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6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 20:24



 

APA Bangui 06-05-2009 (Centrafrique) Les journaux membres du Groupe des éditeurs de la presse privée indépendante centrafricaine (GEPPIC) ont mis fin à leur grève mercredi à Bangui, a constaté APA.

 

Le GEPPIC avait décidé d’observer une grève de quinze jours pour soutenir le journal l’Hirondelle suspendu pour deux semaines par le Haut conseil de la communication (HCC) pour avoir publié un document appelant à la sédition des Forces armées centrafricaines (FACA).

 

Mercredi, le journal l’Hirondelle et tous les journaux membres du GEPPIC étaient de nouveau dans les kiosques à Bangui.

 


NDLR : Est-ce l’ironie du sort qui a voulu que :


1°) - la presse privée centrafricaine ait célébré le 3 mai dernier, journée mondiale de la liberté de la presse, pendant la période de non parution qu’elle avait décidée en solidarité avec le quotidien l’Hirondelle injustement sanctionnée par le pouvoir de Bangui ?


2°) – Bozizé, est-ce par remords, se soit vu obligé de célébrer aussi à sa manière cette même journée du 3 mai en recevant au palais des journalistes et de se rendre à la maison de la presse ?

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6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 20:01

DECLARATION LIMINAIRE DE MARTIN ZIGUELE A LA CONFERENCE DE PRESSE DU 6 MAI 2009 AU CAPE A PARIS

 




 

***********************************

 

 

Mesdames, Messieurs, chers amis,

 

Vous avez certainement lu ces cinq derniers jours les dépêches d’agence, et les divers articles de la presse internationale, qui ont relayé aussi bien les déclarations de la Porte-parole du Secrétaire Général des Nations-Unies Monsieur Ban-Ki-Moon, que celles du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU qui se déroulent en ce moment même à Genève en Suisse.

 

Inquiets de la situation en République centrafricaine, ces personnalités qu’on ne peut soupçonner d’hostilité ni de partialité envers notre pays, ont interpellé les dirigeants de la République Centrafricaine, face aux catastrophes humanitaires auxquelles sont exposées aujourd’hui les populations centrafricaines, confrontées aux combats qui opposent l’armée nationale et divers groupes politico-militaires, notamment ceux du Front Démocratique (FDPC) d’Abdoulaye Miskine, de la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP) de Charles Massi, ou encore le Mouvement des Libérateurs Centrafricains pour la Justice (MCLJ) d’ Abakar Sabone, dans le nord du pays.

 

Personne aujourd’hui ne peut demeurer impassible devant ces drames qui se jouent sous nos yeux. Au moment où je vous parle, et ce, depuis 2006, des centaines de milliers de Centrafricaines et de Centrafricains, femmes, enfants, vieillards, errent comme des animaux en brousse, loin de leurs villages et des axes routiers, fuyant les feux croisés de ces violences armées. Tout le long de la frontière sud du Tchad, de l’Est du Cameroun, et de l’ouest du Soudan s’égrènent des camps de réfugiés centrafricains, pour la première fois dans l’histoire de notre pays.

 

Les femmes, les enfants et les vieillards, sont naturellement les principales victimes de ces conflits. De même, le phénomène d’enfants soldats a trouvé une nouvelle terre de prédilection en RCA.

 

Et pourtant ! Et pourtant tous les Centrafricains, au sortir du Dialogue Politique Inclusif tenu du 8 au 20 décembre 2008 à Bangui, avaient cru que les pages sombres de notre histoire étaient désormais tournées, et que nous allions aspirer à un meilleur avenir, notamment avec la mise en œuvre intégrale des recommandations issues de cet important forum.

 

En effet, encouragé par la communauté internationale en particulier l’Union Européenne, l’Union Africaine, l’Organisation des Nations Unies, la Communauté des Etats Sahélo-Sahéliens et l’Organisation Internationale de la Francophonie, ce Dialogue placé sous la haute autorité du Président  Omar BONGO ONDIMBA du Gabon et soutenu  par les Présidents Paul BIYA du Cameroun et Denis SASSOU NGUESSO du Congo a expressément recommandé au Président de la République de mettre en place un  gouvernement de consensus comprenant toutes  les entités parties prenantes au Dialogue Politique Inclusif , à savoir les pouvoirs publics, les partis politiques de la majorité et de l’opposition, les mouvements politico-militaires, la société civile, et les confessions religieuses.

