Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

9 juin 2009 2 09 /06 /juin /2009 12:57

 
 




Par Par Shanda Tonme
Le Messager 09-06-2009


La mort enfin annoncée officiellement de monsieur Omar Bongo exprime d’abord une très grande honte pour l’Afrique. L’on a beau essayé de jouer des apparences, les souffrances que ces présidents engendrent, les humiliations qu’ils génèrent, et les travers qu’ils secrètent au quotidien, constituent globalement les éléments du tableau par lequel, l’Afrique noire particulièrement, demeure à la traîne du reste du monde.


Il est très frappant de constater avec quelles précautions, quelles habillages maladroits et malveillants, les médias occidentaux, s’emploient à vouloir présenter le pays et le peuple du Gabon, sans faire ressortir le caractère fasciste, autoritaire et obscurantiste d’un pouvoir sauvage qui aura instauré la ruine de l’intelligence, la peur, la corruption, et le découragement.


Ce que l’on veut amener les Africains à faire, c’est de verser vraiment des larmes de crocodile. Omar Bongo a causé trop de torts à l’Afrique, au monde noir. Ces dictateurs finissent, à force de se voir ouvrir les portes de l’Elysée et de la Maison Blanche, par se prendre pour des gens normaux, pour des rois investis du pouvoir divin de régner sur leur peuple.


Sagesse et puissance de pacotille

Bongo était appelé sage, sur la simple base d’une longue présence à la tête du pays garantie par la mafia française. On a ainsi et tout le temps, imposé aux Africains de grands malades que l’on utilisait et usait pour la circonstance, pour maintenir l’illusion que l’on traitait avec les représentants du continent. Ces gens sont qualifiés de puissants, d’hommes forts, de tous les superlatifs que l’on ne trouve pas en Occident lorsqu’il s’agit de parler d’un gouvernant. De Mobutu à Bongo en passant par Eyadema et la suite, il faut aujourd’hui convenir que nous sommes entrés dans l’ère des contradictions radicalement insolubles et mortelles avec l’Occident.

L’Europe qui a débattu longuement pour choisir ses députés, n’a à aucun moment fait de l’Afrique, une priorité, un sujet d’intérêt, un lieu de défi, une terre fertile méritant de l’attention. De parfaits plantés ici et entretenus par des mafias sanguinaires, couvrent ces bandits qui s’entêtent à mourir au pouvoir, à crever dans des cliniques chic des pays où ils ont gardé notre argent volé. Ces pillards ne sont en fait ni puissants ni sages, ils sont mortels, faibles, fragiles, pitoyables.


Des maladies que l’on conteste, aux morts que l’on cache

Le destin des mortels est bien trop cruel, pour que de basses manœuvres de quelques courtisans, tentent à chaque fois, de détourner la vérité sur les malades et sur les morts. Il faut maintenant penser à tous ces journalistes emprisonnés pour avoir évoqué un simple malaise de certains dictateurs, pour avoir parlé trop vite de la mort de quelques autres, pour avoir rendu public le bilan médical craquelant de ces prédateurs de l’obscurité et ces reptiles qui alimentent de leurs actes rétrogrades, toutes les misères et toutes les souffrances du monde. Ces individus qui au soir de leur vie remplie d’agapes et d’autant de regrets, ne songent pas à quitter rapidement le pouvoir et à s’excuser, méritent tous les procès, toutes les sentences, et toutes les condamnations.


 
Omar Bongo est mort dans le plus inacceptable des chagrins pour lui, dans la pitié et la solitude du roi nu. Que l’on reconnaisse que sa maladie a pris de l’ampleur depuis ces menaces de procès pour des biens immobiliers insolents acquis avec l’argent du peuple gabonais, le sang des travailleurs d’un petit pays pauvre, les richesses du sol et du sous-sol d’une nation meurtrie par des décennies de dictature, de régime sale. Que l’on nous dise la vérité de ce que, il a fallu prendre le temps de négocier et d’arranger la continuité du régime et des ses alliances mafieuses, avant de livrer au monde, la vérité sur la fin sombre d’un monstre qui porte une part importante de responsabilité dans l’arriération de l’Afrique contemporaine. Que l’on ne nous dise pas que c’est une mort comme une autre. Il est des morts qui libère l’humanité et celle-ci en est incontestablement une.


