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20 septembre 2022 2 20 /09 /septembre /2022 20:44
RCA : Faustin Archange Touadéra prend part à la 77ème session des Nations Unies

 

Lu pour vous

 

https://www.journaldebangui.com/ Publié le 19.09.2022 à 17h34 par Journal de Bangui

Le Président de la République Faustin Archange Touadera est arrivé à New-York le 19 septembre 2022, pour prendre part à la 77ème Session de l’Assemblée Générale des Nations Unies.

Dès l’arrivée du président centrafricain en terre américaine, il a présidé une réunion de travail avec tous les ministres de la délégation centrafricaine. Faustin Archange Touadéra fera une déclaration à la tribune des Nations Unies le mardi 20 septembre.

Le numéro 1 de la RCA a également rencontré les chefs de délégation du 7è refinancement du Fonds Mondial de la Santé au tour d’un dîner.

Faustin Archange Touadera fera une déclaration d’engagements sur la transformation de l’éducation et sera aussi panéliste dans le panel session 2 intitulé Apprentissage de base: « le défi mondial de la résolution de la crise de l’apprentissage ».

En marge de la session, il va rencontrer, le Secrétaire général des Nations Unies Antonio Guterres, la Directrice générale du FMI Kristalina Georgevia.

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20 septembre 2022 2 20 /09 /septembre /2022 20:37
Nouvelles nationales sur RNL
Nouvelles nationales sur RNL

 

 

Centrafrique : sit-in des avocats, notaires et huissiers de justice devant la Cour constitutionnelle

https://www.radiondekeluka.org/ mardi 20 septembre 2022 10:14

Comme annoncé il y a cinq jours, une partie du corps judiciaire a entamé ce lundi, 19 septembre 2022, un mouvement de mécontentement. La manifestation a démarré par un sit-in devant le siège de la Cour constitutionnelle à Bangui. Les acteurs judiciaires s’insurgent contre les agitations de certaines organisations, observées ces derniers jours, contre les institutions judiciaires du pays.

A l’entame de cette manifestation, les participants ont procédé par un silence devant le siège de la Cour constitutionnelle. Une centaine d’avocats, huissiers de justice et notaires, tous dans leurs tenues de travail, toge blanc noire, ont manifesté leur soutien à la présidente de Cour constitutionnelle ainsi qu’à ses collègues. Les protestataires réclament l’indépendance de la justice et le respect des institutions centrafricaines.

« Ces actes sont attentatoires à l’indépendance de la justice » 

"Il y a quelques jours, des individus s’étaient présentés devant le siège de la Cour constitutionnelle et ont proféré des actes d’intimidation voire des menaces de mort à l’endroit des membres de cette institution. Ces actes sont attentatoires à l’indépendance de la Cour constitutionnelle et de l’institution judiciaire, d’une manière générale" a fait savoir maître Emile Bizon, bâtonnier de l’Ordre des avocats de Centrafrique.

Parmi les actions de ce mouvement de mécontentement, l’on note le boycott des audiences durant 5 jours. Ce lundi dans les tribunaux de la capitale, notamment à la Cour d’appel et à la Cour de cassation, aucune audience n’a été organisée. Au Tribunal de grande instance de Bangui, certains justiciables se plaignent du report de leurs dossiers.

« Il faut toujours revenir, on ne comprend plus rien »

"Depuis 3 mois, nous avons une affaire au niveau de la justice. Le mois passé, on était là. Malheureusement, ils ont reporté l’audience pour le 19 septembre. Aujourd’hui on arrive, on nous fait savoir qu’il faut revenir le 10 octobre parce que, soit disant que, les avocats sont en grève. On ne comprend plus rien" a déploré Igor, un requérant.

Seuls les magistrats n’ont pas pris part à ce mouvement de mécontentement du corps judiciaire. Selon le barreau de Centrafrique, un sit-in d’une heure sera organisé tous les jours jusqu’à vendredi prochain devant la Cour constitutionnelle.

 

 

Centrafrique : des députés et ressortissants de la Haute-Kotto alertent sur la résurgence de l’insécurité

https://www.radiondekeluka.org/ lundi 19 septembre 2022 18:47

Les députés et les ressortissants de la Haute-Kotto dénoncent la recrudescence des violences ces derniers jours aux alentours de la ville de Bria. Le dernier évènement en date est celui du mardi 13 septembre 2022, au village Kpassoro situé à 3 km de la ville sur l’axe Yalinga. Une attaque, menée par des hommes armés, a occasionné le déplacement de plusieurs centaines d’habitants vers Bria, chef-lieu de la préfecture.

Selon le collectif des députés de la Haute-Kotto, des hommes armés bloquent les principaux axes menant à Bria depuis plusieurs semaines. La présence de ces rebelles empêche les populations de vaquer librement à leurs occupations. Le collectif rappelle au gouvernement, les responsabilités qui sont les siennes.

Rétablir la sécurité pour la libre circulation

"Nous demandons avec insistance au gouvernement et à la Minusca de prendre les dispositions nécessaires pour rétablir la paix et la sécurité dans la préfecture de la Haute-Kotto afin de permettre la libre circulation de la population. Nous demandons aussi aux organisations nationales et internationales d’apporter une assistance humanitaire d’urgence au profit de ces déplacés et victimes de viol" a lancé le député de Bria 2, Jacques Tafogo, membre du collectif des députés de la Haute-Kotto.

