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12 avril 2017 3 12 /04 /avril /2017 17:54
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

 

Centrafrique : Des munitions et machettes saisies par la Minusca à Bangassou

 

Par Parfait Teddy Komesse le 12 avril 2017

 

 

BANGUI, 12 Avril 2017 (RJDH) — Ce sont 11.275 munitions et 136 machettes saisies dans la nuit du 11 au 12 avril à Bangassou, au sud-Est du pays, lors d’une patrouille de routine de la police de Minusca. Information soutenue par Salifou Konseiga, porte-parole de la police ce 12 Avril à Bangui.

 

Ce coup de filet de la police est rendue possible grâce à la coopération des autorités administratives de Bangassou. Si l’identité des groupes armés détenteurs de ces minutions sont connues, la Minusca n’a pas précisé s’il y a eu des arrestations pour ces détenteurs illégaux des munitions de guerre.

 

La Minusca justifie son action par l’appui et la collaboration de la population. « Une opération de la Minusca en collaboration avec le Procureur de Bangassou a permis la saisie de 11.275 munitions et 136 machettes toutes neuves qui étaient destinées aux groupes armés Anti-Balaka. L’intervention a eu lieu alors que la transaction et l’acheminement étaient encours », a expliqué le Lieutenant Salifou Konseiga, porte-parole de la police à la Minusca.

 

L’état-major de la Minusca a annoncé le renforcement de la ceinture sécuritaire. « La situation sécuritaire à l’Est du pays est tendue par ce qu’il y a beaucoup de mouvement des groupes armés. C’est le foyer de tensions qui était à Bambari qui se propage vers l’Est. Nous avons déjà renforcé la compagnie qui existe à Bangassou pour assurer la protection de la population », a rassuré Major Rahhli Khalid, porte-parole de la Force à la Minusca.

 

La saisine de munition intervient alors que le ministère de la Défense a annoncé le redéploiement des FACA à l’intérieure du pays.

 

 

Centrafrique : Les Sapeurs Pompiers bientôt opérationnels

 

Par Minerve Pounenzapa Ngoupandé le 12 avril 2017

 

 

BANGUI, 12 Avril 2017(RJDH) —Les sapeurs-pompiers seront opérationnels dans les semaines prochaines après 4 ans d’inactivité. L’annonce de cette reprise est faite par le capitaine Allibert pendant la formation des sapeurs-pompiers sur les notions de base.

 

Les véhicules des sapeurs-pompiers sont en provenance de France pour la Centrafrique et arrivent probablement aujourd’hui au demain. Il s’agit d’un véhicule contre incendie et d’une ambulance », a indiqué le capitaine Allibert.

 

Les éléments de sapeurs-pompiers se préparent déjà pour cette tâche qui commence bientôt. « Nous serons opérationnels sur le terrain dès lundi et la population pourra nous faire recours sur le numéro d’urgence (118) en cas de danger, nous serons là pour sauver», a indiqué un cadre des sapeurs-pompiers centrafricain.

 

Les sapeurs-pompiers sont beaucoup sollicités ces derniers temps. Cette reprise annoncée est un bouffée d’oxygène pour la population de Bangui.

 

 

Centrafrique : Le bilan de la mission des forces américaines est mitigé selon les victimes de la LRA

 

Par Judicael Yongo le 12 avril 2017

 

 

BANGUI, 12 Avril 2017(RJDH) —Le bilan des forces américaines déployées à Obo à l’est du pays pour traquer Joseph Kony de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) est mitigé selon Aubin Kotto-Kpénzé, président national de l’association des victimes de la LRA. Constat établi après l’annonce du retrait des troupes prévu pour ce 25 avril 2017.

 

La volonté de la Maison Blanche de retirer les troupes américaines de la localité d’Obo n’a pas laissé indifférente les victimes de Joseph Kony qui qualifient de mitigé le bilan des éléments américains. « Qu’ils partent ou qu’ils restent, cela ne change rien dans le rapport de force. C’est pendant qu’ils sont là avec les moyens aéroportés et technologiques avancés que la LRA enlève et tue », a remarqué Aubin Kotto-Kpénzé.

 

Il n’a pas de raison de s’inquiéter et que la sécurité des centrafricains doit être assurée par les centrafricains. « Il est important aujourd’hui d’envisager une solution nationale pour enrailler le phénomène LRA en s’appuyant sur la Minusca. Je pense qu’il faut faire avec les FACA que de compter sur des gens qui viennent pour des raisons géostratégiques », a lâché Aubin Kotto-Kpénzé.

 

L’association des victimes projette faire une documentation après le retrait des forces américaines dans les régions du Mbomou, Haut-Mbomou et les autres localités sillonnées par cette rébellion ougandaise afin d’obtenir la justice. Le nombre actuel des victimes de la LRA atteint 1632.

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Centrafrique-Presse.com
11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 20:30
Centrafrique : Michaëlle Jean en visite de travail à Bangui

 

Centrafrique : Michaëlle Jean en visite de travail à Bangui

 

http://www.adiac-congo.com Mardi 11 Avril 2017 - 16:30

 

Sur invitation du chef d’Etat centrafricain, Faustin Archange Touadera, la secrétaire générale de la francophonie, Michaëlle Jean, effectuera ce 11 avril une visite de travail à Bangui, en République centrafricaine.

 

En effet, ce séjour de travail intervient une année après le retour de la RCA dans le groupe des pays membres de la francophonie, notamment après sa suspension des instances suite au coup de force de mars 2013. « Mon séjour à Bangui est un événement de taille car, il intervient un an après le retour à l’ordre constitutionnel de ce pays au sein de la francophonie », a précisé la secrétaire générale de la francophonie, Michaëlle Jean, avant d’étayer les grands axes constituant son agenda de travail qui, selon elle comprend plusieurs activités à savoir : les rencontres avec les autorités politiques du pays, la visite de l’Assemblée nationale, les discussions et échanges avec les leaders religieux et le corps universitaire sans oublier les associations de la francophonie.

