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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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6 juin 2008 5 06 /06 /juin /2008 02:35

 

Bangui, 5 juin - (C.A.P) - Selon des informations dignes de foi, le tristement célèbre « boucher de Paoua » et protégé de Bozizé, Eugène Ngaikoisset s’est rendu dans la matinée du jeudi 5 juin 2008 au domicile d’un citoyen répondant au nom de Aimé Rangba, pourtant lui aussi proche parent du même Bozizé et a procédé à son arrestation.

Aimé Rangba qui est actuellement directeur des ressources humaines à la présidence à Bangui  a été conduit à la gendarmerie où il est détenu depuis. Il est descendu quelques instants plus tôt de l'unique vol régulier hebdomadire d’Air France et a normalement regagné son domicile.

 

Ce monsieur est pourtant bien un membre du clan bozizéen. C’est d’ailleurs à ce titre qu’il a  été bombardé DRH à la présidence après le putsch du 15 mars 2003. Pour la petite histoire, c’est à son domicile en banlieue au nord de Paris qu’il avait eu naguère à héberger un certain François Bozizé lorsqu’il préparait son coup d’Etat du 15 mars 2003.

Une fiche de renseignement aurait été adressée à Bozizé dans laquelle il lui serait reproché d’avoir eu durant son récent séjour en France où il a passé deux mois de congé, de nombreux contacts avec des opposants du MLPC, en particulier avec le tout nouveau président de l’APRD, Jean Jacques Démafouth. Une véritable paranoïa s’est emparé du clan bozizéen qui semble de plus en plus désemparé devant la perspective de la tenue du dialogue inclusif.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
5 juin 2008 4 05 /06 /juin /2008 23:31

 

 

Bangui, 5 jui. (ACAP)- L'ancien président du Mozambique, Joachim Chissano, a lancé, mercredi à Bangui, un appel aux rebelles ougandais de l'Armée de Résistance du Seigneur (LRA de Joseph Kony), leur demandant de contribuer à faciliter le dialogue pour le règlement du conflit qui les oppose au gouvernement ougandais.

 

« Il faut voir comment nous pouvons mieux protéger la population des incursions parce que parfois les rebelles veulent manger et puis ils s'attaquent aux populations etc. donc il faut savoir comment épargner la population de ces attaques qui font souffrir », a déclaré à la presse l'ancien chef d'Etat mozambicain, à l'issue d'une audience avec le président François Bozizé.

« Nous sommes venus pour savoir exactement de quoi s'agit-il et pour continuer à faire le dialogue avec ce mouvement rebelle pour trouver une sortie de la situation », a encore déclaré M. Chissano, expliquant qu'il y a en ce moment une impasse dans le dialogue avec les rebelles, même si « toutes les parties continuent à penser que la meilleure solution, c'est le dialogue ».


Interrogé sur l'éventualité d'une action militaire destinée à mettre fin au conflit et à capturer les chefs rebelles recherchés par la Cour Pénale Internationale, M. Chissano a répondu que beaucoup d'aspects devait être pris en compte dans l'examen de cette situation, y compris l'éventualité d'une réconciliation nationale.


« Je sais que les gouvernements de la région sont en train de discuter de savoir si la solution militaire est la meilleure, si elle est possible, jusqu'à quelle mesure elle ne causerait pas de souffrances à la population », a-t-il affirmé.

 
« Le gouvernement d'Ouganda, avec l'aide du gouvernement du Sud Soudan est en train de chercher une alternative à l'impossibilité de les attraper et peut-être aussi qu'ils sont intéressés de créer des conditions pour une réconciliation nationale et l'unité nationale du pays pour faire marcher le processus de développement », a-t-il encore indiqué.

 
La visite éclair à Bangui de M. Chissano intervient 3 mois après l'attaque de la ville de Obo (1253 km à l'est de Bangui) par des rebelles de la LRA, qui ont pillé des biens publics et privés avant de se retirer dans la brousse avec une centaine de prisonniers.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
5 juin 2008 4 05 /06 /juin /2008 23:29

 

Bangui, 5 jui. (ACAP)- Le ministère centrafricain de la Défense nationale a annoncé, mercredi 5 juin, la radiation des contrôles de l'armée de 6 soldats du Bataillon de protection et de sécurité de la Garde républicaine.

 

Selon les termes de la décision signée du ministre de la Défense, le général François Bozizé, les six soldats, qui totalisent moins de 15 ans de service, sont sanctionnés pour des actes allant de la désertion au braquage à main armée, en passant par la consommation abusive de chanvre indien.

La radiation de ces soldats intervient environ un mois et demi après la session du Tribunal militaire permanent qui avait jugé 24 militaires dont 5 haut gradés pour des infractions allant des coups et blessures volontaires à l'homicide volontaire, en passant par le vol, la menace à mains armées, le refus d'obéir et la vente d'armes ou de munitions de guerre.

