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21 septembre 2009 1 21 /09 /septembre /2009 21:05





(Un Monde Libre.org 18/09/2009)


Si la vague d’essais démocratiques du début des années 90 a laissé entrevoir beaucoup d’espoir chez les peuples africains, force est de constater que les exemples probants d’alternance à la suite d’une élection libre et honnête demeurent rares (Ghana, Botswana). Même s’il ne s’agit pas d’une exclusivité africaine, les élections dans le continent noir sont souvent contestées et débouchent sur des vagues de violence (Kenya, Congo-Brazzaville, Gabon, etc.). Comment expliquer un tel phénomène ?

Afin de répondre à cette question, l’approche de l’économie des choix publics (Public Choice) semble pertinente. Dans cette approche, on considère qu’il n’y a pas d’Etat qui cherche l’intérêt général, mais seulement des hommes d’Etat (politiques et bureaucrates) qui se préoccupent en premier lieu de leur propre intérêt (recherche du pouvoir). Toujours dans cette approche, le processus des élections, est considéré comme un marché : les offreurs sont les hommes politiques et les demandeurs sont les électeurs. Contre les votes des seconds, les premiers échangent des promesses électorales dans des domaines spécifiques. Bien évidemment, pour que les résultats du scrutin soient admis par tous les participants, ces derniers doivent observer un certain nombre de règles relatives à la concurrence loyale, c’est-à-dire des règles qui garantissent le bon fonctionnement du marché politique. En conséquence, si les élections en Afrique sont souvent contestées c’est parce que les règles du bon fonctionnement du marché politique manquent ou lorsqu’elles existent elles ne sont pas respectées. De quelles règles s’agit-il ?

Qui dit marché politique dit échange entre les électeurs et les candidats, un échange qui ne peut avoir lieu sans le respect du droit de vote des premiers et du droit d’éligibilité des seconds. Malheureusement, les listes électorales sont souvent tripatouillées et le découpage électoral manipulé ce qui donne lieu à des listes fantaisistes et à des situations « coquasses ». A titre d’exemple, lors de la récente élection d’Ali Bongo, on a compté plus de 2 millions d’électeurs inscrits, alors que le pays ne compte qu’environ 1,4 million habitants. Par ailleurs, il a été relevé l’inscription sur les listes de personnes décédées et d’enfants. L’ingérence de l’appareil étatique, souvent au profit des candidats sortants, n’est pas autre chose qu’une violation du droit de vote des électeurs. Par conséquent, l’échange (l’élection) n’est plus bénéfique et la concurrence est faussée, ce qui explique le sentiment d’injustice des électeurs africains et par là-même les mouvements de violence post-électorale.

 Bien que les candidats soient de plus en plus nombreux à se présenter aux élections, notamment présidentielles, le candidat ne peut s’approprier totalement le fruit de son travail (campagne électorale) dans la mesure où son droit d’éligibilité est violé. En effet, les listes électorales sont souvent gonflées dans les zones partisanes du candidat de l’appareil étatique et dégraissées dans les zones hostiles. Cela va sans compter les intimidations, les menaces qui émaillent les scrutins. Ainsi, lorsque l’on viole le droit de vote ou d’éligibilité de quelqu’un la probabilité que celui-ci recoure à la violence augmente. Mais les violences post-électorales en

Afrique sont-elles une fatalité ?

Apparemment, il n’y a pas de raison a priori qui ferait que les africains soient violents par nature. Au fond, il s’agit d’un problème institutionnel dans la mesure où le règlement du contentieux dans les pays africains souffre du manque de règles et de mécanismes capables de trancher les litiges. Certes, les commissions électorales existent, mais la plupart du temps, elles se contentent de centraliser et d’annoncer les résultats sans aller au fond des choses. Leur indépendance est très limitée dans la mesure où en l’absence d’état de droit, et de séparation des pouvoirs, et avec un manque de moyens, la justice est trop dépendante du pouvoir en place pour aller à l’encontre des favoris de l’appareil étatique. Dès lors, la faiblesse de l’état de droit et l’absence d’une justice indépendante expliquent la méfiance des électeurs africains et donc leurs contestations violentes des élections.

Si les africains ont acquis une mauvaise image des élections, d’où leur méfiance, c’est parce que le processus de la compétition électorale a été faussé. On dit toujours que la concurrence profite aux consommateurs, en l’occurrence aux électeurs. Mais, comme les règles de la concurrence loyale n’ont pas été respectées les élections ont été souvent un moyen de contrôle des gouvernés par les gouvernants sans aucune réciprocité. Faute de choisir des personnes ou des programmes, les électeurs africains ont souvent été capturés par des entreprises de mobilisations ethno-régionales. L’instrumentalisation, par les politiciens, des identités locales et claniques a débouché sur des tensions électorales et dans de nombreux cas sur des violences, voire des guerres civiles comme au Congo-Brazzaville à partir de 1993.

Somme toute, la contestation des élections et la violence qui s’ensuit est un problème institutionnel de régulation de la concurrence politique : enregistrement des candidature des futurs élus, enregistrement des électeurs, le choix des emblèmes ou des symboles ainsi que des couleurs des partis politiques (en raison de l’analphabétisme des électeurs), accès aux médias et liberté de la campagne électorale, Les opérations du vote, du dépouillement des votes et de proclamation des résultats. La mauvaise gouvernance ne fait qu’accentuer ce problème de la régulation de la concurrence politique.

En conséquence, la prévention de la contestation électorale et la réhabilitation de la démocratie africaine passent par une réforme institutionnelle visant l’instauration et la consolidation de l’état de droit, de la justice et l’amélioration de la transparence de manière à protéger les droits de vote des électeurs comme les droits d’éligibilité des candidats.

