Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

23 juin 2017 5 23 /06 /juin /2017 22:52
Lu pour vous : La justice saisit de nouveaux biens du clan Bongo

 

 

 

 

https://www.challenges.fr  Le 20.06.2017 à 07h15

 

EXCLUSIF : Les juges ont saisi des villas à Nice et un hôtel particulier à Paris, dans le cadre de la vaste enquête sur les biens mal acquis par les potentats africains, dont ceux du défunt président gabonais.

 

Alors que s'est ouvert hier à Paris le procès pour blanchiment de Téodorin Obiang, fils du président de la Guinée équatoriale, l'instruction sur le clan Bongo touche à sa fin. A la demande du juge Roger Le Loire, les enquêteurs de l'Office central de répression de la grande délinquance financière (OCRGDF), viennent de saisir six villas acquises par le défunt président gabonais dans les années 1970 et 1980, sur les hauteurs de Nice, dans le quartier de Cimiez Cap de Croix. Elles sont estimées à environ huit millions d'euros. Il y a quelques semaines, c'est l'hôtel particulier de la rue Edmond Valentin, dans le 7ème arrondissement de Paris, valorisé également à ce prix, qui faisait l'objet de la même procédure.

 

Des saisies s'élevant à plus de 50 millions d'euros

 

Au printemps 2016, la justice française avait déjà saisi une première propriété à Nice, la Villa Saint-Ange, achetée en 1999, un hôtel particulier rue Dosnes (16ème arrondissement), acquis en 1997, et un autre hôtel plus côté, rue de la Baume (8ème arrondissement), acheté par Omar Bongo en 2007, deux ans avant sa mort. Au total, la valeur des avoirs confisqués serait comprise entre 50 et 60 millions d'euros. Reste à savoir ce que deviendra l'argent une fois que la justice se sera prononcée et que les biens auront été éventuellement vendus.

 

Dans ce volet de l’affaire des biens mal acquis africains, aucun membre du clan Bongo n’a pu être poursuivi directement. Seuls les dirigeants d’Atelier 74, une société française chargée de l’achat et de la décoration des biens immobiliers, ont été mis en examen pour complicité de blanchiment. Pour compliquer la donne, Ali Bongo, le fils d’Omar, protégé par son immunité d’actuel président du Gabon, s’est porté partie civile et le magot du patriarche fait l’objet de multiples bisbilles familiales entre les 52 héritiers ! Ali avait, un temps, assuré qu’il était prêt à vendre une partie des biens pour les "redonner" au peuple gabonais. La France pourrait "négocier" et le forcer à créer une fondation chargée de gérer les fonds, sous surveillance internationale, comme cela s’est déjà fait dans des affaires similaires en Suisse.

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
23 juin 2017 5 23 /06 /juin /2017 22:44
Centrafrique: «A Bangui, personne ne donne du crédit à cet accord de paix» Thierry Vircoulon sur RFI
Centrafrique: «A Bangui, personne ne donne du crédit à cet accord de paix» Thierry Vircoulon sur RFI

 

 

Invité Afrique soir

 

 

http://www.rfi.fr/emission/20170623-centrafrique-bangui-personne-donne-credit-accord-paix

 

 Pierre Pinto

 

Centrafrique: «A Bangui, personne ne donne du crédit à cet accord de paix»

 

Y a-t-il trop de médiations internationales sur la Centrafrique ? Celle menée depuis quelques mois par l'organisation catholique Sant'Egidio a abouti lundi à Rome à la signature d'un accord entre groupes armés. Mais d'autres sont toujours en cours, notamment l'initiative de paix de l'Union africaine. Plusieurs accords de paix et cessez-le-feu ont déjà été signés depuis 2013, mais aucun n'a été suivi d'effet. Cet accord de Rome est-il différent des précédents ? Comment rendre les médiations plus efficaces ? L'Ifri, l'Institut français des relations internationales, vient de publier une note à ce sujet. On en parle avec Thierry Vircoulon, chercheur à l'Ifri et spécialiste de la Centrafrique.

 

« Je crois que les faits parlent d’eux-mêmes. Il y a eu, au moment où l’accord a été signé, de violents combats à Bria, donc l’accord n’a aucune existence sur le terrain. Pour le moment c’est mal parti, il y a une continuation des violences en Centrafrique cette semaine et par conséquent, ici à Bangui, il n’y a personne qui donne du crédit à cet accord. Les combats continuent et certains groupes se rejettent la responsabilité et puis surtout ce n’est pas le premier accord que l’on signe en Centrafrique depuis le début de cette crise... »

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
23 juin 2017 5 23 /06 /juin /2017 22:19
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

 

Centrafrique : Plusieurs cas de fraude enregistrés lors du baccalauréat session 2017

 

Par Judicael Yongo le 23 juin 2017

 

BANGUI, 23 Juin 2017(RJDH) —Plusieurs candidats au baccalauréat édition 2017 surpris en train de frauder pendant les épreuves à Bangui et à l’intérieur du pays. Un constat du RJDH après avoir effectué un tour dans les centres d’examens à Bangui et Bimbo où l’arrestation de certains fraudeurs par la police est enregistrée.

 

Les candidats au baccalauréat, malgré le système de code barre, trouvent moyens d’accéder à un à bon résultat aux épreuves de Bac en fraudant. A Bangui et Bimbo et dans bien d’autres localités, ces cas de fraude ont été enregistrés dans un contexte de lutte contre la fraude au sein de l’Education nationale en dépit de la présence des forces de l’ordre et des surveillants mobilisés pour la sécurisation dudit examen.

 

Il est 7h, les candidats se bousculent pour affronter les sujets de la direction des examens et concours, les téléphones et autres moyens technologiques interdits dans la salle d’examen, mais certains candidats contournent ces mesures en usant des fuites (sujets corrigés) a constaté le RJDH.

 

Nous sommes au lycée de Bimbo où un calme est constaté, certains candidats trouvent drastiques les mesures de contrôle, mais les responsables du centre déplorent ces cas de fraude. Par contre au lycée Marie Jeanne Caron dans le premier arrondissement de Bangui, les candidats sont en mouvement constant. Les responsables n’ont pas enregistré des cas graves mais reconnaissent avoir déjoué les tentatives de fraudes.

