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9 juin 2008 1 09 /06 /juin /2008 21:16

 

 

Bangui, Centrafrique - 09/06/2008 (PANA) - Les autorités centrafricaines ont publié, lundi en début d’après-midi, la composition du comité d’organisation du Dialogue politique inclusif, chargé de fixer la date de ce forum et de mobiliser les ressources nécessaires à sa tenue.

Ce comité, présidé par le ministre centrafricain de la Communication et du Dialogue, M. Cyriaque Gonda, comprend 15 membres issus des pouvoirs publics, de la majorité et de l’opposition ainsi que des groupes politico-militaires.


Parmi les personnalités désignées, on note l’ancien ministre des Mines, André Nalké Dorogo, du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC, ancien parti au pouvoir), le Chargé de Mission pour les questions de Jeunesse à la présidence de la République, Lévy Yakété et le représentant des groupes politico-militaires, Marcel Bagaza.


Aux termes du Décret présidentiel rendu public lundi, ce comité a pour missions, entre autre, de recevoir les mandats de participation, de prendre les dispositions protocolaires et sécuritaires et de proposer la structure dirigeante des assises du Dialogue politique inclusif.

La publication de la composition du comité d’organisation du Dialogue intervient 48 heures après l’annonce de la signature, mi-juin 2008, d’un accord global liant le gouvernement et les groupes rebelles du Nord du pays.


Au cours d’un point de presse, samedi à Bangui, M. Gonda avait justifié le retard accusé sur le calendrier initial du Dialogue politique inclusif par la nécessité de réunir les moyens et de réaliser les préalables fixés par le comité préparatoire, à savoir la signature d’un accord global avec les rebelles et l’adoption de mesures législatives et sécuritaires permettant à tous les protagonistes de la crise d’être présents à ce forum.


 

Mise en place du Comité d’organisation du dialogue politique inclusif en Centrafrique

 

APA Bangui 2008-06-09 (Centrafrique) Le président centrafricain François Bozizé a désigné et mis en place lundi à Bangui les membres du comité d’organisation du dialogue politique inclusif qui doit démarrer le 15 juin. Selon le décret présidentiel publié à cet effet, le comité d’organisation comprend un coordonnateur qui est le ministre de la communication, du civisme, du dialogue et de la réconciliation nationale.

 

Il comprend aussi un représentant de l’opposition démocratique, un de la présidence de la République, un de la Primature, un de la société civile, un du Bureau des Nations unies en Centrafrique (BONUCA), un du Centre pour le dialogue humanitaire, un représentant du protocole d’Etat, un représentant de la Gendarmerie et de la police, un de la majorité présidentielle, ainsi que des délégué des partis politiques, des pouvoirs publics et des groupes militaro-politiques.

 

Le comité d’organisation a pour mission de mobiliser les ressources matérielles et financières, multiplier et distribuer les documents de travail, recevoir les mandats de participation, expédier les invitations, inscrire les participants, prendre les dispositions protocolaires et sécuritaires et proposer les structures dirigeantes des assises du dialogue politique inclusif.

 

Appuyé par des commissions techniques et un secrétariat technique dont les membres seront désignés par un arrêté du coordonnateur du Comité, le comité d’organisation clôture ses travaux à la veille de l’ouverture du dialogue politique inclusif.

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans DIALOGUE INCLUSIF
9 juin 2008 1 09 /06 /juin /2008 16:40

 

Par Gregory Katz

 

LONDRES – 9 juin 2008 (AP) On espère beaucoup de Barack Obama à l'étranger, de la fin de la guerre en Irak à une politique américaine contre le changement climatique en passant par la résolution de la crise alimentaire, mais le candidat démocrate, s'il accède à la Maison Blanche, pourrait bien décevoir certaines attentes.

 

Il s'est engagé à retirer les troupes américaines d'Irak, une position populaire dans de nombreux pays, mais une évaluation de la situation sécuritaire sur le terrain pourrait l'amener à reconsidérer sa promesse. "Il y a un espoir presque irrationnel qu'Obama va apporter le changement, que tout sera mieux qu'avec Bush", souligne Robert McGeehan, un spécialiste de l'anti-américanisme au centre de recherche Chatham House à Londres.

 

Ceux qui l'approuvent n'ont souvent pas examiné ses propositions et l'aiment simplement parce qu'il représente la fin de l'ère Bush, selon M. McGeehan. "Obama a eu la partie belle jusqu'ici, mais maintenant cela va devenir beaucoup plus difficile", assure cet expert, un partisan déclaré des politiques de l'administration Bush.

 

Les positions du sénateur de l'Illinois ont déjà suscité des résistances sur des dossiers clés de politique étrangère. En Israël, on se méfie de sa volonté affichée de nouer le dialogue avec les dirigeants de pays hostiles comme l'Iran.

 

Certains dirigeants arabes s'inquiètent d'une réduction de la présence militaire américaine en Irak, craignant une guerre civile dans le pays qui pourrait menacer la stabilité de la région. Au Pakistan, c'est sa promesse d'accroître l'activité militaire si nécessaire qui suscite la préoccupation. Il n'a pas exclu que les Américains puissent agir seuls dans ce pays sur la base d'informations sur des cibles terroristes.

 

Mais pour des millions de personnes dans le monde, le plus important est qu'un Noir a pour la première fois une réelle chance d'accéder à la Maison Blanche. En Nouvelle-Zélande, quatre députés du Parti maori ont détourné une formule célèbre pour qualifier la victoire d'Obama dans la course à l'investiture démocrate: "un petit pas pour l'Amérique, un grand pas pour les peuples de couleur dans le monde."

 

Son succès est considéré comme le signe d'un changement fondamental dans les relations raciales aux Etats-Unis, "une révolution des mentalités aux Etats-Unis", pour le président sénégalais Abdoulaye Wade. Le fait qu'il soit "une personne de couleur" (de mère blanche et de père noir) devrait lui valoir la sympathie de nombreux Indiens, selon Uday Bhaskar, un analyste de New Delhi. Et de préciser: "il n'est pas l'homme blanc qui suscite une profonde angoisse coloniale en Inde."

 

Certains estiment que son passé multiculturel et son approche de la politique internationale devraient contribuer à redresser l'image de l'Amérique dans le monde. Mais certaines de ses prises de position sont déjà contestées. Les Palestiniens ont ainsi "rejeté" ses propos présentant Jérusalem comme la capitale indivisible d'Israël lors d'un discours la semaine dernière devant la Commission des affaires publiques américano-israélienne (AIPAC), influente organisation pro-israélienne. En Indonésie, pays musulman où M.Obama a vécu enfant et où la cause palestinienne est populaire, le fait que le candidat démocrate se soit présenté comme "un ami loyal d'Israël" a suscité une certaine déception.

 

Reste que beaucoup au Proche-Orient et ailleurs doutent de ses chances de victoire en raison du racisme profond qui selon eux imprègne la société américaine. "Il ne sera pas accepté par la majorité des Américains parce qu'il est noir", estime ainsi Sateh Noureddine, un responsable du journal libanais "As-Safir" ("L'Ambassadeur").

 

Dans certains pays, on tend à minimiser les déclarations de campagne du candidat car on estime que s'il est élu il se placera largement dans la continuité des politiques américaines économiques et étrangères menées au cours des dernières décennies.

 

Sheng Dingli, directeur du Centre pour les études américaines à l'université Fudan en Chine, estime par exemple qu'il tiendra un discours beaucoup moins critique sur la Chine s'il est élu. "Il est dur à l'égard de la Chine sur la question des droits de l'Homme et du commerce", dit-il. "Mais il changera, tout comme George Bush (père), Bill Clinton et George W. Bush. Ils avaient été durs envers la Chine durant leur campagne, mais ont adouci leur position après leur élection."

 

AP

 

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9 juin 2008 1 09 /06 /juin /2008 16:10

 

Libération QUOTIDIEN : lundi 9 juin 2008

Depuis le 3 février, Ibni Oumar Mahamat Saleh a disparu au Tchad. Porte-parole de l’opposition politique civile, il a été arrêté comme d’autres opposants ce jour-là, dans la soirée, à son domicile, à N’Djaména, vraisemblablement par des éléments de la garde rapprochée du président Idriss Déby.

Les mouvements de rébellion armée, qui, la veille, avaient encerclé le palais présidentiel, étaient encore aux portes de la ville et ces arrestations n’ont pas pu échapper à l’attention des militaires français qui encadrent la garde présidentielle. Pourtant, les autorités françaises, notamment l’ambassadeur à N’Djaména ou le ministre de la Défense, ont préféré les qualifier de rumeur et une demande officielle de «clarification sans délai» sur le sort des disparus n’a été faite que le 11 février.

Depuis quatre mois, aucune nouvelle d’Ibni Oumar. C’est le silence le plus opaque. Suite au passage éclair du président Nicolas Sarkozy dans la capitale tchadienne, le 27 février, une commission d’enquête a été mise en place. Elle a tout juste commencé à fonctionner. Les autres opposants arrêtés le 3 février, notamment l’ancien chef d’Etat Lol Mahamat Choua ou le député fédéraliste Ngarlejy Yorongar, ont réapparu dans des circonstances mystérieuses, multipliant des versions contradictoires sur ce qui s’est passé dans les heures qui ont suivi ces arrestations politiques ciblées.

Rien de bien nouveau sous le ciel de la Françafrique avec une livraison d’armes par Paris, via la Libye, à un président tchadien en déroute et l’appui décisif des services de renseignements français sur place pour repousser la rébellion armée. L’attaché de défense de la France, dont Idriss Déby a exigé le maintien au Tchad, joue le rôle de véritable conseiller spécial auprès du chef de l’Etat tchadien. L’ambassadeur de France est visiblement dépassé et manipulé par des militaires français qui ont toujours dicté aux civils la politique à suivre au Tchad. Bien sûr, la France, par les voix de son Président et de son très humanitaire ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a réaffirmé les antiennes convenues de la démocratie universelle : soutien au président élu et ferme condamnation de toute rébellion armée. Monsieur Ibni Oumar, universitaire et ancien recteur, homme d’Etat qui fut ministre pendant sept ans, secrétaire général du Parti des libertés et du développement, ancien candidat à l’élection présidentielle en 2001, porte-parole de la Coordination pour la défense de la Constitution (CPDC), rejetant toute opposition armée, a fait le choix d’une action politique démocratique. Paris sait parfaitement cela.

Malgré la nomination en avril d’un Premier ministre, Youssouf Saleh Abbas, le scénario de sortie de crise au Tchad n’existe pas encore tant que le mystère planant sur le cas d’Ibni Oumar n’est pas levé. L’Elysée, le Quai d’Orsay s’agitent, recevant à plusieurs reprises les fils de l’opposant tchadien dont ils disent ne rien savoir. Comment croire vraiment à la sincérité de ces démarches ? Comment imaginer que le chef d’Etat français, chef des armées, ne sait rien du sort du disparu quand certains militaires français sont au cœur du dispositif politico-militaire du président tchadien ?

Entre-temps, le prix du sauvetage par la France d’Idriss Déby a été la grâce des aventuriers de l’Arche de Zoé. Au drame du Darfour ont succédé le Tibet, la Birmanie dans les manchettes de l’actualité internationale. Le Tchad ne fait plus la une et la situation d’Ibni Oumar, intellectuel engagé au service des citoyens de son pays, se fond dans l’oubli. Seuls des mathématiciens, des proches, de tous horizons, lui restent fidèles.

Président Sarkozy, vous ne pouvez être plus longtemps complice du silence d’un président tchadien qui, évoquant, le 5 février, le sort des opposants disparus, a dit ne pas «s’occuper de ces détails». Après votre escale à N’Djaména, commençant à tirer sans doute les leçons de l’enlisement chiraquien en Côte-d’Ivoire et des soutiens coupables au Tchad, en Centrafrique et ailleurs, vous avez annoncé, en Afrique du Sud, vouloir repenser le dispositif militaire français en Afrique. Alors, en ne taisant plus la vérité sur ce qui se passe au Tchad entre la République française et le régime d’Idriss Déby, saisissez l’occasion «d’entrer dans l’Histoire» ! Les démocrates d’Afrique et de tous les continents vous y invitent.

Guy Labertit, conseiller Afrique du président de la Fondation Jean-Jaurès

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
9 juin 2008 1 09 /06 /juin /2008 15:44

 

YAOUNDE, 9 juin (Xinhua) -- Le dialogue politique centrafricain qui devait démarrer dimanche à Bangui a été renvoyé à une date  ultérieure à cause de la non signature d'un accord de paix global  entre le gouvernement et les principaux groupes rebelles devant  participer aux travaux, a rapporté lundi la radio Africa N1. 

 

     Un accord entre les rebelles et le gouvernement est prévu cette semaine à Libreville au Gabon sous les auspices du président Omar  Bongo Ondimba, président du comité ad hoc de la Communauté  économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cemac) sur la  question centrafricaine. 

 

     Le comité préparatoire du dialogue politique centrafricain  préconise la signature de cet accord et une amnistie générale pour toutes les parties prenantes conformément à un accord de paix  signé il y a quelques semaines entre le pouvoir de Bangui et le  groupe rebelle l'Armée populaire pour la restauration de la  démocratie (APRD) à Libreville. 

 

     Mais certains membres du camp présidentiel centrafricain ne  veulent pas entendre cette amnistie générale, selon la radio  Africa N1. Des procès judiciaires et des condamnations pèsent sur l'ancien président centrafricain Ange Félix Patassé et son ancien ministre  de la défense Jean Jacques Demafout, actuel leader de l'APRD.

 

     Les travaux du dialogue de paix inclusif centrafricain  concernent les membres du pouvoir, la société civile et tous les  mouvements armés en activité dans le pays afin de ramener une paix durable en Centrafrique.

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Centrafrique-Presse.com - dans DIALOGUE INCLUSIF
9 juin 2008 1 09 /06 /juin /2008 15:42

 

Propos recueillis à Abéché par Thierry Oberlé Le Figaro


09/06/2008 |

.

Chef des opérations au Tchad, le général français Jean-Philippe Ganascia tire un premier bilan de son action à la tête des troupes européennes.

 

Déployés à la frontière du Darfour avec l'appui des Nations unies pour venir en aide aux réfugiés et aux déplacés, les militaires de l'Eufor font la police aux confins du Tchad, du Soudan et de la Centrafrique.

 

LE FIGARO. Comment comptez-vous combattre l'insécurité qui se développe dans l'est tchadien ?


Général Jean-Philippe GANASCIA. Nous ne pouvons installer un bodyguard derrière chaque humanitaire. Notre devoir de sécurisation est collectif et non pas individuel et concerne avant tout les réfugiés et les populations déplacées. Nous allons cependant adapter notre dispositif pour intégrer les ONG qui en font la demande dans nos convois. Nous allons aussi ouvrir un parapluie sécuritaire pour stabiliser les zones à risques. Mais nous ne pouvons pas nous substituer au gouvernement tchadien et nous n'avons pas vocation à désarmer les habitants d'un pays aux coutumes guerrières.

 

Quels enseignements tirez-vous au cinquième mois de votre installation au Tchad ?


Il y a un décalage entre ce qui a contribué à la conception des forces qui sont déployées ici et la réalité. Le contexte a énormément changé. Il n'y a plus de grands rezzous (attaques) contre les villages, ni de groupes venus de l'est pour aller à l'ouest. La situation est calme en dépit de l'instabilité. Le plus difficile est de cerner une menace avant tout liée au banditisme. Nous devons réadapter au quotidien nos modes d'action pour contrecarrer les coupeurs de route tout en restant dans le cadre qui nous a été fixé.

 

N'y a-t-il pas un risque de confusion entre action militaire et humanitaire ?


L'Eufor n'est pas venue avec un budget consacré à l'action humanitaire. Trois pays qui participent à la force ont en revanche l'intention de prendre des initiatives locales en passant par le filtre de l'état-major de l'Eufor et en harmonie avec les ONG. L'Eufor ne rentrera pas dans un monde qui n'est pas le sien. C'est une force qui mène des actions militaires dans un cadre humanitaire.

 

Quelle sera votre attitude en cas de conflit ouvert entre le Soudan et le Tchad ?

 
S'il y a la guerre, le mandat de l'Eufor s'arrête, mais je ne crois pas à cette hypothèse.

 

Quel est l'avenir de l'Eufor ?


Nous sommes une force transitoire au mandat d'un an voté par les Nations unies. Une évaluation va être effectuée à mi-parcours en septembre durant la présidence française de l'UE. Des pistes sont déjà à l'étude. Il n'y aura pas d'Eufor 2, mais sans doute un autre mandat avec une autre force.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans FRANCE
8 juin 2008 7 08 /06 /juin /2008 23:20

 (CPS de l'Union Africaine)

 

République centrafricaine (RCA):

 
Le Conseil,

 

1. Prend note du Rapport du Président de la Commission sur la situation en RCA [PSC/PR/2CXXX)] et des communications de l'Envoyé spécial du Président de la Commission en République centrafricaine, des représentants du Gouvernement centrafricain, du Bureau de l'Organisation des Nations unies en Centrafrique (BONUCA), de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) et de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC) ;


2. Note avec satisfaction les efforts déployés par le Gouvernement centrafricain dans la promotion du dialogue, de la réconciliation nationale et de la paix. A cet égard, le Conseil salue la conclusion des travaux préparatoires du dialogue politique inclusif et exhorte toutes les parties concernées à participer à ce dialogue de façon constructive et dans un esprit de tolérance et de respect mutuel ;


3. Se réjouit de la signature, le 9 mai 2008, à Libreville, de l'Accord de cessez-le-feu et de paix entre le Gouvernement et l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD) et rend hommage au Président El Hadj Omar Bongo Ondimba en sa qualité de Président du Comité ad hoc dans l'espace CEMAC sur les questions centrafricaines, pour ses efforts continus en faveur de la paix en RCA. A cet égard, le Conseil exhorte les signataires, y compris les parties aux précédents accords de Syrte du 2 février 2007, et de Birao du 13 avril 2007, à respecter les engagements pris ;


4. Exprime sa reconnaissance aux dirigeants de la région, en particulier de la CEEAC et de la CEMAC, pour leurs efforts constants visant à promouvoir la paix et la stabilité en RCA et les exhorte à persévérer dans ces efforts. A cet égard, le Conseil prend note de la décision de la Conférence des chefs d'Etat et de Gouvernement de la CEEAC, à Brazzaville, le 30 octobre 2007, de transférer la tutelle de la Force multinationale de la CEMAC (FOMUC), de la CEMAC à la CEEAC, ainsi que de la décision du Gouvernement camerounais, d'adjoindre un contingent fort de 119 hommes en vue de renforcer la FOMUC ;


5. Se félicite de la collaboration fructueuse entre l'UA et l'Union européenne (UE) qui a permis d'apporter, depuis 2004, un appui toujours renouvelé aux activités de la FOMUC et encourage les deux institutions à renforcer ce partenariat et à l'étendre à d'autres domaines clés du programme de reconstruction post-conflit et de redressement socio-économique de la RCA ;


6. Exprime sa préoccupation face à la persistance de l'insécurité dans certaines provinces de l'intérieur ainsi que sur certains axes routiers et à la dégradation de la situation humanitaire dans le nord du pays;

 
7. Condamne fermement les atrocités commises par l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) de Joseph Kony en République centrafricaine et se préoccupe profondément de la menace de déstabilisation que représente la présence de ce mouvement pour la RCA et le Tchad ;

8. Note avec satisfaction les efforts soutenus déployés par le Gouvernement centrafricain en vue du relèvement socio-économique de la RCA et les avancées enregistrées à cet égard. Le Conseil exprime sa reconnaissance à l'ensemble des partenaires au développement pour leur appui constant et leur engagement aux côtés des autorités centrafricaines et les encourage à poursuivre et à renforcer leur appui en vue de contribuer à la consolidation de la paix et de la stabilité en RCA ;


9. Félicite la Commission pour les initiatives qu'elle a prises dans le cadre du suivi de son Communiqué PSC/PR/Comm(LXVII) du 7 décembre 2006, en particulier l'organisation de la conférence de solidarité africaine avec la RCA tenue à Addis-Abéba le 19 octobre 2007, et lui demande de poursuivre et d'intensifier ses efforts en vue d'assurer le suivi adéquat des conclusions de ladite conférence, y compris à travers l'envoi à Bangui d'une mission technique de suivi, et exhorte les Etats membres de continuer à appuyer la RCA ;

 
10. Demande également à la Commission de continuer à appuyer le dialogue politique inclusif et les efforts de consolidation de la paix en RCA, et de prendre les dispositions nécessaires en vue de l'ouverture d'un Bureau de Liaison à Bangui ;


11. Décide de rester saisi de la question.

 

Samedi 07 Juin 2008

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
8 juin 2008 7 08 /06 /juin /2008 23:00

 

N'DJAMENA Samedi 7 juin, 10h48 - (AFP) - Le président tchadien Idriss Deby Itno n'a pas reçu une délégation du Conseil de sécurité de l'ONU qui était en visite vendredi soir et samedi matin dans son pays, une attitude jugée "risquée" par une source diplomatique faisant partie de la délégation.

 

Officiellement, le président Deby n'était pas dans le pays, mais de source diplomatique, on a indiqué qu'il était rentré vendredi soir d'une visite secrète en Libye et s'estimait "trop fatigué" pour recevoir la délégation des 15 pays membres du Conseil de sécurité en tournée dans la région.

 

"C'est la première fois qu'un président ne reçoit pas la délégation", a souligné auprès de l'AFP une source diplomatique. "En faisant cela et dans la situation dans laquelle il (le président Deby) se trouve, il prend des risques" à l'égard de sa relation avec la communauté internationale, a estimé cette source.

 

La délégation a toutefois été reçue la veille au soir par le Premier ministre Youssouf Saleh Abbas, qui a formé fin avril un gouvernement "d'ouverture" auquel participent des membres de la CPDC, la principale coalition d'opposition.

 

"Nous avons reçu l'assurance du Premier ministre que des efforts sont faits pour poursuivre le dialogue avec le Soudan. Nous avons insisté sur la nécessaire poursuite de la réconciliation interne au Tchad et de l'amélioration de la situation des droits de l'Homme", a affirmé à l'AFP un membre de la délégation.

 

"De la même manière que nous l'avons fait à Khartoum, nous avons demandé au gouvernement tchadien d'exercer la plus grande retenue" dans les relations tchado-soudanaises, a-t-il ajouté. Arrivée vendredi au Tchad, la délégation s'est rendue dans l'est du pays pour rencontrer des soldats de l'Eufor, la force européenne déployée dans le pays et le nord de la Centrafrique et visiter des camps de réfugiés. La délégation est repartie tôt samedi pour Kinshasa.

 

Le président Deby avait failli être renversé début février par une attaque rebelle qui, partie de bases arrière au Soudan, avait atteint N'Djamena. Plusieurs organisations ont dénoncé de nombreuses violations des droits de l'Homme dans le sillage de l'attaque.

 

Une commission d'enquête est chargée de faire la lumière sur tous ces événements. Fin avril, l'investiture du gouvernement de M. Abbas, ex-conseiller diplomatique de M. Deby mais aussi ancien rebelle rallié, avait été considérée comme un signe d'ouverture par les observateurs et des diplomates étrangers, dont le haut représentant de l'Union européenne (UE) pour la politique de sécurité Javier Solana.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
8 juin 2008 7 08 /06 /juin /2008 22:30

 

  Ndlr Centrafrique-Presse :

 

La ville de Bangui dont il est question dans l’article ci-dessous  n’est pas la capitale de la République centrafricaine mais une ville homonyme qui se trouve au Niger. La drôlerie de cette histoire ne s’arrête pas seulement à l’homonymie du nom de ces deux villes mais pourrait très bien être étendue à la personnalité de leurs deux administrateurs actuels. Les défauts qui sont reprochés au maire de la ville de Bangui au Niger, Elhadji Issaka Moumouni à savoir notamment, la gestion trop personnelle des affaires de la ville et certaines escroqueries diverses, sans risque de se tromper, sont également imputables à celui de la ville de Bangui capitale de la République centrafricaine, M. Jean Barkès Ngombeketté.
 

Malheureusement pour la ville de Bangui en Centrafrique, l’homonymie s’arrête là car contrairement à son homologue de Bangui au Niger qui lui, a fait l’objet d’une destitution, M. Jean Barkès Ngombeketté est lui encore bien en place hélas, à la tête de Bangui en Centrafrique où l’impunité, surtout pour les auteurs de détournement de deniers publics, les coupables de mauvaise gestion et les voleurs de tout acabit est la règle.

 

 

**************************************************************************

 

Gestion des communes

 

Le maire de Bangui destitué par le conseil pour mauvaise gestion

 

Le maire de la commune de Bangui dans le département de Madaoua a été destitué par le conseil de la commune pour mauvaise gestion. C’est par une décision du conseil extraordinaire du 02 mai 2008, prise par 17 Conseillers sur 20 que compte le conseil de la commune de Bangui que Elhadji Issaka Moumouni a été dégagé par ses collègues. Cette décision a été entérinée par Arrêté N°001/P/MAD du 14 mai 2008 pris par le préfet de Madaoua.

 

Par le même arrêté, le préfet demande aussi au vice-maire d’assurer le fonctionnement régulier de la commune conformément aux textes en vigueur. La même décision indique que le maire destitué est instamment tenu de remettre les biens meubles et immeubles ainsi que les attributs de la commune au premier vice-maire, qui incarne désormais l’autorité communale de la ville.

 

A la base  de cette destitution, le conseil lui reproche une gestion personnelle des affaires de la commune. Selon des informations en provenance de la région justement, le maire Elhadji Issaka Moumouni adore une gestion trop personnelle des affaires de la commune. C’est d’ailleurs pourquoi il a refusé le recrutement du personnel d’appui de la commune, d’un Secrétaire général, d’un secrétaire municipal, d’agent d’état civil, de manœuvre, etc..,depuis l’installation du conseil le 18 janvier 2005.

 

On lui reproche aussi un non respect des décisions du conseil et certaines escroqueries, diverses et généralisées, selon des sources dignes de foi. C’est sans doute pourquoi le conseil le conseil n’a pas attendu les instructions du Président de la République sur le débarquement des maires indélicats pour le dégager. Celle-ci est venue renforcer les conseillers de Bangui dans leur conviction que les affaires des populations à eux confiées doivent être bien gérées.

 

Ibrahim Manzo

 

L’Autre Observateur du 6 juin 2008

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
8 juin 2008 7 08 /06 /juin /2008 21:13

 

Bangui, 08/06/2008 – Centrafrique (PANA) - La signature d'un accord global liant le gouvernement centrafricain à l'ensemble des groupes armés, retenu par le comité préparatoire comme préalable du "Dialogue politique inclusif", devrait avoir lieu à la mi-juin courant, à Libreville, au Gabon, a appris la PANA de source officielle samedi à Bangui.


"C'est ce deuxième préalable que nous sommes en train de mettre en œuvre et il fallait maîtriser l'emploi du temps du président Bongo", (NDLR, chef de l'Etat du Gabon, médiateur dans la crise), a indiqué le ministre de la Communication et du Dialogue, Cyriaque Gonda, au cours d'un point de presse destiné à situer l'opinion sur le calendrier du "Dialogue politique inclusif", dont le comité préparatoire avait préconisé le début pour le 8 juin au plus tard.

"Tout cela nécessite une coordination logistique et des moyens", a également déclaré M. Gonda, qui a justifié le retard pris sur le calendrier initial par la volonté du gouvernement de conduire le processus avec "sérieux", ajoutant que
"le comité préparatoire, dans ses propositions, dit que l'organisation peut commencer à condition que les préalables soient réunis".

Il s'agit notamment de la signature d'un accord global avec les groupes armés et de l'adoption de mesures législatives et judiciaires permettant à tous les protagonistes de la crise de prendre part au dialogue.


M. Gonda a également annoncé la mise en place prochaine du comité d'organisation du dialogue, à l'issue d'un tour de table prenant en compte les forces vives, les militaro-politiques et les institutions de la République.


"Le tour de table a été bouclé hier (NDLR, vendredi) et je crois que le projet est sur la table du Président de la République", a- t-il précisé, soulignant la volonté du gouvernement de faire prévaloir le consensus dans la mise en place de ce comité.


