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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 20:33




 

La Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP) a transmis, depuis le mois d'août 2009,  par l'entremise du Sultan de N'Délé, les propositions de sortie de crise au Gouvernent de Bangui. Au lieu qu'il s'attelle à ouvrir les négociations, il persiste dans l'erreur de logique de guerre.

Ainsi, ce matin à 7h 22, nos positions ont été prises pour cible par les Forces gouvernementales. Nous avons tout de même riposté militairement. Le bilan s'élève à 58 morts dans les rangs des Forces gouvernementales dont 4 officiers y compris le Commandant de détachement et 3 véhicules. La CPJP, quant à elle, déplore la mort de 8 de ses camarades combattants. Ces attaques ne contribueront qu'affaiblir davantage et inutilement le pays en raison des ressources humaines, financières et matérielles considérables déployées par le Gouvernement.

Enfin, le Conseil Politique de la CPJP invite, une fois encore, les Forces Armées Centrafricaines, à faire l’économie de leurs vies pour de futures nobles missions dans l’intérêt de la Nation, et non au service du régime clanique et prédateur du Président BOZIZE.

 Fait au Camp de la Liberté, le 08 décembre 2009

Pour le Conseil politique,

Le Secrétaire Général, Porte-parole


Assan M’bringa Togbo

 
NDLR : Tant que ces escarmouches se déroulent à plus de 500 km de la capitale Bangui, tout porte à croire que Bozizé s'en fout éperdument. Il n'a manifestement aucune intention de négocier quoi que ce soit avec la CPJP dont il semble bien que ce soit Charles Massi qui est à la manoeuvre dans les coulisses quand bien même son nom ne figure plus dans le nouvel organigramme officiel de ce mouvement.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 12:37




APA-Yaoun­dé (Ca­me­roun) Le chef de l’Etat ca­me­rou­nais, Paul Biya, a dé­non­cé l’in­té­gra­tion sous-ré­gio­nale de l’Afrique cen­trale « qui avance avec une sage len­teur ».

S’ex­pri­mant lundi soir à Yaoun­dé, à l’oc­ca­sion d’un dîner of­fi­ciel of­fert à son ho­mo­logue cen­tra­fri­cain, Fran­çois Bo­zi­zé, en vi­site au Ca­me­roun, il a ap­pe­lé à sur­mon­ter les dif­fé­rences entre Etats, « qui ne sont très sou­vent que la sur­vi­vance du passé ou des égoïsmes ».

« Iso­lés, nous res­te­rons faibles ; unis, nous mul­ti­plie­rons nos forces », a-t-il dé­cla­ré, pro­met­tant sa contri­bu­tion pour une com­mu­nau­té forte en Afrique cen­trale.

Son hôte, pour sa part, a sou­hai­té que l’Afrique cen­trale puisse être une mai­son com­mune plus so­lide, sou­hai­tant la fin de la dis­per­sion des forces qui ne peut être qu’un fac­teur de fai­blesse.

Pour lui, le défi re­lève d’une simple ques­tion de vo­lon­té en vue de créer une com­mu­nau­té forte et dy­na­mique.

Abor­dant le volet bi­la­té­ral, Paul Biya a salué le ren­for­ce­ment des re­la­tions fra­ter­nelles entre les deux pays voi­sins à la lu­mière des ter­ribles épreuves qu’à connues la Cen­tra­frique il y a quelques an­nées.

Il a fé­li­ci­té son in­ter­lo­cu­teur pour avoir mené le dia­logue po­li­tique in­clu­sif ayant conduit à des ac­cords entre le pou­voir et les mou­ve­ments re­belles.

Il a pro­mis que le Ca­me­roun conti­nue­ra à ap­puyer ce pro­ces­sus de ré­con­ci­lia­tion à tra­vers des mis­sions de sé­cu­ri­té et de paix.

« Votre sé­cu­ri­té et votre sta­bi­li­té sont aussi les nôtres. Cela nous oblige à une concer­ta­tion per­ma­nente, y com­pris dans le do­maine de la cri­mi­na­li­té trans­fron­ta­lière », a-t-il in­sis­té.

M. Biya a sou­hai­té une re­dy­na­mi­sa­tion de toutes les formes de concer­ta­tion, no­tam­ment à tra­vers la Com­mis­sion mixte dont la der­nière ses­sion re­monte à 2002, et a pro­mis une so­li­da­ri­té plus agis­sante, entre autre à tra­vers l’ac­cueil des étu­diants cen­tra­fri­cains, l’ex­ploi­ta­tion mi­nière et fo­res­tière et le tra­fic rou­tier dont le Ca­me­roun consti­tue la porte d’en­trée et de sor­tie ma­ri­time de son voi­sin.

Fran­çois Bo­zi­zé et Paul Biya avaient eu un tête à tête quelques heures plus tôt au pa­lais pré­si­den­tiel, après son ar­ri­vée en mi-jour­née qui a elle-même été pré­cé­dée de la dis­per­sion par la po­lice de quelques ac­ti­vistes cen­tra­fri­cains, venus aux pre­mières heures de la ma­ti­née avec des pan­cartes hos­tiles cam­per de­vant l’hôtel où est hé­ber­gé leur pré­sident.