Même son de cloche du côté de l’Association des ressortissants de la Haute-Kotto (ASSOREHK) qui condamne, elle aussi, la récente attaque du village Kpassoro, situé à la périphérie de Bria. Néanmoins, elle demande à la population de collaborer avec les forces de défense et de sécurité.

"Pour contribuer à la paix, cette paisible population de Bria, de Yalinga et de Ouadda doit absolument coopérer avec les autorités locales, civiles et militaires qui sont stationnées à Bria. Elle doit leur mettre à disposition, les informations en temps réel et dénoncer tout ce qui ne marche pas. Que cette population garde son calme. Le gouvernement qui est censé nous sécuriser, fera quelque chose pour elle" a espéré Richard Tchapka, président de l’ASSOREKH.

Si l’attaque perpétrée par des hommes armés, le 13 septembre 2022, n’a pas fait de victimes, elle a néanmoins provoqué le déplacement de plus de 500 personnes de la périphérie vers le centre-ville de Bria.

 

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20 septembre 2022 2 20 /09 /septembre /2022 20:34
 La crainte de la France est qu’un Touadéra ou un Assimi Goïta succède à Biya

Lu pour vous

 

Dieudonné Essomba : « La crainte de la France est qu’un Touadéra ou un Assimi Goïta succède à Biya »

L’économiste statisticien a fait cette déclaration sur le plateau de Club d’élites du dimanche 18 septembre 2022.

Le 15 septembre 2022, le président français Emmanuel Macron a confirmé la nomination de Thierry Marchand comme Ambassadeur de la République de France au Cameroun. Cette information a été en débat sur Vision 4 TV dans le programme du débat dominical.

Pour le consultant média, la nomination d’un général d’armée constitue un rapport de force entre la France et la Russie et que la France veut éviter un successeur de l’actuel locataire d’Etoudi qui lui sera hostile. « Avec la nomination de cet ambassadeur, il y’a un rapport de force souterrain entre la France et la Russie. La crainte de la France aujourd’hui est qu’un Touadéra ou un Assimi Goïta succède à Biya. C’est aussi un message, que même par la force, elle ne laissera pas cela arriver », déclare-t-il.

« L’ambassade de France est le cerveau de tout ce que la France fait à l’extérieur. C’est pour ça que nous pouvons lire à travers l’ambassadeur les intentions de la France », ajoute Dieudonné Essomba sur la nomination du nouvel ambassadeur français au Cameroun dans Club d’élites sur Vision 4.

 

 

Dieudonné Essomba : « la crainte de la France aujourd’hui est qu’un Touadéra ou un Assimi Goïta succède à Biya »

https://actucameroun.com/ 18 Sep 2022 par Beaufils Zambo

Le général de corps d’armées – quatre étoiles, Thierry Marchand. Saint-cyrien  issu de la promotion Général Monclar est le nouvel ambassadeur de France au Cameroun. Thierry Marchand est passé par la légion étrangère. Ce dernier a servi au Gabon, en RCA, à Djibouti et en Somalie.

Il n’est pas totalement étranger au monde diplomatique. En effet, depuis 2019, il est à la tête de la Direction de la coopération de sécurité et de Défense (DCSD) du Quai d’Orsay, où il chapeaute les 300 coopérants français dans le monde et particulièrement en Afrique.

Il succède au diplomate Christophe Guilhou, en poste à Yaoundé depuis 2019. Il faut signaler que cette nomination d’un militaire à la tête de l’ambassade de France au Cameroun, intervient dans un contexte où le Cameroun et la Russie ont officialisé au mois d’avril un nouvel accord de coopération militaire.

L’ambassade de France est le cerveau de tout ce que la France fait à l’extérieur

Dans l’émission Club d’Elites de ce dimanche 18 septembre 2022 Dieudonné Essomba est revenu sur cette question. Pour lui, il faut voir, un lien direct avec la succession de l’actuel président de la République.

« Avec la nomination de cet ambassadeur, il y’a un rapport de force souterrain entre la France et la Russie. La crainte de la France aujourd’hui est qu’un Touadéra ou un Assimi Goïta succède à Biya. C’est aussi un message, que même par la force, elle ne laissera pas cela arriver. L’ambassade de France est le cerveau de tout ce que la France fait à l’extérieur. C’est pour ça que nous pouvons lire à travers l’ambassadeur les intentions de la France », commente Dieudonné Essomba.

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20 septembre 2022 2 20 /09 /septembre /2022 20:29
Opération Barkhane​​​​​ : le sentiment antifrançais gagne le Niger

 

Lu pour vous

 

https://www.la-croix.com/ le    Laurent Larcher 

Analyse

Dimanche 18 septembre à Niamey, la capitale nigérienne, plusieurs centaines de personnes ont réclamé le départ de l’armée française. Elles ont repris des slogans déjà entendus au Mali et au Burkina Faso.

