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28 avril 2017 5 28 /04 /avril /2017 16:48
Nouvelles nationales sur RJDH et APA
Nouvelles nationales sur RJDH et APA

 

 

Centrafrique : Des ossements humains découverts dans le 8e arrondissement de Bangui

 

Par Parfait Teddy Komesse le 28 avril 2017

 

BANGUI, 28 Avril 2017(RJDH) —La Minusca a annoncé l’ouverture d’une enquête suite à la découverte des ossements humains à Galabadja 4 dans le 8e arrondissement de Bangui lors de sa conférence de presse.

 

Ces ossements humains ont été découverts dans la concession qui aurait appartenu à l’ex président de la transition Michel Djotodia dans un contexte où la Cour pénale spéciale se met progressivement en place.

 

Edmond Christophe Yakota, habitant du quartier Galabadjia 4 explique les circonstances de la découverte en ces termes : « j’étais dans le besoin de latérite pour des travaux dans ma concession. Et c’est pendant que nous cherchions les latérites que j’ai aperçu les ossements humains roulés de drap et j’ai aussitôt saisi le chef de mon quartier qui à son tour saisi la police ».

 

Il a déploré le fait que la Croix Rouge, ni la police n’aient intervenues « les policiers qui étaient de passage ont promis revenir sur les lieux, malheureusement nous les avons attendu en vain et la population s’inquiète de la santé et de l’environnement après la découverte », a-t-il regretté.

 

La Minusca soupçonne l’ancien président de la transition Michel Djotodia « ces ossements humains sont découverts au 8e arrondissement dans la concession de l’ex président Djotodia. Les investigateurs sont sur le terrain. On ne peut pas donner plus d’informations puisque les enquêtes sont en cours. La RCA a traversé des crises les gens n’ont pas pu enterrer leurs proches au cimetière. Donc c’est difficile d’interpréter aujourd’hui avec exactitude cette découverte», a expliqué Konseiga Salifou, porte-parole de la police à la Minusca.

 

Les autorités judiciaires centrafricaines n’ont pas répondu à la sollicitation du RJDH par rapport à cette découverte.

 

 

Des sénateurs français en RCA pour aider à la mise en place du Sénat centrafricain

 

28.04.2017 à 17h18 par APA News

 

Quatre sénateurs français ont achevé ce vendredi une visite de trois jours en Centrafrique au cours de laquelle ils ont fait un tour de la ville de Bambari, au centre de Centrafrique, où ils ont visité certaines infrastructures détruites par les violences que la zone a vécues. Le sénateur Jacques Legendre, chef de mission, a reçu des mains du Chef de l’Etat Faustin Archange Touadera, la cravate de commandeur dans l’ordre de la reconnaissance centrafricaine pour avoir été dans le passé professeur de lycée à Berbérati, une ville de l’ouest de la RCA.

 

Le but de ce déplacement en Centrafrique est, selon Jacques Legendre, d’aider à la mise en place du Sénat centrafricain que la nouvelle Constitution a prévu mais qui n’est pas encore opérationnel.

 

Cette visite s’inscrit également dans le cadre de la coopération interparlementaire qui va permettre à cette 2ème

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28 avril 2017 5 28 /04 /avril /2017 16:37
RCA: rencontre exclusive avec Sidiki Abass, chef du groupe armé 3R

 

RCA: rencontre exclusive avec Sidiki Abass, chef du groupe armé 3R

 

Par RFI Publié le 28-04-2017 Modifié le 28-04-2017 à 11:58

 

Depuis 2015 le groupe armé 3R pour « Retour, réclamation, réhabilitation », écume la zone nord-ouest de la Centrafrique aux confins du Cameroun et du Tchad et s’est rendu coupable de nombreuses exactions. Régulièrement, il affronte les anti-balaka de la région. Des violences qui ont provoqué le déplacement de 17 000 personnes. Dans un rapport de décembre dernier, l’ONG de défense des droits de l’homme Human Rights Watch accuse 3R d’avoir commis des massacres d'une cinquantaine de civils dans la région. 3R affirme assurer la sécurité de la communauté peule dans une région où transitent les troupeaux convoyés par les pasteurs de cette ethnie. Pour la première fois, son mystérieux chef, Sidiki Abass, s’exprime sur un média, en exclusivité pour RFI.

 

Entouré d’adolescents armés, Sidiki Abass nous reçoit chez lui. Le regard déterminé, cet homme sec se pose en protecteur des Peuls de la région : « Le gouvernement ne fait rien pour nous. Tous nos biens sont perdus, on n’est rien. Nous, communauté peule, on souffre et on nous tue comme des animaux ».

 

Dans un rapport de décembre 2016, Human Rights Watch accuse 3R d'au moins 17 meurtres et de viols contre 23 civils après l'attaque de la ville de Koui en septembre dernier. Sans reconnaitre clairement ces exactions, le « général » Sidiki admet à demi-mot ces accusations : « Ils ont tué 14 commerçants parce qu'ils ont l'habitude de faire comme ça avec nous. Donc nous on fait comment ? On ne pouvait pas accepter ».

