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23 mai 2018 3 23 /05 /mai /2018 21:52
La République centrafricaine, vitrine africaine d’un modèle de justice (HRW)

 

 

 

La Cour pénale spéciale jugera les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité

 

La Cour pénale spéciale, une nouvelle opportunité pour les victimes en République centrafricaine

 

Les gouvernements de toute l’Afrique devraient prendre note des événements récents, en République centrafricaine, qui visent à rendre justice aux victimes des crimes graves qui ont été commis dans le pays.

 

La Cour pénale spéciale (CPS), mise en place en 2015, est un tribunal national qui travaille avec un important appui international. La Cour emploie des juges, procureurs et administrateurs issus de la communauté internationale, qui travaillent aux côtés de professionnels centrafricains. Les Nations Unies apportent leur contribution dans les domaines de la sécurité du tribunal, du recrutement, de la formation des enquêteurs et de la protection des témoins. (Nous avons étudié les avancées de la Cour dans un rapport publié la semaine dernière.)

 

Trop souvent, les pays qui subissent des atrocités de masse n'ont pas la capacité, ou la volonté, de juger ce type de crimes. La CPS est un bon exemple de la façon dont les gouvernements peuvent faire preuve de leur implication envers les victimes en s’associant à des partenaires internationaux pour œuvrer à surmonter leurs difficultés. Par ailleurs, les procès au sein du pays – ou à proximité – peuvent avoir plus d’impact et de résonance que ceux qui se tiennent dans des tribunaux éloignés.

 

Juger les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité en République centrafricaine ne sera pas chose facile. La Cour aura besoin de gérer des problèmes de sécurité – des groupes armés contrôlent toujours de grandes zones du pays et la violence a récemment refait surface à Bangui, la capitale. De plus, pour réussir, le tribunal a besoin de beaucoup plus de financements de la part des donateurs.

 

Mais la Cour a réalisé des avancées importantes. Ses membres principaux – notamment le procureur spécial, le greffier en chef, les enquêteurs et les juges – sont désormais en poste, et déjà au travail, dans des locaux de fortune à Bangui. Le programme de sensibilisation a démarré pour expliquer la mission de la Cour aux communautés locales. Si ce tribunal parvient à mener des poursuites judiciaires crédibles contre les auteurs des atrocités, cela représenterait une rupture radicale par rapport au passé chaotique du pays, un passé de violences encouragées par l’impunité.

 

La CPS œuvrera également aux côtés de la Cour pénale internationale (CPI). La CPI a ouvert deux enquêtes dans le cadre de la République centrafricaine, qui lui ont été renvoyées par le gouvernement, et elle jugera probablement quelques criminels de haut rang.

 

La CPS ne sera pas le remède de tous les maux qui rongent la République centrafricaine, mais elle pourrait aider à remettre le pays sur le bon chemin. Dans ce pays, comme cela a pu être le cas dans beaucoup d’autres, l’absence de justice alimente la criminalité. Pour obtenir une paix durable, il est crucial que les auteurs des très nombreux graves crimes internationaux commis à l’encontre des civils soient forcés de rendre des comptes devant la justice.

 

Quant aux gouvernements du monde entier qui sont confrontés à des crimes graves commis chez eux, ils peuvent voir la CPS comme un modèle qu’ils devraient explorer afin de traduire en justice leurs propres responsables.

 

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23 mai 2018 3 23 /05 /mai /2018 21:50
Rapatriement du corps du soldat mauritanien, tué en Centrafrique

 

 

Mauritanie: Arrivée à Nouakchott de la dépouille du martyr tombé sur le champ d'honneur en Centrafrique

 

https://www.maghrebemergent.info  mercredi 23 mai 2018 14:26

 

La dépouille du militaire mauritanien, tombé jeudi dernier, en martyr en République de Centrafrique (RCA) est arrivée mercredi matin à Nouakchott.


Le soldat principal Hachem Maalaïnine Ould Touhamy est décédé lors d’une attaque perpétuée par les milices anti-balaka contre le contingent mauritanien de maintien de paix, qui assurait la sécurité d’un cortège de l’ONU.


La dépouille a été accueillie à l’aéroport international de Nouakchott, Oumoutounsy, par le ministre de la Défense nationale, M. Diallo Mamadou Bathia, accompagné du chef d'état-major adjoint des armées, le général de division Hanana Ould Sidi et en présence des chefs des états-majors de la marine nationale et de l’armée de l’Air, du père du défunt et d’un certain nombre d'officiers supérieurs à L’état- major général national des armées.


Le ministre de la Défense nationale a remis au père du martyr une médaille d'honneur de la première classe, un drapeau national et le casque du soldat.


