /2020 16:00
LA JUSTICE ORDINAIRE A MONTRÉ SES DENTS, POUR LES CRIMES DE BANGASSOU

Lu pour vous

 

CENTRAFRIQUE : LA JUSTICE ORDINAIRE A MONTRÉ SES DENTS, POUR LES CRIMES DE BANGASSOU

 

https://www.justiceinfo.net/ 10/02/2020 PAR GAËL GRILHOT, NOTRE CORRESPONDANT À BANGUI

 

l'issue d'un procès hors normes pour la Centrafrique, le verdict est lourdement tombé, vendredi 7 février à Bangui. Cinq chefs de milice anti-balakas ont été condamnés à la perpétuité, pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité commis à Bangassou (Sud-Est) en 2016 et 2017.

Des cris, des ruades, des coups de pieds envoyés dans le mobilier de la salle. Accueilli dans un premier temps dans le calme, le verdict de la session criminelle de la Cour d’appel de Bangui a fait réagir les condamnés quelques minutes plus tard, le temps pour eux de réaliser qu’ils passeraient une bonne partie de leur vie derrière les barreaux. Pour tous les accusés et pour les chefs en particulier, les peines prononcées sont lourdes : Kevin Bere Bere, Romaric Mandago, Crépin Wakanam (alias Pino Pino), Patrick Gbiako, Yembeline Mbenguia Alpha, les cinq principaux leaders des groupes d'autodéfense anti-balakas de Bangassou (Sud-Est de la Centrafrique) ont chacun été condamnés à une peine de travaux forcés à perpétuité.

« Ils auraient mérité la peine de mort », avait lancé le procureur général Eric Didier Tambo lors de son réquisitoire, avant d’invoquer le « respect de la parole donnée » à la communauté internationale, pour requérir la perpétuité. La Cour l'a suivi en ce qui concerne les chefs de groupes, mais elle a allégé les peines demandées pour les 23 autres miliciens, pour lesquels il avait requis 20 ans de prison ferme. Ces derniers écopent de peines de 10 ans de prison ou de 15 ans de travaux forcés pour association de malfaiteurs, détention illégale d'armes de guerre et de munitions et assassinats. Tous sont condamnés à payer des sommes importantes aux victimes, à titre de dommages et intérêts. Leurs biens mobiliers et immobiliers seront confisqués à cet effet.

DES EXACTIONS QUI ÉCŒURENT (DÉFENSE)

Les cinq chefs anti-balakas sont les premiers à avoir été condamnés à la fois pour crimes contre l'humanité et pour crimes de guerre, à l'issue d'un procès hors norme pour la Centrafrique. Certes, la Cour criminelle de Bangui n'a pas levé toutes les zones d'ombre qui continuent de planer sur les crimes commis à Bangassou en 2016 et 2017. Mais les débats contradictoires notamment autour d'une réunion, le 3 septembre 2016, regroupant des autorités de Bangassou (dont le sous-préfet) et des dignitaires religieux, ont permis d'en savoir plus sur la création des groupes d'autodéfense.

Un contexte historique et local invoqué tant à charge qu’à décharge. L'absence d'Etat, les incursions passées de la coalition Seleka dans la région, l'insécurité généralisée en RCA : pour les avocats de la défense, cela explique la constitution des milices locales d’auto-défense anti-balakas. « Nous ne nions pas que nos clients ont commis des exactions qui écœurent, a affirmé maître Anatole Maïtovo lors de sa plaidoirie, mais ils ont agi en tant qu'êtres humains […] Ces groupes n'étaient pas constitués pour faire le mal », insiste-t-il. Même s'il ajoute : « Ces enfants ont été à un moment dans la folie », et tente même : « Ceux qui se disent témoins ou victimes ont aussi pris les armes. »

ILS S’EN PRENAIENT À TOUS (PARTIE CIVILE)

