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7 août 2022 7 07 /08 /août /2022 11:08
Pourquoi les grandes puissances se concentrent de plus en plus sur l'Afrique

 

Lu pour vous

 

https://www.arabnews.fr/   Andrew Hammond 07 août 2022

  • L'Agence internationale de l'énergie estime que l'Afrique pourrait remplacer jusqu'à un cinquième des exportations de gaz russe vers l'Europe d'ici 2030
  • Le regain d'attention porté à l'Afrique par les puissances occidentales et la Chine reflète largement des calculs économiques

Cette semaine, une grande partie de l'attention sera portée sur la visite du secrétaire d'État américain, Antony Blinken, en Afrique, où il dévoilera la nouvelle stratégie régionale de Washington. Cependant, les États-Unis sont loin d'être la seule grande puissance à chercher à accroître une visibilité dans le continent, dont les fortunes, ainsi que celles de sa population de 1,2 milliard d'habitants, sont sur une trajectoire ascendante.

Prenez l'exemple de l'Europe, où la guerre en Ukraine confère une nouvelle importance économique à son engagement envers l'Afrique. C'est particulièrement vrai dans le domaine de l'énergie, étant donné le besoin urgent de se diversifier en s'éloignant des combustibles fossiles russes.

L'Agence internationale de l'énergie estime que l'Afrique pourrait remplacer jusqu'à un cinquième des exportations de gaz russe vers l'Europe d'ici 2030. Les entreprises énergétiques européennes envisageraient des projets d'une valeur d'au moins 100 milliards de dollars américains (1 dollar américain = 0,98 euro) sur le continent, notamment en Afrique du Sud, au Kenya, au Mozambique, en Namibie et en Tanzanie. À elle seule, la Namibie pourrait fournir environ un demi-million de barils par jour de nouvelle production pétrolière, suite aux forages exploratoires prometteurs effectués ces derniers mois.

Cette diplomatie énergétique souligne à quel point le conflit ukrainien a accéléré la priorité que l'UE avait déjà commencé à accorder à l'Afrique. Cela a été mis en évidence l'année dernière avec le lancement du projet «Global Gateway», largement considéré comme une contrepartie à la gigantesque initiative chinoise «Belt and Road».

Le sommet UE-Afrique de février dernier a mobilisé jusqu'à 300 milliards d'euros pour les infrastructures publiques et privées dans le monde d'ici 2027. La moitié de cette somme est destinée à l'Afrique — axée sur les énergies renouvelables, la réduction des risques de catastrophes naturelles, la connectivité numérique, les transports, la production de vaccins et l'éducation. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a proclamé que l'UE-27 était le partenaire mondial «le plus fiable» du continent.

Ce que l'UE souhaite, selon les termes du haut représentant de l'UE pour les affaires étrangères, Josep Borrell, c'est un «partenariat égal» fondé sur «une nouvelle stratégie intégrée pour et avec l'Afrique». Bruxelles veut encourager l'Afrique en tant que championne de l'approche multilatérale étant fondée sur des règles de l'ordre mondial de l'UE, considérant l'UE comme un contrepoids sur le continent face à d'autres puissances mondiales importantes, comme la Chine, avec la «politique de puissance» qu'elles sont supposées offrir.

Si le pivot européen est dirigé par Bruxelles, les nations individuelles redoublent également leur engagement envers le continent, avec la visite récente du président français, Emmanuel Macron, et l'organisation du premier sommet France-Afrique de sa présidence l'an dernier. 

En dehors de l'UE, le Royaume-Uni est une autre puissance européenne qui a un regain d'intérêt pour l'Afrique. Pour le Royaume-Uni, le continent a pris une nouvelle importance alors que Londres cherche à consolider les liens avec des pays clés non-membres de l'UE après le Brexit.

Pendant ce temps, d'autres grandes nations intensifient également leurs efforts en faveur du continent. Le mois dernier, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergey Lavrov, s'est rendu dans la région après les reproches adressés à Moscou d'empêcher l'Ukraine d'exporter ses produits agricoles via la mer Noire.

Lavrov et le président russe, Vladimir Poutine, souhaitent faire renaître l'ancienne influence de l'Union soviétique sur le continent. À cette fin, Poutine a accueilli le tout premier sommet Afrique-Russie à Sotchi en 2019, un second étant prévu pour 2023, afin de consolider l'implantation de Moscou sur place.

L'allié de plus en plus proche de la Russie, la Chine, manifeste également un grand intérêt, dans le but de mieux relier son initiative «Belt and Road» au développement du continent. Les hauts dirigeants de Pékin — le président, le premier ministre et le ministre des Affaires étrangères — auraient effectué environ 80 visites dans plus de 40 pays africains différents au cours de la dernière décennie. Pékin accueille aussi fréquemment des sommets Chine-Afrique. 

