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17 décembre 2020 4 17 /12 /décembre /2020 01:11
RCA : trois candidats aux législatives braqués par des rebelles

 

Centrafrique : trois candidats aux législatives braqués par des rebelles lors de la campagne (parquet)

Par : Vivienne |  French.china.org.cn | Mis à jour le 16-12-2020

Trois candidats aux élections législatives centrafricaines battant campagne dans trois différentes villes ont été dépouillés entre lundi et mardi en plein jour par des éléments des groupes armés, a indiqué mardi Eric-Didier Tambo, procureur général près la Cour d'appel de Bangui, la capitale centrafricaine.

Il s'agit des villes centrafricaines de Mbrés (centre), de Markounda (nord-ouest) et de Kaga Bandoro (centre-nord). Selon le magistrat, les attaques ont permis aux rebelles d'emporter des véhicules 4x4, des motos, des kits de campagne, ainsi que plusieurs autres biens.

M. Tambo a prévenu que les auteurs de ces agissements ne resteraient pas impunis et qu'une enquête judiciaire avait été ouverte par la cellule judiciaire d'enquête, organe expressément mis en place le 30 novembre dernier dans le but de constater, d'investiguer et de coordonner toutes les infractions liées au processus électoral, avant, pendant et après les opérations électorales.

La coordination nationale de la sécurisation du processus électoral, placée sous la présidence de la ministre centrafricaine de la Défense et de la Restructuration de l'armée, a publié mardi un communiqué radio, indiquant que ces actes étaient de nature à entraver le bon déroulement du processus électoral.

"Les auteurs et co-auteurs de ces actes seront passibles de peine prévues et réprimées par les dispositions du code pénal et du code électoral", souligne le communiqué radio.

Source: Agence de presse Xinhua

 

 

Centrafrique: arrestation du lieutenant Yvon Konaté, important chef Anti-Balaka

 

https://beninwebtv.com/ Par Vincent DEGUENON le 15 Déc 2020 à 15:06

 

Le lieutenant centrafricain Yvon Konaté, porte-parole des milices anti-Balaka a été interpellé mercredi 15 décembre dans la ville de Bossembélé (150 km au nord-ouest de Bangui).

Yvon Konaté, un important chef milicien Anti-Balaka a été interpellé par les forces de l’ordre ce mardi 15 décembre dans la localité de Bossembélé, préfecture de l’Ombella-Mpoko. Selon les témoins de la scène, le chef milicien a été interpellé à 3 kilomètres de Bossembélé.

« J’ai été informé mercredi matin par des responsables sécuritaires de la ville de l’arrestation du lieutenant Yvon Konaté », a indiqué à l’agence Anadolu, le maire de Bossembélé, Augustin Volongao, joint par téléphone. Le maire a rapporté qu’il ignorait les raisons de l’arrestation de ce dernier mais a précisé qu’il était en voie d’être transféré à Bangui, capitale de la Centrafrique.

En février 2014, huit chefs des miliciens anti-Balakas (anti-machettes) dont leur porte-parole, le lieutenant Yvon Konaté, avaient été arrêtés par la force française Sangaris et la force africaine de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA) chargées de rétablir la paix et la sécurité dans ce pays de l’Afrique centrale. Les huit cadres anti-Balakas avaient été arrêtés suite à un mandat d’arrêt lancé contre eux pour des violences en Centrafrique, mais ils avaient été relâchés plus tard.

En mars dernier, deux autres importants chefs anti-Balaka dont l’adjudant Blaise Tchakpa et le capitaine Dénamngaï, soupçonnés de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, avaient été interpellés et transférés devant la Cour pénale spéciale (CPS) centrafricaine. Les nombreux massacres perpétrés par les anti-Bakala et les Séleka ont plongé ce pays parmi les plus pauvres d’Afrique dans l’insécurité totale. Selon l’ONU, qui a accusé les deux coalitions de crimes de guerre, entre 3 000 et 6 000 personnes, essentiellement des civils, ont péri entre 2013 et 2015.

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17 décembre 2020 4 17 /12 /décembre /2020 00:50
Le KNK soutient la candidature d'Anicet George DOLOGUELE

 

Les deux formations politiques se sont accordées ce mercredi 16 décembre à Bossangoa sur une alliance électorale en vue du scrutin présidentiel du 27 décembre 2020.

Anicet George DOLOGUELE a effectué le déplacement de Bossangoa pour rencontrer l'ancien Président BOZIZÉ et sceller leur accord.

Le KNK soutient officiellement la candidature du leader de l'URCA et appelle donc ses militants à se mobiliser pour faire élire l'ancien Premier Ministre.

 

Source: kwa na kwa

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17 décembre 2020 4 17 /12 /décembre /2020 00:30
interdit de présidentielle, Bozizé veut unir l'opposition face à Touadéra
interdit de présidentielle, Bozizé veut unir l'opposition face à Touadéra
interdit de présidentielle, Bozizé veut unir l'opposition face à Touadéra
interdit de présidentielle, Bozizé veut unir l'opposition face à Touadéra

 

Centrafrique: interdit de présidentielle, Bozizé veut unir l'opposition face à Touadéra

 

https://www.rfi.fr/ 16/12/2020 - 02:30 Avec notre envoyée spéciale à Bangui, Florence Morice

L’ex-président François Bozizé dit « accepter » l’invalidation de sa candidature à la présidentielle par la Cour constitutionnelle et appelle les leaders de la coalition de l’opposition, la COD 2020 dont il est le président en exercice, à s’unir autour d’une candidature unique pour battre le président sortant Faustin-Archange Touadera.

