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30 août 2009 7 30 /08 /août /2009 20:58




 

 

VIENNE (AFP) - dimanche 30 août 2009 - 18h13 - Les mauvais placements de la banque privée autrichienne Medici, fermée à la suite de l'affaire Madoff, ont fait aussi des victimes africaines, le Fonds de solidarité africain et la BDEAC, révèle le quotidien Oberösterreichische Nachrichten dans son édition à paraître lundi.


Selon le journal, le Fonds et la Banque de développement des Etats d'Afrique centrale disent avoir perdu respectivement 11 et 16 millions d'euros placés auprès de l'agence parisienne de la Bank Austria, filiale du groupe italien Unicredit et actionnaire de la banque Medici. Celle-ci aurait investi les avoirs, sans prévenir ces deux clients, dans les fonds Madoff par l'intermédiaire de la banque Medici.


La Bank Austria s'est refusée à tout commentaire, mettant en avant le secret bancaire.

Sollicité par ses homologues africains, un représentant autrichien, rapporte le quotidien régional, a dû s'expliquer sur ces affaires lors d'une réunion internationale récente des banques de développement.


Le ministre des Finances du Congo, Pacifique Issoibeka, a aussi écrit à son homologue autrichien Josef Pröll à ce sujet, précise le journal.


La fraude pyramidale du courtier américain Bernard Madoff, condamné à 150 années de réclusion, a englouti 50 milliards de dollars, dont 2,1 en provenance de la banque Medici, propriété de la banquière autrichienne Sonja Kohn (75%) réputée avoir été, selon la presse autrichienne, une des principales rabatteuses de Madoff.


L'institut qui a perdu sa licence bancaire fin mai s'est rebaptisé "20.20 Medici AG".


 

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
30 août 2009 7 30 /08 /août /2009 20:34




 

Tiringoulou, 29 Août (ACAP) - 200 enfants soldats démobilisés en coopération avec l’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR, rébellion) ont déjà regagné leur communauté d'origine, a indiqué, samedi 29 Août 2009 à Tiringoulou, la chargée de programme protection de l’International Médical Corps (ICM), Mlle Gaele Chojnowicz, en marge de la mission de sensibilisation sur le programme DDR (Désarmement, Démobilisation et Réinsertion des ex-rebelles).


Elle a expliqué que les enfants démobilisés sont associés aux enfants qui sont victimes de la guerre dans des programmes éducatifs pour tous, ajoutant qu'à la rentrée académique 2008, tous les enfants en âge d'être scolarisés ont été démobilisés.

 
« Notre travail est de multiplier les formations de prévention et de protection des enfants dans la communauté pour qu’ils comprennent pourquoi les enfants ne doivent pas être dans les forces armées », a souligné Mlle Chojnowicz.


Il convient de rappeler qu'après avoir occupé la ville de Birao ainsi que quelques localités de la préfecture de la Vakaga, en novembre 2006, les rebelles de l'UFDR ont battu en retraite face à l'armée centrafricaine appuyée par les militaires français.


 Ce groupe armé a fini par signer avec le gouvernement centrafricain un accord de paix, le 13 avril 2007, permettant à son chef, Zacharia Damane, de devenir conseiller à la présidence de la République.



 

L’enclavement à l’origine des problèmes de santé en Centrafrique


30 août 2009 by Dr. Atangana Marcel   


L’enclavement est à l’origine des problèmes de santé dans la préfecture de la Vakaga en Centrafrique, selon la chargée de


Sébastien Lamba, un journaliste de l’Agence Centrafrique Presse (ACAP), est revenu sur un entretien accordé par Mlle Chojnowicz, qui estime que la population de la commune de Tiringoulou ne parvient pas à s’approvisionner en nourriture et qu’il n’y a pas de produits vivriers sur le marché local en raison de l’enclavement. Selon elle, les problèmes récurrents de santé dans cette commune sont des affections dues au manque d’eau potable.


Face à ce problème, l’International Médical
Corps a un programme ciblé pour les populations à risque en Centrafrique, notamment les enfants de moins de 5 ans, les femmes enceintes et celles qui allaitent.


L’International Médical Corps aide à organiser les centres médicaux et les centres de santé dans la préfecture de la Vakaga. « Le programme de prise en charge communautaire est de promouvoir dans la communauté une meilleure prévention et des actions pour atténuer la mortalités due à ces pathologies », a expliqué Gaele Chojnowicz.