La dépouille du martyr, qui a été couverte du drapeau national, a été portée par des éléments de l'armée nationale à la mosquée Ibn Abass où une prière du mort a été effectuée avant la mise en terre aux cimetières de Riyad, Nouakchott Sud.

 

AMI

 

Rapatriement du corps du soldat mauritanien, tué en Centrafrique

 

ALAKHBAR (Nouakchott) 23.05.2018  Heure: 19:46 GMT- La dépouille du militaire mauritanien, "tombé jeudi dernier, en martyr en République de Centrafrique (RCA) est arrivée mercredi matin à Nouakchott", a rapporté l'Agence Mauritanienne d'Information (AMI).

 
Hachem Maalaïnine Ould Touhamy est décédé lors d’une attaque des milices anti-balaka contre les forces mauritaniennes qui assuraient la sécurité d’un cortège de l’ONU.

Le ministre mauritanien de la Défense, Mamadou Bathia, a remis au père du martyr une médaille d'honneur de la première classe, un drapeau national et le casque du soldat.

La dépouille du martyr a été couverte du drapeau national et portée par des éléments de l'armée à la mosquée Teouba où la prière mortuaire a été effectuée avant son inhumation aux cimetières de Riyad, Nouakchott Sud.

 

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23 mai 2018 3 23 /05 /mai /2018 21:48
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

Centrafrique : L’idée de destitution du président de l’Assemblée Nationale, portée par Bea du KNK intéresse la presse écrite

 

PAR RJDH LE 23 MAI 2018

 

BANGUI, 23 mai 2018 (RJDH)–Les différends politiques entre Bertin Bea, député de Boali et le président de l’assemblée nationale Karim Meckassoua, préoccupent nos confrères de la presse écrite.

 

Une crise parlementaire à l’heure actuelle ? C’est un titre de nos confrères de l’Agora pour qui l’Assemblée Nationale est en phase de connaitre une crise spectaculaire. Nos confrères sont revenus sur les accusations portées contre le président de l’Assemblée Nationale et l’appel de sa destitution lancée par le député du KNK Bertin Bea. L’Agora trouve sérieuses et graves les accusations de clientélisme, de gestion opaque des fonds alloués et de corruption lors du vote du premier bureau de l’Assemblée Nationale. Le journal estime que si ces faits sont fondés, ce n’est pas seulement la destitution du président de l’Assemblée Nationale qu’il faut mais la dissolution pure et simple du parlement.

 

« Bertin Bea accuse », c’est le titre du journal le petit observateur centrafricain qui est revenu sur l’essentiel des propos tenus par l’honorable Bertin Bea lors de la conférence de presse qu’il a tenue à son domicile de Bangui. L’auteur de l’article, met en relief les accusations de forfaiture, des faits délictueux qui ne permettent plus à Karim Meckassoua de présider l’Assemblée Nationale. Reprenant le conférencier, Le petit observateur centrafricain estime que Karim Meckassoua n’a plus l’honorabilité nécessaire pour garder son poste.

 

C’est l’appel à la destitution du président de l’Assemblée Nationale qui intéresse nos confrères d’Adrénaline Info. Mettant cote à cote les images de Bea et Meckassoua pour illustrer son article, le journal trouve fondées les accusations portées contre le président de l’Assemblée Nationale et soutient l’idée de sa destitution.

De tous les articles écrits, aucune réaction du Camp Meckassoua, réaction qui pourrait se faire enregistrer dans les prochains jours.

 

Un autre sujet paru dans les kiosques, c’est le déplacement manqué du président de la République à Bria. Le confident accuse les combattants du FPRC d’avoir boycotté ce voyage présidentiel en tirant, la vieille, un peu partout dans la ville. Le journal regrette l’attitude de ces groupes armés car, selon nos confrères, le chef de l’Etat devrait, lors de ce déplacement poser la première pierre d’une infrastructure sanitaire.

 

Adrénaline Info développe ce jour un certain optimisme sur l’issue de la crise. Selon ce journal, les auteurs des crimes en Centrafrique, ne sauraient échapper à la justice, une position exprimée dans l’article, intitulé « quelle que soit la durée de la nuit, les auteurs des violences interminables finiront par être rattrapés ».

 

Des sujets politiques dans les kiosques. L’Agora publie ce mercredi 23 mai 2018, l’intégralité de la déclaration de la plateforme Front des partis politiques pour la protection de la démocratie, déclaration dans laquelle, elle s’en prend à l’ancien ministre Jean Serge Bokassa qui a appelé à une union sacrée autour de lui. Cet appel, selon cette plateforme cache mal l’intention déstabilisatrice de son auteur, intention qu’elle promet combattre par tous les moyens.

