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10 juillet 2008 4 10 /07 /juillet /2008 18:43

 

 Lefaso

 

L’expérience démocratique en cours depuis plusieurs années en Afrique est en péril. Parce que les transitions sont toujours mal gérées. Des conférences nationales souveraines aux gouvernements d’union nationale, des coups d’État jugés salvateurs aux rébellions armées, on aura tout essayé.

 

En vain. Il semble que la méfiance et la mauvaise foi manifeste l’emportent toujours, même aux lendemains d’élections transparentes, ouvertes, libres et crédibles, consacrant l’alternance ou le retour de l’ancien régime sous diverses formes.

 

De plus en plus, la classe politique africaine, toutes tendances confondues, a mal à sa carrière. Outre que l’appareil d’État et les économies sont très souvent mal gérés, un mal ronge continuellement et dangereusement les pays du continent : la faillite des acteurs politiques. Nouveaux ou anciens, tenants du pouvoir et opposants se montrent habiles manoeuvriers pour détruire, mais piètres architectes lorsque vient le temps de se concerter pour rebâtir ensemble. Exit alors cohésion et respect mutuel, vive intrigues, trahisons et complots qui montrent que la confiance ne dure jamais que le temps du passage des médiateurs.

 

Plusieurs conflits ont pour origine le déficit démocratique. Parfois, pourtant, des opposants parvenus au faîte du pouvoir, par le jeu de l’alternance démocratique font davantage preuve d’opportunisme. En voulant se débarrasser de l’ancien régime, ils n’hésitent pas à pactiser avec le diable au risque de compromettre les acquis et de mettre en danger le fonctionnement de l’appareil d’État.

 

Plus sérieusement se pose la question des mécanismes de la transition. Ceux-ci ne sont pas toujours aussi viables, l’instinct de conservation du pouvoir pour soi l’emportant sur les autres aspects. Tel est le cas en Côte d’Ivoire où la tentation est grande d’accentuer la division au sein des nouveaux venus à la conquête de l’électorat. Des difficultés subsistent également au Burundi, au Congo démocratique, en Ouganda et au Soudan où subsistent des velléités de reprise des combats suite à un mauvais partage du gâteau.

 

La classe politique pèche du fait de l’inobservance de la morale et du non-respect des principes de vie démocratique. Cela se ressent à travers la gestion même de l’appareil d’État : les nouveaux venus brillent par leur inexpérience, pendant que les anciens tenants du pouvoir sont à l’affût, tissent des intrigues et exploitent la moindre faiblesse.

 

De manière générale, la faillite dans la gestion des institutions publiques est aussi tributaire de la création et de la vie interne des partis politiques. En effet, un grand nombre d’entre eux reflètent la personnalité du fondateur qui se croit généralement exempt de toute critique. Aidé de ses proches et de ses inconditionnels, il cultive l’anti-démocratie au sein du parti, tout en exigeant l’alternance au pouvoir. Comment donc s’étonner que par le jeu de la reproduction sociale, de nouveaux autocrates s’installent au pouvoir, tout aussi assoiffés de mégalomanie que leurs prédécesseurs ?

 

La reconversion est surtout difficile pour ceux qui viennent par les coups d’État militaires, les rébellions et autres formes de lutte armée. En règle générale, la méfiance règne entre les ennemis d’hier, soudainement alliés pour la cause de la transition. On le voit au Tchad où il apparaît fort hasardeux de se mettre dans la peau d’un démocrate après des décennies de vie dans les maquis aux frontières de la Libye, du Soudan ou de la RCA. En Côte d’Ivoire, la crise de confiance et les incertitudes des lendemains minent la concrétisation du programme DDR (Désarmement, Démobilisation et Réinsertion). Dans les pays qui l’ont expérimentée, la pertinence de la formule de la commission vérité-justice-réconciliation reste encore à prouver dans une Afrique où de multiples facteurs socio-culturels font obstacle à la lutte contre l’impunité, matérialisés par les violences faites aux femmes et le non-respect des droits humains.

 

En fait, de nos jours, la cruauté de la vie politique réside dans le manque de confiance entre acteurs politiques, l’indignité, la mauvaise foi manifeste. Au manque de courage d’oser répond le manque de courage de partir. De sorte que la transmission de valeurs d’intégrité et de probité morale manque cruellement entre générations. Les repères manquent.

