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18 octobre 2017 3 18 /10 /octobre /2017 09:27
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Moins de 10 ministres du gouvernement Sarandji 2 déclarent leur patrimoine selon la constitution

 

PAR JUDICAEL YONGO LE 17 OCTOBRE 2017

 

BANGUI, le 17 Octobre 2017(RJDH)—Plusieurs membres du gouvernement Sarandji 2 sur les 17 entrant refusent d’observer les dispositions de la Constitution en son article 58 en ce qui concerne la déclaration de leur patrimoine. Un constat partagé par le greffe de la Cour Constitutionnelle ce 17 octobre à Bangui.  

 

Le gouvernement Sarandji 2 composé 17 nouveaux ministres censés déclarer leur patrimoine au regard des dispositions pertinentes de la Constitution du 30 mars 2016. De même, certains ministres révoqués ne se sont pas soumis à cette exigence. Ce constat est fait par le RJDH dans un contexte où la déclaration de la politique générale du premier ministre Mathieu Simplice Sarandji est attendue et que l’Assemblée nationale somme le gouvernement de présenter conformément à la constitution la loi de règlement du budget 2017. Ce qui n’est pas encore fait.

 

Un mois et cinq jours après l’entrée en fonction des membres du gouvernement, le sage de la Cour Constitutionnelle Mme Danielle Darlan appelle les membres des institutions concernées à respecter la constitution « nous pouvons vous dire qu’aujourd’hui moins de dix ministres ont déclaré leur patrimoine au greffe de la Cour, nous profitons par la même occasion de demander aux membres des institutions concernées par cette disposition de faire leur déclaration de patrimoine comme l’exige la loi », a-t-elle indiqué.

 

Elle a en outre cité les bons et les mauvais élèves en la matière « au niveau de la Médiation, ils ont tous fait leur déclaration, de l’ANE, une seule personne n’a pas encore déposé. Au niveau du Conseil  Economique et Social, une bonne partie reste encore », a-t-elle énuméré.

 

Parmi ces mauvais élèves se trouvent les ministres révoqués il y a un mois et la loi constitutionnelle dit ceci : « A compter de la cessation de leurs  fonctions, le Premier Ministre et les  membres du Gouvernement renouvellent, chacun en ce qui le concerne, la déclaration de leur patrimoine dans les conditions prévues à l’alinéa 1 de l’article 58 de la constitution du 30 Mars 2016».

 

Joint au téléphone, le ministre sortant de la Défense Joseph Yaketé nommé ministre conseiller de Faustin Archange Touadera en partance à l’extérieur du pays n’a pas répondu à notre sollicitation.

 

Des sources proches de la Cour indiquent au RJDH que la Cour Constitutionnel projette une lettre de rappel à l’endroit du gouvernement. Plusieurs membres du gouvernement Sarandji 1 ont déposé hors délai leur déclaration de patrimoine à la Cour Constitutionnelle de transition en 2016.

 

 

La Centrafrique supprime le Visa pour les ressortissants de la CEMAC

 

PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 17 OCTOBRE 2017

 

BANGUI, 17 octobre 2017 (RJDH)—Le Gouvernement de la République Centrafricaine par une note de service a instruit les services d’immigration et de missions diplomatiques de la liberté de circulation en RCA pour les ressortissants des Etats membres de la Communauté économique et monétaire en Afrique Centrale.

 

Plus de Visa pour les ressortissants de la CEMAC pour entrer en RCA. La Centrafrique vient de matérialiser la libre circulation des ressortissants dans la sous-région la CEMAC. Ce à l’issu de la volonté politique deux notes circulaires prises par le ministère des Affaires Etrangères et celui de la Sécurité publique. Ces notes interviennent en application de la décision des chefs d’Etats de la Communauté, lors du sommet extraordinaire du 26 juin 2013.

 

Ces deux décisions expliquent « qu’en application des hautes instructions des Chefs d’Etat contenues dans l’Acte Additionnel N°01/13-CEMAC-070U-CCE-SE du 25 juin 2013, la libre circulation des Ressortissants des six (6) Etats membres de la CEMAC est intégrale sur l’ensemble du territoire communautaire ».

 

Cette décision du gouvernement centrafricain des 12 et 13 octobre 2017 concerne les ressortissants du Cameroun, Congo, Gabon, de la Guinée Equatoriale et du Tchad. Selon les notes, une pièce d’identité, (passeport ou carté d’identité sécurisée) suffit pour que les ressortissants de la CEMAC entrent en RCA pour une durée n’excédant pas trois mois.

 

Cette décision intervient après celle des autorités tchadiennes du 8 aout 2017. La Guinée-Equatoriale et le Gabon constituent encore un obstacle à l’application de la décision communautaire en matière de libre circulation des biens et des personnes au sein de la communauté.

 

 

Centrafrique : « ATD Quart Monde » appelle à intensifier la lutte contre la pauvreté

 

PAR NOURA OUALOT LE 17 OCTOBRE 2017

 

BANGUI, 17 octobre 2017(RJDH)—Le mouvement interconfessionnel « ATD quart monde » souhaite que les efforts de lutte contre la pauvreté soient soutenus et intensifiés en RCA. Cette position a été exprimée ce jour par Jacqueline Plaisir, délégué pour la région Afrique, à l’occasion de la journée mondiale de l’élimination de la pauvreté.

 

Cette journée est célébrée autour du thème, « un monde avec tout le monde », thème qui selon Jacqueline Plaisir privilégie l’implication de tout le monde dans la lutte contre la pauvreté, « c’est un thème qui met l’accent sur l’exclusivité afin de mettre fin à la pauvreté. En réalité, si nous nous mettons tous ensemble, nous pouvons éradiquer la pauvreté ».

 

Elle appelle à l’élaboration des projets pour soutenir les personnes qui vivent dans la pauvreté en Centrafrique. Jacqueline Plaisir souhaite que les efforts de lutte contre la pauvreté soient portés afin de relever le défi, « le pays continue de traverser des situations difficiles, mais nous rencontrons des personnes qui sont engagées. Donc, il faut les aider dans leur engagement, leur donner plus d’outils  pour être dans leur communauté des personnes qui créent le vivre-ensemble, soutiennent les efforts de chaque famille pour pouvoir sortir de la pauvreté mais aussi s’engager pour d’autres plus pauvres qu’elles », explique-t-elle.

