Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 21:38

 

 

Centrafrique/Bangui : Deux ans après l’ex-Séléka, la lutte contre l’impunité se poursuit
 

Bangui, 24 mars 2015 (RJDH)—Le 24 mars rappelle la prise du pouvoir par la coalition Séléka en 2013. Après avoir franchi la ligne rouge tracée par la Misca à l’époque, les troupes de cette rébellion ont marché sur Bangui. D’après certains observateurs de l’actualité centrafricaine, le cycle infernal de violence est né de l’impunité qui a toujours caractérisé les différents régimes centrafricains. Ils ont vu en la coalition Séléka l’apothéose de cette situation dramatique.

 

Du coup, après la démission de Michel Djotodia et de son Premier ministre Nicolas Tiangaye mettant un terme au règne de la Séléka, les projecteurs se sont braqués sur la lutte contre l’impunité. Arrêter, juger et condamner les auteurs des crimes de violation des droits humains équivaudrait à ramener la paix en Centrafrique, proclame-t-on.

 

Ainsi, dans les différentes résolutions prises dans le cadre de la résolution de la crise centrafricaine, la lutte contre l’impunité est devenue le cheval de bataille de la communauté internationale et des autorités de la transition. Cela s’est traduit tout au long de l’histoire du pays par des arrestations médiatisés et commentées de par tout le pays.

 

Les plus importantes sont celles du général des Anti-Balaka, Rodrigue Ngaibona alias Andjilo, Ousmane Mahamat Ousmane, Vice-président du Front Populaire pour le Redressement de Centrafrique (FPRC), faction de l’ex-Séléka favorable à l’ancien président Michel Djotodia et pas plus tard qu’hier de Romaric Vomitiadé, ministre du tourisme pour viol de mineure. En plus de cela, la Minusca a affirmé avoir arrêté plus de 15 00 personnes pour des faits divers. D’après une source proche de la maison carcérale de Ngaragba, 700 personnes y sont logées présentement.

 

Du côté de la présidence centrafricaine, l’on affirme ne pas être en marge de cette dynamique. D’après la présidente de la transition Catherine Samba-Panza. D’abord « notre volonté de lutter contre l’impunité s’est manifestée par la réhabilitation des Commissariats, de la Gendarmerie, des Prisons, du palais de la justice etc. Nous avons mis à la disposition des forces de sécurité intérieure des moyens mobiles afin qu’elles puissent barrer la route au banditisme », a-t-elle répondu sur les ondes de la RFI.

 

 Ensuite, elle a indiqué que parmi les crimes commis en République Centrafricaine, il y en a qui relèvent de la compétence des juridictions internationales. « Dans les crimes commis en Centrafrique, il y en a de grave et de grande échelle et qui relèvent du Droit International Humanitaire. Notre volonté de lutter contre l’impunité se fait également remarquer dans le mémorandum signé avec la communauté internationale qui prévoit que des appuis soient apportés aux autorités centrafricaines au cas où des insuffisances se seraient constatées dans le système judiciaire ».

 

Entre temps, la coalition Séléka n’a pas pour autant disparu définitivement. Elle s’est morcelée en trois coordinations politiques et militaires.  le FPRC, faction de Michel Djotodia, l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC) d’Ali Darass et le PRC de Joseph Zoundéiko. Ils ont des hommes armés disséminés à travers le pays dont certains dans trois bases de la capitale./

 

Naim-Kaélin ZAMANE


 

 

Centrafrique/Bossangoa : L’eau potable devient rare dans la ville après l'interruption du générateur de la SODECA

 

Bossangoa, 25 mars 2015(RJDH)-- Le générateur de la Société de distribution d’eau en Centrafrique (SODECA) de Bossangoa est tombé en panne depuis une  semaine. La population doit parcourir de trois à cinq kilomètres pour s’approvisionner en eau mais non potable.

 

Pendant cette saison sèche, la population de la  ville de Bossangoa s’est confrontée à de sérieux problèmes pour s’approvisionner en eau potable dans la ville. « Les femmes quittent entre trois à cinq heures du matin et parcourent parfois cinq kilomètres pour s’approvisionner en eau potable dans la ville. Les habitants de la ville de Bossangoa sont obligés de consommer de l’eau non potable », a rapporté une autorité communale. 

 

Bernadette Denam, une habitante de la ville de Bossangoa s’interroge que les conséquences de la consommation d’eau potable dans la ville. Elle se dit très  inquiète du manque d’eau potable dans la ville, et demande au gouvernement et aux ONG œuvrant dans la ville de leur venir en aide,  car « l’eau c’est la vie », rappelle –telle. 

 

Cette pénurie d’eau potable dans la ville de Bossangoa s’explique par l’absence du générateur de la SODECA de Bossangoa qui est tombé en panne depuis une semaine.

 

Une source proche de la SODECA de Bossangoa a fait savoir que ce dysfonctionnement  est lié à l'interruption de groupe électrogène. La pièce endommagée a été commandée à l'étranger. Elle avoue ne pas avoir une idée sur la date précise de l'arrivée de cette pièce de rechange. /

 

Hyppolite Feidangai  


 

Centrafrique/Bangui : Le Premier ministre Mahamat Kamoun se réjouit de la visite de la cheffe de l’État à Ndélé

 

Bangui, 25 mars 2015 (RJDH) Le chef du gouvernement de transition, Mahamat Kamoun se dit satisfait de la visite de la présidente de la transition, Catherine Samba-Panza à Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran. Cette visite effectuée le 21 mars, marque le retour de l’autorité de l’État dans cette zone.

 

Selon les termes d’un communiqué de la Primature, publié le 24 mars, la visite de Catherine Samba-Panza est intervenue après celle de Mahamat Kamoun au mois de décembre 2014 et «marque incontestablement le retour de l’État dans cette partie du pays ».

