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13 septembre 2021 1 13 /09 /septembre /2021 17:06
RCA : La Coordonnatrice humanitaire condamne fermement la mort d’un humanitaire
RCA : La Coordonnatrice humanitaire condamne fermement la mort d’un humanitaire
RCA : La Coordonnatrice humanitaire condamne fermement la mort d’un humanitaire

 

Centrafrique : Mme Denise Brown condamne fermement la mort d’un humanitaire tué par un engin explosif

La Coordonnatrice humanitaire condamne fermement la mort d’un humanitaire tué par un engin explosif en République centrafricaine

 

Bangui, 10 septembre 2021 – La Coordonnatrice humanitaire en République centrafricaine, Mme Denise Brown, est profondément choquée et consternée par la mort d’un travailleur humanitaire, tué hier lors d’une mission dans le nord-ouest de la République centrafricaine.

L’équipe de l’ONG internationale Conseil Danois pour les Réfugiés menait des activités humanitaires lorsqu’un de ses véhicules a sauté sur un engin explosif dans la préfecture de l’Ouham-Pendé. Un travailleur humanitaire a été tué. Trois autres ont été légèrement blessés, sont traumatisés et ont été évacués à Paoua pour des soins médicaux. « Nous sommes atterrés par la perte tragique de notre collègue humanitaire, je présente mes condoléances les plus sincères à la famille de la victime, à ses amis et aux collègues du Conseil Danois pour les Réfugiés », a déclaré Mme Brown.

Entre janvier et août 2021, 27 incidents impliquant des engins explosifs ont coûté la vie à au moins 14 civils et ont blessé 21 civils et deux casques bleus des Nations Unies dans l’ouest du pays. La présence ou la présence présumée d’engins explosifs empêche les travailleurs humanitaires de venir en aide aux communautés qui ont été sévèrement affectées par le conflit.

« Je condamne fermement l’utilisation d’engins explosifs et j’appelle toutes les parties à prendre des mesures nécessaires pour protéger la population civile et respecter les travailleurs humanitaires », a déclaré la Coordonnatrice humanitaire.

2,8 millions de personnes ont besoin d’assistance et de protection en République centrafricaine. Entre janvier et août 2021, deux travailleurs humanitaires ont été tués et 19 blessés. Au cours de cette période, 314 incidents affectant le personnel ou les biens humanitaires ont été enregistrés. Malgré un environnement opérationnel dangereux, les acteurs humanitaires sont venus en aide à plus de 1,4 million de personnes dans le besoin urgent.

 

Source : OCHA

 

En Centrafrique, la multiplication des engins explosifs mine les humanitaires

 

RFI Avec notre correspondant à Bangui, Carol Valade

 

En République centrafricaine, un employé centrafricain de l’ONG internationale Conseil danois pour les réfugiés (DRC) a perdu la vie ce jeudi 9 septembre lorsque que son convoi a sauté sur un engin explosif entre Paoua et Bocaranga dans la préfecture de l’Ouham-Pende dans l’ouest du pays.

L’image du véhicule renversé partiellement détruit témoigne de la violence de l’explosion. Trois autres membres de l’équipe ont été légèrement blessés selon l’ONG qui exprime dans un communiqué son désarroi et met en pause ses activités pour le weekend tandis que que Denise Brown, la coordonnatrice humanitaire de l’ONU en RCA, se dit « profondément choquée et consternée » par l’évènement.

L’utilisation croissante d’engins explosifs, un mode opératoire récent dans le pays, alarme tous les acteurs de terrain. Cela fait à peine un an que l’usage d’engins explosifs est signalé pour la première fois en Centrafrique. Mais il s’est considérablement accu depuis l’offensive rebelle de la CPC en janvier dernier puis la contre-offensive de forces loyalistes. 

