Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

22 septembre 2022 4 22 /09 /septembre /2022 22:38
Nouvelles nationales sur RNL
Nouvelles nationales sur RNL
Nouvelles nationales sur RNL
Nouvelles nationales sur RNL

 

77e AG de l’Onu: F.A. Touadéra plaide pour le rétablissement des aides financières en faveur de la RCA

https://www.radiondekeluka.org/ mercredi 21 septembre 2022 15:21

Ouverte le lundi 19 septembre à New-York aux Etats-Unis, la 77ème Assemblée générale ordinaire de l’ONU a vu la participation de plusieurs chefs d’Etat et de gouvernements du monde, dont le président centrafricain Faustin Archange Touadéra. Prenant la parole du haut de la tribune des Nations-Unies, ce mardi 20 septembre, le chef de l’Etat centrafricain a plaidé pour le rétablissement de l’appui budgétaire des partenaires financiers au profit de son pays. Occasion pour lui de dénoncer les campagnes de désinformation à l’endroit de la République centrafricaine.

Entre la difficulté de mobiliser les ressources intérieures et la suspension de l’appui budgétaire à l’endroit du pays, le gouvernement centrafricain a été contraint de revoir à la baisse son budget. Face à la tension de trésorerie que connaît la République centrafricaine, le président de la République a appelé du haut de la tribune des Nations-Unies, les partenaires financiers à renouer avec leurs aides financières pour permettre aux autorités de faire face aux dépenses régaliennes de l’Etat.

« Le pays continue de consentir d’énormes sacrifices »

"Dans sa situation d’Etat fragile, confrontée à l’insécurité alimentaire et à un déficit criant de ressources matérielles et humaines, la République centrafricaine continue de consentir d’énormes sacrifices afin d’améliorer sa gestion macroéconomique et sa gouvernance fiscale. Mon pays attend le rétablissement du Programme de facilité élargie de crédit, suspendu par le FMI afin de soutenir l’amélioration des ressources domestiques pour faire face à l’absence des appuis budgétaires des partenaires techniques et financiers et la digitalisation des menues recettes" a déclaré Faustin-Archange Touadéra.

Par ailleurs, le numéro 1 centrafricain a dénoncé les campagnes de désinformation entretenues par certains médias internationaux, qui selon lui, décrédibilisent son pays vis-à-vis de l’extérieur.

« Préservation des intérêts géostratégiques et géopolitiques »

"Je tiens à dénoncer les campagnes de désinformation et de manipulation, tendant à décrédibiliser puis à déstabiliser, par la force, les institutions démocratiques de la République centrafricaine. Ces campagnes, menées par certains médias internationaux, sur fond de néocolonialisme aux contours flous et menaçants, dont le succès tient moins à leur véracité qu’à des ficelles rhétoriques éprouvées, sont uniquement motivées par la préservation des intérêts géostratégiques et géopolitiques de certains Etats, loin des intérêts vitaux du peuple centrafricain" a martelé le président centrafricain.

La suspension des appuis budgétaires par les institutions financières internationales depuis 2020 a eu beaucoup d’impacts sur le financement des projets du gouvernement. Avec un budget de près de 300 milliards de francs CFA, dont plus de la moitié devrait être apportée par la communauté internationale, la République centrafricaine a vu ses dépenses revues drastiquement à la baisse en 2022.

 

Centrafrique : le secteur des transports frappé de plein fouet par la crise des hydrocarbures

https://www.radiondekeluka.org/ jeudi 22 septembre 2022 14:46

La pénurie des hydrocarbures continue d’affecter négativement des secteurs d’activités en République centrafricaine. Les transports n’en sont pas épargnés car les tarifs continuent de flamber. Une situation qui impacte négativement les activités des voyageurs.

Au PK12 à la sortie nord de Bangui, des taxi-brousses sont stationnés les uns derrière les autres. Ces véhicules de transport en commun attendent de faire le plein, avant de migrer vers les villes de l’intérieur du pays. Selon les axes Bangui-Boali ou Bangui-Sibut, les voyageurs se plaignent de l’augmentation des tarifs.

Rareté des moyens de transport sur les différents axes 

"Avant, je payais le trajet Sibut-Bangui à 3.000 francs CFA. Maintenant, avec ce problème de carburant et des formalités, les transporteurs ont augmenté le tarif à 5.000 francs CFA. Je suis obligé de payer. Le tarif de transport d’un sac de sucre est désormais fixé à 1.000 francs CFA. Combien vais-je gagner ? Comment allons-nous ravitailler nos villes ? Il y a carence de moyens de transport sur les différents axes " a regretté un voyageur.

Sur l’axe routier Bangui-Damara, les transporteurs justifient la hausse du prix du transport par la crise de carburant qui continue de frapper de plein fouet le pays.

"Auparavant, nous achetions le carburant dans les stations-services. Maintenant, il y a une crise et le prix du carburant a augmenté. C’est pourquoi, le prix du transport est revu à la hausse. Le sac de farine que nous transportions à 2.000, est passé à 3.000 francs CFA. Quand nous soustrayons les frais du carburant et des formalités, nous n’avons plus rien" s’est plaint Guy, un des délégués des transporteurs routiers de l’axe Bangui-Damara.

Le transport fluvial n’est pas épargné des conséquences de la pénurie du carburant. Les propriétaires des baleinières rencontrent aussi les mêmes difficultés.

« Nous ne le faisons pas exprès »

"Nous avons des difficultés avec le prix du carburant. Avant, nous faisions Bangui-Mobaye à 20.000 francs CFA. Maintenant avec cette hausse, le tarif  est à 25.000 francs CFA. Nous ne le faisons pas exprès. C’est par rapport à l’augmentation des prix sur le marché que nous aussi, nous voulons nous en sortir" a expliqué Marie Yagbélé, propriétaire de baleinières.

La pénurie du carburant a des répercussions sur plusieurs secteurs d’activités. Ce qui a pour conséquences, la hausse des tarifs de transport et l’augmentation des prix des denrées alimentaires et produits de première nécessité. Les Centrafricains se demandent à quand la fin de cette crise qui n’a fait que trop durer.

 

Bangui: après des années de conflits, le vivre-ensemble reprend le dessus

https://www.radiondekeluka.org/ jeudi 22 septembre 2022 14:22

La République centrafricaine, à l’instar des autres pays du monde entier, a célébré ce 21 septembre 2022, la 41ème édition de la journée internationale de la Paix. Après les multiples crises militaro-politiques qui ont secoué le pays, les différentes communautés ont appris à revivre ensemble. Radio Ndeke Luka s’est rendue dans certains quartiers de Bangui où la cohésion sociale a repris le dessus.

Au niveau du marché PK 5 dans le 3ème arrondissement de Bangui, la circulation est dense. Dans ce vaste lieu commercial, autrefois considéré comme une zone rouge, l’ambiance est désormais conviviale. Musulmans et chrétiens vendent ensemble. A l’intérieur du marché, Nadine, vendeuse de bananes plantains, a déjà passé plus de 10 ans dans son activité. Elle a pour voisines, des musulmanes.

« Nous sommes solidaires »

"Il n’y a pas de problèmes entre nous et nos frères musulmans. Nous sommes solidaires. C’est nous qui avons fait appel à nos paires vendeuses à revenir sur le marché. De temps en temps, nous nous retrouvons pour partager nos expériences en commerce" a fait savoir Nadine.

