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26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 16:03
Centrafrique : début du retrait des troupes américaines luttant contre la LRA

 

 

 

26/04/17 (AFP)

 

Les forces spéciales américaines qui traquaient depuis 2011 la rébellion ougandaise de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) de Joseph Kony dans l'est de la Centrafrique ont débuté leur retrait mercredi, a-t-on appris de source militaire américaine.

 

"Le départ des forces spéciales américaines qui conseillent, assistent et accompagnent les opérations en soutien des nations engagées au sein des troupes régionales de l'Union africaine (AU-RTF), sera terminé peu après le début effectif du retrait le 26 avril", a déclaré à l'AFP le porte-parole du commandement américain en Afrique (Africom), Charles Chuck Prichard, joint depuis Libreville.

 

Il a précisé que le retrait total des troupes se terminera en septembre 2017.

 

De leur côté, les forces ougandaises de l'Union africaine (UA) ont débuté le 19 avril le retrait de leurs troupes de la même région.

 

Depuis 2011, une centaine de militaires des forces spéciales américaines étaient présents dans l'est de la Centrafrique, suivis depuis 2014 de 150 hommes de l'armée de l'air.

 

L'opération a coûté 780 millions de dollars depuis 2011, selon le porte-parole d'Africom.

 

Créée vers 1988 avec l'objectif de renverser le président ougandais Yoweri Museveni pour le remplacer par un régime fondé sur les Dix commandements, la LRA s'est forgée une effroyable réputation à force d'enlèvements d'enfants et de mutilations de civils à grande échelle.

 

Selon l'ONU, elle a tué plus de 100.000 personnes et enlevé plus de 60.000 enfants en Ouganda, au Soudan du Sud, au nord-est de la République démocratique du Congo (RDC) et en Centrafrique.

 

La rébellion ne compte aujourd'hui plus que 100 membres actifs contre plusieurs milliers il y a une dizaine d'années selon Africom, mais son insaisissable chef, Joseph Kony, court toujours.

 

Les populations de l'est de la Centrafrique et de nombreux analystes craignent que le retrait des troupes américaines et ougandaises laisse un vide sécuritaire, profitable à un retour de la LRA et à la propagation d'autres bandes armées.

 

Seuls des petits contingents des forces armées centrafricaines (FACA) et de la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca) sont présents actuellement dans l'est de la Centrafrique.

 

"Africom reste engagé auprès de nos partenaires dans la région et va continuer de travailler avec eux pour trouver des solutions aux défis sécuritaires dans la région", a assuré le porte-parole du commandant américain en Afrique.

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26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 16:01
La question de l’amnistie en RCA agitée dans les journaux à Bangui
La question de l’amnistie en RCA agitée dans les journaux à Bangui

 

La question de l’amnistie en RCA agitée dans les journaux à Bangui

 

APA-Bangui (Centrafrique) avr 26, 2017 à 09:38  La question de l’amnistie en RCA domine la Une des journaux de ce mercredi à Bangui avec des critiques acerbes venant de tous bords contre cette initiative.

 

Le quotidien Le Citoyen titre à sa Une : « Du sang sur des groupes armés, un problème moral grave » relevant que « la RCA ne peut pas faire la paix et la réconciliation avec des cadavres ignorés dans les placards de la République ».

 

L’amnistie, écrit Le Citoyen « est une demande immorale qui ne permettra pas aux nombreux Centrafricains de faire leur deuil et d’avoir droit à une justice de réparation. Le journal s’interroge en se demandant : « à quoi servira la Cour pénale spéciale mise en place récemment avec l’appui judiciaire de la communauté internationale ?.

 

Concernant cette question d’amnistie, le RJDH, titre sur un front anti-amnistie qui prend forme dans le pays estimant que l’idée d’amnistie défendue par l’Union africaine en Centrafrique est combattue par la quasi-totalité des forces vives de la nation.

 

« Un bloc s’est naturellement créé contre cette idée », écrit ce journal en ligne qui fait remarquer que la représentation de l’Union africaine en RCA mène depuis quelques semaines des consultations pour préparer l’esprit des forces vives de la nation à l’idée d’amnistie.

 

Le RJDH relève enfin qu’un front anti-amnistie est en train de prendre forme en Centrafrique, ainsi des actions pourraient être organisées dans les jours à venir pour dénoncer l’amnistie, selon des sources proches des organisations de la société civile centrafricaine.

 

Cependant selon Centrafric Matin, un autre quotidien de Bangui, le président tchadien Idriss Déby, lors d’une visite en France, s’est montré favorable à cette idée d’amnistie qui, d’après lui, favoriserait la réconciliation entre les frères centrafricains.

 

Ce quotidien conclut que vu le poids de ce chef d’Etat dans le circuit diplomatique africain voire mondial, on ne peut penser qu’à un combat rude entre la frange de la communauté internationale qui se propose de porter cette idée et les organisations nationales qui s’y opposent.

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26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 16:00
 La Centrafrique relance sa production d'huile de palme

 

 

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 25-04-2017

 

Un prêt de 4 milliards de francs CFA (environ plus de 6,6 millions de dollars) de la Banque de développement des Etats de l'Afrique centrale (BDEAC) est annoncé pour soutenir le financement d'un projet d'implantation d'un complexe agro-industriel de palmier à huile en République centrafricaine (RCA).

