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21 juillet 2014 1 21 /07 /juillet /2014 13:17

 

 

 

 

 

http://www.marianne.net/   Lundi 21 Juillet 2014 à 05:00

 

Alors qu'à partir de demain et jusqu'au 23 juillet doit se tenir le forum de Brazzaville au cours duquel il est prévu de faire signer un cessez-le-feu entre anti-balakas et la Seleka, "Marianne" a retrouvé la trace d'un proche du président François Bozizé, Lévy Yakété. Celui-ci aurait trouvé refuge en France depuis octobre 2013. Il est notamment accusé par les Nations unies d'avoir "recruté de jeunes miliciens pour agresser à la machette les personnes hostiles au régime".

 

La France héberge-t-elle un criminel centrafricain ? C’est du moins ce que suggère le rapport d’Amnesty international, publié début juillet. « République Centrafricaine : il est temps de rendre des comptes »,  le titre du rapport est on ne peut plus clair. L’association dénonce l’impunité des responsables présumés des violences en République centrafricaine. 

  
Parmi les noms cités, on trouve celui de Lévy Yakété. Fidèle du président Bozizé, destitué par la rébellion musulmane Séléka, il a été sanctionné le 9 mai 2014 par le Conseil de sécurité des Nations unies pour s’être « livré ou (avoir) apporté un appui à des actes qui compromettent la paix, la stabilité ou la sécurité de la République centrafricaine ». Toujours selon les Nations unies, il est « accusé d’avoir ordonné l’arrestation de personnes ayant des liens avec la Séléka, commandé des attaques contre des opposants au président Bozizé et recruté de jeunes miliciens pour agresser à la machette les personnes hostiles au régime ». 

 

Mais Lévy Yakété vit donc aujourd’hui en France, entre Paris et Nantes où il a de la famille. Et ce, d’après lui, depuis le 5 octobre 2013. Avant donc les sanctions qui prévoient l’interdiction de voyager et le gel de ses avoirs. Des sanctions que le Quai d’Orsay, joint par Marianne, a confirmé appliquer. 

  
Yakété, lui, explique n’avoir reçu aucune notification de ses sanctions : « Je l’ai découvert sur RFI, puis je suis allé voir mon nom sur le site des Nations unies. J’ai attendu un mois avant de faire une demande de radiation de cette liste. Les Nations unies en ont accusé réception et m’ont renvoyé un courrier m’expliquant avoir transmis le dossier à la France car c’est elle qui est à l’origine de ces sanctions et que je vis actuellement dans ce pays. Pour le moment je n’ai pas de nouvelles ». 

  
Ces sanctions des Nations unies ne semblent pas vraiment le gêner. D’après Amnesty international, l’homme n’a pas de fortune. Il n’y aurait donc pas grand-chose à geler. « J’ai un compte postal sur lequel ma famille me verse un peu d’argent pour mes besoins personnels, mais c’est tout. Là, ils ont tiré dans l’eau, comme on dit chez nous », explique Lévy Yakété. 

  
L’interdiction de voyager ne semble pas le déranger non plus. Sa fille et son fils vivent en France. C’est d’ailleurs comme ça qu’il a obtenu un titre de séjour « vie privée et familiale ». Le ministère de l’Intérieur, contacté à plusieurs reprises par Marianne, n’a pas confirmé sa validité et n'a d’ailleurs pas souhaité faire de commentaires sur le sujet. 

  
Lévy Yakété peut également, s’il en faisait la demande, se rendre au sommet de Brazzaville qui se tiendra à partir de demain, lundi 21 juillet, et jusqu’au 23 juillet où un cessez-le-feu entre Sélékas et anti-balakas (les milices chrétiennes) devrait être signée. Les sanctions prévoient en effet une dérogation si le voyage se fait pour la paix. Oui mais voilà, Lévy Yakété n’a pas été invité. L ‘homme en est vexé. « Je l’ai dit à plusieurs reprises : il faut faire la paix. Personne n’a voulu ce qui est arrivé sauf la Séléka et ceux qui l’ont commandé. Ce sont eux qui ont voulu que la République centrafricaine se retrouve dans cette situation. Nous, nous ne l’avons pas voulu. Nous avons réagi par instinct de survie ». Yakété prône donc la paix, mais tout en semblant encore plein de rancune. Une fois qu’il est lancé, il a d’ailleurs bien du mal à s’arrêter. Il s’insurge notamment contre les Nations unies, contre les accusations qui sont portées contre lui plus que contre les sanctions. 

  
Lui se dit innocent et considère que c’est aux autres d’apporter la preuve du contraire. Il rappelle ses actes pour défendre le pouvoir, « des actes pacifiques et citoyens », assure-t-il. Et il ne renie pas le communiqué du 13 mars 2013, de la coalition citoyenne d’opposition aux rebellions armées, mouvement qu’il a fondé, même si celui-ci a été exhumé sur un site qui ne lui est pas favorable. Dans ce communiqué, il déclarait que « la loi fondamentale de la République oblige tous les fils et toutes les filles de Centrafrique à s’opposer par tous les moyens à tout acte visant à compromettre l’ordre public, la démocratie et mettant en péril la souveraine nationale ainsi que la vie du peuple centrafricain ». Rappelons que dans le cas présent, l’expression « tous les moyens » inclut aussi les armes… 

  
D’après lui, il serait aujourd'hui considéré par une partie du pays « comme un martyre » et quand il « parle, (sa) voix porte encore ». Une façon de montrer qu’il est toujours influent, sans pour autant reconnaître son implication dans quelque événement que ce soit. 

