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30 septembre 2016 5 30 /09 /septembre /2016 20:04

 

 

30/09/16 (AFP)

 

La mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca) a annoncé jeudi qu'elle allait renforcer ses positions dans plusieurs régions du pays victimes d'un regain de violences et de tensions ces dernières semaines.

 

"La Minusca indique qu'elle renforce ses positions à Kaga Bandoro dans la préfecture de Nana-Grébizi (centre) (...) après les manifestations et les tensions dans la ville hier", a indiqué son directeur de communication, Hervé Verhoosel, dans un mail à l'AFP.

 

A Kaga Bandoro, des habitants ont manifesté mercredi contre la passivité du contingent pakistanais de la Minusca face aux exactions des rebelles ex-Séléka ayant fait plusieurs morts dans les villages environnants, d'après des témoignages recueillis par l'AFP.

 

Ces manifestations ont coïncidé avec le déploiement des contingents camerounais et burundais qui arrivaient le même jour dans la région, de même source.

 

Des affrontements entre groupes armés ont fait six morts mi-septembre dans la région de Kaga Bandoro, avait alors indiqué la Minusca, qui compte environ 12.000 hommes dans le pays. A l'origine: des heurts entre ex-Séléka et milices anti-Balaka.

 

"La mission continue de superviser la situation à Koui dans la préfecture de l'Ouham-Pendé" dans le nord-ouest près du Cameroun, où d'autres violences entre groupes armés "ont fait au moins sept morts, dont six civils" mardi, poursuit le directeur de la communication de la Minusca.

 

Un Casque bleu a été blessé par des assaillants non-identifiés sur un check-point près de Koui, précise-t-il.

 

La Minusca doit aussi mener une mission conjointe dans les prochains jours avec le gouvernement centrafricain dans la région de Kouango (centre-est).

 

Dans cette région, les violences de ces derniers jours ont fait 10 à 20 morts, selon la Minusca. Le collectif des ressortissants de Kouango joint par l'AFP parle de "plus de 50 morts" dans des attaques menées par d'ex-Séléka.

 

La prise du pouvoir par cette coalition à dominante musulmane en 2013, après le renversement de l'ex-président François Bozizé, a précipité la Centrafrique et ses 4,5 millions d'habitants dans le chaos avec une contre-offensive des milices anti-Balaka majoritairement chrétiennes menant à de nouvelles exactions.

 

Le conflit a fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés d'après les Nations unies.

 

L'intervention militaire française de l'opération Sangaris, fin 2013, puis le déploiement de Casques bleus, ont permis de stabiliser la situation sécuritaire, mais des bandes armées continuent de sévir dans plusieurs régions de ce pays dont l'histoire est jalonnée de coups d'Etat, de mutineries et de rébellions.

Centrafrique: les Nations unies renforcent leurs positions dans des régions frappées par de récentes violences
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Centrafrique-Presse.com
30 septembre 2016 5 30 /09 /septembre /2016 20:01

 

 

 

Kaga Bandoro, le 30 septembre 2016 – Le Coordonnateur humanitaire en République centrafricaine, Fabrizio Hochschild, a exprimé sa profonde inquiétude face à la récente détérioration de la situation humanitaire à Kaga Bandoro, dans la préfecture de la Nana Gribizi. Lors d’une visite de terrain le 29 septembre, il a constaté le départ d’acteurs humanitaires importants en raison d’agressions et de braquages devenus très fréquents depuis le début du mois de septembre. «Je condamne fermement les attaques contre les acteurs humanitaires à Kaga Bandoro et partout ailleurs en Centrafrique » a-t-il dit. «J’exhorte les auteurs de ces actes à respecter sans condition le Droit international humanitaire, notamment le principe de neutralité selon lequel les travailleurs humanitaires accordent une aide sans discrimination » a-t-il martelé.

 
Dans la période du 9 au 26 septembre 2016, plus de 16 cas de braquage de domiciles de travailleurs humanitaires nationaux ont été enregistrés. A cela s’ajoute le vol de matériel de valeur ainsi que les tentatives de cambriolage.

 
Le Coordonnateur humanitaire a également mis en garde les conséquences négatives de l’insécurité sur la protection des civils, notamment l’accès humanitaire et l’appui aux populations vulnérables. En effet, l’insécurité sur certains axes a limité les mouvements des humanitaires vers les populations qui avaient besoin d’une aide. Cette situation est d’autant plus déplorable qu’une légère accalmie avait permis le retour des habitants de Ndomété qui s’étaient réfugiées dans la brousse après les incidents du 16 et 17 septembre 2016. Environ 70% des 3200 personnes déplacées, avaient pu regagner leur maison.