Dans ce contexte, l'équipe du président américain, Joe Biden, cherche à renforcer l'engagement américain en Afrique. La nouvelle stratégie américaine, dont Blinken donne le coup d'envoi, vise à renforcer le partenariat avec le continent afin d'accroître considérablement les échanges et les investissements bilatéraux dans des secteurs tels que l'énergie et le climat, la santé et les technologies numériques.

L'administration américaine présente l'initiative comme un moyen de promouvoir la prospérité partagée entre les États-Unis et l'Afrique. Pourtant, elle est également conçue, en partie, pour contrer la Chine dans la région. L'ancien conseiller à la sécurité nationale de Trump, John Bolton, a reconnu publiquement que la Chine et la Russie «interféraient avec les opérations militaires américaines et constituaient une menace importante pour les intérêts de sécurité nationale des États-Unis sur le continent».

Cela montre que si le regain d'attention porté à l'Afrique par les puissances occidentales et la Chine reflète largement des calculs économiques, des considérations politiques plus larges sont également en jeu. Entre les nouvelles initiatives de l'UE dans la région, le Brexit et le jeu des grandes puissances en cours entre Washington, Moscou et Pékin, l'intérêt pour le continent africain devrait s'accroître.

 

  • Andrew Hammond est associé au groupe de réflexion LSE IDEAS de la London School of Economics (l'école d'économie de Londres).
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5 août 2022 5 05 /08 /août /2022 13:30
Un tiers de la population de moins de 60 ans a des origines immigrées

 

Lu pour vous

 

La nouvelle édition de l’enquête statistique « Trajectoires et origines » menée par l’Insee et l’INED montre qu’il existe au sein de la population un lien fréquent mais de plus en plus ténu avec l’immigration.

https://www.lemonde.fr/societe/article/2022/07/05/un-tiers-de-la-population-de-moins-de-60-ans-a-des-origines-immigrees_6133468_3224.html Par Julia Pascual

Publié le 05 juillet 2022 à 17h00, C’est une photographie précieuse de la France. Un cliché qui permet de regarder sa population et ses origines. Mardi 5 juillet, l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) et l’Institut national d’études démographiques (INED) ont rendu publics les premiers résultats de la seconde enquête « Trajectoires et origines » (TeO). Les données statistiques dévoilées datent de 2019 et 2020 – contre 2008 et 2009 pour la première édition – et sont basées sur un échantillon représentatif de 27 200 personnes. Elles permettent notamment de détailler l’origine migratoire de la population sur trois générations. On y apprend que 32 % de la population de moins de 60 ans a des origines immigrées. Mais à y regarder de plus près, ces origines se diluent dans le temps.

« La moitié des enfants d’immigrés [un immigré est une personne née étrangère à l’étranger] ont un parent qui n’est pas immigré », souligne Patrick Simon, sociodémographe à l’INED et coauteur de l’enquête TeO. C’est encore plus vrai pour la troisième génération : neuf petits-enfants d’immigrés sur dix n’ont qu’un ou deux grands-parents immigrés. « Ces petits-enfants d’immigrés ont un rapport de plus en plus lointain à l’immigration », observe M. Simon.

« Progression très forte »

Cette diffusion des origines est le résultat d’une mixité croissante des unions qui produit un brassage important de la population. Si la majorité des immigrés (63 %) vivent en couple avec un immigré – le plus souvent de la même origine –, cette proportion s’inverse dès la seconde génération : 66 % des descendants d’immigrés sont en couple avec quelqu’un qui n’a pas d’ascendance migratoire. « Au fur et à mesure que l’immigration s’incorpore à l’histoire, la composition de la population française s’élargit. Le lien à l’immigration est fréquent mais s’estompe », résume M. Simon.

De quoi battre en brèche la théorie raciste du « grand remplacement », notamment popularisée en France par le candidat malheureux à l’élection présidentielle Eric Zemmour : « La théorie du grand remplacement oppose des populations les unes aux autres, celles qui n’auraient aucun rapport à l’immigration à des nouveaux venus, reprend M. Simon. Or, on voit que ce qui se produit c’est que les généalogies sont de plus en plus mélangées. On parle de grand élargissement ».

La nouvelle édition de l’enquête TeO permet aussi de détailler la diversification des origines, reflet de l’histoire migratoire de la France. D’après ses résultats, parmi les 5,8 millions de personnes immigrées en France – soit 9 % de la population –, près de la moitié sont nées en Afrique et un tiers en Europe. « La part des Européens est tendanciellement en baisse, tandis que celle des personnes en provenance de l’Afrique subsaharienne et de l’Asie augmente au fil du temps », note l’étude.

Une autre partie des résultats de TeO se penche sur l’ascension sociale des immigrés. Leurs enfants réussissent-ils mieux qu’eux ? « Cette question se pose avec une acuité particulière pour les familles d’immigrés dont le projet migratoire visait souvent à améliorer leur sort et celui de leurs descendants », souligne l’enquête. TeO montre que « dans les familles où les enfants ont deux parents immigrés, la progression du niveau de diplôme est très forte et même plus forte que dans le reste de la population sans ascendance migratoire », rapporte Mathieu Ichou, coauteur de l’enquête et chercheur à l’INED. Ainsi, entre les parents immigrés et leurs enfants nés en France, la proportion de diplômés du supérieur passe de 5 % à 33 % alors que dans la population sans ascendance, elle passe de 20 % à 43 %.

