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25 octobre 2020 7 25 /10 /octobre /2020 23:55
Polémique autour de la candidature de François Bozizé à la présidentielle

 

Centrafrique: polémique autour de la candidature de François Bozizé à la présidentielle

 

sam. 24 octobre 2020 à 2:11 AM UTC+1

 

L’Autorité nationale des élections (ANE) vient d’annoncer que le dépôt des dossiers de candidature pour la présidentielle et les législatives du 27 décembre se fera entre le 1er et le 10 novembre. Ce qui a poussé le parti KNK de l’ancien président François Bozizé à vouloir mettre les points sur les « i », alors que sa candidature fait l’objet de polémique entre le camp présidentiel et l’opposition par médias interposé.

Certains n’hésitent pas à mettre en doute l'éligibilité de l'ancien président en rappelant que le code électoral oblige chaque candidat à présenter « un certificat attestant de la résidence ou d’un domicile du candidat à la présidentielle sur le territoire national depuis au moins un an », en expliquant que François Bozizé est revenu de son exil de 7 ans à la mi-décembre 2019, lorsqu’on l’a vu à Bangui. Son parti est donc monté au créneau vendredi avec une déclaration.

Il s’agit d’une opération « clarification » selon le secrétaire général du parti Kwa na kwa de François Bozizé. Il accuse le camp présidentiel de chercher depuis des mois à accréditer l’idée que leur champion est arrivé en Centrafrique le 15 décembre 2019, c’est-à-dire hors délai pour être candidat à la présidentielle. Mais nuance, cette date correspond à son arrivée dans la capitale Bangui, affirme Jean-Eudes Teya, qui cherche à déminer sur ce terrain. Le code électoral ne parle pas d’un délai de séjour à Bangui mais en République centrafricaine et la RCA ne se restreint pas à Bangui. Il y a d’autres éléments en opposition qui prouveront, le moment venu, que le président Bozizé était sur le territoire national bien avant cette date. »

Mais ni le président Faustin-Archange Touadéra, ni aucun membre du parti présidentiel MCU n’ont cherché à entraver le retour au pays de François Bozizé, assure son porte-parole, Evariste Ngamana. « A aucun moment, ni le président ni son parti n’ont empêché son retour. La preuve, c’est qu’il est revenu au pays, qu’il circule. Pour moi ce sont des accusations infondées. Ceux qui le disent n’ont qu’à apporter des preuves. Nous sommes en ordre de bataille, notre parti est structuré. Nous sommes prêts pour aller aux élections. »

Et d’insister « le parti MCU n’a peur de personne ». Le secrétaire général du KNK lui rappelle que « l’une des conditions de la paix, c’est l’inclusivité  ».

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25 octobre 2020 7 25 /10 /octobre /2020 23:48
Centrafrique: Paris juge "totalement infondées" les accusations de l'ONG de Clooney
Centrafrique: Paris juge "totalement infondées" les accusations de l'ONG de Clooney




Paris - France - AFP - La France juge "totalement infondées" les accusations lancées par l'ONG américaine anticorruption The Sentry, co-fondée par George Clooney, selon qui Paris et Moscou, tentent d'influencer les prochaines élections présidentielles en Centrafrique.

"Les accusations visant la France dans ce rapport sont totalement infondées", a affirmé jeudi le ministère des Affaires étrangères.

"La coopération de la France avec la RCA est toute entière tournée vers un objectif de stabilisation et de relèvement durables du pays. Elle est menée en toute transparence et en coordination avec les autres partenaires internationaux. Avec ses partenaires de l'Union européennes et les Nations unies en particulier, la France apporte son soutien à l'organisation d'élections transparentes, au redéploiement de l'autorité de l'État sur tout le territoire, et au développement économique et social du pays", ajoute le ministère.

Le premier tour est prévu le 27 décembre. Les camps du président Faustin Archange Touadéra, qui brigue un second mandat, et de l'opposition emmenée notamment par François Bozizé, l'ex-chef de l'Etat renversé par un coup d'Etat en 2013, se livrent déjà une rude bataille. De nombreux groupes rebelles armés, qui contrôlent plus des deux tiers du territoire, soutiennent ou monnayent leur soutien à ces camps, selon The Sentry.

"Des réseaux français et russes œuvrent dans l'ombre des acteurs centrafricains et régionaux pour influencer le processus électoral et faire valoir leurs intérêts économiques et géostratégiques en Centrafrique et à travers l'Afrique centrale", a affirmé, dans un rapport publié lundi, la fondation spécialisée dans les enquêtes sur les criminels de guerre et la corruption en Afrique.

"Certains réseaux militaires" des deux pays "instrumentalisent les groupes armés, permettant ainsi aux profiteurs de guerre de bénéficier de la corruption et de l'économie de guerre" dans ce pays pauvre d'Afrique centrale, a assuré l'ONG co-dirigée par l'acteur américain George Clooney.

"L'action de la France consiste à favoriser ses propres intérêts géostratégiques et économiques afin de maintenir son ancienne colonie dans son pré-carré post-colonial", a poursuivi The Sentry, assénant: "cette bataille d'influence a un coût humain élevé".

The Sentry, qui dit se baser sur des enquêtes de terrain et de nombreuses interviews, accuse notamment le groupe paramilitaire privé russe Wagner, lié à l'homme d'affaire Evguéni Prigojine réputé proche de Vladimir Poutine.

"Je vais m'abstenir de commenter, car il est peu probable que cette organisation (The Sentry) puisse être considérée comme l'une de celles ayant une expertise réelle", a réagi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

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25 octobre 2020 7 25 /10 /octobre /2020 23:32
CENTRAFRIQUE : L’ÉTRANGE SECRET DES DÉTENTIONS DE LA COUR SPÉCIALE

Lu pour vous

 

https://www.justiceinfo.net/ 15/10/2020 PAR JOE BINGUIMATCHI ET EPHREM RUGIRIRIZA, JUSTICEINFO.NET

 

C’est une situation inédite en justice internationale. Officiellement, une quinzaine de suspects sont en détention provisoire à la Cour pénale spéciale de Centrafrique. Mais ce tribunal mixte, employant des magistrats nationaux et internationaux, garde secrète l’identité de ces personnes. Un choix critiqué à l’intérieur du pays comme à l’étranger.

Créée par une loi de juin 2015, la Cour pénale spéciale de Centrafrique (CPS), chargée de juger les graves violations des droits humains et du droit international humanitaire commises depuis 2003, n’a encore ouvert aucun procès et le plus grand secret entoure ses enquêtes. On sait seulement que des suspects ont été arrêtés à sa demande. « Il y a, à ce jour, une quinzaine de personnes qui sont en détention provisoire. Il s’agit principalement des personnes qui ont été arrêtées dans les incidents de Lemouna, Koundjil, Bohong, Ndélé et Obo. Elles sont en détention provisoire dans les maisons carcérales de Ngaragba et ses annexes du Camp de Roux. Certaines le sont depuis mai 2020, d’autres depuis juillet 2020 », indique Théophile Momokoama, porte-parole de la CPS. Mais d’autres sources à Bangui parlent d’une vingtaine de détenus (voir encadré). On ne sait ni leur nombre exact, ni leurs noms. Une situation inédite devant un tribunal soutenu par l’Onu.

