Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

29 juin 2008 7 29 /06 /juin /2008 00:54



 

Le chef de l’Etat gabonais, Omar Bongo Ondimba, a quitté Libreville ce 28 juin pour rejoindre la ville balnéaire de Charm el-Cheikh, en Egypte, où il prendra part avec ses homologues du continent au 11e sommet de l’Union africaine (UA) qui s’ouvre le 30 juin prochain. Sur son chemin, le président gabonais fera escale à Syrte, en Libye, pour s’entretenir avec Mouammar Al Kadhafi sur les questions relatives à la création des Etats-Unis d’Afrique (EUA).

 

Charm el-Cheikh sera-t-elle une terre bénie pour l’accouchement d’un gouvernement africain que l’UA peine à mettre en place ? Cette idée chère au président libyen, Mouammar Al Khadafi, qui prône une fusion des 53 Etats en une entité unique, butte sur les souverainetés nationales des Etats membres qui préfèrent aller progressivement vers cette union. Ces deux approches de l’intégration africaine divisent les pays membres de l’UA et risquent de noyer à nouveau le sommet de Charm el-Cheikh, qui s’ouvre le 30 juin prochain au pays des pharaons.


C’est sans doute pour réconcilier les positions des uns et des autres que le président Bongo Ondimba fait le déplacement de Syrte, en Libye, pour s’entretenir avec son homologue libyen, principal artisan d’une union africaine immédiate.


L’Afrique a besoin de souder son unité au cours de ce sommet qui s’ouvre dans un contexte de défis majeurs sur le plan à la fois de la stabilité économique, politique et sécuritaire.
Les négociations des Accords de partenariats économiques (APE) avec l’Union européenne (UE) ou la création de l’Union pour la méditerranée, proposé par le président Sarkozy aux pays du bassin de la méditerranée, risquent de désaxer l’Afrique si les dirigeants africains ne proposent pas des solutions appropriées pour faire face à ces défis.


La déstabilisation politique, tout comme la multiplication de foyers de tensions un peu partout en Afrique, notamment au Tchad, au Soudan, en RCA, en RDC, et globalement dans les pays des Grands Lacs et sur la corne de l’Afrique, seront parmi les dossiers brûlants qui seront traités par les chefs d’Etats africains.


Le pied de nez de Mugabe, à l’Afrique et au monde, sera certainement le dossier prioritaire de ce sommet, au regard de ces implications politiques, et son influence sur le processus démocratique en Afrique. D’ailleurs, le président de l’UA, Jean Ping, lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères qui précède celle des chefs d’Etats, avait estimé que l’UA ne prendra sa position qu’après l’examen du cas Zimbabwe par la conférence des chefs d’Etats.
«Nous attendons le sommet des chefs d'Etat pour faire des déclarations importantes sur le Zimbabwe» avait indiqué Jean Ping.


Médiateur dans plusieurs crises qui secouent l’Afrique, le Tchad, la RCA, la Côté d’Ivoire, etc, le président Bongo Ondimba, membre du Conseil de paix et de sécurité de l’Afrique et doyen des chefs d’Etats du continent parviendra t il avec ses pairs à trouver une issue pacifique et négociée à la crise zimbabwéenne ? Charm El-Cheikh offrira peut être aux chefs d’Etats africains la sagesse des Pharaons pour bâtir une Afrique prospère.

 

28-06-2008    Source : Gaboneco.com 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
29 juin 2008 7 29 /06 /juin /2008 00:44

 

Le conseil d'administration de la Banque de développement des Etats de l'Afrique centrale (BDEAC), tenu le 27 juin dernier à Brazzaville, a alerté les pays membres sur l’incidence négative de la flambée des cours du pétrole. Selon le vice-président de la BDEAC, Samuel Obam Mbom, l’alourdissement des charges de la banque créait un écart avec les budgets de financement prévisionnels.

