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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 20:06
Lu pour vous : La Centrafrique livrée à elle-même

 

AFRIQUE

 

Par Edouard Dropsy, Correspondance à Bangui Libération — 13 janvier 2017 à 20:16

 

Les Français partis, la capitale semble relativement pacifiée mais le reste du pays demeure incontrôlé.

 

A Bangui, pas de manifestation contre le franc CFA comme on a pu en voir à Abidjan, Kinshasa ou Bamako, à la veille du sommet Afrique-France qui se tient ce week-end dans la capitale malienne. Au contraire, dans le bouillonnant PK5, l’enclave musulmane de la capitale centrafricaine, les drapeaux français sont bien présents, plantés au-dessus des échoppes. «Nous sommes extrêmement reconnaissants à la France de nous avoir protégés, s’enthousiasme Ousmane Mahamatzen, un des rares commerçants qui peut sortir du quartier sans risquer de se faire agresser, voire tuer. Sans les Sangaris [du nom de l’opération française en Centrafricaine, ndlr], il n’y aurait peut-être plus de musulmans au PK5.»

 

Le jour du départ des troupes françaises, fin octobre, le quartier était sur le qui-vive. Quelques heures avant l’arrivée du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, venu clore une opération qui a mobilisé 2 500 soldats et a duré de près de trois ans, les deux groupes d’autodéfense du quartier s’affrontaient à coups de lance-roquettes. Les combats ont fait une dizaine de morts, dont deux chefs réputés inamovibles.

 

Diamants.A ce vide au sein du quartier s’ajoute désormais l’absence des forces françaises, reconnues pour leur efficacité, face aux milices des quartiers voisins. «Les Sangaris faisaient des patrouilles, poursuit Ousmane. On savait que si on se faisait attaquer, ils réagiraient rapidement.» Les quartiers voisins n’ont pas bougé et aujourd’hui Bangui semble pacifié. Ce qui n’est pas le cas, loin s’en faut, du reste de la Centrafrique. Les deux tiers du pays sont toujours sous la coupe de factions de l’ex-rébellion Séléka. Elle gère, administre, touche l’impôt, notamment des mines d’or et de diamants. Et rend parfois une justice expéditive sous les yeux des Casques bleus, comme à Kaga-Bandoro en octobre, où des groupes armés défient l’Etat centrafricain. Exsangue, sans moyen, celui-ci a d’ailleurs à maintes reprises demandé le maintien de Sangaris.

 

Petit-Delphin Kotto, le coordonnateur de la Coscipac, une plateforme de la société civile, se veut lucide : «La France est toujours au chevet de la Centrafrique. Elle a toujours été présente avant, pendant et après les crises militaro-politiques», résume-t-il, mi-figue mi-raisin. Cet acteur de la vie politique et sociale centrafricaine, dont la fédération revendique 10 000 membres, se tient néanmoins à distance d’un discours trop critique envers sa «mère la France». «Nous n’avons pas d’indépendance économique, politique ou militaire. Nous n’avons pas d’autodétermination, juge-t-il. La France doit appliquer une bonne politique de développement en Centrafrique, c’est-à-dire appuyer les autorités et les ONG locales dans l’agriculture, l’élevage et le commerce.» Cette dépendance de la République centrafricaine envers Paris continue également d’alimenter les accusations d’ingérence de l’Elysée dans les affaires de Bangui. La dernière en date : la mise en cause de soldats français pour violences sexuelles contre des enfants centrafricains. Aucune mise en examen n’a été prononcée.

 

«Frustrant».Les juges chargés de l’enquête, ouverte en 2014, l’ont terminée sans parvenir à confirmer les accusations très précises des enfants du camp de déplacés M’Poko, à côté de l’aéroport de Bangui. Sauf rebondissement, l’affaire se dirige donc vers un non-lieu. «C’est frustrant, la justice française a voulu enterrer l’affaire. Ça se passe à sens unique et on ne fait que subir», se désole un haut magistrat centrafricain bon connaisseur du dossier, rappelant que malgré les commissions rogatoires et les auditions menées par les services centrafricains, rien n’ait abouti dans cette affaire. «Ce cas l’illustre : on est encore typiquement dans la Françafrique.»

 

Edouard Dropsy Correspondance à Bangui

 

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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 19:57

 


 

Les Présidents de la République à travers le monde ont le droit d'avoir un statut matrimonial avec tous les avantages et inconvénients qui y sont liés. La République centrafricaine n'a pas dérogé à cette règle universelle en partageant sa vie avec l'heureuse élue de son cœur. Cette dernière est communément et traditionnellement appelée "Première dame". En d'autres termes, la première dame n'est autre que la compagne du chef de l'Etat peut importe qu'elle soit mariée, pacsée ou non, intellectuelle ou analphabète...

 

Les pratiques et traditions républicaines ont tendance à accorder plus d'importance à la première dame qui, par la force des choses influence la vie politique. Ainsi, le citoyen lambda, noyé dans ce flou institutionnel est en droit de se poser les problématiques suivantes : quel est le statut juridique de la première dame ? A t-elle un statut social et/ou politique ? Quel est son vrai rôle dans l'organigramme politique et sociétal ? Doit-elle avoir des influences sur le fonctionnement de la vie politique ? Doit-elle bénéficier de certaines prestations et privilèges liés à son pseudo statut ? Nous tenons à rappeler de prime abord que la première dame n'a aucun statut légal, officiel, son statut n'est pas encadré par la loi.

 

Depuis les indépendances, le statut de la première dame n'a été prévu par aucune disposition constitutionnelle, ni une loi organique. Aucun texte ne définit juridiquement l'existence de la première dame ou n'accorde de privilèges particuliers. Elle a seulement une présence sans existence officielle. Elle a une place naturelle auprès de son mari mais non institutionnelle. Avant toutes polémiques, elle reste comme toute autre une femme au foyer. Au passage, une question presque idiote nous brûle les lèvres : pourquoi ne parle t-on pas de l'inverse ? C'est à dire du "premier homme" lorsque c'est la femme qui est présidente ? A titre d'exemple, en Allemagne, le mari de la chancelière n'a pas de statut de premier homme mais se fait appeler simplement par la civilité de "Monsieur". Ainsi, où est alors le principe de parité ou d'égalité des hommes et des femmes devant la loi proclamée par les déclarations universelles des droits de l'homme ?

