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2 mai 2018 3 02 /05 /mai /2018 00:03
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Plusieurs blessés d’attaque de l’église de Fatima pris en charge par MSF

 

PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 1 MAI 2018

 

BANGUI, 1er mai 2018 (RJDH)—L’ONG médicale Médecins Sans Frontières a affirmé avoir pris en charge plus de 50 blessés par balle dans ses locaux à Bangui. Ces personnes bénéficient des soins actuellement à Bangui après l’attaque ce matin de la paroisse Notre Dame de Fatima proche du km5.

 

Un groupe armé a pénétré ce matin l’enceinte de l’église catholique Notre Dame de Fatima, ouvrant le feu sur les religieux qui célébraient ce 1er mai une messe de Serment. C’est dans ce contexte que plusieurs blessés ont été transportés dans les locaux des MSF.

 

Pour MSF, cinq personnes blessées ont été reçues à la maternité de Gbaya Dombia où elles ont été stabilisées avant d’être déchargées. « L’un d’entre eux, dans un état critique, a été transféré à l’hôpital MSF de Sica. L’hôpital de Sica, a quant à lui, reçu à la mi-journée plus d’une cinquantaine des blessés, tous blessés par balle. Six ont malheureusement succombé à leurs blessures », précise un communiqué des MSF.

 

MSF appelle instamment au respect des hôpitaux pour pouvoir apporter des soins d’urgence aux blessés. « L’hôpital Sica est l’un des seuls hôpitaux de Bangui capable d’assurer une prise en charge Chirurgicale d’urgence et les équipes MSF ont le devoir d’y fournir des soins gratuites à toute personne qui en a besoins », déclare MSF dans ce communiqué.

 

Des sources humanitaires parlent de plus de 15 morts dans cette attaque qui fait monter la tension dans la capitale, ce jour de la fête des travailleurs.

 

 

Centrafrique : Un prêtre tué dans l’attaque de l’église Catholique de Fatima proche du Km5 à Bangui

 

PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 1 MAI 2018

 

BANGUI, 1er mai, 2018 (RJDH)—L’Abbé Albert Toungoumale Baba a été tué ce matin dans l’attaque de l’église catholique de Fatima, laquelle attaque a fait plusieurs morts et des blessés. L’information confirmée par des sources religieuses.

 

Les défilés du 1er mai étaient perturbés suite à l’attaque de l’église catholique de Fatima par des hommes armés venus du Km5 alors que la fraternité Saint Joseph était en conclave depuis ce matin dans cette paroisse.

 

Contactés, des éléments armés mis à cause dans cette annonce ne se sont pas encore prononcés. La tuerie de l’Abbé Albert Toungoumale Baba intervient quelques semaines après celle d’un autre abbé près de Bambari au Centre et un jour après le braquage de la paroisse de Ndele au nord du pays.

 

Les circonstances exactes de cette attaque ne sont pas encore connues. Des sources contactées par le RJDH ont indiqué que des hommes armés venus du Km5 ont ouvert le feu sur les paroissiens en cérémonie de prestation de Serment.

 

Plusieurs autres personnes ont été bloquées pendant plusieurs heures dans cette paroisse. L’annonce de la mort de l’Abbé a créé une tension à Bangui. Des habitants de plusieurs quartiers lancent des pierres contre les véhicules des Nations-Unies qu’ils jugent de jouer à la « passivité face aux violences dans la capitale ».

 

C’est la deuxième attaque contre cette église catholique. Le 1er assaut avait eu lieu mercredi 28 mai, à la veille de la fête catholique de l’Ascension. 15 personnes avaient péri dans cette attaque.

 

 

Centrafrique : Manifestation monstre après l’assassinat d’un prêtre par les hommes armés

 

PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 1 MAI 2018

 

BANGUI, 01 mai 2018 (RJDH)—Une foule immense marche vers le centre-ville trainant le corps de l’abbé Albert Tougoumale Baba, tué ce matin à la paroisse Fatima, dans le 3ème arrondissement de Bangui par des hommes armés.

 

C’est plusieurs milliers de personnes qui accompagnent le corps de ce prêtre. Dans la foule, on peut écouter « direction palais de la renaissance. Touadéra doit trouver une solution ou rien ». Le corps de l’abbé, en soutane est enveloppé par un pagne de la fraternité Saint Joseph et porté par plusieurs personnes toutes visiblement refauchées.

 

Selon certaines sources, le prêtre fait partie des victimes perpétrées ce matin à la paroisse Notre Dame de Fatima où étaient réunis plusieurs centaines de personnes pour la messe de promesse des membres de la fraternité Saint Joseph, « nous étions à la paroisse quand ils ont commencé à tirer et dans la foulée l’abbé a été tué. Notre objectif, c’est de contraindre le président à nous trouver une solution immédiate à la situation de km5. C’est pourquoi nous allons au palais », explique un des personnes qui se tenaient à coté de la dépouille mortelle du religieux.

 

De sources concordantes, le prêtre aurait été tué dans l’explosion d’une grenade jetée dans la concession de la paroisse de Fatima. C’est le deuxième prêtre tué au sein de cette paroisse. Emile Nzalet, un prêtre du diocèse de Bangui a été tué dans cette paroisse le mai 28 mai 2014.

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2 mai 2018 3 02 /05 /mai /2018 00:01
RCA : Les USA proposent un dialogue inclusif et contraignant

 

 

 

http://www.radiondekeluka.org  lundi 30 avril 2018 15:17

 

Les Etats-Unis d'Amérique se sont engagés à sortir la République Centrafricaine (RCA) de l'insécurité qui perdure depuis presque six ans. Le Chargé d'Affaires de son ambassade à Bangui, David Brownstein a proposé au cours d'un point de presse mardi 24 avril 2018 un dialogue inclusif et contraignant pour une sortie définitive de la crise. 