 

Avec un air de déjà-vu, la France et son bras armé ont été conspués dans la capitale nigérienne, Niamey, dimanche 18 septembre. Plusieurs centaines de manifestants ont répondu à l’appel du collectif le M62 (« Le mouvement 1962 », créé le 3 août 2022, jour des 62 ans de l’indépendance du Niger) qui invitait les Nigériens à protester contre la cherté de la vie, l’augmentation du prix du gasoil, la présence de la force Barkhane, et à exprimer leur solidarité avec le Mali.

Si le mot d’ordre était large, la plupart des manifestants ont surtout défilé de la place Tourno à la place de la Concertation en criant « Barkhane dehors »« À bas la France », « La France, dégage ». Et comme au Mali et au Burkina Faso, les slogans antifrançais étaient accompagnés d’autres clairement favorables à la Russie et à Vladimir Poutine, de drapeaux russes brandis au côté de drapeaux nigériens et maliens.

La France accusée de déstabiliser le Sahel

« Considérant les multiples assassinats de nos populations civiles par la force Barkhane, chassée du Mali et illégalement présente sur notre territoire qu’elle estime conquis pour matérialiser son dessein funeste de déstabilisation du Sahel, nous réitérons notre opposition à la présence militaire française dans notre pays et exigeons son départ immédiat », a déclaré, sans ambages, le M62.

Un discours relayé par d’autres organisations de la société civile comme le Réseau panafricain pour la paix, la démocratie et le développement (Reppad), une structure connue au Niger et en lien avec des organisations citoyennes importantes au Burkina Faso et au Mali. Le compte Twitter créé en septembre par la diplomatie française pour contrer les attaques informationnelles en Afrique, @diploAfrique, leur a simplement répondu : « Que fait la France au Niger ? Elle finance, avec ses partenaires (…), l’éducation des enfants (…), l’accès à l’eau potable (…) et à l’électricité des populations. »

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20 septembre 2022 2 20 /09 /septembre /2022 20:26
Tchad : démission du ministre des Affaires étrangères

 

 

Publié le 20.09.2022 à 13h18 par APA

Cinq mois après son arrivée au ministère des Affaires étrangères, Chérif Mahamat Zene quitte le gouvernement de transition du Tchad. Chérif Mahamat Zene a remis sa lettre de démission le lundi 19 septembre au président du Conseil militaire de Transition, Mahamat Idriss Deby et au Premier ministre.

Sur son compte Facebook, l’ex chef de la diplomatie tchadienne a expliqué les raisons de son départ du gouvernement dirigé par Albert Pahimi Padacké. « Depuis quelques mois, mon engagement et ma volonté de servir mon pays se trouvent contrariés par des initiatives et actions parallèles de certains membres de votre cabinet et du gouvernement entreprises à mon insu et sur vos instructions. Ces initiatives et interférences répétitives ne visent qu’à entraver l’exercice de mes fonctions et empiéter sur les prérogatives qui sont celles de mon département, telles que définies dans le décret », indique-t-il.

Chérif Mahamat Zene qui occupe la fonction de ministre des Affaires étrangères depuis mai 2022 ajoute : « Devant une situation aussi malsaine que confuse et inacceptable, entretenue à dessein et dépouillant le département que je dirige de toutes ses prérogatives, et me réduisant à un simple figurant, il ne me paraît ni opportun, ni responsable de continuer à occuper mon poste ».

Précédemment ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Cherif Mahamat Zene n’était plus en odeur de sainteté avec son remplaçant Abdraman Kalamoullah, désigné par la « hiérarchie » pour s’adresser au corps diplomatique à propos de l’évolution du dialogue national inclusif et souverain, indiquent des sources locales à APA.

Ouvert le 20 août, le dialogue national inclusif a pour objectif de « réconcilier l’ensemble des Tchadiens » en vue de l’organisation des élections pour le transfert du pouvoir aux civils.

Après le décès du président Idriss Deby Itno en avril 2021 au front face aux rebelles du Front pour l’Alternance et la Concorde (Fact) dans le nord du Tchad, son fils Mahamat Idriss Deby a pris le contrôle du pays et a promis une transition de 18 mois.

 

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20 septembre 2022 2 20 /09 /septembre /2022 20:24
Angola: le président Lourenço place son second mandat sous le signe des réformes économiques

 

 

AFP, publié le jeudi 15 septembre 2022 à 19h50

Le président Joao Lourenço s'est engagé jeudi lors de son investiture pour un second mandat à être "le président de tous les Angolais" et poursuivre les réformes économiques dans un pays où le quotidien d'une majeure partie de la population est rongé par la pauvreté. 

A 68 ans, celui qui est surnommé "JLo" a été reconduit après la victoire aux élections fin août du Mouvement populaire pour la libération de l'Angola (MPLA), au pouvoir depuis l'indépendance du Portugal en 1975. 

A l'issue du scrutin le plus serré de l'histoire du pays, le parti a enregistré son pire score (51,17%) et perdu la majorité des deux tiers au Parlement.

Dans un contexte de grande pauvreté, d'inflation galopante et de grave sécheresse, l'opposition a gagné du terrain (43,95%), notamment auprès d'une jeunesse qui réclame des emplois et une vie meilleure.

Riche en ressources naturelles, l'Angola est l'un des pays les plus pauvres et les plus inégalitaires au monde. La manne pétrolière n'a enrichi qu'une élite proche de l'ancien président et mentor de M. Lourenço à l'héritage controversé, José Eduardo dos Santos. 