Du côté des parties civiles, on précise. « Ce sont les autorités locales qui ont permis aux groupes d'autodéfense de se reconstituer », dit Mathias Morouba, pour qui la responsabilité de l'Etat est engagée. Oui, les hommes de la Seleka – qui ont renversé le président François Bozizé en mars 2013 – sont venus. Ils ont pillé et volé. Mais trois ans plus tard, ils n'étaient plus là au moment des faits incriminés. Et les crimes des miliciens ont dépassé tous les degrés de cruauté. « Combien de personnes ont été déchiquetées ? Ils ont mangé. Ils sont devenus des anthropophages. Ils ont rasé tout un arrondissement (l'attaque du quartier musulman de Tokoyo, le 13 mai 2017, NDLR), 723 maisons. » Me Morouba balaye même l'argument confessionnel, prenant à témoin les nombreuses victimes chrétiennes des anti-balakas. « Ils avaient l'intention de s'en prendre à tout le monde », insiste-t-il.

Photos des prévenus en uniforme et en arme, journal de bord du « général » autoproclamé Bere Bere, PV d'audition de trois ecclésiastiques, etc. Le dossier Bangassou est très fourni. Des preuves ont été apportées par la mission des Nations unies en Centrafrique, la Minusca – une enquête minutieuse ayant été menée après l'attaque d’un de ses convois à Yongofongo le 8 mai 2017, qui a coûté la mort à quatre soldats de maintien de la paix – et par des organisations de défense des droits humains. Mais c'est certainement le visionnage, à huis clos, de films contenus dans les appareils photo des inculpés qui a emporté l'intime conviction du jury. Ces images comportaient notamment, nous a-t-on rapporté, celles d'une femme enceinte éventrée, et dont le fœtus a été arraché à son ventre.

Le procès des crimes de Bangassou, de par son ampleur, sa durée et son organisation, fera sans doute date en RCA. « À travers les débats, a affirmé le procureur Tambo à l’issue du procès, on a vu que les anti-balakas n'étaient pas des libérateurs, que c'étaient des groupes de bandits, qui ont profité de l'absence d'Etat. Je pense que cette sentence aura une conséquence dissuasive. » C’est aussi l’avis de Me Morouba, pour qui les parties civiles sont « satisfaites de cette décision ». « La Cour a reconnu la culpabilité de l'ensemble des prévenus. Les victimes ont compris que la Cour les a entendus. Tous les bourreaux doivent comprendre qu'ils devront s'expliquer un jour devant la justice. »

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14 février 2020 5 14 /02 /février /2020 15:46
RUSSIE - RCA : Objectif ravitailler l'armée centrafricaine
RUSSIE - RCA : Objectif ravitailler l'armée centrafricaine

Lu pour vous

 

RUSSIE - RCA : Objectif ravitailler l'armée centrafricaine en pleine crise politique 

 

À la veille de la présidentielle, Moscou renforce son soutien à Touadéra

Malgré l'opposition de Washington, Moscou est parvenu à ouvrir une fenêtre dans l'embargo de l'ONU pour livrer de nouveaux équipements à l'armée centrafricaine.

Moscou a obtenu un assouplissement de l'embargo sur les armes vers la RCA : "Moscou va livrer avant l'été des véhicules blindés terrestres type VHL aux Forces armées centrafricaines. Mieux : ces véhicules pourront être dotés d'armes de calibre 14,5 mm

Face aux vives réticences des Etats-Unis à assouplir l'embargo, le président centrafricain Touadéra s'est ainsi très discrètement rendu à Washington en décembre pour tenter de convaincre le secrétaire d'Etat adjoint aux affaires africaines, Tibor Nagy

 

Courrier international

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14 février 2020 5 14 /02 /février /2020 15:37
Protection de la faune : «Reproduire en RCA ce qui marche ailleurs»

Lu pour vous

 

Protection de la faune | Nestor Waliwa : «Reproduire en RCA ce qui marche ailleurs»

 

https://www.gabonreview.com/ par Stevie Mounombou  / 12 février, 2020

 

À l’instar des autres pays du Bassin du Congo, la République centrafricaine (RCA) prend part à l’atelier régional sur la protection et le suivi de la faune dans les concessions forestières, du 11 au 12 février à Libreville. À cette occasion, le directeur de la faune et des aires protégées de RCA est revenu avec Gabonreview, le 11 février, sur les ambitions de son pays en prenant part aux travaux de Libreville.

