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22 février 2020 6 22 /02 /février /2020 00:41

Lu pour vous

 

Centrafrique: l’amélioration de la situation sécuritaire entraîne des perspectives économiques positives

 

http://pagesafrik.info/ Par Rédaction  20 février 2020

 

L’amélioration de la situation sécuritaire en république centrafricaine entraîne des perspectives économiques positives avec une croissance du PIB réel estimée à 4,8 % en 2019, indique la banque mondiale dans un récent rapport.

Selon Wilfried A. Kouamé, économiste de la Banque mondiale et auteur principal du rapport, « la RCA n’a pas connu d’épisode de croissance soutenue depuis son indépendance en 1960. Les perspectives économiques demeurent toutefois positives grâce à la signature de l’Accord de politique pour la paix et la réconciliation en février 2019 ».

A ne croire ce dernier, « le succès de la mise en œuvre de l’accord de paix est essentiel pour relancer la croissance. En mettant cet accord en œuvre à l’approche des élections, nous tablons sur une croissance avoisinant les 5 % à moyen terme. »

«Si l’économie centrafricaine a cru plus rapidement que celle des pays de la Communauté économique et monétaire des États d’Afrique centrale (CEMAC) et de l’Afrique subsaharienne, elle reste inférieure aux pays similaires comme le Burkina Faso, le Malawi, le Mali, le Niger et l’Ouganda», ont toutefois relevé les auteurs dudit rapport qui s’intitule « Renforcer la mobilisation des recettes intérieures pour soutenir la croissance dans un État fragile ».

Dans un communiqué rendu public dernièrement, la Banque mondiale souligne que ce rapport montre, par ailleurs, que si la RCA présente encore un risque élevé de surendettement, ses efforts de rationalisation des dépenses publiques et de résolutions des arriérés intérieures lui permettent d’afficher une meilleure évolution de la dette publique que les pays de la CEMAC et d’Afrique subsaharienne en moyenne, et de se rapprocher des niveaux d’endettement de ses pairs.

Afin de répondre aux défis pour avancer dans la lutte contre l’extrême pauvreté, Han Fraeters, responsable des opérations de la Banque mondiale en RCA, estime que « la mobilisation des ressources nationales est essentielle pour accroître les recettes publiques et améliorer la prestation de services publics de base qui sont indispensables pour conduire le pays dans un cercle vertueux de paix et de sécurité». Et d’ajouter que «les prochaines élections vont requérir une bonne discipline fiscale et représentent une opportunité unique pour remettre le pays sur la voie d’une croissance soutenue. »

Pour répondre aux besoins croissants de la population centrafricaine, soulignons que le rapport préconise le renforcement du contrat social, l’élargissement de l’assiette fiscale, l’améliorer du recouvrement des taxes foncières, la réduction des exonérations fiscales et la modernisation de l’administration fiscale.

Martin Kam

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22 février 2020 6 22 /02 /février /2020 00:35

 

Lu pour vous 

 

Centrafrique: l’amélioration de la situation sécuritaire entraîne des perspectives économiques positives

 

http://pagesafrik.info/ Par Rédaction  20 février 2020

 

L’amélioration de la situation sécuritaire en république centrafricaine entraîne des perspectives économiques positives avec une croissance du PIB réel estimée à 4,8 % en 2019, indique la banque mondiale dans un récent rapport.

Selon Wilfried A. Kouamé, économiste de la Banque mondiale et auteur principal du rapport, « la RCA n’a pas connu d’épisode de croissance soutenue depuis son indépendance en 1960. Les perspectives économiques demeurent toutefois positives grâce à la signature de l’Accord de politique pour la paix et la réconciliation en février 2019 ».

A ne croire ce dernier, « le succès de la mise en œuvre de l’accord de paix est essentiel pour relancer la croissance. En mettant cet accord en œuvre à l’approche des élections, nous tablons sur une croissance avoisinant les 5 % à moyen terme. »

«Si l’économie centrafricaine a cru plus rapidement que celle des pays de la Communauté économique et monétaire des États d’Afrique centrale (CEMAC) et de l’Afrique subsaharienne, elle reste inférieure aux pays similaires comme le Burkina Faso, le Malawi, le Mali, le Niger et l’Ouganda», ont toutefois relevé les auteurs dudit rapport qui s’intitule « Renforcer la mobilisation des recettes intérieures pour soutenir la croissance dans un État fragile ».

