Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

12 octobre 2021 2 12 /10 /octobre /2021 15:35
RCA : Les commerçants de bétails entre le marteau et l’enclume

 

Centrafrique : les commerçants de bétails entre le marteau et l’enclume

 

https://www.radiondekeluka.org/ lundi 11 octobre 2021 16:03

 

Les commerçants de bétails de Centrafrique dénoncent les agressions, tueries, extorsions, emprisonnements abusifs et autres maltraitances dont ils font l’objet ces derniers temps. Des exactions qui, selon eux, se produisent dans la région de Damara, de Bangui et du village Boubouï à 45 Km de la capitale sur l’axe Boali.

Ces commerçants de bétails, réunis en 7 associations, s’indignent d’abord des multiples attaques à mains armées et des tueries dont ils sont victimes, surtout, dans la contrée de Damara. Ceci malgré les 50.000 FCFA payés par troupeau aux équipes d’auto-défense pour la sécurisation du convoi vers Bangui. Soule-Bi Bouba Ali, Secrétaire général du Kawtal-Filobé, l’association des commerçants de bétails, présente les derniers cas.

« Nous sommes attaqués presque tous les jours dans la région de Damara. Certains d’entre nous sont tués. C’est aujourd’hui à Damara que tous les problèmes se passent avec les éleveurs et commerçants de bétails.  Au niveau de la rivière Binima et de la localité de Bouboui, les gens nous donnent de fausses informations et après nous sommes attaqués », témoigne-t-il.

Victimes de rackets

Ces éleveurs et convoyeurs déplorent également les grosses sommes d’argent que les autorités de la gendarmerie de PK12 leur imposent souvent. Ils n’admettent pas qu’on les confonde avec les rebelles de Ali Darassa pour trouver un motif de les arrêter injustement à la brigade de PK 12 et à la Section de Recherches et d’Investigations (SRI).

« Des commerçants qui revenaient du marché à bétails ont été arrêtés par le commandant de brigade. Après quelques minutes d’interrogation, ils ont été envoyés à la SRI mais bien avant, ils ont remis au commandant une somme de 460 000 francs CFA », dit-il.

A la SRI, quelques sources officielles confirment que 7 éleveurs dont une femme, sont encore en détention pour nécessité d’enquête. Ils avaient été transférés par la brigade de PK 12.

A la brigade de PK 12, les responsables ne se sont pas prononcés sur l’accusation des 460.000 Francs qu’ils auraient perçus. Hors micro, ils indiquent plutôt que la situation sécuritaire volatile en Centrafrique exige au gouvernement des contrôles rigoureux dans les mouvements des commerçants à bétails.

Les commerçants de bétails haussent le ton

Face à ces difficultés, les commerçants de bétails menacent de cesser d’approvisionner les marchés de Bangui en bœufs si les autorités centrafricaines ne trouvent pas de solution à leurs problèmes.

En réponse, le ministre de l’élevage les a reçus début octobre. Selon ces commerçants, il leur a été imposé de signer un engagement de ne pas cesser les activités quel que soit le problème. Proposition qu’ils auraient rejetée. Par ailleurs, certains cadres du ministère de l’élevage estiment qu’il est anormal que les commerçants de bétails coopèrent avec des équipes d’auto-défense pour leur sécurisation.

Si rien n’est fait dans l’urgence, Bangui risquerait de connaître une pénurie de viande de bœuf.

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
12 octobre 2021 2 12 /10 /octobre /2021 15:19
CPI : L'audience de confirmation des charges contre l'ex-Seleka Mahamat Saïd
CPI : L'audience de confirmation des charges contre l'ex-Seleka Mahamat Saïd

 

L'audience de confirmation des charges contre l'ex-Seleka Mahamat Saïd s'ouvre à la CPI

https://www.rfi.fr/ 12/10/2021 - 04:46 Avec notre correspondante à La HayeStéphanie Maupas

Les audiences de confirmation des charges visant l’ex-milicien de la Seleka, Mahamat Saïd, s’ouvre ce 12 octobre devant la Cour pénale internationale (CPI). Cet ancien milicien est suspecté de crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis en 2013 et 2014. C’est la première fois qu’un ex-membre de la Seleka fait face aux juges de la Cour. 

Dès le début de l’enquête visant les crimes en Centrafrique, le bureau du procureur avait assuré qu’il ciblerait les deux camps : Seleka et anti-Balaka. Parfois critiqué pour ne poursuivre que le camp vainqueur, comme en Côte d’Ivoire ou en Ouganda, l’accusation avait donc promis une justice pour tous. 