 
Ce retour a permis aux acteurs humanitaires d’apporter une aide sanitaire et un appui Eau, Hygiène et Assainissement (EHA) aux populations. Des dons de médicaments, le renforcement du centre d’écoute pour la prise en charge des cas de traumatismes, la recherche des enfants séparés et la réunification familiale sont entre autres les principales actions qui avaient déjà été engagées.

 
A présent, le départ d’organisations humanitaires et la cessation des activités de leurs partenaires de mise en œuvre risquent de mettre en situation d’insécurité alimentaire 120 000 personnes en sus des 35 000 déplacés qui ne recevront pas d’aide alimentaire selon le Programme alimentaire mondial. Un projet de l’UNICEF qui visait à procurer des repas à 25 000 enfants a également été mis en veille. A cet égard, Fabrizio Hochschild a rappelé qu’à l’heure où la RCA prépare un avenir plus radieux avec son programme de relèvement et de stabilisation, il est «urgent de rompre avec les cycles de violence du passé ».

 

Virginie Bero

 
Public Information Associate |United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA) 
 

République Centrafricaine (RCA) | Central African Republic (CAR) 
 

Email: berov@un.org|  Mob: +236 70 17 76 25| Skype : bvirginie22   
 

car.humanitarianresponse.info | unocha.org/car | humanitarian.id | reliefweb.int 

 

LA SITUATION HUMANITAIRE SE DETERIORE A KAGA BANDORO
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30 septembre 2016 5 30 /09 /septembre /2016 19:49

 

 

APA-Bangui(Centrafrique) 30/09/16 - Le ministère de la Santé et ses partenaires comme l’Unicef, l’OMS et l’UNFPA ont validé ce vendredi à Bangui le rapport d’évaluation des hôpitaux ‘’Amis des Bébés’’.

 

L’hôpital ami des bébés est un concept créé en 1991 par l’Organisation mondiale de la santé et le Fonds des Nations unies pour l’enfance en vue de prendre en charge les mères allaitantes et les enfants de 0 à 5 ans afin d’éviter la malnutrition. Il a été adopté par la République Centrafricaine en 1993.

 

Ce rapport souligne que la malnutrition infantile est chronique sur toute l’étendue du territoire et qu’il est capital de redynamiser les centres hospitaliers appelés ‘’Hôpitaux Amis des Bébés’’ afin de faciliter l’allaitement maternel pour réduire le taux de malnutrition sévère et aigu en Centrafrique.

 

Le rapport préconise la réhabilitation de ces centres de prise en charge des maternités vandalisés et le renforcement des capacités du personnel de ces centres.
Selon les statistiques du département de la santé, le taux d’allaitement qui était de 36% en 2012 a connu une baisse en 2014 pour atteindre 28%.

 

La malnutrition a été à l’origine de la mortalité infantile ces temps en Centrafrique, d’où la nutrition des enfants doit être prise en sérieux par le gouvernement.

RCA : validation du rapport d'évaluation des hôpitaux ''Amis des Bébés''
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29 septembre 2016 4 29 /09 /septembre /2016 23:12

 

 

http://ecologie.blog.lemonde.fr/  jeudi 29 septembre 2016, par Audrey Garric

 

Il a hérité du titre peu envié de mammifère le plus braconné au monde. Le pangolin, menacé d’extinction en raison de ses écailles qui en font un animal unique au monde mais également la source de tous les trafics, vient de voir son horizon se dégager. Mercredi 28 septembre, les 183 Etats membres de la Convention internationale sur le commerce d’espèces sauvages menacées d’extinction (Cites), réunis pour douze jours à Johannesbourg (Afrique du Sud), ont décidé de lui accorder le plus haut degré de protection : le fourmilier d’Afrique et d’Asie du Sud-Est a été inscrit à l’annexe I de la Cites, qui interdit le commerce international des espèces menacées d’extinction. Il figurait jusqu’à présent à l’annexe II, qui autorise, en le réglementant, le commerce des espèces vulnérables.