Mo­nique Bo­zi­zé, de son côté, a signé son acte d’adhé­sion à Sy­ner­gies afri­caines contre le sida et les souf­frances, une ONG créée par la pre­mière dame ca­me­rou­naise Chan­tal Biya, qui l’a reçue en au­dience.

Le couple pré­si­den­tiel cen­tra­fri­cain et leur suite quittent Yaoun­dé mardi à 8h50, heure lo­cale.

 

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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 12:22




 

8 Dec 2009 par Africa-Times-news.com.

 

Saifee Durbar, ancien vice-ministre centrafricain des Affaires étrangères, est incarcéré en France depuis le 2 décembre dernier.

 Cet homme d’affaires indo-pakistanais qui est un proche du président centrafricain François Bozizé avait été condamné par la justice française en 2007 à trois ans de prison ferme pour escroquerie. Il a été extradé de Londres où il résidait.

Saifee Durbar avait fait miroiter à des investisseurs des rendements mirifiques avant de faire main basse sur les fonds. Depuis sa condamnation, il partageait son temps entre Londres et Bangui où il continuait à faire des affaires. Pour le protéger, le président Bozizé l’avait nommé ministre en janvier 2008, avant de devoir le limoger vers la mi-juin sous pressions françaises. Depuis, la France réclamait son extradition à la justice britannique.

Saifee Durbar se morfond derrière les barreaux et c’est l’Elysée qui sourit, car cette affaire tenait à cœur à la diplomatie française. Cet homme d’affaires, proche du président Bozizé, avait été reconnu coupable d’escroquerie en France. Ce jugement a été confirmé par la cour d’appel en 2007. L’affaire portait sur plusieurs millions de dollars. On y parlait de diamants, de sociétés fictives, de banques à capitaux iraniens.

Condamné à trois ans de prison ferme, il avait cependant été nommé au début de l’année dernière vice-ministre des Affaires étrangères et de la Coopération par le chef de l’Etat centrafricain. Paris n’avait pas caché sa colère. « Comment tolérer, s’insurgeait-on, qu’un escroc notoire, jugé et condamné comme tel par la justice française, devienne ministre, simplement pour bénéficier d’une immunité diplomatique alors que la France dépense chaque année plusieurs dizaines de millions d’euros pour aider la Centrafrique !».

Paris, qui avait demandé son extradition, avait fait du limogeage de Saifee Durbar une question de principe et l’avait obtenu. Le reste n’était plus qu’une question de temps. Fin novembre, la justice britannique a donné son feu vert et Saifee Durbar a été extradé vers Paris le 2 décembre dernier. Il a été incarcéré dans une prison parisienne.

Source : RFI.

 

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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 06:29


L’ambassadeur Grauls empêché par l’APRD de se rendre à Paoua




La délégation onusienne conduite par l’Ambassadeur belge Jan Grauls, président de la Commission de consolidation de la Paix en Centrafrique, qui se rendait à Paoua le 3 décembre dernier pour visiter un centre pour réinsertion des enfants soldats a été contrainte à quelques kilomètres de la localité par l’APRD à faire demi-tour. Ce fâcheux incident ainsi que le rétablissement des barrières par les éléments de l'APRD sont la preuve évidente de la persistance sur le terrain d’une certaine tension due à la vaine attente de ces éléments de leur prise ne charge alimentaire promise par le gouvernement depuis le lancement officiel du programme DDR à Paoua le 13 août dernier par Bozizé lui-même.

 

Arrivée à Bangui des premiers observateurs du DDR

Arrivée à Bangui le 4 décembre dernier à Bangui des onze premiers militaires observateurs (Milobs)  pour le DDR (5 Burundais, 5 Equato-guinéens, 1 Camerounais). Ils devraient en principe débuter leur mission d’observation le 15 décembre prochain. Il est fortement à craindre qu’au lieu d’observer le désarmement et la démobilisation, ils ne soient obligés plutôt d’observer la persistance de la tension et une reprise des hostilités sur le terrain.



L'ami mafieux de Bozizé et Ndoutingai extradé par Londres et jeté en prison à Paris



C'est menotté et sous bonne escorte que l'homme d'affaire indo-pakistanais Saifee Durbar que Bozizé a même osé nommer en janvier dernier vice-ministre des affaires étrangères et de la coopération afin de lui conférer des immunités et privilèges pour lui permettre de se soustraire à la justice française qui réclamait son extradition, a été ramené en Paris et jeté à la prison de la Santé le 2 décembre dernier pour purger sa condamnation de trois ans de prison ferme prononcée en appel en 2007. 
Saifee Durbar est un grand complice de Bozizé et son ministre des mines Sylvain Ndoutingai dans les obscurs trafics de diamant, uranium et autres auxquels ils s'adonnaient avec prédilection. Les autorités françaises au plus haut niveau étaient déterminées à faire de la résolution du cas Durbar un exemple de la lutte contre la corruption qui ronge certains régimes africains comme celui de Bozizé.
En chemin pour Copenhague le 15 décembre prochain, Bozizé devrait être reçu à l'Elysée par Nicolas Sarkozy apprend-t-on dans l'entourage du président centrafricain. On parie que le cas Durbar et sans doute aussi le dossier AREVA, devraient figurer en bonne place dans leur entretien. 



