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22 janvier 2023 7 22 /01 /janvier /2023 23:32
Cameroun: Le Canada annonce un accord pour une résolution pacifique de la crise anglophone

 

Lu pour vous

 

Cameroun : le Canada annonce un accord pour une résolution pacifique de la crise anglophone

(Agence Ecofin) 22 janvier 2023 05:46 - Yaoundé et plusieurs mouvements indépendantistes (l’Ambazonia Governing Council, l’Ambazonia Defence Force, l’African People’s Liberation Movement, le Southern Cameroons Defence Force, l’Interim Government et l’Ambazonia Coalition Team) sont d’accord pour « entamer un processus en vue de parvenir à une résolution globale, pacifique et politique du conflit », a annoncé, le 20 janvier, la ministre des Affaires étrangères du Canada, Mélanie Joly (photo).

De cette déclaration, il ressort qu’Ottawa parle en qualité de « facilitateur dans le processus » censé mettre un terme à la crise séparatiste qui secoue les régions anglophones du Nord-Ouest et Sud-Ouest depuis 2016.  

« Les parties ont également convenu de former des comités techniques pour commencer à travailler sur des mesures de confiance », ajoute Mélanie Joly. « L’accord visant à amorcer un processus formel constitue un premier pas essentiel vers la paix et vers un avenir plus sûr, plus inclusif et plus prospère pour les civils touchés par le conflit », se félicite la ministre canadienne. Le Canada, qui partage la même spécificité que le Cameroun avec une double culture anglophone et francophone, se réjouit aussi que les parties se soient engagées dans un véritable dialogue. 

Évolution dans la position de Yaoundé

Yaoundé n’a pas encore réagi à cette annonce qui peut être considérée comme une évolution dans sa position. Depuis le déclenchement de la crise, le gouvernement a en effet toujours affirmé que la forme actuelle de l’État n’était pas négociable. Partie des mouvements d’humeurs des avocats et des enseignants, qui revendiquaient notamment la prise en compte des spécificités anglophones dans le système judiciaire et éducatif, la crise s’est muée en un conflit autonomiste. Une partie des ressortissants du Nord-Ouest et Sud-Ouest revendiquant le retour en un État fédéral, comme ce fut le cas entre 1961 et 1972, et une autre, armée, pas moins que l’indépendance de ces deux régions en vue de former la « République d’Ambazonie ». 

Si Yaoundé a souvent reconnu que la solution à la crise anglophone est politique, les autorités disent avoir déjà réglé la question à travers le Grand dialogue national, organisé en 2019. Ce grand raout a abouti à la création d’un statut spécial pour les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest dans la cadre du processus de décentralisation de l’État unitaire. Pour les officiels Camerounais, les revendications avaient dès lors été satisfaites au-delà du raisonnable.

Pourquoi maintenant ?

D’où les interrogations sur les motivations de Yaoundé à accepter une nouvelle médiation, après l’échec de la tentative suisse en 2021. D’autant que le gouvernement a aujourd’hui davantage la main sur la situation.

En effet, sur le terrain, la situation militaire est largement à l’avantage des forces de défense et de sécurité. Dans ces régions, les villes sont sous le contrôle de l’armée régulière et les milices séparatistes ont été considérablement affaiblies par les multiples campagnes militaires. Sur le plan international, la pression des partenaires sur le gouvernement est en baisse. Certains pays, à l’instar des États-Unis, ont même décidé d’arrêter certains séparatistes de la diaspora pour leurs implications dans les exactions commises sur le terrain. Exactions qui du reste ont découragé certains soutiens de la cause indépendantiste.

En tout état de cause, l’agenda politique pourrait expliquer les dispositions de Yaoundé à s’asseoir à la même table que les séparatistes qu’il a longtemps refusé de considérer comme des interlocuteurs. Une élection présidentielle est en effet prévue dans deux ans. Celle-ci, de l’avis de nombreux analystes, est cruciale en ce qu’elle pourrait aboutir sur un changement à la tête de l’État, le président Paul Biya étant aujourd’hui âgé de 90 ans. Une pacification du pays devrait permettre de négocier ce tournant majeur avec plus de sérénité.

Divergences entre séparatistes

Mais la paix est loin d’être acquise au regard des réactions des leaders séparatistes les plus influents. Sur Twitter, Ayaba Cho, chef de l’Ambazonia Governing Council, et commandant de l’Ambazonia Defence Force, accuse d’ores et déjà le Canada de ne pas faire preuve de bonne foi. « Nous appelons le gouvernement du Canada à agir avec intégrité en publiant une déclaration qui reflète l’esprit et le contenu de ce sur quoi nous avons travaillé, négocié et convenu dans l’engagement et le mandat signés pour un cadre de négociation global dans la Déclaration de Toronto ». 

Avant cela, celui qui est l’une des bêtes noires de Yaoundé a demandé que cette déclaration soit retirée.

Quant à Mark Bareta, autre influent activiste séparatiste, il dit saluer ce processus. L’homme révèle tout d’abord que tous les groupes appelés à la table des négociations n’ont pas encore donné leur accord définitif et que tous ne parlent pas encore de la même voix. 

Pour l’heure, aucun agenda n’a encore été communiqué.

Ludovic Amara (pour SBBC)

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22 janvier 2023 7 22 /01 /janvier /2023 23:24
"Un nombre croissant d’États africains refusent de se limiter à un tête-à-tête avec leurs alliés traditionnels"
"Un nombre croissant d’États africains refusent de se limiter à un tête-à-tête avec leurs alliés traditionnels"

 

Lu pour vous

 

TF Sabre : Le Burkina Faso aurait donné un mois aux forces spéciales françaises pour quitter Ouagadougou

https://www.opex360.com/ PAR LAURENT LAGNEAU · 22 JANVIER 2023

Au Mali, un coup d’État mené en deux temps, une campagne anti-française encouragée, voire inspirée par la Russie et le déploiement du groupe paramilitaire russe Wagner dans le pays ont dégradé les relations entre Bamako et Paris, ce qui s’est soldé par le retrait de la force Barkhane, achevé en août dernier. Or, ce même scénario est en train de se jouer au Burkina Faso, également aux prises avec des organisations jihadistes.

S’il s’était fait surprendre par le putsch mené par le colonel Assimi Goïta au Mali, le renseignement français avait cependant anticipé celui mené en janvier 2022 par le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba. « On sentait la tension monter », avait en effet confié Florence Parly, lors d’une audition au Sénat, en février dernier. Et la Russie n’y était sans doute pas étrangère… Ainsi, après le renversement du président Marc-Roch Kaboré ne manqua pas d’être salué par… Evguéni Prigojine, le fondateur du groupe Wagner.

