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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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2 mai 2008 5 02 /05 /mai /2008 23:54

 

 

Xinhuanet 02/05/2008

Le gouvernement centrafricain et le mouvement rebelle de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), actif dans le nord-ouest du pays, sont sur le point de signer un accord de paix, a rapporté mercredi BBC Afrique.

Selon le chef du bureau de l'ONU en Centrafrique François Lanseni Fall, cet accord de paix pourrait être signé dans les prochains jours à Libreville au Gabon entre les deux parties.

Le président François Bozizé a accepté qu'un accord de paix soit signé entre le gouvernement et l'APRD qui n'avait pas adhéré au processus de dialogue, suivi d'un accord de paix global, selon le diplomate onusien.

"Nous cherchons à mettre fin à la rébellion en République centrafricaine. Le gouvernement avait déjà signé des accords séparés à Birao et à Syrte. Si cet accord avec l'APRD est signé, nous irons plus loin. Notre intention est d'avoir un accord global sous la supervision internationale", a t-il poursuivi.

Jean Jacques Demafout, nouveau chef politique de l'APRD et ancien ministres de la défense de l'ex président Ange Felix Patassé, a confirmé cette option.

"Nous avons donné notre accord et nous avons saisi le bureau des Nations unies en République centrafricaine pour assurer la médiation entre nous et le gouvernement. Nous nous préparons à nous rendre à Libreville pour les discussions et si possible la signature de cet accord pour un cessez le feu", a t-il déclaré.

"Nous demandons à cet effet une mesure d'armistice générale, c'est un point qui n'est pas du tout discutable. D'ailleurs, le comité préparatoire à mis ce point dans ses recommandations. Nous demandons ensuite une zone démilitarisée où l'APRD doit cantonner ses troupes en attendant la tenue du dialogue", a-t-il ajouté.

Le comité préparatoire en vue du dialogue de paix inclusif en Centrafrique a rendu vendredi dernier son rapport au président Bozizé dans lequel la date de la tenue du dialogue est annoncée pour le 8 juin au plu tard. Le comité recommande également un certain nombre de concession au pouvoir parmi lesquelles la question sur de l'armistice générale.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans DIALOGUE INCLUSIF
2 mai 2008 5 02 /05 /mai /2008 17:42

 

Jeudi 01 mai 2008 (Reportage : A. Zajtman / M. Rabaud)

 

Les armes se sont tues dans le nord de la Centrafrique, mais la présence de l'Etat fait toujours défaut. Les rebelles n'attendent plus que l'instauration d'un dialogue avec Bangui pour enfin déposer les armes.

 

Dans la région de la Vakaga, dans le nord de la République centrafricaine, même les enfants attendent la tenue d'un accord de paix. Il y a un an, ils ont été démobilisés.  A présent, ils jouent dans la cour de l'école fermée. Les plus jeunes ont à peine huit ans. La plupart aidaient à charger les munitions ou à préparer à manger.


Assise entourée de ses amis, Adama Abakar, neuf ans, explique qu'elle a rejoint la rébellion après la mort de son père, un rebelle tué au combat. "J'aidais à remplir les chargeurs et à préparer à manger. C'était difficile", indique-t-elle.


Il y a un an, les enfants ont été démobilisés grâce à l'intervention de l'agence Unicef. Djumu Abetara avait seize ans lorsqu'il a rejoint  la rébellion de l'UFDR, l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement, une des trois rébellions actives dans le nord de la RCA. "Nous avons pris les armes car l'Etat ne s'occupe pas de nous. Les écoles, les hôpitaux et les policiers, il n'y en a pas ici", explique-t-il.


Les rebelles contrôlent toujours la région. Leurs aînés exhibent leurs armes, qu'ils gardent jusqu'à la tenue d'un dialogue politique. "Si le dialogue passe, nous allons déposer nos armes. Mais si ça ne passe pas, nous allons encore manifester", explique Amin Joseph, un commandant de l'UFDR, tout en agitant sa Kalach'.


Les rebelles reconnaissent aussi qu'ils ont utilisé des enfants lors de leur insurrection. "Au combat, on remettait nos chargeurs vides aux enfants qui les remplissaient", explique un des rebelles.


Les rebelles de l'UFDR ont signé un accord de cessez-le-feu en avril 2007 et leurs frères d'armes de l'APRD, une autre rébellion active dans le nord, s'apprêtent à faire de même lors d'un accord dont la signature est prévue à Libreville, sous l'égide du Président gabonais Omar Bongo Ondimba dans les prochains jours.


Mais sans une implication plus grande du gouvernement centrafricain et de la communauté internationale pour la tenue d'un véritable dialogue politique inclusif, la paix reste bien fragile en République centrafricaine. En attendant la réconciliation, les écoles n'ont toujours pas repris dans le nord. Seules les écoles coraniques fonctionnent le soir.  L'avenir de cette ancienne colonie française reste hypothétique.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
2 mai 2008 5 02 /05 /mai /2008 17:41




(Gabon Eco 02/05/2008)

 

Le représentant de la Banque africaine de développement (BAD) au Gabon, Bassary Touré, a estimé, en marge du séminaire régional sur la gestion des contrats pétroliers et gaziers, que l'actuel prix élevé du pétrole doit aider les pays africains producteurs à "transformer la malédiction du pétrole en bénédiction". Selon Bassary Touré c'est jouable, tout est question de la volonté politique.

 
Avec un prix du baril à 120 dollars, les pays producteurs bénéficient d'une manne inespérée?

R: Les prix sont hauts, c'est vrai. Il y a une manne pétrolière pour les pays africains avec la nuance qu'il faut prendre en compte, l'évolution croisée de l'euro et du dollar. Une certaine partie est proportionnellement perdue, presque 40%, d'après certains experts. Mais cela reste un apport. Il s'agit d'en tirer le meilleur parti, de l'orienter vers des secteurs productifs, d'avoir une vision, de diversifier. Où investir pour savoir ce que l'on fera quand il n'y aura plus de pétrole? Ces nouvelles ressources doivent contribuer au développement économique et social des pays.


Quand on regarde certains pays producteurs, on peut s'étonner du faible niveau de vie

C'est exact, il y a une différence entre l'argent généré par le pétrole et les mines d'un côté, et le développement qu'on aurait pu attendre de l'autre. Au point où, et c'est exagéré à mon sens, certains parlent de la "malédiction du pétrole". Il faut constater qu'on a eu beaucoup de ressources dans certains pays mais que le niveau de développement de ces pays-là n'est pas très différent des pays très pauvres. Ce qui veut dire dans une certaine mesure que les ressources n'ont pas été utilisées de manière optimale, c'est-à-dire pour réduire la pauvreté dans ces pays-là. Il faut transformer cette malédiction en bénédiction. Les populations locales doivent voir les résultats des produits tirés de leurs sous-sols.


On pointe souvent du doigt les contrats pétroliers mal négociés mais aussi la mal gouvernance des pays.


Il y a quelques décennies, le secteur était complètement opaque. Parfois des ministères des Finances n'avaient pas connaissance des ressources liées au secteur... Mais il y a une exigence croissante de transparence de la part des pays et de leurs populations. Il y a une plus grande voix de la société civile aussi. Cela permet de savoir combien on a, et comment on l'utilise. C'est un grand progrès par rapport au passé. Quant aux contrats, il y a un grand déséquilibre entre les compétences techniques et en ressources humaines des pétroliers et celles des pays.