 

Par ailleurs, en dehors de ces activités, la responsable de la francophonie procédera avant la visite des réfugiés au site de Bambari situé à l’est du pays, au lancement officiel de certains programmes de la francophonie tels que, le Centre de lecture et d’animation culturelle (Clac) et la campagne intitulée « libres ensemble » qui est un programme prévu par la francophonie mais, a été suspendu pour des raisons de sécurité.

 

Au terme de sa visite de travail, Michaëlle Jean remettra les prix aux lauréats de la journée de la francophonie célébrée en différé en Centrafrique.

 

Notons que selon le comité d’organisation de sa visite, Michaëlle Jean recevra le prix Honoris Causa 2017 à l’Université de Bangui. Elle le reçoit un an après celui de Catherine Samba-Panza, présidente de la transition en 2016.

 

Rock Ngassakys

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11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 20:24
La MINUSCA dénonce l’agression d’un de ses fonctionnaires à Bambari

 

 

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

 

 

Bangui, 11 avril 2017 – La MINUSCA a appris avec consternation l’agression dont a été victime l’une de ses fonctionnaires dans l’exercice de ses fonctions, mardi matin à Bambari (Centre de la RCA). La fonctionnaire de la MINUSCA a été blessée à la tête alors que l’équipe dont elle faisait partie s’était rendue dans le village de Bornou pour y mener une enquête sur la mort d’un individu.

 

 

Le convoi de la MINUSCA a été pris pour cible par des manifestants dont les jets de pierres ont brisé des vitres des véhicules et occasionnant la blessure de la fonctionnaire, qui est actuellement sous traitement.

 

 

La MINUSCA souligne que des enquêtes sont en cours pour identifier le ou les auteurs de cet acte inacceptable. La Mission rappelle que toute attaque contre le personnel des Nations Unies et des organisations humanitaires constitue un crime passible de poursuites par les juridictions centrafricaine et internationale.

 

 

La MINUSCA appelle par ailleurs les communautés de Bambari au calme, à se prémunir de toute tentative de manipulation et à se joindre aux efforts entrepris pour renforcer le vivre-ensemble et la cohésion sociale au moment où la ville se libère peu à peu de la présence des groupes armés. La MINUSCA réitère sa détermination à poursuivre sa mission en toute impartialité et à appuyer les efforts nationaux en vue du relèvement de la RCA.

 

United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic

 

Vladimir Monteiro

 

Spokesperson/Porte-parole

 

MINUSCA - Avenue Barthélemy Boganda BP 3338 Bangui, Central African Republic

 

Cellphone: + 236 75980772 / 72259932 Extension : (173) 5545/5506 | E-mail: monteiro6@un.org

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11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 20:21
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

Centrafrique : Des hommes armés signalés dans les zones minières du Nord de la RCA

 

Par Bienvenue Marina Moulou-Gnatho le 11 avril 2017

 

PAOUA, 11 Avril 2017(RJDH)—Des hommes armés sont signalés dans les environs de Paoua. Ces hommes seraient à la recherche, selon les informations du RJDH, de l’or.

 

L’information est confirmée au RJDH par diverses sources. « Nous avons des informations qui attestent que des hommes armés circulent entre Paoua et Markounda pour chercher de l’or », a expliqué une source militaire dans la région.

 

Un cadre de la justice présent dans la ville de Paoua indique que ces hommes armés sont signalés entre 25 et 68 km de Paoua.

 

Les habitants de cette partie du nord limitent leur déplacement à cause de cette présence. « Nous ne pouvons pas aller au-delà de 25km à cause de ces hommes armés dont l’identité n’est pas clairement identifiée. C’est vrai qu’ils sont à la recherche des mines d’or mais ils peuvent agresser facilement les gens », a confié un habitant qui a requis l’anonymat.

 

Le procureur près le tribunal de grande instance de Paoua, Narcisse Ndanboy contacté par le RJDH dit avoir l’information depuis quelques semaines. Il confirme que la présence de ces hommes perturbe les activités dans la région.

 

Selon les informations du RJDH, c’est autour des villages Bavara, Hosso où l’or est généralement exploité que ces hommes armés sont signalés.

 

 

Centrafrique : Les bâtiments administratifs de Koui occupés par le mouvement armé 3R

 

Par Jean Fernand Koena le 11 avril 2017

 

BANGUI, 11 Avril 2017(RJDH)—Les bâtiments administratifs de Koui sont illégalement occupés par les combattants du mouvement armé 3R, opérationnels depuis plusieurs mois dans le nord du pays. Cette situation selon le député de la localité défavorise le redéploiement de l’autorité de l’Etat dans ladite ville.

 

Ce sont la résidence du sous-préfet, la brigade de gendarmerie et quelque résidence des fonctionnaires qui d’après nos sources sont occupées par les éléments de ce groupe rebelle. L’honorable Eusèbe Ngaïsset parle d’occupation illégale de bâtiments de l’Etat. « Tous les bâtiments administratifs sont sous occupation des rebelles de 3R qui règnent en maitres dans la ville de Koui », a confié le député qui annonce par ailleurs que les hommes de Sidiki occupent également sa résidence.

 

Contacté par le RJDH, le porte-parole de 3R, Patrick Kongbatrou reconnait l’occupation du bâtiment de la sous-préfecture et nie celle des résidences évoquées par le député de Koui. « Nous n’utilisons que la Brigade que nous pouvons libérer à tout moment si les agents de l’Etat reviennent dans la ville. Mais aucun autre bâtiment n’est occupé », a expliqué cette source.

