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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 20:03
CENTRAFRIQUE : SILENCE...ON TUE LÉGALEMENT  par Bernard Selemby Doudou

 

 

 
La souffrance des Centrafricains ne cesse de prendre de l'ampleur et la flamme olympique de la mort se propage de région en région. Après la Kemo ibingui, la Ouaka, la Haute kotto vinrent le tour du Mbomou et de la Basse kotto. Les tueries et exactions sur les paisibles populations ne chagrinent ni ne dérangent personne donnant ainsi l'impression que ces tueries sont autorisées, prévues par les textes pour ne pas dire légales. Les populations opprimées sont abandonnées à leur propre sort, livrées aux seigneurs de guerre qui ne cessent de défier l'autorité de l'Etat. Le gouvernement ne prévoit aucune action ni de perspective à la hauteur des attentes et souhaits de la population mais s'évertue à condamner à minima les exactions sans dépêché un émissaire pour panser les douleurs des populations meurtries.

 

Dans ce contexte tendu et confus, le citoyen lambda préoccupé par la situation sécuritaire s'interroge en monologuant : comment peut-on être si sourd à l'appel et au désespoir de son peuple ? Le silence et l'inaction du gouvernement dans les événements valent-ils une complicité ? Qu'est-ce que le peuple Centrafricain a fait pour mériter ce genre de traitement ? Le chef des opérations militaires de la Minusca dénonce une manipulation sans incliner l'identité de leurs auteurs, le gouvernement en sait quelque chose ?

 

Qui est le vrai commanditaire de cette vague de violence ? Le départ des partis politiques de la majorité Présidentielle a t-il un lien avec la reprise des hostilités militaires dans les arrières pays ? La reprise des opérations militaires est-elle une stratégie pour forcer la main du pouvoir pour reconsidérer les accords de Naïrobi ? C'est dans ce climat de terreur, de psychose que les autorités entendent inviter des musiciens étrangers pour célébrer la fête des mères tambour battant ?

 

L'indifférence aidant, pourquoi le Président de la République n'a pas écourté sa mission en Israël pour marquer son attachement aux personnes éprouvées ? Pourquoi jusqu'aujourd'hui les chefs de guerre ne font pas l'objet d'un mandat d'arrêt ? Pourquoi l'équation d'Ali Darras n'était pas résolu et qu'on a préféré le transférer dans une autre région ? Ces seigneurs de guerre jouent-ils un franc jeu avec le pouvoir ? Les actions gouvernementales manquent d'impact et de visibilité, pourquoi le gouvernement hésite t-il à adopter ou à tester une nouvelle approche politique ? Quelles sont les réactions des institutions sous régionales et surtout de l'Union africaine ? Décidément, toutes les régions seront touchées par les exactions des groupes armés non conventionnels.

 

Ainsi à qui le prochain tour ? À ce rythme et en guise de projection, le prochain président en cas d'alternance héritera d'une situation plus pire que ce qu'a laissé la gouvernent de transition. En quatorze mois de gouvernance, le pouvoir est atteint d'usure. Lassé, émoussé et lessivé le gouvernement a montré ses limites alors que le cœur des centrafricains continuent de saigner. Que disent le collectif des Touaderateurs et ceux ou celles qui continuent de touaderer ? Visiblement le mode de gouvernance n'est pas adapté à la situation actuelle.

 

N'oublions pas que le même peuple qui confie le pouvoir peut le retirer. Nous n'oseront pas appeler à la démission du pouvoir car cela remettra en cause les acquis politiques et démocratiques. Cette dernière finira par s'imposer d'elle même si tous les indicateurs seront négatifs. Fort de ce qui précède et loin de faire de la politique politicienne, nous sommes conscients qu'il n'existe pas de baguette magique pour résoudre la crise centrafricaine. Depuis l'avènement de la politique de rupture et de marchandage avec les groupes armés, la crise s'est accentuée au lieu de s'améliorer.

 

Les empreintes du pouvoir ne sont pas visibles et ne produisent pas d'effets. En conséquence de cause et au nom de l'intérêt supérieur de la nation, nous invitons humblement le pouvoir de s'éloigner de ses alliés électoraux qui ont troqué leur soutien contre des postes de responsabilité, de changer le paysage politique politique en constituant un véritable gouvernement de large ouverture où toutes les compétences sans distinction de parti politique, d'ethnie, de région se reconnaissent à l'instar de nos colonisateurs qui, une fois dépassés par les événements ont répondu à l'appel du 18 juin 1944 du Général De Gaulle depuis Londres.