 

3R partie prenante du DDR

 

Aujourd'hui, les nombreux déplacés qui avaient fui la localité en septembre dernier commencent à revenir. Mais les 3R sont toujours à couteaux tirés avec les anti-balaka de Bocaranga, à 40 kilomètres de Koui. Pour les 3R, pas question de déposer les armes avant leurs ennemis : « On veut que les anti-balaka laissent leurs frères peuls. On n'a pas mis les armes au sol, mais on va écouter ce que le gouvernement va nous dire. La sécurité, c'est au gouvernement de la donner avant qu'on dépose les armes ».

 

En attendant, 3R joue le jeu du processus de désarmement (DDR). Comme les autres chefs de groupe armés, Sidiki Abass doit présenter 40 combattants au gouvernement et à la Minusca avant la fin du mois de mai pour les réinsérer à la vie civile.

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28 avril 2017 5 28 /04 /avril /2017 12:23
Nécrologie : Mgr Edouard MATHOS est décédé

 

 

 

QUI EST EDOUARD MATHOS?

 

Né le 28 juin 1948, Monseigneur Edouard est décédé ce vendredi 28 avril 2017 à Bangui.

 

Monseigneur Edouard Mathos, Evêque du diocèse de Bambari est décédé ce vendredi 28 avril 2017 des suites de maladie. La nouvelle a été rendue publique à 10h10 minutes sur les ondes de Radio Notre Dame par Le Vicaire général de l’Archidiocèse de Bangui, l’Abbé Mathieu Evrard Bondobo.

 

L’Eglise de Centrafrique est en deuil. Monseigneur Edouard Mathos, Evêque de Bambari est décédé ce vendredi matin des suites de maladie. Dans sa brève intervention sur Radio Notre Dame, le Vicaire général invite toutes les paroisses à sonner la cloche à 13h00. Pendant ce temps, les fidèles de toutes les paroisses s’associeront à leurs Curés pour prier pour le repos de l’âme de Monseigneur Mathos.

 

Monseigneur Edouard Mathos est né le 28 juin 1948 à Bossangoa. Il est ordonné Prêtre le 17 juin 1977 à Bossangoa. Il devient Evêque du même diocèse le 10 août 1987 et est consacré le 10 janvier 1988 par le Cardinal Josef Tomko, Préfet de la Sacrée Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples.

 

Il devient Evêque Auxiliaire de Bangui le 26 janvier 1991 et Evêque de Bambari le 6 novembre 2004, poste qu’il occupa jusqu’à sa mort.

 

Citant le premier chapitre de Job en son verset 21 qui dit « Le Seigneur a donné, le Seigneur a repris, que son Saint nom soit béni », le Vicaire Bondobo a conclu que d’autres communiqués suivront pour informer les fidèles de la suite des événements.

 

(SOURCE Compcrcrca Plateforme)

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27 avril 2017 4 27 /04 /avril /2017 21:52
 Bambari, ville martyre par Michaëlle Jean, secrétaire générale de la Francophonie
 Bambari, ville martyre par Michaëlle Jean, secrétaire générale de la Francophonie

 

 

 

http://www.la-croix.com  le 27/04/2017 à 15h09

 

Fin 2012, la République centrafricaine a sombré dans une guerre civile d’une rare violence. Rapidement, le conflit se mue en opposition entre confessions. Les interventions à partir de décembre 2013 de la force de l’Union africaine (Misca), relayée à partir de septembre 2014 par la mission des Nations Unies (Minusca), et de la force française Sangaris ont permis de stabiliser la situation sécuritaire. Après trois années de crise et un processus électoral organisé dans de bonnes conditions, la Centrafrique peut aujourd’hui écrire une nouvelle page de son histoire. Mais les défis sont immenses. Et la solidarité internationale dramatiquement nécessaire pour sécuriser et stabiliser toute une région.

 

À Bangui, la capitale centrafricaine, la vie a retrouvé son rythme et les quartiers, leur souffle. Les camps, où s’étaient agglutinées des milliers de personnes déplacées, jusqu'aux abords de la piste de l'aéroport, ont disparu. Les échoppes des petits commerces sont revenues, multicolores, achalandées et animées.

 

Il fait chaud, c'est le début de la saison des pluies, brusques et torrentielles. Les manguiers sont chargés de fruits mûrs. La terre est rouge, et la ville, propre, dans son écrin de verdure.

 

Partout où je vais, j'ausculte d'abord les regards et ce que les corps racontent sans mot dire. Ici, le récit est grave. Se remettre de la peur, de la haine qui s'est si sournoisement infiltrée, embrasant les esprits et fracturant les liens dans une violence des plus assassines, à coups d'armes à feu et d'armes blanches. Le silence des femmes agressées sexuellement est le plus accablant de tous, tant elles sont seules et dévastées.

