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11 mai 2018 5 11 /05 /mai /2018 23:29
Lu pour vous : Cemac : Délocalisation du siège à Malabo
Lu pour vous : Cemac : Délocalisation du siège à Malabo

 

 

 

http://gabonreview.com  par Désiré-Clitandre Dzonteu  vendredi 11 mai 2018 à 12:27

 

La persistance de la violence en République centrafricaine (RCA) a finalement eu raison des responsables de la Commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (Cemac). Ils ont décidé, le 9 mai dernier, à Douala (Cameroun), du redéploiement des services à Malabo (Guinée Equatoriale).

 

Réuni dans la capitale économique camerounaise, le Collège des commissaires de la Cemac, présidé par le Gabonais Daniel Ona Ondo, a abordé plusieurs dossiers dont la situation financière de la communauté, la relance des activités de la Commission, les Accords de partenariat économique (APE) avec l’Union européenne (UE) et la situation sécuritaire en Centrafrique.

 

Sur ce dernier point, «la Commission a exprimé, aux autorités politiques, ecclésiastiques et au peuple centrafricain, sa compassion aux familles des victimes des violences et exactions». Elle a ardemment souhaité «la restauration d’une paix durable en RCA qui passe entre autres, par le renforcement des mécanismes de traçabilité du commerce des ressources naturelles exploitées dans ce pays et dont les revenus renforcent les capacités militaires des groupes armés».

 

Face à la recrudescence de la violence, le feu vert a été unanimement donné pour la délocalisation du siège de l’institution à Malabo. «Au sujet du fonctionnement interne de la Commission, le Collège des commissaires s’est penché sur la situation des services à Bangui. Dans le contexte de crise qui sévit actuellement en RCA, la restauration des conditions stables pour le fonctionnement optimal des services devient urgente et indispensable pour assurer également la sécurité des personnels. A cet effet, le Collège a décidé d’accélérer le redéploiement des services de la Commission à Malabo», peut-on lire sur le communiqué final de cette rencontre.

 

Les Commissaires se sont émus de la résurgence des tensions à Bangui avant d’exhorter «les autorités et le peuple centrafricain à œuvrer pour la restauration d’une paix durable et la stabilité des institutions».

 

Statutairement, le siège de la Cemac est implanté à Bangui. Mais l’insécurité avait occasionné sa délocalisation à Malabo en Guinée Équatoriale depuis 2013. En fin 2017, l’institution était revenue dans la capitale centrafricaine avant de retourner une nouvelle fois à Malabo.

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11 mai 2018 5 11 /05 /mai /2018 22:28
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

Centrafrique : La justice soudanaise enquêtera à Bangui après le meurtre accidentel de l’aide de camp de l’Ambassadeur

 

PAR FLEURY AGOU LE 11 MAI 2018

 

BANGUI, le 11 Mai 2018 (RJDH) — Des juges soudanais seront dans les prochains jours à Bangui pour enquêter après l’assassinat de leur diplomate en Centrafrique. L’information est publiée par Xinhua un site d’information chinoise

 

Après le meurtre accidentel de l’aide de camp de l’Ambassadeur du Soudan lors de la journée « ville morte » le 4 mai à Bangui par des policiers centrafricains, Khartoum veut faire la lumière sur les circonstances de cet assassinat a rapporté Xinhua un site d’information chinoise.

 

Le journal annonce « l’arrivée imminente dans la capitale centrafricaine Bangui de juges soudanais afin de faire la lumière sur le meurtre d’un diplomate de leur pays tué à Bangui par des policiers ». Information recueillie auprès d’une source proche de la Primature, a indiqué Xinhua.

 

Après cet incident diplomatique sans précédent entre Bangui et Khartoum et vu sa gravité, le Premier Ministre centrafricain, Simplice Mathieu Sarandji, s’était rendu au Soudan accompagné du Ministre des Affaires Étrangères, Charles Armel Doubane et du Maire de la ville Bangui, Emile Gros Raymond Nakombo. Le chef du gouvernement était « porteur d’un message du Président Faustin Archange Touadéra à son homologue soudanais, Omar El Béchir pour lui présenter ses condoléances », a rapporté l’Agence de Presse centrafricaine (ACAP).

 

D’après l’ACAP, dans la capitale soudanaise, le premier ministre Sarandji a été reçu par le Président Omar El-Béchir, le Premier Ministre Bakri Hassan Saleh et la famille du défunt.

 

Le chef du gouvernement s’est réjoui de l’amitié entre son pays et le Soudan. « Mon plaisir, c’est de rendre compte qu’à travers les propos qui ont été tenus ici et là, et par le Premier ministre, et par la famille du défunt, et par le président de la République du Soudan lui-même, le général Omar Béchir, le Soudan sera toujours au côté du peuple centrafricain », a déclaré S.M Sarandji à la presse.

 

Le 4 mai pendant la journée « ville morte » décrétée par la société civile, « l’aide de camp de l’Ambassadeur du Soudan avait été repéré par les hommes de l’Office Centrafricain de Répression du Banditismes (OCRB) avec une arme dans sa voiture. Ils l’ont alors pris en chasse et l’ont abattu alors qu’il venait de rentrer à son domicile, une enceinte diplomatique soudanaise », a indiqué des sources.