 

Gabonreview : Comment se porte la conservation de la faune dans les concessions forestières dans votre pays ?

Nestor Waliwa : En République centrafricaine, la protection de la faune dans les concessions forestières rencontre d’énormes difficultés. Nous disposons de 14 permis d’aménagement d’exploitation de la faune. Dans ce lot, une seule société applique la gestion de la faune dans sa concession forestière. Grâce à un protocole d’accord signé avec le gouvernement, cette société a œuvré à la mise en place d’une unité de lutte anti-braconnage. Ce qui n’existe pas dans les autres concessions forestières et la protection de la faune pose un véritable problème dans notre pays. Car il a été démontré que c’est l’exploitation forestière qui pose beaucoup de problèmes sur l’habitat de la faune et la conservation de certaines espèces animales dans les concessions forestières.

Concrètement, que va apporter cet atelier sous-régional à votre pays ? 

Cet atelier tombe donc à point, car il nous permettra de nous inspirer de l’expérience des autres pays pour améliorer la protection et le suivi de la faune dans les concessions forestières de notre pays.

Les difficultés de la Centrafrique sont-elles communes aux autres pays du Bassin du Congo ?

Dans la sous-région, nous avons tous des problèmes dont certains se ressemblent énormément. À l’instar du non-respect des normes par les sociétés forestières. Par ailleurs, il y a également beaucoup d’avancées. Nous sommes donc là pour prendre ce qui marche ailleurs, afin de la reproduire chez nous.

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14 février 2020 5 14 /02 /février /2020 15:14
Des entreprises russes en Centrafrique ?

 

Lu pour vous

 

Des entreprises russes en Centrafrique? Une source met les points sur les i – exclusif

 

https://fr.sputniknews.com/ 16:53 13.02.2020 Par Ksénia Lukyanova-Emelyanova

 

Malgré la déclaration de l'ambassadeur de Russie en République centrafricaine concernant la présence d’entreprises russes dans le pays, les spéculations vont bon train sur ce sujet hautement sensible. Sputnik a pu s’entretenir avec une source au sein du gouvernement centrafricain pour reposer la question.

Y a-t-il des entreprises russes en RCA et comment fonctionnent-elles? Une source au sein gouvernement centrafricain est catégorique:

«La réponse est simple. Il n'y a pas à ce jour d'entreprises russes installées en Centrafrique.»

En revanche, au cœur des discussions se trouvent des sociétés de droit centrafricain créées par des hommes d'affaires russes. La source explique que «ces entreprises sont de ce fait enregistrées en Centrafrique, mais n'ont pas d'existence légale en Russie». Donc elles ne peuvent aucunement être traitées comme des sociétés russes.

Et de rajouter: «Ce sont des sociétés de droit centrafricain, créées en Centrafrique, avec des intérêts russes. Mais cela ne leur donne pas une identité juridique russe.»

La présence russe en République centrafricaine est depuis longtemps sujette à discussions, y compris sur le plan économique. Il y une semaine, l'ambassadeur de Russie en RCA Vladimir Titorenko a mis au clair la situation, martelant qu’à l'heure actuelle, «aucune entreprise russe ne travaille» dans ce pays.

«Nous n’en sommes pas encore là»

La source au sein gouvernement centrafricain lui a emboîté le pas et expliqué à quelle condition on pourrait parler d’un changement sur le plan économique.

«Quand des entreprises de droit russe auront des filiales de droit centrafricain en Centrafrique, cela confirmera sur un plan juridique qu'il y a des entreprises russes en RCA. Nous n'en sommes pas encore là.»

Cette même question avait déjà été soulevée en octobre dernier lors de l’entretien de Sputnik avec le Président centrafricain Faustin Archange Touadéra. La société Lobaye Invest est enregistrée en RCA au nom d’un businessman russe, Evgenii Khodotov, et s'est vu attribuer plusieurs permis d'exploitation. Ce qui pourrait laisser penser que c’est une entreprise russe. Mais le président Touadéra avait alors précisé qu’il s’agissait bien d’une société «de droit centrafricain».

