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10 août 2017 4 10 /08 /août /2017 22:49
Nouvelles nationales sur RJDH
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CEMAC : Le Tchad matérialise la libre circulation des ressortissants de la communauté

 

PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 10 AOÛT 2017

 

BANGUI, 10 août 2017 (RJDH)— Les autorités tchadiennes ont instruit ce 8 aout 2017 les services d’émigration et d’immigration ainsi que les missions diplomatiques à rendre effective la libre circulation des ressortissants des États membres de la Communauté. Elles ont saisi les services concernés par deux notes circulaires.

 

Ces mesures viennent en application de la décision des chefs d’Etats de la CEMAC, décision prise lors du sommet extraordinaire du 25 juin 2013.

 

Le gouvernement tchadien dans les deux notes circulaires, a engagé les services compétents à appliquer les mesures relatives à la libre circulation des ressortissants de la CEMAC, « tout ressortissant d’un Etat membre de la Communauté, détenteur d’une pièce d’identité sécurisé (passeport ou carte d’identité) en cours de validité n’est plus soumis à l’obligation de visa ou d’autorisation de sortir pour tout séjour ne dépassant pas trois mois.  Les autorités tchadiennes insistent sur la diffusion de la décision pour l’effectivité de cet important pilier de l’intégration » lit-on la note circulaire signée du ministre tchadien de la sécurité publique.

 

Le Tchad qui assure depuis février 2017, la présidence tournante de la CEMAC, est le premier pays de la communauté à appliquer la décision des chefs d’Etat relative à la libre circulation des ressortissants des pays membres.

 

 

Centrafrique : Les travaux de construction de la clôture de l’aéroport Bangui M’poko n’ont pas encore commencé

 

PAR BIENVENU MATONGO LE 10 AOÛT 2017

 

BANGUI, 10 Aout 2017 (RJDH)….. Lancer il y a de cela 5  mois,  les travaux de construction de la clôture de l’aéroport Bangui M’poko tardent à démarrer.

 

Le démarrage des travaux de construction de la clôture de l’aéroport de Bangui connaît un retard notable. Le Chargé de mission en matière de l’aviation civile Guy Blaise Ouaby donne les raisons à la base de cette situation. « La pause de la première pierre a eu lieu le 31 Mars 2017  et les travaux qui étaient censés démarrer depuis ont pris du retard parce qu’il y a un volet du projet qui concerne les populations riveraines, qui exercent des activités commerciales sur le Site. Donc, il fallait déguerpir et c’est ce volet social qui a fait que le projet a pris du retard », a-t-il justifié.

 

Guy Blaise Ouaby soutient qu’ils vont bientôt commencer les travaux. « Le déguerpissement et la compensation de ses personnes va commencer incessamment.  Le démarrage des travaux est attendu dans les prochains jours. Ce retard peut avoir des impacts mais nous allons prendre des dispositions pour que les travaux aillent jusqu’ à leur terme, le délai d’exécution initialement prévu est de 18 Mois», a-t-il déclaré Guy Blaise Ouaby.

 

Pour plus de transparence dans les informations, le Responsable de l’Aviation Civile donne une idée nette sur le montant et les entreprises en charge du projet.  « Le montant initial était de 4.900.000.000 de francs CFA. On vient d’avoir  un financement additionnel d’environ 1.800.000.000 de Francs CFA pour la mise en œuvre du volet social qui est  de faire  déguerpir les personnes de cette espace. Le montant total de ces travaux s’estime en termes de milliards. S’agissant des entreprises qui vont exécuter le projet, il y en a deux : L’entreprise Française SOGIA – SATOM  qui a la charge de la construction du mur en béton   et l’entreprise SNCNBA  qui aura la charge de construire une partie en fer à béton », a relevé Guy Blaise Ouaby.

 

La population, et les jeunes en particulier, ont les yeux tournés vers ce projet offrant des opportunités d’emploi et de revenu.

 

 

Centrafrique : 10 000 personnes toujours réfugiées à l’hôpital de Batangafo, selon MSF

 

 

PAR NINA VERDIANE NIABODE LE 10 AOÛT 2017

 

 

BANGUI, 10 Août 2017 (RJDH)—Dix mille personnes, selon MSF sont toujours coincées dans l’enceinte de l’hôpital de Batangafo, au nord de la République centrafricaine. Ces dernières ont fui les combats qui ont opposé il y a une semaine les éléments de l’ancienne coalition Séléka à ceux des groupes d’autodéfense.

 

Les combats au début du mois entre les deux groupes rivaux à Batangafo, ont fait, selon MSF 24 morts et 17 blessés. Ces violences ont contraint plus de 10000 personnes à trouver refuge dans l’enceinte de l’hôpital où elles vivent, toujours selon cette ONG dans des conditions difficiles, « Imaginez la gravité de la situation si la population considère que le seul endroit sûr qu’il leur reste est un hôpital. Et dans certains cas, même les hôpitaux ne sont pas respectés », explique Carlos Francisco, chef de mission de MSF en RCA.

 

Dans son communiqué, MSF annonce prendre des mesures pour améliorer l’hygiène au sein de l’hôpital, « Nous renforçons le système d’approvisionnement en eau dans l’enceinte de l’hôpital et installons des latrines pour améliorer l’hygiène car les personnes réfugiées à l’hôpital ne peuvent toujours pas reconstruire leurs abris dans le camp dont elles ont dû s’enfuir. Mais il s’agit d’un hôpital dont les services ont eux aussi été affectés pendant les combats », lit-on dans le document.

 

Les déplacés de l’hôpital de Batangafo viennent d’un autre camp attaqué par les groupes armés au début du mois.

 

La recrudescence de violences à laquelle fait face à la République Centrafricaine depuis trois mois a déjà fait, selon les humanitaire, plus de 180.000 déplacés. La Minusca et le gouvernement n’arrivent toujours pas à protéger les civils qui sont devenus des cibles privilégiés des groupes armés qui ont pourtant signé plusieurs accords de cessation d’hostilité dont le dernier remonte au 17 juillet à Rome où 13 des 14 groupes armés se sont engagés à mettre un terme aux hostilités sur le terrain.

 

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10 août 2017 4 10 /08 /août /2017 12:33

 

 

 

 

https://www.metrodakar.net  8 août 2017

 

Le Pr Abdoulaye Bathily croit savoir ce qui plombe le développement économique du continent africain.

