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25 mars 2008 2 25 /03 /mars /2008 17:13

 

 

The world deserves to be more safer. It is true for Europe and America . It is true for Africa and other continents. Better security prevails, better economy can progress : growth and prosperity set to be reality for citizens. No one could ignore the gain of security and stability in country or over the world. If   Chad and Central African republic welcome European Forces (Eufor) in their individual country to crumble possible agression from Sudanese rebels in Darfour : it is for security and for humanitarian causes. Democracy and Human Rights are in the base of this implementation. The duty to International Community to set peace and security. Yet Article 1 of  UN Chart is clear and relevant. Here, there is no objection, no mistake on such purpose. But, doubt is swirling  many observers on the intention of European to undertake this initiatiave. Europe should accept that freedom and democracy are not divisible. That means Africa continent is right to get these for its development. So, by democrates and republicans. Sure, Darfour is not Central African Republic.

 

Darfour is not Chad. Europe had to make clear that Eufor is not a tool to create, organise, maintain what obsercers qualify : "Influence areas" or  "pré-carré".  Here example could be shown by Central African Republic. There are french forces, European forces, Central African  States Community forces, Central African Republic forces and South African forces. What can do Central African Republic with all these forces ? Ridiculous. and ugly situation. Do they think that solutions to crises in this country reside in forces? Here doubt exists. Same question could be asked on Chad?  So, what Europe must do is to encourage, support, defend democracy in both States. Not to sustain Bozizé and Idriss Déby both dictators and enemies of democracy. Central African Republic and Chad do not need military forces. They need freedom and State of law : "Good Government"  Asserting that means absurdities have yet embroiled European thinking on Central African Republic  and Chad. Now, these both countries appear like colonies. Now, these both countries give images of colonisation era. To tackle Darfour crisis Eufor should intervene in Darfour not in Chad and Central Republic. The target is Darfour. Crisis is there. And Chad, Central African Republic have their own individual crisis. Absurdities as General Claude Réglat declared that:  "Il n'est pas question de sortir de la Centrafrique." 

 

So, Elysée wants to take example on Great Britain. This country has no military bases in its former colonies. Good example to Elysée. Great Britain emphasised on economy, not military forces. France thinking on Central African Republic constitute absurdities. Absurdities in Chad . Absurdities in France former colonies.

Absurdity to see all France former colonies as puppets of Elysée. What stems in Central African Republic and Chad is a consequence of  clumsy relations between Elysée and these dictators. Elysée is obliged now to put sense on his modernity  in order to avoid absurdities in these both countries.



 
C'est une vertu de vouloir la sécurité et la paix. Le monde entier le veut, l'exige parfois lutte pour les établir. C'est vrai pour l'Euope, l'Amérique du Nord, l'Asie le Pacifique et l'Afrique. La paix et la sécurité conduisent à la stabilité et la croissance économique. L'on est convaincu cette vertu constitue un veteur de développement. A ce propos, s'il y a un but à atteindre, le plus indispensable, serait la paix. Quand il ya la paix, il y a la sécurité. Et la charte de l'Onu dans son article premier en fait l'indique. C'est dire combien la paix est au centre des objectifs de l'Onu. L'on ne peut que la soutenir. Ainsi le Tchad, la Centrafrique accueillent des troupes européennes (Eufor) pour contenir les agressions des rebelles du Darfour. Certes, droit humanitaire mais aussi Droits de l'Homme, sans oublier le socle-Démocratie sont à la base de ce déploiement.  Pour écarter toute menace et agression contre la Communauté Internationale. Le concept vaut ce que chacun peut y penser. Ce qui est vrai sa  traduction textuelle s'efface devant celle des interprètes.. Ce n'est pas l'objet de cette ligne.

 

Mais la Centrafrique et le Tchad sont loin de voir les solutions à leurs crises respectives dans le déploiement des militaires européens massif sur leurs territoires. Le Darfour est le lieu de la crise. L'Eufor devrait s'établir dans cette zone pour écraser la rebellion du Darfour. La Centrafrique et le   Tchad ont des crises internes inhérentes à la dictature qui étouffe. La démocratie est indivisble. l'Europe doit promouvoir l'Etat de Droit et la Bonne Gouvernance dans ces deux  Etats. Mais, ce que l'on constate, c'est l'absurdité.. Des militaires en Centrafrique. Des militaires au Tchad. Et l'Elysée a peur des démocrates de ces deux Etats. Trop de militaires en Centrafrique. Une absurdité. Parce que l'on ne voit guère la sécurité et la paix. Et l'on se fait une raison que ces militaires renforcent le Pouvoir de l'Etat, ainsi perpètuent la dictature. L'on a déjà vu. Et personne n'est dupe :

 

C'est l'absurdité. Et la Centrafrique présente les caractéristiques d'une colonie. Et oui : la colonisation. Eufor, c'est la "zone d'influence". Eufor, c'est le" pré-carré" français. Encore une absurdité dans la civilisation du XXI° siècle. Alors que l'Elysée aime bien prendre des exemples sur la Grande-Bretagne. Celle-ci n'a pas    de bases militaires dans ses anciennes colonies. Que l'Elysée s'en inspire. Lui qui siffle à tout moment la rupture et la modernité. La Grande-Bretagne a toujours choisi l'économie pour ses anciennes colonies. Que la démocratie parle un tant soit peu à l'Elysée. Qu'il cesse de convoler avec ces dictateurs qui mettent à mal la démocratie. Eufor a un sens si Déby Bozizé quittent  le Pouvoir de l'Etat. Ces deux représentent l'absurdité de l'Elysée qui lui-même est démocrate et républicain. Donc il faut évincer la dictature.