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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 06:18




Selon la MICOPAX, le 2 décembre,  l’APRD aurait renforcé ses positions dans la région de Kaga-Bandoro (chef lieu de la Préfecture de la Nana-Gribizi) suite à la présence massive de rebelles du FPR  du général tchadien Baba Laddè dans le secteur de Dékoa. Ce chef rebelle avait été piégé en octobre dernier par Jean Francis Bozizé ministre délégué à la défense de son père  et le général Jules Bernard Ouandé ministre de la sécurité publique et livré aux autorités de N’djaména selon toute vraisemblance. On ignore son sort depuis lors.

Toujours selon nos informations d’une source proche de la MICOPAX ayant requis l’anonymat, les Angolais ne devraient pas en fin de compte, assurer la relève du contingent gabonais en mars prochain et  ne fourniront pas non plus le contingent de policiers prévus. Cela n'est pas pour arranger les choses sécuritaires.

Le 3 décembre, un accrochage aurait eu lieu dans le secteur de  la localité de Ouandago entre les FACA et le FPR. Suite à l’attaque de Ndélé par la CPJP le 26 novembre dernier, l’état major des Faca a non seulement dépêché au moins 140 soldats dans cette ville mais également envoyé deux détachements en direction des axes Boguila - Markounda et Kaga-Bandoro – Kabo – Sido en prévision d’un éventuel déclenchement d’hostilités par l’APRD et le FDPC. Les FACA ne peuvent pas circuler librement entre Kabo et Sido.

Trois dossiers sécuritaires demeurent à ce jour non résolus. On se demande même si le pouvoir de Bangui a envie de les régler ou s’il n’en n’est pas plutôt incapable. Il s’agit des conflits intercommunautaires dans la région de Birao et Ndélé entre les Goulas de l’UFDR, les Karas de l’UMDR et les Roungas de la CPJP. Bozizé préfère même les attiser. Le second dossier est celui des éléments du FPR du général Baba Laddè qui écument toujours la zone de Kaga-Bandoro, Kabo et Sido. Enfin le problème du FDPC de Miskine menacé de scission car des divisions apparaissent en son sein au sujet de ses combattants dont une liste partielle de quelques-uns est déjà remise au DDR tandis que d’autres éléments continuent se tenir en dehors du processus de désarmement. C’est même dans  les locaux de l’OCRB de Bangui que dans les locaux de l’OCRB les éléments du FDPC d’Abdoulaye Miskine, le commandant Moustapha Hassan et le capitaine Abakar Mahamat, emprisonnés depuis le 15 septembre auraient été exécutés Le 30 novembre 2009, du FDPC.

 Si ces trois dossiers ne sont pas réglés par le pouvoir de Bozizé, il est quasiment impossible d’envisager un programme DDR cohérent et efficace. Par ailleurs en s'obstinant à refuser de remettre au BONUCA l'enveloppe des cinq milliards de F CFA de la CEMAC prévue pour le DDR, Bozizé montre également clairement son refus de voir le DDR aboutir au désarmement des rebelles et à la pacification du pays avant les élections de 2010. On ne voit pas comment des élections peuvent se dérouler sereinement alors que l'inécurité continue de régner sur une bonne partie du territoire et que des villes sont attaquées et occupées pas des hommes armés qui enlèvent des travailleurs humanitaires.

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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 05:03




07/12/2009 à 15h34 Libération

Le capitaine putschiste est toujours soigné au Maroc après la tentative d'assassinat dont il a été victime jeudi. En dépit des déclarations rassurantes, on ne sait toujours pas si Moussa Dadis Camara pourra retrouver sa place à la tête de la junte militaire.

L'incertitude règne en Guinée, quatre jours après la tentative d'assassinat sur Moussa Dadis Camara, le chef de la junte au pouvoir. Blessé à la tête par son aide de camp Aboubacar Sidiki Diakité, dit Toumba - en fuite depuis - «Dadis» est actuellement hospitalisé au Maroc. Son état de santé fait toujours l'objet de nombreuses interrogations.

Alexandre Cécé Loua, le ministre guinéen des Affaires étrangères, a affirmé sur RFI que le président autoproclamé de la Guinée était «hors de danger». Il «reconnaît son entourage» mais «ne peut pas encore communiquer», «sur les conseils des médecins». Auparavant, il avait précisé que Moussa Dadis Camara avait «subi une intervention chirurgicale d'un traumatisme crânien et les suites opératoires sont très favorables, son état n'inspire pas d'inquiétude».

Pourtant, le ministre a été incapable d'évoquer une date pour un éventuel retour du capitaine putschiste en Guinée: «Je ne saurais vous le dire, son état évolue sûrement, ce qui me fait dire qu'il pourra s'adresser à la nation, mais je ne peux pas vous dire maintenant à quel moment». Selon Alexandre Cécé Loua, les médecins n'ont pas évoqué «pas pour le moment» d'éventuelles séquelles.