Hicham EL MOUSSAOUI analyste sur UnMondeLibre.org


© Copyright Un Monde Libre.org

 

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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 23:53




Message de Martin ZIGUELE Président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) à l’occasion de la Journée internationale de la Paix du 21 Septembre 2009


          ****************************************************************

En cette journée du 21 septembre, la République centrafricaine s’associe à la Communauté internationale pour célébrer la traditionnelle de la Paix. A cette occasion, tous les Etat du monde, qu’ils soient en période de guerre ou de paix, se mobilisent en faveur de la paix, de la non-violence, et le cas échéant, d’un cessez-le-feu. Concrètement, aujourd’hui, dans aucun pays du monde, il ne devrait y avoir ni coup de feu, ni effusion de sang.

Aujourd’hui, le plus grand danger qui guette notre planète est la fabrication incontrôlée d’armes de guerre et surtout de destruction massive. De même, la prolifération d’armes nucléaires représente une menace pour l’humanité. C’est pourquoi nous devrions exiger de tous les gouvernements à mettre un terme à leur fabrication et à ceux qui en ont déjà fabriqué, de les détruire sans condition.

En tant que citoyen du monde, je soutiens fermement la lutte pour le désarmement et pour la non prolifération des armes nucléaires, car celles-ci ne détruisent pas seulement des supports ennemis, mais également tous les êtres vivants et leurs environnements.

En République centrafricaine, depuis plus d’une décennie, des conflits armés sont nés, en général pour tenter de faire prévaloir des intérêts personnels, catégoriels et égoïstes, occasionnant la mort de plusieurs milliers de nos compatriotes innocents et sans défense. Des centaines de milliers de Centrafricaines et Centrafricains fuyant des zones de conflits ont abandonné leurs maisons, leurs familles et leurs activités quotidiennes pour se réfugier dans la brousse à l’intérieur du pays, tout comme à l’extérieur du pays. Ils y vivent jusqu’à ce jour dans l’horreur la plus atroce : morsures par des bêtes sauvages et des serpents, manque d’eau potable pour la boisson et la cuisine, famines, maladies diverses sans possibilité de soins mêmes primaires, manque d’abris pour passer la nuit et accouchements des femmes dans la brousse dans des conditions animales. Toute catastrophe humaine est née d’une guerre sans nom et sans intérêt aucun.

Lors du Dialogue Politique Inclusif organisé en Décembre 2008 à Bangui, toutes les parties en conflit avaient pris l’engagement solennel de régler tout différend de manière pacifique. Des recommandations ont été adoptées en ce sens. Nous avons tous pris l’engagement solennel de les respecter et le gouvernement centrafricain s’est engagé à les appliquer.

Le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) appelle solennellement les mouvements politico-militaires et les organisations internationales impliquées dans le processus de désarmement, démobilisation et de réinsertion en Centrafrique de prendre toutes les dispositions utiles et nécessaires pour permettre à nos compatriotes des zones de conflits en particulier et au peuple centrafricain en général, de vivre en paix, dans la quiétude totale et en harmonie avec leur environnement.

Vive la Paix et que Dieu bénisse la République centrafricaine

Bangui le 21 septembre 2009

Martin ZIGUELE

Président du MLPC

 

 

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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 23:10




 

LE MONDE | 19.09.09 | 14h46  •  Mis à jour le 20.09.09 | 20h52

Washington Correspondante


George W. Bush détestait se rendre à l'ONU. Quand revenait, en septembre, le moment où le président des Etats-Unis, en tant que dirigeant du pays hôte, délivre le traditionnel discours d'ouverture de l'Assemblée générale, il s'efforçait de passer le moins de temps possible au siège de l'organisation. A l'ONU, il se faisait l'effet de "visiter un musée de cire", racontait récemment son ancien ambassadeur John Bolton.

Rupture oblige, Barack Obama se prépare à passer trois jours entiers à New York, jusqu'au jeudi 24 septembre, à l'occasion de la session annuelle des 192 pays membres des Nations unies. Il va déjeuner avec les chefs d'Etat africains, participer à une réunion du groupe des "amis du Pakistan", rencontrer les plus gros contributeurs de casques bleus et s'asseoir à la table du Conseil de sécurité avec le colonel Kadhafi... L'espace d'une séance, jeudi, il va même prendre la tête du directoire mondial.

"Les Etats-Unis ont radicalement changé le ton, le contenu et la pratique de leur diplomatie" à l'ONU, affirme Susan Rice, l'actuelle ambassadrice américaine à New York. Six ans après les durs affrontements au sein de l'organisation à propos de l'Irak, le président des Etats-Unis va diriger le Conseil de sécurité pour une session consacrée au désarmement et à la non-prolifération.

"Historique", selon Mme Rice, l'événement emprunte surtout au hasard du calendrier : il se trouve que les Etats-Unis président le Conseil en septembre, après le Royaume-Uni, en août, et avant le Vietnam en octobre. Mais la Maison Blanche n'a pas manqué de souligner que M. Obama sera le premier chef de l'exécutif américain à occuper le fauteuil présidentiel. Et l'image, probablement, restera. A un moment où M. Obama est en difficulté sur le plan intérieur, ses conseillers ont jugé utile de montrer le président à l'honneur à l'ONU.

M. Obama va prononcer son discours devant l'Assemblée générale mercredi. Après s'être adressé aux Européens (à Strasbourg), puis au monde musulman (au Caire) et aux Africains (à Accra), il entend "parler au monde", se réjouit l'association UNA-USA qui oeuvre à promouvoir l'image des Nations unies aux Etats-Unis.

