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22 novembre 2021 1 22 /11 /novembre /2021 02:08
Le mandat de la Minusca renouvelé pour un an de plus

 

Centrafrique: le mandat de la Minusca renouvelé pour un an de plus

 

https://www.rfi.fr/ 13/11/2021 - 04:57 Avec notre correspondante à New York, Carrie Nooten

La Minusca, l’une des plus importantes missions de maintien de la paix de l’ONU a été renouvelée pour un an vendredi 12 novembre par le Conseil de sécurité. Et le renforcement des troupes décidé en 2020 est bien confirmé pour 12 mois de plus. Mais la Russie et la Chine se sont abstenues lors du vote.

Deux abstentions sur le renouvellement du mandat de la Minusca, et des accusations importantes de l’ONU même pas mentionnées dans le texte. La Russie a expliqué s’être abstenue à cause de « scandales » concernant la Minusca. Les États-Unis ont eux regretté que les violations des droits humains des mercenaires russes Wagner aient dû être passés sous silence, ainsi que l’attaque du 1er novembre commise contre le bus de casques bleus égyptiens, qui a essuyé les tirs de la garde du président Touadéra.

Accompagner le cessez-le-feu

L’ambassadeur français Nicolas de Rivière a mis en garde contre Wagner à l’issue de la réunion : « La présence de Wagner en Centrafrique est profondément déstabilisante. Elle constitue un facteur de guerre et non un facteur de paix. Les preuves s’accumulent sur les exactions commises par ce groupe : les arrestations extrajudiciaires, les exécutions sommaires, les violences sexuelles et basées sur le genre, les menaces exercées contre des défenseurs des droits de l’Homme, les entraves à l’accès humanitaire. Tout cela est inacceptable et bien documenté. »

Il a rappelé que la Minusca était renouvelée pour accompagner le cessez-le-feu déclaré le 15 octobre par le président Touadéra.

 

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22 novembre 2021 1 22 /11 /novembre /2021 02:04
ONU : huis clos électrique pour le renouvellement de la Minusca

 

Lu pour vous...

 

La Lettre du Continent. Édition du 12/11/2021. 

 

ONU : huis clos électrique pour le renouvellement de la Minusca

 

Le Conseil de sécurité de l'ONU renouvelle ce vendredi le mandat de la Minusca. Les discussions entamées dès le mois d'octobre se sont déroulées dans un climat difficile, alors que Moscou tente d'alléger l'embargo sur les armes.

Le tout dans un contexte tendu entre Bangui et la mission onusienne.

"Un mandat plus robuste" : c'est le maître mot, à Bangui comme à New York, qui domine les discussions du Conseil de sécurité des Nations unies relatives au renouvellement du mandat de la Minusca. Déjà, en mars dernier, le Conseil de sécurité avait décidé d'augmenter les effectifs de la mission d'un millier de casques bleus supplémentaires. Une leçon tirée de l'attaque de décembre 2020 des rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) de François Bozizé. Partie de l'arrière-pays, la CPC était parvenue à atteindre les portes de Bangui en février dernier.

Composante aérienne

Débordée, la Minusca avait été contrainte localement de collaborer ponctuellement avec les Forces armées centrafricaines (FACa), mais surtout également avec les "instructeurs russes" de la société Wagner, présents auprès de l'armée centrafricaine. Une situation qui avait suscité un embarras considérable à New York et avait mis à mal le patron de la mission Mankeur Ndiaye et sa numéro 2, Denise Brown.

La mission ambitionne désormais de renforcer ses composantes stratégiques - notamment les forces d'intervention rapides, plus souples -, capables de se projeter rapidement dans le pays. Au sein de la Minusca, les contingents népalais et portugais interviennent déjà dans ce cadre. La composante aérienne doit elle aussi être renforcée. Bangui s'est plaint à plusieurs reprises ces dernières semaines d'un déficit de la mission onusienne en la matière. Le déploiement à venir des casques bleus tunisiens doit ainsi apporter une première réponse.

La Minusca a connu des turbulences ces derniers mois. Le contingent de Gabonais de 450 hommes n'a toujours pas été remplacé après son départ contraint à la suite d'accusations d'agressions sexuelles. Le contingent marocain - qui a fait l'objet de très violentes attaques depuis 2014 - réfléchit quant à lui à réduire sa contribution. Des sujets qui ont été discutés lors de la réunion à New York des pays contributeurs à la Minusca, le 3 novembre. Le Togo, le Sénégal, la Tunisie et, dans une moindre mesure, la Côte d'Ivoire restent positionnés pour déployer des hommes au sein de la force onusienne.

Désaccord sur l'embargo, le panel des experts et les sanctions

Mais la rivalité entre Moscou et Paris a plané sur l'ensemble des discussions. Moscou a ainsi tenté de profiter des débats pour introduire dans le texte un assouplissement de l'embargo au sujet des armes de 16 mm et des mortiers de 60 mm. Depuis juillet, leur importation est soumise à dérogation, obligeant à solliciter plusieurs mois auparavant une autorisation préalable du Conseil de sécurité (AI du 12/07/21).

