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15 octobre 2020 4 15 /10 /octobre /2020 12:35
La dangereuse intransigeance d’Alpha Conde et d’Alassane Ouattara

 

Lu pour vous

 

By La rédaction de Mondafrique 15 octobre 2020

 

Les prochaines élections en Guinée, le 18 octobre et en Côte d’Ivoire, le 31 octobre, constituent des risques majeurs pour un embrasement dans chacun de ces deux États.

Manipulations de la constitution, instrumentalisation de la loi électorale, commission nationale électorale peu indépendante, cour constitutionnelle proche du pouvoir, répression de l’opposition, risque de boycott, la crédibilité de ces élections est en cause, dans un contexte de crise politique, économique et financière.

Des élections de tous les dangers

 Les Guinéens et les Ivoiriens craignent de revivre les dramatiques événements qu’ils avaient connus, il y a encore peu temps. Les affrontements ethniques et les luttes armées avaient fait des milliers de victimes. Dans ces deux pays, rien n’a été réglé, en dépit des médiations, des accords conclus, des engagements des uns et des autres. Les présidents Alpha Condé (82 ans) et Alassane Dramane Ouattara (78 ans) n’ont pas réussi à ramener la réconciliation nationale et remettre leur pays sur la voie d’un développement durable dans toutes les parties du territoire. Les prochaines élections pourraient bien constituer de nouveaux mirages de la démocratie et être à l’origine d’une nouvelle crise nationale.

La question du scrutin à deux tours

Alpha Condé et Alassane Dramane Ouattara ont accédé à la magistrature suprême après des scrutins diversement appréciés mais finalement validés par la communauté internationale. Certes en 2010, Alpha Condé et Alassane Dramane Ouattara n’étaient arrivés qu’en seconde position au premier tour de l’élection présidentielle, respectivement derrière Cellou Dalein Diallo et Laurent Gbagbo. Si le mode de scrutin uninominal à un tour avait été adopté, ce sont ces deux personnalités qui auraient été élues pour présider à la destinée de leur pays. On devine le ressentiment de ces deux candidats et surtout de leurs partisans. Une réflexion devrait être menée sur les avantages comparatifs des scrutins à un et deux tours.

De l’espoir à la déception 

L’élection de ces deux intellectuels avait suscité un grand espoir dans leur pays mais également dans la communauté internationale. Alpha Condé, ancien enseignant de droit à la Sorbonne et jadis chantre de la démocratie en Afrique, n’avait rien de commun avec son prédécesseur putschiste, le capitaine Moussa  Dadis Camara. Alassane Dramane Ouattara, par sa grande expérience politique et son passage au FMI, rassurait par rapport à un autre putschiste, le général Gueï et il avait le soutien de la communauté internationale dans son affrontement post électoral avec Laurent Gbagbo. A la veille des prochaines élections, le désenchantement règne dans la plus grande partie de la population de ces deux États. Durant leur mandat présidentiel, les conditions de vie ne se sont pas vraiment améliorées. L’Etat de droit a subi de multiples entorses. Les gouvernements et les partisans des deux présidents se sont progressivement affranchis des contraintes qu’exige la vie démocratique. Les mauvaises pratiques telles que la corruption, les détournements et la prédation des richesses nationales ont repris de plus belle et les institutions de la république ont été instrumentalisées, surtout à l’approche de ces prochaines élections. 

L’interdiction du troisième mandat consécutif 

Les constitutions de la Guinée de 2010 et de Côte d’Ivoire de 2000 puis de 2016 posent la règle que le président de la république n’est rééligible qu’une seule fois.

Alpha Condé a été élu le 7 novembre 2010 et réélu en novembre 2015, sous le régime de la constitution du 7 mai 2010.  Alassane Dramane Ouattara a été élu le 28 novembre 2010 puis réélu le 25 octobre 2015 dans le cadre de la constitution de 2000. Lors de leur investiture, les deux chefs de l’Etat ont fait serment de respecter et faire respecter scrupuleusement les dispositions de la Constitution et en particulier celle qui fixe impérativement le nombre de mandats consécutifs à deux. Un président n’est rééligible qu’une seule fois. Le 8 novembre 2016, Alassane Dramane Ouattara a fait adopter une nouvelle constitution par voie référendaire. Outre la possibilité désormais de réviser la constitution par la voie parlementaire, ce que fera Alassane Dramane Ouattara le 19 mars 2020, l’un des deux parents du président pourra être d’une autre nationalité qu’ivoirienne ce qui est le cas pour Alassane Dramane Ouattara, et la limite d’âge de 75 ans pour se présenter à la présidentielle est supprimée. Alassane Dramane Ouattara avait 74 ans et 10 mois, lors de l’adoption de la constitution du 8 novembre 2016. Comme c’était le cas en 2010, la constitution de 2016 maintient l’interdiction d’effectuer un troisième mandat consécutif.

Les modifications constitutionnelles de mars 2020

A  sept mois de la fin de leur mandat, juridiquement définitif, Alpha Condé et Alassane Dramane Ouattara ont donc décidé de réviser certaines dispositions de la constitution de leur pays. En Guinée, le referendum du 22 mars 2020 accorde davantage de droits et de protection aux femmes et renforce les pouvoirs du président, comme par exemple l’allongement de la durée du mandat présidentiel à six ans. En revanche, la limite à deux mandats présidentiels consécutifs est maintenue.  Le rapport de présentation et les travaux préparatoires de la loi référendaire ne font aucunement référence à une éventuelle suppression de cette limite. Il aurait été beaucoup plus simple pour Alpha Condé d’y inclure cette suppression plutôt que de recourir à un artifice juridique comme celui de  » de la remise du compteur à zéro » pour effacer l’ obligation constitutionnelle à laquelle il reste lié.

