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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 12:48


Omar-El-B-chir.jpg

Le Figaro 15/12/2009 | Mise à jour : 11:33

Initialement annoncé cet hiver en Égypte, le traditionnel sommet France-Afrique aura finalement lieu en France au printemps. C’est le secrétaire d’État à la Coopération, Alain Joyandet, qui l’a confirmé au Figaro. La décision a été prise, lundi, lors d’un entretien entre Nicolas Sarkozy et Hosni Moubarak.

 L’éventuelle présence en Égypte du président soudanais, Omar el-Béchir, poursuivi pour crimes contre l’humanité par la Cour pénale internationale, indisposait les Français. Le Caire n’entendait pas interdire au chef de l’État soudanais l’entrée sur son territoire. La tenue du sommet en France a donc été jugée plus simple.

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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 12:45


Dadis-et-Toumba.jpg

Tanguy Berthemet Le Figaro 14/12/2009 | Mise à jour : 23:14

La tentative d'assassinat de Moussa Dadis Camara, le chef de la junte au pouvoir à Conakry, a accentué les incertitudes.

Il n'est plus qu'une certitude qui vaille en Guinée : la junte ne fêtera pas tranquillement, le 23 décembre prochain, la première année de son arrivée au pouvoir. Le capitaine Moussa Dadis Camara, porté à la présidence par un coup d'État, a été victime le 3 décembre, d'une tentative de meurtre de la part de son ami et aide camp, le lieutenant Aboubacar «Toumba» Diakité.

Plus qu'une surprise, cet assassinat raté a mis en lumière les extrêmes tensions régnant au sien du pouvoir militaire. «C'est une période très dangereuse qui s'ouvre en Guinée, estime un diplomate occidental. L'armée pourrait exploser et le pays plongerait dans le chaos.» Seul pilier un peu structuré d'un État déliquescent, rongé par l'incurie et la corruption, l'armée a cueilli le pouvoir, à la satisfaction générale, au lendemain de la mort de l'ancien chef de l'État, Lansana Conté. Tant l'opposition démocratique que la communauté internationale voyaient dans ce putsch la seule façon d'éviter une guerre civile et d'assurer une transition douce. Il leur a fallu déchanter.

Tensions entre les clans

Le Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD), le nom officiel de la junte, une coalition civilo-militaire à forte coloration kaki a vite affiché son intention de conserver le pouvoir. Et son chef, l'incontrôlable capitaine Camara, celle de se porter candidat à l'élection présidentielle. Les ambitions affichées ont alors creusé des différends au cœur du CNDD, selon l'âge des uns et des autres et aussi, comme toujours en Guinée, suivant l'origine ethnique. Isolé, Moussa Dadis Camara a peu à peu recentré son pouvoir autour de proches, issue comme lui de Guinée forestière.

Les relations tendues entre les clans ont explosé après la tuerie du 28 septembre. Ce jour-là, une manifestation d'opposants au CNDD est réprimée dans le sang par la garde présidentielle. Le bilan se monte à au moins 150 morts et des dizaines de viols. Le très opaque fonctionnement du CNDD se fait dès lors incompréhensible. Des coups de feu sont entendus dans le camp Alpha Yaya Diallo, siège du pouvoir à Conakry. Des ru­­meurs de coups d'État circulent…

Un «climat de terreur»

La mise hors jeu, au moins temporaire du capitaine Camara, est-elle à même de remettre la Guinée sur le droit chemin ? Rien n'est moins sûr. Le général Sékouba Konaté, ministre de la Défense du CNDD, assume désormais le rôle de président par intérim. Pour cet homme fort du coup d'État, figure respectée de l'armée mais malade, la promotion s'est faite sans heurt. Discret au point de s'être vu accusé de fuir ses responsabilités, le général passe pour être sans ambition personnelle. Ce colosse aussi calme et taiseux que le capitaine Camara est agité et prolixe n'a pas apaisé les divisions au sein du gouvernement. Dans Conakry, la capitale désertée dès la nuit tombée, les descentes violentes des bérets rouges s'enchaînent. Amnesty International a dénoncé un «climat de terreur». Depuis une semaine, le général s'est donc lancé dans une tournée de séduction des garnisons de la capitale avec le même message : appel à la discipline et à protéger les civils.