On n’y est pas encore tout à fait, mais un premier procès visant deux anciens responsables anti-Balaka, la milice proche de l’ex-président François Bozizé, s’est ouvert en février. Pierre-Edouard Ngaïssona et Alfred Yekatom y répondent de crimes contre l’humanité et crimes de guerre. 

Les audiences qui débutent mardi dans l’affaire ciblant cette fois le camp adverse, l’ex-Seleka Mahamat Saïd, visent à obtenir sa mise en accusation et son renvoi en procès

Arrêté il y a huit mois, Mahamat Saïd est suspecté de torture, de disparitions forcées et de persécutions. Il avait d’abord participé à la prise de Bangui en mars 2013 au grade de colonel de la Seleka. Les miliciens avaient alors placé Michel Djotodia à la tête du pays. Mahamat Saïd était ensuite devenu commandant de l’Office de répression du banditisme. Et selon le procureur, des opposants étaient alors arrêtés et torturés lors d’opérations de ratissage à Bangui, parfois en présence du suspect. 

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
12 octobre 2021 2 12 /10 /octobre /2021 15:14
Tuerie de Bambari: la justice annonce plusieurs arrestations

 

 

https://www.radiondekeluka.org/ lundi 11 octobre 2021 15:56

 

Près d’une semaine après le drame qui a occasionné plusieurs dizaines de morts, dont des femmes et des enfants, au village Matchika dans la périphérie de Bambari, les autorités annoncent l’arrestation de présumés auteurs. Selon le procureur près la Cour d’Appel de Bambari, ces derniers répondront de leurs actes devant les cours et tribunaux nationaux.

Plusieurs personnes présumées en lien avec ce drame ont été arrêtées ces derniers jours par la gendarmerie de la localité. Information confirmée par les autorités judiciaires de la Ouaka. Pour elles, la révision des horaires du couvre-feu ainsi que la contre-offensive des Forces coalisées, lancée au lendemain de l’attaque, ont permis de mettre la main sur ces présumés assaillants. 

Le succès de la contre-offensive des forces coalisées

"Ces éléments sont arrêtés le jour au le jour. Depuis l’instauration du couvre-feu à 18 heures, ces individus sont quotidiennement stoppés par les forces loyales. Par ailleurs, la contre-attaque des forces de défense et de sécurité a permis de neutraliser également quelques éléments de l’UPC membres de la CPC" a affirmé Olivier Mbombo Doté, procureur près le Tribunal de grande instance de Bambari.

Faire face à la foudre de la justice

Ces arrestations interviennent dans un contexte d'enquête ouverte par le procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Bambari. A en croire ces autorités, les responsables de ces actes seront traduits devant les instances nationales. 

"Après ce drame, nous avons décidé de mettre en place une commission d’enquête, avec le concours de la gendarmerie et de la police afin que les responsabilités soient établies. Les auteurs de ce crime répondront devant la Cour pénale spéciale et nos cours criminelles. Ils feront face à la foudre de la justice" a conclu le procureur.

Le 05 octobre dernier, près d’une quarantaine de civils ont été froidement abattus par des éléments présumés de l’UPC à 20 kilomètres de Bambari sur l’axe Alindao. Un acte condamné par le gouvernement ainsi que plusieurs organisations. Une semaine après cette tuerie, le trafic routier n'a pas encore repris sur ce tronçon. Cependant à Bambari les activités tournent normalement.

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
12 octobre 2021 2 12 /10 /octobre /2021 14:46
En Afrique, des mercenaires avancent les pions russes

 

Lu pour vous

 

Publié le 10-10-2021 à 06:23 |Mis à jour le 10-10-2021 à 08:17

 

La Russie et Sergueï Lavrov, ministre des Affaires étrangères, nient tout lien avec cette société.

© (AFP)

Le Kremlin réfute tout lien avec les sociétés de sécurité privées comme le groupe Wagner, même si, au final, elles servent bien les intérêts russes.

Les interventions des mercenaires de la société militaire privée Wagner dans d’autres pays se sont traduites par de graves violations des droits de l’homme, une ingérence dans le fonctionnement de l’État, une prédation sur les ressources naturelles et les populations, et une détérioration de la situation sécuritaire, notamment en République centrafricaine.