Le diplomate américain souhaite que les filles et fils de Centrafrique se retrouvent autour d'une table pour un vrai dialogue entre les acteurs. "On ne peut pas commencer la matinée avec les tueries et l'après-midi continuer le dialogue", martèle le Chargé d'Affaires. Loin d'être comme les précédents, David Brownstein propose "un dialogue qui force les décisions, les vraies négociations". Il estime qu'il faut "un vrai cadre, un plan avec des carreaux et des bâtons attirants et contraignants". Car souligne-t-il, "il y a dialogue et dialogue".



Pour illustrer ses propos, le diplomate américain détaille que "les carreaux sont : développement, participation dans le gouvernement et partage de toutes les ressources de manière équitable entre le peuple. Les contraintes sont: la justice et l'usage de la force si nécessaire".


Le Chargé d'Affaires américain a relevé que plusieurs dialogues ont eu lieu sur le plan national et aussi à l'étranger, seulement l'insécurité persiste. Et pour David Brownstein, les différents acteurs se sont retrouvés "pour bavarder" plus encore "échanger sur les revendications". 



Le modèle proposé par l'Américain sera en même temps inclusif et contraignant pour qu'enfin une solution durable soit trouvée. Le dialogue voulu n'aura pas pour objectif de décrocher des signatures. "Chaque partie doit perdre quelque chose et gagner quelque chose". 



Le problème de la RCA ne sera pas résolu dans la RCA



Le soutien des pays de la sous-région d'Afrique centrale et de la communauté internationale pourrait favoriser le retour de la paix et de la sécurité en Centrafrique. "On ne peut pas résoudre la question de la République Centrafricaine dans la République Centrafricaine. Nous avons une stratégie, engager les pays voisins et les impliquer. Notre position reste claire et ferme. Chaque pays doit jouer un rôle positif", a précisé David Brownstein lors de son point de presse.



L'ambassade américaine a réaffirmé par ailleurs l'appui de son gouvernement à sortir la RCA de l'instabilité sécuritaire. "En tant que partenaire, nous continuons d'exprimer l'importance de chaque pays d'avoir un rôle transparent et positif", a mentionné le Chargé d'Affaires, avertissant qu'"Un pays de plus en plus déstabilisé peut déstabiliser la région".

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1 mai 2018 2 01 /05 /mai /2018 00:22
COMMUNIQUE DE PRESSE DE L'AVIVIAP

 

 

ASSOCIATION DES VICTIMES DE

VIOLENCES ARMEES DANS LA

SOUS-PREFECTURE DE PAOUA

          -----------------------

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

 

Le samedi 28 avril 2018, les ressortissants des huit(8) communes de la Sous-préfecture de PAOUA (Ouham-Péndé), résidant à Bangui, se sont réunis en Assemblée générale constitutive de l’Association des Victimes de Violences Armées dans la Sous-préfecture de Paoua, en abrégé AVIVIAP.

 

L’association qui a comme devise Vérité – Justice – Réconciliation et pour buts le devoir de mémoire, l’organisation des actions de solidarité en faveur des victimes ou de leurs ayant-droits, l’appui juridique dans leurs démarches devant les juridictions et la promotion de la culture des droits de l’Homme, arrive à point nommé au moment où la Cour Pénale Spéciale (CPS) est à pied d’œuvre pour se rendre opérationnelle.

 

Les antennes sous-préfectorale et communale de l’association seront les relais locaux qui travailleront sous la coordination du Bureau exécutif à la présidence duquel Monsieur Christophe NDOUBA, ancien Député de PAOUA 2 a été élu pour un mandat de deux(2) ans.

 

Le siège de l’association est établi à Bangui.

 

C’est depuis plus de 30 ans que la Sous-préfecture de Paoua, ses populations et ses infrastructures ont payé et payent le plus lourd tribut des violences armées et l’AVIVIAP la première association constituée pour la défense des victimes.

 

Fait à Bangui, le 29 avril 2018

 

 

Christophe NDOUBA

Président

Contacts :

-       + 236 75 50 36 96

-       + 236 72 03 86 31

Email : ndoubachr@yahoo.fr

             ndoubachr@gmail.com

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1 mai 2018 2 01 /05 /mai /2018 00:00
Lu pour vous : Bassin du Congo : premier sommet de la Commission climat à Kintélé
Lu pour vous : Bassin du Congo : premier sommet de la Commission climat à Kintélé
Lu pour vous : Bassin du Congo : premier sommet de la Commission climat à Kintélé

 

 

 

http://afrique.lepoint.fr  PAR LE POINT AFRIQUE  Publié le 30/04/2018 à 11:26 | Le Point Afrique

 

S'inscrivant dans le programme de « l'économie bleue » définie par la Commission économique pour l'Afrique, ce sommet a réuni au nord de Brazzaville plusieurs présidents africains ainsi que le roi Mohammed VI du Maroc.

 

L'objectif de ce sommet est clair : garantir des solutions durables au niveau aussi bien économique qu'environnemental. En rapport avec les objectifs assignés au Fonds bleu pour le bassin du Congo, le premier sommet de Brazzaville devrait conduire à rendre opérationnel le Fonds bleu. C'est le président congolais, Denis Sassou-Nguesso, qui a ouvert ce dimanche à Kintélé, dans la banlieue nord de Brazzaville, le premier sommet de la Commission climat du bassin du Congo, en présence du roi Mohammed VI du Maroc et de dix de ses homologues d'Afrique. Ainsi des chefs d'État d'Angola, João Lourenço, de Centrafrique, Faustin-Archange Touadéra, du Gabon, Ali Bongo Ondimba, de la Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguema Mbazogo, du Niger, Mahamadou Issoufou, de la Guinée, Alpha Condé, du Sénégal, Macky Sall, de Sao Tomé-et-Principe, Evaristo Carvalho, du Rwanda et président en exercice de l'Union africaine, Paul Kagamé.