 

 

Centrafrique : des juges soudanais attendus à Bangui suite au meurtre d'un diplomate de leur pays

 

BANGUI http://french.china.org.cn -- Le Premier ministre centrafricain Simplice-Mathieu Sarandji a annoncé jeudi, de son retour de Khartoum, au Soudan, l'arrivée imminente dans la capitale centrafricaine Bangui de juges soudanais afin de faire toute la lumière sur le meurtre d'un diplomate de leur pays tué à Bangui par des policiers, a appris Xinhua d'une source proche de la Primature.

 

Dans une déclaration officielle publiée jeudi, M. Sarandji a signalé qu'il s'était rendu à Khartoum pour transmettre un message de condoléances de la part du président centrafricain Faustin-Archange Touadéra à l'attention de son homologue soudanais Omar el-Béchir.

 

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10 mai 2018 4 10 /05 /mai /2018 20:54
Les ONG tirent "la sonnette d'alarme" sur la situation à Bangui
Les ONG tirent "la sonnette d'alarme" sur la situation à Bangui

 

 

 

Les organisations humanitaires internationales présentes à Bangui tirent la "sonnette d'alarme" sur leurs conditions de travail dans les zones de la capitale centrafricaine "affectées par les dernières violences communautaires".

 

"Depuis début avril 2018, la situation humanitaire dans ces zones est en train de se détériorer rapidement"écrit dans un communiqué du Comité de coordination des ONG internationales en Centrafrique (CCO).

 

Le CCO "tire la sonnette d’alarme quant à l’absence d’accès humanitaire dans certains quartiers de la ville, plus particulièrement" dans le quartier majoritairement musulman et commerçant du PK5 "et ses quartiers périphériques".

 

"Les populations n’ont pas accès aux services de base, dont les services de santé. Les acteurs humanitaires se voient refuser l’accès aux femmes, hommes et enfants qui attendent une assistance", selon le CCO qui ajoute: "L’impact de la situation sécuritaire sur les besoins humanitaires à Bangui est extrêmement inquiétant".

 

Le CCO rappelle que "les principes humanitaires de neutralité et d’impartialité sont aux coeur de l’action des acteurs humanitaires". "En aucun cas le personnel humanitaire et les blessés ne doivent être ciblés par des actes de violence", indique Benjamin Viénot, directeur en Centrafrique de l'ONG Action contre la faim (ACF), cité dans le communiqué.

 

Bangui connaît depuis le 1er mai un regain de tension et de violences depuis le 1er mai. Ce jour-là, l'arrestation d'un chef de milice armée dans le PK5, avait provoqué un déchaînement de violences, faisant au moins 24 morts et 170 blessés. Une église avait notamment été ciblée, provoquent la mort de plusieurs civils, dont un prêtre.

 

Divers barrages de jeunes et de milices, ainsi que les points de contrôle des forces de sécurité centrafricaines, se sont multipliés ces dix derniers jours, limitant la libre circulation des véhicules, y compris de ceux des humanitaires.

 

En outre, des tirs à l'arme automatique ont été régulièrement entendus depuis le 1er mai au PK5 et alentour.

 

Dimanche, au moins deux personnes ont été tuées et 10 blessées, victimes de ces tirs opposant parfois les forces de sécurité centrafricaines à des hommes armés, d'autres étant d'origine inconnue.

 

Avec AFP

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10 mai 2018 4 10 /05 /mai /2018 18:41
Le chef de la MINUSCA, Parfait Onanga-Anyanga annonce un plan de sécurisation de la RCA

 

 

 

Bangui, 9 mai (ACAP) – Le chef de la Mission multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation de la République Centrafricaine(MINUSCA), Parfait Onanga-Anyanga, a animé, mercredi 9 mai 2018, à Bangui, une conférence de presse au cours de laquelle, il a réaffirmé, que "les Nations Unies sont à pied œuvre avec les autorités centrafricaines pour contenir toutes les violences dans ce pays".

 

Le chef de la MINUSCA, Parfait Onanga-Anyanga annonce un plan de sécurisation de la RCA


Le but de cette conférence de presse est de passer en revue toutes les actions menées par les forces de défense et la police de la MINUSCA durant la semaine du 2 au 9 mai 2018.

 

« Nous avons un plan de sécurité, nos soldats sont à pied œuvre, de Kaga-Bandoro à Dékoa, pour que cette menace de marcher sur Sibut puis Bangui n’ait jamais lieu », a martelé le chef de la MINUSCA, ajoutant que la MINUSCA a mis en place un plan de sécurité qui permettra que la ville de Bangui ne soit pas envahie.

 

“Bangui nous préoccupe mais nous avons un plan pour la protéger mais aussi pour protéger ailleurs. Pour le KM-5, l’effort se poursuit pour arrêter les criminels qui prennent la population en otage”, a indiqué.

 

“Aujourd’hui, nous travaillons ensemble à Paoua et à Obo. Bientôt, nous serons ensemble à Bangassou et à Sibut”, a dit Onanga-Anyanga, ajoutant qu’une proposition de déploiement des FACA sera bientôt soumise au Conseil de sécurité des Nations Unies.

 

Il a par ailleurs annoncé l’arrivée, cette semaine à Bangui, d’une partie des 900 casques bleus additionnels autorisés par le Conseil de sécurité des Nations Unies.