Dans un communiqué rendu public dernièrement, la Banque mondiale souligne que ce rapport montre, par ailleurs, que si la RCA présente encore un risque élevé de surendettement, ses efforts de rationalisation des dépenses publiques et de résolutions des arriérés intérieures lui permettent d’afficher une meilleure évolution de la dette publique que les pays de la CEMAC et d’Afrique subsaharienne en moyenne, et de se rapprocher des niveaux d’endettement de ses pairs.

Afin de répondre aux défis pour avancer dans la lutte contre l’extrême pauvreté, Han Fraeters, responsable des opérations de la Banque mondiale en RCA, estime que « la mobilisation des ressources nationales est essentielle pour accroître les recettes publiques et améliorer la prestation de services publics de base qui sont indispensables pour conduire le pays dans un cercle vertueux de paix et de sécurité». Et d’ajouter que «les prochaines élections vont requérir une bonne discipline fiscale et représentent une opportunité unique pour remettre le pays sur la voie d’une croissance soutenue. »

Pour répondre aux besoins croissants de la population centrafricaine, soulignons que le rapport préconise le renforcement du contrat social, l’élargissement de l’assiette fiscale, l’améliorer du recouvrement des taxes foncières, la réduction des exonérations fiscales et la modernisation de l’administration fiscale.

 

Martin Kam

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22 février 2020 6 22 /02 /février /2020 00:24
RCA : les groupes armés entravent l’amélioration de la sécurité

 

RCA : les groupes armés entravent l’amélioration de la sécurité, selon l'envoyé de l'ONU

 

Paix et sécurité

 

https://news.un.org/  20 février 2020

 

Devant le Conseil de sécurité, le Représentant spécial des Nations Unies pour la République centrafricaine, Mankeur Ndiaye, a déploré jeudi les appels à la violence et la reprise des combats dans le pays, tout en se félicitant des avancées obtenues grâce à l'Accord politique pour la paix et la réconciliation. 

« Malgré l'amélioration de la sécurité générale du pays, il reste des poches d'instabilité, principalement liées aux affrontements entre groupes armés qui se disputent le territoire et les ressources », a déclaré Mankeur Ndiaye, qui est également le chef de la Mission des Nations Unies en RCA (MINUSCA).

« Ces affrontements constituent de graves menaces pour la protection des civils et ont également entraîné une augmentation des tensions intercommunautaires dans des endroits comme Birao, Bria et Alindao », a-t-il ajouté devant les membres du Conseil.

Ces affrontements constituent de graves menaces pour la protection des civils - Mankeur Ndiaye, Représentant spécial de l'ONU en RCA

Le Représentant spécial a estimé que les affrontements inter-ethniques à Birao entre les membres Rounga du Front Populaire pour la Renaissance de la République centrafricaine (FPRC) et le Mouvement des libérateurs de la RCA pour la justice (MLCJ), principalement Kara, ont affaibli davantage la sécurité et la situation humanitaire dans le nord-est du pays.

Dénonçant aussi l’expansion illégale de l'Union pour la paix en Centrafrique (UPC) dans l'extrême Sud-Est du pays (Haut-Mbomou) et dans certaines localités à l'Ouest, Mankeur Ndiaye a appelé le Conseil de sécurité à examiner l’adoption de mesures fortes contre tous ceux qui continuent à entraver la mise en oeuvre de l'accord de paix.

En attendant, le Représentant spécial a réaffirmé la détermination de la MINUSCA à mettre en oeuvre le mandat confié par les Quinze pour protéger les civils et appuyer les parties à la mise en oeuvre de l'Accord pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine (APPR-RCA) signé par le gouvernement et 14 groupes armés au début de l'année 2019.

Des progrès indéniables

Selon Mankeur Ndiaye, la commémoration de l’An 1 de cet accord, le 6 février dernier, a permis de passer en revue les progrès indéniables accomplis, notamment l’existence  d’un gouvernement inclusif, une réduction nette de la violence contre les populations civiles, et l'extension progressive et continue de l'autorité de l'État, avec entre autres l'affectation des préfets dans l’ensemble des 16 préfectures et la poursuite du déploiement des forces armées centrafricaines et des forces de sécurité intérieure.

De plus, le processus de désarmement s'est poursuivi dans l'ouest du pays et des progrès ont été aussi réalisés dans l'établissement des unités spéciales mixtes de sécurité prévues par l'accord de paix. Il y aussi lieu de saluer les progrès dans la lutte contre l'impunité et la promotion de la justice transitionnelle.