Un nouveau mode opératoire des groupes armés qui, repoussés hors des villes, adoptent des « techniques de guérilla » selon les observateurs. Depuis janvier, l’ONU dénombre au moins 14 civils tués par des mines et 21 autres blessés dont deux casque bleus. En mai, cinq militaires centrafricains ont également perdu la vie dans des circonstances similaires.

Les incidents se concentrent dans l’ouest du pays, la zone où le conflit est actuellement le plus intense où les besoins humanitaires sont les plus urgents et où la présence d’engins explosifs rend encore plus difficile l’accès aux populations. 

Après avoir nettoyé quarante kilomètres de voies dans la zone, la Minsuca vient d’annoncer mercredi la suspension de ses opérations de déminage en raisons d’entraves et de tensions avec les populations. 

Une décision décriée par le parti MLPC de l’opposant Martin Ziguélé qui dans un communiqué exprime sa « déception » et appelle la Minusca à « reconsidérer sa position ». 

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10 septembre 2021 5 10 /09 /septembre /2021 15:14
Les mines anti-personnelles continuent de tuer dans l'Ouham Pendé
Les mines anti-personnelles continuent de tuer dans l'Ouham Pendé

 

Dans l’après-midi du 09 septembre 2021, un véhicule de l’ONG Conseil Danois pour les Réfugiés (DRC) venant de Paoua vers Bocaranga a sauté sur une mine au village Bokomboussi dans ma circonscription de Bocaranga 3 dans la Commune Loura.

Le chauffeur du camion a été tué du coup et il y a eu plusieurs blessés graves évacués dans la journée sur l'hôpital de Paoua. Je présente mes condoléances à la famille du chauffeur tué dans cet attentat et compatis au sort des blessés.

Honorable Martin ZIGUELE

Les mines anti-personnelles continuent de tuer dans l'Ouham Pendé
Les mines anti-personnelles continuent de tuer dans l'Ouham Pendé
Les mines anti-personnelles continuent de tuer dans l'Ouham Pendé
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10 septembre 2021 5 10 /09 /septembre /2021 14:52
La MINUSCA interrompt le déminage des explosifs dans l'ouest du pays
La MINUSCA interrompt le déminage des explosifs dans l'ouest du pays

 

Centrafrique : la MINUSCA interrompt le déminage des explosifs dans l'ouest du pays

Par : Vivienne |  French.china.org.cn | Mis à jour le 09-09-2021

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) a annoncé mercredi avoir interrompu ses activités de déminage d'engins explosifs dans deux préfectures de l'ouest du pays.

Le major Ibrahim Atikou, porte-parole de la force militaire de la MINUSCA, a précisé que ces activités avaient été arrêtées dans les préfectures de la Nana Mambéré et de l'Ouham Pendé suite aux rumeurs selon lesquelles la mission serait de connivence avec des groupes armés et leur fournirait des mines antipersonnelles.

Il a regretté que de tels explosifs aient tué sept civils et blessé grièvement plusieurs autres depuis le 20 août, amenant la MINUSCA à décider de déminer des axes routiers dans les préfectures concernées, précisant ainsi que quelque 40km avaient déjà été nettoyés.

Le porte-parole a par ailleurs fermement dénoncé les allégations de collusion, de tentatives de manipulation des populations et les entraves physiques commises par d'autres forces de sécurité dans le village de Bondiba contre les missions de vérification de la présence et la neutralisation d'engins explosifs.

Selon le major Atikou, les travaux de déminage reprendront lorsque la tension aura baissé.

L'utilisation de ces mines dans l'ouest du pays a débuté dès le déclenchement en début d'année de l'offensive de l'armée centrafricaine contre les positions des rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC).