 

La ville de Koui considérée comme base arrière du mouvement armé 3R est occupée depuis septembre 2016. Lors d’une mission parlementaire en décembre 2016, les députés de la région du nord avaient demandé aux éléments de 3R de quitter la ville. Cette demande avait été exprimée suite à des séries de combats opposant Anti-Balaka et les combattants de ce mouvement à Ngaoundaye et Bocaranga.

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11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 11:16
Témoignage sur la situation sécuritaire en Centrafrique

 

Témoignage sur la situation sécuritaire en Centrafrique

 

2017-04-11 Radio Vatican

 

RV) Entretien - La situation sécuritaire en Centrafrique toujours très compliquée. Il y a cinq jours, une attaque a visé la ville de Ngaoundaye, à la frontière avec le Cameroun et le Tchad. Selon des sources militaires à Bangui, les hommes armés seraient deux factions ex-Séléka.

 

Une attaque qui intervient un an après l’arrivée de Faustin Touadéra au pouvoir, après un gouvernement de transition, qui n’a pas réussi à faire baisser l’insécurité dans le pays, même si la capitale, Bangui, a été pacifiée.

 

La Centrafrique souffre toujours du conflit commencé en 2013, après le renversement de l’ex-Président François Bozizé par la rébellion musulmane Séléka. Des groupes anti-Balakas majoritairement chrétiens avaient alors lancé une contre-offensive.

 

Le Père Bernard Kinvi, religieux camillien d’origine togolaise, dirige l’hôpital de la mission catholique de Bossemptelé. C’est dans cette ville, située à plus de 200 km de Bangui, qu’en janvier 2014, des centaines de civils ont été massacrés par des anti-balaka. Le père Kinvi s’est vu remettre par L’ONG Human Rights Watch le Prix Alison Des Forges pour récompenser son action auprès des populations.

 

Nous l’avons rencontré lors d’un congrès international à l’occasion des 50 ans de la publication de l’encyclique Populorum Progressio au Vatican les 3 et 4 avril. Dans un entretien avec Hélène Destombes, le père Kinvi revient sur la situation aujourd’hui en RCA.

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11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 11:07
Lu pour vous : Centrafrique : les douze mois d’un président face à la crise

 

 

Analyse

 

Centrafrique : les douze mois d’un président face à la crise

 

En fonction depuis le 30 mars 2016, Faustin-Archange Touadéra est confronté aux multiples blocages d’un Etat en faillite.

 

Par Camille Laffont  LE MONDE Le 11.04.2017 à 10h00

 

Son élection, en février 2016, puis son investiture le 30 mars, avaient suscité l’espoir dans un pays ravagé par la guerre civile. Premier président de la République centrafricaine élu après la crise, successeur du gouvernement de transition de Catherine Samba-Panza (2014-2016), Faustin-Archange Touadéra avait la lourde responsabilité de reconstruire un Etat en faillite. Mais aujourd’hui, les violences perdurent et le pays ne semble trouver aucune issue à la crise. Une année de mandat jalonnée d’entraves politiques, économiques et structurelles, qui pose la question : le président Touadéra est-il à la hauteur d’une mission qui paraît impossible ?

 

Avril 2016 : un dialogue impossible

 

Du 12 avril au 18 mai 2016, les représentants des principaux groupes armés du pays se succèdent à Bangui, à l’invitation du nouveau président. FPRC, RPRC, MPC, UPC… Autant d’acronymes qui se disputent l’héritage de la Séléka, la coalition de mouvements rebelles arrivée au pouvoir en mars 2013 avant d’en être chassée par l’intervention militaire française Sangaris, déclenchée en décembre de la même année. Les miliciens contrôlent toujours l’est et le nord du pays, soumis aux affrontements entre factions rivales.

 

D’après un rapport d’experts de l’ONU daté du 11 août 2016, Faustin-Archange Touadéra se heurte alors aux revendications des ex-Séléka, qui exigent des portefeuilles dans le nouveau gouvernement. Une requête inacceptable pour l’équipe en place. La présidente de la transition, Catherine Samba-Panza, avait intégré dans l’exécutif des politiciens proches de la Séléka, majoritairement musulmane, et des anti-balaka, une milice composée surtout de chrétiens et d’animistes. Selon les chercheurs Mathilde Tarif et Thierry Vircoulon, de l’Institut français des relations internationales (IFRI), « cette stratégie d’association des modérés des deux camps ennemis a conduit à une surenchère des demandes de nomination. »

 

Juillet 2016 : une « économie criminelle »

 

Dans son discours des « cent jours » à la présidence de la République, le 9 juillet, Faustin-Archange Touadéra réclame « la levée totale de l’embargo sur la commercialisation des diamants, qui a privé l’Etat d’énormes ressources et encouragé le trafic illicite ». Aujourd’hui, l’une des principales richesses du pays est encore pour une bonne partie aux mains des divers groupes rebelles, faute d’en avoir sécurisé les gisements. Mathilde Tarif et Thierry Vircoulon alertent sur « un basculement dramatique de l’économie informelle à l’économie criminelle », qui alimente les violences entre bandes armées et entretient la corruption au sein de l’administration.

 

Octobre 2016 : une souveraineté de façade

 

Le 31 octobre, l’opération Sangaris touche officiellement à sa fin. C’est désormais aux casques bleus de la Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations unies en République centrafricaine (Minusca) que revient le maintien d’une paix précaire dans le pays. Mais leur efficacité est contestée par la population : une semaine plus tôt, des organisations de la société civile centrafricaine ont déclaré Bangui « ville morte », le temps d’une journée, pour fustiger l’inaction des troupes onusiennes face aux violences. Le premier ministre, Simplice Sarandji, enjoint la population à boycotter la grève, mais les Banguissois ne suivent pas son appel et désertent les rues. Un aveu d’impuissance pour le fragile régime central. « Politiquement, la Minusca est le seul acteur à Bangui. C’est elle qui donne la direction au gouvernement », estime Thierry Vircoulon.

