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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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3 juillet 2008 4 03 /07 /juillet /2008 02:52



 

AMSTERDAM 2 juil 08 (Reuters) - Le parquet de la Cour pénale internationale de La Haye a fait appel de la décision de libérer l'ancien chef de milice congolais Thomas Lubanga, premier suspect qu'elle devait juger, ce qui entraîne son maintien en détention.

 

La CPI avait laissé cinq jours au parquet pour interjeter appel, ce qui a été fait immédiatement. "Le besoin de justice pour les victimes au Congo et d'offrir un procès équitable à Thomas Lubanga doivent et peuvent concorder", a déclaré dans un communiqué le procureur général Luis Moreno Ocampo.

 

"La CPI est une institution permanente et internationale. Elle doit se baser sur les règles les plus élevées du droit" Les magistrats du premier tribunal permanent chargé de juger les crimes de guerre, mis en place en 2002, ont décidé le mois dernier de suspendre la procédure contre Lubanga en raison d'un litige sur l'accès de la défense à certaines preuves.

 

Accusé d'avoir enrôlé de force des enfants de moins de quinze ans, Lubanga est détenu à La Haye depuis mars 2006. L'ancien chef de la milice de la province de l'Ituri, dans le nord-est de l'ex-Zaïre, aurait dû comparaître devant les juges à partir du 23 juin.

 

Cependant, face au refus de l'Onu de lever la confidentialité de certains documents essentiels à l'accusation, les magistrats ont interrompu la procédure au motif que le Congolais risquait de ne pas bénéficier d'un procès équitable. Les avocats de l'accusé avaient fait valoir devant le tribunal que la suspension du procès devait conduire automatiquement à sa libération.

 

Carine Bapita Buyangandu, une avocate représentant les victimes, a toutefois prévenu les magistrats de la CPI la semaine dernière que la libération de Lubanga pourrait à nouveau provoquer l'embrasement de l'Ituri.

 

UN REVERS POUR LA CPI

 

La suspension de son procès constitue un revers pour la CPI alors même qu'elle semblait avoir trouvé son rythme de croisière, six ans après son installation. Le refus de l'Onu de divulguer le contenu de certains documents s'explique par la volonté de protéger des sources, dont le témoignage a été recueilli sous le sceau de la confidentialité.

 

Le parquet a fait valoir que les Nations unies avaient accepté que les juges de la CPI puissent avoir accès à la majeure partie des documents mais le magistrat Adrian Fulford a indiqué que le tribunal s'opposerait probablement aux conditions strictes imposées par l'organisation internationale.

 

Le procureur de la CPI, Luis Moreno-Ocampo, s'est dit confiant dans le fait que le problème serait réglé dans les semaines à venir et que Lubanga pourrait comparaître en septembre. Des juristes estimaient cependant que les possibilités d'appel risquaient de différer la procédure pendant plusieurs mois.

 

Depuis son installation il y a six ans, la CPI a ouvert des procédures sur des crimes de guerre présumés commis au Congo démocratique, au Darfour soudanais, en Ouganda et en République centrafricaine. Seuls trois suspects sont actuellement détenus, tous ressortissants du Congo démocratique.

Emma Thomasson à Amsterdam, Ingrid Melander à Dakar et Pellet Kipela à Kinshasa, version française Henri-Pierre André, Gwénaëlle Barzic et Guy Kerivel

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
3 juillet 2008 4 03 /07 /juillet /2008 01:31

 

Linternationalmagazine.com  02/07/2008

 

Dix- neuf pays africains ont décidé, ce mardi à Charm el-Cheikh, en Egypte, de constituer "immédiatement" le gouvernement de l’Union, dans le but d’atteindre l’objectif des Etats unis d’Afrique. C’est au cours du débat sur le gouvernement fédéral, qui a débuté ce mardi, que ces pays ont donné leur accord à ce projet de l’Union africaine, selon des sources qui assistent à la réunion qui se poursuit.