De même en Côte d’Ivoire, la loi n° 348 du 19 mars 2020 portant modification constitutionnelle, votée par les parlementaires à la quasi unanimité, ne concerne qu’une vingtaine d’articles de la Constitution de 2016, qui n’est pas formellement abrogée. Quelques aménagements du poste de vice-président, la continuité du fonctionnement du Parlement et la suppression de la Cour suprême en sont les principales modifications. La disposition relative à la limitation des mandats présidentiels consécutifs à deux n’est pas remise en cause. Comme Alpha Condé, en invoquant la promulgation d’une simple modification constitutionnelle, ne touchant pas le nombre des mandats présidentiels, pour néanmoins s’affranchir de cette obligation constitutionnelle en remettant les compteurs à zéro, Alassane Dramane Ouattara utilise un artifice juridique qui ne peut que soulever les oppositions menant à une crise majeure. De surcroît, le président ivoirien fait fi des décisions de la Cour africaine des droits et des peuples d’Arusha qui ordonne de surseoir à l’exécution des condamnations de Guilllaume Soro afin de lui permettre d’être candidat ainsi que de réformer la Commission nationale électorale jugée peu indépendante. Alassane Dramane Ouattara s’enferme dans un jusqu’auboutisme dangereux, non sans rappeler la situation de Laurent Gbagbo en 2010…

L’ONU, l’Union africaine et surtout la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont multiplié les missions de bons offices pour tenter de mettre Alpha Condé et Alassane Drame Ouattara devant leurs grandes responsabilités. Il est à craindre qu’avec l’aveuglement du pouvoir et sous la pression de leur clan, leur capacité d’écoute soit devenue de plus en plus faible, comme ce fut jadis le cas de Blaise Compaoré avec la fin que l’on connait …

 

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15 octobre 2020 4 15 /10 /octobre /2020 12:23
Afrique, l’offensive russe dans le pré carré français

 

Lu pour vous

 

 (volet 2)

 

https://mondafrique.com/ By La rédaction de Mondafrique -15 octobre 2020

 

L’offensive russe en Afrique se poursuit au coeur des pays d’influence française en Afrique, notamment en Centrafrique

Dans sa note « Sociétés militaires privées russes en Afrique subsaharienne : atouts, limites, conséquences », le chercheur Sergey Sukhankin analyse l’expansion de la Russie en Afrique depuis 2014, alors qu’elle avait quasiment disparu des radars depuis la chute de l’Union soviétique.

Un article de Michael Pauron

C’est par le biais de la résolution de l’ONU 2127, votée à la demande de Moscou, que 5 instructeurs militaires et 170 instructeurs civiles sont arrivés en Centrafrique avec armes et bagages. La nomination de Valéri Zakharov, un ancien des services de renseignement russes, comme conseiller pour la sécurité nationale auprès du président Faustin Archange Touadera a renforcé l’influence de Moscou, au grand dam des Français. 

L’arrivée de la SMP Wagner  (démentie par la Russie, mais confirmée par trois journalistes russes d’investigation assassinés dans le pays et par de nombreuses sources locales), couplée à l’octroi d’une concession minière à l’entreprise Lobaye Invest Ltd (liée à Prigojine) a d’abord interrogé sur la nature du partenariat.

Mais, pour Sergey Sukhankin, la présence russe ne serait pas tant motivée par les ressources minières (somme toute modestes) que par la possibilité, depuis ce pays d’Afrique centrale frontalier d’autres pays économiquement plus attractifs, d’étendre son influence dans le reste de la région. Au détriment, notamment, de la France. « La Russie a de facto exclu la France du jeu centrafricain (…). Désormais, ce sont la Russie et la Chine qui jouent les premiers rôles », a ainsi lancé Viatcheslav Tetekine, expert conservateur russe et membre du comité de défense de la Douma.

Une présence russe au Sahel

Certes, la Russie n’a peut-être pas de stratégie africaine globale. Mais Sergey Sukhanki prévient que Moscou, et ses SMP en particulier, devraient poursuivre leur déploiement en Afrique, à mesure du retrait des Occidentaux (États-Unis, France…). L’arrivée de mercenaires russes dans la zone sahélo-sahélienne est plus que probable, alors que, en plus de l’accord de coopération militaire signé avec le Mali, des discussions ont été engagées avec le Tchad.

« Les agissements de la Russie en général et celles de ses SMP en particulier en Afrique subsaharienne pourraient entraîner de graves dommages collatéraux. L’affaiblissement progressif des acteurs européens et des États-Unis, les actions de la Russie visant à marginaliser les pays occidentaux, y compris la France, ouvrent la voie à une plus grande emprise de pays tiers sur la région » écrit le chercheur, évoquant une possible nouvelle donne, résumée par la formule d’un opposant congolais, Christian Malanga« argent chinois, offensive russe »

 

 

Afrique, une présence russe grandissante (volet 1)

 

By La rédaction de Mondafrique -14 octobre 2020

 

Dans sa note « Sociétés militaires privées russes en Afrique subsaharienne : atouts, limites, conséquences », le chercheur Sergey Sukhankin analyse l’expansion de la Russie en Afrique depuis 2014, alors qu’elle avait quasiment disparu des radars depuis la chute de l’Union soviétique.