 

programme protection de l’International Médical Corps (ICM), Mlle Gaele Chojnowicz, qui s’est confiée à l’Agence Centrafrique Presse.
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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
30 août 2009 7 30 /08 /août /2009 20:21




 

Paoua, 29 août (Acap) - Des centaines d'ex-rebelles des différents postes de commandement de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD) de la sous-préfecture de Bocaranga ainsi que les populations ont reçu avec enthousiasme, vendredi 28 août, la mission d'information et de sensibilisation sur le programme DDR conduite Messieurs Cyriaque Gonda et Jean-Jacques Demafouth, respectivement ministre d'Etat chargé de la Communication et président de l'APRD.


Il s'agit entre autres des sites et postes de commandement de Kélé, Ngama, Bokor, Kossey et Mann. Les éléments de l'APRD ont été rassemblés à ces postes de commandement pour recevoir des précisions sur le programme DDR. Partout où la mission est passée, Cyriaque Gonda et Jean-Jacques Demafouth ont annoncé la fin de la guerre et le retour à la paix.


Les commandants des différents postes ainsi que leurs éléments ont totalement adhéré au programme et se sont dit prêts à déposer les armes en vue de la consolidation de la paix.

Durant toutes les visites, les populations se sont réjouies de cette mission qui leur donne une lueur d'espoir.

La mission s'est poursuivie, samedi 29 août, par des meetings successifs à Pougol, Pendé, Bozoy et Gouzé.

Après une halte à Paoua, où elle est arrivée, samedi en fin d'après-midi, la délégation devrait visiter, lundi 31 août, les communes de Bah-Bessar et Mia-Pendé, frontalières du Tchad, avant d'arriver à Nana Barya, à la porte nord de la préfecture voisine de l'Ouham.


NDLR : Sensibiliser sur le programme DDR est une chose. Feignent-ils de savoir que l'enveloppe du financement a été entièrement détournée par Bozizé et Ndoutingai ? C'est la politique de l'autruche.


Centrafrique : l'église préoccupée par le sort des déplacés de l'Ouham-Pendé


Bocaranga, 27 août (Acap)- Le père Potin de la paroisse de Bocaranga a exprimé, au cours d’une rencontre jeudi 27 août avec la mission de sensibilisation sur le programme DDR conduite par le ministre d’Etat Cyriaque Gonda, sa préoccupation pour la situation des déplacés de la préfecture de l’Ouham-Pendé.


« Parfois je pleure pour les parents qui n’ont plus la possibilité d’aller au champ ou d’aller au marché parce qu’on leur demande des rançons »,

 
Le ministre d’Etat Gonda s’est pour sa part félicité de l’implication de l’Eglise dans le processus de réconciliation, notamment dans la phase de contact qui a abouti à la signature de l’Accord Global de Paix de Libreville et la tenue du Dialogue Politique Inclusif (DPI).

Il convient de rappeler que la sous-préfecture de Bocaranga a connu de violents affrontements entre l’armée et les rebelles de l’APRD, faisant de nombreuses victimes et de nombreux déplacés avant les différents accords de paix.

a-t-il déploré, en présence du président de l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie, Jean-Jacques Demafouth.

Il a également expliqué qu’à cause de ces multiples exactions, des milliers de déplacés sont assistés par la paroisse de Bocaranga et le Conseil Danois pour les Réfugiés (DRC).

« Demander pardon ne suffit pas, il faut passer à l’acte concret, c’est-à-dire le désarmement et la levée des barrières pour permettre une véritable réconciliation, a-t-il ajouté.

Par ailleurs, le père Potin a promis d’appuyer le programme DDR par la prière en vue de la réussite du processus de paix en Centrafrique.
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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
29 août 2009 6 29 /08 /août /2009 00:38




BANGUI, 28 août 2009 - (AFP) –Le gouvernement centrafricain a assuré vendredi que "rien ni personne ne s'oppose" au retour de l'ex-président Ange-Félix Patassé, qui a annoncé depuis le Togo la fin de son exil et sa candidature potentielle à l'élection présidentielle de 2010 en Centrafrique.