 

Au lycée Bimbo, centre n°12, la police a arrêté quatre fraudeurs « le troisième jour du Bac, nous avons mis la main sur quatre candidats en flagrant délit de fraude au sujet des mathématiques dont les sujets ont été traités déjà. Immédiatement, ils sont transférés à la gendarmerie de Bimbo pour audition » a confirmé Dr Timothée Mobima, président du centre avant d’indiquer que des mesures ont été renforcées pour empêcher de nouveau cas de fraude.

 

Le cas est aussi similaire au lycée Miskine de Bangui où un candidat a été arrêté pour cas de tricherie.

 

Certains candidats pointent du doigt le réseau de fraude dont fait partie certains professeurs « Oui les examens se sont bien déroulés mais comme vous le savez, certains surveillants aussi poussent les candidats à la tricherie et c’est vraiment regrettable » a dit un candidat sous couvert de l’anonymat.

 

Joint au téléphone sur les accusations des candidats, la Direction des Examens et Concours n’est pas joignable par rapport à notre sollicitation. Toutefois, elle a annoncé au lancement des épreuves, « des mesures pour le bon déroulement du Bac session juin 2017 ». Cette année, plus de 17.000 candidats ont été en lice pour le Bac. Les quatre préfectures sous tension vont composer dès que la situation sécuritaire s’améliore », a indiqué le ministère de l’Education nationale.

 

Les épreuves de baccalauréat session de juin 2017 interviennent dans un contexte de baisse de niveau d’éducation que les autorités s’engagent à lutter.

 

 

Centrafrique : L’état des routes complique l’intervention du HRC à Bria, selon le chargé de protection de l’organisation

 

Par Nina Verdiane Niabode le 23 juin 2017

 

BRIA, 23 juin 2017 (RJDH)—Après les violences de Bria à l’est du pays les humanitaires en particulier le HCR se plaint de l’état de dégradation des routes qui ne favorise pas l’action humanitaire. Propos avancé par Amah Tekpah Kemeth lors d’une interview accordée au RJDH.

 

RJDH : Madame Amah Tekpah Kemeth, bonjour !

 

Amah Tekpa Kemeth : bonjour chère journaliste

 

RJDH : vous êtes associée de protection au HCR travaillant au bureau du HCR à Bria, parlez nous de votre assistance aux personnes déplacées.

 

ATK : Les déplacés avaient besoin de beaucoup de choses depuis le début de la crise. Mais on n’avait pas pu répondre à leurs besoins et maintenant que le système a déclenché nous avons lancé cette action qui consiste à leur distribuer des kits de cuisine, d’hygiène et de protection.

 

RJDH : Pouvons-nous savoir le chiffre global des articles que vous avez distribué ?

 

ATK : Parler du chiffre global, nous amène à faire un calcul des kits reçus par ménage vue que l’urgence ne nous permet pas de faire une distribution par individu. Ici à Bria, nous comptons présentement 7423 ménages donc nous avons au total distribué 7423 bâches, 7423 seaux, 7423 kits de cuisine, 29692 morceaux de savon, 14846 nattes, 7423 jerricanes, et 22269 moustiquaires. Ce qui fait dire que chaque ménage a reçu un paquet minimum constitué de 1 bâche, 1 seau, 4 morceaux de savons, 2 nattes, 1 jerricane, 1 kit de cuisine et 3 moustiquaires.

 

RJDH : quelles sont les autres actions que vous envisagez mener dans le cadre de votre assistance humanitaire ?

 

ATK : Le HCR est aussi en charge de l’aménagement des sites qui accueillent les personnes déplacées. A Bria ici le plus grand site est le site du PK3 qui compte plus de 30000 personnes. Croyez-moi que le site octroyé auparavant par les autorités locales n’est plus suffisant vue l’augmentation des personnes déplacées à ce jour. Donc le HCR est entrain de morceler le site du Pk3 avec l’appui de la Minusca grâce à ses tracteurs qui ont pu déblayer le site, afin que les déplacés puissent avoir une parcelle pour chaque ménage. Nous sommes aussi entrain d’organiser le site à travers la mise en place des comités car tout ce monde ne peut rester sans organisation. Voilà entre autre quelques actions que nous avons menées en dehors de la distribution.

 

RJDH : madame l’associée, pouvez-vous nous dire quelles sont les difficultés auxquelles vous vous êtes confrontées ?

 

ATK : Les difficultés majeures que nous avons sont premièrement liées aux voies de communication. Vous conviendrez avec moi que la qualité des routes sont mauvaises dans les arrière-pays, ce qui a fait que nos camions ont passé presque trois semaines pour arriver à Bria et les personnes déplacées ont du attendre pour être assistées. Ce retard a eu aussi une conséquence négative sur le plan financier. Une autre difficulté se réside au niveau de l’élaboration des listes car certaines personnes ont été omises et pour cela nous sommes entrain de mettre un comité pour gérer ces cas de plaintes y relatives.

RJDH : madame Amah, je vous remercie !

ATK : merci infiniment à vous, madame.

Propos recueillis par Nina Verdiane Niabodé

 

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
23 juin 2017 5 23 /06 /juin /2017 22:04

 

 

 

 

L'interminable traversée du désert avec des épisodes tragiques préoccupe toutes les bonnes intentions au point de pousser la communauté catholique Sant'Egidio dans l'arène de la médiation. Après de multiples manœuvres en coulisse, cette dernière a réussi à réunir les acteurs de la crise centrafricaine à Rome en Italie pour une énième discussion en vue d'un accord de pacification de notre chère patrie. Sur la quarantaine de personnalités composant la délégation centrafricaine, 80% soit treize groupes armés ( en dehors du groupe de Sidiki ) se sont taillé la part du lion.

 

Pensez-vous que les intérêts des centrafricains étaient au rendez-vous ? Et pourquoi le groupe de Sidiki n'a pas effectué le déplacement alors qu'il était convié ? Peut-on avoir une idée sur les critères de sélection des personnalités qui ont effectué le déplacement de Rome ? A propos, peut-on être sous sanctions du conseil de sécurité de l'ONU et voyager librement même dans l'espace Schengen sans être inquiété ? Ces différents interlocuteurs sont-ils crédibles et représentatifs des groupes armés ? Suite aux âpres échanges, un accord "muet" obtenu à l'arraché a été paraphé le 19 juin 2017.

