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25 août 2015 2 25 /08 /août /2015 12:46

 

 

 

25/08/15 (AFP)

 

Au moins 20 personnes ont été tuées et de nombreuses blessées au cours d'affrontements intercommunautaires qui ont éclaté le 20 août dans la ville de Bambari (centre de la Centrafrique) où le calme semble revenu, selon des sources concordantes.

 

Un précédent bilan communiqué lundi faisait état de quinze morts et de 20 blessés.

 

Des violences avaient éclaté le 20 août après la mort d'un jeune musulman tué par des miliciens anti-balaka dans les environs de Bambari, déclenchant un cycle de représailles entre communautés chrétienne et musulmane.

 

Selon une source de la gendarmerie, "les affrontements ont fait depuis jeudi 20 morts et de nombreux blessés. Il s'agit pour la plupart de non musulmans tués par balle dans les quartiers Bornou et Kidjigra, où les groupes armés, anti-balaka et jeunes musulmans" appuyés par l'ex-rébellion séléka se sont affrontés.

 

Mardi, le calme semblait revenu. "La ville est déserte on entend plus de tirs. Des autorités venues lundi de Bangui et celles de la région, ainsi que la Minusca (Mission des Nations unies), ont tenté de convaincre les deux camps de cesser les hostilités", a déclaré mardi à l'AFP Isidore Andjizago, un habitant joint par téléphone.

 

Selon Manassé Boundayo, cadre de la santé, les anti-balaka réclament le départ de Bambari du colonel Ali Ndarass, chef du groupe rebelle de l'Unité du Peuple Centrafricain (UPC): "ils l'accusent d’avoir mené les représailles aux côtés des jeunes musulmans".

 

"Toutefois, les jeunes musulmans et ex-combattants séléka s'opposent à son départ, estimant que c'est un Centrafricain et qu'il ne doit pas bouger de cette ville", précise M. Boundayo.

 

Le président du Conseil national de transition (Cnt, parlement de transition), Alexandre-Ferdinand Nguendet, a condamné lundi soir ces violences dans un message radiotélévisé.

 

"Le Conseil national de transition dénonce avec force ces violences aux relents communautaires et appelle tous les habitants de Bambari au calme", a-t-il déclaré, condamnant ces "groupuscules qui trouvent toujours des raisons pour mettre la paisible ville de Bambari à feu et à sang".

 

Comme à chaque regain de violences, plusieurs milliers de personnes ont fui les quartiers et les sites de déplacés pour aller se réfugier en brousse.

 

Le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par une rébellion à dominante musulmane, la Séléka, a plongé l'ex-colonie française dans sa plus grave crise depuis son indépendance en 1960, déclenchant des tueries de masse entre communautés musulmanes et chrétiennes (notamment les milices anti-balaka).

 

Chassée du pouvoir en janvier 2014 par une intervention militaire internationale (française et onusienne), la Séléka avait installé son état-major à Bambari, depuis lors régulièrement secouée par des violences intercommunautaires.

Centrafrique: au moins 20 morts dans les violences intercommunautaires de Bambari, le calme revient
Centrafrique: au moins 20 morts dans les violences intercommunautaires de Bambari, le calme revient

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Centrafrique-Presse.com
25 août 2015 2 25 /08 /août /2015 11:51

 

 

 

L'Association MEKASNA appelle à voter Martin ZIGUELE et les candidats du MLPC aux législatives
L'Association MEKASNA appelle à voter Martin ZIGUELE et les candidats du MLPC aux législatives
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25 août 2015 2 25 /08 /août /2015 11:21

 

 

 

http://lepays.bf/  n° 5925 du 25/8/2015

 

Les démons de la violence ont repris du service en Centrafrique. En effet, deux humanitaires dont un expatrié européen ont été pris à partie et blessés lors de violences communautaires qui ont fait 10 morts à Bambari, dans le centre du pays. Tout est parti de la mort d’un jeune musulman tué par des miliciens anti-Balaka. Ce qui a suscité le courroux des ex-Séléka qui, illico presto, ont réagi avec violence. Cette tuerie de masse entre communautés musulmanes et chrétiennes n’est pas la première du genre. Le pays en a connu depuis la chute du régime de François Bozizé, en mars 2011. Depuis lors, les deux communautés se regardent en chiens de faïence, si fait que la moindre altercation dégénère en affrontements.