Lors d’un point presse le 27 septembre, la diplomatie française affichait ses craintes quant au recours, en Afrique, de sociétés militaires privées russes. Les Français voient leur influence contestée au Mali (1), notamment par la Russie, et la junte malienne au pouvoir envisage de recourir aux services de ces paramilitaires.

Le déploiement de ces mercenaires ferait « perdre le soutien de la communauté internationale » au Mali, qui leur « abandonnera des pans entiers de sa souveraineté », a averti la ministre des Armées Florence Parly devant le Sénat. Et Emmanuel Macron a appelé mardi à ce « que l’État revienne » au Mali.


« Ce genre de groupe est illégal en Russie » Le 23 septembre, en marge de la 76e session de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, avait également alerté son homologue russe, Sergueï Lavrov. Pour autant, le ministre russe des Affaires étrangères confirmait, peu après, que les autorités maliennes avaient effectivement approché « des sociétés privées russes ». Il a précisé que Moscou n’était pas impliqué.


Sur les différents théâtres d’opération où il intervient, le groupe Wagner sert pourtant au final les intérêts russes. « Il est décrit comme une entreprise militaire privée par les Russes eux-mêmes, confirme Vincent Tourret, chargé de recherche à la Fondation pour la recherche stratégique. Ce qui est très intéressant, c’est que ce genre de groupe est illégal en Russie. Le mercenariat c’est même anticonstitutionnel et inscrit dans le Code pénal. Mais il y a une acception de groupes de sécurité privés : du gardiennage à la lutte contre la piraterie. »


Une histoire complexe et opaque En toute logique, donc, le groupe Wagner ne devrait pas exister. Mais les sociétés militaires privées (SMP) gravitent depuis de nombreuses années autour du pouvoir russe. Leur « histoire est complexe et opaque : jamais légalisées, sans point de départ unique, sans agence ou organisation originelle… », explique Sergey Sukhankin dans une étude (2) pour l’Institut français des relations internationales (Ifri). Elles interviennent « dans les conflits régionaux dans les anciens pays de l’Union soviétique puis les Balkans, l’Ukraine et dans les printemps arabes en Libye ou en Syrie ». 


Le recours au déni Privées d’existences légales et de liens officiels avec le pouvoir, ces sociétés permettent au Kremlin « d’externaliser les coûts financiers… et politiques des opérations, explique Vincent Tourret. Si une action se passe mal, la Russie peut toujours prétendre après qu’aucune force ne s’est jamais déployée » et continuer d’affirmer qu’elle n’a aucun lien avec elles.


« Le groupe Wagner a solidifié son activité en Syrie, acquérant une spécialité dans l’infanterie d’assaut. Dans la logique russe, ces groupes sont envoyés en première vague, pour faire le sale boulot. » Ils opèrent parfois en lien avec les autorités locales, mais comme unités indépendantes.


Sollicités et employés directement par les États en place, ces groupes sont ensuite souvent « payés en nature ». En Syrie, par exemple, « le régime el-Assad paye le groupe Wagner par des concessions d’exploitation minières et de gaz. Idem en Centrafrique. »


Logique d’influence et opportunisme « Depuis 2014, la Russie a sérieusement accru son engagement en Afrique, se joignant à la course aux marchés locaux et aux opportunités offertes par un continent en pleine mutation », explique Sergey Sukhankin dans son rapport pour l’Ifri.

 
« Il y a des flux logistiques, reprend Vincent Tourret. Une grande partie du parc des armées africaines est constituée de matériel russe. Il y a donc une demande de contrats de maintenance, notamment au Mali. Après, il y a de l’opportunisme. Tout en voulant prouver le rôle global de la Russie sur la planète, il peut être question d’acquérir des parts de marché. C’est une expansion d’influence à faible prix. »


S’exonérer du poids politique des Occidentaux Enfin, pour certains pouvoirs politiques africains, avoir recours à une société privée russe et ne pas compter sur les alliés Occidentaux a ses avantages. « Il y a une logique de contournement de certains pays africains. Quand on signe un contrat avec un groupe de mercenaires russes, on n’a pas tout le poids contre-politique porté par les Occidentaux. On n’est pas obligé, par exemple, de réformer son outil de pouvoir. »


Au final, « l’État russe est très content de cette situation parallèle. Cela lui permet d’exporter une sorte de hard power (pouvoir de contrainte) et de tester les limites de ses adversaires. Chaque fois qu’une limite est franchie, le groupe privé va en subir le coût mais pas l’État russe. Comme quand le groupe Wagner a franchi l’Euphrate (en mars 2018 contre des forces loyalistes syriennes), les Russes n’ont aucun problème à les lâcher et à laisser les Américains les détruire. »