 

De même, lorsque la démocratie était en danger lors du deuxième tour des présidentielles de 2017, la gauche et la droite ont fait une union sacrée même contre nature pour protéger la démocratie. À défaut de s'exécuter, le parlement n'aura d'autres alternatives que de prendre ses responsabilités non pas par la voie de motion de censure tant souhaitée car cela fragilisera et affaiblira le pouvoir mais par d'autres moyens de pression et de coercition. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c'est moi.

 

Paris le 19 mai 2017.

 

 Bernard  SELEMBY DOUDOU.

 

Juriste, Administrateur des élections.

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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 19:48
RCA : le torchon brûle entre l’Assemblée nationale et le gouvernement

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 19/05/17 - L’Assemblée nationale centrafricaine a donné, vendredi, au gouvernement centrafricain, plus particulièrement le Premier ministre, Simplice Mathieu Sarandji, un ultimatum de 48h pour venir répondre aux convocations des parlementaires, désireux de savoir les mesures prises par le pouvoir pour combattre l’insécurité.

 

Le vice-président de l’Assemblée nationale, Aurélien Simplice Zingas, n’a en effet pas supporté que le Premier Ministre Simplice Mathieu Sarandji ne se soit pas rendu jeudi à l’hémicycle pour répondre aux questions des députés sur la montée de l’insécurité en Centrafrique.

 

Il a déclaré à l’ouverture de la séance de ce vendredi qu’il donnait au Premier ministre 48h pour venir a l’Assemblée et que passé ce délai, cette institution prendrait ses responsabilités. En clair, l’équipe gouvernementale que dirige Simplice Mathieu Sarandji pour faire l’objet d’une motion de censure de la part des parlementaires comme le prévoit la Constitution.

 

La mésentente entre exécutif et le législatif est devenu un secret de polichinelle pour tout Bangui. Car sur les ondes, les parlementaires ne cessent de dénoncer les blocages de leurs indemnités, suite au renouvellement de leur bureau au mois de mars dernier.

 

Les parlementaires que le Chef de l’Etat désire voir au perchoir ont été battus. Depuis lors, les membres du gouvernement refusent systématiquement de répondre aux interpellations des parlementaires et certains conseillers du Président de la République menacent publiquement de dissoudre l’Assemblée nationale et d’organiser des nouvelles législatives.

 

Pour des observateurs de la vie politique, il est plus facile en ce moment de changer l’équipe gouvernementale minée par la léthargie que de dissoudre l’Assemblée nationale. Par ailleurs, il n’est pas facile d’organiser des élections législatives sur un territoire sous l’emprise des groupes armés. Ainsi, les élections générales de 2015 qui ont abouti au retour de la RCA à l’ordre constitutionnel ont connu beaucoup de ratés à cause de l’insécurité persistante.

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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 19:42
Des pillards s'emparent de l'aide en Centrafrique

 

 

 

BANGUI, République centrafricaine 19/05/17(The Associated Press) — Des pillards armés se sont emparés de l’aide humanitaire dans la ville centrafricaine de Bria, où plus de 20 000 personnes ont trouvé refuge sur une base voisine de l’ONU, ont indiqué vendredi des responsables.

 

Le pays semble s’enfoncer de plus en plus profondément dans la violence interconfessionnelle, y compris des régions qui avaient été épargnées depuis le début du conflit à la fin de 2013.

 

Des affrontements ont éclaté à Bria pour une deuxième journée consécutive vendredi, et la situation s’envenime, selon l’agence humanitaire des Nations unies. Au moins cinq personnes ont été tuées et des dizaines d’autres blessées.

 

Le responsable de l’agence en République centrafricaine, Joseph Inganji, a expliqué à l’Associated Press que des hommes armés ont pillé un entrepôt rempli d’aide humanitaire. Il a ajouté que la confusion règne et qu’on ne sait plus qui combat qui.

 

Cette ville du centre du pays a été le théâtre, en novembre, d’affrontements féroces entre deux factions rivales du mouvement musulman qui affronte les milices chrétiennes. Human Rights Watch affirme qu’au moins 14 personnes ont été tuées lors de 11 jours de combats à Bria.

