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20 novembre 2014 4 20 /11 /novembre /2014 11:10

 

 

 

 

M.L.P.C

 

Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain

 

Justice – Liberté – Travail

 

Membre de l’Internationale Socialiste

 

 

 

Bureau Politique

 

Secrétariat Général

 

N°_______MLFC/BP/SG/14

 

DISCOURS D’OUVERTURE DES TRAVAUX DU CONSEIL POLITIQUE NATIONAL

 

(CPN)

 

Bangui, les 20 et 21 Novembre 2014

 

 

Camarades Conseillers Politiques Nationaux,

 

Camarades vice – Présidents du Parti,

 

Camarades membres du Bureau Politique,

 

Camarades militantes et militants,

 

Chers invités,

 

Mesdames et messieurs,

 

Au nom du Bureau Politique, je vous salue et vous souhaite à toutes et à tous, la bienvenue à ce Conseil Politique National du MLPC.

 

C’est pour moi un réel plaisir et un insigne honneur de vous revoir après tant d’années où il ne nous a pas été permis de réunir une session ordinaire du Conseil Politique National, la dernière ayant eu lieu en Février 2009.

 

Camarades CPN,

 

Conformément aux dispositions de l’article 25 de nos statuts, le Conseil Politique National qui est l’organe de décisions le plus élevé du Parti dans l’intervalle des congrès. Il se réunit une fois par semestre en session ordinaire sur convocation du Président du Parti. Il se réunit également en session extraordinaire à la demande du Président du Parti ou des 2/3 de ses membres.

 

Il importe donc de rappeler que depuis Février 2009, le Conseil Politique National n’a pu être convoqué en raison de certaines contingences politiques, sécuritaires et structurelles, inhérentes à plusieurs événements survenus dans notre pays depuis le hold-up électoral du Président François BOZIZE.

 

L’essentiel est qu’aujourd’hui, nous soyons tous enfin réunis pour cette présente session du CPN au cours de laquelle, nous aurons à débattre de l’ordre du jour suivant :

 

  1. - Examen et adoption du rapport moral, politique et financier du bureau politique.
  2. - Examen des propositions d’amendements des textes de base du Parti (statuts et règlement intérieur) en vue d’y insérer ultérieurement :
  3. Examen des procédures et modalités de candidatures aux élections présidentielles et législatives.

- Le profil du candidat du MLPC à l’élection présidentielle et aux élections législatives,

- La procédure d’élection primaire du candidat du MLPC à l’élection présidentielle et aux élections législatives,

- la composition du dossier de candidature à l’élection présidentielle et aux élections législative,

  1. La création de l’école du parti,
  2. La création de l’organe de presse Kongo wara,
  3. La création de la télévision en ligne du MLPC,
  4. La création de la radio diffusion du MLPC.
  1. Divers

 

Camarades CPN,

 

Distingués invités.

 

Depuis notre dernière session en février 2009, plusieurs événements ont marqué l’évolution de notre pays que je m’en vais rappeler brièvement pour servir de fil conducteur à nos réflexions au cours de ces travaux.

 

1°) – La désastreuse parodie électorale du 27 janvier 2011 caractérisée par une fraude massive sans précédent dans l’histoire de notre pays, a consacré la scandaleuse entrée dans une Assemblée nationale monocolore de plusieurs membres de la famille du président François BOZIZE et des alliés de son parti alors au pouvoir. Malgré le refus des partis de l’opposition démocratique de l’époque de reconnaître les résultats de ce hold-up électoral, le KNK et son leader ont verrouillé la vie politique nationale à leur seul profit tout en instrumentalisant la Cour constitutionnelle qui a rejeté en bloc quasiment toutes les requêtes pourtant fondées, des candidats et formations politiques de l’opposition démocratique.

 

2°) – Malgré l’insistance de la communauté internationale et de certains chefs d’état des pays voisins et frères qui n’ont eu de cesse de lui prodiguer des conseils d’ouverture politique à l’opposition et de lui préconiser la nécessité du dialogue et la concertation, le président François BOZIZE s’est hermétiquement enfermé dans sa surdité et croyait avoir raison contre tout le monde. C’est ici que se trouve la vraie explication de la naissance de la coalition Séléka et de la chute du régime KNK et non dans la stratégie de recherche de bouc-émissaire que François BOZIZE et ses partisans ont déployée pour accuser le MLPC et son Président d’avoir pactisé avec la rébellion de Séléka pour les renverser du pouvoir.

