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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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9 mai 2009 6 09 /05 /mai /2009 01:36


 


Comme nous l’annoncions dans nos précédentes éditions, après l’Afrique du Sud où il devrait assister à l’investiture du président Jacob Zuma, Bozizé se prépare à effectuer du 17 au 20 mai prochain, un voyage au Viet Nam où il devrait signer un accord cadre de coopération entre son pays et la patrie de Ho Chi Minh. Mais avant de se rendre en extrême orient, il est attendu à Bruxelles où il devrait  passer la journée du vendredi 15 mai. Le prétexte serait une nouvelle rencontre avec Louis Michel qui est pourtant sur le départ de la Commission de développement de l’Union européenne. Etant en outre tête de liste pour le Mouvement Réformateur (MR) aux prochaines élections européennes du 7 juin 2009, Louis Michel n’a pourtant plus le temps de se préoccuper des problèmes centrafricains, mais Bozizé semble tant tenir à le rencontrer.
 

En réalité, l’entretien avec Louis Michel n’est qu’un prétexte et une couverture pour Bozizé dont les véritables préoccupations sont ailleurs. Son objectif est de traiter ses affaires de diamants pour acheter des armes de guerre. Par ailleurs, avec les difficultés et tracasseries administratives et  bancaires que rencontrent de plus en plus Bozizé et son ami Saifee Durbar, la proximité de la Belgique avec le paradis fiscal qu'est le Duché du Luxembourg, pourrait parfaitement arranger les nécessités de planque de son magot.


La Belgique présidant actuellement et s’investissant énormément au niveau des Nations Unies à New York dans la commission de consolidation de la paix en Centrafrique, Bozizé devrait tout de même faire quelque attention en ne jetant pas son dévolu comme il le fait sur son consul honoraire de Liège et en ne prenant surtout pas le royaume de Belgique comme plaque tournante de son trafic d’armes de guerre avec Moscou. Contrairement au ministre belge des affaires étrangères Karel de Gucht qui avait poliment décliné l’offre de la décoration que Bozizé voulait lui épingler lors de sa visite à Bangui. 


Selon des informations dignes de foi, Bozizé arriverait de Bangui par vol régulier d’Air France le vendredi 15 mai prochain au matin et rejoindrait immédiatement à l’aéroport du Bourget un jet privé pour gagner Bruxelles. Ce coucou serait mis à sa disposition par un de ses amis, homme d’affaires libanais qu’il a désigné depuis longtemps comme conseiller économique auprès de l’ambassade de la RCA à Bruxelles et qui dit-on, se servirait beaucoup de son carnet de chèques pour faire tourner la résidence et la chancellerie centrafricaines en Belgique. Il devrait passer toute la journée du 15 mai à Bruxelles et regagnerait Paris dans la soirée pour occuper une suite réservée pour lui dans le luxueux hôtel Plazza Athénée où il resterait deux jours avant de s’envoler le 17 mai pour le Viet Nam. Une question vient naturellement à l’esprit. Est-ce juste pour les beaux yeux de Bozizé que tous ses « amis » libanais et autres consentent toutes ces dépenses (affrètement d’avion, prise en charge de suite présidentielle dans un hôtel de luxe etc…) ?


Tout cet agenda du président centrafricain ne sera valable qu’à la seule condition que le pouvoir de son parrain de N’djaména ne puisse pas vaciller une fois de plus, sous les coups de boutoir de la rébellion de l’UFR de Timane Erdimi qui a la capitale tchadienne en ligne de mire et le renversement de son oncle Idriss Déby comme objectif. Si l’évolution des combats qui viennent de se déclencher dans le territoire tchadien se rapprochent de plus en plus de N’djaména au point de constituer une sérieuse menace pour le régime de Déby Itno, il n’est pas impossible que Bozizé ne puisse annuler son programme de déplacement comme il l’avait fait il y a deux ans, en renonçant depuis Paris, à se rendre en Chine à cause de la prise de Birao par la rébellion de l’UFDR. Son pays étant le ventre mou de l’Afrique centrale, Bozizé ne se fait pas beaucoup d’illusion sur la longévité de son régime dans l’hypothèse d’un coup de force qui chasserait du pouvoir son parrain tchadien.