 

Il faut noter que cet accord n'a pas de calendrier, ni de chronogramme, aucune donnée chiffrée sur le coût et encore moins sans la mise en place d'un organe de suivi. Il en ressort de ce fameux accord de Rome un cessez-le-feu immédiat, l'adhésion des groupes armés au programme DDRR, la transformation des groupes armés en partis politiques assortie de condition d'implantation sur l'ensemble du territoire national, la participation des seigneurs de guerre à la vie politique, la libération des territoires occupés ainsi que la levée des barrières illégales, enfin la libre circulation des personnes et des biens...presque un marchandage ou un fond de commerce au prix du sang des centrafricains.

 

Il faut noter que cette énième accord s'inscrit dans la logique des précédents accords de Libreville, Brazzaville et le forum de Bangui. Différemment apprécié, les observateurs de la vie politique ont une appréciation mitigée. Dubitatif, le citoyen lambda veut croire mais hésite, il émet des réserves car beaucoup d'interrogations méritent de clarifications pour dissiper les doutes, le flou, les non-dits...bref les incompréhensions qui gravitent autour de cet accord : quel est l'apport ou la particularité de l'accord de Rome par rapport aux précédents accords ?

 

Qu'est-ce qui nous garantit que celui-ci sera l'ultime ou le dernier ? Compte tenu de la versatilité, le double langage et le volt-face des groupes armés, ne vont-ils pas dénoncer cet accord ultérieurement ? Cet accord est-il la clé de voûte pour débloquer le processus de pacification du pays ? Qui du gouvernement et des groupes armés est sorti gagnant de cet accord ? Ces multiples groupes armés réussiront-ils à harmoniser et rendre cohérents leurs différents objectifs en vue d'une synergie en faveur de la paix ? Parallèlement, pourquoi le représentant de l'ONU n'a pas paraphé l'accord de Rome ? Le signer ne donnerait-il pas de crédit supplémentaire au document ? Alors pourquoi a t-il effectué le déplacement de Rome si ce n'est seulement pour observer ? S'agissant de la participation des groupes armés à la vie politique, comment se fera le partage du pouvoir ?

 

Qu' adviendrait la chaîne de commandement militaire des groupes armés bardée de grades et galons fantaisistes ? Ne tenteront-ils pas de réclamer un jour la primature ? Face aux différentes tueries barbares causées sur de paisibles citoyens, qu'en est-il de leurs droits civiques ? Les chefs de guerre veulent devenir des leaders de parti politique, où est la morale ?

 

Cela n'est-il pas un manque de respect envers le peuple centrafricain ? Remplissent-ils les conditions requises par la loi pour devenir brusquement des leaders politiques ? N'avez-vous pas remarqué que l'accord de Rome n'a pas réservé une rubrique aux victimes ? Cela n'est pas évidemment un oubli mais confirme un des non-dits relatif à une éventuelle loi d'amnistie. L'union africaine, absente de tout processus et initiatrice de l'idée d'amnistie dans la crise centrafricaine était présente à Rome.

 

Cette réapparition de l'union africaine ne vous inquiète t-elle pas ? Et si la loi d'amnistie venait à être voté, la budgétivore Cour pénale spéciale servirait à quoi ? Que fait-on du principe de "l'impunité zéro"prôné par le President de la République ? La reprise des hostilités à Bria au lendemain de l'accord nous démontre que beaucoup reste à faire et nous craignons le bis repetita et surtout le retour à la case départ. Il est important de remarquer que ce sont les mêmes chefs de guerre qui ont signé les précédents accords qui ont paraphé celui de Rome.

 

Il semble se répéter et met à nu la sincérité des seigneurs de guerre. L'absence de l'Etat ou du moins la perte d'une bonne partie de sa souveraineté confirme que l'Etat s'est effondré. Impuissant, ce gouvernement est loin de restaurer l'espoir et encore moins la paix. Le constat est hélas amer, la situation du pays est plus chaotique qu'à l'arrivée des nouvelles autorités. La stérilité, la sécheresse idéologique et stratégique des nouvelles autorités sont notoires. On ne recherche pas la paix sans en connaître la définition et les concepts connexes. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c'est moi.

 

Paris le 23 juin 2017

 

Bernard SELEMBY DOUDOU

 

Juriste, Administrateur des Elections.

 

RCA : ACCORD DE PAIX DE ROME, PROLONGATION OU FIN DE LA TRAVERSÉE DU DÉSERT ? par Bernard Selemby Doudou
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
23 juin 2017 5 23 /06 /juin /2017 21:57
Nouvelles nationales sur ACAP
Nouvelles nationales sur ACAP

 

 

 

La MINUSCA invite les groupes armés à respecter leurs engagements

 

Par ACAP - 23/06/2017

 

Le Porte-parole de la Mission multidimensionnelle et de stabilisation de la paix en Centrafrique (MINUSCA), Vladimir Montéiro a déploré, lors d'un point de presse mercredi 21 juin 2017 à Bangui

 

Le Porte-parole de la Mission multidimensionnelle et de stabilisation de la paix en Centrafrique (MINUSCA), Vladimir Montéiro a déploré, lors d'un point de presse mercredi 21 juin 2017 à Bangui, le fait que les responsables des groupes armés tiennent souvent un double langage et les a invités à respecter leurs engagements.



Selon lui, on devrait mettre la pression sur les représentants de ces groupes armés de manière à ce qu’ils comprennent que le peuple centrafricain n’aspire qu’à la paix et pas autre chose.


Vladimir Montéiro faisait allusion à la reprise des affrontements, mardi 20 juin à Bria, au lendemain de la signature d'un accord par 13 des 14 groupes armés centrafricains, à l'issue d'un conclave organisé par la communauté Sant Egidio.



Toutefois, la MINUSCA continuera d'œuvrer pour le retour définitif de la paix dans le pays, ajoutant que la paix durable ne peut parvenir que par le dialogue inter-centrafricain.



La mission première de la MINUSCA est et restera la protection de la population civile et la restauration de l’autorité de l’Etat et par conséquent elle ne peut appliquer le chapitre 7 de son mandat que lorsqu’il s’agit de protéger la population.