Il va évoquer la nécessité de dépasser les querelles "recuites" depuis des décennies pour faire face aux défis communs que sont les épidémies, le changement climatique, la prolifération nucléaire.

Selon Mme Rice, il entend aussi, devant l'Assemblée générale, placer ses interlocuteurs devant leurs responsabilités. "On ne peut plus se permettre d'être immobilisés par les divisions Nord-Sud ou d'autres divisions traditionnelles qui empêchent une coopération internationale efficace. Tout le monde a des responsabilités. Les Etats-Unis guident de nouveau et nous souhaitons que d'autres se joignent à nous", affirme-t-elle.

Devant la presse, Mme Rice a détaillé à la Maison Blanche, vendredi, la nouvelle approche de l'administration. Plutôt que de traiter seulement avec les grands pays, elle entend rechercher aussi l'appui des plus petits, car "la moitié des membres de l'ONU ont moins de 10 millions d'habitants".

Depuis janvier, les Etats-Unis ont rejoint le Conseil des droits de l'homme, signé une convention internationale sur les droits humains, cessé de s'opposer à ce que soit mentionnée la Convention sur l'élimination des formes de discrimination contre les femmes, etc. Et Washington a payé ses arriérés à l'ONU, qui s'étaient accumulés de 2005 à 2008.

MULTILATÉRALISME

Côté résultats, M. Obama mise sur l'adoption - à l'unanimité - d'une résolution sur le désarmement. Faute d'une discussion sur l'Afghanistan, le seul dossier potentiellement porteur d'éclaircie est le Proche-Orient. M. Obama continue à espérer qu'il parviendra à tenir la rencontre envisagée avec le Palestinien Mahmoud Abbas et l'Israélien Benyamin Nétanyahou.

Sur le dossier iranien, la Maison Blanche a décidé d'annuler la réunion des chefs d'Etat du P5 + 1 (les membres permanents du Conseil de sécurité et l'Allemagne) qui devait se tenir en marge du sommet. Dans l'attente de la réunion du 1er octobre avec les Iraniens, deux rencontres de préparation sont prévues entre les ministres des affaires étrangères et les directeurs politiques.

M. Obama rencontrera aussi le président russe, Dmitri Medvedev, et Hu Jintao, qui est le premier président chinois à se rendre à l'Assemblée générale de l'ONU.

A New York, puis à Pittsburgh, au sommet du G20, les 24 et 25 octobre, M. Obama va pouvoir évaluer la disposition de ses interlocuteurs, alors que ses adversaires ne manquent pas de souligner, comme John Bolton, que le multilatéralisme ne lui a encore rien rapporté. Ce à quoi la Maison Blanche répond qu'elle a "planté le décor" de la nouvelle politique étrangère américaine et que Barack Obama est patient.

 

Corine Lesnes

 

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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 22:18




Général Antoine Gambi, ici avec des lunettes

Le député de Carnot et non moins émissaire de Bozizé pour certaines missions secrètes en Chine et dans les pays du golfe arabique (généralement business du diamant, armes et gros sous) - Ibrahim Aoudou Paco qui a fini par épouser en troisième noce une nièce à Bozizé, Annette Ngaibona - est dans le collimateur de certains fonctionnaires du ministère des affaires étrangères à Bangui et particulièrement du ministre de ce département lui-même. En effet le général Antoine Gambi, chef de ce département supporte de moins en moins les nombreuses missions parallèles que confie souvent Bozizé à Ibrahim Aoudou Paco qui n’arrête pas de sillonner ainsi les pays du golfe, Dubaï, Koweit, Doha, à la recherche désespérée de pétrodollars des émirs et princes de ces royaumes pétroliers.

C’est ainsi qu’Ibrahim Paco avait déniché il y a deux ans environs et même fait venir à Bangui un de ses marchands d’illusions pour un projet immobilier mirobolant pour la mise en valeur d’une valeur de près de 500 millions de dollars, de l’île des singes dans le fleuve Oubangui en face de la capitale Bangui. A ce jour, plus personne dans la bozizie n’ose encore parler de la faisabilité de ce mirage dont la pose de la première avait été faite avec tambours et trompettes par Bozizé lui-même. Quand Bozizé doit se déplacer dans une monarchie du golfe, Ibrahim Paco est systématiquement dans la mission précurseur à son voyage. Cette diplomatie parallèle n’est point du goût du ministre Antoine Gambi qui cependant, n’ose pas en parler à Bozizé dont il sait parfaitement par au demeurant que c’est lui le commanditaire des missions de Paco. Grâce à Centrafrique-Presse dont Bozizé est un fidèle lecteur, désormais, il est informé des états d’âme de son général de ministre des affaires étrangères.

Toujours côté diplomatie, à peine revenu de Chine, Bozizé repart le 24 septembre à Caracas au Venezuela pour le 2e sommet Afrique-Amérique du Sud prévu les 26 et 27 septembre sur l'île vénézuélienne de Margarita, à l'invitation du président Hugo Chavez. Bozizé a préféré se rendre à Caracas plutôt que d'aller à New York pour la 64ème Assemblée générale de l'ONU. Du coup, il fait aussi l'impasse sur le déjeuner que Barack Obama offre aux chefs d'Etat africains qui seront présents à New York en marge de l'ONU. C'est le premier ministre Faustin Archange Touadéra qui le remplacera, aussi bien dans la maison de verre qu'au repas de Barack Obama. Bozizé n'est plus en quête de représentativité, il peut donc snober les ricains. Maintenant, il va là où il peut essayer de grapiller quelque chose. A Caracas, qui sait, il peut dégoter quelques barils de pétrole à ce généreux Chavez....Les élections approchent en Centrafrique....