Pour autant, et même si un sentiment anti-français fut encouragé au sein de la population burkinabè, comme en témoignèrent les manifestations organisées lors du passage d’un convoi de Barkhane en novembre 2021, le lieutenant-colonel Damiba ne remit pas ouvertement en cause la présence du détachement des forces spéciales françaises [Task Force « Sabre »] à Ouagadougou. Au contraire : s’il était question pour le Burkina Faso de « diversifier » ses partenariats militaires, il avait assuré qu’il entendait « maintenir la relation partenariale de combat » avec Paris.

Seulement, en octobre, le lieutenant-colonel Damiba fut à son tour renversé par le capitaine Ibrahim Traoré, à la faveur d’un nouveau coup d’État. « Nous avons décidé de prendre nos responsabilités, animés d’un seul idéal, la restauration de la sécurité et de l’intégrité de notre territoire. […] Notre idéal commun de départ a été trahi par notre leader en qui nous avions placé toute notre confiance. Loin de libérer les territoires occupés, les zones jadis paisibles sont passées sous contrôle terroriste », fit alors valoir un putschiste.

Depuis, les relations avec Paris se sont dégradées… alors que le nouveau pouvoir semble de plus en plus tenté par un rapprochement avec Moscou. Début janvier, celui-ci a demandé le départ de l’ambassadeur de France, Luc Hallade, en poste à Ouagadougou depuis 2019, pour des propos jugés « offensants » au sujet de la situation sécuritaire au « Pays des hommes intègres ». En outre, l’attaque d’emprises diplomatiques françaises, quelques semaines plus tôt, avait déjà jeté un froid…

Qui plus est, à en croire le président du Ghana, Nana Akufo-Addo, le groupe Wagner aurait déjà pris ses marques au Burkina Faso.

« Aujourd’hui, des mercenaires russes sont à notre frontière nord. Le Burkina Faso a conclu un arrangement pour employer des forces de Wagner et faire comme le Mali » et, en contrepartie, « je crois qu’une mine leur a été allouée dans le sud du Burkina. […] Avoir ces hommes qui opèrent à notre frontière nord est particulièrement préoccupant pour nous, au Ghana », avait-il effet affirmé, le 14 décembre, lors d’une rencontre avec Antony Blinken, le chef de la diplomatie américaine.

Quoi qu’il en soit, les forces spéciales françaises ne devraient pas rester au Burkina Faso… Déjà, en novembre, et dans le cadre de la révision de la posture militaire française en Afrique, le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, n’avait pas écarté cette éventualité, lors d’un entretien accordé au Journal du Dimanche.

« Il est évident que la révision de notre stratégie générale en Afrique interroge toutes les composantes de notre présence, y compris les forces spéciales », avait-il dit, en soulignant que le détachement Sabre avait eu « un rôle-clé ces dernières années dans la lutte contre le terrorisme au Sahel ».

Et le ministre d’ajouter : « Nous travaillons à une organisation du format de nos bases militaires existantes. Elles devront garder certaines capacités, pour protéger nos ressortissants, par exemple, mais aussi se tourner davantage vers la formation des armées locales » car « il n’est plus question de lutter contre le terrorisme à la place de nos partenaires, mais de le faire avec eux, à leurs côtés. »

Si le retrait du détachement Sabre est « dans les tuyaux », il pourrait se concrétiser plus tôt que prévu. En effet, selon l’Agence d’information burkinabè [AIB], Ouagadoudou exigerait le départ des commandos français d’ici un mois.

« Cette dénonciation faite le 18 janvier 2023, donne selon les termes de l’accord du 17 décembre 2018, un mois aux Forces armées françaises pour quitter le territoire burkinabè », explique l’AIB, dont les informations reposent sur une « source proche du gouvernement ». Et celle-ci de préciser : « Ce n’est pas la rupture des relations avec la France. La notification concerne uniquement les accords de coopération militaire ».

Cette « dénonciation » des accords de coopération militaire avec la France aurait donc été adressée quelques heures après que le capitaine Ibrahim Traoré a affirmé, devant des étudiants que le « combat pour la souveraineté » était « engagé » et que les « relations avec certains États » allaient être revues.

Mais elle survient surtout après une rencontre entre l’ambassadeur de Russie au Burkina, Alexeï Saltykov, et le Premier ministre burkinabè, Apollinaire Kyélem de Tembela [qui s’était par ailleurs rendu à Moscou en décembre, ndlr]. Or, a affirmé ce dernier, « la Russie est un choix de raison » et « partenariat doit se renforcer ».

Reste à voir la forme que prendra ce « partenariat ». Le groupe Wagner, déjà occupé au Mali et, surtout, en Ukraine, va-t-il se déployer en force au Burkina? Ou est-ce que sa classification parmi les « organisations criminelles » par les États-Unis fera réfléchir Ouagadougou à deux fois avant de solliciter ses  « services »?

 

 

Burkina Faso : "Un nombre croissant d’États africains refusent de se limiter à un tête-à-tête avec leurs alliés traditionnels"

https://information.tv5monde.com/ Mise à jour 22.01.2023 à 21:28 par Alicia Mihami

Selon l'agence d'information du Burkina (AIB), les troupes françaises sont invitées à quitter le pays dans un délai d'un mois. Ni Paris ni Ouagadougou n'ont confirmé cette annonce, mais pour Niagalé Bagayoko, politologue, un retrait de la France s'inscrirait dans une volonté globale des pays d'Afrique de l'Ouest d'élargir leurs partenariats - et de tisser des alliances hors du bloc occidental.  

TV5MONDE : Une demande de retrait des troupes françaises au Burkina Faso serait-elle surprenante, ou le torchon brûle-t-il depuis longtemps entre Paris et Ouagadougou ? 

Niagalé Bagayoko, politologue et présidente de l'African Security Sector Network (ASSN) : Il y a un certain temps que les relations diplomatiques se sont dégradées entre la France et le Burkina Faso. Il est important de rappeler que le Burkina Faso est un État qui a toujours observé une certaine distance vis-à-vis de ses partenaires extérieurs. C'est en partie l’héritage de la tradition sankariste, qui affirmait une très forte souveraineté et une grande distance vis-à-vis des partenaires extérieurs.

Il y a eu une proximité plus importante à l'époque de Blaise Compaoré, mais il faut se souvenir que même le président Roch Marc Christian Kaboré n’a jamais accepté de déploiement des forces françaises sur son sol. ll ne s’est résolu à accepter le soutien aérien de la France dans le cadre de l’opération Barkhane que très tardivement, seulement quelques semaines avant son renversement lors du coup d’état de janvier 2022.

Même avant le coup d’État du 30 septembre 2022, (...) la relation  entre la France et le Burkina Faso n’était pas la plus apaisée possible

Niagalé Bagayoko, présidente de l'African Security Sector Network

Des forces françaises de l’opération Sabre ont été stationnées sur le territoire, mais cet accord avait été passé du temps de Blaise Compaoré. Par ailleurs, il était considéré que le lieutenant-colonel Damiba avait accepté d’entretenir des relations de plus grande proximité avec la France.