 

Pour l’universitaire, la gestion clanique et familiale exercée par les chefs d’Etats africains a fini de bloquer l’émergence économique de l’Afrique. « De plus en plus, les bases des régimes se rétrécissent, on vient au pouvoir souvent sous un mouvement de mécontentement. Mais dès que le régime s’installe, il (chef d’Etat) écarte ce mouvement populaire ou il n’en fait plus cas ou très peu. Il se concentre à distribuer des avantages à ses proches : les membres de la famille, les membres du groupe ethnique, de sa région et ça, c’est le mal que nous voyons malheureusement sur le continent », fustige-t-il, dans un entretien accordé à la fondation Mo Ibrahim.

 

Pour  l’ex représentant spécial du Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (Onu) pour l’Afrique centrale, « Tant qu’on ne rompra pas avec cela, pour qu’on ait des hommes et des femmes qui viennent au pouvoir pour servir la communauté, de manière équitable dans tous ses segments, de manière équitable sur une base éthique suivant des principes éthiques, nous serons toujours dans des guerres civiles et des conflits interminables ».

 

Poursuivant sur sa lancée, l’ex patron de la Ligue Démocratique (LD) a également pointé du doigt la démarche de certains dirigeants africains qui une fois aux affaires, n’hésitent pas à s’enrichir sur le dos du peuple. « Il y’a un problème de gouvernance politique dans le sens global du terme c’est-à-dire la gestion des sociétés, la gestion des hommes et des femmes dans nos pays. Il y’a trop de discriminations sur le continent. Ce que j’ai appelé (…) notre incapacité à gérer la diversité dans nos pays, d’où les guerres. Des gens préfèrent vivre de la politique, on vient et on concurrence les vrais entrepreneurs », a-t-il lâché. Avant d’ajouter. « Le ministre qui est là, il pense aux contrats non pas pour pouvoir créer les richesses pour l’ensemble du pays mais ce qu’il peut, personnellement, tirer de ce contrat avant qu’on ne l’enlève de son poste ».

Lu pour vous : Le Pr Abdoulaye Bathily dénonce « la gestion familiale et ethnique des chefs d’Etats africains »
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9 août 2017 3 09 /08 /août /2017 23:28
Lu pour vous : Attaques et représailles en Centrafrique

 

 

 

 

http://www.la-croix.com  Karim Lemond et Marie Malzac, le 10/08/2017 à 6h00

 

Une cinquantaine de personnes auraient été massacrées par des combattants de l’ex-Seleka à Gambo, dans l’est de la Centrafrique.

 

L’ONU redoute une reprise des violences à grande échelle.

 

« Ils ont égorgé plusieurs hommes, ainsi que des enfants. » Dans un mail adressé mardi soir à son frère, Mgr Juan José Aguirre, évêque de Bangassou, raconte le massacre survenu la veille dans la ville de Gambo, dans l’est de la Centrafrique (RCA). Il explique que les anti-balaka (milices à majorité chrétienne) ont tenté de prendre la ville, occupée par des ex-Seleka depuis 2013 (groupe armé majoritairement musulman), avant d’être chassés par la Minusca (la force de l’ONU dans le pays).

 

C’est en représailles à cette attaque que les ex-Seleka auraient tué une cinquantaine de personnes, dont six volontaires de la Croix-Rouge. « Généralement, c’est la Croix-Rouge qui donne le bilan car nous inhumons les cadavres. Mais quand on tue les gens de la Croix-Rouge, il ne reste plus personne pour le faire », lâche, effrayé, un responsable de cet organisme. Ce massacre pourrait avoir de graves répercussions à Bangassou, la ville voisine, où 2000 musulmans réfugiés dans la cathédrale sont encerclés et harcelés par des anti-balakas.

 

Les témoignages alarmants de nouvelles tueries se multiplient en Centrafrique où un haut responsable des Nations unies, le secrétaire général adjoint de l’ONU pour les affaires humanitaires, Stephen O’Brien, vient d’alerter sur des « signes avant-coureurs de génocide ».Carlos Javier Francisco, responsable de Médecins sans frontières pour la RCA, s’inquiète lui aussi de la généralisation de la violence à l’ensemble du territoire.

 

« Beaucoup de groupes armés, pas juste ex-Seleka ou anti-balaka, se disputent le contrôle de villages. On ne peut pas envoyer nos équipes partout à cause de l’insécurité », regrette-t-il. « La violence est en hausse contre tous les civils, sans distinction. » Pris entre les exactions ciblées d’un camp et les représailles aveugles de l’autre, et rattrapés par des pillards qui profitent de ce chaos, les civils sont les premières victimes de ce conflit déclenché en 2013, malgré la présence des 12 500 hommes de la Minusca.

 

L’ONU, qui a jusqu’à présent reçu seulement 24 % des 497 millions de dollars demandés en aide humanitaire, met en garde devant « une rechute imminente dans une crise humanitaire de grande ampleur ». Sur près de 5 millions d’habitants, la RCA compte aujourd’hui 500 000 déplacés internes et 450 000 réfugiés dans les pays voisins. Médecins sans frontières estime à 2 millions le nombre d’habitants en situation de besoin humanitaire. Les conditions sanitaires sont désastreuses. La raréfaction de l’eau potable et des biens de première nécessité pourrait engendrer des épidémies.

 

Par ailleurs, de nombreux réfugiés rejoignent la République démocratique du Congo, en proie elle aussi à une crise politique, aggravant la situation. « S’il n’y a pas de volonté sincère (de la communauté internationale), il ne se passera rien, estime Carlos Javier Francisco. On fait le maximum pour maintenir notre assistance. Mais les gens doivent prendre conscience des souffrances du peuple centrafricain pour que les gouvernements réagissent.»

 

Karim Lemond et Marie Malzac

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9 août 2017 3 09 /08 /août /2017 23:08
Les Nations Unies et la République Centrafricaine signent un nouveau cadre de coopération

 

 

 

Les Nations Unies et la République Centrafricaine signent un nouveau cadre de coopération  pour les quatre prochaines années

 

 

Bangui, le 9 août 2017 - Le Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, Félix Moloua, (au nom du Gouvernement) et La Représentante Spéciale Adjointe du Secrétaire Général des Nations Unies, Coordonnatrice Humanitaire, Coordonnatrice Résidente du Système des Nations Unies et Représentante Résidente du PNUD en République Centrafricaine (RCA), Najat Rochdi, ont signé aujourd’hui le Plan cadre des Nations Unies pour l’assistance au développement, couvrant la période 2018-2021(UNDAF+).