 

La Banque de développement des Etats d’Afrique centrale (BDEAC) a réajusté ses prévisions budgétaires en tenant compte de la flambée du prix du baril de pétrole, à l’occasion d’un conseil d’administration tenu le 27 juin dernier dans la capitale congolaise.


Le vice président de la BDEAC, Samuel Obam Mbom, a rapporté les bilans établis lors de la séance et les réajustements effectués sur les budgets.


«Nous avons examiné quelques dossiers de financement. Nous avons également proposé aux administrateurs un collectif budgétaire qui permet de réajuster nos prévisions budgétaires par rapport à la réalité de la conjoncture d'aujourd'hui qui a beaucoup évolué avec le choc extérieur résultant de l'augmentation des cours du pétrole. Cela a eu une incidence dans nos comptes, il fallait réajuster à la fois nos produits et nos dépenses, ramener le budget au niveau correspondant à la réalité actuelle. L'incidence est négative puisque la conjoncture actuelle des hausses des cours entraîne évidemment la hausse de nos charges ; cela a créé un écart par rapport à la prévision de nos produits», a expliqué monsieur Obam Mbom.


Selon le vice président de la banque, pour les cinq prochaines années, la BDEAC prévoyait un volume d'engagements de 220 milliards de francs CFA, dont 154 milliards réservés aux projets du secteur privé, soit 70%. En 2007, 60% des concours de la banque avaient été attribués au secteur privé, contre 40% au secteur public de la sous-région.


Le secteur des télécommunications représente à lui seul 41% des engagements de la BDEAC. Depuis la relance des opérations de financement en 2003, le montant cumulé des concours à la fin de l’exercice 2007 s'est établi à 78,537 milliards de francs CFA, dont 35% au titre de l'exercice 2007.


Les membres du conseil d'administration ont également planché sur la proposition de création d'un comité d'audit ; l'examen des propositions de financement, notamment le refinancement de la Commerciale banque du Cameroun ; le projet d'extension du complexe scolaire et universitaire New tech institut en RCA ; l'avant-projet des termes de référence relatifs aux études de la mise en œuvre du schéma institutionnel du système électrique interconnecté Wali-Bangui ou encore l'ouverture d'un bureau de représentation de la banque à Douala, au Cameroun.

Le premier conseil d'administration de la banque s’est tenu au mois de mars dernier à Douala. Son capital social a connu une augmentation passant de 81,450 milliards de francs CFA à 94 milliards de francs CFA. Cette hausse serait due à l'accroissement des parts de la Guinée équatoriale et du Tchad, indique le rapport annuel des activités de la banque en 2007.


L'augmentation des parts de la Guinée équatoriale et du Tchad aura permis de rendre effectif le principe d'égalité entre les Etats membres, actionnaires de la catégorie A, dans la détention du capital social de la banque. La Libye a également été admise dans l'actionnariat de la BDEAC à hauteur de 8%.


La BDEAC est une institution chargée du financement des projets de développement des pays membres de la Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale (CEMAC) qui regroupe six pays à savoir le Congo, le Gabon, le Cameroun, le Tchad, la Guinée équatoriale et la République centrafricaine (RCA).

 

28-06-2008    Source : Congo- Site Actualités

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Economie
29 juin 2008 7 29 /06 /juin /2008 00:35



 

Cameroon Tribune (Yaoundé) 26 Juin 2008

 

Raphaël Mvogo

 

Le chef de l'Etat centrafricain, nouveau président en exercice de la CEMAC, a défini hier son action face à la presse à Yaoundé.

 

Sécurité dans l'espace commun, libre circulation des personnes et des biens, problèmes de la vie chère liés à la crise alimentaire et ceux relatifs à la flambée des prix du pétrole. Voilà les chantiers auxquels François Bozizé entend consacrer son énergie « dans l'immédiat », dans le cadre de son mandat à la présidence en exercice de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC).