 

Le mouvement ATD quart monde créé en 1957  par le père Joseph Wresinski milite en faveur des familles très pauvres. Il est aujourd’hui représenté dans 32 pays à travers le monde et travaille beaucoup plus pour l’accès aux droits, à la santé, à l’éducation, selon le contexte de chaque pays.  En Centrafrique, le mouvement travaille beaucoup plus pour le retour de la paix  et la formation.

 

La République Centrafricaine, classée 183ème pays pauvre sur 183, selon l’indice du développement humain, compte plus de la moitié de sa population dans une situation d’urgence.

 

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Centrafrique-Presse.com
17 octobre 2017 2 17 /10 /octobre /2017 00:38
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : La présidence oppose une fin de non-recevoir à trois jours de deuil demandés par la société civile

 

PAR NINA VERDIANE NIABODE LE 16 OCTOBRE 2017

 

BANGUI, 16 Octobre 2017 (RJDH) —Face aux violences à l’intérieur du pays, le groupe de travail de la société civile (GTSC) a demandé à la population d’observer trois jours de deuil du 24 au 26 octobre 2017. Demande qui ne passe pas selon la présidence de la République qui menace les organisateurs de troubles à l’ordre public en associant les organisateurs de connivences avec les détracteurs de Faustin Archange Touadera.

 

L’appel de la société civile intervient après les violences armées à Koui, Bocaranga et Zémio dont elle a accusé le gouvernement de passivité, de garder le silence coupable. L’action initiée par la société civile consiste à porter de signe noir en signe de deuil suivi de concert de casserole le soir. La société civile projette cette action un mois après l’ouverture de Faustin Archange Touadera aux groupes armés de cogérer le pouvoir avec lui.

 

La présidence trouve illégale l’action de la société civile et met en garde les organisateurs « toute personne ou tout groupe qui voudrait organiser une manifestation qui touche au public doit avoir l’autorisation du ministère de l’administration du territoire ce qui n’est pas le cas du groupe de travail de la société civile (GTSC). Et donc nous considérons cette manifestation comme de trouble à la tranquillité du pays » a précisé Albert Mokpem Yaloke, porte-parole de la Présidence.

 

Pour la présidence, il y’aurait des en-dessous politiques à cette manifestation, «  vous savez que depuis que le professeur Faustin Archange Touadera a été élu président de la république, cela n’a pas été bien apprécié par certaines personnalités qui aujourd’hui veulent tout faire pour que son régime soit déstabilisé. Mais nous souhaitons que ceux-là sachent que le vote de Touadera est un choix démocratique du peuple centrafricain », a déclaré le porte-parole de la présidence.

 

Les organisateurs ne décolèrent pas et indiquent au RJDH le maintien de leur mot d’ordre de trois jours de deuil et du concert de casserole.

 

La démonstration de force de la société civile est la deuxième depuis l’avènement de Faustin Archange Touadera au pouvoir. La première était celle liée aux exactions des groupes armés à Kaga-Bandoro le 24 octobre 2016 faisant plusieurs morts et blessés.

 

 

Centrafrique : La radio communautaire Mbari de Bangassou suspend ses activités sous menace des groupes armés

 

PAR NOURA OUALOT LE 16 OCTOBRE 2017

 

BANGASSOU, 16 octobre 2017(RJDH)—La radio communautaire Mbari de Bangassou dans le sud du pays a suspendu ses activités depuis le 13 octobre de suite des menaces sécuritaires exercées sur elle par les groupes armés opérant dans la région. L’opérationnalisation de cette station est conditionnée par l’amélioration de la situation sécuritaire dans la région.

 

A l’origine de cette fermeture, un communiqué des groupes armés jugé incitatif à la haine par le staff managérial de la radio qui refuse de le publier.  Ce qui n’est pas du gout des groupes armés qui menacent les journalistes et les techniciens de ladite radio.

 

Un confrère de la radio communautaire joint par le RJDH relate les faits. «Ce communiqué fait suite à l’arrestation d’un élément d’auto-défense par la Minusca au quartier Tokoyo dans le 3ème arrondissement. Dans cette note, ils ont lancé un appel d’arrêt des activités au sein dudit marché, ceci pour empêcher la population à vendre des articles divers aux forces onusiennes qui sont dans la localité. Et en refusant de diffuser le communiqué, ils ont menacé à mort le personnel et les ont obligé à lire le communiqué», a expliqué un journaliste de la radio comme raison de la fermeture de la radio.

 

Abbé Innocent Dongbon, président du Conseil d’Administration plaide pour le respect de la liberté des médias en période de conflit et mobilise le staff  de la radio pour une reprise de la station communautaire.

 

Des sources indépendantes jointes par le RJDH confirment l’accalmie qui règne dans la ville de Bangassou au moment où nous mettons sous presse cette information. Les commerces ont repris effectivement ce matin aux marchés Bangui-ville, Maliko et Tokoyo sauf que cet incident continue d’inquiéter les habitants et les déplacés qui ne sont pas mobilisés comme d’habitude,  ont rapporté au RJDH des sources concordantes.

 

C’est la deuxième fois que la radio communautaire fait l’objet des menaces des groupes armés alors que le pays est classé 113 rang sur 180 en 2017, une régression de trois places contrairement à 2016.

 

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Centrafrique-Presse.com
17 octobre 2017 2 17 /10 /octobre /2017 00:36
L'opposition dénonce l'acharnement du pouvoir contre ses leaders en Centrafrique

 

 

 

https://www.voaafrique.com 16 octobre 2017

 

En RCA, l'opposition dénonce l'acharnement du pouvoir contre certains de ses leaders. La semaine dernière, plusieurs personnalités politiques ont été auditionnées par la justice sur les violences à l'intérieur du pays.

 

En août dernier le gouvernement avait mis en place une commission pour enquêter sur les violences du mois de mai dans les localités d'Alindao, Niem Yéléwa, Bangassou, Bria et bien d'autres.

 

Trois mois après l'ouverture des enquêtes, la justice convoque une dizaine de personnalités politiques parmi lesquelles, Ferdinand Alexandre Nguendet, ancien président du parlement de la transition et numéro 1 du parti Rassemblement Pour la République.

 

"Le pouvoir instrumentalise la justice", a-t-il déclaré à VOA Afrique.

