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23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 14:31
Viols en RCA: les parties civiles regrettent le non-lieu décidé en France

 

 

 

 

Par RFI Publié le 23-03-2017 Modifié le 23-03-2017 à 11:00

 

Le parquet de Paris a requis un non-lieu dans l'enquête sur les accusations de viols portées par des enfants centrafricains contre les soldats de l'opération Sangaris en 2013 et 2014. Une affaire qui a défrayé la chronique et terni l'honneur de l'armée. Le parquet estime qu'au terme de l'enquête, il est impossible d'établir des faits étayés et circonstanciés à l'encontre des militaires mis en cause par les enfants. Il est vrai que les témoignages recueillis à Bangui ont révélé des incohérences. Mais l'avocat de l'association ECPAT, maître Emmanuel Daoud, voudrait savoir si ces incohérences ne sont pas le fruit des traumatismes subis.

 

Je regrette que le parquet n’ait pas attendu que les magistrats instructeurs refusent peut-être cette demande d’acte en disant qu’elle n’est pas fondée, elle n’est pas pertinente, avant de rendre son réquisitoire définitif. Parce que rendre ce réquisitoire définitif dans ce tempo, dans ce calendrier, c’est d’une certaine façon, qu’on le veuille ou non, alimenter le procès qui est fait à cette instruction de vouloir aller relativement vite pour couvrir les agissements de l’armée française.

 

Maître Emmanuel Daoud

23-03-2017 - Par Olivier Rogez

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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 23:31
Lu pour vous : Le Burundi, 2e pays le plus malheureux au monde d’après les Nations Unies

 

 

 

 

http://www.jeuneafrique.com/  21 mars 2017 à 11h43 — Mis à jour le 21 mars 2017 à 11h44  

 

Par Armel Gilbert Bukeyeneza

 

Le monde a célébré ce lundi 20 mars la journée du bonheur. À cette occasion, un rapport commandité par les Nations unies sur le sujet établit que la Norvège est le pays où l'on est le plus heureux au monde. Le Burundi, lui, arrive sans surprise parmi les derniers pays du classement.

 

Le World Happiness Report concerne 155 pays. Et le Burundi occupe la 154e place, devant la République Centrafricaine, « pays le plus malheureux de la planète ».

 

Publié ce lundi 20 mars, journée internationale du bonheur, le classement prend en compte le PIB par habitant, l’aide sociale, l’espérance de vie à la naissance, la liberté de faire ses choix, la générosité et la confiance accordée aux dirigeants comme critères de classement.

 

« Le PIB par habitant et l’espérance de vie restent les variables clés. À elles seules, elles indiquent jusqu’à 50% le niveau du bonheur des différents pays », indique le rapport.

 

« Une espérance de vie de 24h renouvelables »

 

C’est par ironie que la phrase sort souvent de la bouche des activistes de la société civile : « Le Burundi a une espérance de vie de 24 h renouvelables. » Soit 59,6 ans, selon le rapport de l’OMS de mai 2016. La surenchère trouve racine dans les différents cas d’assassinats et disparitions forcées qui ponctuent le quotidien des Burundais depuis plusieurs années.

 

Ce lundi 20 mars encore, un colonel de police a été retrouvé mort à Bujumbura. Iteka, la ligue burundaise des droits de l’Homme, recense 63 cadavres comme celui-ci, trouvés un peu partout dans le pays depuis le début de l’année 2017.

 

21 cas d’assassinats recensés sur les trois dernières semaines

 

SOS Torture, un collectif des défenseurs des droits humains locaux, dénombre pour sa part 21 cas d’assassinats sur les trois dernières semaines. En 2016, ce collectif en a recensé 249.

 

Une situation inquiétante, qui s’ajoute à une conjoncture économique très difficile. Au Burundi, selon le FMI, le PIB par habitant est de moins de 300 dollars, l’un des plus bas au monde. De quoi faire du Burundi « le deuxième pays le plus malheureux du monde ».

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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 22:02

 

 

 

http://www.un.org/ 17 mars 2017 – Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a lancé vendredi un appel pour aider les pays africains - et plus particulièrement l'Ouganda - confrontés à des arrivées massives de réfugiés en provenance du Soudan du Sud.