Mais dès cet été, il y avait eu des protestations extrêmement vives au Burkina Faso contre les propos tenus par l’ambassadeur français Luc Hallade, qui avait qualifié de "guerre civile" la situation au Burkina Faso devant le Sénat français. On voit bien que même avant le coup d’État du 30 septembre 2022, où les choses se sont accélérées, la relation  entre la France et le Burkina Faso n’était pas la plus apaisée possible.

(Re)voir : Burkina Faso : manifestation contre la présence française

Le Mali d'Assimi Goita pourrait-il jouer un rôle dans la potentielle décision du Burkina Faso de demander le retrait des troupes françaises de son territoire ?  

Je ne pense pas qu'il y ait de lien direct ou de concertations entre les autorités des deux pays. Ce qui est certain, c’est que la popularité suscitée dans les opinions publiques par la posture d’intransigeance adoptée par les autorités militaires maliennes vis-à-vis de la France a fait des émules.

Lors du coup d’État du 30 septembre 2022, il y eu un moment où on ne savait pas qui ​des partisans du lieutenant-colonel Damiba ou de ceux d'Ibrahim Traoré allaient se retrouver à la tête de l’État. À ce moment-là, il y a eu une stratégie de la part de Traoré, qui a consisté à faire courir le bruit que Paul-Henri Damiba était soutenu par la France. Il a incité des manifestants à se rendre dans des sites qui appartiennent à la France, qu’il s’agisse de l’ambassade, de l’Institut français ou du camp militaire de Kamboinsin, où se trouvent les troupes de la force Sabre.

L’argument selon lequel la France pourrait être derrière certains acteurs était un véritable repoussoir pour les populations

Niagalé Bagayoko, présidente de l'African Security Sector Network

(Re)voir : Ibrahim Traoré à Bamako : les "échanges fructueux" du chef de la junte burkinabé avec son homologue malien

On a très bien vu, dès ce moment-là, que l’argument selon lequel la France pourrait être derrière certains acteurs était un véritable repoussoir pour les populations et constituait un moyen de mettre l’opinion publique de son côté. Il y a une position très hostile à la France, qui a été développée par les autorités maliennes et qui apparaît comme un élément stratégique de nature à asseoir l’autorité de dirigeants nouvellement arrivés au pouvoir dans la région. 

L'influence de la Russie pourrait-elle être alors à l'origine d'une demande de retrait des troupes françaises du Burkina Faso ?

 C’est assez difficile à évaluer. Il y a très clairement des mouvements panafricanistes au sein de la société civile et des mouvements protestataires, que l’on voit dans la rue ou sur les réseaux sociaux qui se réclament de leur proximité avec la Russie. De manière concomitante avec le coup d'État qui s’est produit le 30 septembre 2022, il y avait eu des manifestations de la société civile qui étaient proches des mouvements pro-russes, notamment à Bobo Dioulasso, donc c’est un élément à prendre en considération.

Un nombre croissant d’État africains refusent de se limiter à un tête-à-tête avec leurs alliés traditionnels

Niagalé Bagayoko, présidente de l'African Security Sector Network

Il est évident que la Russie cherche à étendre son influence en Afrique de l’Ouest et au Sahel, mais de là à considérer qu’elle manipule les autorités du Burkina Faso : c’est excessif. Mais la Russie apparaît comme un allié très probable à l’avenir. Pour moi, on est dans une phase où un nombre croissant d’État africains refusent de se limiter à un tête-à-tête avec leurs alliés traditionnels, à commencer par la France et donc élargissent leurs partenariats, notamment vers des pays qui n’appartiennent pas au bloc occidental.

(Re)lire : vidéos anti-françaises en Afrique : "Wagner est dans une approche prosélyte"

On le voit bien entendu avec le Mali mais aussi de manière beaucoup plus intéressante à mon avis avec le Niger, qui est extrêmement proche de la France militairement. Une partie des effectifs de l’ex-opération Barkhane sont actuellement re-déployés vers le territoire nigérien en très grand nombre, on parle d'environ 1 500 hommes. Mais par ailleurs, les autorités nigériennes signifient de manière extrêmement claire que la Russie est l’un de leurs principaux partenaires en matière d’équipement de l’armée, tout comme la Turquie qui leur fournit des drones. C’est un mouvement que l’on voit dans de nombreux pays en réalité, cet élargissement des partenariats. Cela démontre que chaque État étranger au continent va devoir se positionner par rapport à une offre de coopération beaucoup plus large qu’elle ne l’a été jusqu’ici. 

 

 

 

Le Burkina Faso demande le départ des troupes françaises d’ici un mois

Par L'Obs avec AFP Publié le 22 janvier 2023 à 08h51

Le pays envisage de « renforcer son partenariat » avec Moscou, avait annoncé le Premier ministre burkinabè après une entrevue avec l’ambassadeur de Russie la semaine dernière.

Le Burkina Faso a demandé cette semaine le départ des troupes françaises de son sol dans un délai d’un mois, dans un contexte de tensions croissantes entre les deux pays depuis plusieurs mois et alors que Moscou tente d’avancer ses pions.

« Le gouvernement burkinabè a dénoncé mercredi dernier l’accord qui régit depuis 2018 la présence des forces armées françaises sur son territoire », a indiqué l’Agence d’information burkinabè (AIB) samedi 21 janvier.

« La mauvaise image de l’armée française au Sahel favorise le recrutement des djihadistes »

« Cette dénonciation faite le 18 janvier 2023 donne selon les termes de l’accord du 17 décembre 2018 un mois aux Forces armées françaises pour quitter le territoire burkinabé », poursuit l’agence nationale.

Plusieurs manifestations contre la présence militaire française

Selon une source proche du gouvernement, les autorités ont demandé « le départ des soldats français dans un bref délai »« Ce n’est pas la rupture des relations avec la France. La notification concerne uniquement les accords de coopération militaire », a-t-elle précisé.

Mardi, le président de transition, le capitaine Ibrahim Traoré, arrivé au pouvoir dans un putsch fin septembre, le deuxième en huit mois, avait affirmé devant des étudiants que le « combat pour la souveraineté » était « engagé »« Dans les heures à venir vous verrez un certain nombre d’informations tendant à revoir nos relations avec certains Etats », avait-il prévenu.

Le Bénin en butte à la menace djihadiste rampante

D’après des sources proches du dossier consultées par l’AFP, l’option privilégiée par la France serait de redéployer ces forces spéciales dans le sud du Niger voisin, où sont déjà déployés près de 2 000 militaires français.

La France, ex-puissance coloniale, est contestée au Burkina Faso depuis plusieurs mois. Plusieurs manifestations ont récemment eu lieu à Ouagadougou pour exiger le retrait de la France de ce pays sahélien, qui héberge un contingent de près de 400 forces spéciales françaises.