Après la réinstallation des commerçants dans le marché Kokoro, un comité de gestion est mis en place pour promouvoir la cohésion sociale. Aladji Mahamat Sallé, un des membres dudit comité, témoigne.

« Nous nous entendons très bien »

"Au début, ce n’était pas facile mais, par la grâce de Dieu, tout est redevenu normal. Nous nous entendons très bien. La preuve en est que je suis parmi mes frères chrétiens. Quand il y a un problème, nous le réglons de manière impartiale" a-t-il témoigné.

Aujourd’hui au quartier Boy-rabe dans le 4ème arrondissement, autrefois réputé d’être le fief des anti-balaka en 2014, chrétiens et musulmans vivent en symbiose. Les musulmans qui avaient fui, ont regagné le quartier. La mosquée Assane, qui avait été détruite en 2014, est reconstruite. Pour les responsables de la communauté musulmane, il y a une prise de conscience de part et d’autre.

« Les conflits religieux détruisent le pays »

"Nous vivons en parfaite harmonie avec nos voisins. Ils ont compris que chacun a sa religion et que les conflits religieux détruisent le pays. Même pendant l’inauguration de la mosquée, ils se sont mobilisés pour nous soutenir. Chacun d’eux a pris l’engagement de protéger ce lieu de culte" a précisé Younouss Oumar Sana, 4ème imam de la mosquée Assane de Boy-rabe.

L’Alliance des évangéliques en Centrafrique rappelle aussi, de son côté, qu’il n’y a jamais eu de crise religieuse entre chrétiens et musulmans dans le pays. Il évoque des manipulations politiques.

"Il n’y a jamais eu de problème entre chrétiens et musulmans en République centrafricaine. Nous l’avons toujours dit, c’est un problème importé par les politiques qui est venu perturber ces deux communautés. Dès lors que celles-ci ont compris la réalité, les tensions ont commencé à baisser très rapidement et cela se poursuit jusqu’à maintenant" a reconnu Rodon Clotaire Siribi, président de l’Alliance des évangéliques en Centrafrique.

Après les évènements militaro-politiques de 2013, la paix a été fragilisée en République centrafricaine. Mais, avec beaucoup de sensibilisation, la cohésion sociale et le vivre ensemble s’installent progressivement à nouveau.

 

Centrafrique : rentrée administrative effective dans les écoles de Bangui

https://www.radiondekeluka.org/  mercredi 21 septembre 2022 12:22

La rentrée administrative a été effective à Bangui, ce 19 septembre 2022, dans des écoles et lycées tant du secteur public que privé. Certains enseignants se sont présentés dans leurs établissements, en attendant le mouvement d’affectations du ministère de l’Education nationale.

A l’école Notre Dame dans le 4ème arrondissement de Bangui, Philomène Guizimo, directrice de la section des filles, s’apprête à fermer son bureau après avoir rencontré les enseignants.

"Les enseignants ont signé le cahier de présence avant de rentrer chez eux. En principe, nous devrions leur remettre les emplois du temps. Malheureusement, ces documents figurent dans les curricula et, ce n’est qu’à la rentrée pédagogique que nous allons les leur remettre. A la même occasion, la liste des élèves, des fournitures scolaires leur seront remises pour le démarrage des cours" a précisé Philomène.

Selon l’administration du lycée de Gobongo, toujours dans le 4e arr. de Bangui, les listes des élèves sont déjà affichées devant les salles de classe et les fiches de poste ont été distribuées aux enseignants.

"Tous les professeurs étaient là avec les surveillants généraux pour s’imprégner du tableau de service et de l’emploi du temps. Les listes étaient affichées depuis la semaine dernière. Les emplois du temps sont déjà prêts et le tableau de service aussi. Nous entendons tenir une réunion technique avec les professeurs d’ici vendredi pour leur remettre les tableaux de service"a indiqué Ghislain Modeste Guiara, censeur du 1er cycle.

Cette rentrée administrative est effective dans plusieurs écoles et lycées publics et privés de Bangui, visités par Radio Ndeke Luka. Cette reprise présage une rentrée scolaire en grande pompe, surtout qu’aucun fait majeur n’a entamé les préparatifs.

Alors que certains enseignants ont pris service, les affectations ne sont pas encore faites. La rentrée académique, elle, est prévue le 26 septembre 2022 sur tout le territoire centrafricain.

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
22 septembre 2022 4 22 /09 /septembre /2022 21:51

 

Lu pour vous

Le président centrafricain Touadera appelle à une réforme "profonde" et du Conseil de sécurité de l'ONU

Pour une participation plus juste et plus représentative de tous les continents.

Ekip   |21.09.2022

« La République centrafricaine réitère son soutien à la position commune de l’Union africaine, qui appelle à une réforme profonde de l’ONU et à l’élargissement du Conseil de sécurité, pour une participation plus juste et plus représentative de tous les continents », a souligné, mardi 20 septembre, le président Archange-Faustin Touadera en prenant la parole à la 77e session de l'Assemblée générale de l’ONU.

Lors de cette réunion annuelle des chefs d’État et de gouvernement au siège des Nations unies qui s’est ouverte mardi à New York, le président centrafricain a relevé que la multiplication des tensions et des crises dans le monde interpelle « notre conscience collective » et démontre que « notre Organisation est le produit d’une ère révolue ».

Il a déploré qu’alors que les questions concernant la sécurité, la paix, l’environnement et la santé entrent dans une phase « critique » dans le monde, les « signaux d’alerte sont méprisés au profit des intérêts économiques, géopolitiques » par certaines puissances.

S’agissant de la République centrafricaine, Touadera a souligné que le pays a vu son « élan vers le développement » entravé par de graves crises sécuritaires et sanitaires, exacerbées par le « déficit persistant » d’appui financier de la part de la communauté internationale.

« La République centrafricaine continue de consentir d’énormes sacrifices afin d’améliorer sa gestion économique et sa gouvernance », a-t-il assuré ajoutant que le pays « attend le rétablissement du programme [Facilité élargie de crédit], suspendu par le Fonds monétaire international (FMI) ».

Il a estimé que la mise en œuvre de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation du 6 février 2019, de la Feuille de route conjointe de Luanda (Angola) ainsi que des Recommandations du dialogue républicain avaient favorisé la « décrispation » du climat sociopolitique national.

Le président centrafricain s’est également félicité des « avancées significatives » qui ont permis de lever substantiellement l’embargo sur les armes imposé à son pays.

Pour rappel, l’embargo sur les armes en Centrafrique a été imposé en 2013, après qu’une coalition de groupes armés a renversé le régime du président François Bozizé, plongeant le pays dans une guerre civile.

Cet embargo a depuis été renouvelé malgré les demandes incessantes de sa levée par le gouvernement centrafricain.

 

 

 AFRIQUE MEDIA Publié le: 21 septembre 2022

Pour une participation plus juste et plus représentative de tous les continents.

« La République centrafricaine réitère son soutien à la position commune de l’Union africaine, qui appelle à une réforme profonde de l’ONU et à l’élargissement du Conseil de sécurité, pour une participation plus juste et plus représentative de tous les continents », a souligné, mardi 20 septembre, le président Archange-Faustin Touadera en prenant la parole à la 77e session de l’Assemblée générale de l’ONU.

