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13 septembre 2014 6 13 /09 /septembre /2014 13:00

 

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-09-13 10:46:43 - L’Agence française de développement (AFD) a octroyé une subvention de trois millions d’euros, soit environ 3,275 milliards de FCFA, au gouvernement centrafricain pour la relance de l’éducation primaire et la formation professionnelle des jeunes désœuvrés.


L'accord dans ce sens a été signé vendredi à Bangui par Florence Limbio, ministre du Plan, et Philippe Chedane, directeur adjoint du département Afrique de l'AFD, venu du Cameroun.


En signant l'accord, M. Chedane a indiqué que l'enveloppe va permettre à la RCA de répondre aux besoins de l'heure que sont ‘'l'éducation primaire et la formation professionnelle pour permettre aux jeunes désœuvrés de trouver un emploi''.

Au-delà du montant de la subvention, ‘'ce qui est très important, a-t-il dit, c'est qu'on puisse aboutir à un travail qui a consisté donc à repenser un projet qui a été déjà instruit avant la crise''.


Selon lui, ce travail avec les cadres centrafricains en partenariat avec les agences de l'AFD de Bangui et de Yaoundé a permis de ‘'revisiter le projet et ses composantes afin de s'adapter aux besoins nouveaux que la crise a induit aujourd'hui en République Centrafricaine''.


Tout en se réjouissant de la signature de cette convention, la ministre centrafricaine du Plan, Florence Limbio, a indiqué que ‘'des fonds seront mis à la disposition du ministère de l'éducation pour la construction des écoles, fourniture des livres, et autres matériels pédagogiques''. 

 

http://www.apanews.net/article_read-804477-trois-milliards-de-fcfa-de-l--afd-pour-la-formation-des-jeunes-centrafricains.html#sthash.pLiw72GO.dpuf

 

Trois milliards de FCFA de l'AFD pour la formation des jeunes centrafricains

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13 septembre 2014 6 13 /09 /septembre /2014 12:48

 

 

 

 

 

 

13 Septembre 2014 - 11:36 

 

Dans un entretien du chef de l'Etat, Idriss Déby réalisé par Afrique Media TV au Palais Présidentiel à N'Djamena, le dirigeant tchadien aborde plusieurs sujets sensibles et expose sa vision du monde. Déby pointe clairement du doigt la France dans la responsabilité de la crise centrafricaine. Extraits des propos du Président tchadien sur la situation de la RCA.

 

 

« Des amis qui sont intervenus comme nous en RCA pour trouver des solutions avec des agendas. Je parlerai de Sangaris bien sûr, la France. Ce que je vous dit je l'ai dit au Président Hollande de la manière la plus amicale possible. Les deux agendas n'étaient pas peut être dans l'intérêt de la RCA. On nous a poussé à la porte et nous sommes partis.  » 

 

« J'ai fait une réunion et nous avons décaissés 30 milliards de FCFA pour faire fonctionner l'administration de la RCA. Le Tchad a mis plus. Nous n'avons pas du tout abandonné la RCA.  » 

 

« SI l'armée tchadienne devait repartir en RCA, cela ne se fera qu'avec l'accord des autorités tchadiennes et surtout avec une demande expresse des autorités et du peuple centrafricain.  » 

 

« S'il y a une manipulation, je pense, c'est de Sangaris, ne cherchez pas de midi à quatorze heures.  » 

 

« Nous sommes prêts à aider la RCA sur tous les plans. Nous avons intérêt à avoir une RCA en paix.  » 

 

RCA : "S'il y a une manipulation, c'est de Sangaris, ne cherchez pas de midi à 14 h" (Déby)

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13 septembre 2014 6 13 /09 /septembre /2014 11:13

 

 

 

 

 

 

 http://survie.org/    le 12 septembre 2014 (rédigé le 8 septembre 2014) 

 

Neuf mois après le début de l’intervention militaire française (Sangaris), la Centrafrique est toujours en proie aux violences. Le sommet de Brazzaville, qui avait rassemblé dans la capitale congolaise les différents protagonistes de la crise afin d’instaurer un cessez-le-feu, a été un échec. Les troupes étrangères présentes dans le pays le sont donc encore pour longtemps…

 

Embourbée dans la guerre civile centrafricaine, la France annonce chercher une porte de sortie. Selon le sénateur Jacques Berthou « notre stratégie c’est qu’à une opération militaire, Sangaris, décidée dans l’urgence pour éviter ce qui aurait pu dégénérer en logique génocidaire, se substitue progressivement une opération sécuritaire autour d’Eufor RCA et de l’opération de maintien de la paix de l’ONU (12 000 h) » (Sénat, 13/05). Cela sous-entend-il que l’armée française va enfin quitter la Centrafrique ? Il n’en est rien.

