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26 janvier 2009 1 26 /01 /janvier /2009 00:23




Bangui, 25 janvier (GABONEWS) – Le président de la Commission de consolidation de la paix pour la Centrafrique, l’Ambassadeur Jan Grauls, a déclaré « l'extrême urgence » de la mise en œuvre du programme Désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) des ex-combattants en Centrafrique.

 

Cette déclaration a été faite au cours d’une conférence de presse qu'il donnait pour faire le compte rendu d’une mission qu’il a effectuée à Bangui pour, dit-il, « féliciter la classe politique centrafricaine » à cause des résultats satisfaisants du Dialogue politique inclusif (DPI).

"Si le programme DDR rate, les résultats du Dialogue Politique Inclusif sont compromis", a-t-il fait observer avant d’annoncer la disponibilité de la Communauté internationale à appuyer le processus.

Pour Jan Grauls, "les recommandations issues du Dialogue Politique Inclusif constituent une feuille de route" pour la République Centrafricaine et la Communauté internationale dans la recherche de la stabilité, de la sécurité et de la consolidation de la paix dans ce pays.

Le diplomate onusien s’est également réjoui de la formation d’un nouveau gouvernement représentatif de toutes les entités parties prenantes du DPI et respectueux des recommandations de ces assises.
« Tout cela est très apprécié pour la Centrafrique », a-t-il fait observer.

« Ce sont des événements qui font en sorte que la Communauté internationale perçoit la Centrafrique d’une autre manière, car la Centrafrique avait un problème d’image de par le passé, et grâce à ces événements, cette image commence à changer profondément et c’est une bonne chose pour le peuple centrafricain », a-t-il poursuivi M. Grauls.

L’Ambassadeur Grauls a également annoncé la finalisation cadre stratégique "qui est en quelque sorte un contrat entre la Centrafrique et la Communauté internationale “et comportant tous les engagements des deux parties en en faveurs du redressement du pays.

Il a indiqué que ce document devrait être finalisé au plus tard à la fin février 2009 avant d'être présenté au Conseil de sécurité.

Créée en 2008, la Commission de consolidation de la paix pour la Centrafrique est une structure spécialisée du Conseil de sécurité de l'ONU chargée de mobiliser des partenaires et des fonds pouvant soutenir la République Centrafricaine dans ses efforts de consolidation de la paix.

Ses priorités la réforme du secteur de sécurité, la bonne gouvernance et les pôles de développement.

GN/JS/DCD/09



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Centrafrique-Presse.com - dans Société
26 janvier 2009 1 26 /01 /janvier /2009 00:19



Bangui, 25 janvier (GABONEWS) - Une journée porte ouverte en faveur du football féminin s'est tenue samedi à Bangui au siège de la Fédération centrafricaine de la discipline en présence du ministre de la Jeunesse, des sports, des Arts et de la Culture, Aurélien Simplice Zingas.

 

Organisée par la Fédération centrafricaine de football, cette journée porte ouverte vise à faire le diagnostic du football féminin centrafricain qui s'est éteint depuis plus d'une décennie et de proposer des solutions pour sa relance.

Au cours de cette journée qui regroupe les dirigeants, les entraîneurs et les capitaines des clubs, des exposés ont été présentés sur des thèmes tels que « Femmes football et paix », « Histoire du football féminin en République Centrafricaine », et « profile et rôle d’un dirigeant de club féminin ».

Le ministre en charge des sports Aurélien Simplice Zingas a déploré la relégation de, « la femme en tant que mère, épouse et partenaire » au second plan avant de souhaiter que l’occasion soit donnée à la femme de s’émanciper dans tous les domaines en général en dans le domaine du sport en particulier.

M. Zingas a également interpellé les acteurs sportifs et le gouvernement pour le développement du football féminin en Centrafrique à l’exemple de la Guinée Equatoriale.

Dans le cadre de cette journée porte ouverte, des matchs amicaux ont été joués entre les clubs féminins dans les huit arrondissements de la capitale.

GN/JS/DCD/09

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Centrafrique-Presse.com - dans Sports
25 janvier 2009 7 25 /01 /janvier /2009 23:27

Le chef rebelle congolais Laurent Nkunda, qui déstabilisait l'est de la République démocratique du Congo (RDC) et le pouvoir de Kinshasa depuis plusieurs années, a été arrêté jeudi soir au Rwanda voisin et pourrait être remis aux autorités de Kinshasa.