Atermoiements

En dépit de l'optimisme affiché, ces déclarations représentent un infléchissement des proches de Dadis. Le ministre des Affaires étrangères s'était en effet montré plus rassurant dimanche: «Le chef de l'Etat se porte bien» et «dans les deux ou trois jours qui viennent, il pourrait éventuellement adresser un petit message à la Nation», avait-il dit.

Signe des hésitations sur ce sujet, le président burkinabé Blaise Compaoré, médiateur dans la crise guinéenne, avait indiqué vendredi que Dadis Camara était «dans une situation qui est difficile, certes, mais qui n'est pas désespérée».

Ces atermoiements et l'éloignement de Dadis de Conakry, la capitale, fragilisent sa position, déjà ébranlée par le massacre d'opposants guinéens en septembre dernier. Si Dadis Camara a nié en être responsable, plusieurs témoins ont accusé Toumba, chef des «Bérets rouges», d'avoir été présent ce jour-là. La brouille entre les deux hommes, autrefois proches, daterait de cette date.

Chasse à l'homme

Jeudi, Toumba aurait alors tenté de tendre un «piège» au capitaine putschiste, en le faisant venir au camp militaire Koundara, dans le but de le tuer et de «prendre le pouvoir». «Ils ont commencé presque tout de suite à tirer. Un des gardes du corps s'est jeté pour protéger le président, ils l'ont tué (...) et le chauffeur aussi est mort», a ainsi expliqué le porte-parole du chef de la junte, Idrissa Chérif. Selon lui, le capitaine Dadis Camara a «fait le mort» et Toumba a alors «annoncé au talkie walkie: "on a tué le président, le pouvoir est dans ma main, je suis le nouvel homme fort du pays"».

Pour l'heure, Toumba est toujours introuvable malgré la chasse à l'homme organisée. La junte a appelé samedi la population à «collaborer activement aux recherches» pour retrouver l'ancien aide de camp ainsi que ses «acolytes». Une «forte récompense» a été promise, ce qui n'a pas empêché Toumba de s'entretenir avec l'AFP, par téléphone: «Je suis en lieu sûr. (...) J'ai une bonne partie des hommes avec moi. (...) Je suis en Guinée, libre de mes mouvements».

Guerre de succession à venir?

Un conflit ouvert entre différents pans de l'armée pourrait donc éclater. A moins que la Guinée ne se trouve un nouvel homme fort en la personne du général Sékouba Konaté. Le numéro trois de la junte, un des acteurs majeurs de la prise du pouvoir par l'armée le 23 décembre 2008 au lendemain de la mort du «président-général» Lansana Conté, exerce le pouvoir «par intérim».

«C'est lui le numéro 2 de fait, il est rentré et tout le commandement était à l'aéroport pour son accueil. Il est pour le départ de Toumba (que des témoins accusent d'être le responsable du massacre d'opposants le 28 septembre), il voulait arrêter Toumba, c'est l'homme fort du régime», a indiqué un observateur étranger à l'AFP.

Dans ce contexte, l'opposant guinéen Cellou Dalein Diallo, victime de la répression le 28 septembre dernier et réfugié désormais à Paris, a affirmé que la journée de jeudi n'était «qu'un simple règlement de compte entre deux personnes qui étaient complices». Cellou Dalein Diallo a souhaité que les «militaires patriotes» «rouvrent le dialogue avec les Forces vives (oppositions, syndicats, société civile) et mettent en place un gouvernement de transition capable de conduire le pays vers des élections libres, transparentes et crédibles».

 

Capitaine Moussa Dadis Camara, faux espoir, vrai potentat

Le chef de la junte, à la tête du pays depuis décembre, a pris goût au pouvoir.


Par CHRISTOPHE AYAD
30/09/2009 à 00h00 Libération

C’est un Amin Dada en VF. Surgi de nulle part à la mort du président Lansana Conté, le capitaine Dadis Camara avait suscité des espoirs qui paraissent aujourd’hui au mieux démesurés, voire totalement utopiques. En décembre 2008, lorsqu’un quarteron de jeunes militaires prend le pouvoir laissé vacant par la disparition de Conté, après une interminable agonie, la société civile guinéenne, les partis politiques, les diplomates et même la presse internationale ont voulu croire que cet homme de troupe aux manières un peu brusques et au franc-parler déroutant serait l’homme de la situation : celui qui aller «nettoyer la maison» après des décennies de corruption effrénée avant d’organiser, pour la première fois, des élections libres. Depuis l’indépendance, seuls deux hommes avaient dirigé cette ancienne colonie française ombrageuse (au point de refuser la main tendue de De Gaulle en 1958) : le marxiste Touré et le «général-paysan» Conté. Aujourd’hui, les Guinéens en viendraient presque à les regretter…


Tout avait bien commencé, dans une atmosphère sympathique de «happening» selon le mot d’un diplomate. Installé au camp militaire Alpha-Yaya-Diallo, le capitaine Moussa Dadis Camara fait fi du protocole : qui veut le voir n’a qu’à venir et patienter, parfois des jours entiers. Dès les premiers jours, des narcotrafiquants sont arrêtés, interrogés au camp militaire. Mais très vite, on commence à s’inquiéter des foucades du militaire, notamment lorsqu’il fait diffuser à la télévision les aveux et les excuses du fils de Lansana Conté, trafiquant notoire, le visage tuméfié et allongé sur un lit d’hôpital.


