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4 mai 2018 5 04 /05 /mai /2018 13:27
Lu pour vous : Centrafrique : Plaidoyer pour un retour à la paix

 

 

http://www.lesafriques.com  03-05-2018

 

Trois jours de deuil national en mémoire des personnes tuées lors des affrontements du mardi 1er mai 2018 à Bangui, victimes de l’intolérance des extrémistes pro-chrétiens et pro-musulmans.

 

En décidant d’instituer trois jours de deuil national pour cette énième tuerie collective, les autorités centrafricaines savent que sauf miracle, la spirale de violence est loin de s’achever. Toutefois, il est important de souligner avec force, que la Centrafrique ne fait pas face à une guerre de religions. Certes, des esprits malins flirtent autour des considérations religieuses pour enrôler des esprits faibles et naïfs, et partant, créer et entretenir la suspicion au sein des communautés religieuses qui ont toujours cohabités ensemble, aussi bien sous la période coloniale, que plus d’un demi-siècle après l’indépendance. Le drame malheureusement, c’est que pendant qu’on clame sur l’unité et sur la cohabitation pacifique inter communautaires, des morts continuent de s’enregistrer au quotidien, des millions de vies détruites, tandis que des centaines des milliers de personnes ont pris le chemin de l’exil ou de migrations internes forcées, pour échapper à cette barbarie qui commence déjà à trop durer face à l’impuissance de la communauté internationale. 

 

Message de compassion du président Touadéra

 

Depuis la survenance de ce drame mardi, les condamnations et les appels au calme se sont multiplié avant que jeudi, le président de la République Faustin Archange Touadéra ne se rende à l'archevêché pour exprimer au nom du pays tout entier, la compassion et les condoléances à l'Eglise et aux proches des victimes. Car, rassemblés en la cathédrale Notre Dame de Fatima de Bangui pour une messe en l’honneur de saint Joseph, père des artisans, ce 1er mai où se célèbre la Fête internationale du Travail, les fidèles ont été attaqués en pleine célébration eucharistique par des gens sans foi ni loi, qui ont tué une vingtaine de personnes dont un prêtre, et fait une centaine de blessés. 



On comprend pourquoi au sortir de cette rencontre avec l’archevêque de Bangui, le cardinal Dieudonné Nzapalainga, le président Touadéra s’est adressé à ses compatriotes. « Ne tombez pas dans le piège du conflit confessionnel », a déclaré en substance le chef de l’Etat qui a qualifié l'attaque contre l'église de Fatima comme étant un acte terroriste. « Je suis venu ici pour traduire mes condoléances à toute l’Eglise, à toutes les familles qui ont été victimes de cet acte de terrorisme, mais en même temps attirer l’attention de mes compatriotes, des Centrafricains pour ne pas tomber dans l’amalgame chrétiens contre musulmans. Je le répète, ce ne sont pas tous les musulmans qui approuvent cela. Et il ne faut pas dans les actes de pillages des édifices religieux. Non. Nous allons traquer les commanditaires, les auteurs de cela. Et ils répondront tôt ou tard devant la justice de nos pays. Et vous verrez la vérité, car derrière tout cela, il y a des manipulations. » 

 

Le Cardinal et l’Imam, main dans la main

 

Le Cardinal Dieudonné Nzapalaïnga, archevêque métropolitain de Bangui, et l’Imam Kobine Layama, président de la Communauté islamique centrafricaine (CICA) ont qualifié, d'acte « barbare » l’attaque contre l’église. En tout état de cause, « les derniers événements dramatiques nous rappellent que la violence n'apporte pas la solution. C’est pourquoi, je lance un appel au gouvernement et à la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) pour que la lumière soit faite et que justice soit rendue à la population centrafricaine », a déclaré le prélat. Lui qui croit savoir que « dans des moments les plus difficiles surgissent des héros et je ne doute pas que des héros existent en République centrafricaine pour se lever comme un seul homme pour dire non à la violence, non à la barbarie, non à la destruction de soi-même ». De son côté, l’Imam Kobine Layama, a transmis un message clair et précis : « je ne comprends pas que quelqu'un puisse aller tirer sur des fidèles qui adorent le Seigneur que le musulman adore », a-t-il indiqué. Ces autorités religieuses ont appelé les Centrafricains à ne pas céder à la tentation de représailles aveugles qui ne pourra que replonger le pays dans la crise. 


Réagissant à cet acte barbare, Amnesty International a clairement demandé aux autorités centrafricaines et à l'ONU « d’envoyer un message clair et immédiat à tous les groupes armés et à leurs alliés qu'aucune attaque contre des civils ne sera tolérée et que toutes les personnes soupçonnées d'avoir commis des crimes de guerre et d'autres violations graves des droits de l'homme seront traduites en justice »

Cela fait déjà cinq ans que la République centrafricaine vit le martyre des bandes armées, qui, au nom de la religion, multiplient des atrocités et des tueries collectives à travers le pays, généralement face à une population qui ne demande qu’à vivre en paix et à vaquer normalement à ses occupations. A y regarder de près, peut-on de manière sérieuse dire que les milices de la coalition Seleka, proche de la religion musulmane et des bandes armées pro-chrétiennes des Anti Balaka agissent vraiment au nom de leur chapelle religieuse respective? Assurément pas. Et pour cause, la crise sociopolitique que connaît la Centrafrique ne saurait être attribuée une guerre inter religieuse. 