 

 

NDLR : S'il est vrai que le nom de Levi Yakété figure aux côtés de celui de François Bozizé sur la liste de ceux qui font l'objet des sanctions onusiennes, d'autres bozizistes bien connus qui ont commandité et payé des jeunes désoeuvrés pour brûler le drapeau français et caillasser l'ambassade de France, des USA et du Tchad à Bangui, ont réussi à trouver aussi refuge en France et y coulent des jours tranquilles dans le secret espoir qu'un beau jour, leur vedette reviendrait au pouvoir à Bangui. 

Lu pour vous : Un Centrafricain accusé par l'ONU a trouvé refuge en France
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21 juillet 2014 1 21 /07 /juillet /2014 12:48

 

 

 

 

 

21/07/14 (AFP)

 

Un "Forum pour la réconciliation nationale et le dialogue politique" en Centrafrique se tient à Brazzaville du 21 au 23 juillet. Mais ses participants sont divisés et l'on voit mal comment les négociations pourraient aboutir si rapidement.

 

Quelque 170 responsables centrafricains du gouvernement, du Parlement de transition, des groupes armés, des partis politiques et de la société civile étaient attendus lundi matin à Brazzaville à l'ouverture du "Forum pour la réconciliation nationale et le dialogue politique" qui se tient du 21 au 23 juillet sous l'égide du médiateur congolais Denis Sassou Nguesso. Objectif : "convenir de l'arrêt de toutes les violences", avec la signature d'un "accord de cessation des hostilités, du désarmement des groupes armés et d'un nouveau cadre politique de la transition" qui précéderait un dialogue inter-centrafricain dans le pays et dans les camps de réfugiés, avant un éventuel forum national de réconciliation et de reconstruction en octobre à Bangui.

 

Mais il y a encore loin de la coupe aux lèvres tant cette nouvelle tentative de réconciliation nationale, organisée par le groupe de contact international sur la Centrafrique (une trentaine de pays ou organisations internationales), semble mal engagée. Les divisions internes régnant au sein des belligérants, tant de la Séléka que des anti-balaka, compliquent les négociations. Quel interlocuteur sera assez représentatif et influent pour engager un processus de paix solide ?

 

Depuis son exil de Cotonou au Bénin, Michel Djotodia a été récemment réélu à la tête de la Séléka mais il reste "personna non grata" pour la communauté internationale. Noureddine Adam, le n°2 des ex-rebelles, est quant à lui sous le coup des sanctions de l'ONU... Selon nos informations, la délégation de la Séléka devrait être dirigée par Moussa Dhaffane, accompagné de Abdoulaye Hissene, Mahamat Taib Yavoub et Moustapha Sabone, le frère d'Abakar Sabone.

 

De leur côté, la classe politique et la "société civile" sont, elles, partagées sur l'opportunité d'aller à Brazzaville, certains réclamant que la réunion se tienne à Bangui. Des questions qui risquent "de peser sur sa réussite et sur la mise en œuvre des décisions qui seront prises" à Brazzaville, estime Thierry Vircoulon, directeur du programme Afrique centrale du cercle de réflexion International Crisis Group.

 

Plusieurs partis politiques et chefs religieux centrafricains - toutes confessions confondues - ont déjà annoncé leur refus de se rendre à Brazzaville, jugeant plus opportun d'organiser le forum dans leur pays. L'interventionnisme des pays de la région pour tenter de régler la crise est mal vécu, qu'il s'agisse du Gabon ou du Tchad, qui ont abrité des sommets n'ayant rien arrangé, ou encore du Congo, dont le président Denis Sassou Nguesso assure la médiation pour la crise centrafricaine au nom de la Communauté économique des États de l'Afrique centrale (CEEAC).

 

À côté de ses pairs des pays voisins, la présidente de transition de la Centrafrique, Catherine Samba Panza, qui a confirmé sa présence à Brazzaville, en est réduite à un rôle de figurante. "Le refus de certains d'aller à Brazzaville exprime un rejet ou une critique de cette gestion par la région", considérée comme une mise sous tutelle qui a échoué jusqu'à présent, commente Vircoulon. Les pays voisins, eux, manifestent leur exaspération face à une classe politique centrafricaine qu'ils jugent indigente.

 

Congo : ouverture du forum sur la RCA

 

21/07/14 (BBC)

 

Les acteurs politiques et les membres des organisations de la société civile centrafricaine sont attendus dès ce lundi à un forum sur la réconciliation en Centrafrique qui se tient à Brazzaville au Congo.

 

La présidente de transition Catherine Samba Panza est arrivée dans la capitale congolaise Brazzaville dimanche après-midi.