 

"L'état-major conjoint des FARDC (Forces armées de RDC) et des éléments de renseignement RDF (Forces de défense du Rwanda) informe de l'arrestation du général déchu Laurent Nkunda jeudi à 22H30 sur le territoire rwandais", a annoncé un communiqué de l'inspecteur général de la police de RDC, John Numbi.

 

Le chef historique de la rébellion du Conseil national pour la défense du peuple (CNDP), créée en 2006, était vraisemblablement vendredi "en résidence surveillée à Gisenyi", localité située au Rwanda mais à la frontière avec l'est de la RDC, selon une source de la rébellion.

 

A Kinshasa, le porte-parole du gouvernement Lambert Mende a exprimé la satisfaction des autorités et souhaité l'extradition en RDC de M. Nkunda pour qu'il soit jugé.

 

M. Nkunda pourrait être remis vendredi soir aux autorités congolaises, selon des sources diplomatiques et militaire.

 

Il fait l'objet d'un mandat d'arrêt délivré en 2005 par la Haute Cour militaire congolaise pour désobéissance et crimes de guerre à Bukavu, capitale de la province du Sud-Kivu (est) qu'il avait prise brièvement en juin 2004.

 

Les forces rwandaises et congolaises, qui sont impliquées depuis mardi dans une opération militaire conjointe et inédite dans l'est de la RDC, étaient arrivées jeudi aux portes de Bunangana, fief de M. Nkunda. Après de brefs affrontements, l'ex-général congolais tutsi serait parti en territoire rwandais tout proche.

 

M. Nkunda avait été affaibli début janvier par un putsch interne mené par le chef d'état-major du CNDP, le général Bosco Ntaganda, qui l'avait "limogé" pour "mauvais leadership". Dans la foulée, le 16 janvier, M. Ntaganda et des commandants du CNDP avaient déclaré "la fin de la guerre" contre les FARDC et s'étaient dits prêts à intégrer leurs troupes dans l'armée congolaise.

 

Ce ralliement avait été annoncé en RDC en présence notamment du chef d'état-major de l'armée rwandaise, James Kabarabe.

 

A la suite de ce "schisme", le rapport de force restait incertain entre les deux factions du CNDP, qui contrôlait une grande partie de la province congolaise du Nord-Kivu après avoir mis en déroute l'armée gouvernementale dans cette région fin 2008.

 

Le 20 janvier, plus de 3.500 soldats rwandais, selon l'ONU, sont entrés dans l'est de la RDC, et suivis des FARDC, ils sont entrés, sans résistance, dans des localités contrôlées depuis des semaines par le CNDP.

 

L'état-major de l'opération conjointe des armées congolaise et rwandaise a remercié vendredi "tous les militaires" du CNDP qui, en faisant défection, ont permis l'arrestation de leur chef.

 

Dans ce contexte, les négociations entre le CNDP et Kinshasa, qui avaient débuté le 8 décembre et devaient reprendre lundi à Nairobi, ont été reportées à une date indéterminée.

 

L'objectif avoué de l'offensive congolo-rwandaise est de traquer les rebelles hutu rwandais réfugiés en RDC, mais elle a eu pour premier résultat de faire tomber M. Nkunda.

 

Vendredi, un important axe routier de l'est de la RDC (Kiwanja-Nyamilima), auparavant bastion des rebelles hutu rwandais, était cependant sous le contrôle total des soldats congolais appuyés par des militaires rwandais, a constaté l'AFP.

 

Un groupe de rebelles hutu rwandais est par ailleurs arrivé vendredi à Kigali pour une "mission exploratoire" après s'être rendu à l'armée rwandaise cette semaine, a affirmé à l'AFP une source militaire rwandaise, ce qu'a catégoriquement nié leur président Ignace Murwanashyaka.

 

L'armée rwandaise est entrée cette semaine en RDC, non plus comme par le passé pour soutenir des rébellions hostiles à Kinshasa, mais dans le cadre d'un plan congolo-rwandais de stabilisation de la région.

