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18 juin 2008 3 18 /06 /juin /2008 01:00

 

APA-Yaoundé 2008-06-17 (Cameroun) Le 9è sommet des chefs d’Etat de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) s’ouvre mardi prochain dans la capitale camerounaise, Yaoundé, a appris APA de sources concordantes.

 

Même si le programme officiel de cette rencontre n’a pas encore été rendu public, des informations glanées par APA auprès du ministère camerounais des Relations extérieures indiquent que l’intégration sous-régionale et la sécurité seront au centre des travaux.

 

Il s’agira notamment de plancher sur le projet d’institution d’un passeport communautaire, adopté lors du dernier sommet tenu en 2007 N’Djamena au Tchad et dont l’entrée en vigueur était annoncée pour juillet 2007.

 

Les leaders de la sous-région devraient également donner une nouvelle impulsion au projet de création d’une compagnie aérienne communautaire dénommée Air CEMAC, pour laquelle la compagnie belge Brussels Airlines est pressentie pour être le partenaire technique.

 

Les assises de Yaoundé, qui seront précédées jeudi d’une réunion du comité des experts, devraient connaître la participation de Joseph Kabila de la République démocratique du Congo et président en exercice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), mais aussi de Fradique de Menezes de Sao Tomé et Principe, dont le pays souhaite adhérer à la CEMAC.

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
18 juin 2008 3 18 /06 /juin /2008 00:54

 


 

 






News
Press 17/06/2008 13:20 - Abdou Diouf, Secrétaire général de la Francophonie, s'est entretenu, le vendredi 13 juin 2008, à Paris, avec SEM Faustin-Archange Touadera, Premier Ministre de la République centrafricaine.


Le Premier ministre a d'abord tenu à remercier le Secrétaire général pour l'accompagnement que la Francophonie a apporté à la Centrafrique depuis la transition politique et a évoqué la prochaine tenue du dialogue politique inclusif centrafricain, dont le co-facilitateur est l'envoyé spécial de la Francophonie, Monsieur Djovi Gally.


Abdou Diouf a ensuite rappelé l'importance qu'il accordait à la participation des autorités centrafricaines à la prochaine conférence ministérielle de l'Organisation pour l'Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA), organisée en juillet à Dakar.


Au cours de leur entretien, les deux hommes ont également discuté du suivi des Etats généraux de la Justice et ont évoqué le suivi du séminaire national sur la réforme du système de sécurité centrafricain. Enfin, ils se sont entretenus de la coopération francophone en RCA, dont notamment l'extension du projet de Centre de Lecture et d'Animation Culturelle (CLAC) et le projet de soutien aux négociations commerciales internationales.


Le Secrétaire général de la Francophonie a enfin insisté auprès du Premier ministre pour que la Centrafrique complète le processus de ratification de la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, adoptée à l'Unesco en 2005, avant la XIIe Conférence des chefs d'Etat et de gouvernement des pays ayant le français en partage qui se tiendra à Québec, au Canada, du 17 au 19 octobre 2008.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
17 juin 2008 2 17 /06 /juin /2008 14:27






COMMUNIQUE DE PRESSE

 

 

*****************

 

 

Pendant que le Médiateur de l'espace CEMAC, Son Excellence El Hadj Omar BONGO ONDIMBA, Président de la République gabonaise, multiplie les initiatives et ne ménage aucun effort pour réconcilier les Centrafricains avant l’organisation du dialogue politique devant réunir tous les protagonistes de la crise centrafricaine,

 

Pendant que le Haut Médiateur de la paix dans l’espace CEN-SAD, le colonel Moamar KHADAFI, Guide de la Révolution libyenne, n’arrête pas de déployer d’incessants efforts pour le retour de la paix en Centrafrique ;

 

Alors que tous le Centrafricains et la communauté internationale, fondent un grand espoir sur la tenue prochaine dudit dialogue politique inclusif, seule voie pouvant permettre de résoudre la crise centrafricaine et ramener une paix durable dans ce pays ;

 

Force est de constater, que malgré les apparences et en dépit de ses déclarations tendant à faire croire à l’opinion publique qu’il est favorable à la tenue de ce dialogue, le Président François BOZIZE œuvre en réalité dans l’ombre, pour le compromettre en ramant à contre courant et en  mettant le bâton dans les roues de tous ceux qui oeuvrent inlassablement et sincèrement depuis longtemps, pour la restauration de la paix en République centrafricaine.