La mise en place à Bangui d’une cellule de crise pour suivre l’évolution de la situation au Tchad est le signe évident de l’inquiétude et de la panique dans lesquelles baignent dorénavant les autorités de Bangui pour qui, l’éventualité d’une chute du président Idriss Déby Itno pourrait entraîner également ipso facto la leur, comme s’accordent à le dire tous les observateurs avisés des affaires centrafricano-tchadiennes.  

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
8 mai 2009 5 08 /05 /mai /2009 21:36




 

Luanda, 8mai 2009 (Angop) - Le président de la République  Centrafricaine, François Bozizé a fait vendredi après-midi, une courte escale technique à Luanda, pour réapprovisionner  l'avion qui le transporte, à destination de l'Afrique du Sud, a appris l'Angop.


 François Bozizé, qui a été reçu par le ministre angolais des Transports, Augusto Tomás, avec qui il s'est entretenu à huis-clos, participera à la cérémonie d'investiture du nouveau président sud-africain, Jacob Zuma, prévue samedi 09 avril.


 A rappeler que l'Afrique du Sud vient de réaliser la IVème élection présidentielle de son histoire, depuis la chute du régime de l'Apartheid en 1994.


Jacob Zuma a été élu Président de la République et chef du gouvernement, le 6 mai par le Parlement sud-africain, suite à sa victoire aux présidentielles du 22 avril dernier, par 277 voix en faveur et 47 contre.

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
8 mai 2009 5 08 /05 /mai /2009 00:07

 


 

La reprise de la guerre entre les forces de l’armée nationale tchadienne et la coalition des mouvements politico-militaires tchadiens regroupés au sein de l’Union des Forces pour le renouveau (UFR) qui viennent de pénétrer à nouveau sur le territoire tchadien depuis trois jours, est un sujet de grande préoccupation et d’inquiétude pour les autorités de Bangui.  C’est ainsi que selon des informations crédibles provenant de l’entourage même du président Bozizé, c’est une véritable panique qui s’est emparée des tenants du pouvoir qui se refusent à imaginer l’hypothèse d’un renversement du président Idriss Déby Itno par la rébellion de l’Est tchadien.


Les déclarations et compte-rendu de l’évolution de la situation publiés par les autorités tchadiennes semblent quelque peu fantaisistes et ne sont pas de nature à rassurer les autorités de Bangui qui ont carrément mis en place une cellule de crise pour la circonstance et chargée de suivre ce qui se passe au Tchad voisin. Toujours selon nos informations, le pouvoir de Bozizé  réfléchit sérieusement à la nécessité de voler au secours de son parrain Déby en lui dépêchant quelques tirailleurs de sa garde présidentielle servir de chair à canon. On voit mal comment Bozizé qui a déjà beaucoup de mal à se débarrasser de ses propres mouvements rebelles, pourrait venir en aide efficacement à Idriss Déby Itno.    

Certains analystes et connaisseurs des questions centrafricano-tchadiennes  pronostiquent en effet, qu’un renversement éventuel du président tchadien entraînerait quasiment dans la foulée celui du général président de Bangui. Lors de la première incursion de février 2008 de la rébellion tchadienne qui avait déjà failli prendre le pouvoir mais qui avait échoué aux portes du palais rose de Déby à N’djaména, certaines informations avaient fait état de ce que le président Bozizé ayant clairement perçu le danger, avait à l’époque, discrètement pris contact avec le général Mahamat Nouri, un des principaux leaders de la rébellion armée. Cette fois-ci, il devrait se préparer à prendre langue avec Timane Erdimi désigné entre temps président de l’UFR.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
7 mai 2009 4 07 /05 /mai /2009 22:15
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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
7 mai 2009 4 07 /05 /mai /2009 22:12