On peut se référer à l'exemple cité par la Banque mondiale: la capitalisation boursière d'Exxon-Mobil avoisine 500 milliards de dollars contre 10 ou 20 milliards de dollars pour le budget gabonais. Cela indique le rapport de forces dans une certaine mesure. Quand les pays africains vont en négociation, ils sont assez souvent mal préparés, ils manquent de compétences pointues et ne sont pas suffisamment organisés. Il faut corriger cela.

Publié le 01-05-2008 Source : AFP Auteur : gaboneco

© Copyright Gabon Eco

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
2 mai 2008 5 02 /05 /mai /2008 17:38



 

Pour  atteindre  ses  promesses  électorales :  Pouvoir  d’achat,  Dettes,  Croissance,  Chômage,  Service  à  ses  amis  riches  etc.…,  Nicolas  Sarkozy  fait  allégeance  au  « Réal  politik ».  Depuis,  il  est,   sans précédent,  de  voir  la  diplomatie  française  s’enliser  en  Afrique,  le  nouveau  discours  de  Nicolas  Sarkozy  en  Tunisie  et  la  mutation  de  Jean  Marie  Bockel  de  la  coopération  sont  les  preuves,  Eh !  oui  nos  amis  de  la  françafrique  ont  la  peau  très  dure.  En  même  temps,  les  mécontentements  en  Afrique  prennent  de  plus  en  plus  de  pans  entiers,  soit :  l’indignation,  le  dégoût,  la  révolte  etc.… 

 

1)SARKOZY  INDIGNE  LES  AFRICAINS :

 

En  présentant  ses  vœux  de  fin  d’année  au  français,  le  Président  français  ne  dévoile  pas  sa  politique  africaine,  et  dernièrement,  lors  de  l’interview  réalisée  par  les  grandes  chaînes  de  télévision  françaises,  à  l’Elysée,  nous  pouvons  déplorer  le  manque  de  question  sur  la  promesse  de  Nicolas  Sarkozy  sur  sa  politique  africaine.  Mais,  de  jour en  jour,  le  vrai  visage  africain  de  Nicolas  Sarkozy  se  dévoile

A  chaque  fois,  force  est  de  voir  le  Président  français,  tenir  un  comportement  humble  dans  les  pays  anglophones  (en  référence  de  sa  dernière  visite en  Afrique  du  sud),  mais  par  contre,  dans  les  pays  francophones,  de  comportements  truffés  d’arrogance,  de  dénigrement  et  d’humiliation  des  peuples  africains,  pendant  qu’il  chouchoute  les  dictateurs  francophones.

Lors  de  son  périple  africain  du  Sénégal,  Nicolas  Sarkozy  évoque :  « L’Afrique  n’est  pas  assez  entré  dans  l’histoire……. »,  En  Afrique  du  sud,  il  calme  le  jeu,  en  disant :  « La  France  n’a  pas  pour  vocation  de  demeurer  un  gendarme en  Afrique  et  tous  les  accords  de  défense  seront  renégociés ».

 

Actuellement,  en  Tunisie,  en  voyage  d’état,  Nicolas  Sarkozy  accompagné,  pour  la  circonstance,  des  hommes  d’affaires  et  de  Ramada  Yade,  Secrétaire aux  droits  de  l’homme,  évoque  les  questions  de  droit  de  l’homme  en  Tunisie :  C’est  le  satisfecit  attribué  lundi  28  Avril  2008,  au  soir,  par  Nicolas  Sarkozy  au  président  tunisien  Zine  El  Abidine  Ben  Ali  sur  le  terrain  des  droits  de  l'Homme  qui  a  suscité  la  polémique,  aussi  bien  en  France  qu'en  Tunisie :  « L'espace  des  libertés  progresse  en  Tunisie »  avait-il  jugé  devant  son  hôte,  assurant  ne  pas  vouloir  s'ériger   en  donneur  de  leçons.

La  colère  des  démocrates,  des  défenseurs  des  droits  de  l’homme  et  des  droits  de  la  femme,  ne  s’est  pas  faite  attendre,  pour  un  peuple  sous  l’une  des  dictatures  les  plus  féroces  du  Maghreb.  Monsieur  Mokhtar Trifi  Président  de  la  ligue  tunisienne  des  droits  de  l’homme  a  regretté  les  propos  du  président  français  Nicolas  Sarkozy.  Et  pour  couronner  le  tout,  Ramada  Yade,  la  Secrétaire  aux  droits  de  l’homme,  annule  le  rendez-vous  prévu   avec  l'Association  Tunisienne  des  Femmes  Démocrates  (ATFD), regrette  sa  présidente  Mme Cherif.

 

Monsieur  Nicolas  Sarkozy,  joue  toujours  la  même  carte,  celle  de  privilégier  les  intérêts  économiques  français,  au  détriment  de  la  bonne  gouvernance  et  des  droits  de  l’homme  en  Afrique  francophone.  Son  réal  politik  n’est  qu’une  priorité  au  commerce,  à  l’économie,  à  l’aménagement  des  dictateurs  africains,  et  heurte  ainsi,  l’indignation  et  la  sensibilité  du  peuple  africain  francophone.  On  peut  resumer,  qu’en  Afrique,  la  France  n’est  plus  défenseuse  des  valeurs  Selon  Madame  Khadija ,  (Militante  des  droits  de  l’Homme  et  présidente  d’une  ONG  féministe),  à  l’AFP :  « même  s’il  ne s’agissait  pas  de  donner  des  leçons  de  démocratie,  mais,  devrait,  au  moins,  reconnaître  la  réalité  en  Tunisie ».

2) LE  NO  MANS’LAND  DE  LA  FRANCAFRIQUE :

 

Les  années  à  venir  s’annoncent  dures  pour  les  démocrates  africains contre  la  Françafrique,  des  manifestations  contre  la  fin  et  contre  les  tripatouillages  constitutionnels et  électoraux  seront   attendus,  dans  les  mois  à  venir,  au  nom  de  « Trop  c’est  trop ».   Selon  l’ancien  premier  ministre  français  Michel  Rocard,  dans  une  interview  du  journal  les  Afriques n°16 du  jeudi  14  février  2008,  « La  Françafrique  m’a  empoisonné  la  vie.  J’ai  parfois  tenté  d’empoisonner  la  sienne,  mais  elle  a  la  vie  dure… »,  En  voici  des  exemples :

 

·Au  Tchad,  après  l’attaque  rebelle  du  03  février  2008,  Idriss  Deby  aidé  par  la  France,  prend  le  contrôle  de  N’Djamena  et  les  opposants  démocratiques  (non  armés)  sont  laminés  au  silence  par  des  intimidations  et  des  arrestations  gratuites  au  bon  vouloir  de  Idriss  Deby.

 

·Au  Congo-Brazzaville,  le  dictateur  Président  Sassou  N’Guesso,  arrivé  au  pouvoir  avec  l’aide  de  la  France,   par  les  intermédiaires  des  mercenaires  africains :  houtous  rwandais,  centrafricains,  tchadiens,  et  l’armée  angolaise,  a  malicieusement  taillé  sur  mesure  sa  constitution,  dont  certains  passages  sont  un  affront  à  la  démocratie,  actuellement  les  élections  locales  sont  poussées  à  une  échéance  encore  inconnue  et  une  incertitude  demeure  encore  en  2009,  sur  l’installation  d’une  Commission  Electorale  Indépendante  comme  l’a  toujours  demandé  l’opposition  et  que  le  régime  putschiste  de  Sassou  N’Guesso  l’a  toujours  rejeté.  A  l’heure  actuelle,  ce  régime  veut  modifier  l’article  constitutionnel  qui  limite  à  2  septennats   les  mandats  présidentiels.