 

Depuis le 8 mai, plus de 150 personnes, dont six Casques bleus, ont été tuées lors d’attaques dans la ville de Bangassou, dans le sud-est du pays; à Alindao, dans le sud; et à Bria, selon l’ONU, qui prévient que le bilan pourrait s’alourdir.

 

Les organisations caritatives préviennent qu’elles n’ont reçu que 16 pour cent des fonds dont elles disent avoir besoin pour intervenir en Centrafrique.

 

 

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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 19:29
Proparco soutient Rougier pour une gestion responsable des forêts d’Afrique Centrale

 

 

 

19/05/17 (Agence Ecofin)

 

Proparco a accordé un prêt de 15 millions d’euros sur 10 ans à Rougier Afrique International, principale filiale du groupe Rougier, pour la préservation et la gestion durable de ses concessions forestières en Afrique Centrale. Marquant le premier investissement de Proparco en République centrafricaine depuis de nombreuses années, ce financement participera au développement socio-économique d’une région enclavée.

 

Ce prêt financera le démarrage des activités en République Centrafricaine où le groupe a obtenu une concession forestière de 270 000 hectares en août 2015 à l’issue d’un appel d’offre international. Il permettra également à la filiale du groupe Rougier de financer l’extension des activités du groupe dans ses autres pays d’intervention (République du Congo, Gabon et Cameroun).

 

« Proparco est très fier de soutenir la croissance d’un acteur majeur des bois tropicaux certifiés africains tel que Rougier qui a une réelle expertise de la gestion responsable des forêts et a contribué à la mise en place des plus hauts standards internationaux de protection de l’environnement dans les pays du Bassin du Congo » explique Laure Bourgeois, chargée d’affaires chez Proparco. L’ensemble des concessions gérées par Rougier Afrique International au Cameroun, Gabon et République du Congo est certifié par une tierce partie indépendante et plus de la moitié est certifiée FSC® (Forest Stewardship Council).

 

« Ce financement est la première opération de Proparco en République Centrafricaine depuis de nombreuses années et nous souhaitons, à travers cette transaction, réaffirmer le potentiel de la filière bois dans le pays. Cette opération s’inscrit pleinement dans notre mandat de soutien à la gestion durable des forêts en Afrique Subsaharienne. » poursuit Julien Lefilleur, responsable du financement aux entreprises chez Proparco.

 

« Le chemin parcouru depuis la création du Groupe est le fruit d’une capacité à anticiper, à s’adapter et à se déployer de façon responsable. Grâce à cet accord de prêt, le Groupe va pouvoir poursuivre son renforcement économique sur les marchés des bois tropicaux africains tout en renforçant sa contribution à la protection des forêts qui lui sont concédées » témoigne Eric-Bastien Ballouhey, Directeur Général de ROUGIER.

 

Des enjeux de développement pour la région

 

Cette opération aura des impacts significatifs sur le développement socio-économique de la région, en particulier sur l’accès à l’emploi dans des zones enclavées où les opportunités d’emploi formel sont rares, sur le développement d’infrastructures de base et sur la préservation et la gestion durable des forêts du Bassin du Congo.

 

A propos de Proparco

 

Filiale de l’AFD dédiée au secteur privé, Proparco intervient depuis près de 40 ans pour promouvoir un développement durable en matière économique, sociale et environnementale. Proparco participe au financement et à l’accompagnement d’entreprises et d’établissements financiers en Afrique, en Asie, en Amérique latine ou encore au Moyen- Orient. Son action se concentre sur les secteurs clés du développement : les infrastructures avec un focus sur les énergies renouvelables, l’agro-industrie, les institutions financières, la santé, l’éducation... Ses interventions visent à renforcer la contribution des acteurs privés à la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD), adoptés par la communauté internationale en 2015. Dans ce but, Proparco finance des sociétés dont l’activité participe à la création d’emplois et de revenus décents, à la fourniture de biens et de services essentiels, ainsi qu’à la lutte contre le changement climatique.