 

Selon des sources dignes de foi, Il vient en effet, de prendre sur lui, la lourde responsabilité de demander à certains Chefs d’Etat d’empêcher le Président Ange Félix Patassé de prendre part à cet important et incontournable forum politique centrafricain.

 

Son Excellence Monsieur le Président Ange Félix PATASSE, prend à témoin l’opinion publique nationale et internationale ainsi que la communauté internationale, des conséquences graves qui adviendraient, si jamais une telle démarche devait aboutir.  

 

Il lance un appel solennel au Peuple centrafricain ainsi qu’à tous ceux qui ont la conviction profonde que seule la tenue d’un véritable dialogue inclusif pourra ramener durablement la paix en Centrafrique, de rester vigilants tout en continuant à se mobiliser pour la réalisation des différents préliminaires et préalables arrêtés d’un commun accord après les diverses et longues consultations préparatoires.   

 

Fait à Paris le, 17 juin 2008

 

Pour le Président Ange Félix PATASSE

 

Son Porte parole

 

 

 

 

P. N’DOUBA

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Centrafrique-Presse.com
17 juin 2008 2 17 /06 /juin /2008 05:47

 

L’armée française ne déprime pas du tout. Non, non, non. Elle aime toujours l’Afrique et s’y balader. Et en tire de son action un bilan « globalement positif », comme en atteste le débat qui a eu lieu lundi 9 juin à l’IHEDN, à Paris.

 

Le lundi à l’institut des hautes études de la défense nationale (IHEDN), installé dans la cossue école militaire de Paris, ce n’est jamais ravioli. Tous les premiers lundis du mois, c’est débat. Avec ce 9 juin, un thème fort distrayant : « La France en Afrique : présence, coopérations, opérations ». Comprendre l’armée française, on est entre képis et gens polis. Avec un discours bien rôdé. Au général Labaye, tout frais patron de l’institut, le soin de dérider un peu l’assistance. Retransmis en visio-conférence (et en direct) vers la Réunion, la conférence ne semble pas y avoir attiré les foules. Un écran montre un amphi vide, et six clampins regroupés au premier rang. Rire de la salle. « Vos questions seront sans doute nombreuses », glisse le général. Re-rires. Au général Beth, directeur de la coopération militaire et de défense (rattaché au Quai d’Orsay) le soin de les endormir, « en utilisant le moins possible la langue de bois ». Mais diffuser les vapeurs de Morphée a ses petits désagréments. On s’oublie vite. Et l’on dresse un bilan guère reluisant de la situation.

 

En pérorant sur la grande demande de formations émanant des gouvernements africains, l’ami haut gradé relève les différentes carences du secteur. Au Darfour par exemple, où l’Eufor et la France a le plus grand mal « à recruter les 6 000 gendarmes nécessaires ». Ou les différents ratés, toujours au Darfour que rencontrent les missions françaises « faute de sous-officiers africains bien formés ». Bref ça grince. Mais les Africains y mettent du leur. Huit projets d’école sont dans les tuyaux : deux au Gabon, indéfectible compagnon, une au Congo Brazzaville, en Éthiopie, à Madagascar et au Cameroun. Autre désagrément de l’assoupissement, le réveil, toujours difficile. Aux questions multiples de l’Assemblée, l’étoilé Beth a servi des réponses donnant au bilan français des contours encore plus pâteux. Et une vision politique fort éclairante.

 

« À l’africaine »

 

La Côte d’Ivoire, qui attend un scrutin depuis l’an 2005. « Les élections sont attendues d’ici à fin de l’année. Si Dieu veut. Mais l’on mise plutôt sur 2009 ». Le bidasse défend pourtant son naturel optimiste, et le prouve. En saluant la transition « démocratique du pouvoir au Togo en 2005, et ce grâce au grand rôle joué par l’armée ». Une vision originale des choses. Pour rappel, de 1967 à sa mort en février, Gnassingbé Eyadéma, grand ami du président Chirac, règne sans partage. Et c’est son fiston, Faure, qui lui succède, après des élections brillamment remportées, des urnes volées, et une centaine de cadavres. Quant à l’armée, chapeautée par Kpatcha Gnassingbe, fils du défunt président et frère du nouveau, elle a très bien encadré la succession, il s’entend. « Enfin, concède le général, cela s’est passé à l’africaine ». Merci pour eux.

 

Et pour finir un petit mot sur l’instable Centrafrique, où loge toujours l’armée française officiellement, et à l’occasion les commandos d’opérations spéciales (COS). « Avant on devait y intervenir tous les six mois, depuis 2002, nous n’y sommes pas intervenus ». Ce n’est pas beau de mentir. Comme l’a largement relayé la presse française, dont Bakchich, en décembre 2006, aviations et commando ont largement aidé le président général Bozizé à reprendre la ville de Birao aux mains des rebelles.