La manœuvre aurait en partie réussi. Mais l'officier, surnommé le Tigre, suscite bien des méfiances. D'origine malinké, il ne rassure pas tous les proches de Dadis. Du côté des civils, l'image du général Konaté est tout aussi ambiguë. Si tous louent son charisme, ils se méfient de ses amitiés avec certains personnages troubles de la politique guinéenne. Dans l'ombre ces derniers attendent. «La prise de pouvoir de Konaté a dans un premier temps permis d'éviter le pire…», souligne un observateur, laissant sa phrase en suspens. Car l'avenir de la Guinée n'est pas tracé. Pour la junte, la semaine qui s'ouvre est cruciale. La Commission d'enquête internationale sur la tuerie du 28 septembre doit rendre dans les jours prochains au secrétaire général de l'ONU le rapport sur ses investigations. Une mise en cause directe de Dadis Camara ferait naître de vives tensions.

Les militaires vont devoir aussi se pencher sur le sort du «mutin» Toumba Diakité. Le lieutenant, qui a pris la fuite, se trouverait toujours en Guinée. Bien armé, entouré de quelques dizaines de fidèles, souvent d'anciens combattants de la guerre au Liberia, l'homme entend bien encore jouer un rôle dans le paysage guinéen.

 

Guinée  la communauté internationale sur le qui vive

T. B. Le Figaro 14/12/2009 | Mise à jour : 23:04

Après un coup d'État et une tentative d'assassinat contre le chef de la junte militaire au pouvoir, la communauté internationale s'inquiète pour l'avenir de la Guinée.

La Guinée, enfant malade de l'Afrique de l'Ouest, s'enfonce. Un coup d'État en décembre dernier, puis la tentative d'assassinat il y a dix jours contre le chef de la junte, le capitaine Moussa Dadis Camara, ont placé le pays au bord de l'abîme.

La médiation de crise, confiée il y a huit mois au président du Burkina Faso, Blaise Compaoré, s'enlise. Les militaires au pouvoir à Conakry renâclent à faire les concessions réclamées. De son côté, l'opposition démocratique, menée notamment par les anciens premiers ministres Sidya Touré et Cellou Dalein Diallo, rechigne à donner toute sa confiance à un ex-capitaine putschiste comme Compaoré. Le désaccord se noue autour de la possibilité pour les galonnés de se présenter à d'éventuelles élections présidentielles.

Dimanche, le groupe de con­tact international sur la Guinée,- qui regroupe la France, les États-Unis, la Grande-Bretagne et l'Union Africaine - s'est réuni en urgence à Ouagadougou. Sans l'avouer, les diplomates considèrent que le silence forcé de Dadis pourrait représenter une petite chance de remettre la Guinée sur la voie d'une transition démocratique. Michael Fitzgerald, le sous-secrétaire d'État adjoint américain pour l'Afrique, estime ainsi que le seul objectif de Moussa Dadis Camara était de se maintenir au pouvoir. Et de flatter le nouvel homme fort de Conakry. «Ce n'est pas l'impression que nous donne le général Konaté, même s'il est trop tôt pour pouvoir se faire réellement une opinion sur la question.»

Déclarations bellicistes

L'objectif affiché par la communauté internationale se veut modeste : stabiliser l'armée, minée par des rivalités internes, et organiser au plus vite un scrutin général. Dimanche , le groupe de contact a recommandé à nouveau «la mise en place rapide d'une nouvelle entité de transition» et l'envoi préventif à Conakry «d'une force de protection des civils et d'assistance humanitaire».