 

Plus d’informations : www.proparco.fr

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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 19:27
Centrafrique : le bilan des violences à Bria s'alourdit à 17 morts, surtout des civils (ONU)

 

 

 

 

YAOUNDE, 19/05/17 (Xinhua) -- Le bilan des combats ayant opposé lundi des factions rivales à Bria (nord-est de la Centrafrique) s'est alourdi, passant à 17 morts, en majorité des civils, a annoncé jeudi à Xinhua Hervé Verhoosel, responsable de la communication de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA).

 

Ces combats ont opposé les milices chrétiennes anti-balaka et le Front pour la renaissance populaire en Centrafrique (FRPC), principale faction de l'ex-coalition rebelle de la Séléka. Cette dernière avait dirigé le pays de mars 2013 à janvier 2014 après avoir renversé le régime de François Bozizé.

 

"Nous déplorons le décès de douze civils innocents dans ces affrontements entre groupes armés", a déclaré M. Verhoosel, précisant que les cinq autres victimes sont des miliciens anti-balaka. Un premier bilan publié mercredi avait fait état de cinq morts et de 29 blessés.

 

Ces violences ont éclaté dans un contexte de regain de tensions entre les milices anti-balaka et les ex-rebelles de la Séléka. Quelques jours plus tôt, des combats survenus à Bangassou (sud-est) avaient fait au moins 115 morts, selon la Croix-Rouge centrafricaine.

 

Six casques bleus de la MINUSCA ont également été tués lors d'attaques de groupes armés à Bria. Après une intervention musclée de la force onusienne, le calme est revenu dans ces localités.

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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 19:24
L'ONU s'alarme de l'usage inhabituel d'armes lourdes en Centrafrique
L'ONU s'alarme de l'usage inhabituel d'armes lourdes en Centrafrique

 

 

 

 

19/05/17 (AFP)

 

Une récente offensive visant des Casques bleus en Centrafrique a été menée par un groupe qui a utilisé des armes lourdes, artillerie inhabituelle dans les combats qui ravagent ce pays d'Afrique centrale, s'est alarmée jeudi une responsable onusienne.

 

Des combats entre anti-Balaka pro-chrétiens et factions ex-Séléka pro-musulmanes secouent Bangassou, ville du sud-est de la République centrafricaine, frontalière de la République démocratique du Congo.

 

Diane Corner, une envoyée spéciale des Nations unies en Centrafrique, faisait référence à une attaque survenue le 13 mai dans le quartier musulman de Bangassou, sur la rive nord du Mbomou, affluant de l'Oubangui servant de frontière naturelle entre la Centrafrique et la RDC. L'affrontement a provoqué la mort d'au moins 26 civils en plus d'un Casque bleu marocain.

 

Selon elle, les assaillants se sont servis de mortiers et de lance-grenades lors de cette attaque.

 

Cinq Casques bleus avaient déjà péri près de cette ville lors d'affrontements durant la même semaine.

 

L'attaque de samedi, a-t-elle précisé lors d'une vidéoconférence, visait "délibérément une base de la Minusca", avec l'usage "d'armes assez sérieuses".

 

Les anti-Balaka pro-chrétiens auraient attaqué la base onusienne avant de s'en prendre aux musulmans.

 

La situation à Bangassou reste "extrêmement fragile", a ajouté Mme Corner, selon laquelle le contrôle des ressources dans cette région riche en diamants, or et café a sûrement joué un rôle dans l'offensive.

 

Les violences n'ont jamais cessé dans le centre-est du pays depuis le retrait de la force française Sangaris fin octobre 2016.

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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 19:22
Invité Afrique RFI : Cardinal Dieudonné Nzapalainga

 

 

Invité Afrique

 

D. Nzapalainga (RCA): «Calme précaire à Bangassou, la population manque de tout»

 

Il a été l'un des témoins de la crise qui a secoué Bangassou depuis samedi dernier, où au moins 115 personnes auraient perdu la vie selon la Croix-Rouge centrafricaine. Le cardinal Dieudonné Nzapalainga a rencontré les membres du groupe d'autodéfense qui a commis cette attaque et pointe du doigt la coalition emmenée par le FPRC avec le soutien des anti-balakas. Le FPRC dément et dénonce des « accusations gratuites de la part du cardinal ». Dieudonné Nzapalainga est l'invité Afrique de RFI ce vendredi 19 mai. Il répond aux questions d'Edouard Dropsy.

 

RFI : Vous vous êtes rendu à Bangassou, votre ville natale, pour constater les tueries qui ont eu lieu sur place. Qu’avez-vous vu ?