 

« C’est un immense succès et une rare bonne nouvelle pour l’une des espèces les plus menacées au monde, s’est réjouie dans un communiqué Ginette Hemley, la chef de la délégation du Fonds mondial pour la nature (WWF). Cette protection totale écarte toute question relative à leur commerce légal et rendra la tâche plus difficile aux trafiquants qui seront plus lourdement sanctionnés. »

 

Un million de pangolins vendus illégalement

 

Ces animaux étranges, jusque-là dans l’ombre d’autres espèces braconnées plus « emblématiques » comme les éléphants ou les rhinocéros, restent méconnus du grand public et des chercheurs, incapables de donner une estimation de leur population mondiale. Les experts préviennent malgré tout que leur disparition modifierait l’écosystème des forêts tropicales, en augmentant les populations de fourmis et de termites dont ils se nourrissent avec leur interminable langue – aussi longue que leur corps.

 

Reste une certitude : les pangolins, tous classés sur la liste rouge des espèces menacées d’extinction en 2014, font l’objet d’un véritable massacre. Plus d’un million d’entre eux ont été chassés et capturés au cours de la dernière décennie, rappelle le Fonds international pour la protection des animaux (IFAW), et ce « en dépit d’un embargo sur le commerce international des quatre espèces de pangolin asiatique » entré en vigueur en 2000.  « A ce rythme d’ici dix ans, tous les pangolins pourraient être rayés de la carte », avait prévenu la délégation nigériane à l’origine de la résolution de la Cites. En 2007, la Chine avait quelque peu régulé le commerce de ses écailles, qui ne peuvent plus être utilisées que dans certains hôpitaux et pour la fabrication de médicaments brevetés. Mais le commerce illégal se poursuit.

 

Tous les mois, les douanes de pays asiatiques, mais aussi françaises ou américaines, découvrent des centaines de peaux de pangolins, des tonnes de viande ou des kilos d’écailles dans des bagages ou des camions. Dernière saisie en date : fin août, 657 fourmiliers congelés, dissimulés dans les congélateurs d’une maison, ont été trouvés par la police indonésienne sur l’île de Java. Ces animaux, qui proviennent principalement de Malaisie, d’Indonésie et du Vietnam en Asie, et du Nigeria et du Cameroun en Afrique, sont essentiellement destinés aux tables chinoises et vietnamiennes.

 

Pseudo vertus thérapeutiques ou aphrodisiaques

 

Leur chair considérée comme délicate, mais aussi leurs os et leurs organes, y sont très prisés. Selon les défenseurs des pangolins, des restaurateurs peuvent dépenser jusqu’à 1 750 euros par animal pour en proposer à leurs clients. Des guérisseurs prêtent aussi à ses écailles en kératine – la même matière que la corne de rhinocéros ou les ongles humains –ainsi qu’à son sang des vertus thérapeutiques ou aphrodisiaques – infondées, faut-il le rappeler. Enfin, dans certaines cultures traditionnelles africaines, l’animal est connu pour éloigner le mauvais œil.

 

Solitaire et vulnérable, le pangolin est une proie facile pour les braconniers. L’animal, qui pèse entre 2 et 35 kilos et mesure entre 30 et 80 cm selon l’espèce, se roule en boule quand il est menacé : les contrebandiers n’ont alors plus qu’à le ramasser et l’enfermer dans un sac. En Afrique et en Asie, les trafics de pangolins empruntent les mêmes routes que ceux de cornes de rhinocéros ou de peau, d’organes et d’os de fauves, également au menu de la Cites jusqu’au 5 octobre.

 

« La lutte ne s’achève pas ici. Les pays parties à la Cites doivent maintenant se mobiliser pour que la décision soit appliquée, prévient Ginette Hemley, du WWF. Le commerce illégal sera toujours une menace pour les pangolins tant que la demande de viande et d’écailles persistera. » D’autant que l’interdiction votée par la Cites ne concerne pas les commerces nationaux, qui restent du ressort des Etats.

 

Audrey Garric

Lu pour vous : Les pangolins, mammifères les plus braconnés au monde, désormais protégés
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29 septembre 2016 4 29 /09 /septembre /2016 22:08

 

 

 

http://rjdh.org/ PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 29 SEPTEMBRE 2016

 

BOCARANGA, 29, Septembre 2016(RJDH) – Huit (08) personnes gravement blessées dans l’attaque de la ville de Koui sont transférés aujourd’hui, 29 septembre à Bocaranga pour recevoir soins. La Sous-préfète de la ville demande au Gouvernement la prise en charge des blessés.