François Bozizé l’assure dans un communiqué diffusé mardi 15 décembre : il « se plie sans réserve au verdict de la Cour constitutionnelle », qui a invalidé sa candidature à l'élection présidentielle à venir en Centrafrique (premier tour le 27 décembre 2020, éventuel second tour le 14 février 2021). Mais apportera-t-il pour autant son soutien à un autre candidat ? Et si oui, à qui ?

À cette question, l’ex-président a répondu par une « proposition » : il demande aux leaders de la coalition d’opposition, la COD 2020, de se mettre d’accord sur un seul « candidat de consensus », contre six actuellement. Et il promet, le cas échéant, de soutenir ce candidat unique en mettant à sa disposition son « appui politique » ainsi que « la machine électorale » de son parti, le KNK (Kwa Na Kwa).

► À lire aussi : Présidentielle en Centrafrique: la campagne électorale lancée dans l’effervescence

Les leaders de l'opposition ne sont pas emballés par la proposition de Bozizé

Dans son communiqué, François Bozizé, n’avance aucun nom mais donne quelques critères. Il suggère de choisir celui qui « dispose de la base électorale la plus étendue, et de moyens financiers conséquents ». C’est la seule solution, selon lui, pour faire barrage à Faustin-Archange Touadéra, dont l’objectif affiché est de l’emporter au premier tour face une opposition en rangs dispersés.

Toujours dans son fief de Bossangoa, François Bozizé avait envoyé mardi un émissaire à Bangui pour faire passer ce message, au cours d’une réunion. Mais selon nos informations, la proposition a été accueillie plutôt fraichement par les autres leaders de la coalition. « Nous avons déjà tranché cette question. La majorité des candidats s’y oppose. Pourquoi y revenir ? », tranche un participant. Pour ce dernier, « François Bozizé peut soutenir qui il veut, mais pas imposer aux autres de se désister ».

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17 décembre 2020 4 17 /12 /décembre /2020 00:24
François Bozizé "accepte" l'invalidation de sa candidature

 

Présidentielle en Centrafrique : François Bozizé "accepte" l'invalidation de sa candidature

15/12/2020 - 21:38

L'ancien chef de l'État centrafricain a déclaré mardi avoir accepté de se "plier sans réserve au verdict de la Cour constitutionnelle" et appelle l'opposition à s'unir pour battre le président sortant, Faustin Archange Touadéra à la présidentielle du 27 décembre. François Bozizé, poursuivi par la justice et sous sanction de l'ONU, avait été été exclu du scrutin le 3 décembre.

L'ancien chef de l'État centrafricain François Bozizé a annoncé mardi 15 décembre qu'il acceptait l'invalidation de sa candidature à la présidentielle du 27 décembre, demandant à l'opposition de s'unir derrière un candidat unique pour battre le président sortant Faustin Archange Touadéra.

Revenu en Centrafrique en décembre 2019 après sept années d'exil, François Bozizé apparaissait comme le principal challenger du président Faustin Archange Touadéra, élu en 2016, et qui brigue un second mandat face à une opposition dispersée.

Visé par un mandat d'arrêt délivré par la justice centrafricaine après sa chute en 2013 et placé sous sanction de l'ONU en 2014, François Bozizé a été exclu du scrutin par la Cour constitutionnelle qui a invalidé sa candidature le 3 décembre au motif qu'il est poursuivi pour des crimes présumés.

Soutien aux antibalaka

Depuis son exil, ce dernier était accusé, notamment par l'ONU, d'avoir organisé une contre-insurrection menée par des milices essentiellement chrétiennes et animistes, les antibalaka. En 2014, les Nations unies avaient fait geler ses avoirs à l'étranger et lui avaient interdit de voyager, au motif qu'il avait "soutenu" depuis son exil des milices coupables, selon l'ONU, de "crimes de guerre et crimes contre l'Humanité".

François Bozizé a déclaré mardi avoir accepté de se "plier sans réserve au verdict de la Cour constitutionnelle" actant son invalidation. "Même si nous savons tous dans quelles conditions il a été arraché" a-t-il ajouté dans un communiqué, confirmé auprès de l'AFP par Séverin Vélé Faimandi, porte-parole du KNK, le parti de François Bozizé.

François Bozizé a également appelé les leaders de la COD 2020, la plateforme regroupant les partis d'opposition dont il est le président en exercice, à désigner "au sein de notre coalition un candidat unique de consensus, choisi en raison de ce qu'il dispose de la base électorale la plus étendue et de moyens financiers conséquents disponibles".

La président sortant opposé à 16 candidats 

La Centrafrique a été ravagée par la guerre civile après qu'une coalition de groupes armés à dominante musulmane, la Séléka, a renversé le régime du président François Bozizé en 2013. Les affrontements entre Séléka et milices chrétiennes et animistes "antibalaka" ont fait des milliers de morts entre 2013 et 2014.

Depuis, la guerre a évolué en un conflit de basse intensité, où les groupes armés se disputent le contrôle des ressources du pays, bétail et minerai principalement, tout en perpétrant régulièrement des exactions contre les populations civiles.

Le premier tour des élections présidentielle et législatives se tiendront le 27 décembre dans un pays occupé aux deux tiers par des groupes armés.