 

Vérité et réconciliation

 

Si l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) a suspendu la Centrafrique de ses instances à la suite du coup de force survenu en mars 2013, cette suspension n'a pas sonné, pour autant, la fin de notre soutien multiforme à ce pays dans sa volonté de retour à l'ordre constitutionnel et à la paix. Nous avons contribué aux efforts d'apaisement de la classe politique pour qu'aboutisse le processus électoral, un défi de taille, que les autorités de la transition et le peuple centrafricain, notamment la jeunesse, ont relevé avec courage et un sens aigu des responsabilités. Nous avons aidé au renforcement des capacités ou à la mise en place de plusieurs institutions comme l’Autorité nationale des élections, la Cour constitutionnelle, le Haut conseil de la communication, la Commission de médiation pour la réconciliation ou encore la Cour pénale spéciale en vue de la lutte contre l'impunité. Reconnaître les blessures des victimes, faire toute la lumière sur ce qui s'est passé, identifier les responsabilités et rendre justice, l'enjeu est crucial. Il n'y a pas de réconciliation possible sans vérité.

 

Le retour de l’État n’est qu’un premier pas

 

L'exploit du retour à l'État de droit mérite d'être salué. Et l'OIF l'a salué, comme il se doit, en prononçant en avril 2016 la réintégration de la RCA. Il est indispensable, désormais, de tout mettre en œuvre pour que la paix si chèrement retrouvée soit consolidée.

 

La menace plane. Des milices prédatrices continuent de diviser et de terroriser 60% du territoire national, faisant des morts, des centaines de milliers de réfugiés et de déplacés. Les gisements d'or et de diamants de la Centrafrique, voilà ce que convoitent et veulent contrôler les groupes armés qui comptent aussi dans leurs rangs des hommes de main et des « mercenaires » venus d’autres pays. Pour permettre le redéploiement légitime et en toute souveraineté de l'Administration centrafricaine sur l'ensemble du territoire, il faut qu'avance le plan de désarmement, de démobilisation, de réinsertion et de rapatriement dont le mécanisme reste à trouver.

 

La protection de l’armée, un des défis du président

 

C'est là, l'un des nombreux défis auxquels doit faire face le président Faustin Archange Touadera. Il s'appuie sur la Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations unies en Centrafrique, mais la Minusca ne peut être partout, elle ne peut tout assumer, et encore faudrait-il qu'elle dispose d'un mandat plus robuste de protection, de défense et de dissuasion. Le président centrafricain mise aussi sur la restructuration des Forces armées centrafricaines, en faire une armée de métier et de reconstruction, un programme soutenu par l'Union européenne.

 

L’espoir à Bambari

 

J'ai voulu voir les camps de déplacés et effectuer un état des lieux, entendre ce que souhaitent les populations dans la ville martyre. C'est ainsi que l'on parle de Bambari, la ville martyre, prise dans un étau, car de chaque côté du pont jeté sur la rivière Ouaka qui la traverse, sévissaient les hommes armés, les uns de la faction des Seleka, les autres de celle des anti-Balaka. Les traces de leur fureur aveugle sont encore visibles. Les écoles n'ont plus ni fenêtres, ni portes. Les infrastructures et l'usine de coton ont été détruites. La guerre a fait ses ravages et ce qui était une ville paisible et florissante essaie de renaître des décombres.

 

J'ai vu combien les populations de Bambari sont habitées par l'espérance, elles veulent croire que tout est possible et faire en sorte que tout soit possible.

 

J'ai vu dans les camps, malgré le plus grand dénuement, combien la dignité demeure intacte. La vie est organisée, tout juste avec les moyens du bord, mais surtout grâce à cette solidarité perceptible entre les milliers de familles, sous la vigilance et la perspicacité des femmes qui peuvent aussi compter sur des hommes volontaires.

 

J'ai vu dans l'un des deux camps que plus de deux mille enfants sont scolarisés, certes avec une centaine d'élèves par classe, mais les cours sont assurés. Dans l'autre camp, c'est la première revendication: maintenir à tout prix l'instruction des enfants, même dans cette installation temporaire.

 

Consolider la paix pour un retour chez soi

 

L'urgence est surtout de tout faire pour que ces populations rentrent chez elles. C'est d'ailleurs ce qu'elles souhaitent. Les uns, pour reprendre leurs activités d'élevage. Les autres, pour retrouver leurs champs, à temps pour les semences dès après la saison des pluies.

 

La Francophonie est à pied d’œuvre pour mobiliser la coopération nécessaire avec la République centrafricaine, en appui au Plan national de relèvement et de consolidation de la paix que nous avons soutenu à la Conférence de Bruxelles pour la RCA devant les bailleurs et les investisseurs.

 

Je maintiendrai partout le plaidoyer avec, en mémoire, l'image vivace, la parole de ces femmes, de ces hommes, de ces enfants qui, après avoir subi les affres de la destruction, de la cruauté et de l'inhumanité ont un tel besoin de savoir qu'on ne les oublie pas.

