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19 novembre 2020 4 19 /11 /novembre /2020 00:34
RCA : inquiétudes autour de la possible reprise de l'aéroport de Bangui

 

Centrafrique : inquiétudes autour de la possible reprise de l'aéroport de Bangui

 

https://www.rfi.fr/ 18/11/2020 - 04:19

Le syndicat des travailleurs de l’Asecna tire la sonnette d’alarme, alors que le gouvernement veut céder la gestion et la rénovation de cet aéroport au groupe turc Damnus. Ils craignent de voir leurs emplois disparaître.

Les représentants de l’Asecna [l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique], membres de la commission mise en place par le ministère du Transport et de l’Aviation civile pour « analyser la pertinence de ce contrat » viennent d’alerter le ministre. Pour eux, le contrat va à l’encontre des intérêts des travailleurs du secteur, mais aussi et surtout de la Centrafrique.

Le contrat ne fait aucune allusion au personnel de l’Asecna, qui gère jusqu’ici l’aéroport international de Bangui. Aucun mot également sur les travailleurs de nombreuses autres sociétés engagées dans le secteur. « Ce sont quelque 250 emplois qui risquent de disparaître du jour au lendemain », s’inquiète l’un des représentants des personnels.

Un contrat profitant à Damnus

Autre problème signalé par le syndicat, ce contrat ne prévoit rien, toujours selon ce mémorandum, pour les aérodromes secondaires situés en province et financés en grande partie par les redevances tirées de l’aéroport de Bangui. Mais c’est surtout sur le plan financier que Damnus se taille la part du lion. Il va exploiter l’aéroport pendant deux ans avant de lancer les travaux de rénovation. « Qui finance qui ? », s’interroge le même leader syndical.

Grâce à un autre détail, l'entreprise pourrait encore en profiter davantage. Ce contrat table chaque année sur un nombre croissant de passagers. 75 000 pour l’année prochaine par exemple alors que 45 000 passagers sont attendus. Ce serait à l’État centrafricain de compenser le manque à gagner de Damnus, toujours selon ce mémorandum.

Au final, toutes les redevances et autres avantages rétrocédées au groupe turc devraient lui rapporter au bout de 30 ans, plus de 750 millions d’euros pour un investissement initial de 45 millions d’euros, si l’on en croit les syndicalistes. « Une catastrophe », estime la source jointe par RFI.

Le syndicat des travailleurs de l’ASECNA annonce donc qu’il ne peut pas cautionner un tel projet, et appelle le gouvernement à revoir sa copie.

Un haut responsable du ministère du Transport ayant en charge l’aviation civile s’est voulu rassurant : « Rien n’a été signé jusqu’ici, nous sommes toujours en phase de négociations ». De leur côté, les journaux annoncent qu’une convention a été signée le 23 octobre.

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18 novembre 2020 3 18 /11 /novembre /2020 23:57
L’indice 2020 Mo Ibrahim sur la gouvernance se dégrade

 

Lu pour vous

 

By La rédaction de Mondafrique - 18 novembre 2020

 

Comme chaque année depuis 2007,  la Fondation Mo Ibrahim créée par le milliardaire anglo- soudanais, publie son indice de la gouvernance dans les 54 États africains. 

Les résultats pour l’ année 2019, donc avant les impacts de la pandémie du Covid- 19, ont été publiés en ce lundi 16 novembre 2020. L’ indice comporte quatre catégories : sécurité et état de droit,  participation et droits humains, développement économique durable, et développement humain. Ces catégories sont divisées en de nombreuses sous- catégories. 125 indicateurs établis par 35 sources différentes bien reconnues permettent d’ établir cet indice.

L’indice 2020

Ce que nous apporte l’indice 2020 :

– une légère détérioration pour l’ indice global africain qui passe de 49 sur 100, en 2019, à 48,8 en 2020.

– d’une manière générale, il y stagnation voire dégradation des indices pour les 54 Etats. C’est surtout un fléchissement de la sécurité et Etat de droit qui est remarquable 
– pour la première fois dans la décennie 2010- 2020, il y a un recul des quatre catégories de l’indice.

