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27 mars 2008 4 27 /03 /mars /2008 12:00
TRES HONORABLE PRESIDENT DE L'ASSEMBLEE NATIONALE,
HONORABLES DEPUTES,
MESDAMES ET MESSIEURS,


Le 22 janvier 2008, son Excellence, le Général d'armée François BOZIZE, Président de la République, Chef de l'Etat, que le peuple centrafricain a majoritairement élu au suffrage universel en mai 2005,m'a fait l'insigne honneur de me nommer au poste de Premier Ministre, Chef du Gouvernement.

TRES HONORABLE PRESIDENT DE L'ASSEMBLEE NATIONALE,
HONORABLES DEPUTES,
MESDAMES ET MESSIEURS,


C'est avec beaucoup d'humilité empreinte d'émotion que je prends la parole ce jour, devant cette auguste assemblée, conformément aux dispositions de l'article 41 de la Constitution de la République Centrafricaine du 27 Décembre 2004, pour exposer mon programme de politique générale.

La solennité de ces lieux, symboles de la représentation nationale, gage de notre jeune démocratie, requière de ma part toute la déférence que je dois à votre noble Institution.
Je me permets de dire ici que j'ai une certaine idée du Parlement car je n'ignore pas le rôle qu'il joue en faveur du dialogue républicain, lequel dialogue constitue la principale force des grandes nations démocratiques.

Comme vous le savez autant que moi, en démocratie, le parlement est toujours bipolaire c'est-à-dire qu'il est généralement composé d'une majorité et d'une opposition.

Aussi, suis-je intimement persuadé que, le succès des uns ne signifie pas le reniement des autres. Chacun doit être respecté dans ses convictions et ses votes.

Je crois à l'écoute, à la synergie des différences et des intelligences. C'est pourquoi, pour moi, l'opposition n'est pas un adversaire mais un contradicteur nécessaire, et je le souhaite constructif.
Quant à la majorité, elle est à la fois le partenaire et l'aiguillon du Gouvernement, j'en suis également convaincu.

A cette fin, permettez- moi de rappeler les propos tenus par le Chef de l'Etat, lors de son investiture après les élections de Mai 2005. Je cite :
« Le sens de notre mission est de rebâtir un Etat qui s'assume, à la condition que l'harmonie et l'intérêt général conduisent les nouvelles institutions républicaines. Au Gouvernement d'œuvrer alors avec méthode, cohérence, hardiesse, solidarité et efficacité pour que le mot d'ordre « KWA NA KWA » porte ses fruits.
Toutefois la majorité ne signifie pas exclusion. Nous avons obligation d'entendre le message de la minorité qui peut être porteuse de vérité.
C'est pourquoi le sens du dialogue et du rassemblement qui nous a toujours guidé, commande que l'opposition continue de participer à l'animation de la vie politique, conformément à l'ordonnance relative aux partis politiques et au statut de l'opposition. C'est en effet dans la contradiction dynamique de la parole, soutenue par l'intérêt général, que la démocratie centrafricaine se fortifiera…
 » Fin de citation.

Cette réflexion du Chef de l'Etat, pleine de signification, doit toujours guider nos actions.
Partageant cette vision du Président de la République, je souhaite donc sincèrement que ce programme de politique générale du Gouvernement reçoive votre agrément.

Très Honorable Président de l'Assemblée Nationale,
Honorables Députés,
Distingués Invités
En me faisant l'insigne honneur de me nommer Chef du Gouvernement dans un contexte socioéconomique difficile de notre pays, le Président de la République, Chef de l'Etat, m'a chargé de poursuivre la mise en œuvre du programme politique pour lequel le peuple lui a massivement accordé son suffrage en 2005. Ce faisant, il m'a accordé une confiance que j'essaierai chaque jour de mériter.

Je voudrais en cet instant solennel lui témoigner devant le peuple ma gratitude pour sa confiance, et l'assurer de mon engagement personnel et celui de mon Gouvernement à réussir les nobles ambitions de transformation de notre société en une société d'espérance et de progrès.

Je m'engage, Honorables Députés de la Nation, si vous m'en offrez l'opportunité, de faire face aux enjeux du moment et de relever les défis du développement auxquels nous sommes confrontés. En effet, en dépit des avancées que nous avons connues, en particulier la reprise de notre partenariat avec la communauté internationale, le chemin qui reste à parcourir est encore long et nous impose à tous plus de détermination et d'ardeur au travail.

Afin de vous permettre de mieux comprendre les principaux défis qui se présentent à nous, un bref aperçu de la situation actuelle de notre pays me semble important, à savoir sa situation Politique, l'état de son Economie, de ses Finances, de son Agriculture, de son système de Santé et de l'Education, de ses forces de Défense et de Sécurité, de sa Justice, de son Administration etc.

Très Honorable Président de l'Assemblée Nationale,
Honorables Députés,
Distingués Invités
La décennie écoulée a été émaillée de défis nouveaux pour notre pays et ceux de la sous- région dont certains ont connu de conflits violents .D'autres ont vu la stabilité de leurs institutions se consolider davantage.

Notre pays a traversé des échéances capitales pour la consolidation de la démocratie, avec en particulier les élections générales de 2005 et la mise en place de toutes les institutions prévues par la Constitution du 27 décembre 2004.

Nous devons aujourd'hui regarder l'avenir de notre pays en face, les yeux grands ouverts et l'esprit clair.

Au plan politique, le pays a connu après les élections générales de 2005, l'apparition de mouvements rebelles dans les régions nord et nord-ouest de la République Centrafricaine, ainsi que le phénomène récurrent des coupeurs de routes appelés communément « Zaraguinas », avec pour conséquences : le déplacement des populations des zones de combat entre les groupes rebelles et les forces gouvernementales, la fuite de ces populations dans la brousse ou vers les régions beaucoup plus propices, le pillage de leurs stocks de produits vivriers, de leur cheptel et de leurs matériels agricoles, ainsi que le départs des éleveurs avec leur bétail vers les pays frontaliers. Face à cette situation dramatique et dans le but de ramener la paix, le Président de la République, Chef de l'Etat a engagé des négociations avec certains chefs rebelles qui ont abouti à la signature des accords de paix comme celui de Syrte du 02 février et celui de Birao le 14 avril 2007.