LES AFRIQUES

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Centrafrique-Presse.com
4 mai 2018 5 04 /05 /mai /2018 13:23
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

Centrafrique : Le Parquet général crée une cellule d’enquête sur l’affaire «attaque de l’église de Fatima»

 

PAR JUDICAEL YONGO LE 3 MAI 2018

 

BANGUI, le 04 Mai 2018(RJDH) —Une cellule d’enquête a été créé par le Parquet général de Bangui sur l’attaque à la grenade de la Paroisse Notre Dame de Fatima dans le 3ème Arrondissement de Bangui. L’annonce en  a été faite ce jeudi 3 mai 2018 dans une déclaration du Procureur général près la Cour d’Appel de Bangui Éric Didier Tambo après l’attaque de Fatima.

 

La mise en place de la cellule d’enquête sur les événements de Fatima vient en réponse à la demande des autorités religieuses, et plusieurs organisations de la société civile centrafricaine qui réclament du gouvernement et de la Minusca la justice. Cette cellule selon le Procureur général près la Cour d’Appel de Bangui, Éric Didier Tambo sera placée sous l’autorité du Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme et la supervision du parquet.

 

« Vu l’urgence, sous l’autorité du Ministre de la Justice et de la supervision du Procureur général, une cellule d’investigation et judicaire est mise en place à la Section d’Investigations et de Recherche (SRI) aux fins de faire la lumière sur les actes de terrorisme perpétrés par les ennemis de la paix le 1er mai 2018 à la paroisse de Fatima» a déclaré Éric Didier Tambo.

 

Le parquet général de Bangui sollicite la collaboration des notables du Km5 afin d’aboutir aux résultats de cette mission, «le parquet demande à tous les chefs de quartiers, aux notables du Km5 dans le 3ème arrondissement de Bangui ainsi qu’à toutes les personnes de bonne foi désirant garder l’anonymat, ayant des informations sur les présumés criminels de venir au parquet général, au parquet de la République et à la SRI témoigner et dénoncer ces faits» lance-t-il.

 

Au lendemain de l’attaque de l’Eglise de Fatima par des groupes armés du Km5 dans le 3ème arrondissement de Bangui, plusieurs voix se sont levées pour réclamer du gouvernement et de la Minusca la justice.

 

 

Centrafrique : Une équipe d’ex Séléka réussit à contourner la barrière de Ndometé pour se retrouver à 10 km de Dékoa

 

PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 4 MAI 2018

 

BANGUI, 04 mai 2018 (RJDH)—Une équipe de combattants ex-Séléka a réussi à contourner la barrière de Ndomété tenue par la Minusca. Ces combattants sont signalés depuis ce matin à l’entrée de la ville de Dékoa.

 

Ces combattants sont, selon nos informations à bord de quatre véhicules militaires. C’est d’après nos sources, par brousse qu’ils sont passés, « ces ex-Séléka sont bel et bien à l’entrée de Dékoa au village Gou mais ils sont passés par la brousse. Les informations en notre possession indiquent qu’ils ont créé un chemin avant la barrière de Ndomété jusqu’à l’entrée de Dékoa », explique le sous-préfet de Dékoa joint par le RJDH.

 

Même si Vladimir Montéiro, porte-parole de la Minusca  refuse de confirmer cette information, de sources bien introduites ont fait savoir que ces combattants ex-Séléka sont bloqués par des casques bleus burundais, « ils avaient l’intention de traverser la ville pour Sibut mais heureusement, les casques bleus sont intervenus pour les bloqués. Il semble qu’ils sont repartis avec l’intention de contourner la ville », confie un notable.

 

Plusieurs convois des casques bleus sont partis cette nuit de Sibut pour Dékoa, selon des sources contactée dans la ville de Sibut. Le mode de contournement de barrière rappelle la méthode des rébellions de Bozizé en 2003 et de Djotodia en 2013. ces deux mouvements avaient l’habitude de passer par la brousse pour contourner les bases des forces nationales ou internationales.

 

 

Centrafrique : Ville morte décrétée par la société civile suite à l’attaque de Fatima, diversement observée à Bangui

 

PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 4 MAI 2018

 

BANGUI, 4 mai 2018 (RJDH)—Les activités sont paralysées dans la capitale centrafricaine suite à l’appel de la société civile d’observer une journée ville morte en réaction aux tueries dans l’église Catholique de Fatima. Ce mot d’ordre est diversement observé.

 

La situation a évolué contrairement à celle de ce matin où les barricades étaient visibles dans plusieurs avenues de la capitale. Les barricades ont été levées par les forces de l’ordre permettant ainsi la circulation de certains véhicules particulier, des taxis et bus.

 

Sur l’avenue David Dacko et Barthélémy Boganda, seules les motos et les ambulances peuvent circuler mais sous les menaces comme le véhicule du RJDH qui n’a pas manqué des menaces même des forces de l’ordre.

 

Au Centre-ville, quelques boutiques ont ouvert leurs portes et des commerçants communément appelés des « chercher à manger » sont à leur poste. Les taxis et bus sur l’avenue de l’indépendance circulent mais cette circulation est timide jusqu’au rond-point du 4e arrondissement où elle devient un peu plus dense. Les stations-services sont toutes opérationnelles dans le 4e arrondissement et au rond-point des Martyrs.

 

Cependant les établissements scolaires sont restés fermés ainsi que l’administration. Les élèves de la classe de Terminal composent le Baccalauréat blanc au lycée Barthélémy Boganda, de même qu’au lycée Gobongo. Au km5, les activités vont bon train sauf  à l’entrée de Fatima et du pont Jackson où il y a eu des barricades et des tirs .