–  le classement 2020 des 54 États ne subit pas beaucoup de changement par rapport à 2019. Une dégradation est constatée même dans le Top 10 et pas d’ amélioration dans les dix derniers.

Le constat montre que l’ Afrique est sur la mauvaise voie, avec la mauvaise gouvernance, les mauvaises pratiques et les détournements de la démocratie.


Ci-joint le Top 10 des plus vertueux…

– 1.Maurice- 2 Cabo Verde- 3 Les Seychelles- 4 Tunisie- 5 Botswana- 6 Afrique du sud- 7 Namibie- 8 Ghana- 9 Sénégal – 10 Maroc

… et la liste des dix derniers :

– 45 Congo- 46 Libye- 47 Tchad- 48 Soudan – 49 RD Congo – 50 Centrafrique- 51 Guinée équatoriale – 52 Érythrée – 53 Soudan du sud- 54 Somalie

Il est à craindre, avec les nombreuses crises post électorales, le durcissement des démocratures et les conséquences de la pandémie que la dégradation se poursuive en 2021.

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18 novembre 2020 3 18 /11 /novembre /2020 23:43
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : Le comité consultatif de suivi du programme national du DDR menace d’entrer en grève

BANGUI, 17 novembre 2020 (RJDH)---Les membres du comité consultatif et de suivi du programme national de désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement ont annoncé ce lundi 16 novembre, une grève d’ici mercredi pour réclamer du gouvernement le paiement de leurs indemnités de plus de 8 mois. Une décision prise lors d’une réunion tenue au sein du ministère en charge du DDR dans la capitale.

Selon Agustín Aldam, rapporteur général adjoint du comité consultatif du PNDDRR « c’est depuis huit mois que nous sommes abandonnés à notre triste sort. Surtout le sort des autres que le gouvernement a fait déplacer dans les différentes régions afin de prendre part au sein du CCS. Avant, ils étaient bien pris en charge », a lâché ce dernier.

Ils projettent organiser des actions à partir du mercredi, au cas où le gouvernement ne réagit pas à leurs revendications, « parmi nous, certains sont venus de Birao, de Ndele, de Markounda, de Paoua, de Bambari et un peu partout avec toutes leurs familles. Nous totalisons huit d’arriérés d’indemnité. Si nous ne sommes pas satisfaits, et bien, nous allons entreprendre un certain nombre de mouvements », ont-t-il projeté.

Plusieurs démarches sont entreprises selon eux auprès du gouvernement, « mais sans succès. Alors tout le monde menace d’entrer en grève d’ici mercredi 18 novembre si rien n’est fait dans ce sens. Ça veut dire que aucune personne ne peut avoir accès au local du ministère du DDRR » conclue un cadre du comité lors de la réunion.

Le RJDH s’est rapproché du ministère du DDRR, malheureusement se réserve de tout commentaire. Ces membres du comité consultatif sont venus de 16 préfectures de RCA sur demande du gouvernement et représentent les 14 groupes armés signataires de l’accord politique de paix et réconciliation du 06 février 2019.

Jocelyne Nadège Kokada

 

Centrafrique : Le ministère de l’Education intègre des nouveaux manuels dans l’enseignement primaire

BANGUI, le 17 novembre 2020(RJDH)----Des nouveaux manuels seront insérés dans le programme de l’enseignement primaire en République Centrafricaine. Il s’agit des livres scolaires intitulés « nouveau champion » en français et « Gagné » en mathématiques dont la distribution a commencé ce mardi 17 novembre 2020 à l’Institut National de Recherche et d’Animation Pédagogique à Bangui.

Ces nouveaux documents scolaires viennent remplacer « ma semaine » étudier en fondamental 1 dans les établissements de toutes les inspections d’académie du pays. Les chefs des circonscriptions et inspecteurs ont procédé à la réception ce mardi 17 novembre 2020 à l’INRAP à Bangui. Ce livre a été publié en France, « édition Hachette ».