Ces accords ont prévu l'abandon par les mouvements rebelles de la voie de la force armée et de la violence politique, pour régler les contradictions du moment par le dialogue.

A cet effet, le Président de la République a mis en place le 30 novembre 2007, le Comité Préparatoire du Dialogue Politique Inclusif, composé des représentants des partis politiques de la majorité présidentielle, de l'opposition démocratique, de l'opposition armée, de la société civile et des représentants des pouvoirs publics. Par ailleurs, il a autorisé la libération en février 2008 de deux(2) représentants de l'UFDR en détention à Cotonou au Bénin.

Au plan de notre économie, il faut dire qu'après avoir connu une contraction de son Produit Intérieur Brut réel en 2002 (- 1 %) et 2003 (- 6,4 %), la situation économique de la République Centrafricaine se redresse progressivement depuis 2004 avec des taux de croissance en régulière amélioration : 1,3% en 2004, 2,2% en 2005, 4,1% en 2006 et 4% en 2007.

Globalement, cette évolution s'explique par une lente reprise de la production dans les zones de culture de rente et une progression favorable au niveau mondial des cours des matières premières à l'exportation. Toutefois, la reprise de l'activité économique dans certains sous-secteurs du primaire n'a pas atteint la production escomptée en 2007, notamment ceux des cultures de rente, des cultures vivrières, de l'élevage et du secteur forestier. En revanche, Les secteurs secondaires et tertiaires affichent des taux de croissance encourageants du fait notamment du dynamisme du sous-secteur minier (5,2%) (or et diamant) et du sous secteur des télécommunications (7%).

L'effort de stabilisation macroéconomique amorcé depuis le sursaut patriotique du 15 mars 2003 a abouti à la conclusion de la Facilité pour la Réduction de la Pauvreté et pour la Croissance (FRPC) approuvée par le FMI pour la période 2007-2009 et reprise dans le Document de Stratégie pour la Réduction de la Pauvreté (DSRP) 2008-2010.

En effet, la validation du DSRP a ouvert une nouvelle ère de conception et de mise en œuvre des programmes de développement dans notre pays. Cette étape a été déterminante dans la démarche pour la normalisation de nos relations avec les partenaires au développement (Fonds Monétaire International, Banque Mondiale, Banque Africaine de Développement, etc.), notamment pour l'atteinte du point de décision dans l'initiative PPTE (Pays Pauvre Très Endettés) en juin 2007. Elle est aussi essentielle pour une mobilisation massive de ressources financières extérieures, requises pour le financement de la stratégie de reconstruction des fondamentaux de l'économie. Pour preuve, la table ronde de Bruxelles où les partenaires au développement ont réaffirmé leurs engagements pour des projets inscrits au DSRP à hauteur de 300 milliards de FCFA. La deuxième étape de ce processus est le point d'achèvement de l'initiative PPTE espéré pour juin 2008 avec toutes les retombées positives pour notre économie.

Quant à nos finances publiques, celles– ci demeurent précaires en dépit de réformes hardies entreprises depuis le 15 mars 2003. Les dernières statistiques des finances publiques montrent :
- Un stock de la dette intérieure estimé à plus de 109 milliards de FCFA.
- Un service de la dette extérieure estimé à plus de 32% du PIB ;
- Un stock de dettes dues aux banques commerciales s'élevant à 15, 2 milliards de FCFA en fin janvier 2008 ;
- Des recettes propres qui couvrent à peine les charges régaliennes de l'Etat. En 2007, nos recettes propres ont été de 84 milliards environ pour des dépenses primaires de 67 milliards de FCFA.
Très Honorable Président de l'Assemblée Nationale,
Honorables Députés,
Distingués Invités
Les actions engagées par le précédent Gouvernement ont permis de faire face aux dépenses de fonctionnement et d'investissement, et de régler une partie de la dette de notre pays. Le Gouvernement a bénéficié d'un financement extérieur à hauteur de 39 milliards dont 26 milliards au titre de don.
Il importe de signaler que malgré la mise en œuvre de plusieurs mesures d'assainissement, les ressources mobilisées sont restées faibles, face aux multiples besoins du pays.
Au plan social, les indicateurs de santé de notre pays restent préoccupants si l'on s'en tient aux résultats du Recensement Général de la Population et de l'Habitation(RGPH) 2003 qui donnent :
- un taux de mortalité de 20 pour mille;
- une espérance de vie à la naissance de 42,7 ans soit (40 ans pour les hommes et 45,7 ans pour les femmes) ;
- un taux de mortalité maternelle de 1355 décès pour 100.000 naissances vivantes en 2003 alors qu'il n'était que de 683 décès pour 100 000 naissances vivantes en 1988;
- Enfin, un taux de mortalité infanto-juvénile de 220 décès pour mille enfants de moins de cinq ans ;
La malnutrition qui est une carence en micronutriments, est apparue désormais comme un problème de santé publique à partir des années 1996 avec les crises récurrentes qu'a connues notre pays.
Certaines maladies endémiques telles que la trypanosomiase humaine africaine et celles dites émergentes deviennent de plus en plus préoccupantes. Il s'agit en effet des maladies cardio-vasculaires, notamment l'hypertension artérielle ainsi que le diabète et le cancer ;
Le VIH/SIDA devient un problème de développement dans notre pays avec un taux de prévalence de 6,2%, ce qui nous classe comme le 1er pays le plus infecté de la sous région et au 10ème rang mondial selon le Rapport de l'ONUSIDA de 2006.