 

 

Arrivée à Bangui de la Directrice régionale de l’OMS, Rebecca Moeti Matshidiso

 

Par ACAP - 23/06/2017

 

La Directrice Régionale de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), le docteur Rebecca Moeti Matshidiso, est arrivée, mercredi 21 juin 2017 à Bangui pour une mission de travail en République Centrafricaine

 

La Directrice Régionale de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), le docteur Rebecca Moeti Matshidiso, est arrivée, mercredi 21 juin 2017 à Bangui pour une mission de travail en République Centrafricaine.


L’objectif de cette visite de 3 jours est d’appuyer le gouvernement centrafricain dans son plan de relèvement et de consolidation de la paix et de la gouvernance.



Accueillie à l'aéroport Bangui M'poko par la Ministre de la Santé, de l’Hygiène Publique et de la Population, le docteur Fernande Ndjengbot, Rebecca Moeti Matshidiso a indiqué vouloir encourager le gouvernement pour le travail en vue d’améliorer l’accès aux services de santé à la population et pour la prévention des maladies transmissibles et les épidémies.

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
23 juin 2017 5 23 /06 /juin /2017 16:54

 

 

 

http://fr.le360.ma  Par Ziad Alami le 23/06/2017 à 12h22

 

Les soldats de confession chrétienne "anti-Balaka" ont perpétré mercredi 21 juin une violente attaque contre un site situé à Bangassou protégé par des casques bleus marocains, et où se trouvaient près de 200 musulmans. L'assaut a été vaillamment repoussé par les soldats des Forces armées royales.

 

Plusieurs éléments de la milice anti-Balaka de sinistre réputation ont donné l'assaut mercredi 21 contre un site à Bangassou protégé par le contingent des Forces armées royales, et où étaient retranchés près de 200 musulmans, notamment des femmes et des enfants. L'assaut perpétré par ces miliciens réputés pour leur extrême violence n'aurait pas fait de morts et de blessés dans les rangs du contingent des casques bleus marocains déployé au sein et autour de cet établissement.

 

Selon Far-Maroc, qui rapporte l'information, l'assaut a été repoussé par les vaillants soldats des Forces armées royales. Aucune victime n'a été déplorée par la force de l'ONU en république centrafricaine (Minusca) sur son site officiel consulté ce vendredi par le360.

 

Il n'en demeure pas moins que le risque demeure très élevé, comme le souligne bien ce haut gradé du contingent des FAR lors d'un point de presse donné conjointement avec le porte-parole de la Minusca, Vladimir Montéiro

 

Cible des attaques les plus meurtrières en Centrafrique ces derniers mois, Bangassou, à 734 km de la capitale Bangui, a replongé dans la terreur des tueries malgré la présence de Casques bleus.

 

Pour rappel, deux soldats marocains ont été tués les 8 et 13 mai derniers dans deux attaques meurtrières perpétrées par les miliciens anti-Balaka.

 

Ces attaques ont suscité une vague d'indignation à travers le monde, qui s'est traduite par des réactions de réprobation et de condamnations de la part du secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, du Conseil de sécurité, de l'Union africaine te de l'Organisation de la conférence islamique (OCI).

Centrafrique: une violente attaque anti-musulmans vaillamment repoussée par le contingent des FAR
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 22:37
Lu pour vous : «La mission de l’ONU n’est plus crédible aux yeux de la population»
Lu pour vous : «La mission de l’ONU n’est plus crédible aux yeux de la population»
Lu pour vous : «La mission de l’ONU n’est plus crédible aux yeux de la population»
Lu pour vous : «La mission de l’ONU n’est plus crédible aux yeux de la population»

 

 

 

 

Par Maria Malagardis Libération  — 22 juin 2017 à 20:16

 

Un nouveau massacre a eu lieu en République centrafricaine au lendemain d’un accord de paix avec les milices armées. Et en dépit de la présence de quelque 10 000 Casques bleus de la Minusca de plus en plus contestés.

 

Qui sauvera la République centrafricaine de ses démons ? Cette semaine, de nouvelles explosions de violences sont venues contredire une énième tentative pour mettre un terme au conflit sanglant qui endeuille depuis quatre ans ce pays enclavé au cœur de l’Afrique. Lundi, pourtant, la communauté Sant’Egidio, plusieurs fois impliquée par le passé dans des médiations de pacification, annonçait fièrement à Rome la signature d’un accord de paix entre 13 groupes rebelles et le gouvernement du pays. Au premier rang des gestes concédés par les parties présentes : la mise en place d’un cessez-le-feu avec effet immédiat. Mais dès mardi matin, Bria, une ville du centre du pays, était le théâtre d’affrontements sanglants qui feront 110 morts.

 

Les motivations de ce carnage ne sont pas très claires, d’autant que les belligérants appartiendraient eux-mêmes à des sous-groupes de factions adverses dans le jeu compliqué des alliances et contre-alliances qui déchirent ce pays plus grand que la France. Une seule certitude : les civils, et les communautés que ces bandes rivales sont censées défendre et représenter, sont les principales victimes de chaque massacre. A Bria, avant même la dernière attaque, 40 000 personnes vivaient déjà dans des camps de déplacés suite aux affrontements précédents qui se sont déroulés en novembre, puis en mars. Ils opposaient alors des factions rivales au sein de l’ex-Seleka, coalition hétéroclite à dominante musulmane qui avait pris le pouvoir en mars 2013 à Bangui, la capitale. Avant d’en être chassée début 2014. Depuis, l’ex-Seleka s’est retranchée dans l’immense arrière-pays, se divisant en une myriade de groupes qui règnent sur de petits territoires et se combattent parfois, quand ils n’affrontent pas les milices d’autodéfense chrétiennes, les «antibalaka». Ces dernières sont apparues fin 2013, au départ par réaction aux exactions commises par la Seleka lorsque celle-ci détenait encore le pouvoir. Depuis, chaque camp s’est rendu coupable d’un nombre inouï d’atrocités. Sans qu’on puisse pour autant résumer cette crise sans fin à une simple guerre de religions, dans un pays où les musulmans boivent de l’alcool et les chrétiens sont parfois polygames. Ni l’intervention de la force française Sangaris, qui a plié bagage fin 2016 après trois ans de présence dans le pays, ni la mise en place d’une force de l’ONU, la Minusca (dotée de 10 000 Casques bleus), n’ont permis jusqu’à présent d’enrayer l’expansion du chaos dans ce pays regorgeant de richesses minières mais dépourvu de routes et d’infrastructures, et qui détient désormais le triste record de se situer à la dernière place de l’indice de développement humain (IDH).