NICOLAS TIANGAYE : « CE N’EST PAS NORMAL ! »

La cour refuse de divulguer l’identité de ses détenus, arguant de l’insécurité régnant dans le pays, dont la plus grande partie est sous le contrôle de groupes armés. Un choix dont s’inquiète Amnesty International, qui s’apprête à publier un rapport sur la justice en République centrafricaine (RCA). « Amnesty International n’a pas plus d’informations que le grand public concernant les personnes détenues pour le compte de la CPS. C’est la première fois qu’un tribunal international ou un tribunal hybride opère avec si peu de transparence », confie Alice Banens, conseillère juridique de l’ONG de défense des droits de l’homme.

« Ce n’est pas normal ! », s’insurge Nicolas Tiangaye, avocat et ancien premier ministre de RCA. Rien, selon lui, ne justifie une telle opacité. « Le secret concerne le contenu de l’instruction, pas l’identité des personnes poursuivies. On peut comprendre cela pour les témoins mais pas pour les accusés », estime-t-il. L’ancien bâtonnier, qui a également officié comme avocat de la défense au Tribunal pénal international pour le Rwanda, y voit une violation du principe de la publicité de la justice. « Incroyable, absolument curieux ! », renchérit l’avocat français Vincent Courcelle-Labrousse, habitué des tribunaux internationaux. « Cela veut dire qu’on détient des gens secrètement ! »

Théophile Momokoama souhaite rassurer. « Toutes ces personnes sont assistées d’avocats, dans certains cas commis d’office par la Cour parmi les avocats inscrits au barreau de Centrafrique. Elles reçoivent effectivement la visite des membres de leurs familles », déclare-t-il. « Le contexte de la mise en œuvre de la CPS n’est pas le même que ceux de beaucoup des juridictions de ce type. Le conflit se poursuit en Centrafrique, les seigneurs de guerre qui sont potentiellement visés par certaines poursuites sont encore puissamment en contrôle de pans entiers du territoire national et ils gardent une capacité de nuisance que l’acteur judiciaire ne peut ignorer », justifie-t-il. « C’est pour cela qu’au stade actuel des procédures, l’identité des personnes mises en cause, suspectées, n’est pas dévoilée. Par contre, leurs avocats interagissent avec les cabinets d’instruction et le parquet spécial de façon fluide, garantissant tous les droits », ajoute-t-il.

Pour justifier le maintien sous scellé de l’identité de ces détenus, Momokoama invoque l’article 71 du Règlement de procédure et de preuve de la Cour. Ce dernier dispose que « toute personne qui concourt à la procédure d’instruction est tenue au secret professionnel ». Ce règlement insiste, en d’autres dispositions, sur la protection des témoins et victimes, voire du personnel de la cour, mais il ne mentionne nulle part de façon univoque le recours à la non-divulgation de l’identité des suspects.

UNE ERREUR, SELON L’UPC

Selon l’enquête menée par Justice Info, il y a eu d’abord la mise en détention de trois premiers individus – sur lesquels rien ne filtre mais qui survient après le dessaisissement par la justice ordinaire au profit de la CPS du dossier des massacres de Koundjili et Limouna, commis en juillet 2019 par des membres du mouvement 3R dans la région de Paoua. Un deuxième groupe de détenus a suivi, composé de neuf individus, dont Azor Kalité, un ancien membre des Forces armées centrafricaines (FACA) qui avait rejoint la Seleka, coalition rebelle armée ayant brièvement conquis le pouvoir en 2013. Kalité serait poursuivi pour l’attaque menée le 29 avril 2020 contre la ville de Ndélé (nord-est), au cours de laquelle une vingtaine de personnes avaient été tuées et plusieurs autres blessées. Lors d’une visite la semaine dernière à la prison de haute sécurité du camp de Roux, réhabilitée et gardée par des Casques bleus burkinabés, l’homme a semblé en bonne santé. Il a assuré que les conditions de détention étaient bonnes et qu’il recevait des visites de membres de sa famille, lui apportant même parfois de la nourriture. Seul problème : l’assistance légale. L’avocat qui lui avait été commis d’office, dit-il, a quitté le Barreau après avoir trouvé un emploi dans une ONG. La famille a alors choisi deux autres avocats mais ces derniers n’ont pas encore rencontré le détenu.

Un troisième groupe de neuf individus comprend des personnes présentées comme des membres de l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC), un des groupes armés encore actifs. Ils ont été arrêtés à la suite d’une attaque, en mai dernier, sur la ville d’Obo, située dans l'extrême sud-est du pays. Contacté par Justice Info, l’État-major de l’UPC affirme cependant qu’il ne s’agit pas de ses combattants mais plutôt de commerçants, bergers, artisans, et chauffeurs de taxi-moto. Pour l’UPC, les enquêtes prouveront que la CPS a commis une erreur dans ce cas précis. D’autres sources à Bangui, dans le milieu des ONG de défense des droits humains, indiquent qu’il n’est pas exclu que certains détenus provisoires de la CPS soient d’ailleurs libérés, faute de preuves.

NOUVEAUX RETARDS DANS LES PROCÈS

Sur la liste, figurerait également le « général » Zakaria Mahamat, considéré comme le numéro 2 de l’UPC. Son arrestation a été annoncée début septembre par le procureur général près la Cour d’appel de Bangui, Eric Didier Tambo, qui n’a cependant pas précisé si le suspect était recherché par la CPS ou par les autres tribunaux du pays. Mahamat est soupçonné d’avoir joué un rôle dans l’enlèvement, le 14 août dernier, dans la localité de Mboki, en préfecture de Haut-Mbomou (sud-est de la RCA), de deux agents recenseurs, six agents du programme de vaccination, un médecin et un député.

« Vu l’état d’avancement de certains dossiers », assure Momokoama, l’identité des détenus sera rendue publique « le moment venu ». Selon lui, « les premiers procès étaient projetés pour la fin de cette année ou le début de l’année prochaine, mais la pandémie de COVID-19 et les mesures restrictives qui ont été édictées ont impacté de façon significative le rythme de travail des acteurs judiciaires quant au déploiement des équipes d’enquêtes et aux auditions des témoins et victimes. Au mieux, les premiers procès pourront avoir lieu au cours du premier trimestre de 2021, sinon un peu plus tard », espère-t-il. Tout en disant comprendre l’impatience des Centrafricains, il rejette les accusations de lenteur souvent formulées contre la CPS. « A dire vrai, il n’y a pas de retard au regard du début des enquêtes qui ont démarré en janvier 2019. Comparaison n’est pas raison, mais comparativement aux juridictions similaires chargées de poursuivre et juger les auteurs des crimes internationaux (génocide, crimes de guerre et crimes contre l’humanité), la CPS avance à un bon rythme. »

En réalité, hormis la Cour pénale internationale et le Tribunal spécial pour le Liban, tous les tribunaux internationaux ou mixtes contemporains avaient déjà ouvert leur premier procès cinq ans après leur création.

