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14 décembre 2016 3 14 /12 /décembre /2016 21:29
Gambie: le président Jammeh doit être prêt à céder le pouvoir à la date prévue en janvier

 

 


Dakar - AFP / 14 décembre 2016 20h41 - Le représentant de l'ONU en Afrique de l'Ouest, Mohamed Ibn Chambas, a affirmé mercredi à l'AFP que le président gambien Yahya Jammeh devait être prêt à céder le pouvoir en janvier, indépendamment de son recours en justice contre l'élection de l'opposant Adama Barrow.



M. Ibn Chambas s'exprimait au retour d'une mission mardi à Banjul de quatre chefs d'Etat d'Afrique de l'Ouest, à laquelle il a participé, pour tenter de convaincre M. Jammeh de reconnaître définitivement sa défaite à l'élection présidentielle du 1er décembre et de céder le pouvoir.



L'opposition a remporté l'élection, qui a été juste, a affirmé le représentant spécial dans la région du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon.



Le mandat de cinq ans de M. Jammeh expire le 19 janvier, a rappelé M. Ibn Chambas, ajoutant qu'il devra être prêt à céder le pouvoir à cette date.



D'ici là, c'est M. Jammeh qui est le président constitutionnellement élu. Nous espérons que pendant cette période toutes ses actions seront conformes à la Constitution, a souligné le responsable de l'ONU. 



Interrogé sur les craintes émises par l'opposition, que la contestation des résultats devant la Cour suprême ne permette à M. Jammeh de se maintenir en place au-delà de la fin de son mandat, M. Ibn Chambas a assuré que les deux questions n'étaient pas liées.



Cette procédure juridique n'a rien à voir avec le terme de son mandat, fixé à janvier, a-t-il dit.



Le délai constitutionnel du 19 janvier comme terme du quinquennat de Yahya Jammeh a aussi été évoqué par un des responsables de l'opposition, Halifa Sallah, dans une déclaration devant la presse à Banjul.



Nous maintenons que le président élu Barrow demeure le prochain président gambien, qui devrait prendre ses fonctions le jour où expire le mandat du dirigeant, a déclaré M. Sallah.



Nous avons indiqué qu'autour du 19 janvier, si au moment où le président élu Barrow est censé être investi, le président Jammeh dit: +Je ne partirai pas+, alors, manifestement, il y aura une crise constitutionnelle et un probable conflit dans le pays, a-t-il ajouté.



Après une journée de discussions mardi, la présidente libérienne Ellen Johnson Sirleaf, qui conduisait la délégation de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao), a reconnu qu'aucun accord n'avait encore été obtenu sur le départ du pouvoir de M. Jammeh.



Le même jour, passant outre les objections de l'opposition et de nombreux juristes, le parti au pouvoir a saisi la Cour suprême pour demander l'annulation des résultats accordant la victoire à Adama Barrow sur Yahya Jammeh par quelque 19.000 voix d'écart.



Faute de juges pour siéger à la Cour suprême depuis mai 2015, il n'existe en Gambie aucun mécanisme légal légitime pour statuer sur le recours électoral du président sortant, a estimé lundi l'Ordre des avocats gambiens.



De plus, désigner les juges manquants pour statuer sur ce recours entraînerait inévitablement des délais supplémentaires, selon l'opposition, qui dénie de toute façon au président sortant la légitimité pour exercer ce pouvoir.



Les juges de la Cour suprême sont nommés par le chef de l'Etat, sur proposition d'une commission spécialisée, et doivent prêter serment lors d'une cérémonie publique.


(©)

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Centrafrique-Presse.com
14 décembre 2016 3 14 /12 /décembre /2016 21:23

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

 

 

 

 

Bangui, 14 décembre 2016 - Les Nations Unies ont publié, aujourd’hui,  un rapport qui décrit les violations et abus du Droit International des Droits de l’Homme et du Droit International humanitaire commis en République Centrafricaine (RCA), entre le 01 juin 2015 et le 31 mars 2016, y compris les six mois du gouvernement de transition. Durant cette période, la Mission Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation de la Centrafrique (MINUSCA) a enregistré 1.301 cas de violations et abus des droits de l’homme affectant au moins 2.473 victimes à travers la RCA, dont 1.000 hommes, 261 femmes, 91 garçons, 67 filles, 808 adultes non-identifiés et 246 victimes dont l’âge et le genre n’ont pu totalement être vérifiés.

 

 

Les types de violations et abus documentés ont pris en compte les exécutions arbitraires, les traitements et peines cruels, inhumains ou dégradants, les violences sexuelles, les privations arbitraires de liberté, les destructions et confiscation de biens et des restrictions du droit à la liberté de mouvement.

 

 

Les principaux auteurs continuent d’être les éléments armés des groupes anti-Balaka, ex-Séléka (UPC/FPRC/RPRC /MPC), le FDPC, la LRA, les Foulani affiliés aux 3R et le RJ. Au cours de la période considérée par le rapport, la LRA a augmenté ses activités criminelles dans le sud-est de la RCA. Les forces de défense et de sécurité gouvernementales ont également été responsables d’exécutions arbitraires, de mauvais traitements d’arrestations et de détentions arbitraires.

 

 

Le rapport relève le fait que la protection des civils ait été entravée par la présence très limitée des institutions étatiques, particulièrement en dehors de Bangui. Cette situation a eu un impact négatif sur la lutte contre l’impunité, car les responsables de graves violations du Droit International des Droits de l’Homme et du Droit International Humanitaire n’ont pas été tenus responsables de leurs actes. Indépendamment des appuis techniques et du renforcement des capacités fournis par la MINUSCA et d’autres acteurs en vue de restaurer la chaine pénale et judiciaire, des progrès limités ont été réalisés dans l’administration de la justice au cours de la période considérée. Le rapport a identifié des défis liés à la question des droits de l’homme auxquels le gouvernement de transition a dû faire face, et décrit les mesures prises par les autorités et la communauté internationale pour assurer la protection des civils, prévenir les violations et abus des droits de l’homme et promouvoir les droits de l’homme.

 

 

Le rapport appelle les autorités de la RCA à donner la priorité à la lutte contre l’impunité et à poursuivre les responsables de graves violations et abus des droits de l’homme passés et présents à travers le déploiement des fonctionnaires sur toute l’étendue du territoire, notamment les magistrats,  afin de rétablir l’autorité de l’Etat et l’Etat de droit. Le rapport appelle également les groupes armés à mettre fin à tous les abus contre les civils, dont les attaques contre leurs habitations et leurs sources de subsistance.

 

 

Le rapport adresse aussi des recommandations à la communauté internationale afin qu’elle continue de fournir un appui technique et financier aux autorités dans le domaine de la justice et la sécurité, en conformité avec la politique de diligence raisonnable en matière des droits de l’homme des Nations Unies, en vue de créer une Cour Pénale Spéciale (CPS) fonctionnelle, ainsi que les programmes de désarmement, démobilisation, réinsertion et réintégration (DDRR), les projets sur la réduction de la violence communautaire (RVC) et la réforme du secteur de sécurité (RSS). Le rapport souligne également la nécessité de protéger et d’assister les victimes de violences sexuelles et de violences basées sur le genre.

 

 

Ce rapport est publié à un moment marqué par une escalade de violence causée par les groupes armés dans les parties Est, Centre et Ouest du pays. Depuis août 2016, la MINUSCA a enregistré une augmentation alarmante du nombre de cas de violations et d’abus du Droit International Humanitaire commis par les différentes factions des ex-Séléka, anti-Balaka et leurs affiliés. Ces incidents ont causé la mort d’au moins 100 personnes, des destructions de biens et des déplacements forcés  parmi les populations civiles, en particulier dans les villes de Kaga-Bandoro et de Bria. A côté de ces violentes attaques, les groupes armés ont, à travers le pays, continué d’occuper les écoles, installer des postes de contrôles illégaux et  priver arbitrairement les civils de leur liberté de mouvement.

