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20 mars 2019 3 20 /03 /mars /2019 16:46
Le Bambino Gesù, aux confins de la Centrafrique, chez les Pygmées Aka

 

https://www.vaticannews.va 18/03/2019   Xavier Sartre – Bagandou, République centrafricaine

 

L’hôpital pédiatrique du Bambino Gesù veut s’engager davantage en République centrafricaine. À l’occasion de l’inauguration du centre de re-nutrition de Bangui, la présidente du complexe romain est allée à la rencontre des populations parmi les plus isolées du pays. La volonté du Pape d’aider les enfants centrafricains ne s’arrête pas aux portes de la capitale.

La piste en latérite, cette terre rouge, succède à la route asphaltée. Passé Mbaiki, sa cathédrale de briques, réputée être plus belle que la cathédrale de Bangui, la capitale, la nationale 6 chemine à travers les clairières et la forêt équatoriale. Un mince nuage de poussière se soulève au passage du convoi de 4x4 et de pick-ups qui emmènent la délégation du Bambino Gesù vers Bagandou, bourgade dominée par l’église et la mission de pères polonais.

Avant d’y arriver, il faut traverser la rivière Lobaye, large filet d’argent sous le ciel chargé de nuages, serpentant à travers la végétation luxuriante. Un bac rudimentaire, propulsé à la force des bras par les hommes des villages alentours, permet de faire transiter véhicules et passagers. Encore quelques kilomètres et voici le convoi arrivé à destination.

Bagandou, porte de la forêt

Bagandou, outre une grande église, possède un hôpital de brousse, tenue par des sœurs comboniennes originaires d’Italie. Parmi elles, sœur Rita, depuis trente-quatre ans en Afrique, dont deux dans cet avant-poste. Le visage sévère, c’est la doyenne de la communauté. Sa mission, c’est d’«aider les mères quand elles sont enceintes au travers de l’éducation à la santé. Qu’elles apprennent comment porter leur grossesse à terme, surtout du point de vue de l’hygiène ; ensuite, les encourager beaucoup à aller à l’hôpital pour accoucher, et pas accoucher dans les villages les désastres ont lieu», explique-t-elle.

Une mission ardue dans cette région de la Centrafrique où l’animisme est encore très présent. Bien souvent les familles préfèrent d’abord écouter les anciens ou les sorciers. Les convaincre de suivre quelques règles d’hygiène ou de santé est donc difficile. Pour cela, les sœurs tentent de convaincre les chefs de village dont l’avis est écouté et respecté.

Au quotidien, il faut faire face aux difficultés matérielles. L’absence de courant électrique peut devenir très problématique lors des interventions chirurgicales ou les accouchements. Membre de la délégation du Bambino Gesù, le cardinal Krajewski, l’aumônier du Pape, assure que le Saint-Père est très attentif aux besoins de la structure. Au point de leur accorder une aide financière pour acheter un lit d’opération et des batteries pour subvenir à toute panne de courant.

NGouma, mission chez les Pygmées

Le convoi reprend la route, ou plutôt la piste, de plus en plus difficile. Direction NGouma, un peu plus à l’ouest, à seulement 16 kms. Il faut près de trois quarts d’heures pour y arriver quand le temps est sec. Quand il pleut, le chemin devient un véritable bourbier, impraticable pour les véhicules motorisés.

Ce sont des Bantous et des Pygmées qui accueillent la délégation. Les enfants se réunissent autour des adultes, se font prendre en photo, rient de se voir sur l’écran du téléphone portable. D’autres prennent la pose, le regard fier.

Dans ce village, une mission a été construite par des sœurs polonaises. Une maison, un dispensaire, une école, des logements pour les enseignants. C’est l’ONG italienne Amis pour la Centrafrique qui en a maintenant la charge. Le dispensaire est fermé depuis un an et demi, faute de moyens et de personnels. Pour la présidente du Bambino Gesù, c’est le lieu idéal pour continuer l’effort entrepris à Bangui, avec le nouvel hôpital pédiatrique.

Nouvelle vie pour le dispensaire

Mariella Enoc aimerait ainsi trouver deux personnes qualifiées, parlant le aka, la langue des Pygmées, pour réoccuper les lieux et assurer des soins à une population privée de toute structure sanitaire. «L’hôpital le plus proche, c’est celui de Bagandou», explique Valentina Morini, la responsable de l’ONG. «Mais pour un malade, faire toute cette route à pied est impossible. Et ici, il y a pas mal de cas de diarrhées, d’intoxications alimentaires, de paludisme grave, et ils n’ont aucun accès aux soins», précise-t-elle, contente que l’hôpital pédiatrique du Pape se penche sur NGouma.

L’école, elle, fonctionne. Les classes, disposées tout autour d’une cour centrale, accueille plusieurs dizaines d’enfants. Emmanuel GBombia, l’instituteur en charge de la classe de CE2, a 26 élèves, Bantous et Pygmées. Il leur enseigne en français mais peut utiliser parfois le sango, la langue nationale de la Centrafrique, quand les enfants ne comprennent pas. Il vient lui-même de recevoir une formation de 48h avec un autre professeur invité par l’organisation pour améliorer ses connaissances.

Cette visite au cœur du pays pygmée est l’occasion aussi d’une annonce qui montre la sollicitude du Pape François envers tout le pays : le Saint-Père est prêt à financer une nouvelle route, à condition qu’elle soit entretenue chaque année, pour que la saison des pluies ne ruine pas les efforts menés pour la refaire. Cela permettra d’améliorer grandement les communications entre NGouma et Bagandou et plus largement de tous les villages de la zone avec l’hôpital. Gagner quelques minutes sur le trajet peut sauver des vies. Cela permettra aussi de briser l’enclavement de la région.

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20 mars 2019 3 20 /03 /mars /2019 16:17
Paix en Centrafrique : Firmin Ngrebada, un Premier ministre sur la sellette

Lu pour vous

 

https://afrique.latribune.fr  Par Ibrahima Bayo Jr.  |  20/03/2019, 11:47 

 

Son avenir politique se joue peut-être au cours des négociations qui se sont ouvertes à Addis-Abeba pour tenter de sauver l’Accord de paix signé à Khartoum entre le gouvernement de Faustin Archange Touadéra et les groupes armés. Ces derniers critiquent ouvertement le gouvernement inclusif du Premier ministre Firmin Ngrebada dont l’équipe est jugée non inclusive. Désormais les groupes armés réclament son départ, moins d’un mois après sa nomination.

Parmi les thèmes abordés lors des plénières en marge des (re)négociations de l'Accord de paix en Centrafrique, un conclave va particulièrement retenir l'attention. Réunis à Addis-Abeba, la capitale éthiopienne, des représentants du gouvernement centrafricain et des groupes rebelles ouvrent leur première discussion ce mercredi 20 mars sur... la taille du gouvernement !

Gouvernement inclusif, point d'achoppement de l'Accord de paix

C'est le principal point d'achoppement qui risque de faire capoter l'Accord pour la paix en Centrafrique. Nommé Premier ministre fin février dernier, Firmin Ngrebada avait fini par dévoiler une équipe gouvernementale de 36 ministres qui avait ouvert la porte à plusieurs groupes rebelles signataires de l'Accord de Khartoum. Mais la publication de la liste des membres avait déclenché une série de claquages de portes qui remettait en cause l'accord arraché après de longues négociations.

Aujourd'hui, la nervosité est palpable du côté des groupes armés qui remettent en cause la crédibilité du Premier ministre et le manque d'inclusion de son gouvernement.

Dans un communiqué commun cité par l'AFP, onze d'entre eux exigent formellement le départ du Premier ministre Firmin Ngrebada, arrivé à ce poste moins d'un mois plus tôt, le gouvernement qu'il a formé étant jugé non inclusive.

 «Firmin Ngrebada n'est plus crédible, il ne fait donc plus office d'interlocuteur pour la suite du processus et doit être remplacé aux fonctions de Premier ministre», écrivent en chœur les signataires parmi les 14 groupes armés participant à des discussions ouvertes depuis le 6 mars dernier à Addis Abeba en Ethiopie pour tenter de sauver et faire respecter les termes de l'accord de paix.

Nouveau gouvernement, négociation directe avec Touadera, exigences des groupes

La suite des exigences couchées dans leur communiqué est beaucoup plus extrême: la (re)formation d'un gouvernement d'union nationale plus inclusif et l'ouverture de négociations directes avec Faustin Archange Touadera, le président centrafricain.