 

Novembre 2016 : une relance à financer

 

Ancien professeur de mathématiques, Faustin-Archange Touadéra ne rechigne pas à sortir sa calculette : son administration en faillite dépend de la bonne volonté des donateurs publics et privés, auxquels il doit consacrer la plupart de ses déplacements officiels. Le 17 novembre, il se rend à Bruxelles. Devant un parterre de bailleurs de fonds internationaux, il présente un plan de relance sur cinq ans estimé à 3,1 milliards d’euros : il revient à Bangui avec 2,2 milliards d’euros de promesses de dons. Puis, le 13 janvier 2017, il réclame 21,5 millions d’euros pour aider le Programme alimentaire mondial (PAM) à « prévenir le pire » dans son pays. Et dix jours plus tard, il sollicite l’aide du Fonds monétaire international (FMI) et reçoit la visite de sa directrice générale, Christine Lagarde, à Bangui : le FMI approuve un prêt de 116 millions de dollars (environ 110 millions d’euros).

 

Février 2017 : une justice embryonnaire

 

Le 16 février, la Cour pénale spéciale centrafricaine (CPS) se dote enfin d’un procureur. Le colonel Toussaint Muntazini Mukimapa est chargé d’instruire les crimes les plus graves commis dans le pays depuis 2003. Annoncée depuis 2014, la CPS ne sera pas effective avant la fin de l’année 2017. Le financement de cette juridiction exceptionnelle, composée de juges internationaux et centrafricains, a toutefois accaparé le budget des aides allouées à la justice, selon Mathilde Tarif et Thierry Vircoulon. Au détriment de la formation du personnel policier, pénitentiaire et judiciaire, dont les maigres effectifs suffisent à peine à couvrir la capitale et ses environs proches.

 

Mars 2017 : une armée désarmée

 

Le 20 mars, après un discours au siège des Nations unies, à New York, Faustin-Archange Touadéra est de passage à Paris. Parmi les enjeux de ces visites : la levée de l’embargo sur les armes imposé au pays depuis la crise de 2013. Privées de tout matériel létal, les Forces armées centrafricaines (FACA) doivent composer avec les rares vestiges laissés par les précédents gouvernements. Leur entraînement par la Mission de formation de l’Union européenne (EUTM) ne suffit pas à changer la donne face à des milices régulièrement approvisionnées grâce aux trafics en tous genres. Quant au processus de désarmement, démobilisation, réinsertion (DDR) censé ramener les milices dans le giron de l’Etat, il ne connaît « aucune avancée », selon Thierry Vircoulon : « Les groupes armés jouent un double jeu. Ils participent aux réunions mais ne suivent pas sur le terrain. » Sept mois après le départ de Sangaris, seule la capitale et ses environs sont partiellement sécurisés. L’Etat est toujours absent dans le reste du pays.

 

Avril 2017 : le « dilemme » de Touadéra

 

A Bangui, le président Touadéra célèbre sans faste le premier anniversaire de son mandat. Une énième crise politique couve. « Des petits jeux de bac à sable sans aucun intérêt pour la situation générale », commente Thierry Vircoulon, pour qui le pays vit toujours « sans gouvernement effectif ». La faute, selon lui, à une « culture politique » bien ancrée dans les institutions : « L’élite au pouvoir est centrée sur Bangui et Paris, mais la Centrafrique n’est pas son affaire. » Pour le chercheur, l’exécutif est aujourd’hui confronté à un « dilemme » : « Restaurer la Centrafrique de François Bozizé [2003-2013] ou tenter une vraie réforme de gouvernance en changeant les mauvaises pratiques. »

 

Il reste encore quatre années au président Touadéra pour satisfaire, au moins en partie, les espoirs que les Centrafricains, exténués par des années d’instabilité, ont placé en lui.

 

Camille Laffont


http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/04/11/centrafrique-les-douze-mois-d-un-president-face-a-la-crise_5109330_3212.html#Er0ii4h37MxHc0Pz.99


 

Centrafrique : un an après l’élection de Faustin-Archange Touadéra, où en est la paix ?

 

Par Muriel Devey Malu-Malu

 

Un an après l’arrivée au pouvoir de Faustin-Archange Touadéra, des pans entiers du territoire échappent encore au contrôle de l’État, et le pays peine à se remettre en marche.

 

«Nous en avons assez de la guerre. Nous voulons la paix et vivre en harmonie comme jadis », affirme Lydie Nzengou Koumat-Gueret, la directrice de la Télévision centrafricaine, lors d’une rencontre organisée le 16 mars, à Bangui, sur le thème du vivre-ensemble.

 

Cette paix encore introuvable, la majorité des Centrafricains y aspirent. Le chef de l’État, Faustin-Archange Touadéra, le premier. Rétablir la confiance entre communautés, accélérer le retour des milliers de déplacés et de réfugiés, désarmer les milices, tels sont les chantiers prioritaires auxquels il avait promis de s’atteler lors de son arrivée à la tête du pays, en mars 2016.

 

Des urgences auxquelles s’ajoutent le redéploiement de l’Administration sur l’ensemble du territoire, la relance de l’économie, la réhabilitation des infrastructures de base ou encore la remise en état des systèmes éducatif et sanitaire… Autant de défis dont la réussite dépend étroitement du retour de la paix et du désarmement des groupes armés.