 

Reste qu’après bien des tentatives de conciliations, et malgré la mise en place d’un gouvernement et d’un Parlement élus il y a un an, la recrudescence des violences ces dernières semaines inquiète la communauté internationale. Le 13 juin, le Conseil de sécurité de l’ONU s’en alarmait officiellement en évoquant la nécessité de «reconfigurer» la Minusca pour la rendre plus efficace. Un euphémisme. «La Minusca n’a plus aucune crédibilité aux yeux de la population», souligne ainsi Roland Marchal du Centre de recherche internationale de Sciences-Po et spécialiste de la République centrafricaine. «Il n’y a aucune stratégie militaire car il n’y a aucune stratégie politique», explique le chercheur particulièrement scandalisé par les événements qui se sont déroulés il y a un mois à Bangassou, dans le sud-est du pays.

 

Inaction

 

Le 13 mai, des milices antibalaka attaquent cette ville située dans le sud-est et jusqu’à présent épargnée par les tensions. L’assaut est préparé avec une logistique inédite : armés de mortiers et de lance-grenades, plus de 500 hommes attaquent d’abord la base de la Minusca, puis font sauter le pont qui la relie à la ville avant de cibler le quartier musulman. «Les Casques bleus marocains ont appelé la population musulmane à se regrouper dans la mosquée. Mais lorsqu’ils ont été eux-mêmes ciblés par des snipers, ils sont partis», raconte Roland Marchal. Abandonnés par les Casques bleus, les musulmans ainsi regroupés devenaient une cible facile. L’évêque de Bangassou, Juan José Aguirre Munoz, un Espagnol installé dans le pays depuis prés de vingt ans, racontera plus tard à l’AFP comment il a vu l’imam sortir de la mosquée, mortellement blessé. Mais aussi comment les antibalaka l’ont empêché de prendre le corps du défunt. Investissant toute la ville, ces miliciens traqueront les musulmans jusqu’à l’hôpital où deux femmes seront arrachées de leurs lits : l’une tuée sur le coup, l’autre enterrée vivante, selon différents témoignages. Au total, on dénombrera plus de 100 morts.

 

Un mois plus tard, Bangassou reste sous l’emprise totale des antibalaka. Sans que les autorités à Bangui ne protestent. Sans que la Minusca ne tente de reprendre le contrôle de la ville. «C’est inadmissible de ne pas avoir empêché ce massacre. La Minusca savait qu’il aurait lieu et elle a abandonné les musulmans alors qu’il y a 150 Casques bleus marocains sur place», fulmine Roland Marchal. La conquête de Bangassou par des antibalaka aussi déterminés que bien organisés ne manque pas d’inquiéter de nombreux observateurs qui redoutent une «nationalisation» d’un mouvement qui affichait jusqu’à présent un enracinement et des revendications locales. Certains n’hésitent pas à accuser les autorités de la ville, le maire et le sous-préfet ainsi que deux députés, d’être complices des assaillants. Quant à l’inaction de la Minusca, elle tient peut-être aussi au traumatisme ressenti après une attaque qui s’était déroulée cinq jours avant l’assaut de la ville : le 8 mai un convoi de Casques bleus est attaqué à 20 km de Bangassou. Un Marocain trouve la mort, un autre est fait prisonnier en compagnie de quatre Casques bleus cambodgiens. Ils seront tous «sauvagement assassinés» selon les termes d’un porte-parole de l’ONU. «Pour les Casques bleus présents à Bangassou, ce fut vécu comme un avertissement», constate une source au sein de la Minusca, contactée à Bangui. Laquelle reconnaît aussi le problème de l’«incompétence» de certains bataillons.

 

«Vitrine»

 

Certes, tout le monde s’accorde sur l’efficacité de la force de réaction rapide constituée par un contingent portugais arrivé début 2017. Il sera d’ailleurs appelé en renfort à Bangassou mais retardé par… un autre massacre sur la route, à Alindao. Mais d’autres bataillons se montrent nettement moins à la hauteur de la tâche : «Les Marocains sont très limites. Ils refusent de combattre», souligne encore notre source à Bangui. Et que penser du bataillon envoyé par le Congo-Brazzaville ? Suite à des accusations de viols, 120 Casques bleus congolais avaient déjà été renvoyés chez eux l’an dernier. Ces jours-ci, leurs 629 camarades encore présents à Berbérati, la troisième ville de République centrafricaine seront à leur tour rapatriés après avoir été accusés de viols, de vol de carburant et de «manque de discipline». En février, la Minusca se targuait pourtant de pouvoir déclarer Bambari (au nord-ouest de Bangui) «ville sans armes». Le 19 mai, le président Faustin-Archange Touadéra se rendait dans la ville en compagnie de la directrice générale de la Banque mondiale pour signer une aide de 45 millions de dollars (40,3 millions d’euros), dont une grande partie en faveur des déplacés. «Bambari, c’est un peu Disneyland : la belle vitrine d’un pays très fragile», note Roland Marchal. « Même les opérations de démobilisation et de désarmements censées être mises en place dans le pays traînent et n’en sont qu’à la phase d’un projet pilote», confirme notre source à Bangui, qui a surtout retenu de l’accord signé lundi à Rome «l’incroyable catalogue d’avantages offerts immédiatement aux groupes armés alors qu’il n’y a aucune mesure coercitive prévue sur le non-respect de leurs propres obligations ni aucun calendrier contraignant». En réalité, l’accord signé à Rome ne semble guère avoir suscité d’espoirs dans le pays. «Personne n’y croit», résume un journaliste centrafricain contacté à Bangui. La République centrafricaine a certes bénéficié de l’aide de la France, à travers une opération militaire lancée au départ pour répondre à la crainte d’un «génocide» qui n’a jamais existé, comme le confirmera un rapport d’enquête de l’ONU en 2015.