Mort en Espagne en juillet, ce dernier a été enterré en pleine semaine électorale, sans avoir jamais répondu devant la justice d'accusations de corruption et népotisme. 

Affirmant que le pays a les moyens d'aller davantage vers l'"économie de marché", M. Lourenço s'est engagé à soutenir le secteur privé et améliorer les services. Le pays a fait le choix de la "continuité" et la "stabilité" en lui confiant un second mandat, a-t-il poursuivi, promettant de poursuivre la libéralisation économique d'un pays dirigé depuis 47 ans par un parti de tradition socialiste.

Avec l'ambition de devenir l'homme du "miracle économique", celui qui a hérité en 2017 d'un pays dépendant du pétrole et en récession, a lancé lors de son premier mandat un ambitieux plan de réforme visant à varier les sources de revenus et privatiser les entreprises publiques.

Mais la majorité de la population n'a pas bénéficié de ces mesures et la moitié des 33 millions d'Angolais vivent toujours sous le seuil de pauvreté.

- "Une vie meilleure" -

"Le président parle bien mais ce sont beaucoup de promesses. Nous voulons une vie meilleure, de meilleurs salaires, de la nourriture sur la table, des écoles et des hôpitaux", a dit à l'AFP Luiza Basic, une enseignante de Luanda.

M. Lourenço a surpris, une fois élu, en limogeant de nombreux dirigeants d'institutions et d'entreprises ainsi que des chefs de l'appareil sécuritaire, visant le clan dos Santos, qui a dénoncé une "chasse aux sorcières".

Beaucoup jugent toutefois que cette campagne a été sélective et politiquement motivée. Et certains analystes estiment que l'ex-général d'artillerie continue dans la droite ligne de son prédécesseur à réprimer toute dissidence.

Jeudi, la place de la République, lieu historique de la capitale angolaise ouverte sur l'Atlantique où avait lieu la cérémonie d'investiture, était bordée par un important cordon de sécurité, ont constaté des journalistes de l'AFP. 

Le premier parti d'opposition, l'Union nationale pour l'indépendance (Unita), qui clame avoir remporté le scrutin, avait évoqué l'organisation de "manifestations pacifiques" après le rejet en début de mois par le tribunal constitutionnel de son recours pour contester les résultats. L'opposition avait déjà contesté, sans obtenir gain de cause, les résultats des élections en 2017.

Le principal opposant, Adalberto Costa Junior, 60 ans, n'était pas présent à l'investiture. La veille, il avait finalement indiqué que son parti accepterait que ses parlementaires soient investis. 

De nombreux Angolais avaient décidé de rester chez eux et dans les rues de Luanda, où des chars de l'armée étaient stationnés, seuls quelques vendeurs de rue étaient présents. 

Quelque 15.000 Angolais, strictement sélectionnés, étaient invités à la cérémonie à laquelle une cinquantaine de chefs d'Etat et de gouvernement, dont le président portugais Marcelo Rebelo de Sousa, devaient participer. 

Esperança Maria da Costa, 61 ans, biologiste et professeure d'université, a été investie vice-présidente, devenant la première femme à ce poste dans le pays.

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20 septembre 2022 2 20 /09 /septembre /2022 20:20
Mort d'Elizabeth II : l'Afrique du Sud réclame la restitution d'un diamant de 500 carats

Lu pour vous

 

Mort d'Elizabeth II : l'Afrique du Sud réclame la restitution d'un diamant de 500 carats

https://www.capital.fr/ Par Stéphanie Bascou Publié le 18/09/2022 à 16h15 & mis à jour le 19/09/2022 à 14h01

En Afrique du Sud, les appels se multiplient pour que la famille royale britannique restitue le plus grand diamant blanc au monde, après la mort de la reine Elizabeth II.

S'agit-il d'un cadeau ou d'un vol ? Le Royaume-Uni doit-il rendre le diamant surnommé la "Grande Étoile d'Afrique", appelé aussi "Cullinan I" de 530 carats, le plus grand diamant blanc taillé du monde ? Depuis la mort de la Reine Elizabeth II, dont les funérailles d'État auront lieu lundi 19 septembre, la question a ressurgi en Afrique du Sud, rapporte CNN le 16 septembre. C'est dans ce pays que la pierre précieuse a été extraite. Et ce sont les autorités coloniales sud-africaines qui, au début du siècle dernier, l'ont offerte à la famille royale. Elle figure désormais au beau milieu du spectre royal qui sera désormais porté par le roi Charles III.

Dans le pays, la question est âprement débattue. De nombreux Sud-Africains estiment que ce cadeau est illégitime, et réclament sa restitution. Outre une pétition qui exige que le diamant soit exposé dans un musée, des membres du Parlement et des internautes demandent "le retour de tout l'or, ainsi que des diamants volés par la Grande-Bretagne" pendant la période coloniale, rapportent nos confrères.