La conséquence de la première serait le départ de Firmin Ngrebada pour laisser sa place à une nouvelle tête. A sa décharge, cet ancien directeur de cabinet de l'actuel chef de l'Etat a tenté tant bien que mal de mettre en avant, l'effectif pléthorique s'il accorde 5 postes ministériels chacun dans le gouvernement, sans véritablement convaincre.

La conséquence de la seconde exigence de groupes armés serait une mise au ban de la communauté internationale. Dans l'attente d'une solution de rechange sur le gouvernement inclusif, elle tente de sauver l'accord en voulant décrocher des avancées sur les autres points de l'accord notamment l'organisation de la réconciliation, la justice transitionnelle ou encore le processus de Désarment Démobilisation Réinsertion (DDR). En face, il semble que ces sujets prépondérants pour les groupes armés soient la taille du gouvernement et les postes qu'ils pourraient y occuper.

 

 

Centrafrique: 11 groupes armés exigent la démission du Premier ministre

AFP  19/03/2019

Onze des quatorze groupes armés signataires de l'accord de paix centrafricain ont exigé la démission du Premier ministre Firmin Ngrebada, souhaitant "discuter directement avec le Président de la république", selon un communiqué reçu mardi par l'AFP.

"M. Firmin Ngrebada n'est plus crédible, il ne fait donc plus office d'interlocuteur pour la suite du processus et doit être remplacé aux fonctions de Premier ministre", ont écrit lundi dans ce communiqué onze des quatorze groupes armés présents à Addis Abeba, où se tient une réunion de suivi de l'accord de paix sous l'égide de l'Union africaine (UA).

 

Les groupes "exigent la formation d'un gouvernement d'union nationale" et "souhaitent désormais discuter directement avec le président de la République".

Parmi les onze groupes à l'origine de ce communiqué, on retrouve deux des trois principaux mouvements issus de l'ex-Séléka, la coalition à dominante musulmane qui a renversé François Bozizé en 2013: l'Unité pour la paix en Centrafrique (UPC) et le Mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC).

Le troisième groupe issu de l'ex-Séléka, l'influent Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), dirigé par Noureddine Adam, n'a de son côté pas signé la déclaration, de même que deux groupes antibalaka, qui prétendent défendre les intérêts des chrétiens et des animistes.

Cette réunion de suivi, qui a débuté lundi à Addis-Abeba, a été convoquée par l'UA le 6 mars, après l'annonce du nouveau gouvernement issu de l'accord, jugé insuffisamment "inclusif" par la majorité des groupes armés présents à Khartoum.

La plupart d'entre eux ont alors appelé à un remaniement ministériel, affirmant toutefois ne pas se désolidariser du texte signé le 6 février et censé ramener la stabilité dans ce pays en guerre depuis 2013.

Dans leur communiqué les onze groupes armés "considèrent l'accord toujours valable, au détriment d'un gouvernement mort-né".

Mardi, le commissaire à la paix et à la sécurité de l'UA et principal médiateur de cette réunion, Smaïl Chergui, a écrit sur Twitter avoir consulté tous les signataires de l'accord et avoir rencontré de nouveau "le Premier ministre pour échanger les points de vues sur les moyens d'accélérer la mise en oeuvre de l'accord de paix".

Cet accord de paix, soutenu par tous les partenaires de Bangui et préparé depuis 2017 par l'Union africaine, est le huitième signé depuis le début de la crise.

Aucun des précédents accords n'a abouti à un retour de la stabilité, pas plus que la présence de la Minusca, déployée en 2014 et forte de 11.000 Casques bleus.

Riche en ressources naturelles, la Centrafrique est déchirée par la guerre depuis 2013. Près d'un quart de ses habitants ont dû fuir leurs domiciles.

 

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20 mars 2019 3 20 /03 /mars /2019 16:08
Projet code électoral : DECLARATION DE L'OPPOSITION DEMOCRATIQUE
Projet code électoral : DECLARATION DE L'OPPOSITION DEMOCRATIQUE
Projet code électoral : DECLARATION DE L'OPPOSITION DEMOCRATIQUE

 

 

DECLARATION DE L'OPPOSITION DEMOCRATIQUE RELATIVE AU PROJET DE LOI PORTANT CODE ELECTORAL

 

            L'Assemblée Nationale examine au cours de la présente session le projet de loi portant Code électoral de la République Centrafricaine.

            Le texte soumis à l'examen des représentants de la Nation soulève des interrogations sur le choix opéré par le Gouvernement concernant la nature du scrutin, la délivrance du quitus fiscal, le caractère permanent du cadre de concertation et enfin le montant des cautions.

1- Sur la pertinence du scrutin aux élections législatives

            Aux termes de l'article 134 du projet:

            "Les députés sont élus pour un mandat de cinq (5) ans renouvelable, au suffrage universel direct et au scrutin majoritaire, secret, à deux tours.

Dans les circonscriptions électorales à siège unique, chaque député est élu au scrutin uninominal majoritaire à deux tours.

Dans les circonscriptions électorales comportant plusieurs sièges, les députés sont élus sur des listes complètes, au scrutin de liste majoritaire bloquée, sans vote préférentiel ni panachage, sur des listes paritaires.

Est déclaré élu au premier tour dans chaque circonscription électorale, le candidat ou la liste ayant obtenu la majorité absolue des suffrages valablement exprimées.

Au cas où aucun candidat ou aucune liste n'est élu(e) au premier tour, seuls sont autorisés à se présenter au second tour du scrutin, les deux candidats ou les deux listes arrivés en tête…"

            L'Opposition Démocratique s'interroge sur l'adoption du scrutin de liste pour les circonscriptions à sièges multiples alors que le mode de scrutin appliqué jusqu'ici n'a posé aucun problème. On ne change une loi que lorsqu'elle est inadaptée à la réalité qu'elle est censée réguler. Le scrutin uninominal majoritaire à deux tours dans toutes les circonscriptions électorales n'a jamais posé de problèmes.

            Les prochaines élections présidentielle et législatives pour des raisons financières seront jumelées. Dès lors si le texte est adopté, le couplage de 2 modes de scrutin différents (uninominal et liste) créerait une confusion telle qu'elle  porterait inéluctablement atteinte à la crédibilité desdites consultations.  

 

2 Sur la délivrance de l'attestation de régularité fiscale

            L'article 38  du projet énumère plusieurs conditions dont une attestation de régularité fiscale, ou le certificat de non-imposition, le cas échéant pour être candidat à toutes les élections.

            Cette disposition viole ostensiblement l'article 36  de la Constitution du 30 mars 2016 qui n'a pas prévu cette condition pour  être candidat à l'élection présidentielle.

            Par ailleurs il importe de rappeler que lors de l'Atelier National de Validation du Code électoral tenu les 18,19,20 et 21 juin 2018  à Bangui , un consensus national a été dégagé sur l'ensemble de l'avant-projet de loi devant être soumis au Gouvernement.

            Malheureusement force est de constater que ce consensus qui revêtait un caractère national car découlant de la volonté exprimée par  l'ensemble de toutes les forces vives de la Nation avec l'appui technique des experts des partenaires de la RCA a été délibérément violé sur deux points majeurs: les dispositions relatives au Cadre de Concertation d'une part et d'autre part le montant des cautions.

3- Sur le  Cadre de Concertation

            Le projet de loi remet en cause le caractère permanent du Cadre de Concertation et son autonomie de gestion et viole la nature législative de son organisation et de son fonctionnement. .

a/ Caractère permanent et autonomie de gestion du Cadre de Concertation

            Le caractère permanent du Cadre de concertation ne saurait être remis en cause au regard de son bilan globalement positif dans l'accompagnement de toutes les activités ayant trait au processus électoral.

            Ainsi, il a été prévu lors de l'Atelier National de Validation qu'il soit " un espace permanent d'échanges d'informations et de suivi entre les différents acteurs du processus électoral" et  qu'il puisse jouir de l'autonomie de gestion.

            Le Gouvernement a expurgé le projet de loi des mentions susvisées vidant ainsi le Cadre de Concertation de sa substantifique moëlle.

            Il y'a lieu de revenir sur l'exigence de la pérennité de cet organe important de régulation politique ainsi que de son autonomie de gestion.

b/ Nature législative de l'organisation et du fonctionnement du Cadre de Concertation

            La composition, l'organisation et le fonctionnement d'une institution ou d'un organe sont régis par un seul et même texte et non par deux ou plusieurs textes de nature différente.

            L'article 9 alinéa 1er  du projet de loi règlemente la composition du Cadre de Concertation:  "représentants des pouvoirs publics, des partis politiques et de la société civile".