 

·Au  Cameroun,  le  Dictateur  Président  Paul  Biya,  après  avoir  évincé,  par  trahison,  sans  effusion  de  sang,  l’ancien  Président  Ahidjo,  sous  les  prétextes  que  son  état  de  santé  ne  pouvait  plus  lui  permettre  de  conduire  la  destinée  du  pays,  vient  de  réprimer,  violemment,  une  manifestation  au  Cameroun.  Manifestation  contre  l’augmentation  du  coût  de  la  vie  chère  et  de  la  prétendue  modification  de  la  constitution  par  le  Dictateur  Paul  Biya. A  75 ans  actuellement,  Paul  Biya  qui  a  fêté  ses  25  ans  du  pouvoir  le  6  novembre  2007,  a  modifié la  constitution,  pour  briguer  un  autre  mandat  dans  3  ans  (en  2011),  il  aura  bien  entendu  78 ans. 

 

·En  Centrafrique,  le  Général  BOZIZE  est  arrivé  au  pouvoir,  au  moyen  d’un  coup  d’état,  entend  suivre  la  même  voie  que  son  voisin  Paul  Biya,  celle  de  la  révision  constitutionnelle  de  la  loi  fondamentale  de  décembre  2004.  Pendant  que  ce  projet  est  discuté  entre  les   membres  de  la  majorité  présidentielle,  l’opposition  se  trouve  en  pied  de  guerre  contre  le  toilettage  de  la  constitution.

 

·Au  Burkina  Faso,  le  Dictateur  Président  Blaise  Compaoré,  né  le  03  février  1951  à  Ouagadougou  (anciennement  Haute-Volta)  a  fondé  son  pouvoir  sur  la  tyrannie,  on  y  recense  le  massacre  ou  les  disparitions  de  nombreux  opposants  et  des  journalistes,  aussi,  toutes  manifestations  en  sa  défaveur  ou  déstabilisant  son  régime  sont,  durement,  réprimées.

 

·Au Gabon,  le  Dictateur  Président  Omar  Bongo,  né  le  30  décembre  1935,  il  est  sans  conteste,  le  doyen  des  Chef  d’états  africains,  vice  président  du  Gabon  de  ‘ancien  président  gabonais  Léon  M’ba  et  devient  Président  du  Gabon,  après  la  mort  de  Léon  M’ba,  depuis  1967.  Il  prépare  son  pouvoir  à  vie  et  son  fils,  Ali  Bongo,  à  sa  succession,  après  sa  mort.  Il  est  aussi  le  doyen  de  la  françafrique  et  l'un  des  Conseillers  de  Nicolas  Sarkozy  sur  l'Afrique.

 

·En  Tunisie,   Monsieur  Zine  El  Abidine  Ben  Ali,   est  né  le  03  septembre  1936  à  Hammam  Sousse  en  Tunisie,  il  prend  le  pouvoir  le  07  novembre  1987  au  matin,  par  le  biais  d’un  coup  d’état,  où  il  dépose  l’ancien  président  Habib  Bourguiba,  pour  des  raisons  médicales  en  se  servant  de  la  constitution  et  des  actes  médicaux.  Ces  actes  médicaux  ont  été  rédigé  par  7  médecins  convoqués  de  nuit  par  Zine  El  Abidine  Ben  Ali ,  à  son  ministère  de  l’intérieur.  A  l’heure  actuelle,  il a  imposé  des  restrictions  sévères  aux  opposants :  interdiction  aux  radios  et  télévisions  d’émettre jusqu’à  l’étranger,  interdiction  à  l’opposition  d’imprimer  ou  de  publier son programme.  21  ans  après  son  accession  au  pouvoir,  se  représentera  pour  un  énième  mandat  à  la  présidentielle  de  2009,  en  maintenant  les  conditions  ci-dessus,  à  l’élection  de  2009,  il  sera  le  candidat.

 

3)QUI  DIRIGE  LA  FRANCAFRIQUE  AUJOURD’HUI ?

 

La  françafrique  est  un  système  mafieux  qui  protège  les  intérêts  du  peuple  français  et  les  intérêts  des  chef  d’état  africains,  au  grand  dam  des  intérêts  du  peuple  africain.

A  la  tête  de  la  diplomatie  françafricaine  de  France,  se  superpose  4  mains :  le  Président  de  la  république :  Nicolas  Sarkozy,  le  Ministre  des affaires  étrangères :  Bernard  Kouchner  avec  sa  politique  de  civilisation,  Claude  Guéant,  le  Secrétaire  général  de  l’Elysée (  qui  est  le  nouveau  Monsieur  Afrique)  ayant  obtenu  la  tête  de  Jean  Marie  Bockel,  pour  le ministère  de  la  Défense,  chargé  des  anciens  combattants,  Et  enfin,  le  nouveau  ministre  de  coopération  Alain  Joyandet,  ( c’est  l’un  des  accompagnateurs  au  Gabon  du  Secrétaire  de  l’Elysée  en  mission  pour  la  Françafrique ).

Il  existe  aussi,  du  côté  de  la  diplomatie  françafricaine  de  l’Afrique,  des  poids  forts  comme : Omar  Bongo  un  des  doyens  et  respecté  de  la  Françafrique,  Denis  Sassou  N’Guesso  le  défenseur  et  le  protecteur  des  intérêts  de  la  françafrique  (confère  à  ses  rôles  joués :  Lors  de  la  crise  ivoirienne,  en  respectant  sans  scrupule,  les  vœux  de  l’ancien président  jaques  Chirac,  pendant  sa  présidence  de  l’Union  Africaine.  Enfin,  dans  la dernière  crise  du  Tchad,  en  sollicitant  directement  l’aide  matérielle  à  SArkozy  pour  Idriss  Déby).  On  y  trouve  aussi :  Paul  Biya  du  Cameroun,  Bozizé  du  Centrafrique,  Idriss  déby  du  Tchad,  etc...

 

D’après  le  journal  « Le  Canard  enchaîné »  du  mercredi  20  février  2008  -  page 3 :  « A  la  demande  de  l’Élysée,  le  chef  du  personnel  des  Affaires  étrangères,  Xavier  Driencourt,  vient  d’adresser  un  télégramme  aux  ambassades  et  consulats  de  France.  Pour  leur  annoncer  que  plusieurs  grands  services  du  Quai  allaient  changer  de  patrons  avant  que  Sarkozy  n’occupe,  en  juillet  2008,  la  présidence  de  l’Union  Européenne  (UE).  Notamment  les  directions  des  secteurs  suivants:  Afrique,  Europe,  Asie,  Amérique,  Affaires  stratégiques, etc.… ».  Un  coup  de  balais  sans  précédent,  à  partir  duquel,  il  faut,  ajouter  à  la  liste  ci-dessus,  de  voir nommer  à  ces   postes  des  sarkozystes  et  des  françafricanistes  confirmés,  pour  appliquer  une  politique  plus  atlantiste  pour  les  uns  et  plus  françafricaine  pour  les  autres.

 

4) CONCLUSION:


La  Françafrique  doit  savoir,  que :    « la  constitution  n’est  pas  un  paillasson  que  l’on  doit  changer  tout  le  temps,  lorsque  les  amis  de  la  françafrique  arrivent  en  fin  de  mandats »,  selon  le  centrafricain  Adrien  Serges  Poussou.