 

3°) – C’est dans ce contexte que la rébellion armée de Séléka est née et s’est retrouvée en un temps record aux portes de Bangui. C’est aussi dans ce décor que se sont déroulées les négociations politiques sous les auspices des chefs d’état de la CEEAC ayant abouti aux fameux Accords de Libreville qui, s’ils avaient été un tant soit peu respectés par les parties signataires, auraient pu éviter à notre pays de basculer dans la situation cauchemardesque qui a suivi la fuite précipitée de François BOZIZE et le calamiteux pouvoir Séléka. Cette situation a entraîné l’apparition de la milice anti-balakas mêlée aux diverses manœuvres et velléités de retour au pouvoir de François BOZIZE et son clan pour plonger la République Centrafricaine dans les fâcheuses conséquences qui empoisonnent jusqu’à présent quotidiennement l’existence de nos compatriotes.

 

4°) – Aujourd’hui, notre pays est objectivement placé sous une tutelle internationale qui ne dit pas son nom. Le degré d’effondrement de l’état centrafricain a atteint un niveau tel que c’est la communauté internationale qui est hélas obligée d’assurer les obligations régaliennes habituelles d’un état. Les Accords de Libreville avaient prescrit la mise en place d’un régime de transition qui en est malheureusement déjà à son troisième Chef d’état ainsi qu’à trois Premier Ministre. Prévue initialement pour durer dix-huit (18) mois au moins et vingt et quatre (24) au plus tard, l’actuelle transition qui a connu plusieurs fois des échecs, doit cependant déboucher sur des élections législatives et présidentielles dont le calendrier vient d’être reporté de cinq mois supplémentaires par la dernière session qui a eu lieu ici à Bangui, du Groupe International de Contact sur proposition de l’Autorité Nationale des Elections.

 

Camarades CPN,

 

Distingués invités.

 

En effet, il y a aujourd’hui 5 ans que le Conseil Politique National s’est réuni pour débattre des questions de la refondation du Parti et des préparatifs des élections Présidentielles et Législatives qui ne se sont tenues qu’en janvier 2011.

 

A l’issue des travaux de 2009, le CPN a adopté (20) résolutions et (13) recommandations nécessaires à la relance des activités du Parti et les préparatifs des prochaines échéances de 2010 puis 2011.

 

Au sortir des assises du CPN, le Bureau Politique s’est engagé à concrétiser ces directives par la mise en place de plusieurs commissions de réflexion dont les rapports ont été remis au Bureau Politique.

 

Ainsi, un chronogramme des activités a été élaboré et suivait son cour d’exécution.

 

Les premières actions d’urgence réalisées étaient la mise en place de la Direction Nationale de Campagne (DNC) et l’élaboration du programme global de la restructuration des organes de base du Parti.

 

Le Bureau Politique a exécuté la plupart des résolutions et recommandations qui ont permis de conduire le Parti aux élections.

 

Camarades CPN

Distingués invités.

 

Aujourd’hui, il n’est plus question de revenir sur le passé, mais de jeter les bases d’une réflexion devant nous conduire à aller de l’avant. Il nous faut :

 

  • Ouvrir le Parti aux anciens camarades qui nous ont quittés et qui veulent revenir ;
  • Consolider nos organes de base à travers un programme global de restructuration
  • Consolider nos organes de base à travers un programme global de restructuration ;
  • Mettre en place la Direction Nationale de Campagne ;
  •  
  • Elaborer notre plan d’actions et nos stratégies pour la reconquête du pouvoir de l’Etat en 2015.

 

Face à ces exigences de l’heure, il est impérieux de taire nos querelles intestines, nos rancœurs et nos tendances divisionnistes pour conforter l’unité du Parti.

 

C’est pourquoi, l’objectif stratégique doit primer surtout : l’esprit de tolérance, de pardon réciproque, de partage de responsabilités afin que nous donnions à notre parti les meilleurs chances pour 2015.

 

Par ailleurs notre vision politique nous impose de coopérer avec les autres Partis et Associations politiques de notre pays et du monde entier qui partagent avec nous les valeurs de la Social – démocratie.

 

C’est ici le lien de remercier tous les partis frères membre de l’Internationale Socialiste qui nous ont apporté des aides multiformes pour la tenue de ces assises.

 

Aussi est-il est impérieux de nous engager aux côtés de nos alliés de l’Alliance des Forces Démocratique pour la Transition (AFDT) aux fins de préparer sereinement le Dialogue Politique à venir, appelé Forum de Bangui qui peut jeter les bases d’un règlement pacifique de ces crises politico – militaires et récurrentes que connait notre pays.

 

Camarades CPN,

 

Distingués invités.

 

L’heure est à l’action et aux sacrifices sans lesquels aucune victoire ne pourrait être garantie. C’est pourquoi, j’invite solennellement le Conseil Politique National (CPN) à resserrer les rangs du Parti et faire échec à toutes les tentations de division et de récupération politique à des fins ethno – tribalistes.