 

Cette équipe de large ouverture devrait avoir pour principales missions, conformément aux recommandations du Dialogue Politique Inclusif de :

 

1- Ramener la paix et la sécurité sur toute l’étendue du territoire ;

 

2- Travailler à la réconciliation véritable et définitive entre les Centrafricains ;

 

3- Prendre les mesures nécessaires au renforcement de la démocratie ;

 

4- Favoriser le développement économique et social ;

 

5- Mettre en œuvre toutes les recommandations du Dialogue Politique Inclusif.

 

Aujourd’hui,  six mois après que les lampions se sont éteints, rien ne semble avoir changé: le soi-disant gouvernement « d’ouverture » mis en place par le général BOZIZE n’est reconnu ni par l’opposition démocratique, ni par les mouvements armés - dont quelques uns ont d’ailleurs réclamé sa dissolution - et comme je l’ai dit tantôt, repris le maquis avec toutes les conséquences que l’on déplore.

 

Comment en est-on arrivé là ?

 

A quelques mois seulement des élections prévues en 2010, que doit-on attendre du gouvernement centrafricain ?

 

Quel rôle est appelé à jouer aujourd’hui la communauté internationale ?

 

I-   De la responsabilité du Général BOZIZE dans l’enlisement de la situation.

 

A peine sorti des travaux du Dialogue Politique Inclusif, le Président BOZIZE a entrepris de briser l’esprit de consensus qui avait régné tout le long de ces assises, en décidant unilatéralement de reconduire son équipe gouvernementale composée de ses inconditionnels, de ses parents, amis et de quelques courtisans, au lieu de mettre en place un gouvernement d’ouverture.

 

Il n’aura échappé à personne, que l’objectif recherché par le Président BOZIZE à travers cette manœuvre est de s’assurer la maîtrise du processus électoral, en mettant en place une structure devant coûte que coûte lui garantir sa réélection.

 

Comme on devait s’y attendre, cette situation a aussitôt servi de justifications aux mouvements armés- qui à tort ou à raison, avaient dès le départ des doutes sur la bonne foi du Général Président - de reprendre les hostilités avec les conséquences que nous déplorons.

 

       II - Des actions urgentes à mettre en œuvre par le gouvernement.

 

La tradition démocratique veut que la parole revienne au peuple souverain, source de toute légitimité, en cas de grave crise de confiance entre les citoyens d’un pays et le pouvoir.  Or, il se trouve justement que des élections générales sont normalement prévues en mars 2010, terme des mandats constitutionnels du Président Bozizé et de l’actuelle Assemblée nationale.

 

Aujourd’hui 6 mai 2009, nous ne sommes plus qu’à dix mois des élections générales de mars 2010. Et pourtant aucune des dispositions habituelles à quelques mois des élections, ni aucune des recommandations prises au cours du DPI afin de garantir des échéances électorales justes, transparentes et réellement démocratiques, ne sont mises en œuvre par le gouvernement.

 

Le recensement électoral n’a pas encore commencé : devrait-il commencer qu’il faudrait au préalable le retour des déplacés et réfugiés dans leurs foyers avec la reconstitution de leurs pièces d’état civil incendiées et/ou détruites en même temps que leurs cases et leurs maigres biens.

 

Pour que ce recensement se fasse sur toute l’étendue du territoire, la paix et la sécurité doivent être restaurées dans tout le pays.

 

Le Comité ad hoc, composé de toutes les entités représentées au DPI, chargé de la relecture de l’actuel code électoral jugé par tous incohérent et partial, n’est pas encore mis en place en dehors de l’arrêté pris ce 4  mai par le Ministre de l’Administration du Territoire pour fixer sa composition. Cependant, il importe de souligner que les dispositions de cet arrêt sont déjà contestées par l’ensemble de l’opposition et de la société civile;

 

La Commission Electorale Indépendante avec des prérogatives réellement autonomes dans la gestion de tout le processus électoral n’est pas encore mise en place.