DÉTENTIONS PROVISOIRES : LE DÉCOMPTE NON-OFFICIEL

Selon notre décompte, jusqu’à vingt-deux personnes auraient été placées depuis la mi-2019 en détention provisoire par la Cour pénale spéciale (CPS), sans communication de l’identité de ses personnes. Une exception au principe commun de la publicité de la justice.

PAOUA :

  • Le 6 août 2019, dans un communiqué, le bureau du procureur spécial annonce qu’il a obtenu du parquet de Bangui le dessaisissement du dossier des crimes commis dans trois localités de cette sous-préfecture (Lemouna, Koundili et Bohong).
     
  • Le 20 février 2020, sans faire publiquement de lien avec le dossier Paoua, la CPS annonce, dans un communiqué publié lors de la sortie d’un film de sensibilisation, qu’elle a placé 3 personnes en détention provisoire et que leurs dossiers sont à l’instruction.

NDELE :

  • Le 8 mai 2020, le bureau du procureur spécial annonce « sa demande de dessaisissement du dossier [ouvert par le parquet général de Bangui] au profit de la Cour pénale spéciale ». Le porte-parole de la Mission des Nations unies en Centrafrique nous précise alors que 9 personnes ont été arrêtées à Ndélé « à la demande de la CPS ». Leur chef, Azor Kalité, serait accusé pour l’attaque de la ville, le 29 avril, qui a fait 21 morts.

OBO :

  • Le 25 mai, le bureau du procureur spécial annonce que 9 combattants du groupe armé de l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC) « ont été arrêtés et conduits au siège de la CPS pour des besoins d’enquête », suite à des attaques généralisées et systématiques sur la population civile. Selon l’UPC, ces hommes ne seraient pas des combattants et leur arrestation serait une erreur de la CPS.
     
  • La dernière personne, arrêtée à Bangassou et transmise à la CPS selon une source proche de la gendarmerie nationale, serait le ‘général’ Zakaria Mahamat, de l’UPC, arrêté par les Forces armées centrafricaines et accusé d’avoir participé à des attaques perpétrées à Obo.

Certaines des personnes arrêtées par la CPS ont pu être libérées par la suite, ou voir leur dossier transféré devant les juridictions ordinaires. Si la CPS a été créée au sortir de la guerre civile de 2013-2014 pour juger les auteurs des crimes les plus graves commis depuis le 1er janvier 2003, aucune de ces arrestations ne semble traiter de faits antérieurs à l’année 2019.

 

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21 octobre 2020 3 21 /10 /octobre /2020 02:03
POINT DE PRESSE N° 30 DU PORTE PAROLE DE LA PRESIDENCE

 

 

Semaine du 12 au 18 octobre 2020

Le Président de la République a rencontré au cours de cette semaine les partenaires sociaux que sont les Présidents et les Secrétaires Généraux des Centrales syndicales. Le mercredi 14 octobre 2020 au Palais de la Renaissance, le processus électoral et les problèmes socio-économiques étaient les principaux sujets abordés au cours de cette rencontre.

L’occasion pour le Président de la République Faustin Archange TOUADERA de faire état devant les partenaires sociaux des différentes étapes parcourues par l’ANE dans le calendrier électoral. A ce jour, les listes électorales sont publiées, il appartient à chaque électeur de les consulter pour s’assurer de son inscription et faire des réclamations le cas échéant.

L’autre sujet abordé au cours de cette audience concerne l’apurement des arriérés de salaires de l’année 2002 tel que promis par le Chef de l’Etat. Le paiement de ces arriérés de salaires de janvier, février et mars 2002 débutera ce mois d’octobre pour finir en décembre 2020.

Au nom de la continuité de l’Etat, le Président de la République Faustin Archange TOUADERA a instruit le gouvernement à travers son Ministre des Finances et du Budget Henri-Marie DONDRA de procéder aux paiements des arriérés de salaires et de pensions laissés par les régimes précédents.

Depuis l’arrivée au pouvoir du Professeur Faustin Archange TOUADERA, des efforts incessants ont été déployés par le gouvernement pour éponger 18 mois d’arriérés de salaires pour un montant de 40 milliards de francs.

Cette nouvelle sera accueillie avec beaucoup de satisfactions par les fonctionnaires et agents de l’état qui auront à faire face dans les jours à venir à la rentrée scolaire, a affirmé Monsieur Oumarou SANDA BOUBA, Coordonnateur de l’ISICA, qui n’a pas manqué de saluer l’esprit d’ouverture et le sens d’écoute du Président de la République.

…………….

Monsieur Hervé DIAZ, Président de l’Ecole de Commerce de Lyon en France était en visite à Bangui. Reçu le mercredi 14 octobre 2020 par le Président de la République au Palais de la Renaissance, Monsieur Hervé DIAZ est venu proposer la mise en place d’un département numérique à l’Université de Bangui ainsi qu’un incubateur pour favoriser l’entreprenariat local. Cette initiative vise à produire des supports destinés à favoriser la digitalisation du savoir et d’une partie de l’économie.

Ce partenariat avec l’Université de Lyon date de 2018 où le titre de Docteur Honoris Causa a été décerné au Professeur Faustin Archange TOUADERA.

……………

La reconstruction de l’armée est une des promesses du Président de la République, Chef de l’Etat, Chef Suprême des Armées au peuple centrafricain. Il a fallu pour cela réorganiser la chaine de commandement, réapprendre aux hommes l’esprit de corps, la discipline militaire, le sens du devoir, l’amour de la patrie pour défendre le territoire.

Cela passe par la formation européenne de l’EUTM et la formation à Béréngo par les instructeurs russes. Ce plaidoyer que le Chef de l’Etat centrafricain n’a jamais cessé de faire auprès de ses interlocuteurs et partenaires a fini par porter ses fruits, avec la livraison le jeudi 15 octobre 2020 de 10 chars blindés offerts par la Fédération de Russie.

La cérémonie s’est déroulée sur le tarmac de l’Aéroport International Bangui Mpoko en présence du Président de la République Faustin Archange TOUADERA et de l’Ambassadeur de la Fédération de Russie Vladimir TITORENKO.

Dans sa déclaration de circonstance, le diplomatie russe rappelle que cette livraison de matériels lourds fait suite à la demande du Président de la République. Elle marque une nouvelle page dans l’histoire des relations bilatérales et contribuera grandement à l’efficacité de nos forces de défense et de sécurité sur le théâtre des opérations. Ce type d’armements a montré son efficacité sous d’autres cieux et permettra par ailleurs la restauration de l’autorité de l’Etat.