(1) Au Sahel, où elle intervient militairement depuis 2013 contre les groupes djihadistes, la France a entrepris en juin de réorganiser son dispositif militaire en quittant notamment les bases les plus au nord du Mali (Kidal, Tombouctou et Tessalit) et en prévoyant de réduire ses effectifs dans la région d’ici à 2023 à 2.500-3.000 hommes, contre plus de 5.000 aujourd’hui. (2) « Sociétés militaires privées russes en Afrique subsaharienne : atouts, limites conséquences ». Russie. Nei. Visions n° 120, Ifri, septembre 2020. 

repères

Le groupe Wagner apparaît au cours de la guerre du Dombass, en Ukraine (en 2014). Il a été formé par Dmitri Outkin, un ancien officier du GRU (renseignement militaire russe), à l’origine déjà de la SMP Slavonic Corp Limited, qui opérait en Syrie, considérée comme un prédécesseur au groupe Wagner.
Il est « très difficile (voire impossible) de rattacher directement leurs actions au gouvernement russe ou aux agences publiques russes », explique Sergey Sukhankin dans un rapport pour l’Ifri. Ayant débuté avec 250 combattants, le groupe Wagner en compterait près de 2.500 aujourd’hui.

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
10 octobre 2021 7 10 /10 /octobre /2021 22:08
RCA : 9 éléments des FSI condamnés par la Cour martiale

Lu pour vous

 

Centrafrique : neuf éléments des forces de défense et de sécurité condamnés par la Cour martiale

- Pour des meurtres, blessures volontaires et "crimes de sang".

Lassaad Ben Ahmed   |10.10.2021

Le tribunal militaire de Bangui a condamné neuf militaires, gendarmes et policiers à des peines allant de 5 à 10 ans d’emprisonnement ferme, a-t-on appris de sources concordantes, dimanche.

« Parmi les personnes condamnées, il y a par exemple le dossier qui avait été introduit par le ministère public contre, Lopez Dawas, un élément des Forces armées centrafricaines (Faca) condamné à des peines de travaux forcés à perpétuité pour avoir commis un triple assassinat à Bambari », a l’ouest du pays, a souligné à l’Agence Anadolu, le commissaire du Gouvernement du tribunal militaire, Benoit Narcisse Foukpio.

Les neufs éléments des forces de défense et de sécurité étaient poursuivis notamment pour meurtre, blessure volontaire et crime de sang, a souligné le magistrat Foukpio.

« Certains éléments des Faca sont condamnés à des peines allant de 5 à 10 ans d’emprisonnement ferme pour meurtre et assassinat. Pendant ces audiences, un gendarme en fonction est condamné pour meurtre et blessures volontaires à Boda. Ce dernier a écopé d’une peine de 10 ans d’emprisonnement ferme », a relevé le journal local, RJDH (Réseau des journalistes pour les droits de l’homme).

Ces procès se sont tenus dans un contexte où des présumés crimes commis en Centrafrique ont été attribués par des experts des Nations Unies à certains éléments des forces armées centrafricaines, de défense et de sécurité intérieure ainsi qu’à leurs aillés et les groupes rebelles.

« De multiples allégations de violations des droits de l’homme qui seraient perpétrées, y compris par les instructeurs russes » lors des opérations menées par les Forces armées centrafricaines (FACA) et leurs « alliés internationaux » pour « libérer les localités occupées ou tenues par les groupes armés », avait souligné dans un rapport publié le 9 juillet, Yao Agbetse, expert de l’ONU.

L’Expert indépendant onusien avait exhorté le Conseil de sécurité et la communauté internationale dans son ensemble à prendre les dispositions nécessaires afin que ces personnes puissent répondre des allégations de violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire qui pèsent sur elles.

La Commission d’enquête spéciale mise en place par le gouvernement pour enquêter sur les graves crimes commis par des éléments des FACA, dans son rapport de synthèse publié début octobre, a indiqué que sur 103 incidents de violation des droits de l’homme et du droit international humanitaire, certains sont avérés et imputables aux forces centrafricaines et à leurs alliés.

