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8 octobre 2021 5 08 /10 /octobre /2021 11:25
La présence de la France de plus en plus contestée au Tchad et au Mali

 

Lu pour vous 

 

La présence de la France de plus en plus contestée au Tchad et au Mali 


https://www.francetvinfo.fr/ 07/10/2021 15:56 Kaourou Magassa - Aurélie Bazzara-Kibangula - franceinfo

Radio France

 

Dans le club des correspondants, franceinfo passe les frontières pour voir ce qui se passe ailleurs dans le monde. Aujourd'hui, direction le Tchad et le Mali, deux pays où la France est de moins en moins la bienvenue.

Montpellier accueille le sommet Afrique-France vendredi 8 octobre. Un sommet d'un genre nouveau, car pour la première fois depuis 1973, les chefs d'État n'ont pas été invités à ce rendez-vous politique. Montpellier va donc privilégier le dialogue avec les acteurs de terrain : entrepreneurs, artistes, militants de la société civile, mais aussi sportifs et chercheurs. Un changement de méthode qui pourra peut-être améliorer les relations entre Paris et certains pays africains. Car au Tchad et au Mali, la présence française ne fait pas l'unanimité.

Au Tchad, des drapeaux français brûlés dans des manifestations

Le Tchad est un pays du Sahel qui a une relation particulière et historique avec la France. C'est à N'Djamena, sa capitale, que se trouve le centre opérationnel interarmées de Barkhane. Mais cette présence française, voire la position de la France au Tchad, est de plus en plus critiquée dans le pays. Beaucoup d'habitants de N'Djamena dénoncent des ingérences trop nombreuses et trop de paternalisme. Un sentiment antifrançais émerge très fortement depuis la mort du président Idriss Déby en avril et la mise en place d'un pouvoir militaire dirigé par son fils. La France est accusée d'avoir soutenu la prise de pouvoir par la junte militaire. Un soutien illustré, selon ces habitants, par la présence d'Emmanuel Macron aux obsèques du président Déby aux côtés du nouveau chef de la junte. Depuis, des drapeaux français sont brûlés à chaque manifestation contre la junte militaire.

La lutte contre le terrorisme est au cœur des relations entre le Tchad et la France, c'est même le socle de leurs relations, expliquait récemment l'un des opposants historiques du pays Saleh Kebzabo. Les accords de coopération militaire ont d'ailleurs été renforcés en octobre 2019 avec la signature de nouvelles conventions. Mais cette coopération militaire peut aller trop loin, selon l'opposant. Par exemple en 2019 lorsque la France a procédé à des frappes aériennes dans le nord du Tchad pour repousser une colonne rebelle faisant route sur N'Djamena. L'ingérence de trop pour beaucoup. Les autorités en place à N'Djamena soulignent que la France et le Tchad font front commun dans la lutte contre le terrorisme mais rappellent aussi que le Tchad est un pays souverain.

Au Mali, les relations diplomatiques avec Paris au plus bas

Rien ne va plus entre Paris et Bamako depuis l'annonce par Emmanuel Macron en juin 2021 de la fin de l'opération Barkhane. Les autorités maliennes accusent  la France "d'abandon en plein vol" dans la lutte antiterroriste. "Sans la France au Sahel, il n'y aurait plus de gouvernement au Mali", a répondu Emmanuel Macron mardi 5 octobre. Des mots durs qui n’ont toujours pas été commentés par les autorités maliennes, mais qui en disent long sur les rapports entre les deux pays.

Pour une frange de la population de Bamako, la rupture entre la France, l’ex-pays colonisateur, et le Mali est largement consommée. Régulièrement, des manifestations se tiennent dans les rues de la capitale malienne pour protester contre la présence française dans le pays. Mais au Mali, on ne parle pas de sentiment antipolitique francaise, plutôt de sentiments antifrançais. Depuis 2013 et le début de l’opération Serval devenue Barkhane, les relations entre la France et le Mali sont dominées par l’aspect militaire et pour beaucoup, sans grand résultat.

À Gao ou Tombouctou, deux grandes villes du nord du pays, la perception est tout autre : les populations ne sont pas favorables à un départ des troupes françaises. Dans les localités reculées, les services rendus par la force française et l’effort de guerre se font sentir. Les armées françaises et sahéliennes coordonnent certaines opérations. Mais tout comme dans le sud du pays, c’est le ton et ce qui est considéré comme des injonctions des autorités françaises qui sont décriés.

En janvier 2020, les pays du G5-Sahel étaient conviés au sommet de Pau. Une invitation perçue comme une convocation des chefs d’États africains à qui il était demandé de se positionner contre les opinions locales, très critiques de la présence française. Du coté de la société civile, on reproche au gouvernement français de perpétuer les mauvais réflexes de la Françafrique. La prise de pouvoir du fils d’Idriss Déby au Tchad a reçu des condamnations de principe alors que le coup d’État au Mali a été fortement rabroué. Un "deux poids, deux mesures" qui passe mal auprès d’une jeunesse qui réclame des rapports d’égalité entre les États.

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6 octobre 2021 3 06 /10 /octobre /2021 17:52
Au moins 12 morts dans une embuscade en République centrafricaine

 

 

BANGUI, République centrafricaine, 6 octobre (Reuters) - Au moins 12 personnes ont été tuées en République centrafricaine (RCA) dans une embuscade tendue mardi par des combattants rebelles, qui ont incendié trois semi-remorques transportant des passagers depuis une capitale régionale, a déclaré un responsable local.

Les véhicules roulaient vers la petite ville d'Alindao depuis Bambari lorsque des militants liés à la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) ont lancé une attaque à partir de la forêt, a indiqué mercredi le préfet de la Ouaka.

"C'est très malheureux parce que des innocents ont perdu la vie", a souligné Victor Bissekoin. "Le bilan provisoire est de 12 morts et plusieurs blessés, et il est probable que les blessés meurent."