 

Elle a déclaré que Brazzaville est "une opportunité importante pour relancer le dialogue, relancer un dialogue pour arrêter de s’entretuer, pour qu’ensemble on décide d’arrêter les hostilités et les violences etc."

 

Malgré les réserves de certains leaders religieux et de la société civile sur la tenue d’une telle assise hors de la RCA, l’hôte du sommet, le président congolais est resté optimiste.

 

Il estime que "la RCA ne devrait pas être oubliée et que Brazzaville est le début d’un processus appelé à se poursuivre."

 

"Le plus important se fera en Centrafrique sur le terrain, là où se trouve le peuple centrafricain; donc je pense qu’il faut rester toujours optimiste et ne pas relâcher l’effort", a déclaré Denis Sassou Nguesso.

 

"J’aimerais vous rassurer que Brazzaville ne sera pas une rencontre de trouble, ni une nouvelle humiliation pour le peuple centrafricain", avait indiqué jeudi dernier la présidente Catherine Samba Panza lors d'une rencontre avec les forces vives de Bangui, précisant que "Brazzaville est une opportunité pour que les centrafricains puissent à nouveau se parler."

 

L‘ objectif de la réunion qui s’ouvre ce lundi se résume à l’idée de s’entendre sur l’arrêt de toute violence.

 

Pour cela, il faudra signer un accord de cessation d’hostilités, désarmer toutes forces et convenir d’un nouveau cadre pour conduire la transition à savoir la formation d’un nouveau gouvernement.

 

Il a été difficile de déterminer le niveau de représentativité des parties et notamment les Anti balaka et les Seleka.

 

Aucune indication non plus n’a été donnée sur la participation ou non de l’ancien président Francois Bozizé.

 

Le ministère congolais des Affaires étrangères et de la coopération a annoncé le 18 juillet dernier que 169 centrafricains vont participer à partir de ce 21, jusqu’au 23 juillet, au forum sur la paix et la réconciliation en République centrafricaine à Brazzaville.

 

http://www.bbc.co.uk/afrique/region/2014/07/140721_car-forum...

 

 

Centrafrique : Mme Panza considère le forum de Brazzaville comme une opportunité pour relancer le dialogue

 

BRAZZAVILLE 21/07/14 (Xinhua) - La présidente centrafricaine Catherine Samba Panza a déclaré dimanche à Brazzaville que le forum, qui va réunir les représentants de diverses parties prenantes centrafricaines à Brazzaville du 21 au 23 juillet, est une opportunité pour relancer le dialogue et la réconciliation entre les différents protagonistes.

 

"Brazzaville est pour nous une opportunité importante pour relancer le dialogue entre Centrafricains, relancer le dialogue pour qu'ensemble on arrête de nous entretuer, pour qu'ensemble on décide d'arrêter les cessations des hostilités, les violences, c' était très important", a indiqué Mme Samba Panza à son arrivée à Brazzaville pour prendre part au forum.

 

Evoquant la question sur la participation ou non de certains acteurs politiques centrafricains à ce forum, Mme Samba Panza a relevé qu'un consensus a été trouvé entre ceux qui voulaient venir à Brazzaville et que de nombreux acteurs feront le déplacement de Brazzaville pour participer à ces assises.

 

"De nombreux acteurs centrafricains viendront à Brazzaville, évidemment, certains ont le droit de ne pas venir, s'ils le pensent, mais d'une manière générale, un consensus s'est dégagé pour qu'on vienne, sous l'impulsion de notre médiateur, que nous puissions ensemble avoir des solutions durables de sortie de crise pour l'intérêt des populations", a déclaré la présidente centrafricaine.

 

Le président congolais Denis Sassou N'Guesso a indiqué à cette occasion que le plus important travail du processus de réconciliation va se faire certainement en Centrafrique sur le terrain, là où se trouve le peuple centrafricain, tout en appelant toutes les parties à rester optimiste et ne pas relâcher d'efforts.

 

"Le fait que, d'après ce que je constate, tous les partenaires annoncent leur présence, les centrafricains et nous les médiateurs, le fait que tout le monde soit à Brazzaville est, à mon avis, un bon signe, donc nous allons devoir continuer de travailler, et dans le meilleur esprit possible, la présidente est là et je pense que demain nous allons démarrer ce travail dans un bon esprit", a- t-il déclaré.

 

Entre 160 et 200 participants issues de toutes les parties prenantes de la crise centrafricaine, notamment les autorités gouvernementales, les chefs de la Séléka, les antis-balakas et la société civile, sont attendus à la rencontre de Brazzaville, dont l'objectif est d'arrêter les violences, à travers la signature d' un accord sur la cessation des hostilités, le désarmement des groupes armés et l'établissement d'un nouveau cadre politique de la transition.