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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 21:56





             colonel Michel Sallé (le cocu)



Général Jules Bernard Ouandé,

 ministre de la sécurité publique
(le cocufieur)

  Le tristement célèbre et zélé colonel Michel Sallé, ancien ministre de l’intérieur et actuellement conseiller à la présidence a tenté de mettre fin à ses jours vendredi dernier. La raison avancée par l’auteur de la tentative : il aurait été cocufié par un autre officier, l’inénarrable et pittoresque général Jules Bernard Ouandé, non moins actuel ministre chargé de la sécurité publique. Ces deux officiers Faca sont bien connus à Bangui pour leur penchant obsessionnel pour la gente féminine.

Pour un officier supérieur, on aurait pu s’attendre à ce que Michel Sallé fasse usage de son arme de service pour commettre un homicide sur la personne de celui qui l'a fait cocu si vraiment il voulait passer pour un héros au lieu de vouloir quitter ce bas monde. Mais au lieu de cela, il a eu tout bêtement recours à un produit raticide dont il n’a pas dû absorber une quantité suffisamment importante pour en succomber.

Donc sa tentative de suicide a échoué car ses proches ont eu le temps de le conduire de toute urgence en milieu hospitalier où on a fini par le sauver. Si les raticides ne tuent pas, il ne reste plus que le ridicule...Pour des gens qui se disent des officiers, c'est tout simplement pitoyable et pathétique... 

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19 septembre 2009 6 19 /09 /septembre /2009 20:54




 

APA Bangui 19-09-2009 (Centrafrique) L’ancien président burundais, le major Pierre Buyoya, a estimé, samedi à Bangui, que le débat concernant un article qui se trouverait dans le projet du code électoral promulgué sous une forme non appropriée, est une des questions que les Centrafricains devraient résoudre rapidement.

« Ce n’est pas une question de fond mais c’est une question de forme », indiqué M. Buyoya, dans une déclaration à la presse au terme d’une visite d’évaluation sur les préparatifs des élections de 2010 et les recommandations du Dialogue politique inclusif (DPI) dont il a eu à présider les travaux.

Concernant les divergences sur la désignation des membres de la Commission électorale indépendante (CEI), il affirmé que « c’est une question qui n’est pas fondamentale ».

« Les Centrafricains devraient la résoudre rapidement pour que la CEI soit opérationnelle », a-t-il dit, ajoutant que la CEI est le partenaire privilégié des bailleurs de fonds pour le financement des élections.

Au cours de sa visite d’une semaine, l’ancien président du DPI a rencontré la classe politique, la société civile, les groupes politico-militaires, la majorité présidentielle, le président de l’Assemblée nationale, le président du comité de suivi des recommandations du DPI ainsi que le président de la République François Bozizé.

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19 septembre 2009 6 19 /09 /septembre /2009 20:52




samedi 19 septembre 2009 Congopage.com

 

53 Congolais périrent dans l’attentat

L’histoire doit retenir entre autres dates, celle du 19 septembre 1989 qui fit exploser l’avion UTA du DC10, parti de Brazzaville via Ndjamena. Au dessus du désert du Tennéré entre le Tchad et le Niger, ce fut l’explosion. 171 victimes furent déplorées. Parmi elles : 53 Congolais.

Tels sont les écrits qui surplombent le mémorial de la stèle érigée par Sassou Nguesso comme pour mieux se moquer de ses victimes. Cette hécatombe, restera-t-elle impunie ? Voila que 20 ans plus tard l’indécence pousse avec culot le barbare à solliciter le plébiscite des congolais qu’il n’arrête pas d’endeuiller à tout champ. « En mémoire des victimes du terrorisme international dans le vol UTA Brazzaville – Ndjamena – Paris du 19 septembre ».