"Le gouvernement avait tout mis en oeuvre pour que M. Patassé puisse rentrer dans son pays en tant que citoyen et ancien chef d'Etat protagoniste de la crise, pour prendre part au Dialogue politique inclusif",
forum sur la paix tenu en décembre 2008 à Bangui, a affirmé à l'AFP le porte-parole du gouvernement, Cyriaque Gonda.


"Donc, rien ni personne ne s'oppose à son retour",
a déclaré M. Gonda.

"Il appartient à une formation politique qui, à notre connaissance, l'a suspendu. (...) Pour être candidat à la magistrature suprême de l'Etat, il faut remplir certaines conditions",
a-t-il ajouté, sans fournir de détails.


Ange-Félix Patassé
a dirigé la Centrafrique de 1999 à 2003. Il vit au Togo depuis qu'il a été renversé en mars 2003 par l'actuel président François Bozizé.


Son parti, le Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), avait annoncé en 2006 l'avoir suspendu de toute activité politique pour non-respect de sa ligne. Le MLPC a indiqué mi-juin l'avoir exclu définitivement pour les mêmes raisons, avant d'investir son ex-Premier ministre Martin Ziguélé comme candidat à la présidentielle de 2010 à l'issue d'un congrès contesté par le porte-parole de M. Patassé.


Le retour en Centrafrique de l'ex-président, "pour nous, c'est un non-évènement. (...) Et en ce qui nous concerne, nous disons qu'il n'y a pas un autre candidat du MLPC que le camarade Martin Ziguélé", a commenté Gabriel Koyambonou, un vice-président du MLPC.


S'exprimant jeudi à Lomé, Ange-Félix Patassé avait affirmé demeurer "le président légal et légitime du MLPC" qu'il a fondé.


"Quand je serai à Bangui, tout rentrera dans l’ordre",
a-t-il soutenu, en se disant "potentiellement candidat à la présidentielle de 2010" en raison de plusieurs demandes dans ce sens dans le pays.


Aucune date n'a encore été fixée pour la présidentielle, qui doit être organisée en même temps que des législatives.


Copyright © 2009 AFP. Tous droits réservés.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
29 août 2009 6 29 /08 /août /2009 00:23




Source: Missionary International Service Nouvelles Agency (MISNA)


Date: 28 août 2009


Armée de résistance du Seigneur (LRA) ont poussé quelque 125.000 personnes à quitter leurs foyers au cours des trois dernières semaines le long des frontières de la République centrafricaine (RCA), du Congo et du Sud Soudan.


Le HCR a déclaré que certaines agences d'aide ont retiré leur personnel de la région en raison de l'insécurité croissante. Ces derniers mois, les bandits de la LRA auraient enlevé des milliers d'enfants, les a enrôlés de force dans leurs milices; pas satisfaits, ils ont également pillé et brûlé plusieurs dizaines de villages.


«En Juin seulement, la LRA a conduit 55 incursions au Congo, pour autant de villages qui ont été pillés et dévastés",


L'Ouganda et le Congo ont rejoint les forces en Décembre dernier pour tenter d'éradiquer la LRA redoutée. Ayant réussi seulement à détruire certaines bases rebelles dans les forêts de l'est du Congo, la conduite de la LRA au large en petits groupes, leur permettant d'étendre leur gamme d''action",  d'abord limitée au Congo et maintenant, incluant également le Sud-Soudan et la RCA, a déclaré David Nthengwe porte-parole du HCR, lors d'une conférence de presse à Goma, Nord Kivu. Le chef de la LRA, Joseph Kony, accusé de 33 chefs d'inculpation dont notamment des crimes de guerre.

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29 août 2009 6 29 /08 /août /2009 00:18




 

Source: United Nations Development Programme (UNDP)


Bangui, 24 août 2009 : Sous la houlette du PNUD et dans le cadre du Fonds de Consolidation de la paix, une vingtaine de jeunes leaders communautaires, (17 garçons et 6 filles), prennent part du 24 août au 11 septembre à une formation dont la cérémonie d'ouverture a été présidée par M. Gaston MACKOUZANGBA, Ministre de la Fonction Publique, du Travail, de la Sécurité sociale et de l'Insertion Professionnelle des jeunes en présence des députés des régions concernées par le programme.