 

Bref, rien n’est fait, rien ne bouge du côté du pouvoir pour mettre en branle les opérations préparatoires d’une élection inclusive, transparente et équitable.

 

Pourtant, tous les observateurs de la vie politique africaine savent que des élections mal préparées et mal exécutées ont toujours été source de contestation souvent violente et d’instabilité dans nos Etats. Aussi, pour éviter que des mauvais scrutins contestés ne puissent annihiler tous les efforts consentis par les uns et par les autres pour consolider la paix dans ce pays, la communauté internationale devra faire pression sur le gouvernement centrafricain pour que soit immédiatement mis en place et devienne opérationnel le Comité ad hoc de révision du code électoral en même temps que la Commission électorale Indépendante.

 

            III - De l’appui de la communauté internationale.

 

Aujourd’hui, on ne peut, en toute responsabilité, envisager des élections inclusives alors que des combats ont toujours lieu entre rebelles et forces gouvernementales et qu’une majeure partie de la population est toujours réfugiée en dehors du territoire national ou est déplacée dans son propre pays.

 

Par ailleurs personne non plus n’a intérêt, sauf peut-être le Président BOZIZE, à ce que les élections n’aient pas lieu après l’arrivée à expiration du mandat de l’actuel Président et de l’Assemblée Nationale, pour éviter un cas non prévu par notre Constitution, donc porteuse de crise grave.

 

Face à ce constat, devant le blocage de la situation politique de notre pays et la détresse des populations centrafricaines,  nous en appelons solennellement :

 

Au Président Nicolas SARKOZY, Président de la République française, Patrie des Droits de l’Homme,

 

Au Guide de la Grande Jamahiriya Arabe Libyenne, S.E. Mouammar Al KADHAFI, Grand Médiateur dans l’Espace Cen-Sad pour la crise centrafricaine et actuel Président de L’Union Africaine

 

Au Président El Hadj Omar BONGO ONDIMBA, Président de la République Gabonaise, Doyen des Chefs d’ Etat africains et Président du Comité ad hoc de la CEMAC sur la crise centrafricaine

 

Au Secrétaire Général des Nations Unies

 

Au Président de la Commission Africaine

 

Au Président de la Commission Européenne

 

Au Secrétaire Général de l’Organisation Internationale de la Francophonie,

 

Au Secrétaire Général de la Communauté des Etats de l’Afrique Centrale

 

1- de tout mettre en œuvre pour que le gouvernement centrafricain et les groupes politico-militaires qui s’affrontent, engagent sans tarder des discussions devant aboutir rapidement à un cessez-le feu, et à la paix. Des centaines de milliers de femmes, de femmes et de vieillards auront ainsi la vie sauve et pourront revivre dans la dignité et la sécurité afin de pouvoir exercer librement leur devoir de citoyen.

 

De veiller à la mise en œuvre rapide d’un processus électoral transparent et inclusif, pour éviter que de mauvaises élections ne remettent en péril la paix et la sécurité, indispensables pour construire l’avenir de la République Centrafricaine.

 

D’agir concrètement pour éviter la survenance d’un vide constitutionnel qui compliquera davantage la crise centrafricaine.

 

Je vous remercie.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 19:52

 


Le Monde 7 mai 2009


Depuis plusieurs semaines, les rebelles tchadiens faisaient chauffer leurs moteurs sur leurs bases du Soudan, le long de la frontière avec le Tchad, n'attendant plus qu'un ordre pour se mettre en mouvement. Juste avant que la saison des pluies ne fige dans la boue l'immense terrain d'opération sablonneux entre Tchad et Soudan, ces rebelles opposés au président tchadien, Idriss Déby, et soutenus par Khartoum, ont entamé une nouvelle offensive au Tchad. Mercredi 6 mai, environ 400 véhicules tout-terrain chargés d'hommes en armes progressaient dans l'est du Tchad après avoir commencé à s'y infiltrer lundi.