 

Il est difficile de croire que l’organisation prochaine des élections, à elle seule, suffira à apaiser les cœurs

 

En dehors de la capitale Bangui qui connaît un calme relatif, le reste du pays est constamment en proie aux groupes armés et aux bandits de tout poil qui y font la pluie et le beau temps. Dans ces conditions, comment ne pas rester pessimiste quant à une sortie de crise en Centrafrique, tant la méfiance entre les acteurs est grande ? La haine communautaire a atteint son paroxysme au point qu’il est difficile de croire que l’organisation prochaine des élections, à elle seule, suffira à apaiser les cœurs et à taire les rancoeurs devenues par trop tenaces.

 

Le peuple centrafricain a besoin de se réconcilier avec lui-même. Et cette réconciliation ne peut avoir lieu tant que François Bozizé et Michel Djotodia continueront de tirer les ficelles, eux qui, on le sait, n’ont jamais fait mystère de leur volonté de voir la Centrafrique divisée en deux, avec un nord majoritairement musulman et un sud à dominante chrétienne. Cela dit, la Communauté internationale est interpellée, si l’on ne veut pas que la RCA connaisse le même sort que le Soudan du Sud.

 

B.O

Lu pour vous : VIOLENCES COMMUNAUTAIRES EN RCA : Comment enterrer la hache de guerre ?
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25 août 2015 2 25 /08 /août /2015 11:11

 

 

COMPTE RENDU

 

 

Par Morgane Bona Le Monde.fr 

 

De violents affrontements intercommunautaires ont lieu depuis jeudi 20 août dans les environs de Bambari, au centre de la République centrafricaine (RCA). Ces heurts font suite au meurtre d’un jeune musulman, abattu par un groupe identifié comme anti-balaka (miliciens d’autodéfense majoritairement chrétiens). Le bilan provisoire des représailles fait état de 15 morts et 20 blessés. Ces violences démontrent l’instabilité qui prédomine toujours en RCA, alors que les Centrafricains sont appelés, à l’automne, à approuver le projet de Constitution, puis à choisir leurs représentants. Mais l’organisation d’élections libres et transparentes relève du défi, tant la situation sécuritaire reste précaire.

 

Ces élections, initialement prévues en novembre 2014, ont été par deux fois ajournées. Sous la pression de la communauté internationale, les autorités ont finalement fixé au 18 octobre le premier tour des législatives et de la présidentielle.

 

Alors que l’échéance se rapproche, aucune candidature n’a encore été validée par les autorités centrafricaines. Supposé s’ouvrir le 9 août, le dépôt des candidatures a été reporté sine die, faute de découpage électoral, et en attendant l’adoption des dispositions dérogatoires au code électoral de 2013. « Il n’y a pas vraiment de campagne, pas de candidats qui viennent s’exprimer », note Lewis Mudge, de l’ONG Human Rights Watch, après avoir passé trois semaines dans l’est du pays.

 

« Zones rouges »

 

La sécurité, nécessaire au recensement et au processus électoral, est loin d’être rétablie. Celle-ci « s’améliore partiellement dans la capitale, et en général dans l’ouest, mais reste volatile dans le reste du pays », note le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) de l’ONU. D’est en ouest, il existe de facto des « zones rouges », où se multiplient les braquages et les extorsions. « Est ce que les gens vont oser sortir de la brousse et aller en ville, après une année où les villages ont été brûlés ou des membres de leur famille ont été tués ? s’interroge Lewis Mudge. Pour aller en ville, il faut marcher une quinzaine, voire une vingtaine de kilomètres. »

 

Dans le centre du pays, la Séléka (milice à dominante musulmane, qui avait pris le pouvoir à Bangui en mars 2013, avant d’en être chassée l’année suivante), aujourd’hui divisée en quatre groupes armés, règne sur la province de Ouaka. Mais ce sont les miliciens anti-balakas, tenant Bouca, plus à l’ouest, qui inquiètent le spécialiste : « Ils circulent en plein air avec leurs kalachnikovs. Les femmes accusées de sorcellerie sont tuées et les gens qui ne paient pas les anti-balakas voient leur village brûlé ». Dans l’Ouest anti-balaka, les camions sont régulièrement attaqués sur l’axe commercial Bangui-Garoua-Boulaï, principal chemin d’approvisionnement du pays, si bien que les chauffeurs camerounais ne prennent plus la route, entraînant la pénurie de certains produits dans la capitale

 

A Bangui, l’OCHA constate également une augmentation de la délinquance et de la criminalité. Les tensions entre la population et les forces onusiennes sont récurrentes dans la capitale. Le 2 août, un casque bleu a été tué lors d’un affrontement dans le quartier de PK5. Le scandale des accusations de viols à l’encontre des forces françaises et des membres de la mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca) ne contribue pas à apaiser la situation. Le 12 août, Babacar Gaye, chef de la Minusca depuis 2013, a été contraint à la démission sur fond d’accusations d’abus sexuels, d’un viol et d’un double-homicide commis par des casques bleus. A moins de trois mois de l’échéance prévue pour les élections, il a été remplacé par le Gabonais Parfait Onanga-Anyanga, sans expérience du terrain centrafricain.