 

« Tenir les promesses », demande le président Sassou

 

Dans son discours d'ouverture, le président Sassou-Nguesso a appelé les partenaires à tenir leurs promesses et à accompagner les pays par leurs appuis dans la mise en œuvre des réponses adéquates aux défis en présence. Pour prendre conscience de l'importance du sujet, il y a lieu de savoir que le bassin du Congo recèle d'importantes richesses comprenant entre 220 à 250 millions d'hectares de forêts. On y dénombre environ 100 000 espèces d'oiseaux et de plantes tropicales, 400 espèces de mammifères, 1 000 sortes d'oiseaux. Aujourd'hui, le bassin du Congo regroupe, entre autres pays, l'Angola, le Burundi, le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, la République démocratique du Congo (RDC), le Gabon, la Guinée équatoriale, le Rwanda, la Tanzanie, le Tchad et la Zambie. À ces pays s'ajoutent le Maroc, hôte du premier sommet des chefs d'État et de gouvernement du bassin du Congo et le Fonds bleu pour le bassin du Congo et partenaire financier du fonds.

 

Comprendre que c'est une urgence pour tous, selon Mohammed VI

 

« Nous devons nous atteler ensemble à prendre en compte le réchauffement, ses risques. Le défi écologique ne doit pas être considéré comme une menace, mais comme une opportunité. Le Maroc œuvre sans relâche et avec détermination pour la concrétisation des projets structurants de l'Afrique », a de son côté déclaré le roi Mohamed VI. Et de poursuivre : « Comment admettre que dans un continent qui dispose de plus de 5 000 milliards de mètres cubes d'eau dans ses nappes phréatiques, 320 millions d'Africaines et d'Africains n'ont pas accès à l'eau potable. » « Notre réunion d'aujourd'hui sonne comme une urgence pour tous. Elle est capitale pour notre continent, elle l'est également pour l'humanité entière, car elle est l'expression d'une prise de conscience collective, des effets dévastateurs du réchauffement climatique pour la planète », a affirmé le roi de Maroc.

 

Le Fonds bleu : oui, mais…

 

Selon Mohammed VI, la mise en place du Fonds bleu doit s'accompagner de la mobilisation de tous les acteurs économiques et de la société civile, pour que s'engagent des actions concrètes d'atténuation et d'adaptation et que soit garantie l'émergence d'un mode résilient de développement. « Le financement de ce projet constitue le défi majeur à sa mise en œuvre : nous devons ainsi innover le défi majeur et créer des mécanismes qui identifient et mobiliseront les ressources financières ; il nous faut convaincre les bailleurs de fonds bilatéraux et multilatéraux, publics et privés », a-t-il martelé.

 

Ce premier sommet, assurément un moment capital dans la matérialisation de la volonté africaine de contribuer positivement à la lutte contre le changement climatique.

 

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30 avril 2018 1 30 /04 /avril /2018 23:50
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Le flux des armes en provenance de Bria menace la paix

 

PAR JEAN FERNAND KOENA LE 29 AVRIL 2018

 

BRIA, le 30 Avril 2018(RJDH)—Plusieurs armes en provenance du Soudan sont entrées dans la ville de Bria au profit des groupes armés proche du FPRC. Information confirmée au RJDH par plusieurs sources bien informées de la localité.

 

Ces armes sont arrivées entre mercredi et jeudi dans la ville de Bria alors que les leaders du FPRC et de l’UPC se regroupent à Ndélé dans le Bamingui Bangoran. Ces cargaisons d’armes convoyées par véhicule sont arrivés à Bria en provenance du Soudan. Alors que les Antibalaka multiplient la fabrication des armes artisanales. Ce flux d’arme vers cette localité contrôlée par les groupes armés de Bria intervient dans un contexte où les combattants armés ont restitué une partie de leurs armes au bénéfice du processus pré DDR lancé dans la ville.

 

Joint par le RJDH, certains cadres du FPRC n’ont pas voulu commenter le flux des armes « nous n’avons pas de réponse à donner à votre question, nos leaders sont à Ndélé quand ils seront de retour à ce moment-là ils vous diront » a dit un élément du FPRC dans la ville de Bria.

 

Cette situation est une menace pour la paix dans la région selon la société civile dans la région « le calme que vous observez ici, est un calme temporel et imprévisible. Il suffit d’un rien pour que ça bascule. Nous avons enregistré des incidents qui peuvent conduire à des affrontements. Les éléments du chef Dagboucha ont perpétré des violences sur un individu et c’est comme ça que commence les violences ici. Mais Dieu merci la situation s’est stabilisée » a expliqué au RJDH un membre de la société civile sous couvert de l’anonymat.

 

Les affrontements armés entre les groupes actifs dans la région ont contraint plusieurs personnes à vivre sur le site des déplacés dont 44 318 sur le site de pk3 selon l’ONG Coopi et plusieurs centaines dans certains sites des déplacés de Bria.

 

La Haute Kotto est une zone minière et les groupes armés qui ont l’emprise sur l’exploitation de ces minent ne favorisent pas le retour de l’autorité de l’Etat malgré les sanctions du processus de Kimberley infligées aux diamants du nord-est considérés diamant du sang.

 

 

Centrafrique : Geneviève Chour Gbadin rejette son implication dans l’assassinat de 12 Anti-Balaka par les soldats congolais de Brazzaville à Boali

 

PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 30 AVRIL 2018

 

BANGUI, 30 avril 2018 (RJDH)—Trois soldats congolais de la Misca ont été jugés à Brazzaville le 26 avril pour crime commis à Boali en RCA. Dans son intervention, le commandant congolais Abéna a relevé que c’est le sous-préfet Geneviève Chour Gbadin à l’époque en poste à Boali qui leur a donné l’ordre de commettre l’acte. Une accusation rejetée par Geneviève Chour Gbadin, actuel sous-préfet de Nola à l’ouest du pays après son poste de Damara.

 

Le crime jugé a été commis le 24 mars 2014 à Boali, une localité située à 80 km de la capitale centrafricaine, Bangui. Dans cette ville, il était affecté un contingent de cent quatre-vingt-seize militaires, pour s’interposer entre les deux fractions rebelles en présence, les anti-Balaka et les Séléka.