 

Sur ce, je déclare ouverts les travaux de la session ordinaire de notre Conseil Politique National.

 

Je vous remercie

 

 

Martin ZIGUELE ouvre les travaux du Conseil Politique National du MLPC
Martin ZIGUELE ouvre les travaux du Conseil Politique National du MLPC

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Centrafrique-Presse.com
20 novembre 2014 4 20 /11 /novembre /2014 03:03

 

 

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 20.11.2014 à 02h25

 

Trois semaines après la chute du président Blaise Compaoré, la formation politique dont il était issu a reconnu, mercredi 19 novembre, avoir commis « une erreur d'appréciation » en poursuivant le projet de révision de la Constitution, qui devait permettre le maintien de ce dernier au pouvoir. Le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) a également affirmé sa volonté de « contribuer, pour la part qui [lui] incombera », au retour d'un régime démocratique dans le pays. Il plaide ainsi pour une transition« apaisée et inclusive ».

 

Dans son mea culpa tardif, la formation politique a indiqué vouloir« assumer sa part de responsabilité » dans les soulèvements populaires du 30 octobre, qui ont fait une quinzaine de morts et ont abouti à l'incendie de plusieurs bâtiments, dont l'Assemblée nationale. Le CDP reconnaît ne pas avoir mesuré « l'ampleur de l'hostilité » que soulevait le projet de réforme constitutionnelle.

 

Cet aveu intervient alors que le nouveau premier ministre, le lieutenant-colonel Isaac Zida, est en train de former le futur gouvernement de la transition, dont de nombreux acteurs civils souhaitent voir les partis pro-Compaoré exclus. Plusieurs partis de la mouvance présidentielle, dont l'Alliance pour la démocratie et la fédération/Rassemblement démocratique africain (ADF/RDA, 3e parti politique avant la chute de Compaoré), ont également fait ces derniers jours des déclarations publiques de contrition, implorant le « pardon du peuple ».

 

 

NDLR : A quand le mea culpa du KNK en Centrafrique, ne serait-ce que du bout des lèvres ?

Burkina : le parti du président déchu fait son mea culpa

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Centrafrique-Presse.com
20 novembre 2014 4 20 /11 /novembre /2014 02:52

 

 

 

 

GENEVE, Suisse, 19 novembre 2014/African Press Organization (APO)/ -- En étroite collaboration avec la Croix-Rouge du Tchad, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) vient de distribuer des biens de première nécessité à plus de 5 000 personnes déplacées dans la région reculée d'Am-Timan, dans le sud-est du Tchad, en raison du conflit en République centrafricaine.

 

Depuis le début de la crise en République centrafricaine, plus de 113 000 personnes – réfugiés centrafricains et Tchadiens revenus au pays – ont cherché refuge à N'Djamena, ainsi que dans les camps et villages du sud du pays, selon l'Organisation mondiale des migrations. « Un an après leur arrivée au Tchad, la situation de ces personnes reste très précaire. L'aide humanitaire se concentre actuellement surtout sur les camps du sud-ouest du Tchad, notamment dans le Moyen-Chari, le Logone oriental et le Logone occidental », explique Gérard Besson, chef de la délégation du CICR au Tchad.

 

« En raison de l'isolement du sud-est du pays et de la dispersion des personnes retournées dans leurs communautés d'origine, cette zone tend à être négligée par la plupart des acteurs humanitaires », précise M. Besson. Cette première distribution d'ustensiles de cuisine, de seaux, de jerrycans, de couvertures, de bâches, de moustiquaires et de pagnes a permis de venir en aide aux familles les plus vulnérables arrivées sur place depuis le début de l'année, par suite du conflit en République centrafricaine.

 

La majorité des personnes retournées au Tchad sont des femmes et des enfants. « Beaucoup portent les séquelles des traumatismes qu'elles ont vécus lors de leur fuite. Malgré le fait qu'elles aient été bien accueillies par les communautés locales, elles disposent actuellement de peu de moyens de subsistance. Avant le conflit, beaucoup vivaient du commerce et de l'élevage ; mais aujourd'hui, elles ont perdu leur bétail, qui était leur principale source de revenus », constate M. Besson.

 

Pendant la première semaine de novembre, avec la Croix-Rouge du Tchad, le CICR a distribué des biens de première nécessité à près d'un millier de familles (5 000 personnes) ayant regagné leur lieu d'origine dans la région d'Am-Timan. Selon Ridmadjibaye Nadjinangar, secrétaire général du Salamat (une des régions administratives du sud-est du Tchad) qui a lancé officiellement la distribution, « plus de 7 000 personnes retournées chez elles ont été recensées à ce jour dans la région».