Ubu roi.
Camara invente une nouvelle façon de gouverner : il se fait filmer en permanence par la Radio télévision guinéenne, qui diffuse quotidiennement ce Loft du pouvoir. Les Guinéens appellent cela le «Dadis show» et c’est devenu un must sur YouTube. Fou rire assuré, du moins jusqu’au massacre de lundi. On l’y voit terroriser un businessman ukrainien, enguirlander l’ambassadeur d’Allemagne, traiter son Premier ministre comme un vaurien, démettre en direct le directeur des douanes…

Ubu roi à Conakry.


Mais au-delà du folklore et des foucades, quelque chose a bien changé. Dadis Camara, qui avait promis qu’il ne se présenterait pas à l’élection présidentielle, ni lui ni un autre membre de la junte, a goûté au fruit vénéneux du pouvoir. Encouragé par de pseudo-mouvements de jeunes et quelques caciques de l’ère Conté, Camara ne veut plus y renoncer. Si lui continue de vivre à la dure parmi ses frères d’armes, dont il se méfie sans l’avouer, sa famille, installée dans une grande villa de la capitale, a découvert les joies de l’opulence. Depuis son arrivée au pouvoir, Camara n’a cessé de recruter dans sa garde rapprochée des «forestiers», originaires, comme lui, de l’intérieur des terres. On le dit méfiant envers les Peuls, les Malinkés et les Soussous. Ses interlocuteurs le voient changer de mois en mois. Il ne parle plus de rendre le pouvoir. On s’inquiète, au niveau du Groupe international de contact qui accompagne la transition en Guinée, de le voir préciser qu’il ne se présenterait pas aux élections «en 2009». En septembre, le capitaine parachève la manœuvre, assez grossière il est vrai. Le scrutin est décalé à janvier, pour cause de retards dans le processus d’enregistrement. Dans la foulée, il estime ne plus se sentir lié par sa promesse. La rupture est de plus consommée avec les Forces vives, forum regroupant partis politiques, syndicats et organisations de la société civile, qui a refusé de valider sa candidature. Furieux, Dadis Camara menace de réactiver le comité d’audit créé dans les premiers jours du coup d’Etat et chargé d’enquêter sur les ex-Premiers ministres : Sidya Touré, François Fall, Cellou Diallo et Lansana Kouyaté, tous candidats potentiels à la présidentielle.


«Isolé».
L’ivresse du pouvoir, l’appât du gain, le tribalisme ont tourné la tête du capitaine Camara. Mais ce dernier s’est aussi senti encouragé par la victoire du putschiste mauritanien Mohamed Ould-Abdelaziz à la présidentielle de cet été. Pestiféré il y a un an, au moment de son coup de force, le général Abdelaziz a su amadouer les Occidentaux et charmer les Mauritaniens. «"Pourquoi pas moi ?" a pensé Dadis, résume un diplomate français. Le cas mauritanien n’a rien à voir. Nous lui avons toujours tenu un langage clair en lui répétant qu’il devait tenir ses engagements, sous peine de se retrouver isolé.» Le problème, c’est que le message n’a pas été uniforme, une fois de plus dans la politique africaine de la France. Il y a seulement deux semaines, Patrick Balkany, député-maire UMP de Levallois-Perret et ami de Nicolas Sarkozy, déclarait que le Quai d’Orsay était «à côté de la plaque» en Guinée-Conakry. Il a ainsi expliqué au numéro 2 de la junte, Sékouba Konaté, en visite à Paris, que la candidature de Dadis Camara, «ne pose pas de problème» puisqu’il est «un citoyen guinéen comme les autres». Dans la foulée, Konaté était reçu par Claude Guéant, secrétaire général de l’Elysée. Paris a rompu hier sa coopération militaire avec Conakry. Trop tard ?

 

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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 04:31




  La Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP) a transmis, depuis le mois d'août 2009,  par l'entremise du Sultan de N'Délé, les propositions de sortie de crise au Gouvernent de Bangui. Au lieu qu'il s'attelle à ouvrir les négociations, il persiste dans l'erreur de logique de guerre.

Selon nos Services de Renseignement, la Garde Présidentielle est sur le point d'opérer un encerclement de nos positions. Le déclenchement des hostilités à notre égard va affaiblir davantage et inutilement le pays en raison des ressources humaines, financières et matérielles énormes que le Gouvernement va déployer. La CPJP appelle le Gouvernement à la retenue et à engager immédiatement les négociations.