Cette attaque n'est pas une surprise. Depuis plusieurs semaines, l'imminence de l'opération avait été annoncée par des responsables rebelles de l'Union des forces de la résistance (UFR), regroupement des huit principaux mouvements armés tchadiens constitué en janvier après d'âpres discussions.


Alors que la rivalité entre les chefs de ces groupes a sérieusement handicapé leurs coalitions dans le passé, l'UFR est désormais théoriquement unifiée, avec des unités "brassées" et un commandement confié à Timan Erdimi, un parent du président Déby, qui a exercé naguère avec son frère Tom de hautes responsabilités au Tchad.


Un accord de réconciliation de la dernière chance entre le Tchad et le Soudan avait été signé le 3 mai à Doha (Qatar), le quatrième du genre. Il est resté lettre morte comme les textes précédents. Quelques heures plus tard, quatre colonnes fortes, environ, d'une centaine de véhicules, et renforcées par une cinquième formation au sein de laquelle avait pris place le commandement rebelle, avançaient lentement à l'intérieur du Tchad, déployés entre l'est et le sud-est.


A N'Djamena, Mahamat Hissène, le ministre de la communication et porte-parole du gouvernement, déclarait mardi à la radio nationale : "Alors que l'encre de l'accord de Doha n'a même pas séché, le régime de Khartoum vient de lancer plusieurs colonnes armées contre notre pays". Chaque véhicule, équipé de bidons de 200 litres d'essence, d'armes et de nourriture, peut emporter environ dix hommes.

Depuis que des groupes tchadiens rebelles ont commencé à être soutenus par le Soudan, en 2003, tandis que le Tchad appuyait dans le même temps des rebelles du Darfour, une région du Soudan en proie à des violences, les deux pays ont été au bord de la guerre ouverte sans toutefois passer à des affrontements directs.


ATTAQUES DE L'AVIATION


Les risques de percée des rebelles tchadiens sont réels. Si leurs colonnes ne sont pas clouées au sol par les hélicoptères et les avions tchadiens pilotés par des équipages étrangers, ils pourraient à nouveau atteindre N'Djamena et y porter la guerre. A l'inverse, ils pourraient également déclencher des combats dans des villes sur la route, comme Mongo.


Mais les rebelles soudanais du Darfour, le Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM), soutenu par le Tchad, qui avait lancé en mai 2008 une attaque au Soudan qui l'avait amené jusqu'à Khartoum, menacent de rééditer le rezzou ("razzia"). Ils se sont considérablement renforcés au cours des derniers mois. A N'Djamena comme à Khartoum, on redoute autant une offensive terrestre qu'une éventuelle tentative de coup d'état qui l'accompagnerait.


Dans la soirée, des aéronefs tchadiens auraient, selon plusieurs sources, attaqué les colonnes rebelles dispersées dans la région de Goz-Beïda, l'une des grandes concentrations humanitaires du Tchad avec Abéché. Une mission des Nations unies, la Minurcat, est en cours de déploiement dans l'est du pays. Elle doit succéder à l'Eufor, la force européenne dont le mandat a pris fin en mars.


Jean-Philippe Rémy



La guerre par procuration du Tchad et du Soudan


2 février 2008


Des rebelles tchadiens manquent de peu de prendre le pouvoir à N'Djamena où ils s'étaient infiltrés. La France a apporté son soutien au régime du président Idriss Déby.


9 et 10 mai


Le Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM) lance une attaque contre Omdurman, la ville jumelle de Khartoum. Le Soudan rompt ses relations avec le Tchad, accusé de soutenir le JEM.


15 novembre


Le Tchad et le Soudan rétablissent leurs relations diplomatiques.


3 mai 2009


Sous l'égide du Qatar et de la Libye, le Tchad et le Soudan signent à Doha un nouvel accord de réconciliation.


5 mai


Le Tchad annonce que plusieurs "colonnes armées" venues du Soudan sont entrées dans le pays. Khartoum dément.