Elie Célestin Fiongai, chef de secteur académique du fondamental 1 de l’Inspection Académique de Bangui, indique que l’initiative vient du gouvernement et permet aux enfants des classes CEI jusqu’ au Cours Elémentaire Moyen 2 (CEM2) d’être au même titre que les autres élèves, « ce sont des livres qui sont conçus sur financement propre du Gouvernement centrafricain qui tient compte des réalités du Pays. C’est pour les classes de CEI au CM2. Il aura des livres d’élève et aussi des guides du maitre du CEI au CM2 et ils sont en train d’être distribués aux chefs des circonscriptions scolaires dans les 16 chefs secteurs scolaires et à tous les directeurs d’école qui sont au nombre de 75 des écoles de l’inspection Académique de Bangui », a-t-il expliqué.

Cette distribution constitue la première phase, ajoute-il et la « formation pour que les directeurs puissent être imprégnés du contenu de ce document se sera la prochaine avant qu’il soit mis en circulation c’est-à-dire pour être enseigner dans les salles de classe. Nous avons les « nouveaux champions », là c’est le français nous avons en mathématique « gagne-collection hachette » qui va aussi du CEI au CM2, donc il y’aura des livres des élèves, accompagnés des guides du maitres »précise Elie Célestin.

Ces livres des classes de CM1 et CM2, sont actuellement à Douala au Cameroun en train d’être acheminés à Bangui.

Christelle Fandoma

 

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18 novembre 2020 3 18 /11 /novembre /2020 22:02
Tchad : Idriss Déby Itno, un maréchal en campagne
Tchad : Idriss Déby Itno, un maréchal en campagne
Tchad : Idriss Déby Itno, un maréchal en campagne
Tchad : Idriss Déby Itno, un maréchal en campagne

Lu pour vous

 

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Tchad : Idriss Déby Itno, un maréchal en campagne

Par Mathieu Olivier  Jeune Afrique

Premier scrutin depuis la promulgation de la nouvelle Constitution et l’instauration du « régime présidentiel intégral », l’élection à la magistrature suprême aura lieu le 11 avril 2021. Sans surprise, Idriss Déby Itno semble décidé à briguer un sixième mandat. Premier scrutin depuis la promulgation de la nouvelle Constitution et l’instauration du « régime présidentiel intégral », l’élection à la magistrature suprême aura lieu le 11 avril 2021. Sans surprise, Idriss Déby Itno semble décidé à briguer un sixième mandat.

« Terror belli, decus pacis. » « Terreur de la guerre, honneur de la paix. » Le jeune fils de berger qu’est Idriss Déby Itno (IDI) imaginait-il, alors qu’il obtenait sa licence de pilote au milieu des années 1970, qu’il tiendrait quarante-cinq ans plus tard entre ses mains un bâton de maréchal ?

En ce 11 août, les dignitaires tchadiens sont réunis au Palais de la démocratie de N’Djamena pour sa cérémonie d’élévation, et le chef de l’État inaugure sa tenue d’apparat. Vingt-trois étoiles dorées, comme le nombre de provinces du Tchad, ornent son bâton. Son sabre est frappé de la devise « Pour l’honneur et la fidélité à la patrie ». Le col Mao de sa vareuse est brodé à la main de feuilles de chêne dorées. Autour de lui, les soldats de l’armée sont au garde-à-vous. Idriss Déby Itno sourit. Nulle part ailleurs le président ne se sent plus à l’aise qu’au milieu de ses troupes. Il les a façonnées, vues grandir, en a nommé les officiers.

Au début d’avril, sur les rives du lac Tchad, le chef de l’État, à la tête de ses troupes, a mené une offensive médiatico-militaire contre l’État islamique en Afrique de l’Ouest. Quelques jours plus tôt, le 23 mars, plus de 90 soldats tchadiens avaient été tués dans des affrontements avec ces jihadistes dans la province du Lac. En treillis, accompagné de ses ministres Mahamat Ismaïl Chaïbo et Mahamat Abali Salah, ou de son chef d’état-major, Abakar Abdelkerim Daoud, le président a multiplié les réunions de stratégie et les visites de soutien aux troupes.