Voici la liste des malheureuses victimes congolaises

1 - Pambou Antoine Nicole

2° Berzo Louvouézo Etienne

3° Manza Nicolas Etienne

4° Bokamba Yangouma Myriam Michelle

5° Boukolo Philippe

6° Boungou Balendet Lazare

7° Brazza Gérard André Nicolas

8° Dabira Drius

9°Edouarna Gaena Rock

10° Gaena Ambi Ferdinand

11° Guyet Omba Hortense

12° Hombessa Matouba André

13° Ikias Fleuri le Prince

14° Ikounga Lie Médard

15° Kangou Aucrène Marlène

16° Kenzo Kitombo Alphonsine

17° Kenzo Kintombo Missamou

18° Loemba Gomir Olivier

19° Loukanou Arsène

20° Mikita Gambou Jacques

21° Malanda Foundout Christelle

22° Malanda Jean

23° Mangatanie Appolinaire

24° Manthelot Bahambana Bernard

25° Matondo Germain

26° Mavoungou Dominique

27° Mavoungou Célectine

28° Mbouandji Barnabé

29° Mbouandji Bouanga Bérenice

30° Mbouandji Lassy

31° Mbouandji Maud

32° Mbouandji Nicolas

33° Miayoukou Samuel

34° Missitout Oxane

35° Matondo Marie José

36° Moutinou Kangou Monique

37° Moutinou Mavoungou Germaine

38° Mpého Ikolo Jeannette

39° Ndéli Dominique

40 °Ngakegni samuel

41° Ngoma Mitouwidi Mboukou Jeanne

42° Niazaire Blanche Colombe Lydie

43° Eyembatola Ockh Edmonde

44° Okongna Samba Patricia Eugènie

45° Pambou Olivier

46° Pambou Priscila Marie France

47° Tadissa Abraham

48° Tombet Moukouela Mbouandji S

49° Totokolo Mianzila Olga

50° Vouka Alam Loziz

51° Zoba Baweti Vouka Michelle

52° X

53° X

Le contexte politique de cet attentat

En 1974, le Président Marien Ngouabi confronté à une crise aigüe effectuera un voyage qui le conduira dans les pays du Golf notamment au Koweit, en Irak, au Quatar pour terminer en Lybie. Partout, il sollicite auprès des dirigeants de ces pays une aide financière. Il a besoin d’argent frais pour faire face à une situation financière dramatique. Le Président Khadafi lui en propose mais le conditionne par sa conversion à l’Islam et par l’adhésion à sa doctrine dont le petit livre vert constitue le bréviaire.

Le Président Marien Ngouabi opposa un « non » catégorique au leader Khadafi. Dans les années 1980, des bombes explosent à Brazzaville. Les attentats inédits créeront un grand émoi dans l’opinion congolaise peu habituée à ce genre d’actions terroristes dans un pays réputé pour sa douceur de vivre.

Le premier attentat, sera revendiqué par un mystérieux « Groupe Action Armée Patriotique ». Le second restera anonyme.

Maintenant qu’il se dit opposant, que Ngoulondélé, en tant que Directeur incontesté et incontestable de la Forte Sécurité d’Etat nous dise comment les Bombes se sont embarquées toutes seules pour se retrouver dans l’avion le 19 septembre 1989, alors qu’en tant Directeur incontesté, il était sensé savoir ce qui se tramait soit sur son dos, soit avec lui ? Mon Général accusé, répondez ! ) Ici comme en 1978, les vrais coupables courent toujours dans la nature pendant que le pouvoir s’acharne contre des innocents. Ernest Claude Ndalla dit Graille qui est désigné comme l’un des cerveaux pensant de cette affaire est un marxiste pur et dur, membre du gouvernement de Alphonse Massamba-Débat ; ancien Ambassadeur du Congo en Chine populaire en 1966, il est l’un des fondateurs avec Marien Ngouabi en 1969, du Parti congolais du Travail (PCT) dont il sera le premier Premier secrétaire. Son nom était associé au coup d’Etat manqué de Anges Diawara contre le Président Marien Ngouabi le 22 février 1972. Il sera condamné à mort, emprisonné et libéré en 1975. Après l’assassinat en 1977 du Président Marien Ngouabi, il est accusé de complicité, condamné à mort par contumace et emprisonné jusqu’en 1979 où il bénéficie, comme la plupart des prisonniers politiques congolais, de l’amnistie consécutive à l’arrivée au pouvoir du colonel Sassou Nguesso. (trois fois condamné à mort dans sa vie, il me dira au sortir des séances de la Conférence Nationale Souveraine en 1991 à Brazzaville : « que la mort ne voulait pas de lui dans son royaume »

En même temps, furent arrêtés le capitaine Bikinkita Philippe frère de Bernard Kolélas le Maire de Brazzaville, Chef de l’Opposition. La cour révolutionnaire de justice ( une juridiction d’exception) était composés des juges tels que : Michel Ngakala, (vice Président de la Cour, cousin de Sassou Nguesso) et d’autres magistrats tous originaires du Nord de la République à trois exceptions près : Charles Madzou, Alexis Ngabou et Placide Lenga, Commissaire du Gouvernement.

C’est dans cette atmosphère plus ou moins tendue et délétère qu’intervient le 19 septembre 1989 ? Le DC 10 UTA, parti de Brazzaville explosa dans le Tennéré après avoir fait escale à Ndjaména ave171 passagers à bord.

Rappelons nous que dans cette même période, à l’euphorie qui a suivi le boom pétrolier, succéda une crise sans précédant au Congo. Les fonctionnaires accusant de longs mois de retard, les Etudiants ainsi que les retraités. Mais comment résister aux avances de Kadhafi qui propose des espèces sonnantes et trébuchantes ? Pourquoi on ne l’aiderait pas à « punir » la France ? Le panafricanisme aidant ! Contrairement au Président Marien Ngouabi qui, en 1974, refusa de satisfaire les lubies du Chef Libyen, Sassou, lui, accepta les compromissions

A l’opposé, Kadhafi aime bien ce genre de personne qui s’achète à vil prix. Dès lors, Sassou, devient l’auxiliaire et le soutien actif du mythomane libyen dans son aventurisme au Sud du Sahara. QUAND LA LYBIE CHERCHAIT A CHATIER LA France : CONTENTIEUX : LA BANDE D’AOUZOU. Un réseau de terroristes installés à Brazzaville au Congo est mis à nu par un Opposant Centrafricain qui accuse nommément les Services secrets Congolais à la tête de laquelle se trouve le cousin direct de Sassou Nguesso, M. Camille OKO, (coiffé tout ça par un grand Colonel pas encore Général : NGOUOLONDELE, d’être mêlés de près ou de loin aux activités terroristes qui secouent l’Afrique centrale. Avec une assistance manifeste de la Libye, épaulés sur place par les autorités Congolaises au plus haut niveau de l’Etat.

Terrorisme qui opposera les autorités congolaises à celles du Tchad et de la Centrafrique qui accusent sans rechigner et sans retenue les autorités congolaises qui ne s’en défendent pas d’ailleurs. Entretenir du terrorisme étatique et surtout animer la subversion internationale ? tels sont les désidératas et déclarations qui sortent de la bouche des autorités Tchadiennes et Centrafricaines.

