Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

6 novembre 2008 4 06 /11 /novembre /2008 16:14



NEW YORK (Nations Unies), 6 novembre (Xinhua) -- Une  délégation de la commission de l'ONU pour le maintien de la paix  est arrivée en Centrafrique pour une mission d'une semaine, afin  de faire le point sur la situation des personnes déplacées et sur  l'insécurité dans le nord du pays, selon un communiqué rendu  public mercredi par l'ONU. 

     La délégation composée de dix membres et ayant à sa tête  l'ambassadeur belge Jan Grauls, qui est responsable du dossier  centrafricain au sein de la commission onusienne, doit rencontrer  des ministres du gouvernement de Bangui, dont ceux de l'Economie,  du Plan et de la Coopération internationale. 

     Ces rencontres, programmées jeudi, se concentreront sur le  maintien de la paix ainsi que sur la nature et l'ampleur de  l'assistance internationale dont la Centrafrique a besoin dans le  cadre de sa reconstruction, après plusieurs années de guerre. 

     En juin dernier, la Centrafrique est devenue le quatrième pays  à être placée sur la liste de la commission de l'ONU pour maintien de la paix, qui a pour mission d'aider les pays qui viennent de  sortir d'un conflit à ne pas retomber dans la guerre ou le chaos.  

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Nation
6 novembre 2008 4 06 /11 /novembre /2008 01:08





LIBREVILLE – (AFP ) 05 novembre 2008 13h20 - Le capitaine Abacar Sabone, président et fondateur du Mouvement des libérateurs centrafricains pour la Justice (MLCJ), a affirmé mercredi à l'AFP que "de nombreux groupes rebelles sont écartés" du processus de paix et qu'ils "continueront la lutte armée".

"La majorité des politico-militaires (rebelles) ne sont pas intégrés aux négociations. Nous sommes favorables au dialogue, mais nous sommes écartés des accords de paix. Nous continuerons la lutte armée", a affirmé M. Sabone, joint par téléphone de Libreville au Bénin, où il est réfugié.

M. Sabone a assuré que le MLCJ, le Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) d'Abdoulaye Miskine, l'Union des forces républicaines (UFR) de Florian N'Djadder, le Groupe d'action patriotique de libération de la Centrafrique (GAPLC) de Michel Djotodja, le Front démocratique Centrafricain (FDC) du commandant Hassan Justin et d'autres groupuscules n'ont pas adhéré à l'accord global.

Il a ajouté que deux factions de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), une des principales rébellions, n'étaient pas d'accord avec son président Jean-Jacques Demafouth.

"Tous ces groupes ont des hommes armés sur le terrain. Il faut que le pouvoir joue franc-jeu et nous invite aux négociations", a poursuivi M. Sabone.

"Nous avons imposé le dialogue inclusif par les armes, mais maintenant nous, les principaux concernés, ne sommes pas à la table des négociations. Il y a une réunion le 18 novembre à Libreville, il faut que le médiateur le président Omar Bongo le sache", a-t-il ajouté.

Le dialogue politique inclusif, actuellement en panne, doit rassembler pouvoir, opposition, rébellions et société civile pour ouvrir la voie à un règlement de la crise sécuritaire et financière du pays.

Avant cela, le gouvernement devait signer des accords de paix séparés avec chaque rébellion puis un accord global avec l'ensemble, selon une feuille de route élaborée en 2007 par un comité réunissant toutes les tendances.

Après un retrait des rebelles du processus de paix en juillet et août, l'APRD et l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) de Djanib Grebaye ont repris les négociations à Libreville en septembre et octobre.

"L'accord global pour le moment, c'est simplement un accord bis entre l'APRD/Demafouth et (le président François Bozizé). En plus, Demafouth n'a jamais fait partie de la rébellion. Il a arrangé ses affaires", a accusé M. Sabone.

Ex-ministre de la Défense, accusé de complicité d'assassinat et poursuivi par la justice centrafricaine, M. Demafouth vit en exil en France. Devenu cette année président de l'APRD, il devrait bénéficier de la loi d'amnistie promulguée le 13 octobre par le président Bozizé dans le cadre de la préparation au dialogue inclusif.

(©/)

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
5 novembre 2008 3 05 /11 /novembre /2008 01:42





APA Bangui 2008-11-04 (Centrafrique) Des milliers d’enfants meurent en République centrafricaine (RCA) des maladies liées au manque d’accès à l’eau potable, a déclaré, lundi à Bangui, l’ambassadeur de bonne volonté du Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF), M. Joël Madden, au cours d’une conférence de presse au terme d’un séjour d’une semaine dans ce pays d’Afrique centrale.

