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5 avril 2008 6 05 /04 /avril /2008 12:00

 

 

PARIS (AFP) - samedi 05 avril 2008 - 11h10 - Une molécule utilisée contre l'hypertension artérielle pulmonaire pourrait aider à traiter la drépanocytose, maladie de l'hémoglobine la plus fréquente, surtout en Afrique sub-saharienne et en Inde, selon des travaux conduits par des chercheurs de l'Institut national français de la santé et de la recherche médicale (Inserm).

La drépanocytose, également appelée anémie falciforme, touche des millions de personnes en Afrique noire, ainsi que des régions françaises comme l'Ile-de-France, la Guyane ou les Antilles, frappant surtout des populations originaires de zones où le paludisme est endémique.

 

A défaut d'une prise en charge rapide, la drépanocytose due à une malformation des globules rouges peut s'avérer mortelle, en raison de crises douloureuses et répétées d'obstruction des petits vaisseaux. Elle est dépistée à la naissance dans les pays industrialisés.

Malgré des progrès, l'espérance de vie des patients des pays riches est raccourcie par cette maladie -environ 42 ans chez les hommes et 48 ans chez les femmes- et elle est encore plus faible en Afrique.

 

Des chercheurs du Centre de recherche cardiovasculaire Inserm Lariboisière (Paris) ont, avec l'université de Vérone (Italie), mis en évidence le mécanisme contribuant à la survenue de ces crises et démontré sur des souris le potentiel thérapeutique d'une molécule utilisée contre l'hypertension artérielle pulmonaire, le bosentan. Leurs travaux viennent d'être publiés en ligne dans le "Journal of Clinical Investigation".

 

La drépanocytose ("sickle-cell disease" en anglais) résulte d'une malformation des globules rouges, due à une unique mutation dans un gène de l'hémoglobine (HbS) qui transporte l'oxygène dans le sang. Les globules rouges s'agglutinent dans les micro-vaisseaux et se fragilisent. Certains d'entre eux se brisent, provoquant une anémie. La répétition de crises d'obstruction des petits vaisseaux, dites vaso-occlusives (CVO), associée à l'anémie, est responsable de sévères lésions des reins, des poumons, des os, du système nerveux central...

 

Selon les chercheurs, la crise vaso-occlusive n'est pas seulement due à la rétention des globules rouges mais aussi à un trouble de la réactivité des vaisseaux induisant leur constriction, ce qui joue un rôle aggravant considérable. Ils ont établi que cette vasoconstriction était due à l'activation des récepteurs de l'endothéline, un peptide provenant de la couche la plus interne des vaisseaux sanguins et sécrété en quantité accrue chez les souris malades et les patients, en particulier dans les reins et les poumons.

Chez les rongeurs, ils ont pu prévenir cette vasoconstriction, ainsi que les lésions rénales et pulmonaires et la mortalité associées, par un inhibiteur des récepteurs de l'endothéline, le bosentan. Ils espèrent contribuer à la mise en route d'études cliniques de ce médicament.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Sciences
4 avril 2008 5 04 /04 /avril /2008 21:04


(Cameroon-Tribune 03/04/2008)

 

L’union africaine déterminée à gérer les crises qui minent le continent. Mais aura-t-elle les moyens de sa politique ?

Longtemps accusée, et pas seulement par ses détracteurs, d’être incapable de régler, encore moins de prévenir les divers conflits qui naissent et se propagent sur le continent avec la rapidité d’un feu de brousse, l’Union africaine semble désormais décidée à passer à l’offensive. Il en était temps. Trêve donc de tergiversations et de volte-faces : charbonnier est enfin maître chez soi, pourrait-on dire à la fin l’intervention militaire de l’Union africaine dans l’île d’Anjouan le 25 mars dernier. Pour la toute première fois dans son histoire, l’organisation panafricaine a pris la grave décision de rétablir la légalité par la force, son honneur et sa crédibilité étaient en jeu. Elle a réussi, prouvant ainsi à ses détracteurs qu’elle peut finalement résoudre elle-même ses propres problèmes sans ingérence extérieure, une ingérence qui masque souvent une sournoise néo-colonisation. C’est tout un symbole.

A présent qu'elle s'est engagée dans cette voie, elle devrait poursuivre sa logique jusqu'au bout. Mais, au fait en a t-elle les moyens ? C’est là tout le problème ; car, il serait ridicule de crier haro sur le baudet, de tirer à boulets rouges sur les anciens colonisateurs pour en fin de compte se tourner vers eux et leur demander de l’aide. C’est presque ce qui s’est passé à Anjouan il y seulement une semaine : de la logistique au matériel employé par les forces de l’UA, en passant par leur transport, tout a été assuré par une ancienne puissance coloniale. D’où la nécessité pour les Etats membres de s’acquitter régulièrement de leurs cotisations : l’un des péchés mignons de l’ancienne Oua. Qu’on se rappelle, c’est le non-paiement de leurs cotisations par la majorité des Etats membres (50 millions de dollars d’arriérés en 2001) qui avait privé l’OUA de sa première source de financement, et l’avait finalement contrainte à la mendicité et aux incantations stériles.

C’est justement dans le but de remédier à ces insuffisances que l’Union africaine a été créée, en juillet 2001, pour remplacer l’OUA avec de nouvelles institutions. Mais, apparemment, la course d’obstacles ne fait que commencer. Cependant, pardessus tout, une véritable stratégie de prévention et de règlement des conflits doit être instituée, une stratégie dépassant de loin le cadre du « mécanisme » qu’avait instauré l’OUA en 1993. A ce propos certains observateurs qu’en fonction des menaces potentielles, l’Union devrait élaborer une nouvelle stratégie de localisation des forces de paix : chaque armée nationale, ou, à défaut, l’armée nationale d’un « Etat leader » dans chaque sous-région, devrait être prêt à mettre à la disposition du mécanisme sous-régional de prévention et de gestion des conflits, un contingent de soldats formés et équipés pour les opérations de maintien ou de rétablissement de la paix, ainsi que les moyens d’agir pour un état-major sous-régional restreint. L’objectif poursuivi étant de minimiser les coûts inhérents à la projection des forces.

Quoi qu’il en soit, on peut tout de même déjà se réjouir que l’Ua se soit déjà ilpliquée en moins d’une demi-douzaine d’années d’existence dans cinq grandes opérations de maintien de la paix qui ont l’air de tenir la route.

NDZINGA AMOUGOU


Les forces africaines sur plusieurs fronts

Cartographie des grandes opérations de maintien de la paix actuellement en cours.