 
Il convient de rappeler que depuis la fin des années 1990 le haut commandement militaire doit souvent infliger des sanctions allant jusqu'à la radiation à des éléments dont l'indiscipline constitue un sujet de préoccupation pour les citoyens.


Il y a quelque 2 mois, un jeune soldat de la Garde républicaine avait ouvert le feu suite à une dispute lors d'une veillée funèbre dans le 4ème arrondissement de Bangui, faisant 5 morts et plusieurs blessés.

 

 

Ndlr centrafrique-presse : C’est toujours pareil depuis que Bozizé a troqué le treillis pour les costumes rayés et qu’il cumule ses fonctions de président de la République avec celles de ministre de la défense. D’où vient cette indiscipline dans les rangs des soldats ?  D’où vient que beaucoup de Faca soient des fumeurs de chanvre, des tueurs, des braqueurs, des voleurs, des violeurs et des vendeurs d’armes et munitions de guerre etc… ? La plupart de ces soldats d’un nouveau genre on appris cela depuis que Bozizé a été chef d’état major et qu’il les a entraînés derrière lui dans la rébellion. Ce n’est pas par hasard que ces brebis galeuses se trouvent essentiellement dans la garde présidentielle.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
5 juin 2008 4 05 /06 /juin /2008 17:46

 

APA Bangui 2008-06-05 (Centrafrique) Le Front patriotique pour le progrès (FPP), l’un des partis politiques les plus anciens de la Centrafrique, créé dans les années 1960, a éclaté en deux factions depuis que son président-fondateur, le Pr. Abel Goumba, a été nommé président du Conseil national de la médiation.

 

L’une des factions est dirigée par M. Maurice Kotayé, choisi le mois dernier pour prendre la succession du Pr. Goumba, actuellement interdit d’activités politiques par la constitution de par ses nouvelles fonctions, à l’issue d’une réunion baptisée «conclave des cadres de FPP».

L’autre est présidée par Alexandre Goumba, le fils du Pr. Goumba, nommé président du FPP, lundi dernier, au cours d’une assemblée générale convoquée par des cadres du parti hostiles à M. Kotayé dont ils estiment que la nomination a été faite en violation des textes statutaires du parti.

 

Le bicéphalisme à la tête du parti du Pr. Goumba embarrasse le ministre de l’intérieur, le général de brigade Paul Raymond Ndougou, seul habilité à attribuer des certificats de reconnaissance aux associations et aux organisations à caractère politique. La situation est d’autant plus inconfortable pour le général Ndougou qu’il lui faut absolument éviter tout trouble à l’ordre public, surtout en ce moment crucial où le pays se prépare pour le dialogue politique inclusif qui doit démarrer le 15 juin.

 

«Le ministre se préoccupe de trouver une solution à l’amiable dans la crise au FPP car ce parti, qui est l’une des formations politiques les plus respectées, doit participer et apporter son expérience aux prochaines assises du dialogue politique», a déclaré jeudi à APA M. Alain Gbazongo, conseiller au ministère de l’intérieur.

 

Selon M. Gbazongo, un comité de normalisation de la situation au FPP est à pied d’oeuvre et le ministère de l’intérieur compte sur un aboutissement heureux des travaux de ce comité pour concilier les différentes parties. Les derniers évènements au FPP laissent à penser que les partis politiques en Centrafrique sont au bord de l’implosion à chaque empêchement du président-fondateur.

 

Une situation similaire prévaut également au Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), actuellement divisé en deux factions rivales depuis l’éviction du pouvoir en 2003 de l’ancien président Ange Félix Patassé, son président-fondateur, qui vit en connaît exil au Togo depuis lors. L’une des faction est dirigée par l’ancien Premier ministre Martin Ziguélé et l’autre par l’ex-président de l’Assemblée nationale Luc Dondon Konamambaye.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
5 juin 2008 4 05 /06 /juin /2008 17:39

 

 

APA Bangui2008-06-05 (Centrafrique) Des assises nationales sur la santé s’ouvrent vendredi à Bangui dans le cadre des réflexions sectorielles assorties de projets susceptibles d’être financés avec l’enveloppe de 300 milliards de FCFA promise par les partenaires au développement de la Centrafrique, lors de la conférence des bailleurs de fonds tenue le 26 octobre dernier à Bruxelles (Belgique).

 

«Ce sera l’occasion de s’interroger sur la capacité des systèmes et mécanismes actuels à favoriser l’accessibilité financière aux services offerts et sur les moyens d’offrir et de supporter durablement, à moindre coût, voire gratuitement, les services de santé à certaines composantes de la population», a déclaré à APA le directeur de cabinet du ministre centrafricain de la santé, le Dr Valentin Goana.