 

Le plan français pour la Centrafrique

 

A la question de savoir quand le gouvernement compte relever les militaires français encore sur place, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian répond : « notre objectif est de revenir le plus rapidement possible à l’effectif initial. Nous avions 400 militaires à M’Poko depuis 2003, soutenus à partir de Libreville : c’est ce chiffre qui doit donner la mesure de notre présence sur place » (Assemblée Nationale, 27/05). En clair, garder le contrôle de l’aéroport principal du pays, pour avoir la possibilité d’intervenir militairement si la situation n’évolue pas dans le sens désiré par Paris.

 

On notera qu’il n’est pas question d’intégrer les soldats français à la force de maintien de la paix de l’ONU qui doit se mettre en place le 15 septembre 2014 (la MINUSCA, pour Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations Unies en République centrafricaine). La France tient à garder une force de frappe indépendante afin de pouvoir agir à sa guise, comme au Mali et en Côte d’Ivoire.

 

Reste que sur place, malgré ces déclarations, l’heure n’est toujours pas au retrait. La France a ainsi décidé de renforcer ses troupes en envoyant des blindés lourds (des VBCI), du même modèle que ceux qui avaient été déployés lors de la guerre au Mali. De même, l’état-major assume désormais qu’il y a au moins 2250 soldats français dans le pays (2000 pour Sangaris et 250 pour EUFOR RCA). Des chiffres qui ne prennent pas en compte les forces spéciales de l’opération Auriga, elles aussi très actives sur le terrain.

 

Qui restera sur place ?

 

La force Sangaris étant destinée à être réduite à sa portion congrue, qu’en est-il pour les autres forces internationales déployées dans le pays ? Difficilement mise en place et à moitié constituée de soldats français, l’opération européenne EUFOR RCA Bangui n’a pas vocation à s’éterniser en Centrafrique. Elle doit plier bagage à la fin de l’année. Ce sera donc à la MINUSCA, qui prendra le relais de la force africaine actuellement déployée (la MISCA), d’assurer le travail. Les 5800 soldats qui la composent deviendront donc des Casques Bleus. Ils seront rejoints par 1800 soldats et policiers supplémentaires, dont trois bataillons d’infanterie fournis par le Maroc [1], le Bangladesh et le Pakistan, et des policiers rwandais et sénégalais, portant l’effectif total à 7600 hommes, bien loin des 12 000 escomptés (Jeune Afrique, 20/08/2014). Le tout sera dirigé par le général sénégalais Babacar Gaye.

 

Les exactions de la MISCA

 

Avant même d’avoir commencé, la mission de l’ONU part avec un lourd passif. En effet, un certains nombre de soldats de la MISCA ont commis de graves exactions durant leur mandat, faisant craindre le pire pour la suite.

 

L’ONG Human Rights Watch (HRW) a ainsi révélé le 2 juin que « des troupes de maintien de la paix de l’Union africaine appartenant à un contingent fourni par la République du Congo (Congo-Brazzaville) ont été mises en cause dans les disparitions forcées, le 24 mars 2014, d’au moins 11 personnes ». Les disparitions forcées sont passibles de poursuites pour crime devant la Cour Pénale Internationale. La MISCA a indiqué que son chef, le général congolais Jean-Marie Michel Mokoko [2], a « "suspendu provisoirement" le commandant de l’unité congolaise en poste à Boali, au moment des faits et "relevé les 20 soldats incriminés" » (RFI, 19/07). Les soldats congolais s’étaient déjà illustrés pour leur méthode criminelle le 22 décembre 2013 à Bossangoa. Selon HRW (02/06), «  des troupes congolaises sont réputées avoir torturé à mort deux chefs antibalaka à la suite du lynchage brutal d’un militaire congolais de la MISCA ».

 

Par ailleurs, on apprenait début août que « dans les camps de déplacés, les femmes sont souvent victimes de violences sexuelles. A Bambari, de nombreux témoignages pointent l’attitude des soldats de la Misca, en charge de la protection d’un des camps de la ville. La nuit, des éléments de la force africaine de maintien de la paix se livreraient à des abus, du harcèlement et de l’exploitation sexuelle sur de jeunes déplacées démunies contraintes de se livrer, pour survivre, à ceux qui sont censés les protéger » (RFI, 04/08).

 

Prochainement responsable de ces troupes, il est impératif que l’ONU mette fin à ces pratiques de soudards, si elle veut éviter d’être éclaboussée par un nouveau scandale.

 

 

[1] Concernant le bataillon marocain, il s’agit sûrement en partie des soldats déjà sur place pour protéger les installations et les personnels du Bureau intégré des Nations Unies en Centrafrique (BINUCA).