 

 

Malgré la tenue d’élections pacifiques début 2016 et la mise en place d’un gouvernement légitime, la protection des civils continue d’être entravée par la présence limitée de l’autorité de l’Etat, particulièrement dans les zones affectées par la récente escalade de violence. Les auteurs des violations graves du Droit International des Droits de l’Homme et du Droit International Humanitaire continuent de bénéficier d’une impunité totale. La MINUSCA et les membres de la communauté internationale continueront leurs efforts pour étendre l’autorité de l’Etat et mettre fin à l’impunité à travers la création de la Cour Pénale Spéciale.

 

 

Contacts:

 

Musa Gassama, Directeur de la Division des Droits de l’Homme de la MINUSCA et Représentant du HCDH. Tel: +236 75980012

E-mail: gassama@un.org

 

Rosevel Pierre Louis, Directeur adjoint de la Division des Droits de l’Homme de la MINUSCA

Tel: +236 75980711 / 72627019

Courriel: pierrelouis@un.org

 

 

 

United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic

 

Vladimir Monteiro

 

Spokesperson/Porte-parole

 

MINUSCA - Avenue Barthélemy Boganda BP 3338 Bangui, Central African Republic

Cellphone: + 236 75980772 / 72259932 Extension : (173) 5545/5506 | E-mail: monteiro6@un.org

 

 

Publication du rapport des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme en République Centrafricaine du 01 juin 2015 au 31 mars 2016
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14 décembre 2016 3 14 /12 /décembre /2016 21:22

 

NOTE D’INFORMATION

 

 

Bangui, 14 décembre 2016 – Les Nations Unies ont publié mercredi un rapport sur la situation des droits de l’homme en République Centrafricaine (RCA) entre le 1er juin 2015 et le 31 mars 2016, qui fait état de 1.301 cas de violations et abus des droits de l’homme affectant au moins 2.473 victimes à travers la RCA. Les principaux auteurs de ces actes sont les éléments armés des groupes anti-Balaka, ex-Séléka, la LRA, les 3R et le RJ ainsi que les forces de défense et de sécurité gouvernementales.

 

Parmi les victimes, il y a 1.000 hommes, 261 femmes, 91 garçons, 67 filles, 808 adultes non-identifiés et 246 victimes dont l’âge et le genre n’ont pu totalement être vérifiés. Le rapport fait des recommandations aux autorités et à la communauté internationale pour renforcer la lutte contre l’impunité et appelle également les groupes armés à mettre fin à tous les abus contre les civils, dont les attaques contre leurs habitations et leurs sources de subsistance.

 

« Ce rapport est le résultat des enquêtes et investigations  rigoureuses effectuées par nos équipes sur le terrain à travers nos 12 bureaux implantés à l’intérieurs du pays. Toutes les informations compilées dans ce rapport sont crédibles et spécifiques à la méthode du travail de la mission onusienne », a indiqué le directeur adjoint de la division des droits de l’homme de la MINUSCA, Rosevel Pierre Louis, lors de la conférence de presse hebdomadaire de la Mission.

 

Pour sa part, le porte-parole de la Mission, Vladimir Monteiro, est également revenu sur la situation des droits de l’homme pour dénoncer le phénomène de justice populaire dont sont notamment victimes les vieilles femmes. « Une vielle dame d’environ 70 ans a été battue à mort ce week-end à Bangui alors qu’elle rentrait chez elle. Ses agresseurs l’accusaient de sorcellerie et comme dans d’autres parties de la RCA, la femme a été tuée”, a regretté Monteiro, soulignant que cet incident survient alors que vient de s’achever les 16 jours d’activisme contre la violence fondée sur le sexe. « Cet acte souligne la nécessité de renforcer les efforts pour mettre fin à la violence faite aux femmes et aux filles mais aussi à toute forme de justice populaire », a-t-il indiqué.

 

Quant à la composante police de la MINUSCA, sa porte-parole Popescu Andreea Oana, a annoncé que depuis mardi et mercredi, ce sont la Police et la Gendarmerie centrafricaines qui gardent certains bâtiments publics, suite au transfert de responsabilité de certains postes de garde statique par la MINUSCA. « Désormais, la Gendarmerie prend en charge l’ANE (élections), le CDT et la Primature tandis que la Police se charge du Tribunal de Grande Instance, de l’Assemblée Nationale et de la Cour Constitutionnelle. Selon la résolution 2301, ce transfert progressif de responsabilité vient en faveur du processus politique de réconciliation et de stabilisation, de l’extension de l’autorité de l’État et du maintien de l’intégrité territoriale», a dit la porte-parole. Le transfert est fait en coordination avec les autorités centrafricaines et en tenant compte des risques sur le terrain. 

 

De son côté, le porte-parole de la force, le lieutenant-colonel Cimana,  a déclaré que la situation sécuritaire dans le pays reste en général volatile en raison de criminalité dû au banditisme, à la fragmentation des groupes armés et à la transhumance dans certaines zones. « La Force organise des réunions régulières avec les leaders des groupes armés et des mesures ont été prises pour minimiser les criminalités à travers le pays », a dit le porte-parole, tout en rappelant la posture robuste des soldats de la MINUSCA avec des patrouilles statiques et mobiles ainsi que des mises en garde aux groupes armés, notamment dans le centre du pays.

______________________________________________________________________________

 

Bureau de la Communication et de l'information publique 

 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine 

https://minusca.unmissions.org  | @UN_CAR | https://www.facebook.com/minusca.unmissions

 

LE RAPPORT PERIODIQUE DE LA MINUSCA SUR LA SITUATION DES DROITS DE L’HOMME RENDU PUBLIC
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14 décembre 2016 3 14 /12 /décembre /2016 19:25
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Des députés dans le nord pour discuter avec les groupes armés

 

PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 14 DÉCEMBRE 2016

 

BANGUI, 14 Décembre 2016 (RJDH)—Plusieurs députés de la région du nord, sont arrivés ce matin à Paoua. Les élus de cette région comptent rencontrer les groupes armés de la localité pour échanger avec eux sur la question du désarmement.

 

Ils sont 16 députés à se rendre dans l’Ouham Pendé. Parmi eux, Martin Ziguelé et Anicet Georges Dologuelé, respectivement députés de Bocaranga 1 et 2, deux candidats malheureux à la dernière présidentielle. Selon une source proche de la mission, les élus ont été ce matin au bureau de la Minusca à Paoua où, selon nos sources, des détails sur la situation sécuritaires leur ont été présentés.

 

La délégation a rencontré dans la matinée, les autorités locales avec qui, ils ont échangé sur la situation sécuritaire de la région. La société civile a aussi été reçue par cette équipe de députés. La délégation s’est rendue peu avant la fin de la matinée à Ngouze, village situé à 20 km de Paoua (axe Bozoum) où une rencontre avec les combattants de MPC est prévue. Une rencontre avec les éléments de MPC coalisés avec ceux de RJ, est attendue à Pendé et Bougolé, à la fin de la soirée.

 

L’équipe passera, selon nos informations à Paoua. Difficile d’entrer en contact avec les députés, membres de cette délégation. La flambée de violence persiste dans la région depuis le mois de septembre 2016. Ces violences ont contraint de nombreux habitants de Koui et ses environs à trouver refuge à Bocaranga et Paoua./

 

 

Centrafrique : Le gendarme pris en otage à Paoua, échappe à ses ravisseurs

 

PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 14 DÉCEMBRE 2016

 

PAOUA, 14 Décembre 2016 (RJDH)—Le Maréchal des Logis chefs, Narcisse Yadé pris en otage le 08 décembre dernier par les combattants du MPC est libre depuis hier soir. Il est arrivé ce matin à Paoua, selon des sources bien informées.  