 

Cependant cette intervention suscite beaucoup de méfiance en RDC. L'opposition a d'ailleurs demandé la convocation d'une session extraordinaire de l'Assemblée sur le sujet

© 2009 AFP 23/01/2009





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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
23 janvier 2009 5 23 /01 /janvier /2009 16:13




Premier ministre

 

Faustin-Archange Touadéra

 


Ministres d’Etat


1. Ministre d’Etat au Plan, à l’Economie et à la Coopération Internationale : M. Maliko Sylvain

2. Ministre d’Etat aux Transports et à l’Aviation Civile : Colonel Mbay Anicet Parfait

3. Ministre d’Etat aux Mines, à l’Energie et à l’Hydraulique : Lieutenant Colonel Doutingaï Sylvain

4. Ministre d’Etat chargé de la Communication, du Civisme, de la Réconciliation nationale et du Suivi du Dialogue : M. Gonda Cyriaque

Ministres

5. Ministre du Développement Rural et de l’Agriculture : M. Fidèle Gouandjika

6. Ministre de la Justice, Garde des Sceaux : M. Gon Baba Laurent

7. Ministre des Postes et Télécommunications, chargé des Nouvelles Technologies : M. Thierry Savonaroye Maléyombo

8. Ministre du Développement du Tourisme et de l’Artisanat : Mme Pagonendji Ndakala Marie Solange

9. Ministre chargé du Secrétariat Général du Gouvernement et des Relations avec les Institutions : M. Désiré Kolingba

10. Ministre du Commerce et de l’Industrie : Mme Epaye Émilie Béatrice

11. Ministre des Eaux, Forets, Chasses et Pêche : M. Bizot Emmanuel

12. Ministre de la Reconstruction des Edifices Publics et de l’Urbanisme : M. N’Telnoumbi Faustin

13. Ministre de l’Équipement et du Désenclavement : M. Samba Panza Cyriaque

14. Ministre de la Fonction Publique, du Travail, de la Sécurité Sociale et de l’Insertion professionnelle des Jeunes : M. Mackouzangba Gaston

15. Ministre des Affaires Sociales, de la Solidarité nationale et de la Famille : Mme Sayo Bernadette

16. Ministre de l’Éducation Nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche : M. Zawa Ambroise

17. Ministre de l’Environnement et de l’Ecologie : M. Naoyama François

18. Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation : M. Élie Wefio

19. Ministre de la Sécurité Nationale et de l’Ordre Publique : Général Ouandé Jules Bernard

20. Ministre des Finances et du Budget : M. Bessé Albert

21. -Ministre des Affaires Étrangères, de l’Intégration Régionale et de la Francophonie : Général Gambi Antoine

22. Ministre de la Santé Publique, de la Population et de la Lutte Contre le Sida : Nalke-Dorogo André

23. Ministre de la Jeunesse, des Sports, des Arts et de la Culture : M. Zingas Aurélien Simplice

24. Ministre de la Promotion des Petites et Moyennes Entreprises, du Secteur Informel et du Guichet Unique : M. Kotaye Moïse

25. Ministre de l’Habitat et du Logement : M. Djollo-Djidou

Ministres délégués

26. Ministre Délégué à la Présidence de la République Chargé de la Défense Nationale, des Anciens Combattants, des Victimes de Guerre, du Désarmement et de la Restructuration de l’Armée : M. Bozizé Francis

27. Ministre Délégué auprès du Ministre d’État aux Mines, à l’Énergie et à l’hydraulique chargé de l’Énergie et de l’Hydraulique M. Meckondongo Jean Chrysostome

28. Ministre Délégué auprès du Ministre d’Etat au Plan, à l’Economie et à la Coopération Internationale : M. Adouma Raymond

29. Ministre Délégué auprès du Ministre des Finances et du Budget chargé de la Mobilisation des Ressources Financières : M. Abdallah Kadi Hassan

30. Ministre Délégué auprès du Ministre de l’Education Nationale, de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche, chargé de l’Enseignement Primaire, Secondaire, Technique et de l’Alphabétisation : M. Djibrine Sall

31. Ministre Délégué auprès du Ministre du Développement Rural et de l’Agriculture, chargé de l’Élevage et de la Santé Animale : M. Youssoufa Yerima Mandjo

32. Ministre Délégué auprès du Ministre des Affaires Étrangères, de l’Intégration Régionale et de la Francophonie : Mme Kpongo Ambroisine


Bangui 19 Janvier 2009.
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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
23 janvier 2009 5 23 /01 /janvier /2009 15:45