Source: Agence de presse Xinhua

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10 septembre 2021 5 10 /09 /septembre /2021 14:48
RCA : La Cour pénale spéciale va organiser les premiers procès d’ici fin 2021
RCA : La Cour pénale spéciale va organiser les premiers procès d’ici fin 2021

Lu pour vous

 

Centrafrique : 6 ans après sa création, la Cour pénale spéciale va organiser les premiers procès d’ici fin 2021

 

(Agence Ecofin) 09 septembre 2021 15:15 - La Cour pénale spéciale pour la Centrafrique a été créée en 2015 pour juger les crimes de guerre et contre l’humanité commis en Centrafrique depuis 2003, mais n’a pu commencer ses travaux qu’en 2018. Ses premiers procès sont particulièrement attendus, au vu de la situation sécuritaire actuelle.

La Centrafrique va-t-elle enfin juger les personnes impliquées dans les crimes de guerre qui ont marqué le pays depuis plusieurs décennies ? A en croire Alain Tolmo, substitut du procureur près la Cour pénale spéciale (CPS) pour la Centrafrique, les premiers procès pourraient démarrer avant la fin de cette année.

Créée aux fins de poursuivre les crimes contre l’humanité, génocides et crimes de guerre commis en Centrafrique depuis 2003, année marquée par l’arrivée au pouvoir de l’ancien président François Bozizé, la CPS est composée de juges centrafricains et internationaux. Etablie en 2015 en pleine période de transition, cette institution n’a pu tenir sa première session officielle qu’en 2018.

Dans un contexte politique et sécuritaire tendu, marqué par les affrontements entre les groupes armés qui ont pris le contrôle du pays et les forces gouvernementales appuyées par la Russie, les travaux de cette Cour seront particulièrement scrutés par la population, mais également par la communauté internationale.

Selon M. Tolmo, « il y a douze dossiers qui sont sous instruction préparatoire, donc des dossiers qui sont en enquête préliminaire au niveau de la phase policière de la recherche de la vérité » et « il y a une vingtaine de mandats qui sont lancés pour justement appréhender les auteurs, complices ou commanditaires de crimes contre l’humanité ».

D’après l’ONU, rien qu’entre juillet 2020 et juin 2021, 526 cas de violations et d’abus des droits de l’homme et du droit international humanitaire ont été répertoriés à travers le pays et ont fait au moins 1221 victimes, dont 144 personnes civiles ou hors de combat, qui ont été tuées par les parties au conflit.

« Toutes les parties au conflit continuent de commettre des atrocités, alors que la situation sécuritaire se détériore, en particulier dans les provinces », a déploré en août dernier, le chef de la Mission des Nations unies en République centrafricaine (MINUSCA), Mankeur Ndiaye.

En plus des groupes rebelles coalisés au sein de la CPC (Coalition des patriotes pour le changement), il faut rappeler que la présence de mercenaires russes aux côtés des forces armées centrafricaines (FACA) et leur présumée implication dans des atrocités commises dans le pays ont souvent été dénoncées par l’ONU et d’autres organisations internationales. Un dossier sur lequel la CPS sera également attendue au cours des prochains mois.

« C’est un message que nous sommes en train de lancer aux bourreaux et aux futurs prisonniers qui font l’objet de nos mandats d’arrêt. La Cour est en train de travailler », a averti Alain Tolmo.

Moutiou Adjibi Nourou

 

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10 septembre 2021 5 10 /09 /septembre /2021 14:45
Des rebelles centrafricains, spécialisés dans les kidnappings, appréhendés par la gendarmerie

Lu pour vous

 

Ngaoundéré: Des rebelles centrafricains, spécialisés dans les kidnappings, appréhendés par la gendarmerie

 

https://www.lebledparle.com/ CLAUDE PAUL TJEG 10 SEPTEMBRE 2021

 

D’autres membres du groupe ont été interpellés après l’exploitation de leurs complices.

L’instabilité politique qui règne en République centrafricaine depuis des années, a contraint plusieurs citoyens de ce pays a trouvé refuge au Cameroun. Ces déplacements difficilement contrôlables, en raison de la porosité des frontières, profitent également à certains acteurs impliqués dans la détérioration du climat sécuritaire en Centrafrique. Certains d’entre eux ont également jeté leur dévolu sur le Cameroun, où ils n’hésitent pas à commettre des actes répréhensibles. C’est notamment le cas de plusieurs membres du groupe rebelle 3R,  qui se sont installés dans la ville de Ngaoundéré, capitale régionale de l’Adamaoua.