Lors de cette réunion annuelle des chefs d’État et de gouvernement au siège des Nations unies qui s’est ouverte mardi à New York, le président centrafricain a relevé que la multiplication des tensions et des crises dans le monde interpelle « notre conscience collective » et démontre que « notre Organisation est le produit d’une ère révolue ».

Il a déploré qu’alors que les questions concernant la sécurité, la paix, l’environnement et la santé entrent dans une phase « critique » dans le monde, les « signaux d’alerte sont méprisés au profit des intérêts économiques, géopolitiques » par certaines puissances.

S’agissant de la République centrafricaine, Touadera a souligné que le pays a vu son « élan vers le développement » entravé par de graves crises sécuritaires et sanitaires, exacerbées par le « déficit persistant » d’appui financier de la part de la communauté internationale.

« La République centrafricaine continue de consentir d’énormes sacrifices afin d’améliorer sa gestion économique et sa gouvernance », a-t-il assuré ajoutant que le pays « attend le rétablissement du programme [Facilité élargie de crédit], suspendu par le Fonds monétaire international (FMI) ».

Il a estimé que la mise en œuvre de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation du 6 février 2019, de la Feuille de route conjointe de Luanda (Angola) ainsi que des Recommandations du dialogue républicain avaient favorisé la « décrispation » du climat sociopolitique national.

Le président centrafricain s’est également félicité des « avancées significatives » qui ont permis de lever substantiellement l’embargo sur les armes imposé à son pays.

Pour rappel, l’embargo sur les armes en Centrafrique a été imposé en 2013, après qu’une coalition de groupes armés a renversé le régime du président François Bozizé, plongeant le pays dans une guerre civile.

Cet embargo a depuis été renouvelé malgré les demandes incessantes de sa levée par le gouvernement centrafricain.

Anadolu Agency

Le président Touadera appelle à une réforme « profonde » et du Conseil de sécurité de l’ONU
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
21 septembre 2022 3 21 /09 /septembre /2022 21:22
RCA: la perspective de la nouvelle Constitution suscite de vives protestations de l'opposition

 

 

https://www.rfi.fr/ Publié le : 21/09/2022 - 09:25 De notre envoyé spécial à Bangui,

Le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra a installé la semaine dernière un comité chargé de rédiger une nouvelle Constitution pour remplacer celle de 2016, issue des années de transition, et qui serait soumise à referendum. L’opposition accuse le chef de l’État de vouloir changer le texte pour pouvoir briguer un 3e mandat fin 2025. Elle a saisi la Cour constitutionnelle qui doit rendre son verdict dans les prochains jours

Le sujet du changement de loi fondamentale polarise la société. On sent la crainte que la dispute constitutionnelle amène à des débordements et des violences, car les discours haineux et les fausses nouvelles pullulent sur les réseaux sociaux. Alors pourquoi changer de Constitution ?

Le président s’abrite derrière la « volonté populaire » qui s’exprimerait depuis le début de l’année, via des marches, des pétitions, des réunions publiques demandant cette réforme. Faustin-Archange Touadera l’a dit jeudi, en installant le comité de rédaction : « Fidèle à mon engagement républicain, je ne saurais rester insensible à la demande pressante de mon peuple de se doter d’une nouvelle loi fondamentale. J’ai noté que la majorité de nos compatriotes estiment que notre corpus juridique ne doit pas être immuable ».

À la manœuvre de cette mobilisation, des organisations dites « patriotes », comme le Front républicain, qui vient de se transformer en parti politique. Son leader, Héritier Doneng, veut une Constitution « du peuple » à l’opposé de celle des techniciens adoptée en 2016. « Nous, maintenant, les progressistes, on dit que nous voulons une nouvelle Constitution qui reflète nos réalités sociales, économiques, environnementales, explique-t-il. Nous voulons une Constitution évolutive pour permettre à la République centrafricaine de se développer. En 2016, il n’y a pas eu cette opportunité. Il n’y a pas eu cette occasion. C’est juste un groupuscule de scientifiques qui se sont mis quelque part et ont rédigé cette Constitution. Alors, cette fois-ci, ce sera la Constitution du peuple. »

Une révision constitutionnelle qui crée un malaise

Ces arguments ne satisfont pas une autre plateforme de la société civile. Le G-16 s’est formé en début d’année spécifiquement pour dénoncer cette perspective. Son porte-parole est Ben Wilson Ngassan. « Cette question de révision constitutionnelle, puisqu’elle n’a pas été traitée en mettant autour de la table toutes les forces vives de la nation, ça crée un malaise, un souci. Ce que veut faire le président Touadéra aujourd’hui est ni plus ni moins une tentative de confiscation illégale du pouvoir, et donc de liquidation des institutions de la République ».

Les partis politiques d’opposition se sont également retrouvés, ressoudés, autour d’une cause commune, au sein du bloc républicain de défense de la Constitution. Pourquoi faudrait-il changer un texte longuement élaboré sous la transition, que le président Touadéra n’a jamais critiqué, s’interroge son porte-parole, Martin Ziguélé. « Dans toutes les déclarations officielles du président Touadéra, il n’a jamais dit que certaines dispositions de la Constitution l’empêchaient d’exécuter le mandat sur lequel il s’est engagé devant le peuple centrafricain. Je pense que tout le monde sait que le pouvoir veut un troisième, puis un quatrième mandat, pour des raisons inavouables. »

Pourquoi réviser le texte maintenant ?

L’autre interrogation des opposants est la suivante : pourquoi revoir la Constitution maintenant, alors qu’il reste plus de trois ans de mandat au chef de l’État ? Le ministre conseiller spécial du chef de l’État, Fidèle Gouandjika, rappelle que les défenseurs du texte n’hésitaient pas auparavant à le remettre en question. « Il n’est jamais trop tard pour mieux faire. Cette Constitution a des limites. Beaucoup d’articles de cette Constitution ne donnent pas la possibilité au pays d’émerger. La Constitution a été décriée et querellée par l’opposition, par des éminents professeurs en droit. Mais c’est au peuple de décider de son sort. »

Dans ce contexte, la décision de la Cour constitutionnelle est très attendue. Elle doit statuer avant la fin du mois. Les juges ont été visés par des menaces, mais se disent décidés à dire le droit. Décision attendue, mais pas décisive : le président lui-même a laissé entendre qu’il irait jusqu’au bout du processus référendaire : « La Constitution du 30 mars 2016, vous le savez, ne confère ni au président de la République, ni à une autre institution, le pouvoir de se dresser devant la souveraineté populaire, de limiter ou d’empêcher l’exercice de cette souveraineté. »

Les adversaires du projet estiment que passer outre une décision défavorable de la Cour constitutionnelle devrait être considéré comme un « coup d’État » par les Centrafricains et par la communauté internationale.