            L'alinéa 2 renvoie à un décret pris en Conseil des Ministres sur rapport du Ministre en charge de l'Administration du Territoire en ce qui concerne ses attributions et les règles de son fonctionnement .

            L'article 9 alinéa 1er qui régit la composition du Cadre de Concertation est  de nature législative et l'alinéa 2 du même article renvoie à un texte de nature règlementaire pour régir  l'organisation et le fonctionnement du Cadre de Concertation.

            L'article 9 alinéa 2 est contraire aux dispositions de l'article 80  de la Constitution du 30 mars 2016 en ce que :" sont du domaine de la loi les règles relatives aux matières suivantes - le code électoral (tiret 20) , la création et l'organisation d'organes de contrôle, de consultation, de régulation et de médiation (tiret 24)"

            L'organisation et le fonctionnement du Cadre de Concertation tout comme sa composition relèvent du domaine de la loi et non du domaine règlementaire.

4- Sur le montant des cautions

            De même, un consensus national a été dégagé sur le montant des différentes cautions à payer pour les futures échéances électorales.

Il a été retenu lors de l'Atelier de Validation les montants suivants:

-15.000.000F pour l'élection présidentielle,

- 200.000F pour les élections législatives,

-250.000F pour les élections sénatoriales,

-50.000F pour les élections régionales et pour les candidats tête de liste aux élections municipales.

            Le Gouvernement a rehaussé le montant à 50.000.000F pour l'élection présidentielle, à 1.000.000F pour les élections législatives et sénatoriales, à 500.000F pour les régionales et à 100.000F pour les candidats tête de liste aux municipales.

            I faut noter que la RCA occupe la 184ème place sur 190 selon le rapport de DOING BUSINESS 2018 (WORLD BANK GROUP) dans le classement du climat des affaires.

            Cette hausse dans un pays qui, selon le classement de l'indice du développement humain est le plus pauvre du monde et qui occupe le 188ème rang sur 188, ne se justifie pas.

            Le PIB  de la RCA est de 02 milliards de dollars. En zone CEMAC, le Cameroun dont le PIB est de 34 milliards de dollars, soit 17 fois celui de la RCA  a fixé à 30.000.000FCFA le montant de la caution à l'élection présidentielle avec financement de la campagne par l'Etat.

            Le montant astronomique de la caution n'est atteint par aucun des pays membres de l'espace CEMAC qui sont tous plus nantis que la République Centrafricaine.

                        Le Gouvernement en violant le consensus national, s'inscrit dans une logique d'exclusion en optant pour un suffrage censitaire et non démocratique. C'est une démarche qui porte les germes d'une crise politique majeure, car elle est politiquement insoutenable, économiquement injustifiable, socialement discriminatoire et moralement condamnable.

            Le bon sens commande de revenir aux montants ayant fait l'objet d'un consensus national. 

            C'est pourquoi, les Partis Politiques de l'Opposition Démocratique soussignés:

1° Rejettent le scrutin de liste aux élections législatives et l'exigence de la délivrance d'une attestation fiscale.

2°- Mettent en garde le Gouvernement contre toute tentative de verrouillage et d'exclusion du processus électoral

3°- En appellent au sens de responsabilité des députés, élus de la nation afin qu'ils tiennent compte du consensus national exprimé lors de l'Atelier de Validation sur l'avant-projet du Code électoral concernant le  caractère permanent du Cadre de Concertation et sur le montant des cautions.

 

                                                             Fait à Bangui, le 20 mars 2019

 

Ont signé:

CRPS:            Me Nicolas TIANGAYE

 

MDREC:        Joseph BENDOUNGA

 

RPR:             Ferdinand Alexandre N'GUENDET

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20 mars 2019 3 20 /03 /mars /2019 15:48

 

ADDIS-ABEBA Lakoom Info  20 mars 2019 – Les représentants des 14 groupes armés Centrafricains qui ont signé en février dernier un accord de paix à Khartoum, tiennent depuis lundi une réunion au siège de l’Union Africaine, à Addis-Abeba, pour tenter de relancer cet accord et faire revenir les signataires à la table de discussions.

 

 Le commissaire à la Paix et à la Sécurité de l’Union Africaine (UA), Smaïl Chergui, qui a reçu les 14 acteurs Centrafricains, voit dans ses rencontres un “point d’étape”, destiné à mettre réellement en œuvre l’accord de paix du 5 février.

Le 5 février dernier, un accord de paix a été signé à Khartoum au Soudan entre les factions Centrafricaines. C’est le huitième depuis 2013 et l’éclatement du conflit en République Centrafricaine

Fin février, un nouveau Premier Ministre a été nommé avec un gouvernement, mais il ne satisfait pas toutes les parties.

Après cette nomination, certains groupes armés ont claqué la porte, dans la capitale Ethiopienne, et l’objectif de cette rencontre à Addis-Abeba est de les faire revenir à la table de discussions.

Selon des médias, le principal enjeu est de régler le désaccord qui oppose certains groupes armés au pouvoir Centrafricain concernant la nouvelle équipe gouvernementale.

Pour rappel, cinq des 14 groupes armés signataires de l’accord de Khartoum ont désavoué le nouveau gouvernement pas assez inclusif selon eux.

D’après une source très proche du dossier, certains responsables de ces groupes insistent pour être nommés à des postes de Ministres.

Le problème, explique cette même source, c’est leur statut juridique, certains d’entre eux sont poursuivis par la Cour pénale internationale ou par des tribunaux Centrafricains.

Règlement inclusif et construction de l’unité nationale

Le commissaire à la Paix et à la sécurité de l’UA et médiateur du dialogue Centrafricain, Smaïl Chergui, a affirmé qu’il existe encore d’autres solutions pour construire l’unité nationale sur fond d’appels aux concertations inclusives et la contribution de toutes la parties au fonctionnement des institutions de l’Etat tant au niveau national que local.

Chergui a indiqué qu’il est dans “l’intérêt de tout le monde de faire des compromis nécessaires pour que nous puissions arriver à un gouvernement qui soit aussi fonctionnel et qu’on puisse réellement démarrer maintenant les autres questions qui sont incluses dans l’accord”.

Dans ce contexte, des projets de textes sur la décentralisation sont soumis à l’Assemblée Nationale, qui les examinera dans les prochains jours.

Donc on voit bien qu’il y a une très bonne disponibilité de part et d’autre pour faire avancer les choses”, a indiqué M. Chergui, alors que les observateurs avertissent qu’il n’est absolument pas question de revenir sur les termes de l’accord conclu début février. C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles le siège de l’Union africaine à Addis-Abeba a été choisi pour tenir cette réunion.

Toutefois, plusieurs sources indiquent que le véritable travail, entre tous les interlocuteurs, devrait débuter ce mardi. Il s’agira très probablement de revoir la composition du gouvernement, de trouver un terrain d’entente afin que tous les mouvements armés s’en satisfassent.

L’ensemble des 14 milices est représenté à Addis-Abeba confirme l’UA, de quoi faire espérer que le huitième accord de paix signé en 5 ans, soit le bon. Un accord soutenu par l’ONU et la Communauté des Etats de l’Afrique Centrale.

Aps

Centrafrique : l’UA tente de relancer l’accord de paix signé en février à Khartoum
Centrafrique : l’UA tente de relancer l’accord de paix signé en février à Khartoum
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20 mars 2019 3 20 /03 /mars /2019 15:44
Classement, Bangui précède juste Bagdad pour la qualité de vie
Classement, Bangui précède juste Bagdad pour la qualité de vie

Lu pour vous

 

https://mondafrique.com  By La rédaction de Mondafrique  14 mars 2019

 

La société de conseil américaine Mercer publie chaque année son classement annuel des 231 villes de la planète en termes de qualité de vie. Bangui reste avec Bagdad celle où la vie est la plus difficile.

La 21 ème édition de l’enquête annuelle de Mercer vient de publier son classement des 231 villes retenues, représentant les États membres de l’ONU. Les 39 critères sont peu contestables et pertinents comme la criminalité, la sécurité, la salubrité, la couverture sanitaire, les transports en commun, la liberté de la presse, les libertés individuelles, la gestion des déchets, l’accessibilité et la distribution en eau et électricité, la pollution et la voirie.