Le chef de l'État sortant Faustin Archange Touadéra fait figure de favori et sera opposé à 16 autres candidats, parmi lesquels Catherine Samba-Panza, chef d'État de transition entre 2014 et 2016, ou bien encore Martin Ziguélé et Anicet-Georges Dologuélé, tous deux anciens premiers ministres.

Avec AFP

 

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17 décembre 2020 4 17 /12 /décembre /2020 00:14
NOTE D’INFORMATION MINUSCA

 

NOTE D’INFORMATION  

 

LES PREFETS DE LA OUAKA ET DE L’OUHAM SALUENT LA CONTRIBUTION DE LA MINUSCA AU PROCESSUS ELECTORAL ET DENONCENT LES AGISSEMENTS DE CERTAINS GROUPES ARMES  

 

Bangui, le 16 décembre 2020 - Les préfets de l’Ouham (nord-ouest), Barthélémy Wilikon, et de la Ouaka (centre de la RCA), Victor Bissekoin, ont salué mercredi le soutien logistique et sécuritaire de la MINUSCA aux élections du 27 décembre dans leurs localités, tout en se disant inquiets par rapport à la présence et aux menaces de groupes armés. Au cours de la conférence de presse hebdomadaire, tenue par vidéoconférence avec les chefs des bureaux régionaux de la MINUSCA à Bossangoa et à Bambari, les préfets de l’Ouham et de la Ouaka ont souligné que le processus électoral se déroule normalement dans leurs régions respectives, à l’exception des incidents enregistrés à Markounda et Batangafo (Ouham).  

Au cours de cette conférence de presse, les autorités de l’Ouham et de la Ouaka ont souligné que la mise en œuvre du Plan intégré de sécurisation des élections (PISE) a notamment permis l’acheminement des matériels électoraux, avant de faire le point sur le déroulement de la campagne électorale sur place.  

Dans l’Ouham, on note un timide déroulement de la campagne électorale dans la ville, à cause de l’arrivée d’hommes armés dans la ville de Bossangoa, a souligné le préfet Barthélémy Wilikon. « Grâce à l’intervention des forces de la MINUSCA, la situation est quelque peu sous contrôle. Les Forces de la MINUSCA mènent des patrouilles dissuasives dans la ville de Bossangoa, ce qui fait que la population dort en paix. Je profite de l’occasion pour remercier très sincèrement les forces de la MINUSCA basées à Bossangoa, pour le travail impeccable qu’elles ne cessent d’accomplir, et surtout pour la protection de la population civile », a-t-il précisé. En ce qui concerne les inquiétudes sur l’effectivité du déroulement du vote dans les zones reculées de la préfecture de l’Ouham, le préfet déplore le fait que des hommes armés ont emporté des véhicules de certains candidats en campagne dans les localités de Bossangoa et de Markounda. « Mais de manière générale, tout se passe dans le calme. Malgré cette situation de psychose, la paix demeure, le calme y est », a rassuré Barthélémy Wilikon.   

Pour sa part, le préfet de la Ouaka, Victor Bissekoin, a également salué la MINUSCA « pour tous les efforts », notamment l’acheminement de tous les matériels sensibles que l’équipe locale a déjà réceptionné et stocké , mais s’est dit inquiet du fait que les groupes armés, notamment de l’UPC, continuent de recruter de nouveaux éléments. Il a ainsi demandé aux autorités centrafricaines « de renforcer la présence des Forces de défense et de sécurité intérieure dans la zone, pour la sécurité des candidats et des électeurs ». Le préfet demande à la MINUSCA d’« essayer de revoir rapidement la situation militaire de Yaligaza et Ouandalogo où les groupes armés se font remarquer de plus en plus ». Il a enfin demandé aux différents candidats de faire confiance aux Forces de défense et de sécurité intérieure et Casques bleus de la MINUSCA, et de « s’avancer sur le terrain afin de battre campagne ».  

De son côté, le chef du bureau de la MINUSCA à Bossangoa, Alain Sitchet, a décrit la situation comme étant « calme à Bossangoa malgré la psychose, entretenue par de nombreuses rumeurs. Il y a de nombreuses rumeurs d’attaques ou de prises de la ville de Bossangoa mais rien de tout cela n’est vrai ». Il a appelé la population au calme car « la Force de la MINUSCA est là avec les autorités, nous travaillons main dans la main pour que la confiance soit restaurée ». Le chef de bureau a par ailleurs rassuré de la tenue des élections dans la zone, le 27 décembre : « La distribution des cartes électorales commencera le 19 décembre 2020. Nous avons achevé les campagnes de sensibilisation à la radio et par des ateliers pour un processus électoral apaisé. Nous sommes en train de travailler également avec les autorités locales pour la mise en place d’un comité sous-préfectoral des élections ».  

Quant au chef du Bureau de la MINUSCA à Bambari, Ibrahima Diouf, il a souligné qu’en plus du transport des matériels électoraux dans la Ouaka, la Mission offre également ses bons offices pour la réussite des élections dans le centre de la RCA. « Le Bureau de la MINUSCA continue aussi à engager le principal groupe armé, présent dans la préfecture, l’UPC, pour la sensibilisation de leurs éléments pour qu’ils respectent la libre circulation de toutes les personnes, mais particulièrement les candidates et candidats aux élections présidentielles et législatives », dit-il, ajoutant qu’aucun incident lié au processus électoral n’a été signalé dans la Ouaka.  