 

Le Représentant spécial a souligné la collaboration étroite avec les autorités centrafricaines, notamment la formation de 500 policiers et gendarmes et de 600 auxiliaires de police ainsi que le travail sur le terrain avec les forces armées (FACA).

 

En conséquence, le Chef de la MINUSCA a invité la population centrafricaine à ne pas céder à la facilité ni à la vengeance populaire car cette dernière entretient un climat de violence sans fin.

 

Il a également souhaité que les responsables des organisations criminelles puissent être traqués afin qu’ils répondent de leurs crimes devant la justice centrafricaine.

 

« La MINUSCA n’est pas l’ennemi de la population centrafricaine, elle n’est pas une institution parfaite, mais elle fait tous les jours ce qu’elle peut pour assister la population et le gouvernement pour qu’ensemble on fasse grandir le champ de légitimité », a-t-il souligné.

 

L'annonce du Chef de la MINUSCA intervient 8 jours après l'attaque à la grenade de la paroisse Notre Dame de Fatima, dans le 3ème arrondissement de Bangui, qui a fait officiellement 30 morts et plus de 100 blessés.

 

Quatre jours après cette attaque, la Force de la MINUSCA a intercepté, près de Dékoa (259 km au nord de Bangui), une colonne d'assaillants faisant route en direction de Bangui.

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10 mai 2018 4 10 /05 /mai /2018 18:28
Lu pour vous : Pics de violence à Bangui. A ne pas confondre avec un conflit religieux
Lu pour vous : Pics de violence à Bangui. A ne pas confondre avec un conflit religieux
Lu pour vous : Pics de violence à Bangui. A ne pas confondre avec un conflit religieux
Lu pour vous : Pics de violence à Bangui. A ne pas confondre avec un conflit religieux
Lu pour vous : Pics de violence à Bangui. A ne pas confondre avec un conflit religieux

 

 

 

https://www.bruxelles2.eu  10 MAI 2018 

 

(B2) Après plus d’une année et demi de calme, la situation semble avoir singulièrement changé à Bangui. Les violences s’enchainent, sans que personne ne semble capable de désarmer les milices.

 

Mardi 1er mai, ce sont une église et une mosquée qui ont subi les dommages collatéraux du conflit, faisant plus d’une vingtaine de morts dans la capitale de Centrafrique.

 

Une bavure qui fait 22 morts

 

Tout commence avec un incident « banal » mardi soir. Des gendarmes centrafricains et un groupe de la milice « Force » s’affrontent. Le chef du groupe, Moussa « Empereur », aurait été blessé par balle, à quelques centaines de mètres du PK5. Pour la suite, deux versions coexistent. Les forces de l’ordre assurent que la milice est revenue à la charge et a attaqué les gendarmes. Depuis le comité de prévention des crises du 3e arrondissement de Bangui, les gendarmes se sont réfugiés dans l’église de Fatima, alors que la messe était en cours. Celle-ci s’est retrouvée entre deux feux. Résultat : plusieurs personnes tuées, dont le prêtre. S’ensuit une flambée de violence dans plusieurs points de la ville, avec pour cible les musulmans. Deux hommes sont brûlés vifs (deux Sénégalais) et la mosquée de Lakouanga est détruite. La foule est finalement dispersée à proximité du palais présidentiel. A la fin de la journée, le bilan est lourd : 22 personnes et plus de 100 autres blessées, dont deux casques bleus.

 

La menace venue de Kaga-Bandoro ?

 

Derrière ces événements, selon le président Touadéra, se trouvent les éléments du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC) conduits par Abdoulaye Hissène. Regroupés depuis plusieurs semaines à Kaga-Bandoro, ils menacent de « marcher sur Bangui ». Ce qui rappelle fortement le coup d’état de 2011 et inquiète les Centrafricains comme les acteurs internationaux présents à Bangui.

 

… accélérée par la présence russe 

 

Un facteur accélérateur des tensions semble être la présence, de plus en plus visible des Russes en RCA. Déjà, lors des incidents d’avril au PK5 (lire : Situation très tendue à Bangui depuis dimanche. Plusieurs morts, des dizaines de blessés) un militaire russe aurait été au cœur de l’action musclée menée dans le quartier. C’est d’ailleurs l’implication militaire croissante de la Russie aux côtés du gouvernement centrafricain qui est au cœur de la colère du FPRC. Un épisode impliquant des Russes a d’ailleurs failli mettre le feu aux poudres, samedi 28 avril. Selon RFI, un avion russe aurait atterri à Kara-Bandoro pour tenter de négocier avec les rebelles. A bord, trois hommes armés blancs, vite suspectés d’être Russes.

 

NB : en décembre 2017, le Kremlin a obtenu de l’ONU une exemption de l’embargo et donc l’autorisation de livrer – gratuitement – un chargement d’armes en RCA,. Un Ilyushin IL-76MD de l’armée russe, immatriculé RF78805, a déposé le 26 janvier et début février, en plusieurs voyages, environ 5.000 fusils d’assaut, des mitrailleuses, des pistolets et des lance-roquettes. Avec ces armes, 175 instructeurs russes se sont installés à Berengo, ancien palais de l’empereur Bokassa (lire : Les Russes entraînent l’armée centrafricaine à la place des Européens). Depuis, ils sont devenus très visibles. Ils ont notamment remplacé les casques bleus rwandais pour assurer la sécurité du président et pris le contrôle des systèmes de communication du pays

 

L’appel de Touadera pour renforcer la Minusca 

 

C’est dans ce contexte de dégradation de la sécurité que le président de la RCA, Faustin Touadéra a demandé à l’ONU d’augmenter les effectifs de la Minusca  lors de son dernier passage devant le Conseil de sécurité de l’ONU, le 24 avril dernier. « Nous lançons à nouveau un appel au renforcement des effectifs de la Minusca par des contingents opérationnels et professionnels. » Le président centrafricain demande surtout que la mission passe du maintien de la paix à « l’imposition de la paix afin d’éviter de faire échec aux efforts de consolidation et pérennisation de la paix ».