 

S’inscrivant également dans la logique de la réconciliation nationale et du dialogue entre Centrafricains,  « cette visite du Chef de l’État de la Transition a redonné espoir à la population meurtrie de Ndélé et a permis à la présidente et toute sa délégation de se rendre compte des actions menées par le Premier ministre Mahamat Kamoun et son gouvernement pour redéployer les services de base en province et restaurer l’autorité de l’État sur toute l’étendue du territoire de la République Centrafricaine ». 

 

Signé de Georges Adrien Poussou, ministre Conseiller spécial du Premier ministre, le communiqué conclut qu’ « en effet, le chef du gouvernement, se félicite de la ferme détermination du chef de l’État de la Transition de remettre le pays sur les rails et de sa volonté de conduire cette Transition consensuelle et apaisée à bon port, dans les délais convenus. Le chef du gouvernement, salue enfin l’engagement sans relâche de la communauté internationale aux côtés de notre pays dans la crise sans précédent qu’il traverse ». 

 

De décembre 2014 en mars 2015, deux importantes visites des autorités de la transition y sont effectuées. Il s’agit de celle de Mahamat Kamoun en décembre 2014 et de la cheffe de l’État le 21 mars 2014./

 

Naim-Kaélin ZAMANE

 

 

Centrafrique/Moyenne-Sido : Difficiles conditions de vie des déplacés
 

Kabo, 25 mars 2015 (RJDH)- -Les déplacés  de Moyenne-Sido (extrême nord), vivent dans des conditions déplorables. Ils ont des difficultés à s’approvisionner en vivres, suite à la fermeture de la frontière entre le Tchad et la Centrafrique. Deux personnes du site des déplacés de cette localité seraient portées disparues la semaine dernière. Un constat fait par une autorité communale jointe par le RJDH.

 

La frontière entre la Centrafrique et le Tchad a été fermée suite aux conflits armés. Dans la communale de Moyenne Sido, les déplacés qui ont été transférés dans cette localité, éprouvent des difficultés suite à la recrudescence de l’insécurité.

 

Une autorité communale jointe par le RJDH a fait  savoir que deux des personnes vivant sur site des déplacés ont été emportées par des personnes non identifiées. « Nous sommes restés sans nouvelles de ces deux personnes enlevées la semaine dernière», a déploré l’autorité communale.

 

Pour Moussa, un habitant de la commune de Moyenne Sido, le mouvement des habitants de la ville de Kabo, Markounda et de Moyenne Sido vers le Tchad est compromise par les forces tchadiennes. « Nous ne pouvons pas traverser la frontière pour aller nous procurer des vivres, des médicaments et des produits de première nécessité. Les déplacés qui s’entêtent sont passés à tabac », a déploré cette source.

 

Plus de 3000 déplacés vivent dans des conditions déplorables. Ils interpellent le gouvernement à plaider auprès du gouvernement tchadien pour la réouverture de la frontière entre le Tchad et la Centrafrique. /

 

Japhet Béroféi.


 

Centrafrique/Lambi : Au moins 80 peulhs, sous protection de la communauté, vivent dans la précarité

 

Lambi, 25 mars 2015 (RJDH) Au moins 80 peulhs vivent dans des conditions difficiles dans la commune de Lambi, située à 185 kilomètres dans la sous préfecture de Bossembele. Selon les informations du RJDH, ces peuples pasteurs sont sous la protection des habitants de cette commune depuis plus d’un an.

 

Omer Aristide Tonzi, président du groupement ‘’Demoyongo’’ qui s’occupe de ces peuples autochtones, a indiqué que  80 peulhs vivent dans la précarité, sans assistance humanitaire. « Ils circulent librement et exercent leurs activités pastorales malgré que les ex-Séléka aient emporté 4 troupeaux, leur appartenant. Ils ne reçoivent pas d’assistance humanitaire et leurs enfants ont des difficultés à fréquenter l’école par manque de fourniture scolaire », a-t-il expliqué.

 

« Nous avons perdu la semaine passée deux membres de cette communauté, Ils sont morts des suites du paludisme. C’est regrettable de vivre dans une situation très pénible et de ne pas bénéficier d’aune aide », a fait observé la source.

 

Selon la source, les ONG humanitaires sont passées discuter avec  les peulhs de Lambi mais sans suite favorable. « Il y a de cela 8 mois, l’ONG ACORD leur était venue en aide. La Croix-Rouge aussi avait distribué des moustiquaires,  l’Archevêque et la Caritas avaient soigné ces peulhs à un moment. Mais depuis au moins 10 mois, il me semble que ces peuples sont tombés dans les oubliettes », a regretté ce leader communautaire.

 

« Ces peulhs n’ont même plus envie de vivre dans la commune. Mais, nous avons acheté des bœufs et des moutons pour eux et ils s’occupent de l’élevage dans la commune. C’est encore faible comme notre appui, c’est pourquoi nous sollicitons l’appui des partenaires pour aider ces peuples », a ajouté Omer Aristide Tonzi.

 

Le groupement ‘’Demoyongo’’, crée en 2003,  s’occupe de la protection des veuves, des orphelins, des éleveurs, des personnes vivant avec le VIH et la protection des minorités peulhs./

 

Fridolin Ngoulou


 

Nouvelles nationales sur RJDH

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 14:01

 

 

Entretien

 

Propos recueillis par Joan Tilouine Le Monde.fr Le 25.03.2015 à 09h41 • Mis à jour le 25.03.2015 à 09h57


À Bangui, les autorités centrafricaines de la transition ont le regard porté vers la tenue, encore incertaine, de l’élection présidentielle prévue à la fin de cette année. Une soixantaine de candidats sont en lice pour cette échéance qui mettra un terme à cette transition menée par la présidente Catherine Samba-Panza.