 

La  Françafrique  doit  savoir,  que :  «  Seules  des  commissions  électorales  consensuelles,  permettent au  mieux  les  élections  propres  et  évitent,  par  conséquent,  les  affrontements  intercommunautaires »  pour  éviter  les  mêmes  scénarios  que  le  kenya.

La  Françafrique  doit  savoir,  que :  «  qu’on  ne  peut  pas  duper  les  peuples  à  vie,  même  avec  la  solidité  et  la  solidarité  de  ses  membres  mafieux  qui  violent  l’Afrique,   il  arrivera  que,  les  peuples  d’Afrique  ne  supporteront  plus  à  être  colonisés  via  les  potentats  locaux ».

La  Françafrique  doit  savoir,  que :  « le  monde  est  en  pleine  mutation,  que  l’Afrique  n’en  échappe  pas,  au  contraire  l’attitude  actuelle  de  la  France,  arrange  les  américains  qui  sont  en  osmose  avec  les  peuples  africains ». 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
2 mai 2008 5 02 /05 /mai /2008 17:34

 

 

LEXPRESS.fr vendredi 2 mai 2008, mis à jour à 17:55

 

 



Pascal Marlinge, qui dirigeait l'antenne de l'organisation britannique Save The Children au Tchad, a été assassiné jeudi. Le drame a eu lieu à seulement neuf kilomètres à l'est de Farchana, où les soldats de l'armée française servant dans l'Eufor ont établi leur base.

 

La mort d'un travailleur humanitaire français, jeudi au Tchad, illustre les limites de la force de maintien de la paix européenne (Eufor), qui s'avoue impuissante à protéger l'ensemble des convois humanitaires en raison de son manque d'effectifs.

 

Pascal Marlinge, qui dirigeait l'antenne de l'organisation britannique Save The Children au Tchad, a été abattu jeudi par des hommes armés alors qu'il circulait à bord d'un convoi entre les villages de Farchana et Hadjer Hadid, à proximité de la frontière avec la région soudanaise du Darfour.

 

L'attaque a eu lieu à seulement neuf kilomètres à l'est de Farchana, où les soldats de l'armée de mer française servant dans l'Eufor ont établi leur base, a déclaré à Reuters le lieutenant-colonel Jean Axelos, porte-parole de l'Eufor.

"Vous prenez une carte et vous regardez les étendues: il est bien évident que l'Eufor ne pourra jamais être partout en permanence", a reconnu Axelos.

 

L'Eufor ne dispose à l'heure actuelle que de 2.200 hommes, chargés de protéger les civils, les réfugiés et les travailleurs humanitaires dans une zone de plusieurs centaines de kilomètres carrés, en proie depuis plusieurs années à des poussées de violence.

 

"DIFFICILE D'ACCOMPAGNER TOUS LES CONVOIS"

 

Face au manque d'effectifs, explique Axelos, l'Eufor concentre ses efforts sur la protection des camps de réfugiés, des installations humanitaires et des stocks.

"Quantitativement, en termes d'effectifs, il nous serait un peu difficile d'accompagner tous les convois", justifie-t-il.

 

Les commandants de l'Eufor ont expliqué aux agences humanitaires et aux ONG, qui apportent de l'aide à un demi-million de déplacés soudanais et tchadiens, qu'il leur était impossible pour l'heure de leur garantir une escorte pour chaque convoi.

Mais, explique Axelos, l'attaque meurtrière de jeudi est là pour rappeler le "caractère indispensable de notre mission dans cette zone".

 

Les effectifs de l'Eufor, toujours en phase de déploiement, doivent atteindre leur niveau opérationnel maximal fin juin avec un total de 3.700 hommes. En plus du contingent français de Farchana, un bataillon irlandais se déploie actuellement à Goz Beida, plus au sud, et des militaires polonais sont attendus à Iriba, au nord.

 

Par ailleurs, les agences d'aide humanitaire des Nations unies ont décidé en signe de "protestation symbolique" contre l'attaque de la veille de suspendre toutes leurs activités, hormis celles d'urgence, dans l'est du Tchad pour une durée de deux jours, a annoncé à Genève le Bureau de coordination des Affaires humanitaires de l'Onu (OCHA).

 

Des dizaines de convois humanitaires ont été attaqués dans l'est du Tchad ces deux dernières années. Mais si des centaines de civils tchadiens ont été tués par des rebelles, les attaques meurtrières contre des travailleurs étrangers restent rares.

 

L'Eufor a subi sa première perte humaine en mars lorsque deux soldats français ont franchi la frontière avec le Soudan et sont tombés sous le feu de l'armée soudanaise. Un soldat avait été tué.


Pascal Fletcher et Stephane Nebehay, version française Clément Dossin

 

Français tué au Tchad: l'enquête se poursuit, activités humanitaires suspendues

 

10:05    |    02/05/2008 AFP

 

L'enquête s'est poursuivie vendredi sur les circonstances du meurtre jeudi dans l'est du Tchad d'un humanitaire français et retrouver les coupables alors qu'agences onusiennes et ONG ont provisoirement suspendu leurs activités en signe de protestation et de solidarité.

L'enquête s'est poursuivie vendredi sur les circonstances du meurtre jeudi dans l'est du Tchad d'un humanitaire français et retrouver les coupables alors qu'agences onusiennes et ONG ont provisoirement suspendu leurs activités en signe de protestation et de solidarité.

 

La gendarmerie tchadienne enquêtait vendredi sur le terrain après avoir retrouvé jeudi soir à plus de 100 km du lieu de son assassinat le véhicule de l'ONG Save The Children où travaillait Pascal Marlinge. Celui-ci a été abattu alors qu'il faisait partie d'un convoi humanitaire de trois véhicules qui reliait Farchana à Hajir Hadid (à une trentaine de kilomètres au sud), près de la frontière soudanaise, dans un secteur très instable, voisin du Darfour en proie à une guerre civile et où sont installés de nombreux camps de réfugiés.

 

"Avant leur départ, il était prévu une escorte pour accompagner ce convoi, malheureusement, cette ONG a décidé de partir sans escorte, et elle est tombée entre les mains de bandits de grand chemin", a expliqué à l'AFP, le ministre de l'Intérieur et de la Sécurité publique Ahmat Mahamat Bachir.

 

Mahamat Saleh Khayar, le secrétaire général de la région du Ouaddaï, dans l'est du Tchad, où sont situées les localités de départ et d'arrivée prévue du convoi, a nuancé ces propos: "(Nous avons) des problèmes avec les humanitaires" qui "par principe refusent les escortes que nous leur proposons".

 

La région est particulièrement instable. Pascal Marlinge, chef de mission de l'ONG basée à Londres, est le deuxième humanitaire tué en moins de six mois dans la zone, après la mort d'un chauffeur tchadien d'une ONG en décembre dans le même secteur.

Un soldat de l'Eufor, la force européenne déployée dans la région ainsi que dans le Nord-Est de la Centrafrique, a également été tué debut mars lors d'un accrochage avec l'armée soudanaise.

 

"Le gouvernement prendra toutes les dispositions nécessaire pour traquer tous les bandits de grand chemin et autres coupeurs de route qui écument cette zone", a promis le ministre, demandant toutefois à "l'Eufor et la MINURCAT (Mission des Nations unies en République centrafricaine et au Tchad, chargée notamment de la formation des policiers et de la sécurité des camps de réfugiés) de s'organiser pour protéger et assurer la sécurité des réfugiés dans les camps et autour des camps".