A cela, il importe d’ajouter l’examen par le Parlement des projets de lois envisagés par l'accord de paix, notamment celui sur le statut des anciens Présidents, celui sur les partis politiques et l'opposition, ainsi que le projet de loi établissant la Commission Vérité, Justice, Réconciliation et Réparation (CVJRR).

« Je tiens à saluer les progrès macro-économiques enregistrés en République centrafricaine en 2019, les perspectives de croissance prometteuses pour 2020, ainsi que les avancées dans la mise en oeuvre du Plan national de relèvement et de consolidation de la paix (RCPCA) », a encore souligné l'envoyé de l'ONU.

Soutien de la communauté internationale

Mankeur Ndiaye a par ailleurs rappelé le mandat de la MINUSCA visant à soutenir la préparation des élections présidentielle et législatives de 2020-2021, pour renforcer les institutions démocratiques et l'État de droit.

« Ces élections ne pourront se tenir que si la communauté internationale apporte tout son soutien technique, logistique et financier », a déclaré le Représentant spécial.

Ces élections ne pourront se tenir que si la communauté internationale apporte tout son soutien technique, logistique et financier- Mankeur Ndiaye

« Malgré la mobilisation de près de la moitié des ressources nécessaires pour la tenue des élections dans les délais constitutionnels, il est urgent que la totalité des fonds promis soient déboursés au plus vite que et les ressources manquantes soient mobilisées », a-t-il insisté.

A cette fin, il a lancé un appel pressant à tous les partenaires de la RCA afin qu'ils honorent leurs engagements et fournissent les contributions manquantes, tout en sollicitant l'appui du Conseil à cet effet.

Notant le retour des anciens Présidents Bozizé et Djotodia et leur engagement à vouloir contribuer à la paix, à la stabilité et à la tenue d'élections apaisées, le chef de la MINUSCA a jugé essentiel d'assurer l'inclusivité de ces élections en permettant le vote des réfugiés et en renforçant la participation des femmes comme candidates et électrices.

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19 février 2020 3 19 /02 /février /2020 03:05
Départ demandé de trois cadres de la Minusca
Départ demandé de trois cadres de la Minusca
Départ demandé de trois cadres de la Minusca

 

Bangui : Plus de 2000 personnes dans la rue pour demander le départ de trois cadres de la Minusca

 

https://www.radiondekeluka.org/ mardi 18 février 2020 10:12

 

Plusieurs centaines de jeunes se réclamant du Mouvement des patriotes centrafricains pour la paix ont pris d'assaut ce 17 février la place des Nations Unies. Ils exigent de la Minusca, le départ de trois de ses cadres expatriés qu'ils accusent d'être de connivence avec les groupes armés.

La manifestation a été officiellement interdite par les autorités centrafricaines, mais les manifestants ont bravé cette interdiction. Plus de deux mille selon les organisateurs, ils ont fait un sit-in d'au moins 2 heures, place des Nations-Unies à l'intersection des Avenues Boganda et Conjugo. Sur les banderoles et pancartes  scandées, on pouvait lire, "Nettoyage à la Minusca", "les mercenaires doivent partir". Ces personnes demandent en effet, le départ de Ray Tores, José Carlos et Zlato Dimitrov, tous cadres de la Minusca. Ils sont soupçonnés par le Mouvement des patriotes centrafricains pour la paix d'être à l'origine de nombreux troubles sécuritaires dans le PK5 de Bangui et dans certaines régions de Centrafrique. "Sur 13.000 personnes employées à la Minusca, nous en avons demandé le départ de trois à savoir : Ray Tores, José Carlos et Zlato Dimitrof. Ils sont impliqués dans plusieurs manœuvres machiavéliques et leurs noms sont cités dans plusieurs sources même dans les milieux des groupes armés," a martelé Bethsaïda Mbongo, président du Mouvement des patriotes centrafricains pour la paix.

Craignant un débordement et face au gêne occasionné sur la circulation à ce carrefour important, le gouvernement a dépêché sur les lieux le ministre Henri Wanzé Linguissara de la sécurité publique et Sylvie Baïpo Témon des Affaires Etrangères. "Je précise que cette marche a été interdite, mais les jeunes se sont entêtés pour exiger ma présence et celle de ma collègue des Affaires étrangères pour remettre leur mémorandum" a précisé le ministre de la sécurité publique expliquant que si lui et sa collègue ne se présentaient pas, les manifestants allaient "eux-mêmes à la Minusca pour remettre le mémorandum".