Ces jeunes venus des préfectures de l'OUHAM, l'OUHAM-PENDE et la NANA GRIBIZI ont été élus par leurs pairs dans les différentes régions à l'issue d'une vaste campagne de mobilisation et de sensibilisation de plus de cinq cent jeunes des différentes régions grâce au projet d' « appui à la formation par l'apprentissage et l'insertion des jeunes déscolarisés et désœuvrés des zones en conflit comme facteur de consolidation de la paix » exécuté par le PNUD. Les critères retenus pour leur élection étaient basés sur : le sens de responsabilité, l'esprit d'initiative, la capacité d'organisation et de gestion d'une équipe.


L'objectif de cette formation est de faire de ces jeunes des citoyens responsables et pacifiques afin de devenir des vecteurs de la promotion de la paix capable de développer le sens de la conservation et de la protection des ressources ainsi que le respect de l'environnement.


Le défi majeure est de transformer la jeunesse de ces zones fortement déstabilisées et pauvres à la fois, en levier de développement local et en vecteur de consolidation de la paix. Cette transformation s'effectuera par le biais d'initiatives de promotion de l'emploi par l'apprentissage et par l'insertion des jeunes vulnérables dans leurs communautés. Le Coordonnateur du Projet, M. Pierre DJIBAO s'est adressé aux jeunes en précisant que devenus responsables à travers ce projet, les jeunes assureront la défense de la paix afin de garantir la stabilité de leurs emplois et de leurs communautés. « Quelques types de formations ont été prodigués à titre notamment, ceux qui auront opté pour la culture du coton se fixeront un objectif financier à atteindre à la fin de la récolte ; ceux qui auront choisi les métiers techniques seront mis à la disposition des artisans locaux qui seront appuyés par le projet pour développer les mécanismes de tutorat, etc… Il ne s'agira pas d'une formation classique mais d'une formation-production qui motive chaque jeune à produire et à s'auto – évaluer à travers le gain que lui procurera son activité. Il n'y a pas d'argent liquide qui sera distribué » a conclu M. DJIBAO.


Les jeunes leaders communautaires sont issus des régions nord du pays (l'Ouham, l'Ouham - Pendé, et la Nana – Gribizi) qui concentrent environ 2,1 million d'habitants, soit un peu plus du tiers de la population centrafricaine. La zone constituait un véritable grenier avec de forte production agropastorale contribuant ainsi à plus de 80% au ravitaillement de la capitale Bangui en produits divers. Les conflits armés avec comme corollaire le grand banditisme sur les routes ont engendré une insécurité qui a rendu précaires les conditions de vie de plus de 800.000 jeunes, filles et garçons confondus.


M. DJIBAO de révéler que « fuyant les villages et les villes, car désœuvrés et privés des possibilités d'accès à un métier et à l'emploi durable, (les jeunes) sont facilement enrôlés dans les rebellions armées, intègrent les groupes de braqueurs et de coupeurs de route, constituant ainsi des vecteurs de violence et mettant en péril la vie de leurs communautés. Les conséquences sont nombreuses et insoutenables, notamment l'entrave à la circulation des personnes et des biens, la dégradation de services publics, la perte de pouvoir des autorités locales et la généralisation du sentiment de peur et de méfiance.


Pour plus d'information : s' adresser à :


Christian NDOTAH, chargé de communication Christian.ndotah@undp.org ou

Webmaster : ousmane.abakar@undp.org

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
28 août 2009 5 28 /08 /août /2009 21:35




 

BANGUI, 28 août 2009 (AFP) - L'ancien archevêque de Bangui, Mgr Paulin Pomodimo, 55 ans, a été nommé médiateur de la République en remplacement d'Abel Goumba décédé le 11 mai à l'âge de 82 ans, selon un décret présidentiel diffusé vendredi à la radio nationale.


Mgr Paulin Pomodimo avait démissionné au mois d'avril de son poste d'archevêque après que le Saint-Siège eut dénoncé le "manque de chasteté" de certains prêtres et évêques de Centrafrique, et demandé à ceux qui mènent une "double vie" de quitter le ministère sacerdotal.


Selon la Constitution centrafricaine, le Conseil national de la médiation doit être "dirigé par une personnalité indépendante" et "a pour mission principale, l'amélioration des relations entre les citoyens en vue de protéger et de promouvoir les droits des citoyens".