 

Pour lui, il s'agit d'un acharnement ou du moins d'une "chasse aux sorcières organisée par le pouvoir contre l'opposition".

 

Selon le parquet de Bangui, ces auditions n'ont rien d'extraordinaire. Elles répondent à l'exigence de la loi.

 

"Depuis le 1er août, nous avons commencé à enquêter pour auditionner ces personnes comme témoins", explique Eric Didier Tambo, procureur général près la Cour d'appel de Bangui.

 

Sur la question d'instrumentalisation de la justice par le pouvoir, le procureur général répond que "si une personne a des informations, on doit les auditionner".

 

Selon la justice, l'enquête se poursuit et les auditions également pour faire la lumière sur les accusations portées à l'endroit de certaines personnalités sur la montée des violences à l'intérieur du pays.

 

Freeman Sipila, correspondant à Bangui

 

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Centrafrique-Presse.com
17 octobre 2017 2 17 /10 /octobre /2017 00:27
Nouvelles nationales sur Xinhua
Nouvelles nationales sur Xinhua

 

 

 

Centrafrique : revendication généralisée du rétablissement de la sécurité au pays

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 17-10-2017

 

Presque de partout en République centrafricaine (RCA), des voix s'élèvent pour interpeller le gouvernement et la mission de paix onusienne sur la nécessité de s'occuper réellement de la sécurité des populations dans le pays.

 

Dans la ville centrafricaine de Bria (centre-nord), à l'issue d'une marche de protestation samedi dernier, les jeunes ont remis un mémorandum aux autorités locales et à celles de la MINUSCA.

 

Aux groupes armés, ils exigent l'arrêt des hostilités et la levée des multiples barrières illégales qui entravent la libre circulation des personnes et des biens.

 

Au gouvernement et à la MINUSCA, les manifestants préconisent la sécurité, indispensable pour le retour des personnes déplacées à leur domicile, de la reprise des activités socio-économiques et de l'organisation des examens scolaires.

 

Conformément au massacre d'au-moins 25 personnes dans la ville centrafricaine de Kémbé (sud-est), l'ensemble des ressortissants de la préfecture de la Basse-Kotto (sud-est) en général et qui résident dans la capitale centrafricaine ont produit samedi dernier une déclaration commune dans laquelle ils demandent aux autorités et à la MINUSCA de sécuriser sans condition les populations centrafricaines.

 

Tout comme les jeunes de Bria, les ressortissants de la Basse Kotto craignent la perturbation de la rentrée scolaire 2017-2018.

 

Le député de la ville centrafricaine de Zangba (sud-est) dans la préfecture de la Basse Kotto, Jérémie Gokiri Ndoro, annonce des morts à la fois dans les rangs des chrétiens et des musulmans lors des affrontements dans sa circonscription. Il insiste auprès du gouvernement pour qu'une solution soit trouvée afin de neutraliser les auteurs des exactions dans le but de les traduire en justice.

 

Même son de cloche du côté des ressortissants des préfectures de la Nana Mambéré (ouest) et de l'Ouham Pendé (nord-ouest). En dépit de ce qu'ils voient d'un bon œil l'action menée par les casques bleus consistant à chasser les rebelles des localités centrafricaines de Bocaranga (extrême nord-ouest), Bang (ouest) et Ngaoundaye (nord-ouest), ils s'élèvent cependant contre "une quelconque tentative de relocalisation des chefs rebelles, d'une localité à une autre", selon leur communiqué.

 

Ils ont émis le vœu que la MINUSCA se serve de la même vigueur pour "désarmer, cantonner les ex-combattants et contraindre les mercenaires à quitter le territoire".

 

A Bocaranga, quelques habitants qui sont revenus après que les rebelles aient été chassés pensent que ceux-ci se sont simplement mis à l'abri non loin du centre-ville. Ils estiment qu'il est possible que ces rebelles reviendront une fois que les casques bleus les auront décampés. F

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

 

Centrafrique : la présidence menace de traduire en justice les manifestants du 24 octobre prochain

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 17-10-2017

 

 

Suite à l'insistance du groupe de travail de la société civile d'organiser trois jours de deuil à compter du 24 octobre prochain, la présidence centrafricaine a promis de traduire les instigateurs en justice, a appris lundi Xinhua auprès du conseiller en communication et porte-parole de la présidence centrafricaine, Albert Yaloké Mokpème.

 

D'après M. Mokpème, "il existe un ministère auprès duquel ceux qui ambitionnent organiser des manifestations de quelque nature que ce soit, une grève par exemple, devrait s'adresser pour obtenir, oui ou non, une autorisation, conformément à la loi qui régit l'ordre public en République centrafricaine".

 

Allant au-delà, M. Mokpème considère que, très souvent, "les mêmes doléances sont toujours soulevées par les mêmes personnes, ce qui laisse présager un sentiment perpétuel de contestation de l'autorité du président de la République pourtant élu par le peuple centrafricain". Il conclut qu'un tel comportement "ne peut pas être constamment toléré et que force restera à la loi".

 

Prenant comme prétexte les exactions commises par les bandes armées en Centrafrique et qui ne trouvent pas de réponse pour préserver la vie des citoyens, tant du côté du gouvernement que du côté de la mission onusienne MINUSCA, ajoutée à cela la nomination des représentants des groupes armés au gouvernement, au cabinet de la présidence et au cabinet de la primature, le groupe de travail de la société civile a projeté, vendredi dernier, trois jours de deuil à compter du 24 octobre

 

 

Centrafrique : le Premier ministre menace de couper le salaire des grévistes de l'administration du territoire

 

16/10/17 (Xinhua)

 

Le Premier ministre centrafricain Simplice-Mathieu Sarandji menacerait de couper le salaire des cadres du ministère de l'administration du territoire, de la décentralisation et du développement local en grève depuis la publication du décret de nomination des sous-préfets, a appris samedi Xinhua auprès du secrétaire général adjoint du syndicat dudit département, Maurice Féïkoumon.

 

Il a rapporté que durant les échanges avec le Premier ministre mercredi dernier, celui-ci "a rejeté en bloc les revendications et a allégué qu'en raison de ce qu'il n'y ait pas une école de préfets et de sous-préfets, rien n'empêche le gouvernement de nommer qui il veut, puisque ceux qui sont nommés sont des Centrafricains censés servir leur pays".