Intervenant au cours de cette conférence de presse, le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, a réitéré la condamnation de la MINUSCA des alliances entre acteurs et partis politiques, et groupes armés. Il a appelé notamment l’ancien président, dont la candidature a été invalidée par la Cour constitutionnelle, à contribuer à une élection apaisée et à s’abstenir de toute action qui pourrait entraver les élections. « Les activités de l’ex-président à l’intérieur du pays et les contacts avec des groupes armés ne sont pas de nature à contribuer à un processus électoral pacifique. Les Nations unies l’appellent à éviter de mener des actions de déstabilisation et de perturbation du processus électoral dans le pays. Les actions visant à perturber le processus électoral et à fragiliser le pays ne resteront pas impunis ».  

S’adressant aux groupes armés, le porte-parole les a appelés à « cesser immédiatement les attaques contre les candidats, les acteurs humanitaires et la population, et à rendre les véhicules saisis. La MINUSCA prendra les mesures pour protéger les populations et sécuriser les élections en appui au gouvernement centrafricain »De plus, tout en réitérant le soutien de la MINUSCA aux Centrafricains, Vladimir Monteiro les a appelés à bannir tout message de haine, en les exhortant à « ne pas céder aux campagnes qui visent à susciter la peur et à les empêcher d’aller retirer leurs cartes d’électeur et d’aller voter ».  

Enfin, le porte-parole a indiqué que la MINUSCA a récemment reçu du FPRC une liste de 276 enfants de Birao et des communautés de la préfecture de la Vakaga. « Ces enfants avaient été recrutés et utilisés par ce groupe armé pendant plusieurs années. Le FPRC est le premier groupe armé à présenter officiellement une liste d’enfants associés en vue de leur séparation et réintégration dans le cadre du programme national de DDRR», a-t-il conclu.  

 

Strategic Communication & Public Information Division

MINUSCA HQ, PK4 Avenue B. Boganda

BP : 3338, Bangui, Central African Republic

Mail : publicinformation-minusca@un.org

Website: https://minusca.unmissions.org │

Facebook https://www.facebook.com/minusca.unmissions

Twitterhttps://twitter.com/@UN_CAR

Flickr https://www.flickr.com/photos/unminusca/

 

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17 décembre 2020 4 17 /12 /décembre /2020 00:03
Facebook désactive les comptes des campagnes de « désinformation »

Lu pour vous

 

Facebook désactive les comptes des campagnes de « désinformation » de la France et de la Russie avant les élections à RCA

 

https://45secondes.fr/ , 15 déc.

La société Facebook a annoncé mardi la découverte de campagnes de désinformation rivales par la France et la Russie face aux élections présidentielles et législatives qui se tiendront le 27 décembre en République centrafricaine (RCA), bien que cela affecte également d’autres pays de la Afrique du Nord et Moyen-Orient.

Dans sa déclaration, il précise que c’est la première fois que « deux campagnes, de France et de Russie, interagissent l’une avec l’autre, y compris des amitiés, des commentaires et des critiques de la partie rivale pour être fausses ».

Ainsi, elle a déclaré avoir éliminé 84 comptes, six pages et neuf groupes sur Facebook, ainsi que quatorze comptes sur Instagram dont l’activité «provenait de France et se concentrait principalement sur RCA et le Mali, et dans une moindre mesure au Niger, au Burkina Faso, Algérie, Côte d’Ivoire et Tchad « .

Facebook a indiqué que « l’enquête avait trouvé des liens avec des individus associés à l’armée française » et a ajouté que « les personnes à l’origine de cette activité ont utilisé de faux comptes (…) pour se faire passer pour des locaux dans les pays d’opération, publier du contenu, commentaires et gérer les pages et les groupes « .

« Ils ont publié principalement en français et en arabe sur l’actualité et les événements, notamment la politique française en Afrique francophone, la situation sécuritaire dans plusieurs pays africains, des allégations d’ingérence potentielle de la Russie dans les élections en RCA, des commentaires en soutien à l’armée française. et la critique du rôle de la Russie dans RCA », a-t-il souligné.

De même, il a annoncé la suppression de 63 comptes, 29 pages et sept groupes sur Facebook, ainsi qu’un compte sur Instagram, en raison des activités d’un réseau «originaire de Russie» et axé sur RCA et, dans une moindre mesure, à Madagascar, au Cameroun , Guinée équatoriale, Mozambique, Afrique du Sud et Centrafricains en France.

« Ce réseau a utilisé une combinaison de comptes escrocs et compromis (…) pour commenter, amplifier son propre contenu, emmener les gens vers d’autres plates-formes et gérer des groupes et des pages se faisant passer pour des organes de presse et des entités à vocation sociale. » , a expliqué.

De cette manière, il a déclaré que «ce réseau publiait principalement en français, anglais, portugais et arabe des informations et des événements, notamment le COVID-19 et le vaccin russe contre le virus, les élections en RCA, le terrorisme, la présence russe en Afrique subsaharienne, commente en soutien au gouvernement centrafricain, critique de la politique étrangère de la France et d’un coup d’État fictif en Guinée équatoriale. « 

La société a indiqué que le réseau serait lié à un autre réseau éliminé en octobre 2019 et l’a lié à « des personnes associées à des activités passées à l’Agence d’enquête sur Internet (IRA) et à des opérations antérieures attribuées à des personnes associées au magnat russe Yevgeni. Prigozhin « .

D’autre part, il a annoncé la suppression de 211 comptes, 126 pages et 16 groupes Facebook, ainsi que 17 comptes Instagram liés à un réseau originaire de Russie et principalement axé sur la Libye, le Soudan et la Syrie.