«En République centrafricaine, 176 enfants de moins de 5 ans sur 1.000 meurent chaque année, ce qui signifie qu’un enfant sur cinq ne vivra pas assez longtemps pour fêter son cinquième anniversaire», a affirmé M. Madden qui en plus de Bangui, la capitale, a séjourné à Sam Ouandjia et Patcho, dans le nord-est et le nord-ouest du pays, en compagnie de son frère cadet, le musicien et chanteur du groupe de rock américain Charlotte Good.

A Sam Ouandjia, une ville proche de la frontière avec la localité soudanaise du Darfour, attaquée à deux reprises l’année dernière, 47% des enfants succombent chaque année des suites de maladies liées à l’eau sale et aux mauvaises conditions d’hygiène, a poursuivi M. Madden.

Il a appelé le gouvernement centrafricain à s’impliquer davantage dans le secteur de l’eau et lancé un appel aux responsables des pays développés et aux jeunes générations afin qu’ils s’impliquent aussi un peu plus dans la recherche de solutions, afin que des maladies que l’on peut éviter ne puissent plus exister.

Selon M. Madden, le taux de mortalité maternelle atteint 1.355 pour 100.000 femmes en RCA, avec 50.000 naissances non assistées par an, notamment dans les régions en proie à la violence».

Toutes les préfectures confrontées à la violence en RCA peuvent désormais bénéficier d’un programme en faveur de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène grâce aux efforts de l’UNICEF qui a soutenu en 2007, des dizaines de projets nationaux liés à l’eau et concernant notamment la création et la restauration des puits pour les populations vivant dans le nord du pays, particulièrement affecte par le conflit.

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Nation
3 novembre 2008 1 03 /11 /novembre /2008 23:27






TSF a dépêché une équipe en République Centre Africaine pour soutenir l'action de l'ONG International Rescue Committee (IRC). Télécoms Sans Frontières va installer des liaisons radios HF afin de relier les bureaux d'IRC de Bangui à ceux de Bocaranga et Kaga-Bandoro situés respectivement à 400 km et 250 km de la capitale pour faciliter la coordination des opérations d'IRC. Des équipements radios seront également installés sur les véhicules de l'organisation principalement affectés aux deux bureaux provinciaux pour assurer la sécurité du personnel de l'ONG et faciliter la communication depuis les zones les plus isolées du pays.

IRC oeuvre auprès des populations déplacées et a lancé un programme pour réhabiliter 2 500 maisons pour les Centres Africains retournant dans leur village après avoir été déplacés pendant plus de deux ans. En 2004, des factions rebelles ont tenté de renverser le gouvernement entrainant des combats intenses avec l'armée et poussant des dizaines de milliers à fuir, notamment au Tchad. Suite à la signature d'un accord de paix l'an dernier, les déplacés ont commencé peu à peu à retourner dans leur village d'origine après avoir vécu dans des conditions extrêmement difficiles pendant plus de deux ans.

 Organisme: TSF Télécoms sans Frontières News Press 31/10/2008 16:40:00

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Nation
3 novembre 2008 1 03 /11 /novembre /2008 23:18




AFP 03.11.08 | 13h53

Les autorités de Centrafrique vont vacciner près de 200.000 personnes contre la fièvre jaune après la découverte d'un cas dans le sud-ouest du pays, a indiqué lundi l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

En août, un homme de 32 ans, du village de Ngotto dans la préfecture de La Lobaye, qui présentait des symptômes de grippe et de jaunisse a attiré l'attention des médecins. Des tests effectués à l'Institut Pasteur de Dakar, au Sénégal, ont confirmé qu'il était atteint de fièvre jaune.

"Il est vivant et se rétablit de sa maladie", a précisé l'OMS.

Suite à la découverte de ce cas, "il a été décidé de vacciner 183.992 personnes contre la fièvre jaune dans les quatre sous-préfectures de La Lobaye (Mbaiki, Mongoumba, Boda et Bogonda) et une partie de la préfecture voisine, La Sangha", a indiqué l'organisation.

La fièvre jaune est une maladie virale transmise par des moustiques, qui provoque de la fièvre, des douleurs musculaires, la perte d'appétit et des nausées.

