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17 avril 2008 4 17 /04 /avril /2008 16:06



 


Le président ivoirien, Laurent Gbagbo, a pris la parole hier au Conseil de sécurité de l’ONU à l’occasion d’une séance publique. Il a défendu la thèse qui lui est chère, à savoir que les problèmes des Africains doivent être réglés par les Africains, les Nations Unies ne devant qu’apporter un appui aux organisations sous-régionales.

 
Selon le département de l’information des Nations Unies, «M. Laurent Gbagbo, Président de la Côte d’Ivoire, a d’abord rendu hommage au Président sud-africain et à son attachement à la paix». «Avant de se rendre au Siège des Nations Unies, à New York, rapporte toujours le département de l’information de l’ONU, le président ivoirien a dit que la Côte d’Ivoire a fixé le premier tour de ses élections au 30 novembre 2008».

 

Et de préciser : «le Président Gbagbo a affirmé que cela constituait une «victoire pour nous tous» et a demandé à la communauté internationale d’appuyer le pays afin d’en finir avec cette période qui n’honore pas la Côte d’Ivoire. Il a rappelé que l’ONU avait été créée pour régler les problèmes de conflits entre États. Toutefois, il a estimé qu’en Afrique, on assistait à des conflits à l’intérieur des États et qui «visent à la destruction de l’État». Il a à cet égard cité les cas du Congo, de la Sierra Leone et de la Somalie. Le Président Gbagbo a fait part de son admiration pour les efforts entrepris par les Africains pour régler les conflits régionaux. Dans ce cadre, il a souhaité saluer tous les présidents de l’Union africaine, et particulièrement M. Konaré, président de la Commission de l’Union, et son successeur actuel, M. Ping”.

 
Toujours à propos du règlement des conflits en Afrique, le département de l’information rapporte que «le Président de la Côte d’Ivoire a demandé l’appui de l’ONU, affirmant que l’Organisation devait décentraliser les pouvoirs et qu’il s’agissait d’une «question de responsabilité et de structure». Il faut confier à l’Union africaine et à ses partenaires, comme la SADC, le règlement des conflits qui naissent aujourd’hui et sont d’un type nouveau, a-t-il proposé. Il a déclaré que la réforme de l’ONU passait aussi par cette nouvelle réorganisation du travail au niveau mondial.

 

Avec l’appui de l’ONU, il faut faire en sorte que les organisations régionales jouent un rôle plus grand, a-t-il insisté. Le Président Gbagbo a cité le cas de son pays, rappelant que, à chaque fois que des progrès significatifs avaient été faits, des Africains étaient en première ligne. Ainsi, il a souligné la médiation sud-africaine de 2005 et les progrès réalisés aujourd’hui par le biais d’une facilitation du Burkina Faso. Les Africains ont beaucoup à donner à l’Afrique en ce qui concerne la paix et ils doivent être épaulés par l’ONU», a-t-il conclu.


Le président ivoirien a ensuite été reçu au siège des Nations Unies à New York par le Secrétaire général de l’ONU, le sud-coréen Ban Ki-moon. Laurent Gbagbo recevra le samedi les Ivoiriens des Etats-Unis et sera de retour à Abidjan le dimanche 20 avril. Deux jours plus tard, le 22 avril, il recevra à son tour le Secrétaire général des Nations Unies à Abidjan.


Augustin Kouyo Source (Notre voie) : Centre des nouvelles de l’ONU 16 avril 2008

 

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17 avril 2008 4 17 /04 /avril /2008 15:51

 

Le Quotidien Mutations (Yaoundé)

 

17 Avril 2008

 

Junior Binyam

 

Des obsèques officielles devraient avoir lieu d'ici à la fin de l'année après un accord entre la veuve et Paul Biya.

 

La difficulté des médias officiels à trouver un prétexte plausible le 31 mars dernier à l'audience accordée par le chef de l'Etat, Paul Biya, à Emile Derlin Zinsou, ancien président du Bénin et actuel vice-président du Haut conseil de la francophonie, dénotait à la fois du caractère secret et sensible de la nature des échanges. Surtout quand on se rappelle que le dernier contact formel entre les deux hommes remontait à la fin de l'année 82 après la démission d'Ahmadou Ahidjo.