 

Mardi 27 septembre, la rébellion dénommée Retour Réclamation et Remboursement (RRR) commandée par Sidiki ont attaqué la Sous-préfecture de Koui et les nouvelles en provenance de cette ville sont alarmantes.

 

Le bilan que RJDH a recueilli auprès de la Sous-préfète de Bocaranga, Hélène Denembai fait état de huit (08) blessés graves et plus de vingt 20 morts.  Devant cette situation déplorable, la population de Boraranga a décidé de porter secours à leurs compatriotes, c’est ainsi que « certains jeunes de Bocaranga étaient partis ce matin à Koui. Ils ont transféré huit (08) blessés à l’hôpital de Bocaranga et ont inhumé plus de morts à Koui », a-t-elle précisé.

 

Devant la situation des blessés et le dénuement de l’hôpital de Bocaranga, elle a sollicité l’aide du pouvoir de Bangui pour la prise en charge de ces victimes. « C’est vraiment pénible de voir ses blessés, certains ont perdu leur jambe, leur bras, et l’hôpital n’a pas assez des médicaments, ni des matériels pour des soins adéquats. Nous souhaitons que le gouvernement nous aide afin de les transférer à Bangui pour un meilleur traitement », a-t-elle proposé.

 

Les forces de la Minusca sont depuis hier à Koui et un renfort les a rejoint ce matin. Elles seraient en négociation avec Sidiki à Koui pour trouver un terrain d’entente afin que la barbarie cesse dans cette région. Sidiki le chef du RRR a été reçu quelque temps avant par le Président de la République Faustin Archange Touadera

 

Centrafrique : Des blessés graves de Koui transférés à Bocaranga
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29 septembre 2016 4 29 /09 /septembre /2016 22:02

 

 

APA Bangui (Centrafrique) 2016-09-29 20:04:20 Le Ministre du Commerce, Come Hassane a tenu une réunion ce jeudi avec les opérateurs économiques pour discuter avec eux des mesures à prendre afin de réduire la flambée des prix des produits de première nécessité constatée ces derniers temps en Centrafrique.


Les opérateurs ont relevé dans leurs interventions le cout élevé du transport des marchandises depuis la ville camerounaise de Douala à Bangui.

Selon ces derniers, la convention qui lie les transporteurs camerounais et centrafricains interdit le trafic interne des Etats. Or le parc automobile centrafricain est tel que pour que les marchandises arrivent sur toute l’étendue du territoire centrafricain, il faut le concours des transporteurs camerounais. 

La convention interdisant aux transporteurs camerounais de desservir l’intérieur de Centrafrique a fait qu’une centaine de camions camerounais sont bloqués à Bangui. Du coup le peu de camions qui circulent entre les deux pays a fait augmenter le cout de transports ayant des répercussions directes sur les prix des marchandises.

Pour arrêter cette flambée de prix il faudrait que les deux Etats discutent de leur convention sur les transports afin de rendre fluide la circulation des camions des marchandises en faveur de Centrafrique ont expliqué les opérateurs économiques.

Les syndicats des transporteurs du Cameroun et de Centrafrique ont eu des discussions la semaine dernière à Bangui pour dissiper les barrières qui mettent à mal le trafic entre les deux pays de la sous région de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=4864168#sthash.b88w33nX.dpuf

Le gouvernement centrafricain se mobilise pour barrer la route à la flambée des prix
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29 septembre 2016 4 29 /09 /septembre /2016 20:27

 

 

 

Lu pour vous : Centrafrique des soldats français racontent le chaos de Sangaris
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29 septembre 2016 4 29 /09 /septembre /2016 17:09

 

 

http://africa24monde.com/

 

Libreville, le 27 Septembre 2016. Monsieur Jean Ping a reçu le corps diplomatique à so domicile parmi lesquels, l’union européenne, les Etats Unis, la France, ainsi que l’UNOCA pour affirmer qu’il ne reconnaissait pas la victoire d’Ali Bongo Ondimba, proclamée par la Cour Constitutionnelle, et que "Son mandat actuel arrive à son terme le 15 octobre 2016".

 

Voici l’intégralité du communiqué à ce sujet :


RENCONTRE AVEC LES AMBASSADEURS


EN PRÉSENCE DES AMBASSADEURS DE L’UNION EUROPÉENNE, DES ETATS-UNIS, DE FRANCE, AINSI QUE LE REPRÉSENTANT SPÉCIAL DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE L’ONU POUR L’AFRIQUE CENTRALE (UNOCA).