 

Centrafrique: ouverture à Brazzaville du "Forum pour la réconciliation nationale"
Centrafrique: ouverture à Brazzaville du "Forum pour la réconciliation nationale"

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20 juillet 2014 7 20 /07 /juillet /2014 23:19

 

 

 

 

 

A quarante et huit heures de l’ouverture du Forum de Brazzaville, un fait  qu’on ne peut qualifier de « divers » puisqu’il s’agit de mort d’homme, vient rappeler la triste réalité que vivent quotidiennement les Centrafricains et que certains veulent feindre d’ignorer. Il s’agit de l’assassinat au Pk 60 route de Boali d’un chauffeur de camion camerounais distancé du convoi sécurisé, par des bandits qui se disent anti-balakas. Interrogé au téléphone par Radio Ndéké Luka à propos de ce crime, un des porte-paroles des anti-balakas dénommé Emotion Brice Namsio se contente simplement de dire qu’il ne reconnaît pas comme anti-balakas les auteurs de cet homicide et que l’heure n’était plus à la vengeance. Les chauffeurs camerounais menacent d’entrer en grève et de ne plus convoyer les marchandises de la RCA de Douala à Bangui.

 

Les banguissois savent par ailleurs qu’il ne se passe pas de jour sans que des individus se présentant comme des anti-balakas n’arrachent de force moyennant usage de kalachnikov ou grenade, des véhicules à leurs malheureux propriétaires  pour les conduire à leur base  ou chez Edouard Ngaissona à Boy-Rabe avec qui il faut ensuite longuement parlementer pour avoir quelque chance de récupérer ledit véhicule moyennant évidemment gros bakchich.

 

Depuis sa prise de fonction, le patron de la MISCA, le général congolais Jean Marie Michel Mokoko n’a de cesse de qualifier les anti-balakas de « malfaiteurs », de « malfrats », « d’ennemis de la paix » , que la MISCA leur fera la guerre etcque leur « coordonnateur national » Patrice Edouard Ngaissona, est un « fugitif », et voilà que du jour au lendemain, les mêmes anti-balakas sont brusquement devenus des interlocuteurs crédibles et respectables avec lesquels on peut et veut discuter pour les contraindre à aller à Brazzaville signer un accord de cessez-le-feu avec Séléka. Comment peut-on prendre au sérieux les responsables de la MISCA, donc de l’Union Africaine !

 

Faut-il rappeler tout en lui rendant hommage, que durant tout le temps qu’il a commandé l’opération Sangaris avant de passer dernièrement le relais au général Eric Bellot des minières, le général Francisco Soriano a toujours refusé le principe de leur cantonnement que les anti-balakas n’ont eu de cesse de réclamer, estimant avec raison qu’ils n’étaient que de vulgaires voyous et ne méritaient pas d’être pris au sérieux car ils ne représentaient rien du tout à ses yeux.

 

Ce n’est un secret pour personne que l’écrasante majorité des Centrafricains, sauf ceux qui ont des intérêts particuliers et des raisons personnelles pour s’y rendre, ne veulent pas du forum de Brazzaville. On est curieux de savoir comment a été présenté la situation actuelle de la RCA et qu’est ce qui a exactement été dit au président Denis Sassou Nguesso et aux autres chefs d’état de l’Afrique centrale à Malabo pour qu’ils acceptent le principe d’abriter à Brazzaville ce forum initialement présenté comme celui de la réconciliation des Centrafricains avant d’être qualifié seulement de première étape au véritable dialogue qui lui, doit se tenir à Bangui, lorsque l’initiative du forum de Brazzaville a  immédiatement déclenché  un tollé et une levée de boucliers chez les forces vives centrafricaines.

 

Abandonner la mission de désarmement pour laquelle le Conseil de sécurité des Nations Unies a initialement donné formellement mandat à la MISCA et à Sangaris pour juste se contenter de la signature d’un cessez-le-feu entre les principaux  belligérants que sont Séléka et les anti-balakas, document dont tout le monde sait qu’il ne sera pas respecté à peine signé, est une grave dérobade de la communauté internationale que les Centrafricains qui en ont assez des tueries et crimes de guerre des uns et des autres, ne peuvent accepter. 

 

La Rédaction

Le forum de Brazzaville : une grave et inadmissible dérobade

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20 juillet 2014 7 20 /07 /juillet /2014 23:15

 

 

 

 

 

APA Brazzaville (Congo) - 2014-07-20 21:05:30 - « Brazzaville est une étape importante pour relancer le dialogue entre Centrafricains, pour qu’ensemble on arrête de nous entretuer », a déclaré à la presse, la présidente de la transition centrafricaine, Catherine Samba Panza, dimanche à son arrivée dans la capitale congolaise où elle prendra part au forum sur la crise dans son pays qui s’ouvre demain lundi.


« Venir à Brazzaville ! Cela a fait débat. Mais un consensus s'est dégagé. Nous sommes en démocratie ; nous ne sommes pas dans un système de pensée unique », a dit Samba Panza, ajoutant que « de nombreux acteurs centrafricains vont venir et d'autres n'ont pas le droit de venir s'ils le pensent ». 

La présidente de la transition en RCA a souhaité que des solutions durables seront trouvées au terme des travaux de ce forum de trois jours (21 au 23 juillet) consacré à la crise qui secoue la Centrafrique depuis la chute du président François Bozizé en mars 2013. 