 

L’UNDAF+ apporte un changement notable dans l’accompagnement et l’appui des Nations Unies à la RCA. « Instrument clé de la réforme des Nations Unies, le Plan Cadre des Nations Unies pour l’assistance au développement (UNDAF+) défini la réponse collective, cohérente et coordonnée du système des Nations Unies  aux priorités nationales décrites dans le plan de RCPCA »,  a dit Félix Moloua.

 

Selon les mots de Najat Rochdi : «Ceci implique une intégration des actions et une coopération stratégique entre les acteurs de l’humanitaire, ceux de développement et ceux de la sécurité ».

 

Pour y arriver, DSRSG Rochdi, pendant son allocution a souligné les défis : « Les efforts en cours pour la mise en œuvre des actions de relèvement économique et social, pour la restauration de l’autorité de l’Etat et pour adresser l’impunité doivent être poursuivis de manière coordonnée et cohérente dans le pays tout entier ».

 

L’UNDAF+ constitue la réponse coordonnée de l’ensemble du système des Nations Unies, la MINUSCA et agences et fonds des Nations Unies, aux priorités nationales contenues dans le Plan National de Relèvement et de Consolidation de la Paix (RCPCA) avec la vision future d’une « République Centrafricaine sans personnes déplacées ou réfugiées, où les besoins humanitaires restent résiduels; où la malnutrition est réduite et, où les autorités nationales et locales ont les capacités de fournir  des services sociaux de base aux populations, et ou la cohésion sociale prime» a signalé la Représentante Spéciale Adjointe du Secrétaire Général des Nations Unies.

 

L’UNDAF+ établit ainsi comme priorités stratégiques : (i) la consolidation de la paix, de la sécurité et de la cohésion sociale ; (ii) le bien-être social et l’équité et (iii) le relèvement économique durable.

 

Note aux rédacteurs

 

L’UNDAF+ : un processus inclusif

 

L’UNDAF+ 2018-2021 est le fruit d’un processus de préparation transparent et inclusif entre le Gouvernement, le système des Nations Unies dans son ensemble et la société civile.

 

Ce processus initié en 2015 avait été interrompu du fait de la résurgence de l’instabilité sociopolitique qu’a connu le pays, notamment au cours du dernier trimestre 2015. En accord avec le Gouvernement, l’équipe-pays avait alors élaboré un document intermédiaire pour couvrir la période 2016-2017 : le Cadre Stratégique Intérimaire (CSI 2016-2017), signé avec le Gouvernement en 2016.

 

Les Nations Unies (agences et MINUSCA), avec d’autres partenaires (Union Européenne, Banque Mondiale), avaient ensuite soutenu le Gouvernement dans son exercice d’évaluation des besoins de relèvement et de consolidation de la paix. Cette analyse s’est traduite par un Plan de Relèvement et de Consolidation de la Paix (RCPCA), reflétant la stratégie du Gouvernement pour la période 2017-2021. C’est sur cette stratégie que s’aligne l’UNDAF+ 2018-2021. 

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Division de Communication Stratégique et d'information publique 

 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine 

https://minusca.unmissions.org  | @UN_CAR |

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9 août 2017 3 09 /08 /août /2017 23:05

 

 

 

NOTE D’INFORMATION

 

 

L’OPÉRATION DES CASQUES BLEUS A BANGASSOU VISE LA STABILITÉ ET LE RETOUR DES DÉPLACÉS

 

 

Bangui, 9 août 2017 – L’opération menée par les soldats de la paix de la MINUSCA à Bangassou (700 km à l’est de Bangui) se fait dans le respect du droit et vise la restauration de la sécurité ainsi que le retour des populations civiles déplacées dans la ville. “Ces forces sont dans la ville afin d’y restaurer l’ordre et la sécurité, de permettre à toute la population de pouvoir retourner en ville et d’y vivre”, a indiqué le porte-parole de la Force, le Lieutenant-Colonel Côme Ndayiragije.

 

Selon le porte-parole, deux personnes interpellées dans le cadre de l’opération par les soldats de la paix, “viennent d’être remises aux services gouvernementaux compétents en matière d’instruction, après leur transfert hier (mardi) à Bangui”. La ville de Bangassou a été touchée par des violences ayant causé plusieurs victimes, y compris des casques bleus tués par des présumés anti-Balaka, ainsi que des milliers de déplacés.

 

Le porte-parole a ajouté que “la Force poursuit bon nombre d’opérations locales ou régionales”, notamment des escortes de convois à vocation humanitaire ainsi que des patrouilles, dans le cadre de la protection des civils. “A Bangassou comme partout en Centrafrique, la population fait l’objet de toute l’attention et de la protection de la Force”, a renchéri le Lt-Col.Ndayiragije.

 

Pour sa part, le porte-parole de la Police, le Lieutenant Salifou Konseiga, a fait part de la collaboration continue avec les forces de sécurité intérieure centrafricaines, notamment sur le recrutement de 500 policiers et gendarmes.“L’atelier de finalisation et de validation des outils pédagogiques pour la formation initiale de 500 élèves policiers et gendarmes se poursuit à Bangui. Au terme de cet atelier, lesdits outils seront officiellement remis aux autorités de tutelle”, a-t-il précisé. Le Lt. Konseiga a ajouté que le processus de recrutement est au stade des enquêtes de moralité, “étape obligatoire et importante pour avoir des résultats de qualité et des agents dignes de confiance”.

 

De son côté, le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, a dénoncé les accusations portées contre la mission onusienne, selon lesquelles ses casques bleus auraient été complices d’un des belligérants lors des violences à Gambo, préfecture du Mbomou. “Les casques bleus ne disposent pas de base à Gambo et n’étaient pas présents lors des incidents en question”, a-t-il lancé. Monteiro a réitéré l’impartialité et le professionnalisme des casques bleus dont la mission en Centrafrique est de protéger les populations civiles, appuyer le retour à l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire et contribuer au retour à la stabilité dans le pays.