 

[2] Le général Gaye et le général Mokoko sont tous deux issus de la promotion « Général de Gaulle » de St Cyr, la principale école d’officiers française…

 

Lu pour vous : Les soudards en Centrafrique (Survie)

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12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 22:41

 

 

 

 

 

LE MONDE | 12.09.2014 à 19h06 • Mis à jour le 12.09.2014 à 19h13 |Par Claire Guillot

 

« J'ai rencontré le diable. » C'est ainsi que Jérôme Delay résume sa traversée du conflit centrafricain. Une phrase qui surprend dans la bouche de ce reporter aguerri, chef des photographes de l'agence Associated Press pour l'Afrique, rompu aux tragédies. Mais nulle part ailleurs qu'en Centrafrique, dit-il, il n'a vu d'aussi près la haine et la vengeance saisir les foules comme dans une transe collective. « C'est la première fois que j'assiste à cette nonchalance chez les tueurs, capables de découper des gens sous les yeux des photographes comme s'ils n'étaient pas là. »

 

Ils sont une petite dizaine de photoreporters à avoir couvert le basculement du pays en 2013 et 2014, et restent marqués. Au printemps 2013, la prise du pouvoir des rebelles musulmans de la Séléka traîne dans son sillage exactions et pillages, poussant les habitants chrétiens à former des milices d'autodéfense. En décembre, le rapport de force s'inverse : la défaite des nouveaux dirigeants sonne le signal d'une vengeance aveugle contre la minorité musulmane du pays, rendue responsable des troubles passés. Un règlement de comptes généralisé s'opère, parfois sous les yeux des soldats français et de la force africaine envoyés sur place.

 

IMAGES SANGLANTES ET ÉPROUVANTABLES

 

Les photos de Jérôme Delay ont été projetées lors du festival Visa pour l'image, qui a aussi rendu hommage à la jeune photographe Camille Lepage, tuée en Centrafrique. La manifestation expose, jusqu'au 14 septembre, le travail de trois photographes qui ont passé du temps sur place, Michaël Zumstein, Pierre Terdjman et William Daniels. Des images sanglantes et épouvantables, où les tueurs à machette partent en chasse le cœur léger, mais qui restent en deçà de ce que les reporters ont vu – démembrement, émasculation, voire cannibalisme. «J'ai mis le soft du soft », explique Pierre Terdjman, qui a titré son exposition « Ils nous mettent mal à l'aise », reprenant l'expression utilisée par les populations musulmanes terrorisées.

 

Le photographe William Daniels, qui a publié ses photos dans le magazine Time et retournera sur place grâce à une bourse de l'agence Getty, parle de la « force de la rumeur », capable de transporter des foules entières dans un sens ou dans un autre « Nous avons vu des gens super éduqués, en costume-cravate, perdre tout à coup toute humanité et se transformer en bourreaux. »

 

« L'HORREUR DÉTOURNE LE PUBLIC DU SENS DES PHOTOS »

 

Les photographes ont tous résisté à la tentation de publier les images atroces. « Ce sont des scènes que nous avons photographiées pour enregistrer les faits, souligne Jérôme Delay. Pas pour les diffuser. » William Daniels est le seul à avoir inclus dans son exposition à Perpignan un corps démembré, la tête à côté du tronc. Pour Michaël Zumstein, qui a travaillé en Centrafrique pour Le Monde, « l'horreur détourne le public du sens des photos ». Il a préféré la suggérer, avec des images élégantes qui jouent sur la panique dans les regards. Sur une de ses images, au lieu de cadrer sur les cadavres alignés, il a montré les curieux, séparés des morts par un voile noir qui mange l'image.

 

Les photographes ont aussi atténué les scènes de violence pour ne pas alimenter les clichés sur une Afrique de « sauvages » où tout le monde s'entre-tue. « Le sang n'explique rien », raconte Pierre Terdjman. Il a préféré insister sur les scènes de pillage et la spoliation des maisons musulmanes : « Cette volonté de terroriser, voire d'exterminer, une minorité, me rappelle les violences contre les juifs dans les années 1930. Beaucoup de musulmans possédaient des boutiques… ce sont des jalousies très anciennes qui se sont réveillées. »

 

MOBILISATION INTERNATIONALE TARDIVE ET TIMIDE

 

A Bangui, les photographes se sont serré les coudes, travaillant ensemble, partageant le même hôtel ou la même voiture. Et outrepassant souvent leur rôle – « Il y a un moment où c'est notre responsabilité en tant qu'être humain qui est en jeu », explique Michaël Zumstein. Qui évoque une famille musulmane encerclée par des chrétiens. « On savait que, dès notre départ, elle allait se faire massacrer. On est allés voir les militaires français pour qu'ils les évacuent. »

 

Confrontés aux tueries et aux intimidations systématiques, les musulmans ont finalement fui par centaines de milliers, dans un nettoyage ethnique que n'ont pas réussi à empêcher les forces de maintien de la paix. Les photographes, qui ont la sensation d'avoir lancé l'alerte, regrettent que la mobilisation internationale ait été si tardive et timide. « C'est comme si c'était un problème uniquement françaisregrette William Daniels. Mon agence, qui est britannique, n'a vendu quasiment aucune image en Grande-Bretagne.» Une impuissance et une indifférence souvent plus difficiles à supporter que les souvenirs des atrocités auxquelles ils ont assisté.