L’objectif de ces activités était la publication de « désinformation » et de « commentaires de soutien » à Khalifa Haftar, chef des forces militaires fidèles aux autorités basées dans l’est de la Libye, ainsi qu’à Saif al Islam, fils de l’ancien dirigeant libyen. Mouammar Kadhafi, capturé et exécuté par des rebelles en octobre 2011.

Ces comptes ont également publié « des critiques de la Turquie, des Frères musulmans et du gouvernement d’unité, basé à Tripoli, ainsi que des pourparlers de paix et du Forum de dialogue politique libyen (LPDF) qui s’est tenu en Tunisie ».

« Contrairement à l’opération depuis la France, les deux réseaux liés à la Russie dépendaient des citoyens locaux des pays où ils opéraient pour générer du contenu et gérer leur activité sur les services Internet », at-il souligné.

« Ceci est cohérent avec les cas découverts dans le passé, y compris ceux au Ghana et aux États-Unis, où nous avons vu des campagnes russes coopter des voix authentiques pour se joindre à leurs opérations d’influence, probablement pour éviter d’être détectées et les aider à paraître plus authentiques. « , a rivé.

ÉLECTIONS EN RCA

La campagne électorale pour les élections législatives et présidentielles en RCA a débuté le 12 décembre dans un contexte de tension croissante entre le gouvernement du président Faustin-Archange Touadéra, qui cherche à être réélu, et l’opposition, dirigée par l’ancien président François Bozizé .

La décision de la Cour constitutionnelle du 3 décembre de rejeter la candidature de Bozizé, rentré dans le pays il y a un an précisément pour participer aux élections, a bouleversé l’atmosphère d’un pays plongé dans une guerre civile depuis fin 2013 dont Malgré un accord de paix en février 2019, il reste encore à sortir.

Ainsi, le gouvernement a montré sa « stupéfaction » par le fait que malgré l’annulation de la candidature de Bozizé – ainsi que celle de quatre autres candidats -, l’ancien président faisait le tour du pays et organisait des «rassemblements, accompagnés d’un un groupe important d’hommes armés, dont l’effectif dépasse de loin le nombre de militaires affectés à leur sécurité en tant qu’ancien chef de l’Etat. « 

Bozizé a adressé une lettre aux présidents de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) dans laquelle il dénonçait que le président tentait de l’empêcher de retourner à Bangui, puisqu’il se trouvait à Bossangoa, dans la préfecture de l’Ouham.

Après cela, les envoyés des Nations Unies et de la CEEAC ont donné leur approbation aux prochaines élections après une rencontre avec l’ancien président. Le représentant spécial du Secrétariat général de l’ONU pour l’Afrique centrale, François Louncény Fall, a souligné à l’issue de la réunion qu’il s’était rendu à Bozizé la nécessité de « tout mettre en œuvre pour prévenir les violences dans le pays».

L’ombre des nombreux groupes armés actifs dans le pays plane également sur le processus. Bien que Touadéra ait signé un accord de paix avec quatorze d’entre eux – tous deux anciens membres de la coalition Séléka, composée majoritairement de musulmans, et essentiellement des groupes chrétiens «anti-Balaka» – des flambées de violence ont continué à se produire dans différentes parties du pays.

Les actions de certains d’entre eux ont entravé le processus électoral, en particulier l’inscription des électeurs, en particulier dans le sud-est et l’ouest, entraînant des retards dans les délais qui à son tour ont conduit l’opposition à demander un report des élections. en vue d’une meilleure organisation, qui a finalement été écartée.

 

Des trolls français et russes s'affrontent sur les réseaux en Afrique, dit Facebook

https://www.usinenouvelle.com/ PUBLIÉ LE  par Jack Stubbs

LONDRES (Reuters) - La Centrafrique, qui élit son président le 27 décembre prochain, de même qu'une douzaine d'autres Etats africains, dont l'Algérie, sont le théâtre d'une lutte à distance entre des opérations de désinformation russe et française, a annoncé mardi Facebook.

La plateforme précise avoir suspendu un demi-millier de comptes et pages regroupés au sein de trois réseaux distincts. Pour expliquer sa décision, elle met en exergue des "comportements inauthentiques coordonnés".

Un de ces réseaux d'influence était lié à des "individus associés à l'armée française", indique Facebook; les deux autres étaient en lien avec des individus associés par le passé à des opérations de l'Agence russe de recherche sur internet (IRA) ainsi qu'à son chef, l'homme d'affaire russe Evguéni Prigojine.

Pour la justice américaine de même que les agences de renseignement, Evguéni Prigojine et l'IRA, une "usine à trolls" basée à Saint-Pétersbourg, ont joué un rôle central dans les ingérences russes lors de la campagne présidentielle de 2016 aux Etats-Unis.

Aucun commentaire n'a pu être obtenu dans l'immédiat auprès du ministère français des Armées ni de l'état-major, ni, côté russe, auprès de représentants d'Evguéni Prigojine.

Selon Facebook, ces deux initiatives rivales s'affrontent par l'intermédiaire de faux comptes accusant l'autre camp de propager des "fake news".

Ben Nimmo, chargé d'enquête chez Graphika, une firme spécialisée dans l'analyse des réseaux sociaux, a précisé que les auteurs de ces campagnes de désinformation utilisaient de "faux vrais comptes", se faisant passer pour des habitants des pays visés et diffusant des photographies falsifiées.

Outre la Centrafrique, qui vote le 27 décembre, 13 autres pays africains sont visés, notamment l'Algérie, le Cameroun, la Libye et le Soudan.