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
10 octobre 2021 7 10 /10 /octobre /2021 22:01
Le contingent gabonais expulsé de la Minusca pour abus sexuels, est disculpé

Lu pour vous

 

Centrafrique : selon l’enquête préliminaire, le contingent gabonais expulsé de la Minusca pour abus sexuels, est disculpé

 (Agence Ecofin) - 09 octobre 2021 11:51  Le mois dernier, les casques bleus gabonais présents en RCA ont été expulsés suite à des accusations d’abus sexuels. Suite à cette décision, le Gabon a dépêché une équipe d’enquêteurs en RCA, encadrée par l’ONU et les autorités centrafricaines. A ce stade avancé de l’enquête, le contingent gabonais serait disculpé.

Le rapport préliminaire des enquêtes menées en République centrafricaine suite au retrait du contingent gabonais de la Minusca pour « abus sexuels », dédouane l’armée gabonaise.

Selon Jessye Ella Ekogha, le porte-parole de la présidence qui a donné une conférence de presse ce 7 octobre 2021, les investigations en RCA ne confirment pour l’instant aucune des accusations d’agressions sexuelles.

« Sur les cinq accusations d’agressions sexuelles qui ont été formellement faites, à ce jour aucun témoin ne s’est présenté auprès de la commission d’enquête mise en place par le Gabon, qui est composée d’officiers qui travaillent en relation très étroite avec l’ONU et les autorités centrafricaines, en lien avec les ONG sur place. On est donc loin, très loin des accusations sexuelles généralisées, comme certains l’ont laissé penser », a-t-il affirmé.

A l’en croire, du pré-rapport, « il ressort une chose. Sur les allégations d’agressions sexuelles présumées, l’ONU et les équipes sur place n’ont été en mesure de ne présenter qu’une seule personne. Cette personne est une jeune dame de 20 ans qui aurait une relation consentie avec un membre du contingent gabonais. De cette relation consentie est né un enfant. Aujourd’hui, cette jeune dame demande une aide, une sorte de pension alimentaire, pour qu’elle puisse élever cet enfant. Des investigations sont en cours pour vérifier les liens de paternité », a-t-il expliqué.

Cependant, assure-t-il, au cas où l’enquête finale démontrerait que les faits reprochés aux soldats gabonais sont avérés, alors, « il y aurait bien évidemment une saisine de la justice et les coupables seraient sanctionnés conformément à la loi ».

L’enquête pilotée par le Gabon est menée conjointement avec le Bureau des services de contrôle interne (BSCI) des Nations Unies, et les autorités centrafricaines. Les casques bleus gabonais étaient en Centrafrique depuis 25 ans dans le cadre de la lutte pour la paix dans ce pays frère. Pour Jessye Ella Ekogha, cet engagement du Gabon, pendant toutes ces années aux cotés de la RCA, ne saurait en aucun cas être réduit à ces accusations qui restent jusqu’ici à confirmer.

S.G.

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
10 octobre 2021 7 10 /10 /octobre /2021 21:50
RCA : les autorités ne reconduisent pas la coopération douanière russe

 

Centrafrique: les autorités ne reconduisent pas la coopération douanière russe

10.10.2021,

Les autorités centrafricaines ont annoncé la fin, ou en tout cas la réévaluation, de la coopération douanière russe. Cet accord signé le 7 mai a fait vivement polémique, notamment à la suite de vidéos montrant des agents russes fouillant des véhicules onusiens.

Les partenaires financiers de la Centrafrique avaient également fait part de leur inquiétude. Les autorités ont donc décidé de revoir cette coopération, selon une lettre datée du 6 octobre.

« J'ai l'honneur de vous signifier la fin de la mission d'assistance technique auprès des différents postes de la douane centrafricaine », écrit Hervé Ndoba au chef de la mission économique russe. Dans cette lettre, le ministre centrafricain de l'Économie rappelle que le dispositif de cette mission prévoyait une évaluation trimestrielle.

Les autorités centrafricaines se disent satisfaites de ces trois premiers mois, elles ont validé les recommandations faites et décident de mettre un terme à la mission dans sa forme actuelle à partir du 10 octobre.

Une mission douanière qui n'a pas été très bien accueillie par certains acteurs. Des commerçants ont dénoncé des « surtaxes » de la part des agents russes. Par ailleurs, le FMI et la Banque mondiale avaient demandé des précisions sur cet accord de coopération. Plusieurs acteurs diplomatiques s'étaient aussi dits « inquiets » par cet accord qui était venu tendre un peu plus certaines relations bilatérales.