 

Le Confident s’oppose à l’initiative de l’union africaine qui, selon nos confrères, est une stratégie pour faire passer et légitimer l’amnistie contre quoi les Centrafricains battent depuis le début de cette crise. Le contenu et la position du journal sur la question sont résumé par le titre « l’initiative panafricaine de la paix ou l’une des facettes du complot »./

 

Sylvestre Sokambi

 

 

Centrafrique : Des policiers de la Minusca prêtent serment comme OPJ de la CPS en violation de la loi

 

PAR JEAN FERNAND KOENA LE 23 MAI 2018

 

BANGUI, le 23 Mai 2018 (RJDH)—Six policiers internationaux ont prêté serment le 22 mai dernier comme Officiers de Police judiciaires de la Cour Pénale Spéciale. Ce serment semble violer certaines dispositions de la loi portant création et fonctionnement de cette cour mixte.

 

Le travail des Officiers de la police Judiciaire de la Cour Pénale Spéciale est réservé aux policiers et gendarmes centrafricains comme le stipule  l’article 30 de la loi organique portant création, organisation et fonctionnement de la Cour Pénale Spéciale, « l’Unité spéciale de police judiciaire est composée d’officiers de police judiciaire nationaux issus des rangs de la Gendarmerie nationale et de la police Centrafricaine…… ».

 

Contrairement à cette disposition qui semble assez claire, six policiers de la Minusca ont prêté serment comme Officiers de Police Judiciaire de la CPS lors d’une cérémonie présidée par le numéro 1 de la cour d’appel de Bangui en présence du ministre de la justice Flavien Mbata. Interrogé sur ce qui parait clairement être la violation de la loi, Eric Didier Tambo, procureur général près la Cour d’Appel de Bangui brandit l’article 32 de la loi sur la CPS et le mémorandum d’entente entre le gouvernement et la Minusca.

 

En réalité, l’article 32 cité par ce magistrat note que, « sur requête motivée le Procureur spécial, la Minusca peut décider de mettre à la disposition de la Cour Pénale Spéciale autant de policiers que le chef de la composante police de cette mission des Nations Unies jugera nécessaire ». Mais de sources bien introduites, aucune demande motivée n’existe pour que l’article 32 soit évoqué pour justifier ce qui est en réalité, la violation de la loi créant et définissant le fonctionnement de la CPS. En plus, ledit article ne parle pas expressément des OPJ comme le précise l’article 30 qui consacre ce poste aux nationaux.

 

Ce qui semble être encore plus insolite, c’est que l’on essaie de placer un mémorandum au-dessus d’une loi pour tenter d’asseoir une forfaiture. La prestation de serment de ces OPJ internationaux alimente déjà les débats dans plusieurs institutions de la République dont l’Assemblée Nationale. Plusieurs cadres de la justice et d’imminents magistrats, contactés se disent surpris par cette situation même s’ils évitent encore d’utiliser le mot violation./

 

Sylvestre Sokambi et Jean Fernand Koena

 

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23 mai 2018 3 23 /05 /mai /2018 21:39

 

 

NOTE D’INFORMATION

 

 

 

Bangui, le 23 mai 2018 – La mobilité de Bangui vers l’intérieur de la Centrafrique constitue l’un des principaux défis auxquels est confrontée la Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations Unies en Centrafrique (MINUSCA) dans la mise en œuvre de son mandat, à cause de l’état de la plupart des infrastructures routières. Lors de la conférence hebdomadaire de ce mercredi, la MINUSCA a fait le point sur l’impact de l’état des routes, des ponts et des ferryboats sur ses convois logistiques depuis la capitale vers ses 11 bureaux régionaux.

 

“Sur certains axes, cela ne pose pas de problème. La route nationale 1 permet de circuler sans difficulté. Mais dans ce veste pays qu’est la Centrafrique, ce n’est pas toujours le cas. L’état des routes ou des pistes, le manque de ponts affectent considérablement le travail de la Mission. La mobilité des casques bleus, essentielle pour pouvoir prévenir les attaques contre les civils, devient compliquée”, a indiqué Paulo O. Martins, du centre de soutien de la MINUSCA. La saison des pluies aggrave la situation, particulièrement dans la partie orientale. Selon les chiffres de la Mission, dans l’ouest de la Centrafrique, la différence entre un voyage en saison sèche et un voyage en saison de pluies est d’un voire deux jours. “Par contre, pour Bangassou, ville de l’est située à 700 km de la capitale, le voyage passe de sept jours en saison sèche à 14 jours pendant la saison des pluies. Birao, au nord-est, est tout simplement inaccessible pendant les pluies alors qu’il faut 13 jours pour y accéder en saison sèche”, selon la MINUSCA.