 

La bonne démocratie ? Elle suppose que sont résolus les problèmes de droits humains, de l’alternance à tous les niveaux, de ceux d’une jeunesse consciente des enjeux et qui s’implique. Elle nécessite surtout une véritable reconversion des mentalités au sein de la classe politique, et donc un dépassement de soi. D’où l’importance de la médiation.

 

Deux dictateurs ne pouvant s’entendre, le mythe et le charisme d’un médiateur averti peuvent forcer l’admiration et préparer les protagonistes à faire contre mauvaise fortune bon coeur. Ainsi en est-il de Kofi Annan, ancien Secrétaire général des Nations-unies, qui est parvenu non sans mal, à convaincre les acteurs politiques kényans de la nécessité d’œuvrer de concert pour le mieux-être de la population.

 

Des lueurs d’espoir cependant : la Sierra Leone et le Liberia. Même si l’influence des USA et de la Grande-Bretagne, qui accompagnent le processus, n’est pas négligeable. À l’évidence, l’Afrique est toujours à la recherche de cette formule magique qui sauverait ses filles et fils des griffes de certains dirigeants mafieux, corrompus et sans scrupules.

 

Débutante, balbutiante, bancale ou même acceptable, l’expérience de la transition démocratique semble traduire presque partout l’incapacité des acteurs politiques à aller au bout de leur propre engagement, à respecter l’éthique, sinon à honorer tout simplement leur signature. Faudrait-il se résoudre à les contraindre à respecter la parole donnée en impliquant continuellement ceux qui, hier seulement, infantilisaient les Africains ?

 

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10 juillet 2008 4 10 /07 /juillet /2008 18:42



 

LE MONDE | 10.07.08 | 15h10  •  Mis à jour le 10.07.08 | 15h10

 

Député (UMP) du Haut-Rhin, Jean-Louis Christ est mécontent. "C'était chaud, hier, la réunion des membres de notre mission, dit-il. Comme démocrate-chrétien, je suis convaincu qu'un rapport parlementaire sur la politique africaine de la France, sauf à le laisser dormir dans un tiroir, ne peut pas se contenter de considérations mercantiles. Il y a d'autres dimensions qu'on ne peut occulter, qu'il s'agisse des droits de l'homme ou de l'aide au développement."

 

Président d'une mission d'information de la commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale sur la "politique africaine de la France", créée il y a un an, M. Christ ne se retrouve guère dans le document de 82 pages présenté, mercredi 9 juillet, par son rapporteur, Renaud Dutreil, député (UMP) de la Marne.

 

Ce rapport, dont Le Monde s'est procuré une copie et qui devait être présenté la semaine prochaine devant la commission des affaires étrangères, ne le sera finalement que dans six mois. La situation est exceptionnelle pour ce type de travail. M. Dutreil refuse d'y voir un désaveu de ses conclusions : "La mission, compte tenu de son vif intérêt pour cette question, a décidé de prolonger ses travaux", indique le rapporteur.

 

"PARI DU PARTENARIAT"

 

Fruit de multiples auditions, tant de spécialistes français qu'africains, le rapport est consensuel lorsqu'il constate que la "relation singulière" entre la France et l'Afrique est "menacée d'essoufflement" et que l'Afrique, "courtisée, se tourne vers des partenaires diversifiés", qu'il s'agisse des Etats-Unis, à la recherche d'une diversification de leur approvisionnement pétrolier, de l'Union européenne ou des puissances émergentes comme l'Inde ou la Chine.

 

De même, le tableau que dresse le rapporteur d'une "Afrique en mouvement" n'est pas contesté. C'est celui d'un continent jeune, souvent très pauvre, où la démocratie progresse - malgré les troubles récents au Kenya et au Zimbabwe - sur fond de perspectives économiques "prometteuses" du fait de l'envolée des cours des matières premières.

 

Intitulée "le pari français du partenariat", c'est la troisième partie du document qui a suscité l'ire de M. Christ, soutenu à cette occasion par les parlementaires de gauche membres de la mission.