 

« J'ai rencontré une vieille dame qui avait perdu son fils pendant les affrontements à Bangui et avait fui vers le Salamat avec ses quatre petits-enfants. Livrée à elle-même à Am-Timan depuis le début de l'année, elle se retrouve seule à essayer de pourvoir aux besoins de sa famille. Cette distribution contribuera certainement à lui rendre la vie un peu moins dure », raconte Etienne Djimtobeye, un employé du CICR qui a participé au premier volet de l'opération. Le CICR planifie une deuxième série de distributions d'ici la fin de l'année : 1 000 familles devraient également en bénéficier.

 

Entre le début de l'année et le 15 novembre, le CICR a par ailleurs :

 

• aidé la Croix-Rouge du Tchad à distribuer plus de 1 600 kits de première nécessité à des personnes ayant fui les violences en République centrafricaine vers le centre de transit de Gaoui, près de N'Djamena, et de 190 kits similaires à des victimes d'incendies dans deux villages de la région du lac Tchad ;

 

• visité près de 1 700 personnes privées de liberté dans 10 lieux de détention à travers le pays et fourni des articles d'hygiène et de première nécessité dans plusieurs institutions pénitentiaires ;

 

• fourni des suppléments nutritionnels thérapeutiques à plus de 1 450 détenus, dont 250 souffraient de malnutrition aiguë, et 1 200 de malnutrition modérée ;

 

• facilité plus de 20 000 appels téléphoniques pour rétablir le contact entre membres de familles dispersées par suite des violences en République centrafricaine ;

 

• réuni avec leurs parents 14 enfants non accompagnés ayant fui les violences en République centrafricaine ;

 

• soutenu deux centres de réadaptation physique, contribuant ainsi à améliorer la mobilité de plus de 5 000 personnes ;

 

• organisé des séances de sensibilisation aux règles du droit international humanitaire (DIH) pour plus d'un millier de militaires, gendarmes et policiers, dont plus de 600 étaient sur le point d'être déployés au Mali ;

 

• soutenu les autorités tchadiennes dans leurs efforts visant à ratifier des traités de DIH et à les incorporer dans la législation nationale ;

 

• organisé plusieurs ateliers sur le DIH à l'intention de chefs traditionnels et religieux, ainsi que de représentants des médias et de la société civile, et mis sur pied le premier concours national de plaidoirie en DIH à l'intention d'étudiants en droit de quatre universités du pays.

 

African Press Organization, Partenaire de Next-Afrique

Tchad : les personnes déplacées de Centrafrique vivent dans la précarité

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Centrafrique-Presse.com
19 novembre 2014 3 19 /11 /novembre /2014 23:38

 

 

 

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 20-11-2014

 

Plus de dix mois après leur départ forcé en janvier après un éphémère pouvoir désastreux incarné par leur chef Michel Djotodia, les ex-rebelles de la Séléka n'en finissent pas de se déchirer, la principale faction de l'ex-rébellion basée à Bambari (centre) annonçant la mise sur pied d'une nouvelle direction distincte de celle créée en juillet avec à sa tête leur leader en exil.

 

"On va se démarquer du front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC). Nous n'avons aucune intention belliqueuse. On va choisir une appellation pour montrer notre bonne volonté d' aller vers la paix", a déclaré dans un entretien téléphonique mercredi à Xinhua le lieutenant Younouss Ngabdjia, membre de l' équipe dirigeante de la faction installée à Bambari, à la veille d' une réunion cruciale à Bria, à environ 600 km au Nord de Bangui.

 

Pour ces assises aux allures d'Assemblée générale programmées dès jeudi, le général Joseph Zoundéko, chef d'état-major du mouvement dit des Forces républicaines des ex-Séléka, rassemble autour de lui des groupes de partisans venus de Bangui, Birao, Bambari, Kaga-Bandoro, Mobaye jusqu'à Samoandja à la frontière soudanaise, à en croire Ngabdjia, son directeur de cabinet.

 

Evaluées à environ 170 hommes provenant principalement de Bambari et de Kaga-Bandoro, ces troupes mèneront des discussions visant à "la mise en place du nouveau bureau des Forces républicaines qui mettra un terme à l'appellation d'état-major, puis du bureau politique", a précisé le lieutenant Younouss Ngabdjia.

 

La rencontre se tient en l'absence du général Nourredine Adam, élu 1er vice-président du FPRC lors de la création en juillet à Birao de cette organisation placée sous la direction de Michel Djotodia, pourtant en exil à Cotonou (Bénin).