 

Ce prêt représente une partie des 17,75 milliards de francs CFA (29,3 millions de dollars) de financements évalués pour la réalisation du projet Palme d'or, qui marque la relance de la production d'huile de palme en RCA, après la grave crise politico-militaire qui a secoué le pays et enclavé d'Afrique centrale au cours des trois dernières années, a appris Xinhua d'une source de la BDEAC.

 

Le projet attire aussi deux banques commerciales, Ecobank et la Banque populaire maroco-centrafricaine (BPMC), qui y apportent 2,5 milliards de francs CFA (4,1 millions de dollars) chacune et portent à 9 milliards de francs (14,9 millions de dollars) la participation totale des institutions financières, y compris le prêt de la BDEAC.

 

"La BDEAC intervient aussi dans le domaine des forêts. Donc, tout projet qui émane de ce domaine, comme c'est le cas du palmier à huile, est susceptible de retenir son attention", a expliqué Bonaventure Miatoumouini, analyste de projets de la BDEAC de l'organisme de développement régional, lors d'un entretien récemment accordé à Xinhua.

 

La RCA est un modeste producteur africain d'huile de palme. Sa première usine, la Centrafricaine des palmiers (Centrapalm), inaugurée en 1986 sur une concession de 5.000 hectares à Bossongo, n'a pu tenir son pari de satisfaire les besoins de la demande locale. En 2015, elle a enregistré 156 tonnes de production sur un total national de 360 tonnes, selon les estimations.

 

En 2012, un autre projet a vu le jour sous le nom de Palmex, mais découragés par l'insécurité dans le pays, ses promoteurs ont préféré s'investir dans l'exploitation forestière et la fabrication du savon à partir des huiles artisanales collectées dans différentes régions centrafricaines.

 

Réalisé par Djamal Sahely, un homme d'affaires d'origine libanaise, deuxième plus grand employeur du pays après l'Etat à travers ses entreprises SFCA spécialisée dans l'exploitation forestière et SN Husaca (Société nouvelle huilerie savonnerie de Centrafrique), le projet Palme d'or couvre pour sa part une concession de 25.993 hectares, dont 16.000 exploitables pour la culture du palmier à huile.

 

Il se situe à Mbaïki, à une centaine de kilomètres au sud-est de Bangui, la capitale. "Ils vont produire près de 15.000 tonnes alors que la société SN Husaca ne va consommer que 6.000. Donc, il y a 9.000 pour satisfaire les besoins locaux et exporter au Tchad et au Congo-Brazzaville", révèle M. Miatoumouini.

 

D'après les prévisions, cette production devrait atteindre plus de 90.000 tonnes à partir de 2023. Pour l'heure, la RCA est obligée à faire aux importations en provenance du Cameroun, de la République démocratique du Congo (RDC) et de pays non africains pour ses besoins en huile de palme. F

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 21:12
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

 

Centrafrique : Le paludisme reste la première cause de mortalité dans le pays

 

PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 25 AVRIL 2017

 

BANGUI, 25 avril 2017 (RJDH—Au moins 58% des patients admis dans les centres de santé tenus par Médecins Sans Frontières (MSF) souffrent du paludisme. Un constat inquiétant chez les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes selon MSF lors d’une rencontre avec les médias ce 25 avril à Bangui.

 

Malgré les efforts de l’OMS de faire de la prévention un moyen efficace de lutte contre le paludisme, le constat est encore alarmant. Médecins sans frontière a relevé que cette maladie est la cause première de mortalité à travers le pays et représente un problème de santé publique. Position exprimée par l’ONG médicale d’urgence MSF à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le paludisme à Bangui.

 

Emmanuel Lampaert, chef de mission MSF, revient sur le bilan des activités de prise en charge du paludisme, « le paludisme reste parmi les maladies tueuses notamment pour les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes. L’année passée, l’ensemble des équipes MSF a pu traiter 582.072 cas du paludisme et 2% des cas traités sont morts », a-t-il présenté.

 

Pour le chef de mission remarque l’inaccessibilité aux structures de soins est un facteur aggravant, « le fait que l’accès aux soins, aux structures de santé, l’accès au test de dépistage avec les tests rapides et l’accès aux moustiquaires restent infime dans beaucoup de préfectures, cela fait en sorte que le paludisme continue de tuer d’une façon importante en RCA » a-t-il déploré.

 

Emmanuel Lampaert lance un appel pour que l’accès aux soins soit garanti, « en marge de la journée mondiale de lutte contre le paludisme 2017, je pense que l’appel est lancé pour que dans l’intérêt de la population centrafricaine, l’accès aux soins puisse être garanti partout », a-t-il lancé.

 

Le paludisme, pourtant première cause de mortalité dans le pays reste et demeure une crise silencieuse qu’il faut analyser pour une solution structurelle durable.

 

 

Centrafrique : L’ANJFAS plaide en faveur des FOSA engagées contre le VIH, le paludisme et la tuberculose

 

PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 25 AVRIL 2017

 

BANGUI, 25 avril 2017 (RJDH)—L’association Nationale des Jeunes Femmes Actives pour la Solidarité (ANJFAS) veut plaider en faveur des formations sanitaires (FOSA) inscrites dans la lutte contre le VIH, paludisme et la tuberculose. C’est la conclusion de six mois d’observation faite par cette structure dans le cadre du projet TAW-RCA à Bangui.