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
21 septembre 2022 3 21 /09 /septembre /2022 20:48
Nouvelles nationales sur RNL
Nouvelles nationales sur RNL

 

77e AG de l’Onu: F.A. Touadéra plaide pour le rétablissement des aides financières en faveur de la RCA

https://www.radiondekeluka.org/  mercredi 21 septembre 2022 15:21

Ouverte le lundi 19 septembre à New-York aux Etats-Unis, la 77ème Assemblée générale ordinaire de l’ONU a vu la participation de plusieurs chefs d’Etat et de gouvernements du monde, dont le président centrafricain Faustin Archange Touadéra. Prenant la parole du haut de la tribune des Nations-Unies, ce mardi 20 septembre, le chef de l’Etat centrafricain a plaidé pour le rétablissement de l’appui budgétaire des partenaires financiers au profit de son pays. Occasion pour lui de dénoncer les campagnes de désinformation à l’endroit de la République centrafricaine.

Entre la difficulté de mobiliser les ressources intérieures et la suspension de l’appui budgétaire à l’endroit du pays, le gouvernement centrafricain a été contraint de revoir à la baisse son budget. Face à la tension de trésorerie que connaît la République centrafricaine, le président de la République a appelé du haut de la tribune des Nations-Unies, les partenaires financiers à renouer avec leurs aides financières pour permettre aux autorités de faire face aux dépenses régaliennes de l’Etat.

« Le pays continue de consentir d’énormes sacrifices »

"Dans sa situation d’Etat fragile, confrontée à l’insécurité alimentaire et à un déficit criant de ressources matérielles et humaines, la République centrafricaine continue de consentir d’énormes sacrifices afin d’améliorer sa gestion macroéconomique et sa gouvernance fiscale. Mon pays attend le rétablissement du Programme de facilité élargie de crédit, suspendu par le FMI afin de soutenir l’amélioration des ressources domestiques pour faire face à l’absence des appuis budgétaires des partenaires techniques et financiers et la digitalisation des menues recettes" a déclaré Faustin-Archange Touadéra.

Par ailleurs, le numéro 1 centrafricain a dénoncé les campagnes de désinformation entretenues par certains médias internationaux, qui selon lui, décrédibilisent son pays vis-à-vis de l’extérieur.

« Préservation des intérêts géostratégiques et géopolitiques »

"Je tiens à dénoncer les campagnes de désinformation et de manipulation, tendant à décrédibiliser puis à déstabiliser, par la force, les institutions démocratiques de la République centrafricaine. Ces campagnes, menées par certains médias internationaux, sur fond de néocolonialisme aux contours flous et menaçants, dont le succès tient moins à leur véracité qu’à des ficelles rhétoriques éprouvées, sont uniquement motivées par la préservation des intérêts géostratégiques et géopolitiques de certains Etats, loin des intérêts vitaux du peuple centrafricain" a martelé le président centrafricain.

La suspension des appuis budgétaires par les institutions financières internationales depuis 2020 a eu beaucoup d’impacts sur le financement des projets du gouvernement. Avec un budget de près de 300 milliards de francs CFA, dont plus de la moitié devrait être apportée par la communauté internationale, la République centrafricaine a vu ses dépenses revues drastiquement à la baisse en 2022.

 

 

Centrafrique : des milliards générés par Al Madina Groups ne vont pas dans la caisse de l’Etat

https://www.radiondekeluka.org/  mercredi 21 septembre 2022 11:39

Selon plusieurs sources, l’argent généré par la société Al Madina ne va pas dans la caisse de l’Etat. Il s’agit non seulement des frais de la carte nationale d’identité (CNI), mais aussi ceux des titres de transport, délivrés par cette société. Il est difficile de dire, où vont ces milliards générés chaque année. Des sources à l’Assemblée nationale et au ministère des Finances ont confirmé à Radio Ndeke Luka, qu’aucune ligne relative à ces fonds n’existe. Pour sa part, la Haute autorité chargée de la bonne gouvernance promet d’ouvrir une enquête.

La révélation a été faite le samedi 10 septembre, lors du débat Patara de Radio Ndeke Luka, mettant en prise Martin Ziguélé, député de l’opposition et Maxime Balalou, ministre secrétaire général du gouvernement. Selon Martin Ziguélé, les frais d'établissement de la carte nationale d'identité n’apparaissent pas dans le tableau des recettes de l’Etat, adopté dans le budget en cours. Les députés membres de la commission finances, certifient que seulement, un peu plus de 8.000.000 francs CFA, représentant les frais de délivrance de la carte nationale d’identité et divers actes d’état-civil, entrent annuellement dans les caisses du Trésor public.

Aucune ligne dédiée à la CNI

"Les prévisions de recettes sont autour de 8.302.000 francs. Et si vous divisez ce montant par 6.500, qui est le prix d’une carte, vous aurez 1.270 cartes délivrées par année. Or, il devait y avoir une ligne de redevances sur la délivrance des cartes nationales d’identité qui reprend le reversement fait par Al Madina à l’Etat. Et cette ligne n’existe pas" a fait savoir Martin Ziguélé, député et ancien président de la commission finances à l’Assemblée nationale.

En plus de la carte nationale d’identité, la société Al Madina délivre des permis de conduire, des cartes grises, des autorisations de transport ainsi que des plaques d’immatriculation. Selon une source proche du ministère des Transports, de 2018 à 2021, les recettes générées par Al Madina pour la délivrance de ces titres de transport dépassent 2 milliards de francs CFA.

Au ministère des Finances, une source confirme qu’il n’existe aucune ligne de ces recettes dans la loi des finances 2022. « On s’interroge où va cet argent, car cela n’arrive pas au trésor », se demande notre source.

Un sujet sensible

Guy Samuel Nganatoua, président de la commission finances à l’Assemblée nationale, confirme cette information et parle de sujet sensible. Si cette affaire défraie encore la chronique en République centrafricaine, certains acteurs parlent de mafia autour de l’attribution de ce marché. A ce jour, le gouvernement n’est pas en mesure de donner des explications sur le contrat de concession qui le lie à cette entreprise, comme prévu par la loi.

Pour sa part, la Haute autorité chargée de la bonne gouvernance promet d’ouvrir une enquête.

"Nous avons toujours en tête de pouvoir garder le caractère classique de cette institution. Ne pas se précipiter sur les informations, de peur de se retrouver avec une fausse nouvelle. Ainsi, il nous faut d’abord investiguer, étudier et analyser avant de donner des conclusions qui s’imposent" a affirmé Guy Eugène Demba, président de la Haute autorité chargée de la bonne gouvernance.

L’attribution du marché de confection des documents administratifs à la société Al Madina divise l’opinion en République centrafricaine. La population éprouve d’énormes difficultés à se procurer de la carte nationale d’identité. Jusqu’à lors, Radio Ndeke Luka n’a pas pu recueillir l’avis du gouvernement sur cette affaire.

 

 

Centrafrique : un haut cadre du ministère de l’Energie et deux de ses collaborateurs placés en garde à vue à Bangui

https://www.radiondekeluka.org/  mercredi 21 septembre 2022 11:27

Le directeur de cabinet du ministre de l’Energie et deux de ses proches collaborateurs sont placés en garde à vue à la Section des recherches et d’investigations (SRI). Ils sont accusés de tentative de vol de plusieurs dizaines de panneaux solaires du champ solaire de Sakaï dans la commune de Bimbo. Une enquête est ouverte par le parquet de Bangui.