Après la remise du mémorandum aux membres du gouvernement, la foule s'est dissipée et la circulation a repris. La Minusca n'a pas encore officiellement commenté cette manifestation, car elle avait déjà dénoncé l'appel à manifester dans un communiqué. 

 

Départ demandé de trois cadres de la Minusca
Départ demandé de trois cadres de la Minusca

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19 février 2020 3 19 /02 /février /2020 02:55
Kribi  accorde une réduction tarifaire de 30% aux opérateurs centrafricains

 

Cameroun : Le port de Kribi  accorde une réduction tarifaire de 30% sur les marchandises des opérateurs centrafricains

 

KRIBI, le 17 février 2020 (RJDH)---Pour importer ou exporter ses biens de consommation, la République Centrafricaine (RCA), pays enclavé utilise le Port de Douala ou celui de Kribi. Ainsi face à la concurrence et afin d’inciter les acteurs du secteur, le Port de Kribi a décidé d’accorder une réduction tarifaire de 30% aux opérateurs économiques centrafricains. Cette décision fait suite à la mission de prospection commerciale du Conseil Centrafricain des Chargeurs (CCAC) effectuée le 31 janvier 2020 au port de Kribi (Sud-Cameroun).

Selon la déclaration d’une autorité portuaire rapportée par investiraucameroun.com, « on peut citer le rabattement de 30% sur les marchandises, de 25% sur l’acconage et de 75% sur les pénalités de stationnement » en faveur des opérateurs centrafricains.

Hausse de volume marchandises en provenance ou à destination de la RCA:

La République Centrafricaine constitue une source en devise pour le Port de Kribi qui a noté que « le volume de marchandises en direction ou en provenance de la République Centrafricaine (RCA) affiche une progression de 991 EVP (mesure de conteneur qui regroupe à la fois les conteneurs de 20 pieds et de 40 pieds) en 2019 contre 386 EVP en 2018. L’ensemble des échanges représentant une augmentation de près de 70% par rapport à l’année 2018. L’ensemble de ces échanges ont été le fait de clients bien connus de RCA tels que Timberland Industries ; Vicwood RCA ; Tahnry RCA ; Socimco ; Sinfocam ; la Centrafricaine des bois ».

Ajouté à cette réduction, les autres mesures incitatives sont « une réserve foncière de plus de 15 hectares et la mise à disposition d’espaces à usage de bureaux pour les services douaniers de la RCA », a rappelé investiraucameroun.com, un site d’information économique du Cameroun.

Pour sa sécurité économique, la RCA devra encourager le trafic fluvial RCA-Congo-RDC:

Pour ses besoins vitaux et pour son économie, le Centrafrique est tributaire des ports camerounais de Douala et de Kribi. Cependant, l’insécurité sur le corridor Bangui – Douala entretenue par les groupes armés qui avaient bloqué en mars 2019 cet axe du réseau communautaire de la CEMAC est révélatrice des menaces sur l’économie centrafricaine. Alors, face à cela, les autorités centrafricaines ont intérêt a aussi encouragé le trafic fluvial RCA-Congo-RDC.

Fleury Agou

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19 février 2020 3 19 /02 /février /2020 02:51
Projet Chinko : Une mission parlementaire à Bakouma

 

Centrafrique : Une mission parlementaire à Bakouma pour évaluer le projet Chinko  

 

BAKOUMA, 17 Février 2020 (RJDH) --- Une équipe des parlementaires centrafricains est arrivée samedi 15 février, dans la sous-préfecture de Bakouma, pour une mission d’évaluation du projet Chinko.

Une mission parlementaire composée de quatre députés est arrivée ce samedi 15 février, dans la Sous-préfecture de Bakouma au sud-Est du pays, pour enquêter sur les activités du projet Chinko des aires protégées.

En 2004, le projet Chinko s’est engagé auprès du gouvernement pour la protection de la faune de Bakouma. Mais ces derniers temps, des rumeurs font état de ce que les responsables du projet ne respectent pas les clauses qui régissent le fonctionnement de cette structure dans le parc de Bakouma. C’est dans ce contexte que le parlement a envoyé équipe de quatre députés dans la région pour s’enquérir des informations y relatives.

Plusieurs rencontres de l’équipe du parlement composée de quatre députés ont eu lieu avec les autorités locales, dont le maire de la ville de Bakouma, Sylvain Ngoalima, qui a réagi en soulignant que « la municipalité a demandé la vérification du cahier de charge de ce projet Chinko, dans l’objectif de s’imprégner du contenu, l’application des textes et les limites assignées pour ce projet. Cette vérification du cahier de charge permet de savoir à quel niveau se situe le problème », a expliqué le Président de la Délégation Spéciale de la ville de Bakouma.