« La Centrafrique reste un élément de désolation permanent », conclut tout de même le général pas si Beth. Mensonge avoué à demi-pardonné, soldat.

 

Mardi 17 juin par Xavier Monnier Bakchich

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Centrafrique-Presse.com - dans FRANCE
17 juin 2008 2 17 /06 /juin /2008 05:35

Par Olivier BOBY

 

 

Après moult agitation de l'opinion publique nationale et internationale, de la classe politique, ainsi que de la société civile, le peuple centrafricain fait enfin marche vers le dialogue politique inclusif tant attendu.

Mais oserions- nous vraiment ajouter inclusif ? Malgré les efforts déployés par le comité préparatoire dudit dialogue par leur déplacement , en Libye, au Gabon, au Togo et en France pour rencontrer ceux que l'homme fort du 15 mars et ces nervis considèrent comme les parias, le peuple doit en principe se réjouir et dire qu'enfin le chemin de la paix est en train de se débroussailler.

Mais vu l'ostracisme dont fait montre le régime de Bangui et la nomination de Monsieur Cyriaque GONDA comme coordinateur du comité d’organisation de ce dialogue politique nous ne pouvons nous réjouir aussitôt mais émettre un wait and see.

 

La phase la plus importante de ce pourparler demeure l'issue de la rencontre de Libreville pour la signature de l'accord global de la paix entre les sbires du khalife de Bangui et tout les leaders des mouvements rebelles qui sévi en Centrafrique sous la houlette du Président Gabonais, Son Excellence El hadji OMAR BONGO. Nous espérons qu’à l’issue de cette rencontre la loi d’amnistie générale sera promulguée pour permettre à tous les filles et fils de Centrafrique d’avoir la liberté de rentrer chez eux comme ils le veulent et qu’une décision consensuelle sera prise pour indiquer le lieu de la tenue prochaine du dialogue politique inclusif.

 

Afin de rassurer tous les participants, de préserver un climat de sérénité dans les échanges et par mesure de sécurité pour tous, le dialogue doit se tenir à l’extérieur du territoire national dans un pays qui n’est pas impliqué dans le conflit centrafricain. Bangui n’est pas en situation d’accueillir ce forum car les conditions sécuritaires ne sont pas réunies.

 

Mais le grand oublié de ce pourparler reste la jeunesse, une catégorie qui n'est pas prise en compte lors de la mise en place du comité préparatoire du dialogue politique inclusif ni dans le rapport de synthèse de ce comité, ni  même lors de la mise en place du comité d’organisation de ce dialogue. Alors nous nous posons la question de savoir si c'est un oubli où du mépris ? Quand on sait que c'est la jeunesse qui est l'artiste en live de tous les conflits socio-militaires qui secouent notre pays, on ne peut que se poser des questions.

 

Si l'état ne se rend pas à l'évidence pour donner l'opportunité à cette jeunesse afin de contribuer à préparer ce dialogue, à être aussi des dialoguistes pour jeter les bases d'une realpolitik qui pourra nous conduire à la stabilité socio-politique, ce dialogue ne sera qu'une rencontre de redondance comme l’a été par le passé des rencontres de ce genre, auréolé de toutes dénominations qui n'ont abouti à rien où à un retour à la case départ c'est à dire à un nouveau conflit qui demandera une nouvelle rencontre, dialogue, débat ou je ne sais quelle dénomination (heureusement que la langue de Molière est évolutive pour nous trouver une nouvelle appellation pour une prochaine assise).


La jeunesse en sait trop sur tout ce que traverse notre pays. Il est temps de la laisser déballer où dire au peuple pourquoi et pour qui ils ont agi, de dénoncer les tyranneaux et les maraudes du peuple centrafricain afin que ceux-ci puissent faire une contrition de tout coeur devant le peuple et devant l'histoire.

 

Ne laissons pas la jeunesse se taire ou à participer comme un simple spectateur au grand tournant de l'histoire de notre pays. Nous ne voulons pas d'un dialogue pour les dialoguistes qui ne cherchent que  des strapontins ministérielles mais d'un dialogue ou les acteurs doivent dire au peuple pourquoi ils sont en train de mettre le pays au feu et en sang. Sinon que dira la jeunesse à la génération future ? "J'ai pris les armes, j'ai tué, j'ai violé, j'ai volé, j'ai pillé ce pays mais comme on ne m'a pas donné la parole, c'est pourquoi le pays n’évolue pas". Il est temps de tirer les leçons des événements du passé pour mieux aborder le futur sinon les mêmes  causes produiront les  mêmes effets.