La Russie plaide désormais pour la mise en place d'une simple "notice informationnelle" à communiquer à l'organe onusien seulement un mois avant. La demande a peu de chances d'être acceptée par les autres Etats membres, à commencer par les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni.

Le renouvellement du panel des experts sur la République centrafricaine est par ailleurs bloqué par la diplomatie russe. Celle-ci doit donner son aval, comme tous les Etats membres du Conseil de sécurité, sur le profil des experts recrutés. Mais les dossiers sont bloqués à Moscou, en attente de validation, manière de répondre au précédent rapport du panel, sorti au mois de juin. Il accusait les "instructeurs russes" d'exactions contre les civils, au même titre que les groupes armés.

Dans ce contexte de désaccord entre Etats membres, un accord sur de nouvelles sanctions contre des responsables du régime ou des groupes armés est peu probable. C'est ainsi que l'opposant Karim Meckassoua, pourtant pointé du doigt lors du dernier rapport des experts pour son implication au sein de la CPC, est en train d'échapper à des sanctions. En exil depuis sa destitution parlementaire, l'ancien président de l'Assemblée nationale reste toujours actif en Afrique centrale.

La Minusca et le gouvernement centrafricain à couteaux tirés

Les discussions new-yorkaises se sont déroulées dans un climat explosif entre Bangui et la Minusca. Le 1er novembre, la garde présidentielle a tiré sur un bus de la Minusca s'étant égaré aux abords de la résidence présidentielle, faisant dix blessés côté égyptien. Une adolescente est morte dans la confusion, heurtée par le véhicule onusien.

Très vite, l'affaire a pris une tournure politique. Le secrétaire général Antonio Guterres a "fermement condamné" l'incident et exigé une enquête. La ministre centrafricaine des affaires étrangères Sylvie Baïpo-Témon a vertement accusé la Minusca d'être elle-même responsable de l'incident.

Les principaux relais proches du pouvoir ont intensément exploité le drame pour dénoncer la mission. Une manifestation de quelques personnes a ainsi été organisée cette semaine devant le QG de la mission, filmée par deux journalistes de RIA FAN, agence de presse proche de Wagner. Des panneaux "Minusca dégage" étaient notamment montés sur un pick-up de la gendarmerie centrafricaine.

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1 novembre 2021 1 01 /11 /novembre /2021 19:43

 

Lu pour vous

 

By Rédaction Africanews et Samuel Thierry Nzam 30 oct

En Centrafrique, la région de Mbata est principalement une zone forestière, dans laquelle plusieurs milliers de personnes vivent surtout de l'agriculture et de la chasse.

Les habitants ne disposent pas d’assez de moyens pour se rendre dans les hôpitaux et dans les centres de santé, où les soins sont chers. Leurs traitements reposent donc sur la pharmacopée, une médecine à base des racines, des feuilles et des écorces d’arbres.

"Tous nos produits viennent de la forêt, nous sommes en danger, car ils ont tout détruit, les grands arbres comme des petits", explique Paul Mamba, chef du campement.

Dans cette région du sud de la Centrafrique, la déforestation, causée par les sociétés forestières, mais aussi clandestine, handicape les habitants de Mbata et de ses environs en détruisant les essences médicales.

Odyssin Okaboubka, spécialiste de la pharmacopée et maire de la commune, ne trouve plus des produits nécessaires pour soigner ses patients.

"Vous savez que la forêt regorge d'une pharmacie, avec les ressources que nous pouvons soutirer de la forêt, on peut avoir des médicaments, la forêt est la base de tout. Notre regret, c’est que les sociétés, nos parents, qui font les sciages artisanaux, sont à l’origine de la déforestation."

Les habitants se plaignent également du fait que cette déforestation agit sur le changement climatique dans leur région. Les arbres leur permettant de s'abriter pendant qu'ils travaillent en extérieur.

"La conséquence sur la population, c’est la sécheresse, c’est le changement climatique, ce qui fait que ce n’est plus comme avant", dit Joseph De-Pesquinou, le responsable de la protection de l'environnement.

Plusieurs manifestations ont déjà eu lieu contre l'exploitation forestière abusive et les habitants ne savent plus quoi faire.

Le gouvernement centrafricain célèbre chaque année une journée nationale de l’arbre pour la protection de l’environnement, des journées auxquelles le président est régulièrement présent et ne cesse d’attirer l’attention des acteurs de la déforestation.

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1 novembre 2021 1 01 /11 /novembre /2021 19:04
Centrafrique: quel bilan deux semaines après le cessez-le-feu?

 

https://www.rfi.fr/ 30/10/2021 - 23:52  Avec notre correspondant à Bangui, Carol Valade

Le président Faustin Archange Touadéra a décrété vendredi 15 octobre un cessez-le-feu unilatéral et immédiat sur l’ensemble du territoire. Une décision unanimement saluée par les Nations unies, la CIRGL ainsi que la plupart des partenaires internationaux de la Centrafrique. Mais après deux semaines, les groupes armés dénoncent de multiples violations de la trêve par les forces loyalistes. Le gouvernement dément et assure que les groupes armés déposent les armes.