 

« Je pense que ça n’est pas raisonnable d’avoir des élections législatives et présidentielle dans un contexte de guerre », estime Lewis Mudge. A l’absence de sécurité s’ajoutent des retards en cascade dans l’organisation des élections. Depuis l’officialisation du calendrier électoral, le 19 juin, l’Autorité nationale des élections (ANE) centrafricaine rencontre nombre de difficultés dans le processus de recensement. Les agents de l’ANE n’ont démarré leur mission que le 26 juillet, dans l’ouest de la Centrafrique, alors que les opérations de recensement devaient s’achever le lendemain au plus tard.

 

La capitale est désignée comme responsable de ce retard. Les habitants de Bangui ont longtemps boudé les 470 agents de recensement déployés dans la ville. Si bien que l’ANE a dû prolonger de deux semaines les opérations et organiser une campagne de sensibilisation de la population d’environ 600 000 habitants pour recueillir 314 000 inscriptions sur les listes électorales. Contacté par Le Monde, le président de l’ANE, Dieudonné Kombo-Yaya, estime que « le retard de Bangui s’est légèrement répercuté sur le reste du pays ». Aujourd’hui, le recensement des citoyens de l’est du pays commence avec près d’un mois de retard.

 

La question des déplacés

 

Les agents de l’ANE sont également tenus de recenser les 460 000 réfugiés et les 368 000 déplacés centrafricains. D’abord écartés du processus démocratique Conseil national de transition (tenant lieu de Parlement), pour des raisons de coût, ils sont finalement appelés à participer aux scrutins. Le 20 juillet, la Cour constitutionnelle a réaffirmé le droit de vote des réfugiés centrafricains établis au Tchad, au Cameroun, au Congo et en République démocratique du Congo.

 

Mais, note Lewis Mudge, « les élections ne sont pas la priorité [des déplacés]. Ils cherchent à manger, à boire et à éviter le paludisme ». Malgré les 2 millions d’euros versés par la France le mois passé, les organisateurs des élections manquent de ressources. Dieudonné Kombo-Yaya le reconnaît : « Nous avons de sérieux problèmes de financement, il nous manque environ 8 milliards de francs CFA [12 millions d’euros] » pour organiser de manière optimale les élections de l’automne.

 

Deux mois après la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC) du 25 mai, le chef d’Etat gabonais Ali Bongo, président en exercice de la CEEAC, vient de signer l’acte de prorogation du régime de transition centrafricain jusqu’au 30 décembre. La CEEAC et ses membres influents accordent encore quatre mois de répit à la présidente de transition Catherine Samba-Panza pour organiser ces élections législatives et présidentielle.

 

Morgane Bona


http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/08/24/malgre-le-chaos-la-centrafrique-prepare-les-elections_4735405_3212.html#AeMmrIMJUpG5wZ4J.99

Lu pour vous : Malgré le chaos, la Centrafrique prépare les élections
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24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 22:30

 

 

 

http://www.le360.ma/  Par Ziad Alami le 24/08/2015 à 21h30

 

Kiosque360. L’Inspection générale des Forces armées royales a ordonné l’ouverture d’une enquête sur de présumés «scandales sexuels» impliquant des soldats marocains en mission en Afrique sous commandement des Nations unies.

 

L’Inspection générale des Forces armées royales est décidée à châtier sévèrement tout manquement à l’éthique militaire, à plus forte raison les abus sexuels. C’est ce qui ressort de la décision prise par le général de corps d’armée, Inspecteur général des FAR, d’ouvrir une enquête sur un présumé «viol de mineure» par un casque bleu marocain en Centrafrique. «Le Général Arroub enquête sur des scandales sexuels impliquant des soldats marocains», titre en effet Assabah, dans son édition de ce mardi 25 septembre.