 

Au cours des assises de trois jours, les acteurs du système de santé, les utilisateurs des services, les partenaires, les ONG tant nationales qu’internationales, les municipalités, les comités de gestion des médicaments, partiront des faiblesses relevées dans le cadre du Programme national de développement sanitaire 1 (PNDS 1), pour diagnostiquer les problèmes humains, matériels, financiers, géopolitiques, socioculturel qui minent la santé publique en Centrafrique, a expliqué le Dr Goana.

 

Il s’agit à terme de parvenir à des recommandations susceptibles d’être intégrées dans une nouvelle stratégie de développement sanitaire qui soit à la hauteur des défis identifiés, a-t-il ajouté.

 

«De nombreuses plaintes émanant des bénéficiaires des services de soin ont été enregistrées, d’où nécessité de revenir sur la bonne voie», a-t-il conclu. Selon la présidente de l’Association centrafricaine des femmes en détresse (ACFD), le Dr Brigitte Ngoulou, plusieurs voix se sont élevées pour décrier le coût des soins de santé très élevé en Centrafrique.

 

Une grande partie de la population se trouve ainsi privée des services de santé tant publics que privés, avec pour corollaire l’augmentation des décès au niveau national depuis près d’une décennie, a ajouté le Dr Ngoulou. Le taux de mortalité infantile en Centrafrique est passé de 150 pour 1000 en 1995 à 176 pour 1000 actuellement alors que celui de la mortalité maternelle est passé de 948 pour 100.000 naissances vivantes à 800.

 

Le ministère centrafricain de la santé publique met tout en œuvre pour que ces taux soient ramenés au plus bas d’ici à 2015. D’où la mise en place du programme national de développement sanitaire 1 (PNDS1),recommandée par le séminaire sur la problématique de la santé en Centrafrique, organisé en juin 1988, à la suite des conférences de Alma Ata (1976) et de Lusaka (1987) sur les soins de santé primaire.

Les assises sur la santé organisées par ministère centrafricain de la santé ont été précédées par un séminaire national sur la réforme du secteur sécuritaire organisé en avril dernier par le ministère de la défense nationale, toujours dans le cadre des réflexions sectorielles assorties de projets susceptibles d’être financés avec l’enveloppe de 300 milliards de FCFA promise par les partenaire au développement de la Centrafrique.

 

 

 

Ndlr centrafrique-presse : Encore un forum sectoriel de plus ! On finit par se demander à quoi servent toutes ces assises si ce n’est permettre à certains crève-la-faim d’avoir, au travers des per diem, de quoi manger un peu. Les belles résolutions et recommandations bien rangées,  orneront quelques tiroirs de ministères et puis le tour est joué, c’est hélas bien connu.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
5 juin 2008 4 05 /06 /juin /2008 17:22

 

APA Bangui 2008-06-05 (Centrafrique) Le Premier ministre centrafricain Faustin Archange Touadéra a lancé mercredi à Bangui une campagne de lutte contre la fraude dans tous les secteurs de l’administration centrafricaine.

 

«Le gouvernement doit, avec courage et ténacité, combattre la fraude par tous les moyens crédibles», a déclaré M. Touadéra au cours de la réunion tenue à cette occasion avec les responsables et les experts des régies financières.

 

Selon le chef du gouvernement centrafricain, les difficultés rencontrées dans l’exécution du budget de l’Etat résident en partie dans la généralisation de la fraude dont l’ampleur remet en cause les efforts du gouvernement en ce qui concernent l’assainissement des finances publiques et la mobilisation des ressources nécessaires à la satisfaction des besoins essentiels de l’Etat.

 

Les conclusions, les analyses et les propositions issues de la campagne anti fraude feront l’objet d’une note au conseil des ministres, afin que des mesures appropriées soient prises pour lutter contre ce fléau qui gangrène l’administration centrafricaine.

 

 

Ndlr centrafrique-presse : Du bluff ! Ce ne sont que des gesticulations visant à duper l’opinion publique. Tout cela n’est point crédible. Quel est le bilan de la fameuse opération contrôle paiement de Elie Doté qui n’a pas pu être mené jusqu’au bout? Dès qu’on a épinglé des ministres et quelques galonnés, cela s’est arrêté net, comme par enchantement. Nous voici encore en face d’un autre bluff qui n’abusera plus personne.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
5 juin 2008 4 05 /06 /juin /2008 02:15

 

 

 30 mai 2008


Baba KONE © Gabon D’Abord Actualités

 

En séjour à Yokohama au Japon dans le cadre de la 4e Conférence Internationale de Tokyo pour le Développement de l’Afrique (Ticad 4) le chef de l’Etat gabonais Omar Bongo Ondimba a reçu en audience le président centrafricain François Bozizé Yangouvonda avec lequel ils ont évoqué le dialogue inclusif en république centrafricaine.