 

Pour faire face à ces difficultés logistiques, les compagnies de génie de la Force de la MINUSCA “travaillent régulièrement pour réhabiliter les routes et arranger les ponts pour permettre la mobilité” à l’est, au centre et à l’ouest du pays. “C’est un travail pour permettre à la MINUSCA mais aussi aux autorités et à la population centrafricaines de se déplacer”, a souligné ce responsable. Le fonctionnaire de la Mission a par ailleurs indiqué que le recours aux avions pour l’acheminement des équipements ne peut être une alternative vu la taille des pistes des aérodromes. “Dans ce cas, nous ne pouvons transporter que des quantités très limitées”, a-t-il ajouté.

 

Pour sa part, le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, est revenu sur les contacts en cours depuis vendredi, tant à Bangui que dans les préfectures, entre le leadership de la MINUSCA et les acteurs centrafricains pour évoquer la situation actuelle dans le pays. « Le Représentant spécial du Secrétaire général a reçu une délégation du Groupe de travail de la société civile lundi, après la rencontre de vendredi dernier avec des responsables de partis politiques, dans le cadre du G5+ RCA. Le Représentant spécial adjoint s’est rendu ce mercredi à Paoua, après Ndélé la semaine dernière Pour sa part, le Commandant de la Force de la MINUSCA s’est rendu lundi à Bambari où il a transmis un message fort aux différents interlocuteurs sur la détermination de la Mission à ce que Bambari reste une ville sans groupes armés », a rappelé le porte-parole.

 

La MINUSCA a par ailleurs salué la prestation de serment, le mardi 22 mai, des six officiers de police judiciaire (OPJ), en soulignant que « cette prestation de serment rend désormais opérationnelle l’Unité spéciale de police judiciaire bras opérationnel  de la Cour pénale spéciale en matière d’enquête ». « Le fait que cette prestation de serment coïncide avec l’examen par la Commission des lois de l’Assemblée Nationale, du projet de Règlement de Procédure et de Preuve de la CPS transmis au Parlement par lettre du 15 mai 2018 révèle un progrès dont la MINUSCA se réjouit et voudrait féliciter les plus hautes autorités nationales », a précisé le porte-parole.

 

Le porte-parole a également présenté les chiffres sur les incidents d’abus et de violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire, estimés à 95 et ayant affecté au moins 124 victimes du 16 au 22 mai. «Les auteurs présumés sont les éléments des groupes armés et des agents de l’Etat », a ajouté le porte-parole. Il a également annoncé la tenue d’une formation de deux jours sur le suivi, la vérification et la notification des violations graves des droits de l'enfant, organisée par la MINUSCA, en collaboration avec l'UNICEF, dans le cadre de la mise en œuvre du mécanisme de suivi et d'information.​

 

______________________________________________________________________________

Division de Communication Stratégique et d'information publique 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine 

https://minusca.unmissions.org  | @UN_CAR |

 

LA MINUSCA TENTE DE SURMONTER LES PROBLEMES DE MOBILITE POUR METTRE EN ŒUVRE SON MANDAT
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23 mai 2018 3 23 /05 /mai /2018 10:31
Lu pour vous : La police de Madagascar arrête deux suspects centrafricains dans une affaire de cocktail molotov (L'Express de Madagascar)
Lu pour vous : La police de Madagascar arrête deux suspects centrafricains dans une affaire de cocktail molotov (L'Express de Madagascar)
Lu pour vous : La police de Madagascar arrête deux suspects centrafricains dans une affaire de cocktail molotov (L'Express de Madagascar)
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23 mai 2018 3 23 /05 /mai /2018 00:23
La Centrafrique terrain d’une lutte d’influence diplomatique et sécuritaire
La Centrafrique terrain d’une lutte d’influence diplomatique et sécuritaire

 

 

 

  Par AFP

 

Influence diplomatique, présence sécuritaire, intérêts économiques... En Centrafrique, pays en conflit depuis 2013 où un quart de la population a dû fuir son domicile, les grandes puissances se livrent à une rude lutte d'influence, récemment exacerbée par l'arrivée de la Russie dans le pays.

 

« La Centrafrique, c’est un échiquier géopolitique où chacun avance ses pions. Quand l’un bouge, les autres regardent et agissent en conséquence », pense un haut fonctionnaire onusien à Bangui à propos de la présence en RCA de pays comme la France, les Etats-Unis, la Chine et la Russie.

 

Fin 2017, Moscou a été autorisé par l’ONU à livrer des armes et envoyer des instructeurs militaires à Bangui, malgré un embargo sur les armes depuis 2013.