 

La liste des pays qui ont décidé de créer le Gouvernement de l’Union se présente comme suit : Libye, Sénégal, Gambie, Guinée-Bissau, Liberia, Mali, Niger, Bénin, Togo, Tchad, Soudan, République centrafricaine, Gabon, Comores, Sierra Leone, Sao Tome et Principe, Guinée équatoriale, République de Guinée et Egypte.

 

Quatre pays ont décidé de mener des consultations ultérieures avant de prendre une décision. Il s’agit de la Mauritanie, du Congo, des Comores et de Djibouti.

 

Les Etats partisans de la mise en place du Gouvernement de l’Union ont décidé de se retrouver à Dakar, au Sénégal ou à Libreville au Gabon, après ce présent sommet de l’UA de Charm el-Cheikh pour prendre les actes officialisant leur décision. On signale cependant que les débats des chefs d’Etat sur le Gouvernement de l’Union se poursuit encore, ce qui laisse à penser que la liste pourrait évoluer.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
3 juillet 2008 4 03 /07 /juillet /2008 01:18

 

Bangui, 2 juil (ACAP)- L'avocat du chef de l'Etat, Me Wang You Sando, a déclaré mercredi 2 juillet 2008 au cours d'un débat à la Radio nationale que seule la Haute cour de justice est la juridiction compétente pour se prononcer sur la question de la destitution du président de la République, en cas de « haute trahison ».

 

Me Wang You Sando faisait donc allusion à une requête de Me Zarambaud Assingambi déposée le 22 avril 2008 demandant à la Cour Constitutionnelle la destitution du président de la République François Bozizé pour « cumul de fonctions ».

 
Au cours d'une audience publique qui s'est déroulée le 23 juin 2008 au Palais de justice de Bangui, la Cour Constitutionnelle s'était déclarée « incompétente ».

 
« Il y a effectivement une juridiction qui est prévue, mais qui n'est pas une juridiction permanente. Cette juridiction se réunit dans le cas où on se trouve dans le cas prévu par l'article 96 de la Constitution, c'est-à-dire la haute trahison », a précisé Me Sando.


Selon l'avocat du Chef de l'Etat, dans ce cas précis, les 2/3 des députés déposent une motion de censure contre le chef de l'Etat. A l'issue du vote, l'Assemblée nationale soumet le résultat à la Haute cour de justice, une juridiction mise en place spontanément, c'est seulement à partir de ce moment que l'on peut prononcer la destitution du chef de l'Etat.

 
Par ailleurs, il a estimé que la Constitution centrafricaine mérite d'être « relue et corrigée ». « Lorsqu'il y a un plan architectural mal pensé, il va falloir corriger », a-t-il fait remarquer.

 
Avocat près la Cour de Paris, en France, Maître Sando était l'un des trois conseils du président François Bozizé, lors de l'audience de la Cour Constitutionnelle relative à la requête de Me Zarambaud Assingambi.


Il a accordé cette interview à la radio nationale pour apporter des éclaircissements juridiques sur l'issue de cette affaire que la Cour Constitutionnelle n'avait pas pu trancher, se déclarant incompétente.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
2 juillet 2008 3 02 /07 /juillet /2008 00:19



 

LE MONDE | 01.07.08 | 15h12  •  Mis à jour le 01.07.08 | 15h12



Conduites par le Sénégal et l'Afrique du Sud, des tractations devaient se poursuivre, mardi 1er juillet, au deuxième et dernier jour du sommet de l'Union africaine (UA), à Charm El-Cheikh (Egypte), pour amener le président Robert Mugabe à accepter un partage du pouvoir au lendemain d'une réélection contestée. Le chef de l'Etat resterait formellement à la tête du pays mais l'essentiel du pouvoir passerait entre les mains de son rival, Morgan Tsvangirai, nommé vice-président.

