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25 juin 2008 3 25 /06 /juin /2008 17:26

 

APA-Bangui 2008-06-25 (Centrafrique) - L’Eglise de Centrafrique a demandé que « le dialogue politique inclusif respecte les conditions fixées et signées par toutes les parties », dans un communiqué de presse a été signé par neuf évêques au lendemain de la signature de l’accord global intervenu entre le gouvernement centrafricain et deux mouvements politico-militaires à Libreville le 21 juin dernier.

 

Selon le communiqué de presse, « aujourd’hui, des familles entières se terrent en brousse, exposées à toutes sortes de dangers, traquées par des hommes en armes et des villages entiers sont désertés par leurs populations ».

 

« La situation de Bangui ne doit pas faire digression, quand la jeunesse est abandonnée, quand tout le pays vit dans un marasme notoire et que des régions entières sont en totale déshérence, abandonnées par l’Etat, sans dispensaire, sans école… », déplore le communiqué.

 

« Face à ce tableau sombre, le dialogue politique inclusif comme rendez-vous incontournable, la recherche de la justice et de la paix, la relance audacieuse de l’économie, la reforme courageuse de l’éducation, sont des impératifs pour que le pays rebondisse », prône l’église.

« Il ne faut pas rater ce tournant historique par des tergiversations politiciennes, car nous serons tous jugés par l’histoire », avertit le clergé.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
25 juin 2008 3 25 /06 /juin /2008 17:23

 

APA Bangui 2008-06-25 (Centrafrique) L’ambassadeur des Etats-Unis en Centrafrique, Frédéric Cook, a exhorté tous les groupes armés actifs dans le pays à cesser immédiatement les actions violentes et à déposer leurs armes, dans un communiqué publié à Bangui dont copie est parvenue mercredi à APA.

 

«L’ambassade appelle tous les groupes armés à cesser immédiatement les actions violentes et à déposer leurs armes, et les Forces armées centrafricaines (FACA) à protéger les populations civiles», indique le communiqué.


«Etant donné la souffrance de milliers de Centrafricains qui sont actuellement sans abri, déplacés ou des réfugiés dans les pays voisins, l’ambassade des Etats-Unis souhaite que le processus de dialogue politique commence le plutôt possible»,
ajoute le communiqué
.


« L’ambassade invite tous les Centrafricains à soutenir la résolution pacifique de leurs divergences politiques et à œuvrer en vue de promouvoir le développement de leur pays
»,
poursuit le texte.

 

Selon le communiqué, l’ambassadeur américain s’est réjoui de l’accord de paix global inter-centrafricain signé samedi dernier à Libreville, au Gabon, sous les auspices du président El Hadj Omar Bongo Ondimba. «Nous félicitons les efforts des président Bongo et Bozizé, ceux du représentant spécial du secrétaire général des Nations unies, de toutes les parties prenantes, et du peuple centrafricain en général, qui ont œuvré, afin de parvenir à cet heureux aboutissement», souligne communiqué.

 

«L’ambassade encourage tous les autres mouvements politico-militaires qui n’ont pas pu se rendre à Libreville à faire diligence pour signer cet accord global qui ouvre la voie au dialogue politique inclusif et à un avenir de paix en vue du développement de la République centrafricaine», conclut le communiqué.

 

Par ailleurs, les évêques centrafricains ont, dans un communiqué de presse rendu public à Bangui, demandé que «le dialogue politique inclusif respecte les conditions fixées et signées par toutes les parties». Le communiqué dénonce la situation économique catastrophique ainsi que l’insécurité qui prévaut dans le pays, entretenue par les coupeurs de routes, les groupes rebelles et certains éléments indisciplinés des forces armées centrafricaines (FACA).

 

«Aujourd’hui, des familles entières se terrent en brousse, exposées à toutes sortes de dangers, traquées par des hommes en armes (coupeurs de route, rebelles, FACA), et des villages entiers sont désertés par leurs populations», indique le communiqué. Le texte déplore la situation des jeunes centrafricains et des régions de l’intérieur du pays, abandonnés à eux-mêmes, sans école, sans dispensaire…

 

«Face à ce tableau sombre, le dialogue politique inclusif est un rendez-vous incontournable, pour la recherche de la justice et de la paix, la relance audacieuse de l’économie, la reforme courageuse de l’éducation», souligne le communiqué.