 

M. Monteiro a également mentionné la signature mercredi, par le Gouvernement centrafricain et les Nations Unies, du Plan cadre des Nations Unies pour l’aide au développement 2018-2021(UNDAF+). “Il s’agit d’un document important qui permettra à la MINUSCA et l’équipe-pays d’accompagner le Gouvernement, comme contribution aux priorités nationales exprimées dans le plan de Relèvement et de Consolidation de la Paix (RCPCA) 2017-2021”, a ajouté Monteiro.

 

Le porte-parole a rappelé quelques activités relatives au mandat de la MINUSCA, notamment la destruction, lundi à Bossangoa, d’armes artisanales, munitions et engins explosifs qui avaient été remis volontairement par des ex-combattants, ainsi que la formation de 35 responsables, cette semaine à Bangui, dans le cadre de la mise en place des comités locaux de sécurité.Monteiro a conclu en précisant que “35 femmes et quatre enfants ont été victimes des abus et violations des droits de l’homme documentés par la MINUSCA entre le 3 et le 6 août 2017, dans la capitale et les préfectures”. Ces abus et violations, au nombre de 44, ont fait affecté un total de 81 victimes.​

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Division de Communication Stratégique et d'information publique 

 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine 

https://minusca.unmissions.org  | @UN_CAR |

 

L’OPÉRATION DES CASQUES BLEUS A BANGASSOU VISE LA STABILITÉ ET LE RETOUR DES DÉPLACÉS
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9 août 2017 3 09 /08 /août /2017 23:02
La République centrafricaine replonge dans la violence
La République centrafricaine replonge dans la violence

 

 

 

 

http://fr.radiovaticana.va

 

 

(Radio Vatican) 09/08/2017 17:03 Lors de l'audience générale de ce mercredi matin, le Pape François a invité les fidèles à prier pour le Nigeria et pour la Centrafrique, pays qu'il avait visité en novembre 2015, pour soutenir un processus de réconciliation qui semblait alors rencontrer des résultats positifs.

 

Mais si la situation s'est effectivement améliorée dans la capitale Bangui, d'autres localités ont connu de graves épisodes de violences ces dernières semaines. «Malheureusement ce matin est parvenue la nouvelle de violences meurtrières en République centrafricaine, contre les communautés chrétiennes», a déclaré le Pape au terme de l'audience générale. Il faisait allusion aux informations encore très partielles et confuses provenant du diocèse de Bangassou. Selon des messages transmis dans la soirée du mardi 8 août par un missionnaire combonien à des vaticanistes, et relayées par le site "Vatican Insider", la mission de Gambo, à 75 kilomètres de Bangassou, aurait été attaquée, et divers hommes et femmes auraient été égorgés. Une cinquantaine de morts seraient à déplorer. L'évêque de Bangassou, Mgr Juan José Aguirre Muñoz, a transmis des messages Whatsapp particulièrement alarmants à ce religieux combonien, frère Miguel, faisant aussi état de menaces imminentes sur une autre localité, à Bema. 

 

Ces exactions seraient le fait des milices Seleka, formées essentiellement de combattants musulmans, et qui s'opposent aux anti-balaka, essentiellement chrétiens et animistes. Mgr Aguirre Muñoz, de nationalité espagnole, tente inlassablement depuis plusieurs mois de désamorcer la tension entre chrétiens et musulmans. Il accueille d'ailleurs dans son propre évêché des familles musulmanes pourchassées par les anti-balaka.

 

Nous n'avons pas réussi pour le moment à joindre directement l'évêque de Bangassou pour confirmer ces informations relatives aux évènements de ces dernières heures.

 

Dans une dépêche publiée ce mercredi en fin de matinée, l'Agence France Presse rappelait les témoignages alarmants de nouvelles tueries, visant parfois des humanitaires, qui se multiplient en Centrafrique où un haut responsable des Nations unies vient d'alerter sur des «signes avant-coureurs de génocide». Au moins soixante personnes sont décédées ces dernières semaines, conséquences de combats entre groupes armés à Ngaoundaye (nord-ouest) et Kaga-Bandoro (centre) début juillet, Batangafo (nord-ouest) fin juillet, et autour d'Alindao (sud) et à Gambo (sud) début août, d'après des témoignages parvenus à l'AFP mardi.

 

À Gambo, lieu de l'attaque la plus récente, des humanitaires de la Croix-Rouge centrafricaine et «plusieurs dizaines de personnes» ont été tuées au centre de santé, selon le directeur de la Croix-Rouge centrafricaine Antoine Mbao Bogo.

 

(CV avec AFP et Vatican Insider)

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9 août 2017 3 09 /08 /août /2017 22:48
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Des ex-combattants se lèvent contre la FAO

 

 

PAR NINA VERDIANE NIABODE LE 9 AOÛT 2017

 

 

BANGUI, 09 Août 2017 (RJDH)… Les ex-combattants Anti-Balaka et Séléka sont mécontents depuis lundi de la FAO. Ils exigent de cette institution les kits dans le cadre de réduction des violences communautaires dont la FAO est chargée de la mise en œuvre.

 

Ils étaient 766 ex-combattants, hommes et femmes à suivre, durant trois mois, une formation dans les filières mécanique, agriculture et élevage. Ceci dans le cadre du projet de réduction des violences communautaires financé par la Minusca en collaboration avec la section DDRR, pour la mise en œuvre de son programme pré-DDR.

 

Ce projet se propose d’offrir des alternatives au recours à la violence aux éléments des groupes armés qui acceptent de déposer volontairement les armes et de participer à des activités d’intérêt communautaire ou génératrices de revenu, «  nous avions été identifiés par la Minusca qui a bien accepté de soutenir notre réinsertion à travers le financement de ce projet. Nous avons été formés pendant 3 mois avec l’appui technique de FNEC, ANDE, et JPN dans les domaines de mécanique, agriculture et élevage ». a expliqué Eric Begoto, un des ex-combattants.

 

Les raisons du mécontentement des bénéficiaires s’expliquent par le retard dans la réalisation des activités par la FAO, déplorent-ils, «  il y’a trois mois aujourd’hui après notre formation que nous n’avons pas pu obtenir les produits pour démarrer nos activités. Alors que nos frères qui ont opté pour les autres filières ont déjà reçu leurs kits. Voilà pourquoi nous sommes venus manifester devant le siège de la FAO car nous avons constaté que la FAO est en train de nous rouler dans la farine », a déploré Arsène Legbalamo.