 

Je reviens de Bambari bouleversée par la sincérité des sourires et la chaleur des salutations, la force d'une humanité qui résiste.

 

Réussir à Bambari, et par-delà, en RCA, c'est montrer ce qu'il est possible d'accomplir en solidarité avec un peuple de volonté, qui a besoin de se sentir aimé.

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27 avril 2017 4 27 /04 /avril /2017 17:13
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : La population de Kaga-Bandoro s’oppose au retrait des renforts supplémentaires de la Minusca

 

Par Daniel Nguerelessio le 27 avril 2017

 

KAGA-BANDORO, 27 Avril 2O17(RJDH)—La population de Kaga-Bandoro a érigé des barrières et brulés des pneus ce 27 avril pour protester contre le retrait du contingent onusien à Ndomété et exiger par contre le retrait du contingent pakistanais. La Minusca a déploré la marche et dit être en pourparlers avec les autorités locales.

 

Les villes dans lesquelles ont eu ces manifestations ont été touchées par l’attaque contre la population civile d’octobre 2016. Des manifestants disent être déçus de l’abandon par la Minusca « c’est avec beaucoup de regret que nous avons appris le retrait des contingents Burundais et Rwandais de la Minusca avec qui nous sommes en confiance connaissant bien la situation dans laquelle nous vivons avec la Séléka », a expliqué un manifestant joint par le RJDH.

 

Les autorités de la localité se disent remontées à l’annonce du retrait des renforts « nous ne pouvons que comprendre la réaction de la population qui a manifesté ce matin. Le 16 octobre 2016 nous avons demandé au chef de l’Etat et à la Minusca de faire partir les pakistanais et nous ne comprenons pas pourquoi on veut seulement retirer les burundais et rwandais qui font un travail excellent » a-t-il raconté.

 

Le départ de ses deux contingents inquiète aussi les déplacés internes installés sur le site de la Minusca, a confié un humanitaire. « L’émotion est vive dans le camp des déplacés où la marche a eu lieu. Ils ont chanté exprimant leur crainte après le retrait de ces contingents », a rapporté au RJDH des sources humanitaires.

 

Le porte-parole de la Minusca joint par le RJDH parle d’incompréhension « la population a certes marché ce matin et a érigé des barricades, c’est de l’incompréhension. Nos forces sont encore présentes et mènent des patrouilles. Nous sommes en pourparlers avec les autorités locales pour une bonne restitution » a-t-il expliqué.

 

La population de Kaga-Bandoro accuse le contingent pakistanais d’être de connivence avec les Séléka

 

 

 

Centrafrique : Environ 9.500 candidats attendus pour le test de la police et de la gendarmerie

 

Par Parfait Teddy Komesse le 27 avril 2017

 

BANGUI, 27 Avril 2017(RJDH) —Ils sont 9.500 candidats à discuter leur entrée au sein des forces de la Police et de la Gendarmerie à l’issu d’un concours où 500 policiers et gendarmes seront retenus. Le nombre des candidats est rendu public par la Minusca qui Co-organise le recrutement avec le gouvernement.

 

Pour restaurer l’autorité de l’Etat après la crise, le gouvernement centrafricain en collaboration avec la Minusca a lancé le 1er février 2017 le recrutement des policiers et gendarmes sur tout le territoire. L’annonce intervient alors que le gouvernement est attendu sur la date du concours et la modalité pratique pour les candidats de l’intérieur du pays.

 

Selon Konseiga Salifou, porte-parole de la police de la Minusca, la participation à ce concours est forte, mais certains dossiers sont rejetés. « De commun accord avec le gouvernement, nous avons bouclé le traitement des dossiers et nous avons retenus 9.500 candidatures pour concourir. Certains dossiers sont rejetés en fonctions des critères d’âge et l’absence des pièces versées au dossier », a-t-il expliqué.

 

Selon les informations du RJDH, au total 13.500 dossiers ont été déposés avant de retenir 9.500 pour disputer 500 places, dont 250 à la police et 250 à la gendarmerie.

 

Les concours vont se faire dans les chefs-lieux des préfectures selon la Minusca. « Tous les candidats doivent assurer eux-mêmes leur déplacement dans les chefs-lieux où ils ont retiré les formulaires. Nous allons sécuriser le déroulement des épreuves », a-t-il ajouté.

 

Les 500 candidats admis suivront leur formation au camp Kassaï pour les gendarmes et à ceux de la police au PK 10 à la sortie nord de Bangui.