 

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
25 mars 2008 2 25 /03 /mars /2008 16:59

 

Jeune Afrique - 16 mars 2008 - par FRANÇOIS SOUDAN


Pour les habitués des voyages aériens sur l’Afrique au départ de Paris, la scène est devenue presque ordinaire. Mais pour ceux qui, à l’instar de notre collaborateur Vincent Fournier et de moi-même, l’ont vécue ce jour-là, elle a quelque chose de symbolique dans sa banalité. Vendredi 7 mars au matin, vol Air France 896 pour Brazzaville, aéroport de Roissy. Au fond de la cabine de l’Airbus, rangée 48, un drap blanc recouvre les sièges. Jambes et poignets sanglés, un masque noué sur la bouche, un Congolais d’une trentaine d’années est assis là, les yeux exorbités, encadré par trois policiers français. Un expulsé, un « reconduit chez lui » comme on le dit dans le langage soft en vogue au ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale, un numéro de plus sur la liste du quota à atteindre : 25 000 en 2007, 26 000 cette année. « Au secours ! Je vais mourir ! » : répété dix fois, vingt fois, le cri étouffé par le bâillon et la main des accompagnateurs finit par remplir toute la cabine. Conscient du malaise qui gagne les passagers et manifestement briefé pour faire face à ce type de situation, un policier tente d’expliquer : « Ce n’est pas qu’une histoire de papiers. Ce type a eu affaire à la justice. C’est un délinquant. » Puis il ajoute : « Ne vous inquiétez pas : c’est toujours comme ça ; après le décollage, ils se calment. » C’est effectivement le cas. Une fois l’appareil en altitude de croisière, l’homme cesse de hurler. On lui retire son masque, on dénoue les sangles, il est comme figé, entre torpeur et terreur. Vient alors l’acte II, le temps de la fraternité. Un vieux Congolais se lève et s’approche de lui :
« D’où es-tu ?
- De Pointe-Noire.
- Qui t’attend au pays ?
- Personne ; je n’ai rien, pas de bagages, juste ce que je porte sur moi et 30 euros dans ma poche.
- C’est bien, on va t’aider. »
Aussitôt, une collecte s’organise parmi les passagers africains. Résultat : 400 euros, soit 250 000 F CFA. De quoi éviter un peu de la honte du retour les mains vides. Un entrepreneur tend même sa carte de visite : « Je peux te fournir du travail, appelle-moi »…
La nuit est tombée quand l’avion se pose sur la piste de Maya-Maya. Rangée 48, l’homme se lève, tête basse. Il dit « merci » avant de descendre, le dernier, l’échelle de coupée. Lui seul sait ce qu’il lui a fallu de volonté et d’ingéniosité pour se rendre en France, quels rêves son expulsion a brisés et quand il décidera de tenter à nouveau sa chance. Dans l’entretien que nous avons réalisé avec lui cette semaine, le patron du FMI Dominique Strauss-Kahn parle de l’absolue nécessité de « contenir les flux migratoires » (voir pp. 72-74). Pour l’instant, la seule réponse que la France, l’Europe et les technocrates de Bretton Woods aient trouvée à ce défi majeur tient en deux lettres et trois chiffres : AF 896.

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25 mars 2008 2 25 /03 /mars /2008 16:56

 

Cameroon Tribune (Yaoundé)


ACTUALITéS
24 Mars 2008 



By Waffo Mongo

La révélation a été faite jeudi dernier au cours d'une conférence de presse du gouverneur de la BEAC Philibert Andzembe.

C'est au siège de la Banque des Etats de l'Afrique centrale (BEAC) à Yaoundé que le gouverneur de cette institution a rencontré les journalistes de la presse nationale jeudi dernier. C'était à l'issue de la première réunion ordinaire du Comité de politique monétaire de la BEAC dont Philibert Andzembe est le président statutaire. Au cours de cette rencontre avec la presse le gouverneur de la BEAC a donné la quintessence de la réunion qu'il venait de présider. Ainsi, au cours de ladite réunion, a expliqué le gouverneur de la BEAC, le Comité de politique monétaire (CPM) a pris connaissance de l'évolution de l'environnement économique international marquée par le ralentissement de la croissance de l'activité économique mondiale né de la crise financière aux Etats-Unis et par la dépréciation du dollar.

 

Au plan interne, le comité de politique monétaire a examiné les perspectives économiques, monétaire et financières de la CEMAC en 2008. Pour l'année 2008, le gouverneur de la BEAC a exprimé la satisfaction du CPM qui s'est réjoui que la consolidation de la situation macro-économique de la CEMAC devrait se poursuivre, avec un renforcement de la croissance économique estimée à 6,2% contre 4,1% en 2007, une amélioration de l'excédent budgétaire et une évolution favorable des comptes extérieurs, avec un taux de couverture extérieure de la monnaie à près de 100%.

Toutefois, Philibert Andzembe a souligné la préoccupation du CPM face à la résurgence des tensions inflationnistes en 2008, alimentées par une nouvelle poussée des prix du pétrole, le renchérissement des biens alimentaires importés, l'impact des hausses des salaires et l'expansion continue de la liquidité des banques. Dans un tel contexte, le Comité de politique monétaire, après analyse de la balance des risques pesant sur la stabilité monétaire, poursuit sa politique de reprise de la liquidité du système bancaire. Il a ainsi décidé de : maintenir inchangés les principaux taux d'intervention de la BEAC ; augmenter les coefficients des réserves obligatoires applicables aux établissements de crédit des pays à forte liquidité, respectivement de 150 points de base pour les dépôts à vue et de 100 points de base pour les dépôts à terme. Il a également adopté les objectifs monétaires et des crédits des six Etats de la CEMAC pour les deuxième et troisième trimestre de l'année 2008, compatibles avec les différents cadrages macro-économiques des pays. Enfin, le comité de politique monétaire a approuvé le schéma transitoire du mécanisme d'émission des titres publics à souscription libre dans la CEMAC ainsi que son chronogramme de mise en oeuvre avec, comme objectif, le lancement des adjudications des valeurs du trésor en 2009.

Conformément aux statuts révisés de la BEAC du 23 septembre 2007, le Comité de politique monétaire de la BEAC est l'organe indépendant de décision collégiale en matière de politique monétaire et de gestion des réserves de change. Il est composé de quatorze membres délibérants, à raison de deux par Etat membre, dont le directeur national de la BEAC, et de deux pour la France.