 

Il a ajouté que "le Premier ministre les a traité de jaloux et de voleurs tout en leur intimant l'ordre de reprendre le travail, sans quoi, il supprimerait leurs salaires".

 

Réagissant à la question, le ministre de tutelle, Jean-Serge Bokassa, a pensé "qu'il y a une part de légitimité dans la revendication du personnel du département dont il a la charge et qu'il tirerait sa conclusion après les avoir écouté".

 

Le 21 septembre, un décret a rendu publique la liste de 71 nouveaux sous-préfets. Ce texte officiel avait immédiatement provoqué la colère des cadres du département de l'administration du territoire qui se sont mis sur-le-champ en grève. Ils ont accusé les autorités de remercier les personnes qui les ont accompagnées durant la période électorale, puisque les personnes promues ne relevaient pas dudit département.

 

La grève critiquée, les grévistes ont autorisé la mise en place d'un service minimum et ont adressé un mémorandum à la hiérarchie, pour lui rappeler que les promotions devraient mettre l'accent sur les compétences internes et non extérieur audit ministère. Ils juraient de tenir bon "jusqu'à la satisfaction de leur revendication consistant à annuler et à reprendre purement et simplement le décret incriminé".

 

L'inspecteur central dudit ministère, Alexandre Kouroupé-Awo, faisait remarquer que le décret contesté est du ressort de l'autorité du chef de l'Etat et du ministre de tutelle.

 

Pour se passer donc des agitations des cadres dudit département, la hiérarchie avait décidé du recyclage, en bonne et due forme, des nouveaux sous-préfets à l'école nationale d'administration et de magistrature (ENAM). Actuellement, ils sont sur le point de regagner leur poste, dans le but de susciter le redéploiement de l'administration dans l'ensemble du pays.

 

Pendant que les cadres et agents du ministère de l'administration du territoire persistent dans leur revendication corporatiste, l'opinion publique reproche aux différentes centrales syndicales représentants les fonctionnaires et agents de l'Etat "une bataille en ordre dispersé". Les responsables qui revendiquaient le versement cash de deux mois représentant des arriérés, ont baissé les bras après que le Premier ministre Sarandji les ait reçus le 28 septembre dernier.

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16 octobre 2017 1 16 /10 /octobre /2017 13:21

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique)  octobre 16, 2017 à 11:51 - L’organisation d’une protestation contre les violences en Centrafrique par le Groupe de travail de la société civile (GTSC) qui envisage d’observer, du 24 au 27 octobre, trois jours de deuil national à cet effet, est à la Une à Bangui.

 

Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l’Homme (RJDH) explique que le Groupe de travail de la société civile projette trois jours de deuil et un concert de casserole contre les violences, « dans un contexte de crise sécuritaire à l’intérieur du pays, notamment à Bocaranga, Koui, Kembé, Zémio et bien d’autres zones encore sous tension ».

 

Il s’agit selon le porte-parole du Groupe de travail de la société civile, Paul Crescent Beninga, d’une initiative visant à protester contre la recrudescence de violence dans certaines régions de la RCA.

 

« Nous allons décréter trois jours de deuil du 24 u 27 octobre prochain. Cela se matérialise par le port de tenue noire ou l’attache de banderole de couleur noire et le soir, pendant ces trois jours, un concert de casserole va suivre. Il ne s’agit pas d’une marche pacifique mais que le peuple centrafricain reste sur place et procède au concert de casserole pour ne causer de trouble à l’ordre public », a dit ce porte-parole au RJDH.

 

Corbeau News, pour sa part, titre : « Trois jours de deuil décrétés par la société civile à la mémoire des victimes. Ce journal relève que le 27 septembre dernier, le GTSC lançait un ultimatum de trois semaines à la MINUSCA et au gouvernement de restaurer la sécurité, sur l’ensemble du territoire national.

 

Le GTSC vient d’annoncer la date de la manifestation au cours d’un échange avec les Médias, ce vendredi écrit le quotidien.

 

Selon Paul Crescent Beninga, Porte-parole du GTSC, la manifestation aura lieu du 24 au 27 octobre à Bangui. Il précise qu’il ne s’agit pas d’une journée ville-morte mais d’une manifestation pacifique et symbolique.

 

« Par rapport à l’opération menée pour libérer la ville de Bocaranga assiégée par la rébellion des 3R, nous comprenons qu’elle a les moyens et la capacité de mettre de l’ordre dans ce pays. Malheureusement, elle ne le fait pas. Bocaranga n’est pas la seule ville de la RCA. Nous demandons à la MINUSCA d’en faire autant pour toutes les villes du pays. Pour cela, du 24 au 27 octobre prochain, nous demandons à tous les Centrafricains d’observer trois jours de deuil national à la mémoire des Centrafricains massacrés et qui continuent d’être massacrés. Au gouvernement, nous demandons le retrait de tous les rebelles nommés au gouvernement », a-t-il déclaré à la presse.

 

L’Hirondelle, un journal privé, écrit : « du 24 au 27 octobre, journée de deuil national décrété par la société civile » là où Le Citoyen, un autre journal privé, titre : « Le GSTC projette des actions du 24 au 27 octobre prochain ».

 

Concernant la sortie médiatique du ministre Jean Serge Bokassa en charge de l’Administration du territoire, l’Agence Centrafrique Presse (ACAP) titre : « le ministre Jean Serge Bokassa invite les autorités locales à se mettre au travail ».

 

Selon l’ACAP, le ministre a saisi l'occasion de cette rencontre avec les professionnels des média pour annoncer la reprise de ses fonctions après avoir été reconduit dans le gouvernement réaménagé depuis le 12 septembre dernier.

 

« Aucun préfet, sous-préfet, maire, chef ne doit assumer pleinement sa responsabilité s’il n’est pas dans un environnement sécurisé », a relevé le ministre Bokassa

 

L’ACAP note que le ministre de l’Administration du territoire, de la Décentralisation et du Développement local, Jean Serge Bokassa, a repris ses fonctions le 12 octobre dernier sous une tension sociale car le personnel dudit département observe une grève suite à un mouvement général décidé par le gouvernement qui l’a mécontenté.

 

Sur ce sujet L’ECUREUIL, un autre quotidien titre, Jean Serge Bokassa, sous pression lance un message d’apaisement.