Patron de la région

Auprès de lui, deux de ses fils, que le président associe à son pouvoir : Zacharia, ambassadeur aux Émirats arabes unis, et Mahamat Idriss Déby, directeur général des services de sécurité des institutions de l’État (DGSSIE). Militaire dans l’âme, IDI sait que l’armée constitue son atout principal. Depuis le sommet du G5 Sahel de janvier, il n’a fait que réaffirmer son lien avec la France. Il entretient une excellente relation avec le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, qu’il n’hésite pas à présenter comme son frère. Quant à Emmanuel Macron, il sait que N’Djamena est indispensable au Sahel.

« Idriss Déby Itno veut être le véritable patron de la région, explique un diplomate en poste à N’Djamena. Que ce soit à travers l’armée ou à travers des liens familiaux, il veut peser sur toutes les situations de crise de ses voisins. » Au Soudan, IDI est l’un des parrains de l’accord de paix entre Khartoum et les rebelles du Sud, et il a placé l’un de ses hommes de confiance, l’ambassadeur Abdelkerim Koïboro, au plus près des discussions. Ce dernier présente l’avantage d’être marié à la fille de Timan Déby Itno, le frère cadet du président, décédé en mai 2019.

IDI garde aussi un regard attentif sur les prochaines élections présidentielles en Centrafrique et au Niger, où il est proche du candidat Albadé Abouba, qu’il a reçu à N’Djamena le 9 octobre. Quant à la crise en Libye, il la surveille de près.

« La Libye empêche Déby Itno de dormir », expliquait récemment à Jeune Afrique un ancien ministre. Le chef de l’État a un temps misé sur le maréchal Khalifa Haftar, qui s’était engagé à exercer une pression sur les groupes rebelles tchadiens, basés dans le sud de la Libye, mais ce dernier n’a pas réussi à imposer son autorité. Déby a déchanté et ne soutient aujourd’hui le maréchal qu’avec un très faible enthousiasme. Une frontière libyenne mal contrôlée et un Sud libyen en proie aux ingérences étrangères sont pour lui un risque de troubles dans l’ancienne région du Borkou-Ennedi-Tibesti.

Idriss Déby Itno a de grands projets, en particulier pour le Tibesti. Depuis plusieurs années, il compte sur le potentiel minier de cette région pour combler le déficit budgétaire, lié à la chute des revenus pétroliers, et attirer des investisseurs étrangers. Mais un comité d’autodéfense s’y est mis en place et reproche au pouvoir central de vouloir mettre la main sur la manne aurifère. IDI a bien envoyé des émissaires – comme l’ex-président Goukouni Weddeye ou son fils et directeur de cabinet adjoint Abdelkerim Déby Itno (très associé à la gestion de l’État) –, mais le bras de fer se poursuit.

« Il aimerait régler le problème avant les prochaines échéances électorales », explique un proche du palais présidentiel. Le chef de l’État a le regard tourné vers trois scrutins à venir : les élections locales (fin 2021), les législatives (fixées au 24 octobre) et, surtout, la présidentielle, dont le premier tour est annoncé pour le 11 avril prochain.

Au début de novembre, il a organisé le deuxième Forum national inclusif pour faire le bilan de la mise en place de la IVe République – depuis mai 2018 –, même si la rencontre a été boycottée par une partie de l’opposition et par la plus grande centrale syndicale, l’Union des syndicats du Tchad.

Sur la route

Quelques jours plus tard, IDI a reçu le soutien d’une alliance lui demandant d’être candidat à sa succession, comme l’y autorise la Constitution. Regroupant 82 personnalités issues de la société civile et de partis politiques, ce groupe a expliqué, par la voix de son porte-parole, le député Djimet Clément Bagaou, qu’Idriss Déby Itno était « le seul à même de fédérer les Tchadiens et de les conduire vers un avenir meilleur ».

Depuis, le chef de l’État a pris la route. Il a sillonné les provinces du Mayo-Kebbi Est, du Mayo-Kebbi Ouest, du Mandoul et du Moyen-Chari, enchaînant les poses de première pierre et les inaugurations. Un air de précampagne, tandis que le Mouvement patriotique du salut (MPS, au pouvoir) était prié de se mettre en ordre de bataille.