 

Revenu au début de l'année 1983 au Cameroun pour un rendez-vous convenu avec le nouveau maître de Yaoundé, Emile Derlin Zinsou, accompagné d'investisseurs belges, restera deux semaines à tourner en rond sans pouvoir rencontrer le président Biya, selon des informations concordantes. Cet incident, couplé à la nature orageuse des relations entre Paul Biya et son mentor Ahmadou Ahidjo dès le milieu de l'année 1983, va renforcer les lignes de fracture entre le président Biya et M. Zinsou qui restera fidèle à Ahmadou Ahidjo jusqu'à son enterrement à Dakar le 30 novembre 1989.

 

A cette occasion, l'ancien chef d'état béninois va délivrer une oraison funèbre restée dans les annales. C'est au nom de cette amitié que, selon l'hebdomadaire L'oeil du Sahel, dans sa livraison du 14 avril dernier, des émissaires du président Biya vont renouer le contact au début de cette année avec Emile Derlin Zinsou pour qu'il officie comme médiateur. "Objectif : faciliter un dialogue constructif entre Germaine Ahidjo (Ndlr : l'épouse du défunt président) et le chef de l'Etat camerounais au sujet du rapatriement de la dépouille de l'ex-président de la République", rapporte "l'hebdomadaire d'informations générales du Nord-Cameroun" qui indique par ailleurs que "les négociations entre les deux parties ont duré jusqu'au début du mois de mars dernier, non seulement autour des conditions de rapatriement de la dépouille de Ahmadou Ahidjo mais également sur un ensemble de dossiers financiers intégrant tant les biens saisis de l'ancien président que son traitement d'ex président de la république." Nos tentatives pour recouper ces informations auprès de Mohamadou Ahidjo, fils du défunt, sont restées vaines, son téléphone nous renvoyant toujours au répondeur automatique.

 

L'audience du 31 mars dernier au palais de l'Unité à Yaoundé scellait le rapprochement entre Paul Biya et un fidèle ami de son "illustre prédécesseur". Mais surtout, la rencontre était l'occasion d'arrêter les grandes lignes du protocole d'accord qui prévoit le rapatriement des restes du "père de la nation" au Cameroun et un deuil national de 48 heures avec des manifestations à Yaoundé et Garoua, la ville natale du défunt.

 

Détails

 

Rien ne filtre jusqu'ici quant aux dates retenues pour cet hommage national à celui qui a été président de la République du Cameroun de 1960 à 1982. Mais, selon L'oeil du Sahel, ce sera fait d'ici la fin de cette année. Reste à régler des détails comme ceux relatifs à l'implication de l'actuel chef de l'Etat qui doit se déterminer quant à sa présence à l'accueil de la dépouille à Yaoundé, mais également à sa participation au clou des deux jours d'hommage à Garoua. Il est également prévu pour la famille Ahidjo, une résidence d'état et la réparation matérielle de quelques spoliations subies.

 

Le revirement du président Biya dans ce dossier n'a d'égal que celui sur la modification de la constitution et la levée du verrou sur la limitation des mandats. En octobre dernier, dans l'interview accordée à la chaîne de télévision française, le locataire d'Etoudi indiquait qu'il n'était pas opposé au retour de la dépouille de son prédécesseur, mais que l'initiative revenait à sa famille. Répondant en quelques sortes à Germaine Ahidjo qui a toujours fait du retour de la dépouille de son mari au Cameroun, une affaire d'Etat.

 

D'aucuns voient dans le vote en faveur de la modification de la constitution des députés de l'Undp à l'Assemblée, un prolongement logique de cet arrangement. Puisque parmi les six représentants au parlement de l'Union nationale pour la démocratie et le progrès (Undp) on retrouve : Mohamadou Ahidjo (fils du défunt président) et Basile Yagaï (neveu de Germaine Ahidjo).

 

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17 avril 2008 4 17 /04 /avril /2008 15:06



 

La stabilité d'une grande partie de l'Afrique dépend de la situation sur la frontière soudano-tchadienne. Et, pour des raisons diverses, seuls des efforts conjoints entre les Etats-Unis, la France et la Chine permettront d'éviter le chaos.

 

Selon un rapport de l'ONG Enough Project, l'attaque lancée par les rebelles contre N'Djamena fin janvier est la manifestation de deux situations explosives. Pour Colin Thomas-Jensen, l'auteur de cette étude, intitulée "Is Anyone Serious About Ending the Crisis in Chad ?" [Y a-t-il quelqu'un qui veuille vraiment mettre fin à la crise tchadienne ?], la première est la tragédie du Darfour, et la seconde est l'aide apportée par le Soudan aux rebelles qui tentent de renverser le président tchadien Idriss Déby. "Déby est favorable au déploiement d'une force européenne de maintien de la paix au Tchad et en République centrafricaine, et son gouvernement soutient certains des groupes rebelles soudanais qui sévissent au Darfour. Le régime de Khartoum, lui, cherche à empêcher le déploiement des forces européennes et à couper les liens du Tchad avec les rebelles du Darfour", précise le rapport.