Ces seigneurs de guerre, habitués à la violence, ont choisi comme moyen de subsistance, les rapts et les kidnappings contre rançons. Ils ont mené leurs activités illégales dans toute la région de l’Adamaoua pendant plusieurs mois, jusqu’à ce que la Gendarmerie Nationale décide de s’en mêler. Ce corps de l’armée a annoncé jeudi 9 septembre 2021 sur Facebook, avoir mis la main sur plusieurs  membres de ce groupe rebelle.

«Afin de commettre aisément leurs forfaits, ils se sont établis de fausses Cartes Nationales d'Identité à la fois camerounaises et centrafricaines. C'est ainsi que sur renseignements, les éléments de la Légion de Gendarmerie de l'Adamaoua ont interpellé, au cours de la préparation d'une énième opération d'enlèvement, le capitaine du groupe rebelle et ses complices, le 1er septembre 2021.Par la suite, les pandores ont mené une opération coup de poings qui a permis d'interpeller d'autres membres du groupe. Lors des opérations de fouille et perquisition, plusieurs objets frauduleux (Cachets, diplômes, CNI...) ont été découverts et saisis», a révélé la gendarmerie

Lesdits rebelles qui sont accusés de diverses infractions parmi lesquelles, «faux en écriture, immigration clandestine avec complicité, enlèvements», ont été mises à la disposition de la Justice Militaire.

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10 septembre 2021 5 10 /09 /septembre /2021 14:41
REVUE DE PRESSE AFRIQUE COUP D'ETAT EN GUINEE
REVUE DE PRESSE AFRIQUE COUP D'ETAT EN GUINEE

 

 

Jeune Afrique nous révèle comment le lieutenant-colonel Mamady Doumbouya a pu s’emparer du pouvoir aussi facilement en Guinée. Choyé par le président Alpha Condé à qui il doit son ascension fulgurante, Doumbouya devient très vite « populaire au sein de l’armée » et se permet de critiquer le régime. « Pendant des mois, relate Jeune Afrique, le président préfère ignorer les "notes blanches" de ses services de renseignement, lesquels lui rapportent les propos présumés de l’officier (…). Il se refuse à écarter Doumbouya, incapable d’imaginer que ce dernier puisse tenter quoi que ce soit contre lui, auquel l’ancien caporal-chef de la Légion doit ses cinq galons de lieutenant-colonel. »

« L'affrontement est bref mais meurtrier »

À la veille du putsch, Alpha Condé avait affirmé son intention de « desserrer le budget de l’armée », pour répondre ainsi à la grogne de certains haut gradés qui réclamaient notamment de nouvelles voitures de fonction.

En tout cas, dimanche, poursuit Jeune Afrique, « à la tête d’une colonne d’une cinquantaine de camions et de pick-up armés de mitrailleuses, le lieutenant-colonel Mamady Doumbouya fonce droit sur Kaloum, où il fait son entrée aux alentours de 8h du matin. Il a engagé dans l’aventure la quasi-totalité du Groupement des forces spéciales, soit 500 hommes environ, dont une partie, lourdement armée, prend position devant le camp Makambo pour bloquer toute sortie des renforts de la garde présidentielle, tandis que l’autre, dont l’unité spéciale 8602 entraînée par les Français et les Israéliens, se dirige sur Sékhoutouréya avec l’appui-feu d’un blindé et de plusieurs mortiers. (…) À l’extérieur, l’affrontement est bref mais meurtrier. Selon JA, une vingtaine de gardes présidentiels sont tués (…). Les putschistes s’emparent du président, à qui ils passent des menottes après l’avoir menacé ("Si vous bougez, on tire !"), puis le font descendre dans un salon du rez-de-chaussée où ils le filment et le photographient, à la fois sonné, désemparé et tout de colère contenue. Ces images, qui rappellent celles du couple Gbagbo hagard lors de sa capture en avril 2011, feront le tour du monde ».