 

Cardinal Dieudonné Nzapalainga : J’ai constaté des blessés à l’hôpital. J’ai constaté aussi des corps par terre. Et étant donné qu’il y avait un déploiement, surtout une violence inouïe sur des groupes, mon rôle, c’était d’arrêter.

 

A Bangassou quelle est la situation actuellement ?

 

Il y a un calme précaire. Nous leur avons parlé. Ils ont accepté, ils ont déposé les armes. Depuis deux jours où j’étais là-bas il n’y a pas eu de détonations d’armes et ils ont lancé des appels pour que ceux qui ont des gris-gris, qui ont des armes, les enlèvent, les déposent pour ne pas effrayer la population, permettre à ce que les enfants repartent à l’école, que les gens partent aux champs, que les activités reprennent.

 

Et qui sont-ils et que revendiquent-ils ?

 

Ces jeunes viennent de Bria, ils viennent de Zako, viennent de Bakouma, viennent de Niakaré. Plusieurs villages autour se sont regroupés pour venir sur Bangassou. Et ce que j’ai vu c’est un porte-parole, un responsable logistique. Ils nous ont dit qu’ils ont fait alliance depuis Zako, Bria, avec FPRC. A Zako, en effet, les deux groupes cohabitent, mais sont séparés. Séparés parce qu’il y a une friction. Ils cohabitent et ils ont dit que les deux groupes se sont mis ensemble pour avancer, pour chasser les UPC. L’UPC n’est pas présent, mais Bangassou devait être un tremplin pour continuer à Ouango, Béma et autres. Alors ils se sont arrêtés, mais les dégâts sont énormes.

 

L’évêque Munoz de Bangassou a, paraît-il, joué un rôle important lors de cette crise ?

 

L’évêque Munoz, dès la première attaque le matin, s’est déplacé sur le terrain pour aller les rencontrer concrètement, physiquement. Il est allé vers la mosquée parce qu’on a regroupé toute la population du quartier concerné, en l’occurrence les musulmans, vers la mosquée centrale. Et la force internationale qui était là n’a pas pu tenir longtemps, elle a abandonné. Et il y avait des tirs sur la mosquée.

 

Vous voulez dire que la Minusca a abandonné les populations ?

 

Nous avons vu plusieurs fois qu’il n’y avait pas de présence pour les protéger. Nous l’avons déploré. Nous l’avons dit déjà. La Minusca le sait, ce n’est pas un secret de polichinelle. Il y a eu des limites. On ne peut pas demander à toute une population de se regrouper à un lieu précis pour être protégée et peu de temps après laisser la population à son triste sort. Je crois qu’il faudrait corriger cette manière de faire. On est venus protéger les personnes et les biens et je pense que nous avons tous intérêt à travailler dans ce sens-là. Et là-bas, nous n’avons pas de gouvernement, nous n’avons pas aussi d’autres personnes. Je crois que c’est important que les uns et les autres fassent leur travail pour qu’on puisse retrouver la paix et la sérénité.

 

La Croix Rouge centrafricaine annonce 115 personnes tuées. Cela vous paraît-il proche de la réalité ?

 

C’est fort possible parce que le matin du dimanche, je suis allé à la mosquée voir l’imam, je suis reparti à l’évêché et au retour dans l’après-midi, l’imam était tué. A la troisième rencontre où j’étais revenu, l’imam était déjà enterré. Voilà des morts qui vont, tôt ou tard, compter pour que le nombre puisse être plus exact.

 

Actuellement, comment vont les populations sur place ?

 

La population est dans un état de dénouement total. Les gens sont sortis dès l’appel pour aller se regrouper, sans prendre quoi que ce soit. Or, certains – surtout les trois quarts, pour ne pas dire tous – ont tout perdu. Maintenant, il faut rapidement qu’il y ait une solidarité, nationale et internationale, pour venir au secours de cette population massée au niveau du petit séminaire et qui manque de tout. Il y a un début de réponse à travers le CICR, d’autres organismes – PAM et autres – que j’ai vus arriver ce matin. J’espère que très vite d’autres vont emboîter le pas pour qu’on puisse aider cette population qui a beaucoup souffert.