Si cette lettre signifie la fin de la coopération douanière dans sa forme actuelle. Le gouvernement fait cependant savoir quelle souhaite continuer à bénéficier d'une assistance technique auprès du directeur général des douanes. Le format et les termes de référence devant être définis selon « les recommandations de nos partenaires techniques et financiers », précise le ministre.


RFI / MCP, via mediacongo.net

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
9 octobre 2021 6 09 /10 /octobre /2021 12:25
  LA MASCARADE DE MONTPELLIER par David KOULAYOM-MASSEYO
  LA MASCARADE DE MONTPELLIER par David KOULAYOM-MASSEYO

 

                                       

   Le sommet France-Afrique avec quelques jeunes africains triés sur le volet, cornaqués par un "nègre de maison" au service de la communication du Président français à six mois de l'élection présidentielle pour lui servir de béquilles a toutes les caractéristiques d'une mascarade  :  masques, déguisements,  faux semblants pour amuser la galerie tandis que l'Afrique se meurt .  Court-circuiter les Présidents africains dans le contexte français actuel n'est pas fortuit : Il signifie que comme toujours, la France entend "diviser pour régner" .  A priori, le Président Macron et son peuple n'ont pas encore pris conscience du tsunami qui traverse l'Afrique et de l'énorme lame de fond qui les menace .

      I . Un Président capricieux, facétieux , irrespectueux  et condescendant

   L'Afrique et les Africains exigent du Président Macron d'ôter son genou de leurs cous sur le triple plan financier ( franc CFA qui étouffe ), militaire ( bases militaires qui menacent) et politique du deux poids, deux mesures ( soutien à la dynastie Déby et insultes, injonctions arrogantes, paternalistes en Centrafrique et au Mali ) .  Monsieur Macron n'est pas élu par les Africains et il n'est pas l'empereur de l'Afrique : ce qui le disqualifie définitivement pour porter des jugements à l'emporte-pièce sur les Présidents africains . De plus, il manque singulièrement de psychologie primaire et même élémentaire dans ses rapports avec l'Afrique : ton arrogant et cassant, blagues douteuses à Ouagadougou avec le Président Kaboré qui a l'âge d'être son père, alliance contre nature avec Ouattara pour l'ECO, colère mal contenue devant le Président ghanéen qui lui disait son fait etc...Nous pensons qu'il ferait mieux de régler les problèmes de son pays au lieu de chercher à distraire la jeunesse africaine : l'Australie qui l'a humilié, les Anglais qui marchent sur ses plates-bandes en matière de pêche , s'occuper de son protégé Zemmour qui sème la zizanie ou Biden qui le nargue .

    Plus prosaïquement, il est réjouissant de l'entendre parler de la démographie africaine, lui qui n'a pas d'enfant et qui ne sait même pas de quoi il parle .

   Que de contradictions pour un seul homme ! Recevoir les jeunes Africains à Montpellier et ériger à quelques encablures de là une barrière étanche en Méditerranée contre cette même jeunesse ; transformant cette mer en grand cimetière marin .  Les ambassades et les consulats de France à travers le continent africain sont devenues des machines à cash ( avec les prix exorbitants des visas et du moindre document  français ) devant lesquels s'étiolent les espoirs des jeunes Africains . Les Africains sont naturellement des entrepreneurs que la politique française empêche d'évoluer .

   Puisque le Président Macron aime tant la jeunesse africaine, je lui réitère quelques thèmes de conférences susceptibles d'enthousiasmer cette jeunesse qu'il chercher désespérément à charmer comme un serpent  avant l'élection présidentielle française :

-Je suis le Président d'un pays où la police tabasse les Noirs

-Je suis le Président d'un pays qui refuse son entrée aux Noirs ( étudiants et hommes d'affaires )

-Je suis le Président d'un pays qui finance la Libye pour esclavagiser des Noirs et protéger mon pays . 

   Si le Président Macron se sent pousser des ailes  en ce moment, c'est parce qu'il a fait une grosse prise dans le camp africain : l'historien camerounais Achille Mbembé .