Bangui, 23 janv. (ACAP)- L'américain Steven Ursino, nommé Représentant Résident par intérim du Programme des Nations Unis pour le développement (PNUD) en République Centrafricaine, est arrivé, jeudi 22 janvier 2009, à Bangui, où il a immédiatement pris son service, a appris l'Acap.
M. Ursino, qui a une grande expérience du développement a occupé des fonctions similaires au cours de sa longue carrière de trente deux (32) ans, laquelle l’a mené à servir dans plusieurs pays, dont le Rwanda, le Soudan, la Tanzanie, le Togo, la République de Guinée, le Kosovo, le Niger, le Libéria et plus récemment l’Algérie

Le nouveau Représentant Résident a. i. jouit d’une grande expérience du développement, a tenu sa toute première réunion avec le personnel en présence de M. Amadou MAIGA, Représentant
Résident adjoint.

Il a indiqué au cours de cette réunion que ses objectifs consistent; entre autres, à renforcer les relations et le partenariat avec le gouvernement centrafricain dans le contexte de l’après Dialogue Politique Inclusif avec; en filigrane, la paix, la sécurité et le développement.

M. Ursino s’emploiera également à améliorer les performances du bureau du PNUD Bangui tout en collaborant avec le Bureau des Nations Unies en République Centrafricaine (BONUCA) et les agences du système des Nations-Unies en Centrafrique.

Le nouveau Représentant du Pnud, qui totalise 32 ans de carrière, a déjà occupé des fonctions similaires au Rwanda, au Soudan, en Tanzanie, au Togo, en Guinée, au Kosovo, au Niger ainsi qu'au
Libéria et en Algérie.

M. Ursino vient remplacer le britannique Toby Lanzer qui a quitté Bangui après trois ans de service.


Vendredi 23 Janvier 2009 - 10:07
Sébastien Lamba/ACAP
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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
23 janvier 2009 5 23 /01 /janvier /2009 15:35



Bangui 22 jan. (ACAP) – L’entité dénommée "Autres Partis" a qualifié de " supercherie politique" le nouveau gouvernement, dans un communiqué de presse publié mercredi 21 janvier 2009 à Bangui.

 Dans ce communiqué, l’entité Autres partis déclare ne pas se reconnaître dans ce gouvernement à cause de " l’unilatéralisme caractérisant la mise en place de ce gouvernement qui est une copie quasi parfaite de l’ancien".

Pour cette entité, "toutes tentatives de faire apparaître aux yeux de la communauté nationale et internationale ce nouveau gouvernement comme issu des recommandations du dialogue politique inclusif (DPI) n’engagent que leurs auteurs".

"L’entité Autres Partis ne peut que déplorer pareil acte qui crée plus de problèmes qu’il n’en résoud et porte en lui les germes des crises futures", indique en substance le communiqué.

"C’est donc le lieu de rappeler que nous ne sommes pas représentés dans le comité de suivi, ni dans le gouvernement du premier ministre Touadéra", conclut l'entité.

Il convient de rappeler que l’entité "Autres Partis" est composé de cinq formations politiques que sont la Convention Républicaine pour le Progrès Social (CRPS) de Maître Tiangaye, le Forum Civique (FC) de M. Timothée Maléndoma, le Mouvement de l’Evolution Sociale en Afrique Noire (MESAN) de Fidèle Ogbami et le PATRIE de Maître Mboli Goumba.

 

Jeudi 22 Janvier 2009 - 14:39

APL/ACAP

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
23 janvier 2009 5 23 /01 /janvier /2009 15:19


Enfin !, après moult tergiversations et un rapide aller-retour à Libreville du président Bozézé, histoire de ne pas déroger aux usages d’une règle non écrite d’allégeance, désormais obligatoire pour les autorités de Bangui qui est celle de soumettre toute initiative au « patriarche » Bongo afin de lui requérir une autorisation de mise en application, nous voilà finalement avec un gouvernement de... "Très Haute Mission". Un gouvernement de mission composé de trente et deux (32) membres dont l’un des  premiers objectifs retenus parmi les recommandations du dialogue politique inclusif serait de préparer la transition démocratique, autrement dit  les élections présidentielles de 2010.