Les villes européennes en tête

Ce classement 2019 confirme Vienne (Autriche) comme ville offrant la meilleure qualité de vie au monde. Dans le top 10, avec Vienne, on trouve sept autres villes européennes avec trois villes suisses Zurich ( 2 ème), Genève (9 ème) et Bâle (10 ème) et trois villes allemandes Munich ( 3 ème ex-aequo avec Auckland et Vancouver),  Dusseldorf ( 6 ème) et Francfort (7 ème). Copenhague (8 ème) complète le leadership européen.  Les villes françaises occupent des places honorables avec Paris ( 39 ème) et Lyon (40 ème) tandis que les villes américaines décrochent comme New York (44 ème). La premiere ville en Asie est Singapour ( 25 ème) et Montevideo ( 77 ème) en Amérique du sud. Des capitales asiatiques paient la pollution atmosphérique comme Pékin (120 ème) ou New Delhi (169 ème).

Les villes africaines à la traîne

Sans surprise, dans le top 10 des villes offrant la moins bonne qualité de vie, six sont en Afrique. Si Bagdad (231 ème), Sanaa (229 ème),  Port-au-Prince (228 ème) et Damas (225 ème) figurent  dans les derniers rangs, on constatent que Conakry (222 ème), Kinshasa (223 ème), Brazzaville (224 ème), Ndjamena (226 ème), Khartoum (227 ème) ferment le classement mondial avec Bangui (230 ème) venant juste devant Bagdad et après Sanaa. En dépit de leurs richesses naturelles, les villes africaines ne font qu’illustrer la mauvaise gouvernance, la corruption endémique et le laisser-faire de la communauté internationale.

En dépit de la présence de 12 000 Casques bleus et des millions d’euros déversés dans ce tonneau des Danaïdes qu’est la République centrafricaine, aucun progrès n’est constaté. La capitale centrafricaine est bien à l’image de ce pays en jachère. Si Bangui est aussi mal classée, on devine la situation dramatique des populations vivant hors de la capitale. En revanche, pour les personnels expatriés, les experts et Casques bleus et les diplomates en poste, cette nouvelle enquête de Mercer pourra leur permettre de solliciter une nouvelle augmentation de leurs primes d’expatriation.

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20 mars 2019 3 20 /03 /mars /2019 15:33
RDC-RCA : des perspectives de coopération
RDC-RCA : des perspectives de coopération
RDC-RCA : des perspectives de coopération
RDC-RCA : des perspectives de coopération

 

https://www.digitalcongo.net  Kinshasa19-03-2019

 

Les Présidents Félix Antoine Tshilombo et Faustin-Archange Touadera se sont entretenus en tête-à-tête lundi, à la Cité de l’Union africaine. Se confiant à la presse à l’issue de cet entretien,  le Chef de l’Etat centrafricain a donné le sens de sa visite à Kinshasa, laquelle lui a donné l’occasion de féliciter  son homologue congolais de vive voix pour sa brillante victoire à l’élection présidentielle, de voir les perspectives de coopération dans l’intérêt des peuples centrafricain et congolais et d’échanger en vue de l’accélération de la commission mixte entre les deux pays.

«Cette commission mixte pourra permettre à nos deux peuples  de prendre des dispositions pour la coopération», a dit le Chef de l’Etat centrafricain. «Les peuple centrafricain et congolais  sont des peuples frères qui entretiennent des relations fraternelles historiques», a-t-il ajouté. Arrivé lundi à Kinshasa, le Président centrafricain Faustin Archange Touadera a été accueilli à l’aéroport international de N’Djili par le directeur de cabinet du Chef de l’Etat, Vital  Kamerhe et le Chargé d’Affaires centrafricain    Welson  Dambe. Il est accompagné de son ministre conseiller diplomatique Stanislas Moussa  Kembe et du chargé de mission en communication Maurice Sebiku, le Président Archange  Touadera.

ACP

 

 

Rencontre entre le Président centrafricain et Joseph Kabila

 

Kinshasa20-03-2019 - Le Président centrafricain,  Faustin Archange Touadera en séjour de 48 heures en RDC a rendu visite  mardi à Kinshasa, au  Président honoraire et sénateur Joseph Kabila, avant de regagner son pays, indiquent des sources officielles.

Selon ces sources, le Président Touadera l’a rencontré en vue de le féliciter pour son élégance politique de l’alternance là où beaucoup attendaient un scénario catastrophe.

Arrivé lundi à Kinshasa pour une visite d’amitié, le Président centrafricain s’était entretenu avec son homologue congolais, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo sur notamment, le renforcement des relations bilatérales entre la RCA et la RDC.

Selon le Président centrafricain, cette visite lui a donné l’occasion  de féliciter  Félix Tshisekedi pour sa brillante victoire à l’élection présidentielle, de voir les perspectives de coopération dans l’intérêt des peuples centrafricains et congolais et d’échanger en vue de l’accélération de la commission mixte entre les deux pays.

«Cette commission mixte pourra permettre à nos deux peuples de prendre des dispositions pour la coopération», a dit le Chef de l’Etat centrafricain, ajoutant que les peuples centrafricains et congolais sont deux peuples frères qui entretiennent des relations  fraternelles historiques. Le Président centrafricain  était accompagné de son ministre conseiller diplomatique, Stanislas Moussa Kembe, et du chargé de mission en communication, Maurice Sebiku. 

ACP

 

RCA-RDC : RENFORCEMENT DE LA COOPÉRATION MILITAIRE PAR LA PROJECTION DE CRÉATION D'UNE BASE MILITAIRE RUSSE À LA FRONTIÈRE. TOUADERA PREPARE T-IL UNE GUERRE APRÈS ADDIS-ABEBA EN CAS DE VIOLATION ?

 

Kinshasa, le Président Touadera a foulé le sol congolais, ce lundi au crépuscule du soir à la rencontre de Son Homologue Congolais Félix Tshisekedi, dans le cadre d'une visite d'amitié de deux jours. 

 

Les deux Chefs d'États vont arguer sur les conséquences néfastes des conflits ayant déstabilisé les deux états du continent les plus riches en ressources naturelles, depuis de décennies, tout en cogitant sur une stratégie tripartite de défense par la création dans un délais immédiat d'une base militaire conjointe et tripartite RCA-RDC-RUSSIE pour pacifier les régions de la RDC et de la RCA, en proie à des menaces perpétuelles des bandes armés et terroristes venus du sahel pour se mettre à la cogna dans la douve centrafricano-congolaise. 

 

Il sied de noter que les deux états ont ratifié avec la Fédération de la Russie des accords de défense, qui serviront d'entrée en jeu d'ici très bientôt.

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19 mars 2019 2 19 /03 /mars /2019 20:28
Le Président Touadéra en visite de courtoisie et d'amitié à Kinshasa
Le Président Touadéra en visite de courtoisie et d'amitié à Kinshasa
Le Président Touadéra en visite de courtoisie et d'amitié à Kinshasa
Le Président Touadéra en visite de courtoisie et d'amitié à Kinshasa
Le Président Touadéra en visite de courtoisie et d'amitié à Kinshasa
Le Président Touadéra en visite de courtoisie et d'amitié à Kinshasa

 

Le Président Faustin Archange Touadéra s'est rendu à Kinshasa lundi 18 mars pour une brève visite de courtoisie et d'amitié au nouveau Président de la RDC Félix Tshisekedi.  A cette occasion le Président centrafricain en a profité pour rencontrer et s'entretenir également avec l'ancien Président Joseph Kabila Kabangue.

 

Reportage en images

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19 mars 2019 2 19 /03 /mars /2019 19:58
[Portrait] Elisabeth Domitien, première femme Premier ministre africaine
[Portrait] Elisabeth Domitien, première femme Premier ministre africaine
[Portrait] Elisabeth Domitien, première femme Premier ministre africaine

 

https://www.africapostnews.com  LA RÉDACTION

 

Portrait (Histoire) – Elisabeth Domitien fut la première femme nommée au poste de Premier ministre. Une décision historique en Centrafrique, mais aussi sur tout le continent.

Née en 1925 à Bangui, elle apprend le calcul et la couture auprès des religieuses durant l’époque coloniale. Son faible niveau scolaire ne lui permet pas de lire et écrire le français correctement. Elle s’exprime donc quasiment toujours en Sango.

Commerçante, elle fait son entrée en politique dans les années 50, tout juste âgée d’une vingtaine d’années. Elle se joint au combat de Barthélémy Boganda pour l’indépendance de la Centrafrique alors connue sous le nom de l’Oubangui Chari.

Sa maîtrise du sango et la force de ses discours sont autant d’atouts qui font d’elle une personnalité remarquée. Si elle sait mobiliser les foules, elle est aussi connue pour son franc-parler.

Plus tard, elle est élue présidente des femmes du Mouvement pour l’Evolution Sociale de l’Afrique Noire (MESAN). Le parti se muera par la suite en parti unique d’Etat.