Pour le ministre porte-parole du gouvernement, Serge Ghislain Djorie, le bilan est « positif ». « Actuellement, les groupes armés rendent les armes et demandent la cessation des hostilités », assure-t-il.

Dans son dernier communiqué, l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC) dit tout autre chose et dénombre six attaques des forces loyalistes qui auraient fait 15 morts parmi les civils, selon son propre décompte. Le groupe rebelle annonce « exercer désormais son droit à la légitime défense ». 

De son côté, le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) dénonce un « renforcement des positions militaires du gouvernement » et se dit « prêt à répondre à toute provocation ». « Le cessez-le-feu a été globalement respecté la première semaine, mais les incidents ont repris leur rythme habituel dès la semaine suivante », indique une source sécuritaire.

Dans sa conférence de presse hebdomadaire, la Minusca affirme que la situation « reste calme » et que « malgré le cessez-le-feu, la force reste en alerte ». La mission onusienne de maintien de la paix dénombre 17 incidents d’abus et de violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire pendant cette semaine. Les groupes armés en seraient autant responsables que les forces loyalistes.

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1 novembre 2021 1 01 /11 /novembre /2021 16:55
Centrafrique: les députés de l’opposition se retirent du dialogue républicain
Centrafrique: les députés de l’opposition se retirent du dialogue républicain
Centrafrique: les députés de l’opposition se retirent du dialogue républicain
Centrafrique: les députés de l’opposition se retirent du dialogue républicain
Centrafrique: les députés de l’opposition se retirent du dialogue républicain

 

https://www.rfi.fr/ 01/11/2021 - 01:08 Avec notre correspondant à Bangui, Carol Valade

Alors que le comité préparatoire dévoilait il y a quelques jours les grandes lignes du dialogue républicain promis par le président Faustin-Archange Touadéra d'ici à la fin de l’année, les principaux représentants de l’opposition ont annoncé, samedi 30 octobre, leur retrait dudit comité. La démarche vise à protester contre une circulaire du président de l’Assemblée nationale qui relance la procédure de levée de l’immunité parlementaire de trois députés centrafricains, figures de l’opposition politique.

La procédure remonte au mois d’avril 2021, lorsque le ministre de la Justice, Arnaud Djoubaye Abazene, demande la levée d’immunitaire parlementaire de quatre opposants, dans le cadre d’une poursuite judiciaire engagée contre l’ex-président François Bozizé, devenu coordonnateur de la rébellion Coalition des patriotes pour le changement (CPC).

Fin mars, les députés Anicet-Georges Dologuélé, Martin Ziguélé, Simplice Aurélien Zingas et Abdul Karim Meckassoua sont interdits de quitter le territoire. Déchu de son siège par la Cour constitutionnelle, ce dernier sort discrètement du pays. Pour les trois autres, l’interdiction est finalement levée, dans un climat de décrispation.

Mais le 27 octobre, une nouvelle note signée du président de l’Assemblée nationale, Simplice Mathieu Sarandji, annonce une commission ad hoc sur le sujet. Les intéressés se disent à nouveau interdits de voyager. Il s'ensuit une cascade de désistements au dialogue républicain.

La coalition COD-2020, le parti Patrie de Crépin Mboli-Goumba et le Mouvement de libération du peuple centrafricain de Martin Ziguélé retirent leurs représentants du comité d’organisation et dénoncent « une volonté de saboter le Dialogue ».

 

Centrafrique : l’opposition se retire du dialogue national

 

(Agence Ecofin) 31 octobre 2021 17:03 - L’opposition centrafricaine a affirmé samedi 30 octobre se retirer des tractations en vue d’organiser le dialogue national prôné par le gouvernement. Elle estime que le pouvoir sape les efforts de décrispation et de mise en place d’un climat apaisé.

Déjà un accroc au processus de paix en Centrafrique. Alors qu’un cessez-le-feu avait été accepté mi-octobre par la plupart des groupes d’opposition civile et armée, ces derniers viennent d’annoncer leur retrait anticipé de la table des discussions. Motif : le gouvernement a relancé une procédure pour lever l’immunité parlementaire de Aurélien Simplice Zingas, Martin Ziguelé et Anicet Georges Dologuelé, députés de l’opposition.

Visés par des poursuites judiciaires engagées contre l’ancien président François Bozizé, ces derniers avaient vu la demande de levée d’immunité classée sans suite en mai dernier, peu avant la fin de la 6e législature.

La COD-2020, principale plateforme des partis opposants, affirme que « le régime du président Touadera ne cesse de montrer ses intentions guerrières et antidémocratiques, […] foulant au pied l’exigence de la décrispation politique et de la création d’un climat apaisé pour aller au dialogue ». Elle a annoncé le retrait de ses représentants du comité d’organisation du dialogue républicain, comité déjà très contesté, car jugé favorable au pouvoir en place.

Le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) de Martin Ziguelé a déclaré tenir le gouvernement de Touadéra « responsable de la situation ainsi créée ».