Les propositions internationales se sont heurtées à une violente fin de non-recevoir. Le colonel Moussa Keita, fidèle du chef de la junte, a affirmé que tout déploiement de troupes en Guinée serait vu «comme une déclaration de guerre». Face à ces déclarations bellicistes, la communauté internationale agite la menace de sanctions économiques plus dures. Sans certitude d'être entendue. Pékin, grand absent de la médiation et partenaire économique majeur de la Guinée, garde en effet le silence.

Tant en Europe qu'aux États-Unis, on s'inquiète d'un conflit en Guinée qui pourrait déstabiliser les pays frontaliers. La Côte d'Ivoire, mais surtout le Liberia et la Sierra Leone à peine sortis de sanglantes guerres civiles, ne sont pas à même de protéger leurs frontières. D'autres États voisins, comme la Guinée-Bissau, ne résisteraient sans doute pas mieux à un déchaînement de violences à leurs portes.

 

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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 12:26


bozize-stylise.jpg

14/12/2009 14:16:34 | Jeune Afrique


C’est à la demande insistante du président camerounais Paul Biya, qui a promis en échange de s’y rendre en personne, que le 10e sommet de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac), prévu pour le 29 novembre puis pour le 14 décembre à Bangui, a été une nouvelle fois repoussé, à la seconde quinzaine de janvier 2010. Biya, qui estimait que cette réunion importante entre les six chefs d’État de la région était à la fois insuffisamment préparée et trop proche du sommet de Copenhague, a d’autant plus aisément convaincu le Centrafricain François Bozizé que ce dernier, en visite officielle à Yaoundé les 7 et 8 décembre, y a été reçu avec des égards particuliers de super-VIP. Commentaire d’un proche de Bozizé
: « Biya voudrait endosser le rôle de parrain de la Centrafrique laissé vacant par la mort d’Omar Bongo Ondimba qu’il ne s’y prendrait pas autrement. »

Le 8 décembre, ce même Bozizé était à Bata, en Guinée ­équatoriale, où il a rejoint une dizaine de ses pairs (parmi lesquels Denis Sassou Nguesso, Laurent Gbagbo, Idriss Déby Itno, Faure Gnassingbé, John Atta-Mills et Ellen Johnson-Sirleaf) pour l’investiture de Teodoro Obiang Nguema. Problème: deux voisins immédiats de la Guinée équatoriale avaient préféré se faire représenter aux cérémonies, ce qui fait un peu désordre: Paul Biya et Ali Bongo Ondimba (en voyage en Italie). Pour des motifs différents, l’un et l’autre entretiennent en effet avec le président Obiang une relation distante. Comme quoi, l’Afrique centrale a encore du pain sur la planche.

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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 00:22


Birao.jpg

Source: United Nations News Service

Date: 14 Dec 2009


La Mission des Nations Unies en République centrafricaine et au Tchad (MINURCAT) a déployé lundi un détachement de casques bleus togolais dans le nord-est de la République centrafricaine à la suite d'un incident qui a coûté la vie à trois personnes.

Les casques bleus ont été déployés à Sam Ouandja afin d'assurer la sécurité du camp de refugiés soudanais, en provenance du Darfour, qui s'y trouve et des humanitaires qui y travaillent, a précisé la MINURCAT dans un communiqué.

Une attaque qui a coûté la vie à trois personnes a eu lieu sur la route entre Sam Ouandja et Ouanda-Djale. L'attaque, qui est apparemment due à des coupeurs de route, a créé de vives tensions entre l'UFDR, un groupe armé centrafricain, dont deux membres ont trouvé la mort à cette occasion, et les refugiés soudanais de Sam Ouandja, a ajouté la Mission.

« La MINURCAT suit l'évolution de la situation avec une grande attention et renforcera sa présence militaire dans la ville si nécessaire », souligne le communiqué.