A la lumière de cette composition gouvernementale, on peut remarquer qu’il s’agit d’un gouvernement sans doute large par son effectif  mais certainement pas de large ouverture comme le réclamait les différentes entités présentes lors du dialogue politique inclusif. Toute proportion gardée, certaines entités sont restées à la porte ou sont représentées en deçà de ce qu’elles espéraient obtenir. Qu’adviendront-elles dans les mois à venir de ces frustrations ?

La deuxième observation que l’on peut faire, c’est qu’il s’agit d’une équipe complètement hétéroclite que le premier ministre TOUADERA tentera d’animer, de motiver et de mobiliser en essayant d’insuffler un souffle de vie à travers duquel il espère secrètement percevoir la lueur d’une cohésion et d’une solidarité gouvernementale afin de donner du sens pour conduire sa mission jusqu’au bout. Une tâche s’il en est qui reste toutefois difficile à réaliser tant les disparités, les susceptibilités sont presque palpables. Ensuite, on constate que la majorité de membres de ce gouvernement émanent du KNK et de ces alliés objectifs d’où la question de savoir, quel sera la marge de manœuvre des autres ministres qui n’appartiennent pas au groupe majoritaire ? Seul un rééquilibrage des ministres provenant de ces différentes entités dans ce gouvernement aurait pu entrainer une dynamique de résultat.

Par ailleurs, en lieu et place d’un premier ministre de consensus comme le stipule les recommandations du dialogue politique inclusif, on assiste à la reconduction d’un premier ministre jusque là correcte  appliqué et studieux mais plutôt effacé. Un premier ministre de consensus aurait sans doute profité de sa légitimité toute relative pour rentrer en conflit ouverte avec le président. Bozeze ne pouvait se permettre de prendre le risque d’entraver sa marche vers la victoire  à une année des élections de 2010. Il lui faut donc des hommes sûrs et il en a sous la main, il tient à le faire savoir. Ils ne sont plus nombreux, le temps a eu raison des premiers compagnons qui n’étaient pas loyaux. Certains ont du quittés précipitamment le navire de leur gré ou de force pour redevenir aussitôt des opposants,  aussi c’est l’occasion de remercier les plus fidèles  d’entres les fidèles, les derniers caciques qui ont aidés et soutenus jusqu’au bout le rebelle puis le président Bozézé dans sa quête de pouvoir en les élevant au rang de ministre d’état pour bien les différencier de ceux qui sont importants mais pas assez et qui occupent toutefois des postes clefs dans le gouvernement en tant que ministres et enfin tous les autres ministres et autres ministres délégués qui ont forcés leur entrée.

D’autre part, on peut noter également l’apparition de quelques novices pour la plupart venu de l’opposition armée pour occuper des postes de ministres délégués. Ainsi, la boucle est bouclée d’un gouvernement verrouillé pour une très haute mission, celle de préparer la victoire à l’élection présidentielle de 2010. A présent la campagne électorale de 2010 peut commencer, face à une opposition en totale déshérence dont les unions de circonstances n’ont pas tardé à imploser, où chacun joue désormais désespérément sa carte en solo en essayant de ramasser les quelques miettes.

S’il ya une chose  à reprocher un jour au régime de Bozézé, ce n’est certainement pas celle d’être en cohérence avec lui-même, ni avec ses méthodes dont tout le monde s’accorde à reconnaitre le fonctionnement arbitraire et le caractère prédateur. A défaut de prendre toute la mesure des véritables enjeux de ce dialogue politique inclusif, l’opposition n’a-t-elle pas raté une fois de plus lamentablement ce grand rendez-vous et cette confiance que le peuple centrafricain a placée en elle ? Du début à la fin, n’a-t-elle pas subit et acceptée les diktats de Bozézé pour d’égoïstes raisons ? A un moment où il fallait se serrer le coude, les ambitions démesurées des uns et des autres n’ont-elles pas eu raison de l’objectif fixé au départ ? Chacun se voyait déjà présidentiable ou ministrable. Pourquoi  l’opposition n’avait t’elle pas ouverte, imposée puis arrêtée en bloc la négociation sur le quota ainsi que la  répartition des postes ministériels  au moment opportun ?