 

D’ici là, nombreux sont les défis à relever et tout est à faire ou presque, selon Jean-Jacques Demafouth, le conseiller à la présidence en charge de la sécurité et des relations avec Sangaris et la Minusca (Mission des Nations Unies en République centrafricaine). À commencer par la réconciliation. C’est ainsi que le Forum de Bangui réunira, courant avril, des représentants de la société civile, des groupes armés, des religieux, et des partis politiques pour débattre de l’avenir du pays.

 

De passage à Paris, Jean-Jacques Demafouth a plaidé auprès des autorités françaises le maintien de l’opération Sangaris qui a prévu une réduction de ses effectifs, et un soutien renforcé de la France. Entretien.

 

Pourquoi souhaitez-vous le maintien de l’opération Sangaris ?

 

Nous sommes bien conscients que l’opération Sangaris lancée le 5 décembre 2013 ne devait durer que six mois. Or, cela fait plus d’un an que les militaires français de Sangaris sont en République centrafricaine (RCA). Nous avions espéré que Sangaris puisse résoudre les maux du pays, mais la crise se révèle plus profonde.

 

Si aujourd’hui nous traversons une accalmie que je comparerai à de la braise sous de la cendre, le pays est exsangue et nous avons toujours plus besoin de sécurité pour mener à bien cette transition. Le président François Hollande a indiqué que Sangaris restera en RCA jusqu’à l’automne. Ce que nous saluons, mais nous souhaitons un retrait progressif, à un rythme d’escargot.

 

Quelle autre forme d’aide réclamez-vous à la France ?

 

Nous avons besoin d’un soutien financier clair de la France. Nous voulons que Paris soutienne le budget de la RCA et incite d’autres bailleurs à faire de même. Nous avons encore besoin de près de 10 milliards de FCFA pour boucler notre budget. Et ce, sans compter l’organisation de l’élection présidentielle ainsi que le Forum de Bangui. L’Union européenne qui nous aide financièrement compte d’ailleurs la France parmi ses contributeurs, toutefois cela n’est malheureusement pas suffisant. J’ai demandé aux autorités françaises une aide supplémentaire modeste pour l’organisation du Forum de Bangui ainsi que pour le processus électoral.

 

Où en sont les préparatifs du Forum de Bangui ?

 

Nous avons fini le 11 mars la phase des « consultations populaires ». Celles-ci se sont déroulées, depuis le 19 janvier, dans tout le pays et ont réuni toutes les composantes de la société centrafricaine, y compris des groupes politico-militaires, pour dialoguer, échanger. Une première dans le pays ! Chaque région a ainsi pu exprimer ses besoins, ses craintes, ses préoccupations. De la sécurité à la scolarité des jeunes, en passant par la sécurité, nous avons tout noté et nous sommes actuellement en train d’analyser ces comptes rendus pour en dégager des grands thèmes qui seront abordés lors du Forum de Bangui prévu en avril.

 

Près de 500 délégués sont attendus, à raison d’une quinzaine par région, mais aussi des leaders de la diaspora et de partis politiques ainsi que des dignitaires religieux. Là encore, les forces françaises nous ont aidés à organiser ces consultations notamment dans des zones reculées. Et nous avons un besoin patent de Sangaris pour sécuriser ce Forum que d’aucuns veulent empêcher.

 

Cette étape de la réconciliation précède la tenue de l’élection présidentielle. En l’état, la Centrafrique est-elle capable d’organiser des élections ?

 

À la suite du Forum de Bangui, nous allons démarrer la phase de préparation électorale. Selon l’Agence nationale des élections, trois mois au minimum sont nécessaires pour faire ce recensement en vue de la constitution du fichier électoral.

 

« S’il faut attendre que tout le pays soit apaisé et sous contrôle, nous ne ferons jamais d’élection »

 

Alors oui, en effet, nous ne contrôlons pas tout le territoire et cette élection sera sans doute partielle. Mais dans chacune des grandes villes des seize préfectures, il y aura des bureaux de vote sécurisés. S’il faut attendre que tout le pays soit apaisé et sous contrôle, nous ne ferons jamais d’élection. Notre devoir, c’est que tous les candidats – une soixantaine actuellement – puissent faire campagne dans la paix. Nous tenons à ce que cette élection se déroule vite, si possible avant décembre, pour que la transition s’achève et qu’on transmette le pouvoir à un président élu, donc légitime.

 

Comment faire un recensement alors que certaines zones du pays échappent au contrôle de l’Etat ?

 

Je pense que si nous sommes parvenus à mener à bien les « consultations populaires », nous pouvons faire un recensement. Il est vrai que de nombreux Centrafricains sont des déplacés et qu’il sera complexe de tous les identifier. Mais nous avons déjà commencé. Et nous ferons ce que nous pouvons pour qu’ils puissent avoir leur carte d’électeur.

 

Pour ce qui est du fichier électoral, nous partons de zéro ou presque. Nous comptons récupérer l’ancien fichier électoral qui servira de base. C’est indéniablement un défi. Mais il faut le relever, et avancer quitte à faire une élection imparfaite. C’est l’élection de la dernière chance.

 

Dans quel état se trouvent les forces armées centrafricaines ?

 

Nous n’avons ni armée, ni gendarmerie, ni police. Nous disposons d’environ 3 500 gendarmes et 2 800 policiers à Bangui. Mais le problème, c’est qu’ils ne sont pas armés. Tous les stocks d’armes laissés par l’ancien régime ont été pillés par les groups armés. Donc nous hommes en uniforme utilisent parfois des armes récupérées sur les marchés locaux. J’ai plaidé auprès des autorités françaises pour que l’armement saisi par les troupes internationales soit remis à nos forces armées en reconstitution. Et nous souhaitons une levée de l’embargo au moins sur les formations afin de pouvoir entraîner nos militaires et policiers.