« Il y a une mobilisation forte chez les immigrés autour de la scolarité des enfants, même si les processus de reproduction sociale ne disparaissent pas », déclare Mathieu Ichou. La progression sociale d’une génération à l’autre a beau être plus rapide chez les enfants d’immigrés que chez les enfants de natifs, leur niveau de diplôme reste en moyenne inférieur. En revanche, si l’on s’intéresse aux petits-enfants, « l’écart est totalement comblé », souligne M. Ichou, qui précise que ces résultats ne mettent en évidence que la trajectoire des petits-enfants d’immigrés d’origine européenne car c’est l’origine la plus largement représentée parmi cette troisième génération ayant terminé ses études au moment de l’enquête.

Ecarts selon les origines

En matière de progression intergénérationnelle et de convergence avec les descendants de natifs, il existe des écarts selon les origines géographiques. TeO identifie trois profils distincts. Celui des familles européennes et maghrébines chez lesquelles moins de 3 % des parents sont diplômés du supérieur, contre plus du tiers de leurs enfants, ce qui est toujours inférieur au profil des enfants de natifs. Le second profil est représenté par les familles d’Afrique subsaharienne et d’Asie chez qui les parents sont plus souvent diplômés du supérieur que les parents de natifs, ce qui s’explique par une élévation des niveaux d’instruction des immigrés dans le temps.

Dans ces familles, les enfants sont également plus souvent diplômés du supérieur que les descendants de natifs. Ils sont par exemple 50 % parmi les enfants d’un ou deux immigrés d’Afrique ou encore 54 % pour les enfants de deux immigrés d’Asie. Les familles de Turquie et du Moyen-Orient, qui représentent le troisième profil, « combinent un faible taux des diplômés du supérieur chez les parents (5 %) et un taux encore limité chez les enfants (moins de 18 %) », remarque l’étude de l’Insee et de l’INED. Enfin, chez les enfants d’immigrés, comme chez les enfants de natifs, les filles présentent une plus grande réussite scolaire. 

L’enquête TeO s’est enfin intéressée à la valorisation des diplômes et trouve que celle-ci est moins bonne chez les enfants d’immigrés d’origine extra-européenne. Si 77 % des enfants de natifs diplômés du supérieur accèdent à des professions intermédiaires ou supérieures, ils sont 63 % parmi les enfants d’immigrés du Maghreb, 67 % parmi ceux d’Asie ou 70 % parmi ceux d’Afrique subsaharienne. « C’est probablement dû en partie à des discriminations sur le marché du travail », estime M. Ichou.

Julia Pascual

Roland Marchal
Chargé de recherche CNRS
Senior research fellow, CNRS

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5 août 2022 5 05 /08 /août /2022 13:12
RCA : 3000 instructeurs russes en route pour former les militaires

 

Lu pour vous

 

Publié le 04.08.2022 à 16h17 par Journal de Bangui

Selon des sources sécuritaires, la RCA a officiellement demandé 3 000 instructeurs militaires russes supplémentaires, pour appuyer les Forces armées centrafricaines dans l’éradication totale des menaces récurrentes des groupes armés.

D’après ces mêmes sources, plusieurs raisons justifient cette demande des autorités centrafricaines auprès du gouvernement russe.

La nécessité de déployer un effectif supplémentaire des instructeurs russes est due à un certain nombre de raisons. Les cas d’invasion de mercenaires étrangers en République centrafricaine, marquée par les attaques sur les villes de Kembe, Dimbi et Ouadda-Djallé sont devenus plus fréquents.

Selon les informations de sources sécuritaires centrafricaines, l’ancien président et leader de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), François Bozizé, recrute des mercenaires depuis les pays limitrophes notamment au Tchad et au Soudan pour déstabiliser la RCA.

Les autorités centrafricaines ont estimé qu’la veille des élections municipales prévus vers la fin de cette année dans le pays, il est nécessaire d’assurer la sécurité totale du déroulement du processus pour la libre expression de la volonté des citoyens lors des scrutins. Par la même occasion, des groupes rebelles dispersés de l’ancienne coalition CPC opèrent toujours dans un certain nombre de régions de la RCA.

Selon les analyses de la situation du terrain, l’effectif des forces disponibles des FACA, des forces rwandaises et des contingents des casques bleus la MINUSCA n’est pas suffisant pour assurer la sécurité complète de la République centrafricaine, pays de 623.000 km carrés, pendant la préparation et le déroulement des élections municipales.