Pour le médiateur de cette crise le chef de l'Etat Denis Sassou Nguesso « Il est important que la cause centrafricaine ne soit pas une cause oubliée ». 

Ce forum est placé sou l'égide du président congolais, médiateur dans cette crise, des dirigeants des pays de la sous –région, de l'Union Africaine etc.

« Brazzaville, étape importante pour relancer le dialogue entre Centrafricains », selon Samba Panza

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20 juillet 2014 7 20 /07 /juillet /2014 18:34

 

 

 

 

 

APA –Arusha (Tanzanie) - 2014-07-20 12:12:09 - L’organisation américaine des défense de droits de l’Homme Human Rights Watch (HRW) a lancé dimanche une mise en garde contre toute amnistie pour les auteurs de crimes les plus graves en République centrafricaine, à la veille de l’ouverture à Brazzaville, au Congo, d’un forum rassemblant la classe politique, la société civile et les groupes armés en Centrafrique.

« Les médiateurs et les participants au forum de Brazzaville, devraient rejeter tous les appels à l'amnistie pour violations graves des droits humains », a déclaré Human Rights Watch, dans un communiqué publié dimanche à son bureau régional à Nairobi, au Kenya.


Lundi, le président de la République du Congo, Denis Sassou Nguesso, va initier des efforts de médiation à Brazzaville pour tenter de parvenir à un cessez-le feu entre les factions belligérantes en République centrafricaine.


« La communauté internationale devrait veiller à ce que la justice soit un élément essentiel des négociations, dans le respect des normes internationales qui considèrent l'amnistie pour les crimes graves comme étant inacceptable », estime HRW.


« L'amnistie est souvent la première demande des leaders qui ont du sang sur les mains », a déclaré Daniel Bekele, directeur de la division Afrique à Human Rights Watch. « Les médiateurs doivent faire comprendre que la paix durable ne peut être obtenue sans la justice et que personne n'est au-dessus de la loi. »

Les participants au Forum pour la réconciliation nationale et le dialogue politique pour la République centrafricaine, censé durer jusqu'au 23 juillet, devraient inclure des représentants des factions armées, le gouvernement intérimaire et des membres d'organisations non gouvernementales.


En plus de rechercher un accord de cessation des hostilités, le forum va essayer d'obtenir un accord sur le désarmement et un cadre politique pour la transition vers des élections.


« Les organisateurs devraient rechercher une large participation de la part des militants, des organisations et des communautés religieuses dans tout dialogue politique », recommande encore Human Rights Watch.


Une équipe de médiation internationale soutiendra les efforts de médiation du président Sassou Nguesso. Cette équipe comprendra des représentants de l'Union africaine, de l'Organisation des Nations unies, de la France, de l'Union européenne et des États-Unis, entre autres.

 

http://www.apanews.net/article_read-800094-forum-centrafricain-de-brazzaville-pas-d--amnistie-pour-les-crimes-les-plus-graves-demande-hrw.html#sthash.AotpsLFr.dpuf  

Forum centrafricain de Brazzaville : pas d'amnistie pour les crimes les plus graves, demande HRW

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20 juillet 2014 7 20 /07 /juillet /2014 16:38

 

 

 

 

 

APA – Libreville (Gabon) - 2014-07-20 13:51:43 - Trois acteurs du groupe de théâtre dénommé « les perroquets » vont représenter la RCA au festival international de théâtre de Libreville à Gabon, prévu du 30 juillet au 2 août prochain.


Ce festival va regrouper quatorze pays francophones parmi lesquels la République Centrafricaine (RCA)


La RCA va présenter au cours de ce rendez-vous international la pièce intitulée « Place Publique


« On y va pour présenter la pièce intitulée « Place Publique » a confié à APA Constant Kombet, chef du groupe les Perroquets, expliquant que « Place Publique, comme le nom l'indique c'est un endroit où tout le monde se retrouve, des brigands, des personnes gentilles, des fous et des gens normaux. Où on peut écouter, tout voir »


A en croire M Kombet, les préparatifs vont bon train parce que dit-il « nous avons déjà donné trois spectacles depuis le mois de mars dernier jusqu'aujourd'hui. Nous sommes bien préparés pour ce rendez-vous»


Il a par ailleurs lancé un appel au gouvernement pour la mobilisation des ressources devant leur permettre de faire ce déplacement.


« Nous demandons au gouvernement de nous aider à participer à ce festival en décaissant les fonds nécessaires pour les billets d'avion aller-retour. Parce que les dossiers se trouvent actuellement au trésor public » a-t-il lancé.


Le départ de ces trois comédiens est prévu pour le vendredi 25 juillet prochain.

 

 http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=800101#sthash.yMTwwWmH.dpuf

La RCA sera présente au Festival International de Théâtre de Libreville

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20 juillet 2014 7 20 /07 /juillet /2014 16:33

 

 

 

 

 

APA Brazzaville (Congo) - 2014-07-20 13:10:00 - La présidente de la transition en République centrafricaine Catherine samba Panza, est attendue ce dimanche à Brazzaville où elle prendra au Forum sur la crise survenue dans son pays depuis mars 2013 qui s’ouvre le 21 juillet dans la capitale politique du Congo, annonce un communiqué officiel.