 

Le VIH/Sida, le Paludisme et de la Tuberculose restent un problème majeur de santé publique en Centrafrique. Cependant, la prise en charge de ces trois pathologies reste un défi à relever. C’est dans ce contexte que 14 formations sanitaires de Bangui ont été observées durant six mois en ce qui concerne la prise en charge du VIH, le paludisme et la tuberculose.

 

Cyriaque Ngombé, Coordonnateur des Projets à l’ANJFAS rappelle les indicateurs observation du projet, « TAW-RCA a observé la disponibilité des services de prise en charge de ces trois pathologies. La disponibilité des ARV, accès des patients aux ARV, accès au test de dépistage et programme d’accompagnement psychosocial pour le VIH/Sida. La disponibilité des médicaments, accès des patients aux médicaments et accès aux tests de diagnostic du paludisme et la disponibilité des médicaments, accès des patients aux médicaments, accès au test de crachat pour la tuberculose », a-t-il rappelé.

 

Les FOSA ont été notées selon les appréciations suivantes : Faible, Passable, Acceptable et Satisfaisant. « Aucune FOSA n’a maintenu un niveau satisfaisant durant la période d’observation. Et, d’autres par contre ont maintenu le niveau Faible durant plus de trois mois », regrette Cyriaque Ngombé.

 

La conclusion du rapport dont le RJDH a eu copie laisse comprendre un statuquo. 5 FOSA sur les 14, en ce qui concerne la prise en charge de la Tuberculose ont maintenu un niveau Passable durant les 6 mois d’observation. La situation n’a pas évolué. Les irrégularités constatées concernent le non-respect de la gratuité des soins.

 

En ce qui concerne le paludisme, les observateurs ont relevé le non-respect de la gratuité du traitement (Coartem) et la rupture de coartem, le manque des moustiquaires imprégnées et des irrégularités liées aux tarifications des examens et frais de consultation qui varient de 500 FCFA à 1.500 FCFA selon les FOSA. Peut-on lire dans ce rapport.

 

Cyriaque Ngombé a relevé certains problèmes qui nécessitent un plaidoyer de l’ANJFAS. « La prise en charge du VIH/Sida connait aussi des problèmes dans les dispensations des ARV, des manquements liés aux activités d’accompagnement psychosocial au patient VIH+ et le référencement des patients dépistés vers un autre centre de prise en charge. C’est en février que les FOSA ont connu la rupture d’ARV vue la situation qui est arrivée à l’Unité de Cession des Médicaments (UCM) », a-t-il noté.

 

Au regard des dysfonctionnements et manquements relevés, l’ANJFAS mobilise son pool pour plaider. « Ces situations décrient dans le rapport nous inquiètent pour la suite et pour la prise en charge des personnes vulnérables, c’est pourquoi nous voulons plaider pour une action et solutions à ces problèmes », a ajouté Cyriaque Ngombé.

 

Le projet TAW-RCA a observé les FOSA de Boy-Rabe, de Mamadou Mbaïki (Km5), de Petevo, de Yapélé, de Gobongo, de Lakouanga, de Bédé Combattant, de Castors, de Ouango, de Malimaka, de la Gendarmerie, du Campa Fidèle Obrou, de Saïdou et de Kassaï.

 

 

Centrafrique : Les forces américaines suspendent leurs opérations de lutte contre la LRA dans le Sud-Est du pays

 

PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 25 AVRIL 2017

 

BANGUI, 25 avril 2017 (RJDH)—Les forces américaines basées à Obo dans le Sud-Est de la RCA, ont suspendu ce jour les opérations de lutte contre la rébellion ougandaise LRA. L’information est confirmée au RJDH par le préfet du Haut-Mbomou Dieu Béni Kolengo.

 

L’information est confirmée au RJDH par plusieurs sources locales, « les forces américaines sont encore là. J’ai échangé avec le commandant des forces qui a annoncé la suspension des opérations de lutte contre la LRA. Cette suspension, selon lui entre en vigueur ce 25 avril 2017 », confie Dieu Béni Kolengo, préfet du Haut-Mbomou joint au téléphone par le RJDH.

 

La suspension des opérations de lutte contre la LRA sur le terrain serait la première phase du retrait des forces américaines en RCA. A nos confrères de l’AFP, le 20 avril dernier, le général Thomas Waldhauser, à la tête du commandement américain pour l’Afrique (Africom) affirmait que « le temps est venu de passer à autre chose ».

 

Le retrait des forces américaines de Obo s’inscrit dans le cadre de la nouvelle marque que Donald Trump veut imprimer à la politique extérieure des Etats-Unis. En janvier dernier, Donald Trump déclarait ne pas comprendre que son pays s’acharne contre la LRA qui à ses yeux ne représente pas une menace pour les Etats-Unis qui selon les chiffres de Africom, ont depuis 2011, déboursé 780 millions de dollars pour la lutte contre la LRA, « la LRA n’a jamais attaqué les intérêts américains, pourquoi nous nous en préoccupons ? Est-ce que cela vaut toutes ces dépenses ? », avait déclaré le président américain.

 

De nombreuses exactions dont des enlèvements de masse, des enrôlements forcés, des destructions de villages et des assassinats sont attribuées à la LRA, active au Sud-Est de la République Centrafricaine depuis 2008. Cette rébellion ougandaise est combattue dans cette partie de la RCA par des forces centrafricaines, américaines et ougandaises.