 

La décision avait à l’époque suscité débats et inquiétudes au Conseil de sécurité, en particulier de la part des Etats-Unis, de la France et du Royaume-Uni, qui avaient réclamé que certaines armes (antiaériennes, mines…) soient retirées de la livraison. Ils avaient aussi demandé une traçabilité de celles livrées.

 

Six mois plus tard, les armes sont arrivées, et la Russie, qui aurait signé des accords bilatéraux avec Bangui, a décuplé son champ d’action dans le pays : des soldats russes assurent désormais la sécurité présidentielle et différents groupes armés assurent avoir été approchés par des agents russes pour faire de la médiation, selon des sources concordantes.

 

« Les Occidentaux ont raté le coche », estime aujourd’hui un diplomate occidental à l’ONU, qui trouve « inquiétant » que les Russes soient « partout dans l’appareil étatique » centrafricain.

 

Dans un contexte où « la Russie veut une revanche historique et les Occidentaux sont fatigués de l’Afrique, certains pays africains continuent de jouer la stratégie de l’extraversion, d’espérer que leur développement viendra d’ailleurs » que des anciennes puissances coloniales, pense Thierry Vircoulon, spécialiste de la Centrafrique au centre français de recherche IFRI.

 

En parallèle, la Mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca, 10.000 soldats) tente depuis 2014 de prévenir les violences dans les provinces, majoritairement contrôlées par les groupes armés qui se battent pour le contrôle des ressources et de l’influence.

 

« Les acteurs politico-militaires, qu’ils soient issus des groupes armés ou du gouvernement, exploitent cette convoitise pour défendre des intérêts privés, au détriment des populations civiles », analyse Nathalia Dukhan du think-thank américain Enough Project.

 

Certains d’entre eux ont récemment menacé de marcher sur Bangui, en réaction à un regain de tensions communautaires après des violences qui ont fait plusieurs dizaines de morts dans la capitale.

 

« Etat à genoux et à vendre »

 

Comme « pour rappeler qu’ils sont toujours là », selon la source onusienne à Bangui, la France a envoyé des Mirage 2000-D depuis le Tchad faire un survol dissuasif de Kaga-Bandoro (nord-est) dimanche, une première depuis le départ de l’opération Sangaris, en 2016.

 

La France reste présente militairement en Centrafrique avec une cinquantaine de formateurs et des drones tactiques.

 

La RCA est « un Etat à genoux qui est à vendre », estime encore M. Vircoulon qui ajoute: « les acheteurs sont les puissances émergentes, comme la Chine, et une puissance sur le retour, la Russie. Les Occidentaux ne sont plus acheteurs, on est au 21e siècle et les colonisateurs ont changé ».

 

« Il y a un changement clair des relations de l’Occident à l’Afrique – qui sont maintenant centrées sur les migrations et la sécurité – donc c’est un bon moment pour de nouveaux entrants étrangers de prendre leurs marques », corroborait dans une note début mars Ronak Gopaldas, consultant du think-thank Institute of Security Studies (ISS, sud-africain).

 

Fin 2017 début 2018, Pékin a annoncé plusieurs « cadeaux » à la Centrafrique – annulation d’une dette de 17 milliards de dollars, formation en Chine de cadres centrafricains, donation de matériel militaire – sans pour autant chercher une influence politique ni sécuritaire visible.

 

Pétrole et mines

 

Mais la Chine est présente en Centrafrique sur le volet économique : exploitation minière, exploration pétrolière. Depuis 2007, deux entreprises étatiques chinoises font ainsi de l’exploration pétrolière dans le nord du pays.

 

Celles-ci ont quitté les sites de forage fin 2017, après que le groupe armé qui contrôle la zone, le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC, promusulman) eut critiqué le « parti pris pour Bangui » de la Chine.

 

« Ils sont partis en abandonnant tous leurs camions et matériel », indique la source onusienne à Bangui.

 

Fin avril, une vingtaine de camions russes sont arrivés dans le nord de la Centrafrique, via le Soudan où la Russie est implantée de longue date.

 

Officiellement et selon le FPRC, ceux-ci doivent participer à la réfection d’hôpitaux dans le nord du pays. Des observateurs évoquent d’autres desseins, sans qu’il soit possible de les confirmer de source indépendante.

 

A Bangui, la présidence se félicite de l’aide de ces « pays amis » à la Centrafrique. « J’ai voulu une diplomatie dynamique, visible, qui stimule une légitimité et une efficacité digne de notre Etat », a ainsi déclaré le président Faustin-Archange Touadéra, fin mars.