Médecins Sans Frontières (MSF), qui soutient le principal hôpital de Bambari, a indiqué que l'établissement avait reçu 15 cadavres et sept personnes blessées par balle dans l'embuscade.

Parmi les victimes figurerait un enfant de cinq ans.

"MSF n'a aucune information sur l'incident qui a fait des morts et des blessés, mais nous sommes préoccupés par l'impact sur les civils des violences en cours en RCA", a précisé l'organisation médicale dans un communiqué.

Des images ont révélé en ligne la cabine carbonisée de l'un des semi-remorques entouré des corps non brûlés d'au moins dix victimes de l'embuscade, suggérant que celles-ci n'auraient pas trouvé la mort dans l'incendie.

Reuters n'a cependant pas pu en vérifier l'authenticité, et les partisans du CPC n'ont pas pu être joints pour commenter.

Un représentant de la mission des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) a confirmé que l'attaque avait eu lieu, mais n'a pas fourni plus de détails.

Riche en diamants et en or, la RCA a connu des épisodes d'extrême violence depuis l'éviction en 2013 de l'ancien président du pays François Bozizé, contraignant des centaines de milliers de personnes à fuir.

Les affrontements actuels entre une coalition de milices et l'armée nationale ont été provoqués par la décision de la Cour constitutionnelle en décembre dernier d'invalider la candidature de l'ex-dirigeant à l'élection présidentielle, laissant la voie libre à Faustin-Archange Touadéra, réélu avec près de 54%.

(Reportage Judicaël Yongo, rédigé par Cooper Inveen, version française Juliette Portala, édité par Jean-Michel Bélot)

 

 

Centrafrique: 7 humanitaires enlevés, des ravisseurs réclament une rançon

https://actucameroun.com/ 6 Oct 2021 par Marturin ATCHA

En Centrafrique, sept humanitaires ont enlevés par des individus armés non identifiés. Selon une source locale, des ravisseurs exigent le payement d’une rançon contre leur libération.

Selon les autorités préfectorales, sept humanitaires ont été enlevés mardi 5 octobre à Bouca par des hommes armés non identifiés. A en croire le journaliste Vianney Ingasso, les ravisseurs ont laissé partir les 5 premiers mais exigent une somme de millions FCFA pour libérer les 2 autres.

La République centrafricaine est en proie à la crise depuis la chute du président François Bozizé. Depuis quelques temps, les groupes armés ont multiplié leurs attaques contre les forces de défense et de sécurité. L’armée centrafricaine appuyée par ses alliés rwandais et russes ont pu repoussé les assaillants et pris le contrôle de plusieurs régions du pays.

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6 octobre 2021 3 06 /10 /octobre /2021 17:28
ATELIER DE VALIDATION DU CODE MINIER : DISCOURS DU PDT TOUADERA
ATELIER DE VALIDATION DU CODE MINIER : DISCOURS DU PDT TOUADERA

 

DISCOURS DE SON EXCELLENCE PROFESSEUR FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA, PRESIDENT DE LA RÉPUBLIQUE, CHEF DE L’ÉTAT L’OCCASION DE LA CEREMONIE D’OUVERTURE DE L’ATELIER DE VALIDATION DU CODE MINIER DE LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

BANGUI, LE 5 OCTOBRE 2021

- Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale ;

- Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;

- Mesdames et Messieurs les Présidents des Institutions de la République ;

- Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement ;

- Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, Chefs de Missions Diplomatiques et Représentants des Organisations Internationales ;

- Monsieur le Vice-Président de la Délégation Spéciale de la Ville de Bangui ;

- Distingués Invités ;

- Mesdames et Messieurs ;

C’est avec un réel plaisir que je préside aujourd’hui la cérémonie d’ouverture de l’atelier national de validation du nouveau Code Minier de la République Centrafricaine.

Je voudrais avant tout saluer et souhaiter la bienvenue à tous les participants et particulièrement nos compatriotes venus des villes de province pour prendre part à cet atelier.

Distingués Invités ;

Mesdames et Messieurs ;

L’occasion qui nous réunit aujourd’hui va nous permettre de réfléchir ensemble sur le nouvel instrument juridique dont notre pays sera doté en vue d’une meilleure gestion du secteur minier.

Je voudrais ici parler de l’avant-projet du nouveau Code Minier centrafricain.

Je constate avec un ravissement non dissimulé l’importance que vous accordez à ce secteur par votre présence massive à cet atelier.

Distingués Invités ;

Mesdames et Messieurs ;

Le secteur minier constitue un précieux outil de croissance économique et sociale dans les pays où la gouvernance répond aux standards internationaux et prend en compte les différents intérêts existants dont ceux des populations bénéficiaires.

Au cours de mon premier quinquennat, j’avais annoncé que mon mandat marquait le début d’une nouvelle ère, le secteur extractif, affirmant aussi ma volonté d’écrire une nouvelle page de l’histoire de notre pays à travers l’assainissement et l’amélioration de la gouvernance de ce secteur en vue de faire de la République Centrafricaine un pays émergent par la mise en valeur desdites ressources.

Cette importante cérémonie me permet de vous rappeler que la République Centrafricaine, notre pays, est dotée d’un potentiel minier extrêmement riche et varié.

Paradoxalement, elle ne connaît pas un niveau de développement conforme à ses potentialités minières et sa population ne bénéficie pas pleinement des retombées de l’exploitation de ces ressources.

Les crises militaro-politiques à répétition, depuis plusieurs décennies qui ont sapé les fondements de notre économie, trouvent en partie leur origine dans la convoitise et la prédation de nos ressources minières.

Distingués invités ;

Mesdames et Messieurs ;

Depuis leur découverte en 1912 et 1914, l’or et le diamant sont exploités de manière artisanale rendant ainsi difficile le contrôle de la production avec pour conséquence la fraude et la contrebande.