 

Bien que la capacité opérationnelle de la LRA soit réduite, son chef Joseph Kony visé par un mandat d’arrêt international émis par la Cour Pénale Internationale, court toujours. Dominique Ongwen, commandant en chef de la LRA, arrêté en janvier 2015, comparait depuis lors à la CPI pour crime de guerre et crime contre l’humanité./

 

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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 12:03
Centrafrique: fin de la traque contre Kony pour les forces spéciales américaines

 

 

 

25/04/17 (AFP)

 

Les Etats-unis débuteront mercredi le retrait de leurs forces spéciales déployées depuis 2011 dans l'est de la Centrafrique pour lutter contre la rébellion de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) de Joseph Kony.

 

"Le temps est venu de passer à autre chose étant donné que l'organisation (la LRA, NDLR) est vraiment en train de se battre pour sa survie", a expliqué, le 20 avril, lors d'une conférence de presse téléphonique, le général Thomas Waldhauser, à la tête du commandement américain pour l'Afrique (Africom).

 

La LRA compte aujourd'hui 100 membres actifs contre plusieurs milliers il y a une dizaine d'année selon Africom, présent en soutien des forces africaines dans l'est de la Centrafrique depuis 2011 avec une centaine de militaires des forces spéciales américaines, suivis en 2014 de 150 hommes de l'armée de l'air.

 

"Cette opération a été un succès assez important", estimait début avril sur Radio France Internationale (RFI) l'ambassadeur américain en Centrafrique Jeffrey Hawkins.

 

Le leader de la LRA, Joseph Kony, reste pourtant introuvable et se déplacerait entre la Centrafrique et le Soudan, selon Paul Ronan d'Invisible Children, une ONG impliquée dans sa traque et connue pour la campagne médiatique "Kony 2012" qui a attiré l'attention du monde sur les exactions de la LRA.

 

Mélangeant mystique religieuse, techniques éprouvées de guérilla et brutalité sanguinaire, Joseph Kony souhaitait libérer l'Ouganda du président Yoweri Museveni pour y instaurer un régime fondé sur les Dix Commandements. Il est recherché pour crimes contre l'humanité par la Cour pénale internationale, où est actuellement jugé Dominic Ongwen, l'un de ses anciens bras droits.

 

Selon l'ONU, la LRA a tué plus de 100.000 personnes et enlevé plus de 60.000 enfants dans le nord de l'Ouganda, avant de se propager dans les pays voisins: Soudan du Sud, nord-est de la République démocratique du Congo et enfin Centrafrique.

 

"La LRA n'a jamais attaqué les intérêts américains, pourquoi nous nous en préoccupons? Est-ce que cela vaut toutes ces dépenses?", avait déclaré le président américain Donald Trump en janvier. L'opération a coûté 780 millions de dollars depuis 2011, selon Africom.

 

En parallèle du retrait des militaires américains, les troupes ougandaises, colonne vertébrale de la mission de l'Union africaine de lutte contre la LRA, commencent à quitter l'est de la Centrafrique où elles étaient déployées depuis 2009.

 

- La crainte d'un vide sécuritaire -

 

"Partout, autour des cafés, les gens parlent du départ des troupes ougandaises et américaines", a indiqué un habitant d'Obo, ville du sud-ouest de la Centrafrique, joint au téléphone par l'AFP depuis Libreville.

 

Lundi 17 avril, une marche avait même été organisée dans la localité, rassemblant environ 6.000 personnes selon ce même observateur, pour demander aux Ougandais et aux Américains de rester jusqu'à ce que les forces centrafricaines prennent le relais. La mission de l'ONU en République centrafricaine (Minusca) compte seulement 12.500 hommes et n'est que très peu présente dans l'est du pays.

 

"Ce retrait (des troupes ougandaises et américaines, NDLR) conduira à une recrudescence des attaques de la LRA dans le sud-est centrafricain", s'inquiète Thierry Vircoulon, spécialiste de la région des Grands Lacs à l'Institut français des relations internationales. "Personne n'imagine que les militaires centrafricains qui doivent être envoyés là-bas et éviter ainsi un vide sécuritaire vont pouvoir neutraliser la LRA."

 

En plus des hommes de Joseph Kony, l'est de la Centrafrique est menacée par d'autres "bandes armés", signale le préfet de la région du Haut-Mbomou, Ghislain Dieu-Bénit Kolengo, joint au téléphone par l'AFP. Il évoque des "bandits" mais aussi la faction de l'ex-Séléka, des rebelles centrafricains à majorité musulmane, de l'Unité pour la paix en Centrafrique (UPC), qui progresse en ce moment vers l'est du pays et a attaqué le 15 avril la localité de Zémio.

 

"Même si nous terminons officiellement la mission contre la LRA, nous savons que nous ne voulons pas laisser un vide", a voulu rassurer le général Waldhauser, précisant que les Etats-unis continueront d'apporter leur soutien aux troupes africaines au niveau de la "formation" ou encore du "renseignement".

 

 

Joseph Kony, l'insaisissable chef d'une des plus cruelles rébellions

 

25/04/17 (AFP)

 

Joseph Kony, traqué sans succès depuis des années par des forces étrangères en Afrique centrale, a troqué l'aube d'enfant de chœur pour le treillis du rebelle, semant depuis 25 ans la mort dans la region, à la tête de la cruelle Armée de résistance du Seigneur (LRA).

 

Créée vers 1988 avec l'objectif de renverser le président ougandais Yoweri Museveni pour le remplacer par un régime fondé sur les Dix commandements, la LRA s'est forgée une effroyable réputation à force d'enlèvements d'enfants et de mutilations de civils à grande échelle.

