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22 juin 2008 7 22 /06 /juin /2008 01:12

LIBREVILLE — Les deux principaux mouvements rebelles de République centrafricaine ont conclu samedi un accord de paix avec le gouvernement qui s'était engagé à leur accorder une amnistie après des années de conflit larvé.

L'accord a été signé à Libreville, la capitale du Gabon, en présence des présidents gabonais Omar Bongo, médiateur dans cette crise, et centrafricain Francois Bozize.

Le document appelle au désarmement et à la démobilisation des combattants rebelles et prévoit le lancement d'une campagne de réintégration dans la société civile. La mise en oeuvre de l'accord devra être surveillée par une commission réunissant plusieurs autres pays d'Afrique centrale et l'Union européenne.

"Le plus dur reste à faire", a commenté Jean-Jacques Demafouth, de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), le premier groupe rebelle centrafricain, très actif dans le nord-ouest du pays.

"C'est un accord qui montre sa bonne foi", a pour sa part estimé le ministre centrafricain des Communications, Cyriaque Gonda, qui a paraphé le document au nom du gouvernement.

L'autre signataire était Zacharia Damane, de l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), qui s'est illustrée par une série d'attaques en 2006 et 2007 dans le nord-est de la république centrafricaine, près de la frontière avec le Darfour, au Soudan

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Centrafrique-Presse.com - dans DIALOGUE INCLUSIF
21 juin 2008 6 21 /06 /juin /2008 20:39

 

 

 

APA-Libreville2008-06-21 (Gabon) Le président centrafricain François Bozizé ne sera pas à Libreville pour signer l’accord global de paix négocié dans la capitale gabonaise par les représentants du pouvoir, de l’opposition non armée et les mouvements rebelles, à Apa Cyriaque Gonda, ministre centrafricain de la Communication et chef de la délégation gouvernementale à Libreville.

 

M. Gonda a évoqué des raisons de calendrier pour justifier l’absence du président Bozizé. Le document sera signé par M. Gonda au nom du gouvernement centrafricain, a-t-il affirmé. Après une semaine de discussions les trois parties sont parvenues à un accord déposé vendredi sur la table du président gabonais Omar Bongo Ondimba, médiateur dans le conflit centrafricain.

 

« Le document est prêt depuis jeudi. Les toutes dernières retouches ont été apportées vendredi avant son dépôt sur la table du médiateur », a affirmé M. Gonda. Pour parvenir à ce document, les rebelles, l’opposition politique et le pouvoir ont négocié pendant une semaine.

 

Chaque partie a apporté dans ses valises à Libreville un document contenant ses propositions. La médiation gabonaise a laissé les centrafricains entre eux harmoniser leurs points de vus dans une salle de l’hôtel où ils sont hébergés. Les points de blocages étaient dénoués en présence du médiateur dans les locaux du ministère des affaires étrangères, a indiqué Bruno Hyacinthe Gbiegba, représentant de la société civile pendant ces laborieuses négociations.

 

« Il fallait du cœur, de la patience pour ne pas craquer et claquer la porte », a déclaré en soupirant le ministre Gonda commentant le climat de travail qui a prévalu à Libreville. « Nous sommes en fin de compte satisfaits du document obtenu », a-t-il affirmé sans rien dire sur le contenu de cet accord censé ouvrir larges les portes du dialogue intercentrafricain prévu à Bangui dans les prochains jours.

 

La date et l’heure de la signature de l’accord seront fixées par le président Bongo Ondimba dont les services sont en train de régler les détails protocolaires. Cyriaque Gonda, les autres signataires de l’accord seront Me Henri Pouzère pour le compte de l’opposition non armée réunie au sein de l’Union des forces vives de la nation (UFVN).

 

Du côté des mouvements armés, le document sera signé par Jean Jacques Demafouth de l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD) opérationnel au nord ouest du pays. Le chef spirituel Cheikh Tidiane pourrait signer pour le compte de l’Union des forces de la démocratie et le rassemblement (UFDR). Ce mouvement opère au nord-est vers la frontière avec le Soudan. Ringui Le Gaillard signera pour le Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) actif dans le centre et une partie du nord.

 

L’absent de taille du côté de la rébellion est Abdoulaye Miskine qui se trouverait présentement en Libye. Poursuivi par le Tribunal pénal international, Miskine craindrait d’être arrêté comme l’a été Jean Pierre Bemba dont les troupes venues en 2002 à la rescousse du pouvoir d’Ange Félix Patassé, sont accusées de divers crimes.

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Centrafrique-Presse.com - dans DIALOGUE INCLUSIF
21 juin 2008 6 21 /06 /juin /2008 20:13

 

    LIBREVILLE - AFP / 21 juin 2008 20h06 - Le gouvernement centrafricain et deux rébellions armées du nord de la Centrafrique ont signé samedi à Libreville un "accord de paix global", ouvert à une troisième rébellion, dont le chef n'a pu se rendre au Gabon, a constaté un journaliste de l'AFP.