 


Copyright © 2008 Cameroon Tribune. Droits de reproduction et de diffusion réservés.

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25 mars 2008 2 25 /03 /mars /2008 16:54

LIBREVILLE (AFP) - 22/03/2008 18h55


Wadal Abdelkader Kamougué, un des principaux opposants tchadiens, est rentré samedi à N'Djamena en provenance du Cameroun "pour continuer l'opposition" au gouvernement du président Idriss Deby Itno, a-t-on appris auprès l'opposition.

"Kamougué est rentré cet après-midi de Bongor (nord Cameroun). Il a reçu des garanties sur sa sécurité de la part des autorités et il revient pour continuer l'opposition" au chef de l'Etat, a affirmé Salibou Garba, membre de la Coordination des partis politiques pour la défense de la Constitution (CPDC). Principale coalition de l'opposition, la CPDC compte parmi ses membres l'Union pour le renouveau et la démocratie, dont Wadal Abdelkader Kamougué est le président.

"Il y a beaucoup de travail: la commission d'enquête sur les évènements, qu'il faut changer et que nous ne reconnaissons pas", a notamment dit M. Garba qui se trouvait à N'Djamena et qui a été interrogé par téléphone depuis Libreville. Il a précisé que M. Kamougué, qui est député, était "en bonne santé".

De nombreux opposants avaient fui le Tchad après les "événements" du 2 et 3 janvier qui avait vu les rebelles, partis le 28 janvier de leurs bases arrière au Soudan, acculer le président Deby dans son palais présidentiel avant d'être repoussés in extremis. Des ONG ont dénoncé de nombreuses violations des droits de l'Homme et des exactions contre la population dans les jours qui ont suivi. De nombreux opposants avaient été arrêtés - le porte-parole du CPDC Ibni Oumar Mahamet Saleh est toujours disparu.

La commission d'enquête créée après la visite du président français Nicolas Sarkozy et chargée de faire la lumière sur les évènements "n'inspire aucune confiance" à l'opposition qui juge sa composition partiale.


© 2008 AFP

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25 mars 2008 2 25 /03 /mars /2008 16:52

 

Le Potentiel (Kinshasa)


BILLET 24 Mars 2008

By Dr MVOMO ELLA WOULSON (*)

Kinshasa


La Communauté Economique des Etats de l'Afrique Centrale (CEEAC) a été créée en 1983. Elle recouvrait une large entité géographique comprenant l'Angola, le Burundi, la RDC, le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée Equatoriale, Sao Tomé et Principe, le Tchad, la RCA et le Rwanda. Depuis peu, le Rwanda et le Burundi ont annoncé leur retrait de cette organisation.

Paix et sécurité dans la CEEAC La CEEAC veut promouvoir en coopération régionale et la création d'un marché commun. Elle est une sous-région privilégiée en raison de sa situation géographique avantageuse.

 

En effet, la CEEAC est située au carrefour des échanges sur le continent, elle revêt d'innombrables ressources économiques.

Aussi, cette sous-région dispose-t-elle en principe de tous les atouts pour être un acteur économique et géopolitique majeur sur le contient voire au plan international. Mais nonobstant ces atouts, elle demeure en marge du jeu de puissance tant sur le continent qu'au-delà. Ce paradoxe s'explique par l'absence de stabilité et de cohésion politique à l'intérieur des Etats membres de cette organisation.

I. La CEEAC un scandale géopolitique

A. Le potentiel économique de l'Afrique centrale

L'Afrique centrale est un ensemble sous-régional qui regorge de nombreuses et diverses ressources naturelles.

Comme ressources agricoles, les pays membres de la CEEAC produisent de nombreuses cultures vivrières à côté de cultures de rente telles le cacao, le café, l'huile de palme, le tabac, la banane. A tire d'exemple, le Cameroun est le 6ème producteur mondial de cacao.

La richesse forestière de cette sous-région est exceptionnelle.

En effet, la forêt équatoriale recèle diverses essences de bois très prisées. Le cas de la RDC, souvent présentée comme un « scandale »géologique en raison de son exceptionnelle richesse en minerais, en gemmes et en ressources énergétiques, est assez représentatif de la richesse de la CEEAC. En effet, le potentiel hydraulique et énergétique des pays membres de cette organisation est important ; neuf d'entre eux sont producteurs de pétrole. 7% des ressources pétrolières mondiales se trouvent en Afrique subsaharienne.La puissance, entendue comme capacité à exercer de l'autorité ou de l'influence dans le cadre des relations internationales, n'a pas toute sa pertinence ici sur le plan géopolitique, en ce qui concerne la communauté économique des Etats de l'Afrique centrale.

B. Les besoins et les objectifs de l'intégration

La quête de l'intégration apparaît dans le relations internationales comme le meilleur moyen pour un groupe d'Etats de mutualiser leurs efforts en vue d'élever le niveau de vie de leurs populations et de s'assurer une plus grande influence dans la marche du monde. Dans cette perspective, les regroupements régionaux ou sous-régionaux réussis peuvent être une source de puissance tant économique que géopolitique voire géostratégique.

La création de la CEEAC en 1983 s'inscrit dans cette réflexion. Avec ses 101.256.000 (cent un million deux cent cinquante six mille) d'habitants pour une superficie totale de 6.667.386 (six millions six cent soixante sept mille trois cent quatre vingt six) km2, cet ensemble politique se voulait un espace de compétitivité globale en raison de l'étroitesse des marchés nationaux mais aussi de l'interdépendance des économies de ses Etats membres. Elle s'inscrivait dans le sillage des organisations régionales dont l'objectif est la consolidation des économies et des marchés de leurs Etats membres afin de : stimuler la concurrence, favoriser l'innovation, améliorer les échanges et les mécanismes commerciaux, (...) créer les conditions favorables à l'amélioration et l'élévation du niveau de vie des populations et au renforcement du développement économique.