 

Le président de la République Gabonaise, Hadj Omar Bongo Ondimba, s’est entretenu le 27 mai 2008 à Yokohama au Japon, avec son homologue centrafricain, François Bozizé Yangouvonda, venu lui faire part de l’état d’avancement des préparatifs du dialogue inclusif au sein de la sphère politique de son pays, en marge des travaux de la 4è Conférence Internationale de Tokyo pour le Développement de l’Afrique (TICAD IV).

 

Quelques semaines donc après la signature de l’Accord de Cessez-le-feu et de Paix entre le gouvernement et la APRD(rébellion centrafricaine) de Jean-Jacques Demafouth à Libreville, François Bozizé a jugé opportun, le temps d’une audience, de présenter les avancées de ce processus de pacification de la République centrafricaine à son principal promoteur, le Doyen Omar Bongo Ondimba.

  

« Bangui vit sa vie normalement, bien sûr il y a le dialogue, nous avions signé le premier accord avec Demafouth il ne reste plus que l’Accord global et nous sommes en train de nous organiser pour nous retrouver à nouveau à Libreville. Et ce n’est qu’après cela que nous pourrons entreprendre des actions en vue du dialogue proprement dit », a affirmé le président centrafricain, François Bozizé Yangouvonda, visiblement satisfait de cette rencontre au cours de laquelle il a également exprimé toute sa gratitude et sa reconnaissance au Doyen des leaders du continent, pour sa sollicitude et sa disponibilité.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans DIALOGUE INCLUSIF
5 juin 2008 4 05 /06 /juin /2008 00:57

 

De notre envoyé spécial à Abéché, Thierry Oberlé Le Figaro 04/06/2008 | Mise à jour : 23:11 |

 

Déployée depuis le mois de mars dans l'est du Tchad pour protéger les réfugiés du Darfour, l'Eufor patrouille maintenant à la frontière soudanaise.

 

On le remarque à peine sous la tente climatisée. Seuls ses pieds et l'une de ses mains enserrés dans des pansements dépassent de son drap. Ibrahim Mustapha, 9 ans, lutte contre la mort sur un lit de l'hôpital italien de l'Eufor à Abéché. Un éclat de métal voyage dans son thorax près des poumons. L'enfant tchadien a ramassé une roquette au bord d'une route près de Goz Beïda, dans une zone où circulent les pick-up surchargés d'hommes et d'armes des forces loyalistes et rebelles. L'engin a explosé.

 

Ibrahim crache du sang. Son frère aîné vient lui rendre visite avant de signer une décharge autorisant les médecins militaires à l'opérer si une intervention de la dernière chance devenait possible. Fataliste, il aurait préféré confier le sort du gamin «entre les mains de Dieu». Ici, dans cette nature hostile, la mort est acceptée avec résignation. À son départ, la souffrance d'Ibrahim se mue en rage. Il arrache ses bandages, mord les infirmiers militaires, hurle jusqu'à épuisement. Dans son village proche de la frontière soudanaise, les voisins lui ont raconté avant son évacuation qu'il avait été victime d'une bombe posée volontairement par les soldats blancs pour tuer les enfants.

 

Sans état d'âme

 

L'hôpital est installé temporairement à proximité de la piste de l'aéroport d'où décollent les hélicoptères tchadiens en quête de cibles rebelles. Il donne sur le camp français de l'opération «Épervier» qui abrite aussi dans des Algecos le poste provisoire de commandement de l'Eufor. L'armada européenne s'est greffée sans état d'âme sur le dispositif français mis en place en 1986 pour contrecarrer les poussées libyennes. Les deux forces aux missions distinctes se rendent des services et échangent des renseignements sans se livrer à un mélange des genres, assurent leurs chefs respectifs. C'est que la mission européenne a tout à construire. Il faut aménager dans l'urgence des sites avec des milliers de tonnes de ciment, forer des puits, poser un réseau de dix kilomètres de fibres optiques. Être prêt à affronter la saison des pluies qui débute dans quelques jours avec son lot d'inondations et de pistes embourbées.

 

La crainte d'une escalade

 

À Abéché, le «star camp» la base logistique française de l'Eufor a émergé de la rocaille un peu à la périphérie de la ville. À l'heure de la sieste, la température peut monter à 46° degrés sous abri, il n'y a pas de filet antichaleur et les toilettes fonctionnent mal. À deux pas de là, des soldats finlandais chargés de protéger les lieux disposent, en vertu de règles d'engagement spécifiques aux pays scandinaves, de tout le confort. Tout comme les Autrichiens des forces spéciales dont le quartier général est dissimulé derrière des palissades en plein centre-ville.