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14 février 2020 5 14 /02 /février /2020 15:00
Nouvelles nationales sur RFI
Nouvelles nationales sur RFI
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RCA: un député accuse un groupe armé de l'avoir empêché de circuler librement

 

RFI 13/02/2020 - 05:00

 

L'ancien Premier ministre et député Martin Ziguelé dénonce la mainmise des groupes armés sur le territoire après un incident alors qu'il allait de Bocaranga vers Man, dans la préfecture de Ouham-Pendé, son fief électoral. Il assure que lui, deux autres députés et leur garde des FACA sont tombé face à des combattants des 3R, qui les ont forcés à faire demi-tour sous la menace. Ce que démentent les 3R.

Il y a trois jours, vers 14h, le convoi de Martin Ziguelé et de deux autres députés a été arrêté par un des groupes d'hommes fortement armés appartenant aux 3R. Impossible d'aller plus loin selon l'ancien Premier ministre centrafricain, qui assure qu'ils leur ont donné le choix entre, « rebrousser chemin ou nous tirer dessus si on avance ».

Malgré la présence de soldats des FACA, Martin Ziguelé et ses amis ont donc décidé de rebrousser chemin. Une décision qui lui est restée en travers de la gorge. « Ils m’ont chassé comme un malpropre avec 24 personnes de ma délégation, avec des soldats des FACA ! s'indigne-t-il. Ils nous ont humiliés et nous avons été obligés de repartir. Comment les populations peuvent aller aux élections ? Comment les candidats peuvent circuler ? Ils contournent le territoire ? Ce n’est pas possible ! »

Le porte-parole du groupe armé des 3R jure que leurs combattants ne les ont jamais menacés de mort. Ils auraient refusé « tout simplement » le passage aux trois députés dans ce territoire sous leur contrôle. « Même la Minusca ou les représentants du gouvernement préviennent lorsqu'ils doivent emprunter cet axe », a assuré le général Siwo, au grand dam de Martin Ziguelé.

« C’est une violation flagrante des dispositions de l’accord de Khartoum [du 6 février 2019] ! proteste le député. Qui dit qu’ils devaient [les groupes armés] assurer la libre circulation des personnes et des biens. Ce qui n’est pas le cas puisqu’ils m’ont empêché de circuler. Il y a un réel problème. »

La présidence centrafricaine a dénoncé « fermement » mercredi soir ce qu'elle qualifie de « violation grave » de l'accord de paix. Et elle demande aux forces internationales et aux FACA « de faire respecter la liberté de circulation » à travers le pays, a annoncé son porte-parole, Albert Yaloké Mokpeme.

 

 

Le président de la commission ONU de consolidation de la paix en visite en RCA


RFI 14/02/2020 - 02:33

 

Le président de la Configuration RCA de la Commission de consolidation de la paix des Nations unies achève sa visite en Centrafrique. Les sujets essentiels de la visite d’Omar Hilale : la mise en œuvre de l’accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine (APPR-RCA) ainsi que l'organisation des élections.

Cette visite intervient alors que le pays commémorait les un an de l’accord de paix la semaine dernière et que la situation dans le pays reste compliquée.

Omar Hilale a appelé à faire confiance aux autorités et à la Minusca. Il a assuré que tout est entrepris pour que les élections soient organisées dans les temps. Les questions sécuritaires sont pour lui un bon signal.

« Les conditions sécuritaires dans le pays se sont améliorées. J'étais là il y a cinq ans, je viens chaque année et j’ai vu l’évolution. J’ai entendu dire que d’après certaines comptabilisations de la société civile, il y avait 70 violations par semaine. Ça veut dire même pas 10 violations par jour sur l’ensemble du territoire et parfois les violations sont minimes. »

Humanitaires pris pour cible

Mais sur le terrain, la situation reste compliquée dans certaines zones. Le CICR vient d’annoncer la suspension quasi totale de ses activités dans la région de la Nana Grébizi après une 3e attaque contre son personnel en trois mois.