 

Selon les informations du RJDH, le gendarme s’est échappé au moment où ses ravisseurs prenaient leur repas du soir. De sources concordantes, le Maréchal des Logis chef  porte des signes de tortures « il est arrivé ce matin à Paoua mais, il a des blessures sur le corps, ce qui atteste qu’il a été torturé. Selon ses dires, les combattants du MPC ont programmé de le tuer au petit matin, heureusement qu’il s’est échappé dans la nuit », a confié une source militaire qui a requis l’anonymat.

 

Le RJDH n’a pas pu entrer en contact avec l’ancien otage. Les autorités de la sécurité publique ne se sont pas prononcées sur ce dossier depuis que l’enlèvement de ce gendarme a été annoncé.

 

Le Maréchal de Logis chef Narcisse Yadé est pris en otage dans les environs de Paoua au moment où les violences sont quasi quotidiennes dans la région.

 

 

Centrafrique : Le KNK soutient l’idée de dialogue politique inclusif proposé par François Bozizé

 

PAR JEAN FERNAND KOENA LE 14 DÉCEMBRE 2016

 

BANGUI, 14 décembre 2016 (RJDH) —- Le secrétaire général par intérim du KNK, Bertin Béa a soutenu l’idée de dialogue politique inclusif exprimé par François Bozizé dans un mémorandum en date du 24 novembre 2016. Soutient exprimé lors d’une conférence de presse qu’il a animée ce 14 décembre à Bangui.

 

Exilé en Ouganda après sa chute en 2013 après le coup d’Etat de la Séléka, l’ancien président centrafricain, François Bozizé a dans un mémorandum demandé aux nouvelles autorités de Bangui d’organiser un dialogue politique inclusif pour le retour définitif de la paix. Pour clarifier sa position et soutenir son président fondateur, le KNK a organisé une conférence de presse ce jour.

 

Dans sa déclaration, le secrétaire général intérimaire du parti travailliste Kwa Na Kwa (KNK), Bertin Bea a qualifié de « nécessaire et incontournable » le dialogue proposé par F.Bozizé. Son caractère incontournable selon Bertin Béa, réside dans la suite de l’annonce faite par les partenaires à la République Centrafricaine de lui octroyer 1.130 milliards de CFA pour financer le plan de relèvement du pays.

 

Comme argument de soutien à ce dialogue, Bertin Bea a fait un lien entre ce dialogue politique inclusif et la concrétisation des promesses faite lors de la table ronde. Selon lui, l’acceptation de la demande de Bozizé est un gage pour le décaissement des fonds promis par les partenaires à la RCA. « Il faut que nos dirigeants fassent preuve de sérieux et de responsabilité dans la suite de ce qui va se passer. On dit toujours l’argent n’aime pas le bruit et le bruit n’aime pas l’argent non plus », a-t-il encouragé.

 

Ce dialogue tant voulu par Bozizé et le KNK n’a pas de chronogramme précis et Bertin Béa souhaite que tout le monde s’accorde d’abord sur le principe et sur d’autres aspects qui concerne « le lieu du dialogue. Cependant, pour le KNK, ce dialogue concerne déjà F.Bozizé, Michel Djotodja, les autorités, les Députés, les groupes armés, la classe politique et la société civile » a-t-il déclaré.

 

Le gouvernement n’a pas encore réagi à la demande de François Bozizé sur un dialogue politique inclusif

 

 

Centrafrique : Célébration de la Journée des ONG à Bangui

 

PAR ANGELA PASCALE SAULET YADIBERET LE 14 DÉCEMBRE 2016

 

BANGUI, 14 décembre 2016 (RJDH) – Sur le thème « ONG, avec vous, pour le relèvement de la RCA », les Organisations Non Gouvernementales qui œuvrent en Centrafrique ont célébré hier, 13 décembre 2016 leur Journée Internationale qui est organisée par le Comité de Coordination des ONG (CCO).

 

Environ une vingtaine des ONG  nationales et internationales  qui travaillent en Centrafrique ont installé des stands sur l’esplanade du Palais de l’Omnisport de Bangui pour expliquer leur rôle et mission en République Centrafricaine. Ceci pour célébrer la Journée Internationale des ONG.

 

Farrah Nguegan, chargée de communication du Comité de Coordination des ONG (CCO) a souligné l’intérêt de cette activité qui vise à informer le public sur le travail des ONG. Selon elle, beaucoup de personne ne savent pas ce que font les ONG en Centrafrique, « nous avons organisé cette journée pour montrer à la population ce que font concrètement les ONG et que nous sommes là pour accompagner la Centrafrique pour son relèvement », a-t-elle dit.

 

Elle a ajouté que l’installation de ces stands permet à chaque ONG d’exposer ses  produits et ses réalisations à la population « dans leur domaine d’intervention ».

 

Fleury Sesse un visiteur s’est réjoui de cette initiative qui lui a permis de comprendre les ONG et leurs missions. « Maintenant nous savons  que ces ONG sont là pour nous accompagner »,a-t-il soutenu.

 

Cette exposition est la deuxième de cette année après celle organisée lors de la Journée de l’Aide Humanitaire le 19 août dernier avec les mêmes buts.

 

 

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13 décembre 2016 2 13 /12 /décembre /2016 18:54
Centrafrique : entre la violence et la maladie, la malnutrition tue

 

Centrafrique : entre la violence et la maladie, la malnutrition tue

 

Par  Ignace SOSSOU  13 décembre 2016 (Avec ACF)

 

En République Centrafricaine, l’unité thérapeutique gérée par Action contre la Faim est bondée d’enfants atteints de la forme la plus sévère et mortelle de la malnutrition : ici les enfants sont trop malades pour jouer, trop faible pour pleurer. Environ 700 décès par an sont liés à la malnutrition en République centrafricaine. Les unités de nutrition sont des lieux d’espérance. L’an dernier, 80% des enfants référés dans les centres pris en charge par l’ONG ont récupéré et sont rentrés chez eux.

 

Le traitement communautaire est efficace lorsque les communautés sont équipées avec les produits adéquats comme les aliments thérapeutiques, et permet d’atteindre les enfants vivant dans les zones les plus marginalisées au cœur de conflits. Mais lorsque la maladie est extrêmement grave et compliquée par une infection, un traitement hospitalier avec la supervision de médecins et d’infirmières est la seule option.

 

Clémence a deux ans et ne pèse que 5,5 kg. Elle a été admise dans l’unité de nutrition intensive de l’hôpital pédiatrique de Bangui, la capitale. Il y a quelques semaines, Clémence était une enfant forte et joyeuse jouant dans les rues près de chez elle. Tout a changé quand elle a attrapé le paludisme et a perdu l’appétit en luttant contre la fièvre. Affaiblie par la maladie, elle a vite été prise de diarrhées puis a rapidement perdu du poids, au point que ses parents très inquiets l’ont amenée à l’hôpital, où ils ont appris que leur enfant souffrait de malnutrition sévère menaçant le pronostic vital.

 

Pour Anita, nourrir sa fille n’a pas été facile, car nourrir un enfant malade est un processus très lent et délicat, et Clémence avait des difficultés à avaler. Anita avait bon espoir que sa fille recouvre la santé et retrouve son appétit pour pouvoir rentrer chez elles. Des signes encourageants montraient que l’enfant allait mieux. Pourtant, la petite Clémence est morte quelques jours après.

 

Sa mère avait tout fait pour sauver la vie de sa fille mais dans un pays en conflit, avec des taux élevés de maladie, il était impossible pour les parents de construire le cadre qui permettrait de combler les besoins fondamentaux pour vivre : la nourriture et l’eau, et l’accès aux soins de santé à temps. Comme beaucoup de mères du monde entier, Anita n’a pas pu empêcher que son bébé connaisse des épisodes réguliers de paludisme qui a affaibli son organisme, puis conduit à la dénutrition.