Les mythes de la succession et de la stabilité : un discours pour nègres

Lorsqu’il s’agit de l’Afrique, contrée de sauvages et de nègres, le discours est le même, d’un subjectivisme qui ferait brûler tous les diplômes de droit et de science politique. Parle-t-on, de stabilité et de succession en Europe ou aux Etats-Unis ? Parle-t-on de chef d’Etat qui aurait préparé sa succession dans un système de gestion politique moderne et démocratique ? Parle-t-on de craintes des lendemains pour un pays habité par des gens normaux ? L’Afrique et les Africains sont des espèces uniques, entièrement à part. D’où vient-il que l’on parle de ces gens qui devraient préparer ou arranger leur succession au lieu de s’interroger sur l’existence d’une loi fondamentale ?

La mort des dictateurs offre toujours l’occasion de mesurer combien raciste est restée l’Europe dans sa vision et sa considération politique de l’Afrique. Par ici, ce sont des singes qui ne connaissent ni élections ni transition pacifique, ni alternance démocratique. Par ici, pensent-t-ils et souhaitent-ils, il ne devrait exister que guerres civiles, tueries, crimes en tous genres et génocides.


L’implication de la France

Il n’y a aucun doute, que le temps du silence et des démentis maladroits, correspond au temps qu’il fallait à Paris pour arranger la succession à Libreville, avec l’appui du beau père éploré de Brazzaville. Mais l’histoire est sans pitié pour les dictateurs, qu’ils meurent au pouvoir comme ces Eyadema, Bongo, et Conté, ou qu’ils aillent finir comme des chiens errants ailleurs longtemps après avoir été chassés à l’instar du Shah Palhavi d’Iran, de Mobutu ou de Bokassa. A ceux qui sont malades et s’agrippent au pouvoir, il faut très vite conseiller que les soutiens des grands maîtres blancs et des amis privilégiés de Paris, n’arrêtent jamais la mort. Que vous soyez riche, noirs, jaunes, gentils ou sauvages,, vous êtes condamnés à crever comme des singes dans un buisson sombre investi par des fourmis et des hallucinations troublantes.
 
Il faut savoir partir, s’excuser et partir, partir avec tous les regrets, partir avant que la mort ne vienne vous précipiter dans l’arène des injures et des humiliations éternelles de votre peuple. Vous êtes, tous ces chefs autoproclamés présidents, un embarras pour le continent, et votre mort dans la posture de malade avide des privilèges et des honneurs illégitimes, constitue une très grande honte. Ce ne sont pas seulement vos enfants, familles et proches qui sont couverts de honte, c’est une race, la race des noirs, de tous ceux qui subissent impuissants, votre dictature et vos innombrables abus
.

La mort est finalement, un justicier démocratique, mais à trop attendre avant d’inviter certains individus dans la tombe, elle aggrave et prolonge les souffrances de nombreuses familles, d’honnêtes gens, de braves citoyens, d’innocents enfants et petits enfants. 



 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
9 juin 2009 2 09 /06 /juin /2009 12:12




LE MONDE | 09.06.09 | 08h55  •  Mis à jour le 09.06.09 | 09h00


La proximité et l'ambiguïté des relations qu'entretenait Omar Bongo avec la France apparaissent au fil des affaires judiciaires dans lesquelles son nom a été évoqué, qu'il ait lui-même été partie ou qu'il ait seulement été cité dans la procédure.

 

L'affaire Elf. L'enquête ouverte en 1994 à Paris par la juge d'instruction Eva Joly met au jour les considérables "bonus" (commissions occultes) versés par la compagnie pétrolière française à Omar Bongo et à d'autres dirigeants africains afin de sécuriser ses approvisionnements.

Outre ce mécanisme de corruption, l'enquête révèle l'existence de comptes domiciliés en Suisse, aux Etats-Unis et de sociétés immatriculées dans un paradis fiscal, autant de caisses noires destinées à faire financer, en retour, par les responsables africains, de somptuaires dépenses personnelles des dirigeants de la compagnie, des salaires de complaisance versés à des proches du président Mitterrand ainsi que des subventions aux partis politiques français de droite comme de gauche.