 

Geneviève Chour Gbadin, contactée ce 30 avril par RJDH rejette toute son implication, « j’étais en mission à La Mbi, je suis revenue tard et le lendemain, j’ai reçu un coup de fil comme quoi les Anti-Balaka voulaient se battre avec les soldats congolais. Je suis allée intervenir comme l’abbé de Boali qui a donné conseil aux deux groupes. De mon retour, j’ai entendu des coups de feu, c’était parti », a-t-elle expliqué.

 

Pour la sous-préfète, son intervention était veine auprès des soldats congolais, « personne ne pouvait m’écouter. Les tirs étaient denses, les soldats congolais m’ont exfiltrée. Tout Boali voyait ce qui se passe car je criais à haute voix qu’il y’a des civils. Ni les Anti-Balaka, ni les Congolais pouvaient m’entendre », insiste Geneviève Chour Gbadin.

 

 La sous-préfète a confié au RJDH qu’elle ne pouvait pas donner l’ordre aux militaires en mission dans la ville « ils demandaient l’ordre à leur hiérarchie, pas aux civils comme moi. Ils étaient des rois à Boali, c’est du n’importe quoi »a déclaré Geneviève Chour Gbadin.

 

Une fosse commune découverte près d’une base des forces de maintien de la paix à Boali et exhumée le 16 février 2016 a révélé les restes de 12 personnes identifiées comme celles ayant été détenues par les soldats de maintien de la paix en mars 2014.

 

Les troupes congolaises de la Mission Internationale de Soutien à la Centrafrique, (MISCA), une mission de l’Union Africaine, dirigée par le général Congolais Jean Marie Michel Mokoko aujourd’hui en prison à Brazzaville.

 

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30 avril 2018 1 30 /04 /avril /2018 23:45
Lu pour vous : Bertin Béa : « L'État centrafricain n'existant quasiment plus… »

 

 

 

http://afrique.lepoint.fr  30/04/2018 à 14:14 - Modifié le 30/04/2018 à 17:18 | Le Point Afrique

 

 

PROPOS RECUEILLIS PAR MURIEL DEVEY MALU-MALU

 

 

ENTRETIEN. Député, membre du Parlement panafricain, ex-ministre, le secrétaire général du parti de l'ex-président Bozizé s'est confié au Point Afrique sur la situation de son pays.

 

Membre du Comité de pilotage chargé de mettre en place la Commission Vérité, justice, réparation et réconciliation, Bertin Béa réside à Bangui où il est le secrétaire général du Kwa Na Kwa (KNK)En langue sango, Kwa Na Kwa signifie « le travail, rien que le travail ». De passage à Paris, il s'est confié au Point Afrique sur la situation, notamment sécuritaire, de la République centrafricaine et les défis auxquels le pays est confronté.

Le Point Afrique : Bien que secrétaire général du KNK, vous avez choisi de soutenir le président Touadéra. Pourquoi ?

 

Bertin Béa : Le KNK avait signé un accord politique avec Anicet-Georges Dologuélé avant le premier tour de la présidentielle de 2015-2016. Mais une large partie du KNK a suivi Faustin-Archange Touadéra, qui a été vice-président du KNK. Touadéra ayant gagné la présidentielle, nous avons estimé que, vu les nombreux défis que le pays devait relever, il fallait apporter un soutien au nouveau chef de l'État, d'autant plus qu'il n'avait pas la majorité au Parlement.

 

On assiste à un regain de violences en RCA, notamment à Bangui. Quelle partie du territoire contrôle réellement l'État centrafricain ?

 

Sur les 16 préfectures que compte le pays, 14 sont occupées par des forces armées, anti-balaka et séléka. Les récents développements au niveau du Km5 à Bangui démontrent que l'ensemble du pays risque de passer sous le contrôle des forces négatives.

La menace d'une offensive de groupes armés sur Bangui est donc réelle ?

 

L'objectif de prendre Bangui a clairement été défini par Ali Darassa et Noureddine Adam lors du rassemblement de leurs troupes à Kaga Bandoro. Leur présence au Km5 et l'attaque qui a eu lieu contre le contingent égyptien démontrent que les belligérants ont l'intention de contrôler Bangui. Cela devient inquiétant.

 

À combien évalue-t-on le nombre de groupes armés aujourd'hui ?

 

On les estime à une quinzaine, mais les groupes armés se métamorphosent au gré des intérêts et des calculs. Il est donc difficile de les chiffrer exactement. À part celui de Noureddine Adam, la plupart des autres groupes armés sont engagés dans les opérations de désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement (DDRR).

 

D'où ces groupes armés tirent-ils leurs ressources ? Qui les soutient ?

 

Ces groupes armés ont réussi à mettre la main sur les gisements miniers. Cela leur procure d'importantes ressources financières qui alimentent leurs réseaux et leur permettent d'acheter des armes. Les activités criminelles sont transnationales, mais l'État centrafricain n'a pas les moyens de contrôler ses frontières. C'est un grand sujet de préoccupation.

 

Où en est-on de la réforme de l'armée et du programme DDRR ?

 

On n'a pas encore véritablement lancé le processus DDRR. L'État ne dispose pas de ressources suffisantes pour piloter un tel programme. Il ne peut compter que sur l'appui des partenaires extérieurs. En outre, tous n'adhérent pas à ce programme et ne partagent pas la même vision stratégique. Les groupes armés estiment qu'il faut donner de l'argent cash pour obtenir la démobilisation et le désarmement. Les bailleurs ont un autre point de vue.

 

Qu'est-ce qui a contribué à fragiliser l'armée ?

 

Il y a plusieurs causes. Nous sommes un pays jeune où la construction de l'État et de la nation n'est pas finalisée. Nous avons encore une mosaïque d'ethnies qui font que l'armée n'est pas le reflet d'un esprit patriotique et républicain. En outre, la tendance de nos chefs d'État a été de préserver leur pouvoir contre d'éventuels coups d'État, en mettant en place des gardes prétoriennes, bien équipées et formées, au détriment de l'armée nationale. Cela a commencé dès Bokassa et cela a abouti à une dislocation de l'armée, qui doit faire l'objet d'une refonte totale.