"Nous appelons au rapatriement pour tous les vols coloniaux, dont le vol de la Grande étoile d'Afrique fait partie"

Selon la version du Royal Asscher, que l'on peut retrouver sur son site, une transaction en bonne et due forme serait à l'origine du cadeau. Le diamant Cullinan aurait été extrait d'une mine du Transvaal (sous domination britannique), en Afrique du Sud, en 1905. Le diamant avait, à l'origine, la taille d'un cœur humain, avant d'être taillé en neuf grosses pierres et 96 pièces plus petites par la société Asscher à Amsterdam. La plus grande des pierres a été baptisée "Grande Étoile d'Afrique" par le roi Édouard VII. La pierre précieuse aurait ensuite été achetée au propriétaire de la mine, Thomas Cullinan, par le gouvernement sud-africain du Transvaal. C'est ce gouvernement qui l'aurait ensuite offerte au roi Édouard VII – l'arrière-grand-père d'Elizabeth II – comme cadeau d'anniversaire en 1907. Une autre grosse pierre, extraite du diamant, aurait été montée dans la couronne.

Mais selon la version d'Everisto Benyera, professeur de politique africaine de l'université d'Afrique du Sud interrogé par CNN, "toute transaction coloniale est illégitime et immorale". "Selon nous, tant les gouvernements du Transvaal et de l'Union d'Afrique du Sud que les syndicats miniers de l'époque étaient illégaux", explique-t-il. Et "recevoir un diamant volé n'exonère pas le destinataire". Même son de cloche pour Leigh-Ann Mathys, porte-parole nationale des Economic Freedom Fighters (EFF), un parti politique d'opposition sud-africain, pour qui les puissances coloniales britanniques ont volé les terres et se sont approprié les mines qui appartenaient aux populations autochtones. "Nous appelons au rapatriement pour tous les vols coloniaux, y compris le vol de la Grande Étoile d'Afrique", a-t-elle déclaré.

À LIRE AUSSI Obsèques d’Elizabeth II : des bracelets distribués pour accéder au cercueil de la Reine revendus une petite fortune

Problème : les deux pierres en question font partie des symboles du pouvoir royal. La Grande Étoile d'Afrique figure au beau milieu du spectre royal qui sera désormais tenu par le roi Charles III. Et la deuxième pierre est une partie de la couronne, aussi un symbole du "pouvoir" des rois d'Angleterre. On estime que Cullinan vaudrait entre 400 millions et 2 milliards de dollars.

 

 

Un diamant d’origine extraterrestre découvert par des chercheurs en Afrique 

Lundi 19 septembre 2022 17:03

Des scientifiques australiens ont révélé avoir découvert un diamant venu de l’espace, nommé la lonsdaléite. Ils ont publié une étude le lundi 12 septembre 2022 pour évoquer les possibles applications industrielles de ce nouveau matériau.

Un diamant extraterrestre extrêmement dur : voilà ce qu’a trouvé un géologue australien en faisant des recherches en Afrique, relate CNN lundi 12 septembre 2022. Le scientifique travaillait à catégoriser différentes sortes de météorites, lorsqu’il a mis la main sur une sorte de diamant plié dans une roche spatiale.

Le mystérieux minéral a été étudié sous toutes ses coutures par les chercheurs de l’Université Monash, en Australie, afin d’établir une certitude quant à son origine. Après des mois de travail, l’équipe a pu affirmer avec certitude dans une étude que le diamant était d’origine extraterrestre, pour la toute première fois de l’histoire de la science. La pierre a été nommée lonsdaléite en hommage à la cristallographe Dame Kathleen Lonsdale.

Le diamant façonné par un astéroïde

De minuscules débris de lonsdaléite avaient déjà été découverts en 1967, mais le monde scientifique estimait qu’il s’agissait peut-être d’une anomalie. Désormais, l’existence du diamant extraterrestre est avérée et l’on dispose d’une cartographie précise de ses contenants. Selon le géologue à l’origine de la découverte, la pierre proviendrait d’une planète naine vieille de 4,5 milliards d’années. « La planète naine a ensuite été frappée de manière catastrophique par un astéroïde, libérant de la pression et conduisant à la formation de ces diamants vraiment étranges », explique-t-il à CNN.

Les chercheurs continuent d’étudier de près ce nouveau matériau, qui pourrait présenter des applications passionnantes dans le domaine industriel. « Nous pensons que la lonsdaléite pourrait être utilisée pour fabriquer de minuscules pièces de machine ultra-dures, si nous pouvons développer un procédé industriel qui favorise le remplacement des pièces en graphite préformées par ce matériau », estime l’auteur principal de l’étude.

avec agence    Ouest-France  

Mort d'Elizabeth II : l'Afrique du Sud réclame la restitution d'un diamant de 500 carats
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20 septembre 2022 2 20 /09 /septembre /2022 20:18
Mort d'Elizabeth II : l'Afrique du Sud réclame la restitution d'un diamant de 500 carats

Lu pour vous

 

Mort d'Elizabeth II : le diamant Kohinoor de la reine, l'un des plus précieux du monde, au cœur d'une polémique

Midi Libre

Avec le décès de la reine Elizabeth II, les joyaux de la couronne sont exposés devant les caméras du monde entier, à l'image du Kohinoor, monté sur la couronne de la famille royale. Une pierre d'une rareté sans nom de 106 carats estimée à près de 400 millions de dollars.

Pourquoi alors ce diamant appelé "montagne de lumière" cristallise aujourd'hui les débats, notamment sur Twitter ou le hashtag #Koh-i-Noor a été relayé des milliers de fois depuis le décès de la souveraine ? 