 

Le régime contrôle moins de la moitié du pays, au-delà de Sibut commence le far west

 

Un an après, où en est-on ? La situation sécuritaire reste critique, et des pans entiers du territoire échappent toujours à l’autorité de l’État. « Le régime contrôle moins de la moitié du pays, dont les préfectures situées dans l’Ouest et le Sud-Ouest. Au-delà de Sibut commence le far west », affirme Hypollite, un journaliste radio.

 

En effet, en dépit des accords de paix signés début 2015, quatorze groupes armés non conventionnels sont toujours actifs. Une partie d’entre eux sont issus de l’ex-Séléka, une coalition de mouvements rebelles créée en septembre 2012 et formée de musulmans.

 

Pillage, taxes illégales et trafic d’armes

 

Constituées de Centrafricains et d’étrangers venus des pays voisins (Tchad, Soudan du Sud, Cameroun et RD Congo), ces factions sont très présentes dans les zones minières, où le pillage des gisements de diamant et d’or, les taxes illégales et le trafic d’armes assurent l’essentiel des revenus de leurs chefs.

 

Les plus importantes sont le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), mené par Noureddine Adam et implanté dans la Vakaga et à Aigbando, au sud de Bria, et l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC), dirigée par Ali Daras, qui occupe les préfectures de Ouaka, de la Basse-Kotto, de la Haute-Kotto et une partie de celle de Mbomou – à l’exception de Bangassou, d’où les rebelles ont été chassés par la population.

 

Le « camp adverse » est, lui, composé d’anti-Balaka, groupes d’autodéfense constitués en réaction aux exactions de la Séléka et composés de chrétiens et d’animistes. Ils sévissent surtout autour de Bambari et de Berbérati, où ils ont fait main basse, eux aussi, sur des mines.

 

Ce ne sont pas les projets qui intéressent les chefs de guerre mais les postes ministériels et l’argent

 

Pour obtenir la reddition de cette constellation de groupes armés, le dialogue et le désarmement volontaire sont privilégiés. Une option qui en déroute plus d’un. « Les chefs de guerre vivent de l’exploitation minière et du prélèvement de taxes en tous genres dans les zones qu’ils occupent. Ils ne vont pas renoncer à cette manne sans contrepartie. Ce ne sont pas les projets qui les intéressent, mais les postes ministériels et l’argent », souligne Bertin Béa, le secrétaire général de la Convergence nationale – Kwa Na Kwa (KNK).

 

450 000 Centrafricains sont toujours réfugiés dans les pays voisins

 

Lancé en 2015, le programme DDRR (Désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement) piétine. Et l’essentiel des 450 000 Centrafricains réfugiés dans les pays voisins n’est toujours pas rentré au pays.

 

Pour venir à bout des rebelles, le régime Touadéra ne peut pas compter sur les Forces armées centrafricaines (Faca), qui n’existent que sur le papier. Pour reconstituer cette armée nationale moribonde, une formation est assurée par l’Union européenne. D’ici à la fin de 2017, deux bataillons (soit 1 500 soldats) doivent être formés – dont le premier en mai. Néanmoins, il faudra des années avant que la Centrafrique dispose de forces de défense dignes de ce nom.

 

Faute de mieux, la population se tourne donc vers la Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations unies en Centrafrique (Minusca), forte de quelque 12 000 hommes. Force de combat ou d’interposition ? Le débat est vif, et nombre de Centrafricains souhaiteraient que la Minusca intervienne davantage militairement sur le terrain au lieu de se cantonner à un rôle de dissuasion.

 

Les cas de malnutrition sévère sont fréquents, et les infrastructures sanitaires et éducatives sont très détériorées

 

Néanmoins, à Bambari, la Minusca défend âprement la « ligne rouge » que tentent parfois de franchir les rebelles. Elle assure en outre la protection de civils et d’ONG, nombreuses à intervenir dans les zones occupées, où la situation socio-économique est très préoccupante. « Les cas de malnutrition sévère sont fréquents, et les infrastructures sanitaires et éducatives sont très détériorées », témoigne Rodrigue, un médecin local.

 

Puisque le processus de désarmement est encore virtuel, les Centrafricains fondent notamment leur espoir sur la Cour pénale spéciale, dont les opérations devraient débuter en mai. Un chantier très attendu car « il n’est plus question d’impunité ni d’amnistie », insiste Rodrigue.

 

Le dialogue intercommunautaire est une autre voie prometteuse pour rétablir la cohésion sociale. Ainsi, les chefs religieux et traditionnels se mobilisent pour sensibiliser les populations aux questions de réconciliation et de citoyenneté.

 

En novembre 2015, la messe célébrée par le pape François à Bangui avait réuni de nombreux chrétiens, mais aussi des musulmans. Et aujourd’hui, les tables rondes et débats animés par Ndeke Luka, la radio créée par la fondation suisse Hirondelle, sont très écoutés et commentés par les auditeurs. À l’initiative du président Touadéra, un programme national de mise en place de Comités locaux de paix et de réconciliation a par ailleurs été lancé en décembre 2016. En attendant la paix, l’objectif est l’apaisement.

 


 

Les premiers chantiers

 

Une partie du territoire étant occupée par des bandes armées, les premiers projets de reconstruction se cantonnent essentiellement aux zones contrôlées par l’État. Dans le Ouham, la culture du coton redémarre, et l’exportation des diamants a repris dans la zone de Berbérati.

 

À Bangui, la capitale, les activités se remettent également en marche. Sur le plan législatif, les actions engagées ont permis l’installation de l’Assemblée nationale, du Haut Conseil de la communication ou de la Cour pénale spéciale. Elles ont aussi favorisé la mise en œuvre du processus de décentralisation territoriale, censé déjouer les tentatives de sécession du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) et relancer la vie des régions au lendemain des élections municipales, prévues en 2018.