Un accueil chaleureux a été rendu par le peuple centrafricain qui est venu massivement manifester sa satisfaction pour ce don destiné au renforcement des capacités de nos FACA. De l’aéroport jusqu’au Pk 0, le parcours des chars a été salué par une foule de banguissois qui exprime ainsi son attachement au retour de la paix et de la sécurité.

« Je m’engage à donner à notre pays, d’ici la fin de mon mandat, une armée digne de ce nom ». Cette promesse du Président de la République Faustin Archange TOUADERA est devenue une réalité que le peuple centrafricain lui reconnaît et lui exprime tous les jours avec toutes les mesures mises en place pour la reconstruction de l’armée.

Voici l’essentiel de l’actualité du Président de la République, Chef de l’Etat. Je vous remercie de votre attention.

Le Ministre Délégué,

Conseiller en Communication,

Porte-Parole de la Présidence.

Albert Yaloké MOKPEME

 

 

 

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21 octobre 2020 3 21 /10 /octobre /2020 02:02
Centrafrique, le surprenant optimisme de l’ONU sur les élections de décembre 2020

Lu pour vous

 

Centrafrique, le surprenant optimisme de l’ONU sur les élections de décembre 2020

 

https://mondafrique.com/ By Aza Boukhris - 20 octobre 2020

 

Le 19 octobre 2020, l’optimisme règne au sein du Conseil de sécurité de l’ONU qui a tenu une réunion spéciale consacrée à la situation en Centrafrique, à deux mois des élections générales du 27 décembre 2020. Sur le terrain le constat est tout autre.

Le Conseil de sécurité recommande à la Minusca de réduire ces atteintes au retour à la paix et à la menace qui pourraient peser sur le bon déroulement des élections dans ces régions.

Les différents représentants de l’ONU, des Etats et organisations internationales parties prenantes ( EU, Fr, Ru, Ue, Ua), à la recherche d’un retour à la paix, se sont félicités de l’évolution favorable vers des élections crédibles et transparentes. Les satisfécits au président Touadera et à son gouvernement ont été quasi unanimes.

Ces positions sont totalement opposées aux objections de la société civile, de la plupart des partis politiques et des constats des ONG humanitaires et de défense des droits de l’Homme. 

La stabilité à tout prix

Le Représentant Spécial du Secrétaire général de l’ONU en Centrafrique, le Sénégalais Mankeur Ndiaye, a donné le cadre des interventions de cette réunion du Conseil de Sécurité. On peut résumer son rapport par  » Tout a été fait pour réussir des élections démocratiques, gages d’un prochain retour à la paix ». Mankeur Ndiaye s’est d’abord félicité de la réussite de l’ Autorité Nationale des Élections (ANE) qui a pu enrôler près de 2 millions de citoyens dont la moitié de femmes, en dépit des difficultés rencontrées sur le terrain. Le fichier électoral a été jugé et informatisé, ce qui devrait conduire à des élections   « crédibles, transparentes, inclusives et respectant les délais constitutionnels ». Selon Mankeur Ndiaye les élections du 27 décembre 2020, se présentent donc selon les meilleurs auspices. Ces constats ont été repris, selon la formulation qui leur est propre, par les représentants des Etats membres du Conseil de Sécurité, notamment par la France, les Etats- Unis d’Amérique et la Russie, membres du G5- RCA. 

Les élections du 27 décembre validées 

De même, tous les intervenants se sont félicités des progrès réalisés, » pour le grand bénéfice des Centrafricains », dans l’application de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en Centrafrique (APPR- RCA), du 6 février 2019. Certes quelques groupes armés, signataires de l’accord politique avec le président Touadera, ne respectent pas leurs engagements, notamment dans le nord- ouest du pays, mais le Conseil de sécurité recommande aux garants de l’accord et à la Minusca de réduire ces atteintes au retour à la paix et à la menace qui pourraient peser sur le bon déroulement des élections dans ces régions.

Pour le Conseil de sécurité, cet APPR- RCA reste la pierre angulaire du bon déroulement des élections du 27 décembre prochain. Les représentants des Etats membres n’ont pas manqué de féliciter les actions robustes et de pacification de la Minusca et d’être réconfortés pour son action de sécurisation des élections présidentielle législatives et locales qui, selon le Conseil de sécurité, conforteront le retour à une vie démocratique dans le pays. Dans cette perspective, les soutiens au président Touadera et à son gouvernement ont été confirmés.

En revanche, le Conseil de sécurité a mis en garde ceux qui dans les médias et dans leurs actions politiques feraient de la désinformation et mettraient en doute les progrès réalisés à la fois dans l’ application de l’ APPR- RCA et dans l’ exécution du processus électoral. La menace contre les opposants du collectif  Cod-2020 et les responsables de la plupart des groupes constitutifs de la société civile est à peine voilée. Aucun débordement ne devrait être toléré contre la tenue des élections du 27 décembre 2020.

L’incompréhension venant de Centrafrique 

La réaction des partis politiques membres de la coalition Cod- 2020 et des organisations de la société civile, voire des organisations humanitaires va de l’incompréhension à la stupeur. De nombreux observateurs de la crise centrafricaine ont beaucoup de difficultés à comprendre les nombreux dénis de la situation réelle du pays. L’ANE a fait l’objet de nombreuses analyses documentées concernant son illégitimité, son incompétence et son alignement sur le gouvernement. Le fichier électoral a été rejeté par l’opposition qui a sollicité des expertises internationales neutres pour démontrer les nombreuses irrégularités.

Ces requêtes n’auront pas le même succès que celles qui ont été faites par les oppositions en Guinée et en Côte d’Ivoire. Le régime du président Toudera bénéficie du soutien du Conseil de sécurité et ne risque rien. Il peut même avoir totale carte blanche, comme par exemple dans les nominations des onze membres de l’ANE institutionnalisée.

Outre des proches du régime, on y retrouve un ancien évêque catholique de Bossangoa réduit à l’état laïc en 2012 par le Vatican et un ancien ministre du gouvernement Sarandji, qui jadis secrétaire général de l’université avait découvert et sanctionné un faux diplôme. Les représentants de l’opposition ont été écartés. Quant à l’APPR- RCA, les populations du nord-ouest, fief du mouvement 3R de Abass Sidiki et du MPC de Al- Khatim  et les populations du sud-est sous l’administration de l’ UPC d’ Ali Darass apprécieront  » les progrès » réalisés grâce à l’ APPR-RCA. 