 

Vu la bassesse dont font montre certains hommes politiques pour pouvoir prendre part aux assises de ce pourparler, nous ne pouvons que d’emblée imaginer l’issue que prendra ce dialogue car sans la participation de la jeunesse, cette rencontre ne sera qu’une occasion parmi tant d’autre donnée aux hommes politiques de se partager la part du gâteau et cela avec la complicité de BOZIZE. Nous nous demandons aussi si BOZIZE tient vraiment à organiser un dialogue politique inclusif où est - il seulement en train de chercher des gages pour légitimer son pouvoir et préparer un hold-up électoral en 2010. 

 

Il est temps que nos hommes politiques ouvrent enfin les yeux et voient où BOZIZE est en train de les emmener car nous sommes seulement à un an et quelques mois des prochaines échéances électorales, et s’ils ne veulent pas ouvrir les yeux parce que seule la mangeaille les intéresse, c’est au peuple centrafricain de se lever et dire à ces hommes politiques véreux, à ces marchands d’illusions comme l’a dit Tiken Jah FAKOLY que « notre conscience n’est pas à vendre, qu’ils arrêtent de nous utiliser comme des chameaux vers des destinations qu’on ignore ».

 

 

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
17 juin 2008 2 17 /06 /juin /2008 01:00





Bruxelles le 16 mai 2008


La Belgique a été élue à la Présidence de la Commission pour la Consolidation de la Paix des Nations unies pour la République Centrafricaine.


La Commission pour la Consolidation de la Paix a comme objectif d’accompagner les pays sortant d’un conflit dans leur reconstruction politique et économique.


Lors d’une réunion du Comité d’organisation de la CCP qui s’est tenue le 12 juin en présence du Président François Bozizé, il a décidé de mettre la République centrafricaine à l’agenda de la CCP. Cette commission suit déjà la situation du Burundi, de la Sierra Leone et de la Guinée Bissau. A cette occasion, la Belgique a été élue à la Présidence des réunions pays consacrées à la RCA.


La Belgique attache une grande importance à la consolidation de la paix en situation post-conflit. « Nous devons éviter que les pays qui sortent d’une situation de violence retombent dans des conflits. Le fait que la situation en RCA soit traitée à la CCP est un signal clair que la communauté internationale entend unir ses efforts et est résolue à continuer à soutenir le dialogue politique en RCA» indique le Ministre des Affaires étrangères Karel De Gucht.

Le Ministre est particulièrement satisfait de la désignation de la Belgique à la Présidence des réunions pays pour la RSA. « Ceci constitue une reconnaissance de l’implication belge aussi bien au Conseil de sécurité qu’à la CCP. Le fait que la Belgique soit disposée à assurer cette Présidence est une conséquence de notre intérêt croissant pour ce pays dans lequel j’ai encore effectué une visite en février». 

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Centrafrique-Presse.com - dans EUROPE
16 juin 2008 1 16 /06 /juin /2008 16:01

 

APA Bangui 2008-06-16 (Centrafrique) La présidente de l’Organisation des femmes centrafricaines (OFCA), Mme Fatimé Médamorou, a lancé un appel d’urgence au gouvernement centrafricain pour qu’il vienne en aide aux populations de la préfecture de la Vakaga, à environ 1000 km au nord-est de Bangui, confrontées à une crise sanitaire.

 

L’hôpital général de Birao est vide. Il n’y a pas de médecin, pas de médicaments et pas de personnel soignant, a indiqué Mme Médamorou au cours d’un entretien avec APA.

Les femmes éprouvent d’énormes difficultés à l’accouchement. La population souffre du paludisme et les enfants sont les premières victimes de cette maladie, a-t-elle ajouté.

 

Le sous-préfet Albert Mbongo a averti que la famine risque de sévir à Birao pendant la saison pluvieuse. Il n’y a plus de vivres au marché de Birao, a-t-il dit, dénonçant le renchérissement des prix des denrées alimentaires de base dont le manioc et le sorgho, aliment de base en Centrafrique.

 

Le prix d’une assiette de manioc est passé de 500 à 1000 FCFA et celui d’une assiette de sorgho de 250FCFA à 800 FCFA, a indiqué M. Mbongo. Il a lancé un vibrant appel au Programme alimentaire mondial (PAM) et à l’organisation des Nations unies pour l’alimentation (FAO) leur demandant de fournir des semences en quantité suffisante à la population de la région nord-est du pays afin de lui éviter la famine.