 

La République centrafricaine a connu des niveaux élevés de violence qui ont dévasté son système de santé, de sorte que seuls quelques centres de référence sont accessibles. Seuls quelques travailleurs de la santé savent détecter les premiers signes de malnutrition et obtenir un traitement. Action contre la faim travaille avec les communautés, les donateurs et les médecins à détecter les enfants longtemps avant qu’ils ne soient sévèrement malnutris, et étend le travail et le traitement dans les communautés afin que les enfants souffrant de malnutrition aient les meilleures chances de guérison.

 

Malgré tous nos efforts et beaucoup de progrès récents, trop d’enfants ne survivent pas à la malnutrition. L’histoire d’Anita et Clémence rappelle cette injustice, et réaffirme la nécessité de continuer la bataille dans le monde entier, jour après jour.

 

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13 décembre 2016 2 13 /12 /décembre /2016 18:22
Lu pour vous : Kinshasa va-t-elle exploser le 19 décembre ?
Lu pour vous : Kinshasa va-t-elle exploser le 19 décembre ?

 

 

REPORTAGE

 

 

Riches ou pauvres, les quartiers de la capitale sont suspendus à la date de la fin du second mandat de Joseph Kabila, qui a habilement fait glisser la présidentielle à avril 2018.

 

Par Joan Tilouine (Kinshasa, envoyé spécial)  LE MONDE Le 09.12.2016 à 16h15 • Mis à jour le 11.12.2016 à 12h43

 

C’est un taudis verdoyant dans un de ces gigantesques bidonvilles de Kinshasa, au bord du fleuve Congo, recouvert de plantes et de fleurs. On y accède en empruntant une allée de détritus recyclés. La maison de Paulin « l’écolo » détonne dans ce paysage de misère menacé par la montée des eaux du fleuve et les pluies nocturnes balayant des maisons de fortune aux toits corrodés. Pour vivre, ce chômeur bardé de diplômes cultive un petit potager dans les marécages et se transforme en mécanicien ou en pêcheur pour assurer un repas quotidien à ses six enfants. A 49 ans, Paulin préfère tourner ses yeux remplis de tristesse vers le fleuve plutôt que de voir ce champ de maisons délabrées où survivent des millions d’âmes. Il s’est installé au bout de Kingabwa, quartier défavorisé de la commune de Limete, après que son patron indien a fui le pays à la suite des violences survenues au lendemain de la première élection libre, en 2006. Dix ans plus tard, Joseph Kabila s’accroche au pouvoir et rien n’a changé d’autre que la colère qui monte en même temps que les eaux dans les quartiers pauvres de la capitale.

 

Article constitutionnel imaginaire

 

La date butoir approche et pourrait, veut-il croire, changer son destin et celui de la République démocratique du Congo (RDC). Le « 19 », un chiffre devenu un symbole, un fantasme, un rêve ou une crainte. « On est prêt à libérer le Congo et je suis optimiste car je vois des Congolais déterminés à combattre pour le changement, la démocratie et des vies meilleures. On souffre trop », dit Paulin qui sourit lorsqu’on pointe son tee-shirt à l’effigie de Denis Sassou-Nguesso, qui dirige d’une main de fer, depuis trente-deux ans, le Congo-Brazzaville, de l’autre côté du fleuve. « Moi, je prends le tee-shirt, sans faire attention à ce qu’il y a dessus ».

 

Le 19 décembre, le second mandat du président Joseph Kabila s’achève sans que de nouvelles élections aient été organisées. Cette date tient donc en haleine le plus grand pays d’Afrique. L’on redoute ou l’on espère des manifestations.

 

A commencer par Kinshasa, mégapole déglinguée dont nul ne parvient à compter les habitants. Sans doute plus de 12 millions, qui luttent dans un environnement impitoyable pour gagner quelques francs congolais pour les uns ou des millions de dollars pour les autres. Tout se paie, se négocie, s’arrache, dans cette capitale d’un pays ravagé par les guerres, les crises économiques, la prédation d’hommes d’affaires et de chefs de milices obsédés par les minerais. Il y a une énergie propre à Kinshasa, où règne un capitalisme sauvage, une créativité et un sens certain de la survie. Car un autre chiffre, le « 15 », désigne l’article imaginaire d’une Constitution qui enjoindrait les Congolais de se débrouiller pour survivre. Riches et pauvres suivent à la lettre cette légende constitutionnelle dans une ville où l’économie échappe à toutes les statistiques et analyses.

 

« Reprenez Kabila »

 

Pendant que Joseph Kabila manœuvre, face à une opposition fissurée, pour se maintenir au pouvoir jusqu’à sembler consentir à l’organisation d’une élection en avril 2018, des millions de laissés-pour-compte rêvent de peser sur l’Histoire le « 19 ». En bottes et débardeur recouvert de boue, Noël, un voisin de Paulin surgi des eaux puantes d’où il extrait du sable, ne cesse d’y penser. Ce colosse de 34 ans aux yeux rougis par le whisky frelaté a vécu dix-huit ans à Brazzaville, d’où il a été expulsé avec femme et enfants comme des milliers d’autres kinois. Depuis cinq ans, il « souffre » à Kingabwa. « J’ai l’habitude de souffrir mais là, c’est trop. Les politiciens au pouvoir nous laissent mourir dans la misère, nous font du mal, gardent tout l’argent et nous laissent même pas des miettes, dit-il en faisant de grands gestes comme s’il se battait avec les esprits. Que les Occidentaux nous rendent Bemba, ils n’ont qu’à soutenir Tshisekedi ou Katumbi. Reprenez Kabila, qu’il parte loin du Congo. On est des millions à penser ça. »

 

Jean-Pierre Bemba, l’ancien vice-président toujours très populaire à Kinshasa et dans certaines provinces du pays, aurait sans doute été le principal challenger de Joseph Kabila s’il n’avait été condamné en juin par la Cour pénale internationale à dix-huit ans de prison pour « crimes de guerre » et « crimes contre l’humanité » puis en septembre pour subornation de témoin. Moïse Katumbi, l’ancien gouverneur de l’ex-province du Katanga, a lui quitté le pays après avoir été accusé d’avoir recruté des mercenaires américains et condamné à trois ans de prison dans une affaire de spoliation d’immeuble exhumée par le pouvoir. Son allié de circonstance, l’opposant historique Etienne Tshisekedi, 83 ans, a une santé fragile mais reste inflexible, officiellement du moins, sur l’idée d’un dialogue avec Joseph Kabila. Le « sphinx de Limete » s’est néanmoins rendu le 6 décembre au siège de la Conférence épiscopale nationale du Congo où s’est ouvert deux jours plus tard le dernier épisode du « dialogue » entre le pouvoir et l’opposition.

 

Paulin et Noël s’étaient joints à la foule venue l’accueillir à Kinshasa le 27 juillet, de retour de Belgique où il était resté deux ans pour des soins. La capitale congolaise est son fief. Sa capacité de mobilisation dans les quartiers populaires y est aussi certaine que l’habileté de Joseph Kabila à diviser l’opposition. Alors, dialogues informels, médiations officielles, négociations politiques, deals financiers secrets, alliances et trahisons se poursuivent sur la scène de la grande comédie politique de Kinshasa. Impossible de ne pas penser à l’écrivain congolais In Koli Jean Bofane qui a décrit à merveille les cercles du pouvoir et le culte de la débrouille dans Mathématiques congolaises (Actes Sud, 2011), un roman qui pourrait être un manuel de sciences politiques et de survie à Kinshasa.