En dépit de la levée partielle de l’embargo de l’ONU sur les armes en la République centrafricaine, il n’est pas possible d’augmenter rapidement la composante qualité des armes des FACA, tant pour des raisons techniques et financières, que par manque de personnel formé. C’est pourquoi, cette demande est formulée au gouvernement russe pour un déploiement supplémentaire.

Les instructeurs militaires russes ont fait leurs preuves tant au niveau de la formation des forces armées centrafricaines (FACA) que dans le cadre de la participation directe aux hostilités en République centrafricaine. Ils ont déjà cette expérience de combat nécessaire dans les conditions auxquelles la République centrafricaine fait face depuis l’avènement de la rébellion CPC.

C’est pourquoi, les Centrafricains apprécient les actions des instructeurs russes dans le processus de rétablissement de la paix en République centrafricaine. Ils se montrent reconnaissants du rôle joué par la Russie aux côtés des FACA pour assurer la sécurité de leur pays face à l’incursion des mercenaires venus des pays voisins.

Source : Ndjoni-Sango

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5 août 2022 5 05 /08 /août /2022 12:50
Le roi Salmane reçoit une missive du président de la République centrafricaine

 

Lu pour vous

 

https://arabnews.fr/ Publié le 31 juillet 2022

La missive portait sur le renforcement des relations entre les deux pays.

Le ministre saoudien des Affaires étrangères et le ministre centrafricain de l'Énergie et des Ressources en eau ont discuté des relations bilatérales.

RIYAD : Le roi Salmane a reçu dimanche une missive du président de la République centrafricaine, Faustin-Archange Touadera. 

Cette lettre, qui porte sur le renforcement des relations entre les deux pays, a été reçue par le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, lors d'une réunion avec le ministre centrafricain de l'Énergie et des Ressources en eau, Arthur Bertrand Piri.

Au cours de la réunion, les deux responsables ont discuté des relations bilatérales entre les deux pays et des moyens de les renforcer dans divers domaines. Ils ont également échangé leurs points de vue sur des questions régionales et internationales d'intérêt commun.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com

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5 août 2022 5 05 /08 /août /2022 12:40
La RCA, le Tchad et le Cameroun dans la dynamique d’une transhumance apaisée

 

 

 Judicael Yongo  août 5, 2022 7:07

BANGUI le 05 Aout 2022 (RJDH) — Pour une transhumance apaisée entre la République Centrafricaine, le Tchad et le Cameroun, les membres de différentes organisations œuvrant dans le domaine d’élevage et de l’agriculture ont formulé plusieurs recommandations favorisant la libre circulation des acteurs dans ce secteur. Ces recommandations ont été formulées à l’occasion de la 6ème réunion de réflexion tenue à Bangui, du 26 au 28 juillet 2022 sur la plateforme pastorale et de transhumance en RCA.

Les relations bilatérales entre les éleveurs et les agriculteurs pendant la période de transhumance ne cessent de se détériorer chaque année.

Ceci s’explique par la destruction des champs ou par le vol du bétail. Cette situation engendre souvent des pertes en vie humaines et des séries de violences. Pour décanter la situation, les organisations internationales s’attèlent dans des actions pour une transhumance apaisée.

Selon Ahmed Mohamed Nadif, secrétaire exécutif de la plateforme pastorale du Tchad, plusieurs recommandations ont été formulées à la sortie de cette réunion notamment  « le désarmement des pasteurs et leur prise en charge sur le plan sécuritaire par les Forces de Défense et de Sécurité des pays membres », confie-t-il. «  Nous avons également demandé la mise en place d’un comité de suivi de ce projet, car le secteur agro-pastoral rapporte beaucoup d’argent dans la caisse de ces trois Etats »  a-t-il conclu.

Perpetua Katepa-Kalala représentante de la FAO Centrafrique se dit réjouie du résultat de cette réunion. « En suivant attentivement le rapport présenté, nous avons la conviction que d’ici quelques années, nous auront une transhumance libre et apaisée entre ces trois pays. Le Fonds des Nations Unies pour l’alimentation (FAO) va continuer à appuyer ces trois pays afin de lutter contre l’insécurité alimentaire dans ces trois Etats membres à travers une transhumance sécurisée et apaisée », promet la représentante.

Cette 6e réunion de la plateforme nationale du pastoralisme et de transhumance en République Centrafricaine a été appuyée financièrement et logistiquement par le Fonds des Nations Unies pour l’alimentation (FAO). La 7e réunion du genre sera organisée prochainement au Cameroun selon les organisateurs.

Carlos Watou

 

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5 août 2022 5 05 /08 /août /2022 12:37
La Russie trafique de l'or du Soudan pour financer la guerre, selon CNN

 

Lu pour vous

 

Arab News Publié le 02 août 2022

Moscou «collabore avec l'armée de Khartoum pour écraser la dissidence»

Une somme non vérifiée de 13,4 milliards de dollars, soit 90 % de la production, est perdue à cause de transactions illicites

KHARTOUM: Un réseau de chefs militaires russes et soudanais s'entendent pour piller les réserves et la production d'or de la nation africaine, permettant à Moscou de financer sa guerre actuelle en Ukraine dans un contexte de sanctions occidentales de plus en plus sévères, selon un rapport de CNN publié récemment.