 

« Huit mois après les nouvelles violences qui ont éclaté au Soudan du Sud, la famine causée par la combinaison vicieuse des combats et de la sécheresse est à l'origine de la crise des réfugiés qui connaît la croissance la plus rapide au monde », a déclaré le porte-parole du HCR, Babar Baloch, lors d'un point de presse à Genève.

 

Aucun pays limitrophe n'est immunisé

 

Selon le porte-parole, la crise au Soudan du Sud a provoqué le déplacement de 1,6 million de personnes dans la région. Les réfugiés sud-soudanais fuient en Ouganda, au Soudan, en Éthiopie, au Kenya, en République démocratique du Congo et en République centrafricaine.

 

« Le niveau des déplacements est alarmant et représente un fardeau impossible pour une région qui est clairement plus pauvre et qui manque rapidement de ressources pour y faire face », a souligné M. Baloch. « Aucun pays limitrophe n'est immunisé ».

 

L'Ouganda en première ligne

 

Près de la moitié des réfugiés sud-soudanais sont en Ouganda, où la situation est maintenant critique dans le nord du pays.

 

Jusqu'à récemment, le taux de nouveaux arrivants en Ouganda était d'environ 2.000 personnes par jour. Selon l'agence onusienne, l'afflux de réfugiés a atteint un record en février avec plus de 6.000 arrivées en une seule journée. En mars, le pic a été l'arrivée de plus de 5.000 personnes en une seule journée pour une moyenne quotidienne de plus de 2.800 arrivées.

 

En raison de l'arrivée rapide de réfugiés en provenance du Soudan du Sud, les installations de transit mises en place dans le nord de l'Ouganda pour accueillir les personnes nouvellement arrivées sont débordées. Les pluies récentes dans la région n'ont pas aidé les choses, et ajoutent à la misère.

 

« La situation à laquelle est aujourd'hui confronté l'Ouganda s'avère être le premier et le plus important test des engagements pris lors du Sommet pour les réfugiés et les migrants de septembre dernier », a déclaré M. Baloch, rappelant notamment l'engagement essentiel d'appliquer une approche novatrice aux situations de réfugiés dans le monde – connue sous le nom de Cadre de réponse globale pour les réfugiés.

 

« L'Ouganda est en première ligne pour l'application de cette nouvelle approche », a indiqué le porte-parole de l'agence onusienne. « Avec 5 autres pays, il a accepté de défendre le Cadre de réponse globale pour les réfugiés en prenant des mesures pour intégrer les efforts humanitaires aux efforts de développement ». Ces mesures comprennent notamment la mise à disposition de terres aux réfugiés, de les inclure dans les plans nationaux de développement, et de leur permettre d'accéder aux marchés de l'emploi.

 

Toutefois, M Baloch a prévenu que ces efforts risquent fort d'échouer à moins d'un soutien supplémentaire urgent et à grande échelle. « À l'heure actuelle, le financement pour les réfugiés sud-soudanais dans la région ne représente que 8% des 781,8 millions de dollars requis », a-t-il alerté, ajoutant que l'appel de fonds du HCR pour l'Ouganda est toujours à court de 267 millions de dollars.

Face à l'afflux massif de réfugiés fuyant le Soudan du Sud, le HCR appelle à soutenir les pays de la région
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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 21:54

 

 

 

http://www.un.org 22 mars 2017 – L'Experte indépendante des Nations Unies sur la situation des droits de l'homme en République centrafricaine (RCA), Marie-Thérèse Keita Bocoum, a indiqué mardi au Conseil des droits de l'homme avoir constaté des avancées significatives de la part du gouvernement dans l'élaboration d'un cadre législatif et institutionnel depuis sa dernière visite en juin 2016.

 

Dans une mise à jour orale, Mme Keita Bocoum, a notamment cité l'adoption de lois organiques, l'accession à des conventions internationales relatives aux droits de l'homme, l'adoption d'un plan de relèvement et la nomination d'un procureur de la Cour pénale spéciale parmi les progrès réalisés par les autorités centrafricaines.