Reste à connaître la suite…

Et Jeune Afrique de s’interroger : « le lieutenant-colonel Doumbouya a-t-il agi parce qu’il sentait l’étau se resserrer autour de lui ? Et surtout, a-t-il agi seul ou sous influence ? Dans un pays encore très fortement marqué par les appartenances communautaires, le fait qu’il soit Malinké, comme 90% de ses hommes, explique en partie l’absence de réaction des partisans d’Alpha Condé et de son parti. C’est le troisième coup d’État réussi dans l’histoire de la Guinée après ceux de Lansana Conté et de Moussa Dadis Camara. Comme à chaque fois, les prisons s’ouvrent et la foule applaudit. Reste à connaître la suite, pointe Jeune Afrique, qui, comme on le sait, a souvent tendance à se solder par un désastre politique et économique tant il est évident que les militaires guinéens au pouvoir se sont toujours servis au lieu de servir ».

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Pour l’instant, les putschistes ont le vent en poupe auprès de l’opinion guinéenne et des médias. Les médias guinéens qui, dans leur grande majorité, ont pris fait et cause pour les militaires et certains même conspuent l’ancien régime et la personne même d’Alpha Condé. En témoigne cette tribune publiée par le site Aminata, intitulée : « Alpha doit payer ! »

La Cédéao sous le feu des critiques

Sur le plan international, la Cédéao a suspendu la Guinée de ses organes de décision, sans évoquer dans l’immédiat de sanctions économiques. Une décision qui suscite l’ironie de la presse burkinabé : « que peut bien faire la pauvre Cédéao ? », s’interroge ainsi L’Observateur Paalga. « On n’a jamais vu des putschistes restituer le pouvoir sous la pression de ce qui est considéré à tort ou à raison comme un syndicat de chefs d’État. La dernière preuve en date, c’est le cas malien, où la Cédéao a payé au prix fort ses errements et son manque de fermeté. »

« L’organisation panafricaine a, une fois encore, raté le coche, dénonce pour sa part WakatSéra, oubliant son protocole sur la démocratie et la bonne gouvernance. Une démocratie violée par Alpha Condé qui a constamment muselé son peuple et son opposition, verrouillant toutes les voies possibles à l’alternance par les urnes, réprimant, sans autre forme de procès, et dans le sang, toute manifestation contre son pouvoir. »

 

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8 septembre 2021 3 08 /09 /septembre /2021 21:10
Paris veut rester maître du jeu dans le pré-carré, cas RCA
Paris veut rester maître du jeu dans le pré-carré, cas RCA
Paris veut rester maître du jeu dans le pré-carré, cas RCA

Lu pour vous

 

Françafrique: Paris veut rester maître du jeu dans le pré-carré, cas de la Centrafrique

https://www.financialafrik.com/ Par Achille Mbog Pibasso 8 septembre, 2021

Les années passent, les méthodes changent, mais les objectifs restent les mêmes. Tel peut-être sommairement résumé les relations entre la France et ses anciennes colonies d’Afrique de l’Ouest et du Centre plus connues sous le nom de la françafrique. Du Cameroun au Sénégal en passant par la Côte d’Ivoire, le Gabon, et les toutes les anciennes colonies d’Afrique francophone, la France fait feux de tout bois pour maintenir son influence qui s’effrite avec le temps. Les libertés prises par certains dirigeants et l’esprit de liberté qui anime les peuples ne sont pas de nature à conforter le leadership de « la mère patrie ».