La couverture géographique du pays en infrastructures sanitaires demeure faible. La plupart de ces infrastructures datant de l'époque coloniale sont vétustes et mal équipées et l'accessibilité à ces services de santé est limitée et inégale.

Par ailleurs, on note une insuffisance quantitative et qualitative en personnel de santé dont l'effectif est mal réparti sur l'étendue du territoire national, créant ainsi un déséquilibre entre Bangui et le reste des régions. Cet état de choses a pour conséquence l'utilisation des agents non qualifiés.
Le financement s'avère insuffisant et est fortement tributaire de l'aide extérieure à plus de 80%.
Le secteur social est aussi particulièrement marqué par :
- le nombre de personnes déplacées du nord de la RCA au Sud de la République du Tchad qui a atteint 45.000 ;
- la difficile réinsertion sociale des groupes vulnérables, notamment les enfants, les orphelins et les personnes handicapées ;
- l'approche du développement communautaire, fondée sur l'appui à l'auto développement durable, qui connait une nette régression ;
Ces indicateurs démontrent que des efforts particuliers méritent d'être fait pour l'amélioration de l'état de santé de nos populations qui continuent à être victimes de la pauvreté, et des maladies comme le VIH/sida, le paludisme, la tuberculose, les maladies menaçant la vie des enfants etc…
Après la santé, l'Education nous apparait comme l'un des socles de toute société aspirant à un développement durable.

Notre système éducatif demeure encore inefficace et n'arrive pas encore à valoriser le capital humain dont l'économie de la République Centrafricaine a besoin pour accélérer sa croissance.
Seule la moitié de nos enfants en âge de scolarisation est scolarisée.
En effet, l'on relève une stagnation depuis plus de 15 ans du taux de scolarisation (75% au F1 et 29% au secondaire général et technique en 2005). Les taux en provinces sont la moitié de ceux de la ville.
Sur cette moitié, moins de 20% achève le cycle primaire.

Le taux de déperdition est aussi important et l'on connait de plus en plus une dégradation de la qualité de l'enseignement et une insuffisance des infrastructures scolaires et des filières scientifiques et techniques.

Une telle tendance compromet les chances de développement de notre pays.
Les causes de cette situation s'explique par :
- un accès à l'éducation qui reste faible ;
- de fortes disparités entre les régions, entre les sexes, et suivant les filières ;
- dans certaines zones rurales des enfants parcourent encore plusieurs kilomètres à pied pour se rendre à l'école ;
- un très faible taux d'encadrement et un niveau de qualification tout aussi faible des enseignants.

Parlant de l'Enseignement Supérieur, je ne puis vous dissimuler les problèmes qu'il connaît et que vous savez tous, qui sont ceux de l'insuffisance des infrastructures, du sous effectif du personnel enseignant permanent et du manque d'enseignants qualifiés pour certaines filières ; ce qui oblige les pouvoirs publics à recourir depuis plusieurs années au service d'enseignants vacataires qui ont toujours du mal à se faire payer les vacations d'un côté, et pour le personnel permanent, les heures supplémentaires de l'autre. Cette situation ne cesse d'engendrer les multiples grèves au niveau de l'enseignement supérieur avec ses corollaires que sont les arrêts intempestifs et chroniques de cours dans les diverses facultés.

Pour ce qui concerne l'Agriculture et l'Elevage, il y a lieu de rappeler que ce secteur occupe 75% de la population active de notre pays (67% des hommes et 81% des femmes) et représente 45% du PIB.
En terme d'emploi, ce secteur fait travailler 63% des ménages pauvres ; c'est dire que le secteur agricole joue un rôle majeur pour l'amélioration de la sécurité alimentaire et la réduction de la pauvreté dont les taux sont de 72% en milieu rural et 67,2% au niveau national.

Mais, le constat qui s'impose aujourd'hui est que le secteur est victime d'un certain nombre de contraintes qui l'affectent très sérieusement, en particulier :
- l'insécurité dans les zones de production agricole ;
- la désorganisation des acteurs ;
- la faible capacité des structures de recherche, de vulgarisation et de formation du monde rural ;
- l'enclavement du pays et le manque d'infrastructures économiques et sociales de base ;
- le faible accès au crédit ;
- la faible utilisation des intrants ;
- la mévente des produits ;
- la réduction de la force de travail due à l'exode rural des jeunes et le vieillissement de la population active agricole ;
- les conséquences des conflits armées sur le secteur.

Au plan Sécuritaire, l'effectif et le matériel des forces de défense et de sécurité restent insuffisants face à l'ampleur des tâches de maintien de la paix qui leur incombent. La situation sécuritaire est extrêmement préoccupante.

En effet, environ 5 000 hommes dont 1 200 seulement sont affectés à la protection du territoire et de la population et quelques 1700 gendarmes inégalement répartis sur un territoire de 623 000 km2 et 9 000 km de frontières à surveiller, dont plus de 6 000 km exposés à de zones de conflits, favorisant une grande circulation d'armes légères.

Cette situation crée une insécurité entretenue par de groupes armés isolés ou organisés, circonscrites dans des poches situées à proximité des frontières constituant une façade avec les pays en conflit.

Outre la dissémination d'armes de guerre et de petits calibres, l'insécurité se manifeste par la rébellion, le grand banditisme et l'apparition des coupeurs de route. Ce phénomène prend de plus en plus un autre visage avec les enlèvements de personnes, notamment dans les familles d'éleveurs contre de fortes rançons, ou de personnalités dont le dernier épilogue a été la prise en otage par les coupeurs de route le 10 février dernier de médecins et personnels de santé en service commandé dans les zones affectés par les conflits dans le nord-ouest (Bozoum) et du Maire de la Commune de  KOUI (558 km au nord-ouest de Bangui) , enlevé le 19 février avec quatre autres personnes, et qui sera lâchement assassiné le 12 mars 2008.