 

BERNE, Suisse, 7 mai 2009/African Press Organization (APO)/ — Les Ambassadeurs extraordinaires et plénipotentiaires de la République d’Afrique du Sud, M. George JOHANNES ; de la République Centrafricaine, M. Léopold SAMBA (avec résidence à Genève)  ont été reçus le 7 mai 2009 en audience au Palais fédéral par M. Hans-Rudolf Merz, Président de la Confédération, et Mme Corina Casanova, Chancelière de la Confédération, pour la remise des lettres les accréditant auprès du Conseil fédéral.


SOURCE 
: Suisse – Département fédéral des affaires étrangères

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
7 mai 2009 4 07 /05 /mai /2009 20:42


 

APA Bangui 07-05-2009 (Centrafrique) Le Comité international de la Croix Rouge (CICR) a procédé jeudi à la distribution d’outils agricoles et de 35 tonnes de semence dans ses trois sous délégations centrafricaines de Birao (nord-est), Kaga Bandoro et Paoua, dans le nord-ouest de la Centrafrique, a appris APA à Bangui.


Les semences (arachides, maïs, sorgho et mil) et les outils agricoles ont été distribués à quelque 13 000 habitants dans 40 villages situés dans les zones touchées par les conflits armés, a indiqué un communiqué de presse du CICR.


Le coordonnateur des programmes pour la sécurité économique du CICR à Bangui, M. Jules Amoti, a expliqué que l’opération vise à « améliorer la production semencière et à accroître la productivité agricole, afin que la population puisse devenir autonome et disposer de produits alimentaires de qualité et en quantité suffisante.


Dans son communiqué, le CICR a précisé que les arachides, le maïs, le sorgho et le mil ont été choisis parce qu’adaptés aux besoins et aux conditions climatiques locales alors que les outils agricoles ont été remis aux agriculteurs pour leur permettre d’accroître la surface cultivée.


Par ailleurs, en accord avec les villageois, un programme de formation aux techniques de culture attelée et de multiplication des semences a été organisé par le CICR.


La formation a aussi porté sur le choix des parcelles, les types de semis, l’espacement des plants, l’entretien des cultures, les techniques de récolte et la gestion des récoltes.


Ces dernières années, des centaines de milliers de Centrafricains ont fui leurs villages en raison des affrontements entre les groupes rebelles et les forces armées centrafricaines (FACA), dans le nord du pays.


A leur retour, les réfugiés sont confrontés à d’énormes difficultés. Le plus souvent, leurs maisons ont été brûlées ou détruites, leur bétail emporté et leurs champs dévastés.


Selon le communiqué du CICR, une grande partie de la population centrafricaine doit faire face à une baisse de la production et de la vente des produits agricoles à cause des conflits armés ».


Alors que de 2006 à 2008, le CICR a mis l’accent sur l’aide d’urgence, notamment la distribution des vivres et des articles domestiques essentiels, en 2009, l’organisation a décidé de consacrer une grande partie de son programme à la relance de la production agricole, afin de soutenir la population vivant essentiellement de l’agriculture, conclut le communiqué.

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
7 mai 2009 4 07 /05 /mai /2009 18:36





Source: United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs - Integrated Regional Information Networks (IRIN)


DAHA, 6 mai 2009 (IRIN) - Les organisations humanitaires se hâtent d'acheminer des vivres et d'autres aides auprès de quelque 18 000 hommes, femmes et enfants de République centrafricaine, qui ont fui pour se réfugier dans le sud du Tchad, et dont la plupart ont trouvé refuge près de la frontière. Les pluies attendues dans les prochaines semaines les empêcheront bientôt de se rendre auprès de ces réfugiés, selon les travailleurs humanitaires.