 

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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 09:01
La Banque mondiale au chevet de la Centrafrique

 

 

La Banque mondiale au chevet de la Centrafrique

 

http://www.financialafrik.com  par Jean-Mermoz KONANDI  19 mai, 2017

 

Kristalina Georgieva, directrice générale de la Banque mondiale, est en visite en République centrafricaine du 18 au 20 mai 2017, afin de mesurer sur le terrain l’impact des programmes mis en œuvre par l’institution.

 

Ce déplacement qui a lieu alors que le pays enregistre un regain de violence sonne comme une lueur d’espoir et l’expression du soutien de la communauté des bailleurs de fonds.

 

La mission permettra notamment de discuter des engagements pris par la Banque mondiale lors de la conférence de Bruxelles de novembre 2016. Au cours de cette table ronde, l’institution avait annoncé un 500 millions de dollars sur trois ans pour reconstruire la Centrafrique, soit dix fois plus que les montants qu’elle alloue traditionnellement au pays.

 

Pendant son séjour, Kristalina Georgieva, qui se rend pour la quatrième fois dans le pays depuis 2013, s’entretiendra avec le président de la République, Faustin Archange Touadéra, les membres du gouvernement et des différentes administrations ainsi qu’avec les partenaires de la Centrafrique. Des rencontres sont également prévues avec des associations et le secteur privé local.

 

La république centrafricaine avec un PIB par habitant estimée à 335 dollars est l’un des pays les plus pauvres de la planète. Après une récession chiffrée à – 36,7% en 2013, le pays remonte progressivement la pente avec une croissance estimée à 5,7% fin 2016.

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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 08:47
DISCOURS DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE MINISTRE  DE L’EQUIPEMENT, DES TRANSPORTS, DE L’AVIATION CIVILE ET DU DESENCLAVEMENT

 

 

 

 

A l’occasion de l’Atelier de validation des textes juridiques et statutaires de la Fédération des Acteurs du Secteur des BTP de Centrafrique (FASBTP-CA).

 

 

Bangui, le Mercredi 17 Mai 2017

 

 

 

Monsieur le Directeur de Cabinet ;

Messieurs les Chargés de Mission ;

Messieurs les Inspecteurs centraux ;

Messieurs les Directeurs Généraux ;

 

Monsieur le Président du Comité Ad hoc chargé de l’organisation de l’Atelier de validation des textes statutaires de la Fédération des Acteurs du Secteur des Bâtiments et Travaux Publics de Centrafrique ;

 

Mesdames et Messieurs les Entrepreneurs ;

 

Distingués invités, en vos rangs et grades, tous protocoles respectés ;

 

Mesdames et Messieurs.

 

Permettez-moi tout d’abord de vous exprimer ma satisfaction de voir organiser ce jour cet Atelier consacré à la validation des textes régissant votre nouvelle Organisation dénommée « Fédération des Acteurs du Secteur des BTP de Centrafrique » en abrégé FASBTP-CA.

 

Je voudrais me réjouir pour m’en faciliter que votre initiative répond en écho à l’appel lancé récemment par le Chef de l’Etat lui-même en faveur de la redynamisation du secteur des Bâtiments et Travaux Publics dans notre pays.

 

Mesdames et Messieurs les Entrepreneurs,

 

Comme vous le savez, la recherche de solutions durables aux difficultés auxquelles est confronté le secteur des BTP en Centrafrique est une préoccupation constante depuis que le Professeur Faustin Archange TOUADERA a accédé à la magistrature suprême de l’Etat.

 

C’est d’ailleurs dans cette perspective qu’il a recommandé aux Entrepreneurs centrafricains que vous êtes de se mettre en ordre de bataille en prélude à la mise en œuvre de nombreux chantiers de reconstruction et de relèvement de notre pays dont les financements ont été approuvés par nos partenaires techniques et financiers lors de la Conférence des donateurs tenue à Bruxelles au mois de novembre dernier. 

 

En saisissant cette opportunité, vous aviez bien voulu organiser, du 9 au 10 Septembre 2017, un « Atelier sur le renforcement des capacités des PME en vue de la relance économique du secteur des Bâtiments et Travaux Publics (BTP) en Centrafrique.