 

Mélangeant mystique religieuse, techniques éprouvées de guérilla et brutalité sanguinaire, Kony a transformé, après les avoir kidnappés, des dizaines de milliers de garçonnets en soldats dociles et de fillettes en esclaves sexuelles.

 

Ce prophète auto-proclamé a été chassé avec la LRA du nord de l'Ouganda en 2006 et a poursuivi ses exactions avec un contingent amaigri de partisans en République démocratique du Congo (RDC), en Centrafrique, au Soudan et au Soudan du Sud.

 

Au rythme des traques menées inlassablement par les armées de la région, appuyées par une centaine de membres des forces spéciales américaines, la LRA a désormais été réduite à "l'insignifiance", estiment les Etats-unis, qui vont retirer leur contingent de Centrafrique à partir de mardi.

 

Et pourtant, Joseph Kony reste introuvable, lui qui a été pourchassé dans les forêts équatoriales impénétrables. Comme depuis longtemps, sa localisation exacte reste floue même si de nombreux rapports ces dernières années ont conclu qu'il se trouvait du côté de Kafia Kingi, une région dans le sud du Darfour contrôlée par Khartoum.

 

- Pouvoirs surnaturels -

 

Les informations sur Kony sont rarissimes. Le peu d'éléments biographiques disponibles proviennent d'ex-combattants de la LRA et de nombreuses ex-"épouses", ayant fait défection ou ayant été faits prisonniers ou libérés par l'armée ougandaise.

 

Sa date de naissance précise est inconnue mais il est supposé avoir vu le jour au début des années 1960, dans le département de Gulu, dans le nord de l'Ouganda. Issu de la minorité Acholi, on sait juste que son éducation se limite à l'école primaire.

 

Il rejoint, en 1987, le Mouvement du Saint-Esprit (HSM) fondé par la rebelle messianique Alice Auma Lakwena pour combattre le président Museveni, qui venait de renverser des dirigeants issus du nord du pays.

 

Alice Lakwema, ex-prostituée décrite comme sa cousine ou sa tante, s'exile cette même année au Kenya et, sous la houlette de Kony, une faction du HSM devient la LRA.

 

Les rares photos disponibles de celui qui se fait appeler "Professeur", "Saint Père" ou "Grand Maître" par ses partisans, montrent un moustachu au physique banal, de taille moyenne, en treillis militaire.

 

Ceux qui - de gré ou de force - l'ont côtoyé, racontent qu'il régit tout, de la tactique militaire aux règles d'hygiène personnelle, terrifiant ses subalternes en affirmant recevoir ses ordres du Saint-Esprit. D'anciens proches le créditent de pouvoirs surnaturels, le disant capable de "lire dans vos pensées".

 

- 'Volonté de Dieu' -

 

D'ex-"concubines" rencontrées par l'AFP en 2006 lui attribuent une soixantaine de femmes et au moins 42 enfants. Il "affirme exaucer la volonté de Dieu", avait raconté l'une d'elles, Evelyn, kidnappée par la LRA et forcée d'"épouser" Joseph Kony avant d'être libérée par l'armée ougandaise.

 

Les exactions de Kony et sa politique d'enlèvements d'enfants lui ont rapidement fait perdre le soutien des populations du nord, pourtant très hostiles au gouvernement Museveni, qui déplacera de force - officiellement pour les protéger - deux millions de personnes dans le cadre de sa lutte anti-LRA.

 

Le chef suprême de la LRA n'est qu'exceptionnellement apparu en public. En 2006, il assurait à un journaliste occidental, un des rares étrangers à l'avoir rencontré, qu'il n'était "pas un terroriste" et combattait "pour la démocratie".

 

Ses victimes, elles, racontent avoir été forcées de mutiler ou tuer leurs amis, voisins ou proches, quelquefois en les mordant jusqu'à la mort, et parfois de boire le sang de leurs victimes dans le cadre de rites effroyables.

 

Toutes ces exactions vaudront à Kony de devenir, en 2005 et en compagnie de quatre de ses adjoints, le premier suspect inculpé par la Cour pénale internationale (CPI), qui leur reproche des crimes contre l'humanité et crimes de guerre, au nombre desquels meurtres, viols, esclavagisme, enrôlement d'enfants.

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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 11:53
COMMUNIQUE GOUVERNEMENTAL

 

 

 

La 4ème réunion du Comité Consultatif et de Suivi du Programme national de Désarmement, Démobilisation, Réintégration et Rapatriement (DDRR) s’est déroulée du 20 au 21 Avril 2017 à Bangui avec comme principal objectif de trouver des solutions concrètes pour la mise en œuvre effective dudit Programme.

 

Ces assises revêtent une dimension particulière car c’est pour la première fois que tous les quatorze (14) groupes armés identifiés en Centrafrique ont accepté de se retrouver autour d’une table de discussion, manifestant ainsi leur volonté d’aller vers une solution pacifique durable à la crise.

 

Le Gouvernement que dirige Monsieur Simplice Mathieu SARANDJI, Premier Ministre, sous la très haute impulsion et le leadership éclairé de Son Excellence Professeur Faustin Archange TOUADERA, Président de la République, Chef de l’Etat, se réjouit pour se féliciter de cette prise de conscience patriotique dont font désormais montre les leaders de ces groupes armés et les encourage à demeurer dans cette dynamique de recherche de la paix si vitale à la stabilité et à la prospérité de notre beau et cher pays.