 

Le système éducatif devrait quant à lui bénéficier d’un projet de « médiathèque numérique décentralisée ». Financé par divers bailleurs, en partenariat avec le ministère de l’Éducation et l’Agence centrafricaine pour la formation professionnelle et l’emploi, ce projet, qui doit démarrer à Bangui, Mbaki et Bouar, vise à équiper neuf centres en tablettes et en liseuses connectées à quelque 20 000 documents, dont des fiches pédagogiques pour les enseignants et le personnel médical.

 

Côté infrastructures, les efforts des autorités ont porté sur la réfection de la voirie et des bâtiments administratifs et sur la remise en état de cinq turbines à la centrale hydroélectrique de Boali, à une centaine de kilomètres au nord de Bangui. Mais beaucoup reste à faire. Privé de nombreuses ressources budgétaires (notamment les recettes minières et douanières), le gouvernement attend avec impatience que se concrétisent les promesses des bailleurs de fonds, réunis à Bruxelles en octobre 2016.

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10 avril 2017 1 10 /04 /avril /2017 18:21
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Michaëlle Jean, secrétaire général de la francophonie attendue à Bangui

 

Par Nina Verdiane Niabode le 10 avril 2017

 

BANGUI, 10 avril 2017 (RJDH)… Michaëlle Jean, la secrétaire générale de l’organisation internationale de la francophonie est attendue ce 11 avril à Bangui pour une visite de travail qui la conduira aussi à Bambari à l’est du pays.

 

Michaelle Jean va venir en République Centrafricaine sur invitation de Faustin Archange Touadera. Cette visite a un enjeu de taille depuis le retour de la RCA dans la famille de francophonie après sa suspension des instances suite au coup de force de mars 2013. Cette visite intervient un an après le retour à l’ordre constitutionnel et le retour du pays au sein de la francophonie.

 

Son agenda prévoit des rencontres avec les autorités politiques, un passage à l’Assemblée Nationale, une rencontre avec les leaders religieux et le corps universitaire mais aussi les associations de la francophonie. La Secrétaire va devoir lancer certains programmes de la francophonie tels que le CLAC (centre de lecture et d’animation culturelle). La campagne libre ensemble prévue est suspendue pour des raisons de sécurité.

 

Elle profitera aussi pour remettre les prix aux lauréats de la journée de la francophonie célébrée en différé en Centrafrique, quelques jours avant son arrivée. Elle effectuera un déplacement à Bambari où elle visitera le site des déplacés. Selon le comité d’organisation, Michaëlle Jean recevra le prix Honoris Causa à l’Université de Bangui.

 

Michaëlle Jean reçoit le prix Honoris Causa en 2017, après celui de Catherine Samba-Panza alors présidente de la transition en 2016.

 

 

Centrafrique : Les déplacés internes de site de Benz- vi envisagent leurs retours volontaire

 

Par Ketsia Kolissio le 10 avril 2017

 

BANGUI, 10 Avril 2017(RJDH)—Les déplacés de l’intérieur du pays installés sur le site de Benz-vi envisagent leur retour dans leurs zones respectives. Ils déplorent les conditions difficiles de vie sur le site et appellent à la solidarité.

 

Ils sont des déplacés de Kaga-Bandoro et autres ayant fui les hostilités dans leur localité pour gagner Bangui. Trois mois après l’opération « Noël à la Maison » lancée par le gouvernement, ces déplacés n’ont pas eu de facilité du HCR et du gouvernement pour pouvoir rentrer. Sur ce site aucun dispositif sanitaire n’est visible et ces déplacés s’estiment abandonner.

 

Ce site regorge 2.446 déplacés et le coordonnateur du site se plaint de leur condition de vie. «C’est depuis 2013 que nous avons occupé ce site. Au début nous avons reçu de l’aide humanitaire et des gestes des religieux. Mais depuis quelques, l’aide tourne au ralenti. C’est par rapport ces conditions que lors d’une réunion avec la coordination du HCR et le ministère des affaires sociales en commun accord avec ceux de Kaga-Bandoro que nous avons envisagé ce retour en dépit de l’insécurité dans l’arrière-pays », a-t-il indiqué.

 

Catherine, l’une de déplacés de Kaga-Bandoro déplore les conditions de vie sur le site en disant : « Nous qui sommes de Kaga-Bandoro nous n’avons aucun parent à Bangui, nous sommes abandonnés à notre triste sort, nous serons obligés de retourner chez nous malgré qu’il y a encore de l’insécurité », a-t-elle lâché.

 

La plainte des déplacés de Benz-Vi intervient dans un contexte de tarissement des ressources pour l’action humanitaire ce qui motive l’appel au fond de Yaoundé par la communauté humanitaire.

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10 avril 2017 1 10 /04 /avril /2017 18:13
Neuf milliards de l’UE pour la construction de 200 forages en RCA

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) -  avr 10, 2017 à 15:34  Le chef de la Délégation de l’Union européenne en Centrafrique, Jean-Pierre Reymondet-Commoy, a annoncé, lundi à Bangui, le financement d'un nouveau projet de construction de 200 forages sur tout le territoire du pays à hauteur de 21 millions d’euros, soit 9 milliards de FCFA.

 

Ce projet s’inscrit dans le cadre du programme dénommé « Eau pour la vie, Eau pour la paix », a précisé Jean-Pierre Reymondet-Commoy, ajoutant qu’il prévoit la construction à Bangui d'un siège pour abriter l'Agence nationale pour l'eau et l'assainissement et d’un atelier complet de forage destiné à construire dans la capitale une vingtaine d’ouvrages hydrauliques sur les 200 prévus.

 

"La priorité étant donnée, pour les forages dans la capitale, aux zones de précarité difficiles d’accès par la Société de Distribution d’Eau en Centrafrique (SODECA) et aux zones de retour des déplacés", a-t-il indiqué.