 

Depuis la mise en place de la nouvelle équipe gouvernementale dite gouvernement Sarandji 2, suivie de la nomination des préfets et sous-préfets par le Président Faustin Archange Touadéra, rien ne marche plus entre lui et son ministre de l’Administration du territoire, Jean-Serge Bokassa. D’après des sources gouvernementales, écrit le journal, le ministre aurait menacé de démissionner de son poste au sein du gouvernement pour plusieurs raisons. Entre autres la publication des décrets signés par le Président de la République portant nomination des préfets et sous-préfets sans l’avoir consulté au préalable, ajouté à ceci sa rétrogradation en terme protocolaire au sein de cette nouvelle équipe gouvernementale.

 

L’Agora, un quotidien titre, Centrafrique : Jean-Serge Bokassa trouve légitime la contestation post nomination des préfets et sous-préfets.

 

Le Tambourin affiche à sa Une : « Finalement le Ministre Bokassa a repris du service sur fond de polémique ».

L'organisation d'une protestation nationale contre les violences en Centrafrique à la Une à Bangui
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16 octobre 2017 1 16 /10 /octobre /2017 13:01

 

                                                                   

 

L'actualité politique centrafricaine est rythmée par l'appréciation de deux concepts ambigus qui se croisent et se contredisent alors qu'ils ont des étymologies distinctes. Il s'agit substantiellement des notions de rupture et de continuité. La rupture dans le contexte politique est synonyme de cassure, d'interruption, de changement...bref un arrêt des anciennes pratiques. Par contre, la continuité est le caractère de ce qui est ininterrompu, plus simplement reprendre ou proroger les pratiques de ces prédécesseurs. Logiquement, on ne peut se tromper ou confondre les deux concepts qui sont diamétralement opposés.

 

Annoncée comme un slogan, le tendon d'Achille des nouvelles autorités et proclamée solennellement par le Président de la République lors de son investiture, la rupture peine à s'installer durablement alors qu'elle a servi de prétexte pour écarter tous les acteurs de la transition qui ont réussi contre vents et marées à négocier l'organisation d'une élection couplée dans un contexte sécuritaire incomparable. Au regard des pratiques politiques qui semblent reprendre celles de ces prédécesseurs, le citoyen lambda qui au demeurant est perdu tente de comprendre cette situation confuse, embrouillée où il est difficile de retrouver une cohérence. S'agit-il d'une rupture dans la continuité ? Ou de la continuité dans la rupture ? Cette confuse interrogation s'illustre par le décret n° 17.336 portant nomination des personnalités à la présidence de la République.

 

En dehors de la nomination de l'ancien ministre de La Défense qualifié de défaillant, pourquoi ce décret fait en majorité la promotion des musulmans ? Loin de faire un clivage chrétien / musulman, les autorités ont-elles une explication rationnelle sur la primauté en nombre des musulmans ? En outre, le limogeage de l'ex ministre de La Défense répondait à son incompétence, sa perte de repères. Mais comment peut-on le récupérer comme conseillers avec rang et prérogatives de ministre ? A- t-on institué un dépotoir pour les incompétents à la présidence de la République ? Au final, son éjection du gouvernement est un non-événement puisqu'il est redevenu autrement ministre. Alors, qu'a-t-il logiquement perdu ? Ce qu'il n'a pu prouver en tant que ministre, c'est en étant conseiller qu'il le prouvera ?

 

Apparemment, la Centrafrique est le seul pays au monde où il y'a une prime à l'incompétence alors que beaucoup de jeunes diplômés sans emplois traînent sous un régime où les deux têtes de l'exécutif sont des enseignants qui ont contribué activement à la formation des jeunes diplômés. Ne trouvez-vous pas qu'il y a trop de conseillers à la présidence de la République ? Cette République réduite à la capitale totalisera combien de conseillers ? Cela ne constitue t-il pas un gouvernement bis pouvant faire écran au gouvernement légitime ? En instituant un gouvernement bis, avez-vous pensé aux effets financiers ? À l'image du repêchage de l'ex ministre de La Défense, l'ancien ministre des eaux et forêts sera t-elle aussi nommé conseiller à la présidence de la République ? Sa fracassante sortie médiatique fera t-elle obstacle car considérée comme un crime de lèse-majesté ?

 

Par ailleurs, l'histoire se répète dans les rapports entre le gouvernement et le parlement. Les ministres refusent une fois de plus de répondre aux convocations des parlementaires. Le premier ministre ira t-il encore s'excuser avec une bible en main dans l'hémicycle ? Les parlementaires seront-ils tenter de prendre leur responsabilité devant l'histoire en opposant une motion de censure ? Au chapitre de la rupture à l'envers, le parquet général qui est sensé garantir les textes et les libertés fondamentales se prête à son tour au jeu de la rupture dans la continuité. Dans les faits, certains alliés versés par la force des choses dans l'opposition ont été entendus par le procureur de la République pour des crimes et délits commis par les groupes armés à une certaine époque. En effet, l'arrêté portant création de la commission d'enquête sur cette affaire avait une validité de deux mois renouvelable une fois. L'arrêté avait pris effet à compter de sa signature c'est à dire le 30 mai 2017. Ce qui implique qu'il cessera de produire effet ( renouvellement y compris ) le 30 septembre 2017.

 

La convocation du parquet général date du 9 octobre 2017 c'est à dire hors délai et en toute illégalité.. A-t-on besoin de faire des études de droit pour lire un calendrier ? Heureusement que les personnalités convoquées (des juristes avertis) ont bien fait de répondre favorablement à la convocation même illégale car un acte même illégal produit pleinement son effet escompté. Il appartient aux intéressés de dénoncer en référé l'illégalité de cette convocation devant le tribunal administratif s'ils en voient la nécessité. Entre autres, l'objectivité intellectuelle nous oblige à féliciter le ministre des sports qui a fait une bonne lecture de la notion de rupture en reversant une importante somme dans la caisse de l'Etat. Cette somme correspond au reliquat des dépenses de l'afro-basket homme et dame de Dakar au Sénégal.