La création de la CEEAC est venue faire doublon avec l'Union douanière et économique de l'Afrique centrale (UDEAC) crée en 1964 et compte environ 30.000000 (trente six millions) d'habitants répartis sur 3.000.000 (trois millions) de Km2. L'UDEAC a été remplacée en 1994 par la Communauté économique et Monétaire de l'Afrique Centrale (CEMAC). En effet, à sa création, l'UDEAC avait pour objectif la création d'une zone de libre-échange entre ses Etats membres, celle d'institutions intégrantes comme la bourse des valeurs, la Cour communautaire de justice, la commission interparlementaire.....

C. Les indicateurs qui illustrent le scandale

Les principaux indicateurs sur les Etats de l'Afrique centrale révèlent notamment de nombreuses disparités entre elles.

- Les ressources naturelles ne sont pas réparties dans la CEEAC de façon équilibrée.

- L'indice de développement humain est différent d'un pays à l'autre. En Guinée Equatoriale par exemple, l'indice de développement humain est inversement proportionnel au PIB par habitant. La Guinée a des richesses pour 10 millions d'habitants mais en compte à peine un million.

- Le sous-sol de la RDC est un sous-sol géologique: on y retrouve du cobalt, du diamant, de l'or, de l'ammonium etc.

Cependant la gestion de toutes ces ressources est catastrophique déjà pendant la colonisation mais aussi après l'indépendance du pays.

- La RCA est riche en ressources extractives mais ses populations n'en profitent pas.

II. Instabilité politique : hypothèque sur l'intégration sous régionale

L'instabilité, et notamment l'instabilité politique, est, en raison de conflits internes qu'elle charrie, un obstacle majeur à l'intégration au sein de la CEEAC.

A. Les facteurs d'instabilité

1. Les facteurs internes

L'instabilité à l'intérieur des Etats de la CEEAC s'organise autour de la conquête ou de la conservation du pouvoir par des moyens non démocratiques. En effet, la légitimité insuffisante de nombreux dirigeants des pays membres de cette sous-région et la nature autoritaire de leurs régimes ne favorisent pas l'émergence d'un cadre démocratique où le débat politique et la question de l'alternance peuvent être envisagés sereinement.

Dans un contexte dominé par l'immobilisme et l'archaïsme politique, les adversaires politiques les plus acharnés de ceux qui se maintiennent au pouvoir contre la volonté de leurs populations finissent par se convaincre que seule la violence peut leur permettre d'accéder eux aussi au pouvoir. C'est ainsi que naissent et se développent les nombreux conflits politiques dont l'enjeu est la lutte pour le pouvoir. Ces conflits entretiennent l'instabilité interne dont il est ici question.

L'absence de pédagogie et de débats nourris sur la question de l'intégration au niveau communautaire fait le jeu des dirigeants politiques qui ne se sentent pas interpellés par le besoin de transparence et de bonne gouvernance voulu par les populations locales.

Outre les problèmes liés aux luttes pour la conservation ou l'accès au pouvoir, les rapports difficiles entre gouvernants et Intégration économique et instabilité politique en Afrique centrale gouvernés, la question des réfugiés est une réelle préoccupation au sein de la CEEAC. Cette question des réfugiés est elle aussi une source d'instabilité.

2. Facteurs externes

En Afrique, il y a une certaine constance à vouloir expliquer toutes les difficultés par une main invisible venue de l'extérieur.

Dans cette optique, régulièrement les plans d'ajustement structurels auxquels sont assujettis pratiquement tous les Etats de la CEEAC sont présentés comme la cause principale de leurs difficultés économiques. Dans le même sillage, occultant la part de responsabilité de l'élite politique africaine, régulièrement, l'intérêt des grandes puissances pour les richesses des pays membres de la CEEAC est mis en avant pour expliquer leur instabilité.

B. Les manifestations de l'instabilité

1. Sur le plan national

L'instabilité politique se manifeste au sein des Etats membres de la C EEAC par la récurrence des coups d'Etat. Ils sont principalement le fait de groupes rebelles et constituent un facteur majeur de déstabilisation. Le Congo, le Tchad, la RDC, la RCA etc. sont autant de pays membres de la CEEAC en permanence confrontés à ce fléau. Au Rwanda, entre 1991 et avril 1994, la lutte pour le pouvoir a conduit à un génocide. Ce génocide a livré la sous-région à une vaste errance de réfugiés

2. Sur le plan régional

L'insécurité permanente qui caractérise la sous - région inquiète ses Etats membres car elle favorise et intensifie la circulation des armes légères et de petits calibres, qui s'additionne aux trafics de pierres précieuses qui financent les groupes armés. Les bandes armées sont maintenant financées et soutenues ouvertement par certains pays au détriment des autres dans la même zone au mépris de toute considération, des règles du droit international, ou même de la morale politique. C'est le cas du soutien à la rébellion congolaise par le régime rwandais dans l'ex-Zaïre, la guerre civile au Congo a été sanctionnée par le retour au pouvoir de Sassou Nguesso, avec l'aide du régime angolais. Tout ceci met à mal la construction et la réussite du processus d'intégration de l'Afrique centrale.

C. Conséquences sur le processus d'intégration

La bataille et les tiraillements des dirigeants politiques pour le leadership de la zone CEEAC constituent un blocage à l'intégration. Les observateurs pensent que la résolution de ce blocage passe par une distribution plus équilibrée des rôles et pouvoirs dans la conduite des affaires communautaires. La rivalité entre deux projets communautaires, la CEMAC et la CEEAC, n'est pas un atout pour l'intégration régionale. III. Eléments de solution et de prospective

- La nécessité du développement d'une conscience géopolitique sous régionale par une fusion de la CEMAC et de la CEEAC;

- La mutualisation des initiatives de sécurité et l'émergence d'une identité stratégique propre ;

- La convergence de la coopération en matière de sécurité ;

- L'émergence d'une gouvernance globale et d'une culture politique démocratique.