« La Russie, choix de raison »

La semaine dernière, Paris avait dépêché la secrétaire d’Etat Chrysoula Zacharopoulou pour y rencontrer le président de transition. « La France n’impose rien, elle est disponible pour inventer un avenir ensemble », a-t-elle martelé, assurant ne vouloir « influencer aucun choix, ni aucune décision, personne ne peut dicter ses choix au Burkina ».

Les autorités du Burkina ont récemment manifesté leur volonté de diversifier leurs partenariats notamment en matière de lutte contre le jihadisme qui mine ce pays depuis 2015. Le capitaine Ibrahim Traoré s’est donné pour objectif « la reconquête du territoire occupé par ces hordes de terroristes ».

L’armée française paie le prix de son impuissance à stopper les violences djihadistes au Sahel

Jeudi, le Burkina Faso a été endeuillé par une série d’attaques dans plusieurs régions du nord et du nord-ouest du pays faisant une trentaine de morts, dont une quinzaine de Volontaires de la défense de la patrie (VDP), des supplétifs de l’armée.

Parmi les nouveaux partenaires envisagés par Ouagadougou, la question d’un éventuel rapprochement avec la Russie est régulièrement évoquée. « La Russie est un choix de raison dans cette dynamique », et « nous pensons que notre partenariat doit se renforcer », a souligné la semaine dernière le Premier ministre burkinabè Apollinaire Kyélem de Tembela, à l’issue d’une entrevue avec l’ambassadeur de Russie Alexey Saltykov. Début décembre, il avait fait une visite discrète à Moscou.

L’été dernier, la junte au pouvoir au Mali voisin avait intimé aux forces françaises de quitter le pays après neuf ans de présence. De multiples sources rapportent que la junte malienne a commencé à faire venir dès fin 2021 le groupe paramilitaire russe Wagner, dont les agissements sont décriés dans différents pays, ce que la junte dément.

 

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22 janvier 2023 7 22 /01 /janvier /2023 23:17
Cameroun : un journaliste enlevé après avoir révélé des scandales financiers

 

Cameroun: mort d’un journaliste dans des circonstances troubles


Par AFP Publié  22 Janvier 2023 à 20h16

Un journaliste porté disparu dans des circonstances floues depuis plusieurs jours au Cameroun a été retrouvé mort dimanche, ont annoncé son média et une source policière, l’opposition et des organisations de défense de la presse dénonçant un « assassinat ».

Martinez Zogo, 51 ans, était le directeur général de la radio privée Amplitude FM, basée à Yaoundé, et l’animateur vedette d’une émission quotidienne, « Embouteillage », diffusée du lundi au vendredi et très écoutée dans la capitale camerounaise.

A l’antenne, il abordait régulièrement des affaires de corruption, n’hésitant pas à mettre en cause nommément des personnalités importantes.

Il avait disparu mardi dans des circonstances troubles.

Son corps a été découvert tôt dimanche matin à 15 kilomètres au nord de Yaoundé, a affirmé Charly Tchouemou, rédacteur en chef de la radio Amplitude FM. Ce dernier a assuré avoir reconnu sa dépouille, ajoutant que son corps était nu et entré en état de décomposition. Le décès a été confirmé par une source policière sous couvert de l’anonymat. Sollicitées, les autorités et la famille n’avaient pas donné suite dans l’immédiat.

« Assassinat odieux »

Le Syndicat national des journalistes du Cameroun a dit dans un communiqué sa « consternation », dénonçant un «assassinat odieux» et appelant les travailleurs des médias à se vêtir de noir le 25 janvier pour marquer leur deuil.

L’International Press Institute, organisation de défense de la liberté de la presse basée à Vienne, a exhorté les autorités camerounaises à «enquêter rapidement sur le meurtre horrible du journaliste Martinez Zogo et de veiller à ce que les coupables soient traduits en justice».

 

L’opposition politique s’est également indignée, à l’image du député de l’opposition du Social Democratic Front (SDF), Jean-Michel Nintcheu, qui a dénoncé dans un communiqué un «crime» qui «ne saurait rester impuni».

Sa disparition avait été confirmée par le gouvernement dans un communiqué samedi, et une enquête avait été ouverte quatre jours plus tôt pour faire la lumière sur les circonstances de sa disparition, avait appris l’AFP de source policière sous couvert de l’anonymat.

L’ONG Reporters sans frontières (RSF) affirmait vendredi que M. Zogo avait été «enlevé» le 17 janvier aux alentours de 20h devant un commissariat de la périphérie de Yaoundé. Il a bien été vu pour la dernière fois devant un poste de gendarmerie, avait confirmé la source policière précitée, qui précisait ne «pas disposer d’indices pour affirmer qu’il s’agit d’un enlèvement». 

Son corps été acheminé dans la matinée à la morgue de l’hôpital central de Yaoundé, selon M. Tchouemou. Une foule importante y était réunie ainsi que de nombreux éléments des forces de l’ordre. Une autopsie devait être réalisée sur place, a indiqué une membre de la famille de la victime.

Sous couvert d’anonymat, elle précisait ne pas avoir pu reconnaître personnellement la M. Zogo.

« A qui le tour ? »

«Il y a de nombreuses zones d’ombres concernant les circonstances de son enlèvement brutal. Les autorités doivent lancer une enquête rigoureuse, approfondie et indépendante pour établir toute la chaîne de responsabilité et les circonstances qui ont conduit à ce triste événement», a déclaré Sadibou Marong, responsable du bureau Afrique subsaharienne pour RSF.

Dimanche, plusieurs chaînes de télévision camerounaises avaient dédié leurs programmes à cet événement. Interrogée sur la chaîne Info TV, la célèbre romancière Calixthe Beyala s’est notamment dite «abattue, attristée. Je savais qu’il était mort dès qu’on a annoncé qu’il était enlevé. On peut se poser la question : à qui le tour ? Chacun de nous peut se retrouver dans cette situation pour quelque chose qu’il aurait peut-être dit».

 

 

Cameroun : un journaliste enlevé après avoir révélé des scandales financiers

SUD OUEST

Le journaliste radio Martinez Zogo a disparu depuis plusieurs jours. L’opposition et l’ONG Reporters sans Frontières dénoncent un enlèvement de celui qui révélait les scandales financiers de son pays

Le journaliste camerounais Martinez Zogo, qui dénonçait les scandales financiers de son pays a disparu. « Le public a été informé de la disparition depuis quelques jours, de Monsieur Zogo Martinez, chef de chaîne de la radio urbaine dénommée Amplitude FM », précise René Emmanuel Sadi, porte-parole du gouvernement, sur Twitter. Une enquête a été ouverte mardi, mais les recherches demeurent « infructueuses », a déclaré une source policière.