 

L'Eufor a déployé en trois mois deux tiers de ses effectifs, soit 2 400 hommes sur un total de 3 700. Une présence qui inquiète plus qu'elle ne rassure la population d'Abéché convaincue d'assister à une escalade militaire. «Les habitants sont effrayés par la présence des soldats blancs au marché. Ils craignent une escalade», assure un père jésuite de la mission catholique qui assiste depuis plusieurs années à la montée des troubles dans la région.

 

Les colonnes de l'Eufor ont effectué 1 380 kilomètres de pistes pour relier N'Djamena à Abéché. Elles transportaient du matériel lourd arrivé d'Europe via le port de Douala au Cameroun. Celle du colonel Frédéric Garnier a mis dix jours pour atteindre Farchana, sa destination finale. Trois bataillons se partagent le terrain des sables de la région désertique de Bahaï au nord jusqu'aux confins de la République centrafricaine au sud. Leur mission ? Stabiliser l'est du Tchad, autrement dit un territoire de la taille de près de la moitié de la France. Les patrouilles doivent protéger les réfugiés et les populations de déplacés et assurer la libre circulation dans la zone. Un défi à réaliser dans un contexte plutôt mouvant. L'Eufor n'a pu prévenir le meurtre de Pascal Marlinge, un Français de l'ONG Save the children tué le 1er mai au cours du vol de son véhicule, ni contribuer à l'arrestation de son assassin.

 

Lancée pour répondre à l'émotion suscitée par la crise du Darfour, l'Eufor a été en partie créée pour répondre aux attaques des Janjawids, les cavaliers arabes soudanais. Il s'agissait de protéger les réfugiés du Darfour et les populations tchadiennes contre un ennemi extérieur. Mais les incursions, les affrontements ethniques qui ont poussé près de 200 000 Tchadiens à abandonner leurs maisons ont cessé faute de villages tchadiens à piller. Aujourd'hui, c'est le banditisme qui entretient d'abord les périls.

 

Fragilisés par la déstabilisation générale de la zone, les représentants du pouvoir central ne sanctionnent pas les coupeurs de route pourtant connus des habitants. À l'impunité s'ajoute l'atomisation. Le janjawid est devenu un terme générique qui désigne tout individu armé circulant à cheval. Il peut être arabe, soudanais, tchadien, lié à une rébellion ou aux forces de l'ordre, simple brigand ou cavalier de l'Apocalypse. Pour l'Eufor, il représente une menace volatile. «On fait la police. Ce n'est pas une mission à laquelle on s'attendait au départ. On a un peu l'impression d'avoir un marteau et une enclume pour tuer une mouche», résume le colonel Frédéric Garnier qui dirige le bataillon de Farchana composé de marsouins.

 

«Cadeau, cadeau»

 

La radio grésille dans sa voiture lancée sur une piste proche de la frontière soudanaise. «Trois janjawids repérés dans le secteur de Djebel Andadja. Allons tenter d'entrer en contact», indique une patrouille. Le groupe armé prend la fuite à l'approche des soldats français. «Notre rôle est dissuasif. Nous sommes là pour nous montrer», commente le colonel.

 

Sur la route, les enfants tchadiens saluent le passage de son convoi par des «O.K. ! O.K. !» ; les jeunes réfugiés du Darfour par des «Cadeau ! Cadeau !». Dans le village fantôme de Goz Merem errent quelques habitants en haillons. Le regroupement de huttes en paille a été déserté voilà deux ans à la suite de l'incursion meurtrière de cavaliers armés. Envoyé en éclaireur par leurs familles, un vieux couple est venu voir si un retour est possible. Il se dit rassuré par le passage des soldats européens. Le soir au bivouac, le colonel explique : «On ne va pas résoudre par un coup de baguette magique l'insécurité dans l'est du Tchad, mais si à notre départ on a contribué à inverser la tendance pour que les choses s'arrangent, on ne sera pas venus pour rien.»

 

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Centrafrique-Presse.com - dans FRANCE
5 juin 2008 4 05 /06 /juin /2008 00:42


(Xinhuanet 04/06/2008) - Les responsables de la défense de la région des Grands Lacs sont réunis à Kampala pour élaborer une stratégie militaire contre les rebelles de l'Armée de résistance du seigneur (LRA) dans cette région.

"Nous devons mettre fin aux activités terroristes de la LRA ",
a déclaré le chef de la délégation ougandaise, le général Aronda Nyakairima, selon lequel le groupe rebelle est une menace régionale nécessitant une solution régionale. "Nous allons évoquer et préparer une action militaire contre ce problème", a-t-il dit cité par le journal officiel New Vision daté de mardi.