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Nation
3 novembre 2008 1 03 /11 /novembre /2008 02:54

Flash Info

******

 

 

L'Union européenne et le Groupe ACP, suite à un appel d'offre international,

ont sélectionné l'Ambassadeur Guy Zounguere-Sokambi ( ancien Ambassadeur de la

République centrafricaine en Belgique) pour assurer la charge du Point focal

Afrique centrale à Bruxelles. 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
1 novembre 2008 6 01 /11 /novembre /2008 04:19



 

Le CADTM exhorte tous les créanciers du Nord à annuler totalement et sans condition la dette de la Centrafrique sans gonfler du même coup leur Aide Publique au Développement

 

Le 30 octobre dernier, la France a annulé 38 millions d’euros de dettes de la République centrafricaine, pays classé parmi les plus pauvres du monde et l’un des piliers de la Françafrique. Cette décision fait suite au feu vert donné par le FMI et la Banque mondiale pour accorder des allègements de dette à la Centrafrique, au titre de l’initiative PPTE (Pays pauvres très endettés) |1|. Mais cette annulation de dette par la France pose question car les bénéficiaires ne seront pas ceux que l’on croit.

Tout d’abord, cet allègement de la dette centrafricaine profite directement au gouvernement français qui ne tient toujours pas – depuis 1970 ! - sa promesse d’affecter 0,7% de son RNB (revenu national brut) à l’aide publique au développement (APD). En effet, les 38 millions d’euros annulés seront inscrits dans l’APD, qui est en net recul depuis quelques années. Malgré les promesses à répétition, l’APD française a baissé de 15,9 % entre 2006 et 2007, à l’instar de la plupart des autres pays de l’OCDE |2| ! Le président Sarkozy a même repoussé de trois ans cet objectif des 0,7% en l’inscrivant en 2015 au lieu de 2012, en violation de l’engagement de l’Etat français lors de la Conférence de Monterrey sur le financement du développement en 2002. On voit l’intérêt des pays créanciers à procéder à des allégements de dette pour gonfler artificiellement leur APD. Cette opération ne leur coûte rien puisqu’ils n’injectent aucun centime d’euro pour le développement des pays du Sud. De plus, elle détourne l’attention en cette période de crise économique mondiale où des centaines de milliards d’euros sont consacrés au sauvetage des banques privées. Pourtant, d’après un télégramme diplomatique |3|, la France prévoit des coupes nettes dans l’APD entre 2008 et 2009 : 49 millions d’euros pour l’Afrique de l’Ouest et 19 millions d’euros pour l’Afrique centrale. La France va donc récupérer d’une main le montant des maigres annulations de dette qu’elle aura accordées de l’autre.

Ensuite, cet effacement de dette par la France n’est pas un geste désintéressé et servira surtout les transnationales françaises implantées en Centrafrique. Il n’est pas sans contrepartie car tous ces allégements de dette sont assortis de conditionnalités imposées par le FMI et la Banque mondiale reprenant toujours les mêmes recettes néolibérales : promotion des cultures d’exportation au détriment des cultures vivrières, ouverture forcée des marchés nationaux sans protection pour les acteurs locaux, réduction des budgets sociaux, privatisations des secteurs stratégiques notamment dans l’exploitation des ressources naturelles. Ainsi, sont facilitées les activités de grandes entreprises occidentales, comme Areva qui pourra continuer à faire de juteux profits grâce à l’exploitation des ressources minières. En août dernier, Areva a d’ailleurs conclu un nouvel accord pour l’exploitation d’un gisement d’uranium qui ne rapportera à l’Etat que 12% des revenus |4|.

En revanche, cet allégement de dette ne sera en rien profitable en termes de développement humain. Les mesures imposées dans le même temps empêchent toute amélioration des conditions de vie de la population frappée durement par la crise alimentaire depuis de longs mois.

Pour le CADTM, il faut immédiatement mettre fin à la logique économique imposée par le FMI et la Banque mondiale qui perpétuent la mainmise des transnationales sur les ressources naturelles du Sud. Ces richesses appartiennent en réalité aux populations en vertu de la Déclaration sur le droit au développement adoptée par les Nations unies le 4 décembre 1986. La question de l’exploitation des ressources naturelles est cruciale et constitue souvent un facteur déterminant dans les conflits armés et dans la forte instabilité politique. Pour assurer le droit de tous les peuples à disposer d’eux-mêmes, l’annulation totale et inconditionnelle de la dette du tiers-monde est une étape indispensable. L’audit de la dette permettra alors d’identifier toutes les dettes odieuses, comme celles de la Centrafrique, et de les déclarer nulles. Rappelons que la Norvège a annulé en 2006 de manière unilatérale et inconditionnelle la dette de 5 pays en développement sans inscrire les sommes annulées dans son APD.

Le CADTM exhorte donc les créanciers du Nord à annuler totalement et sans condition la dette de la Centrafrique et de l’ensemble des pays du Sud, premier pas vers un changement radical de logique économique qui intègre enfin la donne sociale et environnementale.