 

Du côté de la FAO, le retard est lié à la difficulté d’avoir les bétails pour livrer aux bénéficiaires. Ce projet est aussi une activité de l’UNOPS qui apporte son appui à la FAO.

 

 

Centrafrique : La Croix Rouge observe trois jours de deuil suite à l’assassinat de ses agents au sud-est

 

 

PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 9 AOÛT 2017

 

 

BANGUI, 09 Aout 2017 (RJDH)—La croix Rouge Centrafricaine observe depuis ce matin, un deuil de trois jours. L’information a été rendue publique dans un communiqué de presse dont le RJDH a eu copie.

 

La croix rouge est en deuil, ce jusqu’au 11 aout prochain. Ce deuil est déclenché quatre jours après que trois volontaires aient été tués à Gambo, une ville du sud-est où un centre de santé a été attaqué le 05 aout dernier par un groupe armé. De sources autorisées, les volontaires de la croix rouge tenaient une réunion dans l’enceinte de l’hôpital dans le but d’organiser les descentes sur le terrain.

 

Le président national de la CRCA, Antoine Mbao Bogo, a dans son communiqué, proteste contre cet acte avant d’annoncer l’observation de trois jours de deuil, « face à cette situation douloureuse, nous demandons aux volontaires de la CRCA d’observer trois jours de deuil en la mémoire de leurs vaillants collègues à compter de ce jour 9, ce jusqu’au 11 aout ».

 

Selon les informations du RJDH, au moins six (6) volontaires de la CRCA ont été tués lors de cette attaque à Gambo.

 

De nombreux habitants de Gambo ont regagné Bangassou, ville la plus proche depuis que les groupes armés ont attaqué ce groupe de volontaire. Le bilan de cette attaque, selon des sources non officielles, fait état d’une cinquantaine de tués et au moins 15 blessés reçus à Bangassou.

 

Cette attaque intervient moins d’un mois après la signature de l’accord de San’t Edigio qui engage les groupes armés à cesser toute violence sur le territoire centrafricain.

 

 

 

Centrafrique : Plus de 1,8 milliards de dollars à mobiliser dans le cadre de coopération entre les Nations-Unies-RCA

 

 

PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 9 AOÛT 2017

 

 

BANGUI, 9 août 2017 (RJDH)—Plus de 1,8 milliards de dollars américain devront être mobilisés pour le financement du cadre de coopération Nations-Unies, République Centrafricaine, dénommé UNDAF+ 2018-2021. La signature de l’accord cadre a eu lieu ce 9 aout à Bangui, entre le ministre du plan et de l’économie Félix Moloua et la représente spéciale adjointe des Nations-Unies Rochdi Najat.

 

UNDAF est une réponse des Nations-Unies au Plan de Relèvement et de la Consolidation de la Paix (RCPCA), en termes des contributions techniques, financières et de mise en œuvre. Le plan de Réponse Humanitaire, un autre document du gouvernement avec ses partenaires humanitaires, se présente aussi comme une réponse de la communauté humanitaire au RCPCA. Ce document est signé dans un contexte où le gouvernement attend des bailleurs de fonds la réalisation des annonces de la Table Ronde de Bruxelles pour mettre en œuvre RCPCA.

 

La représente spéciale adjointe des Nations-Unies Rochdi Najat a souligné que le document est signé en faveur de la population. « Il a été élaboré pour améliorer la situation de la population car, il est important d’aller vers le relèvement », a-t-il déclaré.

 

UNDAF+, adapté au contexte et besoins spécifiques de la population comprend trois grands axes stratégiques, notamment la consolidation de la Paix, de la Sécurité et de la cohésion sociale, le bien-être social, l’équité et enfin le relèvement économique durable.

 

Le ministre Centrafricain du plan et de l’économie, Félix Moloua, soutient qu’UNDAF+ « est une réponse aux besoins exprimés par la partie nationale, en ce qui concerne la sécurité, le redéploiement de l’administration et le relèvement économique du pays », après les violences qui l’ont fragilisé.

 

Conçu pour une période de 4 ans, seulement 10% de financement de UNDAF+ est déjà disponible.

 

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9 août 2017 3 09 /08 /août /2017 16:06
Inquiétudes au sujet de la prolifération des armes au Cameroun

 

 

 

 

 aoû 09, 2017 à 11:00  APA-Douala (Cameroun)

 

La circulation des armes à grande échelle préoccupe aussi bien les autorités que la population, en l’occurrence les armes de petits calibres dont l’usage est de plus en plus décrié notamment à cause des activités de la secte terroriste nigériane Boko Haram ainsi que des milices armées en Centrafrique.

 

Conséquence, « c’est quasiment toutes les régions du pays qui font face à cette situation », fait observer le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation (MINATD).

 

Si les grandes métropoles de Douala et de Yaoundé ont souvent été concernées par ce phénomène, les zones frontalières de l’Adamaoua, de l’Est, de l’Extrême-nord et du Nord respectivement limitrophes de la Centrafrique, du Nigeria et du Tchad, font les frais d’une insécurité galopante.

 

« Ces derniers temps, les armes sont tombées entre les mains des bandits et c’est devenu un problème. La plupart des braquages que vous observez aujourd’hui sont perpétrés avec des armes modernes ou de fabrication artisanale », déplore-t-on au MINATD.

 

Il y a une nouvelle loi qui réglemente la gestion des armes et des munitions donnant seul au ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation d’autoriser l’achat et la détention de ces armes et munitions.

 

Pourtant, « nous avons constaté que la plupart des populations portent les armes sans avoir l’autorisation de le faire. Même les chefs traditionnels qui utilisent sans autorisation ces armes pour des cérémonies traditionnelles sont passibles de poursuites car, nul n’est censé ignorer la loi et la loi est au dessus de tout le monde », martèle-t-on au MINATD.

 

En attendant, des populations sont de plus en plus exposées à ce phénomène, notamment dans les zones frontalières de l’Adamaoua et de l’Est où des bandes armées centrafricaines sont à l’origine de la forte circulation des armes dans cette partie du Cameroun, sans oublier l’Extrême-nord et le Nord où des agissements de Boko Haram ont provoqué une prolifération des armes.