Feriol Bewa

 

Lu pour vous

Centrafrique : l’opposition claque la porte à Touadera et se retire du dialogue national

https://info241.com/ Publié le 31 octobre 2021 à 13h43min MàJ : La rédaction d’Info241

La principale plateforme des partis de l’opposition centrafricaine, la COD 2020, a décidé, samedi 30 octobre, de ne plus prendre part au dialogue dit « Républicain » que le pouvoir compte organiser dans les prochaines semaines. La coalition de l’opposition a estimé dans un communiqué que : « pendant que le peuple centrafricain recherche par tous les voies et moyens, notamment par l’organisation d’un dialogue le retour de la paix et de la sécurité » en RCA, « le régime du président Touadera ne cesse de montrer ses intentions guerrières et antidémocratiques ».

« En effet, le mercredi 27 octobre 2021, le président de l’Assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji a décidé sur instructions du président Touadera de ressortir et de réactiver la procédure illégale de levée de l’immunité des députés de l’opposition démocratique (Anicet Georges Dologuelé, Martin Ziguelé et Aurélien Simplice Zingas) foulant ainsi au pied l’exigence de la décrispation politique et de la création d’un climat apaisé pour aller au dialogue  », a expliqué la COD 2020.

Selon l’opposition, «  il en ressort donc que le régime ne veut ni de la paix ni du retour de la sécurité ni de la réconciliation et surtout ni d’un dialogue devant regrouper les fils et les filles du pays  ». Par conséquent, la COD-2020 a décidé de son retrait du dialogue, ainsi que du retrait de ses représentants du comité d’organisation et des sous-comités du dialogue républicain.

Dans un communiqué similaire, le parti de l’opposant Martin Ziguélé, le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), a souligné qu’il tient le régime de Touadera « pour responsable de la situation ainsi créée  ». Annoncé par le président Touadéra à l’issue de sa réélection, le comité d’organisation mis en place le 30 juin dernier avait déjà suscité une levée de boucliers dans les rangs de l’opposition qui le jugeait alors déséquilibré en faveur du pouvoir.

Le dialogue républicain qui se veut pourtant inclusif fait déjà face à ses premières divisions, avec l’exclusion par le régime des mouvements rebelles, notamment ceux formant la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) rassemblés autour de l’ex président François Bozizé qui multiplient des attaques à travers le pays.

 

Lu pour vous

 

L'argent de la paix

https://www.adiac-congo.com/ Samedi 30 Octobre 2021 - 17:45

Les autorités de Bangui projettent de convoquer, d’ici à la fin de cette année, un dialogue « républicain » au cours duquel les Centrafricains échangeront sur la nécessité de rétablir la confiance entre eux et penser à construire leur nation dans un environnement enfin apaisé. Envisagé de longue date, ce conciliabule tarde à se réunir du fait de la persistance de nombreux écueils. Parmi lesquels l’activisme des groupes armés et la difficile mobilisation des moyens financiers nécessaires à la tenue de celui-ci dans les meilleures conditions.

Sur la première question, les violons ne s’accordent toujours pas entre le gouvernement et les rebelles qui rechignent à déposer les armes. Pour l’exécutif centrafricain, tant que les insurgés ne renonceront pas à la violence armée, ils ne seront pas les bienvenus aux retrouvailles dont l’objectif, insiste-t-il, est de montrer aux yeux du monde que toutes les parties prenantes à la crise œuvrent à la réconciliation en dehors de toute pression nuisible au rétablissement de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national. En d’autres termes, l’occupation des régions entières par les groupes armés qui veulent à la fois dialoguer n’est pas admissible.  

Le 15 octobre, le président Faustin Archange Touadera avait décrété un cessez-le-feu unilatéral, considéré par les observateurs comme un début de réponse à l’impératif de baliser le chemin du dialogue attendu. La Coalition des patriotes pour le changement – CPC-, la rébellion qui a tenté en vain de prendre la capitale centrafricaine en début d’année et dont le coordonnateur général serait l’ex-président François Bozizé, déclarait prendre acte de cette ouverture du chef de l’Etat avant de dénoncer, du temps après, la violation de la trêve par la partie gouvernementale.

Aguerri pourrait-on dire par les épreuves, le pouvoir centrafricain parvient jusqu’à présent à contenir les assauts des rebelles. Ce résultat qui ne signifie pas la fin du conflit est rendu possible grâce à l’appui des Casques bleus de la Minusca, des unités rwandaises et des instructeurs russes devenus la pomme de discorde entre la Centrafrique et certains de ses partenaires occidentaux. Ce qui est vrai, ces contingents étrangers sont là pour suppléer une armée centrafricaine sevrée par des déchirements que connaît ce pays depuis de longues années par l’embargo sur les armes qui le frappe et contre lequel à son corps défendant Bangui se fait inaudible.