Selon les sources du média américain, la Russie aurait effectué 16 vols au départ du Soudan, troisième producteur africain du métal précieux, au cours des 18 derniers mois.

CNN affirme qu'un lanceur d'alerte au sein de la Banque centrale soudanaise a montré aux journalistes la photo d'une feuille de calcul révélant que 32,7 tonnes n'avaient pas été comptabilisées en 2021. En utilisant les prix actuels, cela représente 1,9 milliard de dollars d'or manquant, à 60 millions de dollars la tonne.

Le rapport indique même que ce chiffre pourrait être sous-estimé et que 13,4 milliards de dollars, soit 90 % de la production du pays, sont perdus chaque année par des biais illicites. CNN n'a pas pu vérifier ces chiffres dans le rapport.

Le rapport de CNN affirme que ce système est le résultat d'un accord avec les dirigeants militaires soudanais, de plus en plus impopulaires, en échange du soutien militaire de la Russie pour réprimer le mouvement pro-démocratique du pays.

D'anciens et d'actuels responsables américains cités par CNN affirment que la Russie a activement soutenu le coup d'État militaire de 2021 au Soudan, qui a destitué un gouvernement civil de transition.

Il s'agissait d'un coup dur pour le mouvement pro-démocratique soudanais, qui avait renversé le président Omar al-Bachir deux ans auparavant.

Le reportage de CNN affirme que Yevgeny Prigozhin, un oligarque russe et allié clé du président Vladimir Poutine, est au cœur de ce pacte entre Moscou et la junte militaire de Khartoum.

Le média affirme disposer de factures montrant que le principal véhicule de Prigozhin au Soudan est une société sanctionnée par les États-Unis, Meroe Gold, qui extrait de l'or tout en fournissant des armes et des formations à l'armée et aux groupes paramilitaires du pays.

Le rapport, compilé par CNN en collaboration avec le Dossier Center basé à Londres, indique qu'au moins un agent de haut niveau du Groupe Wagner, Alexander Sergeyevich Kuznetsov, a supervisé des opérations dans le secteur clé de l'extraction de l'or au Soudan ces dernières années.

Le Dossier Center a été créé par Mikhail Khodorkovsky, autrefois l'homme le plus riche de Russie, qui vit aujourd'hui en exil à Londres. Wagner est un groupe paramilitaire lié à des allégations de torture, de massacres et de pillages dans plusieurs pays ravagés par la guerre, notamment en Syrie et en République centrafricaine. Prigozhin nie tout lien avec Wagner.

En 2021, l'Union européenne a sanctionné Kuznetsov pour les activités du groupe Wagner qui, selon elle, mettaient en danger la paix, la stabilité et la sécurité de la Libye.

CNN a sollicité une réponse de la part des ministères russes des Affaires étrangères et de la Défense, ainsi qu'à l'organisation mère du groupe de sociétés de Prigozhin, mais n'a reçu aucune réponse.

«Nous suivons de près cette question, y compris les activités signalées de Meroe Gold, du groupe Wagner soutenu par le Kremlin et d'autres acteurs sanctionnés au Soudan, dans la région et dans l'ensemble du commerce de l'or», a déclaré un porte-parole du département d'État américain, en réponse à l'enquête de CNN.

«Nous soutenons le peuple soudanais dans sa quête d'un Soudan démocratique et prospère qui respecte les droits de l'homme», a ajouté le porte-parole. «Nous continuerons à faire part clairement de nos préoccupations aux responsables militaires soudanais concernant l'impact néfaste de Wagner, de Meroe Gold et d'autres acteurs.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

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5 août 2022 5 05 /08 /août /2022 12:35
Projet de force anti-putsch en Afrique : une avancée démocratique ?

 

Lu pour vous

 

par Jean-Michel Lavoizard | 4 août 2022

 

 Ce 28 juillet 2022, à l’occasion de la visite du président Macron en Afrique de l’ouest(1), le président de la Guinée Bissau, Mokhtar Sissoco Embaló, également président en exercice de la Communauté économique des États d’Afrique de l’ouest (CEDEAO), a annoncé la création d’une force anti-putsch(2). « Cette entité va permettre à tout le monde de comprendre que nous sommes au XXIe siècle et qu’il est inadmissible et inacceptable de faire des coups d’État », a‑t-il déclaré. Ce projet régional, présenté comme « déjà sur la table », s’il se réalise, sera une première mondiale dans le multivers politique des régimes dits démocratiques.