AMIS : dans le chaudron darfouri

Les Nations Unies au sud, l’Union africaine à l’ouest, au Darfour. En anglais AMIS et en français MUAS, la Mision de l’Union africaine au Soudan est la plus grande opération de maintien de la paix jamais décidée par l’organisation panafricaine. Sa création fait suite à la signature, le 28 mai 2004, de l’Accord sur les modalités de la mise en place de la Commission de cessez-le-feu et le déploiement d’observateurs dans la vaste province occidentale soudanaise en proie à une guerre civile. Dans ses effectifs, figurent des policiers camerounais. En raison des écueils, dont principalement l’insuffisance de moyens financiers et matériels, l’efficacité de la MUAS s’est trouvée limitée. Elle devra céder sa place à une force multinationale hybride, la Mission des Nations Unies et de l’Union au Darfour (MINUAD), créée par une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU le 31 juillet 2007. Celle-ci comportera 17.300 soldats et 3.300 policiers. Il été décidé une reconduction de la MUAS et une augmentation de ses troupes, actuellement 7.000, à 11000 hommes

FOMUC : la CEMAC au chevet de la RCA

La Force multinationale de la CEMAC en Centrafrique (FOMUC) a été mise sur pied le 2 octobre 2002, à l’issue d’un sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’organisation sous-régionale. Deux ans après la fin du mandat de la Mission des Nations Unies en République centrafricaine (MINURCA). Initialement, cette force était destinée à assurer la sécurité du président Ange-Félix Patassé, la restructuration des forces armées et de surveiller le travail des patrouilles mixtes le long de la frontière avec le Tchad. Mais, son mandat a été prorogé et adapté après l’éviction de Patassé par François Bozizé en mars 2003. La FOMUC a désormais pour mission de contribuer à la sécurité de la RCA et à la restructuration des Forces armées centrafricaines et d’accompagner le processus de transition pour la réconciliation nationale, le retour rapide à l’ordre constitutionnel et la restauration d’une paix durable en RCA. Elle peut se targuer d’avoir procédé à l’arrestation et au désarmement à Bangui de plusieurs chefs de guerre. Son rôle a également été déterminant dans la mise en place d’un niveau approprié de sécurité pour le référendum constitutionnel de novembre 2004 et les élections législatives et présidentielles de 2005. Le Cameroun vient de décider d’y envoyer un contingent de près de 120 soldats et parachutistes commandos.

AMISOM : l’équation « islamiste » somalienne

Le déploiement de la force de maintien de la paix de l’Union Africaine en Somalie fait suite à la guerre entre le gouvernement de transition somalien et les forces des tribunaux islamiques en décembre 2006. Le mandat de l’AMISOM est d’appuyer le dialogue, assurer la protection des institutions de transition et leurs infrastructures. Officiellement, c’est le 19 février 2007 que l’Union africaine s’était prononcée pour le déploiement d’une force de paix en Somalie, plongée dans le chaos après la chute du régime de Mohammed Siad Barré en 1991. Le pays était devenu ingouvernable depuis lors. En exil à Nairobi au Kenya, le pouvoir d’ Abdullah Yusuf Ahmed n’a regagné Mogadiscio que l’année dernière. Face à la résistance des milices, l’opération de l’AMISOM évolue bon an mal an.

MAES : le sapeur pompier comorien

C’est le 9 mai 2007, lors d’un sommet du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’UA, que la Mission d’assistance et de sécurité aux Comores (MAES) voit le jour, en prévision en prévision des élections organisées les 10 et 24 juin. L’objectif est de créer un environnement stable et sécuritaire pour la tenue des scrutins. La mission sera déployée entre le 13 mai et le 31 juillet 2007. Le 2 février dernier, l’UA a demandé à tous ses membres d’« apporter tout l’appui nécessaire aux autorités de l’Union des Comores, présidée par Ahmed Abdallah Sambi, dans leurs efforts visant à rétablir au plus vite (son) autorité à Anjouan et préserver l’unité et l’intégrité de l’Union ». Progressivement, l’opération destinée à bouter dehors le régime « illégal » de Mohamed Bacar se met en place. L’île rebelle d’Anjouan avait déjà fait sécession en 1997 avant de réintégrer les Comores en 2001.

Raphaël MVOGO


© Copyright Cameroon-Tribune

 

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4 avril 2008 5 04 /04 /avril /2008 20:59


(Bakchich 03/04/2008)

Des investissements supérieurs aux sommes injectées par la Banque Mondiale, 800 000 Chinois installés sur place… L’Afrique est en passe d’être dévorée toute crue par l’Empire du milieu.

La croissance et même la survie économique de la Chine dépendent, paradoxalement et pour une part croissante, du continent le moins développé, l’Afrique. Pékin absorbe désormais 25 % de tout le cuivre consommé à travers le monde, 40 % du charbon, 35 % de l’acier, 10 % du pétrole et sa demande ne cesse de croître, et 90 % de tout l’aluminium. Une économie dévoreuse d’énergie, boulimique en matières premières qui s’est tout naturellement tournée vers la région qui en est le mieux pourvu.

Les Chinois ont lancé une véritable OPA sur l’Afrique en profitant à la fois de la perte d’influence occidentale, notamment française en Afrique de l’Ouest, et de la crise que traversent les institutions chargées de l’aide au développement : en 2007 Pékin a investi plus de 9 milliards de dollars en Afrique alors que la Banque Mondiale s’est révélée incapable d’y injecter plus de 2,5 milliards de dollars. L’organisation internationale basée à Washington tente désormais de convaincre la Chine de devenir son partenaire pour le financement des projets africains.

La Chine à l’assaut de l’Afrique© PieR GajewskiPlus de 800 000 Chinois travaillent déjà sur ce continent pour plus de 900 entreprises de toutes tailles. Ils extraient le cuivre et le cobalt en Zambie et au Congo, le platine et le chrome au Zimbabwe ; ils achètent d’énormes quantités de bois au Gabon, au Cameroun, au Mozambique, en Guinée équatoriale et au Libéria, ainsi que l’acier, l’or, le charbon, le nickel dans tous les pays de cette zone qui en détiennent ou en produisent. L’Angola fournit la moitié du pétrole importé d’Afrique par Pékin. En janvier 2005 le gouvernement de Luanda a bénéficié d’un prêt chinois de 2 milliards de dollars gagés sur le pétrole, qui a augmenté d’un milliard de dollars l’année suivante. Officiellement pour réparer les infrastructures déficientes.

Les Chinois détournent le regard


En réalité, la Chine sait qu’elle traite avec des régimes totalement corrompus qui détournent à leur profit une partie de ces sommes. En juillet 2005, la Chine et le Nigeria, autre exemple de corruption à tous les niveaux, ont signé un accord de 800 millions de dollars qui prévoit la livraison de 30 000 barils de pétrole quotidien à la Chine ; le régime nigérian a aussi octroyé à la Chine des licences de forage en échange de 4 milliards de dollars.

Pour les nombreux dictateurs qui peuplent cette région, Pékin constitue une manne et une bénédiction : le régime chinois offre une alternative au tête à tête de plus en plus pesant et tendu avec les occidentaux, ne manifeste aucune exigence en matière de démocratie ou de bonne gouvernance, et enfin, propose gratuitement des services que ces régimes ont toujours été incapables d’offrir à leur population. Plus de 15 000 médecins chinois ont ouvert des dispensaires dans 47 États africains.

La Chine : un généreux investisseur


Désormais, l’Afrique fournit 1/3 du pétrole importé par Pékin. Ce qui explique qu’en 2006-2007, le Président chinois Hu Jin Tao ait visité 17 pays du continent. En 2005, le flux commercial entre la Chine et l’Afrique s’élevait à 40 milliards de dollars, il dépassera les 100 milliards de dollars avant 2010. Les réserves financières de la Chine dépassent 1 500 milliards de dollars et Pékin joue de cette puissance financière pour séduire, contrôler. En juin 2006, le Sénégal a ainsi bénéficié d’un allègement de sa dette, qui atteignait alors 20 millions de dollars.