S’agissant du second écueil qui gorge la route du dialogue voulu par les Centrafricains, il est technique et financier. Quelque 450 délégués prendront part à cette rencontre dont la date n’est pas encore fixée. La CPC n’y sera peut-être pas représentée si elle ne consent pas à remplir les préalables évoqués plus haut. D’un certain point de vue, à terme, les autorités banguissoises se rendront compte qu’elles ne seraient pas parvenues à dialoguer avec tout le monde. Dans une certaine mesure aussi, peut-être que le problème de fond n’est pas tant la présence du mouvement armé de l’ancien président Bozizé. Bangui n’a en effet pas encore réuni l’argent qu’il faut pour organiser son forum « républicain ».

Selon diverses sources, il faudra un peu plus d’un demi-milliard FCFA pour organiser le dialogue. A ce jour, cet argent de la paix faisant défaut, les dates glissent. La Centrafrique a lancé des appels aux partenaires multilatéraux et avoue ne pas être capable de tenir ses engagements s’il n’y a pas d’argent. Les amis de Bangui, la communauté internationale devraient peut-être s’engouffrer dans cette brèche de la main tendue pour exiger des autorités centrafricaines un assouplissement en direction des rebelles en guise de contrepartie des sommes d’argent qu’ils seraient prêts à disposer pour la bonne tenue de ces assises dont le pays de Barthelemy Boganda a tant besoin pour redémarrer. Le chemin est encore long, il faut l’avouer.

Gankama N'Siah

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1 novembre 2021 1 01 /11 /novembre /2021 16:28
Le Drian désavoué par l’Élysée

Lu pour vous

 

Publié le 29 octobre 2021 à 07h47 - Hubert Coudurier.  Télégramme

Hubert Coudurier, directeur de l’information du Télégramme, livre son point de vue sur les mouvements de diplomates au Quai d’Orsay, initiés par l’Élysée et malgré les réticences de Jean-Yves Le Drian, ministre des Affaires étrangères.

Au début de son quinquennat, Emmanuel Macron avait créé le trouble parmi les personnels de Défense en rappelant, à l’occasion du 14 juillet, le chef d’État-major des armées, le général Pierre de Villiers, à un devoir de réserve. Lui indiquant brutalement devant son homologue américain qu’il était le chef des Armées, le président de la République l’avait humilié au point de provoquer sa démission.

Cette fois, c’est un haut responsable du Quai d’Orsay, Christophe Farnaud, directeur de la zone Afrique du Nord-Moyen-Orient, ancien ambassadeur en Afrique du Sud, qui vient d’être éjecté de son poste et remplacé par la secrétaire générale adjointe Anne Gueguen pour des motifs obscurs, malgré les réticences du ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian. Diverses interprétations ont été données de cette décision dans cet univers feutré où les choses se disent à demi-mot.

La foudre de Jupiter ne s’est pas abattue sur Farnaud pour son style de management, un tantinet autoritaire et condescendant, propre à nos diplomates conscients de leur valeur. Ce qui avait d’ailleurs valu un audit à la cellule diplomatique de l’Élysée, dont les responsables, Emmanuel Bonne et son adjointe Alice Rufo, soupçonnés de harcèlement moral, furent finalement exonérés. En réalité, le chef de l’État n’aurait guère apprécié les critiques du diplomate sur sa politique arabe qui, du Liban à l’Algérie, enchaîne les fiascos.

La méthode a d’autant plus choqué que, dans la foulée de la suppression de l’Ena, un nouveau corps des administrateurs de l’État a été créé dans lequel vont se diluer les corps supprimés, dont celui des diplomates comme des préfets. La suppression du prestigieux concours d’Orient, à laquelle Le Drian n’a pas réussi à s’opposer, induit un nivellement par le bas assez démagogique, qui permettra des nominations plus discrétionnaires. À force de culpabilité, les élites encouragent le populisme.

 

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28 octobre 2021 4 28 /10 /octobre /2021 20:53
Les obstacles à une plus grande participation de troupes burundaises aux casques bleus

 

Burundi: les obstacles à une plus grande participation de troupes burundaises aux casques bleus

https://www.rfi.fr/ 28/10/2021 - 07:49

La question d'une plus grande participation du Burundi aux missions de paix de l'ONU a été au cœur de la visite de travail de deux jours de Jean-Pierre Lacroix, le secrétaire général adjoint de l'ONU en charge des missions de paix à Bujumbura. Pour les autorités burundaises, cette activité est devenue aujourd'hui la principale source de devises, alors que le pays traverse une grave crise économique. Mais il reste encore des obstacles pour l'ONU.

Premier défi, celui de la préparation des unités qui doivent être déployées dans les missions de l'ONU. Le Burundi dispose d'un centre de formation de maintien de la paix au nord de Bujumbura. Mais depuis la crise de 2015, les instructeurs occidentaux qui y officiaient sont partis ; les Nations unies veulent vérifier, comme c'est la règle, le niveau de préparation des troupes que le pays voudrait mettre à leur disposition.

Hélicoptère, blindés, chars ou encore équipement individuel... chaque pays pourvoyeur de troupes doit équiper ses hommes en mission. C'est une véritable épine pour le Burundi qui n'en a pas les moyens en raison de la grave crise économique qu'il traverse.