 

L'Experte indépendante a cependant souligné que la situation demeurait fragile, notamment dans les préfectures de la Ouaka, de la Haute Kotto, de Nana Gribizi, de la Ouham et de la Ouham Pende, avec des conséquences terribles pour les civils. Elle a également évoqué la persistance des tensions et des violences dans le quartier PK5 de la capitale centrafricaine, Bangui.

 

Devant le Conseil des droits de l'homme, Mme Keita Bocoum a mis en garde sur la mutation rapide que connaît la crise centrafricaine. Selon l'Experte, le pays est en proie à une série de conflits locaux mettant aux prises des groupes armés ayant conclu des alliances « surprenantes ». « Les conflits qui semblaient opposer les communautés chrétiennes et musulmanes auparavant ont évolué vers des conflits entre des groupes qui seraient nationalistes, et d'autres qui seraient étrangers, avec parfois une connotation ethnique dangereuse », a-t-elle fait remarquer.

 

L'Experte a d'ailleurs noté que dans la Ouaka et la Haute-Kotto, « les combats et cycles de représailles entre la coalition des ex-Séléka et les anti-Balaka, d'un côté, et le Mouvement pour l'unité et la paix en Centrafrique (UPC), de l'autre, ont engendré de nombreuses violations des droits de l'homme ». Elle a ajouté que des communautés civiles ont été attaquées parce qu'assimilées à des groupes armés, en raison de leur appartenance ethnique. A cet égard, Mme Keita Bocoum a indiqué avoir « été informée d'exactions contre des musulmans arabes et goulas, les forçant à trouver refuge du côté de la ville assimilé aux chrétiens ». Par ailleurs, plus de 3.000 Peuls se sont réfugiés dans la ville, fuyant les combats et les exactions des groupes armés sur l'axe Bambari-Ippy-Bria. A Bakala, au nord de Bambari, « des dizaines de personnes auraient été exécutées et jetées dans des puits ou enterrées dans des fosses communes », a-t-elle ajouté.

 

Face à cette situation préoccupante, Mme Keïta Bocoum a salué l'intervention de la Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations Unies en Centrafrique (MINUSCA) pour stopper l'avancée sur Bambari des éléments du groupe armé Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC) et négocier le départ des chefs de guerre de l'UPC, du FPRC et des anti-Balaka.

 

Le regain de tensions a toutefois des conséquences sur le plan humanitaire. Près de la moitié de la population centrafricaine aurait besoin d'une assistance d'urgence. À la fin février 2017, plus de 470.000 Centrafricains avaient trouvé refuge dans les pays voisins, et plus de 400.000 étaient déplacés à l'intérieur du pays.

 

L'Experte n'a pas manqué de mentionner les diverses initiatives prises pour ramener la paix en RCA. Elle a cité à cet égard les efforts de mise en place progressive de comités locaux de paix et réconciliation à Bangui. Elle a également salué l'action des autorités traditionnelles et de la population de la ville de Birao en faveur du dialogue intercommunautaire et du vivre ensemble qui a permis d'éviter les conflits.

 

Dans ce contexte, Mme Keïta Bocoum a plaidé pour la mise en place d'une stratégie de justice transitionnelle afin de répondre à l'impunité et donner toutes ses chances à la réconciliation.

Centrafrique : une experte salue les avancées vers la paix et l'Etat de droit malgré une situation toujours fragile
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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 21:52

 

 

 

http://www.un.org 22 mars 2017 – La Cour pénale internationale (CPI) a condamné mercredi l'ancien Vice-président congolais Jean-Pierre Bemba Gombo à un an de prison et à 300.000 euros d'amende pour subornation de témoins dans son procès pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité.

 

Le 19 octobre 2016, la CPI avait déclaré M. Bemba et quatre autres accusés (Aimé Kilolo Musamba, Jean-Jacques Mangenda Kabongo, Fidèle Babala Wandu, et Narcisse Arido) coupables de plusieurs atteintes à l'administration de la justice, en lien avec les faux témoignages livrés par des témoins de la défense dans une autre affaire concernant Jean-Pierre Bemba devant la CPI.

 

En juin 2016, dans cette autre affaire, la CPI avait condamné Jean Pierre Bemba à 18 ans d'emprisonnement pour des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité commis en République centrafricaine en 2002-2003, a rappelé la CPI dans un communiqué de presse.