Pour la première fois, le secret de Polichinelle du financement de la vie politique française par l'argent du pétrole africain était évoqué publiquement. S'il a été qualifié de "chef d'une association de malfaiteurs" en 1997 par le procureur général de Genève, Omar Bongo n'a jamais été ni partie ni témoin dans le spectaculaire procès qui, en 2003, puis en appel en 2004, allait aboutir au prononcé de lourdes peines à l'encontre des dirigeants d'Elf.
Bien que protégé par l'immunité accordée aux chefs d'Etat, M. Bongo avait multiplié les pressions sur l'Elysée pour tenter d'enrayer une enquête qui étalait au grand jour de multiples opérations financières suspectes.


Cependant, le président gabonais a régulièrement été cité comme l'un des bénéficiaires des détournements de fonds publics (305 millions d'euros) reprochés aux prévenus. L'affaire a aussi éclairé le fonctionnement des réseaux africains d'Elf animés par André Tarallo, le "M. Afrique" de la compagnie pétrolière simultanément président d'Elf-Gabon et conseiller du président Bongo.

Tout au long de la procédure, M. Tarallo s'était abrité derrière Omar Bongo en affirmant qu'il n'était que son "mandant", désignant ainsi le président gabonais comme le véritable propriétaire des biens financés par les détournements.


Cette défense, sans conséquences judiciaires pour M. Bongo, protégé par son immunité, avait fini par ulcérer l'intéressé. "Le parapluie Bongo, à force de servir, a fini par se trouer. Et Tarallo est trempé maintenant", avait-il déclaré, en constatant que M. Tarallo n'avait pas convaincu les juges.

Prenant au mot son ancien conseiller, Omar Bongo avait demandé en 2007 à récupérer un appartement du quai d'Orsay (Paris-7e) et une somptueuse villa corse. Cette prétention, que les autorités françaises hésitaient à contrarier pour ne pas froisser l'allié de Libreville, se heurtait aux intérêts du fisc français. L'administration comptait en effet sur la vente de ces biens pour percevoir les énormes amendes pénales (2 millions d'euros) auxquelles M. Tarallo a été condamné et qu'il n'a pas acquittées.


L'affaire Francesco Smalto.
En pleine campagne présidentielle de 1995, alors que s'opposaient Jacques Chirac et Edouard Balladur, le couturier Francesco Smalto fut jugé à Paris pour avoir procuré à Omar Bongo des call-girls accompagnant la livraison de costumes, pour un montant de 3 millions de francs par an.


"On s'était aperçu qu'une présence féminine facilitait les commandes"
, devait déclarer M. Smalto lors du procès, où il fut condamné pour "proxénétisme aggravé". Le dossier devint une affaire d'Etat lorsque la présidence gabonaise dénonça une "ignoble" agression "par la droite française", liée à la présidentielle. Le Gabon rappela son ambassadeur à Paris.


Dans un livre d'entretiens publié en 2001 (Blanc comme Nègre, Grasset), Omar Bongo affirme que cette affaire, et les fausses rumeurs sur sa séropositivité qui l'avaient accompagnée, avait été montée en épingle par l'"entourage" d'Edouard Balladur. Implicitement, le président suggérait l'hypothèse d'une vengeance de M. Balladur destinée à sanctionner son choix en faveur de Jacques Chirac.

L'affaire "Noir silence". En 2000, Omar Bongo s'est estimé offensé par le contenu du livre Noir silence. Qui arrêtera la Françafrique ?, de François-Xavier Verschave, qui le traitait de "dictateur criminel, corrompu et mafieux".


Aux côtés des présidents tchadien, Idriss Déby, et congolais, Denis Sassou-Nguesso, M. Bongo a porté plainte à Paris pour "offense à chef d'Etat étranger", un délit dérivé du "crime de lèse-majesté" de l'ancien régime et maintenu au nom des "bonnes relations diplomatiques".


Les trois plaignants ont été déboutés par une décision de principe. Le tribunal a en effet estimé que le délit reproché était contraire à la liberté d'expression reconnue par la Convention européenne des droits de l'homme. Conséquence indirecte de ce procès, le délit d'"offense à chef d'Etat étranger" fut supprimé en 2004.