 

Cet accord de paix, qui fait suite à des accords de paix précédents entre chaque rébellion et le gouvernement, a été signé par la principale rébellion en Centrafrique, l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), présidée par l'ancien ministre de la Défense Jean-Jacques Demafouth, et par l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) de Damane Zakaria.

 

L'accord "de paix global" entre les deux rébellions et le gouvernement était un préalable obligatoire à l'organisation du "Dialogue politique inclusif", qui doit rassembler toutes les parties centrafricaines (pouvoir, rébellions mais aussi opposition et société civile) pour sortir de la crise sociale et financière et pour pacifier entièrement le pays.

 

La Centrafrique, pays enclavé figurant parmi les plus pauvres de la planète, fait face à une grave crise financière et à l'insécurité dans le nord-ouest, en proie depuis 2005, année de l'élection de François Bozizé à la présidence, aux exactions de groupes rebelles et de "coupeurs de routes".

 

L'ouverture du "Dialogue politique inclusif" était prévue le 8 juin, mais elle avait dû être différée dans l'attente de l'accord entre le gouvernement et les diverses rébellions. La troisième rébellion, celle du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) d'Abdoulaye Miskine, n'a pas signé l'accord. Son chef, qui "serait à Tripoli" selon une source gabonaise, n'a pu se rendre à Libreville "pour des raisons logistiques", a précisé le ministre centrafricain de la Communication, Cyriaque Gonda, signataire de l'accord au nom de la Centrafrique.

 

Des représentants du FDPC étaient cependant présents au moment du paraphe de l'accord, qui s'est déroulé devant les présidents centrafricain et gabonais, François Bozizé et Omar Bongo Ondimba, a constaté un journaliste l'AFP. "Nous pensons qu'à partir de cette journée, le dialogue politique inclusif va aller dans le sens de sa réalisation", a commenté M. Gonda.

 

"Cet accord va dans le bon sens parce qu'il a presque repris la majorité des points (...) des accords (précédents) entre le gouvernement centrafricain et les mouvements politico-militaires", a-t-il commenté. L'accord porte notamment sur les questions de "cantonnement des combattants", de leur amnistie et de leur démobilisation.

 

M. Gonda a précisé que l'accord devrait entraîner "une amnistie pour tous les combattants, pour tous les faits liés à la rébellion". Le communiqué final précise que "cet "accord constitue une étape majeure dans le retour à la concorde nationale" en Centrafrique "à la veille de l'ouverture du Dialogue inclusif".

 

L'organisation des droits de l'Homme Human Rights Watch (HRW) avait souligné en septembre que l'armée participait aussi aux exactions. Selon HRW, l'armée centrafricaine a tué depuis mi-2005 des centaines de civils, incendié plus de 10.000 maisons et provoqué un exode massif dans le nord du pays.

 

(©AFP / 21 juin 2008 20h06)

 

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Centrafrique-Presse.com - dans DIALOGUE INCLUSIF
20 juin 2008 5 20 /06 /juin /2008 18:28

 

 

vendredi 20 juin 2008.

 

La guerre des communiqués reprend ses droits au Tchad. Le trouble est jeté sur la réalité des rapports de force, dans un regain de violence tel qu’il annonce des jours incertains. Comme à l’accoutumée, la bataille des chiffres, où chaque camp fait valoir qu’il a le contrôle de la situation, est relancée.

 

Mais au-delà de la campagne de désinformation menée par chaque partie pour démonter psychologiquement l’autre, la réalité est là, têtue : Idriss Déby mesure sa solitude face au péril qui rampe tout droit vers la présidence. Au demeurant, il en a manifesté l’impression, voire la peur, en déclarant qu’il était temps pour l’armée tchadienne de compter sur ses propres forces. La France ne rééditera-t-elle pas le scénario de février dernier ? Restera-t-elle, cette fois, les bras croisés alors que la rébellion est déterminée à maintenir sa progression vers le Palais rose ?

 

Si telle est effectivement son intention de ne plus voler au secours du fauteuil vacillant de Déby qui a, jusque-là, su rester équilibré, sa chute n’en serait donc que plus probable. A moins que le président tchadien sache parer à cette éventualité malheureuse ou heureuse, c’est selon, en réadaptant sa politique dans le sens d’une meilleure gouvernance, en ouvrant les vannes de la démocratie notamment. Reste à savoir si un fléchissement de Déby n’intervient pas assez tard, les rebelles s’étant juré de le déloger du Palais par tous les moyens.

 

Face à un régime aussi impopulaire que menacé, que sont-ils allés chercher ces opposants dans le gouvernement tchadien, eux qui n’ont même pas attendu que soit fait le deuil de leur ex-compagnon de lutte probablement mort, Ibni Oumar Mahamat Saleh, avant de s’asseoir à la table du seigneur Déby ? Ils pourraient un jour s’en mordre les doigts. Quant au Soudan, il n’a toujours pas quitté le banc des accusés du prétoire tchadien. Un banc sur lequel bien des Tchadiens voudraient bien voir leur président assis, pour dire sa part de responsabilité dans la crise. Interne et externe, cette crise l’est assurément. Une crise dont le dénouement est, à l’analyse, suspendu au départ d’un des deux ennemis intimes.

