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25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 12:16

 

 

 

 

"Repenser la sécurité en République centrafricaine"

 

par Augustin Jérémie Doui-Wawaye

 

Edition L'Harmattan (12 euros)

 

 

Livre - Vient de paraître : Repenser la sécurité en République centrafricaine par Augustin Jérémie Doui-Wawaye
Livre - Vient de paraître : Repenser la sécurité en République centrafricaine par Augustin Jérémie Doui-Wawaye
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Centrafrique-Presse.com
24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 22:04

 

 

 

 

 

Bangui (AFP) - 24.07.2014 13:21 - Par Christian Panika à Bangui, Jean-Pierre Campagne à Libreville

 

L'accord de cessation des hostilités en Centrafrique entre anti-balaka et Séléka, arraché in extremis par les médiateurs mercredi à Brazzaville, avant la clôture d'un Forum chaotique censé réconcilier les groupes armés qui dévastent leur pays, suscite beaucoup de doutes jeudi à Bangui sur ses chances de succès.

 

"Que peut apporter ce fameux accord de cessez-le-feu sur le terrain, dès lors que l'ex-Séléka continue de massacrer et que les balaka le font aussi? Sangaris et Misca, à quoi servez-vous sur la terre centrafricaine?", interpelle jeudi le quotidien de Bangui, l'Agora.

 

La dizaine de petits quotidiens de Bangui et les habitants de la capitale partagent ce scepticisme, après des mois de terribles violences, quant à la volonté des groupes armés de faire taire les armes et à la capacité des forces française Sangaris et africaine Misca de faire respecter ce cessez-le-feu,.

 

"L'accord de cessez-le-feu n'est que de la poudre aux yeux. Comment fera-t-on appliquer un tel accord à des gens qui refusent même d'être désarmés? Et qui va imposer cela, si déjà le désarmement par les forces internationales pourtant autorisé par les Nations Unies n'est pas suivi d'effet par ces forces qui brillent par leur passivité et une incroyable inertie devant les massacres des civils?", s'interroge Christelle Makamamon, juriste.

 

"C’est uniquement pour sauver la face du président congolais et médiateur de la crise centrafricaine Denis Sassou-Nguesso que malgré elle, contrainte et forcée, la Séléka a été obligée de co-signer le fameux accord de cessation des hostilités", estime le site internet Centrafrique-Presse.

 

"Dès lors, poursuit Centrafrique-Presse, quelles sont les chances qu’un accord signé dans de telles conditions soit mis en œuvre et respecté une fois tout ce beau monde revenu au bercail ? Quasiment nulles!".

 

- L’amnistie, pas une option -

 

Le résultat des négociations dans la capitale congolaise est très en-deçà des objectifs annoncés et a été effectivement obtenu grâce à une forte implication de la médiation congolaise pour obtenir l'adhésion de l'ex-rébellion Séléka, qui s'était retirée très rapidement des discussions en exigeant une partition du pays.

 

La communauté internationale organisatrice du Forum, notamment la France, fortement impliquée pour sortir de la dérive son ancienne colonie, ne voulait pas clore Brazzaville sur un échec.

 

Et dès le lendemain, Paris a fermement appelé au respect de cet accord.

 

"Il s’agit maintenant de répondre aux attentes de la population centrafricaine, en respectant la parole donnée et en mettant en œuvre le processus de désarmement. Il s'agit aussi, pour toutes les parties prenantes, de poursuivre le dialogue politique et d'assurer le succès de la transition devant conduire aux élections", a déclaré le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius.

 

La question de la reconnaissance officielle d’une partition exigée par la Séléka, qui a bloqué les discussions, souligne en fait une réalité déjà existante sur le terrain. L'ex-rébellion à dominante musulmane tient en effet l'essentiel du nord et de l'est du pays, frontaliers du Tchad et du Soudan. Depuis des années, Bangui ne contrôle plus ces vastes régions, abandonné aux rébellions et aux coupeurs de route, ce qui a d'ailleurs permis à la Séléka d'avancer rapidement sur Bangui, avec le soutien du Tchad, pour renverser en mars 2013 le président François Bozizé.

 

Les anti-balaka et autres milices chrétiennes et animistes écument le nord-ouest et l'ouest, rançonnant les voyageurs sur les routes et les civils, quand elles ne pillent pas les convois d'aide humanitaire.

 

L'autre question soulevée dans la presse est celle des concessions et promesses faites aux uns et aux autres pour qu'ils signent cet accord.

 

"Vers une immunité pour les ténors de la Séléka?", s'interroge ainsi le quotidien Le démocrate.

 

Une option dénoncée par les ONG de droits de l'homme, notamment Human Rights Watch, qui, rappelant dans un communiqué les "milliers de victimes" du conflit, affirme que "l’amnistie pour les principaux responsables de crimes contre l'humanité et autres crimes odieux n'est tout simplement pas une option".

 

Le coordonnateur anti-balaka Patrice-Edouard Ngaissona, et le numéro 3 de la Séléka, Mohamed-Moussa Dhaffane, signataires de l'accord et désireux d'entrer au gouvernement, se sont déclarés très confiants mercredi à Brazzaville sur le respect de leur engagement.

 

Il semble probable que soit annoncé bientôt un nouveau gouvernement élargi, exigé récemment au sommet de l'Union africaine de Malabo à la présidente Catherine Samba Panza par les "parrains" voisins de la RCA, le Tchad et le Congo.

 

© 2014 AFP

Centrafrique: un accord de cessez-le-feu, oui, et après ?