Ces multiples crises ont entraîné des conséquences telles que l’insécurité grandissante dans certaines zones minières causées par les groupes armés, la fraude et la contrebande transfrontalière, la dégradation de l’environnement.

Les défis sont nombreux, mais pas impossibles à surmonter. Il nous faut pour cela du courage et de la détermination et faire preuve de clairvoyance pour y arriver.

Nous savons que le secteur minier centrafricain aiguise l’appétit des prédateurs de tout bord et des lobbies puissants qui usent de la manipulation comme stratégies de fonctionnement aux fins de saper la conscience de la population et briser tout contrôle de l’Etat sur ses propres ressources minérales.

Je voudrais saisir l’opportunité qui m’est offerte pour interpeller la conscience de tous les acteurs miniers ici représentés et rappeler qu’il est temps que la République Centrafricaine profite de ses ressources minérales pour le bien de ses populations.

Depuis quelques années, la contribution du secteur minier à l’économie nationale reste relativement faible.

Selon un rapport de la BEAC, publié en 2019, la contribution de ce secteur au Produit Intérieur Brut est de 0,5%.

Ce faible taux indique clairement si besoin en était que l’Etat ne tire quasiment pas profit des revenus de l’exploitation minière.

C’est pourquoi, il est apparu important et nécessaire de renforcer le cadre juridique et institutionnel du secteur minier en procédant à la relecture du Code Minier de 2009.

Je dois rappeler que l’objectif de cette révision est d’établir un contrôle de l’Etat sur toutes les chaînes d’extraction et de commercialisation des produits.

Je suis, pour ma part, persuadé que la révision de ce Code reste et demeure une initiative de renforcement de la gouvernance du secteur, de la réduction de la fraude et de la contrebande et du contrôle de la commercialisation.

Cette nouvelle initiative est de garantir, au-delà d’une plus grande maîtrise du secteur des mines, une prise de conscience et d’équité responsable de la part de tous, dans les activités minières menées en République Centrafricaine.

Distingués Invités ;

Mesdames et Messieurs ;

Toute réforme aussi pertinente, se heurte à des intérêts catégoriels et est toujours sujette à des controverses, même lorsqu’elle a des justifications indéniables.

Toutefois, nous devons être conscients du fait que les bénéfices du changement n’arrivent pas comme par enchantement. Cela requiert du temps, de la pédagogie.

Pour y parvenir, j’en appelle à un effort collectif et soutenu de tous en faveur de ladite réforme.

M’adressant particulièrement à vous, participants, je voudrais vous exhorter à plus de rigueur et de sérieux dans vos analyses afin d’apporter de contributions pertinentes au projet du texte qui vous est soumis pour validation.

Seule la profondeur de vos débats et des propositions au-delà des passions et du corporatisme permettra à cet atelier de sortir un instrument juridique de type nouveau, crédible, alliant les bonnes pratiques internationales et le contexte assez particulier de notre pays, rongé par des multiples crises militaro- politiques.

Il s’agira ici pour vous de produire un document qui sort des sentiers battus, en adéquation avec la vision d’une société inclusive et la construction d’une économie compétitive afin de marquer l’adhésion des acteurs miniers internationaux sérieux, gage d’un investissement direct massif dans le secteur minier.

Au demeurant, j’ose espérer que vous serez guidés par la conviction du travail bien fait, la recherche de l’intérêt général et le souci de l’essor du secteur minier centrafricain.

Distingués Invités ;

Mesdames et Messieurs ;

Je voudrais, pour terminer, renouveler mes remerciements aux Partenaires Techniques et Financiers tels que la Banque Mondiale, la Banque Africaine de Développement et l’Agence Américaine de Développement (USAID) dont les appuis ont rendu possible l’organisation de cet atelier.

Il me reste à vous dire la conviction que j’ai de voir sortir de cet atelier des commentaires et conclusions qui permettront d’améliorer le nouveau Code Minier de la République Centrafricaine.

Tout en souhaitant plein succès à vos travaux, je déclare ouvert l’atelier national de validation de l’avant-projet du Code Minier de la République Centrafricaine.

Je vous remercie.

 

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6 octobre 2021 3 06 /10 /octobre /2021 17:20
11 grandes recommandations pour l’organisation du dialogue républicain

 

Centrafrique : 11 grandes recommandations pour l’organisation du dialogue républicain

https://www.radiondekeluka.org/ mardi 5 octobre 2021 10:00

Les acteurs politiques centrafricains se sont réunis à Rome en Italie sur invitation de la communauté Sant ‘Egidio. A l’issue de cette rencontre, ils ont formulé des recommandations au Comité préparatoire du dialogue. L’inclusivité et la libre expression sont entre autres, les points culminants de leur déclaration.

Durant 3 jours, des leaders de l’opposition démocratique, du pouvoir, des confessions religieuses et de la société civile ont échangé sur le format du dialogue républicain, annoncé au début de l’année par le chef de l’Etat, Faustin-Archange Touadéra.

Dans une déclaration commune adressée au Comité préparatoire de ce dialogue, les participants ont formulé 11 points de recommandations. Ils proposent que le gouvernement soit à l’écoute des besoins, des désirs et des souffrances du peuple ; qu’il promeuve un langage fraternel et bannisse les discours de haine et d’intolérance.

Selon la déclaration, il est important de prendre des mesures de décrispations politiques et sécuritaires afin de créer de bonnes conditions de dialogue ; garantir le droit à la parole, à la libre expression, la libre circulation et à la sécurité personnelle de tout centrafricain, notamment des responsables politiques, de la société civile et des communautés religieuses, qui participeront au dialogue républicain.

Parmi les points forts, la bonne gouvernance et la lutte contre l’impunité

Les leaders centrafricains insistent aussi sur la bonne gouvernance pour une gestion rationnelle et transparente des biens publics et des ressources naturelles en adoptant une politique de réappropriation économique. Par ailleurs, ils souhaitent que dialogue républicain ne soit pas un tribunal pour instruire des procès, ni l’occasion d’une prime à l’impunité, mais plutôt l’occasion de promouvoir l’intérêt  de la Nation sur les prises de position de chacun.  