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
16 juin 2008 1 16 /06 /juin /2008 05:01

 

 

Selon des informations dignes de foi, le président Bozizé aurait proféré à son entourage, de sérieuses menaces d’interdiction de visite en République centrafricaine contre l’actrice américaine Mme Mia FARROW, ambassadrice de l’ONU pour l’UNICEF, qui a déjà séjourné à deux reprises en Centrafrique.

 

A l’occasion de ses visites notamment celle qu’elle a effectué au mois de mai 2008, Mme Mia FARROW a parcouru plusieurs localités des régions sinistrées de l’Ouham, l’Ouham-Pendé, la Haute Kotto et la Vakaga, où elle a pu constater la grande détresse et misère des mères et enfants centrafricains des zones affectées par les troubles politico-militaires. De retour à New York, elle en a rendu compte aux Nations unies et à la presse. Ses propos dont Bozizé s’est fait l’écho, ont mis ce dernier hors de lui.

 

La raison de la fureur de Bozizé serait due aux récentes déclarations faites par l’actrice américaine à la presse depuis New York où Bozizé se trouvait au même moment, dénonçant les violations de droits de l’homme qui continuaient toujours en Centrafrique.

 

Mme FARROW a souligné la responsabilité de la garde présidentielle de Bozizé dans les incendies de villages en disant que "Les gens nous ont raconté que beaucoup de villages brûlés l'avaient été par la garde présidentielle". Elle a qualifié la RCA d’être « un état virtuel en déshérence » et mis en cause l’autorité de Bozizé en ces termes : "Je ne pense pas que l'autorité du président François Bozizé s'étende bien loin en dehors de Bangui (la capitale), sauf peut être dans certaines villes où son pouvoir est toutefois précaire".

 

On peut comprendre que les vérités assénées par cette brave et admirable dame puissent ne pas être du goût de Bozizé qui préfère se détourner la face de ces tristes réalités de certaines régions de son propre pays qu’il s’est employé méthodiquement à détruire depuis sa calamiteuse rébellion jusqu’à maintenant où il est au pouvoir.

 

Mais ce n’est pas en empêchant l’ambassadrice de l’UNICEF de mettre pied en Centrafrique qu’il réussira à étouffer la vérité sur la « déshérence » de son pays dénoncée avec juste raison par Mme Mia FARROW.

 

  


          Mia FARROW ici avec des petits enfants centrafricains vers Paoua

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
16 juin 2008 1 16 /06 /juin /2008 04:53

 

Propos recueillis à Yamoussoukro par Tanguy Berthemet


15/06/2008 | Mise à jour : 23:27 |

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Laurent Gbagbo et Bernard Kouchner samedi à Abidjan.

 

Laurent Gbagbo revient sur les délicates relations franco-ivoiriennes.

 

Bernard Kouchner est revenu dimanche d'une visite de deux jours hautement symbolique en Côte d'Ivoire. Ce voyage était le premier d'un ministre français des Affaires étrangères dans l'ex-colonie depuis près de cinq ans. «Cela montre que le plus dur de la crise est derrière nous», a souligné Bernard Kouchner. Paris, qui entretient toujours sur place une force de 1 800 hommes, entendait également apporter son soutien au processus de paix en cours dans ce pays embourbé dans une guerre civile depuis septembre 2002. Dans un entretien accordé au Figaro, Laurent Gbagbo revient sur les délicates relations franco-ivoiriennes.

 

LE FIGARO. La visite de Bernard Kouchner est-elle le premier signe d'une détente franco-ivoirienne ?

 

Laurent GBAGBO. Ce n'est pas le premier signe mais c'est un pas important. Je pense qu'il y a eu un changement d'attitude depuis que le gouvernement a changé à Paris. Je n'ai jamais été agressé verbalement par le président Sarkozy, ça c'est un premier signe. Deuxième signe : il n'y avait plus de contact du tout, et Nicolas Sarkozy a passé un coup de téléphone. Puis on s'est vu à New York, et plus posément à Lisbonne lors du sommet Europe-Afrique. La France et la Côte d'Ivoire évoluent vers une re-normalisation des relations.

 

Pensez-vous venir à Paris ou inviter Nicolas Sarkozy en Côte d'Ivoire ?

 

Vu formellement, pourquoi pas. Ce serait dans la logique, mais pour le moment on n'en a pas encore discuté.

 

Quels messages attendez-vous de la France aujourd'hui ?