 

(Leonor Hubaut)

 


 

Commentaire : le faux pas de Antonio Tajani

 

Lors de la mini-session plénière de Bruxelles, mercredi dernier (2 mai), le président européen a commis un sérieux faux pas. Depuis son arrivée au perchoir de l’institution, Antonio Tajani veut faire de la politique extérieure son instrument pour obtenir plus de prestige, pour l’institution… ou pour lui-même (1). Profitant de la séance d’ouverture, l’Italien, ancien commissaire européen, a confirmé cette intention, passant en revue plusieurs actes violents à travers le monde pour les condamner. Sur la Centrafrique et Bangui, il a été prolixe, regrettant « l’assassinat de chrétiens » au lieu de parler plus amplement des violences. Comme si la mort de musulmans, le même jour, était sans importance ! Mais, surtout, il a utilisé le mot « génocide ». Un mot qui a une définition juridique très précise et ne peut être employé à tout propos. Il est tombé ainsi dans le piège partisan qui n’est pas à la hauteur du poste qu’il occupe. En RCA, il n’y a pas de conflit religieux. Certaines parties utilise cet argument pour envenimer le débat, mais le propre président centrafricain l’a bien signalé : « Ne tombez pas dans le piège du conflit confessionnel. »

 

(LH)

 

(1) A. Tajani n’a pas fait mystère de son désir de revenir sur la scène italienne, pour y occuper un poste de premier plan. Malheureusement la défaite de son parti Forza Italia, le prive (pour l’instant) de ce poste.

 

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10 mai 2018 4 10 /05 /mai /2018 18:17
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

Centrafrique : Présence signalée des FACA accompagnées des Russes à Sibut

 

PAR INNOCENT BANGA-ZIAMBI LE 10 MAI 2018

 

BANGUI, le 10 mai 2018 (RJDH)—La population de Sibut a accueilli favorablement le déploiement des forces loyalistes (FACA) accompagnées des russes à Sibut au centre du pays ce 8 et 9 mai dans la localité.

 

Plusieurs sources concordantes et locales ont confirmé au RJDH la présence des forces régulières accompagnées par leurs instructeurs russes un mois après la démonstration de Béréngo. Ce déploiement des FACA au centre du pays intervient dans un contexte où le nord du pays fait face à un mouvement des groupes armés hostiles au régime de Bangui et au processus DDRR.

 

Certains habitants contacté par le RJDH depuis Sibut ont confié que cette présence rassure de tout éventualité et compatible au souhait de la population «  je suis très heureuse de voir les FACA après plusieurs années, là je pense que nous sommes maintenant en sécurité et grâce à leur présence dans la ville, on peut facilement exercer en toute quiétude nos activités sans crainte, ni peur », a expliqué une commerçante de la ville.

 

Un notable de la localité sous couvert de l’anonymat demande au gouvernement de doubler d’effort pour assurer la sécurité de la population « c’est un pas mais il faut que l’Etat aille au-delà de ça pour profiter des dividendes économiques de la sécurité, nous en avons déjà assez de vivre tous les jours dans la psychose et l’angoisse » a soutenu ce septuagénaire.

 

Les Forces Armées Centrafricaines (FACA) ne sont pas dans cette ville depuis très longtemps suite à la restriction qui pèse sur elles depuis l’époque de la transition.

 

 

Centrafrique : Brève interpellation de Joseph Bendounga par la police ce matin suite à une marche à Bangui

 

PAR JEAN FERNAND KOENA LE 10 MAI 2018

 

BANGUI, le 10 Mai 2018(RJDH)—Le leaders du MDREC Joseph Bendounga est brièvement interpellé et relâché suite à une marche interdite par les autorités de Bangui. Un déni de démocratie selon l’opposant, une violation de la loi selon Eric Didier Tambo, procureur général.

 

Joseph Bendounga a saisi la municipalité de sa marche pour demander la levée des sanctions contre les FACA et la démission du premier ministre Simplice Mathieu Sarandji. La municipalité lui a opposé une fin de non-recevoir. Mais l’ancien allié de Touadera entend faire entendre sa voix comme celle de la société civile, méconnaissant l’appel du 8 mai fait par le parquet, suspendant toute marche dans le pays. C’est dans ce contexte qu’il a marché devant le siège de la Minusca à Bangui pour le centre-ville où le procureur général près la Cour d’Appel va ordonner son interpellation.