Une large partie de la population indienne et quelques hauts dignitaires, rapporte Europe 1, ont fait connaître leur volonté de voir cette pierre revenir sur les terres de sa découverte, c’est-à-dire en Inde. C'est du moins la théorie qui est la plus avancée sur l'origine du Kohinnor et qui repose en partie sur les premières évocations du diamant dans les chroniques de Babur. Ce prince indien, fondateur de l'empire mongol, écrit alors que le diamant appartient au roi d'Inde.

Il sera plus tard transmis à travers les siècles de dynastie en dynastie entre l'Inde et l'Iran passant entre les mains d'empereurs et princes moghols, des shahs d’Iran et des "mirs d’Afghanistan.

Une pierre obtenue dans la cadre du traité de Lahore

"La pierre a été cédée à la reine Victoria par le maharajah Duleep Singh après l’annexion du Pendjab en 1849 en vertu du traité de Lahore, explique à Ouest-France Geetha Ganapathy-Doré,maîtresse de conférences en études postcoloniales à Villetaneuse (Seine-Saint-Denis). "Si Victoria a ensuite porté le diamant sous forme de broche, après, il a été transféré successivement dans les couronnes des reines Alexandra, Mary et la reine mère, Elizabeth Bowes-Lyon.", explique encore la spécialiste.

C'est donc à la fois les questions de l'origine de la pierre et celles d'une reconnaissance des dérives du colonialisme qui sont ici mises en avant par la population. IndiaToday, l'un des principaux relais d'information du pays, évoque les nombreux objets de valeur enlevés aux pays sous domination de l'Empire britannique.

Do you know India's Kohinoor is not the only valuable item that was taken away by the British during their colonial reign? The UK has a lot many things that were either taken or looted from other countries Watch this to find out. #NewsMo #Kohinoor #India #British pic.twitter.com/CKA5Omiumm

— IndiaToday (@IndiaToday) September 12, 2022

Mais de là à entrevoir une éventuelle restitution la route est longue. Les demandes de retour du patrimoine artistique ont été nombreuses par le passé, toutefois, ce qui concerne le diamant de Kohinoor, "l’Angleterre a toujours refusé, car la pierre a été acquise légalement en vertu du traité de Lahore, ce qui équivaut outre-Manche à une fin de non-recevoir ferme et non négociable", détaille la professeure.

 

 

Mort d'Elizabeth II : l'Afrique du Sud réclame la restitution d'un diamant de 500 carats

https://www.capital.fr/ Par Stéphanie Bascou Publié le 18/09/2022 à 16h15 & mis à jour le 19/09/2022 à 14h01

En Afrique du Sud, les appels se multiplient pour que la famille royale britannique restitue le plus grand diamant blanc au monde, après la mort de la reine Elizabeth II.

S'agit-il d'un cadeau ou d'un vol ? Le Royaume-Uni doit-il rendre le diamant surnommé la "Grande Étoile d'Afrique", appelé aussi "Cullinan I" de 530 carats, le plus grand diamant blanc taillé du monde ? Depuis la mort de la Reine Elizabeth II, dont les funérailles d'État auront lieu lundi 19 septembre, la question a ressurgi en Afrique du Sud, rapporte CNN le 16 septembre. C'est dans ce pays que la pierre précieuse a été extraite. Et ce sont les autorités coloniales sud-africaines qui, au début du siècle dernier, l'ont offerte à la famille royale. Elle figure désormais au beau milieu du spectre royal qui sera désormais porté par le roi Charles III.

Dans le pays, la question est âprement débattue. De nombreux Sud-Africains estiment que ce cadeau est illégitime, et réclament sa restitution. Outre une pétition qui exige que le diamant soit exposé dans un musée, des membres du Parlement et des internautes demandent "le retour de tout l'or, ainsi que des diamants volés par la Grande-Bretagne" pendant la période coloniale, rapportent nos confrères.

"Nous appelons au rapatriement pour tous les vols coloniaux, dont le vol de la Grande étoile d'Afrique fait partie"

Selon la version du Royal Asscher, que l'on peut retrouver sur son site, une transaction en bonne et due forme serait à l'origine du cadeau. Le diamant Cullinan aurait été extrait d'une mine du Transvaal (sous domination britannique), en Afrique du Sud, en 1905. Le diamant avait, à l'origine, la taille d'un cœur humain, avant d'être taillé en neuf grosses pierres et 96 pièces plus petites par la société Asscher à Amsterdam. La plus grande des pierres a été baptisée "Grande Étoile d'Afrique" par le roi Édouard VII. La pierre précieuse aurait ensuite été achetée au propriétaire de la mine, Thomas Cullinan, par le gouvernement sud-africain du Transvaal. C'est ce gouvernement qui l'aurait ensuite offerte au roi Édouard VII – l'arrière-grand-père d'Elizabeth II – comme cadeau d'anniversaire en 1907. Une autre grosse pierre, extraite du diamant, aurait été montée dans la couronne.