Par ailleurs, la Chine s’est engagée à investir 35 millions de dollars dans le dernier délire pharaonique du Président Wade, la construction du plus grand théâtre d’Afrique de l’Ouest. Aussi mauvais gestionnaire que grand mégalomane, le dirigeant sénégalais se montre très satisfait de la réactivité chinoise : « un contrat », confie-t-il, « qui était discuté et négocié pendant cinq ans avec la Banque Mondiale, est conclu en 3 mois avec les Chinois ».

Il est vrai que pour Pékin, le temps presse. Et l’ampleur des investissements est à la mesure de cette urgence. 15 milliards de dollars ont été investis au Soudan depuis 1996, essentiellement dans le pétrole, et 500 000 barils par jour sont extraits, en grande partie par la CNPC (China National Petroleum Corporation), autorisée à extraire directement les gisements. Pékin finance et arme également les rebelles tchadiens avec, comme objectif, le contrôle des zones pétrolifères du pays.

Vive les matières premières !


Étendre la présence chinoise en République du Congo est devenu une autre priorité. Le plus grand pays d’Afrique est aussi l’un des plus pauvres au monde, avec un revenu annuel par habitant de 714 dollars. C’est également potentiellement le plus riche : son sous-sol recèle les plus importantes réserves mondiales de cobalt et de tantalum, un métal rare, et d’énormes gisement de cuivre, d’or, de diamants, de manganèse, d’uranium et de zinc. Un accord signé en septembre 2007 prévoit que la Chine injectera 6,5 milliards de dollars dans la construction ou l’amélioration des infrastructures du pays, ainsi que 2 milliards de dollars supplémentaires pour ouvrir ou moderniser de nouvelles mines.

Dans ce pays, les Chinois concurrencent directement les grands groupes miniers occidentaux mais disposent d’un atout de poids : leurs firmes sont des entreprises publiques capables de surenchérir inlassablement pour s’adjuger les concessions. Un seul exemple : en 2006 Sinopec, l’une des 3 compagnies pétrolières chinoises, a accepté de payer 2 milliards de dollars pour exploiter le pétrole sur trois lots situés dans les eaux territoriales angolaises.

Cette stratégie rassure Pékin, quant à la stabilité de ses approvisionnements, et encourage les comportements les plus obscènes de certains dirigeants africains : depuis que du pétrole a été découvert dans la minuscule Guinée équatoriale, une ancienne colonie espagnole, la famille au pouvoir est courtisée par la Chine et les occidentaux. Malgré les gisements découverts, le niveau de vie de la population, déjà misérable, a encore chuté et le fils aîné du Président, et son successeur désigné, a pour principal préoccupation de négocier le rachat du yacht de Paul Allen, le co-fondateur de Microsoft.


jeudi 3 avril par Eric Laurent


Voir en ligne : in Bakchich n°74

© Copyright Bakchich

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4 avril 2008 5 04 /04 /avril /2008 20:53

 


(BBC Afrique 03/04/2008)

Le gouvernement, les principaux partis politiques, les trois rébellions actives dans le nord et même la société civile centrafricaine étaient tous représentés à ces travaux préparatoires qui ont duré près de trois mois.
Les délégués se sont entendus sur une date, dans 45 jours, et sur un lieu, Bangui, pour la tenue d'un dialogue politique à proprement parlé.

Dans un communiqué, publié à l'issue des travaux, les membres du comité préparatoire indiquent que des consultations doivent avoir lieu dans les prochains jours afin de sensibiliser les acteurs régionaux.

Il s'agit notamment de trouver sur le continent un médiateur dans le futur dialogue.

On notera que traditionnellement, la République centrafricaine est sous les zones d'influences du président gabonais, Omar Bongo, et du président libyen, Muammar Khadafi.

Quant à l'ordre du jour du dialogue, il n'est pas très précis.

Tout juste on sait qu'il ne s'agit pas de remettre en cause l'ordre constitutionnel, ni encore les élections remportées en 2005 par le président François Bozizé.

Selon des sources proches de l'organisation des travaux préparatoires, le dialogue aura un volet sécuritaire avec notamment la question cruciale de l'intégration des combattants des différentes rébellions dans l'armée, un volet socio-économique et un volet relatif à la bonne gouvernance, avec notamment la question de la transparence dans l'organisation des prochaines élections en 2010.

A ce titre, on notera que la rébellion de l'APRD, qui a rejoint les travaux il y a une semaine seulement, a désigné Jean-Jacques Demafouth, ministre de la défense de l'ancien chef de l'Etat, Ange-Félix Patassé, et poids lourd de la politique centrafricaine, pour la représenter.

Demafouth avait eu maille à partir avec la justice centrafricaine.

Ce dialogue pourrait lui permettre de rentrer de son exil parisien et de peser sur le paysage politique centrafricain.

Le dialogue se tiendra donc à Bangui, à condition toutefois, précisent les délégués, que des dispositions sécuritaires soient prises et qu'une amnistie soit prononcée au préalable afin d'éviter aux représentants de toutes les parties d'être inquiétés par la justice centrafricaine.


Arnaud Zajtman
BBC Afrique, Bangui

© Copyright BBC Afrique

 

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4 avril 2008 5 04 /04 /avril /2008 16:56

 

GABON - 3 avril 2008 – XINHUA

 

Les ministres des Affaires étrangères du Groupe de contact de l'accord de Dakar sur le Tchad et le Soudan, participeront le 10 avril prochain à Libreville à une réunion sur la crise tchado-soudanaise, a-t-on appris jeudi auprès du ministère gabonais des Affaires étrangères.

La rencontre de Libreville donnera l'occasion aux pays membres de ce groupe de contact de trouver des pistes de sortie de la crise tchado-soudanaise.

Les pays membres du groupe de contact sont : la Libye, le Congo, le Sénégal, le Gabon et l'Erythrée.

Lors du rendez-vous de Libreville, les représentants des Etats- Unis, de la France, de l'ONU, de l'Union européenne (UE) et de l'Union africaine (UA) seront également présents.

On rappelle que l'Accord de Dakar a été conclu en marge du dernier Sommet de l'Organisation de la conférence islamique (OCI) abrité par le Sénégal. Il a été paraphé le 13 mars dernier, en présence du secrétaire général des Nations-Unies Ban Ki Moon, par les présidents Idriss Déby Itno (Tchad), Omar El Béchir (Soudan), Omar Bongo Ondimba (Gabon), Me Abdoulaye Wade (Sénégal) et Alpha Oumar Konaré, président sortant de la Commission de l'Union africaine.

Selon cet accord, le group de contact susmentionné a été créé pour assurer la mise en oeuvre de bonne foi du présent accord.