La seconde situation est la crise politique que connaît le Tchad. Le gouvernement tchadien rend Khartoum responsable de tous les maux du pays, mais la vérité est qu'il est l'un des plus vénaux du monde, tandis que les Tchadiens figurent parmi les plus pauvres et les moins bien lotis en termes de droit de vote. "Le Tchad est un terrain favorable aux conflits régionaux et aux guerres menées par alliés interposés parce qu'il est lui-même en proie à une très grave crise interne, poursuit le rapport. Après la dernière tentative de coup d'Etat, le gouvernement tchadien a sévi contre l'opposition politique non armée. Des leaders de l'opposition ont été arrêtés, d'autres se sont réfugiés dans les pays limitrophes et d'autres encore ont dû entrer dans la clandestinité."

 
"Pour les Tchadiens qui cherchent une issue pacifique, le silence de la communauté internationale a été assourdissant. Cette crise politique met en danger le rétablissement de la paix au Darfour, la stabilité régionale à long terme et les civils pris au piège par la guerre, et le monde est remarquablement mal équipé pour la neutraliser." Pour parler sans détour, continue le document, la communauté internationale n'a à l'heure actuelle ni les moyens ni l'envie de réclamer une approche globale à la crise tchadienne, ce qui est pourtant nécessaire si l'on veut empêcher la région de sombrer dans la guerre chronique. Plus précisément, l'Union européenne et l'Union africaine devraient mener un processus de réconciliation des factions tchadiennes belligérantes et exiger des réformes politiques internes capables d'empêcher de futurs conflits.

 
Toujours selon le rapport, la France, les Etats-Unis et la Chine devraient s'unir pour exiger une véritable réforme. Les trois pays tireraient avantage du retour de la paix et de la stabilité au Tchad – et au Soudan/Darfour –, mais aucun ne peut espérer atteindre cet objectif seul. La France a beaucoup d'influence, mais n'est pas considérée comme un médiateur neutre à cause de son passé colonial et de son soutien inébranlable au président Déby.

L'influence de la Chine au Tchad progresse rapidement grâce au développement des liens commerciaux entre les deux pays. Quant aux Etats-Unis, ils sont en train de renforcer leur alliance antiterroriste avec N'Djamena et, de même que Paris, mais à un moindre degré, Washington est loin d'être neutre. En faisant obstacle à une redéfinition majeure des priorités politiques et à une intensification des efforts diplomatiques, les Américains et leurs partenaires potentiels ne réussiront pas à mettre un terme au conflit tchadien. En matière de politique étrangère, les deux grands objectifs des Etats-Unis au Tchad sont la lutte contre le terrorisme et l'apport d'une aide humanitaire. Même si les dirigeants américains reconnaissent l'importance de soutenir le règlement du conflit, la réforme politique et le développement socio-économique, ils ne font pas grand-chose dans ce sens.


Le Tchad est situé entre l'Afrique du Nord et l'Afrique de l'Ouest et du Centre, des régions qui présentent un intérêt croissant pour la lutte américaine contre le terrorisme. Le gouvernement Bush craint que les frontières poreuses et les zones septentrionales mal contrôlées de certains pays du Sahel n'apparaissent comme des refuges tentants pour les groupes extrémistes. C'est pour cette raison qu'il apporte une aide au Tchad dans le cadre du Partenariat transsaharien de lutte contre le terrorisme. Washington n'est pas totalement dépourvu d'influence au Tchad. Le président Déby, qui souhaite bénéficier de l'amitié américaine, est prêt à consentir quelques sacrifices pour l'obtenir. Les Etats-Unis doivent donc agir en conséquence.