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Centrafrique-Presse.com
24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 20:11

 

 

 

 

 

 

Jeudi 24 Juillet 2014 - 18:18

 

À l’issue de trois jours de tractations entre les protagonistes de la crise centrafricaine, la médiation internationale, menée par le chef de l’État congolais, Denis Sassou N’Guesso, soutenu par la communauté internationale, a obtenu auprès des différentes parties présentes à Brazzaville, la signature d’un accord de cessation des hostilités en vue de garantir la libre circulation des personnes et des biens en Centrafrique

 

Émouvante et pleine de signification, la cérémonie de clôture du Forum pour le dialogue et la réconciliation nationale en Centrafrique constitue (en dépit des choses dites et entendues dans les coulisses) un tournant dans la crise centrafricaine. Ceci pourvu que les protagonistes, une fois retournés au bercail, donnent véritablement la preuve «d’un désarmement de leur cœur » comme ils l’ont déclaré devant la communauté internationale.

 

Première étape d’un long processus dont l’issue sera connue dans les prochains jours en terre centrafricaine, l’accord de cessation des hostilités arraché à Brazzaville peut être considéré, sauf pour les pessimistes, comme une nouvelle page ouverte vers la recherche de la paix, de la sécurité et de la stabilité en Centrafrique, en attendant le désarmement conditionné quant à lui à l’accord politique.

 

« Devant le monde entier nous prenons un engagement ferme, définitif et irréversible pour la cessation des hostilités. La RCA est la seule chose au monde que les Centrafricains ont en commun (…). Nul n’a le droit de prendre les armes pour terroriser ou terrifier tout un peuple », a déclaré le chef de la délégation de l’ex coalition séléka, Mohamed Moussa Dhaffane.

 

L’engagement des ex-sélékas interpelle à la fois les anti-balakas, d’obédience chrétienne et majoritaire en Centrafrique, afin de mettre un terme à la stigmatisation et à la chasse aux musulmans. Les dirigeants de cette coalition qui n’entendent pas ramer à contrecourant de cet accord, se disent prêts à ranger leurs armes.

 

« Le mot d’ordre doit être exécuté et nous n’accepterons pas que le peuple centrafricain continue de souffrir. Dès notre retour à Bangui, des délégués ici présents vont être envoyés dans les préfectures pour faire respecter notre engagement », a déclaré le coordonnateur des anti-balakas, Patrice Édouard Ngaïssona, ajoutant que son mouvement est représenté dans dix des douze préfectures de la Centrafrique.

 

Une avancée à consolider par l’engagement politique et le désarmement

 

L’accord est signé certes, les engagements fermes pris et le pardon au peuple demandé, cependant seule la suite du terrain va nous dire si les prochaines consultations prévues tant à Bangui qu'ailleurs, permettront de déterminer l’avenir de ce pays en proie à un conflit politico-religieux. Car, l’ex-coalition séléka qui a boycotté les travaux en commission, pour des raisons dites légitimes, pourrait peut-être formuler d’autres revendications ou exigences plus cruciales tels que la partition du pays ou l’obtention d’un poste de Premier ministre comme entendu dans les coulisses.

 

« Sans détours nous disons que s’agissant du DDR nous sommes disposés à le faire. Mais pour le moment nous disons que ce point doit être intégré dans l’accord politique qui devrait être discuté sérieusement entre les partenaires au développement à Bangui ou dans un autre lieu neutre pour dissiper tout malentendu », a souligné le chef de la coalition des ex-sélékas.

 

En effet, en médiateur averti et avisé, le chef de l’État congolais qui s’est réjoui de ce premier résultat a précisé à la presse que le désarmement est une disposition technique qui nécessite des moyens financiers et matériels importants. « C’est une organisation qu’il faut engager progressivement », a-t-il déclaré.

 

Sur l’ambition des ex-sélékas d’être impliqués dans la gestion des institutions de transition, Denis Sassou N’Guesso a rappelé : « La configuration des nouvelles institutions n’était pas à l’ordre du jour au Forum de Brazzaville. Même s’il y avait lieu, cela doit se faire en terre centrafricaine en donnant la possibilité au peuple de décider sur le type d’institution dont il peut avoir besoin. »

 

Pour sa part, consciente que le chemin à parcourir est encore long, la présidente de la transition, Catherine Samba Panza, affirme ne pas désespérer. « Nous sommes arrivés à une réconciliation entre Centrafricains. C’est le premier pas et nous allons ensemble surmonter les difficultés et les obstacles qui se dressent devant nous », a-t-elle précisé tout en remerciant le médiateur et son équipe pour ce premier ‘’grand pas’’ franchi. 

 

Plus d’une trentaine de signataires pour approuver l’acte posé

 

La signature de l’accord de cessation des hostilités par une trentaine de personnalités représentant les groupes armés, la société civile, les acteurs politiques, la diaspora centrafricaine et les confessions religieuses et musulmanes (par Mgr Dieudonné Nzapalainga et l’Imam Kobine Layama) a été le moment fort pour ceux qui, hier, se regardaient en chiens de faïence.

 

Un acte minutieusement préparé par la médiation qui tenait à donner au monde la preuve d’une Centrafrique « pacifiée » et « unifiée ». C’était l’occasion, pour les protagonistes d’oublier les invectives et autres écarts de langages observés pendant les discussions en groupe, de se parler et de présenter entre eux, mais aussi aux milliers des réfugiés qui souffrent hors du territoire, les excuses les plus sincères.

 

Accolades par ci, poignées de mains par là, les filles et fils de Centrafrique ont, pour cimenter l’accord, chanté à l’unisson l’hymne de leur pays. Une manière d’oublier le passé douloureux et de tourner la page noire de la patrie qu’ils ont en commun. « Cet accord de cessation des hostilités qui vise à ramener la paix appelle la contribution, l’apport et l’engagement de tous. Il engage tout l’état-major de l’ex-coalition séléka, même Michel Djotodia », lançait Mohamed Moussa Dhaffane. 

 

Guy-Gervais Kitina

Crise centrafricaine : ex-sélékas et anti-balakas s'engagent à faire taire les armes
Crise centrafricaine : ex-sélékas et anti-balakas s'engagent à faire taire les armes

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24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 20:06

 

 

 

 

 

AFP le 24/07/2014 à 11:18

 

Le forum de Brazzaville pour la paix en Centrafrique a accouché péniblement mercredi soir d'un accord de cessez-le-feu, le premier après huit mois d'un déchaînement de violences intercommunautaires, mais sa capacité à durer est déjà mise en doute.