Le continent africain est le lieu de luttes d'influences entre les grandes puissances.

La campagne d'origine française a débuté à la mi-2019, promouvant dans un premier temps la politique française puis visant des "fake news russes" après la suspension par Facebook, en octobre de l'an dernier, d'une précédente campagne orchestrée d'inspiration russe visant l'Afrique.

En Centrafrique, selon Facebook, l'initiative russe défend la candidature du président sortant, Faustin-Archange Touadera, de même que les intérêts de la Russie.

Leur efficacité, en tout cas en Centrafrique, semble des plus limitées, estime Ben Nimmo, qui les compare à "deux bandes de trolls se livrant à un bras de fer sans que personne n'y fasse vraiment attention".

(avec Tangi Salaün à Paris; version française Henri-Pierre André)

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14 décembre 2020 1 14 /12 /décembre /2020 13:23
Minusca : Un contingent gabonais en route pour Bangui

 

Lu pour vous

 

https://www.gabonreview.com/  par Désiré-Clitandre Dzonteu / 13 décembre, 2020

 

Un mois après l’audience accordée par Ali Bongo au ministre centrafricain des Affaires étrangères, Sylvie Baipo Temon, émissaire de son homologue Faustin Archange Touadera, sur l’implication de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) et celle du Gabon dans le maintien de la paix, de la sécurité et de la stabilité en Républicaine centrafricaine (RCA) les choses se précisent. Le bataillon gabonais devant effectuer la 7e mission, dans le cadre de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca), a été présentée au chef de l’Etat.

Ce bataillon de 450 militaires qui compte 40 femmes est issu des différentes composantes des Forces de défense, notamment de la Gendarmerie nationale, de l’Armée de terre, de l’Armée de l’air, de la Marine nationale, du Corps des sapeurs-pompiers, de l’Aviation légère des armées, de la direction générale des services  de Santé militaire et Génie militaire, de la Garde républicaine, de la Contre ingérence et de la Sécurité militaire.

En ce qui concerne son organisation, «il est articulé autour d’un Etat-major, d’une compagnie organique motorisée à trois sections de combat, deux compagnies organiques mécanisées à trois sections de combat et enfin d’une compagnie de soutien ». Le personnel de ce bataillon «est enrichie des différentes formations pré-déploiement, particulièrement sur les plans opérationnels et techniques et ce, conformément aux exigences onusiennes par le biais des éléments Français au Gabon et à travers le Pool instruction des Forces armées gabonaises», a expliqué le ministère de la Défense.

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14 décembre 2020 1 14 /12 /décembre /2020 13:21
RCA : la CEEAC et l'UNOCA appellent à la bonne foi des candidats
RCA : la CEEAC et l'UNOCA appellent à la bonne foi des candidats

 

Centrafrique/élections générales : la CEEAC et l'UNOCA appellent à la bonne foi des candidats

French.china.org.cn | Mis à jour le 13-12-2020

A l'approche des élections présidentielle et législatives en Centrafrique prévues pour le 27 décembre, une mission conjointe de la Communauté des économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) et du Bureau régional des Nations Unies pour l'Afrique centrale (UNOCA) a appelé samedi la bonne foi des candidats pour consolider la paix dans le pays.

Dans leur déclaration conjointe prononcée au terme d'une mission de quatre jours, le président de la Commission de la CEEAC, Gilberto Da Piedade Verissimo, et le chef du l'UNOCA, François Louncény Fall, ont salué la détermination des autorités nationales et des parties prenantes à organiser des élections libres, inclusives, transparentes et crédibles en Centrafrique, ainsi que l'engagement des partenaires internationaux à accompagner le pays dans ce processus électoral.

Ils ont prié les candidats et partis politiques à démontrer ou poursuivre leur engagement de bonne foi dans le processus électoral, y compris à travers la signature du code de bonne conduite, afin d'asseoir la légitimité du pouvoir politique et de consolider les acquis de la paix.

Condamnant les discours de haine et d'incitation à la violence ainsi que les attaques qui visent les partenaires internationaux, ils ont demandé aux groupes armés de ne pas entraver le processus électoral, y compris la libre circulation des électeurs, des candidats et de leurs militants, et le bon déroulement du scrutin sur l'ensemble du territoire national.

Pendant sa mission, cette délégation conjointe a rencontré entre autres les autorités centrafricaines, les représentants de certaines institutions en charge du processus électoral et plusieurs diplomates accrédités en République centrafricaine.

Source: Agence de presse Xinhua

 

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14 décembre 2020 1 14 /12 /décembre /2020 12:43
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Centrafrique : la délégation de haut-représentants a rencontré François Bozizé

https://www.rfi.fr/ Avec notre correspondante à Bangui, Charlotte Cosset Publié le : 13/12/2020 - 13:49

Pendant leur séjour, la délégation de haut-représentants a rencontré l’ancien chef d’État François Bozizé, dont la candidature a été rejetée. Les échanges avec François Louncény Fall, l’un des membres de cette délégation se sont concentrés sur les questions sécuritaires.

Fin de visite pour la délégation conjointe du président de la Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), l’ambassadeur Gilberto Da Piedade Veríssimo, et le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour l’Afrique centrale, François Louncény Fall. Ces hauts représentants estiment suite à leur mission que le pays peut tenir les élections le 27 décembre.