 

C'est un "boycott", admet Ngabdjia, en réponse à la tenue d'une réunion similaire convoquée par cet autre dirigeant rebelle en octobre dans son fief de Kaga-Bandoro.

 

"Ils sont restés dans leur fief de Kaga-Bandoro. Ils sont considérés comme des dissidents. Une centaine d'hommes ont néanmoins fait défection. Certains d'entre eux sont venus à l'AG dans trois pick-up, d'autres à pied à qui on a demandé d'attendre à M'Bré pour qu'on puisse aller les transporter par un camion", rapporte le directeur de cabinet du chef d'état-major des Forces républicaines des ex-Séléka.

 

Avec ses troupes de Bambari, le général Zoundéko n'avait pas non plus pris part aux assises de Kaga-Bandoro. Mais il annonce la présence d'un groupe d'une dizaine d'émissaires dépêchés par son rival à Bria, comprenant le sous-chef d'état-major chargé des opérations.

 

Le général Ali Djarass, un autre rival meneur d'un groupe de combattants peuls ayant été opposé il y a des mois par des combats sanglants avec la faction de Zoundéko, s'est lui aussi contenté de se faire représenter par une délégation emmenée par ses deux vice- présidents.

 

"Le général Ali Djarass est prêt à reprendre le chemin avec nous", fait tout de même savoir le lieutenant Younouss Ngabdjia.

 

Chaque camp affirme vouloir prendre part au processus de normalisation et de réconciliation nationale en cours dans le pays, avec l'appui de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine ( MINUSCA) déployée depuis mi-septembre en remplacement de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA).

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

Centrafrique : une faction des ex-Séléka annonce prendre ses distances avec Djotodia

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Centrafrique-Presse.com
19 novembre 2014 3 19 /11 /novembre /2014 21:04

 

 

 

     

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-11-19 19:18:20

 

Les trois leaders de la plateforme des confessions religieuses de Centrafrique, lauréats du prix de la Paix de l’ONG américaine Search For Common Ground sont rentrés à Bangui, après une mission de deux semaines aux Etats Unis d’Amérique où ils se sont reçu leur prix le 13 novembre dernier.


Ainsi, l'Imam Oumar Kobine Layama et le Révérend Nicolas Guerekoyame Gbangou sont rentrés au bercail lundi et l'archevêque de Bangui, Monseigneur Dieudonné Nzapalahinga, a regagné Bangui mardi.


Les leaders religieux centrafricains faisaient partie des cinq groupes identifiés par cette ONG, pour leur abnégation, leur persévérance et surtout pour la promotion de la cohésion sociale et le vivre ensemble musulman chrétien. Des qualités qu'ils ont mis en valeur au moment où le conflit centrafricain a failli se transformer en un conflit interreligieux. 

‘'C'est un prix décerné aux gens qui au cœur des violences ont pu apporter un autre message, celui de l'amour, de tolérance, de la cohésion sociale, du vivre ensemble'', a confié à la presse, à son arrivée à l'aéroport Bangui Mpoko, l'archevêque de Bangui, Dieudonné Nzapalahinga.


Pour lui, c'est un prix qui récompense ‘' la paix, le courage, l'héroïsme et surtout l'abnégation et la persévérance dans un engagement bien déterminé''.

‘'Le travail que nous faisons, il y a des gens qui le regardent. Ils voient ce qui est au-dessus de la passion et des sentiments. Et ils ont pensé que le travail que nous faisons actuellement est un travail rationnel qui peut être dupliqué partout où tous ceux qui sont animés par le désir de construire la cohésion sociale peuvent en inspirer'', a-t-il indiqué.

 

 http://www.apanews.net/article_read-810093-retour-au-pays-des-religieux-centrafricains-laures-du-prix-de-la-paix.html#sthash.5OR5yj8o.dpuf

Retour au pays des religieux centrafricains lauréats du prix de la Paix

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19 novembre 2014 3 19 /11 /novembre /2014 21:02

 

 

 

 

APA-Ouagadougou (Burkina Faso)- 2014-11-19 16:57:32 - Le Front de résistance citoyenne (FRC), regroupant des Organisations de la société civile (OSC) burkinabè, exige ‘’l’arrestation immédiate’’ de l’ancien président du Faso, Blaise Compaoré, refugié à Yamoussoukro depuis sa fuite du pouvoir le 31 octobre dernier.


Dans un communiqué dont APA a reçu copie mercredi, le porte-parole du FRC, Pr Luc Marius Ibriga, rappelle que ‘'le Peuple burkinabè a pris son destin en mains par une insurrection populaire qui a contraint à la démission Monsieur Blaise Compaoré de ses fonctions de Président du Faso, Chef de l'Etat''.