Pour ce fait, Monsieur Dhaffane Mohamed-Moussa, Négociateur et Porte-parole du Conseil Suprême de la CPJP est disposé pour tout contact préliminaire en vue de mettre en place les modalités des négociations.

La CPJP attend une réponse claire du Gouvernent et prend à témoin l'opinion publique, nationale et internationale pour des efforts sans cessent consentis par la CPJP aux fins d'accélérer les négociations et de régler définitivement ce conflit.

  Fait au Camp de la Liberté, le 07 décembre 2009

 

Pour le Conseil politique,


Le Secrétaire Général, Porte-parole,


Assan M’bringa Togbo

 

Assan M'bringa Togbo

Cellule de Communication de la CPJP

 

NDLR : Le contenu de ce communiqué montre clairement que les objectifs de la CPJP visent essentiellement à recouvrer ses intérêts économiques et financiers autour du diamant qui se trouvent sans doute dans la région. Elle doigte la responsabilité du régime de Bozizé dans cette situation et exige l’ouverture rapide des négociations. On est obligé de constater que le nom de Charles Massi a disparu de son nouvel organigramme. On ne sait où se trouve à présent ce dernier ni ce qu’il devient.
 
Selon nos informations, le négociateur qu’elle désigne, un certain  
Dhaffane Mohamed-Moussa aurait été arrêté et mis en prison au Tchad il y a quelque temps déjà. La CPJP semble redouter une nouvelle contre-offensive du pouvoir de Bangui. Celle du 27 novembre sur Ndélé aurait, selon nos informations, occasionné plusieurs blessés dans les rangs de la rébellion dont un important chef qu’elle aurait cherché à faire soigner à Daha sur le territoire tchadien.

S'agissant de la garde présidentielle de Bozizé, plusieurs éléments tchadiens qui y oeuvraient depuis le coup d'Etat du 15 mars 2003 ne seraient plus en odeur de sainteté, Bozizé ne leur faisant plus confiance eu égard au net refroidissement de ses rapports avec le président tchadien Idriss Déby Itno.
 

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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 04:01




 

Coopération : François BOZIZE en visite officielle au Cameroun !

07/12/2009

L’avion Présidentiel de la République  Centrafricaine , a foulé le sol camerounais ce lundi 7 décembre 2009 avec à son bord Son Excellence M. François BOZIZE en compagnie de son épouse. Ils ont été accueillis au bas de la passerelle par le couple présidentiel camerounais. Le Président BOZIZE est en visite officiel au Cameroun pour une durée de 48 heures.

Le Programme de cette visite au Cameroun de Son Excellence le Président de la République Centrafricaine et Madame BOZIZE prévoit pour cette journée de Lundi 7 décembre 2009 :

08h00-09h30- Mise en place des populations et des groupes de danse à l’Aéroport de Yaoundé-Nsimalen.

09h00- 10h50- Arrivée à l’Aéroport des personnalités.

11h00- Fin de la mise en place des personnalités.
         
11h30- Arrivée à l’Aéroport de S.E.M. le Président de la République du Cameroun et Madame Chantal BIYA.


12h00-Attérissage de l’avion ayant à son bord S.E.M. le Président de la République Centrafricaine et Madame Monique BOZIZE.

 -Accueil par S.E.M. le Président de la République du Cameroun et Madame Chantal BIYA.
 -Honneurs militaires.
- Présentation des corps constitués.
- Bref arrêt au Pavillon d’Honneur.

 12h30 - Départ des deux Chefs d’Etat et leurs Epouses, en cortège, du Pavillon d’Honneurs pour le Hilton Hôtel.

 13h00- Arrivée à l’Hôtel Hilton.

-  Installation de S.E.M. le Président de la République Centrafricaine et Monique BOZIZE.

- Retour de S.E.M. le Président de la République du Cameroun et Madame Chantal BIYA au Palais de l’Unité.

 15h45- Départ de SEM le Président de la République Centrafricaine de l’Hôtel Hilton pour le Palais de l’Unité.

 15h55- Arrivée au Palais de l’Unité.

-         Accueil par S.E.M. Le Président de la République du Cameroun.

 16h00- Entretien en tête-à-tête entre les deux Chefs d’Etat.

16h05- Départ de Madame Monique BOZIZE de l’Hôtel Hilton pour le Palais de  l’Unité.

16h15- Arrivée au Palais de l’Unité.

 -Accueil par Madame Chantal BIYA.
 

16h20-17h00- Entretien entre les deux Premières Dames.

 Vers 17h00- Fin de l’entretien entretien entre les deux Chefs d’Etat.

-         Retour de SEM le président de la République Centrafricaine et Madame Monique BOZIZE à l’Hôtel Hilton.

-         Arrivée à l’Hôtel Hilton.

-         Installation.
    

 19h45 -  Départ de S.E.M.. Le Président de la de la République Centrafricaine et Monique BOZIZE pour le Palais de l’Unité.

19h55 – Arrivée au Palais de l’Unité.

  - Accueil par S.E.M. Le Président de la République du Cameroun et Madame Chantal BIYA.
 