Le 09 septembre 2022, le député de la deuxième circonscription de Bimbo, intercepte, dans la soirée, deux véhicules transportant du matériel destiné aux travaux du champ solaire de Sakaï. A bord de ces véhicules, appartenant au ministère de l’Energie, se trouvaient 21 panneaux photovoltaïques de grande capacité et des accessoires. Sur le champ, le parlementaire alerte les services de sécurité, les responsables du ministère de l’Energie ainsi que la presse locale.

« C’était aux environs de 18H30 que j’ai vu deux véhicules remplis de panneaux solaires quittant le site du champ solaire de Danzi en direction du PK5. J’ai remarqué qu’il s’agit des véhicules du ministère de l’Energie et de l’Hydraulique. J’ai trouvé cela suspect et j’ai demandé à  mon garde du corps de les interpeller. Lorsque nous les avons approchés, j’ai remarqué qu’à bord de ces véhicules se trouvaient des cadres du ministère de l’Energie. Ils m’ont fait savoir qu’il s’agissait des panneaux solaires cassés et qu’ils avaient reçu l’autorisation de les transporter. C’est ainsi que j’ai alerté le directeur général de l’Enerca… »,expliqué le député Henri Gbogouda.

L’affaire fait du bruit et le nom d’Alain Kolongato, directeur de cabinet du ministre de l’Energie, est cité. Ce dernier a, dans un premier temps, réagi vigoureusement, arguant que ces panneaux solaires n’étaient pas détournés mais plutôt un don de l’entreprise chinoise en charge des travaux au comité de suivi du projet.

« La déclaration du député Gbogouda n’est que l’expression de son émotion personnelle (…) C’est avec une très grande désolation que je l’écoute dire ça (…) Il y a eu un dégagement d’une marge de 21 panneaux et l’entreprise chinoise en charge des travaux a décidé de faire grâce de çà à titre d’encouragement au comité qui a accompagné l’exécution du projet », s’est défendu Alain Kolongato, directeur de cabinet du ministre de l’Energie et de l’Hydraulique.

La justice se saisit de l’affaire      

Depuis le vendredi 16 septembre, Alain Kolongato et deux (2) de ses proches collaborateurs, notamment, Victor Sioboua, directeur des Energies renouvelables et Christian Balcilia, chef de service dans cette direction, sont placés en garde à vue à la Section des recherches et d’investigations (SRI).

 L’arrestation de M. Kolongato et de ses 2 collaborateurs a été autorisée par le procureur de la République. Lequel a aussitôt ouvert une enquête judiciaire. Cet épisode intervient après de nombreux cas de vandalisme enregistrés sur les lampadaires solaires, installés par la société tunisienne Tragedel dans plusieurs rues et avenues de Bangui.

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
21 septembre 2022 3 21 /09 /septembre /2022 20:39
 Blaise Compaore va perdre son titre de  "Docteur honoris causa" de l'université Lyon 3

Lu pour vous

 

L'université Lyon 3 prévoit de retirer le titre honorifique de "Docteur" donné à l'ancien Président dictateur du Burkina Faso

https://france3-regions.francetvinfo.fr/ Publié le 20/09/2022 à 17h20  Mis à jour le 20/09/2022 à 18h48 Écrit par Alexandra Marie Ertiani.

18 ans après avoir accordé le titre de "Docteur honoris causa" à Blaise Compaoré, condamné à la prison à perpétuité pour l'assassinat de Thomas Sankara, l’Université Lyon 3 souhaite revenir sur cette distinction.

En 2004, Blaise Compaoré était décoré du titre de "Docteur honoris causa" de la prestigieuse université Jean Moulin dite Lyon 3. 

L'ancien dictateur du Burkina Faso a été "condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour l’assassinat, entre autres, de Thomas Sankara. Cette décision a été prise  " pour que l’université lyonnaise "lave l’affront  fait aux valeurs universitaires autant qu’au peuple burkinabé", explique Éric Carpano, le président de Lyon 3 dans un communiqué. 

L’ancien président burkinabé Blaise Compaoré a été condamné par contumace le 6 avril dernier par le tribunal militaire de Ouagadougou. Il a été jugé coupable d' "atteinte à la sureté de l’Etat" , "recel de cadavre" et "complicité d’assassinat", dans le cadre du meurtre, entre autres, de Thomas Sankara survenu le 15 octobre 1987 et du coup d’Etat lui permettant d'accéder au pouvoir. 

Une réputation à défendre

La réputation de l'Université Lyon 3 a déjà été ternie par plusieurs affaires. Historiquement les accusations de négationisme et les influence de certains groupes radicaux lui ont valu une image de "fac de droite, voire d'extrême droite". Plus récemment, des problèmes de racisme et de harcèlement ont été dénoncées par l'Unef. L'Unef, qui depuis 2004 dénonçait la distinction honorifique de Blaise Compaoré par Lyon 3 et faisait partie des associations qui à l'époque, avaient appelé à manifester contre cette décision. Dans un courrier adressé au président de l'université de l'époque l'association étudiante s'interrogeait déjà: 

"Quels éléments peuvent permettre à une Université de décerner un titre honorifique au responsable d’une telle gabegie, accompagnée d’une multiplication des violations des droits de l’Homme, au mépris d’un peuple soulevé comme un seul homme depuis fin 1998 sous le mot d’ordre « trop c’est trop » ?"

Dans un communiqué, M Carpano précise que "ce qui était déjà inacceptable en 2004 l’est encore davantage aujourd’hui" et que "l’Université Jean Moulin a gravement manqué à ces valeurs en décernant le 23 avril 2004" un titre à Blaise Compaoré,  un homme " ayant asservi son peuple durant des années et symbole d’une francophonie dévoyée par le néocolonialisme de la « Françafrique »". La décision de lui retirer son titre sera soumise au prochain conseil administratif de l’université. 

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
21 septembre 2022 3 21 /09 /septembre /2022 20:32
Au moins 19 morts dans le sud du Tchad lors d'affrontements entre agriculteurs et éleveurs

 

Un conflit entre éleveurs et agriculteurs fait des victimes au Tchad

dw.com

Au Tchad, au moins 18 personnes sont mortes dans le sud-est dans des affrontements entre éleveurs et agriculteurs.

Outre les morts il y a eu également plusieurs blessés et des dizaines de déplacés. Ces affrontements sont survenus en plein dialogue national en vue d'une réconciliation au Tchad qui se tient à N'Djamena. L'actualité a suscité un débat au sein des participants à ce dialogue mais aucune décision ne semble avoir été prise. 

Ces violences ont éclaté le 13 septembre à la suite du saccage du champ d'un agriculteur par un troupeau de bœufs dans un village du département de Lac Iro. 

Le propriétaire du champ, qui voulait chasser les animaux, aurait été atteint mortellement par balle, déclenchant un affrontement entre les deux communautés. Plusieurs éleveurs armés des campements voisins sont alors venus prêter main-forte et ont chassé les agriculteurs dans quatre villages.

Ngassouma Harou est le président de la Caisse de solidarité et d'entraide des Sara Kaba, les habitants de Lac Iro, une association qui œuvre pour la paix et la cohabitation pacifique, Selon lui " ce n'est plus un conflit agriculteurs-éleveurs mais une planification de destruction de la population autochtone qui est mise en jeu".

Il assure que le bilan est lourd. "Du côté des agriculteurs, à l'heure actuelle nous dénombrons 18 morts et 27 blessés qu'on a pu évacuer dans les centres hospitaliers. Nous avons aussi les disparus qu'on n'a pas encore retrouvés. Aujourd'hui, dans la ville de Kyabé, les enfants et femmes affluent de partout" précise t-il.