Mais selon la version d'Everisto Benyera, professeur de politique africaine de l'université d'Afrique du Sud interrogé par CNN, "toute transaction coloniale est illégitime et immorale". "Selon nous, tant les gouvernements du Transvaal et de l'Union d'Afrique du Sud que les syndicats miniers de l'époque étaient illégaux", explique-t-il. Et "recevoir un diamant volé n'exonère pas le destinataire". Même son de cloche pour Leigh-Ann Mathys, porte-parole nationale des Economic Freedom Fighters (EFF), un parti politique d'opposition sud-africain, pour qui les puissances coloniales britanniques ont volé les terres et se sont approprié les mines qui appartenaient aux populations autochtones. "Nous appelons au rapatriement pour tous les vols coloniaux, y compris le vol de la Grande Étoile d'Afrique", a-t-elle déclaré.

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Problème : les deux pierres en question font partie des symboles du pouvoir royal. La Grande Étoile d'Afrique figure au beau milieu du spectre royal qui sera désormais tenu par le roi Charles III. Et la deuxième pierre est une partie de la couronne, aussi un symbole du "pouvoir" des rois d'Angleterre. On estime que Cullinan vaudrait entre 400 millions et 2 milliards de dollars.

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20 septembre 2022 2 20 /09 /septembre /2022 20:14
« Pour un nouveau pacte entre l’Europe et l’Afrique »

 

Lu pour vous

 

https://amp.lepoint.fr/ Par Wilfrid Lauriano Do Rego*Publié le 20/09/2022 à 07:30

TRIBUNE. Pour Wilfrid Lauriano Do Rego, les bouleversements géopolitiques et géoéconomiques actuels appellent à un changement de paradigme entre l’Europe et l’Afrique.

En désorganisant les chaînes d'approvisionnement mondiales, la crise du Covid-19 a souligné la dépendance de l'Europe aux importations chinoises et favorisé le retour de l'inflation. La crise née de l'invasion de l'Ukraine par la Russie et l'engrenage des sanctions et des contre-sanctions qu'elle a provoquées a cruellement mis en lumière la dépendance du Vieux Continent au pétrole et au gaz russes. L'été caniculaire que nous venons de traverser a fait prendre conscience de l'impact du dérèglement climatique et de la crise de l'eau qui s'annonce. Ce moment de grande bascule signe la fin de l'abondance, pour reprendre les mots du président Emmanuel Macron. Il marque aussi le temps des révisions stratégiques. Dans le nouvel ordre économique mondial, caractérisé par la montée de blocs antagonistes, l'Europe se découvre isolée et vulnérable. Pourtant, des solutions existent. Elles se trouvent à ses portes, en Afrique.

L'Afrique, un continent plein d'atouts…

Grande comme les États-Unis, la Chine, l'Inde et l'Europe réunis, l'Afrique pèse 13 % de la population mondiale, une proportion appelée à doubler d'ici 2050. Elle dispose de près de la moitié des terres arables encore disponibles de la planète, de 660 000 milliards de mètres cubes de réserves d'eau douce, et abrite le deuxième poumon vert du Globe, la forêt du bassin du fleuve Congo, qui s'étend sur près de 250 millions d'hectares et capte davantage de carbone que l'Amazonie. Son sous-sol regorge de minerais et de métaux rares, indispensables à l'industrie moderne et à la transition énergétique : le cobalt, le lithium, le nickel et les terres rares. Son ensoleillement, le coût encore maîtrisé du foncier et sa proximité avec l'Europe la prédisposent à produire à grande échelle et à un prix compétitif l'énergie du futur, l'hydrogène vert. L'Égypte, le Maroc, la Mauritanie, la Namibie et l'Afrique du Sud viennent d'ailleurs de sceller une alliance en ce sens.

L'Afrique produit 12 % du pétrole mondial et exporte déjà vers l'Europe 108 millions de mètres cubes de gaz naturel liquéfié, soit presque autant que les importations européennes de gaz russe avant le déclenchement du conflit avec l'Ukraine (155 millions de mètres cubes). L'Algérie à elle seule fournit 11 % des volumes consommés dans l'Union européenne, et devrait voir cette part augmenter à la faveur des nouveaux accords conclus avec l'Italie et la France. Le Continent recèle d'immenses réserves encore inexploitées : 125 milliards de barils de pétrole bruts mais surtout près de 13 000 milliards de mètres cubes de gaz naturel. Le tiers des découvertes mondiales d'hydrocarbures réalisées au cours de la décennie passée l'ont été en Afrique, et d'immenses projets gaziers vont entrer en service en 2023, au large de la Mauritanie et du Sénégal, dans le Golfe de Guinée et dans le canal du Mozambique.

L'Afrique, qui verra sa production de gaz tripler d'ici à 2035, selon Rystad Energy, peut devenir l'alliée d'une Europe en quête de sécurité pour ses approvisionnements. Ce pacte énergétique serait une opportunité fantastique pour donner un contenu stratégique au partenariat rénové que l'Europe et l'Afrique appellent de leurs vœux mais qui peine à se mettre en place. Récemment, l'Union européenne, sous l'impulsion de la France notamment, a multiplié initiatives et signaux témoignant d'une prise de conscience des potentialités et des défis de l'Afrique. L'initiative Global Gateway présentée fin 2021 par Ursula von der Leyen ambitionne de financer à hauteur de 150 milliards d'euros les projets africains au cours des six années à venir, notamment dans les infrastructures et l'énergie.