On constate rarement un écart total entre la position de la communauté internationale, quasi unanime, et les contestations, également quasiment unanimes, de la plupart des forces vives de la Nation, qui sont écartées de tout dialogue inclusif. Ces visions de la crise centrafricaine semblent désormais peu conciliables. La prochaine visite à Bangui de la Troika ONU, Union africaine, CEEAC, programmée le 27 octobre prochain, soit à deux mois avant les élections du 27 décembre, ne devrait que confirmer cette absence de consensus sur la réalité de la crise

À la suite de cette réunion du Conseil de sécurité et des recommandations qui y ont été faites, la Minusca verra son mandat être prolongé d’ une année, à compter du 15 novembre 2020.

 

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21 octobre 2020 3 21 /10 /octobre /2020 01:59
Nouvelles nationales sur Xinhua
Nouvelles nationales sur Xinhua
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L'envoyé de l'ONU appelle à des élections pacifiques en République centrafricaine

 

NEW YORK (Nations unies), 19 octobre (Xinhua) -- Le principal envoyé de l'ONU pour la République centrafricaine (RCA) a appelé lundi à de nouveaux efforts pour garantir des élections pacifiques dans le pays.

Les élections présidentielles et législatives de décembre représentent une occasion unique de capitaliser sur les acquis démocratiques des élections de 2015, de consolider l'ordre constitutionnel et de poursuivre le processus de stabilisation du pays, a indiqué au Conseil de sécurité Mankeur Ndiaye, représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU pour la RCA et chef de la mission de maintien de la paix de l'ONU dans le pays.

L'Autorité électorale nationale a jusqu'à présent enregistré 1,86 million d'électeurs centrafricains dans les 16 préfectures du pays et dans la diaspora centrafricaine de 13 pays, et le taux d'inscription des femmes a atteint 46 %. La RCA est sur la bonne voie, mais le succès de ces élections dépendra de l'engagement de toutes les parties prenantes et du respect de l'autorité de la Cour constitutionnelle, a déclaré M. Ndiaye.

Il a appelé les acteurs politiques, les médias et les leaders d'opinion à s'abstenir de toute campagne de désinformation et de tout message de stigmatisation.

En collaboration avec l'ensemble de la communauté internationale, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) est déterminée à faciliter la tenue de ces prochaines élections, a-t-il déclaré.

Il a également demandé à la communauté internationale d'aider à combler le déficit de financement d'environ 17,7 millions de dollars américains qui pèse sur l'organisations des élections centrafricaines, y compris des élections municipales prévues pour 2021.

Les élections municipales seront décisives pour le développement de la gouvernance locale, la restauration effective de l'autorité de l'Etat, le développement de la décentralisation et le rétablissement du contrat social entre l'Etat et les citoyens, a souligné M. Ndiaye.

Vingt mois après la signature de l'Accord politique pour la paix et la réconciliation en RCA entre le gouvernement et 14 groupes armés, des progrès notables continuent à être réalisés, notamment en termes de réforme politique, de restauration de l'autorité de l'Etat et de justice transitionnelle. Cet accord constitue un cadre stratégique qui favorise une meilleure protection de la population, a-t-il déclaré.

"J'appelle les parties prenantes à considérer les prochaines élections comme une opportunité de consolider le processus démocratique et de résoudre politiquement la crise que traverse le pays en trouvant des solutions durables", a-t-il ajouté.

"Je continuerai à encourager le dialogue politique à travers mes bons offices, afin de soutenir la création d'un environnement propice à la tenue d'élections inclusives, libres, justes, transparentes, crédibles et pacifiques avec l'aide de la communauté internationale (...) et des acteurs centrafricains à Bangui. Le soutien coordonné et continu des partenaires internationaux aux parties prenantes sera essentiel au succès de ces élections présidentielles et législatives", a-t-il indiqué.

 

 

Centrafrique : rentrée des classes dans toutes les circonscriptions scolaires

 

Par : Laura French.china.org.cn | Mis à jour le 20-10-2020

 

Les écoliers et élèves de la République centrafricaine (RCA) ont repris lundi le chemin des classes après une longue interruption due au COVID-19.

D'après le directeur de cabinet du ministère centrafricain de l'Enseignement primaire et secondaire, Ernest Mada, cette rentrée des classes est partielle, car elle ne concerne pas les classes de CM2, de 6e et de terminale.

Pour les autres niveaux, M. Mada a insisté sur l'observation systématique des mesures barrières liées au nouveau coronavirus.

Cette année, l'année scolaire a été interrompue par le nouveau coronavirus au mois de mars. Pour éviter aux écoliers et aux élèves une année blanche, le gouvernement centrafricain a relancé les activités scolaires et académiques en juin et juillet, privilégiant les classes d'examen.

Pour le niveau universitaire, il se pourrait que les cours puissent reprendre au mois de novembre prochain, à la fin des épreuves du second tour du baccalauréat, selon les autorités centrafricaines.

Source: Agence de presse Xinhua

 

Centrafrique : vers la démilitarisation de l'agglomération PK5 de Bangui

Par : Laura French.china.org.cn | Mis à jour le 20-10-2020

Quelque 200 civils de l'agglomération PK5, un quartier de la capitale centrafricaine Bangui, connu pour ses violences communautaires, se sont fait inscrire ce lundi auprès des autorités centrafricaines pour la démilitarisation volontaire.

En plus de ces civils, quelque 400 anciens éléments d'autodéfense du PK5 seront également concernés par le programme de désarmement. Ils seront tous appelés à restituer volontairement leurs armes à compter de mercredi prochain, a indiqué lundi Anicet-Maxime Kiassem Sérendé, directeur des opérations au ministère centrafricain du Désarmement, Démobilisation, Réintégration et Rapatriement (DDRR).

Les armes détenues par ces résidents du PK5 avaient entretemps servi à des opérations armées ou d'autodéfense lors de la crise centrafricaine, a-t-il précisé, soulignant que le travail de désarmement sera mené conjointement avec la mission onusienne de paix en Centrafrique (MINUSCA).

Source: Agence de presse Xinhua

 

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21 octobre 2020 3 21 /10 /octobre /2020 01:55
Nouvelles nationales sur RFI
Nouvelles nationales sur RFI

 

Centrafrique: l’opposition exige un audit du fichier électoral, l'ANE s'y oppose

 

https://www.rfi.fr/ 19/10/2020 - 12:38

 

En Centrafrique, plus de 1,84 million de personnes sont inscrites sur les listes électorales provisoires, sans compter les électeurs du nord-ouest du pays qui vont être ajoutés. Ces listes sont en train d'être affichées à travers le pays depuis le milieu de la semaine dernière, selon l'Autorité nationale des élections. L'ANE estime donc que le processus électoral se passe comme prévu. L'opposition, elle, monte au créneau en dénonçant un fichier électoral qui manque « de crédibilité et d'intégrité ».