Par Michael Pauron

La Russie n’a pas de « stratégie africaine globale » et n’enregistrera pas « d’avancées décisives à long terme » : telle est l’une des conclusions de Sergey Sukhankin, dans une note publiée en septembre par l’Institut français de recherche internationale (IFRI), et intitulée « Sociétés militaires privées russes en Afrique subsaharienne : atouts, limites, conséquences ».

Le chercheur estime toutefois qu’il faut prendre cette présence au sérieux, tout en rappelant que le contexte est bien différent de celui de la guerre froide, quand Moscou affrontait idéologiquement l’Occident sur le continent, notamment en Angola. Les moyens financiers injectés par la Russie sont bien moindres. Et, « à ce stade, le retour de la Russie en Afrique, particulièrement prononcé après 2014, apparaît comme une réaction [à la présence d’autres puissances] plutôt que comme la manifestation d’une stratégie globale tournée vers l’avenir ».

Un volet légal, un volet illégal

Aujourd’hui, la Russie se base sur deux volets pour s’implanter : un volet « légal », à travers la coopération militaro-technique (fourniture d’armes, formation, protection d’infrastructures…) ; et un volet « illégal », avec les opérations troubles de sociétés militaires privées (SMP), dont la bien connue Wagner. Sur le premier point, il souligne que 19 accords de coopération ont été signés entre 2014 et 2020.

« Les accords qu’elle a conclus avec l’Angola, la Guinée, la Guinée Bissau, le Mali et la Mauritanie sont particulièrement préoccupants pour l’occident, car ils visent notamment à tirer parti de l’aide militaire octroyée pour obtenir en échange des droits miniers et des partenariats dans le domaine de l’énergie », explique le chercheur. Ce modèle de « concessions contre protection » n’est pas sans rappeler le fameux « pétrole contre infrastructures » chinois.

Le second point est désormais bien connu. Si les liens directs entre les SMP telles que Wagner – liée à Evgueni Prigojine, un proche de Vladimir Poutine – et l’armée russe ne sont pas formellement établis, ils sont plus que probables : elles ont bel et bien combattu aux côtés de ces dernières en Syrie. En Libye, la présence de ces mercenaires russes aux côtés du maréchal Haftar n’est plus à démontrer.

Compétences bon marché

Les SMP russes séduisent en Afrique, où leurs compétences sécuritaires réputées bon marché sont appréciées, alors que le continent est en proie à de nombreux mouvements insurrectionnels. Pourtant, comme le rappelle Sergey Sukhankin, ces mercenaires ne seraient pas si efficaces face à des ennemis technologiquement bien équipés. Il en veut pour preuve les revers enregistrés près de Deir ez-Zor en 2018 (Syrie) et dans la banlieue de Tripoli en 2019 (Libye).

Malgré tout, le recours à ces « troupes de choc » privées à un avantage : il laisse à Moscou la possibilité de nier une éventuelle implication du gouvernement – une stratégie également adoptée par la Chine. Le groupe Wagner a été utilisé « dans plusieurs pays d’Afrique subsaharienne en sa qualité de relais officieux de la coopération militaire entre la Russie et les États locaux », note le chercheur.

Dans le prochain volet de notre enquête, Mondafrique se penchera sur le cas de la Centrafrique et du Sahel, le pré carré français dont la Russie cherche à exclure l’ancien colonisateur

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15 octobre 2020 4 15 /10 /octobre /2020 11:48
Les Véhicules Blindés Légers (VBL) russes arrivent à Bangui
Les Véhicules Blindés Légers (VBL) russes arrivent à Bangui
Les Véhicules Blindés Légers (VBL) russes arrivent à Bangui
Les Véhicules Blindés Légers (VBL) russes arrivent à Bangui
Les Véhicules Blindés Légers (VBL) russes arrivent à Bangui
Les Véhicules Blindés Légers (VBL) russes arrivent à Bangui
Les Véhicules Blindés Légers (VBL) russes arrivent à Bangui
Les Véhicules Blindés Légers (VBL) russes arrivent à Bangui

 

 

L'avion russe qui vient nous livrer 20 chars blindés vient de se poser sur le tarmac de l'aéroport Bangui M'poko. Félicitons le Président TOUADERA pour son offensive diplomatique qui a abouti à ce succès. Les Forces Armées Centrafricaines vont pouvoir pour la première fois de l'histoire de notre pays bénéficier de 20 blindés. Mention spéciale à Mme Marie Noëlle Koyara, ministre de la Défense, au Général de corps d'armée Jean Pierre Dolewaya, au Chef d'Etat major des armées le Général de division Zephirin MAMADOU et tous les officiers centrafricains qui ont enfin compris le sens de la diversification de nos partenariats au bénéfice de de notre peuple.