 

En ce qui concerne le rôle de la première dame, n'ayant pas de reconnaissance officielle, elle ne peut marquer son existence que par des actions humanitaires, caritatives et associatives à travers des aides, constructions et fournitures des écoles, des hôpitaux. Ces activités relèvent du domaine privé et ne peuvent être rattachées aux activités de la présidence. Sur cette rubrique, une question se pose avec acuité : quelles sont les sources de financement de toutes ces activités ? Sont-elles financées sur le budget de l'Etat ou des fonds spéciaux de la présidence ? Les actions caritatives et humanitaires sont généralement de grande envergure et laisse planer de doutes et d'interrogations sur le mode de financement e l'absence de partenariat financier avec d'autres institutions.

 

Qui finance ses voyages lorsqu'elle doit répondre à une invitation à l'étranger ? Au niveau politique et social, l'épouse du président de la République doit rester dans l'ombre et s'engage à côté de son mari. Elle doit soigner son image et rester intègre dans toutes ses œuvres. Le seul fait de partager la vie d'un Président de la République l'oblige à un devoir de retenue et de réserve c'est à dire pas de prise de position en publique au risque de contrarier la politique de son mari. Par ailleurs, et sans porter atteinte à la vie privée, il semblerait que l'élu de la nation est polygame. Ainsi, pourquoi ne parle t-on pas d'un statut pour la deuxième dame ? Les deux dames doivent aussi déclarer leurs patrimoines ? Qu'adviendrait la première dame en cas de divorce ou de séparation de corps ? S'agissant des prestations et privilèges qui lui sont offerts, les premières dames des régimes successifs bénéficient des services de l'administration, des véhicules avec chauffeurs, des officiers de sécurité et parfois d'un cabinet.

 

Ainsi, comment expliquer le fait que certains services vitaux et régaliens de la République manquent de véhicules alors que des véhicules sont affectés aux services de la première dame ? Qui paye ces fonctionnaires de l'Etat affectés au service de la première dame ? S'ils sont payés sur le budget de l'Etat, alors il y'a un problème...sont-ils payés sur les fonds spéciaux de la présidence ? Où la première dame reçoit-elle ses courriers ? à la présidence ? Le seul fait d'être femme d'un Président de la République est générateur de droits et obligations au profit d'une personne privée et au frais de l'Etat ?

 

Sachant que la première dame n'a pas de rang protocolaire dans les cérémonies, quelles influences peut-elle avoir sur les collaborateurs de son mari ? Son influence se fait ressentir même dans les nominations des ministres ainsi que des hauts fonctionnaires civils et militaires. Quels sont ses rapports avec le gouvernement ? quels sont ses rapports avec le parlement ? Son mari étant couvert par l'immunité, la première dame peut-elle être poursuivie pendant le mandat de son mari ? Le Président de la République peut-il nommer sa femme à des fonctions publiques et politiques ? Si elle travaillait avant de devenir première dame, continuera t-elle à exercer sa fonction ? Y'a t-il incompatibilité ?

 

En cas de décès de la première dame ( ce que nous ne souhaitons pas ) doit-on organiser des funérailles nationales et/ou officielles ? Dans ce flou institutionnel, certaines voix contestataires ne souhaitent pas qu'on réserve de place à la première dame dans les manifestations officielles car elles estiment que cette pratique est désuète et surannée. Pour finir, nous tenons à rappeler que ce sont les actions publiques de la première dame qui sont mis en exergue dans cette analyse, le reste relève de la vie privée que nous respectons. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c'est moi.

 

Paris le 14 janvier 2016.

 

Bernard SELEMBY DOUDOU

 

Administrateur des Elections.

LE STATUT JURIDIQUE DE LA PREMIÈRE DAME EN CENTRAFRIQUE : PARLONS-EN... ! par Bernard SELEMBY DOUDOU
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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 16:43

 

 

NOTE D’INFORMATION

 

 

Bangui, le 14 janvier 2016 - La ville de Paoua, située dans l’Ouham-Pendé (nord-ouest de la Centrafrique), recevra lundi quatre bâtiments réhabilités par le MINUSCA, dont deux neufs dans le cadre de l’appui à la restauration de l’autorité de l’Etat, la protection des civils et la cohésion sociale dans la localité. La remise de ces bâtiments aura lieu lors d’une cérémonie en présence des Ministres des Affaires sociales et de la réconciliation nationale, Virginie Mbaïkoua, de la justice Flavien Mbata, de l’intérieur Jean Serge Bokassa, du ministre des transports et Théodore Jousso, de six Honorable Députes de la sous-préfecture de Paoua et de la Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général, Diane Corner.

 

Les quatre bâtiments réhabilités et équipés sont la Gendarmerie, le Palais de justice, la Sous-préfecture et la Case du chef. Les travaux ont coûté 76.700.000 francs CFA, financés par la MINUSCA dans le cadre des projets à impact rapide, et ont permis la création d’une centaine d’emplois temporaires à Paoua.

 

La Construction de la nouvelle Gendarmerie, la réhabilitation du Palais de la justice et de la Sous-préfecture visent à renforcer la protection de la population et la présence de l’État, en particulier la lutte contre l’impunité et la reprise des activités administratives et des fonctions régaliennes de l’Etat. Par ailleurs, la construction du bâtiment de la gendarmerie, dont l’ancien date de l’époque coloniale, contribuera à améliorer les conditions de travail des gendarmes. Quant à la Case du chef, elle contribuera à renforcer l’autorité des chefs, notamment dans la résolution des conflits intercommunautaires, en vue de la cohésion sociale.

 

“Ces infrastructures bénéficieront non seulement à l’autorité de l’Etat dans l’exercice de ses pouvoirs régaliens, mais aussi et surtout à la population civile qui aspire profondément à la paix et à la justice”, indique le Chef du Bureau de la MINUSCA à Paoua, Amadou Diong, précisant que la Mission va continuer ses efforts d’appui à l’extension de l’autorité de l’Etat, la Cohésion Sociale et la Protection des Civils dans toutes les Sous-Préfectures et la préfecture de l’Ouham-Pendé ainsi que dans le reste de la Centrafrique.