Bruce Biber, le chef adjoint de la délégation du CICR à Bangui appelle à une prise de conscience « pour qu’il y ait une vraie sensibilisation, une mobilisation des autorités, des groupes armés des leaders communautaires, des leaders religieux de la société civile. » Il demande à ce « que tout le monde travaille ensemble pour lutter contre cette criminalité et cette impunité qui fait vraiment souffrir la population. »

OCHA a recensé en 2019, 306 incidents sécuritaires affectant directement le personnel humanitaire. 42 humanitaires ont été blessés, 5 ont perdu la vie.

Par ailleurs, des combats ont eu lieu dans la zone de Birao, à environ 5 kilomètres de la ville entre le FPRC et le MLCJ jeudi dans la journée. Le bilan reste incertain, mais il y aurait plusieurs morts et blessés. Le FPRC avait été repoussé de la ville de Birao par le MLCJ au mois de septembre. Depuis plusieurs semaines des éléments du FPRC s’étaient positionnés à une vingtaine de kilomètres de la ville.

 

 

Centrafrique: l'UE et les autorités discutent de la lutte contre les «fake news»

 

RFI 13/02/2020 - 01:20 Avec notre correspondant à Bangui, Charlotte Cosset

 

Un dialogue politique entre l’UE et les autorités centrafricaines, prévu par l’accord de Cotonou du 23 juin 2000, s’est tenu mercredi 12 février à Bangui. Les thématiques attendues ont été abordées : la mise en œuvre de l’accord de paix, les élections, la sécurité, la bonne gouvernance, la justice. Mais une autre thématique plus inattendue a aussi été aussi discutée, celle des « fake news ».

Les réseaux sociaux tout comme une partie de la presse locale fourmille de rumeurs et fausses informations. Et ceci pose régulièrement des problèmes de manipulation de l’opinion publique mais est aussi source de nombreuses tensions.

« Cette tendance est portée par beaucoup de vos collègues soutenus parfois par des hommes politiques, soutenus parfois par des personnes individuelles qui y ont intérêt, estime Ange-Maxime Kazagui, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement. Et je pense qu’il est de l’intérêt de nous tous d’arrêter cela, de stopper cela. Ce qui est sûr c’est que ce n’est pas un phénomène centrafricain typiquement, mais cela peut faire plus de mal en Centrafrique qu’ailleurs du fait de notre fragilité, du fait de notre histoire récente. »

Une thématique déjà abordée lors de la rencontre de 2018, mais qui a été de nouveau mise en avant. « C’est un thème que nous avons voulu remettre au cœur du débat parce qu’on a les élections d’ici 10 mois, souligne Samuela Isopi, ambassadeur de l’Union européenne en Centrafrique. Et l’on sait que lorsque l’on est confronté à des moments sensibles dans la vie d’un pays tous les acteurs qui ont un intérêt à la manipulation vont en profiter pour jouer leur jeu et occuper l’espace par des fake news. »

Plusieurs leviers sont prévus pour enrayer ce phénomène, notamment une meilleure occupation du terrain médiatique par les acteurs officiels ainsi que des formations et de la sensibilisation aux médias.

 

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14 février 2020 5 14 /02 /février /2020 14:57
Nouvelles nationales sur Xinhua
Nouvelles nationales sur Xinhua
Nouvelles nationales sur Xinhua

 

Centrafrique : 34 conseillers électoraux seront déployés dans le pays avec l'appui de la MINUSCA

 

Par : Yann |  French.china.org.cn |  le 13-02-2020

 

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) a accueilli jusqu'ici 34 conseillers électoraux pour soutenir les autorités centrafricaines dans l'organisation des prochaines élections prévues entre fin 2020 et début 2021, d'après un communiqué de la MINUSCA publié mercredi.

Ces conseillers seront déployés à la fois dans la capitale centrafricaine Bangui ainsi que dans les seize préfectures que compte le pays pour accompagner l'Autorité nationale des élections (ANE), la structure chargée de la préparation et de l'organisation des élections en Centrafrique, précise le communiqué.

En plus des conseillers électoraux, les militaires et la police de la MINUSCA continuent de travailler avec des partenaires nationaux et internationaux dans la sécurisation des prochains scrutins présidentiel et législatif, a souligné Vladimir Monteiro, porte-parole de la MINUSCA, lors d'un point de presse tenu ce mercredi.