(*) Enseignant à l'Institut des Relations Internationales du Cameroun (IRIC)

 


Copyright © 2008 Le Potentiel. Droits de reproduction et de diffusion réservés.

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25 mars 2008 2 25 /03 /mars /2008 16:50

PARIS (AFP) - 20/03/2008 14h19

Jean-Marie Bockel a affirmé jeudi "ne pas retirer un mot" de ce qu'il avait pu dire sur les relations entre la France et les régimes africains au secrétariat d'Etat à la Coopération, récusant toute idée de "rétrogradation" dans son passage à celui des Anciens combattants.

"Je ne retire pas un mot de ce que j'ai pu dire dans mes fonctions. Je considère que ce que j'ai pu faire et dire a été utile et que mon passage n'aura pas été indifférent et que j'aurai modestement contribué à ce changement de la relation entre la France et l'Afrique", a déclaré MM. Bockel lors de la cérémonie de passation de pouvoirs avec son prédécesseur aux Anciens combattants Alain Marleix. 

"J'ai fait du bon travail à la Coopération. Tout ce que j'ai pu dire a toujours été soutenu et conforté par le président de la République notamment dans son discours du Cap", lors duquel Nicolas Sarkozy avait annoncé fin février son intention de renégocier tous les accords militaires de la France en Afrique, a ajouté M. Bockel.

 

"Je ne me sens en aucun cas, à aucun moment sur une réduction de périmètre, une rétrogradation. Là-dessus, il n'y a aucune ambiguïté", a-t-il assuré, se disant "très heureux d'être aux Anciens combattants". "Pour moi, ce n'est pas ringard".

 

"Je considère que l'ouverture n'est pas terminée, l'ensemble des ministres d'ouverture sont toujours présents dans ce gouvernement", a encore dit cet ancien membre du PS, alors qu'aucune personnalité classée à gauche n'a fait son entrée au gouvernement lors du remaniement de mardi.

 

Certains membres du gouvernement ont analysé le changement de portefeuille de M. Bockel comme une "rétrogradation" due pour partie à ses prises de positions sur la "Françafrique", dont il avait appelé M. Sarkozy à "signer l'acte de décès".

 

Son départ a notamment été bien accueilli à Libreville, le porte-parole du gouvernement gabonais le qualifiant de "signe intéressant".

 

"Je n'ai pas de commentaire à faire sur ce point", a déclaré à la presse la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Pascale Andréani, interrogée pour savoir si des pays africains avaient demandé le départ de M. Bockel.

 

"Pour nous, c'est un signe intéressant", a déclaré mercredi le porte-parole du gouvernement gabonais René Ndemezo Obiang. "M. Bockel avait pris des positions assez particulières, c'est le moins qu'on puisse dire et nous notons qu'il n'est plus à ce poste-là", a-t-il ajouté.

 

Selon une source proche du pouvoir gabonais, "Libreville a bien demandé un changement de tête à la Coopération".

 

Une source diplomatique à Paris a indiqué à l'AFP qu'"il y a eu des pressions de chefs d'Etat africains au plus haut niveau pour avoir la tête de Bockel", citant le Congo et le Gabon.

Enfin, un ministre français ayant requis l'anonymat n'a pas exclu mercredi "qu'il y ait eu des pressions, notamment d'Omar Bongo, pour faire partir Bockel du Quai d'Orsay".

M. Bockel avait lui-même indiqué en février, dans une interview à l'hebdomadaire Jeune Afrique qu'"il y a eu, en effet, quelques coups de fil" de chefs d'Etat africains ou de leur entourage à l'Elysée, après son discours sur la Françafrique.


© 2008 AFP

 

 

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25 mars 2008 2 25 /03 /mars /2008 16:46

 

 

Dans une interview télévisée jeudi, Laurent Gbago, président ivoirien, fustige sévèrement les rapports France-Afrique, et dénonce le rôle de la France sur le continent.

 

Pour évoquer des faits récents, on a encore en mémoire le maintien au pouvoir du président tchadien Idriss Déby, qui a pu venir à bout d’une coalition rebelle avec l’appui logistique de la France. Ce pays possède aussi au Tchad sa plus importante base militaire dans la région, et Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères, a dernièrement défendu avec force la constitution de la force européenne Eufor.

Appelée à compter au final 3.700 soldats, ces forces seront constituées pour près de la moitié par le contingent français. Ladite force Eufor est supposée assurer la sécurité des réfugiés du Darfour, dans un conflit qui déborde aujourd’hui dans la sous-région, et touche une partie de la Centrafrique et du Tchad, pays pétrolier, tout comme le Soudan, et dont objet comme lorsqu’on parle de pétrole, d’une attention particulière des occidentaux.

Au vu de la situation qui prévaut dans la région centrale du continent et malgré les dires de Paris sur la fin de la Françafrique, pour beaucoup, la réalité serait autre. Ainsi, lors d’une rencontre avec la presse il y a quelques jours, le député et opposant tchadien Ngarjely Yorongar a laissé sous-entendre que la situation dans son pays ne pourrait vraiment se stabiliser que si la France y met du sien.

"Aujourd'hui, la France n'intervient que quand elle pense qu'elle a des intérêts ici et pas là", pour Laurent Gbagbo

En ce qui concerne la Côte d’Ivoire, ce pays, engagé dans un combat fratricide depuis 2002 avec les rebelles, avait vu plusieurs tentatives de réconciliation menées par la France (Marcoussis), se solder par des échecs. Mais mars 2007, il aura fallu que les deux frères ivoiriens se retrouvent sous l’égide de Blaise Compaoré à Ouagadougou, pour que le premier accord de paix véritablement porteur d’espoir, y soit signé.