Palais de Renaissance

 

 

Les Véhicules Blindés Légers (VBL) russes arrivent à Bangui

 

https://mondafrique.com/ By Aza Boukhris -14 octobre 2020

 

Dans le cadre de l’accord de Défense et de coopération militaire qui lie la Fédération de Russie à la Centrafrique, l’appui du ministère russe de la Défense à son homologue centrafricain, à deux mois des échéances électorales du 27 décembre 2020, se traduit par une première livraison de Véhicules Blindés Légers (VBL) à Bangui. 

 

Sous la direction du général russe Oleg Polguev, conseiller au ministère centrafricain de la Défense, et de Valeri Zakharov, conseiller spécial du président Touadera, le programme de la coopération militaire a été précisé, lors de la réunion de travail de Faustin- Archange Touadera à Moscou, le 6 octobre 2020, avec le ministre Sergueï Lavrov et les hauts responsables de l’Etat- major des Armées. Ont été notamment arrêtés d’un commun accord :

 

– la livraison urgente de vingt Véhicules Blindés Légers (VBL) de reconnaissance. Les dix premiers devraient être livrés en ce 14 octobre.

 

– le bureau de représentation du ministère russe la Défense sera opérationnel fin octobre avec ses officiers généraux et des dizaines de spécialistes militaires et du renseignement.

 

– la Base militaire russe Berengo va être développée afin de devenir un centre stratégique et névralgique au coeur de la Centrafrique, mais également à proximité du Tchad, du Cameroun, du Congo et de RDC.

 

– dans le cadre des facilités obtenues par la Russie à l’ embargo sur les armes,  toujours en vigueur, des armes seront fournies aux Forces Armées centrafricaines. La question de leur vérification internationale reste posée.

 

– l’ envoi de plusieurs dizaines d’ instructeurs russes dont la plupart appartiennent au groupe Wagner s’ accompagne de formation en Russie de militaires et de policiers Centrafricains. Très prochainement, quatre-vingt quatorze (94) seront accueillis en Russie pour une formation et des entraînements aux armements.

Silences diplomatiques

 

L’offensive russe en Centrafrique sans aucune réaction des autres partenaires de la Centrafrique. Bien au contraire, que ce soit l’Union européenne, les Etats- Unis d’Amérique, l’ONU via la Minusca et la France ne cessent d’apporter des financements, notamment pour l’ organisation des prochaines élections qui ne se présentent pas, à ce jour, comme pouvant être crédible et transparentes.

 

Au moins, la Russie pourra assurer une sécurisation particulière pour la réélection du président Touadera.

 

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15 octobre 2020 4 15 /10 /octobre /2020 11:43
ARRIÉRÉS DES SALAIRES : LE PRÉSIDENT TOUADERA INSTRUIT LE MINISTRE DES FINANCES

 

 

PAIEMENT DES ARRIÉRÉS DES SALAIRES : LE PRÉSIDENT TOUADERA INSTRUIT LE MINISTRE DONDRA

 

Après avoir échangé avec les centrales syndicales, le président de la République chef de l’Etat Pr. Faustin Archange Touadéra a instruit ce jour, 14 octobre 2020, le ministre des finances et du budget Henri-Marie Dondra de procéder au paiement de trois mois d’arriérés des salaires des anciens régimes, d’ici à la fin de l’année 2020. Il s’agit du paiement des arriérés des mois de mars, février et janvier de l’année 2002. 

 

Mu par le souci de l’amélioration des conditions de vie des populations centrafricaines en général et celles des fonctionnaires et agents de l’Etat, en particulier, le Président de la République, Chef de l’Etat, Professeur Faustin Archange Touadera  a relancé le processus d’apurement des arriérés sociaux, perturbé par la survenance de la covid-19. Ces différents paiements vont renforcer la résilience de la population centrafricaine et aider nos concitoyens à contrecarrer les conséquences de la Covid-19.

 

Il est à rappeler que depuis l'accession au pouvoir du Président Touadera, 18 mois d’arriérés de salaires, soit plus de 40 milliards ont été payés aux fonctionnaires et agents de l'État. 

 

Il faut aussi rappeler que 9 trimestres de pensions pour un montant total de plus de 7 milliards de francs CFA ont été payés. 

 

Ainsi, le Président Touadera continue de valoriser le travail des fonctionnaires et agents de l'État en prenant l'engagement d'apurer les arriérés de salaires. 

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13 octobre 2020 2 13 /10 /octobre /2020 11:02
La BAD fait un don de 9,5 millions d’euros pour la modernisation de l’aéroport international de Bangui
La BAD fait un don de 9,5 millions d’euros pour la modernisation de l’aéroport international de Bangui

 

République centrafricaine : la Banque africaine de développement fait un don de 9,5 millions d’euros pour la modernisation de l’aéroport international de Bangui

La première phase du projet (PAMAB-I) dont l’exécution est en cours a été approuvée en novembre 2019

 

ABIDJAN, Côte d'Ivoire, 12 octobre 2020/ -- Le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement (https://www.AfDB.org/) a approuvé, lundi 5 octobre à Abidjan, un don de 9,50 millions d’euros (8 millions d’unités de compte), pour le financement de la deuxième phase du Projet d’appui à la modernisation de l’aéroport international de Bangui Mpoko, en République centrafricaine (PAMAB-II).

La contribution de la Banque au financement de cette phase du projet structurée autour d’activités de sûreté, de facilitation et de sécurité aéroportuaires représente 80,81% du coût total de ce projet contre une contrepartie nationale de 2,25 millions d’euros (1,90 millions UC), soit 19,19%.