Il a, par-ailleurs, déploré l’arrestation et le transfèrement des certaines personnes à Bangui pour non-respect de la limite des zones interdites, « les chasseurs et les pécheurs sont souvent traqués par les responsables du projet sans aucune procédure judiciaire. La population est ignorante de la limite des aires protégées, alors qu’il est préférable de communiquer avec la population afin d’éviter les litiges », a remarqué le maire de Bakouma.

En 2016 et 2017, le projet Chinko a réalisé certaines activités dans la Sous-préfecture de Bakouma, la dotation du centre hospitalier en kits médicaux, la lutte contre le chômage des jeunes, la réhabilitation des maisons détruites pendant la crise. Le projet a soutenu l’éducation dans la région en soutenant les enseignants financièrement.  

Cette mission parlementaire d’évaluation va s’étendre sur Bangassou 2 et sur le site du projet Chinko.

Jean Marie Anidikounda

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19 février 2020 3 19 /02 /février /2020 02:25
AFRIQUE CENTRALE : LA CORRUPTION MINE TOUJOURS LA SOUS-RÉGION

Lu pour vous 

 

AFRIQUE CENTRALE : LA CORRUPTION MINE TOUJOURS LA SOUS-RÉGION

 

https://www.afrique-centrale.fr/

 

Dans le monde, l’Afrique centrale détient le triste record du plus fort taux de corruption. Les neuf pays de la sous-région occupent les bas-fonds de l’index publié chaque année par l’ONG Transparency International. Dans le rapport 2019, le Gabon occupe la 123e place, le Cameroun et la République centrafricaine, à égalité, la 153e place. Le Congo et la République démocratique du Congo sont respectivement 165e et 168e. La Guinée équatoriale est en 173e position, à des niveaux similaires au Soudan, à l’Afghanistan et à une place derrière la Corée du Nord. Cette situation désastreuse traduit une mal gouvernance endémique, dont les impacts économiques et sociaux sont catastrophiques pour l’ensemble de la sous-région.

 

Quand la défaillance démocratique nourrit la corruption

« Un sombre tableau de l’inaction contre la corruption ». C’est en ces termes que Transparency International décrit la situation en Afrique subsaharienne. La situation s’explique notamment par la profusion de régimes autocratiques, voire autoritaires. Ce n’est pas un hasard si les pays d’Afrique centrale sont tout aussi mal positionnés dans l’index de la corruption que dans celui de l’indice des démocraties. Le Gabon occupe la 124e place, le Cameroun la 132e place, la Guinée équatoriale la 161e place et la Centrafrique la 164e place dans le classement 2019 de The Economist. Lorsqu’on s’intéresse au classement de Reporters Sans Frontières sur la liberté de la presse, les résultats sont tout aussi préoccupants. Le Gabon est 115e, le Cameroun 131e, la Centrafrique 145e et la Guinée équatoriale 165e. La faiblesse des institutions démocratiques et l’absence de garantie de l’expression individuelle et collective nourrissent en effet les pratiques de mal-gouvernance aux plus hauts niveaux de responsabilité.

La faiblesse des mécanismes de lutte anticorruption impacte aussi le développement économique en privant les différents pays d’investissements étrangers essentiels à la croissance. Dans l’indice de la Banque mondiale relatif à la facilité de faire des affaires, les pays d’Afrique centrale sont aussi les mauvais élèves. Le Gabon est 169e, la Centrafrique 184e,, la Guinée équatoriale 148e et le Cameroun 167e.

Les acteurs politiques au cœur des scandales

Dans toute la sous-région, les affaires touchant des personnalités politiques régionales se multiplient. Et c’est surtout en France que les familles des Présidents font leurs affaires. Le 10 février dernier, Teodorin Obiang Nguema, vice-président de la Guinée équatoriale, a ainsi été condamné en appel à trois ans de prison avec sursis et de 30 millions d’euros d’amende dans le procès des « biens mal acquis ». Le fils du Président s’est en effet constitué un patrimoine immobilier estimé à plusieurs millions d’euros en France. Denis Christel Sassou-Nguesso a échappé de peu à une mise en examen, malgré la demande du Parquet national financier français d’enquêter sur le train de vie du fils du Président congolais. L’acquisition à Paris d’un hôtel particulier pour une somme estimée à 4 millions d’euros avait notamment interpellé les autorités françaises. Au Gabon, le sommet de l’État est ébranlé par une vaste campagne anticorruption, dont les victimes se multiplient, sur fond de vengeance politique. Un peu plus au sud, en Angola, les « Luanda Leaks » éclaboussent la femme la plus riche d’Afrique, Isabel dos Santos.