 

À ce propos, une question chagrine le citoyen lambda : comment un document officiel de ce genre a pu être à disposition du public ? Ce document a été publié pour des fins publicitaires ? Cette médiatisation peut-elle être interprétée comme un positionnement de ministre aux prochaines échéances électorales de 2021 qu'évoquait l'envoyé spécial de la diaspora ? Pour finir, nous tenons à rappeler qu'une nouvelle page de l'histoire politique centrafricaine ne s'écrira que si la rupture répond à sa définition étymologique mais n'oublions pas qu'en 2021, le Président de la République sera seul comptable de son mandat devant le peuple. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c'est moi.                                                                                                                                       

 

Paris le 13 septembre 2017.   

 

Bernard SELEMBY DOUDOU

 

Juriste, Administrateur des Elections.   

 

CENTRAFRIQUE : LA RUPTURE DANS LA CONTINUITÉ, LES MÊMES CAUSES PRODUISENT LES MÊMES EFFETS. par Bernard Selemby Doudou
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16 octobre 2017 1 16 /10 /octobre /2017 11:44
Le FMI disposé à aider la Centrafrique à payer ses dettes intérieures

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique)  octobre 14, 2017 à 13:24 - Le ministre centrafricain des Finances et du Budget, Henri-Marie Dondra, a présenté au siège du Fonds monétaire international (FMI), jeudi, les résultats de l’audit international sur le stock des arriérés de la dette intérieure de son pays que cette institution internationale a accepté de régler, a-t-on appris vendredi de sources proches du ministère des Finances.

 

Le stock des arriérés intérieurs audité a montré que la dette sociale est chiffrée à 65 milliards de FCFA et la dette commerciale arrêtée à 9 milliards de FCFA.

 

Le FMI a jugé intéressantes les conclusions du cabinet d’audit international qui a trouvé que les stratégies mises en place par le gouvernement et l’Agent comptable central du Trésor pour « clarifier » le stock des arriérés intérieurs sont structurées et cohérentes et les options prises pour mener le travail d’analyse sont bonnes. Les montants chiffrés issus de ces travaux sont donc crédibles et peuvent servir de référence selon le FMI, a expliqué la source.

 

Un plan de règlement est à finaliser avant la fin du mois pour un démarrage en 2018 au plus tard du paiement des arriérés.

 

Le FMI s’est déjà engagé en juillet 2017 sur la résolution en 2018 de la dette commerciale par un décaissement complémentaire.

 

La source indique qu’à la demande du ministre des Finances, le FMI étudie également la possibilité de participer significativement à la résolution, sur les trois prochaines années, d’une partie la plus importante possible de la dette sociale.

 

Ainsi les salaires du début des années 2000, voire antérieure, devraient pouvoir être en grande partie payés avec l’aide des partenaires financiers selon la source.

 

Le gouvernement pourra donc, 15 ans plus tard, respecter les engagements régaliens de ses prédécesseurs explique-t-on dans l’entourage du ministre des Finances Henri Marie Dondra.

 

Au terme d'une mission de dix jours en RCA, la semaine dernière, le FMI, les centrales syndicales et le gouvernement, ont échangé sur la possibilité de paiement des arriérés des précédents régimes. Ces discussions ont été jugées fructueuses par les syndicats centrafricains car le FMI leur a promis de verser au début de l'année prochaine les différents arriérés des salaires des fonctionnaires qui ont menacé de se mettre en grève si le gouvernement ne leur verse pas ne serait-ce que les deux mois d'arriérés du régime de Michel Djotodia.

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16 octobre 2017 1 16 /10 /octobre /2017 11:25
Nouvelles nationales sur Xinhua
Nouvelles nationales sur Xinhua

 

 

 

Centrafrique : la douane et la police interceptent d'importantes quantités de stupéfiants

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 16-10-2017

 

 

D'importantes quantités de Tramadol (70 cartons) destinée à alimenter les pharmacies de rue ainsi que de boissons alcoolisées en sachet interdites sur le marché centrafricain ont été interceptées dans la ville centrafricaine de Béloko (extrême ouest), a appris dimanche Xinhua d'une source policière.

 

Dans le même temps, la douane signale de son côté avoir appréhendé plus de 200 boîtes de Tramadol ainsi que trois cartons de boissons alcoolisées en sachet.

 

Le Tramadol est prescrit contre les douleurs aiguës et pourrait entraîner une dépendance. Seulement, ce médicament est tombé entre les mains des contrefacteurs qui ont augmenté les doses.

 

Ce qui a retenu l'attention des autorités, surtout en charge de la sécurité publique, par rapport à ce produit, ce sont les effets pervers chez les pilotes de taxi-moto, qui sont pour la plupart des jeunes.

 

Le commandant de la compagnie nationale de sécurité (CNS), Sym Dani Goumandji, fait remarquer que la consommation abusive des Tramadol, également appelé par les consommateurs Tramol ou 'béret vert', allusion faite à aux éléments de la sécurité présidentielle, se traduit chez les pilotes de taxi-moto par les excès de vitesse, qui se soldent fréquemment par les accidents de route.

 

Le directeur de l'Office central de répression du banditisme (OCRB), Bienvenu Zokoé, signale quant à lui que c'est sous l'effet du Tramadol qu'agissent les bandits de grand chemin, les voleurs, les assassins et autres agresseurs. D'où, une lutte sans merci contre ces produits, d'ailleurs interdits sur le marché, de la consommation et de l'importation. F

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

 

Centrafrique : la présidence projette une mission à Kémbé pour faire le point du récent carnage

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 16-10-2017

 

Une mission gouvernementale d'urgence sera dépêchée par le président centrafricain Faustin Archange Touadéra à Kembé (sud-est de la République centrafricaine) pour enquêter sur le massacre qui y a été perpétré et assurer la sécurité de la population, a affirmé dimanche la présidence.

 

Cette mission est appelée à "faire la lumière sur cet événement car le grand banditisme s'est mêlée aux événements qui surviennent en République centrafricaine et cela se mesure à travers le pillage des ressources naturelles, les exactions et le chaos entretenus par les groupes armés dans le seul but de s'enrichir sur le dos du peuple centrafricain", a déclaré à Xinhua le conseiller en communication et porte-parole de la présidence de la République, Albert Yaloké Mokpème, lors d'une interview.

 

M. Mokpème a promis par ailleurs un procès conséquent aux auteurs des désolations qui sont commises presque tous les jours çà et là dans le pays.

 

Des groupes d'autodéfense ont attaqué mardi dernier des musulmans qui priaient dans une mosquée, dans une bourgade dépendant directement de la ville centrafricaine de Kémbé. Certaines sources indiquent 20 morts, d'autres 25.