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 19:48

 


Source: Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires - Integrated Regional Information Networks (IRIN)

 Daha, le sud du Tchad, le 5 Mai 2009 (IRIN) - Les organismes humanitaires se dépêchent  d’assurer des vivres et d'autres fournitures de secours pour environ 18000 hommes, femmes et enfants de la République centrafricaine qui ont fui vers le sud du Tchad, dont la plupart ont trouvé refuge près de la frontière. En raison des pluies dans les prochaines semaines, l'accès aux réfugiés risque d’être  réduit, disent les travailleurs humanitaires.

Jusqu'à 100 Centrafricains continuent d'affluer chaque jour au Tchad, fuyant les attaques armées contre les civils et les combats entre rebelles et forces gouvernementales dans le nord de la RCA.

 «La saison des pluies a débuté et la plupart de ces routes [menant aux sites de réfugiés] vont devenir impraticables», a déclaré à IRIN Annette Rehrl, porte-parole de l'Agence des Nations unies pour les réfugiés (HCR) au Tchad, "Cela signifie que les réfugiés seront coupés."

Le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a déclaré dans un récent bulletin:
«La situation est actuellement sous contrôle mais les problèmes d'accès au cours de la saison des pluies, reste un souci pour tout le monde."

Le HCR dit que les réfugiés ne seront pas déplacés, en dépit de la politique de l'agence qui veut qu’un  camp de réfugiés soit pas situé à moins 50 km de la frontière. Le village de Daha, où environ 11.000 de l'18.000 réfugiés vivent, est à quelques mètres de la rivière Aouk, qui forme la frontière entre le Tchad et la RCA.

Les réfugiés ne seront pas transférés ailleurs, le HCR a déclaré Måns Nyberg à IRIN. Le gouvernement n'a pas accepté de désigner un site pour eux d’autant plus que pour la plupart des réfugiés ne voulaient rester que près de la frontière, a-t-il dit.

Mahamat Nour Abdoulaye, coordonnateur de la Commission nationale du gouvernement pour l'accueil et la réinsertion des réfugiés (CNAR), a déclaré à IRIN au cours des missions de la CNAR dans la région, les réfugiés ont dit qu'ils ne veulent pas se déplacer.

"Pour l'instant il n'y a pas de plan pour déplacer les réfugiés. Si nous devons les déplacer, il faudra le faire sur quelques 200 kilomètres, or ils ont dit qu'ils préfèrent rester où ils sont."

Il a noté qu'à l'heure actuelle, les réfugiés sont en sécurité, même avec leur proximité de la frontière.

Beaucoup de réfugiés a dit à IRIN qu'ils ne veulent pas aller plus loin à l'intérieur du Tchad et de laisser derrière eux des parents qui se cachent dans la brousse en RCA.

Les réfugiés vivent dans le village frontalier de Massambagne, quelque 100 km au nord-est de daha. Les Nations unies pour l'enfance (UNICEF) chef par intérim du bureau de Daha, Ahmat Outman Issa, a déclaré à IRIN: «Nous sommes plus inquiets à propos de Massambagne, où il y a un seul bien pour 1000 habitants et plus de 1000 réfugiés."

Les autres réfugiés sont en Betimera et Koi, plus au nord.

L'UNICEF et l'ONG Solidarité s'affairent à construire des puits avant l'arrivée des pluies, ont dit à IRIN les travailleurs humanitaires.

Le Programme alimentaire mondial des Nations unies a commencé à pré-positionner de la nourriture afin qu'elle soit disponible quand les pluies arriveront. Les familles ont récemment reçu deux mois de fourniture de farine de maïs, de légumineuses et d'huile de cuisson, selon Jacques Baikita, assistant du HCR dans la protection des Daha.

 Les Centrafricains de Daha ont dit à IRIN que des civils ont été pris entre deux feux, avec certains qui sont accusés par le gouvernement de soutenir les rebelles.

Les 18.000 réfugiés - qui ont fui par vagues depuis Janvier - portent à environ 70.000 le nombre de Centrafricains fuyant vers le Tchad pour échapper aux conflits armés au cours des six dernières années.