 

Les agences onusiennes et les ONG ont suspendu pour deux jours leurs "activités humanitaires" afin de "protester contre la détérioration de la sécurité à l'est du Tchad, et réitérer leur solidarité avec les familles et collègues de toutes les victimes de cette insécurité", selon un communiqué du Coordonnateur des opérations humanitaires des Nations unies au Tchad, M. Kingsley Amaning.

"Notre pensée se tourne aussi vers les familles et les proches des victimes", ajoute le communiqué.

En France, l'épouse de M. Marlinge, Isabelle, a assuré à l'AFP que son "mari était quelqu'un de très professionnel qui attachait une grande importance à la sécurité. Il ne s'est pas mis en danger, il ne mettait pas en danger les personnes qui travaillaient avec lui".

 

"Il travaillait pour une organisation anglaise, Save the Children", a-t-elle insisté pour qu'il n'y ait aucune confusion avec l'association Arche de Zoé qui opérait au Tchad sous le nom de l'organisme Children Rescue. Elle a aussi souligné que son mari "n'était pas visé parce qu'il était Français".

Agé de 49 ans, M. Marlinge, était père de deux filles de 25 et 16 ans. La famille résidait à Seilhac, un village du centre de la France.

 

 

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2 mai 2008 5 02 /05 /mai /2008 00:17

Eric Breteau

 

 


 

Recueilli par MARIA MALAGARDIS

 

Quotidien Libération  mercredi 30 avril 2008

 

 «Gr acié mais toujours pas blanchi», Eric Breteau repart à l’attaque. Le patron de l’Arche de Zoé publie cette semaine un livre (L’Arche de Zoé : les dessous de l’affaire d’Etats, Ed.Plon), écrit en cinq semaines pendant son emprisonnement à Fresnes. Très critique vis-à-vis des autorités françaises et notamment de la secrétaire d’Etat aux Droits de l’homme, Rama Yade, il défend bec et ongles le bien-fondé d’une opération, dénaturée selon lui par les «mensonges politiques» et la «manipulation des images». Et si le livre laisse encore quelques zones d’ombre, Eric Breteau promet de futurs rebondissements, dans l’arène judiciaire.

Vous persistez à dénoncer une manipulation politique, alors que l’échec de votre opération au Tchad a été souvent perçu comme le symbole d’une dérive de l’humanitaire. Mais qui profite de ce fiasco ?

 

Le Tchad a gagné beaucoup d’argent en monnayant la libération de mon équipe mais aussi du pilote belge et de l’équipage espagnol de notre avion. Tous les pays concernés ont payé pour leurs ressortissants. A l’origine de notre arrestation le 25 octobre, il y a justement ce Boeing 727 qui devait nous ramener en France : on sait que le gouverneur de la région d’Abéché, notre lieu de départ dans l’est du Tchad voulait se l’approprier, comme un seigneur de guerre. Mais qui a réellement déclenché notre arrestation ? Rama Yade a affirmé devant le Parlement que c’était elle ! En tout cas, dès le lendemain de notre arrestation, ses déclarations intempestives, condamnant d’emblée toute l’opération, ont offert un sésame aux Tchadiens qui ont pu faire monter les enchères. Puis Sarkozy a proclamé qu’il nous ramènerait coûte que coûte en France et nous avons eu des émeutes à N’Djaména.

 

La gestion des autorités françaises a été calamiteuse dans cette affaire. Je pense qu’avec Jacques Chirac qui connaissait bien l’Afrique, on aurait tout de suite été libérés. Le changement de présidence a provoqué un flottement entre Paris et N’Djaména. Aujourd’hui, la France soutient le président Déby tout en livrant des armes aux rebelles qui le combattent, c’est de notoriété publique au Tchad. Mais quand François Fillon affirme que la France ne payera pas les 6 millions d’euros dus par l’Arche de Zoé suite à notre condamnation au Tchad en décembre, il sait bien que ce ne sera pas nécessaire : la France a déjà payé, en offrant du matériel militaire à Déby fin février, comme l’a révélé le Canard Enchainé le 5 mars.

 

Vous avez toujours affirmé avoir bénéficié du soutien de personnes haut placées… Plusieurs noms ont circulé : le frère du président Sarkozy, son ex-épouse, des conseillers...

Pour François Sarkozy, c’est n’importe quoi. Il n’a rien à voir avec notre opération. En revanche, je maintiens avoir reçu un soutien discret de la part du conseiller politique de Bernard Kouchner, lequel est resté étonnement silencieux dans cette affaire. De même que j’ai été encouragé à transmettre un dossier à Cécilia Sarkozy par l’intermédiaire de l’assistant de Catherine Pégard qui fait partie des conseillers politiques de l’Elysée. Mais il y en a d’autres... Rachida Dati prétend qu’elle ne me connaît pas ? On montrera en temps utile qu’elle aussi a eu notre dossier entre ses mains. Mais dans l’immédiat, je ne peux pas en dire plus, car il y a encore des procédures judiciaires en cours ici en France sur cette affaire.

J’ai déposé plainte contre certaines personnalités, dont Rama Yade. La justice est au courant, c’est aux juges de décider quand faire connaître les autres noms.

Mais vous avez tenté d’amener en France des enfants qui n’étaient peut-être ni orphelins, ni du Darfour ! N’avez-vous pas l’impression d’avoir contribué à ternir l’image de l’humanitaire ?

 

Les enfants sont orphelins et bien du Darfour, j’en reste convaincu. Les soi-disant parents qui les ont réclamé étaient téléguidés par le président Déby. Avec le soutien de l’Unicef qui vingt-quater heures après notre arrestation prétendra que tous les enfants sont tchadiens ! L’Unicef a ensuite promis un rapport, mais vient d’annoncer qu’il a été remis aux autorités tchadiennes mais restera finalement confidentiel. Pour le reste, l’opinion a été trompée par des reportages qui ont donné lieu à d’incroyables manipulations d’images. Surtout celui effectué pour France 3 par Marie-Agnès Peleran. Mais on a retrouvé tous les rushs et on prépare un documentaire qui soulignera l’aspect malveillant de certains montages où plusieurs images différentes ont été juxtaposées. Je vais me battre, surtout pour mes camarades qui ont souffert d’être ainsi calomniés. Depuis mercredi dernier, le juge d’instruction m’a autorisé à reprendre contact avec eux... Cette histoire est loin d’être finie.

 

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2 mai 2008 5 02 /05 /mai /2008 00:09

 




 

APA Bangui 2008-05-01 (Centrafrique) Le secrétaire général adjoint de l’Union syndicale des travailleurs de Centrafrique (USTC), Noël Ramadan, a mis en garde le gouvernement contre l’absence de réaction des travailleurs centrafricains face à la flambée des prix des produits de première nécessité.

         Noel Ramadan

«Le calme des travailleurs centrafricains est flatteur mais inquiétant», a averti M. Ramadan, dans une déclaration à la veille de la célébration de la fête du travail, ce 1er mai.

«Le gouvernement ne doit pas se contenter d’un aveu d’impuissance en disant que l’essentiel du commerce national (90%) est entre les mains de ressortissants étrangers et tant que la tendance ne sera pas inversée nous subirons toujours la loi des opérateurs économiques étrangers», a-t-il expliqué.

 

Il a demandé au gouvernement d’être ‘’le gouvernement du peuple, d’être imaginatif et d’anticiper sur les événements au lieu de les subir’’.

«Toutefois si le gouvernement ne fait rien dans un court délai pour atténuer le choc de la flambée des prix, alors il ne lui reste plus qu’a procéder maintenant au déblocage des salaires dans la fonction publique comme promis», a-t-il ajouté, soulignant que «le calme des travailleurs centrafricains est flatteur mais inquiétant».