 

Le chef de l'Etat centrafricain a défini son action lors d'un échange avec la presse hier après-midi à l'hôtel Hilton de Yaoundé, au terme de la clôture de la neuvième conférence des chefs d'Etat et de gouvernement de l'organisation sous-régionale. « Au moment où je prends cette haute fonction, c'est d'abord l'occasion pour moi de féliciter mon prédécesseur et en second lieu, de dire que je mettrai tout en oeuvre pour faire en sorte que la nouvelle mission qui m'est confiée soit conduite dans de bonnes conditions », a-t-il déclaré.

 

Effectivement, François Bozizé situe sa vision de la CEMAC dans « le prolongement » de l'oeuvre menée par son prédécesseur camerounais Paul Biya. La CEMAC, a-t-il rappelé, est la première institution sous-régionale africaine après l'OUA (Organisation de l'unité africaine), ancêtre de l'Union africaine (UA). « Beaucoup de sous-régions, a-t-il commenté, s'en sont inspirées, pour créer notamment la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest), la SADC (Organisation économique des Etats de l'Afrique australe). »

Répondant aux critiques selon lesquelles l'organisation sous-régionale de l'Afrique centrale avance lentement, le président centrafricain a affirmé que la CEMAC fonctionne normalement, avec plusieurs réalisations à son actif. Il a par exemple cité le cas de la force multinationale, la FOMUC, déployée notamment en République centrafricaine, qu'il a qualifiée de pionnière sur le continent. « Est-ce qu'il y a d'autres forces qui ont déjà mis en oeuvre leur capacité sur le terrain comme la FOMUC ? Je ne crois pas », s'est-il vanté. Selon lui, l'organisation n'a pas une évolution lente, mais « prudente ».

 

Interrogé sur la situation politique dans son pays, François Bozizé a reconnu que la République centrafricaine « est un pays à soubresauts permanents, mais quelquefois des politiciens habiles utilisent la presse. Nous avons eu un premier dialogue politique et voilà qu'il nous faut un deuxième ». « Notre politique est une politique de réconciliation nationale, d'ouverture et de développement avec tous les fils du pays ( ) Le dialogue politique inclusif se fera avec tout le monde », a-t-il indiqué.

 

Question de journaliste : y compris l'ex-chef de l'Etat Ange-Félix Patassé, qui vit en exil au Togo? « Je l'ai toujours dit, depuis le changement (du 15 mars 2003) jusqu'à ce jour, qu'il est libre de venir en République centrafricaine, son pays ». Mais, François Bozizé a rappelé que son prédécesseur « a des dossiers à Bangui, à la justice centrafricaine comme au TPI ».

Au plan économique, il a confié que les négociations avec les institutions de Bretton Woods évoluent de manière satisfaisante en vue de l'atteinte du point d'achèvement de l'initiative PPTE (pays pauvres très endettés).

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
29 juin 2008 7 29 /06 /juin /2008 00:20



 

Agence de Presse Sénégalaise (Dakar) 25 Juin 2008

 

Le secrétaire général de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) Abdou Diouf estime que la signature, le 21 juin dernier à Libreville (Gabon) d'un accord entre le gouvernement centrafricain et "les groupes politico-militaires" constitue "une avancée significative" de nature à ouvrir la voie à "un véritable dialogue politique inclusif" dans ce pays.

 

Selon un communiqué de l'OIF reçu à l'APS, Abdou Diouf "appelle toutes les parties à respecter loyalement leurs engagements" et "exhorte toutes les autres parties à se joindre à cet Accord afin de permettre à la Centrafrique de s'installer définitivement dans la paix nécessaire pour la reconstruction de l'Etat de droit et de la démocratie, ainsi que le développement durable".

 

Par ailleurs, l'ancien président sénégalais note que "la Francophonie salue les efforts constants du président El Hadj Omar Bongo Ondimba en faveur de la réconciliation nationale et de la paix en République Centrafricaine".