«Il ne faut pas rater ce tournant historique par des tergiversations politiciennes, car nous serons tous jugés par l’histoire»,
conclut le communiqué signé de neuf évêques centrafricains, au lendemain de la signature, samedi dernier à Libreville, de l’accord de paix global par le gouvernement centrafricain et deux mouvements politico-militaires.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
25 juin 2008 3 25 /06 /juin /2008 17:19

 

Le Messager (Douala) 25 Juin 2008



Selon le gouverneur de la Béac, les banques commerciales sont davantage enclines à traiter les petites transactions. Une activité qui représenterait 80% des actifs financiers.

En marge de la conférence sur le développement du secteur financier dans la sous-région Cémac tenue tout récemment à Yaoundé, le gouverneur de la Béac a dénoncé la sous financiarisation de cette zone. Selon Philibert Andzembé, une économie basée sur les exportations et centralisée dans les capitales serait à l'origine des faiblesses du secteur financier dans la Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale (Cémac). Le gouverneur de la Béac a expliqué que le secteur financier de la Cémac serait actuellement dominé par les banques commerciales, davantage enclines à traiter les petites transactions, et dont l'activité représenterait 80% des actifs financiers. Philibert Andzémbe a regretté que le poids du secteur financier, mesuré par le total des actifs par rapport au produit intérieur brut (Pib), n'en représente que 18,6%, contre 40% pour les autres pays de l'Afrique subsaharienne et 244% dans les pays émergents. "Dans notre zone, le système bancaire est extrêmement inégal entre les pays et au sein d'un même pays.

 

Les activités financières sont concentrées dans les villes au détriment du monde rural qui connaît pourtant de réels besoins de financement des activités agricoles ", a expliqué le gouverneur de la Béac. Pourtant, nombre de porteurs de projets recherchent en vain des financements bancaires. Les économistes dans la communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale n'ont de cesse de dénoncer la surliquidité bancaire dans cette région. Une dénonciation qui laisse de marbre les banques commerciales.

 

Performance

 

Il a par ailleurs expliqué que les économies de la Cémac sont à la charnière entre une croissance extravertie par le jeu des importations, et une croissance autocentrée par le jeu de la demande intérieure. La situation macroéconomique de la sous-région a été caractérisée en 2007 par une croissance du Pib réel de 4,2%, contre 3,1% en 2006, un allègement des tensions inflationnistes à 1,7% en moyenne annuelle, contre 5,3% en 2006 ainsi qu'un excédent budgétaire de 9,5%. Sur la même période, la Cémac aurait également enregistré un solde extérieur courant de moins de 0,6% du Pib. Pour l'exercice 2008, la Banque centrale prévoit une croissance du Pib réel de 5,6%, mais également un retour des tensions inflationnistes qui devraient s'élever autour de 4%. L'excédent budgétaire devrait augmenter de 12,1% du Pib et le solde extérieur courant positif de 4,5% du Pib pour un taux de couverture de la monnaie à 97,8% et une masse monétaire en progression de quelque 10,4%.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
25 juin 2008 3 25 /06 /juin /2008 03:37

 













Me Assingambi Zarambaud

Bangui - 23/06/2008 Centrafrique – (PANA) - La Cour constitutionnelle de la République centrafricaine (RCA) s'est déclarée, lundi, incompétente dans le différend qui oppose l'avocat Zarambaud Assingambi, ancien bâtonnier de barreau, au président François Bozizé.

Maître Zarambaud avait introduit le 22 avril 2008 auprès de la Cour constitutionnelle une requête aux fins d'obtenir la destitution de François Bozizé de sa fonction de président de la République centrafricaine "pour avoir violé la constitution de décembre 2004".


En son article 23, cette constitution stipule que "la fonction du président de la République est incompatible avec autre fonction politique, tout autre mandat électif ou toute autre fonction lucrative sous peine de destitution".


D'après le requérant, le décret du 8 janvier 2008 qui a formé le gouvernement du Premier ministre Faustin Archange Touadera a nommé, en plus de sa fonction de président de la République, François Bozizé, ministre de la Défense nationale, deux fonctions incompatibles, selon la constitution.


En Outre, M. Bozizé est le président d'une formation politique, la Convergence KNK dont il préside les réunions, a par ailleurs argumenté l'avocat.



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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
25 juin 2008 3 25 /06 /juin /2008 02:54

 

Exit le 9e sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale. Mais 10 ans après, l’organisation manque de visibilité.