 

Là où le rapport, en conclusion, se contente de préconiser une "relance de la coopération" et l'"affirmation de la présence économique de la France" en Afrique comme piliers du partenariat, le député du Haut-Rhin souhaite afficher une ambition beaucoup plus large. "Le sentiment de l'intérêt pour l'Afrique ne semble se résumer qu'à des considérations économiques, fait-il observer en marge du rapport. Le sentiment qui prévaut est une sorte de "suivisme" d'un mouvement mercantile qui détermine le renouveau d'intérêt pour l'Afrique, et l'abandon des ambitions françaises en termes de droit de l'homme, de solidarité internationale, de démocratie, de lutte contre la pauvreté."

 

M. Dutreil balaie ce reproche. "Il y a un regard daté, compassionnel, sur l'Afrique, qui considère que, l'Afrique, c'est le pauvre, relève l'ancien ministre du commerce. J'ai voulu rompre avec un discours d'assistance, abandonner une attitude facile et confortable pour une approche utile."

 

De son côté, M. Christ souhaite que "l'engagement politique ne s'inscrive pas sous l'unique aune de l'économique". Et le parlementaire de s'interroger : "Où sont les valeurs de la France dans l'engagement d'un partenariat renouvelé ? Les préconisations se réduisent en une vague ambition qui ne serait qu'au service de l'économie."

 

Patrick Roger et Jean-Pierre Tuquoi

 

Article paru dans l'édition du 11.07.08

 

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10 juillet 2008 4 10 /07 /juillet /2008 18:39

 

APA-Douala 2008-07-10 (Cameroun) Un bateau battant pavillon chinois, « Le Hot Star », a accosté mercredi au Port de Douala avec une cargaison de 25 000 tonnes de ciment sur les 35 000 tonnes commandées pour l’approvisionnement du marché local, a appris APA auprès des affréteurs.

 

Les 10 000 tonnes de ciment ont été laissées à Pointe-Noire au Congo, ont expliqué les promoteurs parce que « cette escale a occasionné des dépenses imprévues », raison pour laquelle il faudra vendre ce contenu pour subvenir aux charges. L’arrivée des 25 000 tonnes de ciment est considérée comme « une bouffée d’oxygène » par des consommateurs, à cause de la pénurie persistante du ciment et l’inflation que cette situation a engendrée.

 

« C’est sans doute une bonne nouvelle, car cela fait deux mois que j’ai arrêté mes chantiers, faute de ciment », a déclaré un chef d’entreprise basé à Douala.

La rareté du ciment sur le marché local où le sac de 50 kg coûte habituellement 4 500 francs CFA a entraîné la surenchère, certains spéculateurs vendant au noir un sac à 6000 francs CFA voire, plus.

 

La capacité de production de l’unique cimenterie du pays, les Cimenteries du Cameroun (Cimencam), filiale du groupe français, Lafarge, où l’Etat du Cameroun est actionnaire à hauteur de 45 pour cent qui est de 4000 tonnes de ciment par jour est en deçà de la demande nationale estimée à 5000 tonnes de ciment journalier.

 

Des difficultés internes sont apparues et renforcées par l’exportation du ciment en direction des pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), notamment en Centrafrique, en Guinée équatoriale et au Tchad, où le sac de ciment de 50 kg coûte parfois 13 000 francs CFA.

 

En attendant à la fois la fin des travaux d’extension de l’usine de Cimencam de Douala qui permettra de porter la capacité de production journalière à 6 000 tonnes de ciment et la construction des deux nouvelles cimenteries dès 2009 par la Chine et la Corée du Sud, le gouvernement a autorisé depuis mars 2008, l’importation de 50 000 tonnes de ciment pour assurer l’approvisionnement du marché interne.

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10 juillet 2008 4 10 /07 /juillet /2008 18:36



 

PARIS (AFP) - jeudi 10 juillet 2008 - 13h26 - L'ONG Transparence International France (TI) a annoncé jeudi avoir déposé une plainte visant cinq chefs d'Etat africains, dont le Gabonais Omar Bongo, qu'elle accuse de posséder en France des biens immobiliers financés par de l'argent public détourné.