 

L'OIF "encourage l'engagement et la détermination de la communauté internationale à soutenir le processus en cours en RCA", souligne M. Diou avant de faire part de la "disponibilité de la Francophonie à accompagner les efforts encourageants entrepris par le président François Bozizé, les autorités centrafricaines et l'ensemble des acteurs concernés, notamment en ce qui concerne les domaines relevant des engagements pris par les Etats et gouvernements membres de l'Organisation internationale de la Francophonie dans les Déclarations de Bamako et Saint-Boniface".

 

L'accord de paix signé le 21 juin dernier à Libreville entre le gouvernement centrafricain et les groupes politico-militaires constitue "le prolongement des Accords de Syrte de février 2007, de Birao d'avril 2007 et de Libreville de mai 2008", selon le communiqué.

L'OIF compte 55 Etats et gouvernements membres et 13 pays observateurs.

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
29 juin 2008 7 29 /06 /juin /2008 00:06



 

Aux termes du communiqué final concluant la 9ème  Session ordinaire de la conférence des chefs d’Etat de la CEMAC, on lit ceci : « Au titre des mesures individuelles, les chefs d’Etat ont prononcé les nominations suivantes :

 

  1. A la Commission de la CEMAC :

Commissaire chargé du Département du Marché Commun


Monsieur Jean Serges WAFIO

 

Ensuite, A la Banque des Etats de l’Afrique Centrale :

 

Aux postes de Directeurs Généraux, on note entre autres noms, celui de :

Monsieur Théodore DABANGA »

 

Connaissant la triste réputation de ces deux compatriotes - l’un à l’ENERCA et le second dont le nom est négativement attaché à la désastreuse expérience du guichet unique de Douala à laquelle le gouvernement vient d'ailleurs de mettre un terme – on ne peut qu’avoir quelques craintes qu’ils ne salissent davantage le nom de la RCA dans ces fonctions internationales auxquelles complaisamment Bozizé vient de les y faire nommer par tribalisme pur.

 

Ce que le communiqué final de la CEMAC ne mentionne pas c’est que s’agissant de la direction nationale de la BEAC à Bangui, Bozizé a durement bataillé en vain contre toute évidence et bon sens pour faire nommer son ancien premier ministre et complice mafieux Elie DOTE dont la candidature a été rejetée pour limite d’âge. Ce dernier ayant déjà atteint 60 ans, l’âge de la retraite à la BEAC. Finalement Bozizé a imposé encore un de ses neveux, un certain KELEFIO, qui vient de passer cadre il y a seulement un an.

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
28 juin 2008 6 28 /06 /juin /2008 22:48

 

Source: United Nations Conseil de sécurité 27 Juin 2008

 
SC/9380 AFR/1721

 
Le Conseil de sécurité, suivant la déclaration à la presse sur la République centrafricaine qui a été lue aujourd'hui par le Président du Conseil de Zalmay Khalilzad (États-Unis):

Les membres du Conseil de sécurité ont entendu un exposé du Représentant spécial du Secrétaire général, M. François Lonseny Fall, sur la situation en République centrafricaine.

Les membres du Conseil de sécurité se félicitent de l'accord de paix global du 21 Juin signé à Libreville entre les autorités centrafricaines, l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD) et l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR). Les membres du Conseil de sécurité ont demandé à tous les autres politico-militaires dans le pays d’adhérer à l'accord de paix global.


Les membres du Conseil de sécurité ont félicité le président Omar Bongo Ondimba du Gabon et le colonel Muammar Al-Kadhafi de la Libye pour l'assistance qu'ils fournissent aux parties afin d'atteindre l'accord de paix global et les accords de Syrte (Février 2007), Birao (avril 2007) et Libreville (Mai 2008).

 
Les membres du Conseil de sécurité ont appelé le gouvernement et les mouvements rebelles à appliquer pleinement ces accords et de convoquer, dès que possible, le dialogue politique inclusif.