 

Les projets à impact rapide sont mis en œuvre par la MINUSCA conformément au volet multidimensionnel de son mandat et constituent une solution d’urgence aux besoins essentiels des populations dans le contexte post-conflit du pays. Les projets à impact rapide ont également pour objectif principal d’accompagner le gouvernement dans ses chantiers prioritaires. La MINUSCA va consacrer 1.700.000.000 de francs pour la réalisation de 100 projets à impact rapide dans le pays, dans le cadre de l’exercice 2016-2017.

 

______________________________________________________________________________

 

Bureau de la Communication et de l'information publique

 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine

https://minusca.unmissions.org | @UN_CAR | https://www.facebook.com/minusca.unmissions

REMISE DE QUATRE BATIMENTS POUR SOUTENIR LA JUSTICE ET LA RESTAURATION DE L’AUTORITE DE L’ETAT A PAOUA
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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 16:31
A la Une: Afrique-France, le «Farewell» de Hollande

 

 

REVUE DE PRESSE FRANÇAISE

 

 

Par Norbert Navarro RFI

 

Une dernière, en effet, sur le continent, pour le président français, présent à Bamako, où s’ouvre officiellement aujourd’hui le sommet Afrique-France, un sommet « en un sens historique », estime Le Figaro, dans la mesure où il était « prévu en 2016 » et où il a été « repoussé d’un an pour raisons de sécurité ».

 

Un « dernier tour de piste africain pour Hollande », comme le formulait hier le quotidien Le Monde. Et ce n’est pas qu’un « au-revoir », ce sont « les adieux de François Hollande le chef de guerre à l’Afrique », ramasse, en un titre, Le Figaro, tandis que Libération dresse le bilan des « trois guerres de Hollande » et que La Voix du Nord évoque également le caractère avant tout martial de l’action du chef de l’Etat français en Afrique. Reprenons.


Pour Le Monde, c’est surtout une « empreinte sécuritaire » que le président a laissé en Afrique. Pour Le Figaro, le chef de l’Etat a « marqué le continent par deux guerres lancées au Mali et en Centrafrique ».


Et justement, François Hollande tenait à se rendre au Mali, pays « qui a marqué son mandat, souligne Le Figaro, il tenait à reprendre son costume de chef des armées qu’il aime tant, pour lancer ce qu’il pensait être la campagne pour sa réélection. La décision de ne pas se présenter a vidé de sa substance cette grande messe, n’en faisant qu’un sommet des adieux », résume ce quotidien conservateur. Lequel, à l’instar de son confrère du Monde, met l’accent sur cette « empreinte » sécuritaire, que Le Figaro décrit comme celle d’une « ranger », vous savez, cette chaussure des militaires.



Des adieux donc ? Pas du tout, prévient Le Parisien, surtout « ne pas dire à François Hollande qu’il est en tournée d’adieux, il fait tout pour ne pas le laisser croire » ! Le président, du reste, s’est rendu hier à Gao, façon de ne pas « se contenter de la dimension trop formelle du sommet », souligne ce quotidien, à qui François Hollande confie cette remarque : « si le Mali était tombé, vous imaginez le mouvement migratoire vers l’Europe ? ».


Afrique-France : présence militaire française record


Deux guerres déclenchées par François Hollande en Afrique, donc. Alors pourquoi trois guerres, comme le lance Libération ? Parce qu’au Sahel et à la Centrafrique, ce journal ajoute la Libye. Or le bilan de la présence de l’armée française sur le continent africain est « discuté », regrette Libé, et François Hollande « n’échappe pas aux accusations d’ingérence ».


En effet, énumère Libération, « à moins d’une annonce surprise, lorsqu’il quittera le palais de l’Elysée en mai, François Hollande laissera derrière lui plus de 4 000 soldats français déployés dans le Sahel. L’opération Serval, devenue Barkhane à l’été 2014, est la plus vaste intervention de l’armée, hors engagement au sein d’une coalition, depuis la guerre d’Algérie. Contre toute attente, elle fut déclenchée par un président socialiste jusque-là peu connu pour son goût du kaki et dénué de lien particulier avec le continent africain. En cinq ans, François Hollande, […] a pourtant “projeté”, selon le vocable en vigueur, des soldats au Mali, au Niger et au Tchad, pour Barkhane, en Centrafrique, avec Sangaris, et, de façon beaucoup plus discrète, en Libye ».


Pour La Voix du Nord, en tout cas, François Hollande vient une dernière fois à Bamako « jouir d’une popularité qui l’a fui chez lui au point de ne pas pouvoir se représenter ! Alors que les candidats socialistes se divisent sur son quinquennat, cette action militaire à l’appel d’un pays ami est classée par tous, y compris les “frondeurs” à l’actif du bilan, avec la deuxième intervention déclenchée un an plus tard en Centrafrique pour éviter un génocide comme au Rwanda vingt ans plus tôt ».

 

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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 16:26
Centrafrique : 399,5 millions de dollars pour sauver 2,2 millions de vies

 

 

 

Bangui, le 13 janvier 2016 – Le Gouvernement centrafricain et l’Equipe humanitaire pays ont procédé le 13 janvier au lancement officiel du Plan de réponse humanitaire 2017 – 2019. D’un montant de 399,5 millions de dollars américains, il ambitionne de répondre aux besoins vitaux de 2,2 millions de Centrafricains. Organisé autour de trois objectifs stratégiques, ce document de planification aspire à sauver davantage de vies, à renforcer la protection des populations affectées et à préserver la dignité humaine en rétablissant l’accès aux services sociaux de base et aux mécanismes de subsistance.

 

Le Plan de réponse humanitaire 2017 – 2019 arrive dans un contexte marqué par la détérioration de la situation sécuritaire, notamment au cours du deuxième semestre de l’année 2016, avec une multiplication des foyers de tension. Cette dégradation a généré de nouvelles urgences humanitaires et a exacerbé la vulnérabilité de plus de 70 000 nouveaux déplacés. «Elle défie nos efforts de protection, de planification et entrave sérieusement l’accès humanitaire » comme l’a souligné la ministre des Affaires sociales et de la réconciliation nationale, Virginie Baikoua.

 

«A cela s’ajoute une conjoncture internationale peu favorable pour le financement de l’action humanitaire en RCA. De nouvelles crises surgissent ailleurs dans le monde et retiennent l’attention des bailleurs du fait de leur acuité et de leurs effets sur les populations civiles » a fait remarquer le Docteur Michel N’da Konan Yao, Coordonnateur humanitaire par intérim.