 

"ACCUEILLI COMME UN HÉROS"

 

Au Conseil de sécurité des Nations unies, les Etats-Unis ont fait circuler lundi un projet de résolution contre le Zimbabwe. Le texte prévoit un embargo sur les armes et des sanctions ciblées contre des personnes accusées d'avoir entravé "le processus démocratique" dans le pays. La négociation pour obtenir le vote de la résolution sera "dure", a admis le représentant américain à New York. Mais c'est au sommet africain que les divisions sur la conduite à tenir pour sortir de la crise s'étalent au grand jour.

 

"Nous avons (...) accueilli Mugabe comme un héros", a lancé, goguenard, le président du Gabon, Omar Bongo, peu après l'ouverture du sommet, avant d'ajouter : "Il a été élu, il a prêté serment, il est là avec nous. Alors, il est président." Une provocation de la part du doyen des chefs d'Etat africains ? Pas complètement. Manipuler les élections pour l'emporter tout en sauvant les apparences par des gestes (la prestation de serment) ou un comportement (l'apparition au milieu de pairs) est une recette familière à nombre de présidents.

 

Même si la démocratie gagne du terrain en Afrique à chaque scrutin, parmi les 53 pays membres de l'UA, une douzaine est dirigée par des présidents élus dans des conditions aussi contestables que Robert Mugabe, au pouvoir depuis 1980. Qui peut croire que Zine El-Abidine Ben Ali rassemble sur son nom 95 % des suffrages en Tunisie ? Hosni Moubarak en Egypte, Omar Al-Bachir au Soudan, Teodoro Obiang Nguema en Guinée-Equatoriale affichent des scores aussi improbables. Ils ne sont pas les seuls. Des résultats aussi peu crédibles vont de pair avec des mandats qui s'éternisent. Le Burkinabé Blaise Compaoré est au pouvoir depuis vingt et un ans tout comme son homologue ougandais, Yoweri Museveni, et le Tunisien Ben Ali ; Lansana Conté - un autre militaire - dirige la Guinée depuis vingt-quatre ans. La palme de la longévité revient à l'insubmersible Bongo arrivé au pouvoir en 1967...

 

SE DRAPER DANS LES HABITS DE DÉFENSEUR DE L'AFRIQUE NOIRE

 

A ce club de présidents inamovibles, prêts à s'accommoder d'un Robert Mugabe parti pour un cinquième quinquennat présidentiel, s'opposent d'autres dirigeants conscients que la crise du Zimbabwe - une inflation hors de contrôle, une monnaie en chute libre, des problèmes alimentaires - pèse sur les pays voisins et au-delà. Le premier ministre du Kenya, Raila Odinga, illustre ce changement d'attitude. Peut-être parce qu'il est lui-même contraint de cohabiter avec un président qui a manipulé les urnes pour se maintenir au pouvoir (au prix de 1 500 morts), le chef du gouvernement a parlé samedi, à Nairobi, d'élections "truquées" au Zimbabwe. Lundi, M. Odinga a récidivé et exhorté l'organisation africaine à "suspendre le président Mugabe jusqu'à ce qu'il permette à l'UA de faciliter (la tenue) d'élections libres et équitables". Le président de la Sierra Leone a également tenu des propos très fermes.

 

Les précautions des dirigeants de l'UA, le souci de ménager le vieux chef d'Etat zimbabwéen contrastent avec l'hostilité des Occidentaux. Et, en particulier, celle de la Grande-Bretagne, l'ancienne puissance coloniale qui, épaulée par les Etats-Unis et, dans une moindre mesure, l'Union européenne, a pris la tête de la croisade anti-Mugabe.L'hostilité affichée de Londres et du premier ministre Gordon Brown à l'endroit de M. Mugabe et de sa "coterie" est telle que le président du Zimbabwe, jouant de son passé de combattant nationaliste, a pu se draper dans les habits de défenseur de l'Afrique noire face au retour du colon blanc.