 

Zachary Ochieng
The East African

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17 avril 2008 4 17 /04 /avril /2008 15:03

 


 


(Tunis) 16 Avril 2008

 

Une mission conjointe BAD - Banque mondiale (BM) séjourne en RCA en vue d’effectuer avec le gouvernement une Revue de programme pays (RPP). L’objectif global de la RPP est de faire le point sur la mise en œuvre des projets et d’élaborer un plan d’amélioration de la qualité du portefeuille; d’évaluer les résultats réalisés dans le cadre du Document de Stratégie Intérimaire Conjointe (DSIC) BAD-BM 2007-2008 en vue d’en tirer les leçons ; et d’entamer les discussions sur les priorités du Gouvernement pour la nouvelle Stratégie de Partenariat Pays Conjointe (SPP) BAD-BM prévue pour l’exercice fiscal 2009.

 

La journée du 1er avril a été consacrée à la visite des sites des projets. La journée du 2 avril a été consacrée à des discussions stratégiques entre le gouvernement, la BM, la BAD, et les autres partenaires sur des sujets importants tels que la mise en œuvre du DSRP 2008-2010, l’état des finances publiques en 2008 et la gouvernance, la mise en œuvre de la FRPC et de l’IPPTE, les priorités du Gouvernement à tenir en compte dans la nouvelle SPP, et les ressources allouées à la RCA dans le cadre d’IDA-15 et du FAD-11.

 

La journée du 3 avril est quant à elle consacrée aux ateliers techniques qui portent sur les différents aspects de la mise en œuvre des projets, en particulier la passation de marché (BAD), les politiques de sauvegarde (BM).

 

Les travaux de cette mission conjointe ont commencé le 31 mars 2008 avec l’organisation d’une session sur la revue de la performance du portefeuille des deux organisations en présence du Premier ministre, M. Faustin Archange Touadera, du ministre d’Etat à l’économie, au plan et à la coopération internationale, M. Sylvain Maliko, d’une vingtaine de ministres, de la directrice des Opérations Pays, Afrique centrale, BM, Mme Mary Barton-Dock, de l’économiste en chef, Afrique centrale, BAD, M. Issa Koussoubé, d’une quinzaine de représentants et experts de la BM et la BAD, ainsi que des autres partenaires au développement de la RCA.

 

Copyright © 2008 African Development Bank. Droits de reproduction et de diffusion réservés.

 

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17 avril 2008 4 17 /04 /avril /2008 15:01



 

PARIS 17 avril 08 (AP) - Homme politique, écrivain, penseur, Aimé Césaire incarnait à lui seul plus d'un demi-siècle de l'histoire de la Martinique. Mort jeudi à l'âge de 94 ans, cette figure type de l'engagement littéraire aura mis ses lettres au service d'un combat de toute une vie pour l'émancipation des Noirs.

 

Dès ses premiers textes dans les années 1930, il aura chanté la "Négritude", concept littéraire autant que sociologique prônant le retour à l'identité et à la culture noires, et dénoncé l'oppression colonialiste blanche.

 

Dans ses poèmes, ("Cahier d'un retour au pays natal", "Les armes miraculeuses", "Et les chiens se taisaient", "Soleil cou coupé", "Corps perdu", "Cadastre"), ou dans ses essais, notamment le célèbre "Discours sur le colonialisme", il aura défendu par les mots la fierté et le droit à l'égalité du peuple noir.

 

"La négritude est la simple reconnaissance du fait d'être noir, l'acceptation de ce fait, de notre destin de noir, de notre histoire et de notre culture", écrivait-il. Il avait également écrit pour le théâtre ("La tragédie du roi Christophe", "Une saison au Congo", "Une tempête").

 

Avec Léopold Sédar Senghor, autre homme de lettres noir rencontré à son arrivée à Paris en 1931, il aura développé au fil du temps la Négritude comme un pont littéraire, culturel et historique entre les Noirs des Antilles et ceux d'Afrique, notamment par l'intermédiaire de "L'Etudiant noir", la revue qu'ils avaient fondée dans les années 1930. "Le mouvement de la Négritude affirme la solidarité de la diaspora avec le monde africain", expliquait-il.

 

"Nous étions très centrés sur la rencontre des civilisations. J'étais très curieux du Sénégal et de l'Afrique. Je savais bien qu'ils étaient des frères, mais personne ne me l'avait appris et surtout pas les livres", expliquait-il en 2005 au sujet de sa rencontre avec le futur président du Sénégal décolonisé. "Alors on a parlé du passé de l'Afrique, j'ai parlé de la Martinique, du créole, de l'immigration, du monde colonial, de la France et nous. Et je voyais que, sur beaucoup de points, on se rencontrait. C'est ainsi qu'est née la négritude".