 

Par ailleurs, le Gouvernement salue la détermination de tous nos partenaires qui ont fourni des appuis multiformes grâce auxquels une réunion regroupant tous les groupes armés s’est enfin tenue sur le territoire national.

 

Pour terminer, le Gouvernement invite toutes les rebellions qui continuent de se battre à enterrer immédiatement la hache de guerre pour permettre à nos concitoyens de vaquer librement à leurs occupations respectives et à notre pays de retrouver son lustre d’antan. Car comme l’a si bien dit le Chef de l’Etat, le Professeur Faustin Archange TOUADERA, « chaque crime additionnel commis par les groupes armés éloigne la possibilité de paix pour notre pays ».

 

                                                Fait à Bangui, le 23 Avril 2017

 

           Le Ministre porte-parole du Gouvernement

 

          Théodore JOUSSO

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24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 22:49
Centrafrique Le président Faustin Archange Touadéra dénonce les pratiques de certains douaniers

 

 

 

24 Avr 201(APA)

 

Le président centrafricain Faustin Archange Touadéra, a dénoncé les pratiques de certains douaniers de son pays qui s’illustrent dans la contrebande de produits frauduleux. Dans la nuit de jeudi à vendredi, le président centrafricain et certains membres de son gouvernement se sont rendus dans un quartier de Bangui où il a été signalé un container de cigarettes en provenance de Cameroun, en train d’être déchargé tardivement, en présence de trois douaniers, et qui n’a pas suivi le circuit normal de dédouanement.

 

Ce déchargement a attiré l’attention des habitants du quartier qui ont alerté la direction générale des douanes qui a fait une descente sur les lieux et arrêter les auteurs de ce déchargement frauduleux. Selon des sources douanières, le container a été déclaré à la frontière comme contenant des rames de papiers et stylos. Mais, il en est rien car il contenait plutôt des cigarettes, avec la complicité de certains douaniers qui voulaient le soustraire au paiement normal des droits douaniers.

 

Faustin Archange Touadéra a exigé une sanction administrative de rigueur contre les auteurs de cet acte qui ternit l’image du pays et a instruit le Premier ministre pour que de tel acte ne se reproduise plus. La République Centrafricaine tire l’essentiel de ces ressources financières des taxes des douanes et impôts. Pour cette année, devant la baisse du niveau des recettes fiscales et douanières, le gouvernement centrafricain a échangé, au cours de ce mois d’avril, avec les opérateurs économiques sur la possibilité de leur faciliter les opérations de dédouanement.

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Centrafrique-Presse.com
24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 22:28
"Mission accomplie" pour l'Ouganda en Centrafrique, mais Joseph Kony court toujours

 

 

Lu pour vous

 

http://www.france24.com  20/04/2017

 

L’armée ougandaise a débuté mercredi le retrait de ses troupes opérant en Centrafrique contre l’Armée de résistance du Seigneur, estimant que la rébellion a été "neutralisée". Mais son tristement célèbre chef Joseph Kony reste introuvable.

 

Un "succès". C’est sur ce constat que l’armée ougandaise a entamé, mercredi 19 avril, le retrait progressif de ses troupes stationnées dans l’Est de la Centrafrique. Sous mandat de l’Union africaine, ces quelque 2 000 soldats tentent depuis plus de huit ans de neutraliser la guérilla sanguinaire de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) et de capturer son chef, Joseph Kony. "Kony n'est plus en mesure de recruter des enfants ou de les enlever, il n'est pas en mesure de se réarmer comme avant, et n'est même plus capable de mener des offensives contre l’armée ougandaise ou encore de conduire une attaque sur le territoire ougandais", affirme à RFI le brigadier Richard Karemire, porte-parole de l’armée ougandaise.

 

Que reste-t-il de "Kony 2012" ?

 

Mélangeant mystique religieuse, techniques éprouvées de guérilla et brutalité sanguinaire, Joseph Kony souhaite depuis 1986 libérer l'Ouganda de l’actuel président Yoweri Museveni pour y instaurer un régime fondé sur les Dix commandements. Il est recherché par la Cour pénale internationale pour crimes contre l'humanité. Selon l'ONU, la LRA a tué plus de 100 000 personnes et enlevé plus de 60 000 enfants, d'abord dans le nord de l'Ouganda, puis au gré de son exil dans les pays voisins, au Soudan du Sud, dans le nord-est de la République démocratique du Congo, puis en Centrafrique, soit les régions parmi les plus reculées, marginalisées et instables du continent.

 

En novembre 2011, le Conseil de sécurité et de paix de l’Union africaine officialisait la création de la force militaire régionale pour lutter contre la LRA, appuyée notamment par l’Union européenne et l’ONU et composée en majorité de soldats ougandais. Un mois avant, les États-Unis avaient annoncé l’envoi d’une centaine de conseillers militaires dans la région, notamment après l’émoi international suscité par le film polémique du groupe Invisible Children, "Kony 2012", visant à faire connaître mondialement le chef de guerre.

 

"Les opérations militaires ougandaises, avec l'aide des conseillers militaires américains, ont joué un rôle important dans la déchéance de la LRA, particulièrement en encourageant la défection de ses membres", assure à l'AFP Ledio Cakaj, auteur d'un livre sur le cercle rapproché de Joseph Kony. Les combattants de la LRA ne seraient aujourd’hui plus qu’une centaine, accompagnés de leur famille et d’enfants kidnappés lors de raids. Quatre de ses cinq principaux leaders, dont Dominic Ongwen, ont été neutralisés, capturés ou ont fait défection. Considérant que la LRA a été réduite à "l’insignifiance", l’armée américaine a elle aussi annoncé qu’elle allait retirer ses militaires déployés en Centrafrique.