Plus préoccupant encore, Très Honorable Président de l'Assemblée Nationale, Honorables Députés,
Le chômage, qui est une grande plaie sur notre conscience collective, frappe une très large fraction de notre population active, notamment les jeunes et les femmes, avec des conséquences économiques et sociales très désastreuses sur notre société, je pense en particulier à l'insécurité grandissante, la peur, et le découragement.

Notre Système Judiciaire dont l'accès est limité ne répond pas suffisamment et diligemment à la demande des justiciables et aux évolutions de la société.

La situation actuelle de celui-ci n'offre pas les conditions nécessaires pour lui permettre de jouer le rôle de sécurité, de garant des droits et libertés des citoyens et de facteur de développement comme chacun serait en droit de s'y attendre.

En effet, ce système est encore caractérisé pour l'essentiel par :
-Une insuffisance de ressources humaines ;
-Une insuffisance d'infrastructures appropriées ;
-Un niveau déficitaire de probité et de conduite citoyenne de la part de certains de ses principaux acteurs ;
-Des difficultés d'adaptation et d'intégration à l'évolution de l'environnement juridique international
Ces maux ont été sans complaisance répertoriés dans le détail par les Etats Généraux de la Justice qui se sont déroulés au mois d'octobre 2007 et qui ont débouché sur une série de recommandations dont la mise en œuvre pour certaines contribueraient à relancer et à moderniser la machine judicaire dans notre pays.

Pour ce qui concerne l'Administration Publique en général, il convient de rappeler que notre nomination et la formation du Gouvernement ont intervenu au moment où la fonction publique centrafricaine était paralysée par une grève générale déclenchée le 02 janvier 2008, par les six(6) centrales syndicales reconnues en République Centrafricaine, avec à la base des revendications portant sur :
- l'apurement de sept mois de retards de salaires du régime actuel ;
- l'inscription dans la loi de finances 2008 du déblocage des effets financiers des avancements dans la fonction publique de la période allant de 1986 à 1995.

Cette grève qui a duré deux (2) mois a eu des répercussions sur le fonctionnement normal de notre administration publique en général et en particulier sur nos écoles et les centres de santé.
Face à cette situation, mon Gouvernement, sous l'autorité du Président de la République, Chef de l'Etat a ouvert des négociations qui se sont déroulées les 21 ; 22 et 23 février 2008 au terme desquelles un mot d'ordre de reprise du travail dans le secteur public a été lancé le 23 février 2008.
Mais, au-delà de cette crise sociale dont je viens de faire mention, de nombreux citoyens centrafricains sont scandalisés par la perception qu'ils ont du phénomène de la corruption et de la fraude de tous genres et à tous les niveaux de notre administration ; ils sont frustrés par l'inefficacité des structures de lutte contre ce fléau dont les stratégies ne donnent encore aucun résultat tangible. Ils sont déconcertés par l'érosion du sens du service public et de l'autorité de l'Etat face à la montée de l'incivisme. Ils se sentent impuissants devant la froideur et le caractère impersonnel de l'administration, et la démission de certains d'entre nous devant leurs responsabilités.

Cette présentation serait incomplète si je ne vous décris pas la situation combien délicate de notre Administration du Territoire.

En effet, nul n'ignore que c'est l'administration du territoire qui assure le relai de l'action Gouvernementale en province, en ce sens que c'est elle qui met en ouvre la politique du Gouvernement au niveau décentralisé.

En cela, elle concourt au rayonnement de l'Etat, car c'est à travers elle que le citoyen reconnait l'existence de celui-ci et se voit satisfaire ses besoins essentiels.

Le constat que l'on peut faire aujourd'hui, est que, ce mariage administratif reste faible. Les préfectures et sous préfectures ne sont pas dotées en cadres qualifiés. Mieux, certaines sous préfectures manquent de sous préfets depuis un certain temps et cela amoindrit l'action de l'Etat.
A cela, il faut ajouter le problème de moyens matériels qui diminue le prestige de l'Etat et qui réduit son autorité.

Enfin, il convient d'évoquer la situation de notre chefferie. En effet, depuis plus de trois décennies, rien de significatif n'a été fait pour restaurer l'autorité des chefs de villages et de quartiers et pour améliorer leurs situations administratives et financières.

Cet état de chose entame sérieusement leur motivation et influe négativement sur le développement économique et social de nos localités et villes. (A suivre...)






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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
27 mars 2008 4 27 /03 /mars /2008 11:45

 

APA Bangui 26 03 08 (Centrafrique) Le Premier ministre centrafricain, Faustin Archange Touadéra, a décliné, devant l’Assemblée nationale, mercredi à Bangui, son programme de politique générale qui s’articule autour de quatre axes prioritaires, en vue de la relance de l’économie nationale.

Le renforcement de la sécurité et la consolidation de la paix, le renforcement de la bonne gouvernance et la promotion des droits de l’homme, la stabilisation macro-économique, la reconstruction des infrastructures de base et la relance des secteurs productif et sociaux sont les quatre axes de l’action de M. Touadéra à la tête du gouvernement.

 

 

Nommé le 22 janvier 2008, le nouveau chef du gouvernement centrafricain a placé son programme sous le signe de la consolidation des bases d’une croissance de qualité, la lutte contre la pauvreté dans un contexte de gestion rigoureuse orienté sur les résultats.

Conformément à la constitution centrafricaine, le Premier ministre est tenu de présenter, dans un délai de soixante jours après sa prise de fonction, son programme de politique générale devant l’Assemblée nationale pour solliciter la confiance des députés.

M. Elie Doté, le prédécesseur de M. Touadéra a démissionné le 19 janvier 2008, fragilisé par le mouvement de grève déclenché, le 2 janvier 2008, par les six principales centrales syndicales centrafricaines pour revendiquer le paiement de sept mois d’arriérés de salaires et le déblocage des effets financiers des avancements dans la fonction publique.

Les syndicats ont suspendu leur mouvement, le 25 février dernier, en attendant l’issue des négociations avec le nouveau gouvernement qui a déjà payé deux mois de salaires aux fonctionnaires et agents de l’Etat.