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8 avril 2017 6 08 /04 /avril /2017 08:14

 

 

 


1. Le 5 avril 2017, Son Excellence le Président Jacob Zuma, s’est entretenu avec Son Excellence, le Prof. Faustin Archange Touadera, Président de la République Centrafricaine, au cours de sa visite de travail en Afrique du Sud.


2. Le Président Jacob Zuma a une fois de plus félicité le Président Touadera pour son élection comme Président de la République Centrafricaine et a loué le peuple centrafricain pour avoir tenu des élections pacifiques et démocratiques en février 2016. A cet effet, le Président Zuma a rappelé que nombreux prédisaient que les élections en RCA seraient accompagnées de violences et d’instabilité, mais le peuple centrafricain a prouvé sa maturité en choisissant le chemin de la paix, de la stabilité et du développement.


3. Les deux Chefs d’Etat ont salué le retour à l’ordre constitutionnel ainsi que la mise en place des institutions démocratiques prévues dans la constitution du 30 mars 2016. Ils reconnaissent cependant que des défis sécuritaires majeurs demeurent.


4. Les deux Chefs d’Etat ont réaffirmé le besoin urgent pour les groupes armés en République Centrafricaine de déposer les armes et de prendre part à la réforme du secteur de la sécurité et au programme de désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement (DDRR). A cet effet, le Président Zuma a félicité le Président Touadera pour les efforts constants de dialogue avec les groupes armés.

 

5. Les deux Chefs d’Etat ont passé en revue les relations bilatérales entre les deux pays et se sont accordés pour renforcer la coopération initiée dans l’Accord-Cadre signé le 28 avril 2006. Ils ont réaffirmé l’importance stratégique de cet Accord qui vise à promouvoir la coopération politique, économique, sociale, sécuritaire, scientifique et technique.


6. Les deux Chefs d’Etat ont décidé de mettre en œuvre les mécanismes d’une commission mixte. A cet effet, ils ont instruit leurs Ministres des Affaires Etrangères respectifs d’en définir les contours.


7. Les deux Chefs d’Etat ont sollicité les structures compétentes de leurs Gouvernements, ainsi que le secteur privé, pour saisir les importantes opportunités pour promouvoir les échanges commerciaux et les investissements dans leur pays respectifs.


8. Les deux Chefs d’État ont passé en revue la situation politique et sécuritaire de leur région respective, puis du Continent en général. Ils ont exprimé leur préoccupation par rapport à l’instabilité dans certains pays et condamné fermement les activités terroristes et extrémistes. Ils ont réaffirmé leur engagement à travailler de concert dans la poursuite de la stabilité et de la paix durable sur le Continent.
 

9. Les deux Chefs d’État ont également exprimé leur inquiétude par rapport à la détérioration de la situation humanitaire dans certains pays du Continent.
 

10. Le Président Touadéra a tenu à exprimer sa compassion à l’endroit du peuple sud-africain, du gouvernement et des familles des soldats tombés en mission de paix en République Centrafricaine en 2013.

 

11. Le Président Touadera a exprimé sa profonde gratitude pour l’accueil chaleureux et l’hospitalité qui ont été réservés à sa personne ainsi qu’à sa délégation. Il a également invité le Président Zuma à se rendre en République Centrafricaine.

 
12. Le Président Zuma a accepté l’invitation à se rendre en République Centrafricaine à une date qui sera mutuellement convenue.


13. En conclusion, les deux Chefs d’État ont réaffirmé l’excellence des relations chaleureuses entre les deux pays et se sont engagés à œuvrer étroitement pour renforcer la coopération politique, économique et sociale au bénéfice mutuel de leur pays et de leur peuple.


Fait le 5 avril 2017 à Pretoria, Afrique du Sud.

 

Communiqué conjoint à l’occasion de la rencontre bilatérale entre Jacob Zuma et Faustin Archange Touadera
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8 avril 2017 6 08 /04 /avril /2017 07:59
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Centrafrique : L’UE finance la lutte contre l’insalubrité à Bangui et Bimbo à hauteur de 19,2 millions d’euros

 

Par Bienvenu Matongo le 7 avril 2017

 

 

BANGUI, 07 Avril 2017 (RJDH)—La représentation de l’Union Européenne a octroyé 19,2 millions d’euro soit 12,6 milliards de FCFA pour des travaux de développement urbain des communes de Bangui et Bimbo et des activités du renforcement des capacités de personnel desdites mairies. Le chiffre est annoncé par Jean Pierre Reymondet Commoy ambassadeur de l’Union européenne ce 6 mars à Bangui.

 

Ce fonds représente le coût des équipements payés par l’Union Européenne premier partenaire financier du pays pour les travaux d’assainissement et de rechargement à travers les deux communes. L’annonce est faite une semaine après l’appui de l’union européenne au relèvement du secteur de santé dans le pays et constitue un pas après la table ronde de Bruxelles organisée en novembre dernier où des annonces ont été faites pour soutenir le pays.

 

Ce don est constitué de 4 camions, 30 conteneurs bacs à ordures, des pièces de rechange et un lot d’équipement technique composé d’appareils de levée topographique.

 

Ce projet du 10e Fonds européen pour le développement va contribuer à l’urbanisation de la ville de Bangui et ses environs, selon Emile Gros Raymond Nakombo, président de la Délégation spéciale de la ville de Bangui. « Ce projet s’appuie sur six piliers importants dont le désenclavement des quartiers, l’appropriation des infrastructures, la réduction de l’inondation, l’amélioration des conditions sanitaires et la conservation des axes de communication », a-t-il énumérée.