Les Centrafricains se pressent depuis cinq jours devant les listes électorales affichées dans les centres où ils ont été enrôlés, mais pour la Coalition de l'opposition démocratique dans ce pays, la COD 2020, ce ficher est « corrompu ». Cette coalition aujourd'hui dirigée par l'ancien président François Bozizé annonce qu'elle a déjà saisi l'Union européenne et l'Organisation de la francophonie pour qu'elles auditent le fichier électoral centrafricain.

Son porte-parole et président du parti CRPS, Nicolas Tiangaye : « Nous faisons cette demande, parce que nous avons la preuve que des milliers d’actes de naissance ont été délivrés à des étrangers pour s’inscrire sur les listes électorales. Et puis, aujourd’hui, avec la publication de la liste provisoire, beaucoup de gens n’ont pas vu leur nom sur la liste électorale. Donc nous voulons que les experts indépendants puissent faire un audit du serveur de l’Autorité nationale des élections pour savoir si ce fichier électoral est crédible. »

La présidente de l'ANE rappelle que l'affichage de ces listes sert justement à permettre la correction d'éventuelles erreurs et anomalies contenues dans le fichier. Marie-Madeleine N’kouet Hoornaert estime donc inutile un tel audit : « Nous sommes allés partout pour pouvoir avoir une liste électorale assez inclusive. Qu’est-ce qu'il y a eu comme problème pour justifier un audit et un audit à deux mois et demi des élections ? Ça ne se justifie pas. »

Le processus électoral est désormais sur les bons rails, s’est-elle réjoui. L'opposition, elle, met en garde contre « une précipitation qui pourrait conduire à une crise post-électorale ».

 

 

La Russie continue d’étendre son champ d’influence militaire en Centrafrique

 

https://www.rfi.fr/https://www.rfi.fr/16/10/2020 - 05:03

 

Depuis le début de sa coopération militaire avec le gouvernement centrafricain

de Faustin-Archange Touadéra il y a trois ans, la présence russe est de plus en plus visible : instruction militaire, accompagnement des FACA dans leur déploiement sur le terrain, protection des mines et jusqu’à la présidence… Une coopération militaire promis à un bel avenir, selon cette dernière.

Des sources officielles vont jusqu’à évoquer aujourd’hui un effectif d’un millier d’hommes déployés dans ce pays, en très grande majorité des membres de la société militaire privée Wagner, qui appartient à un proche de Poutine. Hier, le président centrafricain a accueilli en grandes pompes à l’aéroport de Bangui un don russe : des blindés qui ont donc paradé dans les rues de la capitale centrafricaine devant une foule en liesse mobilisée pour l’occasion.

« La coopération militaire entre la Centrafrique et la Russie est en train de monter en puissance », s’est réjoui Albert Yaloké Mokpemé, le porte-parole de la présidence centrafricaine, après avoir assisté à la parade.

Après ce premier lot de dix blindés réceptionnés hier, dix autres sont attendus en décembre. Et les deux pays ne vont pas en rester là, toujours selon notre source.

Un effet de communication ?

La Russie a promis d’installer d’ici la fin de l’année une mission militaire à Bangui. Son objectif sera d'appuyer la reconstruction de l’armée en aidant à mettre en place durant la même période une garnison miliaire dans l’ouest du pays. Enfin,la Russie s'est engagée à accueillir dans les plus brefs délais une centaine d’officiers FACA dans ses académies miliaires.

La Russie continue donc d’avancer ses pions dans ce pays du pré-carré français, au grand dam de Paris. Le porte-parole présidentiel Yaloké Mokpomé s’est voulu rassurant. « Il y a de la place pour tout le monde, dit-il, en expliquant que « tous ceux qui peuvent nous aider à relever les FACA sont les bienvenus ».

Mais pour l’un des principaux opposants centrafricains qui s’est exprimé sous anonymat afin de ne pas froisser les Russes, « c’était une opération de com', un spectacle à but électoraliste », a-t-il lancé, estimant que « l’efficacité de l’apport russe reste encore à démontrer d’autant que l’influence des groupes armés continue de s’accroître sur le terrain ».

 

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21 octobre 2020 3 21 /10 /octobre /2020 01:52
Le Vietnam exhorte les parties de l'Accord de paix au Centrafrique à respecter leurs engagements

 

Le Vietnam exhorte les parties de l'Accord de paix au Centrafrique à respecter leurs engagements

 

https://www.lecourrier.vn/ 20/10/2020 16:20

 

Le Vietnam a exhorté les parties de l'Accord de paix entre le Centrafrique et 14 groupes armés à respecter leurs engagements, à intensifier le dialogue afin de renforcer la confiance et de parvenir à une stabilité à long terme.

Le Conseil de sécurité des Nations unies a tenu le 19 octobre une réunion périodique sur la situation au Centrafrique pour soutenir le processus électoral prévue à la fin du mois de décembre de cette année et pour mettre en œuvre l'Accord de paix signé en février 2019 entre le Centrafrique et 14 groupes armés.

À cette occasion, l'ambassadeur Dang Dinh Quy, chef de la Mission permanente du Vietnam auprès des Nations unies (ONU), a déclaré que le Vietnam avait exhorté les parties de l'Accord de paix entre le Centrafrique et 14 groupes armés à respecter leurs engagements, à intensifier le dialogue afin de renforcer la confiance et de parvenir à une stabilité à long terme.

L'ambassadeur Dang Dinh Quy a partagé les intérêts communs du Conseil de sécurité dans la nécessité d'assurer un environnement favorable au processus électoral et la nécessité de mettre sérieusement en œuvre cet accord de paix.

Le diplomate vietnamien a appelé la communauté internationale à continuer d'appuyer la République centrafricaine et a souligné le rôle et la contribution importants des organisations régionales telles que l'Union africaine, la Communauté économique des États de l'Afrique centrale (CEEAC), ainsi que les partenaires internationaux pour la paix et la stabilité au Centrafrique.

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République Centrafricaine (MINUSCA) a été créée sur la base de la résolution 2149 en 2014 du Conseil de sécurité de l’ONU dans le but principal de protéger les civils, d'appuyer le processus de paix, d'élaborer et de réformer des lois, de réformer des forces de sécurité et de relever les défis humanitaires. Le Vietnam compte actuellement six officiers participant à la MINUSCA.
 

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21 octobre 2020 3 21 /10 /octobre /2020 01:51
Les religieux face aux élections

 

L’édito, par Lucie Sarr

Les religieux face aux élections

D’ici à la fin de l’année 2020, plusieurs pays africains éliront leurs présidents : Côte d’Ivoire, Burkina Faso, République de Guinée, Centrafrique, Ghana. Dans ce continent où la religion occupe une place prépondérante, les confessions religieuses multiplient les prières et les appels à des élections apaisées.