 

Elle est depuis «protégée» par des Casques bleus dont même le Conseil de sécurité reconnaît désormais la nécessité de «reconfigurer l’action». Mais elle continue de vivre au rythme des massacres toujours impunis de chefs de guerre et miliciens qui s’allient et se combattent au gré des circonstances et des enjeux locaux. L’argent ne manque pas, «les élites et les fonctionnaires à Bangui ont même une forte capacité à l’absorber», ironise une source sur place qui fustige «les surfacturations auxquelles donne droit le moindre séminaire organisé en faveur de la paix». La solution ? «Un peu plus de détermination politique et de fermeté ne ferait pas de mal», soupire le même interlocuteur, désabusé : «Ici, on finit par s’habituer au pire».

 

Maria Malagardis

 

 

 

RCA: réunion technique sur l’aide des bailleurs à Bangui

 

Par RFI Publié le 21-06-2017 Modifié le 21-06-2017 à 03:10

 

Sept mois après la grande conférence des bailleurs internationaux qui s'est tenue à Bruxelles pour aider au relèvement, les principaux intéressés se sont retrouvés mardi 20 juin à Bangui pour la première fois. Une réunion surtout symbolique qui a rappelé les grands enjeux de ce plan de redressement de la République centrafricaine.

 

La grande salle de l'hôtel Ledger était pleine mardi pour recevoir tout ce qui compte de bailleurs, diplomates, membres du gouvernement et de la communauté internationale sur les avancées du Plan national de relèvement et de consolidation de la paix en RCA, plus communément appelé RCPCA.

 

A Bruxelles, les bailleurs internationaux, dont le FMI, la Banque mondiale ou l'Union européenne, ont promis pour 2,2 milliards de dollars d'aide à décaisser jusqu'en 2019.

 

Pour le moment, il n'y a pas eu d'avancées majeures, d'autant que la situation sécuritaire dans le pays, qui est le premier volet de ce plan de redressement, a empiré depuis l'arrivée au pouvoir de Faustin Archange Touadéra, bien que Félix Moloua, le ministre de l'Economie, du Plan et de la Coopération, demeure confiant. « Nous avons des partenaires avec nous, nous avons des amis avec nous. Les partenaires, en venant massivement, montrent que la RCA est fréquentable. Donc c'est un capital de confiance que nous devons savoir utiliser », a-t-il affirmé.

 

Un point important a cependant été rappelé par Najat Rochdi, la coordonnatrice humanitaire de l'ONU en RCA, celui de la relation entre sécurité, action humanitaire et relèvement du pays. « Il y a beaucoup de nouveaux foyers de violence qui ont donné lieu à de nouveaux déplacements et qui ajoutent à la vulnérabilité déjà existante de la population, a-t-elle expliqué. Aujourd'hui il y a une conviction profonde que faire un lien immédiat avec le développement à travers le relèvement, sont des éléments fondamentaux de la consolidation de la paix. »

 

A l'issue de cette réunion, aucun calendrier n'a été donné pour une prochaine rencontre mais en attendant, certains chantiers devraient être mis en œuvre rapidement.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 22:16
Lu pour vous : Des « diamants du sang » de Centrafrique en vente sur les réseaux sociaux
Lu pour vous : Des « diamants du sang » de Centrafrique en vente sur les réseaux sociaux
Lu pour vous : Des « diamants du sang » de Centrafrique en vente sur les réseaux sociaux

 

 

 

 

http://mobile.lemonde.fr  Par Joan Tilouine

 

Des trafiquants avancent à visage découvert, notamment sur Facebook, pour vendre des pierres interdites à l’exportation.

 

Ils ne se cachent pas dans les tréfonds du « dark web », la partie immergée d’Internet, et avancent à visage découvert. Depuis Bangui, Beyrouth, Bordeaux ou ailleurs, ils utilisent les réseaux sociaux pour proposer leurs produits et leurs services. Ce sont les community managers des « diamants du sang » de Centrafrique, des trafiquants de pierres interdites à l’exportation qu’ils proposent à la vente sur Facebook et WhatsApp.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 21:52

 

 

 

Organisée par la fondation FRIEDRICH Herbert Stiftung

 

Yaoundé Cameroun du 14 au 16 juin 2017.

 

 

Thème "Sécurité humaine et sécurité traditionnelle : Pourquoi l'insécurité perdure t'elle en Afrique Centrale?"

 

La problématique de la sécurité est aujourd'hui au coeur de l'actualité dans le monde entier, aussi bien dans les Etats développés que ceux en développement. Cette problématique sécuritaire se pose bien évidemment en rapport aux hommes et à l'Etat, c'est à dire relativement à un territoire sur lequel se trouvent des institutions et où vivent des hommes et des femmes de toutes catégories sociales, de toutes opinions et de toutes confessions.


La question qui m'est posée englobe aussi bien la sécurité humaine vue sous sa forme holistique et qui comprend le bien-être matériel, moral et politique , que la sécurité traditionnelle qui est caractérisée par la violence physique de masse. Pourquoi cette absence de sécurité globale aussi bien que physique perdure t'elle en Afrique centrale?

 

1- Analyse historique de l'insécurité en Afrique centrale

 

Si on prend l'Afrique centrale comme étant les pays de la CEEAC, nous constatons que beaucoup de ces pays ont connu - parfois avant leur independance et en tout cas après leurs indépendances, des longues guerres intérieures qui ont profondément insécurisé les populations, avec leurs lots de violences de masse. C'est le cas notamment:


• de l'Angola qui a connu une longue guerre de liberation contre le colonialisme portugais jusqu'à son indépendance puis une guerre civile opposant les differentes tendances de mouvements de libération,


• du Cameroun qui a connu une longue guerre contre les colonisateurs français avant son indépendance , et qui s'est poursuivie comme mouvement insurrectionnel longtemps après l'indépendance,


• de la République Démocratique du Congo dès le lendemain de son indépendance a dû faire face à des guerres internes à visée sécessionniste,


• La République du Congo avec la guerre civile de 1997 et les troubles militaro-politiques actuels dans la Région du Pool,

 

• Le Tchad depuis les émeutes de Mangalmé en 1964 et de la naissance du Front de Libération Nationale du Tchad (FROLINAT) a vécu dans l'insécurité jusqu'en 2009,


• Le Rwanda avec la génocide de 1994 qui a causé de millions de morts, et de nombreux déplacés internes et de réfugiés dans les pays voisins avec les conséquences connues en RDC,


• Le Burundi qui après la guerre civile des années 1990 connait aujourd'hui une situation de grave insécurité,


• La République centrafricaine mon propre pays qui, entre mutineries militaires, tentatives de coup d'Etat et rébellions,vit dans une une grave situtation d'insécurité humaine et traditionnelle depuis 1996, soit depuis plus de vingt ans.