 

 

Visa pour l'image. Différents lieux de Perpignan. Entrée gratuite, tous les jours, de 10 heures à 20 heures, jusqu'au 14 septembre.

 

Claire Guillot 

 
Journaliste au Monde

 

Lu pour vous : L’immontrable horreur de la Centrafrique

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12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 19:45

 

 

 

 

 

http://fr.radiovaticana.va/   12/09/2014

 

C’est l’évêque de Kaga-Bandoro, Mgr Albert VANBUEL, président de la commission épiscopale Justice et Paix qui a ouvert les travaux au centre Mgr Joseph Cucherrusset de Bangui, en présence de l’archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné NZAPALAINGA, Président de la conférence des évêques de Centrafrique et de deux représentants de l’ONG Catholic Relief Service (CRS), partenaire de cette institution.

 

Dans son discours, Mgr VANBUEL,  a souligné  que ce conseil ne s’est pas tenu depuis 2 ans à cause de la crise dans le pays ; c’est donc l’occasion pour les participants venus des différents diocèses d’identifier des activités à court et long terme pour l’édification de la paix.  Il a aussi ajouté que cette rencontre doit permettre de s’appesantir  sur la doctrine sociale de l’église,  le rôle que Justice et Paix a joué pendant la crise qui perdure en Centrafrique et sur la cohésion sociale.

 

Au cours des travaux, le bureau national et les bureaux diocésains de justice et paix ont présenté leur rapport d’activité suivi des élections des nouveaux membres du bureau national.

 

Le conseil national de la commission épiscopale justice et paix sera sanctionné par un communiqué final et des recommandations.

 

Une messe d’action de grâce mettra fin à ces assises ce vendredi 12 septembre.

 

Centrafrique : Réunion du Conseil national de la commission épiscopale Justice et Paix

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12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 19:33

 

 

 

 

 

APA-Dakar (Sénégal) - 2014-09-12 17:21:49 - Le sommet de la francophonie qui se tiendra au Sénégal en Novembre prochain sera une occasion pour les chefs d’Etat de pays francophones de trouver un nouveau remplaçant au secrétaire général Abdou Diouf. Ce dernier, après trois mandats successifs, ne peut plus briguer un quatrième mandat.

 

Il existe un certain nombre de critères pour les candidats au poste de Secrétaire Général de l'OIF. Le candidat devrait de prime abord connaitre la diplomatie, savoir faire travailler une équipe composée d'hommes et de femmes venant d'horizons divers en l'occurrence des 77 pays de la francophonie. Ces postulants auront également pour mission d'aider à  l'instauration et au développement de la démocratie, à  la prévention ainsi qu'à  la gestion et au règlement de conflits. 

Dans ce cadre la personnalité et l'expérience seront en effet un atout pour le candidat. Ainsi, l'on voit des spéculations un peu partout en Afrique et dans le monde, même si certaines candidatures demeurent encore non officielles et non consensuelles. Ils sont dès lors d'anciens chefs d'Etat, de leaders politiques, d'écrivains, de personnalités de la société civile à  aspirer à  remplacer à  Abdou Diouf.

Il s'agit de Jean Claude de L'Estrac de l'ile Maurice, du Congolais Henri Lopes, de l'ancien président burundais Paul Buyoya mais aussi de la célèbre journaliste canadienne Michaelle Jean.


Henri Lopez, Ecrivain et homme politique congolais


L'écrivain congolais fut professeur en France où il finit ses études en 1963. Henri Lopes fut également professeur d'histoire à  son retour dans son pays à  l'Ecole normale supérieure d'Afrique Centrale. Auteur d'une dizaine d'ouvrages, il est considéré comme l'un des précurseurs de la littérature africaine moderne. Ainsi, en 1972, il est lauréat du grand prix d'Afrique noire de l'Association des écrivains de langue française pour son livre Tribaliques. L’académie française lui décerne en 1993, le grand prix de la francophonie.


Membre du parti congolais du travail, il devient ministre de l'Education nationale en passant par celui des Affaires étrangères avant d'être nommé Premier ministre en 1973.

Il travaille pour l'Unesco ou il est directeur général adjoint pour la culture et les relations extérieures de 1982 à  1998, année où il est nommé ambassadeur de la République du Congo en France


Michaelle Jean, la seule candidate féminine en lice


Agé de 56 ans, cette journaliste canadienne d'origine haà¯tienne nommée envoyée spéciale de l'Unesco dans son pays depuis 2010 a officiellement déclaré sa candidature pour le poste de secrétaire général de l'Oif .Elle fut également 20ème gouverneure du Canada. Sa candidature est soutenue par Christine St –Pierre, ministre des Relations internationales et de la Francophonie du Québec et par ailleurs son collègue à  Radio Canada. Elle a commencé à  battre campagne en allant en France pour rencontrer le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, et Abdou Diouf. Juste avant, elle a mis à  profit la séance plénière de l'Assemblée parlementaire de la francophonie à  Ottawa. Dans un entretien exclusif, elle a confié que l'actuel secrétaire général a établi des fondations solides du point de vue de la Francophonie politique. Les chefs d'état veulent une francophonie économique, a-t-elle souligné. Elle a également affirmé que cela se traduirait par l'investissement dans la formation dans des domaines de pointe, la diversification de l'économie et l'aide aux pays africains émergents.