 

Selon le quotidien arabophone, «l’enquête pourrait s’élargir pour englober tous les abus sexuels prétendument perpétrés par des casques bleus marocains à l’encontre de femmes et d’enfants, en contrepartie de promesses de leur fournir argent et nourriture».

 

 S’agissant de l’auteur présumé du «viol sur une mineure centrafricaine», Assabah indique que les Forces armées royales, qui comptent un bataillon en Centrafrique depuis 2013, ont décidé d’interroger le soldat incriminé ainsi que ses supérieurs, conformément aux lois encadrant le travail des casques bleus.

 

«Au moment où le soldat concerné est confronté à l’accusation de viol sur une mineure de 16 ans, des sources révèlent que l’enquête pourrait être étendue à d’autres hommes soupçonnés d’avoir fait miroiter, sur la période allant de décembre 2013 à juin 2014, des promesses sonnantes et trébuchantes à des mères et à leurs filles en échange de rapports sexuels», dévoile encore Assabah, rappelant que 14 soldats français avaient été déférés devant la justice pour répondre de ces actes rédhibitoires.

 

«Les prévisions d’élargissement de l’enquête à d’autres cas similaires interviennent alors que les Nations unies, à travers leur instance décisionnelle, le Conseil de sécurité, ont été saisies de plusieurs cas de viols depuis début août et veulent, coûte que coûte, obtenir réparation pour les victimes des viols», explique Assabah.

 

«Pas moins de 13 cas de viols sexuels sur mineures ont été enregistrés durant le mois d’août en Centrafrique», chiffre le quotidien, indiquant que ces agressions sexuelles ont coûté son poste au chef de la Mission de l’ONU en Centrafrique, le diplomate sénégalais Babakar Gaye.

 

Par Ziad Alami

 

© Copyright : dr

Lu pour vous : LE GÉNÉRAL ARROUB ENQUÊTE SUR DES «SCANDALES SEXUELS» CHEZ LES CASQUES BLEUS MAROCAINS

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24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 22:13

 

 

 

http://rjdh.org/  PAR NAÏM-KAÉLIN ZAMANE LE 24 AOÛT 2015

 

Le Chargé d’Affaires des États-Unis en Centrafrique, David Brown demande l’arrestation d’Ali Darass, source selon lui, des troubles à Bambari dans la Ouaka (Centre). Il exige également des actions vigoureuses contre les Anti-Balaka présents autour de la ville. Une déclaration faite sur le plateau de l’Émission Espace Francophone de la Radio Notre Dame, le dimanche 23 août 2015 et se situe dans un contexte de regain de tensions dans la ville de Bambari.

 

« J’ai visité Bambari le 24 juillet dernier et pour moi c’était choquant de constater que Ali Darass, d’une faction des séléka dont les éléments braquaient toujours, rackettaient toujours au vu et au su de la Minusca et de la Sangaris en plus. Il prélève des taxes sur les productions du café », a noté le diplomate.

 

Le Chargé d’Affaires a trouvé d’inadmissible la présence et les actions de Ali Darass dans une grande partie de la région que lui et ses hommes occupent. « Je trouve intolérable qu’un Monsieur comme soit permis de continuer à mener des actions illégales et de grandes envergues, qui touchent au moins trois préfectures. Je crois qu’il faut faire quelque chose, soit Monsieur Ali Darass doit arrêter ce type de comportement soit il doit être arrêté ».

 

En plus des éléments de l’ex-Séléka, les Anti-Balaka sont également considérés comme étant l’une des sources des problèmes de Bambari, « Pas loin de Bambari, il y a des Anti-Balaka qui eux menacent des Centrafricains y compris des peuls. Je crois que toute ethnie doit être protégée par l’État et par la Minusca. Donc il faut non seulement agir contre Ali Darass mais agir contre ces Anti-Balaka ».

 

La réaction du Chargé d’Affaires américain fait suite à celle du président du Conseil National de Transition, qui après une visite à Bambari dans les mois passés, a « appelé à l’arrestation de Ali Darass », considéré par lui comme « un mercenaire soudanais ».

 

Ali Darass est l’un des généraux de l’ex-Séléka. Il est présentement de l’une des factions de cette ancienne coalition, Union pour la Paix en Centrafrique (UPC) dont le siège se trouve à Bambari.