Excellences, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs,


Monsieur Jean Ping remercie la Communauté internationale pour sa contribution avant, pendant et après l’élection.


Aujourd’hui, les choses sont claires, le peuple gabonais a tranché. Nous avons, d’un côté une tentative grossière de contournement du choix du peuple et quelqu’un qui veut s’imposer une nouvelle fois par un Coup d’Etat électoral et une mascarade judiciaire. Et, de l’autre côté, un peuple qui a fait très nettement son choix en sa faveur.

Le Président que les Gabonais ont élu le 27 août dernier est Monsieur Jean Ping. La responsabilité qui lui incombe est de faire respecter le choix des citoyens conformément à l’article 9 de la Constitution de la République, ainsi que la charte des Nations-Unies, qui reconnait l’autodétermination des peuples à choisir librement leurs représentants. En effet, aucune institution au Gabon ne saurait être au-dessus de la Constitution ou du vote populaire.


Nous avons d’une part la Constitution, et d’autre part la décision inique d’une institution dévoyée et corrompue par un pouvoir complètement mis à nu.


Il constate aussi que la Cour constitutionnelle, malgré le risque de discrédit qui pèse sur elle, a pensé que la raison du plus fort est toujours la meilleure. Elle a ainsi fait le choix de figurer dans les pages les plus sombres de l’histoire du Gabon. Quelle triste destinée pour ceux qui vont devoir assumer cette responsabilité.


Depuis le début du processus électoral, Monsieur Jean Ping a toujours clairement exprimé son scepticisme sur les capacités des institutions en charge de la gestion des élections. La Communauté internationale, avec insistance, a fait valoir l’impérieuse nécessité de se conformer aux voies légales et de jouer le jeu des institutions.

Le processus électoral s’est soldé par un échec de la démocratie. Nul ne le conteste. Il s’est une nouvelle fois soldé par un Coup d’Etat électoral. C’est le lieu d’interroger la Communauté internationale et de l’inviter à prendre ses responsabilités devant cette situation qui l’engage également.


Aujourd’hui, nous n’avons toujours pas une comptabilisation précise des arrestations, des assassinats et des massacres qui ont été perpétrés par certains éléments des forces de défense et de sécurité, appuyés par les escadrons de la mort.


Au Gabon, sous Ali Bongo, l’Etat de droit n’est désormais plus qu’une vue de l’esprit. On a du mal à compter les enlèvements à la pelle de personnalités politiques. Les arrestations arbitraires et les perquisitions illégales sont légion… Tout est mis en œuvre pour créer un climat de terreur et de psychose généralisé. Le régime Bongo-PDG a atteint le point de non-retour dans la barbarie, la dictature et le non-respect des droits élémentaires vis-à-vis de la personne humaine.


Monsieur Jean Ping, tout en condamnant le Coup d’Etat électoral, est déterminé à assumer toutes ses responsabilités pour restituer au peuple gabonais sa souveraineté, et donner toute sa légalité au pays réel qui dispose de la légitimité.

Il n’est donc pas question pour lui et les siens de reconnaitre Ali Bongo comme futur Président de la République. Son mandat actuel arrive à son terme le 15 octobre 2016. Le président Ping ne se prêtera et ne cautionnera aucun arrangement d’arrière-boutique sur le dos du peuple gabonais qui a tant souffert, et qui souffre encore de cette période traumatique. Viendra le temps de la réconciliation qui passera par le dialogue. Mais tant que la vérité des urnes ne sera pas restituée au peuple gabonais, rien de cela ne sera possible ou tenable.


Il appelle donc les Gabonais à la mobilisation et à la vigilance, pour faire échec à ce coup d’Etat électoral. Plus que jamais, le Gabon, dans cette phase critique de son histoire, a besoin de tous ses enfants et de tous ses amis, unis et rassemblés, pour mettre en échec ce pouvoir illégitime et honnis dans les urnes par le peuple. La Libération du Gabon est en marche.


Je vous remercie.

 

 

Jean Ping appelle ses partisans à une résistance active

 

APA Libreville (Gabon) - 2016-09-29 20:45:18 - Jean Ping, candidat malheureux à la présidentielle du 27 aout dernier au Gabon a rejeté l’appel au dialogue lancé par Ali Bongo Ondimba, réélu pour un second septennat, appelant ses partisans à « une résistance active jusqu’à la fin de la forfaiture ».