Jean Claude de l'Estrac, secrétaire général de la commission de l'océan indien

A 66 ans, le Mauricien Jean Claude l'Estrac est l'actuel secrétaire général de la commission de l'océan indien. Ayant été à  la tête de plusieurs ministères dans son pays il y a par ailleurs mené beaucoup de combats notamment contre la censure, ou encore la marginalisation de l'Iles Rodrigues, pour le retour des Chagossiens. Il a été également promu officier de la Légion d'honneur à  Paris. De l'Estrac est en effet le premier à  se porter candidat au poste de Secrétaire général de la francophonie. Dans un communiqué, il déclare présenter une candidature engagée, dans une francophonie ouverte, heureuse et décomplexée mais aussi un projet fort qui lie la promotion de la paix, à  l'épanouissement des cultures et à  la dynamisation de la dimension économique de la francophonie. Il a cependant confié qu'il vient d'un petit pays certes mais un pays qui a beaucoup à  offrir au monde.


Pierre Buyoya, Ancien président burundais


Pierre Buyoya a été à  la tête du Burundi de 1987 à  2003 avec deux mandats. Après les études secondaires, il quitte son pays pour la Belgique où il obtient en 1975 un diplôme de sciences sociales et militaires. A son retour, il intègre l'armée comme commandant. Il gravit les échelons en passant d'officier chef des opérations à  l'état-major à  major en 1986.Très populaire, il est élu membre du comité central de l'Union pour le progrès national (UPRONA), le parti au pouvoir.


L'année suivante, il accède à  la magistrature suprême par un coup d'Etat. Il promulgue par la suite une nouvelle constitution instaurant le multipartisme. En 1996, l'armée le rappelle au pouvoir. Il conclut des accords de paix en 1997 face aux affrontements entre guérillas hutus et tutsis et apporte son soutien à  la rébellion de Kabila au Zaïre. Il a aussi repoussé une offensive sur l'aéroport de Bujumbura en Janvier 1998.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=804434#sthash.mdtUKq6p.dpuf

 

Francophonie : Profil des candidats à la succession de Abdou Diouf

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12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 19:20

 

 

 

 

 

Bangui, 12 Sept. (ACAP) - Le Général Babacar Gaye, représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies et patron de la MINUSCA (Mission multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République Centrafricaine), est d’avis qu’en raison des moyens du génie civil dont dispose la mission, cette mission est en mesure de réhabiliter certaines chaussées à travers la capitale et très prochainement dans l’arrière-pays, lors du lancement des travaux d’entretien des routes dans le 6ème Arrondissement de Bangui, en présence du Premier ministre Mahamat Kamoun, et du Ministre d’Etat en charge des Travaux publics, de l’Equipement et de l’Aménagement du territoire, Mme Marie Noëlle Koyara, mardi, 9 septembre 2014, à Bangui.

 

La réhabilitation de certaines routes et quelques ouvrages d’art par les forces de maintien de la paix des Nations Unies en République Centrafricaine a pour objectifs de faciliter la mobilité des populations et des patrouilles des troupes onusiennes après leur déploiement à travers la ville de Bangui ainsi que les actions humanitaires et sécuritaires.

 

La principale avenue pour l’instant concernée est l’Avenue Amadou Toumani Touré, qui part du Pont Jackson au Km5 dans le 3ème Arrondissement de Bangui vers le marché de Pétévo dans le 6ème Arrondissement de Bangui en passant par la citée des 92 Logements.

Est également concerné la route qui longe le siège de la MINUSCA et qui chute sur l’Avenue Amadou Toumani Touré.

 

Le trafic a été basculé sur cette voie à la suite de ce que le pont Langbassi sur l’Avenue David Dacko s’était effondré. Le marché de construction d’un nouveau pont au même endroit a été confié à une société chinoise. Mais en raison de l’insécurité ayant caractérisée la capitale Bangui, ces partenaires s’étaient rétractés, en attendant le retour de la stabilité.

 

Les voies pour l’instant retenues dans ce programme ont la particularité de servir de trait d’union entre des zones économiques de la capitale centrafricaine, d’une part le port de Kolongo, où sont entreposés le carburant et les lubrifiants qui alimentent toutes les stations-service du pays, la brasserie de Bimbo, les sociétés d’exploitation forestières de l’Ombella M’ Poko et de la Lobaye et d’autre part, le Km5.