    II . Un cornac impudent

   Comment le pourfendeur du régime de Paul Biya , l'historien Achille Mbembé qui faisait naguère notre fierté s'est-il laissé dompter par Macron, ce Président français snobé en Europe et qui se croit autorisé à donner des injonctions aux Présidents africains ? N'est-ce pas que ses études d'histoires doivent le cuirasser pour le mettre à l'abri ? Qu'est-il allé chercher dans cette galère ? Que lui a proposé ou donné Macron pour obtenir aussi facilement sa collaboration ? De quelles méthodes a-t-il usées pour transformer notre grand penseur en "nègre de maison" ? Pourquoi n'a-t-il pas chercher à associer ses propres compatriotes comme le professeur Nyamsi Wa Kamerun et Madame Nathalie Yamb ? Sur quelles bases a-t-il coopté ses soi-disant jeunes africains ? Quels jeunes Africains refuseraient de faire le voyage en France en ces temps de restrictions même sur des critères fallacieux  d'aide au développement ? Le Président des Français Macron n'a-t-il pas mieux à faire dans son propre pays en matière d'aide pour se préoccuper autant de l'Afrique ? Parler d'aide pour les quinze pays africains de la zone CFA qui rapportent annuellement environ cinq cents milliards d'Euros à la France est une gageure .  Les Italiens et les Allemands ne comprennent pas cette ponction , que dis-je, ce braquage qui classe la France parmi les premiers assassins de l'Afrique . Quelques millions d'euros “d'aide” ne rempliront jamais le gap pour en faire une politique de développement pour l'Afrique . Et que dire de cette ingérence indécente  française dans les affaires africaines ? Pourquoi la France ne réunit-elle pas les jeunes vietnamiens, chinois et américains avec la même morgue et la même suffisance ?

   Aux autres Africains, je dirais comme Mandela "que tout ce qui se fait pour nous sans nous se fait contre nous " . 

   Le président des Français paraît grand parce que les Africains sont couchés . Il suffit que tous les électeurs issus de l'émigration africaine aillent s'inscrire massivement pour voter et nous débarrasser définitivement de cet homme infatué qui n'arrête pas de nous donner des leçons sans en avoir  l'autorité,  la responsabilité et la légitimité . Ainsi, le Président et ses commanditaires comprendront qu'il est temps de lever leurs  sales genoux  du cou de l'Afrique pour ne pas l'asphyxier à l'instar de  George Floyd sous celui du flic raciste, fasciste et voyou  d'origine française Déreck Chauvin .

   Que l'esprit de nos ancêtres protège l'Afrique de tous les prédateurs prestidigitateurs et leurs acolytes !

                            Fait le 08 Octobre 2021

                             David KOULAYOM-MASSEYO .

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
9 octobre 2021 6 09 /10 /octobre /2021 11:16
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : Vers la validation des textes de base de la CVJRR

 Judicael Yongo octobre 6, 2021 4:07

BANGUI, le 06 Octobre 2021(RJDH)—-Un atelier de validation des textes de bases de la Commission Vérité Justice, Réparation et Réconciliation(CVJRR) s’est ouvert à l’Hôtel Ledger Plazza à Bangui. Sur appui du Centre de Dialogue Humanitaire, l’atelier qui s’étend du 05 au 08 octobre 2021 et permettra aux participants de construire une vision commune sur mandat et des missions de cette institution en adoptant les textes de bases et le chronogramme provisoire d’activités.

La tenue de cet atelier est facilitée par le Centre pour le dialogue humanitaire dans le cadre du projet, « appui à la consolidation de la paix, la réconciliation nationale et le règlement pacifique des conflits en RCA », financé par l’Union européenne.  La rencontre s’inscrit dans le cadre d’appui à la mise en place et l’opérationnalisation de la CVJRR suite à la prestation de serment des 11 membres le 07 janvier 2021.

«Il faudra un minimum de règlement pour que les choses marchent normalement. Donc, après leur retrait à Boali et le renforcement des capacités de certains partenaires, notamment ITI, une ONG de l’Afrique du Sud, les documents de base ont été formalisés, et aujourd’hui, il est question de valider ce document qui sera maintenant le bréviaire», a indiqué Maximilien Mbaga, Directeur de Cabinet au Ministère de l’Action humanitaire.

Augustin Koulas, Chef de mission du Centre de Dialogue humanitaire a précisé que la mission vise à appuyer les autorités centrafricaines pour un retour de la paix,

« nous avons été aux côtés du gouvernement durant le processus du dialogue qui a mobilisé le gouvernement centrafricain et les 14 groupes armés et qui a été à l’origine de la signature de l’Accord pour la Paix et Réconciliation du 06 février 2019 », rappelle-t-il.

Durant les quatre jours d’assises, les participants auront à finaliser et adopter le draft 01 du Règlement Intérieur, finaliser et adopter l’organigramme de la commission, proposer et adopter la grille d’indemnité des commissaires, élaborer et adopter un plan provisoire de travail et de valider l’ossature de la stratégie nationale.