De 50 à 100 Centrafricains continuent d'affluer chaque jour au Tchad, ayant fui pour échapper aux attaques armées menées contre les populations civiles, et aux affrontements qui opposent les rebelles aux forces armées du gouvernement, dans le nord de la RCA.


« La saison des pluies a presque commencé et bon nombre de ces routes [qui mènent aux camps de réfugiés] vont devenir impraticables »,
a déclaré à IRIN Annette Rehrl, porte-parole de la branche tchadienne du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR). « En gros, cela signifie que les réfugiés vont être coupés du monde ».


« La situation est pour le moment sous contrôle mais les conditions d'accès difficiles à cette zone durant la saison des pluies restent une préoccupation pour tous », pouvait-on lire dans un bulletin publié récemment par le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA).


D'après les responsables du HCR, les réfugiés ne seront pas réinstallés ailleurs ; selon la politique de l'organisme, pourtant, les camps de réfugiés devraient se trouver à plus de 50 kilomètres des frontières. Le village de Daha, où sont installés environ 11 000 des 18 000 refugiés, se trouve à quelques mètres à peine de l'Awok, la rivière qui délimite la frontière entre le Tchad et la RCA.


Les réfugiés ne seront pas réinstallés ailleurs, a indiqué à IRIN Måns Nyberg, du HCR. Le gouvernement n'a pas accepté de leur affecter une zone, et la plupart des réfugiés ont dit souhaiter rester près de la frontière, a-t-il déclaré.


Selon Mahamat Nour Abdoulaye, coordinateur de la Commission nationale d'accueil et de réinsertion des réfugiés (CNAR), un organisme public, les réfugiés ont déclaré, pendant les missions menées par la CNAR dans la région, qu'ils ne souhaitaient pas se réinstaller ailleurs.


« Pour l'instant, nous ne prévoyons pas de réinstaller les réfugiés. Si nous devions les réinstaller, ce serait dans un autre département, à quelque 200 kilomètres de là ; ils ont dit qu'ils préféraient rester où ils étaient ».


Bien qu'ils se trouvent à proximité de la frontière, les réfugiés sont en sécurité, à l'heure actuelle, a noté M. Abdoulaye.

Un grand nombre de réfugiés ont déclaré à IRIN qu'ils ne voulaient pas être réinstallés plus à l'intérieur du territoire tchadien et laisser derrière eux les membres de leur famille qui se sont réfugiés dans la brousse, en RCA.


Des réfugiés vivent également dans le village frontalier de Massambagne, à une centaine de kilomètres au nord-est de Daha. « Nous sommes particulièrement inquiets pour Massambagne, qui ne compte qu'un seul puits pour 1 000 habitants et plus de 1 000 réfugiés », a indiqué Ahmat Issa Outman, directeur par intérim des bureaux du Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) à Daha.


Les autres réfugiés se trouvent à Betimera et Koi, plus au nord.

L'UNICEF et l'ONG Solidarité se hâtent de creuser des puits avant les prochaines pluies, ont expliqué des travailleurs humanitaires à IRIN.


Quant au Programme alimentaire mondial (PAM), il a commencé à préacheminer des vivres afin que ceux-ci soient disponibles avant les premières pluies. Les familles ont reçu dernièrement des réserves de farine de maïs, de légumes secs et d'huile suffisantes pour deux mois, selon Jacques Baikita, assistant responsable de la protection au HCR, à Daha.


Les Centrafricains de Daha ont déclaré à IRIN que les civils étaient piégés entre deux feux, et que certains étaient accusés par le gouvernement de soutenir les rebelles.
 

Les 18 000 refugiés (qui ont fui par vagues depuis janvier) portent à environ 70 000 le nombre de Centrafricains qui se sont réfugiés au Tchad ces six dernières années, pour échapper au conflit armé.