 

De façon générale, les travaux d’entretien des chaussées dans la ville de Bangui par la MINUSCA, les forces Européennes (EUFOER) et la MISCA (Mission Internationale de Soutien à la Centrafrique) s’inscrivent dans les programmes du gouvernement de transition visant le désenclavement de tous les arrondissements de la ville de Bangui afin d’assurer la sécurité et le développement économique et social de la population.

 

A côté de ces actions, il est envisagé le revêtement d’une vingtaine de kilomètres et la réhabilitation des routes en terre ainsi que le reconstruction des ouvrages d’art défectueux constatés dans la ville de Bangui.

 

Les autres chaussées qui sont sur la ligne de mire des forces internationales, notamment les forces européennes sont : l’avenue Omar Bongo, qui mène du Commissariat du 5ème Arrondissement de Bangui vers l’Aéroport, et un pont devant autoriser la circulation à la hauteur du pont SICA, actuellement en reconstruction mais dont les travaux ont buté contre la saison des pluies.

 

En prenant le relais après la MISCA, la MINUSCA a pour mission primordiale la mise en œuvre d’un plan d’urgence de relèvement durable comprenant la protection de la population ; l’appui au processus politique et la contribution à la restauration de l’autorité de l’Etat. Toutefois, a indiqué le Général Babacar Gaye, « les membres de cette mission, du fait qu’ils sont appelés à vivre avec la population, ne manqueront pas d’être sensibles aux difficultés de toutes natures de cette population. En conséquence, ils essayeront de faire quelque chose pour cette population quand bien même il s’agit d’une mission de maintien de la paix et non une mission de développement ».

 

La MINUSCA réhabilite des chaussées pour faciliter à la fois la mobilité des populations et des patrouilles des troupes onusiennes

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12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 19:14

 

 

 

 

 

 

http://www.lapresse.ca/   12 septembre 2014 à 12h27 

 

Trente personnes ont été tuées et une quarantaine blessées en Centrafrique dans un accident de la circulation à une centaine de kilomètres de Bangui, a-t-on appris vendredi auprès de la force africaine (Misca).

 

Un camion «transportant près d'une centaine de personnes» et des bagages, dans un convoi escorté par la Misca, a quitté la chaussée et s'est renversé dans un ravin, faisant trente morts et une quarantaine de blessés, a indiqué la Misca.  «Les corps des victimes et les blessés ont été acheminés vers les formations sanitaires de Bangui par la Misca», selon la même source.

 

L'accident a eu lieu dans la nuit de jeudi à vendredi dans la région de Boali, à une centaine de kilomètres à l'ouest de Bangui.

 

Il y a une semaine, un accident similaire avait fait 12 morts et une cinquantaine de blessés dans la région de Mbaïki (sud-ouest).

 

Faute de moyens de transport suffisants, de nombreux voyageurs s'entassent régulièrement dans des camions surchargés et souvent en très mauvais état.

 

La Centrafrique, l'un des pays les plus pauvres d'Afrique, connaît depuis plus d'un an des violences intercommunautaires meurtrières, opposant principalement l'ex-rébellion Séléka, au pouvoir de mars 2013 à janvier 2014, aux milices anti-balaka.

 

Quelque 2000 militaires français de l'opération Sangaris ont été déployés fin 2013 aux côtés des 5000 soldats de la force africaine Misca pour tenter d'enrayer ces violences, ainsi qu'une force européenne (Eufor-RCA).

 

Une mission de l'ONU qui comptera à terme 12.000 soldats et policiers va prendre lundi le relais de ces forces internationales.

 

Centrafrique: 30 morts dans un accident de la circulation

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12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 18:07

 

 

 

 

 

12/09/2014 à 16:00 Par Marie Villacèque, envoyée spéciale Jeune Afrique à Perpignan
 

Comment témoigner du drame centrafricain ? À l'occasion du festival Visa pour l'image, à Perpignan, trois expositions illustrent un quotidien secoué par les violences interreligieuses. Et témoignent des situations extrêmes dans lesquelles travaillent les photoreporters.

 

"Tout a commencé dans le quartier Combattant, sur la route de l'aéroport de Bangui, lors des pillages de commerces musulmans, se souvient Pierre Terdjman, dont l'exposition "Centrafrique. Ils nous mettent mal à l'aise" est produite par l'hebdomadaire français Paris Match.  Nous étions en voiture, et j'ai juste eu le temps de photographier cet homme, machette à la main, qui poursuit les pillards devant sa boutique. J'étais à 5 mètres de la scène ! Cela a été le point de départ de toutes les violences."

 

Choisie pour illustrer l'affiche de cette 26e édition de Visa pour l'image, à Perpignan (France), cette image date du 9 décembre 2013. En quelques jours, les événements se sont alors précipités en Centrafrique.

 

À Bangui, ils ne sont qu'une dizaine de journalistes à être venus couvrir la crise commencée huit mois plus tôt, après la prise du pouvoir par la Séléka, mouvement à majorité musulmane, qui a fait tomber le régime de François Bozizé. Les militaires du nouveau président autoproclamé Michel Djotodia font régner la terreur depuis des mois. Mais, excédées par leurs exactions, les milices d'autodéfense anti-balaka prennent les armes contre eux.