Toujours est-il que poussée dans ses derniers retranchements en Centrafrique avec la montée en puissance de la Russie, la France entend revenir en force pour reconquérir « son empire de diamant » en proposant « un dialogue constructif » à la République centrafricaine. Pour ce cas d’espèce, le président français Emmanuel Macron a instruit le ministère des Affaires étrangères de mener une « offensive » diplomatique en Centrafrique. Afin de remettre Paris au centre du dispositif, la France y a dépêché une délégation conduite par Sylvain Itté, ambassadeur pour la diplomatie publique en Afrique qui effectue depuis le 7 septembre 2021 une visite de cinq jours en République centrafricaine avec au programme, des rencontres avec les plus hautes autorités du pays au rang desquelles le chef de l’Etat Faustin Archange Touadéra.

Au cours ce séjour, il sera question de « dresser un bilan » des relations entre les deux pays en vue de reprendre « un dialogue constructif ». Cette visite intervient dans un contexte de relations tendues entre les deux pays, la France ayant décidé en début d’année de geler son aide budgétaire et de suspendre une partie de sa coopération militaire avec la Centrafrique. Des mesures de « rétorsions » qui apparaissent comme un chantage à cause de la distance prise par Bangui vis-à-vis de la France et concomitamment le rapprochement confirmé avec la Russie.

Visiblement, Paris aurait opté pour la désescalade dans un contexte de multiplication des fausses informations et de propos hostiles à la France. Toutefois, l’Hexagone pense qu’il faut recréer des conditions de confiance, d’autant que « les manipulations multiples, multiformes, se situent en RCA, en France, dans des pays limitrophes de la RCA. Nous les connaissons, nous savons absolument qui en sont les auteurs et parfois les commanditaires», a confié le sherpa de la diplomatie française.

Dans ce positionnement du politiquement correct, les autorités centrafricaines semblent sur la même longueur d’ordre que leurs homologues françaises  car « nous voulons dire à l’ensemble de la population centrafricaine et de la population française que nous n’avons aucun souci avec la France » a affirmé Serge Ghislain Djorie, ministre de la Communication et des médias et porte-parole du gouvernement. En d’autres termes, « par rapport à ce qui se trame en termes de campagne de désinformation, nous allons travailler là-dessus. Ceux qui sont en charge de cela, nous commençons à les identifier. Je pense que dans un bref délai, nous allons répondre à leurs préoccupations ».

Selon nos informations, Paris qui envisage de revenir sur ces décisions notamment sur le gel de son aide budgétaire et la suspension d’une partie de sa coopération militaire voudrait des « garanties » de la part des autorités centrafricaines, alors qu’on a annonce une offensive diplomatique française en Afrique, ce qui lui permettrait de maintenir son influence dans le pré-carré.  C’est dire les enjeux du prochain sommet Afrique-France du 7 au 9 octobre 2021 à Montpellier qui, officiellement se définit comme un « nouveau format, avec de nouveaux acteurs, de nouvelles thématiques et de nouveaux enjeux » et dont l’objectif est de « porter un regard neuf sur la relation entre l’Afrique et la France pour offrir un nouveau cadre de réflexion et d’action aux nouvelles générations ».

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8 septembre 2021 3 08 /09 /septembre /2021 20:56
Les premiers procès de la Cour pénale spéciale pour la RCA prévus pour fin 2021

 

Les premiers procès de la Cour pénale spéciale pour la Centrafrique prévus pour fin 2021

 

https://www.rfi.fr/ 08/09/2021 - 14:31

Les premiers procès de la Cour pénale spéciale pour la Centrafrique s'ouvriront avant la fin de l'année. C'est ce qu'a affirmé mardi 8 septembre, Alain Tolmo, substitut du procureur près la CPS. Cette juridiction mixte, composée de juges centrafricains et internationaux, a été créée en 2015. La CPS a pour mandat de poursuivre les crimes de guerre, les crimes contre l'humanité et génocides perpétrés en RCA depuis le 1er janvier 2003.