Un acte qui avait conforté ceux qui pensent que l’Afrique gagnerait à régler elle-même ses conflits, et à se passer des multiples interférences occidentales, dans leur logique. Pour le président ivoirien Laurent Gbagbo, qui par le passé a eu à avoir des relations assez tendues avec Paris, en lieu et place des accords de défense entre la France et certains pays africains, il faudrait des accords interafricains pour régler les conflits du continent. Pour lui, ces accords avec la France sont depuis longtemps "dépassés", ajoutant :
"Aujourd'hui, la France n'intervient que quand elle pense qu'elle a des intérêts ici et pas là. Et puis est-ce qu'il est bon qu'elle intervienne?"

Pour Laurent Gbago, les Etats Africains doivent négocier leurs propres accords de défense, car c’est à eux, et non à la France, de régler leurs conflits. Pour aller dans le sens du président ivoirien, l’exemple du Kenya est encore frais dans les mémoires. Alors que les télévisions du monde entier comme d’habitude nous montraient les images de violences sur le sol africain, les deux partis en jeu (Kibaki et Odinga), ont clairement dès le départ montré que la résolution du conflit kenyan, sera kenyane, même s’ils étaient d’accord pour écouter les suggestions des uns et des autres.

Face à la fermeté du Kenya, même les Etats-Unis (qui considèrent ce pays comme un allié de poids en Afrique de l’Est), ont eu une attitude prudente visant à ne pas heurter les sensibilités kenyanes. En Afrique francophone et centrale notamment, au vu de ce qui a été surnommé nébuleuse de la françafrique, on constate qu’on n’en n’est pas encore là.

Autre propos de Laurent Gbagbo qui ne manquera pas de trouver un écho favorable sur le continent : "Dans nos pays, ce ne sont pas des conflits pays contre pays, Etat contre Etat, mais des conflits internes à cause du fait que les nations ne sont assez solidement formées". Il a aussi appelé tous les Africains à vraiment faire de l’intégration régionale non pas un vœu pieux, mais une véritable réalité.

 

©Culturefemme.com (Mwana)

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
25 mars 2008 2 25 /03 /mars /2008 16:44




PAOUA, 18 mars 2008 (IRIN) - « Pouvez-vous m'aider à retrouver mon mari ? », a demandé une vieille habitante de cette ville poussiéreuse et traumatisée du nord-ouest de la République centrafricaine (RCA).

La vieille dame a expliqué qu'elle n'avait plus revu son mari depuis trois mois, après qu'il eut été kidnappé avec son frère par des bandits, les Zaraguinas, à la périphérie de Paoua.

Pour payer la rançon exigée pour libérer son mari, la vieille femme a réuni trois millions de francs CFA (6 600 dollars américains) - une somme énorme dans un pays où les deux tiers de la population vivent avec moins d'un dollar par jour - en vendant le bétail familial.

Mais les personnes à qui elle a remis la rançon l'ont trahie ou n'avaient aucun lien avec les ravisseurs ; désormais sans le sou, elle attend toujours de retrouver son mari.

Les Zaraguinas constituent une - mais actuellement la plus sérieuse - des menaces mortelles auxquelles les populations civiles de la RCA sont confrontées. Ils ont enlevé des dizaines de civils, notamment des enfants, pour exiger des rançons, selon un rapport d'Amnesty International, intitulé « République centrafricaine - les civils en danger dans le grand nord ».

« Le gouvernement ne fait pratiquement rien pour prévenir directement les enlèvements, arrêter leurs auteurs, ou le cas échéant, protéger la population », selon le rapport.

La RCA s'étend sur une superficie à peu près semblable à celle de la France, mais son armée compte moins de 5 000 soldats en service actif.

Le fait que Paoua soit une localité contrôlée par les forces gouvernementales et située au beau milieu d'un territoire aux mains de la rébellion est une situation peu confortable pour ses habitants, dont la plupart ont dû fuir à plusieurs reprises pour échapper aux combats entre les deux protagonistes. Et comme pour effacer le souvenir de ces épisodes traumatisants, dont les plus graves ont eu lieu au début de l'année 2006 et en 2007, les habitants ne les évoquent qu'en employant le terme « les événements ».

« Jusque tout récemment, les forces gouvernementales incendiaient des villages entiers et procédaient à de nombreuses exécutions sommaires », a indiqué Philip Alston, rapporteur spécial de la Commission des droits de l'homme sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires, dans un rapport préliminaire sur la RCA, publié au début du mois de février 2007.

M. Alston s'est donné la peine de souligner que le « président François Bozizé [qui est arrivé au pouvoir à la faveur du coup d'Etat de mars 2003, puis a légitimé son pouvoir en remportant les élections présidentielles organisées deux années plus tard] a pris d'importantes mesures pour mettre fin aux exactions de son armée », et que ces exactions avaient d'ailleurs considérablement diminué. En revanche, a-t-il souligné, « il est encore trop tôt pour conclure que le gouvernement a définitivement tourné la page ».

Plus de sécurité dans la brousse

De nombreux villages quasi abandonnés sont disséminés le long de la route qui mène, de Paoua, vers le nord du pays en direction du Tchad. Comme René (un nom d'emprunt), un paysan, bon nombre de villageois se sont installés dans des maisons provisoires, non loin de là, dans la brousse, à une bonne distance de sécurité de la route principale.

« Tout a commencé avec les évènements du 15 mars 2003 », a expliqué à IRIN René, qui vit dans une concession de fortune regroupant plusieurs cases en paille, à environ un kilomètre de son village abandonné, situé en bordure de route, où sa maison a été incendiée. C'était le jour de la prise de pouvoir de M. Bozizé, après le renversement du président Ange-Félix Patassé, un natif de Paoua.

« Les soldats passaient en voiture et tiraient sur le village. En voyant leurs véhicules, nous avons dû prendre la fuite. Certains des villageois qui sont restés ont été tués », a indiqué René.

Dans les années 2006 et 2007, la recrudescence des opérations de la rébellion dans la région de Paoua a amené les troupes gouvernementales à prendre pour cible les civils, notamment les enfants, qu'elles accusaient de soutenir les rebelles de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD).