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Economie
1 novembre 2008 6 01 /11 /novembre /2008 04:13





APA Bangui 2008-10-31 (Centrafrique) Le Commandant de la Force européenne (EUFOR) Tchad/Centrafrique, le général Jean Philippe Ganascia, a confirmé, vendredi à Bangui, la recrudescence de l’insécurité dans la préfecture de la Vakaga, à l’extrême est de la République centrafricaine.

«Ce sont les problèmes des coupeurs de routes au sens large, puisqu’il y a tellement d’armes qui circulent et, bien sûr, énormément de gens qui se transforment rapidement en coupeurs de routes», a-t-il expliqué au cours d’une conférence de presse.

Selon le général Ganascia, la tentation est d’autant plus grande de se transformer en coupeur de route que la présence des véhicules des humanitaires est importante dans la région.

«Les problèmes traditionnels et ancestraux de croisement entre les nomades et les agriculteurs» entretiennent également l’insécurité dans le nord est du pays, a-t-il indiqué, ajoutant qu’«une force étrangère ne pourra jamais régler ce genre de problème».

«Il appartient à l’Etat centrafricain de régler ce problème en tenant en compte des paramètres sociologiques», a estimé le général Ganascia.

Par ailleurs, le commandant de l’EUFOR a indiqué que la force européenne disposait de 21 hélicoptères pour le transport, la reconnaissance et l’attaque, afin de s’opposer à toute perturbation et menace majeure contre la population.

«La tâche actuelle de l’EUFOR va consister à entrer dans les travaux de planification, de relais et de transfert d’autorité à la Mission des Nations unies en République centrafricaine et au Tchad (MINURCAT) qui commence ses opérations le 16 mars 2009», a-t-il expliqué.

«L’EUFOR avait la vocation de n’être qu’une opération de transition d’un an», a-t-il dit, soulignant que les gouvernements centrafricain et tchadien, et le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki Moon, devront décider des effectifs de la force dans chaque Etat.

Selon le général Ganascia, l’EUFOR dispose sur les territoires du Tchad et de la RCA d’un effectif de quelque 3200 hommes en provenance de dix neuf pays membres de l’Union européenne (UE).

L’Albanie et la Croatie sont deux pays non membres de l’UE qui disposent aussi de troupes au sein de la force européenne qui doit recevoir au mois de novembre une centaine d’éléments en provenance de la Russie, avec quatre hélicoptères de transport, pour renforcer ses moyens aéro-mobiles, selon toujours le général Ganascia.

Le 25 septembre 2007, le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté à l’unanimité la résolution 1778 autorisant le déploiement d’une opération européenne dans l’est du Tchad et le nord-est de la République centrafricaine, afin de créer les conditions pour la reconstruction et le développement économique et social de ces zones.

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Nation
31 octobre 2008 5 31 /10 /octobre /2008 04:25

Par Louis Mesplé | Consultant photo | 30/10/2008 | 12H11






Avec sa dernière série "African Spirit", le photographe centrafricain Samuel Fosso atteint, dans ses derniers autoportraits en portraits célèbres d'africains ou d'afro-américains, le cœur de sa cible. Il quitte le registre de la dérision du modèle pour sa valorisation, ses clichés vivement colorés pour des photos en grave noir et blanc.

Un peu de son histoire...

Né en 1962 au Cameroun, il vit d'abord au Nigéria. Membre de l'ethnie ibo, pris dans l'enfer de la guerre du Biafra, il rejoint de la famille à Bangui. En 1975, à 13 ans, il ouvre un studio photo baptisé "Nationale" dans la capitale de la République centrafricaine.

En marge de ses travaux tournés vers une clientèle de voisinage pour laquelle il inscrit sur son comptoir "Vous serez beau, chic, délicat et facile à reconnaître", Fosso débute ses autoportraits avec un peu de sape et beaucoup de narcissisme.

D'après lui, c'est sa solitude et son face à face quasi exclusif avec l'objectif qui produit ces autoportraits répétés et différents. Les studios changent de noms : "Studio Gentil", "Hobereau", "Convenance", et chaque modification de noms correspond, à peu près, à des phases d'identifications ou d'étapes symboliques de son travail personnel.

En 1994, grâce au photographe français Bernard Descamp, les autoportraits de Samuel Fosso sont dévoilés lors des premières Rencontres de Bamako. Il cède à la mode culturelle tiers mondaine, qui l'a vite saisi, des images en couleurs vives de travestissement.