 

La situation est beaucoup plus paralysée dans les quartiers sud notamment dans les 2e et 6e arrondissements où l’attaque a eu lieu. Difficile de circuler même à moto.

 

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4 mai 2018 5 04 /05 /mai /2018 13:21
Cardinal Nzapalainga : « Il ne faut pas qu’on soit esclave de la haine et de la vengeance »

 

 

 

https://africa.la-croix.com  3 mai 2018 

 

En Centrafrique, au lendemain de la tuerie à l’église Notre-Dame de Fatima de Bangui et du lynchage de deux musulmans, le président Faustin-Archange Touadéra et l’archevêque de Bangui, le cardinal Dieudonné Nzapalainga, ont appelé à la paix.

 

Le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra et l’archevêque de Bangui, le cardinal Dieudonné Nzapalainga, ont condamné, mercredi 2 mai, les violences à caractère religieux qui ont endeuillé le pays, le 1er mai, et appelé à la paix.

 

« La priorité, c’est de lancer un appel fort au calme », a estimé le cardinal Nzapalainga, 24 heures après la tuerie à l’église Notre-Dame de Fatima.

 

Dans cette paroisse de Bangui située au quartier PK 15 majoritairement musulman, 16 chrétiens, dont un prêtre, ont été tués par une milice armée lors d’une messe, le 1er mai. En représailles, de nombreux manifestants ont tué deux musulmans et incendié une mosquée faisant craindre des affrontements entre musulmans et chrétiens.

 

« Il ne faut pas qu’on soit esclave de la haine et de la vengeance, a insisté le cardinal Nzapalainga. Mais en même temps, justice doit être faite et des enquêtes menées pour situer les responsabilités ».

 

Instrumentalisation de la religion

 

De son côté, le président centrafricain a dénoncé l’instrumentalisation de la religion. Selon lui, certains groupes armés tentent de provoquer des affrontements religieux pour nourrir leur ambition politique et organiser le pillage du pays. « Ce conflit n’est pas confessionnel », a estimé Faustin-Archange Touadéra.

 

Depuis la chute de l’ancien président François Bozizé en 2013, de nombreux groupes armés sont apparus en Centrafrique. L’ancien président avait été chassé par un coup d’État fomenté par une coalition de groupes armés à majorité musulmane venue du nord du pays et de mercenaires venus du Tchad et du Soudan. Cette coalition appelée Séléka s’est repliée dans les régions du nord mais aussi dans le quartier PK5 de Bangui à la suite de l’intervention militaire française en décembre 2013.

 

En jeu, le contrôle de gisements de diamants, or et uranium

 

En réaction aux attaques de la Séléka, des milices d’autodéfenses « anti-balaka », composées d’animistes et de chrétiens, se sont formées. Ces milices s’en sont prises aux musulmans, donnant au conflit une tournure religieuse.

 

Attaqués par les milices « antibalaka », les musulmans du PK5 ont financé des groupes d’« autodéfense » pour protéger le quartier. Ces groupes ont progressivement laissé place à d’autres bandes mafieuses auxquelles les commerçants versent une « taxe ».

 

D’après plusieurs observateurs, les groupes armés s’affrontent aujourd’hui surtout pour le contrôle des gisements de diamants, or et uranium.

 

Lucie Sarr

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3 mai 2018 4 03 /05 /mai /2018 00:09

 

 

     

    Il est devenu extrêmement difficile d’écrire sur la RCA ces derniers temps, tant l’actualité y est volatile, précipitée voire franchement anachronique . La RCA a perdu sa boussole . Aucun cap n’est clairement indiqué si bien que tout y paraît brouillon, confus, inquiétant et dangereux . Reviens Boganda, les Centrafricains sont devenus fous !

 

  I . Panen et circenses ( du pain et des jeux de cirque )

 

   J’en étais encore à me demander ce que le Président élu Touadéra et son gouvernement fêtaient en grande pompe au stade avec T shirts et casquettes assortis deux ans après l’élection présidentielle quand le Premier ministre était apparu à la télévision pour …dire quoi en fait ? Deux jours après la base sélékiste du KM5, dans une vaste opération de manipulation et de guerre d’image a bloqué la circulation sur l’avenue la plus fréquentée de Bangui pour déposer des corps devant le « bunker » de la Minusca . Un état de droit qui entend se faire respecter aurait interdit cette manifestation d’autant plus que rien, mais absolument rien, ne prouve que ces corps appartiennent à leurs coreligionnaires d’une part et d’autre part l’assaut de la Minusca et des FACA est le prototype de ce qu’il ne faut jamais faire . Il était largement annoncé en avance avec tambours et trompètes par le fameux Balla Keita . Ce général ferait mieux de réviser ses leçons de l’école de guerre qui conseillent de s’appuyer sur un service de renseignement efficace avant toute intervention . Balla Keita a-t-il seulement fait l’école de guerre ?Peut-être a-t-il fait cela exprès pour ridiculiser tout le monde ? Mon général, vous avez assez montré vos limites en RCA : partez pour sauver l’honneur de vos hommes après cet  échec cuisant, indigne et surtout mal conduite . Faites valoir vos droits à la retraite !

 

    Quant au gouvernement, qu’il continue à amuser la galerie en offrant par démagogie du pain et des jeux de cirque . Remplir un stade de vingt mille places n’est pas une preuve de popularité . Pendant les agapes, les ennemis de la nation centrafricaine qui savent exactement pourquoi ils sont là s’adonnent à leur travail de sape des institutions nationales .