 

« Prêt à tout »

 

« Joseph Kabila est très très fort, plus fort que les opposants. » Visage de félin, cheveux longs, regard perçant, Ali ne se soucie ni du 19 décembre, ni de la montée du fleuve, ni de la misère qui l’entoure. A quelques centaines de mètres de chez Paulin et Noël, il coule ses journées « à ne rien faire dans le meilleur pays d’Afrique », tout en se vantant d’être proche de la famille du président et de fréquenter le tout-Kinshasa. A bord de sa voiturette de golf, ce quadra libanais arrivé à Kinshasa en 1992 après avoir vécu à Luanda, joue au gardien d’une frontière entre deux mondes. Parfois, il se met à brailler en lingala et jette des billets de 500 francs congolais aux enfants miséreux qui s’arrêtent, effrayés, à la lisière de sa propriété, au bout d’une rue bordée de bidonvilles.

 

Du côté d’Ali, c’est la sécurité, l’électricité, des routes impeccables empruntées par le Hummer du coach des Léopards, l’équipe nationale de football… Bienvenue à la « Cité du fleuve », un projet immobilier de lotissements à près de 2 000 euros le mètre carré bâtis sur des marais à Kingabwa et qui devrait s’étendre sur des centaines d’hectares. « Le 19, c’est la dernière légende congolaise, mais le pouvoir a tout prévu. Ici, c’est Kinshasa, l’argent achète tout et quand tu serres la main, tu vérifies que t’as toujours tes doigts », dit Ali avec l’assurance de celui qui croit détenir tous les secrets du pouvoir. Mais, dans les bidonvilles, nombreux sont ceux qui veulent lui faire la peau, lui reprochent sa brutalité et lui réclament des mois de salaires impayés. « Son heure viendra », entend-on.

 

Lames de rasoir, couteaux et haches

 

Plus au sud, dans la bouillonnante commune de Matete, une grappe de jeunes retient l’attention. Pas seulement par leurs vêtements excentriques, leurs dreadlocks jaune fluo et leurs tatouages qui rappellent, pour certains, les visages des gangs maras du Salvador. Tout le monde semble les connaître et même les apprécier. Des vieux s’arrêtent pour les saluer comme on le fait pour des protecteurs. Les petits vendeurs de rue sont à leurs ordres. De charmantes jeunes filles entourent ces lascars d’Afrique centrale. Ce sont des kuluna, comme on appelle ici ces marginaux mués en violents criminels redoutés pour leur brutalité et leur aisance à manier la lame. Eux sont des membres de l’« écurie » CNPP, un nom de gang qui fait référence à l’hôpital psychiatrique de Kinshasa.

 

Comment perçoivent-ils le « 19 », ces petits gangsters aux poches débordant de lames de rasoir et de couteaux, machettes dans le sac à dos ? Ils sont parfois sollicités par des politiques pour renforcer les manifestants. « Si on vole, pille, agresse, c’est pour survivre et exprimer notre haine du pouvoir. L’actuel président ne nous aime pas, le pays doit changer, il faut le confier au vieux [Tshisekedi] qui ne cherchera pas à s’enrichir, dit Général 120, le chef de l’« écurie » CNPP. Si rien n’est fait le 19, ça va barder dans les quartiers et on est prêt à descendre en ville, on est prêt à tout. » Parole de kuluna.

 

Sauf que, du côté du pouvoir, on se dit aussi « prêt à tout » pour empêcher l’insurrection dont rêvent les quartiers populaires. Les forces armées ont démontré de quoi elles étaient capables lors des précédentes manifestations et de la tristement célèbre opération « Likofi » (« coup de poing », en lingala) menée entre novembre 2013 et février 2014 pour nettoyer la ville des kuluna. Le « nettoyage » avait fait plus de 50 morts, ce qui a récemment valu à plusieurs hauts gradés, dont le général Célestin Kanyama, chef de la police de Kinshasa, d’être placés sur la liste des sanctions américaines.

 

La « république de La Gombe »

 

Chaque matin à l’aube, des milliers d’habitants des quartiers pauvres de la « Cité » affluent vers la « ville ». Ils marchent des dizaines de kilomètres ou s’engouffrent dans des « esprits de mort », ces minibus Volkswagen délabrés qui cahotent sur des rues pour rejoindre le boulevard du 30-Juin, principale avenue de la « ville », la commune de Gombe. Là, ils proposent leurs services de manutentionnaires, font du petit business de vente de produits en tout genre ou n’importe quel petit boulot leur permettant de rentrer avec quelques dollars dans leur quartier pauvre.

 

« La Gombe, c’est un autre monde », soupire le vieux Mboyo Zeka, un porteur de marchandises du port, sans travail depuis huit mois. Lui ne s’y rend plus la journée tant il s’y sent mal à l’aise, « inférieur, honteux » face à tant de richesse, de pouvoir. Alors, il reste dans son bidonville boueux de Pakadjuma, dans la commune de Limete non loin de Kingabwa, à végéter sur des planches de bois qui font office de lit où il dort avec son épouse et ses quatre enfants. Leur repas du jour est un petit sachet plastique rempli de quelques nouilles chinoises. « Je meurs chaque jour, spirituellement et moralement, et ce n’est pas le 19 et leur politique qui pourra me ranimer », lâche-t-il en observant les wagons chargés de conteneurs qui avancent péniblement sur la voie ferrée qui mène au port de Matadi, à 460 km. Ses voisines sont des jeunes filles mal maquillées et shootées, le regard vide et le sourire forcé.

 

Ces dames vivent entassées dans des taudis exigus spécialement aménagés. « Elles valent 1 000 francs », persifle un jeune homme moqueur. Parmi elles, il y a Laetitia, 22 ans, ravagée par la prostitution qui lui a ôté sa beauté et ses rêves « de devenir médecin ou de rencontrer un américain riche ». La Gombe lui semble loin, inaccessible. Pas de travail ni même de place pour elle dans cette enclave prospère, le territoire des hommes politiques, diplomates, fonctionnaires de l’ONU, banquiers et autres businessmen.

 

Dans cette petite commune, ancien quartier colonial, les villas et appartements se négocient plus cher qu’à Paris ou à Londres. Les grandes figures de la vie publique, du pouvoir comme de l’opposition en détiennent par dizaines lorsque ce ne sont pas des immeubles ou des quartiers entiers. Ici aussi, il faut néanmoins se débrouiller pour combler l’absence de services de l’Etat. Par exemple, les générateurs avalent 4 000 dollars de carburants par mois et certains n’ont d’autres choix que de payer de leur poche la construction de route pour faciliter l’accès à leur demeure.

 

L’immobilier, refuge pour le blanchissement de commissions

 

Malgré cette période de crise politique et de fort ralentissement économique, le marché de l’immobilier explose. « 19 décembre ou pas, je n’ai jamais vendu autant d’immeubles et d’appartements qu’en cette fin d’année, se réjouit un homme d’affaires. Certains n’ont plus confiance dans les banques, d’autres blanchissent des commissions qu’ils ne peuvent pas placer sur les marchés financiers sans se faire épingler et l’immobilier est devenu la valeur refuge car les prix ne peuvent que grimper encore et encore. »

 

Le 19 décembre ? « Rien ne se passera ici », assurent les privilégiés de la Gombe. Mais on ne sait jamais, alors personne ne parle en son nom. Et nombreux sont ceux qui ont prévu de célébrer les fêtes de fin d’année en Angola, en Afrique du Sud, au Kenya ou en Europe. « Pour les enfants, ce sera plus gai à l’étranger », glisse un banquier congolais. Entre le 13 et le 20 décembre, tous les vols internationaux au départ de Kinshasa affichent complet. Plusieurs ambassades occidentales ont annoncé l’évacuation de leurs employés et exhortent leurs ressortissants à quitter le territoire. Après avoir tenté, en vain, d’œuvrer au dialogue entre le pouvoir et l’opposition, les diplomates occidentaux multiplient les communiqués de mise en garde et distribuent des sanctions contre les responsables sécuritaires du régime en place. Pas de quoi infléchir les positions du pouvoir ni perturber l’activité qui suit son cours dans les rues agitées de « La république de La Gombe ». « On ne va pas attendre que les politiques parviennent à un accord. L’économie est ralentie, mais le secteur privé continue de tourner sans dépendre du politique, as usual à Kinshasa », s’amuse un patron congolais.