L'affaire des "biens mal acquis".
"La France peut-elle rester une terre d'asile pour l'argent volé aux Africains ?" En pleine campagne présidentielle française, trois associations – dont Sherpa et Survie – ont porté plainte en mars 2007 à Paris pour soulever cette question. Sur la base d'un rapport du Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD) recensant les avoirs détournés par plusieurs chefs d'Etat, elles ont accusé Omar Bongo et quatre autres présidents africains de "recel de détournement d'argent public".


Contre toute attente, le parquet de Paris, au lieu de classer la plainte, a ouvert une enquête préliminaire en juin 2007. Cette décision, intervenue au moment de l'élection de Nicolas Sarkozy, avait été interprétée comme symbolique d'un désir de rupture avec la "Françafrique".


L'enquête de l'Office central de répression de la grande délinquance financière, révélée par Le Monde en février 2008, dresse l'inventaire impressionnant des biens possédés en France par ces chefs d'Etat et leur famille. Au total, 33 biens immobiliers (appartements, maisons, hôtel particulier) situés dans des quartiers cossus appartiennent à Bongo ou à ses proches. Le président gabonais est titulaire de onze comptes et ses proches sont à la tête d'une considérable flotte de voitures de luxe dont certaines ont été financées par la "paierie du Gabon en France".


Cette première plainte ayant été finalement "classée sans suite" en novembre 2007, une deuxième, assortie d'une constitution de partie civile, a été déposée en décembre 2008 par l'organisation non gouvernementale (ONG) Transparence International France, par Sherpa, ainsi que par un contribuable gabonais, Gregory Ngbwa Mintsa. Ce dernier a été interpellé et incarcéré au Gabon pendant douze jours à la fin de 2008 tandis qu'Omar Bongo dénonçait une "campagne de calomnies" contre le Gabon.


Le 5 mai, la doyenne des juges d'instruction du pôle financier de Paris a jugé recevable la deuxième plainte, permettant l'ouverture d'une information judiciaire. Dès le surlendemain, le parquet a fait appel de cette décision qualifiée d'"historique" par les plaignants en ce qu'elle reconnaît pour la première fois l'"intérêt à agir" en justice contre des chefs d'Etat, d'une ONG spécialisée dans la lutte contre la corruption.

 

Philippe Bernard


Article paru dans l'édition du 10.06.09


Réaction d’uninternaute


Olivier J. :
Impressionnant article sur une partie des malversations, escroqueries, détournements de fonds publics, menaces en tout genre de cette crapule de Bongo, et son allié familial Sassou. Hélas, il ne s’agit pas seulement de lui, mais de tout un pan de la prétendue honnête classe politique française, qui a largement bénéficié des cadeaux africains. Pendant ce temps, l’armée française appuyait ses alliés pour la reconquête du pouvoir au Congo en 1997. Mais qui a encore une conscience dans ce pays ?  

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
9 juin 2009 2 09 /06 /juin /2009 11:45



 


LEMONDE.FR avec AFP | 09.06.09 | 10h40  •  Mis à jour le 09.06.09 | 12h09

 

 

Invité sur Europe 1 à évoquer les souvenirs qu'il avait du président gabonais, M. Giscard d'Estaing a raconté : en 1981, "normalement vous savez qu'on n'acceptait pas des versements de fonds provenant de pays étrangers qui soutenaient des candidats en France. Et j'ai appris que Bongo soutenait financièrement Jacques Chirac". "Moi j'étais président de la République à l'époque, a-t-il poursuivi, j'ai appelé Bongo et je lui ai dit : 'Vous soutenez actuellement la campagne de mon concurrent' ; alors il y a eu un temps mort que j'entends encore et il m'a dit : 'Ah, vous le savez', ce qui était merveilleux. A partir de ce moment-là, j'ai rompu mes relations personnelles avec lui."


PASQUA DEMANDE DES PREUVES


Selon M. Giscard d'Estaing, au début de sa présidence, Omar Bongo était

"un homme jeune, brillant, actif qui inspirait une certaine sympathie en fait". "Puis, par la suite, c'est devenu un régime très personnel fondé quand même sur des systèmes financiers très contestables, et personnellement j'ai rompu tout rapport avec le président Bongo à partir de ce moment-là", a ajouté l'ancien président. Omar Bongo "ne représentait pas à lui seul la Françafrique", mais "ce qui est vrai, c'est qu'il était un des derniers à la représenter, et donc sa disparition marque d'une certaine manière la fin de la Françafrique", a-t-il estimé.