 

« Je réaffirme urbi et orbi que je ne reconnaîtrai pas le pouvoir d’Ali Bongo qui a les mains souillées par le sang de nos compatriotes », a lancé Ping lors d'une conférence de presse jeudi à son domicile à Libreville.

Invitant ses partisans et alliés politiques de rejeter ‘’massivement’’ le pouvoir de Ali Bongo et de ne lui accorder aucun crédit, Ping, crédité de 47,24 pour cent des voix contre 50,66 pour cent pour son rival, a réaffirmé sa détermination à assumer ‘’ses responsabilités de président élu par le peuple souverain".

« Je ne céderai pas, je ne reculerai pas’’, a –t-il soutenu, demandant à la communauté internationale de "prendre des sanctions ciblées à l'encontre des personnes qui se sont rendues coupables de ce coup d'Etat militaro-électoral".

Selon lui, cette mesure devrait notamment se manifester à travers le gel de leurs avoirs à l'étranger et des interdictions de voyager.

Jean Ping a également appelé à observer le 6 octobre une "journée nationale de recueillement les victimes des violences électorales.

Il a, dans ce sillage, demandé au procureur de la Cour pénale internationale (CPI) de venir au Gabon ‘’faire toute la lumière sur les assassinats, les disparitions et les violations des droits de l'homme". 

La sortie de Ping intervient au lendemain de la nomination de Emmanuel Issoze Ngondet comme Premier Ministre, Chef du Gouvernement.

Il a pour principale tâche de former un "gouvernement d'ouverture", dont la composition est attendue d’ici dimanche, selon une source officielle.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=4864173#sthash.etE5uL0u.dpuf

Lu pour vous : Jean Ping donne une échéance à Ali Bongo Ondimba jusqu’au 15 Octobre 2016
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29 septembre 2016 4 29 /09 /septembre /2016 16:41

 

 

28 septembre 2016 (VOA)

 

Bangui demande toujours la levée de l’embargo sur les armes ! C’est le message répété à l'ONU par le chef de l’Etat Faustin Archange Touadéra alors que les groupes armés désarment difficilement sur l’ensemble du territoire comme l’ont montré les dernières violences de Kouango.

 

Entretien avec VOA Afrique à Washington

 

Quelle est votre réaction après les violences de Kouango (centre) qui ont fait entre 10 et 20 morts ?

 

Faustin-Archange Touadéra : "Nous avons hérité d'un pays avec beaucoup de difficultés. La Centrafrique sort d'une crise. Des groupes armés occupent encore une grande partie du territoire et la criminalité qui va avec. Nous essayons de ramener la sécurité, convaincre les groupes armes de déposer les armes et renforcer nos forces de défense et de sécurité. Aujourd'hui, la Minusca nous aide à rétablir la sécurité des populations. Ces violences nous allons tout faire pour les limiter pour que nos populations vivent dans la paix. ".

 

Le général Sidiki, que vous avez rencontré, dit agir au nom de Bangui sur le terrain. Quelle est votre réponse ?

 

Faustin-Archange Touadéra : (sourires) "J'ai reçu après mon investiture tous les groupes armés pour leur indiquer notre vision. Le peuple centrafricain veut la paix et le désarmement des groupes armés par le DDR. Nous avons rencontré Sidiki aussi. Il doit faire en sorte que son groupe rentre dans le DDR. Aujourd’hui, il n’est plus question d’aller vers la violence. Ceux qui continuent devront faire face à la justice. Nous les invitons à rentrer dans la République et respecter les lois. Ce désarmement doit être inclusif et nous devons les convaincre de déposer les armes. Nous avons l’appui de la communauté internationale."

 

Avez-vous réussi à convaincre le Conseil de sécurité de l’ONU de lever l’embargo sur les armes en Centrafrique ?