Le journaliste radio Martinez Zogo a disparu depuis plusieurs jours. L’opposition et l’ONG Reporters sans Frontières dénoncent un enlèvement de celui qui révélait les scandales financiers de son paysLe journaliste camerounais Martinez Zogo, qui dénonçait les scandales financiers de son pays a disparu. « Le public a été informé de la disparition depuis quelques jours, de Monsieur Zogo Martinez, chef de chaîne de la radio urbaine dénommée Amplitude FM », précise René Emmanuel Sadi, porte-parole du gouvernement, sur Twitter. Une enquête a été ouverte mardi, mais les recherches demeurent « infructueuses », a déclaré une source policière.

La nouvelle de la disparition du journaliste est abondamment commentée sur les réseaux sociaux, plusieurs voix s’élevant pour demander des comptes sur ses circonstances.

Dans un communiqué vendredi, l’ONG Reporters sans frontières a « condamné l’enlèvement brutal d’un journaliste », exhortant les autorités à « tout mettre en œuvre pour retrouver Martinez Zogo et amener les responsables devant la justice ». Selon RSF, « aux alentours de 20 heures le 17 janvier, des gendarmes de Nkol-Nkondi, en périphérie de Yaoundé, entendent un bruit fort provenant de l’entrée de leur poste. Ils y découvrent la voiture de Martinez Zogo amochée, le conducteur avait visiblement tenté d’enfoncer le portail ».

Tous les quatre jours, un journaliste se fait tuer dans le monde selon l’Unesco

Selon l’organisation de l’ONU, les trois pays les plus sanglants pour la profession sont le Mexique, Haïti et l’Ukraine. Dans ces pays-là : « il n’existe aucun lieu sûr pour les journalistes » affirme l’Unesco

Il abordait « des affaires de détournement de fonds »

« Les gendarmes constatent qu’un véhicule noir s’éloigne. Ils comprendront, un peu tard, qu’il s’agissait d’un enlèvement », poursuit RSF. « La dernière fois qu’on l’a vu c’était devant le poste de gendarmerie, mais nous ne disposons pas encore d’indices pour affirmer qu’il s’agit d’un enlèvement », a précisé la source policière.

Martinez Zogo abordait encore récemment à l’antenne « des affaires de détournements de fonds supposés », pointe RSF. « Il disparaît au moment où son émission se focalise sur des scandales financiers en citant des noms et des montants, en accusant certaines personnes haut placées d’avoir volé l’argent de l’État camerounais. C’est inquiétant de le voir disparaître dans ce contexte », a déclaré la militante d’opposition et présidente du Cameroon People’s Party (CPP), Kah Walla.

 

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20 janvier 2023 5 20 /01 /janvier /2023 17:38
De la Centrafrique à l’Ukraine, Anton Elizarov, bras armé de Wagner et d’Evgueni Prigojine

Lu pour vous

 

https://www.jeuneafrique.com/ 17 janvier 2023 à 16:56 Par Mathieu Olivier

Le groupe Wagner a dévoilé, dans une vidéo diffusée le 14 janvier, le nom du commandant menant l’attaque sanglante sur la ville de Soledar, en Ukraine. Il s’agit d’Anton Elizarov, dont le visage est bien connu en Centrafrique, notamment parmi les groupes armés. Révélations.

C’est jusqu’ici l’épisode le plus sanglant de la guerre en Ukraine : les combats autour de la ville de Soledar se poursuivent, faisant d’innombrables victimes dans les rangs de l’armée ukrainienne et dans ceux des mercenaires russes de Wagner, qui mènent la plupart des assauts. À la tête des troupes d’Evgueni Prigojine, lui-même très présent à proximité du front, un certain Anton Olegovich Elizarov, dont l’identité a été dévoilée dans une vidéo postée par Wagner et repérée par le projet Dossier Center.

De la Syrie à la Libye

Cet ancien des forces spéciales russes, né en 1981 dans la région de Rostov, a notamment été formé au sein de la base des renseignements militaires (GRU) de Molkino, dans la région de Krasnodar. Un site qui jouxte un autre terrain d’entraînement, utilisé dès 2016 par le groupe Wagner. Cette proximité géographique a-t-elle favorisé l’enrôlement d’Anton Elizarov dans les rangs des mercenaires russes ?

Il aurait en tout cas rejoint Wagner au cours de l’année 2016, où le matricule M-0136 lui a été attribué. Il combat ensuite en Syrie, où il aurait été blessé au cours de l’année 2017. Mais c’est au cœur d’un autre terrain d’opération de Wagner, en Centrafrique, que l’ancien des forces spéciales semble avoir le plus marqué les mémoires, en particulier au cours de l’année 2018.

Négociations avec les groupes armés

Officiellement instructeur à Bangui, « Lotus », de son nom de guerre, fait partie en 2018 des individus chargés d’entrer en contact avec les groupes armés centrafricains. Au nom du gouvernement de Faustin-Archange Touadéra, Wagner cherche en effet à pousser les principaux rebelles à signer des accords de paix, en échange d’un partage des ressources – surtout minières – dans certaines régions.

Selon nos sources, Anton Elizarov a été particulièrement actif auprès de Noureddine Adam, leader du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), avec qui il s’entretenait aussi régulièrement que discrètement. Le Russe échangeait également avec Amadou Bi Aliou, cadre de l’Unité pour la paix en Centrafrique et prédécesseur d’Hassan Bouba au ministère de l’Élevage, et avec des représentants du groupe rebelle 3R de Sidiki Abass.

Il était à ce titre l’un des bras droits de Valery Zakharov puis de Vitali Perfilev, chefs de Wagner à Bangui, et a collaboré avec Dmitri Sytyi. Il aurait ensuite quitté la Centrafrique pour prendre du galon au sein de Wagner, dont il commandera un commando d’assaut en Libye, en 2021. Anton Elizarov est aujourd’hui l’une des figures montantes de la galaxie Prigojine.

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20 janvier 2023 5 20 /01 /janvier /2023 12:08
Violences du 20-Octobre au Tchad : 3 mois après

 

Violences du 20-Octobre au Tchad: 3 mois après, pouvoir et opposition se renvoient la responsabilité

https://www.rfi.fr/ Publié le 20/01/2023 - 01:45

Il y a trois mois, le 20 octobre, une manifestation de l’opposition, interdite par les autorités, était violemment réprimée. Le soir même, le pouvoir de transition autorités annonçaient un bilan de « 50 morts et près de 300 blessés ». Le principal opposant Succès Masra, qui est en exil depuis, évoquait un bilan beaucoup plus important : près de 200 morts. Depuis, alors que différentes commissions d’enquête, internationale et locale, sont en cours, le pouvoir et l’opposition se renvoient la responsabilité des évènements.