 

  II . Reviens Boganda, les Centrafricains sont devenus fous

 

    Boganda doit se retourner plusieurs fois dans sa tombe en voyant le « machin » de toit censé le protéger, inauguré par les plus hautes autorités avec tapis rouge ! De la démagogie en barres dans ce pays de paradoxes . De qui émane la demande ? ou plus exactement qui a soufflé cette idée saugrenue de gadget au Président ? J’ai envie de dire qu’il manque le chapeau et la cape !

 

   Mais soyons sérieux ! Des générations de Centrafricains ont grandi avec la statue en granit de notre grand homme sans rien demander à personne . Pourquoi cette envie subite de protéger Boganda alors que les priorités nationales centrafricaines sont ailleurs ? A quoi cela rime-t-il ?   

 

   Le Président Barthélémy Boganda a légué au peuple centrafricain un testament politique qu’il a superbement résumé en cinq verbes : nourrir, loger, vêtir, soigner et instruire le peuple  . N’importe quel gouvernement, n’importe quel parti politique, n’importe quel Centrafricain qui se saisit de ces verbes-programmes pour les faire vivre aura largement honoré Boganda . Point n’est besoin de l’encombrer d’une toiture qu’il n’a pas sollicitée . Une école, un petit poste de santé de quartier, une bibliothèque et une maison de culture répondraient davantage aux vœux du « père fondateur ». Une amorce de paix ? 

 

   Au fait combien ont coûté les cérémonies du « deuxième anniversaire » et cette toiture ? Comment garder encore un peu de crédibilité face à nos partenaires quand nous dilapidons ainsi le peu que nous avons en caisse ? 

 

   La priorité numéro un de la RCA a pour nom la SECURITE sur toute l’étendue du territoire nationale, gage de paix, de reprise économique …et du vivre ensemble . Tout le reste est dérisoire .

 

   La France qui s’englue dans son ambiguïté en RCA en distribuant des drapeaux aux rebelles  en sortira à son détriment .

 

   Alors que nous envoyons cet article pour publication, les dernières nouvelles en provenance de Bangui sont alarmantes : environ seize personnes assassinées dans l’église de Fatima (dont l’abbé Albert Tougoumalé) et quatre vingt seize blessées .

      

                                          Le 2 mai 2018

 

                                          David KOULAYOM-MASSEYO .

 

   

REVIENS B. BOGANDA, LES CENTRAFRICAINS SONT DEVENUS FOUS ! par David Koulayom Masseyo
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3 mai 2018 4 03 /05 /mai /2018 00:01
Centrafrique : au moins 24 morts dans les affrontements mardi à Bangui

 

 

 

02/05/2018

 

Au moins 24 personnes ont été tuées et 170 blessées à Bangui lors des affrontements de mardi, a-t-on appris de sources médicales. Mardi, un accrochage entre un groupe armé du général autoproclamé « Force » et les forces de sécurité centrafricaines a dégénéré. Les premières attaques meurtrières ont débuté avec l’attaque par des hommes armés de l’église Fatima, située non loin du quartier musulman du PK5, provoquant la mort de plusieurs civils, dont le respecté abbé Albert Tougounmalé-Baba.


En réaction à la mort de l’abbé, une foule en colère a incendié une mosquée et lynché deux personnes qualifiées de musulmans.


« Dans un pays où les images des mois de violence horrible sont encore fraîches dans la mémoire des gens, ces tensions renouvelées pourraient attiser davantage d’attaques et de massacres si les responsables ne sont pas arrêtés une fois pour toutes », selon Balkissa Ide Siddo, chargée de la Centrafrique pour Amnesty international.


L’ONG a appelé à traduire en justice les responsables des crimes de mardi.


Le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra a dénoncé mercredi en présence de l’archevêque de Bangui, Dieudonné Nzapalainga, l’instrumentalisation de la religion à des fins politiques par des groupes armés.


L’archevêque a condamné mercredi l’attaque dans la paroisse de Fatima et a lancé un appel au gouvernement et à la mission de l’ONU (Minusca) « pour que lumière soit faite » sur les événements, tout en appelant les Centrafricains à s’unifier pour « dire non à la violence, non à la barbarie ».


En Centrafrique, l’État ne contrôle qu’une maigre partie du territoire national. Les groupes armés s’affrontent dans les provinces pour le contrôle des ressources, notamment les diamants, l’or et le bétail.


Dans le pays, des tentatives de médiation sont en cours, notamment grâce à l’Union africaine (UA), qui promeut une feuille de route pour la paix. Un groupe de facilitateurs a rencontré ces dernières semaines la quinzaine de groupes armés qui sèment la violence dans les provinces de ce pays classé parmi les plus pauvres au monde.

 

source: Belga

 

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2 mai 2018 3 02 /05 /mai /2018 23:59
Bangui: retour au calme après l'attaque meurtrière contre l'église de Fatima

 

 

 

Par RFI Publié le 02-05-2018 Modifié le 02-05-2018 à 14:55

 

La tension semble être retombée ce mercredi 2 mai à Bangui en Centrafrique après la journée meurtrière de la veille dans la capitale, au cours de laquelle 16 personnes ont été tuées et une centaine de blessées. La mort de plusieurs personnes, dont un abbé très respecté à l'église de Fatima près du quartier PK5, a entraîné des réactions en chaîne dans toute la ville. Mais ce mercredi, la vie a repris un cours quasi-normal dans la ville.