 

Dans cette configuration, Virginie Baikoua et Michel Yao ont appelé les donateurs à s’engager davantage auprès de la RCA afin de consolider les acquis des années précédentes et répondre aux nouvelles urgences. En 2016, le Plan de réponse humanitaire d’un montant de 531,5 millions de dollars n’a été financé qu’à hauteur de 36,2% en décembre 2016. Un financement adéquat en 2017 permettra d’apporter une assistance alimentaire à 900 000 personnes. Dans toute crise humanitaire, la sécurité alimentaire occupe le premier poste de dépense. En 2017, 128,5 millions de dollars devront être dédiés à cette priorité.

 

Avec les autorités nationales, une campagne de plaidoyer est en cours pour mobiliser davantage les bailleurs autour de l’action humanitaire afin de faire en sorte que la RCA ne soit pas une crise oubliée ou négligée et que le financement soit à la hauteur des besoins. Dans cette dynamique, une véritable synergie a été développée entre le Plan de réponse humanitaire et la Stratégie de Relèvement et de Consolidation de la Paix (RCPCA). L’objectif commun est de de renforcer la capacité de résistance aux chocs et l’autonomie des communautés afin des passer progressivement de l’humanitaire au redressement.

 

Présidé par le Coordonnateur humanitaire par intérim, Dr. Michel N'da Konan Yao, et le ministre des Affaires sociales et de la Réconciliation nationale, Virginie Baikoua, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies, Parfait Onanga Anyanga, les représentants du Gouvernement, du Corps diplomatique, les représentants de l’Equipe humanitaire pays, les ONG nationales et internationales ainsi que les média ont participé au lancement.



 

Virginie Bero


Public Information Associate |United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA)


République Centrafricaine (RCA) | Central African Republic (CAR)
Email: berov@un.org| Mob: +236 70 17 76 25| Skype : bvirginie22
car.humanitarianresponse.info | unocha.org/car | humanitarian.id | reliefweb.int
 

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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 16:24
Honneurs funèbres aux deux militaires marocains tués en Centrafrique

 

 

https://www.medias24.com vendredi 13 janvier 2017 à 18 h 04

 

Sur instructions royales, les honneurs militaires funèbres ont été rendus, vendredi 13 janvier à Khemisset et à Agadir, respectivement au Lieutenant Hicham El Aouzi et au Caporal-chef Mohamed El Azzabi, du contingent des Forces armées royales de la Minusca, décédés le 3 janvier alors qu'ils étaient en mission d’escorte d’un convoi logistique de l’ONU.


La dépouille du Lieutenant Hicham El Aouzi a été inhumée au Cimetière Sidi Ghrib, à Khemisset, alors que la dépouille du Caporal-chef Mohamed El Azzabi a été inhumée au Cimetière Tillila, à Agadir. Les funérailles des deux militaires décédés se sont déroulées en présence de leurs familles et de personnalités civiles et militaires.



Les deux militaires appartenant au contingent des FAR de la Mnusca ont été tués dans une attaque armée près de la ville de Bria, au nord-est de Bangui en Centrafrique.



L'attaque, qui a fait également un blessé parmi les militaires marocains, a été perpétrée par un groupe armé non identifié contre une patrouille du contingent des FAR de la Minusca.

 

(Avec MAP)

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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 16:11
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Menaces d’affrontement entre Anti-Balaka et le mouvement 3R dans le Nord

 

PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 13 JANVIER 2017

 

BOCARANGA, 13 Janvier 2017(RJDH) — Des regroupements de mouvements Anti-Balaka et 3R sont signalés ces derniers temps dans le Nord de la RCA. De sources concordantes les menaces d’affrontement entre ces deux groupes armés sont plus en plus réelles.

 

Le commandant des Anti-Balaka de la région reconnait avoir procédé au regroupement des éléments. Pour lui, cette décision est prise suite aux informations qui font état d’éventuelle attaque de 3R « nous avons des informations qui indiquent que le mouvement 3R se prépare pour attaquer notre position. Nous savons que le mouvement a reçu des renforts. C’est pour cela que nous avons ordonné le regroupement des éléments pour que nous soyons prêt afin de faire face à toute éventualité » confie –il au RJDH.

 

Le porte-parole du mouvement 3R accuse les Anti-Balaka de préparer une attaque. Selon lui, la ville de Koui où se trouve 3R est entourée par les éléments Anti-Balaka, « nous avons reçu des informations sur le regroupement des Anti-Balaka de la région du Nord. Ils ont encerclé la ville de Koui. Il ya de réelles menaces d’affrontement au moment où je vous parle. Nous, c’est le DDRR que nous attendons mais s’ils nous attaquent, on sera obligé de nous défendre », explique ce dernier.

 

En visite dans la région, mi-décembre, les députés de la région du Nord avaient exigé le retrait du groupe armé 3R de la ville de Koui. Un proche du général Sidiki a confié au RJDH qu’il est impossible que leur mouvement quitte la localité comme prévue, « si nous partons de Koui, c’est la catastrophe assurée. Dans ces conditions, le retrait n’est pas envisageable », précise cette source.

 

Malgré les rencontres que les députés du nord ont eues avec ces deux groupes armés, les menaces d’affrontement sont restées réelles. Le 05 janvier, soit trois semaines après le départ des élus de la nation, des combats ont opposé les deux mouvements à 20 Km de Bocaranga.

 

 

Centrafrique : La Minusca confirme la bastonnade collective des femmes à Kaga Bandoro

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PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 14 JANVIER 2017

 

Kaga Bandoro, 11 Janvier 2017 (RJDH) – Les femmes dont leurs maris et fils font partie des ex-Séléka, sont passées à tabac par le général Alkatim Mahamat, le 9 janvier 2017 à Kaga Bandoro. La Minusca dit avoir reçu des informations des violences perpétrées contre les femmes et des hommes dans cette ville et annonce mener des investigations.

 

Beaucoup des femmes dont les maris et enfants sont enrôlés dans la Coalition Séléka à Kaga Bandoro sont inquiètes et exigent de Alkatim du MPC des informations sur leurs proches envoyés au combat. Ces cris de détresse des femmes interviennent quelque mois après les violentes attaques de Ndometé et de Kaga Bandoro en 2016 des Séléka contre la population civile.