Autre sujet de préoccupation, la « conduite et discipline des Casques bleus », un domaine où les Nations unies pratiquement désormais la tolérance zéro. Or, l'ONU a demandé à Gitega depuis cinq ans d'enquêter sur des allégations d'abus sexuels contre une vingtaine de casques bleus burundais déployés à l'époque au sein de la Minusca en Centrafrique. D'autres cas se sont rajoutés depuis, mais jusqu'ici ces enquêtes n'ont pas encore abouti, déplore notre source.

Enfin, le gouvernement burundais cherche régulièrement à imposer au sein de son contingent engagé dans la Minusca, des officiers accusés de violations graves des droits de l'homme dans le pays depuis la crise de 2015, au grand dam de l'ONU. Elle veut désormais un contrôle strict en amont avant tout déploiement de troupes.

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28 octobre 2021 4 28 /10 /octobre /2021 20:43
RCA : le comité d’organisation précise les contours du dialogue républicain

 

Centrafrique: le comité d’organisation précise les contours du dialogue républicain

https://www.rfi.fr/ 28/10/2021 - 12:54  Avec notre correspondant à Bangui, Carol Valade

Cela semble désormais acté, les groupes armés ne seront pas inclus dans le dialogue républicain promis d’ici à la fin de l’année à Bangui par le président de la République Faustin-Archange Touadéra. Le chef de l’État l’avait déjà indiqué dans sa prise de parole, mais cette position ne faisait pas l’unanimité au sein du comité d’organisation où l’opposition est représentée.

Durée, budget, nombre de participants... Le comité d’organisation avance à petits pas dans ses travaux et l’on connaît désormais les grandes lignes du dialogue républicain. Il durera une semaine pour de permettre aux 450 participants de s’exprimer. La liste n’est pas encore établie, mais chaque entité dispose d’un quota. On sait d'ores et déjà que les groupes armés ne seront pas représentés : 

« Le caractère républicain imprimé au dialogue n'offre pas au comité d'organisation du dialogue centrafricain d'intégrer les groupes armés et les rebelles de la CPC dans la liste des participants même si la question pourrait être abordé lors du dialogue », a précisé Obed Namsio, ministre d'Etat et directeur de cabinet à la présidence, président du comité d'organisation.

Pour ces derniers, il reste deux solutions : soit, l’APPR, c’est-à-dire l’accord de Khartoum pour ceux qui en sont signataires, soit pour les autres l’initiative de la CIRGL. « La feuille de route de Luanda qui est à l'initiative des pays membres de la conférence de la région des Grands Lacs (CIRGL) vise à traiter les cas de ceux qui ne sont pas signataires de l'APPR, par exemple, l'ancien président François Bozizé ou des anciens membres de forces de défense et de sécurité qui ont rejoint la CPC », poursuit le ministre.

Un dialogue qui reste à financer

On connaît également le budget : 160 millions de CFA pris en charge par l’État pour le comité d’organisation et 555 millions pour le dialogue à proprement parler. Mais les financements restent à trouver. Le président lance un appel aux partenaires internationaux : « sans financement, nous ne pouvons pas fixer de date ».

 

Centrafrique : Le Comité de l’organisation du dialogue républicain table sur plus de 300 millions de francs CFA pour les assises

  octobre 28, 2021 4:49

BANGUI, le 28 Octobre 2021(RJDH) — Le Comité d’organisation du dialogue républicain table sur un budget prévisionnel de plus de 300 millions de francs CFA pour la tenue de ses assises en RCA. Un chiffre communiqué par le comité le 27 Octobre dernier, lors d’une conférence de presse à Bangui où il a indiqué des avancées significatives ont été enregistrées dans les travaux.  

Le comité est composé de 25 membres nationaux repartis dans toutes les forces vives de la nation et 4 représentants des partenaires internationaux.

Ces membres sont repartis en 6 sous-comités. Depuis la mise en place de ce comité, des avancées significatives ont été enregistrées, explique Obed Namsio, président du Comité d’organisation du dialogue républicain,

« depuis la date de son installation, le comité s’est mis résolument au travail et a élaboré les principales étapes à savoir l’adoption des Règlements Intérieurs et arrêter les différentes thématiques qui seront débattues lors de ce dialogue et le budget du fonctionnement du dialogue. Aujourd’hui, nous sommes en train de travailler pour détailler ces thématiques là en sous thématiques et les proposer aux experts qui vont animer ces thématiques lors du dialogue».

Pour atteindre les grands objectifs fixés par le Comité, il faut mobiliser un montant de plus de 300 millions de francs CFA,

« nous avons rempli notre mission et nous attendons du gouvernement, la mobilisation des ressources nécessaires à l’organisation du dialogue républicain. À ce jour le chef de l’Etat a rencontré tous les partenaires de la République Centrafricaine et leur a soumis le projet du budget. Il a exhorté ces partenaires à appuyer cette initiative de paix», ajoute Obed Namsio président du comité.

Selon le comité, les pourparlers pourront se tenir en décembre 2021 si les fonds estimés à 355.573 millions de FCFA sont mobilisés à temps par le comité.

Paméla Dounian-Doté.