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Centrafrique-Presse.com
9 août 2017 3 09 /08 /août /2017 15:53

 

 

 

 

http://lepays.bf  09 août 2017

 

Comment diriger un pays dont une large partie du territoire, soumise à des actes de violence extrême de la part de groupes armés, échappe au contrôle d’un Etat en quête de paix et de sécurité ? Telle est l’ampleur du défi que doit affronter le Président de la République centrafricaine, Faustin-Archange Touadéra, élu à la tête de la RCA en mars 2016 sous les acclamations de la Communauté internationale. Les élections libres de l’année dernière semblent un lointain souvenir, tant la situation générale se détériore en Centrafrique. Depuis septembre 2016, une nouvelle vague de violences met à mal les processus de paix et de désarmement que le Président Touadéra, soutenu par les partenaires internationaux, veut faire avancer. De Bria à Bangassou, en passant par Batangafo, les persécutions sur les populations civiles et les combats entre groupes armés Séléka prétendant défendre la minorité musulmane, et anti-Balaka majoritairement chrétiens, ont atteint un tel degré de violence que le secrétaire général adjoint de l'ONU pour les Affaires humanitaires, Stephen O'Brien, évoque désormais des « signes avant-coureurs de génocide ». Plus de 180 000 hommes, femmes et enfants ont quitté leurs foyers depuis le début de l’année pour grossir les rangs des déplacés (500 000 au total), auxquels s’ajoutent près de 480 000 réfugiés centrafricains qui ont fui vers les pays limitrophes, principalement au Cameroun, au Tchad et en RDC. « Au total, 20% de la population centrafricaine était déplacée ou réfugiée », rappelle Médecins sans frontières.

 

Malgré la grande instabilité qui perdure dans le pays et la situation humanitaire catastrophique, le professeur Touadéra reste ferme sur « notre volonté de rétablir la paix, la sécurité, la réconciliation et la cohésion sociale en RCA à travers le dialogue et une accélération du programme de désarmement ». C’est ce qu’il assure dans cet entretien exclusif, dans lequel il s’est longuement exprimé sur l’accord de Rome signé par les groupes armés en juin dernier sous la médiation de la Communauté de Sant’Egidio et la Feuille de route souscrite à Libreville le 17 juillet sur initiative de l’Union Africaine. Les retards accumulés par le programme de désarmement, dus en partie à la crainte des principaux responsables des groupes armés d’être jugés par la Cour pénale spéciale récemment installée, posent le pouvoir de Bangui face à un dilemme qui provoque des dissensions, même parmi les partenaires centrafricains : faut-il privilégier la justice ou l’impunité ? Sur cet enjeu crucial pour le destin de la RCA, le Président centrafricain n’a pas le moindre doute : « aussi bien la Feuille de route de Libreville que l’Accord de Sant’Egidio font référence aux résolutions du Forum de Bangui de mai 2015. Et ces résolutions sont très claires ! Elles sont le fruit d’une consultation de toutes les couches sociales centrafricaines qui disent non à l’impunité et demandent une réparation sur tout ce qui s’est passé en RCA depuis le 1er janvier 2003 ».

 

De l’Entente de Sant’Egidio signée à Rome le 19 juin à la Feuille de route souscrite à Libreville le 17 juillet, en passant par la réunion qui s’est tenue à Bruxelles le 21 juin à votre invitation, le calendrier diplomatique centrafricain a été récemment très chargé. Quels sont les enjeux de ces trois évènements ? Et en quelle mesure l’Accord de Rome et la Feuille de route sont-ils complémentaires ?

 

Ce calendrier répond à notre volonté de rétablir la paix, la sécurité, la réconciliation et la cohésion sociale en RCA à travers le dialogue et une accélération du programme de désarmement. Les discussions que j’avais entamées avec les groupes armés allaient dans ce sens, et je me félicite que cette démarche, qui s’est inscrite sous l’égide de la Communauté de Sant’Egidio et avec l’appui des Nations-unies, ait été acceptée par treize groupes qui ont signé à Rome un accord que je considère très important, car il couronne les efforts menés au sein du Comité consultatif et de suivi du DDR auquel ont adhéré les groupes armés. N’ayant pas pu participer aux négociations qui se sont tenues dans la capitale italienne, seul un mouvement n’a pas souscris l’Entente de Rome, mais il s’est dit prêt à le faire.


Comme vous le savez, celle de Sant’Egidio est une parmi les nombreuses initiatives qui ont accompagné le dialogue entre toutes les parties prenantes de la crise centrafricaine. Au lendemain de l’accord de Rome, j’ai voulu éviter le risque de poursuivre ce processus en ordre dispersé, en invitant à Bruxelles les acteurs de la médiation et nos partenaires régionaux et internationaux pour adopter une approche conjointe et cohérente. Le résultat est la feuille de route pour la paix et la réconciliation signée à Libreville le mois dernier sur initiative de l’Union africaine et qui reconnaît pleinement les acquis de l’accord de Rome, ainsi que l'initiative de paix des parlementaires centrafricains et les conclusions du forum de Bangui de 2015. Je considère d’ailleurs la Feuille de route de Libreville et l’Entente de Sant’Egidio complémentaires.

 

Comment jugez-vous le rôle de la Communauté de Sant’Egidio dans le contexte actuel ?

 

En amont, les responsables de la Communauté ont eu une série de rencontres avec les différents groupes armés à travers une méthode de travail spécifique à Sant’Egidio, à laquelle ont progressivement adhéré les groupes armés. Un Comité de suivi de cet accord va être mis en place pour en assurer la mise en œuvre.

De quelle manière ce Comité de suivi va-t-il être associé à la Feuille de route de Libreville ? N’y a-t-il pas tout de même confusion entre toutes ces initiatives ?

Je n’aborderai pas la problématique sous cet angle. Des engagements ont été souscris dans le cadre de l’Entente de Sant’Egidio. Je pense par exemple au programme de désarmement dans lequel sont engagés les groupes armés signataires impliqués dans le Comité consultatif et de suivi du DDR qui continue son travail et ce, malgré les tergiversations de certains d’entre eux. Ces engagements sont reconnus dans la Feuille de route de Libreville qui va permettre de poursuivre les actions menées jusqu’ici pour faire avancer le dialogue et le processus de paix.

 

Est-il possible de trouver un équilibre entre la paix et la justice ?