Selon lui, cette insurrection populaire a pour origine l'obstination de Blaise Compaoré à ‘'substituer à la volonté de notre Peuple la sienne comme source de toute légitimité politique dans notre chère Patrie''.


Le Pr Ibriga estime qu'en se concertant pour violer notamment la Constitution et la Charte africaine de la démocratie, ‘'Blaise Compaoré et ses alliés de la majorité présidentielle se sont rendus coupables d'une tentative de coup d'Etat constitutionnel''.

En attendant la saisine de la Haute Cour de Justice de transition, institution compétente en la matière, le FRC demande, souligne le communiqué ‘'au Procureur du Faso, garant des intérêts du Peuple et de la société, de poursuivre ces individus pour trahison de la patrie et atteinte à la Constitution''. 


Entre autres mesures urgentes, le FRC exige ‘'l'arrestation immédiate de monsieur Blaise Compaoré, son extradition et son jugement pour atteinte à la Constitution'', note le communiqué, ajoutant que cela vise à ‘'faire droit au Peuple burkinabè, étancher sa soif de justice, honorer la mémoire de nos martyrs, éviter que de tels crimes à l'encontre du Peuple ne soient encore commis ‘'.


Par ailleurs, souligne le communiqué, le FRC est pour l'apposition de scellés dans les bureaux des anciens dirigeants et membres du gouvernement pour empêcher la destruction des preuves d'infractions.


‘'La société civile rassure l'opinion nationale et internationale qu'elle n'est pas animée par un esprit de vengeance mais qu'elle ne saurait cautionner l'impunité'', rasure dans le communiqué le Pr Ibriga, ajoutant que ‘'sans justice, il ne saurait y avoir de réconciliation nationale et de paix durable''.

 

 http://www.apanews.net/article_read-810077-la-socie-civile-burkinabexige-----l--arrestation-immeate----de-blaise-compaore.html#sthash.LWY5j3bn.dpuf

La société civile burkinabè exige ''l'arrestation immédiate'' de Blaise Compaoré

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19 novembre 2014 3 19 /11 /novembre /2014 02:10

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-11-18 14:47:25 - La présidente de transition en Centrafrique, Catherine Samba-Panza, a présidé mardi à Bangui la répartition entre les services de l’Etat de trente-six véhicules (12 bus et 24 pick-up) offerts par l’Angola, un don qu’elle a salué comme une illustration de l’excellence des relations entre son pays et Luanda.


‘'Non seulement c'est un geste fraternel mais également un élan de solidarité envers les autorités de transition. Le moins qu'on peut se dire est que la coopération avec l'Angola est au beau fixe en dépit de tout'', s'est réjouie Catherine Samba-Panza.


Pour elle, ce don vient aider au renforcement de capacité de la présidence, du gouvernement et de quelques-unes des institutions de la transition ‘'qui sont dans le besoin pressant et qui doivent faire avancer les choses''.


‘'Dans les limites des véhicules mis à notre disposition, j'ai fait des choix raisonnés en tenant compte des priorités et surtout de l'urgence de faciliter la mobilité pour certaines institutions. Au fur et à mesure des généreux dons que d'autres pays amis pourront nous faire nous porterons notre choix, que les institutions non retenues prennent leur mal en patience'', a-t-elle relevé.

 

http://www.apanews.net/article_read-809973-l%E2%80%98angola-fait-don-de-trente-six-vecules-ea-rca.html#sthash.MgdkCE6v.dpuf

L‘Angola fait don de trente-six véhicules à la RCA

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18 novembre 2014 2 18 /11 /novembre /2014 12:39

 

 

 

 

http://www.un.org/  17 novembre 2014 – La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République Centrafricaine (MINUSCA) a officiellement pris, ce lundi, la relève de la sécurisation de l'Aéroport international de Bangui M'Poko des forces de l'Union européenne (EUFOR RCA).

C'était lors d'une cérémonie solennelle en présence de nombreux officiels parmi lesquels des représentants du Gouvernement centrafricain, des organisations internationales, et des forces nationales et internationales, y compris la MINUSCA, EUFOR-RCA et Sangaris.

 

Le transfert de responsabilité entre l'Unité d'Infanterie de l'EUFOR et les casques bleus de la MINUSCA s'est étalé sur plusieurs semaines durant lesquelles les deux forces ont mené des opérations conjointes dans le but de maintenir un engagement sécuritaire identique au bénéfice des opérations aériennes et de la population.