 

Faustin-Archange Touadéra : "Non. Nous continuons le plaidoyer pour que cet embargo soit levé. S’il a pu être justifié à un moment de notre histoire, ce n’est plus le cas. Il y a eu des élections, un gouvernement légitime a été formé, tout comme l’assemblée nationale. Nous sommes en train de mettre en place les institutions démocratiques et on ne peut pas avoir une armée sans armes. Avec l’Union européenne, nous avons déjà commencé la formation de nos éléments depuis le 15 juillet. Nous disons au Comité de sanctions de lever cet embargo pour nous permettre de restructurer nos forces et leur permettre de remplir leurs missions régaliennes. Il ne s’agit pas d’une armée qui ira combattre d’autres Centrafricains. Nous pensons que les ex-combattants des groupes rebelles qui remplissent les conditions pourront rejoindre l’armée nationale les autres iront dans d’autres secteurs. Je veux une armée nationale, professionnelle et pluriethnique dans laquelle tous les Centrafricains se reconnaitront. C'est notre ambition."

 

La Centrafrique n'est-elle pas passée au second plan pour les bailleurs alors que l'aide humanitaire a du mal à être financée pour votre pays ?

 

Faustin-Archange Touadéra : "La communauté internationale a été au chevet de la Centrafrique dans les moments difficiles, notamment la France et les Etats-Unis et d’autres pays amis. Nous sommes à un moment critique. Nous avons organisé les élections mais il y a encore de nombreux défis. Si on ne prend pas garde, il y a des risques que nous retombions dans cette situation. C’est pour cela que nous sommes venus ici plaider à Washington, à la Banque mondiale, auprès de l’USAID pour demander de continuer à nous soutenir. Nous voulons rompre avec ce cycle de crises tous les dix ans pour jeter des bases solides en Centrafrique. Je rappelle que nous organisons la table ronde à Bruxelles le 17 novembre avec l’Union européenne 

 

Touadéra à VOA Afrique : "Les groupes armées doivent respecter les lois et rentrer dans la République "
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29 septembre 2016 4 29 /09 /septembre /2016 16:39

 

 

 29/09/2016 à 10h27BFMTV

 

Cinq soldats français vont être entendus ce jeudi par leur hiérarchie après avoir violemment agressé un vendeur de rue en Centrafrique. Pour tenter d'expliquer cet accès de violence, la défense des militaires invoque l'impact de l'opération Sangaris sur le mental des soldats.

 

Cinq soldats français de l'opération Sangaris, qui se déroule en Centrafrique, comparaissent ce jeudi devant un conseil d'enquête militaire à Poitiers, dans le cadre d'une procédure disciplinaire au terme de laquelle ils risquent la radiation. Il y a deux ans, en avril 2014, ils auraient violemment agressé un vendeur de rue centrafricain après une altercation. 

 

Depuis que les faits ont été dénoncés en avril dernier, les cinq militaires ont été suspendus. S'ils ont reconnu les faits, pour l'avocat de l'un d'entre eux, cet accès de violence peut trouver son origine dans les difficultés rencontrées lors de cette opération Sangaris et le stress et les graves blessures psychiques que cela peut engendrer. "Découvrir à chaque coin de rue des cadavres décapités, des enfants démembrés, des actes de cannibalisme (...) ça appartient à un autre monde", estime Me Jean Tamalet. "Personne ne pouvait imaginer ça."

 

L'avocat conclut: "Avec une telle accumulation, on peut expliquer le passage à l’acte. L’excuser peut-être pas, l’expliquer certainement et en tout cas prendre en considération."

 

Troubles psychiques

 

Depuis le 5 décembre 2013, des militaires français sont déployés en République centrafricaine pour mettre fin à la guerre civile qui sévit dans le pays. Les soldats, eux, rapportent les actes de barbarie, les conditions de vie précaires et parlent de leur sentiment d'impuissance. 12% d'entre eux seraient revenus avec des troubles psychiques, selon un rapport parlementaire, alors que la mission doit s'achever dans les semaines à venir.

 

"J’ai vu quelques 200 soldats qui étaient relevés, qui sont arrivés en miettes, épuisés physiquement", confie Olivier Audibert-Troin, député (LR) du Var.

 

Ce rapport promeut alors une meilleure prise en charge des soldats à leur retour de mission. Du côté de l'armée, on assure que des avancées dans ce domaine ont été réalisées ces dernières années. "Un à trois mois après le retour d’opérations extérieures, tous les militaires sont vus par leur médecin des forces qui va œuvrer pour repérer une éventuelle pathologie psycho-traumatique", détaille Laurent Melchior-Martinez, médecin coordinateur national du service médico-psychologique des armées. Des séances qui permettent alors de mettre en place un parcours de soins.

 

 

Lu pour vous : Centrafrique : cinq militaires français pourraient être radiés après une violente agression
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