Cette Cour pénale spéciale n'a réellement pu commencer ses travaux qu'à partir de 2018. Mais actuellement, cette juridiction est prête pour rendre justice, selon Alain Tolmo :

« Il y a douze dossiers qui sont sous instruction préparatoire, donc des dossiers qui sont en enquête préliminaire au niveau de la phase policière de la recherche de la vérité. Il y a une vingtaine de mandats qui sont lancés pour justement appréhender les auteurs, complices ou commanditaires de crimes contre l’humanitaire. C’est un message que nous sommes en train de lancer aux bourreaux et aux futurs prisonniers qui font l’objet de nos mandats d’arrêt. La Cour est en train de travailler. Je ne peux pas à partir de ce micro vous donner des noms quelconques. Il existe la protection des victimes et des témoins. »

Selon le substitut du procureur, leur travail va permettre d'amener la Centrafrique vers la paix : « Il faut que nous assimilions calmement, fermement et sereinement vers les procès emblématiques. Voilà le travail de la Cour pénale spéciale et cela contribue à amener la paix dans ce pays qui est meurtri ».

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8 septembre 2021 3 08 /09 /septembre /2021 20:01
Le dictateur Alpha Condé encensé, le « putschiste » Mamady Doumbouya condamné
Le dictateur Alpha Condé encensé, le « putschiste » Mamady Doumbouya condamné

Lu pour vous

 

Le dictateur Alpha Condé encensé, le « putschiste » Mamady Doumbouya condamné

https://mondafrique.com/ By Francis Sahel 8 septembre 2021

Alors qu’elle n’a rien fait face à la dérive autoritaire du président Alpha Condé, auteur d’un coup d’Etat constitutionnel en 2020, la communauté internationale condamne unanimement la prise du pouvoir salutaire des militaires guinéens. Une duplicité totale. 

Depuis plusieurs mois, nombre d’observateurs de la vie politique guinéenne faisaient l’hypothèse que la descente aux enfers dans laquelle le président Alpha Condé, 83 ans, a entraîné son pays s’achève par une guerre civile ou un coup d’Etat militaire. C’est donc finalement l’option la moins mauvaise qui s’est produite, dimanche, avec le putsch perpétré par le Groupe des forces spéciales dirigé par le lieutenant-colonel Mamady Doumbouya.

Au prétexte de la « non-ingérence » dans les affaires intérieures de la Guinée, la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest, l’Union africaine, les Nations unies et les partenaires bilatéraux de la Guinée ont regardé avec indifférence et même encouragé dans le cas de la Russie la folle ambition du président Alpha Condé de se maintenir à tout prix au pouvoir, au terme de ses deux mandats de cinq ans autorisés par la Constitution. En Guinée, personne n’a le souvenir d’avoir entendu les voix qui s’égosillent aujourd’hui pour condamner le coup d’Etat lorsque Alpha Condé a ouvert le chantier de la rédaction d’une nouvelle Constitution. 

La nouvelle Constitution d’Alpha Condé était une autre forme de coup d’Etat  

 En réalité, cette nouvelle Constitution était une autre forme de coup d’Etat puisque le seul but de l’exercice était de lui permettre de briguer un troisième mandat. Là-bas, personne ne se souvient d’avoir entendu des protestations vigoureuses lorsque le président renversé s’est octroyé la victoire à la présidentielle de 2020 au prix de la mort des dizaines de ses compatriotes. Les Guinéennes disent ne pas avoir entendu les mêmes qui défendent aujourd’hui l’ordre « constitutionnel », version Alpha Condé, lorsque des centaines d’opposants ont été jetés en prison, au lendemain de la présidentielle de 2020.

Pas moins de quatre opposants guinéens sont morts en prison, faute de soins, entre décembre 2020 et juillet 2021 alors des centaines d’autres attendent d’être jugés dans les cellules exiguës et insalubres. Leur sort n’a trouvé aucun écho auprès de la CEDEAO, de l’Union africaine ou des Nations unies. Seules les ONG de défense des droits de l’homme s’en sont émues.