 

Dès lors, oser dénoncer à Charm El-Cheikh le potentat au pouvoir à Harare, c'est courir le risque d'apparaître comme un allié des Occidentaux. Très peu de chefs d'Etat présents dans la station balnéaire égytienne ont osé le prendre.

 

Jean-Pierre Tuquoi



DES DIRIGEANTS INOXYDABLES


GABON :

Omar Bongo, au pouvoir depuis 1967.

LIBYE :

Mouammar Kadhafi, depuis 1969.

GUINÉE ÉQUATORIALE :

Teodoro Obiang Nguema, depuis 1979.

ANGOLA :

Jose Eduardo dos Santos, depuis 1979.

EGYPTE :

Hosni Moubarak, depuis 1981.

CAMEROUN :

Paul Biya, depuis 1982.

GUINÉE :

Lansana Conté, depuis 1984.

SWAZILAND :

le roi Mswati III règne depuis 1986.

TUNISIE :

Zine El-Abidine Ben Ali, depuis 1987.

BURKINA FASO :

Blaise Compaoré, depuis 1987.

TCHAD :

IDRISS DÉBY, AU POUVOIR DEPUIS 1990.

Article paru dans l'édition du 02.07.08

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
1 juillet 2008 2 01 /07 /juillet /2008 23:53

 


 

01 Juillet  16:44:10 GMT Reuters Par Joe Bavier


BANGUI, 01 Juillet  2008 (Reuters) – La République centrafricaine inclura un ancien président en exil dans un projet d'amnistie générale et pourrait accepter les rebelles dans un gouvernement d'union nationale afin de mettre fin à des années de guerre de maquis, a déclaré mardi le ministre de la communication.

 
Le gouvernement du président François Bozize a signé un accord de paix le mois dernier dans la capitale du Gabon, Libreville, pour la consolidation des accords de cessez-le-feu signés plus tôt avec trois groupes rebelles du nord de cette  ancienne colonie française sans littoral.

Le conflit latent, mêlé à l’accroissement du banditisme transfrontalier fait d’attaques de groupes armés du Tchad et de la région ouest du Darfour au Soudan, a vidé, selon les estimations, 300.000 personnes de leurs foyers ruraux et des villages.


L'accord de paix prévoit une loi d'amnistie pour les crimes commis pendant le conflit, suivie par un dialogue national chargé de rassembler le gouvernement, les rebelles, et l'opposition civile. Le Ministre de la communication, Cyriaque Gonda, a déclaré que deux semaines de négociations pourraient conduire à l'octroi de postes gouvernementaux pour les insurgés.

"Il n'est pas exclu qu’il y aura une redistribution des cartes après le dialogue politique",
a-t-il dit à Reuters dans une entrevue. "Le gouvernement, depuis la signature des premiers accords, a déjà commencé à donner quelque chose. Si cela doit se poursuivre au nom de la réconciliation nationale, il continuera."


Au moins deux chefs rebelles émargent déjà sur la liste du gouvernement en tant que conseillers auprès du président après la signature initiale de l’accord de cessez-le-feu l'année dernière. Le conflit en République centrafricaine trouve ses racines dans le de renversement du président d'alors Ange-Félix Patassé par Bozize en 2003.

 
Bozize a remporté les élections deux ans plus tard auxquelles Patassé a été empêché de participer et ses partisans ont déclenché une rébellion dans le nord-ouest du pays peu après.

Gonda a déclaré que Patassé, qui vit maintenant en exil au Togo, bénéficiera de la loi d'amnistie même s'il n'a jamais été officiellement lié aux rebelles.

 
"Il sera concerné par celle-ci absolument. Il est un des principaux acteurs dans le processus. Il est inclus. Il n'y aura pas d'exclusion ", a-t-il dit.

 
L'amnistie offerte dans le cadre de l'accord de paix ne donne pas l'immunité quant aux  poursuites éventuelles pour crimes de guerre ou de crimes contre l'humanité qui pourraient être initiées par la Cour pénale internationale (CPI), basée à La Haye.