 

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27 avril 2017 4 27 /04 /avril /2017 14:32
[Reportage] La Centrafrique toujours plongée dans une crise humanitaire

 

 

 

Par RFI Publié le 27-04-2017 Modifié le 27-04-2017 à 03:15

 

En Centrafrique, la situation humanitaire est plus qu'inquiétante. Les ONG souffrent de sous-financements, au profit de crises plus urgentes, et aujourd'hui seulement 8% des besoins sont couverts en fonction des projections de l'ONU et des acteurs humanitaires. Les directeurs régionaux des agences onusiennes ont décidé de venir de Dakar pour tirer la sonnette d'alarme.

 

Hôpital de Paoua, dans le nord de la Centrafrique. Ici, les nombreux patients attendent à l'ombre avant de se faire examiner. C'est le cas de Firmin, qui a dû parcourir 50 km à pieds pour venir se faire dépister du VIH. En plus de la santé, il regrette que les humanitaires ne soient pas présents dans son village : « On a besoin de poste de santé et d'un puits d'eau pour aider les femmes, parce qu'elles prennent l'eau dans le marigot pour en donner aux enfants et ça provoque des maladies. »

 

C'est pour cette raison que les directeurs régionaux des agences onusiennes pour l'Afrique Centrale sont en Centrafrique cette semaine. Alarmés par le sous-financement des ONG par les bailleurs de fonds, ils sont venus rappeler que, bien que la crise politique soit en partie résolue, la RCA vit toujours une crise humanitaire.

 

« Je pense que c'est une crise qui a duré dans le temps donc ça devient une crise chronique, et une crise chronique attire moins l'attention que les crises aiguës, explique Allegra Baiocchi, représentante régionale du bureau de coordination humanitaire de l'ONU. Il y a aussi la perception du manque de solutions et la difficulté de travailler avec tous les groupes et les autorités. »

 

Ces derniers mois, la Centrafrique a connu de nouveaux pics de violences, notamment à l'Est, et compte 100 000 déplacés de plus qu'il y a six mois.

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27 avril 2017 4 27 /04 /avril /2017 14:26

 

 

 

YAOUNDE, 27/04/17 (Xinhua) -- Un montant de 60 millions de dollars doit être mobilisé pour couvrir chaque année les besoins alimentaires des quelque 260.000 réfugiés centrafricains avec ceux de leurs communautés d'accueil dans les régions de l'Est et de l'Adamaoua du Cameroun, rapporte le Programme alimentaire mondial (PAM).

 

"A l'échelle de l'alimentation de ces populations-là, c'est beaucoup d'argent. On est dans l'ordre de 60 millions de dollars. Et donc c'est très important de continuer à demander mais en même temps commencer à trouver des moyens de rendre ces populations autonomes dans la mesure du possible", a indiqué mercredi à Xinhua Abdoulaye Baldé, le représentant-résident du PAM au Cameroun.

 

Depuis le coup d'Etat militaire de mars 2003 de François Bozizé contre le pouvoir Ange-Félix Patassé, premier président démocratiquement élu de l'histoire de la République centrafricaine (RCA), plus d'une centaine de milliers de ressortissants de ce pays pauvre et enclavé d'Afrique centrale avaient fui pour se réfugier au Cameroun.

 

Ce chiffre a explosé pour atteindre environ 260.000 avec la récente crise centrafricaine due à la chute du régime de l'ex-chef d'état-major des Forces armées centrafricaines (FACA) par l'ex-coalition rebelle de la Séléka à dominante musulmane en mars 2013, au terme de trois mois de combats avec les forces loyalistes.

 

L'ambassadeur de France au Cameroun, Gilles Thibault, a remis au PAM mercredi à Yaoundé une subvention de 560 millions de francs CFA (environ plus de 933.000 dollars) pour soutenir ces réfugiés centrafricains ainsi que les populations locales vulnérables dans les régions de l'Est et de l'Adamaoua où ils sont installés, à travers des activités d'assistance alimentaire et de nutrition.

 

Cette aide vise à renforcer les actions menées par les autorités camerounaises et les agences des Nations Unies en vue de réduire la vulnérabilité des bénéficiaires. Mais, les ressources mobilisées sont insuffisantes pour couvrir les besoins, une situation à l'origine de la diminution depuis novembre 2016 de la moitié des rations alimentaires distribuées par le PAM, a déploré le diplomate français.

 

"Les besoins sont effectivement importants" et sans ces rations alimentaires, ces populations "ne peuvent pas survivre", a-t-il souligné, lançant un appel aux "autres donateurs" pour une plus grande mobilisation pour répondre à une situation qualifiée d'urgence humanitaire.

Lle PAM estime à 60 millions de dollars les besoins alimentaires annuels des réfugiés centrafricains
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26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 18:09

 

 

 

NOTE D’INFORMATION

 

 

Bangui, 26 Avril 2017 – Les mesures prises par les soldats de la paix de la MINUSCA à Birao ont permis à cette ville de la préfecture de la Vakaga (Nord-est de la République centrafricaine) de retrouver la sécurité et de retourner aux activités socio-économiques normales. « Grâce à l’action des casques bleus zambiens la sécurité est assurée dans la ville de Birao et la population vaque normalement à ses occupations. Les écoles sont ouvertes car des enseignants se déplacent avec l’appui de la MINUSCA pour venir occuper leur poste », a indiqué le chef intérimaire du bureau de la Mission dans cette localité, Alexandre Moukenga Doume, à l’occasion du point de presse hebdomadaire de la MINUSCA.