 

Selon Joseph Bendounga son meeting est un triomphe de la démocratie et la tentative de son arrestation est un recul de la démocratie « pendant que j’échangeais avec le procureur général, près la cour d’appel M Eric DidierTambo, il a reçu un appel et a répondu monsieur le ministre et après avoir été longtemps au téléphone après il a ordonné aux policiers et gendarmes de me laisser sortir ; j’ai monté dans leur véhicule pour sortir triomphalement cela c’est pour moi le triomphe de la démocratie qui n’existe pas dans le pays et qui traduit malheureusement que la justice est aux ordres de ceux qui gouvernent pour les retourner contre les démocrates qui demandent la levée de l’embargo et la réhabilitation des FACA » a-t-il déploré.

 

Mis en cause, le Procureur général a qualifié la marche de Bendounga de la violation de la loi. « Dans la Constitution de la République Centrafricaine, il est clairement dit que les manifestations sont permises. Mais le préalable c’est qu’il faut demander une autorisation au gouvernement par le biais de la Mairie. Il a écrit à la Mairie qui lui a répondu défavorablement. En dépit de cela, nous avons fait une déclaration le 8 mai, le procureur de la République a fait une déclaration pour dire que les marches sont interdites. On leur a signifié cela à la Primature. Malgré tout ça,  il a organisé sa marche, un acte qui est contraire à la loi établie de l’ordre public, c’est pourquoi on lui a interdit de faire la marche et il a outragé la police. J’ai demandé à ce qu’on puisse procéder à son interpellation », a indiqué le procureur général.

 

« Au niveau du Commissariat de port je lui ai fait savoir que lui aussi, il était membre du gouvernement Séléka jusqu’à ce que les Séléka puissent partir. Donc lui aussi il a contribué. Les gens qui se trouvent de l’autre côté sont ses partenaires, parce qu’il était leur ministre et qu’il ne peut pas venir tromper la population pour dire qu’il est avec elle », a-ajouté le procureur général Eric Didier Tambo.

 

La marche de Joseph Bendounga fait suite au mot d’ordre de ville morte demandée par le Groupe de Travail de la Société Civile hier alors que l’Eglise catholique demande trois jours de prière en la mémoire des personnes tuées le 1er mai en la paroisse Notre Dame de Fatima.

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9 mai 2018 3 09 /05 /mai /2018 19:04
L'ONU appelle à une action préventive en Centrafrique
L'ONU appelle à une action préventive en Centrafrique

 

 

L'ONU appelle à une action préventive en Centrafrique

 

https://www.swissinfo.ch  09. MAI 2018 - 15:21

 

L'ONU est inquiète des récentes violences communautaires en Centrafrique. Le Haut-commissaire aux droits de l'homme Zeid Raad al-Hussein a appelé mercredi à Genève à une action préventive pour éviter une détérioration importante de la situation.

 

Il y a une semaine, plus de 20 personnes ont été tuées et 185 blessées après qu'un groupe armé ait attisé la violence et attaqué une église à Bangui. Celui-ci protestait contre une tentative du gouvernement d'arrêter un de ses dirigeants.

 

Ces attaques ont déclenché des actes de vengeance menés par la communauté chrétienne, notamment l'assassinat de trois civils musulmans. Les violences se sont poursuivies le week-end dernier. Des maisons, des hôpitaux, des églises et des mosquées, ont été ciblés dans la capitale.

 

M. Zeid dénonce "l'incitation à la violence" et redoute que de tels actes puissent s'étendre. Il appelle le gouvernement et la communauté internationale à la vigilance et à prendre des mesures adaptées.

 

Et de demander d'établir la "responsabilité pénale individuelle" des responsables pour éviter que les groupes armés n'utilisent la population pour perpétrer des violences. Ces affrontements ne doivent pas remettre en cause les efforts de paix facilités actuellement par l'Union africaine (UA), affirme également M. Zeid.

 

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NOTE D’INFORMATION

 

 

LE REPRÉSENTANT SPÉCIAL RÉAFFIRME L’IMPORTANCE DU DIALOGUE POUR UNE SORTIE DE CRISE

 

 

Bangui, le 09 mai 2018 – Le Représentant spécial du Secrétaire général en République centrafricaine et Chef de la MINUSCA, Parfait Onanga-Anyanga, a réaffirmé mercredi à Bangui l’importance du dialogue avec les groupes armés en vue d’une solution définitive à la crise en Centrafrique, tout en soulignant que  la force de la Mission constituera un moyen de pression dans cette démarche de dialogue.

 

« Certains continuent de croire que la paix est au bout du canon. La stratégie pour réduire la présence et la menace des groupes armés ne prévoit pas que la force. La sortie de crise doit être basée sur le dialogue, appuyé par la force », a dit le Représentant spécial, rappelant à cet effet la main tendue du Chef de l’Etat ainsi que l’initiative de l’Union africaine pour la paix et la réconciliation, soutenues par la MINUSCA. « Il faut que les groupes armés soient invités à la table de négociation mais en même temps il faut maintenir la pression militaire », a renchéri le Chef de la MINUSCA, rappelant que la MINUSCA n’a pas hésité à recourir à Force lorsque des groupes armés ont menacé les institutions et les populations. 