 
L’éviction  de Patassé, suivie de combats sanglants entre les loyalistes et la rébellion de Bozize, a notamment engendré le viol systématique de centaines de femmes.

 
Jean-Pierre Bemba, ancien chef rebelle de la voisine République démocratique du Congo, a été arrêté en Belgique en Mai sur un mandat de la CPI pour crimes de guerre commis par ses combattants envoyés soutenir Patasse.

 
Certains observateurs estiment que la CPI pourrait également chercher à poursuivre l'ancien président lui-même. Avec sa faible densité de population, la République centrafricaine, l'un des pays les plus pauvres du monde, a souffert de cycles récurrents de violence politique depuis son accession à l'indépendance en 1960.


Il a subi onze (11) tentatives de coup ou de mutineries dans les dix dernières années seulement, et l'instabilité entrave l'exploitation de ses richesse constituées d'or, de diamants et d'uranium.

Un contingent de soldats de l'Union européenne, qui fait partie d'une plus grande force de l'Union européenne (EUFOR) envoyé à l'est du Tchad cette année pour protéger les civils et les réfugiés, a été déployé dans le nord-République centrafricaine pour des tâches de sécurité.

 

 

Ndlr. Centrafrique-Presse : L’enjeu du dialogue national ne saurait être réduit à une question de répartition de portefeuilles ministériels à offrir à des rebelles. On ne peut sauter ainsi les pieds joints et aussi allégrement sur les graves problèmes de gouvernance auxquels est confrontée la RCA. Ou alors, ce ministre n’a rien compris aux enjeux nationaux qui doivent présider au dialogue national.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
1 juillet 2008 2 01 /07 /juillet /2008 23:49




 

Bangui, Centrafrique - 01/07/2008 (PANA) - La Police centrafricaine a saisi, lundi à Bangui, quelque 3.000 cartouches de chasse dissimulées dans un véhicule en partance pour le Tchad, a-t-on appris de source officielle. Découvertes grâce à des informations fournies par un indicateur, les munitions étaient contenues dans 120 boîtes emballées dans des sachets et enfouies dans les coffres de 10 lits, également destinés à la vente sur le marché tchadien.


Interrogée par la Police, la propriétaire de cette cargaison, de nationalité centrafricaine, a indiqué avoir acheté ces munitions sur un marché de la capitale, Bangui, dans le but de les revendre au Tchad voisin.


Pour leur part, le conducteur et le locataire du véhicule ont affirmé tout ignorer au sujet de cette marchandise particulière dont ils n'ont pas été préalablement informés par la propriétaire, qui ne dispose pas d'autorisations administratives requises pour le commerce des munitions de chasse, une activité libéralisée en République centrafricaine.


La préoccupation de la Police centrafricaine prend tout son sens quand on sait que le véhicule transportant les munitions devait traverser le Nord de la RCA en proie à des mouvements rebelles qui utilisent également des armes de fabrication artisanale.

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
1 juillet 2008 2 01 /07 /juillet /2008 23:43



 

APA Bangui 2008-07-01 (Centrafrique) Le président en exercice de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), le chef de l’Etat centrafricain, François Bozizé, a appelé, mardi à Bangui, à la mobilisation de tous les Centrafricains de l’intérieur et de la diaspora pour la réussite de la première édition de la journée de la CEMAC, le 16 mars 2009.

 

A l’issue de leur 9ème sommet à Yaoundé (Cameroun), les Chefs d’Etat ont institué une journée CEMAC qui sera célébrée les 16 mars dans chaque Etat membre. Dans un communiqué de presse, le président Bozizé a invité tous les Centrafricains à participer au forum de réflexion qui sera organisé dans le cadre des préparatifs du prochain sommet de la CEMAC prévu à Bangui en 2009.

 

«Compte tenu du contexte international caractérisé, entre autres, par une crise alimentaire, la RCA accordera une importance particulière aux questions liées au développement du secteur agricole à travers un échange d’expériences avec les pays membres», souligne le communiqué.