 

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28 octobre 2021 4 28 /10 /octobre /2021 20:14
LA RCA RETROUVE SA PLACE A L’ITIE APRES HUIT ANNEES DE SANCTION
LA RCA RETROUVE SA PLACE A L’ITIE APRES HUIT ANNEES DE SANCTION
LA RCA RETROUVE SA PLACE A L’ITIE APRES HUIT ANNEES DE SANCTION

 

Source : Primature

 

La suspension de la RCA au processus ITIE est levée. L’annonce est faite, le mardi 26 octobre 2021, par Robert Moidokana, Ministre conseiller à la Primature en Charge de l’ITIE. 

« Les efforts du gouvernement ont aujourd’hui payé car la suspension de la RCA au processus ITIE est levée par le conseil d’administration de l’ITIE internationale », a annoncé avec joie le Ministre conseiller Robert Moidokana. En effet, le 21 octobre 2021 par note, le Conseil d’Administration de l’ITIE internationale a annoncé la levée de la sanction contre la République Centrafricaine. 

Lors des échanges avec la presse, Robert Moidokana parle de l’aboutissement d’un long processus conduit par le gouvernement centrafricain, « nous sommes arrivés à ces résultats grâce à l’engagement personnel du Président de la République et du Premier Ministre qui n’ont ménagé aucun effort pour plaider en faveur de la levée de cette sanction décidée depuis 2013 à cause de l’instabilité politique » a précisé le Ministre conseiller en charge de l’ITIE au cabinet du Premier Ministre.   

La décision du Conseil d’Administration restituée par le Ministre félicite les autorités centrafricaines pour leur engagement mais les exhorte à continuer de soutenir le processus dans sa mise en œuvre, « le Conseil d’Administration a encouragé nos autorités à appuyer l’ITIE pour sa mise en œuvre adaptée à la situation du pays. Il est aussi important de travailler pour avoir davantage de zone verte en ce qui concerne le processus de Kimberly », a fait savoir le Ministre conseiller Robert Moidokana qui a présenté les urgences en ces termes, « nous sommes engagés à produire un rapport ITIE d’ici novembre 2022 avant une évaluation de ITIE internationale qui interviendra en 2024 ». 

La République Centrafricaine est suspendue de l’ITIE internationale après le coup d’Etat de 2013. Depuis son accession à la magistrature supprime en 2016, le Président de la République Faustin Archange Touadéra a multiplié les plaidoyers de haut niveau en faveur de la levée de cette sanction. Lors de la conférence internationale sur l’ITIE en 2019, le Chef de l’Etat a garanti les partenaires quant à la détermination de son gouvernement à faciliter et soutenir la mise en œuvre de l’ITIE en République Centrafricaine. 

Pour le Premier Ministre, Henri-Marie Dondra, « l’ITIE est un outil de fierté nationale et un moyen de persuasion et de lutte contre la corruption et la contrebande dans le milieu extractif en Centrafrique ». Le Chef du Gouvernement considère la levée de cette sanction comme la reconnaissance du travail fait par son gouvernement pour que le pays retrouve un mécanisme de certification des activités extractives en République Centrafricaine

 

 

Centrafrique : Reprise de l’exportation de diamant en RCA après sa suspension par le Conseil d’Administration de l’ITIE internationale

 Judicael Yongo   octobre 26, 2021 8:38

BANGUI, le 26 Octobre 2021(RJDH)—L’exportation de diamant en République Centrafricaine est autorisée par l’Initiative Transparente des Industries Extractives (ITIE). La levée de la suspension a été prononcée par le Conseil d’Administration de cette structure internationale, le 21 octobre 2021 qui exige à la RCA, une bonne mise en œuvre adaptée des activités en suivant les normes internationales.

Le Conseil d’Administration de l’Initiative Transparente des Industries Extractives(ITIE), dans sa décision du 21 octobre 2021, a levé la suspension de la République Centrafricaine et a autorisé le pays à mettre en œuvre de manière adaptée, des activités selon les normes internationales de l’ITIE. Ces activités concernent le partage de contrat de production, la publication des contrats, explique le Ministre Conseiller de l’ITIE, Robert Moïdokana.

« Le Conseil d’administration reconnaît les efforts de mise en œuvre des activités de l’ITIE-RCA. Le pays est appelé à soumettre d’ici le 31 octobre 2022, le rapport au Conseil d’Administration de l’ITIE. Aujourd’hui, huit sous-préfectures de la RCA sont autorisées à exporter le diamant», a indiqué le Ministre conseiller.

Dans sa mission, l’ITIE qui est un cadre de dialogue, permet de lutter contre la corruption et la contrebande. Cette levée de la suspension n’est pas une fin en soi, dit le Ministre conseiller, car, « une foi la suspension, le pays doit maintenant mettre en œuvre les initiatives de l’ITIE et les étapes suivantes, c’est-à-dire, qu’il faut revoir le cadre juridique institutionnel et de l’adapter en suivant les normes ».