Les membres du Conseil de sécurité ont souligné que la politique d'ensemble, la sécurité et la situation socio-économique en République centrafricaine demeurent fragile et que des efforts supplémentaires sont nécessaires pour lutter contre la pauvreté, l'insécurité, les violations des droits de l'homme et l'impunité.


Les membres du Conseil de sécurité ont exprimé leur satisfaction pour le déploiement de la Mission des Nations Unies en République centrafricaine et le Tchad (MINURCAT) et l'opération de l'Union européenne (EUFOR) dans le nord-est du pays, ainsi que pour les décisions de la Communauté économique des États de l'Afrique centrale (CEEAC) à assumer la politique et le commandement opérationnel de la force multinationale sous-régional (FOMUC).

Les membres du Conseil de sécurité se félicitent de l'inclusion de la République centrafricaine à l'ordre du jour de la Commission paix et la création d'une configuration spécifique pays présidée par la Belgique. Ils ont exprimé l'avis que, afin de soutenir ce travail efficacement, ils prient le Secrétaire général de formuler des recommandations sur la façon dont le mandat confié à l'Organisation des Nations Unies Bureau d'appui à la consolidation de la paix en République centrafricaine (BONUCA) et au Représentant spécial de le Secrétaire général, ainsi que la configuration du BONUCA et de l'équipe des Nations Unies, devrait être révisée.

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
28 juin 2008 6 28 /06 /juin /2008 18:42



 

Bangui, 28 juin (ACAP) – Le coordonnateur de l'Organisation pour la compassion et le développement des familles en détresse (Ocodefad), M. Eric Kpakpo a dénoncé la « marginalisation » des victimes des événements en République Centrafricaine dans le processus du dialogue politique inclusif, samedi 28 juin 2008, au cours d'un point de presse à Bangui.

 

«C'est regrettable que les victimes qui ont vécu les pires moments de leur vie ne soient pas pris en compte, ne serait-ce que pour s'exprimer et pour revendiquer la place qui est la leur », il déclaré relevant que ces victimes ont été occultées depuis le comité préparatoire jusqu'au comité d'organisation dudit dialogue.

 
« L'Ocodefad s'associe pleinement à la démarche qui consiste à la recherche de la paix et de la réconciliation nationale, mais disons qu'une paix durable sans passer par la justice et l'équité n'est qu'un château construit en carton, » a-t-il fait remarquer


Selon M. Eric Kpakpo, « le gouvernement s'est contenté de se rapprocher exclusivement des politiques et des groupes militaro-politiques pour des buts inavoués », laissant de côté les victimes qui devraient être au cœur du débat.

 
Il faut noter que l'Ocodefad est la seule organisation non gouvernementale qui œuvre pour les trois milles (3000) victimes des différentes des crises militaro-politiques qu'a connues la République Centrafricaine.

 


Ndlr. Centrafrique-Presse : On ne voit pas bien le bien-fondé de cette dénonciation. La présidente de cette organisation, Mme Bernadette Nzalé Sayo qui n'a jamais été violée en réalité, est pourtant actuellement membre du gouvernement de Bozizé comme ministre du tourisme, en récompense des services qu'elle a rendus à toux ceux qui l'ont manipulée et instrumentalisée pour les besoins de leur cause inavouable. La juste cause des victimes des banyamulengués est devenue son fonds de commerce. C'est cela qui doit être dénoncée car c'est une honte. 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
28 juin 2008 6 28 /06 /juin /2008 18:31

 

Bangui, 28 juin (ACAP)- La directrice générale par intérim de l'Ernergie Centrafricaine (Enerca), Mme Elisabeth Kofio a exprimé sa préoccupation, jeudi 26 juin 2008 au cours d'une interview à la Radio nationale, pour les difficultés que connait sa société ces derniers jours, et qui engendrent une crise énergétique et une pénurie d'eau potable à Bangui.