 

Au cours de la conférence de presse hebdomadaire de la MINUSCA, le Représentant spécial s’est exprimé sur les récentes violences à Bangui ainsi que les menaces du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC), indiquant que la MINUSCA travaille sur les deux fronts avec les autorités centrafricaines. “Bangui nous préoccupe mais nous avons un plan pour la protéger mais aussi pour protéger ailleurs. Pour le KM-5, l’effort se poursuit pour arrêter les criminels qui prennent la population en otage”, a indiqué Onanga-Anyanga. A propos du FPRC, il a indiqué qu’à “ceux qui menacent de descendre sur Bangui, nous leur opposerons la légitimité nationale et internationale ainsi que la force de cette Mission. Nous avons mobilisé nos capacités”

 

Le Représentant spécial a souligné la collaboration étroite avec les autorités centrafricaines, notamment la formation de 500 policiers et gendarmes et de 600 auxiliaires de police ainsi quele travail sur le terrain avec les forces armées (FACA). “Aujourd’hui, nous travaillons ensemble à Paoua et à Obo. Bientôt, nous serons ensemble à Bangassou et à Sibut”, a dit Onanga-Anyanga, ajoutant qu’une proposition de déploiement des FACA sera bientôt soumise au Conseil de sécurité des Nations Unies. Il a par ailleurs annoncé l’arrivée cette semaine à Bangui, d’une partie des 900 casques bleus additionnels autorisés par le Conseil de sécurité des Nations Unies.

 

Le Représentant spécial est également revenu sur “ceux qui s’en prennent à la MINUSCA”, indiquant que la Mission est liée “au sort et à l’avenir” de la Centrafrique. “Il y a une mauvaise compréhension de la MINUSCA. Evitons la thèse du complot. Nous sommes venus soutenir un pays en difficulté et, ensemble avec le Gouvernement, nous continuons à faire ce travail difficile”, a-t-il dit, tout en reconnaissant certaines. Cependant, le Représentant spécial a tenu à préciser que les appels à la haine contre la Mission sont désormais monitorés le Conseil de sécurité, dans le cadre de la résolution 2399 adoptée en janvier 2018. Ladite résolution demande au Groupe d’experts sur la République centrafricaine de “recueillir, en coopération avec la MINUSCA, tout élément attestant d’actes d’incitation à la violence, en particulier à motivation ethnique ou religieuse, qui compromettent la paix, la stabilité ou la sécurité en République centrafricaine et permettant d’identifier les auteurs de tels actes, et en rendre compte au Comité” des sanctions.

 

Le Chef de la MINUSCA a conclu la conférence de presse avec des appels à la population centrafricaine à s’engager dans la paix et à éviter toute stigmatisation communautaire. Il a également invité les medias centrafricains à contribuer aux efforts de paix en Centrafrique, en s’assurant que leurs “articles ne contribuent à empirer la situation”.

 

______________________________________________________________________________

Division de Communication Stratégique et d'information publique 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine 

https://minusca.unmissions.org  | @UN_CAR |

 

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9 mai 2018 3 09 /05 /mai /2018 19:03
Lu pour vous : Centrafrique, la France muette face à Poutine

 

 

 

https://mondafrique.com  Par Nicolas Beau  9 mai 2018

 

 

Poutine avance désormais ses pions en Centrafrique. La France tourne… courageusement la tête. 

 

La naïveté des diplomates occidentaux est abyssale. Pour l’Afrique centrale et notamment en Centrafrique, la France s’en remet à l’ONU, à l’Union européenne et à l’Union africaine. Il est vrai qu’à Bangui, les problèmes se succèdent chez ses diplomates comme chez ses militaires.

 

Depuis le hold up électoral du tandem Bozize-Touadera de 2011, déclencheur de la crise nationale, quatre ambassadeurs français se sont succédé sans pouvoir trouver les remèdes à la crise. Un cinquième ambassadeur est attendu cet été. Cet impressionnant turn over est édifiant.

 

Le Drian au rapport

 

En revanche, depuis 2012, d’abord comme tout puissant ministre de la Défense sous le quinquennat de Francois Hollande et maintenant comme ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian connaît bien la crise centrafricaine. Il devra un jour s’expliquer les nombreuses erreurs d’appréciation de la France, comme l’arrivée tardive et le départ prématuré de l’Opération Sangaris, les soutiens aveugles à des régimes corrompus et la faiblesse devant Poutine.

 

Emmanuel Macron n’a-t-il pas vu en Poutine un « homme fort »? N’a-t-il pas ajouté « quand vous êtres faibles, il s’en sert »? Or telle est bien la situation en Centrafrique.

 

Poutine doit probablement frotter ses yeux devant cet abandon en rase campagne de la France et de l’ONU.

 

Où sont les actes?

 

Du 24 au 26 mai 2018, Emmanuel Macron doit se rendre en Russie afin notamment de participer au 22 ème Forum économique international de Saint-Petersbourg. Il y rencontrera le Tsar dans sa ville natale et croisera peut-être le président Touadera, invité personnel de Vladimir Poutine.

 

Le jeune président français reprendra ses thèmes favoris qui plaisent tant en France, mais moins en Europe, notamment en Allemagne: dialogue avec la Russie pour qu’elle modifie sa politique en Syrie et en Ukraine et qu’elle s’arrime à l’Europe, pression sur l’Union européenne pour qu’elle revoit ses sanctions économiques envers la Russie, souhait d’une meilleure prise en compte des libertés publiques et un digne traitement des opposants.

 

Le risque est que le discours d’Emmanuel Macron soit de plus en plus incantatoire. Comme en bon joueur d’échecs, Poutine écoutera par courtoisie, se félicitera de cette opportune visite qui atténue considérablement son isolement en Occident et qui lui permet d’avancer ses pions en Afrique centrale, notamment en République centrafricaine.