 

Au vu de ce rappel historique, il est un constat partagé que les populations d'Afrique centrale ont payé dans la durée un lourd tribut à l'insécurité, et malheureusement elles continuent à le payer sous des formes diverses - notamment des standards de vie critiques dans nos pays par ailleurs généreusement dotés par la nature. C'est d'ailleurs le paradoxe de base de l'Afrique centrale.

 

2- Quelles sont les causes de cette inscurité persistante en Afrique centrale?

 

Je vois au moins cinq causes de l inscurité persistante en Afrique centrale . Je le fais bien sûr en m'inspirant du cas de mon propre pays la RCA où l'insécurité endémique perdure depuis presque trois décennies.

 

2. 1 En dehors des guerres d'indépendance comme en Angola et dans une certaine mesure au Cameroun, la principlae cause historique dee l'insécurité en Afrique centrale est liée aux tentatives de prise de pouvoir et aux manoeuvres de conservation du pouvoir. La lutte pour le pouvoir a poussé dans presque toute l'Afrique centrale à des épisodes historiques de violences de masse, hier et encore aujourd'hui. Une monographie historique par pays révèle un nombre impressionnant de coupsd'Etat et tentattives de coups d'Eat, de rebellions, de guerres civiles et même de génocide qui sont synonymes pour les populations de grave insécurité. En République centrafricaine, les actes de violence armée ont connu leurs points d'orgue avec la la dictature de Jean Bedel Bokassa au milieu des années 60 et 70, qui a profondément désorganisé l'Etat, préparant le terrain à une instabilité chronique et aux rebellions de ces trois dernières décennies.

 

2.2 La promotion à tout prix des intérêts personnels, communautaristes , ethniques et religieux au détriment de l'interet général et de la construction de l'Etat-nation sert de carburant aux violences de masse d'hier et d 'aujourd'hui. Le pouvoir politique est considéré par l'ethnie ou la région au pouvoir comme un acquis de la communauté, tandis que les prétendants à ce pouvoir , leurs ethnies, leurs régions et/ou leurs correligionnaires sont considérés comme des ennemis à traiter sans ménagement, d'où les violences de masse.

 

2.3 L'absence de culture de reddition des comptes ou tout simplement le refus de reddition des comptes est à la base de ce qui est communément appelé la mauvaise gouvernance endémique dans la région d'Afrique centrale. Cette culture est le produit du mode privilégié d'accès au pouvoir en Afrique centrale, à savoir hier les coups d'Etats militaires et aujourdhui les coups d'Etat constitutionnels et électoraux. Le décorum institutionnel est partout en place mais son contenu est transmuté vers la préservation à tout prix du pouvoir quelles que soient les contre-performances économiques et sociales. D'ailleurs, sachant intimement qu'ils ne détiennent pas le pouvoir de leurs peuples, quels comptes de tels "élus" auraient ils à rendre au peuple? Une armée et une administration politisées leur suffisent pour grantir la "stabilité".

 

2.4 L'absence de politique volontariste et efficace d'aménagement des territoires et du développement équilibré des régions est une source importante de violences de masse. En Afrique centrale, la région des communautés "au pouvoir" bénéficient d'investissements fastueux, sans commune mesure avec ceux des autres régions parfois plus laborieuses et/ou plus besogneuses.

 

2.5 L'Afrique centrale est un grand réservoir de matières premières dont une gestion rigoureuse et sans corruption aurait permis la résorption du chômage endémique des jeunes . Ce chômage des jeunes, devenu structurel, alimente les mouvements de rébellion et de contestation violente des pouvoirs en place . Les coupures d'internet, massivement utilisées par les jeunes, sont illustratives de l'inadéquation des réponses du pouvoir aux attentes des populations et sont des facteurs de violence.

 

Et la liste est non exhaustive.

 

3- Quelles solutions pour mettre fin à cette insécurité en Afrique centrale? l'insécurité compromet tout simplement l'avenir d'une nation.

 

La mauvaise gouvernance est à l'origine de l'insécurité permanente en Afrique centrale et tant que cette mauvaise gouvernance perdurera, l'insécuité elle également perdurera car comme dit l'adage"les mêmes causes, placées dans les mêmes conditions, produisent toujours les mêmes effets".


Je n'aurai pas la cruauté de comparer la gouvernance des régions de l'Afrique de l'Ouest, de l'Est et du Sud par rapport aux pratiques observées en Afrique centrale. Dans ces régions les pays en sont à leurs troisièmes ou quatrièmes alternances démocratiques des pouvoirs et la qualité de leur gouvernance permet le bon fonctionnement des institutions de pouvoir et de contre-pouvoir, et le devoir de rendre compte est passé dans les mœurs. De même dans ces régions la libre circulation des personnes et des bien constituent le socle de leurs organisations d'intégration communautaires car là où les personnes et les biens circulent librement, le désenclavement devient réel sur le pal des idées et des meilleurs pratiques.


En Afrique centrale, nos peuples vivent dans leurs chairs, tous les jours, les conséquences de la mauvaise gestion sur le plan de leur sécurité humaine (niveau et qualité de vie). La solution pour mettre fin au paradoxe de l'Afrique centrale,où la violence est endémique et récurrente dans une région où tout le monde devrait bien vivre, est d'intensifier le combat démocratique des partis politiques d'obédience progressistes. Les partis progressistes d'Afrique centrale doivent être conscients de la difficulté de la tâche car rien ne leur sera épargné pour les affaiblir et les briser. +


Cependant, dans un esprit patriotique, avec lucidité et endurance, les partis politiques progressistes doivent penser des stratégies pertinentes de conquête démocratqiue de pouvoir. Ils doivent investir dans la conception et la mise en oeuvre de projets politiques transformationnels et conséquents tenant compte des intérêts vitaux et bien compris de nos populations et de nos États.