Connu pour son tempérament volcanique, Alpha Condé ne cachait même pas les pratiques autoritaires de son régime  

 Convaincu de l’impuissance de cette communauté internationale, qui retrouve soudain sa vivacité après le coup d’Etat, Alpha Condé s’était lancé dans une dérive autoritaire dès le début de son troisième mandat. A Conakry, le siège de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UDFG), principale force d’opposition, est occupé depuis des mois par les forces de sécurité, sans aucun mandat légal. Le chef de file de l’opposition, Cellou Dalein Diallo, s’était vu interdire de sortir du territoire national, par la seule volonté du président renversé. Dans la Guinée d’Alpha Condé, ni l’UFDG, ni M. Diallo n’ont pu solliciter une intervention de la justice, celle-ci étant aux ordres. Le président renversé était à la fois l’enquêteur, le procureur et le juge.

Connu pour son tempérament volcanique, Alpha Condé ne cachait même pas les pratiques autoritaires de son régime. Les organisations panafricaines, les Nations unies et les partenaires bilatéraux de la Guinée le savaient très largement. Tous ont donc laissé faire sans bouger le petit doigt. Les Guinéens estiment qu’ils ne sont donc pas légitimes aujourd’hui pour condamner une situation qui aurait pu être évitée à leur pays, si cette même communauté internationale n’avait pas été sourde et aveugle. 

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8 septembre 2021 3 08 /09 /septembre /2021 19:38
Arrestation au Cameroun de Hamadou Bouba des 3R

Lu pour vous

 

Arrestation au Cameroun de Hamadou Bouba, capitaine du groupe rebelle centrafricain 3R

 

https://www.stopblablacam.com/ Paru le mercredi, 08 septembre 2021 10:47

Hamadou Bouba, capitaine du groupe rebelle centrafricain Retour, Réclamation et Réhabilitation (3R), vient d’être arrêté au Cameroun, rapporte le quotidien à capitaux publics Cameroon tribune. Il a été interpellé le 1er septembre à Ngaoundéré, capitale régionale de l’Adamaoua, avec trois autres membres du 3R. Selon le média public, les quatre hommes sont accusés d’« infraction internationale, tentative de trouble à l’ordre public, faux en écriture publique et authentique, immigration clandestine avec complicité». Ils doivent comparaître devant le tribunal militaire pour répondre de ces accusations.

Hamadou Bouba a été arrêté suite à un renseignement fiable, alors qu’il projetait d’organiser des kidnappings dans la ville. Une descente menée par le bureau de la lutte contre la grande criminalité de la légion de gendarmerie de l’Adamaoua dans un domicile au quartier Bali, dans le centre-ville, a permis de mettre la main sur ce chef rebelle centrafricain, ainsi que sur son complice, Mamadou Abdoul Aziz, de nationalité camerounaise. L’enquête ouverte suite à cette opération et l’exploitation des suspects a abouti à l’interpellation de trois autres membres du groupe rebelle et d’un complice camerounais.

Lors de la perquisition, les gendarmes sont tombés sur de faux documents, de registres d’actes de naissance vierges, des cachets de plusieurs autorités camerounaises et de faux diplômes. Les éléments des forces de l’ordre ont également mis la main sur des photos des suspects posant en tenue de combat avec leurs camarades. Le mouvement rebelle 3R est l’un des plus puissants groupes armés en République centrafricaine (RCA), accusé de multiples exactions. Son leader, Sidiki Abass, est décédé le 25 mars dernier suite à des blessures par balles. Ce groupe a signé l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en RCA le 6 février 2019 « mais a commis des actes contraires à l’Accord et reste une menace pour la paix, la stabilité et la sécurité » dans le pays, selon le Comité du Conseil de sécurité des Nations unies.

 

P.N.N

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