 

Mme Elisabeth Kofio a expliqué ces difficultés par la vétusté des équipements dont dispose l'Enerca tant dans les unités de production de Bangui que dans celles de Boali.

 
S'agissant de la coupure d'eau, le directeur général de la Société centrafricaine de distribution d'eau (Sodéca), M. Samuel Rangba a expliqué que son entreprise est totalement tributaire de l'Enerca qui est son seul fournisseur d'énergie.

 

" Bientôt une semaine, nous connaissons des difficultés de distribution d'eau dans la capitale. Cela est dû au manque d'énergie qui ne nous permet pas de rouler suffisamment d'eau dans nos réservoirs respectifs et que certains quartiers de la ville ne sont pas pourvus d'eau ", a déclaré le directeur général de la Société centrafricaine de distribution d'eau Sodeca), a-t-il déclaré.

 
Il a déploré le fait que depuis la création de la structure de production d'eau en République Centrafricaine, la société ne dispose d'aucune source d'énergie de relais, ce qui rend son travail difficile quand l'Enerca est en difficulté.

 

Ndlr. Centrafrique-Presse : Voilà où a conduit la "libération" de Bozizé et ses bézambéens. Les diverses nominations tribalistes en cascade à l'ENERCA et SODECA ne suffisent visiblement pas à résoudre les difficultés de fourniture du courant électrique et de l'eau dans la capitale. Les pseudos explications que cette brave Kofio donne ici font sourire car elles n'en sont pas. Il faudrait espérer que les turbines vétustes de Boali s'arrêtent carrément pour que les pouvoirs publics prennent à coeur le problème de la fourniture de l'énergie sans laquelle il n'y a point de développement.

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Nation
28 juin 2008 6 28 /06 /juin /2008 18:27



L’Union européenne et la RCA signent une convention de 93 milliards F. CFA pour le 10ème Fed

 

Bangui, 27 juin (ACAP) – Le ministre d'Etat à l'Economie, au Plan et à la Coopération internationale, M. Sylvain Maliko, et le chef de la délégation de la Commission européenne, M. Jean Claude Esmieu, ont signé jeudi 26 juin 2008 à Bangui, une convention de financement d'un montant de 92 milliards 820 millions Fcfa dans le cadre du 10ème FED.

 

Les partenaires au développement de la RCA prenant part à la revue à mi-parcours de la table ronde de Bruxelles. Destinée au financement de projets prévus par le Document de stratégie de réduction de la pauvreté (Dsrp) entre 2008 et 2013, cette convention a été signé à l'occasion de la revue à mi-parcours de la table ronde de Bruxelles (27 octobre 2007), présidée par le premier ministre Faustin Archange Touadéra.


M. Sylvain Maliko a déclaré que la signature de ce 10ème Fed, placée dans le cadre de la revue à mi-parcours des engagements des bailleurs de fonds d'octobre 2007, vient à point nommé pour rehausser et confirmer l'engagement réel de l'Union européenne auprès de la République Centrafricaine dans ses efforts de mobilisation et de reconstruction du pays.

Organisée par le gouvernement avec l'appui financier du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), cette grande rencontre a mobilisé les partenaires représentés à Bangui et ceux de l'étranger ainsi que des experts centrafricains, pour échanger et examiner les modalités de réalisation des engagements des bailleurs de Fonds, au cours de la table ronde de Bruxelles.

 
L'intérêt de cette revue à mi-parcours est d'évaluer le chemin que le gouvernement a parcouru ensemble avec les partenaires, et de fixer la communauté nationale qui attend beaucoup de cette table ronde de Bruxelles depuis octobre 2007 sur les éventuels écarts que le gouvernement a constaté entre les attentes, les engagements et les réalisations effectives.

« Mon vœu le plus cher est celui de pouvoir, dans un climat social et politique apaisé, poursuivre la relance vigoureuse de l'économie dans tous les secteurs d'activités, en vue d'inverser durablement les tendances négatives des indicateurs économiques et sociaux», a déclaré le premier ministre.