 

Le pays entre dans une période de violence extrême. Début décembre, la morgue de Bangui est saturée. D'une cinquantaine de cadavres, elle passe à 400 en deux jours. "Je me souviens d'avoir vu le corps d'une femme enceinte de huit mois, c'était très dur", raconte William Daniels, lauréat du Visa d'or humanitaire du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) 2014 et qui a travaillé notamment pour le magazine américain Time.

 

Solidarité

 

Très vite, les journalistes sont pris dans un rythme frénétique. "Tous les jours, il y avait de nouvelles victimes, des représailles. Nos journées commençaient par l'incertitude : ils attaquent la ville ? Mais qui ? On partait sur place en sautant dans un pick-up plein de blessés. On était bien renseignés par des fixeurs locaux et on allait partout. C'est ce qui nous donnait de l'adrénaline", raconte Michael Zumstein, photoreporter pour le quotidien français Le Monde.

 

Dans un tel contexte, la solidarité est de mise entre les professionnels de la presse. Il n'y a plus de voitures dans Bangui ? Pierre Terdjman, qui s'est procuré un Land Rover à son arrivée, embarque ses confrères à bord du véhicule. Avoir un chauffeur est devenu trop risqué : s'il est musulman, impossible de l'amener dans un quartier chrétien, et vice versa.

 

Logés dans une résidence tenue par un Français, ils partagent leurs informations le soir, envoient leurs photos aux rédactions grâce à la connexion internet de leur hôte. Parmi eux, Camille Lepage, 26 ans, est extrêmement bien renseignée, elle possède les numéros de téléphone de tous les chefs de guerre. Son cadavre sera découvert le 13 mai 2014. "Sa mort a été un drame absolu", s'émeut Michael Zumstein.

 

"Je considérais Camille Lepage comme ma petite soeur"

 

William Daniels évoque longuement la jeune photographe. Il avait pris contact avec elle par Facebook avant de partir en Centrafrique, et elle lui avait proposé de travailler avec lui. Il a partagé plusieurs jours de terrain avec la jeune femme. Lors de son deuxième séjour, il accepte même de s'installer dans un appartement qu'elle occupe dans le centre de Bangui. "Je me sentais comme son protecteur, je la considérais comme ma petite soeur, raconte Daniels. Mais la Séléka était en colère à ce moment-là contre la France à cause de l'opération Sangaris, et c'était dangereux de rester dans cet immeuble. Nous avons finalement rejoint le groupe des journalistes français de la résidence."

 

Lors de ses quatre séjours, il a photographié des réfugiés à l'aéroport M'Poko de Bangui, vivant dans des conditions sanitaires désastreuses, des militaires des Forces armées centrafricaines (Faca) pleurant la mort d'un des leurs ou encore des chrétiens à Boali ayant pris sous leur protection des musulmans menacés par des anti-balaka. "L'accueil des populations évoluait énormément en fonction des périodes, explique-t-il.

 

La Séléka était plus dure avec nous. Mais quand le rapport des forces s'est inversé, les anti-balaka ont vite compris que j'allais montrer mes photos. La veille de l'attaque de Bangui, j'étais dans la forêt avec eux, et ils me laissaient travailler, mais dès le lendemain, ils m'ont menacé."

 

Passer en voiture dans certains quartiers se révèle risqué

 

Pierre Terdjman raconte avoir assisté à des découpages de corps, des scènes qu'il a photographiées en guise de preuves. Il devient alors un témoin gênant. Sans compter que les populations se lassent de voir des photographes immortaliser leur tragédie. Passer en voiture dans certains quartiers se révèle risqué : des grenades fusent.

 

Trois photos d'une famille clôturent l'exposition "Centrafrique. De terreur et de larmes" du photoreporter du Monde. C'était dans le quartier du PK-13 à Bangui, des milices d'autodéfense anti-balaka chassaient les populations musulmanes. Il se retrouve avec quelques collègues face à cette famille menacée par des miliciens. "Ils n'avaient qu'une envie, les massacrer. De l'autre côté de la route, à 10 mètres, ils criaient : "On va vous tuer !" Je savais que si nous partions, ils allaient mourir", raconte-t-il.

 

Quelques photographes vont trouver l'armée française, basée à 500 mètres, et organisent leur évacuation. "Dans une telle situation, comment ne pas dépasser son rôle de journaliste ? Et en même temps, parce que nous sommes journalistes, nous devons nous interdire toute interaction. Par exemple, quand on nous dit : "Venez, on a capturé le seul chrétien du quartier !" Il faut trouver le juste milieu", explique-t-il. Des histoires comme celle-là, il en a des centaines.