 

Jean Pierre Reymondet Commoy souligne l’importance des communes dans le développement du pays en ces termes : « Alors que les groupes combattants s’imposent encore trop souvent dans le pays par la force, la capitale Bangui a un rôle important à jouer comme pôle d’apaisement et de réconciliation nationale ; assumer tout son rôle comme pôle de développement économique et social, de modernisation et d’intégration fructueuse ».

 

Ce financement de l’Union Européenne intervient au moment où l’Europe s’engage à financer le projet Backbone de fibre optique qui vise le raccordement de Bangui à l’internet Haut débit.

 

 

Centrafrique: Des institutions mises en place sont dotées de leur bureau

 

Par Suzan Daworo le 7 avril 2017

 

BANGUI, 07 avril 2017 (RJDH) —Le staff managérial des institutions mises en place en fin mars est désormais connu, José Richard Pouambi à la tête du Haut Conseil de la Communication, Alfred Poloko, n°1 du Conseil Economique et Social, Jacques Mbosso, premier médiateur, Mme Darlan à la Cour Constitutionnelle ainsi que la haute autorité à la bonne gouvernance et la haute cour de justice qui vont connaitre leurs leaders prochainement.

 

Ces institutions prévues par les dispositions transitoires de la constitution du 30 mars sont instituées avant la célébration de l’an 1 de Faustin Archange Touadera au pouvoir. Le vote des leaders de chaque institution s’est fait sous la supervision du secrétariat général du gouvernement alors que le Sénat, la deuxième chambre n’est pas encore mise en place.

 

Le mandat de chaque institution ainsi que les règles de fonctionnement de ces institutions sont prévues dans les dispositions de la Constitution du 30 mars 2016.

 

Certains postes qui devront être pourvus et réservés à la discrétion du président du Sénat sont encore vacants.

 

 

Centrafrique : Des habitants d’une partie du 2e arrondissement de Bangui manifestent pour réclamer l’électricité

 

Par Noura Oualot le 7 avril 2017

 

BANGUI, 07 avril 2017(RJDH)— Le délestage est de plus de plus accru dans certains quartiers de Bangui. Les 8 heures de délestages annoncées ne sont pas respectées et certains quartiers de Bangui en sont privés, ce qui a occasionné une frange de protestation de la population du 2e arrondissement ce 7 mars à Bangui.

 

Un mois après la mise en exploitation des turbines de Boali, la population de Bangui ne voit pas le changement dans la distribution de l’électricité par l’Enerca. Ils sont nombreux, des jeunes hommes, femmes et enfants munis de sifflets, pancartes sur lesquels on peut lire des slogans comme « trois semaines sans électricité, impossible », « insécurité, braquage c’est trop sans électricité ». Ces jeunes qui ont investi l’avenue Barthelemy Boganda avec des concerts de casseroles en guise de protestation, peut-on constater dans la rue prise d’assaut.

 

Une habitante de Bakongo, un quartier sans électricité a expliqué au RJDH les raisons de sa participation à cette manifestation. « Nous en avons marre des braquages, agressions à mains armées, conséquences du délestage abusif, mais ce n’est pas tout, nous préparons les examens de fin d’année, nous n’arrivons plus à avoir de l’électricité pour étudier. Pour les réserves à la maison, on n’en parle pas. Nous allons continuer à manifester jusqu’à ce que l’Enerca nous trouve une solution au cas contraire, nous marcherons sur l’Enerca le lundi prochain », a-t-elle lâché.

 

Ce problème de délestage est aussi souligné par les habitants du quartier Castors dans le 3ème arrondissement dont les huit heures de programme de délestage prévues par l’Enerca ne sont pas respectées, d’après Maurice Providence Bofo. «Il n’y a pas de changement concernant les délestages dans notre secteur même après le changement des turbines. Les heures qui nous ont été promises ne sont pas respectées, l’Enerca ne donne pas le courant à l’heure indiquée pour nous couper l’électricité bien avant. Le temps initial prévu n’est vraiment pas respecté, pourtant, on nous dit que l’électricité est un droit pour notre sécurité», a-t-il remarqué.

 

La population de Kpètènè dans le 6ème arrondissement partage les mêmes causes. Boris, étudiant à l’université de Bangui exige de l’Enerca des réformes structurelles pour sauver la situation. « Ce problème est partout sauf que dans certains secteurs, le courant est permanent. Mais je tiens à ce que l’Enerca mène des réformes profondes concernant la distribution de l’électricité et aussi le personnel ne réagit pas vite au cas de problème. Le programme de délestage de huit heure n’est pas respecté, et je me demande quand-est-ce qu’on aura de l’électricité en permanence dans tout Bangui ? », s’est-il interrogé.

 

Au quartier Bruxelles dans le 2e arrondissement de Bangui, c’est l’indignation. « C’est de l’escroquerie ce que fait l’Enerca et les autorités du pays. Nous payons ce que nous ne consommons pas. Et, c’est de l’injustice. Dans certains quartiers où il ya des autorités comme ministres, premier ministre, président et Directeur général de l’Enerca, les gens n’ont pas de problème. Nous avons plusieurs ONG et entreprises dans notre quartier mais pas d’électricité. C’est regrettable », a déclaré sous l’effet de la colère un leader communautaire.

 

Selon le constat du RJDH, certains secteurs sont privilégiés et d’autres non. Contacté par le RJDH, les responsables de service de distribution et exploitation se disent préoccuper de la monté de protestation et promettent réagir dans un bref délai.

 

Installées dans les années 1950 à Boali, les machines de l’usine de Boali sont vétustes et n’ont pas la capacité de satisfaire la clientèle. Réhabilitées à plusieurs reprises, l’Enerca doit cependant compter sur l’appui de ses partenaires chinois pour convaincre et faire une distribution rationnelle

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