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
7 mai 2009 4 07 /05 /mai /2009 18:29




jeudi 7 mai 2009, par Martial Pabandji Afrik.com


Les combats au nord de la RCA et le mutisme du pouvoir sur les élections de 2010 préoccupent
Martin Ziguélé


Le président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), Martin Ziguélé, ancien Premier ministre, a tenu une conférence de presse mercredi, au Centre d’accueil de la Presse Etrangère (CAPE), à Paris, afin d’alerter l’opinion internationale sur la situation sociopolitique inquiétante en Centrafrique et le mutisme du gouvernement Bozizé sur les élections générales de mars 2010.

La conférence de presse s’est ouverte par une déclaration liminaire de Martin Ziguélé, ancien Premier ministre du président centrafricain déchu, Ange Félix Patassé. La salle du CAPE était pleine de journalistes des médias nationaux et internationaux, venus pour la circonstance.


Dans ses propos, Martin Ziguélé, au nom de son parti, le MLPC, s’est inquiété de la situation qui prévaut en Centrafrique. Il a interpellé les dirigeants de la RCA, « face aux catastrophes humanitaires auxquelles sont exposées aujourd’hui les populations centrafricaines, confrontées aux combats qui opposent l’armée nationale et divers groupes politico-militaires, notamment ceux du Front Démocratique (FDPC) d’Abdoulaye Miskine, de la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP) de Charles Massi, ou encore le Mouvement des Libérateurs Centrafricains pour la Justice (MCLJ) d’ Abakar Sabone, dans le nord du pays. »


Le dialogue politique n’a rien changé, la population continue de souffrir au nord


Pour lui, le
Dialogue Politique Inclusif tenu à Bangui en décembre dernier pour sortir la RCA des multiples crises qu’elle traverse depuis une décennie n’a pas obtenu les résultats escomptés. Car, au sortir de ce dialogue, les armes ont repris leur crépitement dans le nord de la RCA et la population, abandonnée à elle-même, continue de fuir les combats entre rebelles et armées gouvernementales pour se réfugier au Tchad et au Cameroun voisins.


Après avoir exprimé son inquiétude sur la situation des droits de l’Homme en Centrafrique, le président du MLPC a montré du doigt les manœuvres dilatoires du président Bozizé en vue de repousser sine die les élections générales prévues pour mars 2010. « A dix mois des élections générales, aucune disposition n’est prise (par le gouvernement), afin de garantir des échéances électorales justes, transparentes et réellement démocratiques », s’insurge-t-il.


Les élections de mars 2009 doivent avoir lieu


Martin Ziguélé pense qu’aucune élection inclusive ne peut être envisagée alors que des combats ont toujours lieu entre rebelles et armée régulière, et qu’une majeure partie de la population est toujours réfugiée en dehors du territoire national. Il a donc demandé l’appui de la communauté internationale d’agir, afin d’aider le gouvernement à engager des discussions avec les rebelles pour aboutir à un cessez-le feu et à la Paix, et de veiller à la mise en œuvre rapide d’un processus électoral transparent et inclusif.

Aux différentes questions des journalistes, Martin Ziguélé a reprécisé que « dans l’intérêt de la démocratie, il est impératif de respecter le calendrier électoral. Ce serait un véritable leurre de croire que reporter les élections serait bénéfique à l’opposition ». Au sujet de son éventuelle présentation aux prochaines échéances électorales, il a répondu que c’est le congrès du MLPC qui en décidera.


Sur la liberté de la presse en Centrafrique, l’ancien Premier ministre a rappelé qu’il avait soutenu la presse pendant sa grève de
« Journée sans journal ». Pour lui, « Bozizé refuse tout ce qui est contre pouvoir. Le fait qu’il traite les magistrats de bandits, délinquants, est un exemple concluant ».