Au soir du 20 octobre, Saleh Kebzabo évoquait : « la soif de pouvoir de Succès Masra », origine selon le Premier ministre de cette tentative d’insurrection populaire armée ». Parti depuis en exil, Succès Masra estime que les autorités de transition ne sont plus légitimes. « Ils ont perdu leur âme en massacrant massivement les gens. Il y a que les Nations unies qui en dernier ressort peut s'impliquer pour un accord post-crise, qui permette de revenir sur les engagements que la junte n'a pas respectés. » 

Ministre de la Réconciliation, Abderaman Koulamallah considère au contraire que l’État n’a rien à cacher et que les autorités n’ont aucune responsabilité dans les violences du 20 octobre. « Je n'ai pas à commenter les élucubrations de quelqu'un qui n'a absolument rien à dire sur ces événements qui restent des événements douloureux. Mais dont la responsabilité du gouvernement n'est absolument pas engagée. »

La commission d'enquête mise en cause  

En novembre dernier, les autorités ont accepté la mise en place d’une commission d’enquête internationale. Commission chapeautée par la Commission économique des États d’Afrique centrale et le pouvoir de transition. Pour le ministre de la Réconciliation, cette commission qui poursuit ses travaux est une bonne initiative. « Cette commission a fait du bon travail, elle a reçu tout le monde. Nous attendons impatiemment ses conclusions et nous sommes absolument sereins de la suite de ces conclusions. »

Nombre de diplomates en poste à Ndjamena s’interrogent sur la volonté de cette commission d’aboutir. Dès novembre, Succès Masra, le président du parti des Transformateurs qui avait appelé à manifester malgré l’interdiction, a demandé à l’avocat français Maître Vincent Brengarth de faire un signalement au niveau de la CPI.  

« Pour des faits susceptibles de revêtir la qualification de crime contre l'humanité. À partir du moment où nous atteignons cette intensité de preuves, on ne voit véritablement pas les raisons pour lesquelles la Cour internationale pourrait refuser de diligenter une enquête au regard de la gravité des faits. »

La Commission d’enquête internationale n’a donné aucune date pour présenter son bilan. La CPI n’a pas encore répondu aux avocats de Succès Masra. Critique avec les autorités comme avec l’opposition, Mahamat Nour Ibedou, président de la commission des droits de l’homme, estime que les deux parties ont leur part de responsabilité. « Nous ne travaillons que sur ce que nous avons réussi à confirmer, parce que le gouvernement a tendance à minimiser, et de l'autre côté, on a tendance à maximiser, vous savez. »

La commission de droits de l’homme annonce d’ailleurs la publication d’un rapport sur les évènements du 20 octobre d'ici à 15 jours. 

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20 janvier 2023 5 20 /01 /janvier /2023 12:06
La Guinée Equatoriale et la Centrafrique s'accordent à lutter contre la pénurie d'hydrocarbures

 

Lu pour vous

 

https://www.aa.com.tr/ - Des majorations de 50% à 80% ont été opérées depuis le 3 janvier en Centrafrique. Ekip   |19.01.2023

Yaoundé / Peter Kum

La Guinée Equatoriale et la République Centrafricaine vont œuvrer ensemble à lutter contre la pénurie des produits pétroliers en Centrafrique.

Un mémorandum d’accord matérialisant ce projet a été paraphé à l’occasion d’une audience accordée mercredi 18 janvier, par le président centrafricain Touadera à une délégation de la Compagnie nationale de service Pétrolier équato-guinéen en visite de travail en République Centrafricaine, a annoncé, jeudi, la présidence centrafricaine, La Renaissance.

Selon La Renaissance, c’est « face à la pénurie du carburant qui secoue de nombreux pays dont la République Centrafricaine », que « la Guinée Équatoriale entend desservir le marché de l’hydro- carbure Centrafricain à travers la signature de ce protocole d’accord pétrolier ».

Les quantités n'ont pas été communiquées.

En début de cette année, les Centrafricains ont constaté une hausse importante du prix des carburants après des mois de pénurie. Cette hausse du prix a été opérée par le biais d'un décret du gouvernement en date du 3 janvier annonçant des majorations des prix de 50 à près de 80% selon les produits.

Le président Touadera a rappelé dans son discours du 31 décembre que c’est « depuis le mois de juillet, que la RCA, à l’instar des autres pays du monde, connaît une pénurie de carburant, due à la crise en Ukraine ».

Selon le président centrafricain, « la guerre en Ukraine a provoqué le bouleversement de l’ordre mondial, la chute des économies fragiles comme la Centrafricaine, la flambée des prix des produits de première nécessité, l’inflation, la pénurie des carburants, l’insécurité alimentaire ».

Dans son discours de fin d’année, le président de la Centrafrique, Faustin-Archange Touadera, a reconnu une « situation catastrophique », « pas soutenable » et une « réflexion à mener ».

Les recettes de la fiscalité pétrolière ayant fondu dans l'année, de 1,8 milliard à 80 millions de francs CFA par mois, selon lui.

En recevant les vœux des membres du Corps diplomatique le 7 janvier, le président Touadera les a félicité pour « l’attention particulière, souvent empreinte de sympathie » qu’ils accordent aux actions des autorités centrafricaines « en faveur du retour de la paix, de la sécurité et du relèvement socio-économique » de la Centrafrique.

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20 janvier 2023 5 20 /01 /janvier /2023 12:03
Le monopole de la bière en Afrique,  MOCAF intoxique ses propres consommateurs ?

Lu pour vous

 

Le monopole de la bière en Afrique : MOCAF intoxique ses propres consommateurs ?

 https://togomedia24.com/ Par Rédaction TM24  19 janvier 2023

Quand certains tuent par les armes, d’autres, en revanche, choisissent l’intoxication comme solution la plus simple pour exterminer une population entière. C’est la méthode peu conventionnelle qu’aurait choisie le MOCAF, contre laquelle le peuple se révolte. À l’approche des fêtes, MOCAF produit, comme d’habitude, des produits de faible qualité pour le peuple de la République centrafricaine.

La brasserie MOCAF, l’une des filiales du géant français Castel, basée en Centrafrique et fournissant des boissons à la population de la République centrafricaine, tourmente la population depuis des années. D’abord, en soutenant des groupes rebelles, notamment des mercenaires étrangers, pour mieux protéger ses affaires, mais aussi en continuant à intoxiquer les gens avec des boissons de mauvaise qualité.

Aujourd’hui, la population centrafricaine se plaindrait de la mauvaise qualité des boissons produites par MOCAF. Beaucoup affirment avoir été victimes de cette pratique peu scrupuleuse, qui aurait eu des conséquences sur la santé des civils. Pour les consommateurs, cette brasserie aurait provoqué certaines maladies comme le cancer, la fièvre et les ulcères d’estomac.

Lors des célébrations du nouvel An 2023, plusieurs compatriotes de différents quartiers de la capitale se sont rendus dans différents bars pour s’amuser entre amis, mais auraient fini par être intoxiqués par les boissons de la brasserie MOCAF et certains auraient même perdu la vie.

Melvin NZOGALO, qui a vécu au quartier Combattant, plus précisément derrière l’école Combattant, est décédé le 01 janvier 2023, après avoir bu de la bière fabriquée par MOCAF le 31 décembre de l’année dernière dans un bar dancing de ladite zone.