Saluant cette initiative, le président de la France a déclaré que « c’est un instrument extrêmement efficace pour lutter contre les déstabilisations qu’on a vues fléchir dans la région où des groupes militaires ont exploité, parfois, l’affaiblissement de l’État pour prendre le Pouvoir. Voilà ce qui est attendu de la CEDEAO ». Diantre ! le vibrionnant activiste mondialo-progressiste connaitrait-il des exemples inconnus de l’ignorant vulgum pecus, de forces anti-putsch qui, de surcroit, auraient démontré leur « extrême efficacité » ? Aurait-il, seul, le présage d’une force annoncée dont on ne connait pas encore le statut ni les objectifs, les modalités ni les moyens ? « attendu de la CEDEAO » : S’exprime-t-il à titre personnel, national, ou au nom de l’Union européenne, qu’il ne préside plus ?

La France réaffirme son rôle dans la région « au service d’États souverains légitimes. Car nous considérons que notre rôle est d’aider à réussir cette bataille contre le terrorisme et à permettre le développement stable et la formation de la jeunesse dans cette partie du continent africain ». Quel amalgame confus et réducteur entre des termes dont le lien de corrélation n’atteste aucunement celui de leur causalité, mais dont on comprend que le mot clé, sacré, est « stabilité ». Coûte que coûte, pourrait-on ajouter, habitués aux contraintes de vie et aux privations de liberté que le providentialisme d’État nous impose au nom de situations exceptionnelles présentées comme des guerres, pour justifier des régimes d’exception qui deviennent la règle.

Ce modèle autoritaire ne peut que plaire à des dirigeants africains en quête permanente de mécanismes d’imposition de leur autorité contestée, bases légales de pouvoirs croissants et absolus face à des sociétés civiles et à des acteurs extérieurs qu’ils ne maitrisent plus. Car, à quelles réalités africaines répond ce besoin d’une nouvelle « force de l’ordre » à l’échelle régionale ?

Le phénomène visé est le putsch (« action de pousser », en allemand), renversement brutal de l’intérieur et confiscation du Pouvoir par une junte militaire. L’Histoire africaine moderne est émaillée de putschs sanglants issus d’ambitions rivales, parfois fomentés et soutenus politiquement et matériellement par des puissances étrangères. Or, les renversements récents en Afrique de l’ouest, au Mali (août 2020), en Guinée Conakry (septembre 2021), au Burkina Faso (janvier 2022), se distinguent par des motivations endogènes liées à la mauvaise gouvernance publique (défaillance, prédation) ; par leur exécution pratique (préparation, dégâts et nombre de victimes limités, responsables épargnés) ; par le soutien massif de populations désespérées (corruption endémique, incompétence systémique) ; par leur projet alternatif (transition politique, relance économique). Ces renversements sont considérés comme la voie ultime de recours pour mettre fin à une situation intolérable, sans issue légale.

Il ne s’agit pas ici d’approuver des insurrections, mais d’en expliquer les causes pour en envisager les modes de prévention. Pour que les gouvernements concernés et leurs partenaires étrangers, dont la France, prennent davantage en compte la situation réelle des populations et des forces armées qui en sont issues. Celles-ci considèrent également « qu’au XXIe siècle, il y a des choses inadmissibles et inacceptables » de la part d’États redevables. Au risque, en désespoir de cause, de provoquer des coups d’éclat et de susciter des « forces anti mauvaise gouvernance » spontanées.

Pour que la force anti-putsch envisagée ne soit pas perçue comme un instrument insupportable de répression, à effet boomerang contreproductif. Car, ce qui donne sa force à un régime politique, ce n’est pas tant sa légitimité électorale, que la réalisation de son contrat social.

Jean-Michel Lavoizard

(1) Tournées française et russe en Afrique, un ballet peu diplomatique aux enjeux stratégiques
 Notre illustration à la une : Emmanuel Macron avec son homologue bissau-guinéen Umaro Sissoco Embaló (Crédits : Élysée)
(2) La Cédéao annonce un projet de force anti-putsch dans la région ouest-africaine

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5 août 2022 5 05 /08 /août /2022 12:34
Tchad: le rebelle centrafricain Abdoulaye Miskine restera en prison le temps de son procès

 

 

https://www.rfi.fr/ 03/08/2022 - 04:59

Le chef et fondateur du groupe armé Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) et ses trois compagnons resteront en prison jusqu’à la clôture de leur procès. Ils ont été interpellés en octobre 2019 et n’ont jamais été extradés vers la Centrafrique.

Avec notre correspondante à Ndjamena, Aurélie Bazzara-Kibangula

Dans la salle d’audience, le box des accusés était vide. Abdoulaye Miskine et ses trois compagnons, détenus à la prison de Klessoum, n’ont pas été conduits au tribunal. « Encore un problème de procédure », pointe maître Mog-Nan Kembetiade, l’un de leurs avocats. Le délibéré a donc été lu en leur absence.

Et le tribunal a rejeté leur demande de mise en liberté. La requête avait été faite par leurs avocats lors de la première audience du procès qui s’était déroulée il y a quatre jours. « D’après les textes de loi, rien ne justifie leur maintient en prison », explique maître Mog-Nan Kembetiade.  