 

Redoutez-vous une montée de l’islamisme et de l’influence de Boko Haram en Centrafrique ?

 

« Nous constatons actuellement l’arrivée en Centrafrique de prédicateurs radicaux venus de pays voisins »

Nous ne savons rien ou si peu de ce qui se passe à nos frontières avec le Soudan et le Tchad sous contrôle de l’ex-Séléka. Boko Haram peut opérer dans ces zones, ce qui nous préoccupe d’autant plus que nous savons que des liens existent.

 

Le numéro 2 de l’ex-Séléka, Noureddine Adam, est ou a été en contact avec des éléments de Boko Haram et d’Al-Qaida. Nous constatons actuellement l’arrivée en Centrafrique de prédicateurs radicaux venus de pays voisins. La jeunesse désœuvrée centrafricaine constitue une proie facile pour les mouvements djihadistes. Autant d’éléments d’inquiétude.

 

C’est pour cela que nous sommes allés en février au sommet de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), pour lancer un appel afin que la RCA ne soit pas oubliée dans la lutte contre Boko Haram.

 

Quid du rôle de François Bozizé, actuellement à Kampala, et de la déstabilisation orchestrée par certains de ses fils ?

 

Bozizé, c’est le mal de la politique centrafricaine. Je l’ai bien connu, d’abord comme officier général puis comme chef d’Etat-major lorsque j’étais ministre de la défense. Sa gestion du pouvoir a été honteuse, et il doit des excuses aux Centrafricains. Il ne faut pas oublier que lorsque les rebelles de la Séléka se sont emparés de Bangui en mars 2013, Bozizé a abandonné son pays qu’il a confié, par un décret, à la France.

 

« Les autorités de transition présidées par Catherine Samba-Panza collaborent avec le bureau du procureur de la CPI pour que les enquêtes aboutissent vite »

 

Sa manipulation des groupes armés tels que les milices anti-balaka ont aggravé le désordre et ont précipité le pays dans le chaos. Il ose ensuite se rendre en février à Nairobi pour négocier la paix avec son tombeur et successeur, Michel Djotodia. Les autorités de transition présidées par Catherine Samba-Panza soutiennent la Cour pénale internationale et collaborent avec le bureau du procureur pour que les enquêtes aboutissent vite.

 

Cette rencontre à Nairobi entre Bozizé et Djotodia a été orchestrée par le président congolais Denis Sassou Nguesso, comment percevez-vous l’évolution de sa médiation ?

 

Nous avons été surpris de ne pas avoir été ni associé ni informé de cette rencontre à Nairobi. Or, nous aurions souhaité être présents. D’autant que le processus de Brazzaville, où a été signé en juillet un accord de cessation des hostilités, a été salué par la communauté internationale qui a par ailleurs condamné cette rencontre de Nairobi entre Bozizé et Djotodia.

 

Nous sommes reconnaissants au président Denis Sassou Nguesso, médiateur de la crise centrafricaine, pour son implication et ses efforts pour parvenir à une réconciliation. Mais il est important que ce travail de dialogue implique le gouvernement.

 

La neutralité du président Denis Sassou Nguesso, dont la proximité avec l’ancien ministre centrafricain Karim Méckassoua est publique, n’est-elle pas contestable ?

 

Il a probablement un penchant pour un candidat. Personnellement, je n’ai jamais entendu le président congolais faire état d’un soutien affiché. On sait bien, en effet, que Karim Méckassoua fait les va-et-vient entre Bangui et Brazzaville. Entre proximité et soutien politique, il y a un pas qui, je l’espère, ne sera pas franchi.

 

Joan Tilouine


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/03/25/centrafrique-l-election-de-la-derniere-chance_4600603_3212.html#DBPRhLVQ3iaMuG8p.99

Lu pour vous : Centrafrique : « l’élection de la dernière chance » : Interview de Jean Jacques Demafouth

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 13:00

 

 

 

http://www.lavoixdelamerique.com  mercredi, mars 25, 2015. 11:53 TU

 

Le ministre du Tourisme, des Arts et de la Culture, Romaric Vomitiade a été placé lundi sous mandat de dépôt, suite à une affaire de viol sur une mineure de 16 ans à Yaloké, dans le nord-ouest de Bangui.

 

L’affaire remonte début février lors des opérations de consultations populaires à Yaloké, localité située à 222 Km au nord ouest de Bangui.

 

Après le retour sur Bangui de la délégation dirigée par le ministre Romaric Vomitiade, une radio locale diffuse le témoigne d’une adolescente de 16 ans affirmant avoir été violée par le ministre lors de ces opérations.

 

L’affaire a fait un véritable buzz dans le pays, mais le membre du gouvernement de transition nie les faits.

 

Depuis ce jour, les relations entre l’exécutif et le ministre présumé violeur ne sont pas au beau fixe.

 

Finalement, lundi, Romaric Vomitiade est arrêté et placé sous mandat de dépôt.

 

Selon Maurice Dibert Dollet, procureur général près la Cour d’appel de Bangui, l’enquête suit son cours et le chef du département du tourisme sera présenté très prochainement à un juge.

 

Joint par VOA Afrique, le ministre de l’Administration du Territoire et Porte-parole du Gouvernement, Modibo Bachir Walidou, "cette arrestation d’un membre du gouvernement en fonction, répond à la volonté de la presidente de la transition, Catherine Samba Panza, de lutter contre l’impunité".

 

Modibo Bachir Walidou joint par Félix Yépassis-Zembrou.

Arrestation d'un ministre centrafricain accusé de viol

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 12:58

 

 


N'Djamena AFP / 25 mars 2015 11h59 - La cour criminelle spéciale de N'Djamena a condamné mercredi à la réclusion à perpétuité, pour assassinats et tortures, sept responsables des services de sécurité de l'ex-président tchadien Hissène Habré, renversé en 1990, inculpé de crimes contre l'humanité et détenu à Dakar, a constaté un correspondant de l'AFP.