Martin Ziguélé, 52 ans, a été Premier ministre du régime d’Ange Félix Patassé de 2001 à 2003. Lors du premier tour de la présidentielle, le 13 mars 2005, Ziguélé a reçu 23,5% des voix et s’est retrouvé au second tour face au président Bozizé où il a perdu avec 35,4% des voix. Il est aujourd’hui le président du MLPC.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
7 mai 2009 4 07 /05 /mai /2009 17:01





Paris, jeudi 7 mai 2009 (PANA) - Le président du Mouvement pour la libération du peuple centrafricain (Mlpc, opposition), Martin Ziguélé a exprimé, mercredi à Paris, son opposition à tout report de la présidentielle prévue en mars 2010 en Centrafrique, estimant qu’il conduirait le pays dans une impasse politique et juridique.


 
« Si les élections ne sont pas organisées en mars 2010, la Centrafrique se retrouverait dans une situation de vide juridique. Celui-ci viendrait s’ajouter à un climat politique déjà porteur de lourdes menaces pour la paix sociale »,
a-t-il affirmé lors d’une conférence de presse. Le retard pris dans la préparation du scrutin présidentiel, qui devrait être aussitôt suivi des législatives, alimente ces derniers temps les spéculations sur le maintien ou non des échéances électorales de 2010. « Le pouvoir a sciemment créé ce retard, en refusant la révision des listes électorales, du code électoral, la création d’une Commission nationale électorale indépendante (CENI) ainsi que le retour des réfugiés et leur inscription sur les listes », a expliqué l’ancien Premier ministre centrafricain.


Pour lui, la crise en Centrafrique a atteint une gravité telle qu’il faut aller rapidement aux élections pour permettre au peuple d’arbitrer entre les différents acteurs de la vie politique. « Quand rien ne va dans un pays et c’est le cas en Centrafrique, on se retourne vers le peuple pour qu’il tranche en son âme et conscience. Nous sommes dans ce cas de figure en Centrafrique où devons aller rapidement aux urnes », a estimé le président du MPLC, première force d’opposition centrafricaine. Il a, par ailleurs, lancé un appel à l’Union africaine, au président gabonais Omar Bongo Ondimba et à la France pour qu’ils aident la Centrafrique à sortir de sa « très grave crise politique ».


L’opposition centrafricaine et le régime du président François Bozizé avaient tenu, en décembre 2008 à Bangui sous l’égide de la communauté internationale, un « Dialogue politique » qui a esquissé un scénario de sortie de l’impasse politique. "Le plan adopté par le Dialogue a été dévoyé dès lendemain des assises par le président Bozizé. Résultat : tout est à refaire aujourd’hui avec la reprise de la guerre, les violations des droits de l’Homme, la gestion patrimoniale des biens publics «, a regretté l’ancien Premier ministre, en réitérant son appel à l’aide internationale. « Nous en appelons au guide de la Révolution libyenne, le colonel Mouammar Kadhafi, président en exercice de l’Union africaine et à tous les amis de la RCA pour nous aider à nous en sortir. L’urgence est déclarée", a-t-il encore dit.

 

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7 mai 2009 4 07 /05 /mai /2009 02:01




Assemblée générale




CCP/49


New York  06/05/2009


Commission de consolidation de la paix


Troisième session 0


Formation République centrafricaine


3e séance - matin

 

RÉFORME DE LA SÉCURITÉ, ÉTAT DE DROIT ET DÉVELOPPEMENT, AXES PRIORITAIRES DU CADRE STRATÉGIQUE POUR LA CONSOLIDATION DE LA PAIX EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

La « formation République centrafricaine » de la Commission de consolidation de la paix (CCP) a adopté, ce matin, le Cadre stratégique 2009-2011 pour la consolidation de la paix, en présence de cinq Ministres centrafricains qui, à partir de Bangui, ont suivi la réunion par téléphone.  Aux côtés des membres de la CCP, les Ministres ont soulevé la question du financement des processus de désarmement, de démobilisation et de réintégration des groupes armés (DDR).