 

À vrai dire, je ne sais pas. Ça doit se faire sous forme de dialogue ; la visite du ministre Kouchner va dans le sens du changement et je prends ça comme base positive. C'est ça qui est important. Cela se situe dans la ligne du discours prononcé par le président Sarkozy au Cap. Je crois que la presse française ne montre pas assez le séisme, la césure que cela représente. C'est un discours révolutionnaire au sens français du terme. Cela change fondamentalement les données du problème. Depuis l'année 1956, il y avait dans la relation entre la France et l'Afrique francophone l'idéologie de la Françafrique. Depuis cette époque-là, c'est la première fois que l'on dit halte là aux dérives occasionnées par cette doctrine. C'est une chose excellente que de le dire.


Dans ce discours, le président a expliqué que la France réorganisera ses bases militaires en Afrique. Souhaitez-vous la fermeture de celle d'Abidjan ?

 

Le fait qu'il ait dit qu'il n'y aurait plus de base en Côte d'Ivoire nous convient parfaitement.

 

À cause de la crise, de nombreux Français ont fui la Côte d'Ivoire. Une aide est-elle envisageable pour compenser les pertes qu'ils ont subies et les aider au retour ?

 

La communauté française en Côte d'Ivoire a diminué et c'est naturel. Mais pour le reste je pense que la Côte d'Ivoire profite des entreprises qui y sont installées. C'est pour ça que nous avons fait des efforts. Nous avons refait l'école française qui ouvrira en septembre. Et pour les petites entreprises qui sont parties, nous avons créé une caisse.

 

L'élection présidentielle est prévue le 30 novembre. Or, compte tenu des retards observés dans sa préparation, cette date semble aujourd'hui très difficile à tenir…

 

Ce débat n'est pas important. Les gens se fondent sur des choses qui sont secondaires. Nous avons fixé une date. Ce qui est important, c'est que l'on avance vers les élections. Si aujourd'hui on me dit que l'établissement des listes électorales a pris une semaine, un mois de retard… on verra. Mais ce n'est pas le gouvernement qui organise le scrutin ; c'est la commission électorale indépendante.

Pour le moment, elle nous dit que la date est tenable. Mais si elle nous assure qu'il faut les faire plus tôt ou plus tard, nous verrons si c'est fondé. Pour moi, le plus tôt sera le mieux car il faut légitimer de nouveau le pouvoir en Côte d'Ivoire. Le gouvernement est devenu un gouvernement de partis. Ce n'est pas bon.

 

Les principales difficultés pour tenir l'élection sont l'établissement des listes électorales et le désarmement effectif des milices, ce qui n'est toujours pas le cas…

 

Pour le désarmement, il faut poser la question au premier ministre. Mais ce n'est pas là que nous voyons la difficulté. Elle est plutôt dans la capacité des organes techniques à distribuer les cartes d'électeur.

Aujourd'hui, on peut voyager dans tout le pays. C'est une étape importante.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
16 juin 2008 1 16 /06 /juin /2008 04:45

 Ndlr : Voici l'interview de celui à qui le gouvernement de Elie Doté a enrichi en confiant la gestion du fameux guichet unique de douane à Douala auquel Bangui vient de mettre un terme.



Vous êtes le créateur du Groupe UNITEC, acteur majeur dans le domaine des services associés aux télécoms et des nouvelles technologies dans toute l'Afrique de l'Ouest. Pouvez vous retracer la démarche professionnelle ayant conduit à vos succès actuels ?
Quelles ont été les étapes successives de l'évolution d'UNITEC pour parvenir à sa position dominante sur le marché ?

 

Je suis dans la profession depuis bientôt 25 ans et j'ai commencé mes activités dans l'informatique pour la première fois le 2 juillet 1982. Je suis arrivé dans le métier en étant d'abord diplômé d'Ecole Supérieure de Commerce ; ensuite, j'ai été recruté pour entrer dans l'Industrie Informatique en commençant par l'Italie où j'ai bénéficié de formation dédiée aux Ingénieurs de Projets informatiques. Cette expérience qui a commencé chez OLIVETTI à Florence puis à Ivry en France, fut le début d'une grande aventure car elle m'a permis d'entrer directement en activités en prenant la responsabilité de grands projets en Afrique de l'Ouest et Centrale, dès 1984. L'importance de notre formation de Sup de Co (Ecole de Commerce) qui donne un poids important à la maîtrise de l'Anglais avec une formation résidente " Brighton Polythechnic Institute ", a été aussi un grand atout.