 

SL/lmm APA

2008-03-26

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
26 mars 2008 3 26 /03 /mars /2008 19:20

 

 

 

Considéré et voulu par presque tous les fils du pays et tous les partis de l’opposition ainsi que tous les mouvements armés comme seule et unique voie pour ramener une paix durable en République centrafricaine, ce grand forum national censé réunir sans exclusive tous les protagonistes majeurs de la longue et grave crise qui secoue ce pays est aujourd’hui dans l’impasse par la seule volonté de François Bozizé. Ce n’est un mystère pour personne que celui-ci, dès le début, ne voulait pas de ce dialogue national inclusif. Il était conforté dans son refus par les conseils de son clan politique qui voyait dans la tenue d’une telle assise (surtout si l’ancien président Ange Félix Patassé y prenait part) un véritable danger pour la survie de leur pouvoir.

 

Tout est donc mis en œuvre afin de faire traîner au maximum les préparatifs et gagner ainsi du temps. Sans qu’on puisse en percevoir le bien fondé et alors qu’on ne leur a prévu que peu de siège, on va exiger que tous les groupes armés désignent absolument leurs représentants dans le comité préparatoire pensant sans doute ainsi les piéger. Entre temps, l’ancien porte parole de Bozizé et actuel ministre de la communication, Cyriaque Gonda, ira même se promener en Côte d’Ivoire pour rencontre le premier ministre Guillaume Soro sous prétexte de s’inspirer de l’exemple ivoirien du « dialogue direct » alors que l’expérience et le contexte ivoirien sont totalement différents de la situation centrafricaine.

 

L’immuable et puérile position de Bozizé consistant à répéter inlassablement dans toutes ses déclarations et interviews lorsqu’il est question du sort qu’il entend faire à l’ex président Ange Félix Patassé et son ancien ministre de la défense Jean Jacques Démafouth que ces derniers étaient libres de regagner leur pays mais que si jamais la justice décidait de leur demander des comptes, il ne pourrait rien faire pour eux, est bien la preuve que l’homme n’a nullement envie de voir se tenir ce dialogue national inclusif. Il prend donc la lourde responsabilité d’assumer seul les conséquences de l’impasse dans laquelle sa gestion a plongé le pays.

 

Or, si le dialogue national inclusif ne se tient pas comme tout semble l’indiquer, la situation du pays qui est déjà extrêmement grave surtout sur le plan de l’insécurité, s’empirera. C’est un secret de polichinelle que le régime de Bozizé ne contrôle que la capitale Bangui. Le reste du territoire est un vaste no man’s land où écument des bandes armées non identifiées, des mouvements nationaux de rébellion armée, voire étrangers comme c’est le cas de l’Armée de Résistance du Seigneur de l’Ougandais Joseph Kony qui utilise le territoire centrafricain comme bon lui semble. Bozizé avait pourtant courant 2007, effectué une visite à Kampala pour s’entretenir avec Yowéri Musevéni notamment au sujet des incursions de la LRA.

Récemment aussi, des troupes régulières tchadiennes ont allégrement franchi la frontière et pénétré sur plusieurs kilomètres à l’intérieur du territoire centrafricain où elles ont brûlé des villages et tué de paisibles paysans et volé leurs boeufs sans que cela ait suscité quelque émotion ni réaction des autorités centrafricaines de Bangui. Il est vraisemblable que ce soit même avec leur aval que cela se soit déroulé. Une telle situation ne saurait s’éterniser. Comment peut-on parler de développement d’un pays dans un tel contexte ! Le monde rural n’existe plus. La RCA se meurt. Si on laisse Bozizé prendre ainsi le pays en otage, l’impasse actuelle le précipitera définitivement dans le gouffre. C’est probablement ce que Bozizé souhaite lui qui est parfaitement conscient que sans le pouvoir, il n’a point d’avenir.

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Centrafrique-Presse.com - dans Editorial
26 mars 2008 3 26 /03 /mars /2008 19:15
Bangui, 22 mars 08 (AFP) -Le Fonds monétaire international (FMI) a salué vendredi les performances économiques de la République centafricaine, au terme d'une mission destinée à évaluer le programme de réduction de la pauvreté dans le pays.

"La reprise économique s'est poursuivi en 2007 avec une croissance du PIB réel supérieure à 4% et une baisse de l'inflation à environ 1%", a déclaré la mission du FMI dans un communiqué.

"Les résultats budgétaires étaient satisfaisants. Les recettes ont augmenté et les dépenses ont été bien maîtrisées et des progrès ont été enregistrés également dans la mise en oeuvre des réformes structurelles", indique le communiqué.

"En dépit du ralentissement de la croissance mondiale et de l'envolée des prix internationaux du pétrole, la croissance économique devrait se poursuivre avec la diversification des activités économiques et une inflation sous-jacente restée sable, ajoute le communiqué.

"Le déficit du compte courant extérieur sera davantage accentué, reflétant la dépendance vis-à-vis des importations pétrolières et les pressions concurrentielles résultant de l'appréciation du taux de change réel", note le communiqué.

Selon le FMI, les objectifs pour 2008 de la Centrafrique sont de maintenir la croissance autour de 5%.
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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
26 mars 2008 3 26 /03 /mars /2008 19:12

·                                 

Bangui le 26/03/08 (AFP) - Le premier ministre centrafricain Faustin-Archange Touadéra, nommé le 22 janvier, a fait aujourd'hui de la "paix" et de la "sécurité" les premières priorités de son mandat, dans sa déclaration de politique générale devant l'Assemblée nationale.

"La sécurité et la consolidation de la paix sont les piliers du programme sur lequel se fondent les autres. Sans la sécurité et la paix, il n'y a pas de développement. Le rétablissement de la sécurité sur tout le territoire reste un impératif du gouvernement", a affirmé le chef du gouvernement.