 

Poutine n’est pas un gentleman

 

Le fameux accord de Sotchi du 9 octobre 2017 entre le président Touadera et le ministre Lavroff est resté secret. Outre l’appui des Russes pour la protection du régime centrafricain et la livraison d’armes pour les militaires, de nombreux volets économiques touchent probablement aux domaines attractifs centrafricains: le pétrole, les minerais précieux, les Terres rares, les Télécoms et la situation géostratégique du pays offrent de potentielles contreparties intéressantes.

 

Les dizaines d’experts militaires russes ont été rejoints par des mercenaires, géologues, hommes d’affaires, liés à des oligarques proches de Poutine, et par des experts en désinformation et déstabilisation. Plusieurs médias centrafricains ont déjà commencé une campagne anti française primaire. Des drapeaux français ont été hissés au pk5 pour manipuler une population prête à croire la moindre fakenews. Les réseaux d’anciens étudiants boursiers russophones sont réactivés. La base militaire de Bérengo est sur le point d’être réhabilitée et pourrait bientôt accueillir les gros porteurs kazakhs et russes.

 

Un accord secret

 

D’impressionnants convois militaires russes,  comme celui près de Birao, le 7 mai 2018, venant du Darfour, ont pour destination la Vakaga et le Bamingui-Bangoran. Cette région est riche en pétrole et la Chine y était très présente. Poutine joue sa partie d’échecs en toute quiétude et sans opposition. Il est vrai qu’en face Trump a juste des mots dégradants pour qualifier le genre de pays qu’est devenu le Centrafrique.

 

Neville Chamberlain, le Premier ministre anglais en 1939, le constatait amèrement après la violation par Hitler des Accords de Munich,  «  Monsieur Hitler n’est pas un gentleman ». Le président Macron, après la mystification de l’accord de l’Onu pour la livraison d’armes au régime du président Touadera, pourrait dire lui aussi:  «  Monsieur Poutine vous n’êtes pas un gentleman ».

 

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9 mai 2018 3 09 /05 /mai /2018 18:49
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : L’OCDH exige l’implication de la CPS dans la lutte contre les graves violations des Droits de l’Homme

 

PAR JUDICAEL YONGO LE 9 MAI 2018

 

BANGUI, le 09 mai 2018(RJDH) —-L’Observatoire Centrafricain des Droits de l’Homme(OCDH) a,  dans un communiqué de presse, demandé aux autorités de la Cour Pénale Spéciale de s’impliquer sans délai dans la lutte contre l’impunité et d’ouvrir des enquêtes contre les présumés auteurs. Il dénonce la lenteur dans la mise en œuvre de cette cour hybride en Centrafrique en dépit des moyens mis à sa disposition.

 

La position de l’OCDH contre la Cour Pénale Spéciale d’ouvrir des enquêtes sur les crimes intervient dans un contexte de la recrudescence de la violence de ces derniers moments dans la capitale, violences ayant entraîné de graves violations des Droits de l’Homme dans le pays. L’OCDH dans ce communiqué de presse publié le 08 mai dernier, dénonce la lenteur de la Cour pénale spéciale en charge de la lutte contre les graves violations, «alors que des moyens importants sont mis à sa disposition lui permettant d’ouvrir les enquêtes et de poursuivre les présumés auteurs » peut-on lire dans le communiqué.

 

L’OCDH exhorte les autorités judiciaires de la CPS chargée de réprimer les crimes de masse et de «s’impliquer effectivement sans délai dans la lutte contre l’impunité en Centrafrique» précise le document.

 

Une source proche de la Cour Pénale Spéciale contactée par le RJDH déclare «je sais que le Procureur de la CPS travaille en ce moment sur les crimes dans le pays et la Cour progresse dans les enquêtes au moment-même où je vous parle» a confié cette source au RJDH.

 

Dans ce document dont le RJDH a eu copie, l’OCDH s’insurge contre de pareils agissements et dénonce ces graves violations des droits de l’Homme perpétrées par des bandits armés.

 

 

Centrafrique: La ville morte diversement observée à Bangui la capitale centrafricaine

 

PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 9 MAI 2018

 

BANGUI, 09 Mai 2018(RJDH) — La population banguissoise est divisée sur l’observation de la ville morte ce mercredi 09 Mai lancée par le Groupe Travail de la Société Civile. Elle exhorte plutôt le gouvernement à procéder à la sécurisation de la population civile.

 

La ville de Bangui semble retrouver un semblant de quiétude après l’attaque de la paroisse Notre Dame de Fatima mais le Groupe de Travail de la Société Civile persiste et signe  dans sa démarche de pousser le gouvernement à trouver une solution par rapport à la montée en puissance de la violence.

 

«Ville morte», ce mot d’ordre de la société civile n’est pas  du goût de certaines personnes. Sylvestre rencontré devant le Commercial Bank of Central Africa (CBCA) ne voit pas la solution de la crise dans l’organisation de la ville morte mais plutôt dans le désarmement, «nous avons observé la ville morte plusieurs fois dans le pays et elle n’a rien changé ; la paix n’est pas revenue. Il revient au gouvernement de prendre ses responsabilités pour que le pays soit désarmé. Et à la Minusca de travailler conformément à leur mandat pour stabiliser le pays», a-t-il souhaité.