 

Le résultat des négociations dans la capitale congolaise est très en-deçà des objectifs annoncés et a été obtenu grâce à une forte implication de la médiation congolaise pour obtenir l'adhésion de l'ex-rébellion Séléka, qui s'était retirée très rapidement des discussions.

 

L'accord a été signé par des représentants des deux principaux belligérants : la Séléka, à dominante musulmane, et les milices anti-balaka, formées majoritairement de combattants chrétiens, ainsi que par des représentants politiques, religieux, ou civils centrafricains et des parrains étrangers, comme le président congolais Denis Sassou Nguesso.

 

Entamé lundi, le "Forum pour la réconciliation nationale et le dialogue politique" n'est pas parvenu à atteindre l'objectif d'un accord fixant le cadre du désarmement et de la démobilisation des milices ni l'établissement d'une feuille de route pour un nouveau processus de normalisation politique.

 

Mais "Brazzaville constitue (un) premier pas" avant un dialogue national et un "forum de réconciliation nationale qui clôturera formellement le processus que nous venons d'engager", a assuré M. Sassou Nguesso.

 

- "Tout le monde va suivre" -

 

Depuis le renversement du président François Bozizé en mars 2013 par la Séléka, la Centrafrique, ancienne colonie française riche en diamants et en uranium, est plongée dans le chaos.

 

Le pays compte des centaines de milliers de déplacés et, depuis décembre, les combattants de la Séléka et les milices anti-balaka s'affrontent dans un cycle d'attaques et de représailles qui a fait des milliers de morts, principalement des civils.

 

"Le préalable de tout, c'était la cessation des hostilités", a déclaré la présidente de transition centrafricaine, Catherine Samba Panza. Présidente sans pouvoir, Mme Samba Panza est arrivée à son poste en janvier après l'éviction de Michel Djotodia, qui avait chassé M. Bozizé mais s'était révélé incapable d'assurer la stabilité du pays.

*

Il reste à voir si l'accord pourra tenir dans la durée. Une des difficultés pour sa mise en oeuvre tient aux divisions internes au sein de la Séléka et au fait que les anti-balaka sont un mouvement sans organisation centralisée.

 

"Tout le monde va suivre", a assuré Patrice-Edouard Ngaissona, coordonnateur national anti-balaka, tandis que Mohamed-Moussa Dhaffane, signataire pour la Séléka, assurait qu'il engageait toutes les composantes de son mouvement.

 

Un représentant ministériel centrafricain présent à Brazzaville ne cachait cependant pas ses doutes et sa déception en émettant "beaucoup de réserves" sur la capacité de l'accord à ramener enfin la paix.

 

L'accord "repose sur des bases extrêmement ténues" puisqu'"il n'y a pas vraiment eu de dialogue pendant ces trois jours entre la Séléka et les autres participants" et que "se pose encore la question de la représentativité des uns et des autres", estime Thierry Vircoulon, directeur du programme Afrique centrale du groupe de réflexion International Crisis Group.

 

A Brazzaville, M. Dhaffane avait posé comme préalable à toute discussion l'acceptation du principe d'une division du pays, position jugée inacceptable par la grande majorité des négociateurs et par la France, dont quelque 2.000 soldats sont actuellement déployés en Centrafrique, au côté d'une force de l'Union africaine comptant environ 5.800 militaires.

 

Selon le projet d'accord, les parties "s'engagent à renoncer a tout projet de partition" de la Centrafrique et la question se pose des garanties ou promesses que M. Dhaffane a pu obtenir avant de signer finalement un tel texte.

 

Copyright © 2014 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

 

Centrafrique : signature d'un accord de cessez-le-feu fragile à Brazzaville

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24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 12:55

 

 

 

 

 

Par Lefigaro.fr avec AFP  24/07/2014 à 13:02

 

Le chef de la diplomatie française Laurent Fabius a appelé aujourd'hui les différents groupes armés de Centrafrique à "respecter la parole donnée", au lendemain de la signature à Brazzaville d'un accord de cessez-le-feu entre la Séléka à dominante musulmane et les anti-balaka majoritairement chrétiens.


"Je salue la signature à Brazzaville de l'accord de cessation des hostilités", a déclaré Laurent Fabius, en rendant hommage à "la détermination" de la présidente de transition Catherine Samba Panza"Les participants au forum de Brazzaville ont pris l'engagement de renoncer à la violence, pour faire repartir la République centrafricaine sur de nouvelles bases. Cet engagement doit être soutenu", a-t-il poursuivi. "Il s'agit maintenant de répondre aux attentes de la population centrafricaine, en respectant la parole donnée et en mettant en oeuvre le processus de désarmement. Il s'agit aussi, pour toutes les parties prenantes, de poursuivre le dialogue politique et d'assurer le succès de la transition devant conduire aux élections", a-t-il conclu.


Le forum de Brazzaville pour la paix en Centrafrique a accouché péniblement hier soir d'un accord de cessez-le-feu, le premier après huit mois d'un déchaînement de violences intercommunautaires, mais sa capacité à durer est déjà mise en doute. L'accord a été signé par des représentants des deux principaux belligérants : la Séléka, à dominante musulmane, et les milices anti-balaka, formées majoritairement de combattants chrétiens, ainsi que par des représentants politiques, religieux, ou civils centrafricains et des parrains étrangers, comme le président congolais Denis Sassou Nguesso. Le résultat des négociations dans la capitale congolaise est très en-deçà des objectifs annoncés et a été obtenu grâce à une forte implication de la médiation congolaise pour obtenir l'adhésion de l'ex-rébellion Séléka, qui s'était retirée très rapidement des discussions et demandait une partition de la Centrafrique.