« La tension est montée d’un cran depuis l’organisation du forum, estime un diplomate. Tout le monde a compris que cela lançait la campagne. » Et un autre d’ajouter : « Idriss Déby Itno sait que le contexte sécuritaire et sa relation avec la France le protègent. Mais les élections n’en sont pas moins un test. »

Alors que le forum se déroulait et proposait la création d’un poste de vice-président – très controversée par ses détracteurs, qui craignent que le chef de l’État n’y nomme l’un des siens –, les forces de l’ordre se positionnaient aux abords des sièges de partis et d’associations d’opposition, officiellement pour en « limiter l’accès » en raison de la situation sanitaire liée au Covid-19.

Les opposants Saleh Kebzabo, président de l’Union nationale pour le développement et le renouveau (UNDR), et Mahamat Ahmad Alhabo, leader du Parti pour les libertés et le développement (PLD), ont dénoncé l’encerclement de leur domicile et du siège de leurs partis. « Déby Itno est entré en campagne. Un président au pouvoir qui commence avant tout le monde, c’est un signe de peur et de faiblesse, donc d’échec ! » a réagi Kebzabo.

« Le président est en déplacement, à la rencontre des populations, et nous n’avons même pas le droit de nous réunir alors que nous respectons les gestes barrières », a déploré auprès de Jeune Afrique Succès Masra, le leader du mouvement Les Transformateurs.

« Monarchie républicaine »

Depuis plusieurs mois, les appels au boycott des élections se multiplient du côté de l’opposition. Commission électorale « inféodée » au MPS, absence de dialogue, manque de crédibilité d’un fichier électoral qui vient pourtant d’être révisé… Les accusations ne manquent pas, notamment du côté de l’Union des démocrates pour le développement et le progrès (UDP), de Max Kemkoye, ou du PLD, de Mahamat Ahmad Alhabo. « Les dés sont pipés. Aller à ces scrutins reviendrait à cautionner la monarchie républicaine », tranche un partisan du boycott.

Une situation qui rappelle la présidentielle de 2011, lorsque Saleh Kebzabo, Kamougue Abdelkader et Yorongar Ngarlegy avaient appelé à ne pas participer à la « mascarade électorale ». Mais, en 2016, Saleh Kebzabo et son UNDR avaient changé de stratégie et pris part à la course présidentielle, à l’issue de laquelle Kebzabo était arrivé second, avec 12,80 % des voix.

Pour le moment, l’UNDR n’envisage pas de ne pas participer aux scrutins à venir. Elle réfléchit même à l’éventualité d’une candidature unique de l’opposition pour la présidentielle. « Il faut que toute l’opposition se réunisse et s’entende, explique l’un de ses cadres. C’est la seule façon de peser face aux moyens du MPS. »

En tournée au début du mois de novembre dans le Mayo-Kebbi Ouest – la région d’origine de Saleh Kebzabo –, Idriss Déby Itno est toutefois serein. Face à lui s’agitent les drapeaux bleu, jaune et blanc de son parti. Cette fois, le maréchal n’a pas revêtu sa tenue d’apparat. Il n’a pas non plus emporté avec lui son treillis. En boubou blanc, le chef de l’État vient au contact du « pays profond », insistant sur « la culture du vivre-ensemble et de la fraternité ».

« C’est sa force, conclut un diplomate en poste au Tchad. Il se montre en maréchal et en protecteur face à des menaces extérieures qui, objectivement, ne manquent pas. » Un costume qu’il endosse depuis maintenant trente ans.

 

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18 novembre 2020 3 18 /11 /novembre /2020 16:16
La Cemac a trouvé 3,8 milliards d’euros d'investissements
La Cemac a trouvé 3,8 milliards d’euros d'investissements
La Cemac a trouvé 3,8 milliards d’euros d'investissements

 

La Cemac a trouvé 3,8 milliards d’euros d'investissements pour ses infrastructures

https://www.rfi.fr/ 18/11/2020 - 08:19

3,4 milliards d’euros pour ajouter aux 600 millions déjà acquis, c’est le montant que la Communauté économique et monétaire des pays d’Afrique centrale est venue chercher à Paris auprès de potentiels créanciers publics et privés, lors d’une table ronde de deux jours. La Cemac en a obtenu 3,8 milliards.