 

Que penser de l'arrivée des Russes qui viennent former des soldats centrafricains et apporter du matériel militaire  ?

 

Je suis membre de la commission des Affaires étrangères à l'Assemblée nationale. Jusqu'à aujourd'hui, on n'a pas encore vu les termes de l'accord entre la Russie et la République centrafricaine. On a seulement appris que la Russie a obtenu la levée de l'embargo sur les armes et qu'elle a commencé à livrer des armes. Nous observons qu'il y a des Russes dans la garde rapprochée du chef de l'État. Faute d'informations supplémentaires, il m'est difficile de me prononcer sur ce sujet. Nous attendons d'en savoir plus pour nous prononcer.

 

La RCA est la base arrière de groupes armés étrangers. Leur présence n'est-elle pas un risque de déstabilisation de la sous-région ?

 

La RCA abrite en effet de nombreux groupes armés étrangers provenant des pays voisins. L'État centrafricain n'existant quasiment plus, il y a comme un appel d'air qui aspire ces groupes qui s'installent en RCA pour se réorganiser et se préparer à déstabiliser leur pays. On peut citer le cas de rebelles de la Guinée équatoriale et d'éléments du M23 de la RDC qui s'étaient évadés de prison. À partir de la RCA, il y a des risques de déstabilisation de la sous-région. C'est très préoccupant.

 

Comment réagissent les pays voisins face à cette situation ?

 

En tant qu'observateur politique, j'ai noté plusieurs choses. Malabo a envoyé des missions en RCA pour que le gouvernement centrafricain lui livre ceux qui étaient impliqués dans le coup d'État contre le régime de Malabo. Le contingent gabonais de la Minusca va se retirer, mais son remplacement par une autre force n'a pas été annoncé, alors qu'on a besoin de renforcer les forces de la Minusca. Ce n'est pas un bon signe. Entre la RCA et la RDC, il y a des sujets de crispation à cause de l'évasion de rebelles congolais dont on ne sait pas très bien qui les a aidés. La responsabilité du gouvernement centrafricain n'est pas en cause, car il n'arrive pas à contrôler son territoire, même au KM5 à Bangui.

 

Quel rôle a joué François Bozizé dans la dégradation de la situation politique et sécuritaire ?

 

Quand Bozizé était au pouvoir, la situation était déjà fragile. Il y a eu des manquements et des dysfonctionnements, certes, mais Bozizé a engagé des dialogues et signé des accords de paix avec plusieurs acteurs, y compris Patassé. Mais l'élection a été contestée, ce qui a mis le pays dans la situation que l'on connaît aujourd'hui. On peut mettre à l'actif de Bozizé des mesures au plan économique et financier, dont la construction de routes et l'instauration d'un système de bancarisation des recettes de l'État. Ce qui a permis de donner des gages de sérieux aux bailleurs de fonds et à la RCA d'arriver à l'initiative PPTE.

 

Certains prétendent que Bozizé continue d'instrumentaliser les réseaux affiliés à son parti, notamment l'aile anti-balaka dirigée par son neveu Maxime Mokom. Que leur répondez-vous ?

 

Il m'est difficile de parler à la place de Bozizé. Toutefois, je sais qu'il était en désaccord avec son neveu Sylvain Ndoutingaï. Maxime Mokom appartient à une branche anti-balaka, qui est partie prenante du processus DDRR. Aujourd'hui, Bozizé recherche les conditions d'un dialogue inclusif en RCA pour que le pays puisse trouver le chemin de la paix et de la réconciliation.

 

Des efforts de médiation sous l'égide de Sant'Egidio, de l'Organisation de la Conférence islamique, de l'Union africaine, du Centre de dialogue humanitaire et autres ont été entrepris. Quels en sont les principaux acquis ?

 

On a signé plusieurs accords, notamment sous l'égide de Sant'Egidio. Mais entre la signature d'un accord et son application sur le terrain, il y a toujours une différence. Depuis juillet 2017, le chef de file de ce processus est l'UA, qui a sorti une feuille de route. Une mission de l'UA s'est déployée sur le terrain et a discuté avec les groupes armés. Malgré tout, la situation est encore très préoccupante. D'où la nécessité que d'autres initiatives voient le jour. Je pense notamment à la France, qui dispose de relais au sein du Conseil de sécurité des Nations unies et d'organismes internationaux. Si on arrive à organiser une Conférence régionale sur la RCA, cela peut contribuer à ramener la paix en RCA et dans la sous-région.

 

Le pacte républicain de 2015 prévoyait la mise en place d'une Cour pénale spéciale, d'une commission Justice, vérité, réparation et réconciliation (JVRR) et une réforme du système judiciaire. Où en est-on ?

 

La Cour pénale spéciale a été mise en place et on a procédé à la nomination des magistrats, des officiers de police judiciaire et des deux juges d'instruction. Mais il n'y a pas de local pour abriter la structure et de budget attribué pour faire fonctionner cette cour. S'agissant de la commission VJRR, un comité de pilotage, dont je fais partie, qui doit s'atteler à la mise en place de la commission, a été créé par décret et ses membres nommés. Mais on n'a pas pu organiser des concertations en amont pour que la structure soit la plus représentative et consensuelle possible. Ce que je regrette.

 

La politique d'apaisement et de dialogue prônée par le pouvoir ne va-t-elle pas à contre-courant de la justice et des sanctions des auteurs de crimes de guerre ?

 

Pour qu'il y ait justice, il faut un État fort. Or l'État n'existe pas. Dans les provinces, les tentatives d'installation de tribunaux ont été anéanties. Les bureaux de justice instaurés avec l'appui des partenaires extérieurs ont été détruits. Actuellement, une véritable justice, capable de lancer des procédures en bonne et due forme, n'existe pas. D'où la nécessité de privilégier une justice transitionnelle, plutôt qu'une justice pénale.