Quoiqu'on en dise ou quoiqu'on en pense l'opposition, Bozézé est celui d'entres les hommes politiques centrafricains qui a su rester cohérent avec lui même depuis le début de son coup d’état. En politique, il nous semble que le fait d'avoir raison importe moins que celui d'être cohérent. En cela, l’homme du Kwa Na Kwa a plutôt une longueur d’avance sur une opposition à la mine déconfite, inconstante dans ses revendications, toujours étonnée et surprise de leur chronique incohérence. Alors silence ! Avons-nous envie de le crier haut et fort à toute l’opposition démocratique qui n’a finalement récolté que ce qu’elle a semé en voulant attaquer le régime au pouvoir dans un ordre dispersé. Et n’oubliez surtout pas de revenir  en ordre serré lorsque vous auriez mis en place une vraie opposition démocratique unie et cohérente aux revendications claires et précises pour se faire respecter par le régime en place. Sinon laisser Bozézé gouverner par défaut avec ces hommes dans sa singulière cohérence en somme toute relative.

 

 

Franck SARAGBA

http://franck-saragba.skyrock.com/

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
19 janvier 2009 1 19 /01 /janvier /2009 21:22

C’est le grand paradoxe de cette 44e prise de fonction d’un nouveau président. Au moment où l’Amérique doit faire face à la plus grave crise depuis la Grande Dépression de 1929, jamais président américain n’aura bénéficié d’un tel niveau de confiance. A la veille de son investiture, qui devrait réunir demain quelque 2 millions de personnes à Washington, Barack Obama a lancé, ce week-end, un nouvel appel à « la patience et au courage ». Avant de prêter serment, mardi à midi, sur la bible d’Abraham Lincoln, il s’est à nouveau engagé à remettre en marche l’économie à travers son plan de relance de 850 milliards de dollars sur deux ans. Rarement discours d’investiture (le 56e de ce genre, du fait des doubles mandats) aura suscité autant d’attentes et d’espoirs, au moment où la crise financière commence à se propager à l’économie réelle.

« Seulement à quelques très rares occasions dans notre histoire, une génération a été confrontée à des défis aussi vastes », a reconnu, samedi, Barack Obama, après avoir emprunté le même trajet qu’Abraham Lincoln en 1861, à bord d’un train spécial de Philadelphie à Washington. Malgré la montée des inquiétudes sur l’intensité de la crise - illustrée, ce week-end, par les difficultés de Citigroup et la liquidation de Circuit City (voir page 29) -, selon un sondage CBS-« New York Times », Barack Obama s’apprête à entrer à la Maison-Blanche avec un taux de confiance record, le plus élevé de tous les présidents américains depuis trente ans (60 % contre 44 % pour George W. Bush en 2001). Quelque 79 % d’Américains se déclarent optimistes sur son mandat de quatre ans, soit un niveau de confiance supérieur à celui de Bill Clinton en 2003 (70 %) ou de Ronald Reagan en 1981 (69 %). En revanche, la cote du président sortant est tombée à 22 %, soit un record d’impopularité dans l’histoire de la Maison-Blanche.

Malgré ce capital de confiance sans précédent, le 44e président des Etats-Unis est loin de minimiser l’ampleur de la tâche. « Il n’est pas trop tard pour changer le cours des événements, à condition de prendre des mesures radicales dès que possible », a insisté Barack Obama, vendredi, dans le cadre d’une visite d’usine d’éoliennes dans l’Ohio. Tout en rappelant que son plan de relance vise à créer (ou à sauvegarder) 3 à 4 millions d’emplois sur deux ans, dont 90 % dans le secteur privé, il a insisté sur la part significative consacrée aux énergies propres, avec pour objectif de « doubler la production d’énergies renouvelables au cours des trois prochaines années ». Outre les créations de postes dans l’éducation et la santé, il a aussi précisé que la relance des travaux d’infrastructures devrait se traduire par la création de 400.000 emplois.
Impact sur l’emploi

« Nous aiderons aussi ceux qui ont perdu leurs emplois et les familles touchées par la récession à travers un programme bi-partisan d’extension de l’assurance-chômage et de la couverture santé », a ajouté Barack Obama dans l’Ohio. Selon la première version du plan de relance de 825 milliards de dollars présentée, le 15 janvier, par les représentants démocrates de la chambre, celui-ci devrait comporter quelque 275 millions de dollars de baisses d’impôts (1.000 dollars pour 95 % des foyers de travailleurs). Mais plusieurs représentants démocrates, tel le président du comité budgétaire du Sénat, Kent Conrad, n’ont pas caché leurs doutes quant à l’impact du plan de relance sur l’emploi, en estimant qu’il ne pourrait réduire le taux de chômage que de 1 % (soit 1,5 million d’emplois). Il n’est pas le seul à douter de son efficacité. Dans un éditorial récent publié par le « New York Times », le prix Nobel d’économie Paul Krugman, pourtant sympathisant du parti démocrate, a vivement critiqué les baisses d’impôts en jugeant insuffisante l’ampleur du plan de relance face à la montée du chômage (7,2 % en décembre). D’autres redoutent qu’un tel niveau d’attentes n’engendre une « bulle Obama » prête à éclater. A charge pour le 44e président de garder les pieds sur terre dans son discours d’investiture.