Conscients de l’insécurité persistante dans le pays, ces leaders demandent aux rebelles de déposer les armes, de déclarer un cessez-le-feu définitif et de cesser d’utiliser des mines anti-personnel afin de rentrer dans la République et accepter le désarmement. A cela s’ajoute, le démantèlement des groupes d’autodéfense et des milices sur toute l’étendue du territoire national.

Dans le but le but de d’apaiser les tensions diplomatiques avec certains partenaires, il est également proposer de travailler pour l’amélioration de la coopération bilatérale et multilatérale, œuvrer pour le renforcement de la démocratie et créer un climat un climat sain d’exercice de la gouvernance en favorisant l’éducation, le civisme et la formation des jeunes. 

Annoncé par le président Faustin Archange Touadera après le coup d’Etat manqué du 13 janvier dernier, la date de la tenue du dialogue républicain n’est pas toujours connue. Cependant de l’avis de certains proches du pouvoir, ce dialogue ne doit pas se faire avec les groupes armés et surtout les auteurs du coup d’Etat manqué de 13 janvier 2021.

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6 octobre 2021 3 06 /10 /octobre /2021 17:15
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : 10 localités du pays touchées par les violences et tensions au cours de neufs premiers mois de l’année 2021

 Judicael Yongo    octobre 5, 2021 12:35

BANGUI, le 05 Octobre 2021(RJDH)—En Centrafrique, le Bureau des Nations-Unies pour les affaires humanitaires(OCHA) a décrié plusieurs incidents perpétrés dans 10 sous-préfectures de la République Centrafricaine. Au total, 344 incidents enregistrés dont un acteur décédé au nord-ouest, rapport OCHA dans son tableau humanitaire rendu public cette semaine.

La population civile continue de payer le prix des tensions et des violences qui se poursuivent dans plusieurs parties de la République Centrafricaine. Au cours des neufs premiers mois de l’année 2021, « 344 incidents ont été documentés et enregistrés par le bureau des Nations-Unies des affaires humanitaires(OCHA), lesquels incidents qui ont affecté les travailleurs humanitaires contre 304 incidents au cours de la même période en 2020. Pour le mois de septembre 2021, 30 incidents ont été enregistrés », indique le rapport.

Selon le rapport de OCHA, un travailleur humanitaire, a perdu la vie le 09 septembre dernier, lorsque le véhicule de l’ONG a heurté un engin explosif entre Paoua et Bocaranga. Trois autres humanitaires ont été légèrement blessés et traumatisés.

« Les préfectures de l’Ouham, les incidents documentés ont fait 21%, dans la Ouaka 13%, à Bangui, la capitale 11% ont été plus touchées durant les neufs premiers mois de 2021″.

Les vols, braquages, pillages, menaces et agressions représentent 67% des incidents, soit 229 sur les 344. Les interférences et restrictions représentent les autres 33% des incidents.

Les villes de Bossangoa, Bangui, Kaga-Bandoro, Bambari, Bangassou, Ndele, Bria, Paoua, Batangafo, Alindao sont les sous-préfectures les plus touchées pendant cette période.

RJDH.

 

Centrafrique : L’intention de Firmin Ngrebada ancien Premier ministre de quitter le MCU

 Judicael Yongo    octobre 3, 2021 12:37

BANGUI, le 03 Octobre 2021(RJDH)—-Firmin Ngrébada affiche son intention de quitter le navire, a-t-on appris de sources proches de l’ancien premier ministre qui depuis vit en Belgique. Les raisons ne sont pas élucidées, mais d’autres indiquent qu’il ne supporte plus le MCU, alors que c’est le parti où il a été élu député de Boali.

L’ancien premier ministre depuis ces derniers temps vit en Belgique. Il veut engager une formation politique en tournant le dos au MCU, avec une ambiance de se présenter à la prochaine présidentielle en République Centrafricaine. Même si la décision de se retirer du MCU n’est pas encore avancée par l’ancien premier ministre, mais sa distance avec le MCU est constatée et confirmée par des sources indépendantes contactées par le RJDH, « il nous a dit par exemple de nous préparer parce qu’il est important d’avoir un mouvement qui compte avec les aspirations du peuple », explique une des sources de l’hexagone que nous avons pu joindre.

Il semble de plus en plus clair que l’ancien Premier Ministre est engagé à prendre des distances vis-à-vis du MCU. Des proches s’activent pour préparer la mise en œuvre cette entreprise.

D’autres sources à l’Assemblée Nationale où il siège, Firmin Ngrébada a pris des contacts avec des députés pour les préparer à le soutenir. Un député du MCU qui a requis l’anonymat, « l’ancien Premier Ministre compte pousser les autorités et les cadres du MCU à l’erreur afin d’avoir des raisons pour exécuter son plan qui est d’asseoir un mouvement politique qu’il compte utiliser pour assouvir ses ambitions démesurées », explique cette source qui considère que les autorités ne devraient pas le laisser faire.

Dans l’entourage de l’ancien Premier Ministre, on crie déjà à l’ingratitude, « il a sacrifié sa vie lorsque la situation sécuritaire était explosive. Tout le monde était rentré dans sa carapace mais lui, il était sur le terrain et au côté des forces de défense et de sécurité qui ont beaucoup apprécié sa présence qui était un signal fort. Si les institutions actuelles sont restées debout, c’est grâce à lui mais aujourd’hui, tout le monde le prend pour la cible privilégiée. Il est persécuté aujourd’hui par ceux qui craignent son poids alors pourquoi ne pas envisager autre chose ? Je pense que les jours avenir seront meilleurs parce que le peuple sait ce qu’il a fait » a expliqué un proche de Firmin Ngrebada qui, selon nos sources, est très engagé dans la prise de contact afin de préparer le retrait de son patron.