 

Pour la mission européenne, qui continuera à fournir son soutien aux casques bleus déployés sur M'Poko, la cérémonie de passation de consignes constitue l'une des réalisations de sa fonction de 'pont' vers la MINUSCA, dans le cadre de la transition progressive entre les deux forces qui devra s'achever en mars 2015.

 

La sécurisation de l'aéroport et ses environs demeure la priorité des deux forces internationales. C'est dans cette optique que l'Unité de génie de L'EUFOR a procédé récemment à la restauration de la voie d'accès à l'escale, ainsi que des structures de contrôle de l'aéroport.

 

Pour sa part, la MINUSCA s'est engagé à garantir le même niveau de sécurité dans la zone aéroportuaire, et à soutenir le développement économique du pays, dont l'aéroport constitue une pièce charnière et le seul point d'accès international du pays. Elle réitère également sa détermination à assurer la protection des civils, conformément à son mandat, en collaboration avec les forces sécuritaires nationales et internationales.

Centrafrique : la MINUSCA assume la responsabilité du dispositif sécuritaire de l'Aéroport de Bangui

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18 novembre 2014 2 18 /11 /novembre /2014 12:06

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-11-18 10:35:11 - Les frondes sociales, les groupes armés et la rentrée scolaire font mardi la Une de la presse centrafricaine.


‘'Mouvements anti-balaka transformés en parti politique vont-il se présenter aux élections 2015 ?'' s'interroge L'Agora qui ensuite fait ce commentaire : ‘'Voilà comment l'histoire vient de montrer aux humains que personne ne peut savoir de quoi le est fait le lendemain et que rien n'est définitivement ni acquis, ni fait. Tant que l'histoire continue des dérouler ses imprévus dans lequel nous sommes tous embarqués''.


‘'Au-delà des annonces des balaka, il y a forcement un paquet de problèmes à résoudre. Car, qu'est- ce qui justifie cette subite transformation ?'', ajoute L'Angora, là où L'Hirondelle, abordant un tout autre sujet, écrit : ‘'Grogne des étudiants de l'Ecole Nationale des Arts (ENA) à propos de neuf mois d'arriéré de bourse'' et Le Démocrate parle de ‘'le ras-le-bol de la Socatel''.


‘'Décidemment, il faut le reconnaître indique L'Hirondelle, les choses tournent mal en Centrafrique en ces temps-ci au niveau de la gestion des établissements universitaires''. 


Le même journal d'ajouter : ‘'Après l'Université de Bangui qui a connu la semaine dernière un remous social par la grève des enseignants du supérieur, c'est le tour des étudiants de l'ENA qui viennent rentrer cette semaine dans la danse. Ces derniers ont observé un arrêt de travail pour réclamer l'apurement des arriérés de bourse d'étude qui ne sont pas encore régularisés''.


Le Démocrate parle, pour sa part, des agents de la SOCATEL (Société centrafricaine de télécommunications) qui cumulent en ce moment trente et un mois d'arriéré de salaire et qui ne voient pas le bout de tunnel.


‘'A bout de souffle et de nerfs, déployant une banderole avec des inscriptions suivantes +Trop c'est trop. Payez nos trente et un de mois d'arriéré de salaire. Plus jamais ça+, lors de l'assemblée générale du 12 novembre, les agents de la Socatel ont décidé d'observer une grève pour réclamer le versement immédiat de quatre mois de salaire. Preuve de modestie de leur part''.


Le Démocrate de son côté s'interroge de la sorte : ‘'la rentrée scolaire se confirme quid de la sécurité ?''. Pour ce confrère, tous les enfants sont en droit d'attendre de leurs familles et de la communauté internationale le maximum d'efforts pour qu'ils bénéficient de leur droit à l'éducation. 


A en croire ce confrère, les efforts doivent être déployés à fortiori pour réduire la violence, l'enrôlement de ces enfants dans les bandes armées, leur exploitation comme domestique et la maltraitance.


Sur le plan de la sécurité, l'Hirondelle revient sur le passage de témoin entre l'Eufor-RCA et Minusca. Il titre à ce sujet : ‘'L'Eufor-RCA passe la sécurité de l'aéroport à la Minusca''. 


Déployé en avril 2014, en appoint aux forces Sangaris et Misca, ‘'la force européenne qui a finalement atteint sa pleine capacité en juin dernier vient de céder une parcelle de ce champ initial d'intervention à la force onusienne. Il s'agit de la zone de l'aéroport Bangui Mpoko'', souligne L'Hirondelle.