Catherine Samba Panza vient en précurseur d'une délégation d'au moins 169 membres qui prendra part à ce forum de trois jours (21 au 23 juillet) consacré à la crise qui secoue son pays depuis la chute du président François Bozizé en mars 2013. »


Sont attendues également à Brazzaville dans la délégation centrafricaine, pour participer à ce forum dont le but principal est d'aboutir à un feuille de route devant permettre une sortie de crise pour ce pays, les anciens présidents François Bozizé, et Michel Djotodia 


« Le Forum est inclusif aux Centrafricains et toutes les sensibilités doivent prendre part » assure la source.


Ce forum est placé sou l'égide du président congolais, médiateur dans cette crise, des dirigeants des pays de la sous –région, de l'Union Africaine etc.

 

 http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=800083#sthash.po2T6b9s.dpuf

Catherine Samba-Panza à Brazzaville pour le forum sur la crise en RCA

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20 juillet 2014 7 20 /07 /juillet /2014 16:26

 

 

 

 

 


La justice doit figurer en tête de l'ordre du jour du forum de Brazzaville

 
(Nairobi, le 20 juillet 2014) – Les médiateurs et les participants au forum de Brazzaville, organisé pour discuter de la crise en République centrafricaine, devraient rejeter tous les appels à l’amnistie pour violations graves des droits humains, a déclaré Human Rights Watch aujourd'hui.


Le 21 juillet 2014, le président de la République du Congo, Denis Sassou Nguesso, va initier des efforts de médiation à Brazzaville pour tenter de parvenir à un cessez-le feu entre les factions belligérantes en République centrafricaine. La communauté internationale devrait veiller à ce que la justice soit un élément essentiel des négociations, dans le respect des normes internationales qui considèrent l’amnistie pour les crimes graves comme étant inacceptable, selon Human Rights Watch.


« L’amnistie est souvent la première demande des leaders qui ont du sang sur les mains », a déclaré Daniel Bekele, directeur de la division Afrique à Human Rights Watch. « Les médiateurs doivent faire comprendre que la paix durable ne peut être obtenue sans la justice et que personne n'est au-dessus de la loi. »


Le droit international est clair sur la nécessité de la justice pour les crimes graves, et oblige les pays à fournir un recours effectif aux victimes de violations des droits humains. Les poursuites équitables et crédibles de crimes graves sont un moyen essentiel pour fournir une réparation et rétablir le respect de l’État de droit. Les Nations Unies et la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples ont émis des principes contre l’amnistie pour les crimes graves dans les accords de paix.

Les participants au Forum pour la réconciliation nationale et le dialogue politique pour la République centrafricaine, censé durer jusqu'au 23 juillet, devraient inclure des représentants des factions armées, le gouvernement intérimaire et des membres d’organisations non gouvernementales. En plus de rechercher un accord de cessation des hostilités, le forum va essayer d'obtenir un accord sur le désarmement et un cadre politique pour la transition vers des élections.


Les organisateurs devraient rechercher une large participation de la part des militants, des organisations et des communautés religieuses dans tout dialogue politique, a déclaré Human Rights Watch.


« Cette conférence ne devrait pas se limiter à ceux qui se sont battus pour parvenir à la table de négociation et qui portent peut-être une responsabilité de crimes graves », a déclaré Daniel Bekele. « Il est important d'avoir une large représentation des organisations non gouvernementales pour la réconciliation et le dialogue politique afin de s'assurer que les voix de ceux qui ont le plus souffert des atrocités soient entendues. »


Une équipe de médiation internationale soutiendra les efforts de médiation du Président Sassou Nguesso. Cette équipe comprendra des représentants de l'Union africaine, de l'Organisation des Nations Unies, de la France, de l'Union européenne et des États-Unis, entre autres.


La République centrafricaine traverse une crise profonde depuis le début de 2013, lorsque les rebelles majoritairement musulmans de la Séléka ont pris le pouvoir dans une campagne caractérisée par le meurtre généralisé de nombreux civils, des incendies et des pillages de maisons et d'autres crimes graves. À la mi-2013, des groupes se faisant appeler anti-balaka se sont organisés pour lutter contre la Séléka et ont commencé à mener des attaques de représailles à grande échelle contre des civils musulmans. L'insécurité règne encore, avec des meurtres sur une base presque quotidienne.


L’expérience de Human Rights Watch au cours des 20 dernières années dans de nombreux pays montre que la paix sans la justice conduit souvent à de nouveaux cycles de violence. Le manque de responsabilisation pour les crimes passés commis en République centrafricaine a été un facteur clé dans l'exacerbation de la crise actuelle.


Les autorités nationales devraient rompre avec le passé en s’engageant fermement à garantir que les personnes responsables de crimes graves seront tenues de rendre des comptes, selon Human Rights Watch. Les autorités devraient reconstruire leur système judiciaire et traduire en justice les personnes responsables de crimes dans des procès équitables et crédibles.