 

Aussi bien la Feuille de route de Libreville que l’Accord de Sant’Egidio font référence aux résolutions du Forum de Bangui de mai 2015. Et ces résolutions sont très claires ! Elles sont le fruit d’une consultation de toutes les couches sociales centrafricaines qui disent non à l’impunité et demandent une réparation sur tout ce qui s’est passé en RCA depuis le 1er janvier 2003. Et c’est sur la base des résolutions du Forum de Bangui que la Cour pénale spéciale instituée en juin 2015 est chargée de juger les crimes commis en RCA.

 

Malgré certaines avancées, les violences se sont intensifiées ces derniers mois, comme à Bangassou où la ville est sous la coupe des anti-balaka qui pourchassent la communauté musulmane. Comment expliquez-vous ce regain de violences ? Y a-t-il, selon vous, un rapport avec la récente installation de la Cour pénale spéciale et la crainte des principaux responsables des groupes armés d’être jugés ?

 

Ce lien est probable, mais il n’explique pas tout. Le retrait des forces spéciales américaines et des soldats ougandais dans l’est du pays qui étaient engagés dans la lutte contre la LRA, a créé un appel d’air. A cela s’ajoutent la prédation des groupes armés et le grand banditisme qui continuent à sévir dans de nombreuses provinces, et notamment à l’ouest. Malheureusement, à partir du moment où les gens ont des armes, les risques de violences contre les populations civiles augmentent. Enfin, on ne peut pas sous-estimer la volonté de certaines personnes de perpétrer ces violences à des fins politiques pour faire croire que rien ne se fait en RCA et ce, malgré les résultats obtenus ces derniers mois dans le processus de dialogue avec les groupes armés.

 

Monsieur le Président, force est de constater qu’une très grande partie du territoire centrafricain échappe encore au contrôle de l’Etat. N’y a-t-il pas urgence à accélérer le programme de désarmement ?

 

Mais c’est ce que nous faisons ! Toute la stratégie du DDR est déjà mise en place et un programme pilote a été lancé pour la réintégration des premiers ex-combattants. Aujourd’hui, les 14 groupes armés ont accepté d’adhérer à ce programme et le désarmement des combattants de ces groupes reste une priorité absolue pour accélérer les processus de paix et de sécurité.

 

Avez-vous une estimation du nombre de combattants qu’il faudrait désarmer ?

 

Je préfère ne pas me prononcer sur ce sujet, car la vérification des estimations fournies par chaque groupe armé de la part du président du Comité consultatif et de suivi du DDR et de son équipe est en cours.

 

Qu’attendez-vous aujourd’hui de l’Union européenne et de ses Etats membres ?

 

Nous saluons les efforts de l’Union européenne qui nous a appuyés dans de nombreux domaines, notamment lors de la Conférence des donateurs à Bruxelles en novembre 2016. Nos partenaires européens continuent à soutenir de façon unanime notre stratégie de redressement. Aujourd’hui, nous leur demandons de tout mettre en œuvre afin que les promesses faites à Bruxelles puissent être maintenues et de nous permettre de disposer des ressources financières nécessaires pour appuyer les programmes prioritaires des trois prochaines années. Il y a urgence dans les réponses concrètes à donner à la population centrafricaine. Les fonds octroyés par la Commission européenne lors de la récente mission à Bangui du Directeur général de la Coopération de l’UE au développement, Stefano Manservisi, vont dans le bon sens. Mais beaucoup reste à faire. Des moyens supplémentaires sont par exemple nécessaires pour la restructuration, la formation et les équipements militaires de nos forces de défense et de sécurité.

 

Lors de la Conférence des donateurs, la Communauté internationale avait promis plus de deux milliards d’euros pour soutenir votre programme de redressement. Quels sont les résultats concrets obtenus sur le terrain ?

 

Nous sommes en train de mettre en place un secrétariat permanent qui va nous aider à mobiliser ces ressources et à travailler sur les projets qui doivent être mis en œuvre. A ce jour, 87% des fonds promis à Bruxelles ont été confirmés, dont 57% sont en phase de décaissement. Nous appelons de nos vœux les donateurs qui se sont engagés il y a huit mois, d’accélérer les procédures d’attribution des fonds. De nombreux projets ont déjà démarré, notamment à Bambari et à Bangui. Bref, des progrès ont été réalisés, mais il faut agir vite, car l’attente de la population centrafricaine est très forte. Je pense en particulier à Bangassou et à Bria où, suite aux violences, les besoins des populations locales nécessitent une réponse humanitaire urgente.

 

Ces dernières années, l’Italie s’est de plus en plus impliquée en Centrafrique. Comment jugez-vous les relations entre les deux pays ?

 

Très bonnes ! Nous observons une implication croissante de la Coopération italienne dans notre pays, notamment à travers des projets humanitaires et de développement dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’économie ou de l’agriculture. Ma visite en Italie en avril 2016 et celle du vice-ministre des Affaires étrangères, Mario Giro, en RCA en octobre de la même année, ont été des moments importants pour les relations entre nos deux pays. Nous souhaitons évidemment que ces relations puissent se renforcer.

 

Les pays de la région ont un rôle important à jouer. Quels sont les résultats de vos dernières rencontres diplomatiques à Malabo et à N’Djamena ?

 

La République centrafricaine est un pays qui œuvre pour la paix et les bonnes relations avec ses pays voisins. Nous avons besoins de tout le monde pour nous aider à retrouver la stabilité en Centrafrique. Des commissions mixtes ont été mises en place avec les pays frontaliers de la RCA pour affronter tout une série de problèmes, parmi lesquels les réfugiés centrafricains et les troubles qui peuvent se vérifier le long de nos frontières qui sont très étendues. Je suis heureux de constater que les relations sont dans l’ensemble très bonnes. Du reste, la RCA fait partie d’une sous-région menacée, qui partage les mêmes défis avec les pays tiers.

 

En novembre, se tiendra à Abidjan le prochain Sommet entre l’UE et l’Afrique, dont un des thèmes principaux sera l’avenir de la jeunesse africaine, en lien avec les flux migratoires irréguliers et leurs causes profondes. Quelles sont vos attentes de ce Sommet ?

 

Aujourd’hui, les jeunes représentent 70% de la population africaine. C’est un défi majeur en termes d’accès à l’emploi et à l’éducation. Nous devons donc apporter des réponses concrètes à notre jeunesse. Dans le cas contraire, les efforts mis en œuvre pour le développement du continent et la stabilité des pays africains, resteront lettre morte. Les drames de milliers de jeunes impliqués dans des conflits ou contraints à risquer leur vie dans le désert et la Méditerranée pour un avenir meilleur, reflètent bien le chemin qui reste à faire. 