Les ambitions présidentielles, Ngrebada ne les a jamais cachées même lorsqu’il était Premier Ministre. Critiquer le président de la République, il le faisait et tentait de jouer son propre jeu. Contre la vérité, il s’est présenté comme celui qui a porté le projet avec les Russes alors qu’il n’a fait que récupérer les choses en sa faveur. Si aujourd’hui, les réseaux sociaux se concentrent sur les incultes contre les autorités dans les live, l’ancien Premier Ministre n’est pas loin. De sources autorités, depuis qu’il est en Europe, il reçoit, fournit des documents et surtout paye pour que les ressortissants centrafricains critiquent, insultent et fragilisent les autorités actuelles. Le but, montrer que son départ a creusé un vide. Les poches de résistance actuelles sont pour lui, une occasion de vanter ses mérites.

En clair, Ngrebada ne s’est pas préparé à quitter la primature où il faisait ce qu’il voulait et préparait aisément son plan pour accéder à la magistrature suprême. Surpris par son départ de la primature, il espérait être nommé ministre d’Etat au palais et surtout numéro 1 du parti MCU en lieu et place de l’actuel président de l’Assemblée Nationale. Ngrebada veut contrôler le MCU et le gérer en sa faveur mais comme il comprend de plus en plus qu’il ne peut plus avoir ce qu’il attend, cherche à mettre les bâtons dans les roues des autorités actuelles afin d’avoir des raisons pour quitter le parti et faire son chemin.

RJDH

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6 octobre 2021 3 06 /10 /octobre /2021 13:58
Centrafrique : quinze civils tués et plusieurs autres blessés près de Bambari
Centrafrique : quinze civils tués et plusieurs autres blessés près de Bambari
Centrafrique : quinze civils tués et plusieurs autres blessés près de Bambari

 

Centrafrique: au moins 11 civils tués par des rebelles

 

Au moins 11 civils ont été tués mardi par des rebelles en Centrafrique, en proie à des combats entre des groupes armés et l'armée, à 380 km à l'est de la capitale Bangui, a déclaré mercredi à l'AFP le sous -préfet de la région.

"Des rebelles ont attaqué trois véhicules mardi vers 10H00 (09H00 GMT) et le bilan est de 11 morts et de 6 blessés" près de Bambari, la quatrième ville du pays, a déclaré à l'AFP Saturnin Nicaise Grepandet, sous-préfet de Bambari.

Un premier bilan faisait état de 7 civils tués. Des sources humanitaires, qui ont requis l'anonymat, ont évoqué au moins 15 morts.

Classé deuxième pays le moins développé au monde par l'ONU, la Centrafrique a plongé dans une sanglante guerre civile depuis 2013, qui a baissé d'intensité depuis 2018.

A Bambari, les autorités ont rallongé le 1er octobre la période du couvre-feu en ville après plusieurs attaques de rebelles contre des militaires. Ces derniers jours, deux membres des forces armées centrafricaines (FACA) ont été tués par des rebelles de l'Union des patriotes pour le changement (UPC), un des principaux groupes armés présents dans l'est du pays.

Une semaine avant la présidentielle du 27 décembre 2020, six des plus puissants groupes armés qui se partageaient alors la majeure partie de la Centrafrique se sont alliés au sein de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) et ont lancé une offensive pour empêcher la réélection de M. Touadéra.

Les forces gouvernementales ont réussi depuis le début de l'année à reprendre aux rebelles les agglomérations et une bonne partie des deux tiers du pays qu'ils contrôlaient depuis plusieurs années, essentiellement grâce au renfort de soldats rwandais et à la présence de centaines de paramilitaires russes combattant à leurs côtés.

Les autorités centrafricaines ont reconnu vendredi une partie des accusations formulées en mars par l'ONU notamment sur des crimes et actes de torture, commis "majoritairement" par des rebelles mais aussi des soldats centrafricains et leurs alliés "instructeurs russes".

© 2021 AFP Mise à jour 06.10.2021 à 12:00

 

Centrafrique : quinze civils tués et plusieurs autres blessés près de Bambari

Lassaad Ben Ahmed   |06.10.2021

- Leur véhicule a été pris pour cible par des groupes rebelles.

Au moins 15 civils ont été tués à proximité de la ville de Bambari, dans le centre de la République centrafricaine, a-t-on appris de source régionale, mercredi.

« Mardi 5 octobre vers 13 heures (heure locale), un camion transportant des personnes et des marchandises a été attaqué par des rebelles au village Matchika, situé à 20 kilomètres de Bambari sur l’axe Alindao dans la préfecture de l’Ouaka », a indiqué à l’Agence Anadolu le préfet de la zone, Victor Bissekoin.

« Au moins 15 personnes ont tuées et plusieurs autres blessées dans cette attaque perpétrée par des éléments de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) », a-t-il souligné.

Selon Bamako Olokoni, journaliste centrafricain exerçant au journal Le Démocrate, les assaillants de l’attaque ont été identifiés comme des rebelles de l'Unité pour la paix en Centrafrique (UPC), un mouvement politico-militaire centrafricain et membre de la CPC.

« Il y a eu plusieurs morts, trois semi-remorques incendiées et plusieurs blessés acheminés à Bambari », a précisé le journaliste.

Dans un tweet, mercredi, Gérard Doulpanga, secrétaire général adjoint du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) a souligné que sa formation politique condamne « l'attaque terroriste qui a provoqué plusieurs morts à Bmabari ».

Doulpanga a, par ailleurs, appelé le gouvernement centrafricain à « prendre sa responsabilité » pour protéger les civils et poursuivre les auteurs de ces massacres.

La République centrafricaine est le théâtre de violences récurrentes qui touchent une population encore marquée par la guerre civile de 2013.