Première premier ministre

Alors que le colonel Jean Bedel Bokassa prend la présidence du MESAN par la force, il lui donne la vice-présidence du parti en 1967. Fervente supportrice de Bokassa, il lui témoigne à nouveau sa confiance en la nommant premier Ministre le 6 Juin 1974. Un poste nouvellement créé et attribué pour la première fois à une femme sur le continent.

Elle place son mandat sous le sceau de l’agriculture, le commerce et la promotion de la femme.

En 1971, elle soutient Bokassa et considère elle aussi que la République Centrafrique a le droit de battre sa propre monnaie. Dans le même temps, elle fustige le franc CFA et ses taux de conversion.

Pourtant, le torchon brûle entre eux lorsqu’elle exprime son désaccord quand Bokassa veut transformer la Centrafrique en royaume et se faire couronner empereur. Elle estime en effet que cela ne serait pas bien perçu à l’étranger. Elle est remerciée et remplacée par Ange-Félix Patassé en 1976. Contrainte de repartir à Bimbo, elle est rappelée en tant que conseiller particulier de Bokassa Ier.

Fin de vie loin de la politique

Après la chute de Bokassa en 1979, elle est emprisonnée. Elle est alors accusée de détournement. Son procès a lieu l’année suivante. Elle est interdite de politique. Un an plus tard, elle est finalement acquittée et libérée, en février 1981. Mais le gouvernement en place lui confisque ses biens et ses propriétés. Elle se retire alors définitivement de la vie politique pour s’occuper de ses affaires privées.

Devenu président de la république, Ange-Félix Patassé, lui offre une assistance financière et se propose de l’aider à reconstruire sa maison détruite lors d’émeutes à Bangui. Il lui propose également de faire son grand retour en politique, proposition qu’elle décline. Elle participe toutefois au Dialogue national en 2003 organisé par le général Bozizé.

 

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19 mars 2019 2 19 /03 /mars /2019 19:50
Respect de l'accord de paix en Centrafrique: l'UA a écouté tous les signataires
Respect de l'accord de paix en Centrafrique: l'UA a écouté tous les signataires

 

Centrafrique : 11 groupes armés exigent la démission du Premier ministre

 

Par  Le Figaro avec AFP Publié le 19/03/2019 à 17:10

 

Onze des quatorze groupes armés signataires de l'accord de paix centrafricain ont exigé la démission du premier ministre Firmin Ngrebada et souhaitent «discuter directement avec le Président de la république», selon un communiqué reçu mardi par l'AFP.

«Firmin Ngrebada n'est plus crédible, il ne fait donc plus office d'interlocuteur pour la suite du processus et doit être remplacé aux fonctions de Premier ministre», précise le communiqué signé lundi par onze des quatorze groupes armés présents à Addis Abeba où se tient une réunion de suivi de l'accord de paix sous l'égide de l'Union africaine (UA).

 

 

Respect de l'accord de paix en Centrafrique: l'UA a écouté tous les signataires

 

 http://www.aps.dz  Mardi, 19 Mars 2019 18:12

 

ADDIS ABEBA - L'Union africaine (UA) a affirmé mardi avoir consulté tous les signataires de l'accord de paix centrafricain à Addis Abeba, où se déroule depuis lundi une réunion de suivi de l'accord, mis à mal après l'annonce début mars du nouveau gouvernement, a déclaré  l'organisation.

"Après les consultations initiales avec tous les signataires de l'accord de paix  (...), j'ai de nouveau rencontré le Premier ministre pour échanger les points de vues sur les moyens d'accélérer la mise en oeuvre de l'accord de paix", a écrit mardi sur Twitter, Smaïl Chergui, commissaire à la Paix et à la sécurité de l'UA et principal médiateur de cette réunion.

Cette réunion de suivi a été convoquée par l'UA le 6 mars, après l'annonce du nouveau gouvernement centrafricain issu de l'accord, jugé insuffisamment "inclusif" par la majorité des groupes armés présents à Khartoum (première réunion).

La plupart d'entre eux ont alors appelé à un remaniement ministériel, affirmant toutefois ne pas se désolidariser du texte signé le 6 février et censé ramener la stabilité dans ce pays en guerre depuis 2013.

A la table de réunion, les quatorze groupes armés ont répondu présent ainsi que le gouvernement centrafricain, représenté par le Premier ministre, Firmin Ngrebada.

"Nous y allons sans a priori, dans la sérénité", a déclaré mardi aux médias, Ange Maxime Kazagui, porte-parole du gouvernement.

"Je crois qu'il est dans l'intérêt de tout le monde de faire des compromis nécessaires pour que nous puissions arriver à un gouvernement qui soit (...) fonctionnel", avait déclaré, avant l'ouverture de la réunion lundi, M. Chergui sur les ondes d'une radio internationale.

"L'inclusivité ne concerne pas que le gouvernement. Il y a d'autres institutions de l'Etat tant au niveau national que local, et ailleurs. Donc à mon avis, on arrivera à une solution", avait-il ajouté.

Cet accord de paix, soutenu par tous les partenaires de Bangui et préparé depuis 2017 par l'Union africaine, est le huitième signé depuis le début de la crise.

Aucun des précédents accords n'a abouti à un retour de la stabilité, pas plus que la présence de la Mission de paix des Nations Unies (Minusca), déployée en 2014 et forte de 11000 Casques bleus.

Il est à noter que l'Organisation des Nations unies (ONU), à travers sa mission de paix en Centrafrique, la Minusca, a salué mercredi dernier dans un communiqué rendu public la tenue de la réunion de consultations des parties signataires de l'Accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine, en encourageant les parties à faire preuve du même esprit de dialogue et de consensus qui a prévalu lors des pourparlers à Khartoum.

Le porte-parole de la Minusca, Vladimir Monteiro, a réitéré dans le même communiqué  l'engagement de l'ONU, notamment à travers la Minusca, à travailler avec toutes les parties concernées pour la mise en œuvre de l'accord de paix.

 

 

Centrafrique: l’UA tente de relancer l’accord de paix signé en février à Khartoum

 

http://www.aps.dz   Mardi, 19 Mars 2019 12:43

 

ADDIS-ABEBA - Les représentants des 14 groupes armés centrafricains qui ont signé en février dernier un accord de paix à Khartoum, tiennent depuis lundi une réunion au siège de l'Union africaine, à Addis-Abeba, pour tenter de relancer cet accord et faire revenir les signataires à la table de discussions.

Le commissaire à la Paix et à la Sécurité de l'Union africaine (UA), Smaïl Chergui, qui a reçu les 14 acteurs centrafricains, voit dans ses rencontres un "point d'étape", destiné à mettre réellement en œuvre l'accord de paix du 5 février.

Le 5 février dernier, un accord de paix a été signé à Khartoum au Soudan entre les factions centrafricaines. C'est le huitième depuis 2013 et l'éclatement du conflit en République centrafricaine

Fin février, un nouveau Premier ministre a été nommé avec un gouvernement, mais il ne satisfait pas toutes les parties.

Après cette nomination, certains groupes armés ont claqué la porte, dans la capitale éthiopienne, et l’objectif de cette rencontre à Addis-Abeba est de les faire revenir à la table de discussions.

Selon des médias, le principal enjeu est de régler le désaccord qui oppose certains groupes armés au pouvoir centrafricain concernant la nouvelle équipe gouvernementale.

Pour rappel, cinq des 14 groupes armés signataires de l'accord de Khartoum ont désavoué le nouveau gouvernement pas assez inclusif selon eux.

D'après une source très proche du dossier, certains responsables de ces groupes insistent pour être nommés à des postes de ministres.

Le problème, explique cette même source, c'est leur statut juridique, certains d'entre eux sont poursuivis par la Cour pénale internationale ou par des tribunaux centrafricains.

 

Règlement inclusif et construction de l'unité nationale

 

Le commissaire à la Paix et à la sécurité de l'UA et médiateur du dialogue centrafricain, Smaïl Chergui, a affirmé qu'il existe encore d'autres solutions pour construire l'unité nationale sur fond d'appels aux concertations inclusives et la contribution de toutes la parties au fonctionnement des institutions de l’Etat tant au niveau national que local.

M. Chergui a indiqué qu’il est dans "l’intérêt de tout le monde de faire des compromis nécessaires pour que nous puissions arriver à un gouvernement qui soit aussi fonctionnel et qu’on puisse réellement démarrer maintenant les autres questions qui sont incluses dans l’accord".