  Le Président de la formation, M. Jan Grauls, de la Belgique, a en effet souligné que le Cadre a fixé comme axes prioritaires la réforme du secteur de la sécurité, y compris le désarmement, la démobilisation et la réintégration (DDR); la gouvernance et l’état de droit; et les pôles de développement.  Ce Cadre, a-t-il souligné, est le résultat d’un processus inclusif qui permettra de continuer de mener une action « cohérente et ciblée » en matière de consolidation de la paix en République centrafricaine (RCA). 

  M. Grauls a souligné que le Cadre stratégique était non seulement une feuille de route pour les priorités en matière de paix et de développement, mais aussi le témoignage de la volonté du Gouvernement et des citoyens centrafricains de mettre fin « pour de bon » à une longue période de violence et d’isolement.  Le Cadre émane de consultations sur le terrain et comprend des recommandations issues du dialogue politique inclusif, a encore dit le représentant belge.

  Immédiatement après l’adoption du Cadre, les Ministres centrafricains se sont félicités de cette avancée.  Le Ministre d’État au plan, à l’économie et à la coopération internationale, M. Sylvain Maliko, a déclaré que, depuis 2008, année marquée par la signature de l’Accord de paix global et le lancement du dialogue politique inclusif, son pays avait réussi le pari difficile de réunir les conditions propices à la consolidation durable de la paix. 

  Si le Cadre stratégique restitue convenablement les axes prioritaires, il reste que la Centrafrique, orpheline de l’aide internationale est l’un des pays pauvres très endettés pour qui l’appui de la communauté internationale est indispensable afin de répondre aux aspirations de sa population, a lancé M. Maliko. 

  Il a notamment souligné que l’allégement de la dette serait essentiel pour couvrir les dépenses nécessaires au financement de la réforme du secteur de la sécurité et des programmes de DDR.  Relever ce double défi constitue la première urgence du Gouvernement, en vue des élections de 2010 et de la relance de l’économie du pays, « frappée de plein fouet par les crises alimentaire et financière internationales ». 

  Le Ministre d’État de la communication, du civisme, de la réconciliation nationale et du suivi du dialogue, M. Cyriaque Gonda, a emboîté le pas de son collègue en indiquant que le processus de DDR était d’ores et déjà lancé.  Il a, à son tour, évoqué l’urgence d’avancer dans ce chantier, en profitant du fait que le pays connaît une période relativement calme.  M. Gonda a estimé, à ce propos, que le nouveau Gouvernement centrafricain, dont sept de ses membres sont issus de l’opposition, de la société civile et des mouvements militaro-politiques, formait une « coalition d’ouverture » soucieuse d’appliquer strictement les recommandations en matière de sécurité, de rétablissement de l’état de droit et de développement. 

  M. Cyriaque Gonda a ajouté que cinq mouvements militaro-politiques n’avaient pas encore rejoint la table des négociations, des tractations étant en cours avec les groupes les plus réfractaires.  Nous continuons de privilégier la voie du dialogue, forts de l’appui de la communauté internationale, pour réaliser la réconciliation nationale et remplir les objectifs fixés en matière de désarmement et démobilisation, a-t-il affirmé. 

  Précisant ensuite que les listes de combattants à démobiliser et à réintégrer étaient prêtes et que les campagnes de sensibilisation dans l’arrière-pays allaient bientôt débuter, le Ministre centrafricain a signalé que la partie « réintégration » des programmes de DDR serait « sans conteste » la plus coûteuse.

  La question des modalités de financement du processus de DDR a en effet été au cœur des débats.  Le Président de la « formation RCA » a informé les membres de la Commission qu’il se rendrait le 21 mai à Bangui dans l’optique d’obtenir des autorités centrafricaines et de leurs partenaires des éclaircissements sur la question.  Jan Grauls a notamment déclaré qu’il essaierait d’en savoir plus sur la proposition de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), évoquée pendant la réunion par le représentant du Gabon, d’affecter 8 milliards de francs CFA aux activités de DDR.  Le représentant de la France a, d’emblée, salué l’initiative de la CEMAC et a préconisé que les ressources mobilisées au titre de l’aide au développement soient consacrées « exclusivement dans un premier temps » à l’effort de DDR.