Villages brûlés, exécutions, pillages : les exactions contre les populations prises au piège des combats se sont intensifiées en 2017 et en 2018 et les risques d’escalade dans la violence demeurent.

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5 octobre 2021 2 05 /10 /octobre /2021 17:21
MISSION CONJOINTE A LUANDA DE FRANCOIS LOUNCENY FALL ET MANKEUR NDIAYE
MISSION CONJOINTE A LUANDA DE FRANCOIS LOUNCENY FALL ET MANKEUR NDIAYE

 

NOTE D’INFORMATION  

 

MISSION CONJOINTE A LUANDA DES REPRESENTANTS SPECIAUX DU SECRETAIRE GENERAL POUR L’AFRIQUE CENTRALE ET LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE  

 

Libreville/Bangui, le 04 octobre 2021 - Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique centrale et Chef du Bureau Régional des Nations Unies pour l’Afrique Centrale (UNOCA), M. François Lounceny Fall, et le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en République centrafricaine et Chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République Centrafricaine (MINUSCA), M. Mankeur Ndiaye, effectuent une visite conjointe à Luanda, du 5 au 7 octobre, dans le cadre des concertations régulières entre l’ONU et les Etats et organisations de la région pour la consolidation de la paix et la sécurité.    

Les deux Représentants spéciaux seront reçus en audience par M. João Manuel Gonçalves Lourenço, Président de la République d’Angola et Président en exercice de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL). Les Chefs de l’UNOCA et de la MINUSCA rencontreront également le Ministre des Relations extérieures angolais, M. Antonio Tete.   

A l’initiative du Président angolais, Luanda a accueilli trois mini-sommets sur la situation politique et sécuritaire en République centrafricaine en janvier, avril et septembre 2021. Lors de ce dernier mini-sommet, les Chefs d’État et de Gouvernement de la CIRGL ont adopté une feuille de route conjointe pour la paix en RCA.   

Les mandats de l’UNOCA et de la MINUSCA prévoient des actions conjointes et coordonnées ainsi que le dialogue avec les pays et organisations de la sous-région afin de renforcer- l’action de l’ONU pour la paix et la stabilité en Afrique centrale.  

 

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5 octobre 2021 2 05 /10 /octobre /2021 16:52
Quand Bernard Tapie escroquait Jean-Bedel Bokassa
Quand Bernard Tapie escroquait Jean-Bedel Bokassa

Lu pour vous

 

https://actucameroun.com/ 5 Oct 2021 par Armand Djialeu

Bernard Tapie est décédé. Nous allons revenir sur un pan occulté de sa vie. Bernard Tapie a eu plusieurs fois affaire avec la justice. La  première personne à avoir traîné l’homme d’affaires devant un tribunal c’est l’ancien empereur de Centrafrique Jean Bedel Bokassa.

Aujourd’hui, l’évocation des bouffonneries de Bokassa peut faire sourire mais à l’époque, les plus hautes autorités françaises l’ont prises très au sérieux au point d’accompagner le « soudard » dans ses pitreries.

Arrivé au pouvoir le 31 décembre 1965, à la faveur du « coup d’État de la Saint-Sylvestre », Bokassa  se transforme quelques années après son accession au pouvoir en un fantasque imprévisible, violent et impulsif. Dirigeant par la terreur, Jean-Bedel Bokassa donne libre cours à sa mégalomanie et se proclame président à vie le 2 mars 1972 avant de se promouvoir maréchal le 19 mai 1974.

Le  21 septembre 1979, Bokassa  est déposé avec le concours des parachutistes français. La monarchie est abolie et la « République centrafricaine » est restaurée.

Bokassa trouve refuge en Côte d’Ivoire.

Nous sommes en octobre 1979, Bernard Tapie à peine âgé de 36 ans va à la rencontre de  Bokassa en Côte d’Ivoire où il est en exil. Il a appris par des proches que Bokassa a conservé beaucoup d’argent et est facilement manipulable depuis qu’il a été chassé du pouvoir. Tapie veut profiter de la crédulité de Bokassa pour se faire de l’argent ; il met en place un stratagème avec la complicité Félix Houphouët-Boigny.

Bernard Tapie annonce à Bokassa que selon des informations confidentielles qu’il tient des services secrets, le FISC français s’apprêterait à saisir tous les biens immobiliers de ce dernier. Pour étayer son argumentation, Tapie s’appuie sur un sondage dans lequel une majorité de Français se serait déclarée en faveur d’une confiscation des biens.

Tapie dit à Bokassa avoir été mandaté par l’Élysée et qu’une loi favorable à la confiscation des biens serait sur le point d’être votée en France.  Tapie propose à Bokassa d’acheter ses biens immobiliers avant qu’ils ne soient saisis. Bokassa qui ne souhaite pas tout perdre décide alors d’accepter un prix bradé. Il va vendre sept de ses hôtels et ses châteaux pour 12,5 millions de francs  (moins de 2 millions d’euros) soit moins de 10% de la valeur réelle des biens. 

Peu à peu, Bokassa se rend compte qu’il a été entubé. L’affaire fait même la Une du New-York Times. Interrogé, Tapie affirme avoir récupéré ces châteaux pour les revendre et faire don des bénéfices à l’UNICEF. Bokassa monte à la charge porte plainte devant les juridictions compétentes. En 1981, le tribunal civil de Paris annule  la vente des propriétés françaises de Jean-Bedel Bokassa et Bernard Tapie est condamné à  lui verser 100.000 francs (38 000 euros) de dommages et intérêts.

Pour réussir en affaires, il faut avoir du cran, de l’audace. Et ça, Tapie l’avait. Il s’était spécialisé dans le rachat des entreprises en dépôt de bilan.

Bernard Tapie n’a pas fait de grandes études; il a vraisemblablement pour seul bagage  un certificat d’études primaires. Ce qui ne l’a pas empêché de devenir deux fois ministre, plusieurs fois député, homme d’affaires prospère, dirigeant d’entreprises.