Le général Nyakairima, chef de l'armée ougandaise, a précisé que cette réunion avait été organisée à la demande du président ougandais Yoweri Museveni et du président de République démocratique du Congo (RDC) Joseph Kabila qui se rencontrés il y a peu à Dar es-Salaam.

Citant des sources de l'Armée de libération du peuple du Soudan (SPLA), le journal souligne que la LRA "s'est réarmée, s'est entraînée et est prête à frapper une nouvelle fois".

L'Ouganda et le Sud-Soudan ont décidé d'aider la RDC à se débarrasser des rebelles, et la Mission de l'ONU au Congo soutient également cette stratégie, selon les sources.

La LRA a été placé par Washington sur sa liste des organisations terroristes en décembre 2001 après les attaques terroristes du 11 septembre.

Pour le général Nyakairima, la LRA est devenu une force internationale en recrutant des combattants du Soudan, de RDC et de République centrafricaine.

L'évocation d'une solution militaire fait suite à l'échec des négociations de paix à Juba, dans le Sud-Soudan, en avril.

L'insurrection de la LRA dans le nord de l'Ouganda a fait en plus de 20 ans des dizaines de milliers de morts et plus de 2 millions de déplacés. Le groupe a été chassé du pays par l'armée.

© Copyright Xinhuanet

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
5 juin 2008 4 05 /06 /juin /2008 00:36

 

Jeune Afrique 1er - 7 juin 2008

 

Le secret ayant été très bien gardé, tout le monde a été surpris, mais le plus surpris de tous - désagréablement, j’imagine - aura été Jean-Pierre Bemba : il a été arrêté à Bruxelles le samedi 24 mai au soir, en exécution d’une demande (tenue secrète) de la Cour pénale internationale (CPI).
24 mai 2008. Retenez cette date : pour cette justice internationale encore balbutiante et en phase de recherche, c’est un tournant.
Avec l’arrestation de ce « gros poisson » qu’est Jean-Pierre Bemba, la CPI s’affirme en face de tous : les politiques feront désormais plus attention à elle et ils lui accorderont une plus grande considération.
Mais le plus important est que les criminels de la politique tremblent à la perspective de se retrouver dans la situation où s’est mis Jean-Pierre Bemba. Et leurs émules, tentés de transgresser les lois de la guerre ou de fouler aux pieds les droits de l’homme, réfléchiront à deux fois avant de se laisser aller à leurs entreprises criminelles.

Jean-Pierre Bemba est un politicien africain qui a rêvé de devenir le président de son pays, la République démocratique du Congo (RDC), un des plus grands d’Afrique. Le tribalisme aidant, il n’a pas été loin de réaliser son ambition : en dépit d’une réputation sulfureuse et grâce à des moyens financiers aussi importants que d’origine douteuse, il a recueilli près de 40 % des voix, contre un peu moins de 60 % à Joseph Kabila, l’actuel président.
C’est donc un homme de poids qui est tombé dans les filets de cette CPI créée il y a dix ans mais qui n’a commencé à fonctionner qu’au début du siècle. Les crimes qu’on impute à cet homme, qui se voulait à la fois chef de guerre, agitateur politique et brasseur d’affaires, sont horribles ; sanctionner tous ceux qui portent la lourde responsabilité de tels actes sera salutaire.

Jusqu’à la fin du XXe siècle, les « ogres » de la politique échappaient à toute sanction ; ils n’étaient punis que lorsqu’ils étaient délogés du pouvoir par la force des armes sans parvenir à s’enfuir et à trouver un pays d’exil : s’abattait alors sur eux la « justice » du vainqueur (qui pouvait être une force politique nationale ou une coalition internationale).
Tombé aux mains de ses vainqueurs britanniques, Napoléon Bonaparte a été une des premières illustrations de ce cas ; Hitler et Goebbels y ont échappé par le suicide, mais ceux des collaborateurs du führer nazi qui se sont fait prendre ont été jugés par leurs vainqueurs, à Nuremberg en 1945.
Ils ont été pendus tout comme Saddam Hussein en 2006 au terme d’un ersatz irakien de ce même type de justice.

Plus près de nous, une kyrielle de dictateurs, dont beaucoup d’Africains, coupables de crimes et d’exactions ont réussi à échapper par la fuite et l’exil à toute sanction : Idi Amin Dada (Ouganda), Mobutu (Zaïre), Siyad Barré (Somalie), Hissein Habré (Tchad), Mengistu (Éthiopie) en sont des exemples connus. À cette liste non exhaustive, on peut ajouter le shah d’Iran, Augusto Pinochet au Chili, les principaux dirigeants khmers rouges au Cambodge et quelques généraux argentins…

Mettre un terme à l’impunité des dirigeants ­politiques ou militaires qui se rendent coupables de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité ou seulement d’atteintes graves aux droits de l’homme, c’est la mission que ses créateurs ont donnée à la Cour pénale internationale, qui incarne à elle seule le concept nouveau de justice internationale.
Signé le 17 juillet 1998 par cent vingt pays, le statut de Rome, qui la réglemente, n’est entré en vigueur que le 1er juillet 2002.
La Cour pénale internationale est permanente alors que les autres tribunaux internationaux (pour l’ex-Yougoslavie, pour le Rwanda, etc.) sont spécifiques et provisoires. Son siège est à La Haye.