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
1 juillet 2008 2 01 /07 /juillet /2008 23:42

 


 

BRUXELLES, 1 juil 2008 (AFP) - mardi 01 juillet 2008 - 12h58 - L'opposant congolais Jean-Pierre Bemba, recherché par la justice internationale pour des crimes commis par ses forces en Centrafrique, va demander au Conseil de sécurité de l'ONU de suspendre la procédure, a indiqué mardi à l'AFP l'un de ses avocats.

 

"Le Conseil de sécurité pourrait demander une suspension (de la procédure) envers une personne qui a beaucoup oeuvré pour la pacification" de la République démocratique du Congo (RDC), a déclaré Me Aimé Kilolo Musamba en marge d'une audience devant la Cour de cassation belge à laquelle n'assistait pas M. Bemba.

 

Jean-Pierre Bemba a été interpellé le 24 mai à Bruxelles et placé en détention provisoire à Bruxelles, sur la base d'un mandat d'arrêt délivré par la CPI. La Cour pénale internationale a ensuite demandé formellement son transfèrement à son siège de La Haye, une requête rendue "exécutoire" par une juridiction belge, la chambre du conseil.

 

Rival malheureux du président Joseph Kabila lors de l'élection présidentielle de 2006, M. Bemba "joue un rôle essentiel dans l'équilibre du pouvoir, sans lui le Congo est déséquilibré", a encore affirmé Me Kilolo.

 

"Des démarches en ce sens vont être faites dans les prochaines heures directement auprès du Conseil de sécurité, en vertu des statuts de la Cour pénale internationale", a précisé l'avocat. Devant la Cour de cassation, la plus haute juridiction belge, un autre avocat de M. Bemba, Me Michel Mahieux, a plaidé pour la remise en liberté de l'ex-vice président de la transition en RDC, en avançant que la procédure suivie en Belgique était entachée d'irrégularités.

 

Les avocats de M. Bemba estiment que leur client aurait dû être entendu par la Chambre du conseil. L'avocat général de la Cour de cassation, Damien Vandermeersch, a en revanche plaidé que cette partie de la procédure était "unilatérale" et qu'elle "n'imposait donc pas une audition de l'inculpé". Il a donc réclamé le rejet du pourvoi.

 

La décision de la Cour de cassation est attendue plus tard dans la journée. En cas de rejet du pourvoi, la décision de transfèrement vers La Haye de M. Bemba, devrait être rapidement exécutée. Le transfèrement avait déjà été prévu il y a 10 jours. Ex-chef rebelle et vice-président de la RDC durant la transition politique dans ce pays d'Afrique centrale, M. Bemba est poursuivi pour des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité, dont des viols et des meurtres, commis par ses hommes en Centrafrique en 2002 et 2003.

 

"Jean-Pierre Bemba ne craint rien de la CPI, il est totalement sûr de son innocence", a assuré Me Kilolo. Selon l'avocat, le "lien de subordination" entre M. Bemba et les troupes responsables de ces crimes n'est pas établi, ces miliciens répondant à l'époque aux autorités centrafricaines.

 

Après des affrontements entre ses troupes et celles du président Joseph Kabila début 2007, M. Bemba avait été forcé à l'exil. Il vivait depuis entre la Belgique et le Portugal.

"Pour nous, l'affaire a été politisée, la plainte émanant de proches du président Kabila", a assuré à Bruxelles une responsable du Mouvement de libération du Congo (MLC - parti de M. Bemba), Fyfy Osambia. "On aimerait qu'il se présente en homme libre devant la CPI, car nous savons qu'il sera acquitté", a-t-elle ajouté.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
1 juillet 2008 2 01 /07 /juillet /2008 23:37



 

KHARTOUM (AFP) - mardi 01 juillet 2008 - 18h26 - Le géant pétrolier français Total a repris pied au Soudan en s'apprêtant à engager après 20 ans de gel l'exploration d'une zone au sud du pays aussi vaste que la moitié du Royaume-Uni.