 

Peines prononcées :

 

Jean-Pierre Bemba Gombo a été condamné à une peine additionnelle d'une année d'emprisonnement. Aucune déduction du temps déjà passé en détention n'a été ordonnée. La Chambre a ordonné que l'intéressé purge cette peine à la suite de celle prononcée à son encontre dans l'affaire principale. Elle a également condamné Jean-Pierre Bemba à une amende de 300.000 euros, qu'il devra verser à la Cour dans un délai de 3 mois à compter de la décision relative à la peine, et qui sera ensuite transférée au Fonds au profit des victimes.

 

Aimé Kilolo Musamba a été condamné à une peine totale de 2 ans et 6 mois d'emprisonnement, dont a été déduit le temps qu'il a déjà passé en détention depuis son arrestation le 23 novembre 2013 jusqu'à la date de sa mise en liberté provisoire le 22 octobre 2014. La Chambre a suspendu l'exécution du reste de la peine pour une période de trois ans, de sorte que la peine ne prenne pas effet si Aimé Kilolo s'acquitte de l'amende infligée par la Chambre, et à moins qu'il ne commette, pendant cette période et en quelque lieu que ce soit, une nouvelle infraction passible d'une peine d'emprisonnement, y compris toute atteinte à l'administration de la justice. Enfin, la Chambre a condamné Aimé Kilolo à une amende de 30.000 euros, qu'il devra verser à la Cour dans un délai de trois mois à compter de la décision relative à la peine, et qui sera ensuite transférée au Fonds au profit des victimes.

 

Jean-Jacques Mangenda Kabongo a été condamné à une peine totale de 2 ans d'emprisonnement, dont a été déduit le temps qu'il a déjà passé en détention depuis son arrestation le 23 novembre 2013 jusqu'à la date de sa mise en liberté provisoire le 31 octobre 2014. La Chambre a suspendu l'exécution du reste de sa peine pour une période de trois ans, de sorte que la peine ne prenne pas effet à moins qu'il ne commette pendant cette période et en quelque lieu que ce soit une nouvelle infraction passible d'une peine d'emprisonnement, y compris toute atteinte à l'administration de la justice.

 

Narcisse Arido a été condamné à une peine totale de 11 mois d'emprisonnement, dont a été déduit le temps qu'il a déjà passé en détention depuis son arrestation le 23 novembre 2013 jusqu'à la date de sa mise en liberté provisoire le 22 octobre 2014. La durée de la peine prononcée étant égale au temps qu'il a déjà passé en détention, la Chambre a considéré que la peine d'emprisonnement était purgée.

 

Fidèle Babala Wandu a été condamné à une peine totale de 6 mois d'emprisonnement, dont a été déduit le temps qu'il a déjà passé en détention depuis son arrestation le 24 novembre 2013 jusqu'à la date de sa mise en liberté provisoire le 23 octobre 2014. La durée de la peine prononcée étant inférieure au temps qu'il a déjà passé en détention, la Chambre a considéré que la peine d'emprisonnement était purgée.

 

La CPI condamne Jean-Pierre Bemba à un an de prison pour subornation de témoins
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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 21:43
La Banque mondiale au chevet des réfugiés centrafricains du Tchad

 

La Banque mondiale au chevet des réfugiés centrafricains du Tchad

 

APA-Bangui (Centrafrique) mar 22, 2017 à 13:13  -  Les réfugiés centrafricains du Tchad et leurs communautés d’accueil vont bénéficier d’une assistance de la part de la Banque mondiale, annonce l’institution financière dans un communiqué rendu public mercredi, au lendemain d’une mission menée dans les zones de refuge des réfugiés.

 

Selon la Banque mondiale dont les agents étaient accompagnés de ceux du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) et des Nations Unies, les réfugiés centrafricains établis au Tchad tout comme leurs hôtes sont confrontés à des difficultés de toutes sortes.

 

Les hôtes des réfugiés subissent les conséquences d’une forte pression démographique et n’ont aucun appui, sans compter qu’ils ont un faible accès aux infrastructures et services de base, note le communiqué avant de souligner que ‘’Cette précarité impacte sur le développement de ces régions’’.