 

Homme de lettres, Aimé Césaire aura également traversé l'histoire politique de la France et de la Martinique depuis l'après-guerre. Homme de gauche, il aura été député de Martinique pendant près de cinquante ans, d'abord sous l'étiquette communiste, avant d'intégrer le groupe socialiste. Il est maire honoraire de Fort-de-France, ville qu'il a administrée de 1945 à 2001.

 

En 2007, il avait soutenu Ségolène Royal à l'élection présidentielle et avait accepté d'être le président d'honneur du comité de soutien "Désirs d'avenir" de la candidate en Martinique. En décembre 2005, il avait refusé de rencontrer Nicolas Sarkozy à Fort-de-France en raison de la polémique autour de la loi sur le "rôle positif" de la colonisation. Il avait finalement accepté de recevoir le ministre de l'Intérieur de l'époque le 10 mars 2006 lors de la visite de ce dernier en Martinique. En janvier 2007, M. Sarkozy avait fait rebaptiser l'aéroport de Fort-de-France/Le Lamentin aéroport Martinique/Aimé Césaire.

 

Né le 25 juin 1913 à Basse-Pointe (Martinique), Aimé Fernand Césaire était issu d'une famille lettrée attachant une grande importance à l'éducation. Elève brillant, il suit d'abord ses études à Fort-de-France, avant d'entrer au prestigieux lycée Louis-le-Grand à Paris en 1931, après avoir obtenu une bourse d'enseignement. C'est là qu'il rencontre Léopold Sédar Senghor. Il intègre ensuite l'Ecole normale supérieure et la Faculté de lettres de Paris.

 

Licencié es lettres, il rentre en Martinique, où il enseigne au lycée Schoelcher de Fort-de-France entre 1940 et 1945. Ce retour sur sa terre natale lui inspire ses premiers poèmes "Cahier d'un retour au pays natal", et il entame parallèlement sa longue carrière politique. Il est d'abord membre des deux Assemblées constituantes de Martinique entre 1945 et 1946, avant d'être élu député de la Martinique en 1946 (réélu en 1951 et 1956).

 

Ses positions anticolonialistes le rapprochent du Parti communiste. De 1946 à 1956, il est inscrit sous cette étiquette à l'Assemblée nationale, avant d'être apparenté au groupe du Parti du regroupement africain et des Fédéralistes jusqu'en (1958-59). En 1958, il est réélu au Palais Bourbon, où il siégera jusqu'en 1993, en tant qu'apparenté au Parti socialiste.

 

Parallèlement à la métropole, Aimé Césaire mène une carrière politique en Martinique, où il est président du Parti progressiste martiniquais. Il est maire de Fort-de-France entre 1945 et 1983. Sa réélection de 1983 est invalidée, mais il retrouve son écharpe en 1984, avant de se retirer en 2001. Il est conseiller général du quatrième canton de Fort-de-France entre 1956 et 1970, et président du Conseil général de Martinique entre 1983 et 1986.

 

En 1968, il avait reçu le prix international de littérature de Viareggio-Versilia pour l'ensemble de son oeuvre, et en 1982 le grand prix national de poésie. En 1969, il avait été honoré par le Cameroun, qui avait émis un timbre à son effigie.

 

AP

 

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Centrafrique-Presse.com - dans FRANCE
16 avril 2008 3 16 /04 /avril /2008 22:05




(Xinhuanet 16/04/2008)

Le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi s'est entretenu mardi soir avec le président de la république centrafricaine qui effectue actuellement une visite en Libye.

Le président Bozizé a déclaré que sa visite en Libye vise à

informer le leader libyen du programme du Comité de dialogue national centrafricain, a rapporté l'agence de presse libyenne (JANA).

Selon JANA, le président Bozizé a également appelé Kadhafi à faire davantage d'efforts pour assurer le succès du dialogue national pour la réconciliation en Afrique Centrale pour qu'elle jouisse de la paix et la stabilité et se débarrasse une fois pour toutes des conflits armés.

Il a rappelé, à cette occasion, le soutien de Tripoli, depuis son accession au pouvoir en 2003, en vue d'instaurer un dialogue entre les différentes sensibilités politiques centrafricaines, la paix et la démocratie dans le pays.

Mouammar Kadhafi est le parrain du premier accord de paix en Afrique centrale signé à Syrte, en Libye, en février 2007, entre le gouvernement centrafricain et le Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) du général Abdoulaye Miskine .