Un véritable danger

Cette actualité s'est invitée au dialogue national qui se tient à N'Djamena. Les participants ont interpellé sur ce sujet le président du présidium, natif de la province en conflit, mais sans résultat.

Les armes circulent facilement et les plus grands acquéreurs sont des éleveurs. Cela fait que lorsqu'il y a des affrontements, les morts se comptent par dizaines. C'est regrettable mais tout cela ne dit rien à personne. Ces événements ont été au centre de nos échanges mais le président du présidium a répondu que le gouvernement s'en occupait. Même le porte-parole du gouvernement qui était dans la salle a indiqué que le gouvernement a pris les choses en main et qu'il fallait laisser le gouvernement gérer. Mais ça fait plusieurs jours et le conflit ne fait que se propager et c'est dangereux pour l'avenir du pays'' explique le politologue et enseignant chercheur à l'université de N'Djamena, Evariste Ngarlem Toldé, qui est l'un des participants au dialogue.

Ni le ministre de la Justice ou encore celui de la Communication contactés par la DW n'ont souhaité répondre. 

Les conflits intercommunautaires sont récurrents dans plusieurs provinces au Tchad. En juin dernier, onze autres personnes ont trouvé la mort dans des affrontements communautaires dans la province du Mayo-Kebi Est. Dans un rapport publié en juillet 2021, l'Onu avait affirmé que les affrontements intercommunautaires au Tchad auraient fait 309 morts, 182 blessées et plus de 6.000 déplacés.

 

 

 

Au moins 19 morts dans le sud du Tchad lors d'affrontements entre agriculteurs et éleveurs

Zone Bourse

Au moins 19 personnes ont été tuées dans une flambée de combats entre éleveurs nomades et agriculteurs sédentaires dans le sud du Tchad la semaine dernière, selon les autorités.

Les conflits intercommunautaires meurtriers sont relativement fréquents au Tchad, principalement entre les éleveurs et les agriculteurs locaux qui les accusent de faire paître les animaux sur leurs terres agricoles.

Le Tchad, puissance régionale et allié de l'Occident contre les militants islamistes en Afrique de l'Ouest, est en proie à des troubles depuis que l'ex-président Idriss Deby a été tué sur la ligne de front contre les rebelles dans le nord l'année dernière.

Les dernières violences ont éclaté dans la région rurale méridionale du Moyen-Chari, à plus de 480 kilomètres (298 miles) de N'Djamena, la capitale du pays d'Afrique centrale.

"Nous regrettons ce conflit qui a fait des dizaines de morts et une vingtaine de blessés", a déclaré le porte-parole du gouvernement, Abderamane Koulamallah.

Le gouverneur du Moyen-Chari, Ali Ahmat Akhabache, a déclaré plus tôt qu'au moins 19 personnes avaient été tuées et 22 blessées lors de trois jours d'affrontements dans cinq villages la semaine dernière.

Les combats ont commencé après que des agriculteurs appartenant à l'ethnie Sara Kaba ont accusé les éleveurs de détruire leurs cultures de sorgho, selon des témoins. Les villages et les champs ont été incendiés alors que les habitants terrifiés fuyaient dans la brousse environnante.

Koulamallah a déclaré que l'armée avait été déployée pour rétablir l'ordre.

"Nous craignons pour nos vies à chaque instant... Il n'y a aucune sécurité dans les villages isolés", a déclaré à Reuters le fermier Gossassou Njaha.

Des affrontements intercommunautaires similaires dans le Moyen-Chari en février ont fait une douzaine de morts.

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
21 septembre 2022 3 21 /09 /septembre /2022 20:29
Le Nigérian Buhari, dans son dernier discours à l'ONU,

 

Le Nigérian Buhari, dans son dernier discours à l'ONU, critique les dirigeants qui prolongent la durée de leur mandat.

Zone Bourse

Le président du Nigeria, Muhammadu Buhari, a critiqué mercredi les autres dirigeants qui prolongent la durée de leur mandat pour s'accrocher au pouvoir, affirmant que cela avait un effet "corrosif", et a promis des élections libres et équitables lorsque le pays élira son successeur en février.

Buhari, 79 ans, qui a pris ses fonctions après avoir battu un président en exercice lors des élections de 2015, laissera la place à un nouveau dirigeant dans ce qui serait un autre transfert de pouvoir pacifique, contribuant à cimenter les références démocratiques du Nigeria dans une région sujette aux coups d'État.

Le Nigeria a mis fin à des décennies de régime militaire en 1999.

S'exprimant lors de sa dernière Assemblée générale des Nations Unies, M. Buhari a déclaré que la nation la plus peuplée d'Afrique avait beaucoup investi pour garantir des élections libres et équitables.

"Nous croyons au caractère sacré de la limitation constitutionnelle des mandats et nous l'avons respectée avec constance au Nigeria. Nous avons vu l'impact corrosif sur les valeurs lorsque des dirigeants, ailleurs, cherchent à changer les règles pour rester au pouvoir", a déclaré Buhari.

"En tant que président, je me suis fixé comme objectif que l'un des héritages durables que j'aimerais laisser est d'ancrer un processus d'élections libres, équitables, transparentes et crédibles grâce auquel les Nigérians élisent les dirigeants de leur choix."

La campagne électorale officielle commence la semaine prochaine et le candidat du parti au pouvoir, Bola Tinubu, et le porte-drapeau de l'opposition, Atiku Abubakar, sont considérés comme les principaux prétendants.

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
21 septembre 2022 3 21 /09 /septembre /2022 20:20
Manifestation contre Barkhane au Niger
Manifestation contre Barkhane au Niger

 

Manifestation contre Barkhane au Niger

dw.com

Plusieurs centaines de personnes ont manifesté pacifiquement dimanche (18.09), au Niger. Ils ont également scandé des slogans en faveur de Vladimir Poutine et de la Russie.

Après plus de 5 ans d’interdiction de manifester, les organisations de la société civile nigériennes ont renoué avec les manifestations pacifiques.

À l’appel du M62, plusieurs personnes ont battu le pavé à Niamey, scandant des slogans hostiles aux forces étrangères au Niger"Barkhane dehors", "À bas la France", "Vive Poutine et la Russie".

La Russie et son président appelés à la rescousse par les manifestants nigériens

Les manifestants les principales artères de la capitale avant de tenir un meeting devant le siège de l'Assemblée nationale. Selon Maikoul Zodi, le coordonnateur de Tournons La Page, c’est un devoir pour tout citoyen de manifester contre la gouvernance politique, économique et sécuritaire au Niger.

Le Mali, modèle

Pour avoir suscité et obtenu  le départ des militaires français de son territoire, le Mali est devenu un modèle aux yeux des manifestants nigériens.  

"Aujourd’hui quand ils ont bouté la France hors du Mali, aujourd’hui les maliens ont d’abord la quiétude interne. Ils ont la paix intérieure et ils ont la paix sur le territoire. De la manière dont on fait les attaques au Burkina, et au Niger, on ne le fait pas au Mali", estime Gamatié Mahamadou, un  acteur de la société civile.