 

Commune la plus peuplée de Kinshasa le jour, La Gombe se vide de sa main-d’œuvre populeuse qui part retrouver la « Cité » en fin d’après-midi. Puis, à la nuit tombée, ses avenues rectilignes et ses ruelles deviennent le terrain de jeu d’une élite jeune et décomplexée qui s’enivre, comme pour oublier, dans les bars et clubs branchés autour de tables encombrées de milliers de dollars en bouteilles de champagne. Paulin, Noël et les autres, eux, sont plongés dans l’obscurité d’une mégapole de survivants. En attendant le 19 décembre.

 

Joan Tilouine Kinshasa, envoyé spécial

 


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/12/09/a-kinshasa-chacun-prepare-son-19-decembre_5046524_3212.html#GEjEMq8gX20pM8RC.99

 

 

Washington sanctionnent de hauts responsables du régime Kabila

 

A l’approche du 19 décembre, l’Union européenne place sept officiels sous sanctions et les Etats-Unis deux supplémentaires, dont le patron des renseignements.

 

Par Cyril Bensimon  Le Monde.fr avec AFP Le 13.12.2016 à 12h52 • Mis à jour le 13.12.2016 à 12h59


 

A une semaine de la fin officielle du mandat de Joseph Kabila, l’Union européenne (UE) et les Etats-Unis ont tous deux infligé, lundi 12 décembre, une série de sanctions à de hauts responsables de l’appareil sécuritaire de la République démocratique du Congo (RDC), accusés de violences ou d’entrave au processus électoral. Avec une différence de cible : les Etats-Unis visent désormais des personnages de haut rang, alors que l’Europe, de son propre aveu, a évité de sanctionner des responsables politiques de premier ordre.

 

Les sanctions financières du Trésor américain – gel des avoirs aux Etats-Unis et interdiction de mener des transactions avec les sanctionnés – visent en effet deux personnalités centrales du pouvoir en RDC. Il s’agit du vice-premier ministre et ministre de l’intérieur du gouvernement sortant, Evariste Boshab et du chef de l’Agence nationale de renseignement (ANR), Kalev Mutondo, tous deux accusés de « saper le processus démocratique » en RDC.

 

Achat de députés

 

Selon le Trésor américain, M. Boshab est « un acteur clé dans la stratégie de maintien au pouvoir du président Kabila après le 19 décembre 2016 ». Il lui est notamment reproché d’avoir tenté d’acheter des députés en vue de prolonger le mandat du chef de l’Etat. Kalev Mutondo est quant à lui accusé d’avoir « soutenu la neutralisation des manifestations de l’opposition, des arrestations extrajudiciaires de membres de l’opposition, dont beaucoup ont été torturés ». Selon Washington, il pourrait également être lié à des « exportations illégales de minerais ».

 

Ces nouvelles sanctions complètent la « liste noire » américaine, où ont déjà été inscrits cette année des hauts responsables de l’armée et de la police congolaise : Gabriel Amisi Kuma, Célestin Kanyama et John Numbi. Trois noms qui sont aussi depuis lundi dans le collimateur de l’UE.

 

A Bruxelles, en vertu d’une décision des 28 ministres des affaires étrangères de l’UE, sept responsables sécuritaires congolais en tout se retrouvent désormais interdits de séjour et avec des comptes bancaires gelés dans l’Union.

 

Une première pour l’UE

 

C’est la première fois que l’UE accuse explicitement des proches de Joseph Kabila, mis en cause principalement pour la répression meurtrière des manifestations d’opposants à Kinshasa les 19 et 20 septembre. Ces violences ont fait une cinquantaine de morts.

 

Sont visés par les mesures européennes « quatre membres de la garde républicaine, de l’armée ou de la police congolaise », auxquels sont imputées « de graves violations des droits de l’homme » les 19 et 20 septembre, a souligné dans un communiqué le Conseil de l’UE, qui représente les Vingt-Huit. Il s’agit d’Ilunga Kampete, Gabriel Amisi Kumba, Ferdinand Ilunga Luyoyo et Célestin Kanyama.

 

Vient ensuite un autre groupe où figurent John Numbi, Roger Kibelisa et Delphin Kaimbi, à qui il est reproché de « faire obstacle » à la tenue d’élections « notamment par des actes de violence, de répression ou d’incitation à la violence ».

 

« Nous avons ciblé délibérément des numéros deux. Ces sanctions sont un avertissement pour mettre la pression sur les autorités afin d’amener à une sortie de crise. Nous ne voulions pas couper les ponts avec les plus hauts dirigeants du pays », souffle au Monde une source officielle à Bruxelles.

 

Tous ces individus sont sanctionnés au moment où des négociations, considérées comme celles de la dernière chance, sont menées sous l’égide de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco), pour trouver un accord sur une transition politique jusqu’à l’élection du successeur du président.

 

Ces sanctions « sont illégales, car elles procèdent d’une sorte de droit impérial qui est aux antipodes du droit international », a immédiatement réagi auprès de l’AFP le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende, en promettant des suites judiciaires.

 

La France craint une escalade de la violence

 

Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001, ne donne aucun signe de vouloir en partir, alors que la Constitution lui interdit de se représenter. Le 20 décembre marque la fin de son mandat, mais l’élection présidentielle n’aura pas lieu cette année comme initialement prévu, ce que l’opposition dénonce depuis des mois.

 

Dans leurs conclusions, les vingt-huit ministres européens assurent que « l’UE suivra avec une attention accrue l’évolution politique cruciale que connaîtra la RDC dans les prochaines semaines (…) Des mesures restrictives supplémentaires pourront être envisagées en cas d’obstruction du processus politique ou de nouvelles violences ».

 

« Nous craignons vraiment une escalade de la violence », a fait valoir lundi le chef de la diplomatie française Jean-Marc Ayrault, estimant que M. Kabila avait une responsabilité particulière pour éviter ce scénario. « Ça dépend beaucoup des décisions qu’[il] sera amené à prendre dans les prochains jours, c’est-à-dire le respect de sa Constitution, l’engagement à ne pas se représenter et tout faire pour organiser de nouvelles élections », a ajouté le ministre français des affaires étrangères.

 

Didier Reynders, son homologue belge, a assuré qu’au-delà des sanctions liées aux violences de septembre, l’UE voulait aussi marquer son « soutien au dialogue inclusif de la Cenco pour aller aux élections ».

 

Cyril Bensimon


http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/12/13/rdc-bruxelles-et-washington-sanctionnent-de-hauts-responsables-du-regime-kabila_5048234_3212.html#RWJ4chPfSJbsu4Pu.99

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13 décembre 2016 2 13 /12 /décembre /2016 17:21
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : La CEEAC envisage un désarmement forcé des groupes armés

 

http://rjdh.org/ PAR JUVENAL KOHEREPEDE LE 13 DÉCEMBRE 2016

 

BANGUI,  13 décembre 2016 (RJDH)—La Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) réfléchi sur la procédure à adopter pour désarmer les mouvements armés en Centrafrique. Pour cette organisation sous-régionale, le désarmement forcé est idéal au programme Désarment Démobilisation Réinsertion et Rapatriement (DDRR). Les politiques et la société civile centrafricaine apprécient diversement cette vision de la CEEAC.

 

Selon la CEEAC, le désarmement reste le passage obligé de la RCA pour accéder à la paix. Tout le problème réside dans la démarche adoptée pour parvenir à cette fin.  La présidence opte  pour le « désarmement négocié » alors que la CEEAC envisage un « désarmement forcé », en cas d’échec des   pourparlers.

 

En visite de travail à Bangui, le Secrétaire Général de la CEEAC, le Général Mahamat Allami a été reçu en audience par le Président de l’Assemblée Nationale, l’Honorable Abdou Karim Méckassoua pour recueillir l’avis des représentants du peuple et leur conseil en vue de l’ouverture des pourparlers avec les groupes armés pour leur adhésion au processus DDRR.