 

Ce mercredi 2 mai au matin, au lendemain d'une attaque contre l'église de Fatima qui a fait 16 morts, les véhicules circulaient et les gens vaquaient à leurs occupations à Bangui même si les stigmates de la veille sont encore visibles dans certains quartiers. Dans le quartier PK5, une partie des magasins ont ouvert.

 

Les appels au calme se sont multipliés, tout comme les condamnations, notamment contre des tentatives d'instrumentalisation de la religion pour faire redémarrer le conflit.

 

« La population ne doit pas se laisser manipuler. Il y a des gens contre la paix. Ils ne passeront pas », a déclaré le président Faustin Archange Touadéra à l'issue d'une rencontre avec le cardinal Nzapalainga de retour d'un voyage en Europe.

 

Mardi soir, tout est parti d'un incident entre des gendarmes et un des lieutenants du chef de la milice « Force », un dénommé Moussa « Empereur » qui aurait été blessé par balle dans le quartier Fatima à quelques centaines de mètres du PK5. Ses éléments seraient revenus pour le venger et s'en prendre aux gendarmes.

 

Laborieux travail de réconciliation réduit à néant

 

Mais au PK5, des voix s'élèvent pour démentir le caractère délibéré de l'attaque de l'église de Fatima. Selon le comité de prévention des crises du troisième arrondissement de Bangui, les gendarmes, pris sous le feu, auraient trouvé refuge dans la concession de l'église.

 

« L'église s'est retrouvée entre deux feux mais n'a jamais été ciblée, déclare Djamil Babanani, chargé de communication du comité. Nous déplorons la mort de l'abbé Toungoumalé qui a d'ailleurs toujours été très proche de la communauté du PK5 et la gendarmerie a l'entière responsabilité de cette bavure. »

 

Mais cette bavure a quand même entraîné une flambée de violence. La foule qui manifestait sa colère en plusieurs points de Bangui a détruit une mosquée, tué deux hommes parce que musulmans, s'en est pris à des structures de santé avant d'être dispersée à quelques centaines de mètres de la présidence.

 

Ce mercredi matin, le calme était revenu dans la capitale centrafricaine. Mais on peut craindre que le laborieux travail de réconciliation mené depuis des années par des hommes comme l'abbé Toungoumalé, tué mardi, ait pris un sérieux coup dans l'aile.

 

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2 mai 2018 3 02 /05 /mai /2018 23:48

 

 

ASSOCIATION DES VICTIMES DE VIOLENCES ARMEES DANS LA SOUS-PREFECTURE DE PAOUA (AVIVIAP)

 

 

 

COMMUNIQUE

 

 

Le Président de l’ASSOCIATION DES VICTIMES DE VIOLENCES ARMEES DANS LA SOUS-PREFECTURE DE PAOUA (AVIVIAP) remercie très sincèrement :

 

  • les Bienfaiteurs dont la généreuse contribution a facilité la tenue de l’Assemblée générale constitutive ;
  • les Ressortissants des communes de la Sous-préfecture de PAOUA qui sont venus nombreux prendre part à cette Assemblée générale.
  •  

Il félicite tous les Membres élus au Bureau de l’Association et appelle tous les Membres à rester mobilisés pour faire mettre un terme à l’impunité, faire triompher la Justice et honorer la mémoire des victimes de PAOUA.

 

 

 

 

 

Christophe NDOUBA

 

Président de l’AVIVIAP

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2 mai 2018 3 02 /05 /mai /2018 18:04
Attaque meurtrière d'une église à Bangui : "On craint le début d'une nouvelle vague de violences"

 

 

 

http://observers.france24.com  01/05/2018

 

Des assaillants ont ouvert le feu et lancé des grenades dans une église située entre un quartier chrétien et le quartier musulman PK5 à Bangui, mardi 1er mai au matin, alors qu’une importante cérémonie était en cours. Au moins neuf personnes ont été tuées par balles et des dizaines de personnes blessées. Le corps d’un prêtre abattu a été porté vers le palais présidentiel par une foule exigeant la sécurité dans la capitale centrafricaine.

 

"Ils ont tué un prêtre, des frères et des sœurs"

 

L’église Notre Dame de Fatima accueillait mardi matin une importante messe en l’honneur de Saint Joseph, célébré le 1er mai. Au moins 1 500 personnes y assistaient. Parmi elles, Serge Benda, coordinateur diocésain des mouvements de la jeunesse de la fraternité de la paroisse de Saint-Joseph, à Bangui.

 

J’étais au premier rang de la cérémonie, étant donné mes fonctions. La cérémonie s’est très bien déroulée jusqu’à ce que ce que l’évangile soit terminé, mais au moment des offrandes, vers 10 h du matin, des tirs se sont faits entendre.

 

Dans un premier temps, nous avons cru que c’était des petits bandits qui voulaient nous emmerder. À l’entrée de l'église, il y avait une voiture de police avec au moins sept policiers dedans, et ils ont échangé des tirs avec les hommes armés. Mais rapidement, cinq hommes ont escaladé le mur qui entoure l’église et sont entrés par l’arrière. Ils étaient armés de kalachnikovs et ont commencé à tirer sur les fidèles. Ils ont lancé deux grenades, l’une en plein milieu des fidèles, l’autre au niveau de l’autel. Ils ont tué un prêtre, des frères et des sœurs.

 

Les policiers devant l’église n’était pas en mesure de tenir face aux assaillants, et heureusement des militaires de l’armée centrafricaine en faction dans le PK5 sont venus en renfort. Grâce à leur intervention nous avons pu nous échapper et nous réfugier dans des salles de la paroisse.