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 00:04

 

APA Bangui (Centrafrique) 05-05-2009 - Le président centrafricain François Bozizé a invité les journalistes de son pays « à plus de responsabilité dans l’exercice de leur métier, afin de prendre à cœur le développement de la Centrafrique ».

 

« Il nous faut ensemble aller de l’avant avec la contribution de tous les professionnels de la presse », a déclaré M. Bozizé, lors d’un dîner organisé à Bangui, à l’occasion de la journée internationale de la liberté de presse, dimanche dernier.

 

En nous inspirant de la démocratie du Bénin, du Sénégal et de bien d’autres pays, « nous pensons rattraper le retard qu’a connu la République centrafricaine depuis longtemps », a-t-il ajouté.

 

Pour sa part, le président de l’Union des journalistes de Centrafrique (UJCA), Maka Gbossokotto, a déclaré que la presse centrafricaine travaille à sa manière pour le développement du pays.

 

Selon lui, le ton que la presse utilisait jadis, n’est plus le même. « Elle est devenue mature et tend vers la perfection », a-t-il dit.

 

M. Maka Gbossokotto a affirmé que la presse pourrait jouer le rôle d’alerte si elle avait les moyens de sa politique et les moyens de son maintien, afin de participer au processus du développement pour le maintien d’une paix durable en Centrafrique.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
5 mai 2009 2 05 /05 /mai /2009 20:28

 


Bozizé qui doit se rendre à Pretoria pour assister à la cérémonie d’investiture du futur président sud africain, Jacob Zuma, prévue pour se dérouler le 9 mai prochain, avait ardemment voulu être à nouveau reçu par le commissaire au développement et à l’action humanitaire de l’Union européenne, Louis Michel, sans doute pour négocier avec lui le financement par son institution du programme DDR. Manque de bol, il a dû comprendre après laborieuses explications, que le mandat de celui-ci prenait fin le 7 mai 2009 et qu’il n’était pas possible d’envisager le déplacement de Bruxelles pour lui.


S’agissant des relations entre Bangui et Pretoria, Bozizé doit effectivement avoir quelques inquiétudes quant à la poursuite de la coopération, notamment militaire, que son régime a entretenue jusqu’ici avec l’Afrique du Sud dont le ministre de la Défense, Mosiuoa Lekota
, était même venu à  Bangui en visite de travail et d’amitié. S’il avait pu conclure avec le gouvernement de Thabo Mbeki un accord de défense, dont on ignore jusqu’à présent le contenu, rien ne dit qu’avec l’arrivée de Jacob Zuma aux affaires sud africaines, certaines clauses demeurées secrètes, ne soient revues. Cet accord de défense a permis au président Bozizé de bénéficier jusqu’à présent, non seulement d’une assistance militaire de soldats et officiers sud africains, mais d’amasser un important arsenal d’armes de guerre en provenance d’Afrique du Sud. C’est ainsi que dans la nuit du 6 au 7 décembre 2008 par exemple, un avion cargo avait déchargé sur le tarmac de l’aéroport Bangui Mpoko, vingt huit (28) tonnes d’armes lourdes qui ont aussitôt pris la destination des nombreuses caches telles que la garnison de Bossembélé, Bézambé et autres.


Il faut aussi rappeler que l’enrichissement sans cause de Bozizé et Ndoutingai a commencé en Afrique du Sud avec les milliards qu’ils ont reçus en dessous de table en concédant un permis minier à la filiale sud africaine d’URAMIN pour l’exploitation de l’uranium de Bakouma. Le 11 mars dernier, Bozizé avait inauguré un nouvel immeuble au ministère des mines dont la construction a dû coûter un peu plus de trois cents millions de F CFA. Il avait déclaré à cette occasion que les autres ministères devraient prendre exemple sur celui des mines où trône comme par hasard son parent Sylvain Ndoutingai. Il avait ajouté que cet immeuble avait été construit sur fonds propres ! Où, si ce n’est en Afrique du Sud, Ndoutingai a-t-il pu trouver aisément ces centaines de millions de F CFA qualifiés par Bozizé de « fonds propres »?