 

Ces assises vous ont permis de dresser un diagnostic franc et sincère, de relever les vrais problèmes auxquels font face  les entreprises du secteur à savoir :

 

  • déficit en ressources humaines ;
  • faible structuration ;
  • mauvaise gestion des ressources financières ;
  • insuffisance de matériels de production.
  •  

C’est dans le souci de trouver de solutions pratiques et idoines aux problèmes ainsi identifiés que vous aviez mis en place un Comité Ad hoc dont les travaux ont débouché sur l’organisation du présent Atelier de validation des textes de base de la Fédération des Acteurs du Secteur des BTP en Centrafrique.

 

Mesdames et Messieurs les Entrepreneurs,

 

L’initiative de créer une Fédération du Secteur des BTP de Centrafrique est  louable. Mais il faut lui donner un fondement solide. Il faudrait un travail rigoureux et sérieux pour mériter le qualificatif  d’entreprise citoyenne.

 

Car face à la concurrence que vous mesurer déjà, concurrence féroce qui ne laisse aucune place aux entreprises faibles dans le secteur, vous avez intérêt à prendre pleinement votre place dans la réhabilitation des infrastructures dans notre pays.

 

Vous devrez vous mobiliser davantage pour relever les nombreux défis de l’heure. Défis qui se résument surtout par votre capacité à absorber les financements dont je vous ai parlé tantôt.

 

C’est pourquoi, le Gouvernement que dirige Monsieur Simplice Mathieu SARANDJI, Premier Ministre, sous la très haute impulsion et le leadership éclairé de Son Excellence Professeur Faustin Archange TOUADERA, Président de la République, Chef de l’Etat, vous exhorte de bannir les mauvaises pratiques que lui-même a décriées à la cérémonie d’ouverture  de l’Atelier du 9 au 10 septembre 2017. Ces mauvaises pratiques ont été décriées par le public et aussi par nos partenaires techniques et financiers. Mauvaises pratiques qui ont pour noms :   

 

  • détournement des avances des travaux ;
  • mauvaise réalisation des travaux ;
  • travaux non conformes aux normes techniques.
  •  

Mesdames et Messieurs les Entrepreneurs,

 

Je puis vous rassurer que le Gouvernement met tout en œuvre pour appuyer le secteur. Appui multiforme, appui en vous laissant accéder à la sous-traitance, à l’appel à la concurrence, à condition que vous-mêmes vous soyez conscients de vos responsabilités dans le relèvement et le redressement économique de notre pays. 

 

La balle est maintenant dans votre camp. Et j’espère ensemble, à l’intérieure de cette Fédération, vous allez vous organiser pour relever le défis qui interpellent le secteur.

 

C’est sur ce mot d’espoir que je déclare ouverte la journée de validation des textes juridiques et statutaires de la Fédération des Acteurs des BTP en Centrafrique.

 

Je vous remercie.

 

 

 

 

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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 08:41
 POUR QUI SONNE LE GLAS A BANGASSOU ? par David Koulayom Masseyo

 

 

 

 

   La lecture de l’adresse du Président Touadera à la nation, du communiqué de l’Assemblée nationale et surtout les élucubrations farfelues et dangereuses du fameux général Balla Keita sur les récentes tueries en RCA me laissent sans voix . Alors, je prends ma plume pour essayer de comprendre …

 

    Je commence volontiers par le général Balla Keita . Mon général, pour qui roulez-vous réellement en Centrafrique ? Il y a longtemps que nous avons remarqué vos louvoiements, vos phrases alambiquées, vos difficultés à dire qui a importé la guerre en Centrafrique, qui tue massivement et impunément dans ce pays et pourquoi ? etc … Aujourd’hui vous êtes tombé carrément du côté où vous penchiez, à savoir dans le camp de la Séléka que vous amalgamez curieusement avec les musulmans de Centrafrique pour embrouiller votre prise de position . En ce sens, vous êtes moins courageux et donc plus hypocrite que votre prédécesseur Babacar Gueye qui les appelait ses « frères » ! De grâce, mon général, ne prenez pas les Centrafricains pour des imbéciles . Je vous rappelle qu’il n’y a pas d’ethnie musulmane et que la RCA est laïque . Il vous reste toujours la possibilité de démissionner et de quitter immédiatement  ce pays que vous n’aimez pas et que vous comprenez pas, après avoir échoué lamentablement à le sécuriser malgré les moyens mis à votre disposition (hélicoptères, drones vous donnant la suprématie aérienne ) . Ainsi, nos femmes et nos enfants « jetteront derrière vous le tison ardent, symbole d’un départ définitif et honteux » dixit B.Boganda . Enfin, mon général, n’est-ce pas vous qui avez laissé sortir Ali Darass et ses hommes de Bambari avec armes et bagages ? Les tueries d’Alindao et de Bangassou résultent de votre stratégie à courte vue qui vise uniquement à pérenniser votre présence en RCA sans accomplir votre vraie mission cf Bocaranga, Niem-Yéléwa, Koui, Kaga-Bandoro, Ndomété, Bambari, Bria… et les nombreuses Résolutions de l’ONU restées lettre-morte…