L'accord qui associe le FDPC et l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), une autre faction rebelle centrafricaine, stipule l'arrêt immédiat des hostilités et l'abstention de tout acte militaire ou toute autre forme de violence.

 

© Copyright Xinhuanet

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Centrafrique-Presse.com - dans DIALOGUE INCLUSIF
15 avril 2008 2 15 /04 /avril /2008 23:58

 


Douala - 15/04/2008Cameroun  (PANA) - La compagnie camerounaise de transport aérien, Cameroon Airlines (CAMAIR), vient d'être exclue de l'Association internationale du transport aérien (IATA), a appris la PANA mardi de source autorisée.

L'IATA reprocherait, entre autres à la CAMAIR "l'absence de comptes fiables et d'audits indépendants pendant près de quatre ans".

L'absence de politique nationale de sécurité aérienne, le non respect des normes internationales de maintenance de ses aéronefs et le vieillissement de sa flotte font également partie des griefs de l'IATA contre la CAMAIR.

Depuis une dizaine d'années environ, la compagnie camerounaise de transport aérien est dans une zone de turbulences, ressentie à travers une grave crise de trésorerie, une flotte propre inexistante, un personnel démotivé, d'énormes charges et de lourdes dettes en 2007 de l'ordre de 75 milliards FCFA et des pertes cumulées s'élevant à plus de 100 milliards de FCFA.

Face à cette situation, le gouvernement camerounais avait, brutalement et momentanément, pendant une semaine, en mi-mars dernier, suspendu les activités de la CAMAIR, qui a été dissoute et mise en liquidation à la fin mars 2006 au terme d'une Assemblée générale extraordinaire.

La reprise de la CAMAIR par le consortium First Delta Air Services, constitué de la compagnie aérienne belge SN Brussels et la société camerounaise de capital risque CENINVEST, en juin de la même année, à la suite d'un appel d'offres lancé par le gouvernement, avait échoué, le repreneur s'étant retiré aussitôt désigné.

"En fait, la CAMAIR baptisée "11ème province du Cameroun" parce qu'elle faisait la fierté du peuple, n'inspire plus confiance. Elle n'a plus d'avion. Quand bien même elle les loue, ses vols sont incertains. Les voyageurs l'ont surnommée "Air peut-être" à cause de ses multiples retards et pannes d'avion", s'indigne Louis Magloire Domche, opérateur économique à Douala.

Les autorités camerounaises ont nommé récemment deux co-liquidateurs et un directeur délégué de l'exploitation en lieu et place de l'administrateur provisoire relevé de ses fonctions.

Pour revenir dans les bonnes grâces de l'IATA, la CAMAIR devrait se déployer dans le développement de son personnel technique, la mise en circulation de la technique de vente de billets électroniques, le respect des normes internationales de gestion et de sécurité aérienne.

La privatisation de la CAMAIR fait partie des exigences des bailleurs de fonds internationaux, notamment le Fonds monétaire international (FMI) dans le cadre de l'atteinte par le Cameroun de l'Initiative Pays pauvres très endettés (PPTE).
 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
15 avril 2008 2 15 /04 /avril /2008 23:21



 

Source: Humanitarian and Development Partnership Team - Central African Republic

Date: 14 Apr 2008


Points saillants

 

- Forum sur le financement et l'accès aux soins de santé du 8 au 10 avril à Bangui

- Formation du Comité Internationale de la Croix Rouge sur les blessures des armes à feu

- 1.500 patients inscrits au Centre de Traitement Ambulatoire de Bangui

- Cadre d'Analyse des Besoins humanitaires

 

Actualités

 

Faciliter l'accès aux soins de santé

 

Le Forum sur le financement et l'accès aux soins de santé s'est déroulé du 8 au 10 avril à l'Assemblée Nationale à Bangui. Le forum a engagé des réflexions qui doivent conduire à l'adoption d'un système permettant d'offrir des services de santé à faibles coûts, voire même d'annuler ces coûts pour les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes. Les pouvoirs publics et les partenaires ont en effet constaté que les coûts des soins constituent le plus souvent un obstacle à l'accès, plus particulièrement pour les populations vulnérables mentionnées précédemment.