 

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22 mai 2018 2 22 /05 /mai /2018 19:19
Centrafrique: après les violences, Bangui retrouve le calme peu à peu
Centrafrique: après les violences, Bangui retrouve le calme peu à peu

 

 

 

AFP  22/05/2018

 

Les barricades de fortune érigées début mai après des violences dans la capitale centrafricaine Bangui sont peu à peu démantelées et le commerce dans et autour du quartier musulman du PK5 a repris, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le quartier commerçant du PK5, qui abrite la majorité des musulmans de Bangui, était pratiquement en état de siège depuis plusieurs semaines, après des violences intercommunautaires qui ont fait des dizaines de morts et des centaines de blessés début mai.

"Les activités ont repris et toutes les boutiques sont ouvertes maintenant (au PK5). Les camions et les taxis recommencent à circuler au niveau du Pont Jackson où la Minusca (mission de l'ONU en Centrafrique, 10.000 soldats) est présente", a expliqué sous couvert d'anonymat un grand commerçant du quartier musulman. "Les gens sortent de chez eux prudemment", ajoute-il.

Le centre de santé Henry Dunand, géré par la Croix-Rouge centrafricaine et situé au coeur du PK5, a pu reprendre ses activités, alors qu'il était paralysé depuis le début du mois.


"Aujourd'hui, nous pouvons faire les relèves des médecins et acheminer les médicaments. Il y a un retour de la situation à la normale depuis le 16 mai", a déclaré à l'AFP Jean-François Sangsue, chef de la délégation centrafricaine du Comité international de la Croix-Rouge (CICR).


"La situation est calme à Bangui. Nous avons renforcé les patrouilles à certains endroits sensibles tel que les lieux de cultes", renchérit Vladimir Monteiro, porte-parole de la Minusca.

Les barricades, installées dans le 2e arrondissement de Bangui (sud de la capitale), ont pour la plupart disparu. Seules restent des barricades dans le quartier Lakouanga, où les jeunes qui les tiennent se disent prêts à "défendre le quartier, coûte que coûte" contre les milices du PK5.


La Minusca n'a cependant pas repris de patrouilles à l'intérieur du PK5.

En avril, une opération de démantèlement des bases des milices du quartier par l'ONU accompagnée des forces de sécurité centrafricaines avait abouti à des combats qui ont fait plusieurs dizaines de morts dans le quartier.


Les milices sont toujours présentes au PK5, et les points d'entrée du quartier restent des zones à risque, selon les commerçants rencontrés par l'AFP.


"Même si l'on peut faire du commerce, les gens ont peur. Personne ne passe aux endroits comme Fatima, Castor ou Avenue de France. C'est encore bloqué, il y a des barricades là-bas", explique ainsi un autre marchand.

Depuis plusieurs semaines, la capitale centrafricaine connaissait un regain de violences dans le quartier musulman du PK5 et à proximité. Plusieurs marchés et deux journées "ville morte" ont été organisées en protestation contre ces violences.

 

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Centrafrique-Presse.com
22 mai 2018 2 22 /05 /mai /2018 19:11
Lu pour vous : Russafrique

 

 

 

JeuneAfrique.com  22 mai 2018

 

Business, armes et soft power : trente ans après la fin de la guerre froide, le pays de Vladimir Poutine plante son drapeau au cœur du continent.

 

Cela faisait vingt mois, depuis le retrait de l’opération Sangaris, que les Mirage français n’avaient pas montré le bout de leur fuselage dans le ciel centrafricain. Le 13 mai, venus de leur base de N’Djamena, ils ont survolé en rase-mottes la bourgade de Kaga Bandoro, à 300 km au nord de Bangui, semant la panique parmi les commerçants du marché et l’émoi chez les miliciens de l’ex-Séléka. Message sonore à double détente : signifier à ces derniers que l’armée française prendra pour cible les colonnes de pick-up de la rébellion, au cas où l’idée lui viendrait de mettre à exécution sa menace de fondre sur la capitale, et envoyer à l’« intrus » russe, nouvel acteur géopolitique sur la scène ouverte à tous les vents de cet État néant, le signal que Paris n’a pas renoncé à toute présence dans sa postcolonie.

 

Un vide à remplir

 

En matière de conseillers militaires demi-sel, encadreurs de gardes présidentielles, chiens de guerre recyclés et autres contractuels tatoués, la Centrafrique est un laboratoire quasi géologique. Première strate : les Français sous Kolingba, puis sont venus les Libyens sous Patassé, les Sud-Africains sous Bozizé, les Tchadiens sous Djotodia, les Rwandais (label onusien) sous Samba-Panza – et maintenant les ex-Spetsnaz russes.