Malgré le soutien d'une force des pays d'Afrique centrale et de l'armée française, les Forces armées centrafricaines (Faca) peinent à rétablir l'ordre dans l'ensemble du pays.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
26 mars 2008 3 26 /03 /mars /2008 19:07

MOUVEMENT DEMOCRATIQUE POUR LA RENAISSANCE

                     ET L’EVOLUTION DE CENTRAFRIQUE

                                   M. D .R . E . C. Mbi Yeke Zo

                                    Liberté – Persévérance – Progrès

             Site Internet : www.mdrec.org  Email : lepartimdrec@yahoo.fr
   B.P 55 Km5, BANGUI – R.C.A. Tel. Fax (236) 61 51 69 Portable (236) 75.50.96.94

 

                                      COMMUNIQUE N° 10 / MDREC / 2008     

                             Démocrates Sympathisants et Militants du M.D.R.E.C !

                                                           Filles et fils de Centrafrique !

 

Des rumeurs persistantes font état de la désignation de Monsieur Blaise CAMPAORE, Président du Burkina – Faso comme médiateur du dialogue politique inclusif Centrafricain.

 

Le Mouvement Démocratique pour la Renaissance et l’Evolution de Centrafrique (M.D.R.E.C) par le présent communiqué désapprouve et récuse la médiation du Burkinabé Blaise COMPAORE pour les motifs ci-après :

 

1°/ Ethique et morale politique : Monsieur Blaise COMPAORE a été le compagnon d’arme et le numéro deux du régime de Feu Président Thomas SANKARA qu’il a lâchement, sauvagement tué et enterré clandestinement pour prendre sa place. Cet ignoble et crapuleux assassinat présente une similitude avec le putsch du 15 mars 2003 dont s’est rendu coupable, le Général François BOZIZE, ami de lutte politique et chef d’état major du Président Ange Félix PATASSE.

 

2°/ Monsieur Blaise COMPAORE a été l’un des parrains du coup d’état du 15 mars 2003. A ce titre, il est mal placé pour réconcilier sa victime PATASSE avec son protégé BOZIZE.

 

3°/ Le Burkina-Faso, pays des hommes intègres est devenu la caverne d’Ali Baba du Général BOZIZE, de son neveu NDOUTINGAÏ, de leurs proches  ainsi que des dignitaires de leur régime qui y ont construit de somptueuses villas pour abriter leur exile et ouvert des comptes bancaires pour sécuriser les importantes sommes d’argent qu’ils ont détourné du Centrafrique. 

 

4°/ Monsieur Blaise COMPAORE n’a jamais été un démocrate. Il n’a jamais accepté l’alternance démocratique, il s’accroche au pouvoir par des moyens dont seuls, les dictateurs en connaissent les recettes. Fort de tout ce qui précède, le MDREC estime que le Président du Burkina - Faso, Monsieur Blaise COMPAORE est de facto disqualifié.

 

La R.C.A se trouve aujourd’hui à la croisée des chemins. Les multiples médiations du Président Omar BONGO n’ont pas donné les résultats escomptés. Aussi, la situation de trouble au Nord Mali doit préoccuper le Président AMADOU TOUMANI TOURE dont la médiation serait souhaitable à cause de son expérience et de sa parfaite connaissance des acteurs politiques centrafricains.

 

Le dialogue inclusif tant souhaité par les Centrafricains reste la seule issue qui ouvrira de nouvelles perspectives à notre peuple qui depuis 48 ans n’a connu que désespoir et désolation.

 

La désignation de Messieurs KOFFI ANAN, Ex Président du Ghana et Ancien Secrétaire Général des Nations Unies et du Compatriote Thierry BINGABA, Ancien Ministre des Finances respectivement comme médiateur et facilitateur du dialogue inclusif centrafricain ainsi que sa tenue dans un pays neutre optimiseront les chances de son succès.

 

La France, les USA, l’Union Européenne, le BONUCA, le PNUD et le Centre International pour le Dialogue Humanitaire ne doivent pas se substituer aux Centrafricains pour décider de quoi que ce soit en lieu et place des filles et fils du pays. Leurs conseils et aides combien louables ne les y autorisent pas.

 

Nul sujet sera tabou, même celui de la légitimité du régime sanguinaire et despotique du Général président François BOZIZE issu du putsch du 15 mars 2003 puis validé par des élections gagnées à coup de corruption, de menaces, d’intimidations et saluées par la communauté internationale.

 

                                                          Fait à Bangui, le 24 mars 2008

                                                             Le président du M.D.R.E.C

 

 

 

 

                                                       Démocrate Joseph BENDOUNGA

 

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25 mars 2008 2 25 /03 /mars /2008 17:55

 

 

Le principale mouvement rebelle du nord-ouest de la Centrafrique, l'Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie (APRD) se dit prêt à participer au comité préparatoire du dialogue national inclusif qui se tient à Bangui, a rapporté mardi la radio nationale du Cameroun.

L'APRD était le seul mouvement rebelle absent du comité préparatoire du dialogue national inclusif mis en place par le président François Bozizé depuis le 18 décembre 2007 à Bangui.

Ce comité est dirigé par le Centre international du dialogue humanitaire (CIDH), avec les représentants des Nations Unies et de la Francophonie assurant la facilitation.

Mais le mouvement rebelle demandait que le dialogue se tiennent à l'extérieur de la Centrafrique dans un pays neutre avec un médiateur international impartial.

L'APRD vient de désigner Jean-Jacques Demafout, ancien ministre de la Défense de l'ex-président Ange Félix Patassé, aujourd'hui en exil en France, pour représenter le mouvement au sein de ce comité préparatoire.

M. Demafout, poursuivi par la justice Centrafricaine pour assassinat, a salué l'option politique prise par l'APRD, selon
la RFI.

Xinhua

 

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25 mars 2008 2 25 /03 /mars /2008 17:44

 

 

Armement | lundi, 24 mars 2008 | par Eric Laffitte

 

 

Le président tchadien est à la recherche de joujoux militaires pour bouter les rebelles hors ses murs.