 

Le chef de bureau a indiqué que cette situation est le résultat des mesures robustes prises d’abord lors du processus électoral et poursuivies plus tard par les soldats de la paix zambiens et qui ont permis de « faire de Birao une zone sans armes et sans uniformes ». « Cette règle qui s’impose à tous et est suivie par tous », a-t-il dit, en rappelant que la ville avait été l’hypocentre de quelques crises sévères qu’a connues la RCA dans le passé.

 

Le chef de bureau a par ailleurs rappelé les bonnes relations entre les casques bleus de la MINUSCA et les autorités locales et les populations, avec notamment leur participation dans des activités sociales, environnementales, sportives et de formation.

 

Lors de ce point de presse, le porte-parole de la composante Police de la MINUSCA, Lieutenant Salifou Konsiega, a annoncé que le traitement des 13.500 dossiers de candidature pour le recrutement de 500 policiers et gendarmes centrafricains est terminé au niveau de la cellule de recrutement. “Il appartient aux autorités Centrafricaines de se prononcer sur les dates retenues pour passer les épreuves écrites et sportives », a-t-il dit, en ajoutant que ces épreuves se dérouleront dans les chefs-lieux de préfecture. « Ce sera ainsi sauf à Paoua remplace au lieu de Bozoum pour l’Ouham-Pendé tandis que les candidats de Ombella Mpoko, majoritairement de Bimbo, composeront à Bangui », a affirmé le porte-parole.

 

Pour sa part, le porte-parole de la Force, Major Rahhali Khalid, a indiqué que dans tous les secteurs, la Force poursuit ses patrouilles en coordination avec les forces de sécurité gouvernementale. « La situation sécuritaire à Bambari et ses environs reste calme et s’améliore. » La Force, conclut-il, poursuit ses efforts pour protéger la population.

 

Le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, a annoncé le début mercredi à Bangui, d’une session sensibilisation de trois jours pour le retour des musulmans dans le 5ème arrondissement de la capitale, avec la participation de 190 personnes dont les leaders communautaires, les chefs religieux, femmes et jeunes. D’autre part, le porte-parole a indiqué que la MINUSCA, la FAO et l’UNOPS poursuivent la formation en agropastorale de 777 ex-combattants dont 47 femmes, dans le cadre du projet de réduction de violence communautaire à Bangui. Au chapitre des droits de l’homme, Monteiro a indiqué que 22 incidents de violations et abus des droits de l’homme ayant pour auteurs les groupes armés ainsi que des agents de l’État, ont été documentés par la MINUSCA entre le 19 au 25 Avril 2017.

______________________________________________________________________________

 

Division de Communication Stratégique et d'information publique

 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine

 

https://minusca.unmissions.org | @UN_CAR

LA MINUSCA RAPPELLE LE RÔLE DES SOLDATS DE LA PAIX DANS LA SÉCURITÉ RÉGNANTE À BIRAO
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26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 18:00
Lu pour vous : Centrafrique : Vers une lutte fratricide au sein du FPRC ?
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Par Abdoulaye Ngamende - 26 Avril 2017 modifié le 26 Avril 2017 - 14:50

 

Une réunion de la coalition FPRC-MPC-RPRC va avoir lieu prochainement pour régler des comptes en interne face à la perte d’autorité de Nourredine Adam qui est de plus en plus débordé par Abdoulaye Issène et Al Khatim et des factions armées de la coalition qui s’entretuent pour le contrôle des richesses. La coalition va-t-elle, une nouvelle fois, vers l’implosion ?

 

Depuis longtemps, le FPRC et sa coalition contrôlent la moitié de notre pays, pillant les ressources minières, imposant des taxes sur les extractions minières et sur les ventes dans les marchés. Ces rentrées d’argent sont très importantes et attisent la convoitise. Les luttes meurtrières entre factions du FPRC s’intensifient, en plus des désaccords entre les chefs.


Déjà, on savait que Abdoulaye Issène, seul maître à bord à N’Délé, intriguait pour prendre la place de Nourredine Adam. On savait que AlKhatim cachait la plus grande partie des taxes prélevées pour ne pas en faire bénéficier Nourredine Adam. On savait que Abdoulaye Issène et l’anti balaka Mokom, qui s’apprécient beaucoup, entretenaient des relations très équivoques depuis qu’ils s’étaient entraidés et soutenus à Bangui. On savait que les leaders FPRC de Bria menaient une chasse contre les Peulhs, assassinant femmes et enfants devant une population terrorisée.