 

Lorsque la ville centrafricaine de Bocaranga (extrême nord-ouest) avait été attaquée puis occupée par les rebelles du 3R (retour, réconciliation et réparation) d'Abass Sidiki, en alliance avec ceux du Mouvement patriotique centrafricain (MPC) de Mohamed Bahar, le gouvernement y a dépêché une mission conjointe composée de trois de ses membres (défense, sécurité publique et action humanitaire) ainsi que le chef des forces onusiennes de la MINUSCA.

 

Une semaine seulement après cette mission, les rebelles ont été chassés de la ville grâce aux gros moyens déployés par la MINUSCA : hélicoptère, chars et militaires.

 

Jusque-là, le groupe de travail de la société civile ne démord pas. Il reproche à la MINUSCA de ne pas faire dans les autres localités centrafricaines, où foisonnent les groupes armés, comme à Bocaranga. C'est pourquoi, ses responsables ont projeté trois jours de deuil à compter du 24 octobre. Une façon de gêner les manifestations de la journée des Nations Unies et également le séjour en RCA du secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres.

 

Source: Agence de presse Xinhua

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16 octobre 2017 1 16 /10 /octobre /2017 11:22
Lu pour vous : Centrafrique: la solitude d’un président civil

 

 

 

 

http://blog.lesoir.be/colette-braeckman/ 13 octobre 2017

 

 « Ceux qui évoquent le risque d’un autre génocide ne tiennent pas compte de nos efforts… Il est vrai qu’il y a encore des violences, que nous ne contrôlons pas encore tout le territoire, mais nous ramener en arrière, cela n’est pas nous aider, cela nous enfonce encore plus… »


Rentrant de New York, où il a plaidé la cause de son pays à la tribune des Nations unies et passant par Bruxelles qui, en 2016 avait accueilli une conférence internationale sur la reconstruction le président de la Centrafrique, Faustin-Archange Touadéra nous tient ces déclarations où l’optimisme de commande se teinte d’une légère amertume. Comme s’il se demandait si la communauté internationale était bien sincère, si elle souhaite vraiment que son pays échappe définitivement à la violence et entame une reconstruction durable…


Pays charnière entre l’Afrique sahélienne et l’Afrique centrale, vaste territoire où se croisent les éleveurs peuls, musulmans et les cultivateurs chrétiens ou animistes, la Centrafrique fut longtemps un pays de garnison où ce qui intéressait l’ancien colonisateur français c’était la base militaire de Bouar et la possibilité qu’elle offrait d’intervenir dans toutes les zones du « pré carré » français. Sans surprise, c’est à un ancien sergent-chef, Jean Bedel Bokassa, qu’avait été confiée la présidence. Il disait « Papa » à de Gaulle, offrait des diamants à Giscard et le fait que son pays soit l’un des plus déshérités d’Afrique, l’un des moins développés, ne dérangeait pas grand monde.


Après l’éviction de Bokassa, qui s’était fait nommer « empereur », les putschs militaires se sont succédé jusqu’à ce qu’en 2003 le général François Bozize remplace un civil Ange-Félix Patassé, qui avait le soutien du colonel Kadhafi.


Rappelons que Patassé, ami du Congolais Jean-Pierre Bemba, avait obtenu que ce dernier envoie ses troupes, qui se trouvaient dans la province de l’Equateur, soutenir l’armée centrafricaine contre François Bozize, qui avançait depuis le Tchad. Ce sont les viols et autres exactions dont les troupes congolaises s’étaient rendues coupables à Bangui qui ont valu à leur chef, -qui les commandait à distance- d’être envoyé à la Cour pénale internationale où il a été condamné en première instance. Jean-Pierre Bemba se trouvait à l’époque en Afrique du Sud où il participait aux négociations de Sun City mais la Cour avait considéré qu’il pouvait être tenu pour responsable du comportement de ses troupes…


Depuis l’ère de Bozize, la Centrafrique a connu trois chefs d’Etat et plusieurs conflits entre les forces gouvernementales et des groupes armés souvent formés dans les pays voisins, qui constituaient leur base arrière, le Tchad entre autres…


L’un des conflits les plus médiatiques aux yeux de l’opinion occidentale fut celui qui opposa la milice Seleka, (formée au Tchad et composée de mercenaires de toute la région venus rejoindre les musulmans centrafricains dans le nord-est du pays) à des groupes d’autodéfense formés par les cultivateurs en majorité chrétiens, les anti Balaka. Parmi eux se trouvent également d’anciens militaires qui avaient servi sous le président François Bozize.


En fait, au fil des années, c’est le même conflit qui perdure.


Seleka ou ex Seleka (la milice fut officiellement dissoute en 2013) et anti Balaka, musulmans ou chrétiens, les deux groupes armés commirent de terribles exactions, pillant les villages, détruisant les maisons, multipliant viols et massacres… Des centaines de milliers de civils furent déplacés ou obligés de fuir dans les pays voisins et, pour mettre fin aux tueries et enrayer l’invasion des ex-Seleka, la France fut obligée, en décembre 2013, de déployer l’opération Sangaris, forte de 2000 hommes qui furent retirés en octobre 2016 pour être remplacés par une force des Nations unies, la Minusca, (Mission pour la stabilisation de la Centrafrique), composée de contingents africains, Burundais, Congolais de Brazzaville et de RDC, Rwandais, Marocains…


A l’heure actuelle, les Congolais des deux rives du fleuve ont été retirés pour mauvaise conduite (des viols entre autres), les Marocains ont très mauvaise presse, accusés eux aussi de viols et surtout soupçonnés de prendre parti pour les musulmans tandis que les Rwandais, taiseux, disciplinés, sont très appréciés. Ils assurent la sécurité personnelle du chef de l’Etat tout en se déployant sur la rive du fleuve Congo, d’où ils peuvent tenir à l’œil l’évolution inquiétante de la situation en République démocratique du Congo.