La première phase du projet (PAMAB-I) dont l’exécution est en cours a été approuvée en novembre 2019. Elle est financée à 100% par la Banque sur les ressources du Fonds africain de développement, le guichet concessionnel de la Banque et la Facilité d’appui à la transition (FAT) (Pilier 1), pour un montant total d’environ 1,42 millions d’euros (1,20 million UC).

Dans le document présenté devant le Conseil d’administration, la Haute direction de la Banque indique que l’essentiel du trafic aérien en République centrafricaine (RCA) transite par l’aéroport de Bangui M’poko, seul aéroport international du pays, mis en service en 1967. Cependant, cette plateforme, qui accuse des lacunes importantes en matière de sécurité et de sûreté, présente, de surcroît, des insuffisances en termes de disponibilité de surfaces (notamment au niveau de l’aérogare et du tarmac), de capacité d’accueil et d’équipements de traitement des flux de passagers et de bagages.

L’intervention de la Banque, à travers le PAMAB, vise à contribuer, suivant une approche programmatique, au développement et à la modernisation des infrastructures aéronautiques en RCA, à travers, principalement, la mise à niveau des installations et services du transport aérien à l’aéroport international de Bangui M’poko. Outre la mise aux normes des infrastructures aéroportuaires, les actions prioritaires porteront sur la formation d’inspecteurs qualifiés en nombre suffisant, l’élaboration de règlements techniques et de procédures appropriées et la mise en place d’un système d’assurance‑qualité ou d’audit interne équivalent.

Le PAMAB sera déployé entre 2020 et 2022 pour améliorer de façon substantielle les performances du sous-secteur du transport aérien en RCA ainsi que l’image du pays dans l’aviation civile. La construction d’infrastructures et la fourniture d’équipements de sûreté dans la zone fret, en complément de ceux prévus dans le cadre de ce projet, devraient réamorcer une activité de transport de marchandises à l’aéroport international de Bangui. La Banque prévoit, en outre, le développement des filières de production à forte valeur ajoutée et créatrices d’emplois, notamment les produits vivriers, la pêche et l’élevage.

Cette opération trouve un lien de synergie et de complémentarité avec le Projet d’appui à l’Autorité nationale de l’aviation civile (PANAC) en République Centrafricaine, financé à travers un don FAT (Pilier III) de 1,19 million d’euros (un million d’Unités de Compte) et qui vise, principalement, à renforcer les capacités techniques et administratives de l’Agence nationale de l’aviation civile (ANAC-RCA) et à améliorer la qualité et les capacités de prestation des services aéroportuaires dans les domaines de l’enregistrement des passagers, du contrôle policier et douanier et du contrôle sanitaire.

Au total, la Banque a apporté une contribution d’environ 12,10 millions d’euros (10,20 millions d’UC), pour relever le niveau de conformité relativement bas de la RCA aux normes de sûreté et de sécurité aérienne de l’Organisation internationale de l’aviation civile (OACI), ainsi que pour la modernisation des infrastructures de l’aéroport international de Bangui, dans le cadre des deux phases du PAMAB et du PANAC.

 

Distribué par APO Group pour African Development Bank Group (AfDB).

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11 octobre 2020 7 11 /10 /octobre /2020 19:10
Nouvelles nationales sur RNL
Nouvelles nationales sur RNL

 

RCA/Elections 2020: la société civile monte au créneau suite à l'enrôlement des leaders de groupes armés

 

https://www.radiondekeluka.org/ vendredi 9 octobre 2020 15:18

 

Le Groupe de travail de la société civile (GTSC) réagit à propos de l'inscription sur les listes électorales de Bi Sidi Souleymane, alias Sidiki Abbas et Ali Darassa. Dans un communiqué publié le mercredi 07 octobre 2020, le GTSC condamne cet acte qui « n'honore pas les centrafricains » et déplore, par la suite, le silence du gouvernement et de la classe politique centrafricaine.

Dans ce communiqué, le Groupe de travail de la société civile (GTSC) s'indigne contre le gouvernement pour l'inscription, sur les listes électorales, des leaders de l'UPC et des 3R. Pour cette organisation, l'article 3 du code électoral est foulé au pied. Cet article qui stipule que "Sont électeurs, les personnes de deux sexes ayant la nationalité centrafricaine, âgées de 18 ans révolus au moment de l'inscription, jouissant de leurs droits civiques, et qui sont régulièrement inscrites sur la liste électorale".

Position défendue par Paul Crescent Beninga, Porte-parole du GTSC.  "Le GTSC par ma voix condamne l'enrôlement des mercenaires armés que sont Sidiki Abbas et Ali Darassa sur la liste électorale. Parce que ces deux personnes  sont des étrangers et la loi électorale de notre pays interdit aux étrangers de s'inscrire sur la liste électorale. C'est des mercenaires, ils n'ont pas leur place ici".

En outre, le Groupe de travail de la société civile s'étonne du silence de la classe politique, notamment, des partis politiques aussi bien de l'opposition que de la majorité présidentielle. Il exige, par ailleurs, un audit du fichier électoral avant la convocation du corps électoral.