L'ancien ministre de l'intérieur Charles Pasqua a déclaré, mardi, n'avoir "jamais entendu" que le président gabonais Omar Bongo ait aidé "financièrement tel ou tel" dans la classe politique française, conseillant cependant de "s'adresser au niveau des présidents de la République". "Ceux qui ont des informations de ce type, je les invite à mettre les chiffres sur la table", a-t-il dit sur
RTL, alors qu'il était interrogé sur les allégations récurrentes faisant état d'un financement par Omar Bongo, mort lundi, de nombre de campagnes électorales françaises.L'ancien président de la République Valéry Giscard d'Estaing affirme, mardi 9 juin, que le président du Gabon Omar Bongo, décédé lundi, avait soutenu "financièrement" Jacques Chirac pendant la campagne présidentielle de 1981.

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans FRANCE
9 juin 2009 2 09 /06 /juin /2009 11:16



Paris (Associated Press) 9/6/09 - "On ne va pas pleurer sur une crapule de plus qui disparaît de la planète", a déclaré le député Vert Noël Mamère, au lendemain de l'annonce du décès du président gabonais Omar Bongo.


"Tous ceux qui sont attachés à la démocratie ne pleureront pas la mort du président Bongo",
a déclaré M. Mamère, dans une interview diffusée mardi sur France Inter. "C'était le symbole de tout ce que nous dénonçons depuis 30 ans, c'est-à-dire la Françafrique, ces relations incestueuses, mafieuses entre quelques gouvernements africains et la France, de gauche comme de droite d'ailleurs".

"Et Bongo faisait partie de ces gens qui étaient installés au pouvoir depuis très très longtemps, soutenus continûment par la France et qui détournaient l'argent de leur peuple", a-t-il ajouté. "C'est un pan de l'histoire de la Françafrique qui s'effondre".



AP

 
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
9 juin 2009 2 09 /06 /juin /2009 02:05




Pour lui permettre de mieux organiser le meeting du jeudi 11 juin 2009, date anniversaire de la prestation de serment du Général président François BOZIZE, 11 juin 2005, le M.D.R.E.C sollicite auprès de vous une aide financière dans la mesure de vos possibilités.

 

Nous remercions une fois de plus tous les compatriotes qui nous ont apporté leurs concours financiers, moraux et matériels pour l'organisation du meeting du 15 mars 2009.

Le M.D.R.E.C vous remercie pour votre disponibilité.

 

Le M.D.R.E.C, vous prie d'adresser vos concours financiers par Western Union au Démocrate Clément POULOUTOUME Portable: (236) 70 80 44 92 et de communiquer le montant par email à la boîte électronique du M.D.R.E.C : lepartimdrec@yahoo.fr

 

Dans le cadre de ses activités politiques et pour marquer d’un sceau particulier, le 4° anniversaire de prestation de serment du Général président François BOZIZE,  Le Mouvement Démocratique pour la Renaissance et l’Evolution de Centrafrique organisera un meeting politique, le jeudi 11 juin 2009 de 14 heures à 17 heures au stade SAGBADO dans le 3° Arrondissement de la ville de BANGUI.


La commémoration, le jeudi 11 juin 2009 par la M.D .R.E.C du 4° anniversaire de prestation de serment du Général président François BOZIZE sera marquée par un meeting immédiatement suivi par la finale de la première édition de la coupe de football dénommée :


  COUPE de la CONCORDE NATIONALE.

 

Fait à Bangui, le 4 Juin 2009

 

 

Le Président du MDREC

 

 

 

Démocrate Joseph BENDOUNGA

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
9 juin 2009 2 09 /06 /juin /2009 01:42




La mort d’Omar Bongo officiellement confirmée


Par Hervé Gattegno Le point.fr 08/06/2009


Le certificat de décès d'Omar Bongo Ondimba a été signé par ses médecins espagnols lundi 8 juin à 14 heures et l'annonce de sa mort est devenue officielle à 17 h 30, heure de Paris.