Trois autres des 28 accusés ont été condamnés à 20 ans de réclusion par la cour, qui a relaxé quatre personnes et infligé des peines allant de sept à quinze ans de prison aux autres prévenus.


La plupart faisait partie de la sinistre et redoutée Direction de la Documentation et de la Sécurité (DDS, police politique).


Parmi les sept condamnés à la réclusion à perpétuité figure le principal accusé du procès, l'ancien patron de la DDS, Saleh Younous, ainsi que Mahamat Djibrine, présenté par la Commission nationale d'enquête tchadienne comme l'un des tortionnaires les plus redoutés du Tchad lors de ces années noires.


Cinq des accusés ont été jugés par contumace, dont deux ont écopé de la perpétuité.

Ils étaient jugés depuis le 14 novembre pour assassinats, tortures, séquestrations, détention arbitraire, coups et blessures et actes de barbarie.


Hissène Habré, né en 1942, au pouvoir de 1982 jusqu'à son renversement en 1990 par l'actuel chef de l'État, Idriss Déby Itno, s'était ensuite réfugié au Sénégal, où il bénéficia pendant plus de 20 ans de la bienveillance des autorités sénégalaises avant d'être finalement arrêté.


Le tribunal spécial, créé par le Sénégal et l'Union africaine (UA) pour juger M. Habré, a rendu le 13 février une ordonnance le renvoyant devant une cour d'assises spéciale pour y être jugé pour crime contre l'humanité, crimes de guerre et crime de torture.

Hissène Habré est accusé par l'organisation de défense de droits de l'Homme Human Rights Watch (HRW) de milliers d'assassinats politiques et de l'usage systématique de la torture pendant son régime.



(©)

Tchad : sept condamnations à la perpétuité au procès de complices de l'ex-président Habré

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 02:37

 


Ouagadougou AFP / 24 mars 2015 23h04 - Un juge d'instruction a été saisi dans l'affaire Thomas Sankara, président du Burkina Faso assassiné en 1987 lors d'un coup d'Etat, dont les proches demandaient depuis des années la réouverture du dossier, a annoncé mardi l'avocat de la famille à l'AFP.

Le commissaire du gouvernement du tribunal militaire nous a confirmé samedi que le dossier a effectivement été transféré à leur niveau et que l'ordre de poursuite a enfin été donné, a déclaré Me Bénéwendé Sankara, qui n'a pas de lien de parenté avec l'ex-président.

Un haut responsable judiciaire burkinabè a confirmé cette procédure, sous couvert d'anonymat. Le dossier est arrivé. L'ordre de poursuite a été signé, un juge d'instruction a été saisi, a-t-il indiqué.

Le capitaine Thomas Sankara, arrivé au pouvoir par un coup d'Etat en 1983, a été tué quatre ans plus tard lors du putsch qui a porté Blaise Compaoré au pouvoir. Le régime de M. Compaoré, balayé fin octobre par des manifesations de rue après 27 ans de règne, avait toujours refusé de rouvrir son dossier.

Le président Michel Kafando, qui a succédé en novembre à Blaise Compaoré, avait à l'inverse promis que justice serait rendue dans ce dossier très symbolique au Burkina Faso.

Nous sommes allés féliciter le président (Kafando) pour avoir tenu ses engagements, a déclaré Me Bénéwendé Sankara.

- Réformer la justice -

Les chefs d'inculpation ne sont pas encore connus, selon l'avocat de la famille Sankara : remettre la procédure à plat suppose refaire une instruction très sérieuse dans le cadre de ce dossier, donc c'est un véritable combat titanesque qui commence.

La figure de Thomas Sankara, révolutionnaire loué pour son intégrité et icône du panafricanisme, a été abondamment revendiquée durant le soulèvement populaire qui a conduit à la chute du président Compaoré.

Début mars, le gouvernement avait déjà autorisé l'exhumation du corps de Thomas Sankara, dans le but de l'identifier formellement.

Le Che africain avait été inhumé au cimetière de Dagnoën (quartier est de Ouagadougou), mais sa famille et ses nombreux partisans doutent qu'il s'agisse vraiment de sa dépouille.

Après avoir échoué auprès des tribunaux burkinabè, sous le régime Compaoré, à faire effectuer des tests ADN pour trancher cette question, la famille avait saisi la Cour africaine des droits de l'Homme, qui avait ordonné en 2008 au gouvernement du Burkina Faso d'autoriser les expertises nécessaires, en vain.

Le Burkina Faso a entamé mardi des états généraux de la justice en vue de réformer ce pilier républicain très critiqué sous le régime Compaoré.

Citoyens, presse, ONG et même gouvernants dénonçaient constamment la corruption rampante et l'impunité érigée en système de gouvernance alors que des membres du gouvernement Compaoré avaient reconnu publiquement que des juges étaient acquis au pouvoir.

Des réflexions sont actuellement menées sur des réformes qui permettront à la Haute Cour de Justice de juger des dirigeants pour des crimes de haute trahison et attentat à la Constitution commis dans l'exercice de leurs fonctions, a annoncé mardi la ministre de la Justice Joséphine Ouédraogo lors des états généraux. Elle n'a pas précisé si ces réformes auraient un effet rétroactif.

Une trentaine d'organisations de la société civile avaient réclamé fin février des poursuites judiciaires pour attentat à la Constitution contre les membres du dernier gouvernement de Compaoré, des hauts dirigeants de son parti et des partis alliés qui avaient soutenu un projet de révision constitutionnelle visant à le maintenir au pouvoir au-delà de la fin de son dernier mandat.