Le Sommet UE-Afrique sera une occasion importante pour nos jeunes de présenter leurs visions du futur et pour les leaders européens et africains d’apporter des éléments de réponses. Il en va de l’avenir d’une génération qui aspire au bien-être et à une vie meilleure, dans la paix et la stabilité.

 

De Joshua MASSARENTI (Vita, Italie)

 


http://lepays.bf/faustin-archange-touadera-president-de-rca-centrafricains-disent-non-a-limpunite/#m9AouibGUbGtMZqL.99

Lu pour vous : FAUSTIN-ARCHANGE TOUADERA, président de la RCA : « Les Centrafricains disent non à l’impunité »
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9 août 2017 3 09 /08 /août /2017 15:33
DECLARATION DE LA CRPS

 

 

 

DECLARATION RELATIVE AUX ACCORDS POLITIQUES SIGNES PAR LE                      GOUVERNEMENT SUR LA CRISE CENTRAFRICAINE

 

 

         Deux périls majeurs menacent l'existence même de notre pays en tant que Nation et en tant qu' Etat: son implosion et sa partition.

 

Face à ces dangers, il faut clairement identifier les ennemis du peuple centrafricain et ceux qui défendent son unité et son intégrité territoriale.

 

            Les premiers sont les groupes armés qui se livrent aux massacres des populations civiles, aux pillages, aux incendies de villages entiers et à la prédation économique et qui occupent les 2/3 du territoire national. Ils n'offrent aucune perspective politique de sortie de crise.

 

            Les seconds sont les démocrates et les patriotes qui, au delà des clivages politiques, de leurs appartenances religieuses et autres, doivent former un front républicain pour s'opposer par tous les moyens à la désintégration de notre pays. Ils ont besoin du soutien de la Communauté internationale et de la MINUSCA malgré les limites et les faiblesses de cette dernière sans laquelle, on aurait assisté depuis belle lurette à la "somalisation" de la RCA tant prônée par l'un des acteurs de cette crise.

 

            La Convention Républicaine pour le Progrès Social reste convaincue que le retour à la paix dans notre pays est conditionné par 03 déterminants fondamentaux:

 

            1°- Le renforcement du processus de réconciliation nationale dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations et conclusions du Forum de Bangui, en tant que celles-ci sont l'expression de la volonté du peuple centrafricain.

 

            2°- Le rétablissement du rapport de force militaire en faveur d'une nouvelle Armée républicaine, restructurée, pluri-ethnique, équipée, disciplinée et ayant une supériorité tactique et en puissance de feu pour imposer le monopole de la violence légale et légitime et restaurer l'autorité de l'Etat.

 

            3°- La lutte contre l'impunité par la poursuite devant la Cour Pénale Internationale et la Cour Pénale Spéciale des auteurs, co-auteurs et complices des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité tout en prenant en compte la réparation pour les victimes.

 

            Dans cette situation complexe, c'est au Gouvernement qu'incombe la lourde et difficile responsabilité de fixer le cap politique et de définir les objectifs stratégiques pouvant conduire à la sécurisation et à la pacification de notre pays.

 

            Force est de constater malheureusement que c'est dans un total balbutiement que le Gouvernement, représenté par le Ministre des Affaires Etrangères, de l'Intégration africaine et des Centrafricains de l'Etranger avait signé à Rome le 19 juin 2017 l'Accord Politique pour la Paix en République Centrafricaine, dit "Entente de Sant' Egidio" et à Libreville le 17 juillet 2017 " La feuille de route pour la paix et la Réconciliation en République Centrafricaine" dite " Initiative africaine".

 

            Ce dernier texte énonce qu' " à la suite des discussions tenues à Bruxelles le 21 juin 2017, le Gouvernement de la République Centrafricaine souhaite exprimer de la manière la plus claire et la plus solennelle sa vision du processus de paix qui doit être reflétée par l'Initiative africaine, devenant ainsi la seule et unique Feuille de route qui conduira vers la paix et la réconciliation nationale en République Centrafricaine".

 

            Il est même précisé que la " feuille de Route pour la Paix et la Réconciliation Nationale en République Centrafricaine...constitue l'initiative africaine et met fin à toute autre initiative" d'une part et d'autre part que "l'Entente de Sant' Egidio marquée par l'Accord Politique pour la Paix en République Centrafricaine est pris en compte et intégré dans le processus de dialogue défini par la Feuille de Route pour la Paix et la Réconciliation Nationale en République Centrafricaine";

 

            Il est clair que les signataires de ladite initiative ont, sans ambiguïté,  définitivement "enterré"  "l'Entente de Sant 'Egidio"

 

            Or, le Président de la République Faustin Archange TOUADERA a signé le 31 juillet 2017, le décret n° 17.254 portant création et fixant les missions du Comité de suivi de l'Accord Politique dit "Entente de Sant' Egidio".

 

            Le Président de ce Comité de suivi n'est autre que le Ministre des Affaires Etrangères, de l'Intégration Africaine et des Centrafricains de l'Etranger qui, paradoxalement, avait signé au nom du Gouvernement la Feuille de Route pour la Paix et la Réconciliation Nationale en République Centrafricaine dite Initiative Africaine, laquelle a prévu un  " panel de facilitation  assuré par le Groupe International de Soutien à la République Centrafricaine (GIS-RCA) constitué de l'UA, de la CEEAC, de la CIRGL, de l'Angola, du Congo, du Gabon et du Tchad. Ce panel agit collégialement sous la direction du Représentant désigné de l'UA".

 

            L'Initiative Africaine a également prévu un Point focal national de coordination: "le point focal, personnalité de haut niveau, est désigné par le Président de la République. Le Point Focal aura pour mission d'assurer la coordination avec le Panel de facilitation et rend compte directement au Président de la République des avancées du dialogue".

 

            La Convention Républicaine pour le Progrès Social (CRPS) note avec regret que la Gouvernement n'a pas une vision claire et cohérente d'un schéma de sortie de crise et contribue par sa maladresse et son improvisation habituelle  à entretenir une confusion préjudiciable aux efforts consentis pour ramener la paix en République Centrafricaine.

                                              

                                                                                  Fait à Bangui le 08 août 2017

 

                                                                                  Le Président

 

                                                                                  Me Nicolas TIANGAYE

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