Le Chargé d’Affaires américain, David Brown demande l’arrestation d’Ali Darass de l’ex-Séléka à Bambari
Le Chargé d’Affaires américain, David Brown demande l’arrestation d’Ali Darass de l’ex-Séléka à Bambari
Le Chargé d’Affaires américain, David Brown demande l’arrestation d’Ali Darass de l’ex-Séléka à Bambari

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24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 22:09

 

 

 

http://rjdh.org/  PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 24 AOÛT 2015

 

Un nouvel affrontement a opposé les éléments des ex-Séléka aux Anti-Balaka hier 23 Aout 2015 dans la ville de Bambari. Le bilan n’est pas encore connu. D’après une source locale, la ville est sous contrôle de Ali Darass de la Séléka. Une situation qui a amené les habitants à rejoindre les camps des déplacés. Une mission gouvernementale s’est rendue ce matin à Bambari pour décanter la situation.

 

La mission gouvernementale est composée du ministre de la sécurité publique Said Panguendji, du ministre résident de la Ouaka et de celle de la réconciliation nationale Florence Lydie Ndouba. L’objectif de cette mission, selon des sources proches de la primature, est d’écouter les parties en conflit et de trouver des terrains d’entente.

 

Une rencontre entre les membres de cette délégation, les leaders religieux et les groupes armés.  L’abbé Félicien Indimoyo, chancelier de l’évêque de Bambari ayant pris part à cette réunion, a fait savoir au RJDH que toutes les sensibilités étaient représentées sauf les anti-Balaka car ces derniers ne sont pas visibles dans la ville après l’affrontement d’hier.

 

Un élément de la Séléka a fait savoir que la tension a été provoquée par certains évadés de la prison de Bangui  qui ont rejoint la ville de Bambari. « Auparavant, il y avait une entente entre les éléments de la Séléka et les Anti-Balaka, mais il y a 14 éléments des Anti-Balaka qui ont rejoint la ville de Bambari, ils ont contourné la base des Minusca pour nous attaquer et nous avons réagi pour riposter », a-t-il expliqué lors de cette réunion.

 

Comme voie de ramener la paix dans la ville de Bambari, la population présente à cette réunion a décidé de mettre en place un comité de sensibilisation auprès des habitants pour dénoncer les auteurs des crimes. Ce comité doit regrouper les deux partis en conflit c’est-à-dire les Séléka et les Anti-Balaka,  a-t-on appris des sources locales.

 

Les quartiers Bornou, Haoussa et Kidikra sont sous contrôle des éléments des ex-Séléka depuis hier, « 90% de la population ont regagné les sites des déplacés fuyant les exactions car la ville est sous contrôle de Ali Darass », a déclaré un habitant sous l’anonymat joint par le RJDH.

 

« Les ex-Séléka font la patrouille et Ali Daras est toujours présent dans la ville», a-t-elle souligné.

 

Les barrières érigées ne sont pas encore enlevées, et la mission ministérielle a déjà quitté la ville de Bambari pour Bangui. Les activités restent toujours paralysées après l’affrontement d’hier.

 

 

Calme précaire à Bambari après 5 jours de tension

 

http://www.radiondekeluka.org/   lundi 24 août 2015 13:30

 

Cinq jours après les affrontements inter-communautaires qui ont fait plus d'une douzaine de victimes, plusieurs blessés dont deux humanitaires du CICR (Comité International de la Croix Rouge), un calme précaire règne à Bambari, ville encore paralysée et vidée d'une bonne partie de sa population. 


Selon les informations reçues ce matin, plusieurs centaines de personnes ont regagné les 4 anciens sites des déplacées de ladite ville afin de se mettre à l'abri d'autres représailles. Toutefois, en cette matinée du 24 août 2015, la tension a baissé et ce, sans un consensus entre les belligérants. Les barricades érigées par une partie de la population au quartier Kidikra sont, selon certaines sources, « totalement démantelées par les soldats de la Minusca appuyés par les éléments de l'UPC », précisant par la même occasion que « les éléments de l'UPC, ex seleka sont très visibles dans ce quartier  sinon une partie de la ville ». 

Ce que dénonce les responsables Antibalakas de Bambari qui y voient une sorte de « parti pris » des soldats de la Minusca.Marcellin Orobo, porte parole des anti balaka de ladite ville explique : « nous avons donné consigne de ne pas toucher à la Minusca. On s'est retiré leur laissant la possibilité de faire cette opération mais ce qui est étonnant, c'est que l'équipe de la Minusca est mélangée avec celles de Ndarassa, une force non conventionnelle, ce qui nous inquiète ».