 20h00  - Dîner officiel offert par SEM. Le Président de la République du Cameroun et Madame Chantal BIYA en l’honneur de S.E.M. Le Président de la République Centrafricaine et Madame Monique BOZIZE.
 

21h30 -  Fin du Dîner.

 -  Retour de S.E.M. Le Président de la République Centrafricaine et Madame Monique BOZIZE à l’Hôtel Hilton.

-         Arrivée à l’Hôtel Hilton.
 

-         Installation.
 
Le programme de la journée du mardi 08 décembre 2009 sera communiqué ultérieurement.



Isabelle ESSONO, Rédacteur.

 

PANA 7-12-2009

Le président et Madame Chantal Biya ont accueilli le couple présidentiel centrafricain à sa descente d'avion à l'aéroport international de Yaoundé en début d'après-midi, a-t-on constaté sur place.

Il est prévu un tête-à-tête entre Paul Biya et son hôte à 16 heures et un dîner dans la soirée. La visite prend fin demain mardi.

 

François Bozizé en visite au Cameroun lundi

APA-Yaoundé (Cameroun) dimanche 6 décembre 2009

Le chef de l’Etat centrafricain, François Bozizé, est attendu lundi au Cameroun pour une visite officielle de deux jours au cours desquels il aura une série d’entretiens avec son homologue Paul Biya.

Le programme provisoire publié dimanche soir par la présidence du Cameroun prévoit un tête à tête le même lundi, qui sera suivi plus tard par un dîner officiel.

Cette visite intervient au lendemain du renvoi sine die du sommet de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), dont M. Bozizé est le président en exercice et qui devait ce tenir début décembre dans la capitale de son pays, Bangui.

Les entretiens entre les deux hommes devraient donc tourner autour de cette organisation sous-régionale considérée comme la plus en retard en Afrique sur le plan de l’intégration.

Le Cameroun et la République centrafricaine partagent une longue frontière terrestre, autour de laquelle s’activent des coupeurs de route lourdement armés.

La dernière visite de François Bozizé au Cameroun remonte au sommet de la CEMAC de mai 2008.




La Centrafrique : Le Pays de François Bozizé…

07/12/2009 CRTV

C’est donc officiel, François Bozizé le Président de la République Centrafricaine est à Yaoundé. Il arrive après d’autres chefs d’Etats, Ali Bongo Ondimba du Gabon, Idriss Deby Itno du Tchad.

Un ballet au sommet, révélateur de l’urgence d’une concertation au plus haut niveau en Afrique Centrale. Nul doute qu’il faut aussi et surtout placer cette visite, dans le cadre des contrats précédents le prochain sommet de chefs d’Etat de la communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale.

Il va être également question de la coopération vieille de plusieurs décennies qui unie les deux pays frères et amis.

 

La République centrafricaine, aussi appelée Centrafrique, est un pays sans accès à la mer d'Afrique centrale, le Cameroun constitue un débouché important sur l’Océan, et une porte d’entrée vers ce vaste pays. La plupart des produits et autres matériels qui transitent en République Centrafricaine passe en effet par le port de Douala.

La Centrafrique est entourée par le Cameroun à l'ouest, le Tchad au nord, le Soudan à l'est, la République démocratique du Congo et le Congo au sud. L'essentiel de la frontière sud du pays est marqué par le fleuve Oubangui et le Mbomou en amont. La partie nord du pays constitue le haut bassin du fleuve Chari. Ce sont ces deux fleuves qui donnèrent son nom de colonie au pays alors sous domination française.

La vie politique connaît depuis quelques années, notamment après l’accession de François Bozizé à la magistrature suprême, un calme notable, propice à la relance économique de ce pays aux ressources naturelles importantes.

Le pays de Barthélemy Boganda, considéré comme le père de la Nation centrafricaine, a en effet connu sur le plan politique des rebondissements.

Parlementaire à Paris, il fut l'auteur de brûlots réguliers et de demandes de maintien de tous les droits français au peuple d'Afrique équatoriale française. Parlementaire français véhément, il prônait depuis longtemps l'indépendance des colonies, il avait proposé depuis longtemps la création d'un État d'Afrique Centrale unique, regroupant Gabon, Congo, Cameroun et Centrafrique. Il y voyait la seule solution permettant d'éviter l'éclatement de la région en territoires trop petits, non viables, et sans rôle à jouer sur la scène internationale. Il meurt le 29 mars 1959, peu après son élection, dans un accident d'avion dont les causes n'ont jamais été élucidées.

Son cousin, David Dacko, instituteur, lui succède mais est renversé fin 1965 par un coup d'État mené par le capitaine Jean-Bedel Bokassa qui se fait couronner empereur à vie en 1977 avant d'être renversé en 1979. David Dacko lui succède encore brièvement. Il sera chassé du pouvoir en 1982 par le général André Kolingba, qui établit un régime militaire. André Kolingba restera au pouvoir jusqu'en 1993, année où, suivant le courant de démocratisation lancé par le sommet de La Baule, les premières élections multipartites ont lieu et Ange-Félix Patassé est élu président de la République.