 

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Remous sociaux, milices et éducation au menu de la presse centrafricaine

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Centrafrique-Presse.com
18 novembre 2014 2 18 /11 /novembre /2014 11:45

 

 

 

Par RFI 18-11-2014 à 02:27

 

Au Tchad, une semaine après les manifestations contre la hausse des prix du carburant, le président Idriss Déby a annoncé avoir pris des mesures contre la contrebande de pétrole. Depuis quand et comment des citernes ont-elles pu se retrouver en Centrafrique et dans les pays voisins ? Enquête.

 

Le chef d’Etat tchadien Idriss Déby a décidé de réagir aux manifestations du 11 novembre dernier – qui portaient, notamment mais pas uniquement, sur la hausse des prix du carburant – en se rendant lui-même vendredi dans la raffinerie de Djermaya. Là, il a constaté publiquement les écarts qui existaient entre ce qui sortait de la raffinerie et ce qui était commandé pour approvisionner les pompes.

 

L’explication ? D’après Idriss Déby, ce sont des dizaines de citernes qui partent en Centrafrique et au nord du Nigeria. Depuis quand et comment des citernes ont-elles pu se retrouver en Centrafrique et dans les pays voisins ? La contrebande a commencé dès le lancement de la raffinerie de Djermaya, il y a trois ans, explique un professionnel de la filière pétrole en Centrafrique. « Un transporteur tchadien m'avait proposé une citerne de 36 m³. C'était au tout début », ajoute-t-il.

 

Meilleur marché qu'en Centrafrique

 

Du carburant détaxé dont le prix était plus concurrentiel que celui fixé par l'Etat centrafricain : l'essence tchadienne était à 500 francs CFA le litre, alors qu'en Centrafrique, le gouvernement l'avait fixé à plus de 800 francs.

 

Depuis l'offensive de la Seleka sur Bangui, la plupart des stations-service situées hors de la capitale ont été détruites. Et avec l'insécurité, les transporteurs basés en Centrafrique n'approvisionnent plus les provinces du pays. À Birao, c'est donc vers le Soudan que la population se tourne. À Paoua, vers le Cameroun. Mais à Ndélé, Kaga-Bandoro, Batangafo, et dans les villes encore contrôlées par la Seleka, c'est encore du Tchad que provient le carburant, malgré la fermeture de la frontière.

 

Enquête des députés

 

« C'est la Seleka qui s'occupe de ça, mais les prix sont très chers », a expliqué à RFI un habitant. Comme au Tchad voisin, les prix sont montés en flèche – entre 2500 et 5000 francs CFA le litre –, et comme au Tchad également, la population se plaint des pénuries. D'autres sources affirment que le carburant tchadien se vendait aussi depuis ces trois dernières années au Cameroun et qu'inversement, ces dernières semaines, avec les pénuries, les commerçants tchadiens venaient s'y approvisionner. Lors de sa visite à la raffinerie de Djermaya, le président tchadien a lui-même évoqué une autre destination : le nord du Nigeria. Idriss Déby ne semble plus rien ignorer de ce trafic.

 

Par ailleurs, le président de l'Assemblée nationale a convoqué le ministre du Pétrole et les représentants de l’organe de régulation de la distribution des produits pétroliers, l’ASART, pour répondre aux questions des députés. Ces derniers ont eux-mêmes lancé une mission d'enquête sur les raisons de ces pénuries au Tchad.

 

Mafia

 

Des mesures ont été prises, a assuré le président Déby lors de sa visite de la raffinerie, pour supprimer les intermédiaires et acheminer le carburant tchadien directement dans les stations-service du pays. Mais l'opposition se dit sceptique par rapport à ces mesures : « Le monopole de la distribution de carburant a été octroyé par le pouvoir à des commerçants qui sont presque tous proches du président de la République. Forts de ce monopole, ils font ce qui leur plaît », affirme Ali Golhor, l'un des porte-paroles de la Coordination des partis politiques pour la défense de la Constitution (CPDC).

 

Il détaille les chemins pris par ce pétrole de contrebande : « Quand les citernes sortent de Ndjamena, ont dit sur les papiers qu’elles vont à Moundou, à Sarh, à Abéché. Mais souvent, celles qui sont destinées à Moundou vont servir les commerçants du Cameroun, celles qui arrivent à Sarh continuent en fait leur chemin jusqu’à la Centrafrique, et certaines de celles destinées au nord traversent la frontière pour aller en Libye ou au Nigeria. »

 

Un système bien organisé, sur lequel les mesures promises par Idriss Déby auront peu d’effet, estime Ali Golhor : « C’est une sorte de mafia : la distribution du carburant échappe totalement à l’autorité. Je ne pense pas que les mesures préconisées par le chef de l’Etat après la visite de la raffinerie puissent arranger les choses. »

 

Tchad : sur les traces du pétrole de contrebande

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