 

Une première plainte à ce sujet avait déjà été déposée en mars 2007 par trois associations françaises, entraînant l'ouverture d'une enquête préliminaire sur le patrimoine de ces chefs d'Etat. Mais elle avait été classée sans suite en novembre par le parquet de Paris.

 

La plainte de Transparence International, déposée mercredi, pour "recel de détournements d'argent public" vise "les conditions dans lesquelles un très important patrimoine immobilier et mobilier a été acquis en France par les chefs d'Etat Denis Sassou Guesso (Congo), Omar Bongo, Teodoro Obiang (Guinée Equatoriale), Blaise Compaoré (Burkina Faso), Eduardo Dos Santos (Angola), ainsi que les membres de leur entourage", selon un communiqué.

 

L'ONG espère que son objet social, "la lutte contre la corruption", favorisera la recevabilité de cette plainte et permettra, cette fois, l'ouverture d'une instruction et non plus seulement d'une enquête de police.

"En prenant le relais des trois premières associations au côté de contribuables gabonais et congolais, l'objectif de TI est de maintenir la pression et de refocaliser l'attention de l'opinion sur le patrimoine français des cinq chefs d'Etat", indique également le texte.

 

L'enquête policière avait établi, selon le quotidien Le Monde en janvier, qu’Omar Bongo Ondimba et sa famille était propriétaires de 33 luxueux appartements ou maisons en France, et que Denis Sassou Nguesso disposait d'au moins trois immenses logements à Paris.

 

En mars, les relations se sont tendues entre Paris et Libreville, le Gabon menaçant la France de "revoir" ses relations à la suite de la diffusion du reportage de la chaîne publique France 2 sur les biens de M. Bongo en France, mais aussi de la reconduite aux frontières de deux ressortissants.

 

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10 juillet 2008 4 10 /07 /juillet /2008 00:21


REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

 

 

UNITE - DIGNITE – TRAVAIL

 

 

 

 

Propos introductif de son Excellence

 

le Pr. Faustin Archange TOUADERA

 

Premier Ministre, Chef du Gouvernement

 

 

 

Appel à une Aide Humanitaire d’urgence concernant la crise de l’énergie

 

 

 

 

(02 juillet 2008)

 

 

 

 

Madame, Messieurs les membres du Gouvernement ;

Madame la Représentant de la Banque Mondiale;


Monsieur le Représentant du Fonds Monétaire International ;

Monsieur l'Ambassadeur, Chef de la Délégation de l'Union Européenne ;

Monsieur le Représentant de l’Agence Française de Développement ;

Monsieur le Représentant Résident du Programme des Nations Unies pour le  Développement ;

Madame, Messieurs;

 

La situation préoccupante de l'électricité que connaît en ce moment la République centrafricaine m'oblige à  partager avec vous les réelles inquiétudes du Gouvernement.

 

Alors que nous nous attelons à réaliser les conditions nécessaires pour l'atteinte du point d'achèvement de l'initiative PPTE, la crise énergétique nous frappe de plein fouet avec un risque certain d'annihiler nos efforts.


En effet, à peine nous  subissons les contrecoups du renchérissement du prix du pétrole avec des conséquences non encore maîtrisées que notre centrale mère de BOALI nous lâche, plongeant ainsi Bangui dans  le noir.

 

Cette situation préjudiciable pour le pays, c’est le moins que l’on puisse dire, a et aura des conséquences dramatiques pour la population, pour la sécurité, pour l’économie et pour l’Administration.


Depuis une dizaine jours, l'approvisionnement en eau potable est devenu problématique laissant la faible portion de la population 'qui en était bénéficiaire à la recherche de puits insalubres et impropres. Ce qui va, sans doute, accroître les maladies dans la population la plus vulnérable des enfants, des femmes et des personnes âgées.

 

Mesdames et Messieurs,

 

           Vous le savez certainement mieux que nous que plusieurs décès imputables aux problèmes de l'électricité ont été signalés dans nos formations sanitaires. Nos quelques rares unités de production et les commerces tournent aujourd’hui au ralenti, s'agrippant aux groupes électrogènes, entraînant par la même occasion un surcoût des prix de vente alors que le Gouvernement a pris des mesures tendant à amortir l'impact de la flambée des prix il n y a pas si longtemps.