 

Des sources proches des victimes, le bastonnade est intervenu après l’audience qu’a accordée le général Alkhatim à ces femmes « le général Alkathim a accepté la demande d’audience des femmes, mais il n’a pas supporté le ton avec lequel ces femmes ont exprimé leur désarroi. C’est ainsi qu’il a ordonné à ses éléments de passer ces femmes aux fouets » a indiqué ces sources.

 

Le MPC du général Alkathim est cité dans plusieurs cas de violations des droits humains. Le RJDH a tenté sans succès de joindre ce dernier pour sa version des faits.

 

 

Centrafrique : Le gouvernement et les agences des Nations-Unis lancent la mise en œuvre du plan triennal de réponse humanitaire

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PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 13 JANVIER 2017

 

BANGUI, 13 Janvier 2017(RJDH)—La mise en œuvre du plan de réponse humanitaire 2017-2019 a été lancée ce jour par le gouvernement et les agences des Nations-Unies. Ce plan permettra d’apporter de l’aide à plus d’un million de Centrafricains en trois ans.

 

Ce plan triennal est financé à hauteur de 399,5 millions de dollars soit environs 219 725 000 FCFA. Il permettra d’atteindre 1.6 millions de personnes qui, selon les statistiques des agences du système des Nations-Unies, sont dans le besoin.

 

Ce plan triennal, selon Michel Yao représentant du Coordonnateur Humanitaire en Centrafrique, est basé sur trois piliers, « le premier pilier est de sauver des vies, le second respecter les droits fondamentaux et le troisième objectifs préserver la dignité humaine, ce dernier est un complément du plan de Relèvement du gouvernement Centrafricain » présente –t il avant de permettre la réévaluation semestrielle du plan.

 

La sécurité alimentaire est le gros lot du plan triennal de réponse humanitaire, « dans ce plan de réponse 2017, la sécurité alimentaire occupe le premier poste des dépenses avec 128.5 millions de dollars compte tenu de l’insécurité récurrente dans les zones agricoles qui ont sans nul doute affecté les récoltes et maintenir un niveau alarmant d’insécurité alimentaire » a expliqué le coordonnateur humanitaire.

 

Virginie Mbaikoua, ministre des Affaires Sociales et de la Réconciliation Nationale se félicite de ce plan Humanitaire qu’elle pense être proche de la réalité « ce travail d’équipe qui a permis la production d’un plan humanitaire proche de la réalité, pose un diagnostic objectif sur la situation humanitaire en Centrafrique », déclare-t-elle avant d’engager les deux parties dans la mobilisation des ressources, « nous devons sans relâche mobiliser les bailleurs afin que le plan de réponse soit financé dans des proportions qui nous permettent de continuer à sauver des vies ».

 

L’évaluation des besoins humanitaires est basée sur des évaluations menées entre Janvier 2015 et Aout 2016./

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12 janvier 2017 4 12 /01 /janvier /2017 22:53

 

 

REPORTAGE

 

Par Maria Malagardis, Envoyée spéciale à Bamako Libération — 12 janvier 2017 à 19:36

 

Alors que s’ouvre ce vendredi au Mali la 27e réunion Afrique-France, des militants venus de tout le continent ont organisé un contre-événement pour dénoncer les amitiés du président français.

 

«La politique africaine de François Hollande ? Encore faudrait-il qu’il en ait une…» ironise Laurence Ndong, sous le préau d’un bâtiment rongé par la poussière rouge, pompeusement baptisé «pyramide de la jeunesse», dans le centre-ville de Bamako. La capitale du Mali accueille ce vendredi le président français ainsi qu’une trentaine de chefs d’Etat africains pour le 27e sommet Afrique-France. Une «réunion de famille», biennale ou triennale, instituée en 1973 à l’apogée de la «Françafrique», terme désignant les relations incestueuses entre la France et ses anciennes colonies.

 

En accédant au pouvoir, François Hollande, comme beaucoup de ses prédécesseurs, avait promis de tourner la page de cette Françafrique désormais officiellement honnie. Avant de se soumettre, à son tour, à une très incertaine realpolitik. Pour Hollande, la conversion s’est justement produite au Mali : lors de l’opération Serval, celle qui, en janvier 2013, a permis de stopper la progression des forces jihadistes venues du nord du pays, qu’elles occupaient alors depuis un an. La phrase est restée célèbre : le 2 février 2013, à Tombouctou à peine libéré, le président français déclare : «Je viens de vivre le moment le plus important de ma vie politique.»

 

Volte-face

 

Quatre ans plus tard, c’est donc à Bamako que François Hollande a tenu à organiser le dernier sommet de sa présidence, dans ce pays où il s’est révélé en chef de guerre, s’érigeant en sauveur du Mali puis, fin 2013, de la Centrafrique, d’où les forces françaises se sont finalement retirées en décembre. Mais la priorité accordée aux opérations militaires - celle au Mali, désormais étendue à tout le Sahel sous le nom d’opération Barkhane, comme celle en Centrafrique - a également généré beaucoup de frustrations.

 

«La défense est désormais le seul moteur de la politique africaine de la France, souvent au détriment de la démocratie. Au nom de la sécurité, Hollande soutient, implicitement ou explicitement, des régimes qui confisquent l’espoir, renforcent les inégalités sociales et font justement le terreau du terrorisme», accuse ainsi Laurence Ndong, de passage à Bamako. Car cette jeune femme énergique n’est pas malienne, mais gabonaise. Installée à Paris, elle s’est fait connaître ces derniers mois comme l’un des fers de lance de la contestation à la réélection controversée d’Ali Bongo en août au Gabon. Comme un grand nombre de ses compatriotes, elle ne comprend pas que la France ait d’abord semblé soutenir ceux qui réclamaient le recomptage des voix lors de ce scrutin, avant de faire volte-face et d’entériner fin octobre la réélection d’Ali Bongo. Mais l’élection gabonaise n’est qu’un exemple parmi les nombreux scrutins controversés qui ont ponctué l’année 2016 en Afrique.