 

La mise en place d'une Cour pénale spéciale serait donc prématurée ?

 

Au regard de la réalité du terrain, il me semble en effet que c'est prématuré. Non pas qu'une CPS ne se justifie pas, mais sur le terrain, il est difficile de faire fonctionner les choses correctement. On n'en est pas encore au stade de la répression pénale, mais au stade de la reconnaissance et de la réparation des torts commis.

 

En quoi l'intégration de représentants de groupes armés dans le gouvernement contribue-t-elle à faire avancer la paix ?

 

L'intégration de rebelles dans le gouvernement interpelle tout le monde, car cela ne contribue pas à faire baisser la tension sur le terrain.

 

Les efforts de médiation ont encore peu d'effets sur le terrain, le DDRR piétine, la politique d'apaisement a ses limites… Que faire ?

 

Pour moi, la solution est politique. Après l'étape de la discussion entre le panel de l'UA et les groupes armés, il est prévu d'entamer des discussions politiques. Ce dialogue inclusif destiné à trouver un modus vivendi verrait la participation de tous les acteurs de la crise, y compris Bozizé.

 

Certains pensent que ce dialogue inclusif serait un moyen pour d'anciens dirigeants, dont Bozizé, de rentrer au pays et de s'assurer une certaine impunité pour des crimes qui pourraient leur être reprochés. Que leur répondez-vous ?

 

La présomption d'innocence existe. Ceci dit, avant d'ouvrir des procès, il faut faire baisser le niveau de tension et mettre un arrêt à la souffrance que vivent les populations. Il faut que la population puisse de nouveau vaquer à ses occupations, se soigner, envoyer ses enfants à l'école, circuler librement, etc. C'est la première étape, qui sera suivie d'autres étapes, dont l'étape répressive. Celle-ci consistera à juger les auteurs de crimes de guerre et autres crimes.

 

Cette justice répressive devra s'appliquer à tous…

 

Quand le moment sera venu, il faudra que la justice s'applique à tout le monde de manière équitable. Justice donc, mais dans des conditions d'équité. Quand on voit ce qui s'est passé en Côte d'Ivoire, on a des inquiétudes réelles. Il ne faudrait pas que la justice des vainqueurs soit reproduite en RCA. Bozizé a été chassé du pouvoir par la coalition rebelle Seleka menée par Michel Djotodia, mais ce dernier ne figure pas sur la liste des sanctions des Nations unies.

 

Les conditions de ce dialogue, avec des soutiens extérieurs, sont-elles réunies ?

 

Ce dialogue s'impose avec urgence. Les acteurs sont disponibles. Mais on craint que les crises syrienne et de RDC, qui mobilisent les partenaires, ne viennent éclipser la nôtre. La venue à Bangui d'Antonio Guterres, le secrétaire général des Nations unies, a été un signal positif. Pour renouer le fil du dialogue, nous comptons aussi sur l'appui de la France. C'est notre partenaire historique, avec lequel il y a une proximité linguistique, culturelle et économique, et qui connaît bien la région. Il ne s'agit en aucun cas de soutenir un régime en place mais d'aider le pays à sortir de la crise.

 

Vous avez l'impression que la France vous abandonne ?

 

De temps en temps, on a cette impression. La position de la France n'est pas facile. Quand elle n'intervient pas, on dit qu'elle se désintéresse du sort des populations, quand elle intervient, on l'accuse de faire le jeu de la françafrique. Il lui faut trouver un point d'équilibre. Dans le cadre de la légalité internationale, au sein d'instances internationales comme le Conseil de sécurité des Nations unies, la France peut prendre des initiatives et peser de son poids.

 

 

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Centrafrique-Presse.com
29 avril 2018 7 29 /04 /avril /2018 00:42

 

 

 

http://adiac-congo.com  Samedi 28 Avril 2018 - 12:45

 

Le commandant Bonaventure Abéna, le sergent Kevin Pacôme Talani Bantsimba et le soldat de première classe Paterne Ngouala, tous membres du contingent de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca), ont été reconnus coupables d'avoir capturé puis assassiné douze combattants anti-balaka à Boali, une localité proche de Bangui.

 

Le verdict est tombé le 26 avril, à l’issue d’un procès de deux jours. C’est l’Etat congolais qui a porté plainte, conformément aux conventions en vigueur. L’audience y relative a été présidée par le président de la Cour d’appel de Brazzaville, Christian Oba, en présence du ministère public et du collège des avocats des accusés, selon la loi.

 

Le crime a été commis le 24 mars 2014 à Boali, une localité située à 80 km de la capitale centrafricaine, Bangui. Dans cette ville, il était affecté un contingent de cent quatre-vingt-seize militaires, pour s’interposer entre les deux fractions rebelles en présence, les anti-balaka d’obédience chrétienne et les Séléka d’origine musulmane.

 

Ce jour-là, d’après l’acte d’accusation et le témoignage fait par le commandant Abéna, capitaine à l’époque des faits et commandant du bataillon, il était 14 h, lorsqu’une soixantaine de combattants anti-balaka a lancé un assaut sur la ville, dans l’objectif d’exterminer la communauté musulmane Séléka réfugiée dans l’église catholique de la localité.

 

Dans sa mission de protection et de prévention du génocide, le contingent congolais s’est interposé. De violents affrontements se sont ensuite éclatés, au cours desquels un militaire congolais a succombé et deux autres blessés. Plus dynamiques et opérationnels, les militaires congolais ont réussi à contenir l’assaut et capturé quelques-uns de ces guerriers anti-balaka.

 

« Nous les avions poursuivis jusqu’à leur dernier retranchement et réussi à capturer douze d’entre eux, parmi lesquels quatre femmes, un adolescent et un réputé combattant Séléka surnommé ‘’Général douze puissances’’. Nous les avions menottés et conduits à notre base. Ils ont été ensuite exécutés sur ordre de la sous-préfet de Boali et enterrés mais pas par nous », a relaté le commandant Abéna devant les juges.