 

En décembre 1986, j'ai rejoint le Groupe Français SMT GOUPIL, premier fabricant de micro-ordinateurs de l'époque, en relation avec le Groupe SCOA, comme Directeur Commercial Régional pour les opérations en Afrique de l'Ouest avec une base à Abidjan. Ce passage a ouvert également la voie à la conduite d'importants projets institutionnels qui restent des expériences de références sur lesquelles nous nous appuyons toujours pour la maîtrise des grands projets (démarrage du système SYDONIA dans les Douanes de la région, Informatisation des Impôts, Réseau Informatique des PTT,…etc).

 

LA touche finale est venue avec mon arrivée chez UNISYS en avril 1990, 2ème Constructeur Américain, 2ème de rang mondial à l'époque, chez qui j'ai pris la charge de la Direction Commerciale pour les solutions bancaires à Abidjan associés à d'importants projets et un portefeuille de clients sous-régionaux. La base régionale est toujours la Côte d'Ivoire. Cette position a permis de conduire d'importants projets informatiques bancaires à Abidjan comme ceux la Société Générale, la BNP, PARIBAS, la BCEAO, etc.

Puis, de nombreux changements sociopolitiques commencent à surgir en Afrique, dès les années 90, avec son cortège de troubles et de dysfonctionnements qui ne rassurent pas les Constructeurs présents sur le marché.

 

Alors qu'Internet venait à peine de faire son apparition, tous les constructeurs ont été contraints de se replier vers l'Europe, notamment, IBM, NCR, UNISYS…etc.

En même temps, l'évolution de l'Industrie annonçait dès l'époque que l'on allait bientôt changer de modèle de distribution en privilégiant la vente indirecte par les Revendeurs aux réseaux directs des Constructeurs.

 

A partir de 1995, après trois années de réflexion en vue de préparer un self-business, j'ai démissionné de chez UNISYS pour créer ma propre entreprise. UNITEC-BENIN est ainsi née avec un plan d'extension sur la sous région, à commencer par le Togo.

Le business plan d'UNITEC était basé dès le départ sur les métiers de services, sachant que le hardware apporte de moins en moins de valeur ajoutée.

 

Cela veut-il dire que dans le business service, vous ne priorisez pas la machine ?


Sans les Services, l'Industrie Informatique ne peut pas vivre ; ce sera de plus en plus vrai même en Afrique, au cours des dix prochaines années. C'est simple : lorsqu'on achète des machines, on doit pouvoir les utiliser pour des tâches précises et apprendre à les utiliser ; il faut donc des compétences, ingénieurs et des spécialistes pour mettre en place les applications, assurer et faire la maintenance : c'est le contenu de l'ensemble des services sans lesquels il ne peut y avoir d'informatique. Voilà le fond des changements dans la nature de la consommation des produits informatiques tels que aujourd'hui partout, même en Afrique où de nombreux projets n'ont pas abouti parce que n'il a y a pas eu du tout ou pas assez plus de prestations pour les services pour faire marcher les nombreuses machines achetées pour finalement ne rien faire avec.

 

Chez UNITEC, nous avons donc pris résolument l'orientation dans laquelle nous voulons être un pôle d'excellence. A titre d'exemple : il n'existe aucun projet informatique au niveau de l'Etat qui puisse démarrer en moins de six mois au minimum. UNITEC est parvenue à réduire ce délai de 50%, avec des résultats tout aussi meilleurs, grâce à une nouvelle ingénierie des projets qui est adaptée au contexte local.

 

Vu l'étroitesse de notre marché, le développement des services n'est viable que sur des projets à grande échelle ; à ce niveau, nous faisons appel à notre Business Network régional pour nous positionner sur les grands projets.

 

C'est le cas des solutions technologiques entièrement orientées Web, que nous dédions :

- au projet d'intégration régionale de la CEDEAO avec le système de l'Assurance Véhicule Communautaire

- au système d'appui à l'Etat pour le contrôle et l'amélioration des recettes publiques

- les systèmes d'informations communautaires

- ..etc

 

Cette approche nous a permis de développer notre Business dans la filière des services portuaires avec des points de présente ouverts depuis 2004 dans les ports de Cotonou, Lomé, Tema, Douala, ..etc et des bases d'activités régionales au BENIN et au NIGER, à travers des missions couvertes par des mandats et/ou contrats d'Etat. Aujourd'hui, avec le développement du Port de Cotonou récemment rendu possible grâce au Millenium Challenge Account, vous avez un rôle essentiel à jouer au niveau de la sous région…

 

Avec notre solutions de facilitation en matière de suivi des opérations Portuaires pour la sécurisation du trafic et des recettes de l'Etat, nous apportons un plus au développement des activités des ports du golf de guinée qui ont une forte dépendance des flux générés par l'hinterland ou les pays voisins. A titre d'exemple, beaucoup de marchandises du Nigeria passent encore par les pays voisins en raison essentiellement de la taille de la plateforme portuaire de Lagos comparée aux volumes d'opérations à traiter. Par conséquent, si on veut donner un bon service aux opérateurs nigérians, il faut bien gérer l'information en s'organisant de manière convenable pour assurer une bonne collecte des données.