Dans le Nord est du pays, voisin de l’Ouganda et du Soudan, l’armée ougandaise avait également déployé des troupes, aux côtés d’une mission militaire américaine dans le but de combattre la LRA ougandaise (Lord’s Resistance army) une milice opposée au président Museveni, mais ces contingents ont été retirés. Cette défection inquiète le président Touadéra : « ce départ crée un appel d’air, par la brèche que représente cette frontière dégarnie, d’autres groupes armés pourraient s’engouffrer… »


Depuis son arrivée au pouvoir qui a suivi les deux tours de l’élection présidentielle en 2016 et 2017, le président Touadéra s’est efforcé d’incarner le changement, la rupture avec la logique des chefs de guerre. L’homme en effet est un scientifique : titulaire de deux doctorats en mathématiques (Lille et Yaoundé) il a été professeur à l’université de Bangui et il fut Premier Ministre du président Bozizé de 2008 à 2013. Aujourd’hui encore, les fonctionnaires se souviennent de son passage dans l’ombre d’un président qui occupait le devant de la scène : il tenta de maîtriser la crise sociale, essaya de trouver les moyens de payer les fonctionnaires et, pour lutter contre les détournements, institua la bancarisation, c’est-à-dire le paiement des traitements par voie bancaire…


Pour sortir de la guerre en 2008, Touadéra conduisit le dialogue entre les groupes armés , qui déboucha sur la conclusion de plusieurs accords de paix. Ces efforts lui permirent de remporter les deux tours de l’élection présidentielle et, dans ce pays divisé sur des lignes de fractures confessionnelles, ethniques, régionales, il réussit à faire de bons scores dans tous les territoires du pays.


Aujourd’hui cependant, le président, en dépit des efforts déployés, se montre parfois désabusé : il a le sentiment que la communauté internationale ne le soutient pas suffisamment, que la Minusca manque de moyens (les contingents congolais, retirés du pays, avaient été jugés très efficaces…), que les pays voisins lui demandent l’impossible…


En effet, alors que de nombreux citoyens tchadiens, ougandais, soudanais ont rejoint les groupes armés et opèrent en Centrafrique, multipliant les exactions et surtout les viols, les pillages, les chefs d’Etat de ces pays d’origine exercent une pression terrible sur Bangui pour que la paix passe par l’amnistie générale. Une mesure que Touadéra refuse catégoriquement. Il rappelle d’abord que la décision de poursuivre les auteurs de crimes en Centrafrique avait été décidée avant son arrivée au pouvoir, à l’initiative du président Michel Djotodia proche de la Seleka et que la création de la Cour pénale spéciale avait été décidée par la présidente de la transition Catherine Samba Panza. Il ajoute aussi que la Constitution promulguée en 2015 interdit cette amnistie, que les principaux bailleurs de fonds et organismes internationaux militent contre l’impunité. Quant aux victimes nationales elles exigent évidemment justice et réparations. Le président poursuit : « nous avons mis en place un gouvernement inclusif intégrant des membres des forces rebelles, nous avons commencé un processus de désarmement et de démobilisation qui a déjà permis à 60 éléments d’être intégrés dans les forces de sécurité, mais nous voulons mettre en place un Etat de droit et respecter les droits des victimes. Il n’est donc pas question d’instaurer l’impunité… »


Pourquoi de telles pressions ? Même si la population de Centrafrique est l’une des plus pauvres d’ Afrique, le pays, sous développé, sous exploité, ne manque pas de richesses : l’or, le diamant, qui font la joie des groupes rebelles établis dans les sites miniers, mais aussi l’uranium, et, last but not least, les terres arables, 15 millions d’hectares qui attirent évidemment les populations des pays sahéliens touchées par la sécheresse…


Le pétrole représente également un enjeu important : découvert près de la frontière soudanaise, les sociétés françaises, entre autres, rêvent de le mettre en exploitation, mais se trouvent en concurrence avec les Chinois qui souhaiteraient l’exporter via le pipe line qui traverse le Soudan et aboutir à Port Soudan sur la mer Rouge…


Ces intérêts économiques contradictoires empêchent la « communauté internationale » de s’engager avec détermination en Centrafrique et dans ce pays qui compte un demi million de déplacés intérieurs, de mettre fin une fois pour toutes au cycle de la violence. Ici comme ailleurs, le chaos, le désordre, la faiblesse de l’Etat et l’impunité favorisent de nombreux intérêts et le président Touadéra est bien seul lorsqu’il réclame que l’on lève l’embargo sur les armes afin de permettre aux deux nouveaux bataillons de sa jeune armée d’être opérationnels. Bien seul lorsqu’il souhaite que la Minusca se montre plus efficace, bien seul lorsqu’il répète que la crise dans son pays pourrait s’internationaliser : « avec Boko Haram qui sévit au Nigeria d’un côté, la NRA (National Resistance army) qui se bat du côté du Soudan et de l’Ouganda, notre pays se trouve au centre d’un arc de crise qui pourrait déstabiliser le cœur de l’Afrique. »

 

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16 octobre 2017 1 16 /10 /octobre /2017 11:03
Lu pour vous : Centrafrique : quand Bokassa se prenait pour Napoléon

 

 

 

Publié le 13 octobre 2017 à 15h07  Par Jeune Afrique

 

Les requêtes communiquées par Jean-Bedel Bokassa à la France en 1977 en prévision de son sacre ont été publiées dans un ouvrage intitulé "Dans les archives secrètes du Quai d’Orsay", publié ce mois-ci.

 

Le 4 décembre 1977, Jean-Bedel Bokassa se ridiculise aux yeux du monde en organisant son sacre d’empereur à Bangui. Avant son couronnement, il reçoit l’ambassadeur de France Robert Picquet et explique en détail l’aide matérielle qu’il attend de son allié français. Celui qui appelait Charles de Gaulle « Papa » a trouvé en la personne du président Valéry Giscard d’Estaing un nouveau soutien de poids. VGE n’assistera pas au sacre, mais se fera représenter par son ministre de la Coopération, Robert Galley, et par son « Monsieur Afrique », René Journiac.

 

Dans une note diplomatique intitulée « N’est-ce pas trop », le diplomate rappelle que ces dépenses fastueuses interviennent à un moment où la Centrafrique est exsangue financièrement. Il conclut son analyse ainsi : « On peut se demander si, déjà, le héros n’a pas poussé trop loin son avantage… Le public est las, pour ne pas dire plus, d’un spectacle représenté au seul bénéfice – ou presque – du premier rôle. »

 

L’intégralité de la note et des requêtes de Bokassa sont publiées ce mois-ci dans un ouvrage de belle facture, Dans les archives secrètes du Quai d’Orsay (éd. L’Iconoclaste).

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