 

«C’est bien de compatir avec les autres et pousser le gouvernement à trouver une solution. Nous sommes dans un pays pauvre où nous vivons de ce que nous gagnons quotidiennement. Mais si nous observons la ville morte comment est-ce que nos enfants vont manger?» C’est la question que se pose Huguette, une vendeuse de bananes plantains et mère de cinq enfants.

 

Certains banguisois   saluent la position du gouvernement en appelant les Centrafricains à aller au travail, «comment on peut organiser une ville morte dans un pays où la sécurité n’est pas effective. Nous avons un président démocratiquement élu et un gouvernement. Il faut laisser le temps au président et à son gouvernement de faire leur travail », a lâché Melvine rencontré au carrefour du centre ville.

 

«Vu l’allure à laquelle évoluent les choses, c’est comme si on n’a pas de président démocratiquement élu. Il a tout le pouvoir; qu’il prenne une décision afin de mieux sécuriser le pays », a souhaité Gilbert.

 

La ville morte du 09 Mai est diversement observée. Les taxis et bus, motos-taxis, les services de l’Etat ont fonctionné ce jour. Le silence est beaucoup plus perceptible au niveau des banques et de quelques boutiques.

 

Cette ville morte vient après celle organisée le 04 Mai 2018 à Bangui. Elle avait été observée à 80 % contrairement à celle de ce jour.

 

 

Centrafrique : Le gouvernement et le GTSC divisés sur le bilan de la ville morte

 

 

PAR VIVIEN NGALANGOU LE 9 MAI 2018

 

BANGUI, le 9 Mai 2018(RJDH)—Le mot d’ordre de la ville morte est un échec selon le porte-parole du gouvernement Ange Maxime Kazagui, par contre un succès selon Gervais Lakosso, du Groupe de Travail de la Société Civile. Positions exprimées au RJDH à la mi-journée de ce mercredi 9 mai 2018.

 

Le Groupe de Travail de la Société Civile a maintenu son mot d’ordre de grève après l’échec de pourparlers avec le gouvernement hier soir.  A 12h, heure de Bangui, le bilan fait état d’un échec selon le gouvernement qui félicite les Centrafricains d’avoir bravé le mot d’ordre et accuse le Groupe de Travail de la Société Civile d’avoir empêché les Centrafricains dans leur mouvement d’aller et venir.

 

Joint par le RJDH, le ministre porte-parole du gouvernement se félicite du fait que les services et les maisons de commerce sont opérationnels «les Centrafricaines et Centrafricains sont matures et ne font pas d’amalgame et ont eu la présence d’esprit l’intelligence de savoir ce qui est bon pour eux. Effectivement, beaucoup de Centrafricains ont voulu aller travailler, mais quelques-uns ont été empêchés illégalement soit par des barrières, soit  par la saisie de leur  moto qui les transportait ou par les menaces contre les conducteurs de véhicules qui voulaient circuler et conduire les travailleurs au lieu de leur travail» a développé le ministre porte-parole du gouvernement.

 

Faux, rétorque Gervais Lakosso qui parle quant à lui d’un succès du mot d’ordre de la ville morte qu’il a lancé «le mot d’ordre est un succès à 90% ; les banques sont fermées mais aussi l’administration publique et privée. C’est un signal fort pour réveiller les autorités de leur sommeil léthargique. L’objectif est atteint et nous les invitons à respecter le peuple ; nous ne sommes pas des opposants ; nous sommes le peuple qui a mal et qui se tourne vers ceux à qui il a confié son destin pour demander la sécurité » a insisté Gervais Lakosso, Coordonnateur du Groupe de Travail de la Société Civile.

 

Selon le constat du RJDH, la pluie de ce matin a beaucoup joué dans l’observation de la ville morte. Cependant les activités ont progressivement repris dans la journée et certaines banques ont ouvert à midi tandis que d’autres sont restées fermées. Pour certains banguissois, c’est une ville morte de trop, alors que pour d’autres il faut rester solidaires de la société civile mais pas dans le schéma de la ville morte.

 

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8 mai 2018 2 08 /05 /mai /2018 21:23
Déclaration du Secrétaire de presse de la Maison Blanche sur la violence religieuse en République centrafricaine

 

 

Déclaration du Secrétaire de presse sur la violence religieuse en République centrafricaine

 

POLITIQUE  ÉTRANGÈRE

 

 

3 mai 2018

 

 

Les États-Unis sont extrêmement préoccupés par les récentes attaques contre des édifices civils, notamment l'attaque de mardi contre une église chrétienne dans le quartier de Fatima à Bangui et les attaques de représailles contre des membres de la communauté musulmane. Nous exhortons les responsables du gouvernement de la République centrafricaine (RCA) à assurer la sûreté et la sécurité de tous ses citoyens, quelle que soit leur religion.

 

Les forces de sécurité de la RCA doivent faire preuve de professionnalisme face aux défis de sécurité en cours. Nous soutenons la réponse rapide de la Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations Unies pour protéger les civils et remplir leur mandat.

 

Plus important encore, nous appelons les citoyens de la RCA à rejeter l'incitation à la violence et à la haine, en particulier par les groupes armés qui cherchent à exploiter la situation actuelle pour leur propre bénéfice. Les États-Unis soutiennent le peuple de la République centrafricaine et son gouvernement élu alors qu'ils s'emploient à améliorer la sécurité, la paix et la prospérité.

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