A cette occasion, la Mission des Nations Unies rappelle que « les camps de refugiés doivent conserver leur caractère civil et que toute attaque perpétrée à l'encontre de refugiés ou de travailleurs humanitaires constitue une violation du droit humanitaire international pouvant entrainer des conséquences pénales. »

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14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 23:40

armee-tchadienne.jpg

AFP 14/12/2009 | Mise à jour : 22:21

Des affrontements ont opposé ces dernières 48 heures des hommes de l'Union des forces de la résistance (UFR, rébellion), et l'armée du Tchad dans l'est du pays, a-t-on appris aujourd'hui auprès des deux parties.

Dans un communiqué, l'UFR a affirmé que ces combats ont eu lieu lorsque "l'aviation tchadienne a tenté de bombarder ses positions à l'est du Tchad", dimanche et lundi, mais a été repoussée par sa défense aérienne.

 Les raids, qui ont été suivis d'un "affrontement au sol", ont "tué quatre civils et blessé des dizaines d'autres", selon ce texte signé du porte-parole de l'UFR, Abderaman Koulamallah, faisant également état "de nombreux blessés gouvernementaux (...) acheminés à N'djamena et dans les grandes villes de l'est". Selon la même source, les raids ont touché des populations civiles "aux alentours des villages Gadar, Route-Route et Djibel".

Interrogé sur le sujet à N'Djamena, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement tchadien, Mahamat Hissène, a évoqué un affrontement et des frappes aériennes, en réfutant la mort de civils.

Les militaires tchadiens "sont en train de se redéployer sur les différents postes d'observation tout au long de la frontière" avec le Soudan, "il y a eu des véhicules de l'armée qui ont sauté sur des mines. Il s'en est suivi un accrochage avec l'ennemi et l'aviation est venue en appui aux forces gouvernementales", a expliqué Hissène.

Il n'a pas fourni de bilan pour les deux camps.

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14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 22:03


CarteBirao.jpg

 

 

N'DJAMENA (AFP) - lundi 14 décembre 2009 - 20h29 - La Mission des Nations unies en République centrafricaine et au Tchad (Minurcat), qui a pris beaucoup de retard, devrait être entièrement déployée dans ces deux pays d'ici à "fin janvier", a affirmé lundi le représentant spécial du secrétaire général de l'ONU.

"D'ici à la fin janvier, on devrait avoir tout le monde sur le terrain. En deux mois, 50% de la force va arriver parce que les conditions logistiques minimales sont maintenant réunies", a déclaré à l'AFP à N'Djamena Victor da Silva Angelo.

"Ce n'est pas qu'en deux mois on va faire plus qu'en sept mois, mais c'est que les conditions sont maintenant réunies pour un déploiement. Cela restera très précaire et très difficile, mais il y a un minimum de conditions même si les soldats doivent dormir par terre dans des tentes", a précisé M. Angelo.

Actuellement, 2.385 des 5.200 hommes de la force onusienne (soit 46% des effectifs) sont déployés alors que la Minurcat a pris officiellement la relève de l'Eufor, la force de l'Union européenne (UE) le 15 mars.

"C'est la logistique qui n'a pas suivi les promesses d'engagement", a expliqué M. Angelo, "parce que nous travaillons dans une zone très éloignée et nous travaillons avec des moyens (inférieurs) que ceux dont disposait l'Union européenne. L'UE a fait un investissement énorme en termes de ressources, nous, les pays membres, n'avons pas le même type de ressources".

"Malgré le fait qu'on n'ait pas plus de 50% des forces, on fait un travail qui va bien au-delà de ce qu'on ferait avec 50% des forces", a assuré le responsable onusien.

De nombreux ONG et membres d'agences onusiennes se sont plaints de la lenteur du déploiement de la Minurcat alors que la situation sécuritaire dans l'est du Tchad s'est considérablement dégradée ces derniers mois.

Dans un communiqué, la Minurcat a annoncé le déploiement lundi matin d'un détachement de casques bleus togolais à Sam Ouandja (nord-est de la Centrafrique) "afin d'assurer la sécurité du camp de réfugiés soudanais, en provenance du Darfour (ouest du Soudan), qui s'y trouve et des humanitaires qui y travaillent".