Cyrille Wegue

 

 

Centrafrique : Reprise progressive des activités commerciales et agricoles à Kabo au Nord du pays

 Judicael Yongo  octobre 6, 2021 4:20

KABO, le 06 Octobre 2021(RJDH)—-Les activités tentent de reprendre progressivement dans la sous-préfecture de Kabo, au Nord du pays après plusieurs années d’instabilité à cause de la situation sécuritaire dans cette partie du pays.  

La présence constante des éléments des Forces Armées Centrafricaine (FACA) et leurs alliés Russes à Kabo, dans la préfecture de l’Ouham-Fafa, a donné libre cours  aux activités agricoles et commerciales qui tentent de reprendre progressivement dans  cette  ville. Cette amélioration sur le plan sécuritaire est appréciée par la population locale qui n’aspire qu’à la paix.

L’information est confirmée par Vincent, un des habitants de la localité de Kabo,

« il y’a la sécurité maintenant dans la ville. Les activités commerciales et agricoles ont repris normalement. Le retour de l’autorité de l’Etat est effectif. Tandis que dans les périphéries, l’insécurité bat son plein. Les assaillants se sont transformés en coupeurs de route et rançonnent les usagers de certains axes. La population félicite le gouvernement centrafricain pour des efforts fournis afin d’instaurer la sécurité dans cette localité. Elle a par ailleurs déploré la présence des éléments rebelles chassés de la ville et qui se sont transformés en coupeurs de route dans les zones périphériques » a-t-il souligne.

C’est depuis 2012 que la population laborieuse de Kabo est prise en otage par la Séléka. Cela   a impacté sur les activités socio-économique source de développement.

Japhet Beorofei

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
9 octobre 2021 6 09 /10 /octobre /2021 11:09
RCA : La CPC renforce sa position au Centre du pays

 

Centrafrique : La CPC renforce sa position au Centre du pays

 Judicael Yongo   octobre 6, 2021 4:14

BAMBARI, le 06 octobre 2021(RJDH)—-La Coalition des patriotes pour le changement renforce sa position aux environs de Bambari, au Centre de la République Centrafricaine. L’information est confirmée par certaines autorités locales au RJDH. Plusieurs sources confirment l’arrivée massive des mercenaires en provenance des pays limitrophes avec comme objectif est reprendre Bambari.

Depuis Bambari chef-lieu de la Ouaka, ville située au Centre du pays, reste le terrain de théâtre et de perturbation des groupes armés. Ces derniers temps, les éléments de l’UPC et les Anti-Balaka coalisés au sein de la CPC sont appréhendés à travers les recoins de la ville. Cette présence est renforcée par l’arrivée massive des mercenaires en provenance des pays frontaliers. Leur objectif, selon Victor Bissekoan, préfet de la Ouaka, est de reprendre la ville de Bambari afin de perturber la quiétude de la population civile.

« Ils ont juré que même s’ils ne prennent pas la ville de Bambari, ils vont mener des actions en vue de perturber la quiétude de la population. Il y a des anciens éléments de l’UPC qui sont vus renforcés la position des éléments des Anti-Bakala et se sont regrouper aux environs de Bambari. Non seulement ça, on a constaté qu’il y a de nouvelle arrivée des mercenaires des pays limitrophes, parce que leur objectif c’est de prendre la ville de Bambari centre. Ce qui est inquiétant », a confié l’autorité jointe au téléphone par le RJDH.

Cette entreprise se matérialise aujourd’hui sur le terrain, avec de nombreuses attaques dont la dernière remonte en date du 05 octobre 2021 à environ 20 km de la ville de Bambari, axe Alindao où trois véhicules ont été attaqués par des éléments de la CPC composés à majorité des éléments de l’UPC et des Anti-Balaka. Le bilan provisoire fait état de plus d’une vingtaine de morts et plusieurs blessés. Le bilan selon des sources proches du District sanitaire de Bambari, pourrait s’alourdir, car

« nous continuons d’enregistrer des cas de décès au sein de l’hôpital », indique cette source bien informée proche du district.

Face à cette situation, le préfet de la Ouaka a instauré des mesures restrictives, interdisant à tous véhicules et motos de circuler à partir de 20h. Ce couvre-feu commence à partir de 20h à 5h du matin.

Judicaël Yongo.

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com