 

Cette aide, souligne toutefois le communiqué, réduira la pression que subissent ces communautés de base et favorisera une insertion plus rapide des déplacés.

 

Le Tchad accueille plus de 70 mille réfugiés centrafricains dans ses régions du Sud frontalières avec la RCA. Avec la tension sécuritaire de ces derniers temps dans la partie nord-ouest de Centrafrique, on a noté une légère hausse des réfugiés centrafricains au Tchad.

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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 21:01
 Crise en RCA: les humanitaires, ONG ou agences onusiennes, craignent le pire
 Crise en RCA: les humanitaires, ONG ou agences onusiennes, craignent le pire
 Crise en RCA: les humanitaires, ONG ou agences onusiennes, craignent le pire

 

 

 

Par RFI Publié le 22-03-2017 Modifié le 22-03-2017 à 15:51

 

La crise centrafricaine est-elle en train de sortir des radars ? C'est en tout cas ce que craignent les humanitaires, ONG internationales ou agences onusiennes sur place qui peinent à obtenir les financements dont ils ont besoin pour venir en aide à une population dont la moitié dépend de l'assistance humanitaire.

 

Chaque année, les organisations et agences onusiennes établissent un Plan de réponse humanitaire, un budget prévisionnel destiné à financer leurs programmes. En Centrafrique pour 2017 ce plan est fixé à 400 millions de dollars. Et pour l'instant il n'est financé qu'à hauteur de 5%, soit 19 millions, le seuil le plus bas de ces quatre dernières années.

 

Pourtant, les besoins sont toujours criants : 2,2 millions de Centrafricains dépendent de l'aide humanitaire pour vivre ou survivre, 475 000 sont réfugiés dans les pays voisins, et à l'heure actuelle un peu plus de 400 000 personnes sont déplacées à l'intérieur du pays, fuyant les violences, 100 000 de plus qu'en septembre.

 

Il faut dire que dans le nord-ouest, l'émergence d'un groupe armé multipliant les exactions a poussé les habitants loin de chez eux. Dans l'Est, les affrontements meurtriers entre groupes armés rivaux, pour le contrôle de zones minières notamment, ont eu les mêmes effets.

 

Le manque de financements a déjà provoqué le départ de certaines ONG qui dans certains endroits sont les seules à offrir les services essentiels à la population. C'est le cas de la santé particulièrement. Selon le bureau des affaires humanitaires de l'ONU près de 60% des infrastructures de santé sont tenues par les ONG.

 

Cette situation peut sembler paradoxale à un moment ou les bailleurs de fonds internationaux commencent à mettre en œuvre les promesses faites en novembre à Bruxelles : plus de 2 milliards de dollars américains en faveur du vaste plan de développement présenté par le gouvernement centrafricain.

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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 20:55
Un Espagnol nommé nonce apostolique en Centrafrique

 

 

 

http://www.la-croix.com   le 21/03/2017 à 14h58

 

Le pape François a nommé mardi 21 mars Mgr Santiago De Wit Guzmán nouveau nonce en République centrafricaine. Cet Espagnol de 52 ans succède à Mgr Franco Coppola, nommé en juillet dernier nonce au Mexique après avoir contribué au succès du voyage du pape François en Centrafrique en novembre 2015.

 

Né le 5 septembre 1964 à Valence (est de l’Espagne) dans une famille d’origine néerlandaise, Santiago De Wit Guzmán a été ordonné prêtre le 27 mai 1989 pour le diocèse de Valence.

 

Après un baccalauréat en théologie à la Faculté de théologie Saint-Vincent-Ferrier de Valence, il est parti pour Rome où il a obtenu un doctorat en droit canonique à l’Angelicum.

 

Élève à l’Académie pontificale ecclésiastique de 1994 à 1998, il est entré au service diplomatique du Saint-Siège en 1998, travaillant déjà, pour son premier poste, à la nonciature de Bangui, avant d’être successivement envoyé aux Pays-Bas (2001-2004), au Paraguay (2004-2007), en Égypte (2007-2010), en République démocratique du Congo (2010-2012) et en Espagne (2012-2017), où il était jusqu’ici premier conseiller.