 

Ayant pris connaissance de ces faits qu’elle a estimés être constitutifs de crime de guerre, la Cour a requis une peine commune de trois ans d’emprisonnement ferme à ces militaires mais ils bénéficient des circonstances atténuantes.

 

« Ils ont commis les crimes de guerre en donnant volontairement la mort aux victimes, alors qu’elles étaient déjà désarmées. Par ces motifs, statuant publiquement et contradictoirement en matière criminelle en premier et dernier ressort, la Cour déclare ces accusés coupables des faits mis à leur charge. En répression,  faisant application de la loi, elle les condamne à la peine de trois ans d’emprisonnement ferme, sans sursis, et confirme les mandats de dépôt requis contre eux », précise la sentence prononcée par le président de la Cour d’appel, Christian Oba.

 

En dernier ressort, la Cour a accordé aux condamnés la possibilité de pourvoir en cassation au cas où ils ne seraient pas satisfaits de l’arrêt qui a été rendu. Ayant déjà passé plus de deux ans en détention, les trois militaires condamnés n’auront plus qu’à purger les quelques cinq mois qui restent afin de couvrir la totalité de la peine et recouvrir définitivement leur liberté.

 

Firmin Oyé

Justice : trois soldats congolais condamnés à trois ans de prison pour crime de guerre en Centrafrique
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29 avril 2018 7 29 /04 /avril /2018 00:34
Centrafrique : la réponse humanitaire reçoit 11 millions de dollars du fonds humanitaire

 

 

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 28-04-2018

 

La coordinatrice humanitaire pour la République centrafricaine (RCA), Najat Rochdi, a alloué 11 millions de dollars du Fonds humanitaire (FH-RCA) à des projets destinés à répondre aux besoins urgents identifiés dans le cadre du Plan de réponse humanitaire 2018 (PRH), a appris Xinhua vendredi d'une agence onusienne.

 

D'après un communiqué de presse du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) de ce vendredi, cette allocation permettra également de combler une partie du déficit de financement observé au cours du premier trimestre de l'année.

 

La situation humanitaire en RCA continue de se détériorer en raison des attaques menées par des groupes armés qui se traduisent par des déplacements massifs de population. Cette situation est aggravée par l'extrême pauvreté, le manque de services sociaux de base et les conflits successifs qui perturbent les initiatives de relèvement rapide. Dans ce contexte, les besoins humanitaires augmentent alors que les financements ont considérablement diminué.

 

Selon le communiqué, l'allocation du Fonds humanitaire vise à répondre aux besoins urgents et critiques des personnes touchées par les crises et aux urgences subites ainsi qu'à apporter des solutions durables pour le retour des personnes déplacées.

 

Les projets retenus seront mis en œuvre principalement par le biais d'une approche multisectorielle, garantissant une assistance complète aux bénéficiaires. Les programmes de transferts monétaires (cash programming) seront encouragés à travers des activités telles que l'assistance en espèces ou en bons et via des programmes "argent contre travail", conformément aux recommandations du Sommet humanitaire mondial de 2016 visant à accroître l'efficacité de l'aide humanitaire.

 

Selon les chiffres officiels, au cours du premier trimestre 2018, le nombre de personnes déplacées internes n'a cessé d'augmenter et a atteint 680.962 personnes au 31 mars 2018. Le nombre de réfugiés a, quant à lui, atteint 568.572 personnes. Ainsi, Un Centrafricain sur quatre est soit déplacé interne soit réfugié dans un pays voisin. 2,5 millions de personnes, soit plus de la moitié de la population centrafricaine, ont besoin d'une aide humanitaire.

 

Janvier dernier, le gouvernement centrafricain et l'équipe des humanitaires présents dans le pays avaient estimé qu'il était nécessaire de mobiliser environ 515 millions de dollars pour faire face aux besoins humanitaire dans le pays, un montant qui n'a été financé qu'à hauteur de 8% à ce jour.

 

Source: Agence de presse Xinhua

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28 avril 2018 6 28 /04 /avril /2018 14:19
Lu pour vous ; Les Russes vont-ils prendre le contrôle de la Centrafrique?
Lu pour vous ; Les Russes vont-ils prendre le contrôle de la Centrafrique?

 

 

 

 LE SOIR 26/04/2018 À 09:25  COLETTE BRAECKMAN

 

 

Centrafrique : Entre Casques bleus rwandais et conseillers russes, les cartes changent de mains dans ce pays qui fut longtemps un pré carré français.

 

C’est avec des accents dramatiques que le président de la République centrafricaine, s’exprimant devant l’Assemblée générale de l’ONU, a réclamé  une implication plus grande de la communauté internationale. Faustin-Archange Touadéra souhaite un renforcement des effectifs de la Minusca  qui compte actuellement 12.000 hommes et même un changement du mandat de la force onusienne, afin de passer du maintien de la paix à son imposition.  Plusieurs raisons expliquent l’inquiétude exprimée par le chef de l’Etat, un civil élu démocratiquement en 2016, et tout d’abord le fait que la capitale, Bangui, est à nouveau menacée  d’une attaque par des chefs de guerre appartenant à la rébellion musulmane. Celle-ci avait pris le pouvoir en 2013 avant d’être chassée  par l’opération française Sangaris. Après le départ des Français, jugé prématuré, la Minusca a pris  le relais mais l’autorité de l’Etat peine à se rétablir et  plusieurs groupes armés ont continué à s’affronter, avec comme enjeu véritable les  ressources naturelles du pays, l’or, le diamant, l’uranium, le pétrole….

 

La tension est montée après les affrontements meurtriers qui ont eu lieu le 10 avril dans le quartier musulman de Bangui, dit P5, où une patrouille de Casques bleus rwandais, accompagnée de militaires centrafricains, a tenté de neutraliser des chefs de gangs locaux. Au cours de cette intervention plusieurs Casques bleus ont été tués (un selon des sources officielles, cinq selon  d’autres  informations) et 27 personnes ont été abattues, des civils mais peut-être aussi des miliciens. L’ONU a ouvert une enquête sur cette éventuelle bavure qui a radicalisé d’autres chefs de guerre musulmans.