 

           Alors que le Gouvernement· s'emploie à ramener la sécurité dans nos quartiers, cette situation, si elle devait perdurer, entraînerait,  une recrudescence du grand banditisme remettant en cause le climat de sécurité, retrouvée dans la capitale et ses environs. Notre Administration, déjà peu performante, n'améliorera certainement pas, ses prestations avec des incessantes coupures d'électricité.

 

Mesdames, Messieurs,

 

Nous ne sommes pas loin d'une crise humanitaire qui nécessite une réponse urgente. Il serait inutile d'épiloguer sur les causes de la crise.

 

Nous, Gouvernement, nous centrafricains, en sommes conscients et nous en sommes les responsables !

Aujourd'hui et maintenant, cette question ne se pose pas. Nous devons ensemble avec vous· trouver les solutions intermédiaires de, sauver les vies humaines en attendant de trouver des dénouements durables.

 

Mesdames, Messieurs,

 

C'est dans ce contexte exceptionnel, que la République centrafricaine, par ma voix, lance un appel, à ses partenaires que vous êtes pour une contribution exceptionnelle en nous dotant de générateurs  d'électricité de grande capacité pouvant alimenter nos hôpitaux, la Société de Distribution d'Eaux en Centrafrique (SODECA), l'Administration afin d'arrêter  l'hémorragie et d'éviter le pire.

 

Je vous remercie

 

 Ndlr. Centrafrique-Presse : Pathétique appel...!!!  Et dire que pendant la rébellion de Bozizé, ses hordes avaient même un temps envisagé comme ultime recours pour faire partir Patassé, songé à faire sauter la centrale hydroélectrique de Boali qui alimente la ville de Bangui.!!! Dieu merci, ils ne l'avaient pas fait mais ils n'en étaient pas loin. A présent, par leur sens aigu de la prédation, leur tribalisme et népotisme exacerbés, les soi-disant "libérateurs" ont réussi à arrêter toutes les machines génératrices de courant électrique de l'ENERCA, non seulement à Boali mais aussi à Bangui. L'argument facile de tout rejeter sur l'ancien régime ne peut plus être avancé en l'occurence car il ne peut convaincre personne, réduits qu'ils sont maintenant à la mendicité internationale !!! Cela ne fait que corser leur désastreux bilan au tribunal de l'histoire.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
9 juillet 2008 3 09 /07 /juillet /2008 19:55

 

 
Source: humanitaire et de développement de partenariat équipe - République centrafricaine (RCA HDPT) Date: 09 juil. 2008

 
Brock par le PNUD Boddie


Le Premier ministre lance un appel d'urgence





Bangui, République centrafricaine - Faustin Touadera, Premier Ministre de la République centrafricaine, a publié un appel d'urgence pour un appui international à la suite d'une défaillance catastrophique du pays du réseau électrique. Après près de 60 années de service et l'entretien irrégulier, au mieux, et malgré les offres des principaux donateurs à aider au cours des derniers mois, la faiblesse des infrastructures électriques de la République centrafricaine a pris un pas de plus vers l'effondrement total. Les délestages, souvent de plus de 24 heures, ont plongé la capitale dans l'obscurité presque complète.


Touadera demande des groupes électrogènes de grande capacité à livrer immédiatement à Bangui pour se prémunir contre les problèmes de santé, d'hygiène et de sécurité: sans électricité, l'eau potable, fournir un minimum de soins médicaux et le maintien de la sécurité deviendra pratiquement impossible. Il est en outre demandé que les générateurs offerts puissent spécifiquement équiper les hôpitaux et la station de pompage d'eau de Bangui afin d'éviter le pire et de parer immédiatement aux conséquences de la crise imminente. L'ONU est en train d'évaluer la situation et des conclusions préliminaires donnent à penser que bon nombre d’installations essentielles ont des générateurs: le problème semble être que les institutions n'ont pas d'argent pour acheter du carburant.


Pour aggraver encore les choses, en raison de la crise en cours, les entreprises et les citoyens se tournent vers  les générateurs à essence. Il s'agit d'alimenter les craintes d'inflation pour les marchandises de toutes sortes, comme la plupart des biens sont livrés à la République centrafricaine par camion de l'extérieur du pays (y compris l'essence). Sachant qu'il existe déjà une pénurie de carburant dans toute la RCA, cela ne fera qu'ajouter à la fragilité de la situation.