Arol Ketch – 05.10.2021

 

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5 octobre 2021 2 05 /10 /octobre /2021 15:59
Quatre morts dans l'explosion d'une mine en Centrafrique

 

04 octobre 2021 AFP

Quatre personnes ont été tuées dimanche par un engin explosif au passage de leur moto, dans le nord-ouest de la Centrafrique, en proie à des combats entre des rebelles et l'armée, a déclaré lundi à l'AFP le préfet de la région.

"Une moto a sauté sur une mine terrestre dimanche vers 08H00 près de la commune de Yémé", à 600 km au nord-ouest de la capitale Bangui, a déclaré à l'AFP Dieudonné Youngaïna, préfet de l'Ouham-Pendé. "Quatre personnes sont mortes et un bébé est rescapé", a-t-il poursuivi.

"Les mines sont un vrai problème", a déploré M. Youngaïna

"Entre janvier et août 2021, 27 incidents impliquant des engins explosifs ont coûté la vie à au moins 14 civils et ont blessé 21 civils et deux casques bleus des Nations Unies dans l'ouest du pays", avait souligné le 10 septembre Denise Brown, la coordinatrice humanitaire de l'ONU en Centrafrique.

Un travailleur humanitaire centrafricain employé par une ONG danoise avait été tué le 9 septembre après le passage de son véhicule sur un engin explosif, toujours dans le nord-ouest du pays.

La guerre civile a éclaté en 2013 après un coup d’Etat mené contre le président François Bozizé par une alliance de groupes armés à majorité musulmane, la Séléka, et les représailles lancées par des milices dites anti-balaka, dominées par des chrétiens et des animistes, fondées par le chef de l’Etat déchu.

Les affrontements sanglants entre les deux camps, dont les civils ont été les principales victimes, ont culminé en 2014 et 2015, et Séléka et anti-balaka ont été accusés par l'ONU de crimes de guerre et contre l'humanité.

La guerre civile a considérablement baissé d'intensité depuis 2018 mais des groupes armés, issus ou non de l'ex-Séléka et des anti-balaka, occupaient encore fin 2020 plus des deux tiers de la Centrafrique.

Certains ont lancé en décembre une rébellion contre le pouvoir du président Faustin Archange Touadéra à la veille de la présidentielle. Ce dernier a été finalement réélu le 27 décembre et son armée, grâce à l'appui de centaines de paramilitaires russes et de soldats rwandais, a aujourd'hui largement reconquis le territoire.

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4 octobre 2021 1 04 /10 /octobre /2021 17:18
Les châteaux de l'empereur Bokassa, sa première entourloupe
Les châteaux de l'empereur Bokassa, sa première entourloupe
Les châteaux de l'empereur Bokassa, sa première entourloupe

Lu pour vous

 

Les châteaux de l'empereur Bokassa, sa première entourloupe

 

https://www.ledauphine.com/ Par Le Dauphiné Libéré - Aujourd'hui à 10:12 | mis à jour aujourd'hui à 10:20 

L'homme d'affaires décédé dimanche avait fait parler de lui pour la première fois lors du rachat de sept châteaux et hôtels français appartenant à l'ancien dirigeant centrafricain Jean-Bedel Bokassa. Une vente au rabais négociée de façon audacieuse par Bernard Tapie, qui lui avait valu une première condamnation.

C’est la première des frasques de Bernard Tapie. À 36 ans, alors qu’il est encore méconnu du public, l’homme d’affaires, décédé dimanche 3 octobre, s’illustre par une drôle d’entourloupe. En 1979, il réussit à convaincre Jean-Bedel Bokassa, autoproclamé «empereur à vie» de Centrafrique mais détrôné quelques semaines plus tôt, de lui vendre sept châteaux et hôtels situés en France à prix bradés.

Les sept châteaux et hôtels de Bokassa

Le château d'Hardricourt et un domaine à Mezy (Yvelines) ; un domaine à Neuvy-sur-Barangeon (Cher) ; le domaine de la Cotencière à Selles-Saint-Denis (Loir-et-Cher) ; une partie de la propriété de Villemorant et une maison à Neung-sur-Beuvron (Loir-et-Cher) ; une propriété du quartier de Saint-Antoine à Nice (Alpes-Maritimes).

Spécialisé dans le rachat des entreprises en dépôt de bilan, Bernard Tapie fait ainsi croire à l’ancien chef d’État que le fisc français s’apprête à saisir ses propriétés immobilières. Il s’appuie pour cela sur un sondage dans lequel une majorité de Français se serait déclarée en faveur d’une confiscation. «Il dit qu’il est mandaté par l’Élysée, qu’une loi va être votée», complète Jean-Barthélémy Bokassa, le petit-fils de l’«empereur» au micro de BFM TV.  

Également connu dans l’Hexagone pour avoir offert des diamants à Valéry Giscard d’Estaing, Bokassa tombe dans le panneau et s’empresse de céder ses biens, à prix réduits. «ll faut être très culotté, grince son petit-fils. Aller voir quelqu’un qui est à terre pour essayer de le piéger de cette façon-là, je trouve ça un peu facile. C’est affligeant.»

10% de la valeur réelle

C’est ainsi que le futur ministre de la Ville rachète l’ensemble des résidences pour seulement 12,5 millions de francs, soit moins de deux millions d’euros. Un prix estimé à 10% de la valeur réelle des biens. L’affaire fait la Une du New York Times lorsque Tapie se mue en mécène en annonçant mettre le lot aux enchères au profit du Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef). 

Un dessein réfléchi en amont de la transaction et qui aurait été soumis au président ivoirien Félix Houphouët-Boigny. «Vous vous discréditez aux yeux des Français en abritant Bokassa, et plus encore en tolérant - alors que vous le nourrissez - qu'il garde ses biens en France, lui aurait ainsi lancé Bernard Tapie. Je propose de les racheter pour faire cadeau de leur contre-valeur à l'Unicef.» L’opération philanthropique est finalement annulée lorsque Bokassa saisit le subterfuge et traîne l’affaire devant le tribunal d’Abidjan.