Sous-région la moins développée du continent africain, la Cemac s’est dotée d’un Programme économique régional, qui a pour objectif d’impulser la croissance dans la zone d’ici 2025. Il comprend 84 projets. Le coût total du financement de 11 d’entre eux, présentés comme projets intégrateurs prioritaires, a donc été estimé à 4 milliards d’euros.

Connecter la Cemac

Il s’agit de moderniser les réseaux routiers reliant plusieurs pays de la Cemac, de développer la production et l’interconnexion énergétique ou encore de développer la fibre optique. La sous-région est en effet très en retard concernant la vitesse des flux informatiques. Il devrait aussi y avoir la construction de ports secs pour désengorger les ports maritimes et raccourcir les délais dans les échanges commerciaux. Bref, ces projets vont ainsi faciliter et accélérer la libre circulation des biens et des services notamment entre les pays

Le financement des 11 projets se fera sous forme de prêts concessionnels, de dons et de partenariat public-privé. Les six pays de la Cemac (Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Centrafrique, Tchad) constituent aujourd’hui la sous-région la moins intégrée du continent, avec un taux de 17 % contre une moyenne de 40 % pour toute l’Afrique.

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18 novembre 2020 3 18 /11 /novembre /2020 16:03
COVID-19 RCA : Les mouvements transfrontaliers favorisent des cas importés du coronavirus en Centrafrique

 

Centrafrique : Les mouvements transfrontaliers favorisent des cas importés du coronavirus en Centrafrique

 

BANGUI, le 17 novembre 2020 (RJDH/Fact-Checking)----Le mouvement transfrontalier reste un facteur de propagation du coronavirus, surtout dans les zones frontalières où des dispositifs sanitaires ne sont pas au point.

En République Centrafricaine, les flux d’échanges commerciaux n’ont pas totalement changé malgré l’avènement du Coronavirus. Ces échanges contribuent fortement à une hausse des cas importés du Coronavirus. Cette information est confirmée par le Ministère de la Santé Publique et de la Population.

Pour le Chargé de Communication du Ministère de la Santé Publique, Docteur Patrice Felema, ces échanges font certes persister des cas importés du Coronavirus en République Centrafricaine.

Depuis le début de cette pandémie, les cas importés continuent à être enregistrés « Mathématiquement parlant, les cas de contamination locale dépassent ceux importés mais la constance persiste toujours pour les cas importés. L’on compte plusieurs centaines depuis le premier cas du virus en République Centrafricaine », a-t-il fait savoir.

Le docteur Patrice Felema estime que, « des mesures de contrôle installées par le Gouvernement doivent doubler de vigilance pour minimiser une contamination venant de l’extérieur ».

Depuis la déclaration du premier cas de la Covid-19 le 14 mars 2020, au moins 4296 cas sont confirmés localement et 559 cas importés.

D’après le Ministère de la Santé, la porosité des frontières reste un défi majeur dans cette lutte commune contre la propagation du virus.

 

Leo Papy Benam /la rédaction de Fact- checking(AFC)

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17 novembre 2020 2 17 /11 /novembre /2020 23:45
TOURISME : "LE CITY TOUR DE LIBREVILLE" FAIT SA PROMOTION

 

https://www.union.sonapresse.com/ 17 nov, 2020 l'Union

 

Dans le cadre de la mise en œuvre de la politique de promotion et de valorisation de la destination Gabon, impulsée par les plus hautes autorités, le ministre du Tourisme, Pascal Houangni Ambouroue, a gratifié dernièrement d'un "City Tour de Libreville" la ministre centrafricaine des Affaires étrangères, Sylvie Baipo Temon, émissaire du président Faustin Archange Touadera.

Accompagnée de son collègue ministre des Affaires étrangères gabonais, Pacôme Moubelet Boubeya, l'hôte du président de la République a été édifié sur l'histoire de plus de 3 000 ans de Libreville.