 
Le problème provient en grande partie de la vieille et mal entretenue infrastructure électrique du pays. Deux centrales hydroélectriques, à environ 70 km de Bangui, fournissent la plus grande partie de l'énergie consommée en RCA. Les deux usines sont considérées comme étant complètement délabrées, ayant seulement reçu des réparations mineures depuis qu'elles ont été construites: un en 1954 et l'autre en 1976. Les générateurs de secours sont également dans un état de délabrement avancé, avec seulement un groupe électrogène opérationnel sur six. Cette crise de l'énergie de plus en plus liée à la crise humanitaire en cours dans le Nord. Touadera fait appel à l'aide d'urgence voire même d’une extrême d'urgence.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
9 juillet 2008 3 09 /07 /juillet /2008 18:45





Les nominations familiales et tribalistes bozizéennes se poursuivent

 

Bangui, 9 juillet 08 (C.A.P) - Ndoutingaï par ci, Ndoutingaï par là...C’est son ministre d’Etat chargé des mines et de l’hydraulique, l’inamovible neveu Sylvain Ndoutingaï dont l’incompétence a plongé depuis plusieurs jours la capitale dans l’obscurité totale, que Bozizé vient de désigner selon les termes du décret signé ce jour, pour assurer l’intérim du ministre des logements, de l’urbanisme et des édifices publics, l’autre tristement célèbre Jean Serges Wafio alias « mo ouara mo tè biani » que le même Bozizé a fait nommer à la CEMAC comme commissaire chargé du programme du marché commun. Au lieu d’un intérim, Bozizé aurait dû tant qu’à faire, confier purement et simplement le ministère des logements à Ndoutingaï qui le cumulerait avec celui des mines afin que la boucle tribaliste et népotiste soit bouclée.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
9 juillet 2008 3 09 /07 /juillet /2008 03:49



 



                                                           Le neveu et tout puissant ministre d'Etat Ndoutingaï


Depuis son coup d’Etat du 15 mars 2003, Bozizé a déclaré être venu pour « libérer » les Centrafricains des méfaits et de la mauvaise gestion du président Ange Félix Patassé et de son parti le MLPC. Certains naïfs avaient applaudi des deux mains. Bozizé avait promis le Pérou aux Centrafricains. Aujourd’hui, un peu plus de cinq ans après, c’est la grande désillusion, le désenchantement. La faillite est totale, à telle enseigne que le courant électrique et l’eau courante manquent à présent cruellement à la ville de Bangui. Cela vient ajouter des difficultés supplémentaires à la détresse déjà indescriptible des banguissois. Du jamais vu ! Même au plus fort moment des mutineries de 1996, des rébellions et nombreuses tentatives de coup d’Etat de Kolingba et du même Bozizé, ni le courant électrique, ni l’eau, ni le téléphone, n’ont connu d’interruption.

 

Or depuis le triomphe de la  prétendue « libération » à la Bozizé, c’est son neveu, le tristement célèbre et indéboulonnable Sylvain Ndoutingaï qui règne à la tête du département des mines et de l’hydraulique jusqu’à ce jour. Dès le lendemain de la pseudo « libération », une cascade de nominations selon des critères non pas de compétence mais essentiellement tribalistes voir claniques, a plombé l’organigramme de l’ENERCA et de la SODECA, deux entreprises pourtant en position de monopole pour la production et la commercialisation du courant électrique et l’eau potable.

 

Les Centrafricains ont encore en mémoire, les turpitudes et la voracité financière d’un certain Jean Serges Wafio que Bozizé avait choisi de placer un moment à la direction générale de l’ENERCA avec les conséquences que l’on sait. Wafio a fini par partir de là, malgré lui mais d’autres Wafio sont toujours là. L’organigramme de l’ENERCA pullulent de noms en Féi…, Fio…, Ngai…, Zoui…etc…, des individus pas toujours à la hauteur des postes qu’ils occupent, se plaignent les banguissois.