"C'est un acte illégal, c'est acte que nous devons condamner. C'est pourquoi nous profitons pour exiger l'audit du ficher électoral. Tel que c'est parti, le ficher est déjà bourré. Car les gens qui n'ont pas droit de voter dans ce pays, ont la voie libre" a martelé le porte-parole du GTSC.

Cette déclaration intervient quelques jours, après une mission conjointe, composée du gouvernement, des parlementaires et des facilitateurs de l'Accord du 6 février 2019 à Koui dans l'Ouham-Péndé. Mission pour relancer l'enrôlement électoral dans la région. Celle-ci a également permis de libérer deux des trois éléments des forces de défense et de sécurité pris otages par les 3R.

 

 

RCA/Elections 2020: Abdou Karim Meckassoua appelle à des élections transparentes et inclusives

 

https://www.radiondekeluka.org/ vendredi 9 octobre 2020 15:23

 

Le président du parti Chemin de l'Espérance, Abdou Karim Meckassoua tire la sonnette d'alarme sur le processus électoral en cours en République centrafricaine. Dans un communiqué de presse, il insiste que les élections à venir soient inclusives et transparentes.

L'ancien président de l'Assemblée nationale, Abdou Karim Meckassoua attire l'attention de l'opinion nationale et internationale sur le processus électoral en Centrafrique. Le président fondateur du Chemin de l'Espérance a, dans un communiqué de presse, estimé que les élections à venir doivent être inclusives et transparentes.

Dans ce communiqué de presse d'une page, l'on peut lire au deuxième paragraphe, « Il faut organiser des élections inclusives, transparentes et démocratique, maintenant ».

Abdou Karim Meckassoua veut, par cet acte, mettre la pression sur les bailleurs et la communauté internationale qui financent ces élections, à plus de vigilance dans le processus.

"La Constitution exige que chaque centrafricain soit respecté dans son droit. Notamment, le droit de vote. Ceux qui ont fui le pays du fait de la crise, d'assassinats perpétrés par les groupes armés, sont des centrafricains de droit. Nous sommes scandalisés par le fait qu'ils soient privés de ce droit pendant que des étrangers se pavanent dans des centres d'enrôlement" a fait savoir Fari Tahuruka Shabbazz, porte-parole du Chemin de l'Espérance.

Si aujourd'hui les leaders des groupes armés étrangers comme Sidiki Abbas et Ali Darassa sont désormais des électeurs, l'ancien président de l'Assemblée nationale lui, estime que l'exclusion des réfugiés n'a pas sa raison d'être.

"Après l'adoption du code électoral qui retire les réfugiés des électeurs, le combat prend désormais, une dimension internationale. Ceci consiste à pousser les principaux bailleurs à aller dans le sens du droit, dans le sens de la Constitution. On ne peut pas financer des élections à partir du moment où celles-ci ne sont pas inclusives, libres ni transparentes" a conclu le porte-parole du Chemin de l'Espérance. 

Même si cette question continue d'alimenter le débat en milieu politique,  le vote des réfugiés n'est plus à l'ordre du jour du gouvernement qui tourne désormais les yeux vers la publication des listes électorales et la convocation du corps électoral dans les jours à venir.

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11 octobre 2020 7 11 /10 /octobre /2020 18:54
RCA : Satisfécit du FMI à trois pays africains dont la RCA
RCA : Satisfécit du FMI à trois pays africains dont la RCA

 

Covid-19: le FMI tire la sonnette d’alarme sur les conséquences économiques en Afrique

 

https://www.rfi.fr/ Publié le : 10/10/2020 - 16:48

 

Le Fonds monétaire international a tenu, vendredi 9 octobre, une réunion virtuelle sur l'impact du coronavirus en Afrique, en présence de sa directrice générale Kristalina Georgieva. Selon cette dernière, l'aide financière débloquée ces derniers mois est considérable, mais elle reste insuffisante pour aider le continent à sortir de la crise.

Selon la directrice générale du FMI, l'institution a déjà débloqué près de 26 milliards de dollars cette année. C'est 10 fois plus que ce que le FMI débloque en moyenne chaque année pour des prêts.

Mais les besoins sont immenses car si le continent veut sortir de la crise, il aura besoin de 1 200 milliards de dollars d'ici à 2023. Or pour l'instant, explique Kristalina Georgieva, si l'on s'en tient aux promesses faites par les institutions financières internationales et les créanciers bilatéraux, moins du quart de ce montant devrait être débloqué.

Selon les prévisions du FMI, les ménages pourraient connaître jusqu'à 12% de baisse de leurs revenus et selon la Banque mondiale, jusqu'à 43 millions de personnes supplémentaires pourraient tomber dans l'extrême pauvreté.

Le FMI salue cependant les efforts faits par certains États. Sa directrice générale cite notamment le Burkina Faso, la Gambie, et la République centrafricaine. Trois pays qui ont, selon elle, mis en place des « mécanismes de gouvernance remarquables » pour justement s'assurer que les fonds dégagés bénéficient bien à leurs populations.

 

Africa faces a projected financing gap of over $345 billion through 2023, and nearly half of the burden is on the low-income countries. Today's Mobilizing with Africa was about decisive actions we can pursue to close this gap. https://t.co/YYdXImI8OT #IMFmeetings pic.twitter.com/4rsTjAYA3J

 

  Kristalina Georgieva (@KGeorgieva) October 9, 2020

 

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11 octobre 2020 7 11 /10 /octobre /2020 18:32
En Centrafrique, des femmes se lèvent pour la justice

 

Lu pour vous

 

https://www.lemonde.fr/ Par Antoine Rolland Publié le 09 octobre 2020 à 19h00

 

Une association milite pour la parité au sein de la première commission vérité du pays, chargée de revenir sur les crimes et les violences sexuelles commis depuis soixante ans.