Dans ce contexte, des projets de textes sur la décentralisation sont soumis à l'Assemblée nationale, qui les examinera dans les prochains jours.

"Donc on voit bien qu’il y a une très bonne disponibilité de part et d’autre pour faire avancer les choses", a indiqué M. Chergui, alors que les observateurs avertissent qu'il n'est absolument pas question de revenir sur les termes de l'accord conclu début février. C'est d'ailleurs une des raisons pour lesquelles le siège de l'Union africaine à Addis-Abeba a été choisi pour tenir cette réunion.

Toutefois, plusieurs sources indiquent que le véritable travail, entre tous les interlocuteurs, devrait débuter ce mardi. Il s'agira très probablement de revoir la composition du gouvernement, de trouver un terrain d'entente afin que tous les mouvements armés s'en satisfassent.

L'ensemble des 14 milices est représenté à Addis-Abeba confirme l'UA, de quoi faire espérer que le huitième accord de paix signé en 5 ans, soit le bon. Un accord soutenu par l'ONU et la Communauté des Etats de l'Afrique centrale.

 

Centrafrique, la difficile conciliation d’Addis-Abeba

 

https://mondafrique.com   By  Aza Boukhris 19 mars 2019

 

L’Union Africaine est au chevet de l’Accord de Paix et de Réconciliation de Khartoum, signé à Bangui le 6 février 2019 entre le pouvoir centrafricain et les groupes armés et qui est aujourd’hui en panne.

Les parties contractantes de l’accord de Khartoum ne lisent pas le document de la même façon et contestent la version qui n’est pas la leur. A partir du 18 mars 2019, l’Union africaine pourra-telle arrondir les angles et sauver l’Accord ?  Déjà bien chiffonné, ce document pourrait bien être jeté dans la corbeille à papiers, comme les sept précédents accords.


L’Accord de Khartoum maltraité

La nomination du Gouvernement de Firmin Ngrebada est loin de satisfaire les quatorze  groupes armés signataires de l’accord ainsi que les nombreux partis politiques qui comptent, hors évidemment le mouvement « Coeurs Unis » du président Touadera et de son fidèle allié Martin Ziguele avec son parti le MLPC, créé par feu Ange-Félix Patasse.  De nombreux représentants de la société civile se sont aussi élevés contre cette nouvelle mascarade du président Touadera et de son fidèle conseiller spécial, « le Chegue » Gouandjika.


En reprenant, à leur poste et selon le même ordre protocolaire, les vingt-et-uns ministres du précédent gouvernement, celui de Mathieu SimpliceSarandji, les groupes armés estiment avoir été dupés. Leurs représentants au gouvernement auraient été marginalisés à des postes non régaliens. Seuls cinq groupes armés y étaient représentés pour six postes ministériels. D’ores et déjà le FPRC de Nourredine Adam, l’UPC de Ali Darassa, le MPC de Al-Katim se sont retirés du gouvernement. D’autres ont renoncé à l’accord de Khartoum et à sa conciliation, comme le FDPC d’Abdoulaye Miskine, le protégé du président congolais, Denis Sassou-Nguesso.

Des partis politiques ont aussi quitté le gouvernement, et non des moindres, comme le KNK de l’ancien président Bozize, furieux contre le président Touadera, son ancien Premier ministre et l’URCA d’Anicet-Georges Dologuele, le challenger du second tour de l’élection présidentielle de 2016. 

 
La réaction des groupes armés ne s’est donc naturellement pas fait attendre. Des combats sont, à nouveau, signalés et un blocus du corridor vital Bangui-frontière camerounaise menace d’asphyxier Bangui. La plupart des régions de l’arrière-pays vivent déjà en quasi autarcie et dans le dénuement.

« Addis-Abeba » pourra-t-il sauver « Khartoum »

En application de l’article 34 de l’Accord de Khartoum, certaines Parties se retrouvent donc à Addis-Abeba au siège de l’Union africaine. Il est peu probable que le Premier ministre et le Président Touadera acceptent de modifier en leur défaveur la composition du Gouvernement avec des postes régaliens offerts à des rebelles repentis.

En l’absence de toute politique de justice transitionnelle, en dehors de quelques colloques et discours de circonstances, on peut se demander si les Centrafricains s’accommoderaient aussi facilement d’une telle institutionnalisation de l’impunité.

De leur côté, les mouvements rebelles sont-ils vraiment prêts pour lâcher la proie pour l’ombre ? Un poste de ministre de l’Élevage vaut-il l’abandon de la taxation des transhumances et le vol des zébus ? Un poste irréel de modernisation de l’Administration voire même de la décentralisation viendrait-il satisfaire les comzones qui n’ont de comptes à rendre à personne ? Des postes de conseillers placardisés à la présidence, à la primature, des préfets, des directeurs sans moyens financiers et des responsables d’institutions cosmétiques seront-ils la dernière proposition de Bangui ?

Sahle-Word Zewde pourrait être de bons conseils

Les membres des délégations présentes à Addis-Abeba et les conciliateurs de l’Union africaine auraient peut-être intérêt à prendre conseil auprès de la présidence éthiopienne. Sahle-Work Zewde est Présidente de la République démocratique et fédérale d’Éthiopie depuis octobre 2018. Cette éminente personnalité était auparavant la Représentante du Secrétaire général de l’Onu auprès de l’Union africaine, après avoir été la Directrice de l’Office des Nations unies à Nairobi en 2011. Cette diplomate hors pair, d’une intégrité qui force le respect n’a-t’elle pas été une remarquable Représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU à Bangui de juin  2009 à mars 2011 ?

Cheffe du Bureau Intégré des Nations Unies pour la Centrafrique (BINUCA), le prédécesseur de la MINUSCA, madame Sahle-Work Zewde connaît toute la problématique de la crise centrafricaine et évidemment tout le personnel politique centrafricain et notamment le président Touadera et son Premier ministre. Durant son séjour centrafricain, elle a aussi pu rencontrer les chefs rebelles signataires de l’Accord de Khartoum. Il serait dommage de se passer de ses conseils aux uns et aux autres.

Mais n’est-il pas déjà trop tard ?

 

 

A Addis-Abeba, la réunion sur la paix en RCA fait des mécontents

 

https://www.dw.com 19.03.2019

 

Certains acteurs centrafricains dont le KNK n'ont pas été invités à la réunion de suivi de l'accord de paix de Khartoum ouverte ce lundi à Addis-Abeba. L'Union africaine rencontre le gouvernement et des groupes armés.

Christian Guenebem : "Déjà à Khartoum le parti n'avait qu'un statut d'observateur. Aujourd'hui, nous ne sommes pas conviés"

Rien n'avait encore filtré ce lundi (18.03.) de la première journée des discussions à Addis Abeba pour sauver l'accord de paix de Khartoum. L'accord avait été signé le 6 février entre le gouvernement et les groupes armés qui occupent une large partie du territoire.

La formation d'un nouveau gouvernement, où les groupes armés mais aussi des partis politiques se sentent sous représentés, a jeté le doute sur l'application de l'accord piloté par l'Union africaine. C'est donc cette organisation qui a décidé de rassembler des représentants du gouvernement et ceux des groupes armés. Le hic, c'est que les partis politiques à l'instar du Kwa Na Kwa de l'ex-président François Bozizé ne sont pas invités à Addis-Abeba.

Le KNK et d'autres formations politiques ont pourtant publié une déclaration commune manifestant leur volonté de prendre part à ces discussions de trois jours. Selon Christian Guenebem, porte-parole du parti, ce n'est pas par faute d'être disponible que le parti est absent à Addis-Abeba.

L'homme politique regrette que le Kwa Na Kwa se soit  juste vu accorder à Khartoum, "un statut d'observateur" qui lui enlève le droit de prendre la parole dans le processus. "Aujourd'hui, nous ne sommes pas conviés", déplore-t-il. 

Réunion de tous les espoirs

"Nous pensons qu'une réunion comme celle d'Addis Abeba et qui est une réunion d'évaluation de la mise en oeuvre, devrait pouvoir permettre à ce que les corrections nécessaires soient apportées afin que le nouvel Exécutif puisse s'atteler rapidement aux tâches urgentes qui sont les siennes", souhaite Christian Guenebem.

La République centrafricaine sera bientôt dotée d'ici à 2021 d'un centre pour le dialogue interreligieux. Trois leaders religieux centrafricains représentants les musulmans, les évangélistes et les catholiques étaient invités à Berlin la semaine dernière et ils en ont profité pour plaider en faveur de la construction de ce centre à Bangui, soutenue par l'ONG allemande House Of One.