La CPI en est donc encore à faire ses premiers pas… qui nous ont permis de mesurer à quel point elle est lente et coûteuse.
Mais elle a su se donner d’emblée une excellente réputation : nul ne doute de son sérieux ou de l’équité des jugements qu’elle prononce.
Elle n’est malheureusement pas encore universelle puisque plusieurs États importants - les États-Unis d’Amérique en tête - ont refusé d’y participer. Pour une seule raison, pas très honorable : soustraire leurs citoyens à la compétence d’une juridiction supranationale.
Ces arrogants estiment que se placer au?dessus de la loi internationale doit demeurer leur privilège !

La Cour pénale internationale a le pouvoir de mettre en jugement toute personne accusée de crimes relevant de sa compétence même si cette personne est un chef d’État, un Premier ministre, un ministre ou un député.
Lorsque les États qui n’en sont pas encore membres seront obligés sous la pression de leur opinion publique d’y adhérer, nous nous rapprocherons de la justice internationale universelle, et la mondialisation ne sera plus seulement un concept économique.
Ce jour-là, l’humanité aura accompli un immense progrès. Et nous vérifierons que « le tournant Bemba » en aura été une étape importante.

D’autres ex-dirigeants de pays africains (dont Charles Taylor du Liberia est le plus connu) ont déjà été traduits devant la justice internationale. Nous avons pu voir sur nos petits écrans ces (ex-)personnalités africaines noires conduites, menottes aux poignets, par des gardiens, en majorité blancs, devant une juridiction d’allure européenne (et située en Europe) où ils sont interrogés par des juges dont la plupart sont blancs.


En Afrique subsaharienne, chez certains, ce spectacle est source d’un malaise qui est réel même s’il ne s’exprime pas au grand jour : il faut donc en parler.
Pour ma part, j’en dis ceci : les origines de l’humanité sont en Afrique, nul n’en disconvient. Mais longtemps colonisés, les pays africains commencent seulement de goûter à la liberté.
Elle enivre, et il arrive à ceux qui sont ivres de liberté d’en abuser, de faire n’importe quoi.
C’est la phase historique que nous n’avons pas fini de traverser.

La CPI a été créée pour nous faire prendre conscience d’une nouvelle réalité : la récréation se termine et, avec elle, les maladies infantiles de l’indépendance. Il faut donc que rentrent dans le rang (ou disparaissent de la scène) les mauvais dirigeants qui ont cru qu’ils pouvaient tout se permettre.
Acceptons-le, non seulement parce que c’est juste, mais aussi parce qu’il est de notre intérêt à nous, citoyens, de voir nos tyrans actuels et futurs tenus en respect par la peur du juge indépendant.



Après Bemba, qui ?

 

Christophe Boisbouvier (Jeune Afrique 1 - 7 juin 2008)

 

Le dimanche 25 mai au réveil, Ange-Félix Patassé a allumé la radio, comme tous les jours. Le journaliste annonce l’arrestation de Jean-Pierre Bemba en Belgique. La surprise. L’étonnement. Le choc. Puis l’ancien président centrafricain se mure dans un silence officiel. Protégé par deux policiers togolais et quelques gardes du corps centrafricains, il ne sort plus guère de la grande maison qu’il habite à la cité de l’OUA, à Lomé, et passe son temps au téléphone. Des amis lui disent : « Fais attention. Cela risque de t’arriver aussi. » Imperturbable, il répond : « Non, le peuple centrafricain est derrière moi. » Mais en privé, il prépare fébrilement sa défense. Au cas où.