Il résiste dans ces séries où la mise en scène est très étudiée, glisse des caricatures sur "l'honnête homme des temps modernes" : l'homme d'affaires, le joueur de golf…

Les décors qu'il construit et devant lesquels il se produit sont inspirés du traditionnel studio africain. Sa maîtrise de plasticien à se représenter dans d'autres rôles culmine avec « Le Chef » (ci-dessus), image fort prisée du milieu de l'art contemporain.

... beaucoup de notre histoire

Cette photographie est sous-titrée: "Celui qui a vendu l'Afrique aux colons". Elle vise précisément Mobutu Sese Seko, homme lige de l'Occident en général, du gouvernement belge en particulier, ex-dictateur du Zaïre, responsable, entre autres, de l'assassinat de Patrice Lumumba (1961).

Cette œuvre est le repère frontalier de l'infléchissement d'une photographie de dérision critique, ludique vers des thématiques plus identitaires et politiques.

 

Cliquez ici pour voir le diaporama en plein écran

La série "African Spirit" est de cette veine. Samuel Fosso se transforme en ces hommes cultes du peuple noir, en doublure réaliste de ces héros africains ou nord américains. Cette quinzaine de grands tirages sont des répliques véridiques des portraits de ces personnages tels qu'ils demeurent dans l'imaginaire et la mémoire historique, dans leur voie iconique et légendaire :

Patrice Lumumba avant son meurtre, chemise blanche et fines lunettes

Mandela avant son emprisonnement

Aimé Césaire jeune intellectuel, au faite de sa protestation anticoloniale

Angela Davis et chevelure afro année 60

Martin Luther King orateur

Kwame Nkrumah le panafricaniste

Malcom X, copie de la fameuse photo d'Eve Arnold (1961)

Tommie Smith, le vainqueur du 200 mètres au JO de Mexico poing ganté, levé, sur le podium

Cassius Clay (Mohammed Ali) of course

Seydou Keita, le photographe, au temps où son studio de Bamako était célèbre, dans les années 70)

Toutes les photos, dans la galerie Jean Marc Patras (où il les a réalisées) sont légendées uniquement en ces termes : "Autoportraits African Spirits", suivi d'un numéro de code. Une mention nécessaire pour placer cette photographie dans le camp de l'art contemporain ? Faut ce qu'il faut...

On préférera voir dans ces portraits aux cartels laconiques la prédominance d'une histoire collective à des caractères individuels. De l'esclavage au "Soleil des Indépendances" :

- "Et Obama ?", s'enquiert naïvement un visiteur.
- "On verra plus tard", répond Samuel Fosso.

Photos reproduites avec l'aimable autorisation de la galerie Jean-Marc Patras

Samuel Fosso, African Spirits exposition à la galerie Jean-Marc Patras, 8, rue Sainte Anastase, Paris IIIe - jusqu'au 28 mars 2009 - Rens.: 01-42-72-23-88 - plan.

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
31 octobre 2008 5 31 /10 /octobre /2008 01:28

 



afin de permettre à ce pays de prétendre à l'initiative Pays pauvres très endettés (PPTE) et bénéficier d'autres réductions de dettes

 

BANGUI, 30 oct 2008 - La France a effacé 25 milliards de FCFA (38 millions d'euros) de dettes de la Centrafrique afin de permettre à ce pays de prétendre à l'initiative Pays pauvres très endettés (PPTE) et bénéficier d'autres réductions de dettes, ont annoncé jeudi les autorités centrafricaines.

"Nous demandons à nos partenaires de nous faire cette facilité" afin de bénéficier du statut PPTE, a expliqué à la presse Emmanuel Bizzo, ministre centrafricain des Finances, ajoutant que "la France a répondu positivement". "Nous entamons actuellement des réformes financières et structurelles dans les secteurs clés comme la forêt et les mines.

Si l'ensemble de ces réformes se comporte bien, nous pourrons atteindre le point d'achèvement et toutes les dettes de la Centrafrique seront annulées", a-t-il assuré. La Centrafrique a adhéré en 2006 à un programme du Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale en vue de cette initiative PPTE qui doit se terminer en 2009.

Sur la base de ce programme, un plan triennal lui a permis d'obtenir le réengagement de la Banque mondiale (BM) et de la Banque africaine de développement (BAD) en juin 2006. Selon une source proche du FMI, l'initiative PPTE doit lui permettre à terme de bénéficier d'une réduction de dette de 602 millions de dollars US (plus de 300 milliards FCFA) et l'annulation de la dette multilatérale pour environ 101 millions de dollars US (50 milliards FCFA).

La Centrafrique a déjà bénéficié de l'annulation de 9,9 millions de dollars US (près de 6 milliards FCFA) et du rééchélonnement de 26,2 millions de dollars (13,1 milliards FCFA) par le Club de Paris.

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Economie