Un concours d'architecture aura lieu en 2020 pour retenir un plan de construction de l'édifice.

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19 mars 2019 2 19 /03 /mars /2019 18:28
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Centrafrique : La démission du Premier Ministre réclamée par certains groupes armés à Addis Abeba

 

Par Sylvestre Sokambi le 19/03/2019

 

BANGUI, le 19 mars 2019 (RJDH)—Onze des quatorze groupes armés présents à Addis Abeba, ont posé le départ du Premier Ministre comme une de leurs conditions. Ils l’ont fait savoir dans un communiqué conjoint publié le 18 mars à l’entame des discussions censées mettre fin aux différends qui les opposent au pouvoir de Bangui.

Les 11 groupes armés (sauf le FPRC de Noureddine Adam, les deux tendances Anti-Balaka Mokom et Ngaissona), dans le communiqué conjoint, considèrent que le pouvoir de Bangui a failli dans la mise en œuvre de l’accord de Khartoum. Ils évoquent le manque de consensus dans le processus de la nomination du Premier Ministre et de son équipe ainsi que les retards dans la vulgarisation dudit accord.

Les groupes armés se gardent d’évoquer la caducité de l’accord même si entre les lignes, l’on peut percevoir leur tendance pour cette hypothèse. Comme pour placer la barre très haute, les 11 groupes armés posent comme condition, le départ de Firmin Ngrebada qui, à leurs yeux, « n’est plus crédible » et par conséquent ne saurait être leur interlocuteur.

Simple technique de négociations, selon un proche du Premier Ministre Firmin Ngrebada que le RJDH a pu joindre au téléphone mais un point d’honneur pour la survie de l’accord de Khartoum, d’après un leader de l’opposition qui estime que « le Premier Ministre Ngrebada est aujourd’hui plus un symbole de méfiance que de confiance et donc une menace pour l’accord de paix».

Difficile pour les groupes armés de décrocher le départ de Firmin Ngrebada à l’issue de cette rencontre de conciliation. Mais plusieurs des 21 proches rappelés au gouvernement, devront être lâchés par le chef de l’Etat pour conserver son Premier Ministre. De sources généralement bien introduites dans les milieux politiques et diplomatiques, les premiers échanges entre le Premier Ministre Firmin Ngrebada et les leaders des groupes armés, le 18 mars à Addis, ont été très tendus.


 

Centrafrique : Quelles solutions pour la distribution d’eau potable à Bangui ?

 

Par Fleury Agou le 19/03/2019

 

BANGUI, 19 mars 2019 (RJDH)–A Bangui, l’approvisionnement en eau potable de la Société de Distribution d’Eau en Centrafrique (SODECA) est un parcours de combattant en cette période de saison sèche. De longues files d’attentes sont visibles devant les bornes d’eau publiques, pourtant la République Centrafricaine est « un château d’eau ». Pourquoi cette pénurie ? et quelle est la solution pour remédier à cela ? Nous-nous sommes rapprochés du compatriote Macaire Siro, Docteur en géographie.

En cette saison sèche, l’unique station de pompage d’eau de la Société de Distribution d’Eau en Centrafrique (SODECA) éprouve des difficultés techniques et la baisse du niveau de l’Oubangui ne facilite pas la tâche à l’entreprise publique dont le matériel est vétuste.

A ces maux, le Docteur en géographie, Macaire Siro a ajouté que la capitale centrafricaine évolue dans un système de « pénurie urbaine » et de « l’inégalité sectorielle » en matière d’alimentation en eau potable. Il a fait remarquer que le vieillissement du réseau, le manque d’entretien, la défaillance de l’électricité, les fuites sur le réseau, les coupures d’eau, le manque de financement etc… « sont les difficultés qui enlisent la Société de Distribution d’eau en Centrafrique (SODECA) ».

Déplorant dans notre entretien que le secteur de l’approvisionnement en eau potable et de l’assainissement en Centrafrique, et singulièrement à Bangui ne bénéficie que de très peu de financement, « la proportion la plus élevée étant de 3,5% de l’aide totale décaissée en 2008 », a souligné notre invité. Cependant, il a noté que « le vrai problème s’articule sur le dysfonctionnement de la SODECA et le manque de moyens pour agir efficacement ».

Aussi, la distribution de l’eau est inégalement repartie entre les différents quartiers de Bangui qui a connu une explosion. « Une partie de la ville est couverte de réseau de distribution d’eau et l’autre est totalement exclue (les quartiers spontanés) », a-t-il expliqué. Face à cela, le réseau de distribution d’eau qui date des années 1970-1980 n’est plus en mesure de répondre de façon optimale et efficace au besoin des Banguissois.

Quelle solution pour améliorer l’accès à l’eau potable à Bangui ?

Alors pour remédier à cette pénurie d’eau potable, des solutions ont été proposées.  Selon Macaire Siro, il s’agit d’abord de « revoir la cartographie du réseau de la ville avec des matériaux aux normes internationales » et de « réorganiser l’urbanisation de Bangui pour faciliter l’installation du réseau et de viabiliser les nouveaux lotissements avant toute installation par le réseau d’eau potable ». Ces mesures ne sont pas suffisantes car « le réseau de distribution devra être étendu au-delà de sa couverture actuelle ». Une autre solution est « la création de réseaux secondaires : forage micro système, forage manuel, etc… » dans certains quartiers. Un travail a été fait déjà, mais cela est infime compte tenu de la demande. A cet effet, l’on pourra « multiplier le nombre de KBF (Kiosque Borne Fontaine) dans les quartiers défavorisés à une distance de 100 à 150 m du lieu d’habitation », a mentionné le géographe.

Dans cette optique de répondre au besoin de plus en plus accru dans la capitale, il serait indispensable de « mettre en place une politique de Partenariat Public et Privé (PPP), afin de rendre plus dynamique le secteur d’approvisionnement en eau potable », a conseillé notre invité. Il s’agit là de disposition favorisant l’accès à l’eau potable à des familles démunies.

Par ailleurs, la SODECA devra initier des projets qui ont besoin de la contribution financière de l’Etat qui a aussi la responsabilité de « résoudre le problème d’électricité qui impacte sur la production de la SODECA », a conclu Macaire Siro.

Les mises en garde de l’ONU sur l’eau:

Dans son dernier rapport sur l’eau, ONU-Eau et l’Unesco ont prévenu que « la demande mondiale en eau devrait augmenter de 20 à 30% par rapport au niveau actuel d’ici 2050 ». Cela est la « conséquence de la croissance démographique, du développement économique et de l’évolution des modes de consommation », ajouté à ceux-ci « le changement climatique risque de compliquer l’accès à l’eau potable avec les sécheresses et les inondations ».

Ces agences onusiennes ont fait remarquer que le manque d’accès à une eau potable de qualité et le manque de services d’assainissement des eaux usées ont contribué au décès de « 780.000 » chaque année. Ces morts sont liés à « la dysenterie et le choléra ».

A titre illustratif, « en 2015, environ 844 millions de personnes n’avaient pas accès à un service d’eau potable sûr et seuls 39% de la population mondiale disposait de services d’assainissement sûrs », lit-on dans le rapport. Et se sont les personnes les plus démunies qui souffrent plus, a regretté Audrey Azoulay, directrice générale de l’Unesco qui a fait de l’accès à l’eau potable une priorité : « L’accès à l’eau est un droit humain vital pour la dignité de chaque être humain. Pourtant, des milliards de personnes en sont toujours privées ».

Ainsi, l’ONU-Eau et l’Unesco ont encouragé les Etats et les acteurs privés à « investir massivement dans les infrastructures ».

 

Centrafrique : Guerre aux cailloux sur le campus universitaire de Bangui

 

Par Cyrille Wegue le 19/03/2019

 

BANGUI, LE 19 MARS 2019—(RJDH), Deux camps rivaux des étudiants se sont affrontés le lundi 18 mars dernier en fin d’après- midi sur le campus universitaire de l’université de Bangui. Armés de cailloux et des gourdins, les partisans des deux candidats à la Présidence de l’Association Nationale des Etudiants Centrafricains (ANECA) s’affrontent et s’en prennent aux édifices de l’établissement.

Aux environs de 16h bien que les affrontements avec des jets de cailloux aient cessé, la tension était encore palpable dans les parages de l’université. De part et d’autre de la grande voie séparant les bâtiments de l’université, des étudiants se regardaient en chiens de faïence.