La République Centrafricaine a été suspendue en avril 2013 par l’ITIE internationale. Cette suspension a eu des conséquences sur l’exportation de diamant dans le pays. La levée progressive de suspension de l’exportation a atteint aujourd’hui, huit sous-préfectures de la République Centrafricaine notamment, Berberati, Nola, Carnot et Boda. Ceci grâce aux engagements du gouvernement de la République Centrafricaine qui s’investit à reprendre aux exigences de cette institution internationale.

Judicaël Yongo.

 

 

Centrafrique : Des enfants de moins de cinq ans, touchés par la malnutrition selon le PAM

 Judicael Yongo  octobre 25, 2021 7:43

BANGUI, le 25 Octobre 2021 (RJDH)–La situation nutritionnelle reste préoccupante selon le Programme Alimentaire Mondial en Centrafrique. Des enfants de moins de cinq ans sont fortement touchés par la malnutrition chronique, indique l’unité en charge de nutrition au sein de cette agence des Nations-Unies dans le pays.

Pour réduire le taux de cette maladie qui décime les enfants de moins de cinq ans en République Centrafricaine, le PAM appuie le gouvernement dans la lutte contre la malnutrition mais surtout modérée dans les formations sanitaires en mettant des intrants nutritionnels. Une information de l’unité de nutrition du PAM, confirmée par Dr Gnagna Diaye Responsable de l’unité nutrition,

« le nombre des enfants qui souffrent de la malnutrition chronique continue d’augmenter comme témoigne les enquêtes Smart en 2019. Mais au regard de ces défis sur la situation nutritionnelle dans le pays, le PAM appuie le gouvernement dans la lutte contre ce fléau à travers les différents partenariats. Pour ce qui est de la malnutrition modérée, le PAM met à la disposition des formations sanitaires des intrants nutritionnels pour la prise en charge des enfants dépistés malnutris modérés, tout ceci en collaboration avec les partenaires », présente-t-elle ainsi la situation.

La situation sécuritaire dans les arrières pays est l’une des raisons d’augmentation de taux de la malnutrition d’après le service de nutrition au PAM. Les régions les plus affectées sont entre autres les zones de Kaga-Bandoro dans la Nana-Gribizi, de l’Ouham, de Paoua dans l’Ouham-Pendé, à Bouar dans la Nana-Mambéré, à Bambari dans la Ouaka et Bangassou dans le Mbomou sont toutes les zones touchées par ce fléau.

Malgré les efforts des partenaires du gouvernement qui visant à lutter contre la malnutrition, plus de 24 000 enfants sur l’ensemble du territoire souffrent de cette maladie selon les données de l’UNICEF, une situation qui freine la croissance  démographique  des enfants en Centrafrique.

 Ketsia KOLISSIO

LA RCA RETROUVE SA PLACE A L’ITIE APRES HUIT ANNEES DE SANCTION
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28 octobre 2021 4 28 /10 /octobre /2021 20:08
Des ordinateurs Paul Biya vendus en République centrafricaine

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Enseignement supérieur : des ordinateurs Paul Biya vendus en République centrafricaine

Ces ordinateurs censés avoir été distribués aux étudiants au Cameroun sont vendus au prix de 40 000 FCFA l’un en Centrafrique.

https://actucameroun.com/ 27 Oct 2021 par Erel Djene

C’est une information relayée par notre confrère Cameroon web. Il se trouve que depuis des semaines, les ordinateurs Paul Biya sont en vente en République centrafricaine (RCA). Et aux dernières nouvelles, les consommateurs centrafricains les apprécient bien. Seulement, ces machines devaient être remises aux étudiants, étant donné qu’elles ont été présentées comme des dons du Chef de l’Etat aux apprenants camerounais. En RCA, elles sont vendues au prix de 40 000 FCFA l’une.

Cameroon web rapporte que le dossier relatif aux ordinateurs Paul Biya intéresse bien le Tribunal criminel spécial (TCS). Et il est fort probable que le ministre d’Etat ministre de l’Enseignement supérieur Jacques Fame Ndongo soit très prochainement appelé à s’expliquer sur ledit dossier. Déjà que celui qui est présenté comme son bras droit, le dénommé Roger Atsa Etoundi a été convoqué au TCS la semaine dernière. Soulignons qu’il est le coordonnateur du projet E-National Higher Education Vision relatif aux universités d’État du Cameroun et à l’université inter-Etats Cameroun / Congo. Le tribunal voulait avoir des éclaircis sur le coût et la gestion des ordinateurs Paul Biya.

« Avec la convocation du prof Roger Atsa Etoundi au TCS, il est clair que l’étau se resserre méthodiquement sur Jacques Fame Ndongo qui dans les prochaines semaines, pourrait recevoir une convocation du Tribunal criminel spécial à Yaoundé, pour répondre de la gestion de ce projet du Chef de l’État qui sur le fond est très bon, mais trop mal géré par les mains inexpertes et dénuées de toute intégrité, du perpétuel ministre de l’Enseignement supérieur, Jacques FAME NDONGO. Il est important de rappeler qu’aucune composante du projet E-National Higher Education Vision, n’a été couronnée de succès. C’est le cas aussi des fameux centres de développement numérique dans les universités d’État, ainsi que leur irrigation en WiFi », rapportait un notre de nos confrères Camer.be.

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