D'après lui, la MINUSCA est mandatée pour offrir des appuis sécuritaire, opérationnel et logistique dans l'organisation des élections. En particulier, elle facilitera l'accès aux zones reculées et coordonnera l'assistance électorale internationale.

Lors du dernier sommet de l'Union africaine, le secrétaire général des Nations Unies Antonio Guterres et le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra ont fait le point sur les progrès réalisés et les défis liés à la préparation des élections en Centrafrique, a rappelé M. Monteiro.

Source: Agence de presse Xinhua

 

 

RCA: trois morts dans un affrontement intercommunautaire dans l'extrême nord-est

 

Par : Yann |  French.china.org.cn |  14-02-2020

 

Trois personnes ont été tuées et sept autres grièvement blessées dans un affrontement interethnique survenu jeudi à une dizaine de kilomètres au nord-est de la ville centrafricaine de Birao (extrême nord-est), a-t-on appris de sources locales.

D'après l'une d'elles, cet affrontement a opposé des membres de la communauté Rounga et Sara à ceux de la communauté Kara. Selon cette même source, il s'agit d'un conflit aux origines lointaines, déjà marqué par les affrontements en juillet, septembre et décembre dernier entre le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) le Mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ), deux factions rivales de l'ancien mouvement rebelle de la Séléka.

Dans un communiqué conjoint, les représentants de l'Union africaine (UA), de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) et de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) ont condamné jeudi cette résurgence des combats et ont rappelé aux belligérants du FPRC et du MLCJ que cela constituait une violation flagrante de l'accord de paix du 6 février 2019 dont ils sont signataires.

Le 6 février, le président Faustin-Archange Touadéra avait déclaré que l'heure n'était plus aux simples condamnations de principe des violations délibérées et flagrantes de l'accord de paix. Pour lui, ces condamnations, ainsi que les appels à la cessation des violences, sont compris par certains groupes armés réfractaires comme une compréhension ou une tolérance de leurs crimes et, par les populations victimes, comme une indifférence du gouvernement et de la communauté internationale vis-à-vis de leurs souffrances.

Source: Agence de presse Xinhua

 

RCA : le maire de Bangui s'oppose à un projet de manifestation contre la MINUSCA

 

BANGUI, 13 février (Xinhua) -- Le maire de la capitale centrafricaine de Bangui, Emile Gros Raymond Nakombo, s'est opposé jeudi à un projet de manifestation dans les prochains jours contre certains cadres de la mission onusienne de paix en Centrafrique (MINUSCA).

Pour Emile Gros Raymond Nakombo, il risque de compromettre les relations entre les autorités locales et les partenaires de la communauté internationale qui ont consenti d'énormes efforts pour tenter de stabiliser le pays depuis le déclenchement de la crise.

Il a incriminé une frange de la jeunesse, taxant ce projet de sabotage, et a attiré l'attention des chefs des quartiers et des maires d'arrondissement pour qu'ils soient vigilants quant à la fabrication des banderoles destinées à cette manifestation.

Les partenaires nationaux et internationaux de la République Centrafrique avaient déjà dénoncé mercredi ce projet de manifestation contre la MINUSCA, notant dans un communiqué que les auteurs et instigateurs de campagnes de désinformation, de stigmatisation et de messages de haine étaient passibles de poursuites judiciaires.

Interrogé sur ce sujet mercredi, le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, a considéré cette campagne comme visant à discréditer la mission dans le but de compromettre les progrès difficilement acquis dans le pays.

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14 février 2020 5 14 /02 /février /2020 14:34
COMMUNIQUÉ CONJOINT ONU UA CEEAC

 

COMMUNIQUÉ CONJOINT

 

L’Union africaine (UA), la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) et la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République Centrafricaine (MINUSCA) condamnent les combats qui ont éclaté ce jeudi à une quinzaine de kilomètres de Birao, préfecture de la Vakaga (nord-est de la République centrafricaine), et rappellent au FPRC et au MLCJ que cela constitue une violation flagrante de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation en République Centrafricaine (APPR-RCA) dont ils sont signataires.