Ainsi, à la veille de l’élection présidentielle du 18 octobre en Guinée Conakry, le secrétaire aux affaires religieuses, El hadj Aly Jamal Bangoura avait invité les guides religieux « à la lecture du saint Coran dans toutes les mosquées et aux messes ferventes dans toutes les églises ». Au Ghana, le président de la Conférence épiscopale, Mgr Philip Naameh qui s’est prononcé sur la présidentielle prévue le 7 décembre, a estimé que l’idéal aurait été qu’il y ait trois ou quatre candidats afin que les électeurs aient plus de facilité à connaître leur projet pour le pays et puissent faire un choix éclairé. Il a aussi ajouté que le fait qu’il y ait 17 candidats déclarés ne devait pas être source de conflit.

Pour leur part, les évêques centrafricains ont exprimé, lors de leur session plénière de juillet, leurs inquiétudes à la veille des élections. En Côte d’Ivoire enfin, le 14 octobre, l’alliance des religieux pour la paix en Côte d’Ivoire, tout en invitant les politiques à la concertation a exhorté « les partis politiques à proscrire la référence au religieux dans leurs discours » arguant que « la majorité des militants et sympathisants des partis politiques sont d’obédience religieuse différente ». C’est sur ce point que portera notre analyse de la semaine dont la publication est prévue mardi 20 octobre : les politiques doivent-ils proscrire la référence au religieux dans leurs discours ? La question mérite réflexion dans ce continent africain où la religion occupe une place prépondérante.

Lucie Sarr

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21 octobre 2020 3 21 /10 /octobre /2020 00:18
Voici l’histoire de Jean-Bedel Bokassa, ou l’itinéraire extraordinaire d’un soldat de la Coloniale.
Voici l’histoire de Jean-Bedel Bokassa, ou l’itinéraire extraordinaire d’un soldat de la Coloniale.
Voici l’histoire de Jean-Bedel Bokassa, ou l’itinéraire extraordinaire d’un soldat de la Coloniale.
Voici l’histoire de Jean-Bedel Bokassa, ou l’itinéraire extraordinaire d’un soldat de la Coloniale.

 

Premier épisode : La marche impériale

https://www.franceculture.fr/

Il a voulu qu’on l’appelle Monsieur le président à vie, Monsieur le Maréchal et Son Altesse Impériale. On lui a rétorqué qu’il était un ogre, un soudard et un bouffon. Voici l’histoire de Jean-Bedel Bokassa, ou l’itinéraire extraordinaire d’un soldat de la Coloniale.

Jean-Bedel Bokassa est un homme qui veut tout et pour qui tout n’est pas encore suffisant.

1939 : engagé volontaire dans l’Armée coloniale à Brazzaville ; 1950 : Adjudant ; 1961 : Capitaine ; 1966 : président de la République Centrafricaine ; 1972 : président à vie ; 1974 : Maréchal ; 1977 : Empereur de Centrafrique. Si Jean-Bedel Bokassa a pu réaliser ses fantasmes mégalomaniaques et vivre sa propre apothéose, c’est qu’il a été soutenu par la France. Du moins aussi longtemps qu’elle a jugé raisonnable de le faire.

La Centrafrique est un ancien territoire de l’Afrique Equatoriale Française. Et à son indépendance, en 1960, pas question pour la France de perdre son influence dans son ancienne colonie. Ce n’est pas tant pour les diamants et l’uranium de son sous-sol que pour sa position de pivot de l’Afrique centrale, là, entre le Tchad, le Soudan et le Zaïre. Alors, quand le fantasque colonel Bokassa prend le pouvoir, la France s'accommode de cet allié africain, qui a le malheur d’être imprévisible, mais l’intérêt d’assurer la stabilité de son pouvoir en éliminant tous ses opposants.

Depuis bientôt douze ans, Bangui est le théâtre d’un spectacle tragi-comique dont, parfois amusés mais le plus souvent inquiets, nous suivons avec attention les péripéties. Le 4 décembre prochain, un nouvel épisode trouvera son dénouement. Rien ne permet d’affirmer que ce sera le dernier. On peut cependant se demander si, déjà, le héros n’a pas poussé trop loin son avantage car le public est las, pour ne pas dire plus, d’un spectacle qui, depuis le Jour de l’An de 1966, est représenté au seul bénéfice - ou presque - du premier rôle. 

 

Note de l’Ambassadeur Robert Picquet à Guy de Guiringaud, Ministre des Affaires Étrangères, 28 octobre 1977.

 

Le personnage lui-même (Jean-Bedel Bokassa) c’est un personnage de roman en quelque sorte. Quelqu’un qui a cru à l’axiome que tout soldat avait dans sa giberne un bâton de maréchal et il a fait même plus puisqu’il est devenu empereur par sa simple volonté. Alors évidemment la presse et les circonstances de l’époque en ont fait un clown, ce qu’il n’était pas. C’était un homme intelligent mais enfin typique de cette époque si vous voulez, c’est-à-dire c’était la fin de l’époque coloniale. Patrick Rougelet

Mais c’est étrange, Jean-Bedel Bokassa se conçoit plus comme le meilleur représentant de la France en Centrafrique que comme le chef d’un Etat indépendant. Il appelle Charles de Gaulle “Papa” - qui lui rend mal en l’appelant le “soudard” - puis Valéry Giscard d’Estaing “mon cher parent” ou “mon cousin”. Il admire, il adore la France. Il la fantasme, au point de se couronner lui-même, le 4 décembre 1977, Empereur de Centrafrique, en reproduisant une pâle et ubuesque copie du sacre de Napoléon, une farce financée par la France. Jean-Bedel Bokassa, l’ancien engagé de la Coloniale, est maintenant l’un des trois derniers Empereurs au monde, avec l’Empereur du Japon et le Shah d’Iran. Et d’une certaine manière, c’est un Empereur français.

Jean-Bedel Bokassa ça a été l’un des pires dirigeants centrafricains pour moi. Donc Jean-Bedel Bokassa… Je sais pas, ça ne me donne pas de bon souvenir…  J’ai jamais aimé prononcer ce nom. Yvonne Mété-Nguemeu

Intervenants

  • Marie-France Bokassa, fille de Jean-Bedel Bokassa, auteur de Au château de l’Ogre, Flammarion, 2019
  • Yvonne Mété-Nguemeu, franco-centrafricaine et ancienne leader des manifestations étudiantes contre le régime de Jean-Bedel Bokassa en 1979
  • Jean-Pierre Bat, archiviste-paléographe, chercheur affilié au CNRS, anciennement chargé d’études et responsables du fonds Foccart aux Archives Nationales et auteur de Le syndrome Foccart : la politique française en Afrique de 1959 à nos jours (2012, Gallimard). 
  • Patrick Rougelet, ancien commissaire principal des renseignements généraux et chargé de la surveillance de Jean-Bedel Bokassa à Hardricourt de 1983 à 1985 et auteur deRG, la machine à scandale (1997, Albin Michel). 

Remerciements à

Anne Cros, à Saber Jendoubi, à Colette Guyomard et à Guy Mongo.