Il faut dire qu’Ange-Félix Patassé porte la responsabilité d’avoir personnellement appelé les troupes de Jean-Pierre Bemba à la rescousse en octobre 2002 pour repousser l’attaque des rebelles de François Bozizé sur Bangui. « À l’époque, il n’avait pas le choix », plaide un de ses proches. « Depuis les mutineries de 1996 et la tentative de putsch de mai 2001, la plupart des officiers des Faca (Forces armées centrafricaines) avaient déserté. » Patassé lui-même aime à dire : « Quand votre maison brûle, vous ne vous posez pas la question de savoir qui vient à votre secours. »


Surtout, aux yeux de beaucoup de Centrafricains, Patassé est coupable de n’avoir rien fait pour arrêter les crimes des « Banyamulenges » de Bemba. Savait-il ? « Oui », répond sans hésiter Me Goungaye Wanfiyo, le président de la LCDH (Ligue centrafricaine des droits de l’homme). « Les viols et les pillages n’ont pas duré quelques jours, mais plusieurs mois. D’abord à Bangui, puis en province. Dès la mi-novembre, les témoignages ont afflué. Il ne pouvait pas les ignorer. » Un ancien membre de l’état-major des Faca confie : « Moi, je ne pouvais pas supporter qu’ils violent nos filles et nos femmes. Je l’ai dit. Mais Patassé couvrait les Banyamulenges. Quant à mes supérieurs, ils se taisaient. C’étaient des lâches. Alors, je suis parti. »


L’ex-président centrafricain est-il allé jusqu’à encourager ces crimes ? À Bangui, certains le pensent. « Il voulait briser l’élan de la population dans les quartiers favorables à Bozizé », dit un observateur averti. « Arrêtons de le diaboliser. Patassé n’a pas la tête d’un violeur de femmes », répond l’un de ses proches. « Jamais je ne l’ai entendu donner des ordres en faveur d’une campagne de terreur. » Vrai ou faux ? En tout cas, le chef de l’État centrafricain savait être cynique. Un jour de novembre 2002, il n’hésita pas à déclarer : « La population centrafricaine vit en harmonie avec nos amis congolais. »


En fait, il semble qu’Ange-Félix Patassé ait donné carte blanche aux combattants de Jean-Pierre Bemba pour terroriser la population dans trois quartiers de la capitale que les rebelles avaient brièvement occupés en octobre 2002 : Boy-Rabé, Fou et Gobongo. Quand les miliciens congolais sont arrivés chez Michel Gbézéra Bria pour piller sa maison, celui-ci s’est exclamé : « Mais je suis le directeur de cabinet du président ! » Réponse d’un Congolais : « Dans cette zone, tout le monde est rebelle. »


Évidemment, le président Patassé n’était pas seul aux commandes. Tous les jours, le gouvernement de Martin Ziguélé devait trouver les fonds nécessaires pour distribuer des PGA (primes générales d’alimentation) à tous les miliciens congolais. À la tête des Faca, deux hommes jouaient un rôle clé : le général Yangongo, ministre délégué à la Défense, et le général Bombayéké, commandant de la garde présidentielle. Mais Ange-Félix Patassé se méfiait de ses officiers. Beaucoup avaient subi l’ascendant de leur ancien chef d’état-major, François Bozizé. Comme dit Me Goungaye Wanfiyo, « Patassé faisait plus confiance aux miliciens de Bemba qu’à ses propres troupes. »


Du coup, le président centrafricain préférait traiter directement par téléphone avec celui qu’il appelait « mon fils », Jean-Pierre Bemba. Un membre du protocole centrafricain se souvient : « Le président et Bemba se parlaient tous les jours ou presque. Du moins quand on arrivait à joindre Bemba sur son téléphone satellite. » Ensuite, Jean-Pierre Bemba appelait son commandant de terrain, le colonel Mustapha, et lui répercutait les décisions prises entre Patassé et lui. Avec le triumvirat Patassé-Bemba-Mustapha, l’ordre régnait à Bangui…


Outre ces trois hommes, deux autres figures de la scène centrafricaine sont aujourd’hui dans le collimateur. D’abord le colonel Abdoulaye Miskine. Sa milice pro-Patassé est accusée d’avoir massacré en novembre 2002 plusieurs dizaines de civils d’origine tchadienne à un marché au bétail de la sortie nord de Bangui. Ensuite le capitaine français Paul Barril. Officiellement chargé de la lutte antiterroriste à Bangui, l’ancien gendarme de l’Élysée assurait la protection personnelle du chef de l’État centrafricain. En avril 2006, la Cour de cassation centrafricaine a renvoyé devant la CPI Miskine et Barril, en compagnie de Patassé et Bemba.


Reste la question : pourquoi poursuivre les hommes du camp Patassé et pas ceux du camp Bozizé ? De fait, les rebelles de François Bozizé et leurs alliés tchadiens ont tué des civils, eux aussi. À Bossangoa, un prêtre et un journaliste ont été froidement assassinés. « Il faut que Patassé soit arrêté et jugé, mais il faut aussi que la CPI ouvre une enquête sur les exactions des rebelles de l’époque, affirme la LCDH. Sans parler des crimes qu’ils ont commis depuis leur arrivée au pouvoir, en mars 2003. » Patassé coupable ? « Peut-être, mais pas tout seul », disent beaucoup de Centrafricains.

 

 

 

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