Les juges ont donc préféré suivre le parquet général qui s’était opposé à une mise en liberté d’Abdoulaye Miskine et de ses trois compagnons, évoquant de possibles trouble à l’ordre public en cas de libération de ces rebelles centrafricains. 

La prochaine audience est prévue le 16 août. Cette fois, les questions de fond seront abordées, notamment les chefs d’accusations. 

Abdoulaye Miskine et ses trois compagnons sont poursuivis pour création d’un mouvement insurrectionnel, viol, assassinat, torture ou encore séquestration. Ils ont été arrêtés à Ndjamena en novembre 2019. Selon des sources sécuritaires, le Tchad veut rendre justice à certains de ses ressortissants qui auraient été victimes du mouvement rebelle d’Abdoulaye Miskine pendant la crise centrafricaine. 

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5 août 2022 5 05 /08 /août /2022 12:27
Nouvelles nationales sur RNL
Nouvelles nationales sur RNL

 

Centrafrique : nouvelle annonce d’arrivée de produits pétroliers à Bangui

https://www.radiondekeluka.org/ mercredi 3 août 2022 13:59

Pendant que la crise d’hydrocarbures continue de paralyser la République centrafricaine, le gouvernement a annoncé l’arrivée d’une nouvelle cargaison de produits pétroliers. Selon le ministère de l’Energie, trois barges contenant de l’essence et du gasoil en provenance du Congo, sont arrivées ce dimanche 31 juillet 2022 au port de Bangui. Le contenu de la cargaison est en dépotage à la Société centrafricaine de stockage des produits pétroliers.

Le dépotage de ces produits pétroliers a démarré ce lundi, 1er août 2022 avec 750.000 litres de gasoil et 1.750.000 litres de super. Selon les responsables du ministère de l’Energie et de l’Hydraulique, ces produits destinés à la société Total, pourraient dans quelques jours alléger la peine des usagers.

"Là, nous sommes en train de dépoter les produits contenus dans des barges qui viennent d’arriver. Si tout va bien, d’ici mercredi voire jeudi prochain, vous allez vous rendre compte que toutes les stations Total seront desservies en produits pétroliers" a fait savoir Alain Fidèle Kolongato, directeur de cabinet au ministère de l’Energie et de l’Hydraulique.

Depuis le lancement en juillet dernier de la campagne fleuve, c’est pour la deuxième fois que Bangui reçoit des cargaisons d’hydrocarbures. S’agissant de la distribution des produits, les autorités indiquent que des mécanismes sont prévus.

"Total pourrait faire session aux autres"

"Les 1ères barges qui sont arrivées en juillet dernier, étaient une cargaison du groupe Tristar. Dans le mécanisme de gestion des produits pétroliers, il y a des sessions. C’est-à-dire, un mécanisme de compensation entre les différents marqueteurs. Lequel, nous gérons. Ainsi, Total pourrait faire session aux autres" a précisé, Alain Fidèle Kolongato.

A en croire les autorités centrafricaines, plusieurs distributeurs d’hydrocarbures ont positionné leurs produits en République démocratique du Congo en vue de les acheminer à Bangui.

Cette annonce intervient après celle faite en juillet dernier par le ministre de l’Energie et de l’Hydraulique, Arthur Bertrand Piri. Le membre du gouvernement avait fait savoir que ces produits étaient destinés aux stations-services. Cependant, quelques jours plus tard, d’autres sources affirmaient que qu’ils appartenaient à la Minusca, la mission de l’Onu pour le maintien de la paix en République centrafricaine.   

 

 

Centrafrique : l’armée a évalué son plan d’action à Bouar dans le Nord-ouest

https://www.radiondekeluka.org/ mercredi 3 août 2022 15:25

Dans sa politique de redéploiement à l’intérieur du pays, l’armée nationale a passé en revue son plan d’action. Une mission d’évaluation du haut-commandement militaire s’est rendue, le 27 juillet 2022, à Bouar dans la Nana-Mambéré. L’objectif, selon les cadres de l’armée, est celui de passer en une armée de garnison.

Les cadres de l’armée centrafricaine ont évalué durant quatre (4) jours les actions déjà réalisées et celles qui restent à faire. Cette évaluation faite à Bouar, chef-lieu de la Nana Mambéré, est basée sur le plan national de défense, initié en 2016 par le gouvernement. Selon le haut-commandement militaire, ce plan a permis de réhabiliter les casernes, d’équiper et de déployer les soldats dans les différentes zones de défense du pays.

Par ailleurs, ces officiers ont souligné que le nombre d’infrastructures militaires reste encore insignifiant et les garnisons n’ont, jusqu’alors, qu’un seul bataillon au lieu de deux.

"L’objectif est de passer en une armée de garnison"

"Le plus grand objectif du plan national de défense, c’est le changement de l’armée de projection en une armée de garnison. Hier, s’il se passait quelque chose à Bocaranga par exemple, le renfort doit être déployé de Bangui. Le temps d’arriver, l’ennemi est parti. Raison pour laquelle, le gouvernement a pensé mettre en place cette vision afin que l’armée soit auprès de la population" a fait savoir le général de brigade Arcadius Bétibangui, sous-chef d’Etat-major, chargé de la planification.