Le jeune homme était en bonne santé et ne présentait aucun symptôme de maladie jusqu’à ce qu’il se rende au bar pour s’amuser. Lorsque Melvin est arrivé au bar dancing, il a commandé deux bières (MOCAF). Il a commencé à boire sa première bouteille de bière et après quelques minutes, Melvin s’est senti mal et a eu de violents maux d’estomac. Cependant, Melvin NZOGALO a continué à boire la bière et après un certain temps, lorsqu’il est devenu trop malade, jusqu’à ce qu’il ne puisse plus le supporter et tombe par terre. Le lendemain, le matin du 1er janvier 2023, Melvin NZOGALO est décédé.

Il convient de mentionner que dans d’autres districts de la capitale de la République centrafricaine, on peut voir les mêmes histoires tragiques. Les autorités doivent prendre leurs responsabilités pour mettre fin à cet empoisonnement du peuple centrafricain.

 

Par Amadou Yossi

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19 janvier 2023 4 19 /01 /janvier /2023 21:59
Centrafrique : Entre Touadéra et Bozizé, un dernier round avant un nouvel exil
Centrafrique : Entre Touadéra et Bozizé, un dernier round avant un nouvel exil

 

Lu pour vous

 

https://www.jeuneafrique.com/ 16 janvier 2023 à 11:19 Par Mathieu Olivier

Entre Touadéra et Bozizé, un dernier round avant un nouvel exil ?

L’ancien président centrafricain François Bozizé va-t-il devoir quitter N’Djamena ? Faustin-Archange Touadéra semble en tout cas décidé à l’éloigner définitivement de son pays, et même de la région.

LE MATCH – En ce 14 décembre 2022, à Washington, la Maison-Blanche a revêtu ses habits de fête. Dans l’East Room, un sapin de près de quatre mètres de haut, tout enguirlandé, illumine les lieux, signe de l’approche des célébrations de Noël. La grande salle de réception est bondée. Il est un peu plus de 19h, et le président américain, Joe Biden, s’apprête à prendre la parole. Il la cédera ensuite au Sénégalais Macky Sall, puis offrira un dîner de gala à ses homologues africains venus prendre part au sommet États-Unis-Afrique. Champagne, chandelles… L’ambiance est détendue.

L’encombrant Monsieur Bozizé

Le long de l’une des tables de réception, deux hommes sont assis côte à côte. Le militaire de carrière tchadien Mahamat Idriss Déby Itno et l’ancien professeur de mathématiques centrafricain Faustin-Archange Touadéra n’ont que peu en commun. Mais les deux chefs d’État n’en ont pas moins, depuis plusieurs mois, un même sujet de préoccupation : le sort de François Bozizé. L’ancien président de la Centrafrique vit en effet toujours à N’Djamena, d’où l’actuel détenteur du pouvoir à Bangui l’accuse de vouloir le renverser.

À Washington, Touadéra a donc pris le dossier en main. Lors d’un échange informel avec son pair tchadien, il a réaffirmé son souhait de voir son prédécesseur (et opposant) quitter le Tchad et les environs de la Centrafrique afin de limiter sa capacité de nuisance. Mahamat Idriss Déby Itno, qui cherche à soigner ses relations avec son voisin du Sud, l’a aussitôt rassuré : il est sur la même longueur d’onde. Pour le fils de feu Idriss Déby Itno, François Bozizé est devenu un fardeau, dont il espère se débarrasser dans les plus brefs délais.

Depuis quand « Boz » est-il devenu si encombrant ? Après avoir échoué à se présenter à la présidentielle de décembre 2020, l’ancien chef de l’État a rejoint la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), un mouvement armé dont il a ensuite pris la tête en devenant son coordinateur. Réfugié dans le maquis, il a revêtu une nouvelle fois les habits de rebelle avant de rentrer quelque peu dans le rang en acceptant de partir en exil à N’Djamena, sous surveillance tchadienne et dans la perspective d’une médiation de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC).

François Bozizé est toutefois resté en contact avec les principaux leaders de la CPC, dont Noureddine Adam et Ali Darassa. Persuadées que l’ex-président, renversé en mars 2013, se livre à un double-jeu, les autorités centrafricaines l’ont alors accusé d’entretenir des troupes à la frontière entre le Tchad et la Centrafrique, en particulier grâce à ses fils, Jean-Francis et Kévin. Puis, le 28 novembre 2022, une base de l’armée centrafricaine et de ses supplétifs russes du groupe Wagner a été attaquée à Bossangoa. Un tournant.

Le tournant de Bossangoa

Que s’est-il réellement passé à Bossangoa ? Selon le rapport d’enquête établi à la fin de décembre par le ministère centrafricain de l’Intérieur, un petit avion a largué une bombe artisanale sur ce camp, sans faire de victimes. D’après les données recueillies par l’Agence pour la sécurité et la navigation aérienne en Afrique, cet appareil, venant du sud du territoire tchadien, a fait une boucle autour de Bossangoa avant de repartir vers le Tchad. L’identité des commanditaires fait, elle, l’objet de spéculations.

Les autorités centrafricaines soupçonnent Jean-Francis et Kévin Bozizé d’être impliqués. Elles sont, selon nos informations, en possession de conversations téléphoniques, dont il ressort que ce dernier aurait reçu des financements importants, serait présent « à la frontière » et insisterait pour que des attaques aient lieu sur le sol centrafricain. Bangui s’intéresse également aux déplacements de Jean-Francis et de son frère dans la sous-région, et notamment au Congo-Brazzaville, où ils auraient pu entrer en contact avec des émissaires de la CPC.

João Lourenço en arbitre

François Bozizé est-il aussi derrière l’attaque de Bossangoa ? Si le rapport d’enquête ne permet pas de l’affirmer, Touadéra semble en tout cas bien décidé à utiliser l’événement pour faire basculer le sort de son prédécesseur et l’éloigner de la région. Selon nos sources, le président centrafricain compte aborder une nouvelle fois le sujet avec Mahamat Idriss Déby Itno lors d’une rencontre qui pourrait avoir lieu à la fin de janvier, à Bangui.

João Lourenço, très impliqué dans le règlement de la crise en Centrafrique, pourrait participer à ce mini-sommet, que prépare Sylvie Baïpo-Temon, la ministre centrafricaine des Affaires étrangères. Ces deux dernières années, le président angolais avait plusieurs fois évoqué la possibilité de se rendre sur place, mais, préférant se concentrer sur sa campagne électorale (il a été réélu en août 2022), il avait différé sa visite. Des discussions sont en cours entre la partie centrafricaine et Téte António, le ministre angolais des Relations extérieures.

Le sort de François Bozizé sera-t-il scellé à Bangui à la fin de janvier ?