Le Conseil national de la médiation de Centrafrique peut "recevoir les réclamations des citoyens et proposer des réformes en vue" et de traiter "des conflits de tous ordres notamment politiques, économiques, sociaux, militaires majeurs impliquant l'administration et les administrés, de garantie de la démocratie de proximité, et d'accès des faibles au droit", selon la Constitution.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
28 août 2009 5 28 /08 /août /2009 18:53




      La terrasse de l'hôtel L'Hermitage, à La Baule

Par David Servenay | Rue89 | 28/08/2009 | 17H51


Le président camerounais aime la thalasso à La Baule. Facture estimée pour trois semaines de détente : près d'un million d'euros.


Après les biens mal acquis, voici les vacances à tout prix ! France Inter et Radio Fidélité Nantes ont révélé vendredi matin que le président du Cameroun se repose dans un palace de La Baule. Paul Biya et sa suite : soit 43 chambres occupées pour un montant journalier de 42 000 euros. Mieux que les vacances de Sarkozy, Bush et Obama réunis.


La chic clientèle des habitués de La Baule connaît bien les deux palaces.
L'Hermitage, un cinq étoiles en bord de mer avec ses colombages normands et le Royal, juste quatre étoiles, mais une thalassothérapie à vous déstresser n'importe quel chef d'Etat surmené. En fait, Paul Biya a découvert La Baule grâce à une amie qui y possède un appartement et il y revient pour la qualité des soins thalassos…


Comme en 2006, Paul Biya et sa suite ont donc pris le chemin de la station balnéaire, le 15 août, pour prendre leur quartier dans ces deux hôtels du groupe Lucien Barrière, dont le PDG, Dominique Desseigne, est un ami de Nicolas Sarkozy.


Honoré par la médaille de la ville


Paul Biya n'est pas venu seul : d'après France Inter, sa suite occupe 43 chambres dans les deux établissements, pour un montant global estimé à 42 000 euros par jour. Soit une facture totale qui devrait approcher le million d'euros, puisque la délégation présidentielle reste trois semaines sur place.


A 13h, le président Biya, son épouse Chantal et quinze personnes de la délégation ont fait leur apparition à l'hôtel de ville. Discours, échange de cadeaux (une statue africaine contre un livre illustré sur le partrimoine architectural et arboré de la ville). Devant quelques journalistes de la presse locale, Paul Biya a assuré :

« Votre ville est très confortable. Je reviendrais sans doute. »


Pourquoi Paul Biya aurait-il hésité ? Il a reçu le meilleur accueil des autorités locales. A commencer par le maire UMP de La Baule, Yves Metaireau, qui ce vendredi a décoré en personne son présidentiel touriste de la médaille d'honneur de la ville en tant que « nouveau résident secondaire ».

Le maire, comme tous les commerçants du coin, apprécient ces généreux touristes qui ne lésinent pas à la dépense. Pas négligeable en temps de crise.


Evidemment, pas question à la Baule de rapprocher cette information de la crise sociale et économique qui ravage le Cameroun ces dernières années. Inutile de rappeler que les émeutes de Douala, en février 2008, avait démarré suite à la baisse jugée trop faible (un centime d'euro) du litre d'essence…


D'autres présidents africains ont senti le vent tourner


Paul Biya serait-il devenu une exception parmi les dictateurs africains ? Ces deux dernières années, le défunt président gabonais Omar Bongo comme le président congolais Denis Sassou N'guesso et l'équato-guinéen Téodoro Obiang boycottent la France.


Tout trois ont pour point commun d'avoir été la cible de l'enquête sur les biens mal acquis, réalisée par les limiers de l'Office central de lutte contre la grande délinquance financière. Hôtels particuliers, châteaux, appartements et belles voitures : tout le patrimoine de ces chefs d'Etat et de leurs proches a été répertorié.


Résultat : ils s'arrêtent désormais au Maroc, où le soleil est plus chaud et les palaces tout aussi confortables.





Le président camerounais en vacances à La Baule : des dépenses de plusieurs millions


Ouest- France vendredi
28 août 2009





         Paul Biya et le maire de La Baule

En visite officielle en France le 24 juillet pour pour rencontrer Nicolas Sarkozy, Paul Biya a prolongé son séjour à La Baule. Il a reçu, aujourd’hui, des mains du maire Yves Métaireau, la médaille de la ville. « C’est un ami que nous recevons », précise la mairie, qui s’est gardée de tout commentaire sur les Droits de l’Homme et la politique camerounaise.