 

"Je crains que ça soit le début d’une nouvelle vague de violences"

 

Il y a toujours une patrouille de la Minusca [mission des Nations Unies en Centrafrique, NDLR] juste à côté de l’église, notamment parce qu’elle a déjà été la cible d’une attaque en mai 2014. Mais ils n’étaient pas là aujourd’hui, je ne sais pas pourquoi.

 

LIRE SUR LES OBSERVATEURS : Violences à Bangui : "ils tiraient à vue sur les gens réfugiés dans l'église"

 

Il est clair pour moi que les assaillants sont des gens qui se disent musulmans, mais qui comprennent mal leur religion. Aujourd’hui les chrétiens et les musulmans ne devraient pas être la cible d’attaques juste en raison de leur confession… Je crains que cette terrible attaque ne soit le début d’une nouvelle vague de violences. Si des musulmans sortent du PK5, je crains qu’ils ne soient pris à partie.

 

"Nous avons brisé une partie d'un des murs de la paroisse et permis à des gens de sortir"

 

L'abbé tué se nommait Albert Tougoumalet. Selon le Réseau des journalistes pour les droits de l’Homme (RJDH) plusieurs sources affirment que c’est une des grenades qui l’a tué. Lors de l’attaque du 28 mai 2014, un prêtre avait déjà été tué dans la même église.

 

Plusieurs habitants de Bangui ont tenté de venir en aide à leurs concitoyens pris au piège dans l’église, alors que les assaillants affrontaient les forces de l’ordre, comme le raconte ce témoin qui requiert l’anonymat.

 

Ma sœur, ma nièce, mon neveu, plusieurs de mes proches assistaient à la cérémonie. Dès que j’ai appris qu’il y avait une attaque, j’ai couru sur les lieux. Avec d’autres personnes, nous avons brisé une partie d’un des murs de la paroisse et permis à des gens de sortir.

 

Dans l’église, c’était un carnage, il y avait des femmes, des enfants, des hommes par terre, morts. Ma voisine fait partie des personnes tuées et j’ai cru que mes proches aussi. Je pleurais en les cherchant, heureusement pour moi, ils sont sains et saufs.

 

"Des éléments de la Minusca ont regardé les gens vandaliser la mosquée, sans bouger"

 

Selon des témoins, plusieurs assaillants ont été tués, d’autres ont pris la fuite. L’attaque de l’église a provoqué un mouvement de colère, dont a été témoin notre Observateur Dieudonné Nzapa Danguia, journaliste à Bangui.

 

Je suis arrivé à l’église quelques minutes après l’assassinat du prêtre. C’était un peu avant 13 h. J’ai suivi les manifestants qui portaient la dépouille de l’abbé Albert Tougoumalet vers le palais de la présidence pour protester contre le gouvernement, accusé d’être incapable d’assurer la sécurité de la population. "Gouvernement incapable !", "gouvernement démissionnaire !" scandait la foule.

 

Arrivés à quelques mètres du palais, les manifestants ont été dispersés par les éléments de la gendarmerie qui ont tiré en l’air.

 

En représailles, certains manifestants ont vandalisé une mosquée située dans le quartier Lakouanga (plusieurs fois vandalisée au cours des dernières années, notamment après l’attaque de Notre Dame de Fatima en 2014). Des éléments de la Minusca sont venus, ont regardé les gens vandaliser la mosquée, mais ne se sont pas interposés. Des vandales ont pris tout ce qu’ils pouvaient, même des briques…



Quand les gendarmes ont tiré pour disperser la foule, des habitants, en majorité des chrétiens du quartier Gobongo, au nord de la ville, ont été pris de panique. Ils ont cru que des assaillants musulmans étaient venus pour s’en prendre à eux et saccager leurs maisons. Plusieurs habitants se sont précipités vers leurs voitures pour fuir la ville, au point de provoquer des bouchons sur la grande avenue qui mène vers le quartier PK12, et la sortie de la ville. Mais, ils sont retournés chez aux peu après avoir constaté qu’il s’agissait d’un fausse alerte.

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2 mai 2018 3 02 /05 /mai /2018 17:14
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Les russes entrent dans la danse des pourparlers avec les groupes armés

 

PAR JEAN FERNAND KOENA LE 1 MAI 2018

 

BANGUI, le 1er Mai 2018(RJDH)—Alors qu’ils poursuivent l’entrainement des FACA pour le maniement de leurs armes, les émissaires militaires russes entrent discrètement en pourparlers avec l’aile dure de la Séléka sous contrôle de Nouredine Adam. Information confirmée par le porte-parole du gouvernement Ange Maxime Kazagui à Bangui.

 

Depuis l’autorisation du Conseil de Sécurité, les soldats russes font preuve de la sociologie militaire et refusent d’être considérés comme des forces d’occupation. Après des distributions des vivres à la population du km5, c’est le tour des discussions avec les groupes armés à Kaga-Bandoro. L’implication des soldats russes intervient dans un contexte où l’Union Africaine dans le cadre de la mise en œuvre de sa feuille de route poursuit les discussions avec ces groupes armés en vue d’un dialogue avec les autorités du pays prévu probablement pour juillet.