En 1983 le Président Hissen Habré, commentant l’explosion survenue à bord d’un avion d’Air Afrique sur le Tarmac de l’Aéroport de Ndjaména (déjà), n’eût-il pas des mots très durs à l’encontre des autorités congolaises en qualifiant Brazzaville de « capitale de la subversion en Afrique centrale » ? C’est un autre précédent !

Et voici en exclusivité trois procès verbaux qui en disent long sur l’implication des Services secrets congolais, de la collusion avec les autorités Libyennes dans les différents attentats qui ont secoué l’Afrique centrale de 1980 à 1989

Cour d’Appel de Brazzaville …………………………………………. Tribunal de GRANDE Instance De Brazzaville ……………………………………………. Parquet N°C/1/C-96 Procès verbal (Document N°1) L’an mil neuf cent quatre vingt seize et le 22 Novembre à 11 h 45. Devant nous KITOKO-NGOMA, Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Brazzaville, Etant notre Cabinet sis au Palais de Justice de Brazzaville,

Mandons et entendons la personne ci-après qui nous fait la déclaration suivante :

Je me nomme GOUANDJA Claude Richard, je suis de nationalité Centrafricaine, je suis né le 3 Avril 1952 à Bangui, je suis Statisticien, je suis père de 12 enfants, je suis domicilié 802 rue Mpouya à Ouénzé Brazzaville. J’ai vécu au Congo de 1974 à 1990 en qualité d’exilé politique. Je représentais le Front Patriotique pour le Progrès qui est le principal Parti de l’Opposition en Centrafrique. Et dans le cadre de mes contacts, j’ai eu à m’entretenir avec le Colonel Kadhafi auprès de qui, j’avais sollicité une aide dans le cadre de nos activités politiques. Il avait ordonné à ses Collaborateurs de m’aider mais curieusement, ces derniers m’ont demandé de revenir sur Brazzaville. Ils devraient me remettre l’aide en question vers la fin de l’année 1986. Ces émissaires sont arrivés à Brazzaville pour me contacter et ont conditionné cette aide à des actions terroristes.

Principalement, ils m’ont proposé d’engager des actions des actions en direction de la République Centrafricaine où je devais mettre des explosifs à certains endroits stratégiques et la seconde proposition serait une action punitive en direction de la France. Il m’a été demandé de recruter quelqu’un au niveau des bagagistes d’Air Afrique qui devrait mettre dans les soutes d’un avion d’UTA- Air France un cageot de fruits contenant une bombe. Par mesure de prudence, j’avais accepté de faire cette mission et j’ai reçu des explosifs à cet effet au niveau de l’Ambassade de la Libye à Brazzaville que j’avais remis par la suite à M. OKO Camille qui fut à l’époque Directeur de la Contre Intelligence au niveau de la Sécurité d’Etat du Congo. En ma présence, un rapport verbal a été fait par OKO Camille au Président de la République Dénis Sassou Nguesso qui l’avait exigé. A la demande de M. OKO Camille, je lui ai remis le lendemain un rapport circonstancié qui devrait être transmis au Président de la République, Dénis Sassou Nguesso, qui l’avait expressément demandé. Ce qui fut fait et depuis lors, je n’ai plus eu d’information sur la suite de l’Affaire qui était pourtant grave. Et deux ans plus tard en 1989, un avion DC10 d’UTA, parti de Brazzaville explosa en plein vol dans le désert du Tenneré. Curieusement et pathétiquement, c’est dans les mêmes conditions comme décries par moi auprès de OKO Camille et contenu dans le rapport exigé par le Président Dénis Sassou Nguesso que s’opéra l’Attentat.

Je n’avais jamais été entendu par la Justice congolaise alors que le Congo avait mis en place une commission d’enquête. C’est en 1991 que j’ai reçu le Juge Bruguère chargé d’instruction qui était venu m’interroger au Canada où j’avais été expulsé par les autorités Congolaises. Le Canada était devenu mon nouveau pays d’installation et c’est là, dans la cadre de la Commission rogatoire à titre de témoins que je fus entendu.

Ce magistrat m’avait révélé qu’il était tombé sur un document dans lequel j’étais cité et c’est pour cette raison qu’il s’était tourné vers moi. J’ai été surpris parce qu’en réalité, je n’ai jamais été entendu à Brazzaville. Dans le cadre de cette même affaire, j’ai été entendu par le F.B.I qui m’avait même présenté des explosifs qu’ils auraient ramenés du Congo et qui leur seraient remis par OKO Camille, lesquels explosifs lui avait été remis par moi. En réalité, il ne s’agissait pas des mêmes explosifs que j’avais remis à M. OKO Camille. Ceux-là étaient différents de ceux remis à moi par les autorités Libyennes. …….S.I.R…..Les Libyens s’appelaient Saïd, il était Ambassadeur de la Libye et le Premier Conseiller de l’Ambassade dont j’ignore le nom. Il eut aussi Daoud qui avait ramené les explosifs et il est membre de la MATHABA qui est le « Centre International de Lutte contre l’Impérialisme, le Colonialisme et le Sionisme » Il y avait avec eux un métis qui devait être artificier parce qu’il m’expliquait le maniement des explosifs. …………..S.I.R.. Ces explosifs m’avaient été remis à l’Ambassade de la Libye. Mais je n’ai jamais reçu l’aide promise parce qu’il fallait d’abord entreprendre les actions terroristes. …………….S.I.R…Je n’ai jamais été relancé par les Libyens parce qu’un mois après avoir remis les explosifs à M. OKO Camille, j’avais été arrêté par la sécurité d’Etat sans aucun motif d’inculpation. Je suis resté en détention pendant quatre mois et quand je me suis adressé au Directeur de la Sécurité d’Etat, il m’a dit que c’était pour ma sécurité que j’avais été arrêté.(curieuse réponse !) ………….S.I.R. J’ai été libéré grâce à l’intervention de mes amis politiques comme le Président Thomas Sankara qui était intervenu personnellement auprès du Président Dénis Sassou Nguesso et à ma sortie, il m’avait été demandé de quitter le Congo sous quarante huit heures et c’est pour cette raison que je me suis installé au Canada. ………….S.I.R. Je suis resté au Congo jusqu’en juillet 1990 parce qu’il fallait négocier un pays d’asile. Donc en 1989 quand a lieu l’Attentat du DC10 UTA, je me trouvais encore à Brazzaville. …………..S.I.R. A ma sortie de la Sécurité d’Etat, je n’ai jamais été contacté par les Libyens. ……………..S.I.R. Je fais ces révélations maintenant parce qu’il fallait bien rétablir et reconstituer la vérité. …………..S.I.R. Je n’ai plus rien à déclarer. ………………Lecture faite de ces déclarations, l’intéressé persiste et signe avec nous le présent procès verbal. Pour le Tribunal de Grande Instance Le Procureur de la République Kitoko –Ngoma Magistrat.