Le chef de l’Etat tchadien était le grand absent de la 9e conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) qui s’est tenue à Yaoundé au Cameroun hier, 24 juin 2008. Il a préféré ne pas faire le déplacement de Yaoundé, pour s’occuper des rebelles qui lui donnent des insomnies ces derniers jours. Dans ce conflit interne – le gouvernement tchadien parle plutôt d’agression extérieure, du Soudan notamment – qui ne date pas d’aujourd’hui, le président tchadien se sent abandonné et isolé par ses pairs de l’Afrique centrale. Les autorités tchadiennes ne loupent aucune occasion pour le dire.


Le jeudi 19 juin 2008, le ministre tchadien de la Communication, Mahamat Hissène, a été assez sévère envers la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac). Il intervenait en direct et par téléphone dans un débat organisé par la chaîne de télévision privée camerounaise, Canal 2 International, sur le thème « La Cemac et ses défis ». Au fait, le gouvernement tchadien accuse la Cemac d’inertie. Lors du raid des rebelles tchadiens à Ndjamena en février dernier, la Cemac n’a pas toussé. La récente attaque n’a non plus fait bouger la Cemac dont la présidence était jusque-là assurée par Paul Biya du Cameroun. Or 2 pays de la Cemac (Cameroun et Centrafrique) partagent les frontières avec le Tchad. Par ailleurs, au dernier sommet à Ndjamena, Paul Biya était absent.

 
Des espoirs perdus


Au-delà des problèmes d’insécurité dus à des conflits internes, les pays membres de la Cemac souffrent aussi des conflits transfrontaliers. C’est le cas des populations du Nord Cameroun qui sont à la merci des bandes armées venant du Tchad et de la Centrafrique, avec des complicités camerounaises. Ici, vols du bétail, viols, enlèvements, grand banditisme, criminalité, etc. tout s’y passe sans que la Cemac ne soulève le moindre petit doigt. Par ailleurs, de manière récurrente, des Camerounais sont pourchassés et chassés de la Guinée équatoriale et du Gabon. Jamais, la Cemac n’a ni dénoncé, ni déploré, ni condamné ces actes de xénophobie…


Et pourtant à son lancement en février 1998, la Cemac était porteuse de gros espoirs. Surtout que l’Union douanière et économique d’Afrique centrale (Udeac) dont elle héritait le passé, avait montré ses limites 30 ans après sa création le 8 décembre 1964. Mais aussi de par la volonté de ses fondateurs de développer ensemble toutes les ressources humaines et naturelles de leurs Etats pour le bien être de leurs peuples dans tous les domaines, à donner une impulsion nouvelle et décisive au processus d'intégration en Afrique centrale par une harmonisation accrue des politiques et des législations de leurs Etats, et à assurer la convergence des performances de leurs politiques économiques au moyen du dispositif de la surveillance multilatérale. En clair, les Etats membres ont accepté de transférer, chacun, une parcelle de sa souveraineté, au travers de la création d'un Parlement et d'une Cour de justice communautaires, ainsi que l’institution d’un véritable marché commun.


Audace et ouverture


Malgré la mise en place progressive d’une architecture institutionnelle, l’impact de la Cemac ne se ressent pas dans le vécu quotidien des populations de la sous région de l’Afrique centrale. Jusqu’ici, la Cemac apparaît comme un agrégat de projets. Les vœux de toujours se renouvellent à chaque sommet. La libre circulation des personnes, des biens, des services et des capitaux est un leurre. La levée des barrières douanières reste une vue de l’esprit. L’intégration sous régionale est grippée. Les instruments devant faciliter la mise en œuvre de ces réformes sont torpillés et sacrifiés sur l’autel des égoïsmes de certains Etats membres. Ainsi en est-il du passeport Cemac, de Air Cemac, du marché commun, etc.


Les questions de souveraineté et de leadership semblent de plus en plus prendre le pas sur les objectifs communautaires. Au point que les sommets de la Cemac constituent beaucoup plus des espèces de tribunaux entre des chefs d’Etat des pays membres. D’autres y vont pour arracher des postes pour leurs compatriotes dans des organisations affiliées à la Cemac. Pourquoi ne pas pleurer avec Paul Biya : « Le temps n’est plus au simple replâtrage institutionnel [de la Cemac] (…) Nous devons être audacieux et ouverts (…) Pour donner à la Cemac le contenu qu’en attendent nos peuples ». Sinon à quoi sert la Cemac ? 