 

Cheick Beldh’or SIGUE

 

Le Pays

 

Vendredi 20 juin 2008

                 Communiqué de l'Alliance Nationale (AN)

                              N° 011/AN/BL/08

 

Les combats d'Am Zoer du 18 Juin 2008 ont été  l'une des  plus grandes batailles qu'enregistre le conflit inter tchadien.
Cette bataille par son intensité et sa violence constitue en soit une leçon que l'Alliance Nationale adresse à Idriss Deby. La communauté internationale est prise à témoin.

En effet l'armée de l'opposition est capable de défier les troupes gouvernementales en tout lieu et en tout temps.


Contrairement aux allégations mensongères que Idriss Deby et ses lieutenants ont balancés à travers les médias pour tenter de redorer leur blason et donner l'impression qu'ils ont encore le moral et qu'ils sont en position de force, la localité d'Am Zoer fut une hécatombe pour les troupes gouvernementales.

Nous nous refusons d'entrer dans le jeu macabre d'Idriss Deby et publier de chiffres de morts enregistrés dans les rangs de l'ennemi. Il s'agit pour nous des frères tchadiens  abusés par un pouvoir assoiffé de sang.


Nous osons croire que cette leçon sera retenue par le camp d'en face qui doit cesser ses fanfaronnades en regardant la réalité en face. La supériorité sur le plan militaire appartient à l'opposition armée. Elle dispose non seulement d'une détermination sans faille mais également d'une force de frappe qui lui permet  d'atteindre les positions de l'ennemi en tout temps et en tout lieu.

En dépit de cet avantage l'Alliance Nationale est disposée à s'asseoir autour d'une table ronde pour un dialogue inclusif au cours duquel tous les problèmes réels qui se posent au peuple tchadien seront débattus en vue d'une solution globale juste et durable. Ce qui permettra au peuple tchadien de renouer enfin  avec la paix, la sécurité et la quiétude.

En effet,  il s'agit pour l'AN de créer les conditions objectives favorables à l'événement d'un Etat de droits garant des libertés fondamentales et du multipartisme politique.

 

L'Alliance Nationale est convaincue que seule une démocratie réelle peut assurer une alternance du pouvoir pacifiquement et garantir au peuple tchadien la justice sociale et l'équité.

 

 

 Fait à Djimézé Hamra le 20 juin 2008

                                                         

Le Porte parole

Dr Ali Gaddaye

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
20 juin 2008 5 20 /06 /juin /2008 18:01

 

 

APA – Libreville2008-06-20 (Gabon) Des représentants du pouvoir et des différentes rebellions centrafricaines sont arrivées à Libreville pour conclure un accord global de paix en prélude du dialogue politique inclusif inter centrafricain prévu à Bangui en juillet prochain, a appris APA de source bien informée.

 

«Presque tout le monde est là mais nous ne savons pas quand l’accord sera signé », a confié à APA une source proche de la présidence de la République gabonaise. «La signature pourrait intervenir ce soir, ce qui est peu probable, demain ou la semaine prochaine », a précisé la source s’exprimant sous le couvert de l’anonymat.

 

Une autre source a indiqué à APA que des réglages de dernière minute retarderaient le processus. Les dirigeants des différentes rebellions exigent des garanties de sécurité pour eux et pour leurs soldats qui doivent être cantonnés.

 

L’opposition politique exige une amnistie générale qui profiterait également aux dirigeants de l’ancien régime du président Ange Félix Patassé déposé par un putsch militaire en mars 2003.

Jeudi une réunion a eu lieu au ministère gabonais des affaires étrangères pour tenter d’harmoniser les points de vue à ce sujet.

 

Le 9 mai 2008 à Libreville le pouvoir de Bangui et l’Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie (APRD), groupe rebelle actif au nord-ouest de la Centrafrique a signé à un accord de paix et de cessez-le-feu avec le gouvernement.

 

Cet accord complète ceux conclus successivement le 2 février 2007 à Syrte, en Libye, avec le Front pour la démocratie du peuple centrafricain (FDPC), d’Abdoulaye Miskine, et le 13 avril 2007, avec l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) de Michel Am Non Droko Djotodja.

 

L’accord global de Libreville devait ouvrir la voie au dialogue tant attendu à Bangui et censé ramener une paix définitive en Centrafrique.




Am Non Droko et Abakar Sabone absents de la réunion de Libreville



 

  APA Bangui2008-06-20 (Centrafrique) Le président et le porte-parole de l’Union des forces démocratiques pour le renouveau (UFDR), MM. Am Non Droko et Abakar Sabone, n’ont pas fait le déplacement de Libreville pour signer l’accord de paix global que le gouvernement centrafricain doit conclure avec les différents mouvements rebelles opérant au nord-ouest de la Centrafrique, a appris APA vendredi à Bangui.

 

 

La signature doit se faire sous les auspices du président gabonais El Hadj Omar Bongo Ondimba, médiateur de la crise centrafricaine et président du comité ad hoc pour les questions centrafricaines dans l’espace CEMAC (Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale).