 

Selon M. Ramadan, le gouvernement doit continuer de jouer son rôle de régulateur et de gestionnaire de la vie nationale.

«Les lois et textes en matière de finance doivent être scrupuleusement appliqués pour sanctionner les opérateurs économiques véreux qui asphyxient les consommateurs centrafricains», a-t-il conclu.

 

Le 2 janvier dernier, les six centrales syndicales des travailleurs du secteur public ont déclenché une grève illimitée pour réclamer le paiement de 7 mois d’arriérés de salaires et le déblocage des effets financiers des avancements dans la fonction publique.

 

Le mouvement a conduit à la démission, le 19 janvier dernier, du Premier ministre Elie Doté qui a été remplacé par Faustin Archange Touadéra, nommé le 22 janvier.

Le travail n’a repris que le 25 février dernier, après la promesse du gouvernement de payer deux mois de salaire.

 


La flambée des prix au rendez-vous du 1er mai, en Centrafrique

 

APA Bangui 2008-05-01 (Centrafrique) Des milliers de travailleurs affiliés à six centrales syndicales, ont défilé, jeudi à Bangui, en présence du Chef de l’Etat centrafricain, le Président François Bozizé, pour marquer le 1er mai.

 

Employés des secteurs publics et privés, les manifestants se sont exprimés sur différents supports, allant des banderoles aux pancartes avec comme point central de revendications la vie chère.

 

Les messages sont allés dans cette direction : « La flambée des prix est une bombe à retardement » ; « déblocage total des salaires » ; « non à la flambée des prix » ; « non à l’insécurité et la violence ».

 

La célébration de la Journée du 1er mai s’accompagne généralement de remise de distinctions à des personnalités du monde du travail, par le président Bozizé. La tradition a été respectée jeudi.

 

 

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2 mai 2008 5 02 /05 /mai /2008 00:06




30/04/08 –

 

Le 14 avril 2008, le cargo " EIDER " affrété par la France est arrivé dans le port de Douala, au Cameroun, où il a déchargé environ 30 000 tonnes de fret destinées à l'EUFOR Tchad/RCA.

Pendant deux jours, les militaires du 519è RT de La Rochelle et les dockers locaux ont débarqué 120 containers, 190 véhicules et 4 hélicoptères des soutes de l'EIDER.

Il faudra ensuite 10 jours pour acheminer ce fret à N'Djamena puis 4 jours jusqu'à Abéché. Les transports sont réalisés par la route et le fer.


Ministère de la Défense

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2 mai 2008 5 02 /05 /mai /2008 00:02

MISSION DE TRIPOLI DU 15 AU 16 AVRIL 2008

 

COMPTE RENDU DE LA MISSION DES MEMBRES DU COMITE PREPARATOIRE DU DIALOGUE POLITIQUE INCLUSIF

 

 

Conformément aux dispositions des articles 2  et 8 alinéa 8 du Décret N° 07.356 du 30 Novembre 2007, une mission d’information et de sensibilisation du Comité Préparatoire du Dialogue Politique Inclusif s’est rendue du 15 au 16 avril 2008 à Tripoli en LIBYE.

 

La délégation   est composée ainsi que suit :

 

  1.  GOMINA PAMPALI Laurent, 2eme Vice-président, Majorité Présidentielle ;
  2. BAGAZA Marcel, 3eme Vice-président, Groupes Politico-militaires ;
  3. Maître GBIEGBA Bruno Hyacinthe, 2eme Rapporteur Général, Société Civile ;
  4. GNIKO-MBOMBO Joseph, 3eme Rapporteur Général, Opposition Démocratique ;
  5. KOTAYE Moïse, 4eme Rapporteur Général, Autres Partis.

 

La mission est investie de deux objectifs :

1)      Informer le Guide Libyen de l’état d’avancement des travaux du Comité Préparatoire;

2)      Présenter au Guide Libyen les conditions du déroulement du Dialogue Politique Inclusif, ainsi que les besoins financiers  et logistiques indispensables à la réussite du Dialogue Politique.

Après l’accueil et l’installation de la délégation, le Chef de l’Etat Centrafricain son Excellence François BOZIZE qui a facilité le contact entre le Comité et le Guide Libyen Mouhammar KHADAFI, a fait une déclaration  liminaire, avant de donner la parole au 2eme Vice-président du Comité Préparatoire, Chef de délégation  pour son exposé.

En prenant la parole, le 2eme Vice-président s’est adressé au Guide Libyen en ces termes :

Installé le 18 décembre2007 par les soins de Son Excellence Monsieur le Président de la République Centrafricaine, le Comité Préparatoire a  eu à réaliser deux Missions : 

   

  1. Le rassemblement des documents destinés au Dialogue Politique Inclusif.
  2. L’information  et  la sensibilisation  des interlocuteurs internationaux, des acteurs politiques et des leaders des Mouvements politico-militaires tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.
  3. Produire un Rapport final qui clôturera solennellement les travaux du Comité Préparatoire le 25 Avril 2008 au plus tard.

 Eu égard  à l’appui déterminant du Guide libyen  dans  la résolution  des conflits  armés  en RCA à l’exemple  des accords de Syrte, le Comité Préparatoire a trouvé judicieux de venir bénéficier de ses sages  conseils  avant de clôturer ses travaux.

 Le Guide Libyen s’est dit honoré par la mission d’information et de sensibilisation du Comité Préparatoire.

 Selon  lui, l’enjeu majeur aujourd’hui, c’est la tenue d’un Dialogue Politique  véritablement inclusif, c’est-à-dire réunissant  tous les acteurs de la vie politique centrafricaine, y compris les Centrafricains de  l’extérieur. Il important que tout le monde y participe. Il a fait comprendre au Président Centrafricain que le moment est maintenant venu pour que les centrafricains se rapprochent les uns des autres dans la sincérité et la vérité, afin que la réconciliation  soit comme un socle de l’unité nationale.

La RCA ne pourra croître et se développer que s’il y’a la paix véritable dans les cœurs et l’entente parfaite entre ses filles et ses fils.

Il a rappelé un certain nombre de principes et de valeurs  sur lesquels la RCA pourra se bâtir solidement  pour le bien-être du peuple, notamment :

- le respect de la personne humaine :

- le respect des engagements  pris et de la parole donnée.

En tout état de cause, une loi d’amnistie doit être prise par le parlement pour permettre la participation de tous les acteurs à ce forum.

Son souhait le plus ardent est que le Président Centrafricain manifeste la volonté politique en pardonnant PATASSE jusqu’au dernier, car le Dialogue Politique Inclusif doit conduire les centrafricains à la paix durable.

En ce qui concerne l’appui de son pays, le Guide Libyen a annoncé ouvertement qu’il n’y a aucun problème et cela se fera précisément à travers le CENSAD (Communauté des Etats sahélo-sahariens).

Poursuivant son exposé le Guide Libyen a invité les Africains à développer un comportement de dignité par le respect des engagements pris et de la parole donnée.

 A titre d’exemple : le dossier Soudan-Tchad, après les accords conclus à Dakar au Sénégal et les embrassades, ce sont les armes qui parlent de nouveau, démontrant ainsi notre comportement ignoble vis-à-vis de la communauté internationale.            La méthodologie que nous comptons utiliser dans le règlement du dossier centrafricain devra servir de modèle dans le cadre des résolutions de conflits  en Afrique. Ni les kalachnikovs, ni les rébellions armées  ne pourront apporter  des solutions à nos problèmes.