Rosalie Kobo Beth sait d’où elle vient et ce qu’elle veut. « En Centrafrique, les femmes sont éduquées à rester dans un cadre délimité, à ne pas demander plus, regrette-t-elle. Nous, on ose s’afficher. » La jeune femme est porte-parole de l’association I Londo Awè ! (« Nous nous levons ! »), dont l’objectif est clair autant qu’ambitieux : obtenir la parité dans les instances de décision du pays.

Pour leur première campagne, elles se concentrent sur la composition de la future commission vérité de la République centrafricaine (RCA), chargée de revenir sur les crimes commis depuis 1959. Un travail délicat et crucial dans ce pays toujours meurtri par les violences et dont une grande part du territoire demeure sous la coupe de groupes armés. Suivant le modèle de la commission vérité sud-africaine mise en place au sortir de l’apartheid, les onze membres de la Commission vérité justice réparations et réconciliation (CVJRR) devront écouter les témoignages, faciliter le pardon, procéder aux réparations, matérielles ou symboliques.

En Centrafrique, une loi votée en 2017 prévoit bien la présence de 35 % de femmes dans les sphères de prise de décision du pays, puis 50 % au bout de dix ans. L’association I Londo Awè ! veut la parité tout de suite. Plus que d’autres, Achta sait qu’il n’est pas là question que de symbole, surtout quand il s’agit de panser des blessures et faire avancer la réconciliation.

Orienter les femmes pour les soins

La presque trentenaire travaille à l’Organisation musulmane pour l’innovation en Centrafrique (Omica) dans un centre d’écoute de victimes de violences sexuelles dans le quartier de PK5 à Bangui, la capitale centrafricaine. Elle récolte leurs témoignages, les oriente pour les soins, ou pour les plaintes. « La CVJRR devra enquêter sur les crimes faits aux femmes, rappelle-t-elle. Or, beaucoup de sœurs n’osent pas parler devant des hommes. »

Elle le sait pour avoir elle-même subi deux viols en 2016. Venue alors chercher du soutien dans le centre où elle travaille aujourd’hui, elle fut déstabilisée quand elle comprit qu’un homme, musulman comme elle, recueillerait son témoignage : « C’était très difficile. Je ressentais de la honte. »

Côté judiciaire, Achta a fini par abandonner sa plainte, échaudée par les procédures longues et les interrogatoires incessants toujours menés par des hommes. Aujourd’hui, elle craint toujours de croiser « ses bourreaux », mais songe à présenter son histoire devant la future CVJRR, « pour donner de la force à mes sœurs ».

« Le viol comme tactique guerrière »

C’est l’une des caractéristiques de ce type de cour extrajudiciaire : « Il s’agit d’une forme de justice plus empathique, plus bienveillante, où la victime est soutenue, encouragée », souligne Jean-Pierre Massias, professeur en droit public à l’université de Pau. De quoi en faire un « outil efficace » contre le sentiment d’impunité, juge le spécialiste : « Si vous mettez en place une cour pénale spéciale, vous allez attraper au maximum 1 % des violeurs, les faits étant difficiles à prouver. » Là où une cour criminelle jugera le violeur, la CVJRR pourra faire le procès du viol, phénomène massif en Centrafrique et contre lequel il se révèle difficile de lutter.

Pour la seule année 2019, les ONG du pays ont recensé plus de 3 000 « incidents issus de violences sexuelles ». Ces données sous-représentent la situation, ne prenant en compte qu’une partie du pays et les seuls témoignages. En Centrafrique, le viol est utilisé « de manière généralisée et systématique comme tactique guerrière », soulignait en 2019 une tribune de l’organisation de défense des droits humains Human Rights Watch.

Pire, les violences sexuelles liées au conflit ont entraîné une explosion des cas au niveau domestique. « Le point de bascule a été le début des années 2000, se souvient Nadia Carine Fornel Poutou, présidente de l’Association des femmes juristes centrafricaines, qui porte assistance juridique aux victimes. Avant, il y avait bien le poids des traditions, mais pas autant de crimes. »

« La CVJRR devra avoir une fonction éducative sur le viol, dans une société devenue permissive », estime Jean-Pierre Massias. Une mission qui suppose de gagner la confiance de la population et d’axer largement son mandat sur les violences faites aux femmes. « En cela, conclut M. Massias, le choix des commissaires sera essentiel. »

Antoine Rolland (Bangui, correspondance)

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8 octobre 2020 4 08 /10 /octobre /2020 23:26
Faux ! Le vaccin contre le tétanos n’a rien à voir avec un prétendu vaccin de la Covid-19 

 

Centrafrique : Faux ! Le vaccin contre le tétanos n’a rien à voir avec un prétendu vaccin de la Covid-19

 

BANGUI, 08 octobre 2020 (RJDH/Fact-Checking)---En Centrafrique, la rumeur selon laquelle le vaccin contre le tétanos serait celui de la Covid-19 n’est pas vraie, car ce  n’est qu’une illusion, dont il faut s’en méfier, d’après les spécialistes de la santé.