« Il reste encore beaucoup à faire pour enrayer le mal développement et la mauvaise gouvernance, les deux maux qui constituent les causes fondamentales de la pauvreté endémique où la Centrafrique s'est engluée malgré les atouts dont elle dispose en termes de richesses naturelles et de potentialités agricoles, » a-t-il conclu.


Notons qu'au terme des travaux de cette revue, dans la soirée, M. Sylvain Maliko, le représentant du Pnud, M. Toby Lanzer, le chef de la Délégation de l'Union européenne, M. Jean Claude Esmieu, ainsi que le représentant de la Banque Mondiale, M. Aguida Kossi, ont unanimement réaffirmé leur engagement d'appuyer les efforts du gouvernement centrafricain en vue de mobiliser les ressources nécessaires à la mise en œuvre du Dsrp.

 

 

 

 

 

28 juin 2008 - La Centrafrique va recevoir 93 milliards de FCFA (142,8 millions d'euros) sur six ans dans le cadre du Programme Indicatif National (PIN) du 10e Fonds Européen de développement de l'Union européenne, a-t-on appris samedi auprès du ministère de la Coopération centrafricain.

 

L'Union Européenne (UE) avait suspendu momentanément sa coopération avec la Centrafrique, à la suite du Coup d'Etat du 15 mars 2003 qui a porté au pouvoir à Bangui le Général François Bozizé, confirmé à son poste lors des élections de 2005.


La plus grande partie de cette enveloppe, soit 137 millions d'euros, est destinée aux "opérations programmables de développement", notamment le financement des "pôles de développement", un projet de l'UE visant à aider la Centrafrique par régions ciblées.

Le reste couvrira les besoins imprévus, telles que les aides d'urgence.


Selon Sylvain Maliko, ministre d'Etat centrafricain à la Coopération Internationale, "cette convention rehausse et confirme l'engagement de l'Union Européenne en République centrafricaine".

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Economie
28 juin 2008 6 28 /06 /juin /2008 00:37

Indignation des ONG suite aux propos dAlain Joyandet

Le profit est-il la seule ambition de la France en Afrique ?

 

le 25 juin 2008


Les ONG de la plate-forme citoyenne France-Afrique (1) s’indignent de la multiplication des dérapages verbaux du secrétaire d’Etat à la Coopération, Alain Joyandet, qui démontrent une conception cynique et dévoyée de l’aide au développement.


Alain Joyandet a remplacé Jean-Marie Bockel au poste de secrétaire d’Etat à la Coopération il y a 3 mois, après que ce dernier ait été écarté de ce poste pour avoir voulu en finir avec la « Françafrique ». Depuis, il multiplie les déclarations à l’emporte-pièce. Des déclarations qui ont le mérite de la franchise, après des décennies d’hypocrisie, mais qui révèlent la véritable nature de l’aide française au développement. Il ressort clairement des propos d’Alain Joyandet une absence d’ambitions de la France en terme de solidarité internationale, puisque l’ « aide au développement » est mise au service exclusif des intérêts économiques et politiques de la France, notamment pour faire barrage à la Chine. Le développement des plus pauvres, la défense des droits et de la démocratie passeront après.


Plus grave encore, dans le prolongement du discours décrié de Nicolas Sarkozy à Dakar, le 27 juillet 2007, Alain Joyandet renvoie l’image d’une France qui méprise profondément l’Afrique et les Africains. Les propos du secrétaire d’Etat à la Coopération, qui s’apparente de plus en plus à un ministre du Commerce extérieur délégué à l’Afrique, ôtent toute crédibilité au discours de la France en matière de développement. Ceci est particulièrement grave à la veille d’une présidence française de l’Union européenne marquée par d’importantes échéances internationales pour le développement des pays du Sud (Conférence de l’OCDE à Accra sur l’efficacité de l’aide début septembre, Conférence des Nations unies à Doha sur le financement du développement fin novembre…).