 

Toutes les parties prenantes à l’accord de paix global, notamment le gouvernement centrafricain, l’union des forces vives de la nation (UFVN), l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), la société civile, l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) ainsi que les parrains institutionnels, dont la CEN-SAD et la FOMUC ont répondu présents à l’appel à la réconciliation nationale incarnée par la rencontre de Libreville.

 

Le président du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC), Martin Koumta Madji, alias Abdoulaye Miskine, un proche de l’ancien président Ange Félix Patassé, qui dirige depuis Tripoli, en Libye, un groupe de rebelle basé au nord-ouest du pays, est attendu, lui aussi, dans la capitale gabonaise. Outre la branche UFDR de Am Non Droko, Abakar Sabonne et Charles Massi, l’Union des forces républicaines (UFR) du lieutenant Florian N’djadder ne prendra pas également part à la rencontre de Libreville.

 

 

A l’origine de l’absence de l’UFDR, la crise de leadership qui a divisé en deux tendances ce mouvement, actuellement dirigé par Zakaria Damane, au sein duquel se pose en ce moment un réel problème de légitimité. Damane, qui a pris la direction de l’UFDR après l’arrestation à Cotonou de MM. Sabone et Droko, a signé un accord de paix avec le gouvernement centrafricain à Birao , le 16 avril 2007.

 

Depuis l’élargissement de Droko et Sabone, se pose la question de la légitimité de Damane et de la validité de l’accord signé avec le gouvernement qui semble cependant avoir pris fait et cause pour ce dernier. Les anciens prisonniers de Cotonou préconisent l’ouverture des négociations pour la signature d’un nouvel accord. Ils menacent les pouvoirs publics de représailles si jamais ils s’obstinent à coopérer avec la tendance UFDR de Damane.

 

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans DIALOGUE INCLUSIF
19 juin 2008 4 19 /06 /juin /2008 23:45




 

APA Bangui2008-06-19 (Centrafrique) L’ancien président centrafricain Ange Félix Patassé, a dénoncé, dans un communiqué parvenu jeudi à APA à Bangui, sa mise à l’écart du dialogue politique inclusif, forum censé ramener une paix définitive en Centrafrique après les mutineries militaires qui ont secoué ce pays.

 

«Je dénonce les manoeuvres du pouvoir de Bangui qui tente, par tous les moyens, de m’écarter du dialogue politique qui, d’ailleurs, est un forum national de grande importance pour le retour d’une paix durable en Centrafrique», a souligné M. Patassé, dans son communiqué, publié à quelques jours de la signature d’un accord de paix global entre le gouvernement et les groupes armés.

 

L’ancien chef d’Etat «prend à témoin l’opinion nationale et internationale des conséquences qu’adviendraient suite à son exclusion du dialogue politique», un forum historique qui devait normalement démarrer le 15 juin.

 

La rencontre a été reportée à la mi juillet, le temps de permettre aux autorités centrafricaines de conclure, avec les quatre mouvements rebelles actifs au nord-est du pays, un accord de paix global et voter une loi d’amnistie générale conformément aux recommandations du Comité préparatoire du dialogue politique et la communauté internationale.

 

Exilé au Togo depuis son éviction du pouvoir, le 15 mars 2005, à la faveur d’un coup d’Etat perpétré par l’actuel président François Bozizé, Patassé est actuellement un leader contesté au sein de son parti du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) dont il a été évincé l’année dernière.

 

Il fonde beaucoup d’espoir sur sa participation au dialogue politique inclusif pour se refaire une santé politique et revigorer par la même occasion sa plateforme politique à la tête de laquelle se trouve actuellement Martin Ziguélé, un de ses anciens Premiers ministres.

 

La signature d’un accord de paix global devrait déboucher sur une amnistie générale qui devrait normalement permettre à M. Patassé, condamné par la justice centrafricaine, de prendre part au dialogue politique inclusif sans crainte d’être arrêté.

 

Il devrait en être de même pour Jean Jacques Démafouth, son ancien ministre de la défense, Abdoulaye Miskine, son ex-directeur de sécurité, et son ancien porte-parole Prosper N’douba, également condamnés par la justice.

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19 juin 2008 4 19 /06 /juin /2008 23:30

La Lettre du Continent n° 543 du 19 juin 2008

 

 

Paul Mathieu, toujours "stra­tège" à Bangui.