 

La Centrafrique est son premier poste de nonce et Mgr De Wit Guzmán, actuellement conseiller de nonciature, sera donc prochainement ordonné évêque.

 

Outre l’espagnol, Mgr De Wit Guzmán parle l’anglais, le français et l’italien.

 

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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 20:37
Soldats français accusés de viols d'enfants en Centrafrique ; le parquet pour un non-lieu

 

 

 

 

22/03/17 (AFP)

 

Le parquet de Paris a requis un non-lieu dans l'enquête sur les accusations de viols portées par des enfants contre des soldats français de l'opération Sangaris en Centrafrique, en 2013-2014, a appris mardi l'AFP de sources judiciaire et proche du dossier.

 

Il appartient maintenant aux juges d'instruction d'ordonner un procès ou de confirmer ce non-lieu, l'hypothèse la plus probable puisqu’aucune inculpation n'a été prononcée.

 

Les accusations avaient ébranlé l'armée française, présente en Centrafrique pour restaurer la sécurité après des mois de violences entre rebelles musulmans, les Séléka, et miliciens chrétiens, les anti-Balaka.

 

Pour le parquet, "il ne peut être affirmé à l'issue de l'information qu'aucun abus sexuel n'a été commis sur ces mineurs", mais les éléments recueillis et "la variation des témoignages ne permettent pas d'établir des faits circonstanciés et étayés à l'encontre des militaires qui ont pu être entendus comme mis en cause dans ce dossier", a indiqué à l'AFP la source proche du dossier.

 

L'affaire avait été révélée fin avril 2015 quand le quotidien britannique The Guardian avait fait état d'une note interne de l'ONU relatant les auditions de six enfants, âgés de 9 à 13 ans, qui dénonçaient des abus sexuels imputés à des militaires dans le camp de déplacés de l'aéroport M'Poko de Bangui, en échange de rations de nourriture, entre décembre 2013 et juin 2014.

 

Saisi par le ministère de la Défense, le parquet de Paris avait ouvert dès juillet 2014 une enquête préliminaire mais son existence était restée secrète et les autorités françaises ainsi que l'ONU avaient été accusées d'étouffer l'affaire. Le parquet de Paris avait ouvert une information judiciaire.

 

- Parole de l'enfant -

 

Dans leurs témoignages, les enfants avaient donné des détails comme des surnoms ou des caractéristiques physiques des militaires, permettant de compter 14 possibles agresseurs. Les juges et la gendarmerie prévôtale, chargée d'enquêter sur les militaires en opération extérieure, se sont rendus à Bangui en 2015 et 2016 pour entendre de nouveau les enfants.

 

Ces auditions, menées longtemps après les faits, ont soulevé de nouvelles questions. Face à des photos, un enfant a dit reconnaître son agresseur mais il ne s'agissait pas d'un militaire. Un autre a concédé avoir menti. Un autre disait avoir lu le nom d'un soldat sur son uniforme, mais un test a montré qu'il ne savait pas déchiffrer le mot "maman", précise à l'AFP une source proche du dossier.

 

Partie civile, l'association Ecpat, qui lutte contre l'exploitation sexuelle des enfants, a demandé une expertise pour s'assurer que la parole des garçons a bien été prise en compte et que les discordances dans les récits ne puissent provenir de leur traumatisme.

 

"Le parquet n'a même pas attendu que les juges se prononcent sur cette demande", regrette l'avocat de l'association, Me Emmanuel Daoud. "C'est la manifestation d'un manque de considération pour les parties civiles et cela alimente le soupçon de vouloir en terminer au plus vite avec ce dossier".

 

Entendue par les enquêteurs, la fonctionnaire onusienne qui a recueilli les premiers témoignages s'est dite convaincue de la sincérité du discours des enfants.

 

Six militaires désignés comme pouvant être des agresseurs ont été identifiés, puis entendus, dont l'un en garde à vue.

 

Certains ont affirmé avoir donné des rations alimentaires, dans un contexte de grande pauvreté, mais ils ont nié tout abus sexuel. Leur placement sur écoutes n'a pas permis d'étayer les soupçons. Sur le téléphone de l'un d'eux, des dizaines de vidéos pornographiques ont été retrouvées, dont huit à caractère pédopornographique, un nombre de fichiers trop faible pour caractériser un profil de pédophile, selon une source proche de l'enquête.