 

Par Noé NDJEBET MASSOUSSI


Le Messager de Douala 25-06-2008

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
24 juin 2008 2 24 /06 /juin /2008 22:52

Le chef militaire de l’UFDR Damane Zakaria aux petits soins de l’armée française

 




Bangui 24 juin 08 - (Centrafrique-Presse)
- C’est à bord d’un Transal de l’armée française depuis Birao que le général Damane Zakaria a été transporté jusqu’à Libreville pour prendre par aux discussions ayant abouti à la signature de l’Accord de paix global, au grand dam de Bozizé qui l’attendait à Bangui pour le prendre à bord de son avion.

Alors qu’on l’attendait impatiemment à Libreville, Bozizé qui aurait dû gagner directement la capitale gabonaise depuis Cotonou sitôt le sommet de la CEN-SAD terminé, a cru  devoir d’abord rentrer à Bangui, se rendre ensuite chez lui à Benzambé (Bossangoa) avant de s’envoler pour Libreville.  Il est vrai que le refus des dirigeants de l’aile politique de l’UFDR que sont Michel Djotodia, Abakar Sabone et Charles Massi d’embarquer sur son vol  l’avait déjà passablement irrité ainsi que le fait que l’armée française ait embarqué le général Damane à Birao pour Libreville sans passer par Bangui. Sur le terrain en effet, ce dernier s’est imposé comme un vrai chef militaire contrôlant avec ses éléments, une bonne partie Nord Est du territoire centrafricain, chose que Bozizé n’est pas en mesure de faire. Entre amis, on s’adore…

 

 

Le « Guide » au secours de Patassé

 

Jeune Afrique - 22 juin 2008

 

Pour éviter de connaître le sort du Congolais Jean-Pierre Bemba - une éventuelle extradition à La Haye et une comparution devant la CPI (Cour pénale internationale) pour crimes contre l’humanité commis à Bangui en 2002-2003 -, Ange-Félix Patassé appelle au secours ses vieux amis. Depuis son exil de Lomé, il a notamment contacté le colonel Kadhafi. Bien lui en a pris. Lors de sa brève visite au Togo, les 13 et 14 juin dernier, le numéro un libyen a vivement conseillé au président Faure Gnassingbé de refuser toute demande du procureur de la CPI visant l'ancien chef de l'Etat centrafricain.

 

 

Efforts non récompensés

 

Jeune Afrique - 22 juin 2008

 

L’assainissement du climat politique et les réformes économiques en Centrafrique n’ont pas donné les résultats escomptés sur le plan de l’aide internationale. « Huit mois après les promesses qu’ils ont faites à Bruxelles, la plupart des bailleurs de fonds tardent à joindre le geste à la parole », constate, avec amertume, le ministre d’État chargé du Plan, de l’Économie et de la Coopération, Sylvain Maliko.

 

Le taux de croissance économique se redresse légèrement à 5 % en 2008, contre 4 % en 2007, malgré le renchérissement de l’énergie et des produits alimentaires (la Centrafrique étant un pays enclavé, les coûts sont encore plus élevés). Évalués à 1,5 milliard de dollars pour la période 2008-2011, les besoins sont couverts seulement à 30 % grâce aux apports de la France, de l’Union européenne et de la Banque africaine de développement.

 

Ndlr Centrafrique-Presse :

On savait bien que la fameuse table ronde de Bruxelles, ce n'était que du bluff ! La preuve..!

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
24 juin 2008 2 24 /06 /juin /2008 20:47

BANGUI, République Centrafricaine, June 24, 2008/African Press Organization (APO)/ — Le BONUCA, la Coopération Française, l’Union Européenne et l’UNICEF, en partenariat avec l’Université de Bangui,  organisent un Colloque sur “Sorcellerie et Justice en République Centrafricaine”, les vendredi 27, à partir de 8h30 et samedi 28 juin 2008, dans la salle de Conférence de la Faculté de Théologie Evangélique de Bangui (FATEB). La presse (nationale et internationale) est cordialement invitée à en assurer la couverture médiatique.

SOURCE : UNITED NATIONS

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
24 juin 2008 2 24 /06 /juin /2008 19:03

 

Source: Comité d'Aide Médicale  24 Jun 2008


Au nord de la République Centrafricaine depuis plus de deux ans, les populations sont victimes du conflit entre le gouvernement et les différentes forces rebelles.