PIERRE DE GASQUET

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Centrafrique-Presse.com - dans AMERIQUE
19 janvier 2009 1 19 /01 /janvier /2009 21:13

Le président centrafricain, François Bozizé, a dissous dimanche le gouvernement dirigé par le Premier ministre Faustin-Archange Touadéra, formé en janvier 2008. Aucune explication n'a été officiellement fournie sur cette mesure. Le mois dernier, le dialogue politique national s'était achevé sur un appel à la création d'un gouvernement d'ouverture. Pour l'instant, on ne connaît pas la composition de la nouvelle équipe.

 

 

En mettant fin aux fonctions du Premier ministre et des membres du gouvernement, le président François Bozizé est resté conforme à la Constitution. Ce faisant, il a accédé en partie aux exigences de l’Union des forces vives de la nation, principale coalition de l’opposition qui voulait avant tout la démission de l’actuel Premier ministre et la dissolution du gouvernement.

Maintenant, le chef de l’Etat va devoir nommer le nouveau Premier ministre, car c’est lui qui sera chargé de former le gouvernement recommandé par le « Dialogue politique inclusif ». Un gouvernement réunissant toute les entités parties prenantes au « Dialogue politique inclusif ». Cependant, ce forum de paix et de réconciliation n’a pas défini le profil de ce Premier ministre, ce qui laisse le soin au président de la République de nommer une personnalité de son choix, mais la question divise l’opposition.

Celle-ci veut un Premier ministre issu de ses rangs ou un Premier ministre accepté par tous, une position que ne partage pas l’Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP) d’Emmanuel Olivier Gabirault pour qui  « nulle part, il n’a été question au Dialogue politique inclusif de nommer un Premier ministre de consensus ou de l’opposition ».    

Source  RFI  19/01/2009

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19 janvier 2009 1 19 /01 /janvier /2009 21:03


 

Le chef de l'Etat centrafricain, François Bozizé, a annoncé jeudi à Brazzaville, à l'occasion d'une visite de quelques heures dans la capitale congolaise, que l'amnistie accordée par Bangui à l'ancien président centrafricain, Ange Félix Patassé, ne concerne pas les décisions de la Cour pénale internationale (CPI).

Cette amnistie, rappelle-t-on, avait permis à Patassé d'assister en décembre 2008 à un dialogue politique inclusif organisé dans son pays.

"Dans l'amnistie, nous avons précisé que la disposition ne concerne pas les décisions de la CPI. Nous laissons la CPI continuer son travail normalement jusqu'à son aboutissement", a déclaré M. Bozizé à la presse, ouvrant ainsi la voie à une probable comparution de l'ancien président centrafricain devant la juridiction onusienne.

"L'ancien président Patassé n'est pas à Bangui. Il se trouve au Togo pour le moment. Nous n'avons pas à répondre à la place des autorités togolaises", a-t-il ajouté, sans donner d'autres précisions sur l'intention de la CPI de poursuivre ou non l'ancien chef de l'Etat centrafricain au même titre que Jean Pierre Bemba, l'ancien vice- président de la République démocratique du Congo (RDC), pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité en Centrafrique.

Entre 2002 et 2003, sur invitation de l'ancien président Patassé pour aider à lutter contre la rébellion dirigée à l'époque par le général François Bozizé, les troupes du Mouvement de libération du Congo (MLC) de M. Bemba, avaient eu un recours systématique au viol pour terroriser les civils soupçonnés de soutien aux rebelles, selon la CPI.

Les juges de la CPI viennent d'examiner à La Haye, de lundi à jeudi, les accusations portées contre Jean Pierre Bemba et une fois confirmées, ces accusations devraient donner lieu à son procès.

Brazzaville - 16/01/2009 Pana


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