Un documentaire de Romain Weber réalisé par Yvon Croizier. Archives INA, Anne Delaveau. Avec la collaboration d'Annelise Signoret de la Bibliothèque de Radio France et Quentin Vaganay.

Écouter

Écouter Le 04 janvier 1977 : Journal d'information de France Inter sur la cérémonie du couronnement de Bokassa 1er.

1 MIN

Le 04 janvier 1977 : Journal d'information de France Inter sur la cérémonie du couronnement de Bokassa 1er.

Bibliographie 

 

Second épisode : la vie de château 

https://www.franceculture.fr/

Dans la petite commune d’Hardricourt, dans les Yvelines, se trouve un château. Là, entre 1983 et 1986 a vécu un ex-empereur avec 15 de ses 54 enfants.

La France soutient Jean-Bedel Bokassa jusqu’à ce que ses excès pèsent plus lourd que l'intérêt de le maintenir à son poste. Alors, en septembre 1979, après que des soulèvement d’écoliers et d’étudiants sont réprimés dans le sang et que Bokassa 1er s’est rapproché de la Libye de Kadhafi, la France le renverse. Voilà Jean-Bedel Bokassa trahi par son “parent” Giscard d’Estaing - à qui il reproche, en plus de l’avoir évincé, de lui avoir piqué sa femme l’Impératrice Catherine - voilà le cruel autocrate contraint de partir en exil.

Et, paradoxalement, après un épisode dans la Côte d’Ivoire d’Houphouët-Boigny, cet exil le conduit dans les Yvelines. Il argue de sa nationalité française, lui qui a passé 23 années dans l’armée française. La France, elle, lui dénie. Mais il est chez lui au château d’Hardricourt, même s’il est sous surveillance des renseignements généraux. Pendant 3 ans, il règne sur ses enfants comme il le faisait sur la Centrafrique : en tyran. Et, dans ce qui est maintenant la France de Mitterrand, qui lui rend bien de s’être vengé de Valéry Giscard d’Estaing en dévoilant l’affaire des diamants, Jean-Bedel Bokassa se démène pour rentrer en Centrafrique et pour faire taire ces fausses rumeurs de cannibalisme qui ne le quittent pas. Car à la table de l’Empereur, dit-on, on sert de la chair humaine…

Je ne suis pas ex-Empereur. Je suis l’Empereur de Centrafrique. J’avais 17 épouses. Ben oui… Et grâce aux 17 épouses, j’ai eu 54 enfants. Mais ne dites pas “Bokassa a tué quelqu’un”, “Bokassa a mangé quelqu’un”, “Bokassa a fait ceci, Bokassa…”, non ! C’est de la haute jalousie. Au lieu de me créer une honte comme ça a été fait par la presse française, je préfère à ce moment que l’on tue Bokassa carrément et puis c’est fini ! Je demande au gouvernement français de m’autoriser de rentrer chez moi. 

Conférence de presse de Jean-Bedel Bokassa au Château d’Hardricourt, septembre 1984

 

Octobre 1986 : Jean-Bedel Bokassa parvient à rentrer en Centrafrique. Pour se faire juger par son peuple, dit-il, à moins que ce ne soit pour tenter de récupérer le pouvoir. Il est placé en prison, puis amnistié par le président Kolingba en 1993. Il meurt en 1996, à 75 ans, après être passé par une crise mystique. Il ne signe plus “Son Altesse Impériale”, mais “L”Apôtre’, le 6ème du Christ, pour être plus précis. C’était bien le dernier titre que l’étonnant et le cruel Jean-Bedel Bokassa n’avait pas.

Bokassa va précisément apprendre qu’il est renversé sans une goutte de sang alors qu’il n’est pas sur le territoire national. Le réflexe assez rapide de Bokassa c’est de chercher un pays refuge et le paradoxe ou l’ironie de l’histoire c’est qu’en tant qu’ancien soldat français il considère que son refuge, c’est son domicile personnel dans sa vraie patrie d’adoption, à Hardricourt en France. Jean-Pierre Bat Bokassa va précisément apprendre qu’il est renversé sans une goutte de sang alors qu’il n’est pas sur le territoire national. Le réflexe assez rapide de Bokassa c’est de chercher un pays refuge et le paradoxe ou l’ironie de l’histoire c’est qu’en tant qu’ancien soldat français il considère que son refuge, c’est son domicile personnel dans sa vraie patrie d’adoption, à Hardricourt en France. Jean-Pierre Bat

Le 12 janvier 2011 : La réaction de Georges Bokassa (fils de Jean-Bedel Bokassa) sur la vente aux enchères du château d'Hadricourt sur France Inter.

Alors pourquoi Mitterrand accepte son retour (le retour de Bokassa en France en 1983) ? D’abord parce que, il faut bien l’admettre, l’Affaire des diamants a largement servi  sinon la politique du moins la stratégie électorale de Mitterrand en 1981. Deuxièmement, c’est un fait oublié, parce que Mitterrand est assez respectueux, en tant qu’ancien ministre des colonies, des vétérans des guerres coloniales. Jean-Pierre Bat

Intervenants

  • Marie-France Bokassa, fille de Jean-Bedel Bokassa, auteur de Au Château de l’Ogre, Flammarion, 2019
  • Yvonne Mété-Nguemeu, franco-centrafricaine et ancienne leader des manifestations étudiantes contre le régime de Jean-Bedel Bokassa en 1979
  • Jean-Pierre Bat, archiviste-paléographe, chercheur affilié au CNRS, anciennement chargé d’études et responsables du fonds Foccart aux Archives Nationales et auteur de Le syndrome Foccart : la politique française en Afrique de 1959 à nos jours (2012, Gallimard)
  • Patrick Rougelet, ancien commissaire principal des renseignements généraux et chargé de la surveillance de Jean-Bedel Bokassa à Hardricourt de 1983 à 1985 et auteur de RG, la machine à scandale (1997, Albin Michel)

Remerciements à 

Anne Cros, à Saber Jendoubi, à Colette Guyomard et à Guy Mongo.

Un documentaire de Romain Weber réalisé par Yvon Croizier. Archives INA, Anne Delaveau. Avec la collaboration d'Annelise Signoret de la Bibliothèque de Radio France et Quentin Vaganay. 

Bibliographie 

 

Voici l’histoire de Jean-Bedel Bokassa, ou l’itinéraire extraordinaire d’un soldat de la Coloniale.
Voici l’histoire de Jean-Bedel Bokassa, ou l’itinéraire extraordinaire d’un soldat de la Coloniale.
Voici l’histoire de Jean-Bedel Bokassa, ou l’itinéraire extraordinaire d’un soldat de la Coloniale.
Voici l’histoire de Jean-Bedel Bokassa, ou l’itinéraire extraordinaire d’un soldat de la Coloniale.
Voici l’histoire de Jean-Bedel Bokassa, ou l’itinéraire extraordinaire d’un soldat de la Coloniale.

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