  Une mise en garde est venue du représentant de la Banque mondiale qui a prévenu, qu’à ce stade, le processus de DDR ne concernait que la démobilisation des forces qui ont signé l’Accord de Libreville.  La prise en charge d’« une myriade d’autres groupes, dont les éléments réclament notamment le versement de leur pension », n’est pas explicitement envisagée par le Gouvernement.  Sans une vision claire en matière de DDR, la définition des modalités de financement continuerait de poser des problèmes aux partenaires de développement, a-t-il averti. 

  Nous sommes convaincus, a commenté le représentant des États-Unis, que le financement du DDR se fera naturellement si la communauté internationale, dans toutes ses composantes, reçoit l’engagement ferme de la part du Gouvernement de renforcer à terme l’état de droit et la bonne gouvernance en RCA.  Le temps presse, a-t-il prévenu, car la tension monte dans le nord du pays, une tension qui pourrait déboucher sur de très graves violences ethniques.

  La Banque mondiale n’a pas alloué de ressources au DDR.  Son représentant a néanmoins rappelé qu’elle a œuvré, aux côtés de la Banque africaine de développement (BAD), à la mise en place d’un Fonds d’affectation spéciale pour soutenir les programmes de DDR menés dans la région des Grands Lacs, « et dont la RCA pourra bénéficier ».

  Le Président de la « formation RCA » a fait savoir que lorsqu’il se rendra à Bangui, il s’entretiendra avec les représentants du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), « chef de file en matière de DDR dans le pays », sur les modalités de financement du processus de DDR.  Je leur demanderai, entre autres, quels sont les plans de la MICOPAX, Mission de consolidation de la paix en Centrafrique de la CEMAC, pour la mise en œuvre de la « démobilisation et du désarmement », étant donné que cette force n’est pas présente sur tout le territoire. 

  M. Grauls s’est ensuite tourné vers les Ministres centrafricains pour leur demander des commentaires sur la dernière session du Conseil des droits de l’homme, au cours de laquelle a été examinée la question des enfants soldats en RCA. 

  Le Ministre de la défense, M. Francis Bozizé, a argué que les observations du Conseil était fondées sur des informations à la fois « biaisées et datées ».  Depuis 2003, l’armée régulière ne tolère plus d’enfants dans ses rangs, a-t-il affirmé.  Pour ce qui est de la présence d’organisations d’autodéfense opérant dans des coins reculés du territoire national, le Ministre a expliqué que l’armée régulière n’avait pas les moyens d’agir « partout ».  Il a admis que certaines communautés s’étaient organisées pour chasser les braconniers, ainsi que des groupes rebelles étrangers employant « eux » des enfants. 

  Des pays et organisations comme la Jamaïque au nom du Mouvement des pays non alignés, la République tchèque au nom de l’Union européenne (UE), la Commission européenne au nom de la Communauté européenne, le Maroc, l’Afrique du Sud, El Salvador et le Bénin, ont salué unanimement l’adoption du Cadre stratégique pour la consolidation de la paix en République centrafricaine. 

  Selon eux, ce document servira de catalyseur aux efforts de paix et de développement dans les mois à venir et en prévision des élections de 2010.  Les États Membres ont en outre soutenu la proposition du Secrétaire général de créer un bureau intégré en Centrafrique, en remplacement du Bureau d’appui des Nations Unies pour la consolidation de la paix en République centrafricaine (BONUCA).  Ils ont aussi salué la décision du Secrétaire général de nommer un nouveau Représentant spécial. 

  La prochaine réunion plénière de la Commission de consolidation de la paix sera annoncée dans le Journal de l’ONU.

 

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