Si le président tchadien peine a retrouver ses opposants politiques « égarés » d’une prison l’autre, c’est certainement parce qu’il est déjà fort occupé à tenter de riposter à l’offensive des rebelles qui s’annonce prochainement. Près de 10 000 hommes sont de nouveau prêt à fondre sur N’Djamena, leur potentiel offensif est reconstitué.

Toujours prévoyant, Idriss Déby ne veut pas se retrouver tout nu face à la prochaine offensive de la rébellion qui le taquine depuis des années. Aussi a-t-il déjà rédigé sa liste de provisions, sa « shopping list », comme disent les experts, pour les accueillir en beauté. Déjà avant Noël, Déby avait reçu une centaine de missiles Milan et une vingtaine de chars. Pour compléter sa panoplie, le chef de guerre souhaite une dizaine d’hélicoptères russes MI 24 ou MI 17, au coût unitaire de 7 millions d’euros, équipés de canons de 30 mm. Des modèles équipés d’une « conduite de tir stabilisé » pour les canons de 30 mm, qui permettent d’aligner des véhicules en mouvement mais aussi d’appareils de visée nocturne.

Avec de tels joujoux, les bidasses du président tchadien pourraient facilement détruire les colonnes de véhicules rebelles qui les assaillent à l’occasion. Et cela selon l’exemple des Algériens qui, avec cette méthode, sont effectivement parvenus à éradiquer des groupes rebelles à leurs frontières. Ce sont d’ailleurs des Algériens qui pilotent les 3 appareils dont Déby dispose actuellement.

Seul petit souci, les délais de livraison, trois mois au moins. Que faire si les rebelles n’attendent pas ?

 

Bakchich

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25 mars 2008 2 25 /03 /mars /2008 17:34

 

 

Linternationalmagazine.com , publié le 24/03/2008


Selon une source proche du pouvoir gabonais, "Libreville a bien demandé un changement de tête à la Coopération". Une information confirmée par une source diplomatique à Paris qui aurait indiqué à l’AFP qu’"il y a eu des pressions de chefs d’Etat africains au plus haut niveau pour avoir la tête de Bockel", citant le Congo et le Gabon.

Cependant, Jean-Marie Bockel continu d’affirmer "ne pas retirer un mot" de ce qu’il avait pu dire sur les relations entre la France et les régimes africains au secrétariat d’Etat à la Coopération.

"Je ne retire pas un mot de ce que j’ai pu dire dans mes fonctions. Je considère que ce que j’ai pu faire et dire a été utile et que mon passage n’aura pas été indifférent et que j’aurai modestement contribué à ce changement de la relation entre la France et l’Afrique", a déclaré MM. Bockel lors de la cérémonie de passation de pouvoirs avec son prédécesseur aux Anciens combattants Alain Marleix.

"Je ne me sens en aucun cas, à aucun moment sur une réduction de périmètre, une rétrogradation. Là-dessus, il n’y a aucune ambiguïté", a-t-il assuré, se disant "très heureux d’être aux Anciens combattants". "Pour moi, ce n’est pas ringard".

Certains membres du gouvernement ont analysé le changement de portefeuille de M. Bockel comme une "rétrogradation" due pour partie à ses prises de positions sur la "Françafrique", dont il avait appelé M. Sarkozy à "signer l’acte de décès".

Son départ a notamment été bien accueilli à Libreville, le porte-parole du gouvernement gabonais le qualifiant de "signe intéressant".

"Je n’ai pas de commentaire à faire sur ce point", a déclaré à la presse la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Pascale Andréani, interrogée pour savoir si des pays africains avaient demandé le départ de M. Bockel.

"Pour nous, c’est un signe intéressant", a déclaré mercredi le porte-parole du gouvernement gabonais René Ndemezo Obiang. "M. Bockel avait pris des positions assez particulières, c’est le moins qu’on puisse dire et nous notons qu’il n’est plus à ce poste-là", a-t-il ajouté.

M. Bockel avait lui-même indiqué en février, dans une interview à l’hebdomadaire Jeune Afrique qu’"il y a eu, en effet, quelques coups de fil" de chefs d’Etat africains ou de leur entourage à l’Elysée, après son discours sur la Françafrique, discours dans lequel il avait déclaré :

"L’un des premiers freins au développement, c’est la mauvaise gouvernance, le gaspillage des fonds publics, l’incurie de structures administratives défaillantes, la prédation de certains dirigeants.

"Quand le baril est à 100 dollars et que d’importants pays producteurs de pétrole ne parviennent pas à se développer, la gouvernance est en question.

"Quand les indicateurs sociaux de ces pays stagnent ou régressent, tandis qu’une minorité mène un train de vie luxueux, la gouvernance est en question.

"Que deviennent ces revenus pétroliers ? Pourquoi la population n’en bénéficie-t-elle pas ? Est-il légitime que notre aide au développement soit attribuée à des pays qui gaspillent leurs propres ressources ?"

A la suite de ces propos, le Gouvernement du Gabon, se sentant visé avait déclaré dans un communiqué parvenu a la rédaction de L’international magazine le 17 janvier dernier :

"De tels propos ne peuvent être mus que par l’ignorance des réalités de la coopération franco-africaine. Aussi, le gouvernement gabonais marque-t-il sa surprise face au constat suivant : à savoir que, depuis l’arrivée à la tête de la France du président Nicolas Sarkozy, soient véhiculés a un tel niveau de responsabilité des clichés méprisants faisant des Etats africains de vulgaires mendiants sollicitant sans fin l’aumône de la France.

"Le Gabon s’étonne de cette attitude d’autant plus inacceptable quand on sait les avantages que tirent la France et les autres Etats occidentaux de leurs rapports économiques avec notre pays depuis toujours, avantages mutuels par ailleurs."