 

Une autre enquête judiciaire, toujours en cours, porte sur des faits similaires visant des soldats de Sangaris, de 2013 à 2015, dans l'est du pays.

 

 

Viols en Centrafrique, un non-lieu requis pour des militaires français

 

http://www.la-croix.com  Laurent Larcher, le 22/03/2017 à 18h05

 

Alors que des militaires de la force Sangaris avaient été accusés d’avoir abusé sexuellement d’enfants en échange de rations de nourritures, le parquet de Paris saisi par le ministère de la défense a jugé le 21 mars que les « témoignages ne permettent pas d’établir des faits ».

 

Quel est le jugement du parquet de Paris ?

 

Le parquet de Paris, saisi par le ministère de la défense en juillet 2014, a requis, mardi 21 mars, un non-lieu dans le dossier des viols d’enfants commis par des militaires français dans le camp déplacé de M’Poko.

 

Dans ses réquisitions, le parquet a estimé, qu« il ne peut être affirmé à l’issue de l’information qu’aucun abus sexuel n’a été commis », mais que les éléments recueillis et « la variation des témoignages ne permettent pas d’établir des faits circonstanciés et étayés à l’encontre des militaires ». Il appartient désormais aux juges d’instruction d’ordonner un procès ou de confirmer le non-lieu, l’hypothèse la plus probable puisque aucune mise en examen n’a été prononcée dans le cadre de l’instruction ouverte en mai 2015.

 

Sur quelle base le parquet a-t-il été saisi ?

 

À l’origine de cette affaire, un rapport interne de l’ONU rédigé par la Française Gallianne Palayret, officier des droits de l’homme pour l’ONU détachée pour trois mois à Bangui en 2014. Elle y consigne les auditions de six enfants âgés de 9 à 13 ans. En échange de rations de nourriture, ces enfants disent avoir été victimes d’abus sexuels commis par des militaires français dans le camp de déplacés de l’aéroport M’Poko de Bangui, entre décembre 2013 et juin 2014. Les enfants racontent ce qu’ils ont subi personnellement ou ce qui est arrivé à leurs amis. Ils livrent des détails sur les sévices et sur quatorze agresseurs.

 

De peur que le rapport soit enterré par l’ONU, Anders Kompass, le directeur des opérations au Haut commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH) depuis 2009, le livre à l’ambassadeur de France à Genève. Informé par ce biais, le ministère de la défense a saisi le parquet de Paris.

 

C’est le quotidien britannique The Guardian qui sort l’affaire en avril 2015, en s’appuyant sur le rapport de Gallianne Palayret, qu’une ONG spécialiste des viols et des abus sexuels dans les missions de maintien de la paix, Aids Free World, lui a transmis. Il livre les détails des sévices subis par ces enfants, évoque les agresseurs et révèle que ces faits ont été signalés aux autorités françaises. La France est soupçonnée de cacher la vérité et de vouloir enterrer le dossier.

 

Que sait-on de l’enquête française ?

 

Saisi en juillet 2014, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire dans la plus grande discrétion. Après les révélations du Guardian, une information judiciaire a été ouverte. L’enquête a été conduite par des magistrats et la gendarmerie prévôtale. Ils se sont rendus à Bangui en juillet 2015 puis à l’été 2016. Sur les quatorze militaires désignés par les enfants, six ont été entendus. Aucun n’a été mis en examen, même celui placé en garde à vue à la suite de photos pédopornographiques retrouvées sur son téléphone.

 

Des soldats français sont-ils impliqués dans d’autres affaires ?

 

Depuis l’intervention de l’armée française en Centrafrique, on compte trois affaires connues. En septembre 2015, le ministre de la défense Jean-Yves Le Drian a saisi le Parquet de Paris pour le cas d’une jeune fille qui accusait un soldat français de l’avoir violée en 2014. L’enquête a été classée sans suite en novembre 2015 après la rétractation de la jeune fille. La seconde concerne l’affaire des agressions sexuelles sur trois mineurs à Dékoa, entre 2013 et 2015. Signalé par l’ONU en 2016, ce dossier est toujours en cours.