 

Être photoreporter en pleine guerre civile centrafricaine, c'est aussi être confronté à l'incertitude d'une publication. "Quand Mandela est mort, le 5 décembre 2013, on s'est tous demandé : comment redonner une place à la Centrafrique dans l'actualité ?" raconte Michael Zumstein. Déjà, en septembre de la même année, convaincre le service photo du Monde de le laisser partir n'avait pas été simple.

 

Il est pourtant l'un des premiers photographes à arriver sur place, et il s'y rendra cinq fois. La préparation du départ est méticuleuse, presque militaire. Mieux vaut prévoir de la nourriture (boîtes de thon, barres énergétiques, biscuits), une tente, un fixeur sur place. "Le rédacteur Afrique du journal, Cyril Bensimon, était déjà venu en mars, donc il avait des contacts, on a pu travailler très vite", explique-t-il.

 

Après son séjour à Perpignan, où il présente l'exposition "Crise humanitaire en Centrafrique", William Daniels repartira à Bangui, grâce aux financements du Visa d'or (8 000 euros) et de la bourse Getty Images (7 000 euros) obtenus au festival. Pierre Terdjman et Michael Zumstein comptent aussi y retourner. Pour continuer de dénoncer l'horreur.

 

Marie Villacèque

 

Qui a tué Camille Lepage ?

 

Quatre mois après la mort de Camille Lepage (26 ans), en mai dernier, les conditions exactes de sa disparition ne sont toujours pas connues. La photojournaliste française a été tuée alors qu'elle effectuait un reportage sur une milice anti-balaka dans le nord-ouest de la Centrafrique. Le convoi dans lequel elle se trouvait était tombé dans une embuscade entre Bouar, Berbérati et la frontière camerounaise.

 

D'après le rapport d'autopsie, la photojournaliste serait morte après avoir reçu une balle dans la tête. Deux hypothèses sont envisagées : un règlement de comptes entre anti-balaka, un guet-apens mené par des Peuls ou des éléments de la Séléka. Particulièrement compliquée, l'enquête diligentée par les justices centrafricaine et française se poursuit. À Bangui, le doyen des juges d'instruction, Yves Kokoyo, est chargé du dossier.

 

À Paris, une information judiciaire a été ouverte. L'enquête a été confiée à l'Office central pour la répression des violences aux personnes (OCRVP) de la police judiciaire. Une équipe de gendarmes français s'est rendue en juillet sur les lieux du drame.

 

Vincent Duhem

Lu pour vous : Centrafrique - Photojournalistes : à leurs risques et périls

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12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 17:52

 

 

 

 

 

http://www.dw.de/  

 

Le 15 septembre démarre officiellement la Minusca, la mission de l'Onu en République centrafricaine. Son mandat est fixé jusqu'en avril 2015, ce qui est bien court pour ramener la paix et la stabilité dans le pays.

 

Environ 1800 soldats et policiers des Nations unies vont se joindre aux 5 800 soldats africains déjà déployés sur place dans le cadre de la Misca. À terme, la force de l'Onu devrait compter 12.000 hommes.

 

Pour l'institut de recherche et d'analyses politiques International Crisis Group, il est indispensable de ressusciter l'État centrafricain comme acteur afin qu'il pose des actes effectifs aux yeux de sa population. Mais vu la guerre qui sévit dans le pays, l'ICG craint que la Minusca ne soit encore une mission de trop.

 

Une mission de trop ?

 

La Centrafrique a connu au moins dix missions de maintien de la paix qui ont toutes échoué. Pour David Smith, Directeur de la société Okapi Consulting, qui conseille des organisations internationales en Centrafrique, ramener la paix dans ce pays est un véritable défi:

 

"La question est de savoir combien de soldats il faut pour sécuriser un pays qui est une fois et demi plus grand que la France et dans lequel il n'existe aucune infrastructure adéquate comme les voies et moyens de transport. Dans ces conditions, déployer même 50.000 soldats ne serait pas suffisant pour sécuriser le pays."

 

La Minusca aura pour mission de protéger les populations, soutenir la transition politique, désarmer les ex-combattants, aider à la distribution de l'aide humanitaire et à la protection des droits de l'homme. Mais pour beaucoup d'observateurs, il faudrait surtout rebâtir les institutions de l'État. Ce qui, selon David Smith, sera difficile :

 

"Mettre sur pied des institutions qui fonctionnent prendra probablement une génération. Maintenant la question est de savoir si la communauté internationale et les Nations Unies ont les moyens financiers, humains et la volonté de le faire ? Probablement pas…"

 

Pour Didier Niewiadowski, un spécialiste français de la Centrafrique, si les vieilles recettes ne marchent pas, il faut travailler à décentraliser et autonomiser les régions du pays. La transition politique qu'assure Catherine Samba-Panza doit prendre fin en février 2015, avec l'organisation d'élections présidentielle et législatives qui, pour l'heure, ne soulèvent pas grand engouement.

La Minusca à la rescousse de la Centrafrique

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