Centrafrique : "respecter la parole" (Fabius)

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24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 12:44

 

 

 

 

 

par RFI 24-07-2014 à 09:44

 

Le Forum de Brazzaville pour la paix en Centrafrique s'est achevé mercredi soir par la signature d'un accord de cessez-le-feu a minima, loin des objectifs fixés. L'accord a été signé par une quarantaine de représentants, centrafricains et étrangers. Mais déjà, des voix se font entendre pour dénoncer le texte, notamment au sein de la Seleka.

 

Pour Denis Sassou-Nguesso, le président congolais et médiateur de la crise centrafricaine, il y avait de la satisfaction après cette signature : « Il fallait bien commencer par la cessation des hostilités. Les engagements qui viennent d’être pris constituent les fondations, les repères pour un long processus à poursuivre et à consolider en terre centrafricaine ».

 

Les deux premiers à parapher l'accord de fin des hostilités ont été Mohamed Moussa Dhaffane, pour la Seleka, et Patrice-Edouard Ngaissona, pour les anti-balaka. Par ce texte, les deux groupes armés s'engagent à mettre un terme aux exactions, à cantonner leurs hommes, à lever les barrages et à permettre la libre circulation dans les zones qu'ils contrôlent. Mais rien ne semble prévu pour le désarmement. Au vu des conditions de son accouchement, la question de la viabilité de cet accord minimal se pose d’ores et déjà.

 

Signera, ne signera pas ? Jusqu'au dernier moment, la délégation Seleka aura laissé planer le doute. Et il aura fallu une audience chez Denis Sassou Nguesso pour débloquer les négociations gelées par les conditions posées par la Seleka, et rejetées en bloc par les autres parties et les médiateurs internationaux.

 

Un accord arraché de haute lutte, ce qui n’a rien de surprenant pour Abdoulaye Bathily, le représentant spécial des Nations unies pour l'Afrique centrale : « Ce pays meurtri par une des crises les plus graves de l’Afrique contemporaine ne pouvait pas, et nous nous y attendions, se régler d’un clin d’œil. Il fallait un travail en profondeur avec les acteurs pour les convaincre de la nécessité de l’arrêt des violences et des hostilités. Maintenant, le plus difficile reste encore à faire avec naturellement la question du désarmement ».

 

Vieilles revendications

 

Dès le début des travaux, en effet, en jetant sur la table des négociations la question de la partition du pays, les délégués de la Seleka étaient à deux doigts de torpiller le Forum de Brazzaville. Était-ce là leur intention, ou souhaitaient-ils faire avancer de vieilles revendications comme la primature dans le prochain gouvernement, ou encore une intégration de leurs éléments dans la future armée ?

 

Le plus difficile maintenant, va être de faire appliquer cet accord, comme l’explique l’ancien Premier ministre, Anicet Dologuélé : « Le processus qui démarre devra être suivi avec beaucoup d’attention par tous les participants au Forum de Brazzaville pour qu’il y ait des résultats tangibles pour le pays ».

 

Si certains observateurs émettent des doutes quant à la capacité de la chaîne de commandement anti-balaka à faire appliquer l'accord par sa base, ils sont encore plus dubitatifs à propos de la Seleka. À Brazzaville, comme en Centrafrique ou au Bénin, cette semaine, l'ex-rébellion est apparue incapable de masquer ses divisions. Des divisions qui risquent d’ailleurs de réduire à néant l’accord trouvé à Brazzaville

 

Fractures au sein de la Seleka

 

À peine signé à Brazzaville par le numéro 3 de la Seleka, le porte-parole du bureau politique de l’ex-rébellion dénonçait en effet le texte, affirmant qu'il n’engageait que ses signataires et pas la Seleka. « Nous ne reconnaissons pas cet accord, qui ne nous engage pas » déclarait ainsi à RFI Habylah Awal, au moment même où le texte était pourtant signé. « Nous sommes suffisamment représentatifs pour faire appliquer l'accord », lui a rétorqué Mohamed Dhaffane, pour rassurer mercredi soir, ceux qui doutent de la viabilité du texte signé à Brazzaville.

 

Cet épisode montre clairement les fractures qui existent au sein de la Seleka, sur les questions essentielles. Déjà, mercredi soir Habylah Awal apparaissait réticent à la signature d’un accord, soutenant toujours la position, toujours défendue alors par Dhaffane, de la partition du pays. Dans un entretien accordé à RFI, il expliquait qu’il n’était « pas question de signer un accord avec les anti-balaka, tant qu'ils ne demandaient pas pardon à la communauté musulmane ».

 

En renonçant à la partition et en acceptant de signer l'accord, Dhaffane a-t-il contrevenu aux ordres reçus à Cotonou de Michel Djotodia à la veille du forum ? « La partition est une menace que brandissent Djotodia et Nourredine pour éviter les sanctions et les poursuites. Mais même avec leurs hommes à Birao, ils sont minoritaires aujourd'hui », estime un cadre du mouvement. D'un côté la partition, de l'autre, la paix avec les anti-balakas et le partage du pouvoir : l'ex-rébellion est à l'heure du choix.