Pendant la réception donnée à son honneur, Paul Biya s’est dit satisfait de son voyage : « C’est la troisième fois que nous venons à La Baule. Nous y sommes très attachés et c’est sûr nous reviendrons. »


Il est ensuite revenu sur sa rencontre du mois dernier avec le président français : « C’est un succès sur tous les plans. Je respecte la France qui a su s’illustrer en matière de démocratie, de paix et dans le développement des pays pauvres. Face à la crise, il est nécessaire que les pays industrialisés renforcent la solidarité internationale. »


42 000 euros par nuit


Alors que La France vient de réitérer son aide au Cameroun en confirmant le versement de 537 millions d’euros sur cinq ans pour le désendettement et le développement du pays, Paul Biya et son épouse prennent du bon temps à La Baule.


Voilà déjà deux semaines qu’ils résident aux hôtels Royal et Hermitage du groupe Barrière. 43 chambres, soit 42 000 € par nuit, thalasso, casino et séances de shopping : les dépenses se chiffrent en millions. Retour au pays prévu au début du mois de septembre.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
28 août 2009 5 28 /08 /août /2009 17:26





 


LE MONDE | 27.08.09 | 15h38  •  Mis à jour le 27.08.09 | 15h53


Pour la première fois de leur histoire, les électeurs gabonais devraient pouvoir désigner, dimanche 30 août, le président de la République de leur choix. Moins de trois mois après la mort d'Omar Bongo, qui régna sans partage pendant quarante-deux ans avec la bénédiction de la France, les 800 000 électeurs de ce petit pays pétrolier iront aux urnes pour choisir son successeur parmi pas moins de 23 candidats, dont 3 femmes.

Habitués à une série de plébiscites orchestrés par le pouvoir, parfois au prix d'une fraude manifeste, ils avaient fini par déserter les scrutins.


La ruée sur les listes électorales observée à la mi-juillet, pendant leur courte réouverture, a confirmé l'engouement pour cette élection présidentielle. "Avant, on payait les gens pour qu'ils aillent se faire inscrire. Cette fois, les gens se sont levés spontanément, remarque Dieudonné Minlama Mintogo, de l'Observatoire de la démocratie, une association qui se veut l'expression de la société civile. Depuis la mort de Bongo, ils se disent que c'est le moment de se réveiller."


Cette fois en effet, il s'agit non pas de renouveler le sempiternel mandat d'Omar Bongo, mais de lui trouver un successeur et, au-delà, de répondre à la question : une élection libre est-elle possible au Gabon ? Le "système Bongo" continuera-t-il de contrôler les richesses du pays (pétrole, bois, manganèse) et la répartition des revenus qu'elles procurent ? La France, présente notamment avec le groupe pétrolier Total, restera-t-elle neutre ? Autant de questions qui taraudent les Gabonais.

Le vote de dimanche, ouvert comme aucun ne le fut, est d'autant plus crucial que l'élection, à un seul tour, autorise la victoire d'un candidat avec un faible score.


Il est encore renforcé par la tournure prise par une campagne électorale où Ali Ben Bongo, 41 ans, le fils du président disparu, apparaît en majesté, seul contre tous, disposant de leviers politiques et de moyens financiers sans commune mesure avec ses adversaires. Ses affiches dominent largement la campagne et il est le seul à sillonner le Gabon en hélicoptère, avantage décisif dans un pays largement dénué de routes. Il contrôle une chaîne de télévision privée - Télé Africa - tout comme son ancien ami aujourd'hui adversaire, André Mba Obame, avec TV+.


Si les candidats sont nombreux, les véritables opposants sont rares. Parmi les deux principaux concurrents d'Ali Ben Bongo figurent deux anciens premiers ministres de son père (Casimir Oyé Mba et Jean Eyéghe Ndong) et plusieurs de ses anciens ministres : Zacharie Myboto, Paul Mba Abessole, et surtout André Mba Obame, ministre de l'intérieur jusqu'en juillet, longtemps présenté comme le "frère" d'Ali Bongo en politique.