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4 avril 2008 5 04 /04 /avril /2008 16:46




(S/2008/215)

 

Source: United Nations Security Council

Date: 01 Apr 2008


I. Introduction

 

1. Le présent rapport est soumis en application de la résolution 1778 (2007) du Conseil de sécurité, par laquelle le Conseil m'a prié de lui présenter, tous les trois mois, un rapport sur l'évolution de la situation sécuritaire et humanitaire dans l'est du Tchad, dans le nord-est de la République centrafricaine et dans la région, y compris les mouvements de réfugiés et de déplacés et les progrès accomplis en direction de l'objectif d'aider à créer les conditions favorables à leur retour volontaire. Il rend compte des principaux faits survenus depuis mon dernier rapport (S/2007/739) daté du 17 décembre 2007, y compris en ce qui concerne le déploiement de la Mission des Nations Unies en République centrafricaine et au Tchad (MINURCAT), la Force de l'Union européenne (EUFOR Tchad/République centrafricaine) et la Police tchadienne pour la protection humanitaire (PTPH).

 

II. Évolution récente de la situation

 

A. Évolution de la situation politique

 

2. La situation s'est nettement détériorée au Tchad en dépit de la signature à Syrte (Libye), le 25 octobre 2007, de l'accord de paix entre le Gouvernement et les principaux groupes d'opposition armés tchadiens. Dans cet accord, les parties ont convenu de respecter la Constitution, de mettre fin aux combats, d'accorder l'amnistie aux rebelles, de permettre aux groupes rebelles de participer à la gestion des affaires publiques, d'intégrer les forces rebelles dans l'Armée nationale tchadienne et d'organiser à Tripoli une nouvelle rencontre avec la participation de tous les partis politiques et des organisations concernées de la société civile, en vue de suivre la mise en œuvre de l'accord. Toutefois, les parties n'ont pas honoré l'accord. La Concorde nationale tchadienne (CNT) a été le seul groupe armé de l'opposition signataire de l'accord à respecter les termes de l'accord. Le 25 décembre 2007, 1 600 ex-combattants du CNT auraient été admis au Centre de formation militaire de Moussoro, au Tchad.

 

3. Le 12 décembre, trois des quatre principaux groupes de l'opposition armée tchadienne - l'Union des forces pour le développement et la démocratie (UFDD), le Rassemblement des forces pour le changement (RFC) et l'Union des forces pour la démocratie et le développement fondamental (UFDDF) - ont publié une déclaration annonçant la création d'une alliance dénommée la Résistance nationale. Cette alliance n'a pas entraîné une fusion des trois groupes armés en un mouvement unique mais plutôt la création d'un comité exécutif regroupant les dirigeants des trois groupes, à savoir M. Mahamat Nouri, de l'UFDD, M. Timane Erdimi, du RFC, et M. Abdelwahid Aboud Makaye, de l'UFDDF.

 

4. Le 26 décembre, le Premier Ministre tchadien, M. Nouradine Delwa Kassiré Coumakoye, a publié un communiqué dans lequel il a notamment accusé le Gouvernement soudanais d'accueillir, de former et d'équiper des groupes armés tchadiens dans le but de déstabiliser le Tchad et d'empêcher le déploiement de l'EUFOR Tchad/République centrafricaine et la mise en place de l'opération hybride ONU-Union africaine au Darfour (MINUAD). Dans un autre communiqué publié le même jour, le Premier Ministre a lancé un appel à l'Union africaine, à l'ONU et à l'Union européenne afin qu'elles aident à rétablir la paix et la sécurité dans la zone frontalière située entre le Tchad et le Soudan.

5. Dans une lettre du 28 décembre adressée au Conseil de sécurité, le Gouvernement soudanais s'est défendu de planifier une attaque contre le Gouvernement tchadien et a accusé le Tchad de soutenir un groupe armé soudanais, le Mouvement pour la justice et l'égalité (MJE), qui, disait-il, avait récemment tenu une réunion sur le territoire tchadien. Le Gouvernement soudanais a également accusé le Tchad d'effectuer des incursions terrestres et des bombardements aériens dans les régions de Rijl al-Harzaya et de Karmoula, dans le Darfour-Ouest, à quelque 56 kilomètres au sud-ouest de Geneina. Le 7 janvier 2008, le Secrétaire général de la Communauté des États sahélo-sahariens (CEN-SAD), M. Mohamed Madani al-Azhari, s'est rendu à Khartoum et à N'Djamena pour exhorter les parties à faire preuve de retenue, dans le souci d'éviter une aggravation des tensions.

 

6. En République centrafricaine, le Premier Ministre, M. Élie Doté, a démissionné le 18 janvier, en réaction à l'examen prévu d'une motion de censure déposée au Parlement et au moment où se déroulaient des mouvements de grève des travailleurs de la fonction publique, qui exigeaient le règlement d'arriérés de salaires. Le 22 janvier, le Président Bozizé a nommé comme nouveau Premier Ministre M. Faustin Archange Touadera, ancien professeur à l'Université de Bangui. M. Touadera, qui a d'abord été rejeté par la classe politique parce que le Chef de l'État n'avait pas consulté les partis politiques au sujet de sa nomination, est parvenu, avec les syndicats, à un accord qui a conduit à une cessation des mouvements de grève le 25 février. Le 28 janvier, le Président Bozizé a formé un nouveau Gouvernement dans lequel les principaux ministres ont conservé leur portefeuille. Par ailleurs, le Comité préparatoire du dialogue a poursuivi ses travaux et devrait mettre au point des propositions détaillées visant à organiser, à l'échéance du 31 mars, un dialogue politique ouvert à tous.

 

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4 avril 2008 5 04 /04 /avril /2008 15:12

 

 

LE MONDE | 04.04.08 | 14h15  •  Mis à jour le 04.04.08 | 14h15

La rue africaine ne parle que de cela : les prix des denrées quotidiennes sont devenus fous. En quelques mois, la conjonction des hausses du blé, du riz, de l'huile sur les marchés mondiaux, de médiocres récoltes locales et l'absence de contrôle des prix, a accru les tensions sociales et compromis la stabilité politique.

Spectaculaire dans les villes africaines mais prégnante aussi en Asie, la flambée des prix a confirmé les propos de Jacques Diouf, le directeur général de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) prophétisant, dès octobre 2007, des "émeutes de la faim" alors que le prix moyen d'un repas de base a augmenté de 40 % en une année."Beaucoup de gens ne mangent plus qu'un plat par jour", entend-on à Dakar. "Avec 1 500 francs CFA (2,25 euros) pour nourrir ma famille, je ne sais plus quoi faire", dit une ménagère sur un marché de Bamako, au Mali.

De Douala (Cameroun) à Abidjan (Côte d'Ivoire) et du Caire (Egypte) à Dakar (Sénégal), les manifestations de rues secouent les capitales africaines et contraignent les gouvernants à prendre des mesures pour contrôler les prix.

"Gbagbo, marché est cher", "Gbagbo, on a faim", clamaient lundi 31 mars des femmes d'Abdidjan à l'adresse du président ivoirien. Des affrontements avec la police ont causé la mort d'au moins deux personnes. De fait, le prix du kilogramme de riz est passé de 250 à 650 francs CFA (de 0,22 à 0,97 euro) au cours de l'année ; celui de l'huile a augmenté de plus de 40 %. Le savon, le lait, la viande ont suivi, ce dont ne rendent pas compte les chiffres officiels (8 % d'inflation en 2007 pour l'ensemble du continent noir). "Dans les pays de la zone CFA, la hausse serait encore plus importante si le franc CFA n'était pas accroché à l'euro, une devise forte. Le coût des importations en est diminué d'autant. Les pays dont la monnaie est accrochée au dollar souffrent davantage", assure un économiste de l'Agence française de développement (AFD).