 

Enfin, le parquet a ouvert en 2016 une enquête préliminaire pour « violences volontaires en réunion », « menaces avec armes » et « non-assistance à victime » contre des soldats accusés d’avoir passé à tabac deux Centrafricains dans un quartier au nord de Bangui, au début de l’année 2014.

 

Laurent Larcher

 

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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 20:35
LA MINUSCA DENONCE LE RECOURS A LA VIOLENCE PAR UNE MINORITE EN CENTRAFRIQUE

 

 

 

NOTE D’INFORMATION

 

 

Bangui, 22 mars 2017 – La MINUSCA a dénoncé mercredi une minorité en Centrafrique qui continue à recourir à la violence alors que, depuis la mise en place des institutions élues en mars 2016, la plupart des Centrafricains a fait le choix de la paix et du dialogue en vue d’une solution aux problèmes du pays. La Mission a rappelé que les armes et la violence n’ont plus de place tout en soulignant l’amélioration de la sécurité et le retour de l’autorité de l’État dans certaines localités.

 

Lors du point de presse hebdomadaire de la MINUSCA, le porte-parole de la Mission, Vladimir Monteiro, a noté que malgré la volonté de la majorité des Centrafricains, « une minorité continue à croire que seul le langage des armes peut leur permettre d’imposer un agenda, au prix de toutes sortes d’exactions ». Le porte-parole a notamment cité Abdoulaye Hissène et Alkatim dont « le comportement belliqueux constitue une menace permanente pour les populations » ainsi que des éléments de l’UPC, de la coalition du FPRC et des anti-balakas. « Ces derniers font partie des auteurs des violences enregistrés en début de semaine dans le village d’Agoubi-Koba, sur l’axe Malou-Ndassima et la localité de Bakouma, dans la préfecture de Mbomou », a dit Monteiro, en ajoutant que la patrouille dépêchée par la MINUSCA avait été empêchée d'accéder à Bakouma suite à la destruction volontaire d'un pont.

 

La MINUSCA a rappelé que la récente visite du vice-président de la région Afrique de la Banque Mondiale à Bangui ainsi que la session du Conseil de sécurité du 16 mars, avec notamment la participation du Chef de l’Etat centrafricain, avaient été « deux moments forts » qui ont permis aux autorités centrafricaines et à la communauté internationale de réitérer leur volonté de travailler ensemble pour la stabilité, la sécurité et la paix ainsi que le relèvement économique et humanitaire de la Centrafrique.

 

Au chapitre des droits de l’homme, Monteiro a indiqué que 38 incidents de violations et abus des droits de l’homme ont été documentés par la MINUSCA entre le 14 au 20 mars 2017. Au moins 64 victimes ont été affectées par ces actes dont les auteurs sont les groupes armés ainsi que des agents de l’État.

 

Pour sa part, la porte-parole de la composante police, Oana Andreea Popescu, a annoncé la poursuite du déploiement de la Police onusienne à l’intérieur de la Centrafrique ainsi que les opérations conjointes avec les forces de sécurité intérieures. « La Police de la MINUSCA continue de renforcer ses capacités opérationnelles en province à travers son déploiement progressif du personnel. Ainsi, dix postes sur les 15 prévus sont opérationnels en dehors de Bangui. Au total, 83 policiers onusiens sont déployés dans les secteurs Ouest, Centre, et Est », a dit la porte-parole.

 

De son côté, le porte-parole de la Force, Lieutenant-Colonel Ibrahim Al Moustapha, a déclaré que dans le secteur centre, la Force poursuit ses patrouilles en coordination avec les forces de sécurité gouvernementale, qui continuent de se renforcer progressivement. « La situation sécuritaire à Bambari et ses environs immédiats reste calme. La restauration de l’autorité de l’Etat se confirme avec l’arrivée de quatre magistrats », a dit le porte-parole militaire, précisant toutefois que des affrontements ont lieu dans la région de Maloum et Atongo Bakari. La Force poursuit ses efforts pour protéger la population, a ajouté le porte-parole militaire.

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