… avec lequel un partenariat pluriel peut être construit

L'Europe doit devenir, pour l'Afrique, un partenaire d'investissements. Ses entreprises doivent s'engager et ses banques, qui demeurent parfois frileuses, doivent se montrer plus entreprenantes. Les attentes sont fortement exprimées par les leaders africains, à l'approche de la COP 27 qui se tiendra au Caire en novembre prochain. La promesse de consacrer 100 milliards de dollars par an à la transition énergétique africaine, faite en 2009 à Copenhague, n'a jamais été tenue. Mais, au-delà des seules énergies renouvelables, les Africains entendent aussi concrétiser leur potentiel gazier et souhaitent voir les entreprises européennes les y aider, en s'impliquant dans le développement de projets encore sous-financés. C'est une question de justice. L'Afrique, dont la « dette climatique » ne représente que 3 % des émissions totales de carbone depuis 1850, compte encore près de 40 % de sa population dépourvue d'accès à l'électricité. Nettement moins polluant que le pétrole, le gaz n'a pas seulement vocation à être exporté. Il doit permettre au continent de résorber une partie de son déficit de production électrique. La baisse des prix qui en résultera permettra d'enclencher la dynamique de l'industrialisation, synonyme de croissance partagée.

Il est deux autres domaines, qui représentent les deux défis les plus délicats à surmonter pour le Continent, où l'Europe dispose des atouts et des champions nationaux pour accompagner l'Afrique mieux que ne le feraient les autres blocs géopolitiques : la formation et les villes durables. Entre 20 et 25 millions de jeunes Africains arriveront chaque année sur le marché du travail au cours des deux décennies à venir. Les systèmes éducatifs et de formation professionnelle africains doivent évoluer en profondeur pour garantir l'employabilité de ces nouveaux entrants. Des exemples inspirants existent, à l'instar de Sèmè City (Bénin). Ce projet, qui vise à améliorer la formation et l'insertion professionnelle des jeunes, pour créer des emplois durables, vient de nouer des partenariats avec Epitech (Nantes), Sorbonne Université et l'École Polytechnique de Lausanne. En investissant massivement dans la coopération éducative, et en capitalisant sur les liens existant déjà, depuis plus d'un demi-siècle, entre les systèmes académiques des deux continents, l'Europe peut soutenir le développement d'offres de formation diplômantes en Afrique, dans les filières économiquement porteuses, où la pénurie de cadres se fait sentir.

L'autre domaine où l'expertise européenne peut faire la différence est celui des villes durables : accès aux services essentiels, nouvelles mobilités, aménagement, assainissement et traitement des déchets. Les villes africaines ont vu leur population multipliée par 20 depuis 1990, et les projections suggèrent qu'elles pourraient encore doubler de volume d'ici à 2050. L'Afrique a besoin de solutions concrètes et innovantes pour faire face à la croissance galopante de sa population urbaine. Les entreprises françaises et européennes disposent d'un savoir-faire unique, dont elles pourraient faire bénéficier le continent pour l'aider à penser et maîtriser la ville de demain.

L'heure est au changement de paradigme

On le voit, nombre de réponses aux défis existentiels qui se posent aujourd'hui à l'Europe se trouvent en Afrique, et nombre des besoins essentiels des Africains peuvent être adressés par les Européens. La relation Europe-Afrique doit être appréhendée avec un regard neuf, débarrassée des préjugés sécuritaires et humanitaires. Le temps est venu de changer de paradigme et d'imaginer un new deal avec l'Afrique, un partenariat stratégique de long terme entre deux blocs géopolitiques aux intérêts convergents.

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18 septembre 2022 7 18 /09 /septembre /2022 20:07
Burkina Faso: le Front patriotique appelle à l'éviction de la junte militaire au pouvoir

 

 

https://www.rfi.fr/ Publié le : 18/09/2022 - 03:24 Avec notre correspondant à OuagadougouYaya Boudani

Selon le Front patriotique, un regroupement d'une trentaine d'organisation de la société civile et de partis politiques, la junte militaire au pouvoir au Burkina Faso est en mode marche arrière : il s'embourbe sur lui-même et enfonce le pays dans l'impasse. Le Front patriotique demande une refondation de l’armée burkinabè pour faire face au risque terroriste.

Les responsables du Front patriotique étaient réunis face à la presse, samedi 17 septembre dans la capitale. Ils appellent à la mobilisation de toutes les forces vives, sans délai, pour une transition politique « légitime et souveraine ».

Selon Germain Nama, le coordonnateur du front, le projet conduit par le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, l'homme à la tête du Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR, la junte militaire), ne mènera le Burkina Faso nulle part :

« La gestion politicienne de la crise terroriste, faite de mensonge d'État, de manipulation, d'affairisme et de corruption, se caractérise par une absence de stratégie politique. Le Front patriotique appelle à la mobilisation et à la responsabilisation de toutes les forces sociales. »

Pour ce regroupement de partis politiques et d’organisations de la société civile, il faut une refondation de l’armée burkinabè, car celle-ci est championne des instabilités politiques au sommet de l’État. Le Front patriotique invite toutes les autres organisations à se joindre à lui dans cette lutte pour une libération réelle du Burkina Faso.

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