 

«  Nous allons engager avec l’Union Africaine, les Nations-Unies et la CEEAC, je ne dirai pas des négociations, mais des pourparlers avec les groupes armés pour éventuellement les réunir et les amener à rejoindre le processus de paix et déposer les armes. Sinon, ils s’exposent à plus ou moins long termes à un désarmement forcé, ce que nous ne souhaitons pas. Nous souhaitons que le processus se déroule d’une manière pacifique », a déclaré le SG de la CEEAC après l’audience.

 

Lors de son discours à la veille des festivités du 1e décembre marquant la proclamation de la République Centrafricaine, Faustin Archange Touadera a annoncé sa volonté de faire un « DDRR négocié ». Selon le chef de l’Etat, cette démarche pourra apporter une solution à la crise.

 

Point de vue contradictoire des leaders d’opinion et de la société civile. Dans une interview antérieure, le coordonnateur du groupe de travail de la société civile, Gervais Lakosso avait insisté sur l’importance d’un désarmement forcé. Pour le leader du MDREC, Joseph Bendounga, il faut prévoir le désarmement forcé au cas où le désarmement négocié ne marche pas.

 

Le désarmement volontaire a été plusieurs fois expérimenté sans succès sous la transition de Michel Djotodia et celle de Catherine Samba-Panza.  Le processus du désarmement volontaire est relancé avec la mise en place de la coordination du DDRR/RSS/RN placée à la présidence.

 

 

Centrafrique : Un gendarme pris en otage entre Paoua et Bossangoa par des combattants du MPC

 

http://rjdh.org/ PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 13 DÉCEMBRE 2016

 

PAOUA, 13 Décembre 2016(RJDH)—Le Marchal des Logis chef Narcisse Yadé aurait été pris en otage le 08 Décembre dernier par les éléments de Mouvement Patriotique Centrafricain (MPC) du général Alkatim, a-t-on  appris de sources indépendantes. Des négociations menées par la Minusca, selon les mêmes sources seraient en cours pour la libération de l’otage.

 

Le Marechal de logis chef  permissionnaire se rendait à Bangui à bord d’un véhicule en commun lorsqu’il a été enlevé. Selon le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Paoua Narcisse Danboy, trois autres passagers avaient aussi été pris en otage avec le gendarme à 25Km de Paoua.

 

Des informations en notre possession font état de la libération de deux des trois passagers pris en otage. Une source proche du dossier confie au RJDH, que le gendarme et le receveur du véhicule sont toujours entre les mains de leurs ravisseurs. Impossible de savoir avec précision là où sont détenus ces deux individus.

 

Le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Paoua Narcisse Danboy, contacté par le RJDH, évoque des négociations engagées par la Minusca en vue de libérer le gendarme et le receveur. L’information relative à la conduite des négociations par la Minusca n’a pas encore été confirmée par la mission onusienne. Joint au téléphone Vladimir Monteiro, porte-parole de la Minusca dit n’a pas encore des informations précises sur cette prise d’otage.

 

Les autorités centrafricaines ne se sont pas encore officiellement prononcées sur cette affaire. Le RJDH a tenté en vain d’entrer en contact avec la direction générale de la gendarmerie. Le RJDH, n’a pas pu joindre le MPC mis en cause dans cet enlèvement.

 

Quatre jours après cette prise d’otage, un autre gendarme a échappé à une tentative d’enlèvement perpétrée dans la vile de Paoua par des hommes armés identifiés comme ceux du MPC.

 

 

Centrafrique : Saisie d’armes et minutions de guerre à Rafaï

 

http://rjdh.org/ PAR RICHARDO DIMANCHE LE 13 DÉCEMBRE 2016

 

RAFAÏ, 13 décembre (RJDH) — Des armes de guerre et des minutions ont été récupérées le samedi 10 décembre sur deux personnes à 160 km de Obo dans la Sous-préfecture de Rafaï par les éléments de la Minusca, a-t-on appris des autorités administratives de Rafaï.

 

La crise centrafricaine fait le lit aux trafics d’armes et munitions de guerre. Le samedi dernier dans la préfecture du Haut-Mbomou où sévit la rébellion ougandaise de la LRA, des armes ont été saisies par la Minusca. Les autorités préfectorales de la Haute-Kotto ont été informées sur cette saisie, le 12 décembre lors de la réunion de sécurité.

 

Selon une source militaire qui a requis l’anonymat, des hommes en possession d’armes et munitions de guerre ont été arrêtés par des soldats de la Minusca. La même source a indiqué que « ces hommes quittaient la ville de Mboki en moto à destination de Bangassou. Ils ont rempli les minutions dans quatre bidons de 20 litres et ont rangé les armes dans deux sacs. L’un des conducteur de ces motos a fait savoir que ces armes sont destinées à l’une des factions de la Séléka en conflit depuis ces derniers jours dans la Ouaka ».

 

Gislain Dieu-Béni Kolingo, Préfet du Haut-Mbomou a précisé qu’une enquête judiciaire est ouverte, « depuis dimanche, nous avons transféré ces hommes à Bangassou» a-t-il précisé avant d’ajouter que « pour le moment, la sécurité est renforcée pour que la préfecture de Haut-Mbomou ne soit pas affectée par le conflit FPRC-UPC».

 

C’est depuis novembre 2016 que des combats opposent les éléments de l’UPC de Ali Darass à ceux du FPRC dans la Ouaka et la Haute-Kotto.

 

 

Centrafrique : Réquisitoire du Procureur de la CPI contre J.P Bemba et ses coaccusés pour entrave à la justice

 

http://rjdh.org/ PAR RJDH LE 13 DÉCEMBRE 2016

 

HAYE, 13 Décembre 2016 (RJDH)—Après sa condamnation pour crime de guerre et crime contre l’humanité en Centrafrique par la Cour Pénale Internationale, le Procureur de la Cour Pénale Internationale a prononcé hier, 12 décembre son réquisitoire contre le chef rebelle congolais J.P Bemba et ses coaccusés, dont un centrafricain pour corruption de témoins.

 

En octobre, la Cour Pénale Internationale avait déclaré Jean Pierre Bemba et ses quatre co-accusés coupables d’atteinte à l’administration de la justice pour avoir corrompu quatorze personnes qui ont témoigné en faveur de Jean Pierre Bemba. Ces témoignages visaient à disculper Bemba des crimes qui lui sont reprochés en Centrafrique entre 2002 et 2003. Selon la CPI, ses témoins avaient reçu des sommes de 600 à 800 Euros. D’autres avaient reçu des matériels informatiques et la promesse d’obtenir un visa pour l’Europe.

 

Dans son réquisitoire, le Procureur Koykoy Vanderpuy a requis des peines de huit (08) ans contre Jean Pierre Bemba et son ancien avocat Aimé Kilolo. Il a demandé une peine de sept (07) ans de prison pour le juriste Jean Jacques Manganda et le Député Fidèle Balala. Concernant le faux témoin centrafricain, Aristide Arido, il a demandé trois (03) ans. Koykoy Vanderpuy a aussi réclamé qu’une amende soit infligée à ses accusés.

 

Les textes de la CPI prévoient une peine maximale de cinq (05) ans de prison mais le Procureur a estimé que les accusés doivent être condamnés pour chacun des crimes, commis pour chaque entreprise. Pour justifier sa demande, Koykoy Vanderpuy, le Procureur a souligné à la radio BBC que « ces infractions reprochées à ces hommes ont des conséquences très importantes, car ce sont des crimes qui érodent et sapent l’autorité de la Cour, ils l’empêchent d’appliquer son mandat et la délivrance d’une justice substantielle ». Il a aussi relevé que « ces crimes ont été commis par des individus bien éduqués. Chacun d’eux ne peut vous regarder dans les yeux et dire honnêtement qu’il ne savait pas que cela pourrait miner le mandat du tribunal ».