Du côté de l'UPC, le colonel Daouda renchérit que l'UPC « est une force conventionnelle envoyée à Bambari en tant que commandement de la 5ème région militaire de la République Centrafricaine par un décret présidentiel ».

Même si la réaction du gouvernement centrafricain est toujours attendue depuis le déclenchement de cette crise, les responsables de la Minusca, accusés de « partie pris », déclarent avoir envoyé une mission à Bambari et qu'ils réagiront à leur retour. 

Du côté du CNT – le parlement provisoire, le président de cette institution, Ferdinand Alexandre Nguendet – lui-même originaire de Bambari, est sorti de sa réserve : « Devant la gravité des faits, le Conseil national de transition dénonce cette violence aux relents communautaires et appelle les populations de Bambari au calme ». 


«  ...rien, absolument rien ne peut justifier de tels actes de violences dans un contexte où le peuple centrafricain tout entier aspire à la paix et à la réconciliation entre les communautés », a par ailleurs ajouté Alexandre Ferdinand Nguendet.


C'est depuis le 20 août 2015 que la Capitale de la Ouaka est secouée par des scènes de violences après l'assassinat sur l’axe Bambari-Simbolo d'un jeune musulman par des individus armés assimilés aux anti-balaka. Une situation qui a mis le feu aux poudres faisant une douzaine de personnes, tuées ainsi que plusieurs autres blessés.

Une mission gouvernementale à Bambari après un nouvel affrontement entre Séléka et Anti-Balaka

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24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 22:07

 

 

 

http://rjdh.org/  PAR JUDICAEL YONGO LE 24 AOÛT 2015

 

L’inscription sur la liste électorale se poursuit à l’intérieur du pays. Mais quelques difficultés ont été signalées à Kaga-Bandoro et à cela s’ajoute le mécontentement des agents recenseurs de la ville de Baboua qui réclament leurs per diem. Par contre à Nola, le bureau de l’ASPE de la ville  a communiqué ce lundi 24 août 2015 le résultat provisoire des opérations lancées dans la circonscription.

 

Les 159 agents recenseurs de la sous-préfecture de Baboua ont manifesté ce lundi 24 août,  après avoir terminé les opérations d’enrôlement des électeurs, expliquant que c’est  depuis trois jours qu’ils n’ont pas reçu leur argent.

 

« Nous avons travaillé depuis 20 jours dans des conditions difficiles et c’est avec nos propres moyens sans avoir du côté de l’ASPE de Baboua nos primes. Et nous allons confisquer les kits d’enregistrement pour que nos per diem soient versés par l’ASPE de Baboua», a expliqué un agent recenseur.

 

Brice Jefferson  Yadere, président de l’ASPE de Baboua accuse l’ANE à Bangui car ils sont abandonnés depuis leur prestation de serment. D’après lui, « l’ASPE de Baboua ne dispose pas de moyens nécessaires pour répondre aux préoccupations de ces agents même pour superviser les opérations dans toutes les communes de la sous-préfecture de Baboua ».

 

Par contre à cinq jours des opérations du recensement électoral dans la ville de Kaga-Bandoro, quelques difficultés ont été signalées. Ces difficultés sont liées à la mauvaise utilisation des appareils photo par les agents, la rupture des fiches d’enregistrement, le manque des moyens logistiques des superviseurs, le manque de frais de restauration des agents sur les terrains.

 

C’est ce qui a été relevé par le président de l’Autorité Sous-préfectorale des Elections de Kaga-Bandoro Noël Ngodi.« Ces difficultés et surtout la panne des appareils photo entravent souvent la bonne marche d’inscription de la population sur la liste électoral. Malgré que la population est venue massivement pour se faire inscrire sur la liste, il se pose à tout moment des difficultés », a-t-il souligné.

 

Au bureau de l’Autorité Sous-préfectorale des Elections de Nola, le président de cette institution Jean-Pierre Kondho  a donné les résultats provisoires des travaux d’enrôlement des électeurs pour les trois communes de Nola du 23 juillet au 09 aout 2015 dernier.

 

Il s’agit de la commune de Nola où  24.749 électeurs se sont inscrits sur la liste, à Salo 4.741 électeurs et à Bilolo 5.231 électeurs se sont fait  enregistrés. Ces chiffres donnent un résultat provisoire de 34.721 électeurs de la circonscription de Nola  sans compter les centres de Mekaran,  Bandoka, Gonde où les résultats ne sont pas encore connus, a indiqué le président de l’ASPE de Nola Jean-Pierre Kondho.