 

Cet économiste belge, qui a longtemps travaillé à la Commission  européenne et qui est aujourd’hui passé de l’autre côté du miroir comme DG du Converge for Africa Fund (Luxembourg), a toujours gardé un œil « stratégique » sur la Centrafrique. Dans un mémorandum sur ce pays diffusé à un nombre restreint de personnalités te 18 mai, Paul Mathieu vante notamment le dispositif de lutte contre la contrebande, d'abord de sucre puis d1autres produits, mis en place par Armand Iannarelli (un ancien légionnaire du 47e RIC) qui travaille en Centrafrique pour le groupe Castel. Iannarelli est ainsi devenu - aussi - le conseiller spécial du directeur général des douanes…Paul Mathieu a mis en relation, le 13 mai  au, Novotel de la Défense, à Paris, Armand Iannarelli  avec Marc R. De Vore, un ana­lyste proche du Pentagone. (Washington s'intéresse à un projet de base à Bouar). L’idée est de proposer au président François Bozizé la création d’un Conseil national de sécurité (CNS) chapeauté par l’équipe De Vore/Iannarelli et financé par de nouveaux investisseurs miniers tels que le groupe diamantaire Centreville (déjà très actif en Namibie) et le groupe Sagaspe (Pays Basque), spécialiste du bois. A suivre ....

 

 

Hilaire Moko Congo Brazzaville

 

Directeur de la sécurité présidentielle pendant dix ans (1997- 2007), ce neveu du président Denis Sassou Nguesso, 55 ans, général de marine, vient d’être nommé commandant de la Force multinationale en Centrafrique (Fomuc) créée en 2002 par les Etats de la Cemac et chargée" de la sécurité du président centrafricain, de la restructuration de l'année et de la surveillance de la frontière avec le Tchad. Hilaire Moko succède au général gabonais-Roger-Auguste Bibaye Itandas, qui occupait ce poste depuis septembre 2004. En concurrence avec un autre neveu du président Sassou, le conseiller spécial Jean-Dominique Okemba, le général Moko se voit éloigné du palais présidentiel de Mpila où il était toujours actif dans le renseignement ...

 

 

TCHAD / France

 

Les illusions perdues de l'Eufor

 

Un mois après le raid sur Khartoum des rebelles du Darfour soutenus par Idriss Déby (et surtout, par son frère aîné Daouda), le général Omar el-Béchir rend la monnaie de sa pièce au président tchadien: le jeudi 13 juin, deux hélicoptères (sur trois) pré-positionnés à Abéché ont été touchés par la DCA des insurgés tchadiens armés par le Soudan. Un MI-17 s'est écrasé sur le lieu d'accrochage alors qu'un MI-24, également atteint, a pu limiter les dégâts en regagnant la capitale de l'Est pour un atterrissage d'extrême urgence. Le MI-24 est en cours de réparation, mais deux des quatre hélicoptères basés à N'Djamena ont dû être dépêchés sur le front del'Est où la guerre a repris, moins de cinq mois après la dernière bataille aux portes du palais présidentiel.

 

La relève d'Eufor par l'ONU en pointillé.

 

Avant même la reprise des combats, la sécurité dans et autour des camps des 220000 réfugiés et des 180000 déplacés "n'a jamais été aussi mauvaise", selon le HCR à Abéché. A Goz Beida, les humanitaires, théoriquement sous la protection de l'Eufor, se font piller par les insurgés qui transforment leurs 4x4 en véhicules de combats. A la place des ONG dans l'incapacité de prodiguer leurs aides, les militaires européens vont-ils nourrir et soigner les civils chassés de leur foyer par la guerre ? Pour une opération d'un coût estimé à 800 millions d'euros, c'est déjà décevant Si l'Eufor trébuche, l'opération de relève par l'ONU tombe ... A la mi-mars 2009, la Minurcat (Mission des Nations unies en Centrafrique et au Tchad) devait pérenniser l'œuvre de stabilisation. Victor Angelo, le représentant spécial du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, préparait une future "opération de paix d'un type nouveau" composée de militaires, de gendarmes et de policiers internationaux. Au total, quelque 4 500 hommes, tous coiffés de casques ou de bérets bleus. Au propre comme au figuré, l'Europe devait allonger la piste d'Abéché pour que l'ONU puisse se poser. C'était (l'intérêt stratégique de la France qui, à terme, cherche à "s'exfiltrer" du guêpier post colonial dans lequel elle est empêtrée depuis quarante ans. Or, à présent comment monter une opération de maintien de la paix dans un pays en guerre? Où trouver des pays prêts à envoyer un contingent ?

 

Idriss Déby « bunkerisé »

  

Le chef de l'Etat tchadien se rend bien compte que « l'aide à la stabilisation" apportée par la France l'a plutôt affaibli. Il se trouve placé sous te regard de la communauté internationale sur les champs de bataille à l'Est comme dans sa capitale où, depuis l’alerte chaude en février, il s'est « bunkerisé » à l'abri de tranchées gardées par des chars T-55. Il vient de perdre sa supériorité aérienne, pourtant chèrement acquise à coups de primes de 5000 $ par décollage et de 1000 $ par tir effectué que perçoivent ses pilotes d'hélicoptère, des « contractuels » ukrainiens et mexicains. Et qui lui garantit que Khartoum ne finira pas par équiper ses adversaires de missiles sol-air ? Jusqu'à présent, par crainte de provoquer un casus belli avec la France, le Soudan s'en était abstenu. Mais des armes françaises livrées au Tchad, ont été retrouvées à Omdurman où s'est achevée la folle équipée des hommes de Khalil Ibrahim, le « frère de lait » de Daoussa Déby. Depuis, Paris a été sommé par les rebelles de ne plus envoyer les chasseurs de l’opération Epervier pour "tracer" les colonnes rebelles en route vers N'Djamena ...