 

Pendant ce temps et devant l’ampleur du sinistre du courant électrique qui empêche aussi la fourniture de l’eau, le neveu ministre d’Etat de Bozizé, Sylvain Ndoutingaï, se mure dans un silence assourdissant et imperturbablement,  ouvre et clôture un atelier de validation du rapport sur l’alimentation en eau potable. La directrice générale par intérim de l’ENERCA, une certain Kofio Elisabeth, trouve comme seule explication à la longue panne de fourniture du courant, la vétusté des machines de Boali et Bangui.  Pour divertir les banguissois, on procède à l’arrestation de quelques prétendus coupables de sabotage, qui ne sont en fait que des parents de Bozizé à qui on aurait remis de l’argent pour acquérir des pièces de rechange des machines de l’ENERCA mais qui auraient commis de malversations financières.  

 

Les graves difficultés actuelles de fourniture du courant électrique et d’eau potable à la ville de Bangui sont la preuve de l’échec et de l’incapacité structurelle de Bozizé et son clan familial  de gérer un pays comme la République centrafricaine. Vouloir le pouvoir est une chose. Gérer un pays pour le bien-être de ses fils en est une autre. Bozizé n’avait, n’a et n’aura en réalité aucun projet noble pour le développement de ce pays. Il n’était mu que par une insatiable envie d’accéder au fauteuil présidentiel pour son enrichissement personnel. A présent qu’il y est, son seul souci est de s’en mettre plein le portefeuille et les comptes bancaires qu’il a ouverts ici et là en Europe, notamment en Suisse, et qu’il a bien garnis.

 

Que les banguissois soient durablement dans l’obscurité, ce n’est point son problème ni celui de Ndoutingaï. C’est le pauvre premier ministre Touadéra qui se voit obligé de lancer des appels pathétiques à la communauté internationale pour la fourniture en urgence de groupe électrogènes de grande capacité. Aucun Centrafricain n’est aujourd’hui dupe des discours démagogiques de Bozizé. Ils ont été un temps, abusés mais les voilà maintenant avisés. Son masque de « libérateur » est définitivement tombé pour laisser apparaître son vrai visage.

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9 juillet 2008 3 09 /07 /juillet /2008 03:46



 

Bangui, 05 juil (ACAP) - Le directeur général de la brasserie Mocaf, M. Brémaud, a annoncé vendredi 04 juillet 2008 à Bangui, la décision de sa société de « reconsidérer » les prix de ses produits pour faire face à la « déficience » de l'Energie Centrafricaine (Enerca), en difficulté d'alimentation depuis deux semaines.

 

Selon M. Brémaud, ces mesures permettent de « dégager des prix qui répondent partiellement à nos besoins d'augmentation en fonction de l'évolution du coût des matières premières, mais également en fonction des charges exceptionnelles que nous avons à supporter aujourd'hui pour compenser les déficits d'alimentation en énergie de la brasserie ».

« Je ne vous cache pas qu'aujourd'hui, les besoins en énergie représentent un financement journalier de plus d'un million et demi en gaz oïl pour suppléer aux déficiences de l'Enerca. Ce coût devient insupportable et nous avons été obligés de reconsidérer nos prix de vente », a-t-il déclaré.


« Nous avons fait pour notre part un certain nombre d'efforts de manière à ce que ce prix de vente n'ait pas un impact trop important au niveau du consommateur et cette concertation, cette séance de travail qui nous ont permis d'aboutir sur un accord général », a-t-il ajouté.

 
Il a expliqué que cette décision intervient à l'issue des « séances de travail approfondies » entre l'association des grossistes avec l'assistance du ministère du commerce et des personnels de la brasserie.

 
Notons que depuis deux semaines, l'Enerca ne produit plus que 8 mégawatts de courant contre 18 auparavant, en raison d'une panne sur ses équipements, avec pour conséquences de graves perturbations dans le fonctionnement des administrations, des entreprises et des infrastructures sociales.

 

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9 juillet 2008 3 09 /07 /juillet /2008 02:26




 

Source: La Fondation Reuters

Par Joe Bavier

OBO, République centrafricaine, 8 Juillet (Reuters) - Enlevés, volés et violés cette année par des raids rebelles ougandais, Henriette et d'autres villageois à distance dans ce coin du sud-est de République centrafricaine vivent dans la peur quotidienne que leurs agresseurs vont revenir.