 

Yaoundé 14 juin 2017


Martin ZIGUELE

Contribution du Président Martin ZIGUELE à la conférence sous régionale des partis socio-démocrates de l'Afrique Centrale
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 21:08
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

 

Centrafrique : Que dit l’accord de Saint ’Egidio sur la question de la justice ?

 

Par Judicael Yongo le 22 juin 2017

 

BANGUI, 22 Juin 2017(RJDH)—- L’accord de Saint ‘Egidio signé à Rome le 19 juin dernier décide la mise en place d’une commission « vérité-justice et réconciliation », recommandée lors des assises de Bangui en juin 2015.

 

Les pourparlers de Saint ‘Egidio n’a pas exclu les grandes lignes de Forum de Bangui notamment la question de la justice, réparation vérité et réconciliation. Même si l’accord a été signé le 19 juin et que les violences persistent encore sur le terrain, mais la justice selon un acteur de la société civile centrafricaine « reste le seul rempart dans le pays ».

 

Cette commission « Vérité Justice et réconciliation » a pour mandat de douze (12) mois selon les clauses de l’accord ; laquelle commission qui après avoir acquis toute la documentation existante en la matière « doit précéder aux auditions qu’elle jugera utiles, et produira les recommandations adressées au Président de République et exposera devant l’Assemblée Nationale» peut-on lire dans l’accord signé entre les groupes politico-militaires et les institutions centrafricaine ainsi que la Minusca.

 

Ces différentes recommandations doivent porter certaines questions sur « le traitement traditionnel en ce qui concerne les cas de réparation et pardon, la réinsertion des leaders et cadres relevant des groupes politico-militaires, la libération des combattants détenus et l’adoption des lois sur la réconciliation nationale, gage de confiance, d’apaisement et de stabilité » ajoute ce document.

 

Sur les questions de la justice, le présent accord a pris en compte, il faut noter une avancée, celle du refus de l’amnistie « les recommandations du Forum de Bangui en la matière, le travail de cour pénale internationale et la cour Pénale spéciale le droit de la grâce du président de la République »

 

Si l’accord de Saint ‘Egidio demande un cessez-le-feu entre les forces non-conventionnelles en Centrafrique, nul ne doit s’échapper à la justice. Mais de certains acteurs et observateurs, cet accord reste un vœu pieux.

 

 

Centrafrique : Les engagements politiques consignés dans l’accord de Sant’Egidio en quelque point

 

Par Jean Fernand Koena le 22 juin 2017

 

BANGUI, le 22 Juin 2017(RJDH)—Les groupes armés signataires de l’accord politique de Sant Egidio s’engagent à cesser le feu sous le contrôle de la communauté internationale. Le pouvoir de Bangui doit réviser sa feuille de route dans le cadre du processus DDRR en impliquant les leaders des groupes armés dans le processus.

 

Tous les groupes armés s’engagent à respecter les autorités légitimes issues des urnes. Le gouvernement de son côté s’engage à considérer les groupes politico-militaires comme parties prenantes et in fine avec possibilité de création de leur formation politique.

 

Le gouvernement et les groupes armés sont décidés à collaborer avec les autorités traditionnelles et religieuses avec l’appui de la communauté internationale.

 

La première concession faite de part et d’autres c’est l’engagement de la Minusca à entamer une consultation sur la levée des sanctions pour les personnes visées par des sanctions du conseil de sécurité. La libération de combattants détenus et l’adoption de lois sur la réconciliation nationale.

 

Mais si l’accord est déjà salué au niveau international notamment par l’Union Européenne, premier partenaire stratégique et financier de la RCA, sa mise en œuvre dépend de ceux qui y croient.

 

Plusieurs leaders signataires de cet accord sont contestés au sein de leurs groupes et aujourd’hui leur influence auprès des hommes sur le terrain laisse libre cour au doute, en dépit de la présomption de bonne volonté de Sant Egidio.

 

Cet accord apporte-t-il de nouveauté par rapport au forum de Bangui de près de 700 articles ? Selon certaines discrétions, les groupes armés caressent le charme discret de voir nommé en leur sein un premier ministre, et exigent la transparence dans la gestion du processus DDRR rattaché à la présidence.

 

Qu’en sera-t-il de l’éthique politique ? L’accord politique de Sant Egidio risque de laisser de tache indélébile à long termes. Edouard Patrice Ngaïssona un des leaders Antibalaka s’est vu empêcher de se présenter aux élections présidentielle et législatives et l’agrément du ministère de l’Administration du territoire, parce que la lutte politique est incompatible à la lutte armée

 

 

Centrafrique : La situation humanitaire demeure inquiétante à l’Est du pays

 

Par Nina Verdiane Niabode le 22 juin 2017

 

BRIA, 22 juin 2017 (RJDH)—Les affrontements de mardi à Bria ont augmenté le besoin humanitaire mettant ainsi les déplacés dans la situation de réponse humanitaire d’urgence. Une situation préoccupante pour la communauté humanitaire et les déplacés.

 

Le regain de violence à l’est du pays a un impact considérable sur le plan de réponse humanitaire jusque-là financé à hauteur de 22%. Cette situation qui reste volatile n’offre pas de possibilité d’assistance dans un contexte où certaines ONG dans la localité sont touchées suite aux violences.

 

Le bilan de ces affrontements est lourd avec plusieurs corps sans vie et des blessés qui manquent de soins. Le nombre afflux encore ce matin selon des sources hospitalières de la localité qui parlent de débordement.

 

Plusieurs personnes sont mortes et bien d’autres sont des déplacées sur les sites, attendent une réponse d’urgence après les derniers affrontements entre le FPRC et la Coalition Anti-Balaka. « Notre situation ici est précaire, nous manquons de tout et certains parmi nous ont vu leur maison incendiée, même le minimum n’y est pas et c’est déplorable » a témoigné un déplacé joint au téléphone par le RJDH.

 

Des informations du RJDH indiquent que les organisations humanitaires présentes à Bria penchent depuis ce matin sur la stratégie de réponse et d’assistance aux personnes vulnérables.

 

La situation de la République Centrafricaine inquiète le secrétaire des Nations-Unies Antonio Guterres qui craint un crash, alors que la mobilisation pour financer le plan d’urgence est d’autant plus faible après la rencontre de Yaoundé organisée par la coordination humanitaire et le gouvernement centrafricain.

 

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com