La Libye a beaucoup investi en Afrique, mais à cause des conflits armés, ces réalisations ont été détruites et pillées.

Il est important que nous rejetions la pratique de pillage et de destruction, qui découragent les investisseurs étrangers. Ensemble, nous devons construire la paix  dans notre Afrique dans la tolérance, le pardon, car seule la vérité peut permettre la réconciliation.           Le Guide Libyen a enfin réitéré sa bénédiction au CPDPI pour le travail abattu afin que le processus de paix en Centrafrique aboutisse.

 

 

 

 

 

RENCONTRE DE LA DELEGATION LE 16 avril 2008 AVEC

                 LE MONSIEUR ABDOULAYE MISKINE

 

                                     8H30min- 9H10min

Profitant de sa présence à Tripoli en Libye, la mission a consacré un moment de discussion avec le Responsable du FDPC, pour avoir son point de vue sur les préparatifs du Dialogue Politique Inclusif.

 

COMPOSITION

 

1.      BAGAZA Marcel, 3eme Vice-président

2.      Maître GBIEGBA Bruno Hyacinthe, 2eme Rapporteur Général

3.      GNIKO-MBOMBO Joseph, 3eme Rapporteur Général

4.      KOTAYE Moïse, 4eme Rapporteur Général

 

FDPC :

Mr Martin KOUMTAMADJI alias Abdoulaye MISKINE : Chef rebelle du Front Démocratique du Peuple Centrafricain(DFPC) assisté de :

MM:

                        NAGUITA Georges:

                        ANOUAR Moustafa:

            Monsieur Abdoulaye MISKINE a déploré le fait que depuis la signature de l’Accord de paix entre son Mouvement et le gouvernement centrafricain  en février 2007,  garantissant une amnistie générale aux membres de son mouvement  rebelle.

            En effet, l’article 4 de l’accord de paix  signé à Syrte en Libye le 1er février 2007 dispose : «  la libération des prisonniers politiques et la proclamation de l’amnistie générale à l’endroit des militaires et des combattants centrafricains du Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC) et de l’Union de Force Démocratique pour le Rassemblement(UFDR) »

            Par ailleurs, le point 2 de l’article 3 dudit accord prévoit : « La réhabilitation dans leurs droits des militaires centrafricains radiés et des fonctionnaires civils du FDPC et de l’UFDR dans leur formation et leur cadre d’origine » 

            Le but des accords de paix  signé avec le mouvement rebelle en 2007 était le retour de  la paix et la réconciliation en RCA. S’il faut aujourd’hui procéder à l’évaluation dudit accord, de même que celui signé  avec l’UFDR en avril 2007 à Tiringoulou, le constat est amer. Il n’a y’a que  moins de 5%  des dispositions  des accords de paix qui ont été respectés par le gouvernement centrafricain, c’est pourquoi, il est resté à Tripoli avec seize(16) officiers.

 

            Aujourd’hui, la volonté de tout le monde, est d’aller au Dialogue Politique Inclusif et il est hors de question d’exclure aucune personne afin que de tout cœur nous tournions résolument et de manière responsable le dos au passé qui nous a divisé et détourné de l’option développement socio-économique notre pays.

            En toute logique, ce DPI devrait se tenir à Bangui. Malheureusement, à travers différentes déclarations  des autorités centrafricaines et l’instrumentalisation constante de la justice, des compatriotes comme moi ne s’estiment pas en sécurité pour prendre part à ce dialogue à l’intérieur de Centrafrique.

            Toutefois, si les autorités de Bangui, dans l’immédiat peuvent prendre toutes les dispositions nécessaires  et suffisantes sur le plan judiciaire et garantir ma sécurité personnelle, j’aviserais.

            A l’heure actuelle, nous avons suspendu nos hostilités sur le terrain par rapport à la tenue prochaine du DPI parce que nous sommes déterminés pour la paix a-t-il conclu.

La délégation s’est retirée à 11h 15min.

 

                                                       

 

Les Rapporteurs Généraux                                                            Les Présidents     

 

 

 

 

Me Bruno Hyacinthe GBIEGBA                                   M. Laurent GOMINA – PAMPALI

 

 

 

 

M. Joseph GNIKO MBOMBO                                     M. Marcel BAGAZA

 

 

 

 

M. Moïse KOTAYE                                                                                                                                                                                                          

 

 

 

 

 

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1 mai 2008 4 01 /05 /mai /2008 23:54

RAPPORT DE MISSION DE LOME

DU 18 AU 23 AVRIL 2008

 

REFERENCE : DECRET N° 07.356 DU 30 NOVEMBRE 2007

 

Suite à la première phase marquant la fin des travaux de rédaction des rapports des trois thématiques à savoir :

 

  1. Questions Politiques et de Gouvernance ;
  2. Situation Sécuritaire et Groupes Armés ;
  3. Développement Socio – Economique,

 

les membres du Comité Préparatoire du Dialogue Inclusif ont été repartis en quatre (4) groupes distincts pour accomplir des missions d’informations et de contacts auprès des Chefs d’Etat Libyen et Gabonais et auprès des protagonistes et acteurs ciblés dans les crises actuelles en Centrafrique.

 

C’est dans cette optique qu’une mission s’est rendue à Lomé du 18 au 23 Avril 2008 pour prendre contact avec l’ancien Président Ange Félix Patassé. Cette mission est composée des personnalités ci – après :

 

-         Mr Marcel BAGAZA, 3ème Vice – Président, Chef de mission ;

-         Me Bruno – Hyacinthe GBIEGBA, Rapporteur Général ;

-         Mr Moïse KOTAYE, Rapporteur Général ;

-         Mr Patrick POUNE, Représentant l’UFNV, Membre ;

-         Mr NGOH Salvador, Représentant la Société Civile, Membre ;

-         Mr CHEIK TIDJANE DEYA, Représentant l’UFDR, Membre ;

-         Mr Jarnib GREBAYE, Interprète du CHEIK.

 

Arrivée le 18 Avril 2008 à Lomé via Cotonou, la mission a été reçue le 19 Avril 2008 par l’ancien Président de la République, Monsieur Ange Félix Patassé, à 09h00. 

Quatre (4) points ont été inscrits à l’ordre du jour :

1.      L’écoute de la délégation ;

2.      La remise de la documentation ;

3.      La discussion avec l’ancien Président Ange Félix .PATASSE. ;

4.      Les divers.

 

Après un bref aperçu sur l’historique et les travaux du Comité, fait par le Chef de mission, suivi de la remise des documents par les Rapporteurs Généraux, l’Ancien Président Ange Félix Patassé a sollicité la suspendu la réunion afin de lui permettre de prendre connaissance de la synthèse des travaux du Comité et de réfléchir sur les tenants et aboutissants de ce Dialogue Politique Inclusif.

 

A la reprise de la réunion à 15heures, l’Ancien Président Ange Félix PATASSE a remercié les Membres du Comité Préparatoire du Dialogue Politique Inclusif pour leur perspicacité et le travail laborieux abattu en si peu de temps, avant de laisser poursuivre les débats sur les points inscrits à l’ordre du jour.

 

Toutefois, l’ancien Président Patassé a souhaité une rencontre tripartite entre les deux anciens Présidents et le Président BOZIZE. Pour lui, si cette rencontre qu’il appelle de tous ses vœux se tenait avant les assises dudit Dialogue, elle  faciliterait la tenue  des assises du Dialogue Politique Inclusif dans un court délai, puisque cette rencontre aura déblayé le terrain sur les problèmes de fond. 