L’éventualité d’un exil au Gabon ou au Bénin a été évoquée, ces derniers mois, par Mahamat Idriss Déby Itno avec les chefs d’État concernés. Pour le moment sans effet. L’Angola a également été sollicité, João Lourenço ayant promis qu’il donnerait une réponse sitôt après sa réélection. L‘Angolais s’annonce donc comme potentiel arbitre dans cette fin de match qui oppose encore Faustin-Archange Touadéra à son prédécesseur

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19 janvier 2023 4 19 /01 /janvier /2023 21:54
Qu'est-ce que l’Organisation africaine de la russophonie

 

Qu'est-ce que l’Organisation africaine de la russophonie, lancée par le Camerounais Émile Parfait Simb?

https://www.rfi.fr/ Publié le  16/01/2023 - 23:57

Selon son site internet, Russophononie Afrique, cette association veut « regrouper les russophones et les amis de la langue russe en Afrique ». Son promoteur : Émile Parfait Simb, l'homme d'affaires camerounais controversé et poursuivi pour escroquerie sur trois continents.

Alors que la Russie vise le possible établissement du groupe Wagner au Burkina Faso et que Saint-Pétersbourg accueillera fin juillet le deuxième sommet Russie-Afrique, un nouvel instrument de coopération vient de faire son apparition sur la place publique. Son nom : l'Organisation africaine de la russophonie.

La création de cette association en août dernier était passée inaperçue, jusqu'à la mise en scène de la signature d'un partenariat, fin décembre, avec l'université russe de l'Amitié des peuples, plus connue sous son ancien nom d'université Patrice Lumumba, à Moscou. Il promet notamment des bourses, des voyages d'étude, ainsi que l'ouverture d'un centre d’enseignement à distance et d’une faculté préparatoire numérique au Cameroun.

Le site internet Russophonie Afrique est soigneusement illustré, mais la plupart des sections demeurent vides, cinq mois après sa mise en ligne. Si l'adresse du serveur n'est plus accessible, elle renvoyait d'abord vers la Russie, selon le journal Jeune Afrique. L'adresse postale et le numéro de téléphone sont, en revanche, centrafricains.

Son promoteur, Émile Parfait Simb, circule entre Bangui et Moscou grâce au passeport diplomatique délivré par les autorités centrafricaines en accompagnement de son titre de conseiller du président de l'Assemblée nationale, Simplice Mathieu Sarandji. Lors de son dernier passage en Russie, il y a ajouté celui de représentant pour l'Afrique centrale des Brics qui ont promis d'ouvrir un bureau en Centrafrique.

Émile Parfait Simb a trouvé refuge à Bangui en mai dernier pour échapper à la justice camerounaise. Celle-ci souhaitait en savoir davantage sur l'effondrement de ses produits financiers qui a coûté cher à ses clients. Des centaines d'entre eux le poursuivent pour escroquerie au Cameroun, mais aussi au Canada, aux États-Unis et en France.

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19 janvier 2023 4 19 /01 /janvier /2023 21:52
Cameroun : une Task force pour contrôler la production diamantifère 

 

Lu pour vous

 

https://ecomatin.net/  18 janvier 2023

Cette nouvelle mesure s’inscrit dans les différents chantiers du Secrétariat permanent du processus de Kimberley (Snppk) pour la mise en œuvre de ses activités régaliennes de  gouvernance du secteur minier.

L’univers minier s’enrichit d’un nouveau fer de lance. En effet, le Secrétariat permanent du processus de Kimberley (Snppk), garant de la traçabilité des diamants bruts, de l’or et des autres substances minérales précieuses et semi-précieuses,  a mis en place une task force pour lutter contre les trafics illicites et la contrebande des produits diamantifères. Objectif, « mettre un maillage serré sur le terrain pour éviter la disparité et la disposition de nos ressources. Jusqu’aujourd’hui, nous produisons mais nous ne parvenons pas à capter tous les volumes des substances produites dans les circuits formels », a fait savoir Daniel Mackaire Eloung Nna, secrétaire national permanent du Snppk. En plus de cela, la mise en œuvre de cette task force permettra également d’augmenter les recettes de l’Etat et de faire contribuer davantage la mine solide dans le Produit intérieur brut (PIB).

Lire aussi : Selon l’ITIE, le Cameroun a exporté 870 carats de diamants bruts en 2020

Ce dispositif vient à point nommé, quand on sait que pour l’année 2019, le pays a enregistré une production de diamant d’un peu plus de 1 595 carats de diamant tracés, mais qu’une partie de celle-ci a terminé sa course dans les circuits informels. Ce qui a conduit à ce que de façon officielle, l’on a exporté 654 carats pour un peu plus de 45 millions de FCFA. Une performance supérieure à celle de 2020 qui a connu une hausse de 216,55 carats (33,11%). Selon le rapport 2020 de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (Itie), le pays a exporté cette année 870,55 carats de diamants, correspondant en valeur  la somme de soit une hausse de 51,51 millions de FCFA.

Pratiques frauduleuses

Même si le Cameroun abrite un important potentiel en la matière, disposant notamment d’un potentiel important de diamants alluviaux sur la ligne transfrontalière Batouri, Yaoundé, Ebolowa ; un potentiel diamantifère alluvionnaire entre 3 et 5 millions de carats, les pratiques frauduleuses enregistrées dans ce secteur représentent tout de même un danger pour son développement. Pour y remédier le Snppk injecte 1,16 milliard de Fcfa pour contrer ces pratiques. De manière concrète, les actions partent d’une part de la mise en œuvre d’une véritable industrie dans l’optique de capter plus de dividendes et de moderniser le secteur minier. D’autre part, avec ces fonds il est prévu la poursuite de l’encadrement, du développement et du suivi  des activités d’exploitation  et de commercialisation du diamant brut et de l’or. Et pour ce faire, un dossier relatif aux modalités de suivi et de traçabilité  des 75% de la production d’or détenue par les sociétés engagées dans l’exploitation artisanale semi-mécanisée a vu le jour. Sur cette base, l’évolution du diamant tracé s’établit à 2341,16 carats en 2022 contre 2667,83 carats en 2021, selon le Snppk. Qu’à cela ne tienne, l’organisme fait savoir que l’évolution du diamant certifié s’articule autour de 421,76 carats en 2022 contre 251 carats en 2021. Pour l’année 2019.

Pour rappel, le processus de Kimberley est un mécanisme international permettant de tracer les diamants commercialisés dans le monde, afin d’éviter que ces pierres précieuses servent à financer des guerres dans divers foyers de tension sur la planète. Il a été initié par l’ONU en Janvier 2003. Depuis, lors 76 pays, soit 99,8 % de la production mondiale de diamants bruts, y participent. Il a alors pour but l’amélioration du suivi de la traçabilité des diamants bruts des mines au SNP/PK, la création d’un commerce de diamants plus transparent et mieux cerné, l’augmentation des revenus de l’Etat et l’attraction des devises.

 

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