« Tout doit être mis en œuvre pour éviter la violence »

Ces derniers ont pu discuter avec François Bozizé. Actuellement à Bossangoa, ce dernier a justifié ses déplacements en province pour soutenir des candidats aux élections législatives de son parti. Et sur sa rencontre avec les groupes armés, il a affirmé vouloir simplement saluer les chefs de groupe armé dans les zones traversées.

« Ce qui est important, c’est que nous avons rappelé au président sa responsabilité en tant qu’ancien chef d’État pour que ce processus électoral qui est en train de se dérouler ne se complique pas davantage avec la présence des groupes armés et que tout doit être mis en œuvre pour éviter la violence dans ce pays, raconte François Louncény Fall. Nous pensons que nous nous sommes compris et nous espérons que notre appel sera entendu, et que les rumeurs que nous entendons par ci et par là, parlant de collision ou de volonté de marcher sur Bangui ne seront que des rumeurs ! »

« Et le comité international tient absolument à ce que cette élection se passe dans meilleures conditions de paix et de sécurité, c’est le même message que nous avons passé aux différents représentants des groupes armés en leur demandant la coopération pendant la campagne et pendant tout le processus électoral dans les zones qui sont sous leur contrôle afin que des élections se déroulent de la plus belle manière qui donnerait la chance au peuple centrafricain de choisir librement ses dirigeants », insiste le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour l’Afrique centrale.

Mission d’observation le 18 décembre

L’ambassadeur Gilberto Da Piedade Veríssimo est revenu sur les décisions prises à Libreville fin novembre. La CEEAC va finalement désigner un médiateur qui sera un chef d’État de la CEEAC. Les discussions sont encore en cours. Une mission d’observation arrivera à Bangui le 18 décembre, composée de 30 observateurs, 3 pour chaque pays membre, et sera dirigée par un ancien chef d’État de la région.

 

 

RCA: report de la signature d'un code de bonne conduite

 

https://www.rfi.fr/ Publié le : 12/12/2020 - 04:57 Avec notre correspondante à Bangui, Charlotte Cosset

À Bangui, à deux semaines des élections législatives et présidentielle, ce code de bonne conduite initié par le cadre de concertation national des élections devait être signé par les candidats à l’élection présidentielle et les partis politiques. Cependant, la signature a dû être repoussée.

Le gouvernement, les représentations diplomatiques et les représentants des hautes institutions se sont déplacées. Mais finalement c’est la plateforme des confessions religieuses par la voix du pasteur Guerekoyame-Gbangou qui a annoncé le report de cette signature.

« Tout doit être fait sur la base d'un consensus. Surtout, on se trouve dans le cadre d'un conflit qui a émietté le pays, la cohésion... Il faut bien que l'on prépare les choses pour qu'on ne reparte encore sur une mauvaise base. On est là pour aider, en tant que leaders religieux, pour parler au coeur des uns et des autres pour qu'ils comprennent que c'est d'abord l'intérêt national qui prime, on ne veut pas privilégier les intérêts égoïstes. »

Seuls trois candidats sur les dix-sept à l’élection présidentielle avaient fait le déplacement. Parmi les réfractaires, la plateforme de l’opposition. « La position de la COD2020 est claire : la signature du code de bonne conduite n’apporte pas une valeur ajoutée au processus électoral d’une part, et d’autre part pour nous, la signature de ce code de bonne conduite doit être le résultat d’un consensus politique découlant de la concertation nationale. Tant qu’il n’y a pas de concertation nationale pas de signature du code de bonne conduite », explique Nicolas Tiangaye, porte-parole de la COD2020.

Des discussions vont encore avoir lieu dans les prochains jours alors que la campagne électorale débute officiellement ce samedi 12 décembre.

Une délégation de haut niveau - le président de la Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), l’ambassadeur Gilberto Da Piedade Veríssimo, et le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour l’Afrique centrale, François Louncény Fall - a entamé le 10 décembre une visite conjointe de trois jours. Ils doivent rencontrer les différents acteurs politiques à l’approche des élections. Ils ont notamment rencontré à Bossangoa François Bozizé, l’ancien chef d’État dont la candidature a été rejetée.

 

Présidentielle en Centrafrique: la campagne électorale lancée dans l’effervescence

 

https://www.rfi.fr/ le : 12/12/2020 - 13:48 Avec notre correspondante à BanguiCharlotte Cosset

Ce samedi 12 décembre est officiellement lancée la campagne électorale, présidentielle et législative, en Centrafrique. Dix-sept candidats doivent finalement se présenter au scrutin présidentiel du 27 décembre.

Des klaxons, des cortèges de motos-taxis. Des affiches et banderoles ont été accrochées. Il y a aussi des distributions de tee-shirts aux couleurs des candidats dans les quartiers. Cette première journée de campagne, ce 12 décembre, se déroule pour beaucoup sur le terrain. Plusieurs meetings étaient prévus : Faustin Archange Touadéra, Anicet Georges Dologuélé, Martin Ziguélé et d’autres avaient prévu de battre campagne dans les différents arrondissements de la capitale.

Le parti du Mouvement des Cœurs Unis (MCU) a sorti les grands moyens pour ce premier meeting de campagne, ce 12 décembre. Orchestre, chanteur populaire, et support multiformes à l’image du président centrafricain. Faustin Archange Touadéra s’est adressé à la foule pour solliciter un nouveau mandat. « Pendant ces quatre années, on a travaillé très dur ensemble pour chercher la paix et développer le pays, a-t-il déclaré. Mais en quatre ans, on ne peut pas tout faire. Je suis ici sous votre autorité et j’y resterai si Dieu le veut qu’il touche votre cœur et que vous acceptiez de me donner encore un peu de temps pour nous permettre de reconstruire le pays ».