 
Agé de 73 ans, le doyen des chefs d'Etat africains était hospitalisé à la clinique Quiron de Barcelone depuis le 11 mai. Il avait suspendu ses fonctions le 6 mai sans fournir d'explication officielle.

Omar Bongo était traité pour un cancer de l'intestin dans l'unité de soins intensifs de cet établissement réputé. Son état, jugé très grave depuis plusieurs semaines, s'était sensiblement dégradé durant le week-end, au point que sa famille et le premier cercle de ses proches ont été prévenus, dimanche, que le chef de l'Etat gabonais était entré "dans un coma irréversible" puis qu'il avait "perdu la vie". Nicolas Sarkozy avait également été destinataire de cette information - ainsi que nous l'indiquions dès dimanche soir.

Soldats français en alerte

La fille du président gabonais, Pascaline Bongo - qui est aussi la directrice de son cabinet -, avait alors quitté précipitamment Libreville, dimanche vers 23 h 30, pour gagner Barcelone en compagnie du président de l'Assemblée nationale gabonaise et du Premier ministre Jean Eyeghe Ndong. C'est ce dernier qui, lundi matin, a lu une déclaration devant la clinique
pour indiquer qu'Omar Bongo était "bien vivant" , pendant que les autorités gabonaises assuraient encore que l'illustre malade n'était en Espagne que pour un "check-up". Le Premier ministre a finalement remis à la presse, quelques heures plus tard, un texte écrit annonçant le décès du président Bongo.

Les palinodies qui ont entouré la divulgation de cette information doivent sans doute aux incertitudes liées à la succession du chef d'Etat gabonais - dont l'intérim sera assuré par la présidente du Sénat, Rose Francine Rogombé. Tout indique qu'une partie de son entourage a souhaité jusqu'au dernier moment en différer l'annonce pour éviter des troubles à Libreville et dans le pays. La base militaire française située au nord de la capitale gabonaise a été placée en état d'alerte.

Après une matinée d'atermoiements et de démentis officiels,  l'entourage du président gabonais a fini par confirmer sa disparition, annoncée dimanche soir par lepoint.fr.
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
8 juin 2009 1 08 /06 /juin /2009 21:13

 


AFP  08/06/2009 | Mise à jour : 19:40
 

Jacques Chirac a fait part ce soir de sa "tristesse" à l'annonce de la mort du président gabonais Omar Bongo, qui "n'aura eu de cesse pendant plus de quarante ans d'oeuvrer au développement économique et social de son pays, comme de l'Afrique entière".

"Le président Jacques Chirac tient à rendre hommage à celui qui, comme doyen des chefs d'Etat africains, aura réussi à s'imposer comme un sage, contribuant à la paix et à la stabilité de l'ensemble du continent", selon un communiqué de ses services.

"A sa famille, à ses proches, à l'ensemble du peuple gabonais, le président Jacques Chirac et son épouse adressent leurs plus sincères condoléances et leur solidarité dans l'épreuve", conclut le communiqué.

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans FRANCE
8 juin 2009 1 08 /06 /juin /2009 21:00





Officiel  le président gabonais est mort en Espagne


TANGUY BERTHEMET Le Figaro.fr 

 
08/06/2009 | Mise à jour : 19:37

Dans un communiqué, le premier ministre gabonais, Jean Eyeghe Ndong, a mis fin lundi aux supputations et aux rumeurs qui avaient émaillé les dernières heures d'Omar Bongo : «À 14 h 30, l'équipe médicale m'a informé, ainsi que les membres de la famille présents, que le président de la République, venait de rendre l'âme.» Le texte ne donne aucune autre précision sur les raisons du décès d'Omar Bongo, 73 ans, qui sera resté hospitalisé près d'un mois dans l'unité de soins intensifs d'une clinique de Barcelone. Selon une source française, Omar Bongo souffrait d'un cancer intestinal qui était entré dans sa phase terminale.

*         

Le président français a aussitôt exprimé sa «tristesse et son émotion», assurant que la France était «dans cette épreuve aux côtés du Gabon, de ses institutions et de son peuple». «C'est un grand et fidèle ami de la France qui nous a quittés, une haute figure de l'Afrique et un chef d'Etat qui avait su gagner l'estime et le respect de l'ensemble de ses pairs, notamment par ses nombreuses initiatives en faveur de la paix sur le continent africain», indique le communiqué de l'Elysée.