Suppression des droits de douane et baisse de la TVA : le chef de l'Etat ivoirien, comme ses homologues camerounais, sénégalais ou égyptien confrontés eux aussi à la rue, s'est engagé à faire baisser les prix en jouant sur les rares leviers que l'Etat maîtrise encore. La recette n'est pas de celles que le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale préconisent car elle pèse sur les finances publiques.

Seule la gravité de la situation a amené les institutions financières à se montrer plus accommodantes vis-à-vis des pays en développement. Le gouvernement égyptien a ajouté une mesure plus radicale : l'interdiction temporaire d'exporter le riz produit localement.

Aucun pays n'est à l'abri de troubles. A Dakar, une manifestation interdite "contre la vie chère" a dérapé dimanche 30 mars, trois mois après l'annonce de mesures pour contenir l'inflation : suppression de taxes sur le riz, création de "magasins témoin" exemplaires par la modération de leurs prix, diminution du traitement des ministres et même du chef de l'Etat. Les mesures n'ont pas produit l'effet escompté. "Les commerçants n'ont pas joué le jeu et l'Etat n'a plus les moyens de contrôler", constate Mamadou Barry, de l'ONG sénégalaise Enda.

Au Maroc, secoué lui aussi par des manifestations "contre la vie chère", des rassemblements sont prévus en avril. La marge de manoeuvre du gouvernement est réduite. Cas rare en Afrique, une "caisse de compensation", prend partiellement en charge, au Maroc, la hausse des produits de première nécessité mais son enveloppe, augmentée dans le budget 2008, sera épuisée cet été.

En Mauritanie où l'autosuffisance alimentaire ne dépasse pas 30 %, la situation est encore plus dramatique. Incapable de financer l'importation de denrées agricoles, le pays va connaître "une crise alimentaire sérieuse en 2008", a prévenu le Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies 

Au Burkina Faso, une commission parlementaire "contre la vie chère" a été installée après les manifestations de la mi-mars dans plusieurs villes . Les syndicats appellent à une "grève générale" les 8 et 9 avril pour réclamer des augmentations de salaires, le contrôle des prix et la réduction des taxes sur les carburants.

Conseiller pour l'Afrique au Fonds monétaire international (FMI), Eugène Nyambal estime que la situation est le résultat des politiques prônées par les institutions financières internationales. Depuis des décennies elles ont encouragé les cultures d'exportation comme le coton, au détriment des cultures vivrières qu'il était plus avantageux d'acquérir, à bas prix, sur le marché international. Elles ont aussi poussé au démantèlement des structures de contrôle des prix. "La plupart de ces pays attendent des solutions de la Banque mondiale ou du FMI qui sont eux-mêmes dépassés par les évolutions récentes", ajoute-t-il, insistant sur les conséquences des troubles actuels sur les régimes en place qui n'ont pas développé de politique de soutien à l'agriculture locale. Jeudi soir, à l'occasion de la fête de l'indépendance, le président sénégalais Abdoulaye Wade a ainsi annoncé la relance d'un "programme national d'autosuffisance" agricole.

La Banque mondiale a fait amende honorable dans son dernier rapport annuel et mis l'accent sur la renaissance des cultures vivrières. Il faudra des années pour modifier le modèle de développement.

Philippe Bernard et Jean-Pierre Tuquoi


Article paru dans l'édition du 05.04.08

 

Matières premières agricoles : des hausses de prix explosives

 

LE MONDE | 04.04.08 | 14h14  •  Mis à jour le 04.04.08 | 14h14




Un mort à Abidjan, en Côte d'Ivoire, mardi 1er avril, plusieurs dizaines de manifestants incarcérés au Sénégal lundi 31 mars, ainsi qu'au Burkina Faso, et au Cameroun dans les jours précédents : la liste s'allonge de protestations plus ou moins pacifiques "contre la vie chère". En 2007, c'était au Mexique et au Maroc.


Car "la vie chère", c'est l'explosion des prix alimentaires sous l'effet de la hausse générale des matières premières agricoles : selon l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), ils ont augmenté de près de 40 % en 2007 au niveau mondial. Le blé (au plus haut depuis vingt-huit ans), le maïs, le riz, le soja, le colza ou l'huile de palme ont vu doubler, voire tripler, en deux ans leurs cours au grand dam des populations pauvres dont les revenus ne progressaient pas autant.

Par la voix de son président, Robert Zoellick, la Banque mondiale a décrété, mercredi 2 avril, qu'il fallait de toute urgence lancer un "new deal" alimentaire pour éviter que 33 pays connaissent des troubles politiques et sociaux.

Des causes multiples.  Ces hausses sont dues à une demande accrue des pays émergents suscitée par la poussée démographique, mais aussi par une hausse du niveau de vie en Asie. Le monde agricole n'a pas pu suivre cette poussée de la demande, car les terres se raréfient en raison de l'urbanisation accélérée, en Chine comme en Inde, et à cause d'une productivité agricole toujours insuffisante dans les pays en développement. Le réchauffement climatique contribue à aggraver les phénomènes de sécheresse ou d'inondation qui détruisent les récoltes. La hausse des prix de l'énergie a provoqué celle des intrants (semences, pesticides, engrais).


L'utilisation des céréales, de la canne à sucre et des oléagineux pour la fabrication d'agrocarburants a encore aggravé la situation. La spéculation a profité de ces tensions pour jouer les prix agricoles à la hausse et placer des capitaux sur ces marchés devenus un refuge contre les fluctuations du dollar ou contre l'inflation renaissante.

Le riz, dont le prix a augmenté de 30 % en deux semaines - "du jamais-vu", selon Patricio Mendez del Villar, chercheur au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad) -, est un cas d'école : ce petit marché subit les aléas climatiques de l'Australie et les réactions protectionnistes de la Thaïlande, du Vietnam, de l'Inde, de l'Egypte, etc. Les fonds d'investissement en ont donc fait un "véhicule" spéculatif de choix depuis trois mois. Aux Philippines, à Madagascar, au Sénégal, la colère populaire enfle.

Des populations particulièrement fragiles. Contrairement aux pays occidentaux où la part de l'alimentation dans les revenus des ménages atteint 10 % à 20 %, elle est de 60 % à 90 % dans les pays pauvres. L'augmentation des cours des céréales y est par conséquent plus sensible, surtout pour les urbains, qui ne produisent pas de denrées.


Les pays eux-mêmes sont plus ou moins fragilisés, selon leurs dépenses pour les importations de blé, de riz ou de maïs, bases de l'alimentation mondiale. Parmi eux, ceux que la FAO appelle les pays à faible revenu et déficit vivrier (PFRVD), souvent situés en Afrique, sont dans des situations très difficiles. Si le volume de leurs importations pourrait légèrement diminuer en 2008, du fait de bonnes récoltes, l'envolée des céréales et du fret devrait tout de même alourdir leur facture de 35 %, pour la deuxième année consécutive. Et de 50 % en Afrique, notamment au Maroc, au Lesotho et au Swaziland.