Faustin Archange Touadéra a promu les réalisations de son premier mandat et a appelé les Centrafricains à ne pas se laisser tenter par la voix des armes. « Il faut qu’on reste dans la démocratie, a-t-il encore affirmé. Prendre le pouvoir par la voix des armes, ça, c’est fini ! Il faut que toi, Centrafricain, que personne ne te trompe. Les armes, cela détruit le pays et cela tue les Centrafricains. Vous l’avez bien vu, qu’est-ce que les armes vous ont apporté par le passé ? » Le président sortant n’est pas le seul à avoir battu campagne en ce premier jour. La plupart des candidats ont mené leur rassemblement dans les quartiers de la capitale.

Paysage politique fragmenté

Un paysage politique fragmenté va aller aux élections avec 16 candidats face au président sortant qui se présente à sa succession. L’opposition peine à se réunir bien qu’une partie réussisse à parler d’une voix commune à travers la COD2020. Malgré tout, dans cette plateforme, six personnalités se présentent à la présidence.

Une campagne qui démarre alors que, vendredi 11 décembre, le cadre de concertation souhaitait voir l’ensemble des candidats signer une charte de bonne conduite. Ce qui n’a pu être fait, faute de participants. Une partie de l’opposition appelle toujours à une concertation nationale.

 

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14 décembre 2020 1 14 /12 /décembre /2020 12:41
Centrafrique : l’élection présidentielle à plusieurs inconnus

 

Lu pour vous

 

https://www.financialafrik.com/ Par Achille Mbog Pibasso - 13 décembre, 2020

 

La campagne électorale pour le premier tour de la présidentielle  du 27 décembre prochain a débuté ce week-end où dix-sept candidats en lice dont le président sortant sollicite le suffrage des électeurs. La situation sociale tendue à travers le pays laisse planer des incertitudes sur le processus électoral.

Les Centrafricains sont conviés au premier tour des élections générales le 27 décembre 2020 en vue de désigner non seulement leur président de la République pour les cinq prochaines années, mais également les 140 députés qui constitueront l’assemblée nationale. Si aucune majorité ne se dégage aussi bien pour la présidentielle que pour les législatives, ils retourneront devant les urnes le 14 février 2021.

S’il est vrai qu’il s’agit d’un double scrutin à l’issue incertaine, c’est surtout l’élection présidentielle qui cristallise l’attention où les quelque 1,8 million d’électeurs devront « librement » choisir leurs dirigeants. Tenant compte des enjeux, l’Autorité nationale des élections (ANE) a exhorté les candidats à battre campagne dans « le respect de la cohésion sociale, sans prôner la violence et la division, en insistant sur des propositions concrètes de solutions pour une sortie durable de crise ».

Pour la présidentielle, le président Michel Archange Touadéra a en face de lui seize autres candidats parmi lesquels l’ancienne présidente de transition entre 2014-2016 Catherine Samba Panza et trois anciens premiers ministres, Anicet-Georges Dologuélé, Martin Ziguélé et Nicolas Tiangaye.

En lançant sa campagne samedi dernier au nom du Mouvement des Cœurs Unis (MCU) Faustin Archange Touadéra qui a sorti l’artillerie lourde a solennellement sollicité un second mandat. « Pendant ces quatre années, on a travaillé très dur ensemble pour chercher la paix et développer le pays, a-t-il déclaré. Mais en quatre ans, on ne peut pas tout faire. Je suis ici sous votre autorité et j’y resterai si Dieu le veut qu’il touche votre cœur et que vous acceptiez de me donner encore un peu de temps pour nous permettre de reconstruire le pays ».

Si le président-candidat fait figure de favori, il pourrait être contraint au moins à un second tour, d’autant que les candidats Dologuélé du l’Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA) et Ziguélé du  Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) revendiquent également un bon maillage du terrain. En cas d’un second tour, c’est une autre élection qui commence, d’autant que des ralliements ou des accords même contre nature peuvent démentir les pronostics.

Toutefois, au-delà de l’incertitude du verdict des urnes, la principale inquiétude des Centrafricains pendant et après les élections réside sur le climat sociopolitique avec un risque réel de voir des tensions sociales ravivées. Et pour cause, depuis l’invalidation de la candidature François Bozizé Yangouvonda le 3 décembre dernier par la Cour constitutionnelle entre autres pour poursuites judiciaires, l’ancien chef de l’Etat a quitté la capitale Bangui pour se réfugier dans son fief du Nord-ouest où il compte de nombreux partisans dont beaucoup sont accusés d’être à la solde des milices armées qui écument le pays.

C’est dire qu’en plus des Forces armées centrafricaines (FACA) qui a du pain sur la planche pour faire face au défi sécuritaire, la Mission des Nations Unies en Centrafrique (MINUSCA), forte de 11.500 casques bleus devra déployer un important dispositif pour assurer la sécurité du vote. Depuis quelque temps, des bandes armées semblent avoir repris le poil de la bête aux confins du Soudan et du Tchad, pendant que les autorités camerounaises ont renforcé des mesures de sécurité le long de la frontière avec la Centrafrique où l’on a signalé la présence de quelques « bandits » sur le corridor Douala-Bangui.

Après le début de la campagne électorale hier sans incidences particulières, la situation des prochains jours pourra déterminer de ce qui en sera de ce processus électoral.

 

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