 

Comme Laurence Ndong, ils sont un petit groupe de ressortissants africains à s’être rendus à Bamako dans l’espoir de faire entendre leur voix, en marge du sommet officiel. Réunis dans les bâtiments vétustes de la «pyramide de la jeunesse», ils organisaient cette semaine leur contre-sommet sous l’égide de la campagne «Tournons la page», qui vise à mobiliser les citoyens pour mettre un terme aux dictatures. Parmi eux, on trouve Nadjo Kaina, un jeune Tchadien qui vit toujours à N’Djamena et dénonce le soutien de Hollande au président Idriss Déby, au pouvoir depuis vingt-six ans. Au nom de la sécurité régionale et de la lutte contre le terrorisme, le Tchad, où se trouve le QG de l’opération Barkhane, est devenu un partenaire essentiel aux yeux du gouvernement Hollande. Et c’est à N’Djamena que le nouveau Premier ministre, Bernard Cazeneuve, a effectué fin décembre sa première visite à l’étranger. Un soutien sans équivoque au régime en place. «Et qui passe par pertes et profits les élections truquées d’avril 2016, l’arrestation des leaders de la société civile, la disparition de militaires qui voulaient voter contre Déby», énumère Nadjo Kaina, qui décrit «une situation sociale explosive, malgré l’aide budgétaire de la France qui a permis à Déby de régler récemment les arriérés de salaires des fonctionnaires».

 

Au côté du jeune Tchadien, Welcome Nzaba Nodjitolom, venu du Congo-Brazzaville, ne digère pas le soutien inattendu de François Hollande au référendum imposé dans son pays. Celui qui a permis fin 2015 à l’inamovible Denis Sassou-Nguesso de modifier la Constitution pour se représenter à un troisième mandat. «Tout le monde sait qu’il a en réalité perdu les élections, mais qu’il a truqué grossièrement les résultats, avant de jeter en prison les leaders de l’opposition. Face à ces dérives, Hollande ne dit rien.»

 

Aura

 

Les trois militants ne sont, bien sûr, pas représentatifs de toutes les opinions africaines. Lors du sommet, il se trouvera certainement des voix pour faire l’éloge des succès militaires du président français. Mais même à Bamako, l’aura de François Hollande semble avoir pâli face à l’instabilité qui perdure dans le nord du pays et gangrène désormais le centre (lire ci-contre). «Une solution purement militaire est de toute façon une utopie», confie un élu du nord du Mali, relativisant lui aussi la «victoire» dont ce sommet aurait dû être l’incarnation.

 

Maria Malagardis Envoyée spéciale à Bamako

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Centrafrique-Presse.com
12 janvier 2017 4 12 /01 /janvier /2017 17:08
Centrafrique : Martin Ziguélé appelle à la restructuration de l’union sacrée proposée par son allié Touadéra
Centrafrique : Martin Ziguélé appelle à la restructuration de l’union sacrée proposée par son allié Touadéra
Centrafrique : Martin Ziguélé appelle à la restructuration de l’union sacrée proposée par son allié Touadéra

 

 

 

PAR JEAN FERNAND KOENA LE 12 JANVIER 2017

 

BANGUI, 12 Janvier 2017(RJDH)—Le président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), Martin Ziguélé dans une interview accordée au RJDH a appelé à la restructuration de l’union sacrée proposée par Faustin Archange Touadera. Il a évoqué l’accord politique avec Touadera et promet donner la réponse de son parti à la demande de François Bozizé d’obtenir un dialogue politique inclusif. Position exprimée ce 10 janvier 2017 à Bangui.

 

Monsieur Martin Ziguélé bonjour !

 

MZ : bonjour !

 

RJDH : Comment vous appréciez aujourd’hui les neuf premiers mois au pouvoir de votre allié Touadera ?

 

MZ : Je vous remercie, je voudrais d’abord souhaiter une excellente année 2017 à tous nos compatriotes et ceux qui nous écoutent. Entre les deux tours de l’élection présidentielle qui a eu lieu en 2016, le MLPC sur décision unanime de son bureau politique a décidé de soutenir le candidat Faustin Archange Touadera. Nous avons signé l’accord politique le 6 mars pour le soutenir. Jusqu’à preuve du contraire, nous restons dans l’esprit et dans la lettre de l’accord politique. Nous avons tenu notre conclave le 17 et le 18 décembre 2016 et le MLPC a décidé de continuer dans cet accord politique.

 

Vous me demandez comment j’apprécie les performances du président Faustin Archange Touadera ces dix derniers mois. Je dois dire que personne n’ignorait les défis et l’immensité des problèmes auxquels notre pays faisait face après ces élections. Nous pensons que beaucoup de chose ont été faites dans le cadre de la normalisation politique, parce que nous pensons que des institutions ont été mises en place, le processus d’élection des représentants du peuple est allé jusqu’à son terme. Nous avons une Assemblée Nationale élue, un président de l’Assemblée, nous sommes en train de voter à l’Assemblée les textes pour mettre en place les institutions prévues par la constitution, parce que vous savez qu’un pays repose sur des institutions.

 

Sur le plan économique, il y a eu le sommet de Bruxelles qui a permis à notre pays de présenter et de défendre devant la communauté financière internationale un plan de consolidation et de relèvement de la paix en République Centrafricaine. Il y a eu succès sur le plan des annonces. Le plus important aujourd’hui, c’est la sécurité qui comporte deux volets : la RSS et la Sécurité. On aurait souhaité que les avancées soient rapides en matière de sécurité, mais la paix c’est comme la santé, lorsque vous l’avez perdue, le retour à la normale prend un certain temps. Mais nous au MLPC, nous pensons qu’aucune économie ne sera faite sur le plan de notre engagement pour que notre pays retrouve la paix.

 

Je le dis parce que sans la paix et la sécurité, tous les défis, toutes les promesses, tout ce que les hommes de bonne volonté peuvent vouloir faire pour ce pays ne pourra pas aboutir, c’est pourquoi notre contribution à la paix est essentielle et c’est pour cela que nous poussons la roue pour que la cause de la paix avance.

 

RJDH : Votre parti avait signé un accord politique avec Faustin Archange Touadera, comment le MLPC apprécie aujourd’hui la mise en œuvre de cet accord ?