Lorsqu'on lui demande s'il est solidaire des rebelles ou s'il sait pourquoi ils ont pris les armes, René secoue la tête comme pour dire non. « Nous n'avons rien à faire avec la politique. Notre terre est notre seule politique ».

Le Tchad, qui regorge de bandits et de militaires, censés poursuivre les rebelles tchadiens, est une autre source de danger. « Il y a trois ans, des véhicules portant des plaques minéralogiques tchadiennes sont entrés dans le village et 27 boufs ont disparu. Un bouf est un peu comme un tracteur dans un champ ; sans ces bêtes, nous ne pourrions pas cultiver d'aussi grandes étendues de terre », a indiqué René.

Même ceux qui sont parvenus à cultiver leurs champs trouvent souvent qu'il est trop dangereux de se rendre au marché avec leur récolte. Et faire des réserves de nourriture augmente aussi les risques de violents pillages.

La présence de braconniers armés constitue aussi une menace supplémentaire pour les civils des régions du nord-est et du sud-est du pays.

Une paix fragile

Grâce au cessez-le-feu de facto observé par l'armée et les rebelles, une paix précaire règne à Paoua. Cependant, on n'y perçoit pas de sentiment de sécurité réel et durable.

« Nous avons de graves problèmes de sécurité », a expliqué à IRIN un habitant de Paoua. « Nous avons besoin de la présence d'une force de protection. En ville, la situation est correcte, mais il est dangereux de sortir de la ville », a-t-il ajouté.

Après les « évènements » de 2006 et 2007, Paoua est devenue une sorte de ville fantôme, et une bonne partie de sa population s'est enfuie dans la brousse ou en direction du nord, vers les camps de réfugiés du Tchad. Bon nombre de ces déplacés ne sont pas encore revenus chez eux.

« Tout s'est passé très rapidement. Il y a deux ans, les rebelles sont entrés en ville très tôt, un matin », se souvient Alexi, 27 ans, récemment rapatrié du Tchad. « L'armée a cru que les jeunes de la ville aidaient les rebelles, j'ai donc dû m'enfuir dans la brousse avec mes deux enfants et ma femme. Depuis, je ne l'ai plus revue », a-t-il indiqué. « Aujourd'hui, nous prions simplement pour la paix ».

La paix est une condition préalable pour inverser les mauvais indicateurs humanitaires en RCA. Aujourd'hui, après plusieurs décennies de dictature brutale, de mutineries, de coups d'Etat et de tentatives de coup d'Etat, aggravées par l'absence d'aide au développement, la République centrafricaine est en effet « pire qu'un Etat en faillite ; elle est quasiment devenue un Etat fantôme, ayant perdu toute capacité institutionnelle significative », avait estimé International Crisis Group, en décembre 2007.

Selon le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), près qu'un quart des 4,3 millions d'habitants que compte le pays sont victimes de la violence ; les combats ont fait quelque 295 000 déplacés, dont près d'un tiers se sont réfugiés au Tchad, au Cameroun ou au Soudan.

am/mw/ads/nh




© IRIN. Tous droits réservés

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25 mars 2008 2 25 /03 /mars /2008 16:33

 

 

BANGUI, 20 mars 2008 20h34-(©AFP /) Bangui a reconnu jeudi que des combattants sont entrés dans le nord-est de la Centrafrique (RCA) sans pouvoir les identifier comme des membres de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) de Joseph Kony, recherché par la Cour pénale internationale et qui se serait réfugié en RCA.

 

"Nous ne doutons pas que des hommes armés, près de 200, soient entrés il y a deux semaines dans la sous-préfecture de Obo où ils se sont livrés à des razzias et ont pillé les biens des habitants", a déclaré à l'AFP Jean-Francis Bozizé, ministre Délégué à la Défense.

"Cependant, nous ne pouvons confirmer ni infirmer qu'il s'agit de combattants de la LRA comme certaines sources le disent."

 Joseph-Kony-copie-1.jpg

Les autorités ougandaises ont affirmé mercredi qu'ils avaient "des renseignements crédibles" indiquant que Kony "se trouve en République centrafricaine, à environ 80 km de la frontière avec le Soudan. Nous pensons qu'il avait prévu de s'installer là-bas depuis un moment. Nous pensons qu'il y a une troisième partie qui l'encourage à y aller".

 

M. Bozizé a toutefois affirmé: "Nous sommes en train de tout mettre en oeuvre pour que la lumière soit faite sur cette situation (ô) combien préoccupante. Près de cent habitants ont été pris en otages par ces hommes pour transporter les vivres. Selon les informations que nous détenons, ces hommes ont libéré les otages en se retirant en RD-Congo".

 

"La position de notre pays entouré par des voisins qui vivent des conflits internes, les difficultés de nos hommes (effectif, équipement) à pouvoir contrôler tout le territoire, ne peuvent pas nous laisser à l'abri de telles incursions", a poursuivi M. Bozizé, se félicitant du déploiement de forces comme l'EUFOR/Tchad-RCA pour assurer la sécurité.

La région de Obo se situe au nord-est de la Centrafrique aux frontières de la République démocratique du Congo et du Soudan.

 

Peuplée de près de 60.000 habitants, elle comporte des zones de non droit où sont perpétrées chaque année de nombreuses attaques des bandes armées, notamment des braconniers soudanais, souvent puissamment armés qui déciment la faune centrafricaine.

Placée sous l'autorité d'un Préfet, qui est un officier de l'armée, Obo dispose d'un détachement des forces armées centrafricaines (FACA).

 

Kony et trois hauts responsables de la LRA sont visés par des mandats d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité. Fin février, Kampala avait annoncé avoir signé avec la LRA un accord de désarmement, de démobilisation et de réinsertion sociale des rebelles, dernière étape avant la signature d'un accord de paix définitif.

 

Les pourparlers entre Kampala et la LRA, qui visent à mettre fin à plus de 20 ans de guerre civile, ont débuté en juillet 2006.

Le conflit a fait des dizaines de milliers de morts et provoqué le déplacement de près de deux millions de personnes.