Seul Pierre Mamboundou, qui se pose en "alternative à un système néocolonial défaillant et antidémocratique fondé sur la corruption de prédateurs", présente un itinéraire d'opposant opiniâtre, encore qu'il ait esquissé sur le tard un rapprochement avec Omar Bongo. Quant à Bruno Ben Moubamba, militant contre les "biens mal acquis" et nouveau venu sur la scène politique, il poursuit une grève de la faim à Libreville depuis le 15 août pour dénoncer "un coup d'Etat électoral".


Ecoles, hôpitaux, routes, allocations familiales : les candidats rivalisent pour jurer qu'ils réaliseront les promesses jamais tenues en quatre décennies de régime Bongo. Ali Bongo a choisi trois axes : "paix, partage développement". "Fini avec le favoritisme, fini avec les postes réservés aux parents ! Place au mérite, place à ceux qui travaillent !", s'est-il exclamé lors d'un récent meeting, en promettant de "punir les corrupteurs et les corrompus", comme l'avait fait son père en décembre 2007, lorsqu'il avait dénoncé "l'enrichissement illicite" comme principale cause du retard du Gabon.


MANQUE DE TRANSPARENCE


Si l'ambiance générale est celle d'une campagne électorale populaire animée et sans trop de violence, les apparences sont trompeuses, dans un pays pauvre où il suffit de distribuer quelques billets de banque et des T-shirts pour remplir un meeting.


D'autres éléments reflètent un manque de transparence et des irrégularités, alimentant des tensions qui pourraient s'aggraver d'ici au vote et surtout après la proclamation des résultats.


Les adversaires du fils Bongo se retrouvent pour dénoncer les "trucages flagrants" dans la constitution du corps électoral. Ils soulignent l'étrangeté, pour un pays jeune de 1,3 million d'habitants, étrangers compris, de compter plus de 800 000 électeurs. "Tous les candidats qui ont appartenu au gouvernement disposent d'un énorme avantage : ils avaient mis à profit les législatives de 2006 pour battre le rappel de leurs partisans et les inscrire sur les listes électorales", indique un responsable politique. De nombreux Gabonais admettent qu'ils sont inscrits "à la fois au village et en ville".


Le ministre de l'intérieur lui-même a reconnu l'existence de 120 000 "doublons". L'argument de la fraude nourrit le slogan de l'opposition selon lequel Ali Bongo, impopulaire, "ne peut pas se faire élire à la régulière", comme l'a répété Casimir Oye Mba, mercredi sur Radio France Internationale (RFI).


Anticipant implicitement l'annonce d'une victoire de M. Bongo, ses adversaires agitent la menace de manifestations dans cette hypothèse. "Nous saurons défendre notre victoire, y compris dans la rue", prévient Paul Mba Abessole, tandis que Pierre Mamboundou estime que "toutes les conditions de la contestation des résultats sont réunies".


L'avocat Robert Bourgi, conseiller officieux de Nicolas Sarkozy et chaud partisan de son client Ali Bongo, dont la victoire à ses yeux ne fait aucun doute, pronostique aussi dans tous les cas de figure "des violences contre les Français et leurs intérêts".


Officiellement, cette stratégie de la tension n'inquiète pas l'Elysée. "Depuis la mort d'Omar Bongo, tous les Cassandre se sont trompés, souligne-t-on dans l'entourage de Nicolas Sarkozy. La campagne se passe dans un bon climat et la France observe une stricte neutralité." L'effectif des soldats de la base française de Libreville, prend-on le soin de préciser, n'a pas été renforcé.

 

Philippe Bernard

 

Les précédentes élections présidentielles


1961 Léon M'Ba, candidat unique à la présidence du Gabon.


Mars 1967
Alors que M. M'Ba est hospitalisé à Paris, un simulacre d'élection donne 99,5 % des voix à un "ticket" où Omar Bongo (alors prénommé Albert-Bernard) est candidat à la vice-présidence. Moribond, M. M'Ba prête serment à l'ambassade du Gabon en France avec M. Bongo.


28 novembre
1967 Léon M'Ba meurt ; Omar Bongo est président à 32 ans.


1968
Omar Bongo supprime le multipartisme et crée le Parti démocratique gabonais (PDG).

1993 Première élection présidentielle pluraliste. Omar Bongo est déclaré élu avec 51,07 % des suffrages, contre 27,48 % au Père Paul M'Ba Abessole.