 

MZ : Vous savez que dans un mariage, il y a toujours à un moment donné des ajustements à faire, pour se mettre d’accord sur la manière d’appréhender tel ou tel problème, soit telle ou telle solution. Mais nous sommes un parti mature, le MLPC existe depuis 1979, nous avons 37 ans d’existence et d’expérience de la vie et nous savons que ce n’est pas parce que quelqu’un est à la tête de l’Exécutif qu’il peut tout faire et nous avons pris tout à fait librement en âme et conscience de soutenir le candidat Faustin Archange Touadera qui est devenu le président de la République. Mais, nous savons que dans un accord politique tout ne peut pas être parfait, mais nous faisons de sorte que chaque fois que nous pensons qu’il y a des choses à discuter, à partager et à redresser, nous ne faisons pas l’économie de la démarche pour faire discuter et avancer les choses. La base du parti est fidèle à la direction du parti, puisque ce conclave-là m’a renouvelé sa confiance à l’unanimité, c’est-à-dire que les engagements et la prise de position du parti ne sont pas faits par Martin Ziguélé en tant qu’individu, mais c’est une démarche du MLPC.

 

La vie d’un pays c’est un long fleuve, il y a des moments où le pays est dans une situation tellement critique que vous devez faire abstraction d’un certain nombre de principe classique pour pousser à arriver à la paix. Le sacrifice que le MLPC fait, c’est de faire que cette alliance constitue peut-être un socle de stabilité, un point d’appui pour avancer sur le fond de la sécurité, sur le fond de la bonne gouvernance, de l’amélioration des conditions des Centrafricains et sur le fond de l’intérêt général parce que nous agissons en politique pour l’intérêt général.

 

RJDH : Vous semblez demander l’ajustement de l’accord politique que vous avez signé avec Touadéra ?

 

MZ : Ce n’est pas ce que j’ai dit. Je dis que la vie est un ajustement continu. Si hier vous avez fait beaucoup de dépense aujourd’hui vous tentez d’en faire moins, si aujourd’hui vous ne faites pas beaucoup de dépense, demain vous allez dire comment hier je n’ai pas fait beaucoup de dépense aujourd’hui je peux faire plus. Donc le MLPC est dans une alliance politique, elle est quelque chose de dynamique et il y a tous les jours de sujets de discussion et de débat. Mais en général, la direction politique du MLPC, le bureau politique, l’ensemble des structures de direction du parti ont répété le 17 et 18 décembre que nous restons dans l’alliance politique. Si nous avons de débat à faire, nous le ferons avec nos partenaires, il ne s’agit pas de discordance.

 

RJDH : Faustin Archange Touadera a demandé l’union sacrée et le désarmement négocié avec les groupes armés. Quelle lecture faites-vous au MLPC de cette vision ?

 

MZ : Le MLPC a toujours dit qu’une maison divisée coure à sa propre perte. Nous avons connu beaucoup de problèmes dans notre pays, nous avons connu une longue crise dont nous ne sommes pas d’ailleurs encore sortis et je pense que c’est une option de sagesse que de créer l’union la plus large possible des sensibilités politiques, des acteurs politiques, des forces vives de la nation pour que des sujets essentiels comme tenant à la sécurité du pays comme je disais tout à l’heure tant qu’il n’y a pas de sécurité il n’y a pas de pays, tel que le sujet sur le DDRR, la RSS, les sujets économiques parce que l’une des causes de l’instabilité politique c’est la misère grandissante et toujours grandissante de notre pays, de l’amélioration qualitative de la gouvernance dans notre pays là pour que chaque centrafricain voit l’amélioration de cette gouvernance dans son quotidien pour croire aux institutions et à l’Etat.

 

Donc ces différents chantiers sont des chantiers évident j’allais dire, cela tombe sous le bon sens. Je pense qu’autour de ces grands principes et chantiers, il doit y avoir un grand partage favorable d’opinion, c’est ce que j’appelle l’union sacrée. Mais il faut restructurer, il faut déterminer les objectifs, déterminer les mécanismes de fonctionnement et de prise de décision parce qu’en politique il faut toujours décider. Il faut le parfaire !

 

RJDH : Donc selon vous cette détermination manque dans l’union sacrée ?

 

MZ : Je n’ai pas dit que cette détermination manque, mais je dis qu’il faut restructurer davantage cette idée à l’exemple de la périodicité des réunions, des infrastructures qu’il faut mettre en place pour que la superstructure puisse fonctionner. C’est de cela qu’il s’agit mais je n’ai pas dit qu’il manque de détermination, je n’ai pas fait d’appréciation mais je parle d’organisation. Il faut restructurer cette union sacrée en respectant l’esprit et les volontés qui ont décidé de mettre en place cette union sacrée-là.

 

RJDH : Cette union sacrée doit naturellement partir de la majorité présidentielle à laquelle vous appartenez. Or la majorité présidentielle peine à s’organiser et à s’affirmer. Ne voyez-vous pas de l’incohérence dans l’union sacrée proposée par Faustin Archange Touadera ?

 

MZ : Je ne pense pas que je suis le mieux placé pour répondre à cette question. Nous, nous avons signé un accord politique avec le candidat Faustin Archange Touadera, nous avons confirmé notre volonté de rester dans le cadre de cette alliance-là. Nous attendons que nos amis nous invitent à discuter du cadre, de la structure de l’organisation pour que nous puissions avancer.

 

RJDH : L’ancien président François Bozizé a demandé un dialogue politique inclusif dans un mémorandum le 24 novembre dernier. Le pouvoir de Bangui n’a pas clairement affiché sa position. Etes-vous pour ou contre le dialogue souhaité par François Bozizé?

 

MZ : J’ai reçu une correspondance du secrétaire général du KNK juste avant la fin de l’année constituée par déclaration sur le dialogue politique inclusif. J’ai saisi l’ensemble des membres du bureau politique avec ce document et nous avons programmé avec la réunion politique hebdomadaire pour en discuter. Parce que nous sommes un parti structuré, nous avons été saisis par un autre parti politique d’une question politique, il ne s’agit pas de donner une opinion personnelle en tant que Martin Ziguélé mais ce sera une opinion du MLPC et elle sera rendue publique et en ce moment-là vous serez informé.

 

RJDH : Monsieur Martin Ziguélé je vous remercie.

 

MZ. C’est Moi qui vous remercie!