 

Un retrait "prématuré"

 

Mais pour Sasha Lezhnev, directeur associé à la politique du projet américain Enough, qui surveille les activités de la LRA, le risque est toujours présent, et un retrait des troupes est largement "prématuré". "La LRA a montré à de nombreuses reprises que lorsqu’elle n’est pas sous pression, elle a une forte capacité de résilience. Elle peut se réorganiser, se regrouper, kidnapper des enfants et lancer des raids. Tant que Kony sera dans la nature, elle représentera un risque", explique-t-il à France 24.

 

Selon lui, le groupe armé, bien que très affaibli, dispose encore d’une grande quantité d’armes, et se finance toujours à travers le trafic d’or, de diamants et d’ivoire récupérés illégalement en RD Congo ou en Centrafrique et vendus au Soudan, soutien officiel de la LRA jusqu’en 2001. "Il a été prouvé que des officiers soudanais prennent toujours part à ces trafics", ajoute l’analyste.

 

Dans une interview à RFI début octobre, l’ambassadeur américain en Centrafrique Jeffrey Hawkins se disait confiant que les bataillons centrafricains — formés en ce moment par la Mission de formation européenne et en partie équipés par les États-Unis — seraient à même de "défendre les frontières du pays". "On va avoir une [armée centrafricaine] qui commence de plus en plus à assurer la sécurité du pays, ce qui est dans l’ordre des choses", précisait-il, sur la même ligne que l’armée ougandaise qui soutient que les gouvernements centrafricains et congolais ont des armées "capables de se battre contre ce qui reste de la LRA".

 

Pour Sasha Lezhnev, c’est peu probable, l’armée centrafricaine ayant été désarmée depuis le début de la guerre civile en 2013. "Seuls l’Ouganda et peut être aussi l’Éthiopie sont en mesure de lutter contre la LRA, surtout que les conseillers américains ont amélioré les capacités de l’armée ougandaise ces cinq dernières années", lance-t-il. La solution, selon lui ? Que l’Ouganda rejoigne la Mission de maintien de la paix de l’ONU en Centrafrique (Minusca), et que cette dernière étende son mandat à la lutte contre la LRA.

 

Première publication : 20/04/2017

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24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 21:18
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Un front anti-amnistie prend forme dans le pays

 

PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 24 AVRIL 2017

 

BANGUI, 24 avril 2017 (RJDH)—L’idée d’amnistie défendue par l’Union Africaine en Centrafrique, est combattue par la quasi-totalité des forces vives de la nation. Un bloc s’est naturellement créé contre cette idée.

 

L’amnistie, selon une source à la représentation de l’Union Africaine en Centrafrique, fait partie des recommandations du sommet de la CEEAC tenu à Libreville le 30 novembre 2016. Le communiqué final dudit sommet consulté par le RJDH, n’a cependant pas explicitement évoqué la question d’amnistie. Le document parle « d’accord de paix avec les groupes armé ».

 

La représentation de l’Union Africaine en Centrafrique, mène depuis quelques semaines des consultations pour comme nous a confié un leader religieux, « préparer l’esprit des forces vives de la nation à l’idée d’amnistie ».

 

De nombreuses organisations de la société civile, des formations politiques se sont d’ors et déjà liguées contre cette idée. Mathias Morouba, coordonnateur national adjoint du Réseau des ONG de défense des droits de l’Homme qualifie l’idée de projet funeste, « c’est avec indignation que le réseau des ONG de promotion et de défense des Droits de l’Homme a appris, le projet funeste et macabre de l’Union Africaine d’inciter le gouvernement centrafricain de faire adopter une loi d’amnistie », dénonçait cet avocat.

 

L’archevêque de Bangui, le cardinal Dieudonné Nzapalainga souhaite que les responsables des crimes commis ces dernières années répondent de leurs actes. Pour le prélat, « l’amnistie ne résoudra pas le problème bien au contraire » a-t-il déclaré au micro de nos confrères de Ndeke Luka.

 

De sources concordantes, des contacts sont pris au niveau de la société civile et des politiques pour faire bloc contre l’amnistie, « nous savons que certaines organisations poussent cette idée mais à l’heure où je vous parle, nous avons mis les batteries en marche pour qu’une synergie se dégage contre cette idée malsaine que le peuple centrafricain a rejetée lors des consultations populaires à la base et le forum de Bangui », confie un leader de la société civile.

 

Un front anti-amnistie est en train de prendre forme en Centrafrique. Des actions pourraient être organisées dans les jours à venir pour dénoncer l’amnistie, selon des sources proches des organisations de la société civile contactées par le RJDH.

 

Mais ce front devrait faire face à l’habileté de la communauté internationale qui, dans la plupart des cas, obtient toujours en Centrafrique ce qu’elle veut. Le président Faustin Archange Touadéra s’est toujours dit opposé à l’impunité. Mais là, il s’agit encore des déclarations publiques et des positions officielles qui, en politique ne reflètent pas toujours la position réelle des officiels.