Mais la corruption ne touche pas uniquement les personnalités exposées et constitue, bien au contraire, un mode de fonctionnement systémique dans les pays d’Afrique centrale. Du simple policier en charge de la circulation recevant une petite somme pour ignorer un excès de vitesse aux agents non assermentés chargés de l’inspection des entreprises, en passant par les arrangements aux postes de douanes, la corruption du quotidien conditionne les relations entre fonctionnaires et citoyens. Une réalité largement facilitée par l’absence d’organe de contrôle efficient, la faiblesse des revenus des fonctionnaires ou encore une hiérarchie globalement défaillante.

Le rôle trouble de certaines entreprises étrangères

Les négociations occultes avec les fonctionnaires locaux et le sens de l’entregent avec certaines personnalités influentes locales sont, en Afrique centrale, des pratiques quotidiennes pour les entreprises afin de faciliter l’accès aux marchés publics ou encore au permis d’exploitation des ressources naturelles. En juillet 2019, en Centrafrique, le député Mandaba Jean Michel, Président de la Commission Production, Ressources naturelles et Environnement de l’Assemblée nationale, a reconnu avoir bénéficié d’un pot-de-vin de 40 millions de francs CFA pour accélérer l’obtention d’un permis minier à une entreprise chinoise.

Au Gabon, les liens supposés entre l’ancienne secrétaire générale de la présidence gabonaise Laure Olga Gondjout désormais installée en Côte d’Ivoire et la holding monégasque Monaco Resources Group, dont la filiale R-Logistic opère l’assistance à escale à l’aéroport de Libreville, ont récemment été révélés dans la presse. Les sous-investissements de Monaco Resources Group sur la plateforme aéroportuaire Léon Mba de Libreville fragilisent la capacité du Gabon à devenir le hub aéroportuaire de l’Afrique centrale. Fragilisé dans le pays et dans le viseur des autorités gabonaises, Monaco Resources Group viserait ainsi le contrat d’assistance à escale de l’aéroport de l’aéroport d’Abidjan pour assurer la poursuite de ses activités dans le secteur aérien sur le continent.

Mais les entreprises françaises ne sont pas en reste non plus. La société Bourbon, l’un des leaders de services maritimes, a été accusée d’avoir versé environ 3 millions d’euros de pots-de-vin à des fonctionnaires de trois pays africains, dont le Cameroun et la Guinée équatoriale afin de minimiser ses impôts dans ces différents pays.

 Certains pays d’Afrique centrale haussent le ton contre la corruption

Au Gabon, une dizaine de cadres des administrations publiques et d’anciens proches du président Ali Bongo Ondimba ont été poursuivis, parfois emprisonnés, pour détournement de fonds publics ou blanchiment de capitaux. La dernière victime en date de l’Opération Scorpion est l’ancien directeur général de la société gabonaise des transports, Bruno Minko-mi-Ngwa, placé sous mandat dépôt le 12 février dernier. Le 31 janvier, Landry Régis Laccruche Lelabou est démis, en conseil des ministres, de son poste de directeur général de l’Office des Ports et Rades du Gabon (OPRAG). Derrière l’objectif ambitieux d’assainir les finances publiques du pays, les opposants dénoncent cependant des manœuvres politiques destinées à écarter des responsabilités certaines personnalités peu enclines à soutenir le pouvoir en place.

Le 27 décembre, en Centrafrique, le Président Faustin-Archange Touadéra a lancé la stratégie nationale de bonne gouvernance dans le pays destiné, là encore, à libérer le pays de la corruption endémique. En RDC, où la corruption constitue une perte financière annuelle de 15 milliards de dollars, Félix Tshisekédi a annoncé la création d’une « juridiction spécialisée dans la lutte contre la fraude fiscale, le blanchiment des capitaux ainsi que le détournement des deniers publics » le 12 décembre dernier. Insuffisant cependant, pour une partie de la société civile et de l’opposition, pour mettre un terme à ce fléau qui touche, là encore, certaines hautes personnalités congolaises.