Au nord de la République Centrafricaine depuis plus de deux ans, les populations sont victimes du conflit entre le gouvernement et les différentes forces rebelles. Au Nord est de la RCA, la province de Vakaga a été attaquée par l’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR) à deux reprises en Octobre 2006 puis en Mars 2007. Restées longtemps loin des préoccupations internationales, les populations locales vivent dans un climat d’insécurité ponctué de périodes d’extrêmes violences.

 

Bien que la situation soit aujourd’hui moins catastrophique et que certaines villes comme Birao se peuplent à nouveau, nombreux sont ceux qui ont fui vers le Cameroun ou le Chad. Le retour est souvent difficile, les maisons ont été pillées ou brûlées, tout est à reconstruire. Le climat reste instable et les souffrances endurées sont aussi bien physiques que psychologiques. Ils sont nombreux à avoir perdu un proche dans le conflit et à avoir subi des violences physiques et sexuelles.

 

Depuis Juillet 2007 le Comité d’Aide Médicale a mis en œuvre à Birao dans la province de Vakaga un programme psychosocial qui soutient les personnes traumatisées par le conflit. Des groupes de discussions adressés aux femmes sont organisés par l’équipe du CAM pour leur permettre de prendre la parole et s’exprimer librement sur les souffrances et violences subies pendant ces années de conflits grâce à un financement de l’Emergency Response Funds (ERFs) des Nation Unies. C’est lors de ces groupes de discussions que les témoignages suivants ont été recueillis. A travers des mots simples, ces femmes évoquent les souffrances endurées suite à la perte de proches lors du conflit, les conditions précaires et difficiles dans lesquelles elles doivent élever leurs enfants, souvent seules, les conséquences du conflit sur leur vie de famille et les angoisses ressenties face à un avenir incertain.

 

Ces témoignages ont été recueillis par Sophie Wodon, coordinatrice psychosociale du CAM.

1. « Je me rappelle... Ma première fille je l’ai mise au monde à 14 ans. Il n’y a personne pour surveiller ma fille. Si je pars en brousse chercher du fagot, le bébé de sept mois va me suivre. Je la porte sur mon dos. Aujourd’hui ma fille a 7 ans. Elle va à l’école et m’aide au marché. »

 

2. « Dans le conflit, je suis en train d’accoucher.

Je prends ma fille sur mon dos jusqu’à Am Dafock à pied... j’arrive à Am Dafock de nuit. Le matin j’ai accouché... un enfant de sexe masculin. Mon mari est parti de l’autre coté, moi, j’ai amené les enfants de mon petit frère qui est décédé. Ils sont trois garçons. La mère de ces enfants est repartie chez ses parents. »

 

3. « Quant à moi avec la vie...

je crois que la vie c’est toujours nuit. »

 

4. « Quand j’étais petite, je vivais chez mes parents, je n’ai jamais connu la souffrance.

Je me suis mariée, je n’ai pas connu la souffrance. Mon mari est décédé... la souffrance, je l’ai trouvée. »

5. « J’étais bien avec mon père et ma mère.

 

Je me sui mariée à l’âge de 18 ans, je suis dans la maison de mon mari... il n’y a pas de difficulté, il n’y a pas de souffrance. Mais avec le conflit, il y a eu beaucoup de difficultés. J’ai trois enfants. Le premier a cinq ans, le deuxième a quatre ans, le dernier a deux ans et je suis en grossesse. Dans l’attaque mon mari a fuit lui seul, il m’a laissé avec les enfants. Je suis en train de pleurer, je prends le dernier enfant, je le porte sur le dos, le deuxième, merci à ma grand-mère... elle le porte. A notre retour, on n’a plus rien dans la maison, les malfaiteurs ont tout volé, le matériel, la nourriture, les habits... Pour regagner notre place d’avant, c’est un peu difficile. Mon mari est rentré de Bria avec une machine à coudre. Merci, grâce à Dieu. »

6. « Depuis ma naissance, chez mes parents, il n’y a pas de souffrance.

 

On cultive les champs, les champs nous font vivre. Je me suis mariée, depuis deux ans... il y a de la souffrance. Maintenant il n’y a pas de souffrance... on mange avec mes enfants. Merci au bon Dieu. »

 

7. « Quand j’étais petite avec mon père et ma mère j’étais bien.