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14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 21:54


Quai-dorsay_.jpg

 PARIS, France, 14 décembre 2009/African Press Organization (APO)/ — Actualités diplomatiques du ministère français des Affaires étrangères / Point de presse du 11 décembre 2009.

(…)

(Quelle est la réaction du Quai d’Orsay à l’ultimatum des ravisseurs des trois Français enlevés au Tchad et en Centrafrique ?)


 Je souhaite d’abord rappeler que dans ces circonstances et sur ces dossiers, notre mobilisation, que cela soit ici au ministère des Affaires étrangères et européennes ou sur le terrain auprès de nos différentes ambassades concernées, notre mobilisation est totale. Mais, je vous demande également de comprendre que dans ce type de situations et dans l’intérêt de nos compatriotes, de comprendre que, pour que notre action soit efficace, pour qu’elle aboutisse, ce qui est notre vœu le plus cher et notre objectif, nous sommes tenus à une complète discrétion.


 
SOURCE : Ministry of Foreign Affairs France

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14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 21:41


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AFP 14.12.09 | 18h33

Le général tchadien Oki Dagache, en charge des relations avec la mission locale des Nations unies, a accusé lundi les services de renseignement soudanais d'être derrière les enlèvements de trois humanitaires français dans l'est du Tchad et en Centrafrique.

"C'est un acte des services soudanais pour semer le désordre chez nous", a affirmé lundi à l'AFP le général Dagache, représentant spécial du président tchadien auprès de la Mission des Nations unies en République centrafricaine et au Tchad (Minurcat).

"Ils sont contre le déploiement de l'ONU et des humanitaires chez nous. Ce sont les services soudanais qui ont enlevé les gens, je suis formel", a-t-il ajouté.

"Ce sont des gens qui viennent du Soudan et repartent au Soudan. Ce sont des gens manipulés par des services de renseignement soudanais", a-t-il encore déclaré.

Le 9 novembre, un agronome français qui était dans l'est du Tchad pour évaluer les récentes récoltes pour le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), a été enlevé par plusieurs hommes armés dans le village de Kawa. Son rapt a été revendiqué par un groupe jusque-là inconnu, "Les Aigles de libération de l'Afrique".

Ce groupe affirme aussi être l'auteur du rapt de deux Français de l'ONG Triangle GH, enlevés le 22 novembre à Birao en Centrafrique, tout près des trois frontières soudanais, tchadienne et centrafricaine.

"Tout ça, ce sont les services soudanais (...) Je crois que c'est toujours les services soudanais. Ils ont pris les gens", a affirmé le général.

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14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 21:39


20080227sarkozydakar.jpg

 


(RFI 14/12/2009)


Si ce n’est pas une insurrection, c’est au moins le début d’une fronde. Où la docilité légendaire des anciennes colonies françaises d’Afrique vis-à-vis de Paris fait place à des actes de défiance, à des attaques. Cette semaine, le Togo a annoncé l’expulsion d’un diplomate français, suspecté d’une trop grande proximité avec un opposant en vue.

Lorsque, en octobre dernier, le ministre français Alain Joyandet s’est interrogé sur la pertinence d’un nouveau report des élections en Côte d’Ivoire, le Premier ministre Guillaume Soro s’est insurgé contre ce qu’il considérait alors comme un manque de considération pour son pays, et au-delà, pour l’Afrique et les Africains. Et l’on ne compte plus les mouvements d’humeur. Idriss Déby explose, lorsque Paris étale sur la place publique les dépenses militaires de son gouvernement. Abdoulaye Wade s’emporte lorsqu’un juge français lance un mandat d’arrêt contre des personnalités sénégalaises, à la suite du naufrage du Joola.

Le chef d’Etat malgache peut même se permettre d’oublier de recevoir les lettres de créances de Gildas Le Lidec, ambassadeur de France, dont les Camerounais refuseront tout simplement la nomination, sous prétexte qu’il porterait malheur... On n’était pas habitués à voir les Etats africains traiter la France de la sorte. Il y a trois ans, malgré les promesses faites à Jacques Chirac, les ministres de la Santé du continent ont apporté leurs voix au candidat de la Chine à la direction générale de l’Organisation mondiale de la santé, au grand désarroi du Français Bernard Kouchner, candidat de son pays.