(©)

Burkina Faso : saisine d'un juge d'instruction dans le dossier de l'ex-président assassiné Thomas Sankara

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 02:23

 

 

Bangui, 24 mars 2015(RJDH) --  Le ministre du Tourisme, des Arts, de la Culture et de l’Artisanat Romaric Vomitiadé a été mis en garde à vue sur ordre du  Procureur,  dans la soirée du lundi 23 mars. Le membre du gouvernement avait été accusé de viol de mineure, à Yaloké lors d'une mission des consultations à la base ; mission qu’il a conduite dans cette localité.

 

Joint par le RJDH, le Procureur général se réserve de tout commentaire, évoquant la présomption d'innocence du prévenu.

 

Lors d'un entretien accordé au RJDH avant son arrestation, Romaric Vomitiadé, clame son innocence et affirme être surpris d'écouter sur les ondes d'une station nationale les informations selon lesquelles, il a violé une mineure. "Je laisse l’opportunité aux hommes de droit de faire leur travail", a-t-il dit. 

 

 Etant  ministre résident de la préfecture de  l’Ombella M'Poko, le ministre du Tourisme s’est rendu dans cette localité du 21 au 26 janvier pour les consultations populaires à la base. Il est mis aux arrêts malgré la non abrogation du décret de sa nomination comme ministre./

 

Marina Moulougnatho

Centrafrique/Bangui : Après avoir été accusé de viol, le ministre anti-balaka Romaric Vomitiadé a été arrêté

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 02:12

 

 

 

PARIS, 24/03/201516:13 (Reuters) - La présidente de transition centrafricaine, Catherine Samba-Panza, a émis des réserves mardi sur l'adoption éventuelle de mesures d'amnistie dans le cadre du processus de réconciliation deux ans après le coup d'Etat de la Séléka. 

 

    Les exactions commises par cette mouvance rebelle à majorité musulmane contre la population chrétienne ont provoqué une réplique des anti-balaka, des miliciens chrétiens qui se sont mis à traquer la communauté musulmane. 

 

    Plusieurs milliers de personnes ont été tuées et près d'un million ont été déplacées. 

 

    "A chaque processus de réconciliation, nous avons toujours commencé par prendre des mesures d'amnistie générale", souligne Catherine Samba-Panza dans une interview à RFI. "Cela fait vingt ans que le cycle de violence ne s'est pas arrêté". 

 

    "Ce sont des initiatives, en fait, qui ne payent pas, mais, par contre, qui frustrent les victimes", estime-t-elle. "C'est vrai, nous voulons aller vers le dialogue, nous voulons aller vers la réconciliation, mais pas au prix de l'impunité."

 

    La Cour pénale internationale (CPI) a annoncé fin septembre avoir ouvert une enquête sur les crimes commis par les milices armées depuis août 2012. 

 

    En février, une vingtaine d'ONG ont appelé le Parlement centrafricain à adopter le projet de loi créant une Cour pénale spéciale - réunissant des magistrats centrafricains et internationaux - chargée d'enquêter et de juger les crimes commis depuis 2012 dans le pays. 

 

 (Marine Pennetier, édité par Sophie Louet)

La présidente de la RCA réservée sur des mesures d'amnistie

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 02:09

 

 

 

 

Édité par Hélène Decommer 

 

Par Réfugiée centrafricaine

 

LE PLUS. Le 24 mars 2013 avait lieu un coup d’Etat en Centrafrique. Depuis, près de 450.000 personnes ont fui les combats et les massacres pour se réfugier dans les pays voisins, notamment au Cameroun. C'est le cas de Kathy (prénom d'emprunt), 43 ans. Elle raconte.

 

J’ai fui mon village pour sauver ma vie. Quand ma maison a été attaquée par des hommes armés, je me suis cachée à quelques mètres de chez moi.

 

 Mes voisins tués à coups de machettes

 

 J’ai assisté au meurtre de mes voisins, qui ont été tués à coups de machettes. Ma maison a été détruite par ces hommes venus piller, terroriser et massacrer la population. La seule solution pour survivre était de fuir.

 

 Dans la confusion du moment, j’ai été séparée de mes enfants et de mon mari.

 

 J’étais seule et j’avais peur. J’ai marché de longues journées sans eau, sans nourriture et sans abri. Je dormais toutes les nuits dehors. Je me cachais et sursautais à chaque bruit.

 

 Je savais que je ne serais pas en sécurité tant que je n’aurais pas traversé la frontière camerounaise. J’avais peur d'être attaquée et tuée sur le chemin, mais je ne pouvais pas abandonner.

 J'ai retrouvé mon frère, pas mes enfants

 

 J’ai marché pendant plusieurs semaines. Parfois, un véhicule s'arrêtait pour me prendre à son bord. Le chemin était plus rapide, mais je ne me sentais toujours pas en sécurité. Nous étions entassés avec d'autres passagers.

 

 Un jour, les deux personnes assises en face de moi se sont fait tuer par balle.

 

 J’étais à bout de force quand je suis arrivée dans le site de réfugiés de Timangolo, dans l’Est du Cameroun. J’y ai retrouvé mon frère, mais je sursautais encore à chaque mouvement. Je n’arrivais pas à dormir, les cauchemars me hantaient.

 

Il y a quatre mois, j’ai rencontré les équipes psychosociales de l’ONG CARE. Les premiers échanges avec le psychologue étaient difficiles. Je n’arrivais pas à parler de ce que j’avais vécu.

 

 Aujourd’hui, j’ai retrouvé le sommeil et l'envie de communiquer avec les autres, mais je voudrais savoir où sont mes enfants et mon mari. Ne pas savoir ce qu’ils sont devenus est insupportable.

 

Propos recueillis par une équipe de l'ONG CARE.