 

Des difficultés enregistrées dans les opérations de recensement à l’intérieur du pays

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24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 20:17

 

 

         

APA Bangui (Centrafrique) 2015-08-24 18:08:13 - Une formation sur la gestion et le contrôle des armes légères et de petits calibres a démarré, lundi à Bangui, en vue de la mise en place d'une commission nationale de lutte contre les armes légères et de petits calibres conformément aux recommandations du forum national de réconciliation tenu à Bangui du 4 au 11 mai dernier.


Initiée par le centre régional des armes légères et de petits calibres, la rencontre de trois jours est destinée à des cadres centrafricains du ministère de l'Administration du territoire.

Selon le Haut commissaire à la Décentralisation, Pétro Koni Zézé, la circulation des armes légères et de petits calibres est responsable du chaos en Centrafrique.

Ces armes sont détenues par des personnes qui n'ont pas le droit d'en avoir et proviennent souvent de la destruction des poudrières militaires, a-t-il expliqué.

Pour arrêter l'instabilité en Centrafrique, il faut les ramasser en mettant en place le programme Démobilisation, Désarmement et Réinsertion (DDR), a estimé le Haut commissaire à la Décentralisation.


Les participants à la formation ont la lourde responsabilité de créer la commission nationale de lutte contre les armes légères et de petits calibres, afin de permettre à la République centrafricaine de contrôler leur circulation. 

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=832022#sthash.rItV6IQq.dpuf

Centrafrique: Vers la création d'une Commission nationale de lutte contre les armes légères

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24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 20:01
Lu pour vous : Crime, châtiment et absolution en Centrafrique

 

 

L’AVIS DE L’EXPERT 

 

 

http://www.letemps.ch/  Pierre Hazan  Mardi 25 août 2015

 

En mai dernier s’est tenu un important forum à Bangui visant à extraire le pays d’une crise extrêmement violente. Fait étrange, des victimes ou proches de victimes ont pardonné à leurs bourreaux, alors qu’en même temps les participants ont souhaité que les chefs de milice soient poursuivis. Par Pierre Hazan, chef de projet de Justiceinfo.net et professeur associé à l’Université de Neuchâtel

 

 «Ni punir, ni pardonner.» Par son efficace clarté, la formule de l’essayiste d’origine allemande Hannah Arendt frappe et souligne l’impasse dans laquelle nombre de sociétés se trouvent: que faire des auteurs de crimes si terribles que le châtiment ne serait jamais proportionnel au mal qu’ils ont commis? Que faire face à ce qui paraît de l’ordre de l’impardonnable?

 

Difficile de ne pas souscrire à l’affirmation d’Hannah Arendt, mais c’est pour se trouver aussitôt confronté à un choix binaire – punir ou pardonner – aussi bien moralement que politiquement insatisfaisant, choix auquel les sociétés en transition ne peuvent pas se soustraire. Que l’on soit un adepte de Machiavel et de la realpolitik ou, au contraire, un fervent défenseur des droits de l’homme, la brutalité des faits ne peut être évacuée: des crimes de masse ont été commis souvent par des milliers, voire des dizaines de milliers de personnes, et le châtiment pénal ne concernera qu’une infime minorité de leurs auteurs. D’où le fait que de nombreux pays ont mis sur pied des politiques de pardon au nom de la «réconciliation» et de la recherche de «la paix et la sécurité».

 

Mais comment fonctionnent-elles ces politiques de pardon? A quelle transaction, à quelle contrepartie donnent-elles lieu? Le repentir est-il obligatoire? Comment s’articule le lien entre morale, politique et réconciliation? Entre le pardon individuel et le pardon collectif? Ce sont à ces questions que nous nous attacherons à travers l’examen de trois pays, la Centrafrique (ci-dessous), le Burundi et le Rwanda (à lire dans nos prochaines éditions).

 

Du 4 au 11 mai 2015 s’est tenu le Forum national de Bangui en Centrafrique. Il visait à extraire le pays d’une crise qui a plongé le pays dans un épouvantable bain de sang, les Nations unies n’hésitant pas à décrire un an plus tôt la situation comme «pré-génocidaire» dans un contexte d’effondrement de l’Etat. Aux terribles violences infligées par les milices Séléka qui se sont emparées du pouvoir en 2013 ont répondu, une année plus tard, celles égales sinon pires des milices anti-balaka, les premières s’en prenaient à la majorité chrétienne, les secondes à la minorité musulmane. Le point culminant de violence a été atteint en décembre 2013 quand des centaines de musulmans furent massacrés en quelques jours dans le ghetto dit du «Point kilomètre cinq» («PK5»).