Des remèdes à double tranchant. Pour sécuriser leurs approvisionnements en denrées à prix accessibles aux consommateurs, les Etats, quand ils en ont les moyens, ont pris différents types de mesures, en jouant sur la production, les exportations ou les importations. Mais les marchés agricoles étant très petits (seulement 17,2 % des volumes totaux de blé sont échangés sur le marché mondial, 12,5 % du maïs, 7 % du riz), chaque décision crée, par ricochet, davantage de tensions ailleurs.


La FAO s'alarme de telles initiatives. "Ce n'est pas avec des décisions unilatérales que le problème se réglera", déclarait son directeur général, Jacques Diouf, fin janvier dans Le Monde, appelant les Etats à prendre des décisions stratégiques en matière d'alimentation mondiale, mais collectivement.

Où produire plus ? Sachant que, dans les pays développés, la productivité et les surfaces sont à leur plus haut niveau, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) et la FAO ont appelé, mi-mars, les pays d'Europe de l'Est et de la Communauté des Etats indépendants - Russie, Ukraine et Kazakhstan particulièrement -, à doper leur production. Leur potentiel est important : près de 23 millions d'hectares de terres arables n'y sont plus utilisés pour l'agriculture depuis quelques années, et 13 millions pourraient être récupérés sans "coût environnemental majeur". Mais tout est question d'investissement des secteurs publics et privés.


L'Amérique du Sud est l'autre réservoir foncier potentiel et pour toutes les cultures ; par exemple, on estime à quelque 20 millions d'hectares les superficies qui pourraient être mises en culture au Mato Grosso brésilien. Cette extension ne pourrait se faire qu'au détriment de la forêt amazonienne et devrait donner lieu à des débats sur les équilibres écologiques.

Laetitia Clavreul et Alain Faujas

Des stocks toujours plus bas

Même si la production de céréales a augmenté en 2007, et devrait, selon la FAO, encore progresser en 2008, elle ne permet pas de satisfaire la demande mondiale, en forte hausse. Par conséquent, d'une année sur l'autre, les stocks mondiaux s'amenuisent.

A la fin de la campagne 2008, ces stocks devraient avoir perdu encore 5 %, et leur volume devrait être le plus faible depuis 1982. La diminution des stocks de blé devrait être particulièrement importante, estime la FAO. Ce qui explique que la tension sur les prix devrait continuer.

 

Article paru dans l'édition du 05.04.08

 

 

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4 avril 2008 5 04 /04 /avril /2008 15:05

 

 

News Press 04/04/2008 10:13

 

Lors de son déplacement en Afrique, du 3 au 7 avril, le président de la Croix-Rouge française, Jean-François Mattei, inaugurera le centre de santé Henry Dunant situé à Bangui (Centrafrique) et visitera l'hôpital de Sibut (Centrafrique). Ces deux programmes rentrent dans le cadre de l'initiative santé, projet mené conjointement par la Croix-Rouge française et la Croix-Rouge centrafricaine.


En Afrique, des systèmes de santé défaillants

Le projet "initiative santé" a vu le jour en 2005, suite à un constat alarmant : dans beaucoup de pays africains, le système de santé est défaillant et ne couvre pas les besoins des populations locales, notamment ceux des plus vulnérables.

Or, la santé est un élément moteur du développement durable. La Croix-Rouge a tout naturellement sa place dans ce champ, qu'elle se doit de réinvestir. Forte de son expérience, la Croix-Rouge française épaule ses sociétés soeurs africaines pour améliorer la réponse sanitaire dans leurs pays respectifs, à travers le projet "initiative santé".

Celui-ci comporte deux objectifs : renforcer l'accessibilité aux soins, et améliorer la qualité de ceux-ci. Cette initiative passe par le renforcement des capacités des sociétés nationales de la Croix-Rouge ou du Croissant-Rouge à participer à l'amélioration du système sanitaire de leur pays.


Renforcer l'accessibilité aux soins

Après un recensement des établissements de santé dans le pays, la Croix-Rouge française propose à sa société soeur un appui, notamment financier, pour remettre à niveau les structures existantes.

Dans la plupart des cas, il s'agit de réhabiliter des centres de santé, de fournir l'équipement médical, de permettre l'approvisionnement régulier en médicaments et consommables, et d'appuyer la formation du personnel aussi bien sur les actes médicaux que dans la gestion du centre.

Pour ces projets, la Croix-Rouge française implique son réseau, en faisant activement participer ses délégations départementales à la gestion financière, à la logistique...


Améliorer la qualité des soins

Parallèlement, la Croix-Rouge française agit sur le volet de la formation du personnel paramédical (infirmiers, sages-femmes...). En France, la Croix-Rouge forme chaque année 10% du personnel dans le secteur sanitaire et social. Elle peut donc faire profiter ses sociétés soeurs de ce savoir-faire reconnu.

Les activités menées dans le cadre du projet "initiative santé" sont diverses : rédéfinir le curriculum des filières de formation, développer la formation des formateurs, réhabiliter les lieux de stage et les infrastructures des écoles, fournir du matériel pédagogique...

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4 avril 2008 5 04 /04 /avril /2008 15:00


BANGUI, 2 avril 2008 (IRIN) - Connus sous le nom de coupeurs de route, de Zaraguinas ou tout simplement de bandits, les gangs de criminels qui tuent, procèdent à des enlèvements contre rançon, pillent et incendient les maisons constituent actuellement la plus grande menace qui pèse sur les populations civiles du nord de la République centrafricaine (RCA).

Leurs agressions ont contraint des dizaines de milliers de personnes à fuir leurs villages pour trouver refuge dans la brousse, où elles vivent dans des conditions précaires. Ces violences ont également limité l'accès des populations aux champs et aux marchés, réduit les importations de produits sur les principales routes commerciales provenant notamment du Cameroun, et retardé le rapatriement des réfugiés centrafricains vivant au Tchad voisin.

« Ces criminels constituent la principale menace à la sécurité du pays », a expliqué à IRIN Jean-Sébastien Munie, responsable du Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) en RCA.

Ces groupes sont bien organisés, bien informés et en grande partie composés de ressortissants étrangers, qui traversent les frontières poreuses du Tchad et du Cameroun, et viennent même parfois de pays aussi lointains que le Nigeria ou le Niger.
Rien ne résiste à ces groupes de criminels. En RCA, pays dont la superficie est à peu près égale à celle de la France et où les infrastructures de l'Etat sont quasi inexistantes, en dehors de la capitale, l'armée nationale, connue sous le nom de FACA, ne compte que 5 000 hommes, dont seule la moitié serait en service actif.

Pendant des années, la RCA et le Tchad voisin ont été ravagés par de nombreuses guerres civiles, rébellions et mutineries qui ont conduit à une prolifération des armes et à une confusion entre les bandits et les rebelles. Bien que la RCA soit le principal sujet de cet article, le banditisme et les enlèvements ont pendant longtemps constitué un problème transnational dans cette région, une situation favorisée par des frontières peu hermétiques entre les deux Etats et alimentée par un sous-développement et un chômage chroniques et endémiques.