 

Le président tchadien, Idriss Déby lors d’une visite d’Etat en France s’était montré favorable à l’idée d’amnistie en Centrafrique, idée qui selon lui « favoriserait la réconciliation entre les frères centrafricains ». Vu le poids qu’a ce chef d’Etat dans le circuit diplomatique africain voire, mondial, on ne peut penser qu’à un combat rude entre la frange de la communauté internationale qui se propose de porter cette idée et les organisations nationales qui s’y opposent.

 

 

Centrafrique : Des combattants du FPRC désignés responsables des sites miniers dans le Sud-Est du pays

 

PAR JEAN-MARIE ANDIBIKOUNDA LE 24 AVRIL 2017

 

NZACKO, 24 Avril 2017(RJDH)—Le haut commandement du FPRC a désigné certains de ses cadres militaires, responsables des sites miniers qu’il a conquis ces derniers jours dans le Sud-Est. Ces derniers ont été présentés ce 24 avril à la population de Nzacko.

 

Ces nominations, selon les informations RJDH, ne concernent pas seulement le secteur minier. Une source locale contactée parle de la nomination des chefs de la police, de la gendarmerie, des douanes et des mines. Le FPRC prend le contrôle de tous ces secteurs dans le Sud-Est de la République Centrafricaine après avoir chassé les éléments de l’UPC qui étaient entre temps maitres des lieux.

 

Les combattants du FPRC nommés, ont pris fonction après avoir été présenté aux autorités municipales et à la population réunie. Les autorités locales contactées n’ont pas souhaité se prononcer sur cette question par peur pour leur vie. « C’est eux qui contrôle tout ici. Nous devons faire avec comme cela était le cas avec l’UPC », confie un notable sous l’anonymat.

 

Azor Khalit, sous-chef d’Etat-major du FPRC, contacté par le RJDH trouve normal la nomination de ces combattants. Pour lui, ce dispositif va leur permettre de subvenir aux besoins du mouvement. « Nous avons chassé ceux qui maltraitaient la population mieux vaut mettre un système en place pour nous permettre de subvenir à nos besoins et de veiller aussi sur la population », confie-t-il.

 

Selon une source au ministère des finances, le contrôle des sites miniers et des douanes par les groupes armés fait perdre à l’Etat des centaines de millions de Fcfa par mois.

 

Depuis 2013, les zones minières du nord, du centre et du Sud-Est sont sous contrôle des groupes armés qui, dans ces zones lèvent aussi l’impôt et perçoivent les droits de douane.

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24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 21:01
Centrafrique : une réunion sur le désarmement se tiendra en fin mai
Centrafrique : une réunion sur le désarmement se tiendra en fin mai

 

 

 

http://www.adiac-congo.com Lundi 24 Avril 2017 - 12:42

 

Le chef du programme de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR), Jean-Marc Tafani, a annoncé que les autorités centrafricaines et internationales se retrouveront du 25 au 27 mai à Bangui, pour discuter des modalités de mise en œuvre de ce plan en Centrafrique

 

Jean-Marc Tafani s’exprimait le 22 avril dernier, soit un jour après la tenue réussie de la quatrième réunion sur le DDR entre le gouvernement centrafricain et quatorze groupes armés dans la capitale centrafricaine. « Les négociations doivent encore se poursuivre et la prochaine réunion du Comité consultatif de suivi du DDR aura lieu du 25 au 27 mai », a-t-il précisé.

 

Pour le chef du DDR, le programme de désarment des groupes armés est en marche puisque des avancées importantes ont marqué la dernière rencontre du gouvernement centrafricain avec ces groupes. « « Les avancées générales sont assez importantes (…) le plan national de DDR a été rédigé avec les détails des étapes de la mise en œuvre du projet », a-t-il indiqué.

 

La dernière réunion de Bangui a permis aux groupes armés présents de répondre aux propositions du gouvernement et de la Minusca, notamment sur le projet pilote qui doit réintégrer des ex-combattants dans la vie civile et dans l’armée. Et chaque groupe s’est mis d’accord avec les autorités gouvernementales pour présenter quarante anciens combattants devant intégrer ce projet pilote.

 

« Nous avons été surpris que les membres des différents groupes armés aient adhéré à ces projets sans trop de commentaires et soient prêts à nous faire parvenir d’ici la semaine prochaine la liste de leurs 40 éléments », s’en était félicité le ministre en charge du DDR, Jean Willibiro-Sako.

 

Malgré cela, le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), faction de l’ex-rébellion Séléka dirigée par Noureddine Adam, qui était venu pour la première fois à une réunion du DDR, a posé plusieurs conditions, a expliqué Jean-Marc Tafani.

 

Le FPRC veut notamment « un accord politique qui prévoit leur participation dans le gouvernement » et « plus de programmes de développement dans leurs régions du nord de la Centrafrique », ou encore la mise en place de « forces mixtes musulmanes et chrétiennes », selon le chef du DRR.

 

Ce programme, dont le budget a été bouclé avant la réunion de Libreville avec un financement à hauteur de 45 millions de dollars par la Banque mondiale, les Nations unies et le gouvernement centrafricain, prévoit de désarmer les ex- combattants avec la réinsertion de 5.000 d’entre eux dans la vie civile.

 

La Centrafrique peine à se relever du conflit provoqué en 2013 par le renversement de l’ex-président François Bozizé par la rébellion Séléka, à dominante musulmane. La contre-offensive des anti-balaka, des milices majoritairement chrétiennes, a provoqué des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.

 

Nestor N'Gampoula

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