 

Au moment que mon père est décédé nous avons eu beaucoup de souffrance. Nous les enfants, nous sommes huit. Personne ne s’occupe de nous... on va couper du paille, cultiver les champs les autres jours pour gagner l’argent et pour chercher de quoi manger. Je suis la première enfant de mon genre et lorsque mon père est décédé je me suis découragée parce que c’est lui qui m’habille, qui me donne toutes les choses... J’ai couru des copains et j’ai trouvé cinq enfants. C’est moi qui m’occupe des enfants...ils n’ont pas de père. A cause du conflit on a quitté Birao, nous sommes à Bangui. Je suis revenue pour voir ma famille. »

 

8. « Première chose, je dis merci à Dieu qui nous amène la Paix dans la ville de Birao après le conflit. J’ai mis au monde un enfant dans ma vie, je n’ai plus eu d’enfant après. L’enfant que j’ai accouché est décédé à l’hôpital préfectoral et moi je suis restée presque deux mois à l’hôpital. J’ai souffert beaucoup. ‘Grace,’ au docteur qui m’a sauvé. A présent je n’ai pas d’enfant et à mon âge de 53 ans, je ne peux plus avoir des enfants dans la vie. Si tu n’as pas d’enfant ta vie sera dans la difficulté. Je suis seule. Pour manger il faut aller couper de la paille pour gagner de l’argent et se débrouiller. Merci, je suis en train de parler de ce qui s’est passé même si je risque de pleurer, merci. »

 

9. « Dans les évènements, avec mes trois enfants...

je prends qui ? Je vais ou ? Je vais comment ? ‘Grace,’ à mes voisins... Je prends moi-même un enfant sur le dos et un enfant dans les bras. Mon voisin prend un enfant. Je prends de quoi manger, avec des habits. Dans la tête, des choses comme la peur. Cela ne peut pas s’oublier mais on va quand-même oublier. La souffrance pour les femmes, cela ne peut pas finir... »

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
24 juin 2008 2 24 /06 /juin /2008 18:50

 en RCA paraphé solennellement à Libreville

 




Libreville, 24 juin (GABONEWS) – Le Département d’Etat à Washington a tenu à saluer la volonté de réconciliation nationale visible en République centrafricaine, en raison de l’initiative courageuse prise par le régime du président François Bozizé et l’opposition répartie au sein des deux mouvements politico-militaires, l’APRD et l’UFDR, en vue de conclure solennellement un « Accord de paix global » paraphé samedi dernier au palais du front de mer à Libreville, grâce à la médiation du chef de l’Etat gabonais, Omar Bongo Ondimba, à en croire une « Déclaration » du Porte-parole adjoint Tom Casey dont GABONEWS a reçu copie, et dans laquelle les Etats-Unis « félicitent » avant tout le numéro un de Bangui, ainsi que le Représentant Spécial du Secrétaire général de l’ONU, François Fall pour leur implication collective dans ce résultat, en même temps la diplomatie américaine voit dans cet acte fondateur « une importante démarche » décisive vers « un dialogue politique inclusif », gage de paix et de stabilité à l’échelle régionale.

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24 juin 2008 2 24 /06 /juin /2008 18:31

République centrafricaine


 
BANGUI, République Centrafricaine, June 24, 2008/African Press Organization (APO)/ — Le Secrétaire général se réjouit de la signature, le samedi 21 juin à Libreville, de l’Accord de paix global entre le Gouvernement centrafricain et les groupes politico-militaires APRD et UFDR, facilité par le Président de la République Gabonaise, Monsieur El Hadj Omar Bongo Ondimba.

Le Secrétaire général félicite les partis à l’Accord pour leur détermination à rétablir la stabilité en République centrafricaine.  Il espère que cet Accord permettra aux autorités centrafricaines d’organiser, sans délai, un dialogue politique inclusif afin de permettre à la République centrafricaine de s’engager vers la voie de la paix, de la stabilité et d’un développent durables.  Le Secrétaire général demande instamment à tous les signataires de l’accord de respecter scrupuleusement ses dispositions et invite les autres groupes politico-militaires parties à se joindre à cet Accord.

Le Secrétaire général réaffirme l’appui des Nations Unies aux efforts de stabilisation de la République centrafricaine.  Il invite la communauté internationale à continuer à fournir de l’assistance à ce pays pour soutenir ses efforts de redressement.

SOURCE : United Nations - Office of the Spokesperson of the Secretary-General



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