En Février et Mars, plusieurs centaines de combattants du groupe rebelle de l'Ouganda l’Armée de résistance du Seigneur (LRA), ont pénétré en République centrafricaine depuis leur base de la forêt du nord de la République démocratique du Congo, ont pillé des maisons et enlevé de civils.


La violente incursion de la LRA dans un des pays les plus inaccessibles a suscité les craintes d'ouverture d'un nouveau front dans  l’enchevêtrement de conflits impliquant le Soudan, le Congo et l'Ouganda, dont les frontières convergent au cœur de l'Afrique.

 
Les fonctionnaires de l'ONU ont admis le mois dernier tout en le craignant, que l’éventualité d’une offensive militaire conjointe des pays voisins contre la LRA comme possible stratégie si les rebelles ne se résolvent pas à la paix, pourrait les pousser à entrer en République centrafricaine.


"Le vaste sud-est a une très faible densité de population, avec une absence quasi-totale des autorités de l'Etat," a déclaré Toby Lanzer, coordonnateur humanitaire des Nations unies en République centrafricaine.


"S'il y avait des opérations militaires contre la LRA, il est fort probable qu'ils chercheraient refuge dans ce pays», a-t-il dit à Reuters.


Les combattants de la LRA, qui ont mené une des plus longues guérilla de l'Afrique contre le gouvernement de Kampala, ont enlevé environ 150 personnes en 10 jours de raid en Février-Mars entre Obo et Bambouti en République centrafricaine, pauvre ancienne colonie française.

 
Parmi les prisonniers, les hommes ont été contraints de transporter les biens pillés, mais la plupart étaient des femmes et des enfants qui, selon les fonctionnaires de l'ONU, ont été pris pour être utilisés comme esclaves sexuels et enfants soldats.

 
«Ils nous ont poussé hors de la maison et nous ont attaché une corde autour de la taille, il y avait déjà d'autres jointes à une ligne», a déclaré Henriette, 28 ans, dont le nom a été changé pour sa protection.


Elle a dit à Reuters que, dans Obo les assaillants de la LRA ont aussi enlevé sa fille de 14 ans. Après avoir marché toute la nuit à travers la brousse, le lendemain, les rebelles et leurs prisonniers transportant le butin pillé des maisons, se sont finalement arrêtés.


"C'est à ce moment que les viols ont commencé», dit Henriette. "Je pouvais entendre les femmes pleurer et crier tout autour ... toute la nuit. Un rebelle finit, se repose, puis revient. Ils y sont tous passés ... je ne sais pas combien  m'ont violé."

 

Véritable offensive

 
Apparue le lendemain avec sa fille et une douzaine d'autres, elle est revenue dans son village en République centrafricaine, mais est maintenant enceinte de quatre mois et attend les résultats d'un test de dépistage du VIH.


Les perspectives d'une véritable offensive militaire contre la LRA ont augmenté depuis l'échec de pourparlers pour mettre fin à deux décennies de rébellion. En avril, le chef de la LRA, l'auto-proclamé et mystique Joseph Kony, n'a pas réussi à prendre part à la signature d’un accord de paix.

 
Toutefois pour l'insaisissable Kony qui est recherché par la Cour pénale internationale pour crimes de guerre, un espoir de négociations existe de nouveau quand au début de ce mois, il a dit à l’émissaire des Nations unies Joachim Chissano, qu’il veut une autre réunion de paix.

Toby Lanzer a dit que si la LRA envahi ou est contrainte par la force militaire en République centrafricaine, la petite armée de ce pays serait mal préparée pour faire face à la menace.

Au moment de l’attaque de la LRA, l'armée de la République centrafricaine n'a pas eu un seul soldat posté dans le Sud-Est isolé.


Environ 100  éléments paramilitaires et de police ont été envoyés pour renforcer la sécurité dans la zone frontalière d’Obo.


Cela est trop peu pour rassurer Henriette qui dit qu'elle a des cauchemars la nuit sur les maraudeurs qui reviennent. "Le matin, je parle avec mes voisins, et ils ont tous le même cauchemar», a-t-elle dit.

 

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