Malgré la présence du Recteur de l’Université et celle de certains membres du corps rectoral qui tentaient de calmer la fouge des étudiants, ceux du côté jouxtant les bureaux de l’administration ne démordaient pas. Il a fallu l’intervention de la Police sur les lieux et qui ont pénétré dans l’aire de cet établissement pour que l’ambiance sereine revienne aux environs de 18h.

A croire le Recteur de l’Université, Syssa Magalé: «Ce sont deux camps appartenant aux deux candidats à la présidence de l’ANECA qui se sont affrontés. Il y en a qui lapidaient les édifices et c’est ça qui a causé ce désordre. Nous avons fait appel aux agents des forces de l’ordre pour rétablir l’ordre», a expliqué le Recteur Syssa Magalé.

Il a profité de l’occasion pour lancer un message aux parents, aux étudiants, à ceux qui le sont réellement, de tout faire que le calme revienne au sein de l’établissement.

« Suite à ce qui s’est passé je vais prendre une décision. La décision, c’est de suspendre la procédure des élections pour que le calme revienne. Pour éradiquer ce désordre on va donner mandat aux associations facultaires de pouvoir gérer, d’être l’interface entre les étudiants et le Rectorat. Donc, tout ce qui est du processus des élections est suspendu jusqu’à nouvel ordre », précise-t-il.

Outre cette mesure, « A l’attention de tous ceux qui vont tenter de provoquer du désordre au sein de l’université, je les informe que j’ai instruit les autorités policières et judiciaires afin qu’elles prennent les mesures nécessaires pour que désormais les contrevenants soient arrêtés et traduits en justice parce que ce n’est pas normal que des intellectuels, ceux qui sont appelés à nous succéder dans l’avenir puissent avoir ce type de comportement », conclut-il.

A en croire le Recteur Syssa Magalé, ce désordre s’est installé à cause de l’incompétence des membres de la commission en charge de l’organisation des élections de l’ANECA. Lequel bureau bien que reçu à plusieurs reprises par le Décanat pour des conseils n’est pas du tout impartial. «Tout ce qui se passe au sein de cette commission transpire et aussi il y a peut-être des partis pris», dit-il.

 

Centrafrique : Les récépissés des cartes d’identité, un système qui pèse sur le citoyen moyen

 

Par RJDH le 19/03/2019

 

BANGUI, le 19 mars 2019 (RJDH)—Face à l’absence des cartes d’identité, l’Etat centrafricain a trouvé un palliatif consistant à la délivrance par la police nationale de récépissés. Mais l’obtention de ce précieux document est un véritable parcours du combattant pour les demandeurs dont le revenu quotidien se chiffre à moins d’un dollar.

Depuis six ans les Centrafricains sont soumis au système de récépissés délivrés par la police judiciaire. C’est un document administratif délivré et ayant une validité de trois mois et qui coûte 2000 Fcfa à chaque échéance. Il faut donc réunir 8000 F par an pour prétendre obtenir ce fameux document contre jadis les 4500F que l’on payait pour se faire délivrer une carte d’identité ayant une validité de 10 ans.

Mais plusieurs habitués de ces récépissés ont confié au RJDH avoir dépensé plus de 2000 Fcfa pour se procurer un récépissé, « pour avoir ce document provisoire, il faut nécessairement graisser les pattes des policiers afin que l’obtention soit rapide ».

Dans ces conditions, les récépissés sont un fonds de commerce non seulement pour l’Etat mais aussi pour le service chargé de les délivrer. Selon des sources proches de la police judiciaire, plus d’un million de personnes sont chaque année depuis 2014, concernées par les opérations de délivrance des récépissés. Il est difficile de suivre la traçabilité des fonds générés par la délivrance de ces documents administratifs qui ne sont pas reconnus par quelques établissements bancaires de la place pour des opérations.

L’ancien Directeur de la police judiciaire a été relevé, selon nos informations, à cause du dossier relatif aux récépissés. Les fonds générés par la délivrance des récépissés n’ont commencé à garnir les caisses du Trésor public que depuis le limogeage de l’ancien directeur. Plusieurs millions ont alors échappé à l’Etat entre 2014 et juillet 2018.

Au Trésor public, on rassure de la mise à disposition au service de la police judiciaire de quittanciers afin juguler voire éradiquer cette hémorragie financière « le gouvernement a siégé sur le dossier et nous avons été instruits à prendre des mesures idoines. Alors depuis juillet, tout est rentré dans l’ordre.»

De sources autorisées, par mois et ce depuis juillet le Trésor public encaisse entre 8 et 10 millions de Fcfa dont une partie est reversée au service de la police judiciaire chargé de délivrer ces récépissés. Ainsi par année, pour la délivrance des récépissés des cartes d’identité, c’est plus de 100 millions de francs CFA que l’Etat encaisse sur le dos d’une population à très faible revenu puisque la RCA est l’avant dernier pays en indice de développement humain./RJDH


 

Centrafrique : L’accord de Khartoum accentue la division de l’opposition démocratique

 

Par Sylvestre Sokambi le 19/03/2019

BANGUI, 18 mars 2019 (RJDH)—Les relations entre les partis politiques de l’opposition se sont dégradées depuis la signature de l’accord de Khartoum et ses premiers pas. Une situation qui conforte la position du pouvoir en place.

Depuis trois mois, l’URCA, le MDREC, la CPRS, le RPR et le PATRIE ont amorcé un rapprochement entre partis de l’opposition, rapprochement consolidé par plusieurs actions communes. Les leaders de ces formations politiques se sont ensemble affichés en public, ont signé des communiqués conjoints et ont partagé et défendu des positions communes sur des sujets d’intérêt national. Mais, cette forme d’union de l’opposition n’a pas résisté au tsunami politique déclenché par le processus de dialogue initié par l’Union Africaine.

Lorsque la liste des participants au dialogue de Khartoum est publiée et que le PATRIE de Mboli Goumba et l’URCA de Dologuelé, ont eu des représentants, Tiangaye, Ngeundet et Bendounga, respectivement présidents de la CRPS, du RPR et du MDREC, ont crié à la cooptation des représentants de l’opposition démocratique. Les réunions de l’opposition entre temps régulières, se font rares, créant la distance entre les principaux leaders.

L’absence d’Anicet Georges Dologuelé, président de l’URCA et leaders de cette opposition en quête d’une configuration, complique la situation vu qu’entre Tiangaye, Nguendet et Bedounga, les relations sont fondées sur la méfiance tandis que depuis la transition présidée par Djotodia, la confiance est enterrée entre Tiangaye et Mboli Goumba, très proches au crépuscule du règne de Bozizé.

Visiblement, Dologuelé, Tiangaye, Bedounga et Mboli Goumba ne sont pas arrivés à surmonter les différends qui rongent leur volonté d’asseoir une opposition, unie, clairvoyante et ambitieuse dont la République Centrafricaine a besoin aujourd’hui face à un pouvoir désordonné qui fait du pilotage à vue avec un système de gouvernance encore opaque.

La solution trouvée par ces cinq leaders certes nantis d’expérience politique mais très carrés sur leurs intérêts, est de faire sauter la volonté qui les avait amenés, il y a quelques mois, à envisager la mise en place d’une opposition démocratique solide. L’URCA et le PATRIE trouvent un nouveau rapprochement avec le KNK, un des partis proches du pouvoir mais qui a retiré son représentant du gouvernement post-Khartoum et le RDC dont le soutien au pouvoir n’est pas assez clair.

La CRPS, le MDREC et le RPR s’engagent dans une autre dynamique de l’opposition. Après deux communiqués publiés par les deux parties, Joseph Bedounga accuse Dologuelé et ses alliés de fait, de faire du plagiat, histoire de dénigrer un groupe qui a commis la maladresse de reprendre certaines phrases utilisées par Tiangaye, Nguendet et Bedounga dans leur communiqué.

L’opposition en Centrafrique, s’est toujours cherchée et elle continue de se chercher. En 2013, lorsqu’il a fallu se rendre à Libreville, l’opposition a éclaté même si Ziguélé, leader de l’opposition de l’époque a su garder l’essentiel de l’équipe. Mais, cette opposition n’a pas montré des gages de l’unité lorsqu’elle a été appelée à participer à la gestion de l’Etat.

La vision de l’opposition qu’étaient en train de projeter Dologuelé, Tiangaye, Nguendet, Bendouga et Mboli Goumba n’a pas résisté au vent d’intérêt que les uns et les autres ont vu venir avec le dialogue de Khartoum qui a suscité appétit et ambitions. Mais, la division qu’entretiennent les principaux leaders de l’opposition actuelle est une aubaine pour le pouvoir de Touadera qui n’a de vision que les élections de 2021.

 

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