À bord d’un bus habillé aux couleurs du tourisme gabonais et escortée par des motos tricycle de promotion touristique, la délégation a parcouru les grands points historiques de la capitale gabonaise. De la Cité de la Démocratie au Mémorial Léon Mba, en passant par Batterie VI, fort d'Aumale, Sainte-Marie, Boulevard de l'indépendance, Square du Capitaine Ntchoreret, la Mission Baraka et bien d'autres.

"J’ai trouvé cette visite exceptionnelle car cela a été l’occasion de découvrir les spécificités de la ville de Libreville et comprendre toute l’existence de cette ville", a confié la ministre centrafricaine, qui dit avoir particulièrement apprécié la visite de la Mission Baraka à Glass, dans le 5e arrondissement de Libreville.

"Ce site représente un peu la particularité de l’Afrique, avec cette partie sombre liée à la traite négrière. Cette histoire me touche profondément et me rapproche davantage de mes frères et sœurs gabonais", a-t-elle affirmé. Pour le ministre Pascal Houangni Ambouroue, ce premier City tour constitue l’un des premiers axes de la relance de la promotion de la destination Gabon qui va s'appuyer sur plusieurs offres touristiques très alléchantes et adaptées pour toutes les cibles.


 Jean MADOUMA

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17 novembre 2020 2 17 /11 /novembre /2020 21:29
L’aéroport international Bangui Mpoko bientôt géré par un concessionnaire turc ?

 

 

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17 novembre 2020 2 17 /11 /novembre /2020 02:06
Les chars, symbole de la poussée russe en Centrafrique

 

Lu pour vous

 

https://www.ouest-france.fr/ Arnaud MEUNIER, à Bangui. Publié le 16/11/2020 à 07h32

Le vide laissé par la France, occupée face aux djihadistes au Sahel, n’est pas perdu pour tout le monde. Après les contrats miniers, Moscou consolide son partenariat avec Bangui en livrant des blindés.

La scène de liesse remonte au 15 octobre 2020. Au cœur de la capitale, des milliers de Centrafricains s’étaient massés pour voir défiler six des vingt blindés BRDM 2, offerts par la Russie. Ils venaient d’être réceptionnés à l’aéroport par le président Faustin Archange Touadéra en personne. Ces véhicules légers, d’un modèle soviétique millésimé 1970, seront bien en peine de changer la situation sur le terrain.

La Russie accroît sa présence

Sept ans après l’insurrection qui a plongé la Centrafrique dans le chaos, et malgré le rétablissement des institutions à Bangui, le pays est encore contrôlé à 80 % par des groupes armés. Et puis, il faudrait prévoir des pièces de rechange, grince un officier. Lors du défilé, un des blindés, tombé en panne, a dû être tracté au bout d’une corde.

Quoi qu’il en soit, à un mois et demi de la présidentielle où le président Touadéra briguera un second mandat, la Russie accroît sa présence dans l’ancien pré carré de la France. Un bureau de coopération russe est en cours d’installation au sein du ministère de la Défense. Touadéra, le 7 octobre, pour l’anniversaire de Vladimir Poutine, puis son Premier ministre Firmin Ngrebada, se sont succédé à Moscou.

Jusqu’ici, la diplomatie russe à moindre coût s’appuyait sur un réseau d’acteurs privés, selon Poline Tchoubar, autrice d’une note pour la Fondation pour la recherche stratégique, à Paris. Des sociétés russes, comme la Lobaye Invest, sous sanctions américaines, ont obtenu des permis d’exploitations minières. Surtout, le groupe paramilitaire privé Wagner, dirigé par Evgueni Prigojine, un proche de Poutine, a pris ses quartiers.

 La scène de liesse remonte au 15 octobre 2020. Au cœur de la capitale, des milliers de Centrafricains s’étaient massés pour voir défiler six des vingt blindés BRDM 2, offerts par la Russie. Ils venaient d’être réceptionnés à l’aéroport par le président Faustin Archange Touadéra en personne. Ces véhicules légers, d’un modèle soviétique millésimé 1970, seront bien en peine de changer la situation sur le terrain.