 

Publié le Hier à 15 h 43 min par Rédaction

 

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19 février 2020 3 19 /02 /février /2020 02:19
LA MINUSCA POURSUIT SES OPERATIONS DE SECURISATION DE BIRAO

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

LA MINUSCA POURSUIT SES OPERATIONS DE SECURISATION DE BIRAO

 

Bangui, 18 février 2020 - La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République Centrafricaine (MINUSCA) poursuit ses opérations de sécurisation et de protection de la population civile et de la ville de Birao, préfecture de la Vakaga (sud-est de la RCA), où le calme est revenu après les combats violents de dimanche 16 février.

La MINUSCA condamne fermement l’offensive du FPRC contre la ville de Birao, qui constitue une violation grave de l’APPR-RCA auquel ce groupe armé se dit attaché. Elle rappelle le communiqué conjoint publié avec l’Union africaine (UA) et la Communauté économique des états de l’Afrique centrale (CEEAC) le 13 février, demandant aux leaders du FPRC d’abandonner leur projet d’attaque contre Birao. Le communiqué condamnait également le MLCJ pour son implication dans des combats contre le FPRC à quelques kilomètres de Birao.

Suite à l’entrée des combattants lourdement armés du FPRC dans la ville, le dimanche 16 février, les casques bleus de la MINUSCA, accompagnés des FACA, ont repoussé ces éléments alors qu’ils menaçaient le site des personnes déplacées, la base des FACA et quartier général de la MINUSCA. 

La MINUSCA dénonce également les menaces du 1er vice-président du FPRC, Nourredine Adam, à l’encontre de la Mission, dans un communiqué en date du 16 février. La MINUSCA condamne par ailleurs les tentatives d’instrumentalisation de populations civiles, y compris l’utilisation des femmes et enfants comme bouclier humain à Ndélé et à Birao.

 La MINUSCA rappelle que sa mission primordiale, telle que mandatée par le Conseil de sécurité des Nations unies, est la protection de toutes les populations civiles centrafricaines sans exclusive, et qu’à cet effet, elle utilisera tous les moyens comme lui autorise son mandat. La MINUSCA souligne que les attaques visant les Forces de maintien de la paix peuvent constituer des crimes de guerre. La Mission précise que Nourredine Adam sera tenu responsable de possibles violences contre la population et les casques bleus à Birao ou ailleurs et répondra de ses actes devant les tribunaux ainsi que par l’application immédiate de sanctions prévues dans l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine (APPR-RCA).

 La MINUSCA réaffirme son engagement ferme à travailler avec toutes les parties pour mettre en œuvre l’APPR-RCA et son mandat de protection des populations civiles.

 

Strategic Communication & Public Information Division

MINUSCA HQ, PK4 Avenue B. Boganda

BP : 3338, Bangui, Central African Republic

Mail : publicinformation-minusca@un.org

Website: https://minusca.unmissions.org │

Facebook https://www.facebook.com/minusca.unmissions

Twitterhttps://twitter.com/@UN_CAR

Flickr https://www.flickr.com/photos/unminusca/

 

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19 février 2020 3 19 /02 /février /2020 02:16
RCA :12 combattants d’un groupe armé tués dans des combats avec des casques bleus
RCA :12 combattants d’un groupe armé tués dans des combats avec des casques bleus
RCA :12 combattants d’un groupe armé tués dans des combats avec des casques bleus

 

 

Centrafrique: 12 combattants d’un groupe armé tués dans des combats avec des casques bleus (gouvernement)

 

Douze combattants d’un groupe armé qui tentaient de pénétrer dans une ville du nord-est de la Centrafrique sont morts dans des combats dimanche avec les Casques bleus de la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca), a annoncé mardi le gouvernement.

«Le dimanche 16 février 2020, le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) a fait une incursion dans la localité de Birao» avant d’être repoussé par la Minusca, selon le porte parole du gouvernement Ange-Maxime Kazagui dans un communiqué publié mardi. «Le bilan fait état de 12 morts côté FPRC», a-t-il ajouté, précisant que des militaires centrafricains ont été aussi engagés.

Dimanche, le FPRC avait lancé une nouvelle offensive sur cette ville située dans le nord-est du pays et tenue par le Mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ), une milice rivale. Birao est le théâtre d’affrontements réguliers entre ces deux mouvements pourtant signataires à Khartoum d’un accord de paix il y a un an entre 14 groupes armés, et aussi entre ces rebelles et le gouvernement.

Cet accord, censé mettre fin à une guerre civile meurtrière qui a commencé en 2013, a abouti à une baisse conséquente des combats mais les deux tiers du territoire sont encore tenus par des groupes rebelles.