Les limites sont maintenant atteintes. Nourredine Adam semble avoir perdu son autorité sur ses généraux et ses alliés. Abdoulaye Issène donne ses ordres pour prendre le pouvoir dans la région de N’Délé, même s’il lui faut faire abdiquer le sultan Ibrahim Senoussi, héritier d’une longue lignée traditionnelle et coutumière historique. Il évite même que son frère soit lynché par la population après qu’il a tué un moto-taxi à la sortie de N’Délé il y a quelques semaines. Les groupes FPRC se battent à Bria pour s’emparer du butin des taxes sur les extractions minières et contrôler les mines. Abdoulaye Issène refuse les étrangers dans les rangs FPRC, mais Nourredine Adam est arrivé à N’Délé la semaine dernière avec des mercenaires Janjaweed soudanais.

 

 
Ainsi donc, rien ne va plus au royaume du FPRC et de sa coalition ? Une grande réunion de la coalition pourrait avoir lieu prochainement. Pour quoi faire ? Clarifier le fonctionnement ? Régler les comptes ? Destituer Nourredine Adam, ou Abdoulaye Issène ? Remettre au pas certains généraux de la coalition ? Ou tout simplement, faire imploser la coalition comme en 2015 après une assemblée générale qui, déjà, avait montré les limites des capacités d’une bande de criminels qui ne sont pas capables de faire autre chose que de piller, tuer et violer. Il parait que Nourredine Adam ne supporte plus les écarts et les objectifs de prise de pouvoir du FPRC d’Abdoulaye Issène, mais aussi les échecs de AlKhatim. Mais Nourredine est-il encore le chef qu’il croit être ? Ne va-t-il pas être piégé par son orgueil ?



Beaucoup de questions se posent à nous, mais elles sont en même temps des réponses qu’on peut apporter à la réalité de cette coalition. Maintenant, il faut agir vite pour réduire au silence ces trois mouvements armés, car les populations n’en peuvent plus.

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Centrafrique-Presse.com
26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 16:21
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Bangui amorce la dernière phase d’opérationnalisation de la Cour Pénale Spéciale

 

Par Judicael Yongo le 26 avril 2017

 

BANGUI, 26 Avril 2017(RJDH)—L’opérationnalisation de la Cour Pénale est entrée dans sa dernière phase, selon le comité de sélection des membres de cette juridiction. Les membres dudit comité se sont félicités des avancées enregistrées ces derniers jours.

 

La Cour Pénale Spéciale sera opérationnelle dès l’arrivée du procureur spécial qui selon Fernand Mande-Ndjapou, coordonnateur de la Coalition de la Cour Pénale Spéciale, sera à Bangui d’ici le 1er mai 2017.

 

De sources concordantes, les ministres centrafricains de la justice et de l’intérieur se rendront à Kinshasa d’ici la semaine prochaine pour discuter avec les autorités de la RDC avant l’arrivée du procureur spécial, « c’est la dernière chose à faire pour que le procureur puisse fouler le sol centrafricain », a expliqué Fernand Mande-Ndjapou.

 

Le comité de sélection des membres de la Cour Pénale Spéciale a, lors d’une réunion à Bangui annoncé que toutes les dispositions logistiques sont bouclées pour l’opérationnalisation de la cour, « toutes les dispositions pratiques sont déjà prises en ce moment. Le Tribunal de Grand Instance de Bangui qui doit abriter la cour, est totalement réhabilité. La question de logement des magistrats internationaux est bouclée y compris les questions logistiques liées aux matériels bureautiques et autres », a annoncé le coordonnateur de la coalition de la CPS.

 

Selon un membre du comité de sélection, les deux noms retenus pour le poste de procureur spécial adjoint, ceux du Substitut et des deux juges d’instruction et de la chambre d’accusation sont envoyés au chef de l’Etat, « c’est le président qui doit faire le choix entre les deux noms et nommé un », confie cette source au RJDH. La même source indique que « la phase de sélection des greffiers, des greffiers en chef, du secrétaire du parquet tire à sa fin » ajouté ce cadre qui a souligné que dans les deux semaines, les rapports de ces travaux seront remis au ministère de la justice. Aussi, le recrutement des Officiers de Police Judiciaire(OPJ) est en cours de finalisation ».

 

Les OPJ seront formés, selon nos informations d’ici la fin du mois de juin et le commissariat central de Bangui sera mis à leur disposition.

 

La Cour Pénale Spéciale entre dans sa dernière phase au moment où l’Union Africaine évoque l’idée d’amnistie, idée combattue par la quasi-totalité des forces vives de la nation centrafricaine.

 

 

Centrafrique : L’EUTM boucle la formation du premier bataillon des FACA

 

Par Jean Fernand Koena le 26 avril 2017

 

BANGUI, 26 avril 2017(RJDH)—Des compagnies d’infanteries de 47O hommes entrainés par l’EUTM ont expérimenté la phase pratique avant la remise officielle à l’état-major et au gouvernement. Le scénario et la coordination de combat sont exécutés ce 26 avril à Mboko dans la commune de Bimbo 5.