 

"Ils ont maintenant monté une base et y déploient des équipements", a déclaré le ministre de l'Energie du sud-Soudan, John Luk, tablant sur un lancement des opérations en novembre.

Le directeur des relations extérieures exploration-production de Total, Jean-François Lassalle, a confirmé qu'une "base était installée" à Bor, à 100 km au sud de Khartoum. Mais pour le responsable de Total, "la sécurité et le bouclage du nouveau consortium doivent être encore réglés"

 

Le meilleur scénario est celui d'un lancement des opérations avant la fin 2008, et de grandes découvertes dans les années à venir. "Nous allons chasser l'éléphant au Soudan, pas les moustiques", a-t-il dit. Total, quatrième compagnie pétrolière mondiale, est la seule "major" occidentale à s'impliquer dans ce pays frappé de sanctions internationales.

 

La multinationale française avait obtenu en 1980 un contrat d'exploration d'un bloc de 118.000 km2, dans la région de Jongleï. L'activité, qui s'était bornée à des travaux sismiques, avait été suspendue en 1984 en raison de la guerre civile de 20 ans entre le Nord et le Sud qui s'acheva par un accord de paix (CPA) de janvier 2005.

 

Une commission nationale pétrolière formée par le régime de Khartoum et les ex-rebelles du sud a confirmé il y un an Total dans ses droits, recadrés dans un contrat de 25 ans assorti d'obligations de développement durable. Si la situation s'est apaisée, non sans tensions, entre le Nord, surtout musulman, et le Sud, chrétien et animiste, la guerre civile au Darfour, à l'ouest, depuis 2003, complique désormais la donne pour Total.

 

Placé par Washington dans sa liste de pays soutenant le terrorisme, le Soudan, qui hébergea Oussama Ben Laden, est aussi sanctionné par la communauté internationale et fustigé par les opinions occidentales. Les pionniers occidentaux, comme Exxon ou Shell, ont déserté en 1990 le Soudan où la compagnie chinoise publique CNPC s'est taillé la part du lion, suivie par la malaisienne Petronas ou l'indienne ONGC.

 

Quatrième producteur africain, le Soudan produit aujourd'hui 500.000 barils par jour, dont 400.000 sont exportés, à 80% vers la Chine. Aux côtés de Total figurait une société américaine, Marathon. Elle a du se retirer en application du boycottage décrété par Washington. Dans la configuration prévue, Total conservera 32,5%, la société koweïtienne Kulpec aura 27,5% (+ 2,5%), la compagnie nationale soudanaise Sudapet 10%, une entité sud-soudanaise à créer, Nilepet, devant avoir 10%.

 

Restent 20% pour un partenaire qui devrait être la compagnie Mubadala Development, société d'investissement du gouvernement d'Abou Dhabi, selon des sources proches du dossier. Pour M. Luk, la saison des pluies entrave toute opération dans le sud. "Une fois l'argent réuni, cela prendra encore quelque mois. Après octobre, ils (Total) commenceront à bouger", a-t-il pronostiqué.
 

Débutera alors une autre épreuve, celles des fonds de pensions américain qui, en vertu du "Sudan Divestment act" adopté par le Congrès fin 2007, pourraient vendre leurs intérêts dans Total, avec un effet négatif sur le cours de l'action. "C'est un souci et nous le traitons dans la transparence" a assuré M. Lassalle.


Pour désamorcer les critiques, Total, déjà sur la sellette pour ses opérations en Birmanie, a ouvert un dialogue avec les ONG internationales, en particulier l'active Sudan Desinvest Task Force (SDTF).

"Notre présence doit clairement bénéficier aux populations du Sud Soudan en contribuant à la pacification, au développement, aux droits de l'homme et à la démocratie", a affirmé M. Lassalle.