 

Le premier ministre, Faustin Touadera, dans son discours au cours de la cérémonie d'ouverture, a souligné que les indicateurs clés de la santé en République Centrafricaine sont les plus bas du continent : un taux de mortalité parmi les enfants de moins de cinq ans de 176 pour 1.000 et une mortalité maternelle de 1.355 pour 100.000 accouchements. Pour réduire ces chiffres dévastateurs, le forum a fait des recommandations concernant l'exemption des paiements des soins pour les femmes enceintes et les enfants de moins de cinq ans, l'assainissement de la gestion du secteur à tous les niveaux, une meilleure coordination de l'aide internationale et une réflexion approfondie sur les mécanismes alternatifs de financement des soins, à savoir les mutuelles de santé et les forfaits obstétrique et pédiatrique. Le premier ministre a prôné la mise en place d'un comité de suivi des recommandations.


Organisé par le ministère de la Santé Publique, de la Population et de la Lutte contre le Sida, avec l'appui de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et de l'UNICEF, le forum a réuni 150 participants des services de santé centrales et de la périphérie, des ONG nationales et internationales, des organisations confessionnelles et des partenaires au développement.

 

Formation sur blessures des armes à feu

 

Le personnel sanitaire militaire et civil de Bangui et des provinces se perfectionne en chirurgie des blessés par armes à feu. En vue de répondre au besoin croissant de soins aux personnes blessées, le Comité International de la Croix Rouge (CICR) a organisé du 7 au 9 avril à l'hôtel Somba à Bangui, un séminaire en chirurgie des blessés par armes à feu, auquel ont pris part 23 médecins venus de Bangui et des régions de l'Ouham, Ouham-Pendé et la Vakaga dans le nord de la Centrafrique.

 

Les affrontements entre les forces gouvernementales et les différents groupes armés d'opposition dans les zones conflictuelles provoquent des cas de blessures par armes de guerre. A cette situation générale et en lien avec l'insécurité dans le nord-ouest et le nord-est du pays, s'ajoutent les attaques des bandes armées - "coupeurs de route" - sur les populations dans ces régions. Le personnel sanitaire militaire et civil des hôpitaux des préfectures du nord affectées par le conflit est de plus en plus sollicité pour des soins à apporter aux personnes blessées par armes à feu. A Bangui la capitale, des incidents ayant entraîné des blessures graves suite à l'usage des armes à feu, contribuent à une augmentation des cas de personnes blessées auxquels les chirurgiens des hôpitaux sont confrontés.

 

Ces cas spécifiques commandent des gestes médicaux peu habituels pour la grande majorité des participants. "Ce ne sont pas des cas auxquels nous faisons face habituellement. La prise en charge des blessés de ce type, pour être efficace, se fait différemment", a affirmé Dr Issa Mapouka, chirurgien chef de service de traumatologie orthopédique de l'hôpital communautaire de Bangui, présent à l'ouverture des travaux. "Nous avons suivi un séminaire similaire du CICR en 2001 et cela nous a été d'une grande utilité lors des troubles militaro politiques que le pays a connu par la suite" a-t-il poursuivi.

 

Durant les trois jours de travaux les participants ont débattu de plusieurs thèmes touchant les activités chirurgicales du CICR dans le monde, les droits et devoirs du personnel sanitaire et des thèmes spécifiques à la pratique chirurgicale. Ce séminaire deuxième du genre organisé à Bangui par le CICR sera suivi, selon Jean-Nicolas Marti, chef de délégation du CICR, d'autres événements de formation médicale.

 

Pour en savoir plus : jmarti.bng@cicr.org

Pour toutes informations, veuillez contacter: UN OCHA RCA

Nancy Snauwaert snauwaert@un.org |+236 75 54 22 78

Gisèle Willybiro willybiro@un.org |+236 75 54 90 31

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
15 avril 2008 2 15 /04 /avril /2008 22:32

 

Madrid 15-04-2008 (Espagne)(APA) - L’opposant équato-guinéen Severo Moto a été arrêté par la police espagnole, lundi soir près de Madrid, pour un présumé trafic d’armes, a-t-on appris dans la capitale espagnole.

 

Dans un entretien tétéphonique avec APA, M Armengol Engonga Ondole, “vice-président” et "ministre des hydrocarbures”, du “gouvernement de la Guinée Equatoriale en exil” (oppoition), a confirmé l’information donnée peu auparavant de source judiciaire espagnole.


Sur ordre du juge Fernando Andreu de l’Audience Nationale, la plus haute juridication pénale en Espagne, severo Moto a été arrêté dans la région de Tolède, au sud de Madrid, pour un présumé « trafic d’armes de guerre destinées à la Guinée Equatoriale ».