La Russie accroît sa présence

Sept ans après l’insurrection qui a plongé la Centrafrique dans le chaos, et malgré le rétablissement des institutions à Bangui, le pays est encore contrôlé à 80 % par des groupes armés. Et puis, il faudrait prévoir des pièces de rechange, grince un officier. Lors du défilé, un des blindés, tombé en panne, a dû être tracté au bout d’une corde.

Quoi qu’il en soit, à un mois et demi de la présidentielle où le président Touadéra briguera un second mandat, la Russie accroît sa présence dans l’ancien pré carré de la France. Un bureau de coopération russe est en cours d’installation au sein du ministère de la Défense. Touadéra, le 7 octobre, pour l’anniversaire de Vladimir Poutine, puis son Premier ministre Firmin Ngrebada, se sont succédé à Moscou.

Jusqu’ici, la diplomatie russe à moindre coût s’appuyait sur un réseau d’acteurs privés, selon Poline Tchoubar, autrice d’une note pour la Fondation pour la recherche stratégique, à Paris. Des sociétés russes, comme la Lobaye Invest, sous sanctions américaines, ont obtenu des permis d’exploitations minières. Surtout, le groupe paramilitaire privé Wagner, dirigé par Evgueni Prigojine, un proche de Poutine, a pris ses quartiers.

 

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16 novembre 2020 1 16 /11 /novembre /2020 19:45
Centrafrique : le retour des sortis face au sortant

Lu pour vous

 

https://www.ouest-france.fr/ Antoine ROLLAND le 16/11/2020 à 17h27

Vingt-deux candidats ont annoncé leur candidature à la présidentielle centrafricaine du 27 décembre 2020. Dont deux anciens chefs d’État qui veulent affronter le président sortant, Faustin-Archange Touadéra.

Le nom du palais présidentiel, La Renaissance, leur donne-t-il des idées ? Dans la course à la présidence centrafricaine, des personnalités ayant occupé les plus hautes fonctions rêvent d’un retour au pouvoir. Le président sortant Faustin-Archange Touadéra, 63 ans, élu à la surprise générale en 2016, et qui vise  une victoire au premier tour  le 27 décembre 2020, se voit concurrencer par l’ancien président François Bozizé, 74 ans, devenu chef de l’opposition.

La rupture promise ? Une supercherie !

Arrivé au pouvoir par un coup d’État en 2003, François Bozizé a été renversé dix ans plus tard par la Seleka, une coalition paramilitaire venue du Nord, qui a plongé le pays dans le chaos. Aujourd’hui, son parti, le KNK, veut rattraper un temps qu’il juge perdu.  L’année 2013 aurait dû être celle du décollage économique de la République centrafricaine , a lancé son vice-président, Bertin Béa, à la tribune d’un meeting.

L’ancienne présidente de transition (2014-2016) Catherine Samba-Panza, 66 ans, a aussi des idées de revanche.  La rupture promise en 2016 était une supercherie , a-t-elle dénoncé dans son discours de candidature. La diplomate jouit d’une popularité bien moindre que François Bozizé, mais peut s’appuyer sur ses réseaux internationaux.

Un personnel politique non renouvelé

À ce trio s’ajoutent quatre anciens Premiers ministres, sept anciens ministres, ainsi que trois fils de chefs d’État décédés.

Ce manque de renouvellement est en partie dû à l’organisation de la vie politique.  Les partis sont structurés autour du président-fondateur pour conquérir le pouvoir, analyse Rosmon Zokoué, président de l’Association des blogueurs centrafricains. Il est difficile de faire émerger de nouvelles têtes. 

La Cour Constitutionnelle doit maintenant valider les dossiers, mais des incertitudes pèsent sur ceux de Catherine Samba-Panza, soupçonnée de détournements de fonds, et de François Bozizé, encore sous sanctions internationales. Réponse le 3 décembre.

La campagne électorale sera ouverte le 12 décembre 2020 pour prendre fin le 25 du même mois. Le corps électoral sera convoqué pour le premier tour de la présidentielle le 27 décembre prochain.

 

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