Depuis la déclaration du tout premier cas lié au covid-19 en Centrafrique le 14 mars dernier, des rumeurs et des fausses informations ne cessent de circuler autour de cette pandémie. Tel en est le cas de cette rumeur qui circule de bouche à oreilles dans les arrondissements de Bangui et plus particulièrement dans le 7e et arrondissement en ces termes : « le vaccin contre le tétanos n’est pas vrai mais plutôt c’est le vaccin du nouveau coronavirus ».

Au 3e arrondissement de Bangui, cette rumeur soutient que : « Le vaccin contre le tétanos est une manière d’injecter le coronavirus dans la communauté ».

Une fausse rumeur selon les spécialistes de la vaccination en Centrafrique

Dans le cadre de vérification des faits, la rédaction de fact-checking du Réseau des Journalistes pour les Droits de l’Homme a pu contacter les spécialistes de la santé en vue d’en savoir davantage sur cette rumeur.

Une situation que dénonce Docteure Coquette Joella Aurore, coordonnatrice de la campagne nationale de vaccination du district sanitaire de Bangui : « Sur l’organisme humain, ce vaccin produit la présence des anticorps qui protègent la femme contre le clostridium tétanique qui est la bactérie à l’origine de tétanos, quand une femme accouche, normalement, elle doit accoucher dans des conditions normales. Mais il arrive que les femmes se présentent tard, ou ne se présentent pas dans les maternités et accouchent à la maison.  Si elle a bien reçu ces vaccins et que les conditions d’accouchements sont réunies, elle sera protégée et son enfant sera également protégé contre le tétanos », explique-t-elle.

Elle profite de cette occasion pour lancer un vibrant appel aux femmes dont les tranches d’âge varient entre 14 ans à 49 ans à aller massivement se faire vacciner afin non seulement de garantir leur santé mais aussi la santé de leurs progénitures. « Je lance un vibrant appel à l’endroit des femmes de se présenter dans les sites temporaires de vaccination que nous avons créés pour se faire vacciner contre le tétanos. Parce que ce vaccin n’est pas un vaccin contre le Coronavirus. Jusqu’à lors, le monde entier n’a pas pu développer un vaccin contre la Covid-19 », a-t-elle lancé.

La mobilisation des femmes campagne de vaccination contre le tétanos, est faible. Cela est dû aux rumeurs faisant état de ce que cette vaccination empêche la fertilité féminine pour les uns et un vaccin contre la Covid-19 pour les autres.

Pour illustrer cette faible participation des femmes à la campagne de vaccination contre le tétanos, l’exemple est pioché à partir des donnés du 7ème arrondissement de Bangui où c’est seulement 6.188 femmes qui sont actuellement vaccinées alors que l’on s’attendait à plus de 17 515.

Dans le 3e arrondissement, les femmes se méfient de ce vaccin et soutiennent que c’est un moyen de d’injecter le coronavirus dans cette communauté. Une rumeur aussi rejetée par les spécialistes de la santé.

Lancé le 30 septembre 2020, la campagne de vaccin contre le tétanos est ouverte pour les femmes âgées de 14 à 49 ans qui a pris fin le 04 octobre 2020. Les sites temporaires de vaccins crées dans les arrondissements de Bangui sont les écoles, les domiciles des chefs de quartier ou chefs de groupe.

Face à cette triste réalité pandémique ne vous protégez non seulement de covid-19 mais plutôt protégez-vous contre les rumeurs et fausses informations.

Britney Line Ngalingbo/ Rédaction Fact-checking de Centrafrique

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8 octobre 2020 4 08 /10 /octobre /2020 23:21
FMI : une aide d’urgence pour 22 pays africains dont la RCA

 

Lu pour vous

 

https://fr.africanews.com/

C'est une bouffée d'oxygène en ces temps difficiles. Le Fonds Monétaire International a approuvé le versement d'une nouvelle aide d'urgence pour 28 pays, dont 22 africains.

L'argent reçu pourra permettre à ces pays d'alléger leurs dettes pendant les six prochains mois ou d’aider au financement de la lutte contre les effets de la pandémie de coronavirus.

Le Fonds fiduciaire d'assistance et de riposte aux catastrophes pourrait ainsi débloquer jusqu'à 959 millions de dollars pour une période de deux ans. En avril dernier, le FMI avait déjà allégé la dette de 25 pays parmi les plus pauvres, en dégageant une enveloppe de 500 millions de dollars.

En Afrique, les 22 pays concernés sont parmi les moins riches du continent à l'exception du Rwanda. Le Mali est également sur les rangs mais a été placé pour le moment sur la liste d'attente. Les dirigeants du FMI attendre de connaître la position de la communauté internationale et de savoir si le nouveau gouvernement issu du régime militaire est officiellement reconnu.

Les 28 pays bénéficiaires : Afghanistan, Bénin, Burkina Faso, Burundi, Centrafrique, Comores, RD Congo, Djibouti, Éthiopie, Gambie, Guinée, Guinée-Bissau, Haïti, Libéria, Madagascar, Malawi, Mozambique, Népal, Niger, Rwanda, Sao Tomé-et-Principe, Sierra Leone, Iles Salomon, Tadjikistan, Tanzanie, Tchad, Togo et Yémen.

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