Enfin, un ministre français ayant requis l’anonymat a déclaré mercredi 19 mars "qu’il y ait eu des pressions, notamment d’Omar Bongo, pour faire partir Bockel du Quai d’Orsay".

 

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Centrafrique-Presse.com - dans FRANCE
25 mars 2008 2 25 /03 /mars /2008 17:13

 

 

The world deserves to be more safer. It is true for Europe and America . It is true for Africa and other continents. Better security prevails, better economy can progress : growth and prosperity set to be reality for citizens. No one could ignore the gain of security and stability in country or over the world. If   Chad and Central African republic welcome European Forces (Eufor) in their individual country to crumble possible agression from Sudanese rebels in Darfour : it is for security and for humanitarian causes. Democracy and Human Rights are in the base of this implementation. The duty to International Community to set peace and security. Yet Article 1 of  UN Chart is clear and relevant. Here, there is no objection, no mistake on such purpose. But, doubt is swirling  many observers on the intention of European to undertake this initiatiave. Europe should accept that freedom and democracy are not divisible. That means Africa continent is right to get these for its development. So, by democrates and republicans. Sure, Darfour is not Central African Republic.

 

Darfour is not Chad. Europe had to make clear that Eufor is not a tool to create, organise, maintain what obsercers qualify : "Influence areas" or  "pré-carré".  Here example could be shown by Central African Republic. There are french forces, European forces, Central African  States Community forces, Central African Republic forces and South African forces. What can do Central African Republic with all these forces ? Ridiculous. and ugly situation. Do they think that solutions to crises in this country reside in forces? Here doubt exists. Same question could be asked on Chad?  So, what Europe must do is to encourage, support, defend democracy in both States. Not to sustain Bozizé and Idriss Déby both dictators and enemies of democracy. Central African Republic and Chad do not need military forces. They need freedom and State of law : "Good Government"  Asserting that means absurdities have yet embroiled European thinking on Central African Republic  and Chad. Now, these both countries appear like colonies. Now, these both countries give images of colonisation era. To tackle Darfour crisis Eufor should intervene in Darfour not in Chad and Central Republic. The target is Darfour. Crisis is there. And Chad, Central African Republic have their own individual crisis. Absurdities as General Claude Réglat declared that:  "Il n'est pas question de sortir de la Centrafrique." 

 

So, Elysée wants to take example on Great Britain. This country has no military bases in its former colonies. Good example to Elysée. Great Britain emphasised on economy, not military forces. France thinking on Central African Republic constitute absurdities. Absurdities in Chad . Absurdities in France former colonies.

Absurdity to see all France former colonies as puppets of Elysée. What stems in Central African Republic and Chad is a consequence of  clumsy relations between Elysée and these dictators. Elysée is obliged now to put sense on his modernity  in order to avoid absurdities in these both countries.



 
C'est une vertu de vouloir la sécurité et la paix. Le monde entier le veut, l'exige parfois lutte pour les établir. C'est vrai pour l'Euope, l'Amérique du Nord, l'Asie le Pacifique et l'Afrique. La paix et la sécurité conduisent à la stabilité et la croissance économique. L'on est convaincu cette vertu constitue un veteur de développement. A ce propos, s'il y a un but à atteindre, le plus indispensable, serait la paix. Quand il ya la paix, il y a la sécurité. Et la charte de l'Onu dans son article premier en fait l'indique. C'est dire combien la paix est au centre des objectifs de l'Onu. L'on ne peut que la soutenir. Ainsi le Tchad, la Centrafrique accueillent des troupes européennes (Eufor) pour contenir les agressions des rebelles du Darfour. Certes, droit humanitaire mais aussi Droits de l'Homme, sans oublier le socle-Démocratie sont à la base de ce déploiement.  Pour écarter toute menace et agression contre la Communauté Internationale. Le concept vaut ce que chacun peut y penser. Ce qui est vrai sa  traduction textuelle s'efface devant celle des interprètes.. Ce n'est pas l'objet de cette ligne.

 

Mais la Centrafrique et le Tchad sont loin de voir les solutions à leurs crises respectives dans le déploiement des militaires européens massif sur leurs territoires. Le Darfour est le lieu de la crise. L'Eufor devrait s'établir dans cette zone pour écraser la rebellion du Darfour. La Centrafrique et le   Tchad ont des crises internes inhérentes à la dictature qui étouffe. La démocratie est indivisble. l'Europe doit promouvoir l'Etat de Droit et la Bonne Gouvernance dans ces deux  Etats. Mais, ce que l'on constate, c'est l'absurdité.. Des militaires en Centrafrique. Des militaires au Tchad. Et l'Elysée a peur des démocrates de ces deux Etats. Trop de militaires en Centrafrique. Une absurdité. Parce que l'on ne voit guère la sécurité et la paix. Et l'on se fait une raison que ces militaires renforcent le Pouvoir de l'Etat, ainsi perpètuent la dictature. L'on a déjà vu. Et personne n'est dupe :

 

C'est l'absurdité. Et la Centrafrique présente les caractéristiques d'une colonie. Et oui : la colonisation. Eufor, c'est la "zone d'influence". Eufor, c'est le" pré-carré" français. Encore une absurdité dans la civilisation du XXI° siècle. Alors que l'Elysée aime bien prendre des exemples sur la Grande-Bretagne. Celle-ci n'a pas    de bases militaires dans ses anciennes colonies. Que l'Elysée s'en inspire. Lui qui siffle à tout moment la rupture et la modernité. La Grande-Bretagne a toujours choisi l'économie pour ses anciennes colonies. Que la démocratie parle un tant soit peu à l'Elysée. Qu'il cesse de convoler avec ces dictateurs qui mettent à mal la démocratie. Eufor a un sens si Déby Bozizé quittent  le Pouvoir de l'Etat. Ces deux représentent l'absurdité de l'Elysée qui lui-même est démocrate et républicain. Donc il faut évincer la dictature.

 

 

 

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