Aggravation des conditions de sécurité

Le coup d'Etat militaire, qui a porté au pouvoir le général François Bozizé en 2003, a aggravé les conditions de sécurité dans le nord de la RCA. Bon nombre de ceux qui ont aidé l'ancien chef d'Etat-major des armées à prendre le pouvoir à Bangui, notamment les mercenaires tchadiens, se sont depuis reconvertis eux aussi dans le banditisme, considérant que M. Bozizé n'avait pas tenu les promesses de récompense qu'il leur aurait faites.

L'aggravation des conditions de sécurité dans le nord-ouest du pays était l'une des raisons invoquées pour justifier la formation de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), un mouvement rebelle constitué en partie de groupes d'autodéfense, mis sur pied pour protéger les villages contre les agressions des Zaraguinas. Pourtant, l'ARPD elle-même a été accusée à maintes reprises de violations des droits humains, notamment d'enlèvements et de pillages.

Selon l'International Crisis Group, entre autres sources, des Zaraguinas feraient partie de l'APRD.

« Beaucoup de personnes sont rebelles le jour, et Zaraguinas la nuit », a indiqué un représentant d'une organisation humanitaire présente à Bangui.

Mais depuis quelques mois, les agressions des Zaraguinas en RCA sont « mieux organisées, plus brutales et violentes, et sont perpétrées par des groupes plus importants de 10 à 15 personnes », selon Annie Raykov, porte-parole du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).

« Désormais, le problème touche presque tout le pays », a indiqué Olivier Bercault, chercheur à Human Rights Watch, à l'issue d'une tournée en RCA.

« La chaîne de commandement de l'APRD est en déliquescence et certains rebelles en profitent peut-être pour empocher des revenus supplémentaires ; ce sont certainement des rebelles tchadiens qui, battant en retraite, cherchent à gagner de l'argent avant de retourner au Tchad, ou des déserteurs de l'armée tchadienne qui se livrent à la même activité ; c'est sûrement aussi la politique répressive que mènent les autorités camerounaises contre les Zarguinas qui a poussé bon nombre de ces bandits à opérer en RCA », a-t-il poursuivi.

Un pays sans loi, ni justice

Selon plusieurs rapports sur la RCA et les entretiens réalisés par IRIN, parce qu'il n'y a pas de réelle autorité dans le pays depuis plusieurs décennies, celui-ci attire toutes sortes de criminels armés.

Les bandits prolifèrent dans un « environnement extrêmement pauvre, où il n'y a ni loi, ni justice, et où règne l'impunité », a expliqué M. Munie d'OCHA.

Au début, ces bandits étaient essentiellement des braconniers. S'il est vrai qu'il y avait quelques affrontements avec les forces de sécurité, les civils étaient généralement épargnés et recevaient même de la nourriture, des produits ménagers et des fusils de chasse en échange de leur silence.

Plus tard, le butin prisé par ces bandits n'était plus les animaux sauvages braconnés, mais les marchandises importées en RCA, pays enclavé, à partir des Etats voisins. Au petit matin, des bandits de grand chemin bien armés tendaient des embuscades aux convois de marchandises ou attaquaient les villes commerciales des zones frontalières. Le meurtre, au passage, de quelques civils permettait de décourager toute velléité de résistance.

Le gouvernement a réagi en fournissant une escorte armée aux convois, occasionnant ainsi des affrontements fréquents et violents avec des groupes de Zaraguinas. Le climat de peur et d'insécurité qui s'est alors installé dans le nord de la RCA a considérablement réduit le flux des convois de marchandises et poussé les bandits à reprendre les vols de bétail - une activité qui était devenue très courante dans toute la région lorsque les puissances coloniales avaient mis fin à la pratique endémique de l'esclavage local.

Les M'bororos, une ethnie qui considère le bétail comme un élément déterminant du statut social et de l'identité de l'individu, ont particulièrement été ciblés, au point que bon nombre d'entre eux ont abandonné leur mode de vie traditionnel, fondé sur le nomadisme.
Lorsqu'un éleveur de bétail ne donnait pas le nombre de têtes demandé par les Zaraguinas, l'enlèvement d'un de ses enfants ou de sa femme était une pratique courante pour l'obliger à fournir le nombre exigé.

Agressions fréquentes

Aujourd'hui, le versement d'une rançon en espèces, dont le montant se chiffre parfois à plusieurs milliers de dollars, est devenu la norme.

Confrontés à la perspective de devoir cultiver la terre pendant de nombreuses années avant de pouvoir reconstituer leur cheptel, bon nombre de ces éleveurs sans ressources se seraient eux-mêmes reconvertis dans le banditisme.
Plus récemment, les criminels s'en prennent de plus en plus aux agriculteurs sédentaires, notamment à ceux des préfectures d'Ouaham et d'Ouaham-Pende, des régions qui, historiquement, font partie des plus grandes zones productrices de coton, de manioc, d'arachide et de sorgho. Ces agressions deviennent plus fréquentes pendant la période de soudure, d'octobre à mai, et se traduisent souvent par le pillage de toutes les réserves alimentaires et de tous les outils agricoles des villages.

Pour les acteurs humanitaires, répondre à des besoins aussi vitaux pose un réel problème. « La distribution des vivres peut occasionner des risques supplémentaires car elle pourrait attirer des rebelles ou des coupeurs dans les zones de distribution et les pousser à extorquer [l'aide] alimentaire aux populations bénéficiaires », selon un rapport conjoint du Programme alimentaire mondial (PAM) et du Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF), publié en octobre 2007.

Les Zaraguinas « font ce qu'ils veulent parce qu'ils savent que les forces de l'ordre ne sont pas assez nombreuses pour assurer la sécurité dans tout le pays », a dit Antoine Gambi, président du comité préparatoire du séminaire sur la réforme du secteur de la sécurité.

« Ils jouissent de la complicité des notables de certaines localités, qui sont à leur solde. Et parmi ces bandits, on retrouve des déserteurs des armées de pays voisins », a-t-il poursuivi.

« Les bandits portent réellement atteinte à l'économie de bon nombre de régions [.] Ils pillent la nourriture de sorte que les populations n'ont plus rien à manger et qu'elles ne peuvent pas toujours aller dans la brousse pour cultiver leurs champs », a indiqué à IRIN Thomas Orungai, responsable de la Croix-Rouge centrafricaine dans la localité de Bossangoa (nord de la RCA).

Depuis la fuite des villageois des localités voisines, en janvier 2008, la population de Bossangoa a augmenté de plus de 1 000 habitants, a poursuivi M. Orunga.

Des villages abandonnés

A deux reprises, les Zaraguinas ont attaqué la localité de Boudigui-Boyange, environ 25 kilomètres à l'ouest de Bossangoa, dans la préfecture d'Ouaham. La première fois, en juillet 2007, ils ont pris tout ce qu'ils pouvaient emporter. Tous les villageois s'étaient enfuis pour se réfugier dans la brousse toute proche.

Un autre groupe de bandits a attaqué le village en octobre ; ils ont tué deux villageois et ont systématiquement incendié toutes les maisons et leur contenu, promettant de revenir pour refaire la même chose si le village était reconstruit.