La justice espagnole avait ouvert une enquête après la découverte, le 4 mars dernier au port de Sagunto, dans l’est du pays, de deux fusils d’assaut et d’un pistolet dans le coffre d’une voiture qui allait embarquer vers Malabo.

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
15 avril 2008 2 15 /04 /avril /2008 22:26



 

APA Bangui 15-04-2008 (Centrafrique) La hausse des prix des produits de première nécessité en Centrafrique a provoqué «un déséquilibre au sein des ménages à faible revenu qui s’interrogent dès lors sur le respect des décisions gouvernementales règlementant les prix», selon un économiste de l’Université de Bangui.

 

Les commerçants, grossistes et semi grossistes, continuent de pratiquer des prix prohibitifs, en dépit de l’appel lancé mercredi dernier par la ministre centrafricaine du Commerce, Emilie Béatrice Epaye, les exhortant à se conformer aux dispositions de la loi du 26 mai 1992 portant libéralisation des prix en Centrafrique.

 

Pour certains produits, la hausse a frôlé en moyenne les 25%. Mais «la folie» a surtout touché l’huile dont le prix a doublé en quelques mois seulement, passant de 900 FCFA à 1.800 FCFA le litre, a indiqué à APA M. Mbétid-Bassane, chef du Département des sciences économiques à l’Université de Bangui.

 

Au même moment, le prix de la boîte de lait en poudre de 400 g a été propulsé à 3.000 FCFA «alors qu’il ne dépassait guère les 2.000 FCFA», le prix d’une boîte de beurre de 900kg est passé de 1.750 à 2.500 F CFA alors que celui du kg de sucre est passé de 750 à 900 FCFA.

 

Le prix du morceau de savon ordinaire est passé de 250 à 350 FCFA, celui du paquet de 10 boîtes d’allumettes de 250 à 350 FCFA. La hausse n’a épargné les matériaux de construction. Le prix d’un sac de ciment CIMENCAM de 50 kg est passé de 9000 à 18.000 FCFA, celui de la tôle aluminium de 2 m est passé de 1.800 à 4.000 FCFA.

 

Selon Dr. Mbétid-Bassane, la hausse des prix des produits importés, en particulier ceux de première nécessité, s’explique par des facteurs exogènes et endogènes.

 

S’agissant des facteurs exogènes, il a indiqué que deux éléments importants jouent un rôle essentiel dans la hausse des prix: l’émergence économique fulgurante de la Chine et de l’Inde qui se traduit par une forte demande d’affrètement sur le marché mondial et l’augmentation régulière du prix du baril de pétrole qui frise aujourd’hui les 112 dollars.

 

La hausse du prix du brut suite aux tensions au Moyen Orient se répercute sur le niveau général des prix des produits importés par la Centrafrique alors que la forte demande d’affrètement sur le marché mondial a pour effet direct une augmentation importante du coût du transport maritime, toutes destinations confondues, a précisé le chef du Département des sciences économiques à l’Université de Bangui.

 

«A côté de ces facteurs exogènes sur lesquels le gouvernement n’a aucune influence, il y a des facteurs endogènes sur lesquels il peut agir», a-t-il ajouté, citant dans cette série les coûts très élevés de transport des produits à cause du surcoût pour notre pays dû au fait que les camions repartent vides parce qu’il n’y a pas de marchandises à exporter et les tracasseries routières qui gonflent le coût du transport.

 

A cet ensemble de facteurs, le Dr. Mbétid-Bassane a ajouté un autre de nature institutionnelle qui est déterminant dans la hausse des prix: la manière anti-concurrentielle dont fonctionne le marché de distribution des produits de première nécessité en Centrafrique.

 

Pour stabiliser les prix, le gouvernement peut prendre des mesures «à effet immédiat» sur la baisse des coûts et de portée plus durable. Il s’agit de favoriser la concurrence entre acteurs, a-t-il dit, soulignant que pour ce faire, une politique moderne de régulation est à penser et à mettre en œuvre, notamment la prévention et la répression des antennes illicites, les abus de position dominante et toutes formes d’artifices entravant le libre jeu de l’offre et de la demande.

 

L’Etat devrait donner les moyens appropriés au service de la concurrence du ministère du commerce pour faire respecter la loi du marché et lutter contre les phénomènes comme l’antenne illicite, le monopole de distribution.

Le gouvernement peut aussi supprimer la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sur un certain nombre de produits sensibles pendant une période de trois mois par exemple, a-t-il conclu.

 

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