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 21:13

 


GENÈVE 4 mai 09 (AFP) — Le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU s'est inquiété lundi de la situation en République centrafricaine (RCA) et appelé ce pays à prendre des mesures pour rétablir la sécurité dans le Nord, faire respecter les droits des femmes, empêcher le recrutement d'enfants soldats.


Lors d'un débat d'une quarantaine d'Etats dans le cadre de la procédure "d'Examen périodique universel", des orateurs ont demandé que des mesures soient prises pour rétablir la sécurité dans le nord du pays et protéger les droits des déplacés par les combats entre rebelles et forces gouvernementales.


Des rebelles du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC), qui n'a pas adhéré au processus de paix en cours en Centrafrique, sont actifs dans cette zone.


Les orateurs ont demandé à Bangui d'agir contre le recrutement d'enfants dans les rangs des milices d'auto-défense pro-gouvernementales et des groupes rebelles, et souhaité le lancement d'un programme de démobilisation et de réintégration de ces enfants.


Ils ont aussi recommandé aux autorités de RCA d'interdire les mutilations génitales féminines et de veiller à protéger les femmes et filles de toute forme de violence et de discrimination.


Les participants ont appelé le gouvernement centrafricain à agir "pour mettre fin aux meurtres de femmes accusées de sorcellerie" et d'une manière générale souhaité la réforme à Bangui du code pénal pour décriminaliser la sorcellerie, selon un compte-rendu des débats par l'ONU.


Les autorités ont été appelées à arrêter les exécutions extra-judiciaires, y compris par la garde présidentielle, et à traîner en justice les militaires coupables de tels faits.


Il a été demandé à la RCA d'envisager d'abolir la peine de mort, d'adhérer à la Convention contre la torture et d'adopter des lois réprimant les crimes de guerre, le génocide et les crimes contre l'humanité, conformément au droit international.


Enfin, les journalistes doivent être assurés de pouvoir travailler sans être soumis à des pressions ou à l'intimidation, ont estimé les 47 membres du Conseil des droits de l'Homme qui devraient adopter mercredi le rapport sur la RCA contentant les débats de lundi.


Copyright © 2009 AFP. Tous droits réservés.

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Centrafrique-Presse.com - dans Droits de l'Homme et Liberté de Presse
4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 16:41




 NEW YORK, 4 mai 2009/African Press Organization (APO)/ — Point de presse du bureau de la porte-parole du secrétaire général de l’ONU :


 Répondant à une question posée par un journaliste concernant les attaques meurtrières par des troupes gouvernementales contre des civils dans la région de Ndele en République centrafricaine, la Porte-parole adjointe du Secrétaire général a déclaré que le Secrétaire général est préoccupé par tous les développements qui pourraient compromettre le processus de consolidation de la paix en cours en République centrafricaine. 

Il estime que le respect des droits de l’homme constitue un élément critique pour une paix durable en République centrafricaine.  Il demeure préoccupé par des informations faisant état de violations des droits de l’homme dans le pays.  Comme il l’a constamment fait à plusieurs occasions dans ses rapports et au cours de réunions qu’il a eues avec les dirigeants de la République centrafricaine, le Secrétaire général appelle de nouveau au respect des droits de l’homme et de l’état de droit.


 SOURCE :
United Nations - Office of the Spokesperson of the Secretary-General

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 16:37

  


Sud online  lundi 4 mai 2009

Le président de l’Union des journalistes de Centrafrique (Ujca), Maka Gbokossotto, a déploré hier dimanche, à l’occasion de la célébration de la journée internationale de la liberté de la presse, à Bangui, la dégradation de la liberté de la presse en République centrafricaine.


Maka Gbokossotto a fait remarquer que malgré la dépénalisation des délits de presse, le Haut Conseil de la Communication (HCC) demeure toujours le bourreau de la presse. Il a indiqué que depuis les assises des premiers Etats généraux des médias centrafricains (Pegmc), en août 2007, les recommandations sont devenues lettres mortes.


M. Gbokossotto a également plaidé pour le renforcement de la structuration et de la solidité financière des médias qu’il invite à clarifier leur ligne éditoriale afin de garantir leur indépendance et diminuer leur vulnérabilité face aux tentatives de pression des pouvoirs politiques et économiques.