En 2001, une tentative de coup d'État provoque de violents affrontements dans la capitale, Bangui.

Après une nouvelle série de troubles, le 15 mars 2003, le général François Bozizé réussit un nouveau coup d'État et renverse le Président Patassé

Une élection présidentielle a eu lieu le 13 mars 2005, après plusieurs reports. Election dans laquelle se présentaient, entre autres, François Bozizé (déjà chef de l'État), l'ancien Président André Kolingba, et l'ancien Vice-président Abel Goumba.



Pierre EVEMBE.

 

Le président de la République centrafricaine, François Bozizé, a entamé, lundi, une visite de deux jours à Yaoundé, a annoncé un communiqué du cabinet civil de la Présidence camerounaise, qui précise que le chef de l'Etat centrafricain répond à une invitation de son homologue camerounais, Paul Biya.
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7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 01:20




 

Si les événements de Ndélé du 26 novembre dernier ont été officiellement revendiqués par la seule Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP), il n’est pas impossible qu’ils aient été menés avec la participation de certains éléments du Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC) d’Abdoulaye Miskine. Ce n’est sans doute pas par hasard si quelques jours après l’attaque de Ndélé, un communiqué de la CPJP a annoncé la conclusion d’un accord militaire stratégique évoquant la fusion opérationnelle des deux mouvements.

Il faut bien reconnaître que l’opération de Ndélé a été une véritable démonstration de force de la CPJP même si ses éléments ont été contraints d’amorcer aussitôt après un repli devant la contre-offensive des Faca suite au renforts envoyés le soir même du jour de l’attaque, environ 140 soldats des Faca.

Le nom de Charles Massi est souvent cité derrière la CPJP comme chef politique mais rien ne permet réellement d’établir avec clarté son implication ni sa responsabilité dans cette opération. On ignore s’il s’agit pour la CPJP de faire pression sur Bozizé pour qu’il négocie avec elle ou si les événements de Ndélé présagent la reprise d’hostilité militaire et l’attaque d’autres villes telles que Bouar (région d’origine de Massi) sur l’axe stratégique Douala-Bangui. Le communiqué de presse publié ces jours-ci par la CPJP, loin de formuler de véritables revendications politiques, met surtout en avant le problème des diamantaires racketés.

Il serait donc intéressant de suivre avec une grande attention dans les prochains jours, quelle sera l’attitude du régime de Bozizé à travers le comportement des Faca dépêchés sur le terrain. Selon des informations émanant d’une source proche de l’Etat major des Faca ayant requis l’anonymat, des détachements ont été envoyés vers Markounda et Kaga-Bandoro en pré-positionnement contre une éventuelle tentation de reprise des combats des éléments de l’APRD de Jean Jacques Demafouth.  

Toujours d’après nos sources, Bozizé qui est de plus en plus conscient que divers complots sont ourdis çà et là contre son régime trouve que son parrain Idriss Déby Itno n’est plus fiable à ses yeux et a décidé de prendre langue avec le président soudanais Omar El Beshir. C’est ainsi qu’une importante délégation conduite par le ministre des affaires étrangères le général Antoine Gambi est partie à Khartoum pour une mission de travail et d’amitié. Il accuse aussi les Libyens de soutenir l’ex président Ange Félix Patassé qui vient de regagner le bercail et dont la présence à Bangui insupporte plus d’un homologue de Bozizé de la sous-région.

Sur le plan intérieur, Bozizé se méfie également de plus en plus de certains de ses ministres dont ceux d’Etat tels que Cyriaque Gonda, Anicet Parfait Mbay et Fidèle Ngouandjika. Ce dernier menace ouvertement d’être aussi candidat aux présidentielles de 2010 si ce n’est pas lui qui assure la direction nationale de campagne de Bozizé.

Malgré les gros moyens financiers dont il dispose, du fait de la médiocrité ambiante autour de lui, il semble douter quelque peu de sa victoire aux prochaines élections. Le report de son investiture comme candidat du KNK lors du premier congrès de son parti ne s’explique pas autrement. Le 13 novembre dernier où devait s’ouvrir les travaux du fameux congrès, il recevait en même temps des hommes d’affaires israéliens et français allés lui vendre des appareils d’écoutes téléphoniques ultras sophistiqués.

Son homme de main à la tête de la CEI le vrai faux pasteur Joseph Binguimalet actuellement absent de Bangui, s’est rendu à Bruxelles et se trouve présentement à Paris. En attendant de regagner Bangui, il a été faire un petit tour dans sa prétendue église près de Roissy et a déclaré dans sa « prédication » de ce dimanche que 2010 sera une grande année pour la RCA selon une prophétie car le diable quittera définitivement ce pays. De quel diable parle-t-il ?

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6 décembre 2009 7 06 /12 /décembre /2009 14:42




Partie corsée pour Jean-Pierre Bemba mais qu’en est-il de Patassé ?

Le ciel s’est encore obscurci davantage pour l'ancien chef de guerre congolais Jean-Pierre Bemba, qui restera en détention dans l'attente de son procès en avril 2010, selon une décision de la Cour pénale internationale (CPI).

 

 

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