 

 

Les équipes de l’ONG CARE soutiennent les réfugiés centrafricains installés dans l'Est du Cameroun. CARE mène des activités de soutien psychosocial, ainsi que des programmes d'assainissement et d'accès à l'eau. CARE aide également les populations camerounaises dont les ressources limitées sont confrontées à une pression supplémentaire.

Lu pour vous : Centrafrique : mes voisins ont été tués sous mes yeux. Alors j'ai fui, pour sauver ma vie

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 15:26

 

 

 

http://www.radiondekeluka.org   mardi 24 mars 2015 14:11

 

La République Centrafricaine est plongée dans une crise sans précédent depuis le 24 mars 2013 avec l'arrivée des hommes armés de l'anciennne coalition Séléka avec à leur tête, Michel Djotodia Am Nondroko, installé au pouvoir à l'issu du coup de force. Deux ans après le renversement du général François Bozizé Yangouvonda, les Centrafricains subissent encore aujourd'hui les conséquences de ce coup de force, surtout que la situation a poussé des miliciens dits « Antibalaka », d'entrer dans la danse. Même si aujourd’hui le pouvoir n’est plus entre les mains de cette coalition rebelle, la Centrafrique a connu les moments les plus sombres de son histoire.
 
La traversée de ''la ligne rouge'' le 24 mars 2013 a ouvert la voie à de graves violations de droits humains. Le peuple centrafricain a commencé à compter ses morts par millier, à vivre des atrocités inimaginables, des actes inhumains. La personne humaine a été chosifiée : décapitation, mutilation, torture, viol, bref. Des biens matériels ont été détruits, pillés et volés. Le Centrafricain lambda se souvient encore négativement de cette date fatidique.


Les rebelles, dont une présence d'étrangers notamment les Tchadiens et les Soudanais,  s'étaient installés au pouvoir.


Après neuf mois de pouvoir, Michel Djotodia, chef de file de la coalition Séléka, a été contraint à la démission par ses pairs le 10 janvier 2014 à Ndjamena au Tchad. C'était au cours d'un sommet extraordinaire de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC). Une nouvelle histoire s'est ouverte avec l'élection de Catherine Samba Panza par les Conseillers nationaux de Transition (parlementaires provisoires) au mois de janvier 2014.


La mauvaise gestion et l'insécurité, perpétrées contre les populations civiles à Bangui notamment dans les quartiers nord considérés comme le fief de l'ancien chef d’État Bozizé, avaient entraîné l'invasion des miliciens Antibalaka, le 5 décembre 2013, conduisant ainsi le pays dans un chaos profond.


Ces miliciens, considérés comme des sauveurs à leur entrée, se sont transformés  en bourreaux des populations. Armes au poing, gâchette facile, les Antibalaka ont également tué, torturé, pillé, violé et volé. Ils se sont spécialisés dans le braquage des véhicules appartenant à des organismes nationaux et internationaux, des organisations non gouvernementales et plus ceux des particuliers. La population a été totalement prise en otage : implantation des barrières illégales, perception des taxes de tous ordres, blocage de l'appareil étatique par l'organisation de journées « villes mortes ». Enfin, ces miliciens ont excellé dans les opérations de kidnapping. Deux humanitaires de l'ONG Codis, dont une française Claudia Priest et un frère de l'église catholique ont été kidnappés et relâchés quelques jours après. Le sommet de ces enlèvements est celui du ministre de la Jeunesse et des Sports, Armel Ningatouloum Sayo, relâché  après des pourparlers avec les bourreaux.


La situation humanitaire et sécuritaire dégradante de la Centrafrique a interpellé la communauté internationale. Selon Amnesty International, en deux jours, environ 1.000 chrétiens et 60 musulmans sont tués dans les combats et les massacres. Le 5 décembre 2013, alors que des violents combats éclatent à Bangui et Bossangoa, une résolution de l'ONU autorise le déploiement de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca), appuyée par la France, afin d'intervenir pour stabiliser la situation. Le 15 septembre 2014, la Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation de la République Centrafricaine (Minusca) a pris le relais de la Misca.

Or du 5 au 8 décembre 2013, alors que l'armée française a commencé son déploiement, Bangui, la capitale de la Centrafrique, était le théâtre de violents combats entre les Séléka et les Antibalaka. 

 
Plus tard, le 30 avril 2014, les premiers soldats de l'Union européenne (Eufor-RCA) prennent la relève des forces de l'opération Sangaris à l'aéroport Bangui M'Poko qu'ils sont chargés de sécuriser ainsi que les troisième et cinquième arrondissements de Bangui.


La troisième guerre civile centrafricaine est un conflit inter-communautaire apparu au cours de l'année 2013 République Centrafricaine.


Le conflit se caractérise par de nombreuses exactions contre les civils, musulmans ou chrétiens. Un grand nombre d'entre-eux ont fui les villages pour se réfugier dans la brousse. La situation débouche sur une crise humanitaire importante, aggravée par le chaos sécuritaire.


Le 23 juillet 2014, les belligérants ont signé un accord de cessation des hostilités à Brazzaville.