La République centrafricaine est un État partie au Statut de Rome instituant la Cour pénale internationale (CPI), qui oblige son gouvernement à coopérer dans la poursuite des personnes responsables de crimes de guerre, de crimes contre l'humanité et de génocide. En mai 2014, la présidente par intérim, Catherine Samba-Panza, a officiellement demandé au procureur de la CPI d'ouvrir une nouvelle enquête dans le pays.


« Les médiateurs et les participants au forum de Brazzaville doivent maintenir en tête de l'ordre du jour les milliers de victimes en République centrafricaine et leur désir d’obtenir justice », a conclu Daniel Bekele. « L’amnistie pour les principaux responsables de crimes contre l'humanité et autres crimes odieux n'est tout simplement pas une option. »


Pour consulter d’autres recherches de Human Rights Watch sur la République centrafricaine, veuillez suivre le lien : 


http://www.hrw.org/fr/africa/central-african-republic



Pour plus d’informations, veuillez contacter : 


À Genève, Peter Bouckaert (anglais, français) : +41-22-738-1793 ; ou +41-789-459-385 (portable) ; oubouckap@hrw.org. Sur Twitter @bouckap


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République centrafricaine : Aucune amnistie ne devrait être accordée pour les crimes graves (HRW)

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Centrafrique-Presse.com
19 juillet 2014 6 19 /07 /juillet /2014 14:07

 

 

 

 

 

Quels que soient les arguments avancés par les tenants du forum inter-centrafricains prévu à Brazzaville ou les partisans de le tenir plutôt à Bangui, le moins que l’on puisse dire est que ce forum de Brazzaville paraît mal engagé et il ne faut donc pas s’étonner qu’il puisse accoucher d’une souris. Que peut-on en effet attendre de particulièrement extraordinaire d’une rencontre dont les principaux protagonistes, à commencer par la plateforme interreligieuse, les partis politiques les plus représentatifs et la société civile, soit refusent de faire le déplacement de Brazzaville soit en demandent purement et simplement le report pour d’autres.

 

Sauf à croire que par principaux protagonistes il faut entendre les deux camps des belligérants armés (Séléka et anti-balakas) que les forces internationales pourtant dépêchées en RCA par des mandats clairs et précis des résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies, tardent ou ne veulent manifestement pas désarmer et qui continuent de pourrir la vie aux Centrafricains tant dans leur capitale que dans l’arrière-pays.

 

Ce que beaucoup ne comprennent pas c’est que les divers leaders tant des Séléka que des anti-balakas ne contrôlent pas du tout la grande majorité de leurs éléments dont certains qu’ils désignent comme par hasard « éléments incontrôlés » qui sont précisément ceux qui commettent les nombreux crimes de guerre et autres exactions à travers l’étendue du territoire. Il n’est donc pas très pertinent de vouloir réunir, peu importe l’endroit, ces deux camps pour les contraindre à signer un accord de cessez-le-feu qu’ils auront le plus grand mal à respecter sur le terrain car ce « terrain », ils n’en ont pas vraiment la maîtrise.

 

Le souvenir de la violation flagrante de l’accord de cessez-le-feu du 11 janvier 2013 de Libreville aussi bien par Séléka dont les troupes ont allégrement franchi la prétendue « ligne rouge » de Damara que par le camp de Bozizé lequel a cru devoir faire monter au front sa garde présidentielle et les troupes sud-africaines contre Séléka, est encore présent dans la mémoire des Centrafricains. A quoi bon signer des accords dont on sait manifestement qu’ils ne seront point respectés !

 

Il est fort surprenant de constater qu’au même moment plusieurs organismes de droits de l’homme doigtent certains responsables des crimes de guerre perpétrés en RCA et demandent des poursuites judiciaires contre eux et où un rapport d’étape des nations Unies vient d’être publié qui reproche aux autorités centrafricaines de la transition de « manquer de fermeté » à l’égard des bandes armées, les chefs d’état de la sous-région croient devoir réunir les mêmes bandes armées pour leur faire signer un accord de cessez-le-feu dont tout le monde sait que les chances qu’il soit appliqué sont quasi nulles.

 

De ce point de vue, l’appel lancé il y a quelques jours par le « coordonnateur national » des anti-balakas Patrice Edouard Ngaissona demandant à tout le monde de se rendre à Brazzaville apparaît comme un cri désespéré ayant parfaitement conscience que l’affaire est mal engagée en raison du grand nombre de non partants, ce qui fait peser de lourdes menaces de fiasco sur ce forum.  C’est malgré eux et à leurs corps défendant que les Centrafricains assistent impuissants à la mendicité à internationale à laquelle sont obligées de recourir les autorités de la transition de leur pays.