On rappelle que le président du Haut Conseil de la Communication, Pierre Sammy Macfoy, a ordonné la suspension du journal l’Hirondelle pour une durée de quinze (15) jours, pour publication d’un document appelant à la sédition des Forces armées centrafricaines (Faca).

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Centrafrique-Presse.com - dans Droits de l'Homme et Liberté de Presse
4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 01:07

 

Dans une de nos précédentes éditions, Centrafrique-Presse informait ses lecteurs de la présence à Bangui courant avril dernier, d’une délégation d’une quinzaine de personnes représentant une société de réparation d’avions basée au Portugal, et logées à l’hôtel Oubangui hôtel, ex Sofitel. Après un séjour d’une quinzaine de jours, la délégation est retournée à sa base au Portugal non sans avoir préalablement signé avec le président Bozizé un contrat de réparation de son fameux Hercule C 130 acheté environ trois milliards F CFA aux USA et qui, depuis qu’il a été ramené à Bangui, n’a pratiquement jamais repris l’air. Aujourd’hui, le président Bozizé qui doit bientôt démarrer sa campagne électorale des présidentielles de 2010 pour rempiler un second mandat, a décidé de le faire voler à nouveau.

Selon des informations crédibles parvenues à notre rédaction d’un proche du dossier souhaitant conserver l’anonymat, le président Bozizé aurait conclu avec la société portugaise un contrat dont le montant s’élève à 2 millions d’euros, soit environ 1,5 milliard de F CFA. Sur ce montant, 500 millions auraient déjà été déboursés par le trésor centrafricain et remis à la société portugaise. Un échéancier aurait été également convenu contractuellement pour un remboursement mensuel d’un montant de 250 millions de F CFA jusqu’à concurrence du milliard de F CFA restant. Toujours selon nos informations, les Portugais devraient revenir à Bangui du 7 au 14 mai pour remonter avec le Hercules C 130 jusqu’au Portugal avec des escales prévues à Lomé et Dakar, afin de le retaper. En principe, son retour à Bangui est prévu courant septembre prochain car le président entend commencer à battre campagne dans l’arrière-pays au plus tard en octobre 2009, notamment en se rendant à Obo (Préfecture du Haut Mbomou) à l’extrême est du pays, pour la journée mondiale de l’alimentation.

Il faut dire que l’acquisition de cet appareil qui a été mis en circulation en 1956, donc bel et bien  amorti et fatigué, est une ruineuse opération. Le prix d’achat initialement fixé par le vendeur américain a été sans cesse revu à la hausse à cause de divers et nombreux frais venus s’y ajouter. Certains intermédiaires se sont beaucoup sucrés au passage. Il a fallu procéder sur place aux USA à des rafistolages sur l’appareil du fait de sa vétusté technologique et de certaines pièces vitales déjà usagées à remplacer nécessairement. A la suite de plusieurs coûteuses missions techniques d’inspection dépêchées depuis Bangui auprès de l’avion aux USA, d’autres dépenses supplémentaires sont venues se greffer sur la facture d’achat. Les techniciens inspecteurs sont même allés jusqu’à préconiser l’achat d’une caisse à outils à embarquer à bord pour le vol destiné à ramener l’appareil jusqu’à Bangui. Aujourd’hui, avec ce qu’il va falloir encore débourser pour que cet appareil reprenne peut-être un jour les airs, on ne peut qu’en conclure, c’est le moins qu’on puisse en dire, que c’est bien une mauvaise affaire qu’on a fait faire au président centrafricain sur le dos de ses compatriotes.

Enfin, les pays amis et autres partenaires au développement qui accordent sans cesse et sans sourciller, qui des aides budgétaires directes, qui des subventions ou autres crédits au gouvernement centrafricain du président Bozizé, doivent tout de même se poser quelques questions sur la véritable destination et utilisation de ces aides. Profitent-elles réellement au peuple centrafricain ou plutôt à une caste d’individus ? Ils doivent se rappeler de la légende du tonneau des Danaïdes.

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