Les organisations de la plate-forme citoyenne France-Afrique ont fait de la démocratie, du respect des droits de l’Homme et de la lutte contre la corruption les fondements d’une politique de la France en Afrique responsable et transparente qu’ils appellent de leurs voeux (2). Elles s’offusquent aujourd’hui de voir ces thèmes majeurs absents des 8 propositions émises par Alain Joyandet lors de sa conférence de presse du 19 juin. Un « oubli » d’autant plus inquiétant que quelques semaines auparavant, la secrétaire d’Etat aux Droits de l’Homme Rama Yade avait décliné une demande d’audition de notre plateforme, en précisant que le secrétaire d’Etat à la Coopération serait l’interlocuteur des associations sur ces sujets.


L’abandon manifeste de ces principes par la diplomatie française, loin de n’être que du ressort des secrétaires d’Etat, s’inscrit dans la longue liste des renoncements du gouvernement français, et des compromissions avec les dictatures (3).


Malgré le discours rassurant tenu sur ce point par Alain Joyandet à nos associations quelques jours après sa nomination, cette succession de provocations et de dérapages présidentiels ou ministériels sont bien les signes d’une « rupture dans la rupture » avec la Françafrique. Si tant est que la volonté de rompre avec ce système ait jamais existé au sein de l’exécutif français. Les organisations des sociétés civiles françaises et africaines ne baissent pas les bras, et sont de plus en plus mobilisées sur ce thème.

 

Extraits des déclarations de A. Joyandet :


• « L’implantation des entreprises françaises en Afrique est l’une de mes priorités», interview à lejdd.fr, 20 mai 2008.
• « J'ai des convictions mais je veux aussi défendre notre pays et ses parts de marché », propos rapporté par lejdd.fr, 19 juin 2008.
• [Le détournement d’argent public en Afrique ?] « Ce sont vraiment des sujets qui ne me semblent pas devoir être au cœur de (...) notre expression », interview à France 24, 20 juin 2008.
• « Si nous ne sommes pas les partenaires économiques privilégiés, alors on ne pourra plus défendre nos valeurs », Interview à France 24, 20 juin 2008.
• « Il ne faut pas qu’on se fasse prendre notre place par des puissances émergentes ». « On veut aider les Africains, mais il faut que cela nous rapporte », interview à Libération, 24 juin 2008.
• « J’ai créé ma première boîte à 24 ans, sans un rond, c’était bien plus compliqué de faire cela que de s’occuper de l’Afrique ! », interview à Libération le 24 juin 2008. • « C’est nous qui allons envoyer des cerveaux », réponse à France 24 le 20 juin 2008 suite à une question sur l’immigration choisie.


(1) La plate-forme citoyenne France-Afrique regroupe une dizaine d’ONG françaises : ATTAC, Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT-France), Centre de Recherche et d’Information pour le Développement (CRID), Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement (CCFD), Cedetim/Ipam, Mouvement de la paix, Oxfam France – Agir ici, Peuples Solidaires, Réseau Foi et Justice Afrique Europe (Antenne France), Secours Catholique / Caritas France, Survie.


(2) La plateforme a publié en février sur ce thème un Livre Blanc assorti de nombreuses propositions qui ont été défendues devant l’Elysée, les cabinets ministériels, des parlementaires et la presse française et africaine.


(3) Visites à Omar Bongo, réception de Muhamar Kadhafi, rallonges budgétaires accordées au Congo de Denis Sassou Nguesso, sauvetage militaire du régime tchadien, enterrement d’une plainte visant les biens mal acquis de certains chefs d’Etat africains, etc.
 
Contacts presse :
Survie - Alexandra Phaëton : 01 44 61 03 25
CCFD - Véronique de La Martinière : 01 44 82 80 64

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE