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12 juin 2008 4 12 /06 /juin /2008 23:03

 

Par Finbarr O'Reilly

 

GOZ-BEIDA, Tchad 12 juin 08 (Reuters) - Des rebelles tchadiens annoncent le lancement d'une nouvelle offensive dans l'est du pays pour renverser le "régime décadent" du président Idriss Déby et invitent la France et l'Union européenne à s'"impliquer" dans le règlement de cette nouvelle crise.

 

Abderaman Koulamallah, porte-parole de l'Alliance nationale, a déclaré à Reuters que quatre colonnes rebelles avaient avancé "profondément" en territoire tchadien, dans la région de Dar Sila, avec pour objectif de fondre sur N'Djamena. "Notre objectif est de renverser Déby", a-t-il précisé.

 

Koulamallah, membre de l'Union démocratique pour le changement (UDC), l'une des composantes de l'Alliance, a affirmé que les rebelles avaient essuyé le feu d'hélicoptères de l'armée régulière tchadienne et avaient abattu l'un des appareils.

"Nous pensons transporter la guerre à l'intérieur du pays", a-t-il ajouté par téléphone de Paris, où il assure être en contact avec les chefs militaires rebelles.

 

Le gouvernement tchadien, qui accuse les rebelles d'être soutenus par le Soudan, n'a pas réagi immédiatement à l'annonce de cette nouvelle offensive dans un secteur où est basée l'Eurfor, la force européenne charge de la protection des civils, des réfugiés et des employés humanitaires menacés par le débordement du conflit du Darfour voisin.

 



"PRETS A NE PAS FAIRE LA GUERRE"

 

Le contingent irlandais de l'Eufor, basé à Goz-Beïda, a déclaré avoir reçu des informations sur un engagement à Modeïna, 70 km plus au nord-est, entre des rebelles de l'Union des forces pour la démocratie et le développement, membre de l'Alliance nationale, et l'aviation gouvernementale.

 

"Mais nous n'avons aucune précision sur les pertes ou les destructions. Nous n'avons nous-mêmes aucun dispositif dans ce secteur et nous ne pouvons donc pas confirmer ces informations", a déclaré à Reuters le commandant Stephen Morgan, porte-parole du 97e bataillon irlandais d'infanterie.

 

Koulamallah a déclaré que les rebelles seraient prêts à suspendre leur offensive si la France et l'Union européenne contraignaient Déby à accepter des pourparlers de paix avec tous ses opposants politiques ou armés.

"Si la France et l'Union européenne s'impliquent pour garantir un accord, nous sommes prêts à ne pas faire la guerre", a affirmé le porte-parole de la guérilla, qui tente depuis plus de deux ans de chasser Déby du pouvoir.

En février dernier, les rebelles avaient réussi à atteindre N'Djamena et à assiéger le président tchadien dans son palais avant de battre retraite lorsque la France, qui dispose de troupes et d'avions au Tchad, lui avait témoigné son soutien. Les affrontements avaient fait des centaines de morts.

Dans un communiqué, les rebelles de l'Alliance nationale adjurent la France, qui dispose aussi sur place de moyens de renseignement et de logistique, de ne pas intervenir cette fois pour soutenir le président tchadien et l'exhortent à agir en médiateur.

On s'attendait généralement à une nouvelle offensive rebelle contre Déby - lui même parvenu au pouvoir par la force en 1990 - depuis l'attaque de Khartoum par des rebelles darfouris le mois dernier. Le Soudan et le Tchad s'accusent en effet chacun de soutenir l'insurrection contre l'autre.

 

Version française Marc Delteil

 


Mais à quoi servent les services secrets français au Tchad ?

 

Bakchich jeudi 12 juin

 

Le général français Jean-Philippe Ganascia, patron au Tchad de la force européenne de l’Eufor, dispose de services de renseignement bien aveugles. Le 2 juin dernier, dans les salons climatisés de l’Hotel Méridien-Chari, à N’Djamena, il annonçait devant les journalistes sur un ton péremptoire : « Actuellement, nous n’avons aucune information qui puisse nous laisser penser raisonnablement qu’il puisse y avoir un raid rebelle comparable à celui de février ni même à celui qui s’est produit le 1er avril (…). Selon moi, il n’y a pas d’attaque imminente et on peut s’interroger sur le potentiel militaire résiduel de ces groupes ».

 

Mais ce jeudi 12, on apprend que les rebelles tchadiens sont repassés à l’attaque dans le Dar Sila, dans l’est tchadien. En guise de hors d’œuvre, ils ont même touché un gros hélicoptère d’attaque russe de l’armée du dictateur Idriss Déby, qui a atterri d’urgence près du camp de l’Eufor, à Abéché. Avant de nouveaux combats qui ne s’annoncent pas comme une partie de plaisir, l’un des porte-parole de la rébellion tchadienne a lancé un ultime appel à la France. Il lui demande « d’être une puissance médiatrice pour garantir un véritable accord entre toutes les parties et aboutir à la paix dans le pays ».

 

 

Silence radio, au quai d’Orsay et à l’Elysée. Notre vibrionnant ministre Bernard Kouchner sillonne le monde - du Liban à la Palestine ou la Colombie - pour jouer les bons offices. Mais soucieux de ne pas froisser son vieil ami Déby, il se refuse, jusqu’à présent, à tendre la main à l’opposition tchadienne. Et à engager un processus de paix au Tchad, où l’armée française est quand même en première ligne.

 

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
12 juin 2008 4 12 /06 /juin /2008 23:02

 

Le sénateur et ancien vice-président congolais, Jean-Pierre Bemba, arrêté le 24 mai à Bruxelles, restera maintenu en prison en Belgique, l’appel lancé par ses avocats pour sa libération ayant été rejeté jeudi par la Chambre de mise en accusation du Tribunal de Bruxelles, a-t-on appris de source judiciaire. La même instance a rejeté la demande de mise en liberté provisoire que les avocats de la défense avaient introduite.

 

A l’issue de l’audience, les avocats ont annoncé qu’ils allaient introduire un pourvoi en cassation parce que Jean-Pierre Bemba n’était pas assisté par un défenseur lors du premier interrogatoire de l’accusé, peu après son arrestation. Accusé de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre, Jean- Pierre Bemba doit être transféré à La Haye (Pays-Bas) au siège de la CPI, auteur du mandat d’arrêt international contre l’homme politique congolais.

 

Au cours d’une rencontre avec la presse à Bruxelles, Liliane Bemba, l’épouse de Jean-Pierre Bemba, a exhibé une lettre datée du 4 janvier 2003, dans laquelle son mari a ordonné "l’arrestation, à titre préventif, de huit de ses soldats, dont la conduite à Bangui s’est avérée contraire aux consignes données tant aux officiers qu’aux hommes de troupes, avant leur départ pour la Centrafrique".

 

Pour les avocats de Bemba, le non-respect de cette procédure entraîne la nullité de l’arrestation de leur client. Dans le cas où la Cour de cassation prononcerait la nullité de l’arrestation du leader du Mouvement pour la libération du Congo (MLC), celui-ci devrait pouvoir être libéré.

 

Toutefois, il y a peu de chance que cela se passe de cette façon, parce que l’avis de la Cour pénale internationale (CPI) est requis avant de procéder à la libération du prévenu. En effet, la CPI a ordonné l’arrestation de Jean-Pierre Bemba, le 24 mai, parce qu’elle détenait des informations selon lesquelles l’homme recherché comptait quitter la Belgique le jour d’après, le 25 mai, pour une destination inconnue, fait-on savoir de source sûre. Mais cet argument ne pourrait être pris en considération que lors du procès qui devrait s’ouvrir dans un an à La Haye.

 

Il est toutefois à craindre que son transfert à La Haye entraîne des violences en Equateur, sa province d’origine et à Kinshasa où Jean-Pierre Bemba jouit d’une grande popularité.

 

Par ailleurs, on fait état de la présence, à Bruxelles, de Olivier Kamitatu, ministre congolais du Plan et ancien président du Parlement congolais, ainsi que d’Antoine Ghonda, conseiller spécial du président Joseph Kabila et ancien ministre congolais des Affaires étrangères. Anciens membres du MLC, Kamitatu et Ghonda étaient des proches collaborateurs de Bemba au moment des faits reprochés à ce dernier. On ignore cependant si leur présence est en relation avec l’affaire Bemba.

 


Publié le 12 juin 2008


Source : L’international magazine.com.

 

Jean Pierre Bemba poursuivi pour meurtre

 

par  RFI  Article publié le 12/06/2008 Dernière mise à jour le 12/06/2008 à 13:37 TU

 

La Cour pénale internationale poursuit Jean-Pierre Bemba pour meurtre, crimes de guerre et crimes contre l'humanité. Ces nouveaux chefs d'accusation s’ajoutent aux viols, tortures et pillages en Centrafrique que la CPI avait déjà retenus contre lui. L’ancien vice-président congolais est tenu responsable de nombreuses exactions commises par ses hommes, les rebelles du MLC, qui étaient intervenus en Centrafrique entre octobre 2002 et mars 2003 en soutien au président de l'époque Ange Félix Patassé.

 

Jean-Pierre Bemba est derrière les barreaux depuis son arrestation en Belgique il y a trois semaines, mais la CPI a délivré hier un nouveau mandat d'arrêt contre lui.

Le document accuse l'ancien vice-président congolais de meurtres, comme crimes de guerre, et aussi comme crimes contre l'humanité, ce qui suppose une pratique systématique.

Le procureur estime en effet pouvoir prouver que les rebelles de Jean- Pierre Bemba n'ont pas hésité à tuer quand les civils centrafricains s'opposaient à des viols ou des pillages commis par le mouvement rebelle congolais.

Ces accusations de meurtre ne figuraient pas pourtant dans le premier mandat d'arrêt délivré par la CPI, le 23 mai.


En fait, les juges attendaient à l'époque qu'on leur donne des informations supplémentaires ; ils voulaient s'assurer que le procureur ait assez d'éléments sur ces accusations de meurtres.

Le 23 mai, le procureur leur a demandé d'émettre un mandat d'arrêt en urgence, de peur que Jean-Pierre Bemba ne prenne la fuite. Les juges ont accepté de l'inculper de viols, tortures et pillages. Ils ont préféré laisser les meurtres de côté dans un premier temps, avant d'émettre un mandat d'arrêt plus complet. C'est chose faite et pendant ce temps Jean-Pierre Bemba attend que la Belgique se prononce sur son extradition vers La Haye.

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
12 juin 2008 4 12 /06 /juin /2008 22:58

 

Bangui, 12 juin (ACAP)-Le député de Djémah, une localité du Haut-Mbomou dans l'Est du pays, Mme Rosalie Pouzère, a déploré, mardi 10 juin 2008 au cours d'un entretien avec l'ACAP la réaction timide du gouvernement centrafricain après l'attaque des rebelles ougandais de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) sur des localités de l'Est centrafricain.

 

« Nous avons la rage au cœur que notre gouvernement ne se soit pas manifesté de manière plus tangible pour que le Haut Mbomou recouvre la liberté aux mains de la rébellion de Joseph Kony », a déclaré la parlementaire, faisait allusion à l'enlèvement depuis mars dernier par les rebelles de Joseph Kony de plus de 162 ressortissants des sous-préfectures d'Obo, de Bambouti et de la localité de Bazengbéré et dont la population et les autorités sont toujours sans aucune nouvelle.


Mme Pouzère a stigmatisé "l'abandon" dont serait l'objet depuis toujours le la préfecture du Haut Mbomou de la part du pouvoir central, et qui se caractériserait, selon elle, par le manque cruel des voies de communications (route, téléphone) et « l'inexistence de l'administration civile et militaire, ajoutant qu' "il n'y a aucun détachement militaire dans cette région du pays ».


« Fort de tous ces renseignements, la rébellion a pu agir en toute impunité », a-t-elle déclaré avant d'ajouter que, selon les rumeurs, les rebelles et leurs victimes seraient actuellement à 300 ou 350 km de la RCA. « C'est difficile d'entrer en contact avec eux car ce sont des rebelles, leurs camps sont très surveillés, de sorte que nous n'avons aucune idée du sort de nos compatriotes ».


« Ils se font des boucliers humains en capturant des populations qu'ils trouvent sur leur passage », a encore déclaré la députée, qui a pris à témoin les humanitaires et partenaires au développement de la Centrafrique ainsi que les Nations Unies, notamment l'Union Européenne, la France, les Etats-Unis, la chine et le Bureau de l'Organisation des Nations Unies en Centrafrique (BONUCA) ont effectué des missions dans la région pour constater la situation.

Les humanitaires « sont en train de concentrer leurs efforts pour essayer de détraumatiser les femmes qui ont subi des viols lors du passage des rebelles, à travers des missions de sensibilisations et d'aide humanitaire dans le Haut-Mbomou », a-t-elle souligné, ajoutant que d'autres missions sont en perspective.

 
Il faut souligner le président de la République François Bozizé ainsi que la délégation du collectif des ressortissants du Haut-Mbomou, ont discuté de cette situation lors du passage à Bangui, le 5 mai dernier, de M. Joachim Chissano, envoyé spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour le règlement de la crise en Ouganda.

 
A l'issue d'une rencontre avec François Bozizé, l'ancien président mozambicain avait indiqué que des solutions diplomatiques étaient engagées pour permettre le retour de la paix et de la sécurité dans le Haut-Mbomou.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
12 juin 2008 4 12 /06 /juin /2008 22:52

 

 

 

APA Bangui2008-06-12 (Centrafrique) L’Organisation des femmes centrafricaines (OFCA) a dénoncé l’enrôlement forcé des enfants par les groupes armés opérant sur le territoire centrafricain, dans un communiqué publié, jeudi à Bangui, à l’occasion de la journée de l’enfant africain. En plus d’être exploités dans les secteurs d’activités économiques, les enfants de la rue en Centrafrique sont une proie facile pour les groupes armés qui les enrôlent de force dans leurs rangs.

 

La semaine dernière, le préfet de Mbomou (sud-est), frontalière avec le Soudan et la République démocratique du Congo (RDC), a dénoncé la capture et l’enrôlement d’une trentaine d’enfants centrafricains par les rebelles du Mouvement de libération du Seigneur de Joseph Kony, qui avaient fait une incursion dans cette partie du pays. Selon M. Yvon Bibalé, le porte-parole de la Fondation Les enfants d’abord, une organisation centrafricaine de promotion des droits de l’enfant, la Centrafrique compte environ 3000 enfants de la rue dont la moitié se trouve à Bangui, la capitale.

 

Tous ces enfants sont presque abandonnés à leur triste sort, a-t-il dit, ajoutant que la capitale centrafricaine ne dispose que de trois centres d’accueil, de formation et de réinsertion des enfants de la rue, d’une capacité globale de 450 places. «Si aujourd’hui notre pays compte un grand nombre des enfants de la rue c’est la faute justement des parents et des autorités qui font preuve d’irresponsabilité vis-à-vis de ces enfants», a confié à APA M. Bibalé.

 

Il a dénoncé «les mauvais traitements» dont sont victimes les enfants centrafricains au sein de leurs familles respectives et dans l’ensemble de la société. Dans une déclaration radiotélévisée à l’occasion de la célébration jeudi de la journée de l’enfant africain, le ministre secrétaire général du gouvernement, M. Gon Baba, a mis en garde «toutes les personnes physiques ou morales» exploitant des enfants mineurs.

 

«Le gouvernement va entreprendre une vaste opération pour identifier et réprimer toutes les personnes physiques ou morales qui sont auteurs de l’exploitation des enfants mineurs», a-t-il dit. Selon M. Baba, plus d’un millier d’enfants mineurs centrafricains travaillent illégalement dans plusieurs secteurs économiques du pays.

«C’est un fait très grave au regard des lois nationales et internationales car l’exploitation des mineurs sous toutes les formes est formellement prohibée», a-t-il conclu.

 

 

Ndlr Centrafrique-Presse : Les propos de ce ministre de Bozizé sonnent creux et prêtent à sourire. Jusqu’à présent les rebelles ougandais de Joseph Kony viennent faire ce qu’ils veulent sur le territoire centrafricain sans être inquiétés le moins du monde.

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
12 juin 2008 4 12 /06 /juin /2008 22:47

 

Paris, 11 jui 08 (ACAP)- Après Rome, en Italie, le Premier ministre centrafricain, Faustin Archange Touadéra, poursuit sa tournée européenne en France, où il a été reçu en audience, mercredi par plusieurs hauts responsables français.

 

Il en est ainsi du Directeur des opérations de l'Agence Française de Développement (A.F.D.), Mr Jacquier, dont l'entretien avec M. Touadéra a abouti à la décision de l'AFD de renouveler son engagement à poursuivre le dossier de l'aménagement de l'aéroport international Bangui MPOKO et d'envisager un décaissement rapide de 200 Millions de Francs CFA à mettre à la disposition de l'A.G.T.I.P. Centrafrique pour la poursuite du projet THIMO [Travaux à haute intensité de main d'oeuvre] 4.

 
L'A.F.D. s'est également montrée intéressée au secteur agro-pastoral qu'elle inclut désormais dans son champ d'intervention en Centrafrique. L'Etat de la coopération centrafricano-Française a fait l'objet des discussions du Premier Ministre Faustin Archange Touadéra avec Mr Philippe Etienne, Directeur de Cabinet du Ministre Français des affaires étrangères empêché.


Le Chef du gouvernement et son hôte ont ensuite procédé à un large échange de vues sur la politique intérieure de notre pays, notamment les préparatifs du Dialogue Politique Inclusif, les mesures de réforme du secteur sécuritaire et des questions économiques et financières.
Sur l'ensemble des sujets évoqués, Mr Philippe Etienne a rassuré Mr Touadéra de la disponibilité de la France à appuyer la Centrafrique.


Le Premier Ministre centrafricain s'est par la suite entretenu avec MM. Joubert
et Maréchaux, respectivement Conseiller Politique et Diplomatique du chef de l'Etat Français, Mr Nicolas Sarkozy.


Outre la question de la politique intérieure de la République Centrafricaine, longuement débattue au cours de cette entrevue, la France, par la voix de ces deux conseillers, a encouragé les autorités centrafricaines à poursuivre les réformes engagées jusqu'ici.


Elle a également souhaité que le secteur agricole soit désormais intégré dans le document cadre de la coopération bilatérale entre la République Centrafricaine et ses partenaires bilatéraux afin de créer les conditions propices à la relance dudit secteur.

 
Il convient de signaler que le Premier Ministre Faustin-Archange Touadéra était assisté au cours de ces différentes rencontres de son directeur de cabinet, Firmin Ngrébada, et de Madame Sophie Pulchérie Gbadin, Conseillère culturelle à l'ambassade de la République Centrafricaine à Paris.

 

C.Z. Gbakamanzopa/Acap

 

 

Ndlr Centrafrique-Presse : Après l’humiliation essuyée le 19 novembre 2007 par Bozizé, reçu à peine un quart d’heure à l’Elysée par Nicolas Sarkozy qui n’a d’ailleurs pas hésité à dénoncer le grave degré de corruption qui ronge le pays jusqu’au sein du gouvernement, c’est maintenant le tour du premier ministre de Bozizé d’être traité avec si peu de considération. A l’AFD, il est reçu non par le directeur de cette agence mais par le directeur des opérations. C’est une insulte. ! Idem au Quai d’Orsay. Bernard Kouchner étant soi-disant « empêché » l’a fait recevoir par son dircab. C’est un refus poli. Pauvre Touadéra…Il ne doit même pas savoir où se trouve l’hôtel Matignon dont l’actuel locataire s’appelle François Fillon qui est en réalité, celui qui devrait normalement l’accueillir et s’entretenir avec lui si le parallélisme des formes était respecté. Mais que font les autorités actuelles de la RCA pour être prises en considération ?  Pauvre Centrafrique …!

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
12 juin 2008 4 12 /06 /juin /2008 18:31

 

Source: United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs - Integrated Regional Information Networks (IRIN)


PAOUA, 12 juin 2008 (IRIN) - Conflits armés et banditisme sèment le chaos depuis plusieurs années dans le nord-ouest de la République centrafricaine (RCA). Pour bon nombre d'habitants de la région, notamment les communautés d'éleveurs, les criminels qui enlèvent les chefs de famille ou les enfants contre des rançons exorbitantes posent de loin la menace la plus grave : ces enlèvements obligent souvent les populations à vendre la totalité de leurs troupeaux pour assurer la libération des membres de leurs familles.

 

Aroun Gombo est membre de l'ethnie des Mbororos, pour qui l'élevage est depuis bien longtemps un mode de vie. Elle compte également parmi les centaines de milliers de personnes déplacées par les violences dans le nord de la RCA. Elle vit aujourd'hui dans la ville de Paoua, où elle dirige une association de femmes mbororoes.

 

« Nous aimerions revoir nos maris, pour celles d'entre nous dont les maris ont traversé [la frontière] pour le Cameroun, mais nous aussi, nous avons peur qu'ils ne reviennent pas, compte tenu de ce qu'ils ont vécu à travers le comportement barbare des coupeurs de route : tueries, vols de bétail, enlèvements et violences physiques ».

 

« Nous avons aussi appris que les éleveurs qui sont partis au Cameroun ne rentreront pas : ils sont bien traités là-bas. Que vont devenir les épouses qui ne souhaitent pas quitter Paoua pour l'étranger ? Le Cameroun ne va pas nous obliger à devenir des célibataires ! La paix va revenir et nous allons nous installer dans un nouveau campement ».

 

« Nous avons de justesse réussi à échapper aux exactions répétées des coupeurs de route dans nos divers campements, pour nous établir à Paoua centre. Tout avait commencé par la prise en otage de nos maris et enfants. Pour les libérer, il fallait payer des rançons en vendant du bétail. Certaines épouses ont eu à payer 10 à 12 millions de francs CFA [entre 23 500 et 28 000 dollars] et cela en fonction du nombre des otages. À force de payer de grosses sommes d'argent pour la libération des parents, nous n'avons plus de bétail ».

 

Parfois, même après avoir reçu les rançons, les bandits tuaient les éleveurs ou leurs enfants.

« Beaucoup de femmes parmi nous sont sans mari. Pour la majorité, nous sommes des veuves ; même moi qui vous parle, je fais partie des veuves du groupement. Nous ne pouvons que remercier le DRC [Danish Refugee Council] pour son appui. Grâce à cela, nous [avons monté] de petits commerces : vente de beignets, d'huile ; pour une fois, nous pratiquons de l'agriculture, mais notre souhait à nous, c'est de redevenir éleveurs. C'est notre vocation ».

 

gg/am/jm/nh/ail

 

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11 juin 2008 3 11 /06 /juin /2008 22:08

 

APA Bangui 2008-06-11 (Centrafrique) Un officier français retraité, le capitaine Paul Barril, serait dans le collimateur du tribunal pénal international (CPI), pour son implication présumée dans les exactions commises par les troupes de Jean Pierre Bemba en Centrafrique, a appris APA mercredi à Bangui des sources proches du bureau local de la CPI.

 

Selon ces sources, le capitaine Barril ferait actuellement l’objet d’investigations judiciaires de la CPI dans le dossier Jean-Pierre Bemba et Ange Félix Patassé. Les mêmes sources ont affirmé à APA que le capitaine Paul Barril figure bel et bien parmi les présumés «criminels» qui ont prêté main forte à l’ancien président centrafricain Ange Félix Patassé entre 2002 et 2003 alors que son pouvoir était menacé.

 

Les habitants de Mongoumba, localité située à 200 km au sud de Bangui, frontalière avec la République démocratique du Congo (RDC), auraient été victimes de l’intervention des éléments rebelles du Mouvement de libération du Congo (MLC) de Jean Pierre Bemba, placés sous le contrôle de Paul Barril.

 

Toutes les batteries avaient mises en marche pour favoriser l’entrée dans la ville des hommes de Bemba qui ont passé au peigne fin les maisons et tout détruit sur leur passage. A l’époque, Paul Barril était chargé de briser toute résistance intérieure, afin de mener des contre-attaques visant à réprimer les opérations militaires menées par les forces armées centrafricaines (FACA) en faveur des populations civiles qui subissaient les exactions des hommes de Jean Pierre Bemba.

 

Les rebelles «Banyamulenges» ont perpétré des pillages, des viols et des tortures pour prendre d’assaut Mongoumba. Ils auraient même assassiné des malades dans le centre hospitalier local. Au cours de cette campagne criminelle, le capitaine Barril aurait été chargé de mettre en difficulté les éléments «amphibie» des FACA qui devaient stopper l’avancée des combattants du MLC.

 

L’arrestation de Jean Pierre Bemba le mois dernier en Belgique est un avertissement à l’endroit de tous les présumés complices des évènements de 2002-2003 en Centrafrique. C’est à la suite des enquêtes menées par de la CPI sur les crimes contre l’humanité commis sur le territoire centrafricain pendant la période allant du 25 octobre 2002 au 15 mars 2003, qu’un mandat d’arrêt sous scellés a été délivré, le 23 mai, contre Bemba.

 

Le leader du MLC, âgé de 45 ans, a été arrêté dans une banlieue de Bruxelles pour répondre de quatre chefs de crimes de guerre et de deux chefs de crimes contre l’humanité commis sur le territoire centrafricain.

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Centrafrique-Presse.com - dans Droits de l'Homme et Liberté de Presse
11 juin 2008 3 11 /06 /juin /2008 19:57

 

 1400 personnes déplacées dans Kamba Kota

 
Source: United Nations Development Programme (UNDP)

Date: 11 Jun 2008


Brice Blondel (PNUD RCA)


Environ 1400 personnes déplacées vivent dans le village de Kamba Kota (Ouham) dans de terribles conditions de santé et de sécurité. Ils ont fui leurs villages suite à des attaques par des bandits armés, qui auraient tué 37 personnes. Les victimes du banditisme proviennent de Kambandja, Kassai, Kagoué II et les villages sur la route de Ouogo au nord de Kota Kamba.
La mission conjointe des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et l'Office des Nations Unies en République centrafricaine (BONUCA) qui trouvent ces personnes déplacées se sont déclarées préoccupées par leur santé et leur sécurité.


À l'heure actuelle, ces personnes déplacées utilisent l'eau de la rivière et mangent principalement des feuilles de manioc. Leurs huttes sont faites de branches et de feuillage. L’accès aux soins de santé est rendu difficile à cause du système de recouvrement des coûts appliqué par le centre local de santé (les patients doivent payer une taxe). En dépit de ces défis, les personnes déplacées font des projets. Avec l'aide du Conseil norvégien pour les réfugiés (CNR), ells ont commencé la construction d'une école qui sera bientôt opérationnelle. Les enfants des déplacés seront bientôt en mesure de revenir à la normalité et reprendre leurs études.


CNRC est arrivé en République centrafricaine en Juillet 2007 et met actuellement en œuvre un des projets d'éducation d'urgence dans la préfecture de l'Ouham. L'organisation opère dans 40 écoles pour donner l'éducation nécessaire à quelques 12.300 enfants. Les activités du projet comprennent la fourniture de kits scolaires et du mobilier, la formation de 179 parents maîtres, ainsi que la formation des membres des Associations des Parents d'Elève dans la gestion des écoles. Le Ministère norvégien des Affaires étrangères, l’Agence suédoise de développement international (ASDI), Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) et le Fonds d'intervention d'urgence (FER) appuient financièrement ce projet. Le Ministère de l'éducation a lancé le projet et le CNRC travaille en étroite coopération avec le Ministère. À mesure que les besoins pour l'enseignement primaire s’accroissent tant dans l'Ouham et l'Ouham-Pendé, le CNRC projette une expansion de son programme d'éducation en 2009, sous réserve de financement.


Avec les populations respectivement de 39.8179 et 46.4272, l'Ouham et l'Ouham Pende sont les régions les plus peuplées après Bangui. Mais en raison des attaques récurrentes et l'insécurité chronique, on estime que 74.000 personnes ont fui leurs villages et vivent comme des personnes déplacées (IDP). L'accord de paix signé entre le gouvernement et l’Armée Populaire pour la restauration de la démocratie (APRD) réduit de manière significative les tensions politiques dans le Nord-Ouest. Toutefois, le niveau général de sécurité a montré peu de signes d'amélioration. Comme les soldats et les rebelles ont déposé les armes, les attaques de bandits par la route sont de plus en plus fréquentes dans les régions reculées de l'intérieur. Si la sécurité doit être restaurée, la présence de plus en plus visible de l’état et sa capacité militaire du gouvernement centrafricain seront les prochains défis.

 
Pour de plus amples renseignements sur la situation dans Kamba Kota: legast@unhcr.org
Pour de plus amples renseignements sur le CNRC: country.director @ car.nrc.no

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
11 juin 2008 3 11 /06 /juin /2008 19:15

 

YAOUNDE, 11 juin (Xinhua) -- La ville de Bria dans le Nord-est de la Centrafrique est le théâtre ces derniers jours des conflits  ethniques entre Sara, Haoussa et Ronga contre les Goura, a  rapporté mercredi la radio Africa No.1. 

 

     Des ethnies concernées ont fait usage des armes à feux et  blanches dans ces affrontements violents dans la ville à 500  kilomètres de Bangui la capitale. Les ethnies Haoussa, Ronga et Sara accusent un Goura d'avoir  assassiné un collecteur de diamant Ronga à la fin du mois de mai.  La police est intervenue entre les deux camps en tirant des coups de feu en l'air afin de rétablir l'ordre. 

 

     Des individus armés de machettes ou de poignards étaient encore visibles mardi dans la région, a indiqué la radio africaine. Selon Africa No.1, des affrontements intercommunautaires ainsi  que des règlements de compte sont fréquents dans cette région. Des agissements qui trouvent leurs origines dans l'exploitation du  diamant qui se déroule dans la contrée.

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
11 juin 2008 3 11 /06 /juin /2008 19:03












   Mia Farrow ici avec des mères d'enfants centrafricaines

NEW YORK 11 juin 2008 (AFP) — L'actrice américaine Mia Farrow, de retour d'un voyage pour l'ONU en République centrafricaine (RCA), décrit ce pays comme un Etat virtuellement "en déshérence", où les violations des droits de l'homme sont monnaie courante.

"Je ne pense pas que l'autorité du président François Bozizé s'étende bien loin en dehors de Bangui (la capitale), sauf peut être dans certaines villes où son pouvoir est toutefois précaire", a-t-elle déclaré dans un entretien avec l'AFP mardi.

"Je ne sais pas quelle est l'exacte définition d'un Etat en déshérence mais j'imagine que ce n'est pas très différent de ce nous voyons là-bas", a ajouté Mia Farrow, qui est ambassadrice de bonne volonté du Fond des Nations unies pour l'enfance (Unicef).

L'actrice de 63 ans dresse un sombre bilan de son voyage le mois dernier à travers la RCA, affirmant que des milliers de civils ont été tués, enlevés ou violés lors d'affrontements entre les forces gouvernementales et des rebelles.

Selon elle, les deux parties se sont livrées à des atrocités contre les civils.

"Les gens nous ont raconté que beaucoup de villages brûlés l'avaient été par la garde présidentielle", a-t-elle dit.

Les principales victimes des affrontements sont les enfants qui sont souvent enlevés par les groupes rebelles. En mars, plus de 150 personnes dont beaucoup d'enfants, certains agés de 6 ans, ont été enlevés par l'Armée de résistance du seigneur (LRA), un groupe ougandais tristement célèbre.

La LRA est en conflit contre le gouvernement de Kampala depuis 22 ans et opère maintenant en RCA.

L'Unicef affirme manquer des ressources nécessaires pour récupérer ces enfants qui sont enrôlés de force par les rebelles, tandis que les filles sont réduites à l'esclavage sexuel.

Selon Mme Farrow, les parents ont reçu des messages des kidnappeurs durant sa visite. "La bonne nouvelle était que leurs enfants n'étaient sûrement pas morts. La mauvaise était qu'ils ne les reverraient jamais et que si cela arrivait, ils reviendraient pour les tuer", a-t-elle dit.

Son voyage d'une semaine était son second dans le pays. A l'issue de sa première visite l'an dernier, l'actrice avait appelé la communauté internationale à protéger les civils des attaques des groupes rebelles, des bandits et aussi des troupes gouvernementales.

"En 2007, j'avais dit qu'une force de maintien de la paix devrait être déployée aux frontières du Soudan et du Tchad", a-t-elle rappelé.

Cette année, une force de l'Union européenne (Eufor) a été déployée pour surveiller la frontière nord-est avec le Soudan.

Mais selon l'actrice, les personnes vivant à la frontière nord-ouest du pays avec le Tchad ont subi des attaques de la part de bandits et de l'armée tchadienne.

"Quelque 300.000 civils ont été forcés à fuir, certains se réfugiant dans la brousse et d'autres au Tchad", a-t-elle affirmé.

Insistant sur la nécessité de protéger les civils à la frontière tchadienne, l'actrice a cependant relevé quelques améliorations depuis sa précédente visite.

"Le grand changement, c'est qu'au lieu de deux ONG présentes il y en a maintenant 23", a-t-elle dit.

Elle a exprimé le souhait que sa dernière visite encourage les ONG à aller travailler dans le pays.

"C'est un terrain très dangereux où l'on demande aux travailleurs humanitaires de faire ce que le reste du monde ne fera pas", a-t-elle dit.

 

Ndlr. Centrafrique-Presse : Et dire que les troupes du MLC de JP. Bemba  se sont retirées depuis 2003. Nous sommes en 2008. A quand l'arrestation par la CPI de ce prétendu président de la République dont la garde présidentielle brûle impunément des villages, tue et assassine. On ne peut pas dire que Mia Farrow, qu'on ne peut soupçonner d'anti-bozizisme primaire, raconte des balivernes !

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