 

D’un strict point de vue sécuritaire, on ne peut guère reprocher à Faustin Archange Touadéra d’avoir en quelque sorte rouvert les portes de l’Afrique subsaharienne aux militaires russes

 

Débarqués par petits groupes depuis six mois dans le sillage d’une importante livraison d’armes destinées à rééquiper ce qui reste de l’armée locale, ils sont aujourd’hui deux à trois centaines, répartis entre l’ancien palais de Bokassa à Berengo et celui de l’actuel président Touadéra – dont ils assurent la protection rapprochée – à Bangui. À leur tête : un ex-général, aujourd’hui conseiller du chef de l’État centrafricain. Même si leur arrivée a été négociée lors d’une rencontre entre Touadéra et le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, à Sotchi, en Crimée, en octobre 2017, le pedigree de ces professionnels, qui pour la plupart ont servi (et sévi) en Syrie, en Géorgie ou en Tchétchénie, n’a plus rien à voir avec celui de leurs lointains prédécesseurs soviétiques des années 1970. Employés par des sociétés privées appartenant à des oligarques proches du Kremlin, ils louent leurs gros bras ici, comme ils le feraient ailleurs.

 

D’un strict point de vue sécuritaire, on ne peut guère reprocher à Faustin Archange Touadéra d’avoir en quelque sorte rouvert les portes de l’Afrique subsaharienne aux militaires russes, trente ans après la fin de la guerre froide. Les Français de Sangaris sont partis quasiment sans préavis, et les 12 000 Casques bleus de la Minusca (dont 4 000 à Bangui) passent l’essentiel de leur temps à assurer… leur propre protection. Lors du récent massacre des chrétiens de l’église Notre-Dame de Fatima, en plein cœur de la capitale, le 1er mai (25 morts, dont le curé de la paroisse, et 170 blessés), les hommes du général sénégalais Balla Keïta et du proconsul gabonais Parfait Onanga sont longtemps restés l’arme au pied. Tout comme ils sont souvent demeurés inactifs, faute de règles d’engagement adaptées, lorsque des communautés musulmanes ont été les cibles des tueurs anti-balaka.

 

Les Français pactisent avec la Séléka, l’ONU ne nous protège pas, les Russes vont nous sauver » : l’antienne fait florès dans les rues de la capitale

 

Les Forces armées centrafricaines n’existant pour l’essentiel que sur le papier, il y avait donc une menace directe sur la sécurité personnelle du chef de l’État et un vide que les Russes ont rempli. Si l’on exclut les habitants musulmans du PK5, bastion surarmé hostile à tout ce qui représente le pouvoir en place, la plupart des Banguissois ont pour ces ovnis venus du froid – et dont aucun ou presque ne parle français – les yeux de Chimène. Une russomania à la mesure du sentiment de défiance, voire d’hostilité exprimée à l’encontre de l’ancien colonisateur et du contingent multinational de la Minusca. « Les Français pactisent avec la Séléka, l’ONU ne nous protège pas, les Russes vont nous sauver » : l’antienne fait florès dans les rues de la capitale.

 

Une offre sécuritaire et économique

 

Pas plus que les autres puissances la Russie de Vladimir Poutine ne pose pourtant ses godillots en terre africaine par simple philanthropie. Avec les Spetsnaz débarquent des hommes d’affaires qui n’hésitent pas à aller négocier avec les chefs de l’ex- (ou néo, on ne sait plus) rébellion l’accès aux mines de diamants, aux gisements de pétrole, de platine et de mercure que ceux-ci contrôlent, quitte à partager les risques avec leurs collègues chinois. Après s’être heurtés à une fin de non-recevoir à Djibouti, où ils souhaitaient implanter une base navale, les Russes se sont donc installés sur les rives de l’Oubangui dans le cadre d’une vision géopolitique plus vaste et multicartes.

 

Si leur offre est sécuritaire, elle est aussi économique avec l’entrée en lice, du Ghana à l’Afrique du Sud et de l’Angola au Kenya, de mégagroupes comme Géoservice (voies ferrées), Gazprom et Rosneft (énergie), Rusal (mines), Rosatom (nucléaire) et les financements de l’Eximbank russe. Le volume des échanges commerciaux entre la Russie et l’Afrique est certes quarante fois inférieur à celui avec la Chine, mais il devrait quadrupler au cours des cinq prochaines années, porté – et c’est là la troisième caractéristique de l’offre russe – par le soft power idéologique. Moscou, qui dispose sur le continent d’un réseau de 49 ambassades, joue à fond sur son image de puissance historiquement anticolonialiste, sur le socle des cadres africains formés dans ses universités, sur son soutien systématique aux pouvoirs en place et sur un discours ouvertement souverainiste – voire anti-occidental – auquel est sensible une partie de la jeunesse africaine.