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20 mars 2008 4 20 /03 /mars /2008 17:17

Coordination des signataires du Manifeste pour un

dialogue véritablement inclusif en Centrafrique

 

S/C Me Nganatouwa GOUNGAYE WANFIYO

Avocat -



Avenue Barthélemy BOGANDA - B.P. 1883 BANGUI -République Centrafricaine

Téléphone : 00 (236) 21 61 14 58  ou  00 (236) 75 04 41 04 (pour le Centrafrique)

Téléphone 00 (33) 6 25 24 95 66  ou  00 (33) 6 88 64 40 61 (pour l’Europe)

Site Internet : www.manifeste-dialogrca.com  

E-mail : manifeste.dialogrca@free.fr

 

Et

Le Mouvement Démocratique pour la Renaissance et

l’Evolution de Centrafrique « MDEREC »

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

 

La Coordination des signataires du Manifeste pour un Dialogue politique véritablement inclusif en Centrafrique a voulu organiser une Conférence de presse qui devait être animée par son président, Maître Nganatouwa GOUNGAYE WANFIYO dans la grande salle de Conférence du Centre Protestant pour la Jeunesse le Mardi 18 Mars 2008 à 10 heures.

 

Il s’agissait de présenter au public le « Manifeste pour un Dialogue véritablement inclusif en Centrafrique » qui est un appel au dialogue ouvert à tous les Centrafricains sans exclusion en vue du règlement pacifique des crises en République Centrafricaine.

 

Le 12 mars dernier lors de la publication de ce Manifeste dans la presse locale, une haute autorité avait convoqué Me Nganatouwa GOUNGAYE WANFIYO pour lui signifier que des rumeurs dans la ville font état de ce qu’il aurait ramené beaucoup d’argent de l’étranger qu’il distribue aux gens pour faire signer le Manifeste et qu’il doit faire très attention.

 

Ce à quoi Me Nganatouwa GOUNGAYE WANFIYO a répondu qu’il est venu pour un deuil dans sa famille et qu’en outre lui-même n’a pas d’argent pour se nourrir comment pourrait-il en distribuer à d’autres personnes.

 

Des informations sur des troubles planifiés ont conduit la Coordination à reporter la date de la Conférence de presse.

 

En effet, Mardi matin aux environs de 8 heures, le Ministre de la Justice, Monsieur Thierry MALEYOMBO a fait convoquer Me Nganatouwa GOUNGAYE WANFIYO en présence du Procureur de la République et lui a signifié que c’est lui-même qui a chargé le Procureur de la République de répercuter l’information sur les rumeurs mais malgré l’explication donnée ces rumeurs se font de plus en plus insistante et que c’est très inquiétant.

 

Le Ministre de la Justice a demandé à quelle heure se tient la Conférence de presse et si une autorisation a été demandée au Ministre de l’Intérieur car il craint qu’il y ait des troubles et s’inquiète pour la sécurité de Me Nganatouwa GOUNGAYE WANFIYO.

 

Me GOUNGAYE WANFIYO a répondu que la loi ne prévoit pas d’autorisation préalable pour une conférence de presse et que dans le passé il a eu à en organiser des dizaines sans qu’il lui soit opposé une autorisation préalable.

 

Quant à la question de sécurité, il s’agit de conférer avec la presse sur la question du dialogue en cours donc de la paix et il ne voit pas en quoi il y aurait un problème de sécurité.

 

Maître GOUNGAYE WANFIYO a insisté sur le fait que la démarche des signataires du Manifeste est officielle et publique et que des demandes d’audience ont été adressées au Chef de l’Etat, au Président de l’Assemblée Nationale, au Premier Ministre et au Ministre de la Communication, de la Réconciliation Nationale chargé du dialogue pour leur expliquer ce point de vue.

 

En réalité, un scénario a été conçu pour provoquer des troubles lors de cette conférence de presse devant justifier l’intervention des forces de l’ordre avec des arrestations, voire pire.

 

Des confidences font état de la volonté du Ministre de la Justice de retirer le passeport diplomatique de Me Nganatouwa GOUNGAYE WANFIYO, de lui interdire les sorties à l’extérieur du pays, voire de l’arrêter. La prétendue distribution d’argent, affabulation digne d’un scénario des régimes de type fasciste est destinée à servir de motifs à ce forfait.

 

Le Manifeste pour un Dialogue politique véritablement inclusif signé par une centaine de personnes est un appel au dialogue en vue de rétablir la sécurité et la paix en Centrafrique conditions de tout développement.

 

Le comportement des autorités trahit leur volonté de ne pas vouloir d’un vrai dialogue entre les Centrafricains.

 

La Coordination des signataires du Manifeste pour un dialogue politique véritablement inclusif en Centrafrique et le Mouvement Démocratique pour la Renaissance et l’Evolution de Centrafrique, cosignataire du Manifeste dénoncent :

 

- les intimidations et les menaces voilées distillées par le Ministre de la Justice contre les signataires du Manifeste et plus particulièrement contre le président de la Coordination, Me Nganatouwa GOUNGAYE WANFIYO,

- prennent acte que le gouvernement centrafricain ne veut pas d’un vrai dialogue pour ramener la sécurité et la paix dans le pays puisqu’il s’en prend aux Centrafricains qui veulent et demandent le dialogue,

- rendent le gouvernement responsable de toute éventuelle atteinte à l’intégrité physique et corporelle du président de la Coordination ou de tout autre signataires du Manifeste,

- appellent les Centrafricains et tous les démocrates à donner massivement leurs signatures au Manifeste qui sera distribué dans tous les arrondissements de BANGUI.

- précisent qu’une nouvelle date sera fixée pour la conférence de presse.

 

Fait à BANGUI le 18 Mars 2008

 

Le Président du Bureau de Coordination des signataires du Manifeste,

 

Me Nganatouwa GOUNGAYE WANFIYO

 Avocat.

 

 Le Président du MDEREC,   

Démocrate Joseph BENDOUNGA.

 

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