1998
Omar Bongo est proclamé élu avec 66,55 % des voix devant Pierre Mamboundou (16,54 %) et M. M'Ba Abessole (13,41 %).


2005
M. Bongo est proclamé élu avec 79,21 % des suffrages. L'opposant Pierre Mamboundou est crédité de 13,57 % des suffrages et Zacharie Myboto de 6,58 %.


Article paru dans l'édition du 28.08.09



Réaction d’un internaute
: « Il suffit de consulter la presse (Jeune Afrique l’intelligent...) et les chaînes de télévision privées émettant sur le câble en France (télésud notamment) pour réaliser qu’Ali Bongo n’a pas lésiné sur les moyens financiers pour parvenir à ses fins: perpétuer par la fraude électorale, l’achat des consciences et la terreur policière... le système crapuleux et tyrannique légué par Omar Bongo au Gabon. Y parviendra-t-il? une partie de la réponse se trouve à l’Elysée. Le pire est à venir au Gabon... »

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28 août 2009 5 28 /08 /août /2009 15:04




 



Bien curieux mode de dévolution du pouvoir que celui qui s’opère de plus de plus sur le continent noir ! Un procédé qui ne fait franchement pas honneur à l’Afrique et à ses fils ! Alors que sous d’autres cieux, n’est pas président qui veut, en Afrique, la règle générale veut qu’on parvienne au pouvoir comme par ... effraction.

 

De fait, en Europe, et dans une moindre mesure, en Amérique, ce sont les idées qui priment et dans la conquête du pouvoir, l’on ne s’impose que par et à travers cela. En Afrique, c’est la force, dans toutes ses acceptions, qui fait de plus en plus loi ! Comme si on avait renoué avec un certain passé, même si, aujourd’hui, les coups d’Etat nouvelle formule se veulent plus sophistiqués, "propres" et sans effusion de sang ! Assurément, l’Afrique n’est pas l’Occident où l’on parvient généralement au sommet après une longue et riche carrière politique sur fond de persévérance et de combativité, d’espoirs déçus, de sacrifice, de patience et de foi. Bref, sauf quelques rares exceptions récentes, on ne devient pas président en Afrique. On prend le pouvoir ! Pour le reste, c’est-à-dire, la reconquête de la communauté internationale, ce n’est toujours qu’un jeu d’enfant, et une question de temps. Des élections où les dés sont pipés d’avance, puis le tour est joué !


Combien de chefs d’Etat d’Afrique seraient aujourd’hui à leurs fonctions si l’accession au pouvoir était conditionnée à un dépôt de candidatures où seuls n’auraient été retenus que les candidats les plus méritants à tous points de vue ? Mais, après tout, nous sommes en Afrique où même un certain … Dadis Camara, dont le niveau d’instruction peut être sujet à caution, préside aux destinées de la Guinée et est tenté de troquer son costume de président de régime d’exception contre celui de président de la République. Moussa Dadis Camara peut-il valablement et dignement représenter la Guinée à l’extérieur ? C’est une question non dénuée de sens, même si, bien sûr, pour les Etats qui n’ont que des intérêts, cela importe moins.

Evidemment, à cette question, la meute de courtisans répondra par l’affirmative. Elle qui continue à crier à tue-tête que Dadis Camara est l’homme qu’il faut à la place qui a été jusque-là la sienne comme par hasard, et à laquelle il est de plus en plus tenté de s’accrocher. Ah l’Afrique ! La tragi-comédie qui voit l’entrée en scène de dirigeants d’un genre nouveau, prendra-t-elle jamais fin, pour que l’Afrique n’ait plus honte d’elle même ? Dire que ce triste spectacle donne à rire à l’Occident pour qui l’essentiel est de savoir toujours compter sur "ces petits nègres" !


La démocratie ? Y en a rien à f… tant qu’il aura la garantie que ses intérêts sont saufs dans tel ou tel pays. Le Guide libyen saurait-il dire le contraire ? Au total, la démocratie s’apparente à un marché de dupes auquel quelques dirigeants africains n’acceptent d’y aller, malgré tout, que par pure conviction. Les démocrates sincères y vont, en effet, non pas pour les beaux yeux de l’Occident, mais par intime conviction.


Par Cheick Beldh’or SIGUE


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(Le Pays 27/08/2009)
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