Quelques aspects sont pris en compte dans ce concept de garnison, notamment, le regroupement familial.

"Le militaire sera accompagné de sa famille"

"Il est désormais question d’affecter les militaires dans les zones de défense comme les fonctionnaires et les autres corps habillés. Lors de ces affectations, le militaire sera accompagné de sa famille. Ce qui revient à dire que lorsque le militaire part en garnison, sa famille doit être logée. Ses enfants doivent aussi bénéficier d’une bonne scolarité" a précisé le colonel Ghislaine-Léa Yangongo, responsable du service de conditions militaires.

Ces hauts responsables de l’armée nationale encouragent la population à coopérer avec les soldats déployés sur le terrain. Par ailleurs, ils invitent à la dénonciation de  tous actes de violence exercés par un militaire sur un civil.

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Centrafrique-Presse.com
5 août 2022 5 05 /08 /août /2022 12:23
Le Rwanda accusé d’ingérence en Centrafrique

Lu pour vous

 

dw.com1d Par Jean-Fernand Koena | Afrique | 03.08.2022

La Constitution en vigueur lui interdit mais un projet de loi visant à réformer celle-ci est en cours d’examen à l’Assemblée nationale.

Dans ce dossier, le Rwanda, un allié du pouvoir centrafricain, est soupçonné de vouloir aider le président Touadéra dans cette tentative. C'est du moins l’accusation portée par le G16, un groupe de responsables politiques et de la société civile.

Cette accusation est soutenue par une partie de l’opposition rwandaise en exil mais démentie par les gouvernements rwandais et centrafricain.   

L'axe Bangui-Kigali 

L’axe de coopération Bangui-Kigali s’est renforcé ces dernières années et beaucoup d’investisseurs rwandais s’installent désormais en Centrafrique. Mais derrière cette coopération, l’opposition voit la volonté du président rwandais Paul Kagamé de s’ingérer dans la politique intérieure, notamment en finançant le projet de son homologue centrafricain qui serait de rester au pouvoir.

Ben Wilson Ngassan, secrétaire national et porte-parole de la plateforme G16, est formel au sujet de l’implication de Paul Kagamé dans la politique intérieure centrafricaine : 

"Le président rwandais reçoit depuis quelque temps les plus hautes autorités de la République centrafricaine et il a été question de traiter du changement de la Constitution en République centrafricaine. J’ai fait mes études au Rwanda et j’ai des informations qui me proviennent de là-bas et nous ne pouvons pas nous hasarder de faire une déclaration en portant des accusations aussi graves envers un pays frère. Aujourd’hui, on ne peut pas tolérer qu’un pays frère comme le Rwanda, aussi généreux soit-il, puisse s’ingérer dans les affaires intérieures de la République centrafricaine."

"Colonisation" 

Une mise en garde relayée par l’opposition rwandaise en exil qui dit redouter les conséquences du rapprochement entre Bangui et Kigali. C’est ce qu’a indiqué Thomas Maïmana, un opposant qui vit en France.  

"La Centrafrique est un pays très intéressant pour Paul Kagamé et son équipe. Le pays regorge de ressources et ce qu’il veut faire c’est embrigader vos responsables, les décideurs centrafricains qui perdront leur liberté. Ils ont signé des accords miniers et avec Kagamé, cela commence toujours comme ça… Ce n’est pas une ingérence, c’est une colonisation."  

Le gouvernement rwandais réfute  

Yolande Mokolo, porte-parole du gouvernement, a communiqué à la DW une réaction du ministre des Affaires étrangères rwandais, Vincent Biruta.   

Celui-ci affirme que "l’intervention du Rwanda en République centrafricaine est destinée au gouvernement et à ses institutions, et non à un individu. Le Rwanda ne peut en aucun cas être impliqué dans la politique intérieure de la RCA, encore moins dans le projet de modification de la Constitution de ce pays."

Paul Kagame aurait des visées sur les ressources naturelles en Centrafrique

Même son de cloche côté centrafricain qui estime que la société civile fait un faux procès au Rwanda. Marcel Djimassé, ministre de la Fonction publique : 

"La coopération classique que nous avons avec d’autres pays qui ont des relations historiques avec nous n’a pas donné de résultats du point de vue sécuritaire. Aujourd’hui, avec la présence de l’allié rwandais et de l’allié russe, nous avançons vers une meilleure sécurisation du territoire et de nos citoyens. Mais ce n’est pas le Rwanda qui va imposer qu’on change la Constitution."  

Le G16 projette une manifestation dans les jours à venir devant l’ambassade du Rwanda en France pour dénoncer non seulement l’ingérence mais aussi l’invasion du pays qui ferait craindre le spectre congolais.  

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