En décembre 2006, le président centrafricain, François Bozizé, avait marqué son accord pour la tenue d'un dialogue politique destiné à mettre un terme à la crise née de l'existence de plusieurs groupes rebelles dans le Nord du pays.


Le comité préparatoire mis en place à cet effet a déposé son rapport le 25 avril dernier, préconisant la tenue de ce forum à Bangui 45 jours après la remise de ce rapport.

Point_de_Presse_Gonda_070608.958370.mp3 Point de Presse Gonda 070608.mp3  (4.44 MB)


Ndlr centrafrique-presse : C'est une secret de polichinelle que Bozizé, dans son for intérieur, n'a pas vraiment envie que ce dialogue inclusif ait lieu. Tous les prétextes sont donc bons pour traîner les pieds tout en jouant la montre en attendant 2010, échéance des élections présidentielles où Bozizé compte solliciter un second mandat qu'il s'arrangera pour obtenir de toute façon afin de demeurer éternellement au pouvoir. Il dispose des moyens de l'Etat et de l'argent nécessaire pour acheter les consciences et les voix. En dépit de son extrême impopularité, il ne reculera pas devant la fraude pour se faire élire à nouveau.

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Centrafrique-Presse.com - dans DIALOGUE INCLUSIF
8 juin 2008 7 08 /06 /juin /2008 21:11



pour la mi-juin

 

APA-Bangui 2008-06-08 (Centrafrique) Le gouvernement entend signer l’accord global avec les trois groupes comme préalablement contenu dans le rapport du Comité Préparatoire du Dialogue Politique Inclusif avant la date de ses assises qui sera fixé par le Comité d’organisation qui sera à pied d’oeuvre dans un prochain jour, a annoncé le ministre de la Communication, Cyriaque Gonda.

 

Le ministre Gonda qui s’exprimait au cours d’un point de presse a précisé que la date approximative pour la signature de cet accord global est prévue pour la mi-juin en cours à Libreville en présence du Président El Hadji Omar Bongo Odimba, Président de la Commission Ad-Hoc pour les affaires centrafricaine en l’espace CEMAC

 

Les mesures de décrispation sont en études auprès du Président François Bozizé qui attend que l’accord global soit signé pour que il mette ce qu’il faut en chantier, a-t-il précisé. Selon le ministre Cyriaque Gonda, « la date du 8 juin reste une proposition conformément à l’esprit que le Comité Préparatoire s’est donné en proposant cette date.

 

A la question de savoir si l’arrestation de Jean Pierre Bemba aura une incidence sur le forum inter centrafricain, il a déclaré que l’arrestation de Jean Pierre Bemba a des effets d’analyses sur la vie politique centrafricaine ».

 

« Nous avons la sérénité et nous devons en tant que l’Etat responsable observer la réserve de façon à créer les conditions de confidentialité qui sont des conditions requises de façon sine qua non pour la poursuite d’une procédure judiciaire qui est sous le fait d’enquête », a-t-il poursuivi.

 

Dans le rapport remis au Président Bozizé le 25 avril dernier, le Comité Préparatoire du Dialogue Politique Inclusif avait préconisé la signature d’un accord global avec tous les groupes armés et adopté des mesures judiciaires et d’ordre sécuritaire pour faciliter la participation de tous les protagonistes de la crise engendrée par l’existence de rébellions.

 

Le gouvernement a signé successivement le 2 février 2007 à Syrte, an Libye, l’accord de paix avec le Front pour la Démocratie du Peuple centrafricain (FDPC), d’Abdoulaye Miskine, le 13 avril 2007, un accord de paix avec l’Union des Forces démocratiques pour le Rassemblement (UFDR) de Michel Am Non droko Dotodja. Le dernier en date a été signé le 9 mai 2008 à Libreville.

 

Il s’agissait d’un accord de paix et de cessez-le-feu avec l’Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie (APRD) groupe rebelle actif au Nord-Ouest qui a porté Jean-Jacques Démafouth à sa présidence fin mars dernier.

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Centrafrique-Presse.com - dans DIALOGUE INCLUSIF