 

C’est donc dans le contexte d’un Etat délétère, soutenu à bout de bras par la communauté internationale et par les forces armées des Nations unies, de l’Union européenne et des troupes françaises que s’est tenu le forum qui rassemblait les chefs de milice qui s’affrontaient il y a peu de temps encore, des victimes, des jeunes, des associations de femmes, des représentants de la société civile et des personnalités religieuses. Très rapidement, la question du pardon émerge en séance plénière et dans la commission dédiée aux questions de justice et de réconciliation. Prenant le micro, des responsables de milice s’excusent pour les crimes qu’ils ont commis. Aussitôt des hommes et des femmes accordent leur pardon, bien que leurs enfants ou d’autres membres de leur proche famille aient été assassinés et qu’eux-mêmes aient été victimes de violences. J’étais bien davantage intrigué par l’octroi du pardon si facilement, si généreusement donné par les victimes, que par le repentir des responsables des groupes armés.

 

Pour les seconds, leurs repentirs formulés en termes généraux étaient sans doute de l’ordre du pardon stratégique: peut-être voulaient-ils limiter ainsi le risque de poursuites, voire espérer se légitimer à nouveau aux yeux de leurs concitoyens dans la perspective de l’ouverture d’un nouveau chapitre de la vie politique centrafricaine. En revanche, le pardon des victimes était étonnant, d’autant que simultanément, à une écrasante majorité, l’assemblée décida de renoncer à toute amnistie pour les auteurs de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. Une décision certes conforme au droit international, mais peu habituelle en République centrafricaine, où les amnisties étaient jusqu’ici la règle. En quelques mots qui sonnèrent comme un slogan dans la salle de l’Assemblée nationale de Bangui, une intervenante résuma le sentiment prédominant: «Oui au pardon, non à l’impunité!»

 

Dès lors, comment combiner dans le même temps l’octroi du pardon et la nécessité du châtiment? Comme dépasser cette contradiction? La réponse fut donnée par plusieurs intervenants, ainsi que par l’archevêque de Bangui, Monseigneur Dieudonné Nzapalainga. Elle fut on ne peut plus simple. Comme l’affirma une femme victime, «le pardon est une puissance qui libère».

 

Ainsi, nombre (mais de loin pas toutes) de victimes affirmèrent renoncer à faire elles-mêmes justice. Elles opéraient une disjonction entre la sphère privée et la sphère publique. D’une part, elles voulaient se libérer de la haine envers leur tortionnaire, dont elles pressentaient que celle-ci risquait d’emprisonner leur énergie dans une éternelle volonté de revanche, perdant ainsi la maîtrise de leur destin. Elles percevaient le pardon comme une étape quasi obligée d’une reconstruction psychologique. Si les victimes renonçaient volontairement à exercer une vengeance privée, elles demandaient par contre à l’Etat de sanctionner les auteurs de ces crimes.

 

C’est dire qu’en l’espèce le pardon n’oblitérait en aucune manière la nécessité du châtiment. Tout au contraire, dans le temps des travaux de la Commission justice et réconciliation, puis en réunion plénière du forum de Bangui, le pardon et le châtiment ont relevé de deux sphères clairement distinctes: la sphère privée où la victime peut – si elle le souhaite – pardonner, et la sphère publique, qui reste chargée de châtier les criminels. D’où le très large consensus qui s’est dégagé lors du Forum national de Bangui afin que les autorités centrafricaines continuent de collaborer avec la Cour pénale internationale (CPI), qu’elles mettent sur pied une Cour pénale spéciale pour sanctionner les chefs de milice qui échapperaient aux poursuites de la CPI, ainsi que pour reconstituer l’appareil judiciaire. Tout en acceptant par ailleurs la création d’une Commission vérité et réconciliation et de comités locaux de médiation.

 

L’exemple centrafricain témoigne de la disjonction radicale entre le pardon qui peut être accordé entre la famille de la victime (ou la victime elle-même) et l’auteur des crimes, et la nécessité que, par ailleurs, justice soit rendue par un tribunal national ou international. Dès lors, la forte formule d’Hannah Arendt évoquant des crimes si graves qu’on ne peut «ni les punir, ni les pardonner» se trouve renversée: ces crimes peuvent être à la fois punis et pardonnés.

 

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