L’UA, la CEEAC et la MINUSCA demandent au FPRC de renoncer immédiatement à sa tentative d’attaquer la ville de Birao et le mettent en garde contre les conséquences dramatiques des violences sur la population civile. L’UA, la CEEAC et la MINUSCA appellent également le MLCJ à éviter tout acte pouvant mener à une escalade injustifiée.

 L’UA, la CEEAC et la MINUSCA constatent que, malgré leurs nombreuses actions et initiatives auprès de la direction du FPRC, ce groupe armé prépare depuis des semaines des opérations planifiées afin d’accéder à Birao par les armes. L’UA, la CEEAC et la MINUSCA rappellent aux groupes signataires de l’Accord de paix qu’ils se sont engagés à rejeter toute violence et à recourir au dialogue et à la concertation pour le règlement de leurs différends.

 L’UA, la CEEAC et la MINUSCA soulignent que les plus hauts responsables du FPRC et du MLCJ ainsi que les commanditaires et complices de possibles violences à Birao répondront de leurs actes devant les juridictions nationales et internationales ainsi que par l’application immédiate de sanctions établies en vertu de l’article 35 de l’Accord.

 L’UA et la CEEAC soutiennent par ailleurs les mesures prises par la MINUSCA dans le cadre de son mandat de protection des civils à Birao. 

 

Bangui, le 13 février 2020

 

 

Ambassadeur Matias Bertino Matondo, Représentant spécial du Président de la Commission de l’Union africaine et Chef de la MISAC

 

 

 

Ambassadeur Adolphe Nahayo, Représentant du Secrétaire général de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) en RCA

 

 

 

M. Mankeur Ndiaye, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en République centrafricaine et Chef de la MINUSCA

 

“Une opération de maintien de la paix n’est ni une armée, ni une force antiterroriste, ni une agence humanitaire, c’est un outil qui vise à créer un espace pour une solution politique nationale”,

Antonio Guterres, Secrétaire général des Nations Unies (Conseil de sécurité, 29 mars 2018)

 

 

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10 février 2020 1 10 /02 /février /2020 23:37
Le député et Président du MLPC menacé de mort par des bandits de 3R
Le député et Président du MLPC menacé de mort par des bandits de 3R

 

Le député et Président du MLPC menacé de mort par des bandits de 3R

 

Voici ce que Martin ZIGUELE a écrit sur les résaux sociaux

 

« Cet après-midi aux environs de 14 heures au village Bourdoul à 19 kms de Bocaranga sur l'axe de Man,  avec toute la délégation du MLPC que je conduis  nous sommes tombés dans une embuscade tendue par des éléments des 3R lourdement armés et qui nous tenaient à bout de canon. 

Nous n'avons pas cédé à la panique bien que nous étions plus de 25 personnes à  bord de cinq véhicules. Ils m'ont signifié par la voix de leur état-major et en direct qu'ils ont décidé d'en finir physiquement avec moi parce que moi-même j'ai demandé par tous les médias de les neutraliser. 

Pointe d'humour noir,  ils me disent qu'ils sont surpris que je sois surpris qu'ils aient décidé de me tuer. Nous avons pu rebrousser chemin sans coup de feu et sommes tous sains et saufs à Bocaranga. Je continue la lutte quoiqu'il m'en coûte. »

 

 

NDLR : Point n’est besoin de rappeler que Martin ZIGUELE est un député de la nation et président d’un important parti politique de notre pays, le MLPC. Que des bandits armés du groupe criminel 3R dont le chef n’est autre que tristement célèbre Abass Sidiki, pourtant signataire de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation en RCA (APPR RCA) dont l’an 1 de la signature vient d’être célébré le 6 février dernier, en dit long sur la volonté réelle de ce groupe de criminel d’œuvrer au retour de la paix dans notre pays. Est-ce avec de telles intimidations et de telles menaces de mort contre les hommes politiques candidats potentiels que la prochaine campagne électorale des présidentielles et législatives se déroulera ? La question mérite d’être posée dès lors avec une gravité certaine.

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