 

    L’Assemblée nationale est dans son rôle quand elle dénonce et déplore la mort des soldats de la Minusca tombés à Bangassou . Nous aurions aimé l’entendre se livrer plus souvent à ce genre  d’exercice pour toutes les morts qui surviennent quotidiennement dans notre beau et grand pays . L’Assemblée nationale ne doit pas avoir une compassion à géométrie variable . Les Centrafricains qu’on assassine sont vos frères, vos sœurs, vos femmes, vos enfants, vos parents et SURTOUT vos électeurs messieurs les députés !  Les soldats de la Minusca sont malheureusement tombés parce que leurs chefs ont primitivement failli à leur mission ! Votre rôle consiste également à interpeler le général Balla et son chef politique Parfait ONYANGA sur leur attitude ambiguë pour ne pas dire coupable et/ ou complice . Si notre pays est placé sous tutelle, sans armée ; alors ceux qui sont chargés de l’administrer doivent assumer courageusement leurs responsabilités . Sinon, qu’ils laissent la place à d’autres …plus compétents et motivés  .

 

    Concernant le Président Touadera, je n’ai pas la prétention de lui dicter ce qu’il doit faire ou ne pas faire . Mon intention est de l’interpeler sur ses nombreux voyages à travers le monde au point de se trouver au pied du mur des lamentations quand son pays s’est embrasé . Je croyais naïvement que notre pays disposait d’un gouvernement complet avec un Premier ministre, un ministre des affaires étrangères, ce sherpa chargé des voyages préliminaires pour déblayer le terrain au Président ; un ministre de la coopération pour rapprocher la RCA des autres pays etc…mais je me trompais lourdement . Le Président centrafricain est une sorte de deus ex machina capable de remplacer tout un gouvernement . Dans ce cas, qu’il dissolve ce gouvernement « budgétivore» qui ne sert à rien, de manière à faire faire des économies à notre pays sur la masse salariale qui en découle . Sans minimiser ce que le Président a rapporté dans sa besace en matière de coopération avec Israël, un bon ministre des affaires étrangères ou de la coopération peut en rapporter autant, sinon plus . Les relations bilatérales avec Israël ou n’importe quel autre pays du monde sont sous-tendues par des intérêts réciproques .

 

    Le Président Touadera ne ferait-il pas  mieux de rester au chevet de ce peuple meurtri qui lui a confié son destin ? Il ferait même mieux,  de faire antichambre auprès du Représentant Spécial du Secrétaire général de l’ONU et son douteux général Balla Keita pour qu’ils appliquent ENFIN  les Résolutions de l’ONU qui justifient leur présence en RCA au lieu de courir les capitales du monde en prêtant, ce faisant, le flanc aux critiques .

 

    Quand on est à la tête d’un pays comme le nôtre qui manque de tout y compris de lait materné pour sauver un nouveau-né orphelin à Alindao, on devient économe par la force des choses : un sou est un sou !

 

     Rester sur place lui laisserait le temps de panser notre pays et penser à la simultanéité des attaques sur le territoire . On dirait qu’elles sont coordonnées !

 

     Mon amour pour la RCA ( d’aucuns diront mon nationalisme ) est paysan : il est ancré dans le sol centrafricain . Comme on dit par chez moi, « c’est là que mon nombril est enterré » . Aussi, je suis pour une RCA qui transcende tous les régimes, tous les partis, tous les groupes armés, tous les tribalismes, tous les régionalismes, bref une RCA qui dépasse tous les Centrafricains et les oblige . Le glas ne sonne pas à Bangassou pour la RCA . Dieu bénisse la RCA !

 

                                                    Le 18 mai 2017

 

                                                    David KOULAYOM-MASSEYO.

 

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