 

L’opposition légale « atomisée »

 

Toute démocratisation du régime, même de façade, est compromise par la guerre dans l'Est y compris dans l'hypothèse où celle-ci ne "gagnerait" pas la capitale. L'opposition légale, signataire de l'accord du13 août 2007 en vue d'élections législatives ­propres en 2009, est divisée et menacée de mort. En enjambant le cadavre d’lbni Oumar Saleh, quatre leaders de la CDPC (Coalition des partis politiques pour la défense de la Constitution) ont rejoint le gouvernement de Youssouf Saleh Abbas. Les autres, après avoir désigné Saleh Kebzabo comme « porte parole adjoint » de leur défunt camarade, craignent pour leur vie. Ils ont coupé tout contact tant avec les rebelles qu'avec Idriss Déby …

 


Général Wadal Abdelkader Kamougué

 

Le ministre de la défense en titre vient de prendre toute la mesure de son impuissance. Dès le premier coup de feu tiré à l’Est, la « salle des opérations » installée dans une annexe de la présidence, a repris le contrôle total de l’armée tchadienne, qui est en fait une armée mexicaine des « parents » d’Idriss Déby. Ce dernier dirige lui-même les combats, une main plongée dans une cantine de billets, l’autre dans une mallette d’étoiles. De la sorte, le nombre des généraux au sein des forces armées nationales du Tchad (FANT) est passé de 70, il y a trois ans, à plus de 300 aujourd’hui…Or, quand le président s’est porté sur le front, à Abéché, il n’a même pas emmené le général Wadal Abdelkader Kamougué. Celui-ci a alors coupé ses portables, pour au moins faire semblant d’y être…

 

 


La Lettre du Continent n° 543 du 19 juin 2008

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
19 juin 2008 4 19 /06 /juin /2008 20:18

République centrafricaine CAF  002 / 0608 / OBS 106

 

L’Observatoire pour la Protection des Défenseurs des Droits de l’Homme

 

 


Menaces de mort contre Me Goungaye Wanfiyo Nganatouwa

 

18 juin 2008

 

L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, programme conjoint de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), vous prie d’intervenir d’urgence à propos de la situation suivante en République centrafricaine (RCA).

 

Description de la situation :

 

L’Observatoire a été informé de sources fiables des menaces proférées à l’encontre de M. Nganatouwa Goungaye Wanfiyo, avocat et président de la Ligue centrafricaine des droits de l’Homme (LCDH).

 

Selon les informations reçues,  le 17 juin 2008, M. Goungaye Wanfiyo a été abordé dans la rue par un inconnu, qui l’a informé que « quelque chose se tramait » contre lui et qu’il devait faire très attention à ce qu’il ne lui arrive pas la même chose qu’à Me Nicolas Tiangaye, ancien président de la LCDH, et Me Bandassa, faisant référence à l’attaque du domicile du premier par des hommes armés en janvier 2006[1] et à l’assassinat du second, le 12 juin 2006.

 

L’inconnu lui a également précisé que, lors d’une réunion qui se serait tenue au début du mois de juin 2008 en présence de membres des forces armées, il aurait été dit que Me Goungaye Wanfiyo « a fait délivrer un mandat d’arrêt contre le Président Bozizé pour faire procéder à son arrestation par la Cour pénale internationale ». Certains des participants auraient alors demandé aux militaires d’agir en conséquence.

 

Ces menaces sont en lien avec l’arrestation, le 25 mai dernier, de M. Jean-Pierre Bemba Gombo, ancien Vice-président de la République démocratique du Congo et président du Mouvement pour la libération du Congo (MLC), sur mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI), ainsi qu’avec les activités menées par M. Goungaye Wanfiyo en tant que président de la LCDH et pour son action  auprès de la CPI, en faveur des victimes.

 

L’Observatoire condamne avec la plus grande fermeté ces menaces de mort à l’encontre de M. Goungaye Wanfiyo. L’Observatoire rappelle que Mme Bernadette Sayo et M. Erick Kpakpo, membres de l’OCODEFAD[2], ont récemment fait l’objet de menaces[3] et réitère ses craintes pour la sécurité des défenseurs des droits de l’Homme et en particulier les responsables des ONG de victimes.