 

L’aéronef des émissaires russes est atterri sur l’aérodrome de Kaga-Bandoro à la surprise de la population qui ne comprenait pas pourquoi les blancs membres de l’équipage puissent entrer en discussions avec les leaders des groupes armés. La réaction de cette population était d’empêcher l’avion de décoller de là. Sur les réseaux sociaux, cette réaction a fait un buzz, beaucoup sont ceux qui voient la main de la France jusqu’à ce que le porte-parole du gouvernement lève l’équivoque « cet avion dont on parle est un avion russe dont la mission de l’équipage serait de prendre contact avec les responsables des groupes armés »,a-t-il dit  avant d’appeler la population au calme.

 

La réaction du porte-parole cache mal la fermeté vis-à-vis des groupes armés. En langue nationale Sango, la précision de la déclaration gouvernementale est sans appel. « Dans la situation où nous nous trouvons comme vous le savez, il y a parfois le dialogue avant le combat. C’est pourquoi, j’ai reçu de la hiérarchie l’information suivante comme quoi ce sont les russes qui sont partis discuter avec les groupes armés » a-t-il insisté.

 

Les russes engagent des discussions avec les groupes armés peu après le regroupement des leaders de la Séléka à Kaga-Bandoro, puis à Ndélé mais aussi et surtout à un moment où le flux d’armes dans les zones sous contrôle des groupes armés s’intensifie.

 

Difficile de dire aujourd’hui si le Conseil National de la Médiation y est impliqué. Ce même doute  concerne aussi  l’engagement du  panel des experts de l’Union Africaine dans ce nouveau dialogue engagé par les russes. Toutefois, ces différentes structures ont appelé au dialogue dans la fermeté.

 

 

Centrafrique : Le Cardinal Nzapalainga réclame la justice après l’assassinat d’un prêtre de son diocèse

 

PAR JUDICAEL YONGO LE 2 MAI 2018

 

BANGUI, le 02 Mai 2018(RJDH) —-Dans une déclaration faite ce mercredi 2 mai 2018, le Cardinal Nzapalainga a réclamé du gouvernement et de la Minusca la justice suite à l’assassinat de l’Abbé Albert Toungoumale Baba, un prêtre de la paroisse Saint Mathias, tué alors qu’il présidait une messe en la paroisse Notre Dame de Fatima.

 

Que la toute la lumière soit faite les circonstances de l’attaque de Notre Dame de Fatima, c’est la ligne choisie par le Cardinal Dieudonné Nzapalaïnga dès sa descente d’avion, un jour après les tueries de l’Abbé Albert Toungoumalé Baba et de plusieurs paroissiens alors qu’ils prenaient part, à une messe de vœux. Une déclaration tant attendue dans un contexte où l’opinion nationale avec elle, l’église est suspendue à cette cérémonie de promesse.

 

Le premier temps fort de cette déclaration du Cardinal métropolitain de Bangui est la condamnation de l’acte et l’application de la justice. «J’en appelle au gouvernement et à la Minusca pour que la lumière soit faite. C’est à dire qu’on puisse savoir la vérité et que la justice soit rendue aussi à la population centrafricaine. C’est pourquoi, je voudrais sans ambages condamner énergétiquement ce qui s’est passé en la paroisse Notre Dame de Fatima» a lancé Dieudonné Nzapalainga.

 

Ces actes abominables sont inquiétants pour l’homme de Dieu qui s’interroge sur la destinée de ce pays «depuis des décennies, qu’avons-nous fait de ce pays ? Coups d’Etat, mutineries, rébellions à réplétion. Le résultat est devant nous. Nous avons des morts, des scènes de pillages,  des destructions. Derrière ces événements je me pose des questions : y a-t-il de la manipulation? ; y a-t-il de l’instrumentalisation? ; y a-t-il une volonté de diviser le pays?; y a–t-il un agenda caché?» Autant de questions qui ne trouvent pas encore de réponse.

 

Cette idée a été soutenue par l’Imam Kobine Layama, président de la Communauté Islamique qui juge inacceptable le crime odieux perpétré en la paroisse Notre Dame de Fatima, «c’est inacceptable que les agendas cachés puissent mettre en échec tous les efforts déployés en faveur de la paix, la cohésion sociale et le vivre ensemble dans le pays» a-t-il soutenu.

 

Un début de réponse aux interrogations de l’Eglise par la voix du Cardinal vient du gouvernement qui, dans une déclaration, a pointé du doigt l’aile dure de la Séléka dirigée par Nouredine Adam, leader du FPRC, réfractaire au processus de paix et à la main tendue du pouvoir de Bangui.

 

 

Centrafrique : Le chef d’autodéfense Force nie son implication dans l’attaque contre l’église de Fatima

 

PAR JEAN FERNAND KOENA LE 2 MAI 2018

 

BANGUI, le 2 Mai 2018(RJDH)— Mis en cause dans l’attaque contre l’église de Fatima, Nimery Matar, allias Force brise le silence et accuse la Minusca et les forces intérieures d’être à l’origine du drame. Accusation rejetée par la Minusca qui affirme ne pas être en première ligne mais plutôt les forces intérieures.

 

Selon Nimery Matar allias Force, la confusion faite par les éléments de la gendarmerie et le contingent portugais de la Minusca serait à l’origine du drame « ce sont les portugais et les gendarmes qui ont tiré sur un jeune ce matin qui était sur sa moto. Il pensait que c’était moi, alors que je suis malade depuis trois jours je souffre de la tension et suis alité. C’est en ce moment qu’on a amené le blessé éventré et que les éléments se sont soulevés. Je suis malheureux, ce que je ne fais pas on dit que c’est moi », a-t-il dit.