 

Notre compréhension de cette problématique nous a permis d'être retenu pour plusieurs projets de " Cargo Managing System " dont celui du NIGERIA, mis en service à Cotonou et dans les ports voisins du BENIN. Il faut rappeler que UNITEC se démarque de la concurrence pour ce genre de projet, à une Ingénierie Globale de la solution qui est proposée en " TURN KEY " avec un contrat de service comprenant la solution technique, le financement et le pilotage.

 

C'est cette démarche qui a permis à UNITEC de faire fonctionner les seuls modèles de guichet unique informatisé et opérationnel, dans les ports comme celui de Cotonou, Lomé et Douala, dans des projets d'Etat que nous exécutons de puis juin 2004.

 

Des efforts sont-ils en mis afin de faire du Bénin un pays producteur de services ?

 

Depuis bientôt, le Bénin commence développe un environnement propice au développement des métiers de services ; en effet, le Benin est l'un des pays de l'UEMOA qui a reçu des appuis significatifs au cours des quinze dernières années, avec la mise en œuvre de plus de cinq projets de développement entraînant une mobilisation importante de financements extérieurs.

Ce contexte doit être associé à des choix déterminants qui ont été faits en termes de technologie avancée, notamment la mise en service, depuis 2002, de la Fibre Optique marine pour l'accès à haut débit au réseau Internet Mondial.

 

A partir de ce moment, le développement des services en matière de technologie devient possible. C'est l'orientation prise par UNITEC avec sa plateforme WEBMAIL dédiée au Portail Internet www.africapro.com qui est opérationnel depuis le 1er septembre 2004.

Autour de cette plateforme, nous conçu des solutions à diffuser sous forme de services SVA (Services à Valeur Ajoutée) de type grand public (messagerie intégrée, Web/Mail/GSM…etc), des applications professionnelles dédiées aux Projets de Développement, des Administrations Publiques et en général aux Opérateurs Economiques.

Dans le développement de ces solutions, nous opérons toujours sous forme de projets " selfsubstainable "(autofinancés).

 

En votre qualité d'acteur majeur au Bénin et dans la sous région, quelle est votre stratégie pour développer vos activités ?

 

Notre stratégie est simple ; elle tourne autour :

- promotion de notre plateforme de services intégrés : Internet, Télécoms et applications on-line

- localisation et réalisation de contrats de services à grand volume (projets communautaires) ;

- renforcement des capacités (capacity building) avec la valorisation de l'expertise africaine et le développement de la filière de formations au profit des solutions technologiques

Cette stratégie donne de bons résultats pour le moment, à partir du BENIN qui héberge nos bases régionales.

 

Quel message principal adresserez-vous aux éventuels partenaires s'intéressant à UNITEC ?

 

La liaison avec des Partenaires Etrangers est importante. Nous le faisons déjà beaucoup en matière de Technologies ; il nous en faut autant sinon plus en matière de mobilisation des ressources financières.

 

En effet, nous avons déjà créé l'environnement requis pour ce type de partenariat. UNITEC a fait le choix des métiers de services dans l'Industrie des Technologies Nouvelles. Nous avons changé également l'approche de l'Ingénierie des projets en passant du système de contrat traditionnel au concept de contrat de services comprenant l'apport du financement qui accroît la responsabilité de l'Opérateur, rassure et sécurise les grands projets d'Etat.

Cette approche est acceptée dans notre marché sous-régional comme une démarche professionnelle sans précédent; elle est aussi bien accueillie par l'Administration Publique et nous avons d'importantes références à notre catalogue.

 

Pour aller plus loin, il nous faut optimiser la solution de financement pour laquelle nous avons reçu l'appui des institutions bancaires locales mais les conditions de financement local sont drastiques. Nous pensons que tout Partenaire Investisseur qui recherche des projets performants et à forte valeur ajoutée, peut trouver une opportunité dans les opérations de UNITEC. Les éventuels promoteurs sont les bienvenus chez UNITEC.

 

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