 

Action demandées :

L’Observatoire vous prie de bien vouloir écrire aux autorités de République centrafricaine et de leur demander de  :

 

Garantir en toutes circonstances l’intégrité physique et psychologique de M. Nganatouwa Gounaye Wanfiyo, ainsi que de tous les défenseurs des droits de l’Homme en République centrafricaine ;

 

Mener une enquête indépendante sur les menaces décrites ci-dessus, afin que leurs auteurs soient identifiés, dûment jugés et sanctionnés conformément à la loi centrafricaine et aux dispositions internationales en matière de protection des droits de l’Homme ;

 

Mettre un terme à tout acte de harcèlement à l’encontre des défenseurs des droits de l’Homme en RCA ;

 

Se conformer aux dispositions de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme, adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies le 9 décembre 1998, et plus particulièrement à son article 1 qui dispose que “chacun a le droit, individuellement ou en association avec d’autres, de promouvoir la protection et la réalisation des droits de l’Homme et des libertés fondamentales aux niveaux national et international”, son article 6(b), selon lequel “chacun a le droit, individuellement ou en association avec d’autres, conformément aux instruments internationaux relatifs aux droits de l’Homme et autres instruments internationaux applicables, de publier, communiquer à autrui ou diffuser librement des idées, informations et connaissances sur tous les droits de l’Homme et toutes les libertés fondamentales”, et son article 12.2, qui dispose que “l’Etat prend toutes les mesures nécessaires pour assurer que les autorités compétentes protègent toute personne, individuellement ou en association avec d’autres, de toute violence, menace, représailles, discrimination de facto ou de jure, pression ou autre action arbitraire dans le cadre de l’exercice légitime des droits visés dans la présente Déclaration” ;

 

Plus généralement, se conformer aux dispositions de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et instruments régionaux et internationaux relatifs aux droits de l’Homme ratifiés par la République centrafricaine.

 

Adresses :

 

M. Francois Bozize, Président de la République. Fax : + 236 05 56 20

M.Faustin Touadéra, Premier Ministre. Fax : + 236 61 42 71

M. Raymond Ndougou, Ministre de l’Intérieur chargé de l’Administration du territoire. Fax : + 236 61 26 27

M. Thierry Maléyombo, Ministre de la Justice, des droits de l’Homme et de la bonne gouvernance. Fax : + 236 61 15 79

Ambassade de la République centrafricaine à Bruxelles, 416 bd. Lambermont, 1030 Saint-Josse-Ten-Noode, Belgique, Fax : + 32 2 215 13 11 ; Tel : 32 2 242 28 80, Email : ambassade.centrafrique@skynet.be

 

Prière d’écrire également aux représentations diplomatiques de la République démocratique du Congo dans vos pays respectifs

 

Paris-Genève, le 18 juin 2008

 

Merci de bien vouloir informer l’Observatoire de toutes actions entreprises en indiquant le code de cet appel.

 

L’Observatoire, programme de la FIDH et de l’OMCT, a vocation à protéger les défenseurs des droits de l’homme victimes de violations et à leur apporter une aide aussi concrète que possible.

 

L’Observatoire a été lauréat 1998 du Prix des Droits de l’Homme de la République Française.

 

Pour contacter l’Observatoire, appeler La Ligne d’Urgence:

E-Mail : Appeals@fidh.omct.org

Tel et fax FIDH : + 33 1 43 55 20 11 / 33 1 43 55 18 80

Tel et fax OMCT : +41 22 809 49 39 / 41 22 809 49 29

 

FIDH

Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme

17, Passage de la Main d’Or

75 011 Paris, France

 

OMCT

Organisation Mondiale Contre la Torture

Case postale 21 - 8 rue du Vieux-Billard

1211 Genève 8, Suisse



[1]     Cf. rapport annuel 2006 de l’Observatoire.

[2]    L’Organisation pour la compassion et le développement des familles en détresses (OCODEFAD), basée à Bangui, regroupe plus de 1000 adhérents, victimes de graves violations des droits de l’Homme et du droit international humanitaire perpétrées lors des conflits qui se sont succédés en RCA depuis 2002. L’OCODEFAD a pour objectifs statutaires d’apporter un soutien économique, social, médical et juridique aux victimes.

[3]    Cf. appel urgent de l’Observatoire CAF 001/ 0508/ OBS 092, diffusé le 28 mai 2008.

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Centrafrique-Presse.com - dans Droits de l'Homme et Liberté de Presse
19 juin 2008 4 19 /06 /juin /2008 02:31

 


(Jacques Kimpozo Mayala) 2008-06-12   Le Phare

 

 

Au fil du temps, des personnes physiques et des archives « parlent » au sujet de la mise en accusation, depuis le samedi 24 mai 2008, du sénateur Jean-Pierre Bemba par le Procureur de la Cour Pénale Internationale. Pas plus tard que le week-end dernier, le porte-parole de la délégation du Conseil de Sécurité de l’Onu en séjour à Kinshasa a laissé entendre que l’institution onusienne n’était pas compétente pour intervenir dans le dossier de l’arrestation du précité à Bruxelles.

 

Alors que ce qui arrive à Jean-Pierre Bemba paraît, aux yeux de certains, comme un règlement des comptes post-électoral, Le Phare est tombé sur des documents qui indiquent que le président du Mouvement de Libération du Congo était dans le collimateur de la justice internationale depuis 2002. Dans le souci d’anticiper sur des ennuis judiciaires éventuels que pouvait lui valoir l’intervention armée, très critiquée alors, de ses troupes en faveur du président Angé-Félix Patassé à Bangui, en République Centrafricaine, le « Chairman » avait pris soin d’instituer, par décret n°035/Prés/Mlc/11/02 du 16 novembre 2002 un « Conseil de guerre supérieur » et un « Conseil de guerre de garnison ». Les deux juridictions militaires étaient chargées de connaître des infractions commises par des officiers généraux ou supérieurs, des militaires voire des civils sur toute l’étendue du territoire contrôlé alors par le MLC.