Obligation de résultats

En avril, les députés nigériens avaient largement voté en faveur d'un texte autorisant le déploiement de forces étrangères sur le territoire, notamment françaises, pour combattre les jihadistes.

C'est pourquoi, ces forces ont désormais une obligation de résultats dans la lutte contre le terrorisme estime l’analyste Amadou Boubacar Hassane. Sinon, la société civile nigérienne ne lâchera pas prise à l’image de celle du Mali.

Le juriste nigérien Amadou Boubacar Hassane explique que "si les mêmes causes pour lesquelles les forces françaises ont été décriées au Mali, si les français n’arrivent pas à engranger des résultats plausibles, ce qui veut dire que la société civile va continuer à contester leur présence et à demander leur départ. Donc en quelque sorte sur le territoire nigérien, les forces Barkhanes sont soumises à une obligation de résultats."

Défiance contre la France

Depuis plusieurs mois, plusieurs manifestations anti-françaises ont eu lieu dans plusieurs pays du Sahel. C’était notamment fin novembre 2021 lorsqu'un convoi militaire de Barkhane avait été bloqué et caillassé au Burkina Faso puis au Niger.

Trois manifestants avaient été tués à Téra, dans l'ouest du Niger, dans des tirs imputés par le gouvernement nigérien à ses forces ou à l'armée française.

La manifestation de dimanche visait également à protester contre le coût de la vie au Niger où une récente hausse du gasoil a vite eu des répercussions sur les prix de certaines denrées. Selon des responsables du M62, une autre manifestation a eu lieu dimanche à Dosso, une ville du sud-ouest nigérien.

Le Niger doit faire face aux attaques régulières et meurtrières de groupes jihadistes liés àAl-Qaïdaet au groupe État islamique au Sahel dans l'ouest et, dans le sud-est, à celles de Boko Haram et du groupe État islamique en Afrique de l'Ouest (Iswap).

Le pays abrite depuis des années plusieurs bases militaires étrangères, française et américaine notamment, dédiées à la lutte contre les jihadistes au Sahel.

Les organisateurs se disent satisfaits de la mobilisation. Il s’agit là d’un avertissement et   promettent de revenir en force très prochainement.

 

 

 

Le Niger réceptionne du matériel militaire américain pour la lutte anti-djihadiste

Par Le Figaro avec AFP Publié le 21/09/2022 à 12:44, mis à jour le 21/09/2022 à 16:05

Le Niger a réceptionné mardi de nouveaux équipements militaires offerts par son partenaire américain dans la lutte contre les djihadistes très actifs dans l'ouest et le sud-est du pays, a appris ce mercredi 21 septembre l'AFP auprès du ministère de la Défense à Niamey. D'un coût de 13 millions de dollars (plus de 8,5 milliards FCFA), le matériel est essentiellement constitué de plusieurs types de véhicules dont des blindés, souligne le ministère.

Ce nouveau soutien au Niger «est une preuve de la solidité des relations avec les États-Unis» en vue de «la montée en puissance» des forces armées nigériennes (FAN), a commenté le ministre de la Défense, Alkassoum Indatou, qui a réceptionné le matériel à Niamey.

Ces équipements seront notamment destinés au centre d'entraînement des Forces spéciales anti-djihadistes financé en 2021 par l'Allemagne, à Tillia, dans la région de Tahoua (ouest), une région où sévissent les groupes armés djihadistes affiliés au groupe l'État islamique (EI) et à Al-Qaïda. L'équipement servira aussi à la formation des soldats nigériens engagés dans la mission des Nations unies au Mali (Minusma), pays frontalier également confronté aux violences jihadistes.

Le Niger et les États-Unis ont un accord de coopération militaire depuis 2015 sur «la sécurité et la bonne gouvernance» qui prévoit que les deux pays s'engagent «à travailler ensemble sur la lutte contre le terrorisme». L'armée américaine doit aussi «former les militaires nigériens dans la lutte contre le terrorisme», selon cet accord.

Agadez, plateforme de surveillance états-unienne

Washington a accru ces dernières années sa présence militaire au Niger, qui lui a permis de construire une importante base de drones à Agadez (nord) proche de la Libye dont le coût est estimé à une centaine de millions de dollars et qui donne aux États-Unis une plate-forme de surveillance de premier plan au Sahel.

On estimait en 2017 à 800 le nombre de soldats américains - essentiellement des forces spéciales actives contre les groupes djihadistes. Les États-Unis ont depuis fourni au Niger des véhicules blindés, des avions de surveillance et de transport militaire et un centre de communication et de transmissions militaires pour l'aider à lutter contre les djihadistes.

Le 4 octobre 2017, quatre soldats américains et cinq militaires nigériens avaient été tués dans une embuscade du groupe État islamique (EI) à Tongo Tongo, un village de la région de Tillabéri dans la zone des «trois frontières», aux confins du Niger, du Mali et du Burkina Faso.

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
21 septembre 2022 3 21 /09 /septembre /2022 20:15
L’ambassadrice de France au Maroc, Hélène Le Gal, quitte ses fonctions

Lu pour vous

 

By Nicolas Beau 21 septembre 2022

Le bilan médiocre de l’ambassadrice de France au Maroc, Hélène Le Gal, qui quitte le Maroc, ne lui aura pas valu beaucoup de considération à Rabat. À l’heure où la politique très restrictive de Paris en matière de visas à l’égard des Marocains provoque la colère dans les réseaux sociaux.

C’est peu de dire que l’actuelle ambassadrice et ancienne conseillère de François Hollande, Hélène Le Gal, ne contribue guère à rapprocher la France et le Maroc alors qu’une véritable « distanciation diplomatique » s’est installée entre les deux pays. Le malaise qui s’est installé entre Paris et Rabat est moins lié à des dossiers précis qu’au sentiment très fort, du coté marocain, d’une « arrogance » française.

Une diplomate de deuxième rang

Tout avait mal débuté. Les fonctions d’ambassadeur au Maroc, un des deux pays étrangers, avec les Etats Unis, où la France dispose de la plus forte représentation diplomatique, sont en général proposées à un cador du Quai d’Orsay. Tel n’est évidemment pas le cas avec Hélène Le Gal: « Le parcours de cette fonctionnaire « de deuxième rang », du Canada à la cellule africaine de François Hollande, alors président, n’aura pas laissé beaucoup de traces », souligne un diplomate marocain,.

Hélène le Gal a été propulsée chez Hollande puis chez Le Drian par l’ancien ministre de la Coopération Charles Josselin. Ce dernier encarté au Parti Socialiste, tendance cassoulet, sillonnait l’Afrique en appréciant notamment, comme d’autres, les charmes épicés de la vie nocturne. Un bon vivant en somme qui découvrait l’Afrique, à sa façon.

Or Charles Josselin avait fait venir à ses cotés la jeune Hélène le Gal comme conseillère technique. « La méconnaissance de la diplomate sur l’Afrique était abyssale », explique gentiment un de ses collègues du Quai d’Orsay.

L’ambassadrice ne doit en fait son poste à Rabat largemen qu’à l’appui de Jean Yves Le Drian, l’actuel ministre des Affaires Etrangères d’Emmanuel Macron. En effet, lors du quinquennat de François Hollande où il était le patron des armées, Le Drian l’avait largement instrumentalisée alors qu’elle veillait sur l’Afrique depuis un petit bureau à l’Elysée. D’où la fidélité du ministre dont on sait qu’il préfère les obligés aux tempéraments plus audacieux.