Qu’il est loin, le temps où les Etats africains votaient, aux Nations unies, contre l’idée d’une éventuelle indépendance de la Nouvelle Calédonie, parce que telle était la volonté de Paris ! A l’époque, les politologues estimaient que la France pouvait prétendre à un rôle de moyenne puissance sur l’échiquier mondial, parce qu’elle avait, à disposition, le vote de ces Etats africains. Ces temps ne sont plus, et l’on aurait tort d’en minimiser les conséquences.

Lorsque, à une époque pas si lointaine, Laurent Gbagbo taclait brutalement la France de Jacques Chirac, un ancien chef d’Etat ouest-africain - qui pense devoir sa chute à certains réseaux en France - faisait observer, en privé, que ce sont des interlocuteurs comme Gbagbo qu’il fallait à la France, à la tête des Etats africains.

Pour que la fronde ne devienne pas insolence, Paris peut tout simplement choisir de traiter ses anciennes colonies comme des pays normaux, sur des bases claires, qui excluent tous ces soutiens à des régimes dont l’amitié a si souvent valu à la France une certaine impopularité sur le continent.


www.rfi.fr


Par Jean-Baptiste Placca

 

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14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 15:25


Grauls, Mme Zewde

 

Bangui, 12 déc. (ACAP) - Le président de la commission de consolidation de la paix, l’Ambassadeur Jan Grauls en fin de mission a annoncé que « la République centrafricaine bénéficiera d’une deuxième tranche du fonds de consolidation de la paix".

" Le montant n’est pas encore fixé, mais ce sera un montant significatif" contrairement à la première tranche qui était de 10 millions de dollars", a indiqué Jan Grauls au de la conférence de presse donné jeudi 10 décembre à Bangui, en présence de la représentante spéciale du Secrétaire Général des Nations Unies en Centrafrique M. Sahle Zewde Work et les membres de la délégation.

« Le but de notre mission est de réitérer l’engagement continu de la communauté internationale en République centrafricaine et de faire un premier bilan des six mois de collaboration après la remise du cadre stratégique », a précisé l’Ambassadeur Grauls.

Cependant, « nous ne pouvons réussir avec notre commission consolidation de la paix qu’à condition que la République centrafricaine s’engage à fond dans cet exercice. Dans ce sens là, la République Centrafricaine doit nous aider à l'aider ", a-t-il relevé.

L'ambassadeur Jan Grauls a rappelé les priorités de la commission de consolidation de la paix que sont la paix, la stabilité. "Il faut sécuriser l’ensemble de votre territoire, il faut désarmer , démobiliser et réinsérer les ex-combattants a-t-il indiqué faisant allusion au programme de DDR et la réforme du secteur de la sécurité (RSS).

 Selon lui les projets de consolidation de la paix en Centrafrique ne peuvent se réaliser que si le contexte favorable propice. "Les Centrafricains doivent travailler à ce contexte", a-t-il souligné.

La deuxième priorité concerne la bonne gouvernance qui englobe l’Etat de droit. Selon lui, "la communauté internationale insiste beaucoup pour que ces élections se tiennent dans le délai fixé par la Constitution et la troisième priorité est la lutte contre la pauvreté à travers les pôles de développement"

. Notons que la visite de travail qui a duré 7 jours, a permis au président de la commission de consolidation de la paix, l’Ambassadeur Jan Grauls et sa suite de s’entretenir avec les autorités centrafricaines tandis qu'une descente sur le terrain a été effectuée à Paoua pour constater l’état d’avancement des projets financés par le Fonds de consolidation de la paix à hauteur de 10 millions de dollars.

Au cours de cette mission, l'ambassadeur Jan Grauls s'est réjoui de l'évolution de la mise en oeuvre du cadre stratégique.

 

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