Brazzaville: à peine signé, l'accord sur la Centrafrique déjà menacé (RFI)

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24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 11:42

 

 

 

 

REVUE DE PRESSE AFRIQUE

 

A la Une: la signature de l'accord de Brazzaville

 

Frédéric Couteau (RFI) jeudi 24 juillet 2014

 

 Un accord de cessez-le-feu, donc, pour la Centrafrique. Un accord qui reste très fragile, souligne le site d’information La Nouvelle Centrafrique : « après moult tergiversations, menaces de rupture des discussions, absences répétées, les Seleka ont finalement signé en début de soirée l’accord de fin des hostilités avec les anti-balaka et quatre autres groupes armés. […] L’image restera sans doute dans les mémoires, relève La Nouvelle Centrafrique. Mohamed-Moussa Dhaffane pour les Seleka et Patrice Ngaïssona, pour les anti-balaka, sont venus signer l’accord, main dans la main. »

 
Pour ce qui est du contenu, rapporte le site centrafricain, l'accord consiste en « neuf articles obligeant les parties signataires à cesser les crimes, les exécutions sommaires, les tortures ou les incendies de villages. Plus de barrages illégaux : le pouvoir central doit avoir accès à l’ensemble de l’étendue du territoire. Les signataires, en outre, s’engagent à cantonner leurs hommes, à cesser les administrations parallèles. »

 
Commentaire de La Nouvelle Centrafrique : « Le document de paix, basé uniquement sur la bonne foi de ses signataires, sera très vite mis à l’épreuve sur le terrain. Du côté anti-balaka, sans ligne de commandement, et surtout étant une nébuleuse hétéroclite avec de nombreux chefs de guerre en province, beaucoup redoutent déjà que ces derniers n’en tiennent pas compte si leurs intérêts partisans étaient en jeu. Les tergiversations, également, des Seleka ne sont pas non plus une garantie pérenne. »

 
De son côté, le site Centrafrique-presse n’est pas non plus très optimiste. « C’est uniquement pour sauver la face au président congolais et médiateur de la crise centrafricaine Denis Sassou-Nguesso que malgré elle, contrainte et forcée, la délégation de la Séléka a été obligée de co-signer le fameux accord de cessation des hostilités avec les anti-balaka, annoncé avec tambours et trompettes depuis Bangui avant la tenue du forum de Brazzaville ». Dès lors, s’interroge Centrafrique-Presse, « quelles sont les chances qu’un accord signé dans de telles conditions soit mis en œuvre et respecté une fois tout ce beau monde revenu au bercail ? Quasiment nulles ! »

 
Sauver la face ?

 
« Forum de Brazzaville : un accord malgré tout », titre le site Guinée Conakry Infos, qui exprime également ses doutes. En effet, estime le site guinéen, « pour beaucoup, cet accord sert davantage à camoufler l’échec du Forum qu’à faire taire les armes en RCA. Une impression d’autant plus compréhensible que les participants, pressés d’en finir avec ce sommet qui a failli aggraver le problème centrafricain, ne se sont même pas penchés sur la question du désarmement ! […] Pour le président congolais Denis Sassou-Nguesso, il fallait sauver la face à travers ne serait-ce qu’un simulacre de cérémonie de signature de l’accord. […] Catherine Samba-Panza et les autres Centrafricains héritent donc de “la patate chaude” ».
 
« C’est comme le retour à la case départ, estime le site Internet guinéen. Ils devront faire comme si Brazzaville n’avait pas existé. Parce que même les signataires de l’accord d’hier n’y croient que du bout des doigts… Les débats du forum manquant souvent de sérénité, ils ont comme conscience d’avoir davantage répondu aux exigences d’une photo officielle. La véritable cessation des hostilités en RCA n’est que l’aboutissement d’un processus qui reste à reprendre à l’intérieur du pays. La présidente de la Transition devra en être l’initiatrice et la coordinatrice. Pour cela, il lui faudra se montrer à la hauteur des espoirs qu’elle a incarnés lors de son investiture. »
 
Enfin, L’Observateur Paalga affiche, lui, un optimisme mesuré : « Depuis hier, l’espoir est de retour, même si le plus dur reste à venir. En effet, la Séléka a renoncé à ses visées sécessionnistes, en signant ledit accord de cessation des hostilités avec les anti-balaka. En contrepartie, le mouvement sélékiste aurait obtenu le principe de partage du pouvoir. Si tel est le prix à payer pour préserver l’intégrité territoriale de la Centrafrique, c’est tant mieux. […] Reste à Dame Catherine de Bangui, conclut L’Observateur, une fois rentrée au pays, à brûler des cierges pour exorciser à jamais les démons de la violence. Car c’est à l’épreuve du terrain que l’on mesurera le degré de sincérité des parties prenantes à cet accord devant prendre effet à partir de sa date de signature. » C’est-à-dire depuis hier…

 

 

FORUM DE BRAZZAVILLE : Un accord malgré tout

 

24.07.2014 00:22 par www.guineeconakry.info 

 

En dépit de tous les problèmes et de la méfiance qui ont caractérisé la rencontre, les organisateurs du forum autour de la crise centrafricaine ont poussé dans le sens d’un accord. Formellement, ex-Séléka, démarchés toute la journée d’hier, et anti-Balaka se sont engagés en faveur de la cessation des hostilités. Mais pour beaucoup, cet accord sert davantage à camoufler l’échec du forum qu’à faire taire les armes en RCA. Une impression d’autant plus compréhensible que les participants, pressés d’en finir avec ce sommet qui a failli aggraver le problème centrafricain, ne se sont même pas penchés sur la question du désarmement !

 

Ouf ! Pourrait souffler la diplomatie congolaise. En effet, la signature de l’accord formel d’hier est, pour elle, un motif de soulagement. Parce qu’autrement, elle est passée tout près d’un  échec aussi cuisant qu’humiliant. Et c’est d’ailleurs pourquoi, elle s’est investie durant toute la journée d’hier, pour que la délégation des ex-Séléka revienne à la table de négociation.

 

Pour le président congolais, il fallait sauver la face à travers ne serait-ce qu’un simulacre de cérémonie de signature de l’accord. L’important n’est pas de savoir, si l’accord en question aura un quelconque impact sur le terrain. Cela ne regarde plus que les Centrafricains. Pour le Congolais, ce qui importait c’était de sortir de cet engrenage politique, la tête relativement haute.