Une pluie de critiques

Soyons francs, il y a chez Hélène Le Gal un coté cheftaine, de surcroit de gauche, qui ne la prédestinait pas aux codes du Makhzen marocain(1). Depuis sa nomination à Rabat il y a huit mois, les critiques des officiels marocains , du moins en privé, sont récurrentes: un manque d’envergure et d’empathie, une absence de réseaux à Paris comme à Rabat, ou encore un total déficit d’initiative face à la détérioration des relations entre la France et le Maroc.

Sans parler d’une maitrise approximative de sa communication comme dans l’interview accordée au mensuel casablancais Economie & Entreprises, l’ambassadrice française à Rabat, n’a évoqué les noms des deux chefs de l’Etat, marocain et français. « Ce qui est peu habituel dans les annales diplomatiques, note le site « Maghreb intelligence », très lu dans les milieux marocains autorisés. Il est de circonstance, quand un ambassadeur, en poste dans un pays donné, prenne la parole qu’il mentionne la qualité des relations entre les chefs d’Etats, quand bien même ces relations seraient froides ou inexistantes ».

Pire, Hélène Le Gal n’a pu à aucun moment citer par leurs noms des responsables marocains avec lesquels elle était en contact, se contentant de leurs fonctions, comme Nasser Bourita, l’actuel ministre marocain des Affaires Etrangères et une des pièces maitresses de la diplomatie africaine du souverain Mohamed VI.

Des relations « denses »? Vraiment…

Pour Hélène Le Gal, apparemment peu inspirée, les relations avec ses interlocuteurs locaux sont tout juste « fluides » et « denses ». Il faut dire que le temps des relations franco-marocaines de premier plan est révolu

A sa décharge, Hélène La Gal joue un peu le rôle de bouc émissaire dans les relations fort tièdes qui dominent, ces derniers mois, entre la France et le Maroc. Les autorités de Rabat reprochent en effet à Paris de ne voir dans le Maroc qu’un partenaire nécessairement docile qu’on écarte facilement, comme ce fut fait de façon spectaculaire lors de la conférence de Berlin sur la Libye.

Plus grave, le Maroc ne comprend pas pourquoi la diplomatie française a tendance à voir dans le Royaume chérifien qu’un concurrent menaçant en Afrique. Les deux pays pourraient, selon certains à Rabat, se concerter utilement.

A condition qu’Emmanuel Macron et ses conseillers retrouvent un peu de considération pour le Maoc (2) et cessent, pour des raisons d’approvisionnement en gaz, de privilégier leurs relations avec Alger, où le président français se rend le 25 aout (3).

(1) Le terme est utilisé pour désigner les codes traditionnels et sophistiqués du fonctionnement du Palais royal au Maroc

(2) Au mois de juin et alors qu’il résidant en France au Chateau de Betz dans l’Oise, le Roi du Maroc a été contaminé par le Covid. Plusieurs chefs d’État lui ont fait part de leurs voeux de rétablissement, ce que n’a pas fait Emmanuel Macron, prompt pourtant à souhaiter une meilleure santé au Président Tebboune lorsque ce dernier avait été victime en 2020 de la même maladie et soigné en Allemagne.

(3) Le ministre français de l’Intérieur a félicité Alger, cet été, pour sa bonne volonté en matière de rapatriement en Algérie des Algériens sans titres de séjour en France. Ce qu’il n’a jamais fait à l’égard du Maroc, bien au contraire.

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
20 septembre 2022 2 20 /09 /septembre /2022 20:53
Les avocats en grève en Centrafrique

 

Lu pour vous

 

https://www.dw.com/  19.09.2022

En République centrafricaine, les tribunaux sont à l'arrêt suite à un mouvement de grève des avocats qui protestent contre les atteintes à l'indépendance de la justice.

En République centrafricaine, les tribunaux sont à l'arrêt à la suite d'un appel à la grève d'une semaine lancé par les avocats pour protester contre la tentative du gouvernement, selon eux, de porter atteinte à l'indépendance de la justice.

Au premier jour de ce mouvement, les avocats, notaires, huissiers et greffiers ont tenu à soutenir la Cour Constitutionnelle qui doit statuer sur une réforme controversée de la loi fondamentale. Cette grève est un fait inédit dans l'histoire politique de la Centrafrique.

Atteintes à la justice

Les avocats, réunis dans leur robe noire à l'appel du bâtonnier Emile Bizon, étaient nombreux dès ce matin [19.09.22] au palais de la Cour constitutionnelle pour le début de leur protestation contre ce qu'ils considèrent comme de la persécution de la part du gouvernement. 

Pour Emile Bizon, l'objectif est clair : "Dénoncer cette atteinte à l'institution judicaire".

Ces derniers jours, la Cour constitutionnelle a été la cible des partisans du président Faustin-Archange Touadéra. Les juges doivent en effet rendre un avis sur une réforme de la Constitution qui permettrait à celui-ci de réaliser un troisième mandat.

Les forces de l'ordre mobilisées

Dans un communiqué lu à la radio nationale, le ministre de l'Intérieur a menacé les avocats de poursuite judiciaire. Emmanuel Pabandji, son porte-parole, a dénoncé "un groupuscule de membres du bureau des avocats de Centrafrique [qui] organise des manifestations visant à porter atteinte à la sérénité et au bon fonctionnement du pouvoir judiciaire". Il a indiqué que "le ministre de l'Intérieur et de la sécurité publique condamne ses agissements illégaux (...) et informe les activistes que les forces de l'ordre sont mobilisées pour assurer le maintien de l'ordre public. Toute manifestation publique non autorisée est interdite sur toute l'étendue du territoire national et expose les auteurs à des poursuites judiciaires".

Un mouvement inédit en Centrafrique

Cette fronde, inédite dans l'histoire de l'institution judiciaire centrafricaine, laisse les Centrafricains inquiets sur l'issue de la crise.

"Ces derniers temps, il y a des cas d'incivisme perpétrés par une frange de la jeunesse centrafricaine se réclamant du pouvoir et c'est extrêmement dangereux", redoute un habitant de Bangui.

Un autre estime que "cela rentre dans le jeu démocratique, à condition que les magistrats et ceux qui organisent ce genre de manifestation respectent la règlementation, la loi et les usages pour qu'il n'y ait pas de débordement."

Le député Dominique Yandoka, pourtant membre de la majorité présidentielle, dénonce pour sa part les attaques qui visent la Cour constitutionnelle.

"Nous sommes face à une dérive dictatoriale qui ne dit pas son nom", affirme-t-il, avant de rappeler que "nul n'est au-dessus de la loi. Sans cette Cour constitutionnelle, moi, aujourd'hui, je ne pourrais pas me prétendre être député, ni ceux qui l'insultent et qui lancent des invectives contre cette même Cour constitutionnelle qui nous a installés. Nous sommes plus dans une situation autocratique".

Entre le gouvernement et la justice, le bras de fer semble donc se durcir. Les opposants à la réforme de la Constitution viennent d'être rejoints par le Bloc démocratique pour la reconstruction de Centrafrique qui a annoncé un meeting dans les jours à venir.

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com