 

La plaidoirie des avocats des cinq (05) inculpés se tient ce jour. Les conseils considèrent que « leurs clients ont déjà payé leurs dettes à la Cour Pénale Internationale ». J.P Bemba est en détention à la Haye depuis 2008. Les quatre (04) autres accusés totalisent près de onze (11) mois de détention préventive en attente de leur jugement. Le président de la Cour prononcera son verdict en 2017, rapporte des sources à la CPI./ Fleury Agou

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12 décembre 2016 1 12 /12 /décembre /2016 22:57
REMISE OFFICIELLE DES MATÉRIELS CÉDÉS PAR LA SANGARIS AUX FACA
REMISE OFFICIELLE DES MATÉRIELS CÉDÉS PAR LA SANGARIS AUX FACA
REMISE OFFICIELLE DES MATÉRIELS CÉDÉS PAR LA SANGARIS AUX FACA

 

 

 

En partant, la Sangaris avait fait une session de matériels évalués à plus de 450 000 000 de francs CFA aux forces armées centrafricaines. Il s’agissait de véhicules logistiques, camions tactiques pour le transport de soldats et matériels et de véhicules tout chemin qui a une capacité de transporter six personnes, et également de soutien d’homme (matériels de campements et beaucoup d’autres matériels logistiques et sanitaires. 

 


Pour garantir une utilisation appropriée de ces matériels une formation personnalisée des soldats centrafricains sur chaque matériel a été organisée par les instructeurs français de ESN et EUTM. Notons que ESN ou encore Eléments de Soutien National qui prend le relais de la Sangaris au camp Mpocko a pour objectif de procéder au désengagement logistique de matériels de la Sangaris et de préparer l’arrivée des drones tactiques qui seront intégrées au sein de la Minusca. 

 


Ainsi ce matin, au camp M’pocko s’est déroulé la cérémonie de la remise officielle des matériels aux FACA ainsi que la remise de certificats aux 40 éléments de FACA instruits sur l’utilisation de ces matériels pendant une semaine. Cette cérémonie a eu lieu en présence du colonel Etienne Royal, commandant de l’ESN, du lieutenant-colonel Yves Dépit, attaché de défense de l’ambassade de France à Bangui, d’un représentant de l’EUTM, du colonel Victor Yakoub chef d’état-major adjoint des FACA, du lieutenant-colonel Arnold, directeur logistique des FACA ainsi que le corps armé ESN et FACA. 

 


« Aujourd’hui la France est à nos chevets pour nous faire une cession de matériels, nous ne pouvons qu’avoir un sentiment satisfaction totale. On souhaiterait même que cette session de matériels soit un acte continu afin d’aider la RCA à rebâtir et remettre sur pieds son armée qui est le symbole même de souveraineté… » a indiqué le colonel Victor Yakoub

 


« Vous avez la responsabilité d’entretenir ces matériels pour le bien de l’armée centrafricaine… » a lancé l’attaché de défense de l’ambassade de France à Bangui le lieutenant-colonel Yves Dépit à l’endroit des officiers centrafricains présents à cette cérémonie après avoir indiqué le souhait de la France de soutenir la RCA à retrouver sa souveraineté et une armée républicaine et moderne.

 


Notons que cette cession va permettre aux vaillants soldats de FACA de se déplacer dans le confort nécessaire aux opérations sur toute l’étendue du territoire nationale. Au moment où l’armée centrafricaine est encore sous embargo, La France, par ce beau geste de fraternité et de confiance pour l’armée centrafricaine a pu ainsi contribuer à l’irrésistible ascension vers une autonomie qui rendra dignité et grandeur à cette armée en voie de redéploiement dans le pays qui a besoin de son armée pour retrouver enfin le chemin de la stabilité et la sécurité

 

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12 décembre 2016 1 12 /12 /décembre /2016 22:34
LA MINUSCA NE TOLÉRERA AUCUNE VIOLENCE CIBLÉE PAR LES GROUPES ARMÉS

 

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

 

Bangui, 13 décembre 2016 – La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) prend très au sérieux les informations faisant état de violences et d’exactions commises par des groupes armés contre des communautés sur une base ethnique ou religieuse. Elle n’hésitera pas à utiliser tous les moyens appropriés pour lutter contre de telles violences qui pourraient constituer ou s’apparenter à des crimes de guerre.

 

La MINUSCA met en garde les groupes armés contre de tels actes dans les préfectures de la Ouaka (centre de la RCA), de la Haute-Kotto (est) ou ailleurs sur le territoire centrafricain. La MINUSCA rappelle à cet effet les déclarations du Conseiller spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la prévention du génocide qui a estimé que ces actes peuvent constituer des crimes relevant du droit international susceptibles d'être poursuivis devant des tribunaux nationaux ou internationaux. Les enquêtes en cours à Bria sur les violences inacceptables du mois de novembre dernier permettront d’établir les responsabilités.

 

La MINUSCA avertit également les groupes armés contre toute violence visant le personnel civil et militaire de la Mission, y compris le personnel national. Conformément à son mandat, elle opposera une réponse appropriée à toute atteinte contre les casques bleus.  

 

La MINUSCA réitère l’appel du Secrétaire général des Nations Unies aux groupes armés de cesser immédiatement les violences et de s’engager de bonne foi dans les efforts en cours initiés par le Président Touadéra afin de  traiter les causes profondes du conflit et d’apporter des solutions idoines, notamment par la mise en œuvre du programme de désarmement, démobilisation et réintégration dont la stratégie a été récemment approuvée à Bangui.


 

 

United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic

 

Vladimir Monteiro

Spokesperson/Porte-parole MINUSCA - Avenue Barthélemy Boganda BP 3338 Bangui, Central African Republic

 

Cellphone: + 236 75980772 / 72259932 Extension : (173) 5545/5506 | E-mail:monteiro6@un.org

 

 

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12 décembre 2016 1 12 /12 /décembre /2016 22:32
La Ceeac prépare sa contribution à la sortie de crise en Centrafrique

 

 

 

http://www.lenouveaugabon.com/ () - Après le président de la République centrafricaine, Faustin Archange Touadera, et la plate-forme religieuse, le Secrétaire général de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (Ceeac) a devisé le 10 décembre 2016 à Bangui avec le président de l’Assemblée nationale centrafricaine Abdou Karim Mekassoua et les représentants du G-8, le groupe de coordination de la communauté internationale qui regroupe les Nations unies, l’Union européenne, l’Union africaine, la Banque mondiale, la France et les États-Unis.

 

L’ambassadeur Ahmad Allam-Mi a exprimé toute sa détermination à traduire dans les faits la volonté des chefs d’Etat et de gouvernement qui consiste à accompagner le processus de paix engagé par le gouvernement centrafricain. Le diplomate a indiqué qu’une mission de reconstruction post-conflit de la Ceeac sera installée à Bangui en vue d’assurer le suivi de la mise en œuvre du programme régional d’appui au processus de « Désarmement, démobilisation et réinsertion » (DDR), de « Réforme du secteur de la sécurité » (RSS) et de réconciliation nationale.

 

Au nombre des doléances émises par les députés centrafricains on peut énumérer la levée de l’embargo sur la vente des armes à la République centrafricaine, le redéploiement des Forces armées centrafricaines (FACA), la nécessité d’écarter du processus les rebelles non centrafricains, l’indivisibilité du territoire, le rejet de l’impunité et le retour inconditionnel des anciens présidents.

 

Pour leur part, les représentants du G-8 ont affirmé leur adhésion à toute initiative visant à restaurer l’autorité de l’Etat centrafricain et la paix sur toute l’étendue du territoire national, nonobstant quelques divergences de vues dans la mise en œuvre.

 

S.A

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