 

L’itinéraire du soldat et la coordination des opérations sur le terrain est compatible à l’entrainement avec les moyens d’artillerie et des mitrailleuses. La progression du soldat et la lucidité dans l’interprétation de la cartographie constitue le socle de l’intervention du colonel Vermulen, chef de pilier entrainement de l’EUTM.

 

L’opérationnalisation de ce bataillon dépend des autorités selon les le commandant la force de l’EUTM Ruys, « le bataillon est formé, mais cela ne dit qu’il est opérationnel parce qu’il lui faut l’équipement et l’armement. Je sais que le gouvernement est en train de travailler là-dessus. L’équipement est partiel à travers les dons et le gouvernement a décidé de procéder à l’achat des armes mais cela prend du temps », a-t-il expliqué.

 

Le chef de bataillon d’infanterie territoriale n°3 se félicite du renforcement de capacité de ces hommes « l’exercice est axé sur la cohésion du groupe lors d’une opération. Et mon travail est de rester en contact permanent avec les hommes sur le terrain pour coordonner la progression et donner des orientations à temps réel » a-t-il présenté.

 

L’entrainement avec l’EUTM est d’une valeur ajouté selon le capitaine Massé « l’abondance du bien ne nuit pas, avec l’entrainement nos hommes ont pu se souvenir de ce qu’ils ont appris à l’instruction et ont su profiter et capitaliser l’approche européenne du combat. A ce titre l’exercice doit être un sujet de fierté pour notre armée » a-t-il ajouté.

 

75% des forces armées sont concernés par l’entrainement de l’EUTM. Les compagnies de BIT2 sont attendus dans les mois à venir pour des séries de formations.

 

 

Centrafrique : D’anciens dignitaires délogés de la cité des 17 villas

 

Par Juvenal Koherepede le 26 avril 2017

 

BANGUI, 26 avril 2017 (RJDH)—Les anciens dignitaires du pays, logés au camp 17 villas, ont été déguerpis ce matin par la gendarmerie nationale. L’opération a été recommandée par le gouvernement, selon de sources bien informées.

 

La cité des 17 villas est habitée par d’anciens et actuels dignitaires du pays. Seules les personnalités sans fonction officielles ont été délogées par la gendarmerie qui a quadrillé le secteur ce matin. Les anciens dignitaires ont été priés de plier bagages pour libérer les lieux. Difficile d’avoir des précisions sur le déroulement des opérations car les journalistes ont été tenus à l’écart.

 

Les anciens ministres Gotran Djono Haba, Armel Sayo et Christophe Gazambetty font partie des expulsés. Le RJDH a tenté en vain d’entrer en contact avec eux pour leurs versions des faits.

 

Un officier membre de l’équipe d’intervention a confié au RJDH que l’opération a été ordonnée par le gouvernement. Les sources constatées au ministère de l’urbanisme n’ont pas souhaité se prononcer sur le dossier. Un conseiller à la présidence de la République, contacté par le RJDH parle d’une opération attendue depuis des mois. Pour lui, ces anciens dignitaires ont été relancés plusieurs fois sans suite.

 

C’est une première opération du genre depuis un an au pouvoir de Touadera et du gouvernement Sarandji.

 

 

Centrafrique : Des filles de la rue apprennent divers métiers au centre Voix du Cœur

 

Par Auguste Bati-Kalamet le 26 avril 2017

 

BANGUI, 26 Avril 2017 (RJDH)—Des filles de la rue regroupées au centre annexe Voix du Cœur de Damala, apprennent des métiers socioprofessionnelles. L’objectif est de faciliter la réinsertion de ces jeunes filles.

 

Ce sont 18 filles de la rue âgées entre 7 et 17 ans qui sont engagées dans cette formation. La majorité sont des filles-mères. « Sur les 18 filles, huit filles sont inscrites à l’école communautaire de Damala, quatre suivent une formation professionnelle à Don Bosco, six suivent des cours de remise à niveau et les deux dernières sont encadrées dans le domaine des activités génératrices de revenu », a expliqué sœur Bertine Saloma, responsable du centre d’accueil annexe Voix du Cœur.

 

Quotidiennement, l’annexe dépense environ 50.000 FCFA pour prendre en charge ces filles de la rue. Parmi les 18, il y a une qui est venue de la brigade criminelle où elle était détenue suite à une accusation de sorcellerie. Celle-là, selon la sœur responsable, a 7 ans.

 

Therèse Namsé, de la section alphabétisation au centre Voix du Cœur de Damala, se dit rassurante par rapport à la réinsertion de ces jeunes filles, « elles ont désormais un avenir. Nous leur donnons la formation nécessaire pour leur permettre de se prendre en charge d’ici demain », confie-t-elle.

 

Le centre d’accueil annexe Voix du Cœur de Damala, créé en juillet 2016, est soutenu par l’Ambassade de France, Triangle.

 

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