24 mars 2013 : une date inoubliable en Centrafrique
24 mars 2013 : une date inoubliable en Centrafrique
24 mars 2013 : une date inoubliable en Centrafrique
24 mars 2013 : une date inoubliable en Centrafrique
24 mars 2013 : une date inoubliable en Centrafrique
24 mars 2013 : une date inoubliable en Centrafrique

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 15:16

 

 

 

Ils arrivent à Bangui avec le cinéma,

la comédie des dents, des pillages

des vols des viscères l’argent après

l’Embargo imposer la Tutelle à la

Centrafrique

libre aux champs dès l’Avril

 

                   1

 

Unité Dignité Travail

Centrafricains aujourd’hui 

nous sommes maîtres

chez nous en Centrafrique

 

                   2

 

c’est fini le partage de

l’Afrique en 1881 à Berlin

c’est fini l’esclavage

les macaques les travaux forcés

 

                   3

 

c’est fini les vieux crocodiles

dans la colonne de notre dos

avec des maquereaux du

monde entier qui accourent

 

                   4

 

c’est fini le mépris des voleurs

des assassins de 1881 à 2015

ce Pays de Centrafrique tes

accouchés sont devenus plus

pauvres

 

                   5

 

C’est fini Centrafricains

nous avons trouvé au

fond de nous la Résistance nous

sommes debout secouant tous

les maquereaux du corps de Centrafrique

 

                   6

 

c’est fini depuis 1881

en mars 2012 cette déchirure

se soigne s’éteint entre frères

mais en 2015 les colonialistes

ne se mettent pas debout

à notre hauteur d’homme

 

                   7

 

car voici bientôt l’avril

du Peuple Centrafricain disparu

aux champs florissants

aux gardiens de mouton noir

de Ouadda Djalé

c’est fini les déchirures

au travail c’est la guérison du Pays

car voici son gouvernement

 

                   8

 

unité Dignité Travail

le Drapeau du Peuple entier

c’est fini l’esclavage

les macaques les travaux forées

les pancartes des organisations

des Femmes mères de Centrafrique disent!

levez l’embargo sur nos diamants

levez l’embargo sur les armes

des FACA Forces Armées Centrafricaines

pour la défense de notre Patrie

nous avons demandé aux

États-Unis comme le Rwanda, l’Algérie

des armes modernes et la

Formation de notre Armée FACA

nous sommes les soldats

de la République de Centrafrique

 

                   9

 

ces gens-là n’ont donc pas

de cœur ! depuis 1881 sans cesse

les voici les voilà derrière

nous leur chose nous forçant

nous tuant nous mentant

nous détruisant tout autour de nous

 

                   10

 

ces gens-là n’ont donc pas

de cœur ! depuis 1881 sans cesse

les voici les voilà derrière

nous leur chose leurs macaques

notre identité dans leur trou du

cul nos Autorités morales

 

                   11

 

ces gens-là n’ont donc pas

de cœur ! depuis 1881 sans cesse

ils mangent dans le cœur de

notre pays emportant les fibres

de son corps Centrafrique démantelé

 

                   12

 

ces gens-là n’ont donc pas

que des dents qui s’en prennent

à la moindre résistance du Peuple

debout En 1944 leur longue

aiguille pique des poisons dans

l’échine droite de Krebedjé

en 2013 ils arrêtent nos flèches

en 2015 ils élargissent une déchirure

entre des frères ils en font une plaie large

au cœur de Centrafrique

 

                   13

 

ces gens-là n’ont donc pas

de cœur que des dents des vols

des pillages en compagnie des

maquereaux du monde accourez

il y a à manger à affaiblir

le sang de Centrafrique disent-ils

depuis 1881 ils vomissent

sur les Droits des Peuples

à disposer d’eux-mêmes

ça n’est pas là leur affaire

 

                   14

 

Unité Dignité Travail

derrière les pancartes du Peuple

entier les Étudiants des Paysans

aux champs en avril 2015

ils ne sont pas au travail

à cause des manigances colonialistes

le Sangho c’est notre Patrie

 

                   15

 

Le Sangho c’est notre Pays

Nous l’avons forgé depuis 1881

Le Sangho étudie la Liberté

D’un coup de son poing noir

Il a bousculé votre esclavage

Nous allons étudier ce Pays

Notre Langue en paix

 

                   16

 

Unité Dignité Travail

ces gens-là dépassés depuis 1881

ont-ils de l’entendement arrogants

ils se placent d’eux-mêmes

en ennemi du Peuple nous !

devant nous n’êtes-vous plus à la

hauteur de la Résistance du Peuple ?

Tous vos prétextes sont bons

pour nous écrouler par terre

toujours recommencer nous lancer

des pierres dans les pierres de bâtir

à notre manière ce Pays ?

 

                   17

 

Unité Dignité Travail

en 2015 secouons tous Centrafricains

les haleines des crocodiles logés

depuis 1881 dormant dans notre dos

Nous ne voulons pas haïr

ce Peuple de France frère au loin

nous demandons des armes une

armée forte FACA aux États-Unis

pour soutenir notre Résistance

voilà la base de travailler

étudier accoucher en paix

 

                   18

 

le 12 mars le gouverneur général

Delattre ne fait pas mention

pourquoi donc de l’assassinat

de trois jeunes gendarmes désarmés

les Centrafricains sont-ils des gens ?

l’ambassadeur gouverneur

avec une part de complaisance

du mépris des Droits de l’Homme

du Conseil de Sécurité sans

les États-Unis sans la Puissante Russie

toute fois

avec les affairistes aux plaies

des bouches pour briser les os

encore et encore la moelle les restants

les os de Centrafriques turcs soudanais

marocains pour élargir la plaie

d’une déchirure au cœur de cette Terre

avec des confréries étrangères

cachées au Soleil regard du Peuple

avec des élections domestiquées asservies

pour fournir des tirailleurs cravatés

mimiques de leur identité colonialiste

aux frais exangues, réfugiés en

elle-même Centrafrique

ils disent = après l’embargo

nous voulons la Tutelle

pour briser ses os à midi

 

                   19

 

Unité Dignité Travail

Centrafricains aujourd’hui

nous somme maîtres

chez nous en Centrafrique laïque !

 

                   20

 

Mettons nos barrières

autour de nos mines

de nos terres de nos

rivières de nos forêts

Aujourd’hui

Centrafrique libre !

c’est fini ! devant Nous

contre Nous ! leur Tyrannie

à tous étrangère depuis 1881.

 

 

                            BAMBOTÉ MAKOMBO

                            20 mars 2015

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com