Fait à Paris le 30 mai 2009. Maître Tony Gilbert MOUDILOU Président de l’A.E.D.R.A, Membre du MCDDI

Documents joints

53 Congolais périrent dans l’attentat (JPEG - 64.7 ko

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nécrologie
19 septembre 2009 6 19 /09 /septembre /2009 20:42




 

 

 

NAIROBI, 18 août 2009 (IRIN) - Des conflits ethniques dans le nord-est de la République centrafricaine (RCA) et les activités des rebelles ougandais dans le sud-est du pays ont entraîné le déplacement interne de milliers de personnes qui se retrouvent sans nourriture, protection ou abri, selon un responsable des Nations Unies.

 « [Il y a eu] une recrudescence des violences ethniques dans la région de Vakaga, dans le nord-est du pays, en particulier entre les Goulah et les Karah. Ces affrontements ont poussé d’autres personnes à quitter la région, et pour certains, à se réfugier au Tchad », a indiqué Nick Imboden, chargé de la gestion de l’information auprès du Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) en République centrafricaine.

« La situation se détériore depuis plusieurs mois, avec de fréquents affrontements, des victimes et des maisons incendiées », a-t-il ajouté.

Depuis le début de l’année, environ 18 000 personnes se sont réfugiées au Tchad. Certains fuient les affrontements entre les forces du gouvernement et les rebelles, d’autres tentent d’échapper aux accrochages interethniques.

Récemment, Catherine Bragg, Coordonnatrice adjointe des secours d’urgence des Nations Unies, a qualifié la situation humanitaire en République centrafricaine d’« unique ». Le pays est le deuxième sur la liste des pays les plus pauvres du monde après la Sierra Leone.

Les institutions gouvernementales sont « quasi absentes » à l’extérieur de Bangui, la capitale, les forces de sécurité, très faibles, l’insécurité, permanente, et les groupes rebelles semblent se satisfaire de la situation et n’avoir aucun agenda spécifique, a ajouté Mme Bragg, qui est également Sous-secrétaire générale aux Affaires humanitaires, en s’adressant à des journalistes à New York
.

 En juin, plus de 600 foyers ont été brûlés et 3 700 personnes ont été déplacées à la suite de violences ethniques à Birao (également dans la région de Vakaga), quelque 1 200 kilomètres au nord-est de Bangui.

 D’après Sitta Kai-Kai, représentante du Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations Unies en RCA, le nombre de déplacés à Birao a plus que triplé depuis les récentes attaques. En août, le PAM a distribué ce qui lui restait de vivres pré-positionnés à 14 000 personnes, incluant des personnes déplacées et des populations locales.

« La saison des pluies rend les routes pour accéder à Birao difficiles, voire impraticables », a-t-elle ajouté. « Le PAM cherche d’urgence 500 000 dollars pour organiser un pont aérien afin de répondre aux besoins de ces populations en septembre et reconstituer les stocks épuisés qui ne peuvent être acheminés par la route ».

Attaques de la LRA

 Dans le sud-est du pays, plus de 1 000 habitants des régions voisines se sont temporairement installés à Obo, dans l’extrême est de la RCA, suite à des attaques des rebelles ougandais de l’Armée de résistance du seigneur (LRA) sur Goubéré (cinq kilomètres au nord-ouest d’Obo) et Ligoua (20 kilomètres au sud-est d’Obo), selon les autorités locales.

On rapporte que 100 autres villageois de Ligoua sont accueillis dans des familles à Obo.

« Les attaques de la LRA sont incessantes. On rapporte chaque semaine de nouveaux incidents. Ils ne sont pas majeurs, mais fréquents », a indiqué M. Imboden
.

Environ 2 000 personnes déplacées et réfugiés de la RDC vivent dans la région d’Obo, mais il est probable que d’autres vont y affluer. « Le problème [à Obo], c’est qu’il n’y a pas beaucoup d’organisations humanitaires. C’est pourquoi nous n’avons pas pu mener une évaluation adéquate de la situation », a-t-il poursuivi.

Les Nations Unies planifient la mise sur pied d’une mission inter-agence de deux semaines afin de distribuer de l’aide et d’évaluer la situation, a-t-il ajouté. A l’heure actuelle, COOPI et ACTED sont les seules ONG internationales présentes sur place.