 

Catherine Samba Panza et les autres Centrafricains héritent donc de ‘’la patate chaude’’. C’est comme le retour à la case-départ. Ils devront faire comme si Brazzaville n’avait pas existé. Parce que mêmes les signataires de l’accord d’hier n’y croient que du bout des doigts… Les débats du forum manquant souvent de sérénité, ils ont  comme conscience d’avoir davantage répondu aux exigences d’une photo officielle. La véritable cessation des hostilités en RCA n’est que l’aboutissement d’un processus qui reste à reprendre à l’intérieur du pays.

 

La présidente de la Transition devra en être l’initiatrice et la coordinatrice. Pour cela, il lui faudra se montrer à la hauteur des espoirs qu’elle a incarnés lors de son investiture. Faire valoir une autorité fondée sur la confiance et l’assurance à destination de tous les acteurs, Catherine Samba Panza devra se montrer réaliste et reconnaître que le sommet de Brazzaville n’a pas produit les résultats escomptés.

 

Conséquemment, elle devra faire des consultations larges auprès de l’ensemble des forces vives de son pays, en vue non seulement d’identifier les principaux maux, mais aussi la démarche qui fera se réconcilier les Centrafricains. Aucun avis ne doit être négligé et toutes les entités sociopolitiques doivent compter.

 

Cela doit être un défi personnel aussi. Pour le relever, elle ne devra se fier qu’à l’intérêt supérieur et ultime de la nation centrafricaine. Elle devra comprendre quand, il faut faire montre d’humilité et de pardon, mais ne jamais flancher quand la fermeté est nécessaire. En agissant de la sorte, elle cessera enfin d’être le ‘’jouet’’ qu’elle a jusqu’ici été entre les mains de ses puissants voisins. Elle éprouvera alors la légitime fierté d’avoir tracé la voie de la paix et de la réconciliation pour son pays.

 

Transformer cet accord à l'arraché en un véritable signe d'espoir, c'est le miracle que les Centrafricains devront accomplir !  

 

Boubacar Sanso Barry pour GuineeConakry.info

 

 

 

FORUM DE BRAZZAVILLE SUR LA RCA : Le retour des pyromanes

 

http://lepays.bf/  Jeudi 24 juillet 2014

 

Après avoir suscité beaucoup d’espoir, tant au niveau national qu’international, le sommet de Brazzaville qui réunit les différents protagonistes de la crise centrafricaine, a commencé à piétiner. Une situation de blocage consécutive à l’exigence de la Séléka qui a posé comme condition à toute négociation de sortie de crise, la partition pure et simple du pays. Une partition qui consacrerait le Nord comme un Etat musulman, et le Sud, un Etat chrétien.

 

 Ce n’est pas la première fois que les membres de la Séléka évoquent l’idée d’une partition de la Centrafrique

 

L’idée de partition du pays, lancée par la Séléka, a sans doute fait sourire quelques participants au forum, tandis que d’autres se sont sentis plutôt agacés, voyant à travers elle, une volonté des responsables de la Séléka de faire, qui sait, monter les enchères afin de bénéficier de plus d’égards pendant ces négociations. Toujours est-il que ce n’est pas la première fois que les membres de ce groupe évoquent l’idée d’une partition de la Centrafrique entre un Nord musulman, et un Sud chrétien. Au plus fort de la crise, alors que nombre de musulmans étaient massacrés à la hache par les anti-Balaka, c’est un proche conseiller de Michel Djotodia, Abakar Sabone, qui avait lancé cette idée, comme un ballon de sonde, avant de se rétracter devant la levée de boucliers que cela avait provoquée. Michel Djotodia lui-même s’était démarqué de cette déclaration de son proche conseiller. Pourquoi alors cette idée revient-elle comme principale revendication de la Séléka, juste au moment où Michel Djotodia a été reconduit à la tête de ce mouvement ? Michel Djotodia était-il en réalité à l’origine de cette idée ? L’a-t-il récupérée aujourd’hui afin de revenir au-devant de la scène politique en Centrafrique ? L’on peut, en tout cas, dire que cette revendication est loin d’être anodine et surtout, qu’elle sonne le retour des pyromanes Djotodia et Bozizé

 

La communauté internationale doit rester ferme sur le principe de non-partition de la Centrafrique

 

Cette revendication de la Séléka qui s’apparente à une provocation, mérite pourtant d’être traitée avec la plus grande attention par tous les acteurs et partisans d’une Centrafrique unie, débarrassée de tous les démons de la haine et de l’intolérance.

 

Dans notre parution du mardi 2 juillet dernier, « Le Pays » se demandait avec justesse si l’on pouvait parvenir à une sortie de crise en Centrafrique, sans les parrains que sont Bozizé et Djotodia. On se doutait bien que Michel Djotodia, débarqué du pouvoir par ses pairs de la sous-région, et obligé de quitter la Centrafrique, ne pourrait laisser son ennemi juré, Bozizé, se délecter de cette humiliation. A défaut d’avoir pu gérer la Centrafrique qui, manifestement, dépassait ses compétences, il rêve à présent de revenir gérer un Etat… musulman, qui lui est acquis d’office. Or, si Djotodia s’autoproclame président d’un Etat détaché de la Centrafrique, les anti-Balaka, à leur tour, réclameront le retour de leur mentor, François Bozizé. Et revoilà les pyromanes au-devant de la scène politique centrafricaine. Il serait alors malheureux pour la Centrafrique, que son destin retourne entre les mains de ceux-là mêmes qui sont à l’origine de tous ses malheurs. Pourtant, on a bien l’impression qu’après avoir été écartés de la vie politique centrafricaine, le sort semble s’évertuer à les y ramener et pire, à les imposer au peuple centrafricain. La communauté internationale doit donc rester ferme sur le principe de non-partition de la Centrafrique tout comme sur l’impossibilité d’un retour de Djotodia et de Bozizé dans la vie politique centrafricaine. Et qui dit que ces deux larrons, après avoir tous perdu le pouvoir, ne travaillent pas désormais, la main dans la main, pour revenir chacun, en tant que président d’une partie de la Centrafrique ? Le diable n’est jamais à court d’imagination.