 

Accusation rejetée en bloc par la Minusca à travers Hervé Verhoosel chef de communication stratégique qui parle de tension « oui nous avons appris au même titre que vous qu’il y a affrontement en ce moment proche du km5, mais je puis vous dire que la Minusca n’est pas en première ligne », a-t-il répondu aux questions du RJDH.

 

Dans une déclaration gouvernementale, le porte-parole de gouvernement Ange Maxime Kazagui a accusé l’aile dure de la Séléka, le FPRC encore hostile au régime de Bangui d’être derrière cette attaque qui ne restera pas impunie.

 

Plusieurs personnes ont trouvé la mort dans cette attaque et plusieurs blessés sont pris en charge dans les centres de référencement ainsi que par MSF. Les leader religieux du pays appellent au calme et invitent le gouvernement et la Minusca de faire la lumière sur cette affaire.

 

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2 mai 2018 3 02 /05 /mai /2018 16:58
NOTE D’INFORMATION MINUSCA

 

 

 

LA MINUSCA EST AUX COTES DES AUTORITES CENTRAFRICAINES POUR  CONTRER LES ENNEMIS DE LA PAIX

 

 

Bangui, le 02 mai 2018 – La Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations Unies en Centrafrique (MINUSCA) réaffirme son engagement aux côtés des autorités centrafricaines pour combattre les ennemis de la paix et aider à rétablir l’autorité de l’Etat partout sur le territoire. « La MINUSCA réitère son engagement dans la protection des civils et son soutien aux autorités du pays », a indiqué mercredi le porte-parole de la Mission, Vladimir Monteiro, au lendemain des violences qui ont frappé la capitale Bangui.

 

Lors de la conférence de presse hebdomadaire de la Mission, le porte-parole est revenu sur les différents incidents dramatiques de mardi, notamment sur les causes de celui à Fatima, 3e arrondissement de Bangui : « Tout est parti de cette provocation du groupe criminel d’un individu bien connu du PK-5 et dont la fin les activités criminelles est au centre de l’opération de la MINUSCA et des autorités nationales du 8 avril ». Le porte-parole a souligné que « ce qui s’est produit mardi fait sans doute partie tentatives de manipulation pour faire croire que le problème est religieux. Il n’est en absolument rien ». Il a rappelé la condamnation, par la MINUSCA, des attaques visant les civils innocents et les bâtiments religieux et de culte, ainsi que l’appel à la population de la capitale et de la Centrafrique en général, à éviter toute escalade sur des bases confessionnelles.

 

La MINUSCA a maintenu, ce mercredi, son dispositif sécuritaire déployé la veille à Fatima et aux points névralgiques de Bangui, en étroite collaboration avec les forces de sécurité intérieure. « Ce dispositif a fonctionné toute la nuit avec des patrouilles renforcées pour rassurer les populations et éviter des incursions et des actes de violence contre les civils innocents. Ce dispositif reste maintenu dans la capitale, notamment autour de PK-5 pour éviter toute tentative d’incursion, par les groupes criminels, dans les quartiers avoisinants », a-t-il ajouté.

 

Au cours de la conférence de presse, le porte-parole a également souligné que critiquer injustement les autorités nationales et s’en prendre à la MINUSCA, c’est faire le jeu des ennemis de la paix qui essaient de manipuler la population. « La MINUSCA joint sa voix à celle des autorités nationales, des partenaires réunis dans le G5+ et des entités religieuses pour appeler la population à ne pas céder à la manipulation de ces éléments et bandes armées qui essaient de jouer sur la fibre religieuse et diviser », a-t-il martelé.

 

Pour sa part, le porte-parole de la Force de la MINUSCA, Lt-Col. Côme Ndayiragije, a rappelé les dispositions prises par la MINUSCA pour faire face à toute tentative du Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) de descendre sur Bangui à partir de Kaga-Bandoro. « La Force a renforcé les mesures et utilisera tous les moyens mis à sa disposition par le Conseil de sécurité, y compris la force, pour empêcher cela ». Dans la préfecture de la Mambere-Kadei, sud-ouest de la Centrafrique, la Force poursuit l’opération visant à expulser les éléments du groupe Siriri, dans le cadre de son mandat de protection des civils et de réduction de la présence et la menace des groupes armés, a ajouté le porte-parole.

 

Au cours de la conférence de presse de mercredi, l’ONG Child Soldiers International, partenaire de la MINUSCA à travers l’unité Protection de l’enfant, a présenté les grandes lignes du projet de prévention de recrutement d’enfants en Centrafrique, qui est lancé cette semaine à Bangui. Selon sa chargée de programme, Sandra Olsson, d’importants « progrès ont été réalisés ces dernières années pour mettre fin au phénomène des enfants associés aux groupes armés » dans le pays. « Cependant le recrutement persiste et des milliers d’enfants centrafricains subissent toujours cette violence qu’est l’enrôlement dans les groupes armés », a regretté cette responsable.

 

Le projet de prévention de recrutement d’enfants sera marqué par la distribution, à une quarantaine d’acteurs de la protection de l’enfance, de 2.000 exemplaires du manuel « Un enfant n’est pas un soldat - Comment prévenir le recrutement et l’utilisation d’enfants par la force dans les groupes armés en RCA ». Cet outil en français et sango a été publié grâce à la contribution du Gouvernement centrafricain, de la MINUSCA, de l’UNICEF, de Child Soldiers International et d’autres partenaires.

 

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Division de Communication Stratégique et d'information publique 

 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine 

https://minusca.unmissions.org  | @UN_CAR |

 

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