Des combats sporadiques ainsi que les exactions contre les civils persistent, malgré la présence des Casques bleus de la Minusca depuis 2014. Dimanche, «le FPRC a fait une incursion par trois axes dans la localité de Birao. Les objectifs de ces attaques étaient vraisemblablement le site de déplacés ainsi que la base des Forces armées centrafricaines», a déclaré M. Kazagui dans ce communiqué.

Jeudi, déjà, la Minusca avait fait appel à des avions de combat français qui avaient effectué une démonstration de force au-dessus de Birao pour dissuader une première offensive du FPRC, avait déclaré samedi à l’AFP le porte-parole de la Minusca, Vladimir Monteiro. La Minusca dispose d’une base à Birao, ville sous surveillance d’un contingent de casques bleus zambiens.

En Centrafrique près du quart des 4,7 millions d’habitants du pays ont fui leur domicile en raison des combats et de l’insécurité. Une élection présidentielle est prévue en décembre 2020.

 

ANI  AVEC AFP

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19 février 2020 3 19 /02 /février /2020 01:48
RCA : "Aujourd'hui, nous assistons à des attaques ciblées" MN Koyara

Lu pour vous 

 

"Aujourd'hui, nous assistons à des attaques ciblées" (Marie-Noëlle Koyara, ministre de la défense de la RCA)

 

https://www.dw.com/ 17.02.2020

 

Au cours d’une interview qu’elle a accordée à la DW, la ministre centrafricaine de la défense, Marie-Noëlle Koyara, accuse les groupes armés de contrôler plusieurs régions riches en ressources naturelles.

Selon Marie-Noëlle Koyara, ces groupes armés contrôlent les régions minières pour pouvoir se faire de l'argent et acheter des armes dans le but de continuer à mener la guerre. Mais elle indique aussi que des efforts sont consentis pour résorber l’insécurité notamment dans le quartier du P5 de Bangui.

La ministre centrafricaine de la défense s’est exprimée en marge de la 56e conférence sur la sécurité de Munich qui s’est clôturée dimanche (16.02.2020).  

 

Simon Jung : Madame la ministre, 3/4 de votre pays est toujours contrôlé par les groupes armés. Quand comptez-vous réinstaurer l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national ?

jusqu'à l'année dernière, on parlait de 3/4 du pays. Mais, aujourd'hui, une bonne moitié du pays n'est pas occupée par les groupes armés. C'est surtout au niveau de certaines villes et naturellement, dans les zones les plus riches en ressources naturelles. Et vous comprenez bien que c'est stratégique pour ces groupes armés: occuper les zones riches en ressources naturelles pour pouvoir se faire de l'argent et acheter des armes pour continuer à résister.

DW: Mais la violence continue. La Croix-Rouge a réduit ses activités après s'être fait attaquer. Il y a régulièrement des attaques contre les civils. Comment mieux protéger les civils?

Marie-Noëlle Koyara : ce sont des attaques ponctuelles. Ce n'est pas généralisé comme en 2013, 2014 jusqu'en 2015. Aujourd'hui, nous assistons à des attaques qui sont ciblées dans certaines zones. Malheureusement, si les gens de la Croix-Rouge se retrouvent dans ces zones d'attaques, évidemment, ils deviennent des cibles aussi.

DW: Même dans les quartiers de Bangui, la sécurité et le règne des groupes armés continuent. La Minusca (la force de l’ONU en RCA) et les forces de l'ordre refont des patrouilles depuis quelques semaines. Est-ce que la situation s'améliore?

Marie-Noëlle Koyara : la situation s'améliore très bien, je peux vous le dire. Le quartier de Km 5 n'est pas un quartier musulman mais un quartier d'affaire. Le quartier populaire de la ville de Bangui. Donc, beaucoup d'éléments des anciens groupes armés se sont retranchés là-bas. Et ils se sont organisés en auto-défense. Et ça bloqué les activités commerciales.

Il y a eu des initiatives ou les commerçants se sont organisés pour essayer de mettre hors d'état de nuire les groupes d'auto-défense. Donc, aujourd’hui, tous ces groupes d'auto-défense qui sont au moins une centaine ont écrit au gouvernement. Ils veulent déposer les armes. Les commerçants aussi sont d'accord pour déposer les armes. Donc, ce qui se passe aujourd'hui, ces patrouilles, c'est pour justement continuer à sécuriser cette initiative prise au niveau du Km 5 pour qu'il y ait pas d'autres infiltrations qui viennent perturber cette initiative louable d'aller à la paix.

 

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