 

Dieudonné MAKIENI

FORUM DE BRAZZAVILLE : Revue de presse

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24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 11:21

 

 

 

 

Faire simple et efficace, ça n’est pas occuper militairement la République centrafricaine!

           Mais où sont les représentants bantous d’Afrique Centrale dans tout cela?

                  Voici de près ou de loin les dénominations des responsables de l’ONU

                                        pour solutionner la crise centrafricaine!

 

 

M. Abdoulaye Bathily qui est le représentant spécial des Nations Unies : un musulman?

Deux autres heureux nominés pro-occidentaux de l’Afrique de l’ouest : des musulmans?

 

Voilà des responsables sûrement à l’ouverture d’esprit modèle! Ils se confronteront à la majorité  dite chrétienne et animiste de la population centrafricaine!

 

Ajoutons d’autre part ces pays modérément musulmans que sont le Maroc, le Bangladesh et le Pakistan qui vont envoyer 2500 soldats complémentaires aux 6000 autres étrangers de la Misca!

 

Le déséquilibre est flagrant! Les bantous de l’Afrique Centrale, dont les centrafricains, ne sont donc pas capables de faire l’affaire? Sont-ils juste bons ( comme au Congo, au Burundi) à voir leur pays occupé? Dans le passé, tous les centrafricains animistes, musulmans ou catholiques ont vécu en paix, la crise actuelle est POLITIQUE.

 

Ce déséquilibre flagrant et déraisonnable ne peut que conduire  à une occupation propice à des nouveaux désordres  sanglants alors que les forces vives représentantes du Peuple ont clairement manifesté leur volonté d’apporter des solutions.

 

Ce peuple, qui se montre à travers ses difficultés conscient et  mature, a le sens de la démocratie et de son efficacité.  Aura-t-il droit au respect? Le laissera –t-on, un jour, développer sa personnalité selon la pensée de Boganda sur son territoire.

 

Poursuivons l’énumération : la faiblesse de la Misca sous la direction du  Général  Jean- marie -Michel Mokoko, l’homme de Monsieur Nguesso à Bangui, déteste par ailleurs les Anti-balaka, forces vives qui ont chassé les Séléka à l’origine du désordre actuel et dont le Général est le fervent partisan! Il apprécie que les séléka ont l’expérience de la rébellion et sont membres du gouvernement actuel! Ce chef de la Misca est pour le statu quo et non pour l’intérêt du peuple centrafricain!

 

Le Burundi, le grand ami de Déby du Tchad, empêché par le peuple de mettre le pied en Centrafrique, joue le même rôle répressif en envoyant, ces derniers jours, 250 policiers. Le maintien de l’ordre par des étrangers, voilà le respect dû à un État souverain!

 

Que gagnera la République centrafricaine au bout du compte? …des bordels, des filles-mères, l’immoralité, encore le sang versé?

 

Les magouilles, les pillages, les satrapes, les cannibales protégés avec leur compte à Paris ne laissent transpercer aucune vérité, ne solutionnent rien. Leur appétit est si grand que la corruption brouille toute piste de progrès. À cause d’eux, l’Afrique est réprimée, volée, déboussolée et recule depuis soixante ans!

 

Makombo Bamboté

 

Écrivain centrafricain

 

23 juillet 2014

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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 17:53

 

 

 

 

 

La tournure prise par le forum de Brazzaville ne peut que conforter la grande majorité du large front du refus qui a choisi de rester à Bangui. C’est sans doute uniquement pour sauver la face au président congolais et médiateur de la crise centrafricaine Denis Sassou Nguesso que malgré elle, contrainte et forcée, la délégation de Séléka va se voir obligée de co-signer le fameux accord de cessation des hostilités avec les anti-balakas annoncé avec tambours et trompettes depuis Bangui avant la tenue du forum de Brazzaville. C’est donc aux forceps qu’on nous brandira probablement un accord de cessez-le-feu qui aura résulté de laborieuses négociations où Séléka aura réussi à focaliser sur elle toute les attentions quant à sa façon de faire monter les enchères avec ses exigences politiques. Dès lors, quelles sont les chances qu’un accord signé dans de telles conditions soit mis en œuvre et respecté une fois tout ce beau monde revenu au bercail ? Quasiment nulles !

 

Parmi les revendications de Séléka, seule celle ayant trait à sa volonté de diviser la RCA par la fondation d’une république au Nord, a légitimement beaucoup ému les Centrafricains et l’opinion internationale mais selon nos informations, Séléka a formulé à Brazzaville d’autres exigences politiques tout aussi importantes telles que le départ de Mme Catherine Samba-Panza ainsi que plusieurs portefeuilles au gouvernement de transition tels que celui de la défense, de la sécurité, des mines ainsi que la primature. Toujours le dossier des promesses faites lors du sommet des chefs d’état de la CEEAC de N’djaména en janvier dernier qui n’auraient pas été respectées par Catherine Samba-Panza et auxquelles tant Séléka que le président tchadien tiennent à tout prix.

 

Le fond du problème est qu’au regard de l’ampleur des pillages, crimes de guerre, violations des droits humains et exactions de toutes sortes auxquels le nom Séléka est désormais attaché dans la mémoire des Centrafricains, ses dirigeants devraient faire preuve d’un peu de doigté et surtout d’un minimum de psychologie. Force est de constater plutôt que c’est le contraire qu’ils font. Aujourd’hui, Séléka s’est aliénée une bonne partie des musulmans centrafricains qui ont aussi fait les frais de leur arrivée au pouvoir. Malheureusement, l’amalgame a été faite et ces compatriotes sont aussi mal vus car soupçonnés à tort d’être complices de Séléka.