Les rebelles de la LRA ont fui leurs bases en RDC pour la RCA et le sud du Soudan après avoir été la cible d’interventions militaires.

Déplacement de population dans le nord-ouest

En 2007, les combats, en particulier autour de Paoua, dans le nord-ouest du pays, ont entraîné un déplacement de population à grande échelle. Plus de 100 000 réfugiés ont fui au Tchad et au Cameroun et 100 000 autres personnes se sont installées dans la brousse.

Pour l’instant, la paix se maintient dans cette région et il n’y a pas eu d’attaques majeures récemment. Les habitants craignent toujours de retourner chez eux malgré la signature, en 2008, d’un accord de paix entre les rebelles qui contrôlent la région et le gouvernement, puis la formation, en janvier, d’un gouvernement d’union nationale.

D’une manière générale, la situation en RCA a été aggravée par le déclin économique des zones minières du sud-ouest du pays. Selon le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), la RCA a été plus rapidement et plus fortement affectée par la crise économique mondiale que la plupart des autres pays africains.

 « Outre les rebelles dans le nord du pays, l’agitation sociale potentielle dans le sud pourrait définitivement freiner les fragiles progrès que le pays a faits depuis l’élection démocratique de 2005 », a indiqué le 12 août la Humanitarian and development partnership team (HDPT) en RCA.

Selon M. Imboden, les élections prévues pour 2010 risquent d’aggraver les tensions existantes. « [L’an dernier], nous étions plutôt optimistes, mais 2009 nous a démontré que nous avions tort : il y a eu des tensions entre les rebelles et la population dans le nord-ouest, de plus en plus d’affrontements interethniques dans le nord-est et l’apparition d’un nouveau groupe rebelle ».

Le nouveau groupe, la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), a été créé début 2009 et a installé son quartier général sur la route entre Ndele et Ngarba [le long de la frontière tchadienne], dans le nord-est.

 Plus tôt cette année, la CPJP a affronté les forces du gouvernement, obligeant des civils à quitter la région et même, pour certains, à se réfugier de l’autre côté de la frontière à Daha, dans le sud du Tchad. Depuis, c’est l’impasse, et les premières tentatives de médiation du gouvernement doivent encore être acceptées par la CPJP.



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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
18 septembre 2009 5 18 /09 /septembre /2009 18:30




APA Bangui 2009-09-18 16:53:30 (Centrafrique) Le président centrafricain François Bozizé a procédé jeudi à l’inauguration du deuxième immeuble de l’école internationale centraficano-turque à Bangui, en présence notamment de l’ambassadeur de Turquie en Centrafrique avec résidence en République démocratique du Congo (RDC), Ozyildz Hassan Mehmed.

Le bâtiment comprend cinq appartements abritant des salles de classe dont 16 sont dotées de matériels de laboratoire et d’outils informatiques pour 250 élèves.

Le Directeur générale de l’établissement, M. Zubeyir Gumus, a annoncé que l’année scolaire 2010 verra la construction à Bangui d’un troisième immeuble scolaire et d’un quatrième immeuble scolaire à Berbérati, à l’intérieur du pays.

«Nos projets éducatifs ne se limitent pas seulement à Bangui la capitale», a-t-il dit.

Le ministre centrafricain de l’éducation nationale, M. Ambroise Zawa, a loué les actions l’école internationale centrafricano-turque, un établissement créée en 2004 dont les effectifs s'élèvent actuellement à 500 élèves, à raison de 19 par classe.

Cinquante enseignants dont 12 de nationalité turque, sont employés dans l'établissement qui a consenti un investissement de deux milliards de FCFA pour construire
les deux immeubles abritant ses locaux dans la capitale centrafricaine.

 

 

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18 septembre 2009 5 18 /09 /septembre /2009 14:50




 

Source: Nouvelles de l'Agence Xinhua


BANGUI, Sep 18, 2009 (XINHUA) –L’OIF effectue une mission en République centrafricaine en vue de la consolidation du processus de paix. La mission de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) est conduite par l'ancien président du Burundi, Pierre Buyoya.

Au cours de la mission de trois jours qui devrait se terminer le vendredi, la délégation de l'OIF évalue la réalisation des recommandations formulées au cours dialogue politique inclusif à Bangui, du 8-20 Déc 2008 et les préparatifs de la présidentielle et des élections législatives prévues pour 2010.

Après des entretiens avec le premier vice président de l'Assemblée nationale, Pierre Abraham M'bokani, l'ancien président du Burundi a dit que la rencontre a été satisfaisante. Il a également rencontré Cyriaque Gonda, ministre d'État chargé de la communication, la réconciliation nationale et le suivi de l'accord.

La mission est arrivée en République centrafricaine où le processus électoral a été bloqué en raison du refus par certains partis politiques de participer à la formation de la Commission électorale indépendante, l'organe qui doit  préparer et organiser les prochains scrutins.

La République centrafricaine a connu une série de coups d'Etat et de révoltes depuis son indépendance vis à vis de la France en 1960. En dépit de ses richesses et ressources, bois, or, diamant, l'uranium, le pays est classé comme l'un des plus pauvres du monde en raison de l'instabilité.


NDLR : Il faut s'interroger sur l'efficacité de ces multiples et couteuses missions de Pierre Buyoya et l'OIF à Bangui. On aimerait bien savoir combien est-il payé pour faire tout cela. Une fois qu'il repart, Bozizé fait ce qu'il veut en attendant son prochain retour et on tourne ainsi en rond. Il faut bien que ce cirque puisse s'arrêter un jour.
 

 

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