 

L’ancien Président  PATASSE a saisi cette opportunité pour intervenir très longuement sur le fond et la forme du Dialogue avant de tirer des conclusions allant dans le sens de sa volonté de participer au Dialogue Politique Inclusif qui n’est rien d’autre que le Rendez – Vous de l’histoire, où tous les fils du Pays doivent tirer des leçons de leur inconduite pour donner à la République Centrafricaine toutes les chances de réunir les volontés de tous, afin de conclure une paix définitive.

 

Il a posé le problème des mesures de décrispation ; à savoir les garanties d’ordre sécuritaire et judiciaire, pour faciliter la participation de tous, et  la sérénité des débats. 

 

Selon l’ancien Président PATASSE, sans la paix, un pays ne peut jamais se développer et constituera un facteur majeur de servitude pour d’autres puissances.

 

S’agissant de la procédure contre lui et certaines personnalités  qui est pendante devant la Cour Pénale Internationale, il a vivement recommandé que les enquêtes se poursuivent, pour que chacun  s’explique sur les crimes et violences pour lesquels dont on l’accuse, afin que le peuple centrafricain connaisse la vérité.

 

Pour finir, l’Ancien Président Ange Félix PATASSE a souhaité que soit mise en place une Commission Vérité – Réconciliation qui apporterait à tous les Centrafricains, une justice juste, réparatrice des préjudices causés aux uns et aux autres et panser les plaies ouvertes par  ces maux de manière définitive.

                                                                                              Fait à Lomé, le 20 Avril 2008

 

Les Rapporteur Généraux                                                         Le Président

 

 Me Bruno Hyacinthe GBIEGBA                                                Mr Marcel BAGAZA

 

 Mr Moïse KOTAYE




Rapport de mission de la délégation du comité

Préparatoire du Dialogue Politique Inclusif à Libreville (Gabon)

 


Une mission du Comité Préparatoire du Dialogue Politique Inclusif s’est rendue à Libreville (République du Gabon) du 22 au 23 Avril 2008, conformément aux dispositions du décret N°07.356 du 30 Novembre 2007 précisément en ses articles 2 et 8 (alinéas 8).

 

Cette mission est composée de :

1.      Pr. BERHANOU Abebe, Président du Comité Préparatoire du Dialogue Politique Inclusif, Centre pour le Dialogue Humanitaire (CDH) ;

2.      M. GOMINA – PAMPALI Laurent, 2ème Vice – président, Majorité Présidentielle ;

3.      Mme RAMADAN Marguerite, Déléguée aux Affaires Administratives, Société Civile ;

4.      M. GNIKO – MBOMBO Joseph, 3ème Rapporteur Général, Opposition Démocratique ;

5.      M. MANDAKOMBO Ernest, Membre, Opposition Démocratique ;

6.      M. GUIYAMA – MASSOGO Anicet, Membre, Autres Partis ;

7.      M. DOTOCKO Yves – Bienvenu, APRD ;

8.      NKURIKIYE Freddy, CDH.

 

Partie de Bangui le Mardi 22 Avril 2008 à 14h35mn, la délégation du Comité Préparatoire du Dialogue Politique Inclusif est arrivée à Libreville à 16h25mn par Vol Spécial du Président de la République Centrafricaine en visite de travail dans la Capitale gabonaise.

 

Dans la matinée du Mercredi 23 Avril 2008, une réunion  s’est tenue dans l’enceinte de la salle de conférence du Palais de la République Gabonaise sur les travaux du Comité depuis son installation jusqu’à ce jour et sur le chemin qui lui reste à parcourir avant de rendre officiel son Rapport Général.

 

Placée sous la Très Haute Présidence de Son Excellence El Hadj Omar BONGO ODIMBA, Président de la République Gabonaise, la réunion a regroupé plusieurs participants (les Membres de la Délégation Centrafricaine et les Membres du cabinet de la Présidence gabonaise) qui ont eu à suivre  successivement :

 

         I.      - L’exposé du Professeur BERHANOU Abebe, Président du Comité Préparatoire du Dialogue Politique Inclusif qui a porté sur les points suivants :

1/ la proposition de la tenue du Dialogue Politique Inclusif à Bangui sous réserve que les Autorités prennent toutes les dispositions nécessaires et suffisantes sur les plans tant judiciaire que sécuritaire afin de permettre la tenue d’un Dialogue Politique véritablement Inclusif.

 

Prenant en compte le caractère inclusif présenté comme l’élément clé pour le succès du Dialogue Politique, le Comité souhaite l’implication du Président BONGO pouvant amener les Autorités Centrafricaines à prendre des mesures de décrispation à l’endroit de certains acteurs qui posent comme préalables à leur participation le problème de la sécurité et celui des garanties d’ordre judiciaire ;

 

2/ l’état d’avancement des travaux effectués par le Comité Préparatoire depuis son installation jusqu’à ce jour sur les trois thématiques prévues par décret notamment :

-         Questions Politiques et Gouvernance ;

-         Situation Sécuritaire et Groupes Armés ;

-         Développement Socio – Economique.

 

       II.      Mot de remerciement du 2ème Vice – Président  du Comité Préparatoire du Dialogue Politique Inclusif Mr Laurent GOMINA – PAMPALI à l’endroit du Président Gabonais et de son Gouvernement. L’orateur a  saisi cette occasion pour rappeler  l’investissement constant du Chef de l’Etat gabonais dans la recherche des solutions aux crises politiques récurrentes que la RCA a connues au cours de la dernière décennie

 

Après toutes ces interventions, le Président BONGO a pris la parole pour prononcer ces phrases empreintes de sagesse et de vérité  qui devraient faire réfléchir tout centrafricain et  l’amener à se débarrasser de tout comportement intransigeant : 

«A  un moment donné pourtant, il faut bien réapprendre à vivre, à panser les plaies, à reconstituer le tissu social. Mais comment se situer face à la douleur du passé, aux crimes d’hier ? Plusieurs attitudes sont alors possibles, de l’oubli à la vengeance, de l’exercice de la justice au règlement politique, de la réconciliation au pardon. C’est tout l’enjeu de l’exercice  que nous sommes amenés à faire ».

 

Après discussions entre le Président de la République Gabonaise et la délégation du CPDPI auxquelles assistait le Président de la République Centrafricaine, tous les participants se sont accordés sur les points suivants, préalables  nécessaires à l’ouverture du dialogue :

-               Un accord de paix entre le Gouvernement et l’APRD ;

-               Un accord de paix global ;

-               L’adoption de mesures judiciaires et législatives appropriées ;

-               Le respect scrupuleux du calendrier du Dialogue Politique Inclusif.

 

Quant à la présidence du Dialogue, la délégation a sollicité le concours du Président de la République Gabonaise.

 

En ce qui concerne la question du financement dudit Dialogue, le Comité Préparatoire l’a soumise à la haute attention du Président gabonais, Président du Comité Ad Hoc de l’Espace CEMAC sur les questions centrafricaines.

 

A la fin des travaux, les participants ont souhaité que toutes les démarches ainsi convenues soient menées dans les meilleurs délais.

 

                                                                                  Fait à Bangui, le 24 Avril 2008

 

 

LE  RAPPPORTEUR GENERAL                               LE  PRESIDENT,

CHEF DE  DELEGATION

 

J. GNIKO-MBOMBO                                                    L. GOMINA-PAMPALI

                                                                                       

 

 

 

 

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