 

Sous l’influence de certains de ses leaders va-t-en guerre qui affectionnent la méthode forte, c’est à coup d’ultimatum et de menaces que la coalition rebelle fonctionne. Cette attitude est sans doute dictée par le fait qu’après la démission de Michel Djotodia, Séléka continue de disposer d’un arsenal de guerre quasi intact disséminé dans les principales du Nord qu’elle dit contrôler et qui lui permettent d’avoir la tentation d’en faire une république. Côté gestion de la chose publique, c’est seulement maintenant que certaines malversations et dossiers de prédation et mauvaise gestion de certains départements ministériels gérés pendant huit mois par des ministres Séléka commencent à voir le jour.

 

A l’évidence, il n’y a pas grande différence avec la prédation sous le règne de la bozizie. Parfois les ministres Séléka ont même fait pire. C’est justement à cause de cela que cette affaire d’octroyer certains portefeuilles comme les mines, la défense et la sécurité publique à des ministres issus de Séléka peut apparaître comme une inadmissible prime à l’impunité, à la mauvaise gestion et mauvaise gouvernance. C'est beaucoup moins à cause de leur musulmanité que l'idée a du mal à passer dans l'opinion nationale.

 

La rédaction

Forum de Brazzaville : Et si le front du refus avait raison de ne pas y aller

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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 17:05

 

 

 

 

 

23/07/14 (Jeune Afrique)

 

Après avoir refusé de participer aux négociations de paix sur la Centrafrique à Brazzaville, l'ex-Séléka a finalement accepté mercredi de signer l'accord de cessation des hostilités entre groupes armés.

 

C'est un accord au forceps, mais un accord quand même. La délégation de l'ex-Séléka a accepté mercredi 23 juillet en début d'après-midi de signer l'accord de cessez-le-feu dont devait accoucher le "Forum pour la réconciliation nationale et le dialogue politique" organisé à Brazzaville, a annoncé l'Union africaine.

 

L'information a été confirmée à Jeune Afrique par une source proche de l'ancienne rebellion. "La signature n'a pas encore eu lieu, mais les choses sont en bonnes voies", a pour sa part indiqué un diplomate français présent sur place. Un membre de la Communauté économique des États d'Afrique Centrale (CEEAC) confirme, lui, que la délégation de la Séléka a donné "son accord de principe".

 

Cette dernière devait encore communiquer ses amendements aux trois groupes de travail mis en place à Brazzaville, les discuter avec les différentes parties. Si ces dernières discussions ne bloquent pas, la signature officielle interviendra lors de la cérémonie de clôture.

 

Depuis hier, les tractations allaient bon train dans la capitale congolaise pour arracher un accord. La délégation de la Séléka au grand complet a été reçue mardi soir par les différents médiateurs, puis mercredi matin par Denis Sassous Nguesso.

 

L'ancienne rébellion réclame notamment le poste de Premier ministre, l'intégration de ses éléments dans la futur armée centrafricaine et la prise en compte de la région du Nord. Il semblerait donc qu'elle ait obtenu satisfaction.

 

Par Vincent DUHEM

 

http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20140723152121/d...

 

 

 

RCA: dernières tractations pour sauver le Forum de Brazzaville

 

23/07/14 (RFI)

 

A Brazzaville, les Seleka continuent d’entretenir la confusion lors des discussions pour la Centrafrique lancées le lundi 21 juillet. Ce mercredi matin et alors qu'il s’agit en principe du dernier jour du Forum, une délégation d’ex-rebelles a rejoint la présidence congolaise pour y retrouver le médiateur Denis Sassou-Nguesso. En coulisse, les officiels s'activent pour obtenir la signature d'un accord de cessation des hostilités.

 

Alors que l’heure de la fameuse signature approche, les choses s’accélèrent à Brazzaville. Il y a d’abord eu cette réunion, avec l’ex-rébellion Seleka ce mercredi matin qui s’est terminée en début d’après-midi. Quelques minutes, une délégation du groupe armé anti-balaka s’est aussi rendue à la présidence.

 

La reprise des négociations, si elle a lieu, a été décalée. La médiation congolaise visiblement déploie les grands moyens à l’heure actuelle. Ce matin, Denis Sassou-Nguesso, mais aussi les représentants de l’Union africaine et des Nations unies ont reçu l’ex-rébellion de la Seleka. Difficile pour le moment d’évaluer les résultats de cette rencontre. La trentaine de représentants de l’ex-rébellion est retournée à son hôtel pour se concerter, selon le chef de leur délégation Mohamed-Moussa Dhaffane qui a également confirmé à RFI la demande du président congolais qu’ils reprennent les négociations, sans préciser quelle était leur réponse.

 

Selon plusieurs sources, la délégation Seleka a également formulé ce matin un certain nombre de demandes, notamment l’obtention de postes-clés au pouvoir et des garanties sécuritaires. Les négociations dépassent donc le simple cadre d’un accord de cessation des hostilités.

 

Survie politique ?

 

Pour beaucoup d’observateurs, la Seleka joue à Brazzaville finalement sa survie politique et physique. Exiger la partition de la Centrafrique comme elle l’a fait jusqu’à présent pourrait être une façon de faire monter les enchères, de demander beaucoup pour obtenir un peu, notamment une plus grosse part du gâteau politique. Puis selon des membres de l’équipe de médiation, cette attitude des Seleka de faire attendre, de venir en retard ou de lancer ces demandes, est classique en période de négociations.

 

Du côté de l’ex-rébellion, on continue d’affirmer que les inquiétudes sont sécuritaires. Depuis mardi soir, la délégation est au complet avec une trentaine de représentants politiques et militaires venus de différentes parties du pays. Les derniers sont arrivés tard dans la soirée des localités de Bambari, Birao ou encore Ndélé. Il faudra voir si avec cette base élargie, les Seleka très divisés en interne seront prêts à participer au processus et à s’engager à faire la paix.

 

http://www.rfi.fr/afrique/20140723-rca-seleka-recue-le-presi...

 

Lu pour vous : Centrafrique : l'ex-Séléka accepte de signer l'accord de cessez-le-feu à Brazzaville

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