Le 10 décembre 1981, le tribunal civil de Paris rend la peine prononcée en Côte-d’Ivoire exécutoire en France : Bernard Tapie doit rendre les propriétés et est condamné à verser 100 000 francs (38 000 euros) de dommages et intérêts à Jean-Bedel Bokassa.

Ce que le New York Times disait de Bernard Tapie le 27 octobre 1979

- "L'histoire de M. Tapie, qu'il a racontée lors d'une interview à la Galleria, un luxueux immeuble d'habitation du centre de Manhattan, est un récit d'aventure avec tous les éléments d'un thriller. Il interrompt fréquemment sa narration en français pour se plaindre de l'inefficacité des politiciens français face à M. Bokassa, qui, selon les groupes de défense des droits de l'homme, a participé au massacre d'une grande partie de son peuple, y compris des enfants".

- "M. Tapie a insisté sur le fait qu'il n'était pas un militant politique et qu'il était désenchanté par la politique des partis en France. Mais il n'a pas nié que ses actions audacieuses impliquant M. Bokassa pourraient servir à le lancer dans une carrière politique et a admis que s'il obtenait une notoriété politique en conséquence, cela "ne ferait pas de mal".

- M. Tapie a parlé avec plaisir de son exploit, donnant l'impression qu'il était sûr de pouvoir mener à bien cette opération complexe. Il a déclaré que ses entreprises employaient 2 000 personnes et rapportaient 150 millions de dollars par an".

 

Les châteaux de Bokassa en 1981

Bernard Tapie doit rendre quatre châteaux à l'ancien empereur de Centrafrique Jean-Bedel Bokassa, après un jugement du tribunal d'Abidjan annulant leur vente, rendu exécutoire le 10 décembre 1981 par la justice française. Il avait acheté ces propriétés très bon marché à Jean-Bedel Bokassa, peu après sa chute en 1979, en le persuadant d'une saisie imminente par l'Etat français.

Les premiers ennuis judiciaires de Bernard Tapie ont pour nom Jean Bedel Bokassa. L’ancien « empereur » de Centrafrique est le premier à avoir traîné l’homme d’affaires devant un tribunal. Bernard Tapie, 37 ans à l’époque, lui avait, en 1980, racheté ses propriétés en France à un prix intéressant en faisant croire que l’État français allait les saisir. Tapie les a vendues aux enchères à New York et a fait don de l’argent à… l’Unicef. Bokassa a récupéré ses châteaux en justice (ils ont été à la fin saisis par l’État centrafricain).

 

Châteaux à vendre

Le Monde Publié le 01 novembre 1979 à 00h00 

L'attestation, en date du 22 octobre 1979, est formelle : Me David Kouakou Konan, notaire, ayant son étude 4, avenue du Général-de-Gaulle à Abidjan, en République de Côte-d’Ivoire, certifie et atteste qu'aux termes d'un acte reçu par lui le 9 octobre 1979, " Sa Majesté Jean-Bedel Bokassa, sans profession, demeurant à Abidjan " et " Mme Catherine Martine Denguiade, son épouse, résidant actuellement à Meulan (Yvelines) " ont vendu à la société en nom collectif Bernard Tapie et Cie, 24, avenue de Friedland, à Paris, les biens immobiliers de l'ancien souverain centrafricain en France, à savoir : le château d'Hardricourt, un domaine à Mezy (Yvelines), un autre à Neuvy-sur-Barangeon (Cher), un autre encore - " la Cotencière " - à Selles-Saint-Denis (Loir-et-Cher), une partie de la propriété de Villemorant à Neung-sur-Beuvron (Loir-et-Cher), une autre maison située dans le même village, et, enfin, une propriété du quartier de Saint-Antoine à Nice. La vente desdits immeubles a été consentie moyennant le prix de 627 millions de francs C.F.A. M. Bernard Tapie, acquéreur au nom de sa société, affirme qu'un notaire français, Me Francis Lafond, dont l'étude est sise 8, rue Carnot à Angoulême (Charente), était présent à la vente : mais Me Lafond refuse sèchement de s'expliquer sur le sujet.

Ainsi donc, un ressortissant français de trente-six ans, fils d'un ajusteur de La Courneuve, serait devenu propriétaire de la fortune immobilière française de l'empereur déchu. Et dans quel but ? " Celui de tout revendre pour affecter le produit de la transaction à l'UNICEF ", répond calmement M. Tapie. En fait, ce jeune homme d'affaires, qui s'est spécialisé depuis deux ans dans le rachat de " canards boiteux ", dont il fait à tout coup, affirme-t-il, autant d'affaires florissantes (Il en a relevé onze qui occupent plus de deux mille personnes), ne cache pas qu'il eut envie de " faire un coup " en apprenant à la lecture de la presse, le 4 octobre, dans l'avion qui le conduisait à Abidjan pour d'autres affaires, que les biens de l'ex-empereur en France pourraient être saisis.

 

Les châteaux de Bokassa (1981):

https://www.lefigaro.fr/ 28/06/2013 à 16:32

L'ancien empereur de Centrafrique, Jean-Bedel Bokassa, est le premier à avoir poursuivi Bernard Tapie devant la justice. En cause: la vente contestée de ses quatre châteaux à l'homme d'affaires. Ce dernier lui avait acheté à très bon marché, juste après sa chute en 1979, en lui faisant croire que l'État français allait les saisir. Mais Bokassa se rend compte de la supercherie et attaque l'acheteur. Dans la foulée, le tribunal d'Abidjan annule la vente et oblige Tapie à rendre les propriétés de Bokassa. Le tribunal de grande instance de Paris rend ce jugement exécutoire le 10 décembre 1981.

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