Propos recueillis par Jean Fernand Koena

 

 

Centrafrique : Le mouvement armé 3R accusé de renforcer ses dispositifs dans le nord

 

PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 12 JANVIER 2017

 

BOCARANGA, 12 Janvier 2017(RJDH) –Le mouvement armé dirigé par le général Sidiki aurait reçu des renforts venus de certains pays limitrophes de la Centrafrique. L’accusation est portée par des sources proches des Anti-Balaka basés dans le Nord du pays.

 

Des sources non officielles contactées dans la région Nord de la République Centrafricaine, parlent d’arrivée massive de combattants armés dans la ville de Koui sous contrôle du général Sidiki. Il s’agirait selon les mêmes sources des renforts reçus par ce groupe armé accusé de commettre de graves exactions contre les civils dans la région.

 

Contacté par RJDH, le commandant des Anti-Balaka de la région du Nord confirme l’information, « nous avons appris que 3R a reçu des renforts venus de N’Gaoundéré et autres et qu’il se prépare à attaquer notre position pour contrôler l’Ouham-Pendé », confie-t-il. Les Anti-Balaka du nord disent se préparer pour faire face à toute éventualité « nous nous sommes préparés pour contrecarrer toute attaque venant des élément de 3R », fait-il savoir.

 

Bachir, porte-parole de 3R a rejeté ces accusations qui, selon lui relève de l’imaginaire « tout ce qui se dit contre nous est faux ». Il accuse plutôt les Anti-Balaka de préparer une attaque contre le mouvement 3R, « les différents groupes Anti-Balaka sont en train de se rassembler autour de Koui. Ils veulent nous attaquer c’est pour cela qu’ils cherchent des alibis » avance Bachir de 3R.

 

L’information sur d’éventuels renforts reçus par le mouvement armé 3R circule 6 jours après un affrontement entre ce mouvement et les Anti-Balaka du nord. Le 14 décembre dernier, les députés de la région, ont engagé des discussions avec ces deux groupes armés.

 

 

Centrafrique : Une aide d’urgence d’un million de dollars octroyée au PAM

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PAR ANGELA PASCALE SAULET YADIBERET LE 12 JANVIER 2017

 

BANGUI, 12 janvier 2017(RJDH)—Un million de dollars américain soit 550 millions de Fcfa, est retiré de la réserve des fonds humanitaires pour soutenir le Programme Alimentaire Mondial en Centrafrique qui a annoncé fin décembre son incapacité de continuer la fourniture de vivres. L’annonce de l’octroi de ces fonds au PAM a été faite dans l’aperçu humanitaire publié le 04 janvier dernier par la coordination humanitaire.

 

La procédure du retrait de cet argent des fonds humanitaires, selon le document de Ocha est déclenchée par Fabrizio Hochschild, coordonnateur Humanitaire en Centrafrique. Cette décision, selon des sources humanitaires bien informées, est prise en réponse à l’alerte lancée par le PAM en décembre dernier « nous savons que le PAM a des difficultés pour continuer à soutenir les vulnérables dans le pays. Cet appui est une réponse à l’alerte du PAM », confie une de ces sources.

 

L’aperçu humanitaire de Ocha dont le RJDH a eu copie, indique que l’aide attribuée au PAM ne couvre que 10% des besoins actuels du PAM qui, selon des données officielles, a besoin de 21,5 millions de dollars pour faire face à la crise conjoncturelle actuelle.

 

En 2016 le PAM projetait d’apporter son aide à 700 000 personnes. Ce chiffre a dû être réduit à 400 000 par manque de ressources financière.

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12 janvier 2017 4 12 /01 /janvier /2017 16:56
Où en est le projet de Cour pénale spéciale en Centrafrique?

 

Où en est le projet de Cour pénale spéciale en Centrafrique?

 

Par RFI Publié le 12-01-2017 Modifié le 12-01-2017 à 13:51

 

Dans son dernier rapport, Amnesty International déplore que l'impunité soit toujours de mise en Centrafrique. Des dizaines de personnes suspectées de crimes ces dernières années sont toujours libres, sans risque d'être inquiétées par la justice. Certains occupent même des postes officiels. Le système judiciaire centrafricain a été mis à terre il y a quatre ans et peine à se relever. Et en parallèle à ce grand chantier, il y a celui de la mise sur pied de la Cour pénale spéciale, tribunal mixte (national et international) chargé de juger les crimes les plus graves.

 

Le budget est bouclé pour les quatorze premiers mois de fonctionnement. Sept millions de dollars financés par les Etats-Unis, l'ONU, la France ou l'Union européenne notamment, quatorze premiers mois au cours desquels n'auront lieu que les enquêtes criminelles. Des enquêtes conduites par des juges d'instruction et des officiers de police judiciaire.

 

Le processus de recrutement des magistrats centrafricains est en cours. Le dépôt des candidatures est clos depuis lundi 9 janvier et le ministère de la justice a 45 jours pour choisir parmi les dizaines reçues. Ce qui nous amène fin février.

 

Pour ce qui est des magistrats étrangers, c'est à New York que cela se décide.

 

De bonne source par ailleurs, deux candidats ont été retenus pour le poste de procureur spécial : un magistrat sénégalais et un autre originaire de RDC.

 

Concernant le processus de recrutement des officiers de police judiciaires, il devrait commencer prochainement.

 

Une « première étape »

 

La Cour Pénale spéciale sera installée dans l'actuel tribunal de grande instance de Bangui. Du coup, un nouveau bâtiment est actuellement en construction pour accueillir le futur TGI. Pour Erica Bussey, conseillère juridique à Amnesty International, la mise sur pied de la CPS est un préalable crucial au redémarrage de la justice en Centrafrique : « C’est un début. C’est la première étape pour vraiment rétablir les tribunaux en RCA. On va voir ce qui se passe. C’est aussi peut-être important de regarder en RDC où ils ont des audiences foraines dans les régions éloignées. »

 

Compte-tenu de l'avancement du projet, un début des travaux de la cour est envisageable cette année, soit deux ans après sa création sur le papier. Normalement la mise en place d'un Tribunal spécial prend des années, celle du Tribunal spécial pour la Sierra Leone a pris 8 ans. « La Centrafrique, c'est la Cour pénale spéciale qui va le plus vite », commente une source proche du dossier à Bangui.

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