Bravant cette menace, la plupart des habitants ont quitté la brousse et sont revenus au village pour reconstruire leurs maisons. « Nous savons que les autorités ne peuvent rien faire pour nous protéger », a dit Noël, un habitant du village. « Le gouvernement a envoyé trois soldats dans une ville voisine, mais ils sont partis au bout de quelques jours ».

Sur les recommandations des autorités locales, 22 jeunes gens de Boudigui-Boyange ont créé un groupe d'autodéfense, mais leur arsenal, composé de 16 fusils de chasse vétustes, d'une seule boîte de munitions et d'une variété d'armes traditionnelles, ne peut pas égaler la puissance des fusils AK-47 que les Zaraguinas utilisent généralement.

« Ils sont partout, près de nos champs, de nos terrains de chasse, si bien que nous avons peur de nous y rendre », a expliqué un villageois.

À la recherche d'un sanctuaire

Sur un tronçon de route, à quelque 200 kilomètres au nord-est de Bossangoa, près de la frontière tchadienne, les risques d'agression sont si grands que même la brousse est considérée comme trop dangereuse.

Plus de 1 000 personnes, parmi celles qui ont fui des villages de cette région, vivent actuellement dans un camp pour personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays (PDIP) - le seul camp du pays - ouvert dans la ville de Kabo avec l'aide de Solidarités, une organisation non-gouvernementale française. Ce camp comprend quelques centaines d'habitations de fortune construites par les résidents eux-mêmes. Certaines sont recouvertes de bâches, d'autres de paille, mais aucune de ces habitations ne résistera aux fortes pluies qui s'abattront sur la région dans les prochaines semaines.

« Je ne peux pas retourner dans mon village », a affirmé à IRIN Hubert, 42 ans, père de huit enfants. « Les Zaraguinas ont tué 13 personnes, lorsqu'une trentaine d'entre eux, des Tchadiens pour la plupart, nous ont attaqué en novembre dernier [.] Ils continuent de sévir sur la route [du village] où nous vivons. S'il n'y a pas de sécurité, comment pouvons-nous retourner chez nous ? »

Lorsque le camp a été ouvert à la fin de l'année 2007, ce n'était qu'un camp de transit provisoire pour les personnes déplacées victimes d'agressions périodiques, commises par les rebelles. Aujourd'hui, alors qu'aucune solution n'est envisagée pour mettre fin au banditisme et que les premières pluies ne tarderont pas à tomber, il semble nécessaire de construire un camp permanent pour ces déplacés, coupés de leurs maisons.

C'est un aspect sensible de la stratégie humanitaire. En effet, en transformant le site de Kabo en camp permanent, on risque de prolonger indûment l'absence des agriculteurs de leurs champs et de créer des tensions avec les résidents permanents de la ville, qui pourraient se sentir moins bien traités que les PDIP.
Etapes suivantes ?

« Il est très difficile de lutter contre le banditisme », a expliqué à IRIN Toby Lanzer, le Coordinateur humanitaire des Nations Unies en RCA. « Il faut donner les moyens nécessaires à la police, à la gendarmerie et à l'armée, ainsi qu'au système judiciaire, pour que le pays puisse être dirigé conformément à la loi ».

Ce renforcement de capacités - et la fin de l'impunité - sont précisément l'objectif de la réforme de l'ensemble du secteur de la sécurité. Mais ce processus n'est pas encore tout à fait engagé et il faudra bien des années pour le mener à bien. En outre, sa réussite dépendra en partie de la conclusion d'un accord de paix global avec deux groupes rebelles et des progrès réalisés dans le cadre du dialogue politique national.

Parallèlement, les FACA, peut-être piquées au vif par les accusations faisant état de leur inaction face au banditisme, et par l'ampleur relativement faible du banditisme dans certaines régions contrôlées par les rebelles, ont lancé une série d'opérations. Ainsi, début 2008, l'armée a mené plusieurs attaques contre les nombreuses bases des Zaraguinas, mais pour la plupart, ces opérations n'ont servi qu'à disperser les criminels. Lors d'une de ces opérations, l'armée a fait plusieurs prisonniers, et selon une source bien informée, 10 d'entre eux ont été exécutés.

Le général Gambi, président du comité préparatoire du séminaire sur la réforme du secteur de la sécurité, a expliqué à IRIN que les opérations des FACA pourraient être plus efficaces si l'armée disposait d'hélicoptères pour acheminer les troupes dans les zones où sévissent les Zaraguinas. « Mais nous n'avons pas les moyens de mener de telles opérations. Nous avons besoin d'hélicoptères ».


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3 avril 2008 4 03 /04 /avril /2008 21:59
 
 

APA-Yaoundé 03-04-2008 (Cameroun) Le ciment de grande consommation est devenu invisible depuis une semaine dans les quincailleries de la capitale camerounaise, Yaoundé, a constaté APA sur place.

A l’entrée sud de la ville, des revendeurs en pick-up se postent dès les premières heures de la journée, attendant d’intercepter d’éventuels camions de marchandise en provenance de l’usine des Cimenteries du Cameroun (CIMENCAM), située à quelque 250 kilomètres de la métropole économique, Douala.

Les rares gros porteurs entrant dans la ville sont aussitôt pris en chasse, jusqu’aux lieux de déchargement où la cargaison s’envole aussitôt.

Ce ciment est alors revendu au prix fort, dépassant parfois les 10.000 FCFA le sac, contre 5500 FCFA (4900 FCFA précédemment), selon les nouveaux tarifs entrés en vigueur depuis le 28 mars dernier.

Cette pénurie intervient alors que CIMENCAM, filière du groupe français Lafarge, a engagé un bras de fer avec le gouvernement à la suite desdites augmentations de prix qui, en réalité, avaient été différées à la suite des émeutes contre la vie chère de février dernier.

Dans une correspondance adressée le 26 mai dernier au directeur général de CIMENCAM, qui détient le monopole de ce matériau au Cameroun et dans la sous-région, le secrétaire général des services du Premier ministre, Jules Doret Ndongo, jugeait «cette décision inopportune et incompréhensible».

Il estimait cette mesure «en contradiction avec les récentes mesures prises par le Chef de l’Etat dans le sens de la baisse des prix des produits de première nécessité et de l’amélioration substantielle du pouvoir d’achat des ménages».

A l’appui de son argumentaire M. Ndongo invoque l’ordonnance du 7 mars dernier du chef de l’Etat, Paul Biya, qui entre autre baisse de 10 à 5 pour cent les droits de douane sur l’importation du clinker, composant réactif du ciment.

Nullement démontés, les responsables de CIMENCAM justifient la hausse des prix du ciment par l’«inflation du prix du pétrole, l’augmentation des coûts des matières et la croissance vertigineuse des prix du fret à des niveaux jamais atteints, depuis plus de 24 mois, mais aussi un renchérissement accéléré des principaux coûts de production».

De plus, l’opérateur annonce des besoins financiers de l’ordre de 26 milliards FCFA, en terme de nouveaux investissements destinés à satisfaire la demande en forte croissance.

 
 
 
 
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