Selon lui des engagements ont été pris, ce qu'admet SDTF qui n'a pas classé le groupe français dans sa liste des compagnies "hautement coupables" à boycotter, y compris par les fonds de pension.

 

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1 juillet 2008 2 01 /07 /juillet /2008 23:35




 

 

La crise du Zimbabwe souligne la domination des sources d'information occidentales sur le continent noir. Voilà pourquoi il est temps que les Africains reprennent en main leur destin médiatique, estime Le Pays de Ouagadougou.

 

Certes, dans ses rapports avec l'Occident, l'Afrique peut se féliciter du soutien financier et multiforme des actions de coopération, quoique parfois très peu désintéressé. Il est aussi incontestable que le continent bénéficie en Occident de la solidarité constante des médias et de la société civile face aux agressions dont sont victimes les professionnels de la presse et les défenseurs des droits de l'homme. Leur exigence de transparence dans la gestion des fonds et des élections, la dénonciation de la mauvaise gouvernance, le bâillonnement des libertés, en particulier, sont d'un apport considérable. Qu'on se rappelle la mobilisation médiatique autour du dossier des journalistes disparus, abattus ou emprisonnés, ou de celui des orphelins du Tchad.

Pourquoi alors s'étonner que des Africains applaudissent aux sorties du président Kadhafi de Libye qui défend l'idée d'un panafricanisme débarrassé de toute tutelle étrangère, et fondé sur la force du travail, la cohésion et la solidarité ? L'Occident s'impose à l'Afrique parce qu'il exploite ingénieusement les secteurs de la culture, de la science et de la technologie. Le transfert des connaissances et des technologies n'a pas toujours lieu dans les bonnes conditions. Cela renforce la dépendance de l'Afrique par le biais du financement de la formation et de la recherche. De plus en plus infantilisés, les Africains subissent la domination occidentale à tous les niveaux. Les masses demeurent analphabètes, la jeunesse marginalisée et désorientée reste sans repères. Les élites, formées pour la plupart au mode de pensée occidental, sont le plus souvent aliénées par les sources d'information extérieures ou simplement corrompues.



Enfin, l'Occident utilise à fond l'arme de l'information. Par le biais de la grande presse qui agite l'opinion et le Net qui peut facilement disséminer l'intoxication autant que la bonne information. Il apparaît ainsi que l'Afrique perd progressivement son âme pour avoir perdu l'arme de l'information et de la communication, si tant est qu'elle ait jamais disposé de cette dernière. Cette perte est considérable depuis le départ du Sénégalais Amadou Mahtar Mbow de la tête de l'UNESCO. La presse africaine dépend essentiellement des sources d'informations occidentales. Aucun journaliste africain ne va au Zimbabwe, mais chacun rapporte ce qu'elles en disent. C'est dire combien est urgente la réhabilitation de l'Agence panafricaine d'information.


Tuée dans l'œuf, celle-ci aurait permis aujourd'hui de faire face aux nouveaux défis. Avec l'irruption des satellites, des technologies dont les ordinateurs, les cellulaires, les radios FM qui envahissent le quotidien des Africains et leur imposent des agendas, le formatage de l'esprit des Africains se fait graduellement au profit exclusif de l'Occident. Les pouvoirs africains qui s'appuient sur les médias extérieurs pour être plus visibles et soigner leur image, subissent aussi le juste retour du boomerang : devenus sujets, ils sont d'autant plus courus par les médias occidentaux qu'ils assassinent, torturent et embastillent très souvent les professionnels de leur propre pays.

 
Pour sortir de ce cercle vicieux, le continent doit œuvrer pour davantage de démocratie et d'alternance, préserver et promouvoir sa culture. Il faut promouvoir les médias tout en préservant les libertés démocratiques, développer le partenariat international dans le respect mutuel, renforcer les échanges Sud-Sud. Il est temps pour certains dirigeants africains de faire respecter les peuples dont ils sollicitent les suffrages, à défaut de se faire respecter eux-mêmes.

 

Le pays - 30 juin 2008

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