 

Signe des temps : les centres culturels russes sur le continent ne sentent plus le DDT et la vodka rance ; ils ont été repeints pour accueillir les élèves venus suivre des cours de langue et admirer la dernière exposition sur Alexandre Pouchkine, sa vie, son œuvre et… son bisaïeul kotoko du Nord-Cameroun. « Russia is back » : il faudra désormais s’y faire.

 

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22 mai 2018 2 22 /05 /mai /2018 19:04

 

 

 

http://www.radiondekeluka.org  mardi 22 mai 2018 14:08

 

'J'accuse'', c'est par cette célèbre formule de l'écrivain français Emile Zola dans l'affaire Dreyfus que le député de Boali Bertin Béa accuse l'actuel Président de l'Assemblée nationale Abdou Karim Meckassoua de "forfaiture""Je considère que le président s'est rendu responsable sinon coupable de certains faits délictueux", a déclaré l'élu de Boali estimant que ces faits sont passibles de "forfaiture,  une violation, un manquement commis dans l'exercice des fonctions d'une autorité", a-t-il indiqué. 


Entre autres faits reprochés par M. Béa au président Meckassoua"le non respect des textes internationaux, le détournement des lignes budgétaires, l'octroi des crédits à des députés pour des missions à l'étranger sur des bases clientélistes, la corruption, l'escroquerie, la passation de marchés publics de gré à gré ", et ce qu'il qualifie de "fausses promesses".


"Fausses promesses"


"Rappelez-vous que pour se faire élire au perchoir de l'assemblée nationale, l'honorable Karim Meckassoua a donc escroqué les honorables députés en leur promettant de les doter en BJ 75 de marque Land Cruiser mais la vérité aujourd'hui, c'est qu'il y a des actes clivants", a regretté l'honorable Bertin Béa.
 
Par cette formule "d'asticots dans les pieds d'un homme qu'il faut à tout prix enlever",  le député de Boali invite les autres élus de la nation à se pencher sur la procédure de destitution du Président du Parlement. "J’ai demandé expressément, fermement et solennellement la destitution de l'honorable Abdou Karim Meckassoua de la présidence de l'Assemblée nationale", exhortant ses collègues députés à se joindre à sa dynamique.

 
Ceci, pour qu'ils puissent "dans un élan républicain, citoyen, faire plein usage de l'article 70 de l'assemblée nationale" qui définit, selon lui, les modalités de sa "destitution".

L'élu de Boali demande par ailleurs à l'inspection générale d’État, la Cour des comptes et la commission de l'Assemblée nationale à diligenter une "mission de contrôle" pour arrêter pendant qu'il est encore temps, ce qu'il qualifie "d'hémorragie".


RNL a vainement tenté d'entrer en contact avec le Président de l'Assemblée nationale Abdou Karim Meckassoua pour sa version des faits.


Affaire à suivre

Un député invite ses collègues à entrevoir la possibilité d'une destitution de Abdou Karim Mekassoua
Un député invite ses collègues à entrevoir la possibilité d'une destitution de Abdou Karim Mekassoua
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22 mai 2018 2 22 /05 /mai /2018 19:03
Une mission parlementaire française en RCA

 

 

 

http://www.dw.com 22.05.2018

 

Pour s’enquérir de la situation qui prévaut et proposer des solutions, une mission parlementaire conduite par Thomas Gassilloud, député français de la majorité "En marche" séjourne depuis quelques jours à Bangui.

 

Arrivé dimanche à Bangui, la délégation a été reçue par le président Faustin Archange Touadéra à qui elle a réaffirmé le soutien de la France dans sa lutte difficile pour la restauration de la sécurité en Centrafrique. Le président du groupe d'amitié France-Centrafrique et la délégation qui l’accompagne ont été reçus ce mardi 22 mai par le 1er vice-président de l’Assemblée nationale, les présidents des commissions, les leaders de l’opposition ainsi que des membres du groupe d’amitié Centrafrique-France.

 

Le programme prévoit aussi des entretiens avec le Général Maio, de nationalité portugaise, commandant de l’EUTM (force de l’union européenne de formation des forces armées de Centrafrique) et avec le représentant de l’Union Africaine (UA), Moussa Nébié, diplomate du Burkina Faso, chargé de piloter le processus de paix.

 

Thomas Gassilloud s’entretiendra aussi avec des acteurs de la société civile et les leaders religieux.

 

 

Ce dimanche, j'ai rencontré longuement Faustin-Archange Touadéra, président de la République de #RCA, pour lui réaffirmer le soutien de la France dans sa lutte difficile pour la restauration de la sécurité en Centrafrique. #CARcrisis #directAN pic.twitter.com/7I3PBiO3bu

7:31 PM - May 20, 2018

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