On rappelle que ce dispositif militaro-juridique était intervenu pendant que les troupes du MLC faisaient le ménage à Bangui et ses environs, pour empêcher la rébellion conduite par François Bozizé de renverser le Chef de l’Etat en poste. Apparemment, il n’y aurait rien à reprocher au patron du MLC, pour avoir à la fois fait intervenir ses hommes à Bangui à la demande régulière d’un Président légitime et sévi anticipativement contre les actes négatifs de certains d’entre eux.


Fuite en avant ?


Comme s’il s’engageait dans une fuite en avant, le président du MLC faisait juger, en date du 12 décembre 2002, en Cour martiale, les soldats présumés auteurs de vols d’argent, des médicaments et de carburants ainsi que de violations de consignes. Des peines allant de six à 24 mois étaient ainsi prononcées contre neuf militaires dont le plus gradé était un sergent. En janvier 2003, plus précisément le 04, comme s’il se doutait de quelque chose, Jean-Pierre Bemba saisissait, par lettre, le Représentant Spécial du Secrétaire Général de l’ONU en RCA, le général Lamine Cissé, pour lui expliquer le mobile de la présence de ses troupes dans ce pays. C’était, disait-il, pour « protéger les institutions menacées de déstabilisation par une tentative de coup d’Etat » mais assurer les bases arrières du MLC contre « des menaces susceptibles de provenir d’un pays avec lequel la RDC partage une très longue frontière ».
Dans la même correspondance, Jean-Pierre Bemba sollicitait le concours de l’Onu pour obtenir des données additionnelles sur les événements de Bangui, de manière à permettre à la Cour martiale du MLC de faire toute la lumière là-dessus.


Lorsque l’on revisite le dossier apprêté par Moreno Ocampo, procureur près la CPI, il tombe sous les sens que le verdict rendu par la Cour martiale présidée par le général Bule Mohamed (actuellement député national du MLC) n’avait pas satisfait la hiérarchie onusienne à New York. D’où probablement le déclenchement d’un nouveau mécanisme de gestion de ce que la justice internationale qualifie des « crimes de guerre et crimes contre l’humanité » mis à charge de Jean-Pierre Bemba, pris comme responsable moral des dérapages de ses troupes en terre centrafricaine.

 

 

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19 juin 2008 4 19 /06 /juin /2008 02:04

 

Bangui, 18 juin (ACAP)-Le ministre des Affaires Etrangères de l'Intégration et de la Francophonie, M. Dieudonné Kombo Yaya, a exprimé sa préoccupation sur la situation au Tchad voisin, de son retour de Cotonou au Bénin le 18 juin 2008, où il a pris part au côté du Chef de l'Etat François Bozizé, au 10ème Sommet de la Communauté des Etats Sahélo-Sahériens (Cen-sad),

 

« Nul ne peut se réjouir quand la maison de son voisin brûle », a déclaré le chef de la diplomatie centrafricaine au sujet du mouvement politico-militaire très actif au Tchad. Il a fait remarquer que cette question a été examinée par les Chefs d'Etat au cours du sommet et les deux délégations (Tchad et Soudan) ont été ramenées à la raison, a-t-il déclaré.


« Les Chefs d'Etat ont invité les deux pays notamment (Tchad et Soudan) à réfléchir davantage et rechercher des voies et moyens pour arriver à la paix », a-t-il dit.


Pour M. Dieudonné Kombo Yaya, la situation au Tchad est préoccupante dans la mesure où elle a des répercussions morales et physiques dans tous les pays de la Cen-sad d'une part et au niveau des frontières de la République centrafricaine, du Tchad et du Soudan d'autre part.

Rappelons que le thème de ce 10ème sommet était « Développement rural et sécurité alimentaire dans l'espace Cen-sad ». Le choix de ce thème a permis aux Etats membres de discuter de la crise alimentaire que connaît l'Afrique et de dégager des actes pouvant aider les pays à faire face à ce fléau.

 

 

Ndlr. Centrafrique-Presse : Quant on joue avec le feu on peut se brûler. Pendant longtemps, Idriss Déby a passé son temps à jouer au champion toutes catégories de la déstabilisation des pays voisins du sien croyant que lui, serait à l’abri de quelque trouble que ce soit. Kombo Yaya sert un vassal et un pantin instrumentalisé à volonté par un Déby qui a fait de la RCA une province du Tchad. A déstabilisateur, déstabilisateur et demi ! Toute politique impérialiste aura inévitablement son revers un jour. Ujourd’hui, c’est l’effet boomerang. La situation au Tchad ne cessera pas de les préoccuper et continuera à hanter leurs nuits jusqu’à la chute de leur suzerain qui est abois…

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