 

Un autre sujet échauffe les esprits et suscite de nombreuses spéculations : un contingent de militaires russes, appartenant à des forces spéciales,  les Spetsnaz, arrivé à Bangui avec pour mission officielle de former les militaires centrafricains à l’usage de matériel militaire fourni par la Russie (lance-roquettes, mitrailleuses, fusils automatiques et pistolets) Cette livraison, dont la première tranche a eu lieu de 26 janvier dernier, avait obtenu l’assentiment du Conseil de Sécurité, afin d’équiper  les premiers bataillons des Forces armées centrafricaines (FACA). Ces militaires formés par une mission européenne EUTEM demeuraient frappés par l’embargo sur les armes et obligés de s’entraîner avec des bouts de bois !

 

L’arrivée des Russes – une centaine au départ, plus d’un millier à l’heure actuelle-a changé la donne : non contents de s’installer dans l’ancien palais de la famille Bokassa à Berengo,  ils sont devenus très visibles dans la capitale, qu’il s’agisse des ministères ou de la résidence personnelle du président Touadéra. Alors que la sécurité rapprochée du président était jusqu’à présent assurée par des Casques bleus rwandais, qui avaient aussi occupé la rive du fleuve Oubangui qui forme la frontière avec la RDC, les « conseillers » russes ont pris leur place et désormais, ce sont ces experts-là qui contrôleraient les systèmes de communication de la Centrafrique. Au grand dam des Rwandais qui, à Bangui, surveillaient aussi les réfugiés hutus arrivés en Centrafrique depuis 1994.  Au grand dam aussi des Français, qui craignent d’être évincés de leur ancienne colonie qui fut longtemps un bastion militaire aux portes du Niger et de ses gisements d’uranium…

 

COLETTE BRAECKMAN

 

 

Faustin-Archange Touadera : le pari d’un mathématicien

 

C’est à la surprise générale que Faustin-Archange Touadéra, titulaire de deux doctorats en mathématiques, fut  élu à la présidence de la République centrafricaine en 2016.  Né à Bangui en 1957 dans un milieu populaire, il avait été durant cinq ans le Premier Ministre de François Bozize. Lorsque s’acheva le mandat de la présidente Catherine Samba Panza,  qui dirigea une transition de deux ans, cet universitaire l’emporta au deuxième tour des élections avec 62,7% des voix contre son rival Anicet-Georges Dologuele

 

Sa popularité est peut-être due au fait que ce fils d’une famille de 10 enfants, originaire de Bangui, n’a rien d’un chef de guerre : toute sa carrière s’est déroulée dans les enceintes académiques.  A l’Université de Bangui, il fut  d’abord assistant de mathématiques puis  vice-doyen de la faculté des sciences avant de devenir vice chancelier puis recteur de 2005 à 2008.  En 2014, alors que les combats faisaient rage dans la capitale, il dut  se réfugier durant six mois sur une base militaire de l’Onu avant d’être évacué vers la France avec sa famille. Ce scientifique  tente aujourd’hui de reconstruire un pays dévasté par la guerre civile et les affrontements interconfessionnels.

 

A ses détracteurs qui assurent que son autorité ne s’étend guère plus loin que la capitale et que dans l’intérieur du pays, les groupes armés continuent à faire la loi,  Touadéra rétorque que peu à peu l’Etat se reconstruit et que les forces armées centrafricaines, dont deux bataillons sont déjà formés, seront bientôt prêtes à relayer les forces étrangères et à épauler la mission onusienne.  Pragmatique mais dépourvu de moyens, Touadera n’a pas hésité à accepter l’offre d’assistance de la Russie qui lui a proposé de doter d’armes neuves ses forces armées et de lui envoyer des instructeurs issus des Forces spéciales, qui se font de plus en plus visibles à Bangui…

 

Colette Braeckman

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27 avril 2018 5 27 /04 /avril /2018 17:21
Communiqué de presse conjoint

 

 

 

 

La communauté humanitaire poursuit son engagement auprès des plus vulnérables en RCA

 

Bangui, le 27 avril 2018 – La situation humanitaire en République centrafricaine (RCA) au cours du premier trimestre de l’année 2018 reste extrêmement préoccupante. Des foyers de tension ont surgi dans des régions qui étaient jusqu’à présent stables comme à Paoua. Dans d’autres régions, la violence, l’instabilité et des besoins humanitaires sévères persistent. Les exemples de Bangassou, Ippy, Alindao, Bria et Kaga Bandoro en attestent.

 

Malgré ce contexte difficile où l’accès à l’ensemble des populations vulnérables demeure un défi majeur, les travailleurs humanitaires sont actifs dans toutes les zones accessibles et étendent leurs activités afin de fournir une assistance humanitaire multiforme aux populations affectées. « La réponse humanitaire est et continuera à être apportée conformément aux principes humanitaires d'humanité, de neutralité, d'impartialité et d'indépendance qui guident son action » ont rappelé Joseph Inganji, Chef du Bureau de la Coordination des Affaires humanitaires (OCHA) et Baptiste Hanquart, coordinateur du Comité de Coordination des ONG internationales en RCA.

 

Joseph Inganji et Baptiste Hanquart ont également réaffirmé l’engagement de la communauté humanitaire à appuyer la stratégie du Gouvernement centrafricain pour le retour durable des personnes déplacées dans le respect des principes relatifs aux personnes déplacées et la Convention de Kampala sur les déplacés, les retournés et les rapatriés.

 

Note aux rédacteurs

 

La communauté humanitaire remercie les donateurs pour leurs contributions au Plan de réponse humanitaire. Elle les appelle toutefois à des efforts supplémentaires afin de leur permettre de répondre aux besoins critiques de 1,9 million de Centrafricains. A la fin du premier trimestre 2018, le Plan de réponse humanitaire 2018, de 515,6 millions de dollars, n’était financé qu’à hauteur de 8%.

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