 

C’est aussi le cœur brisé qu’ils ont assisté impuissants en janvier dernier au convoyage jusqu’à N’djaména des membres du Conseil National de transition afin qu’ils soient consultés par les chefs d’état de l’Afrique centrale. Cet épisode de la crise centrafricaine est encore resté en travers de la gorge des Centrafricains et la chronique de l’échec annoncé du forum de Brazzaville découle en grande partie de cette humiliation infligée au peuple centrafricain à N’djaména. Les manœuvres et pressions de dernière minute d’Abdoulaye Bathily, le tout nouveau représentant des Nations Unies en Afrique centrale et de l’ex-ministre de la défense d’IBK, Soumeylou Boubèye Maiga et tout nouveau vice-médiateur de l’Union Africaine pour la RCA, accourus in extremis pour battre le rappel afin que tout le monde se rende à Brazzaville, n’y changeront rien.

 

Dès lors, il est donc clair qu’en dehors des officiels, ne se rendront à Brazzaville que certains candidats déjà connus pour la prochaine présidentielle, des leaders de partis politiques peu représentatifs et tous ceux qui cherchent à exister sur la scène politique nationale et qui ont appris d’après des rumeurs persistantes qui circulent, qu’il y sera procédé à une distribution d’enveloppes. 

 

La Rédaction

Forum de Brazzaville où la chronique d’un échec annoncé

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19 juillet 2014 6 19 /07 /juillet /2014 12:42

 

 

 

 

 

http://www.avionslegendaires.net/ 

 

On l’avait presque oublié, mais l’opération Sangaris continue. Le maintien de la paix entre les différentes communautés religieuses de Centrafrique nécessite toujours la présence des forces françaises, et notamment d’un détachement permanent d’hélicoptères militaires portant la cocarde tricolore. Ce sont ainsi quatre Gazelle de reconnaissance et d’attaque, et six Puma de transport et de manœuvre pour l’ALAT, ainsi qu’un Fennec multirôle pour l’Armée de l’Air, qui sillonnent quotidiennement les cieux de ce pays d’Afrique subsaharienne.

 

Point de Tigre ou de Caïman ultramodernes, ce sont des appareils éprouvés qui opèrent là-bas. Il faut dire que les cellules sont mises à rude épreuve, autant d’ailleurs que les équipages. Des machines trop récentes risqueraient de souffrir, rendant leur déploiement trop onéreux pour un ministère de la défense frappé lui aussi de plein fouet par les réductions budgétaires. D’autant que les trois types d’appareils présents en Centrafrique sont pleinement adaptés à cette mission.

 

Dans un environnement où aucune des parties en présence ne possède d’aéronef ou de moyen de défense anti-aérienne, la Gazelle est donc largement adapté. Que ce soit avec ses missiles HOT ou avec un canon de 20mm c’est l’hélicoptère centrafricain type. Rapide, maniable, capable de voler très très bas, de tenir le statique même lourdement armé c’est une arme de premier plan pour les militaires français. Et un sacré réconfort pour nos fantassins qui voient en la Gazelle leur soutien aérien numéro 1.


Et ce n’est pas près de s’arrêter pour le petit monoturbine français.

 

Quand au Puma, véritable camion volant des forces françaises il est adapté à tous les rôles qui lui sont dévolus. Qu’il s’agisse de déposer une compagnie de combat en zone urbaine, évacuer un fantassin blessé, transporter discrètement un commandos des forces spéciales, ou bien assurer une liaison au profit d’un officier supérieur le gros biturbine est encore et toujours là. On pourrait même dire qu’il est pleinement dans son élément, lui qui fut en son temps pensé en tirant les enseignements de la guerre d’Algérie. Car son secret, celui qui fait sa force, est bien là, le Puma est un hélicoptère africain. Il est vaste, bien motorisé, un peu bruyant, un peu gourmand en huile, mais sacrément robuste et fichtrement adapté à ce théâtre d’opérations. En gros le Puma est à l’ALAT ce que le Véhicule de l’Avant Blindé est aux forces terrestres, un gros véhicule indispensable et difficilement remplaçable.

 

Le Fennec enfin, est lui aussi, et c’est un peu plus surprenant, pleinement à sa place en Centrafrique. Il réalise aussi bien des missions de reconnaissance, que de liaisons, d’évacuation sanitaire, voire de soutien aux opérations spéciales. Il est bien loin de sa mission MASA en zone urbaine, il est bien loin de ses missions de service public ultramarins. En Centrafrique le Fennec est un hélicoptère dédié à la guerre, ou plutôt au maintien de la paix.

 

Et assez bizarrement il s’en sort plutôt très bien. Au point même que les équipages de l’Armée de l’Air semblent y avoir totalement gagné le respect de leurs homologues de l’ALAT, pourtant généralement peu avare en blagues potaches envers les aviateurs.

 

Alors oui la France use ses hélicoptères en Centrafrique pour essayer de sauver une paix précaire. Mais fondamentalement n’est-ce pas là le rôle de nos hélicoptères que de voler dans les pires conditions météorologiques et hygrométriques ? En tous cas ils s’en tirent une fois encore très bien. Et ce malgré l’âge des Puma et Gazelle.

 

Photos © ministère de la défense.

 

Lu pour vous : LES HÉLICOS FRANÇAIS CONTINUENT DE SURVOLER LA CENTRAFRIQUE

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