Au pouvoir depuis quarante et un ans, l'indéboulonnable président gabonais avait brusquement fait savoir le 6 mai, qu'il «suspendait momentanément» ses activités, laissant la gestion des affaires courantes au gouvernement. La situation totalement inédite avait sonné comme un aveu de la gravité de la maladie et semé l'inquiétude. L'officialisation de la fin du président a immédiatement vidé les rues de Libreville, les Gabonais se terrant chez eux effrayés par l'avenir incertain qui se dessine. Lundi soir, le Gabon a ordonné la fermeture des frontières. Car prendre la suite d'Omar Bongo sera délicat. Président omnipotent, clé de voûte d'un système complexe construit autour de clans rivaux et d'allégeances forcées ou intéressées, l'homme ne laisse aucun dauphin désigné.


Le premier cercle, la famille, est sans doute le mieux placé pour succéder au défunt doyen, à commencer par son fils Ali. Allié au ministre de l'Intérieur André Mba Obame, Ali Bongo, 50 ans, dirige le stratégique ministère de la Défense depuis dix ans. Il peut compter par ailleurs sur des appuis dans le très puissant Parti démocratique gabonais (PDG). En dépit de ces atouts, la voie n'est pas totalement ouverte à l'héritier. Le 20 mai dernier, une tentative menée par les « rénovateurs » pour le faire élire à la tête du PDG aurait d'ailleurs échoué.


Démarche dynastique

Le noyau familial compte un autre prétendant, Paul Toungui, nouveau chef de la diplomatie, mais surtout compagnon de la fille aînée d'Omar Bongo, Pascaline, directrice du cabinet du chef de l'État et grand argentier du régime. Ali Bongo, doit par ailleurs faire face à une certaine hostilité de la population, qui lui reproche son éducation française et sa mauvaise maîtrise des langues locales. Et, nombre de diplomates se montrent peu enthousiastes à l'idée de cette démarche presque monarchique.


Il lui faudra également faire face à l'entrée en lice, des « opposants » historiques, comme Pierre Mamboundou ou Zacharie Myboto, qui ont fini par rejoindre la galaxie Bongo. La mort du chef devrait raviver leurs ambitions en berne. Une ambition qui pourrait également naître chez les barons du régime. Ainsi, le général Idriss Ngari, 63 ans, ostracisé ces dernières années, possède toujours des amis dans la vieille garde du PDG et dans l'armée qu'il a très longuement dirigée. La mort du président gabonais pourrait aussi sonner le réveil d'un certain nationalisme des Fangs, l'ethnie dominante du Gabon, auxquels le pouvoir échappe depuis plus de quatre décennies.
 

Gabon une difficile succession


 
LIBREVILLE (AFP) - lundi 08 juin 2009 - 18h42 - Absence de dauphin désigné et d'opposants crédibles, volonté de la famille Bongo de conserver le pouvoir, équilibres ethniques à préserver: la succession à la tête du Gabon du président Omar Bongo Ondimba, après un règne de 41 ans, s'annonce complexe.




                     Ali Ben Bongo

Le nom le plus cité est celui d'Ali Ben Bongo, fils du président, 50 ans, ministre de la Défense. Des observateurs disent qu'il a été nommé à ce poste stratégique par son père en 1999 pour éviter tout coup d'Etat mais aussi pour le placer en vue de la succession.

Ses atouts sont nombreux.


Ancien ministre des Affaires étrangères, il est en bons termes avec Paris.

Il s'est aussi imposé comme un poids lourd du Parti démocratique gabonais (PDG), l'ex-parti unique fondé par son père, toujours ultra-majoritaire. Avec son ami André Mba Obame, ministre de l'Intérieur, Ali Bongo dirige le courant des "réformateurs" du PDG.
 



                 général Idriss Ngari

Considérés comme de jeunes loups aux dents longues, les deux hommes se heurtent notamment aux "caciques" du parti. Parmi eux, Idriss Ngari, un baron du régime de 60 ans, ministre de la Santé après avoir notamment été à la Défense. Certains prêtent au général Ngari des ambitions personnelles qui seraient bien accueillies par une frange du PDG.
 

D'autant qu'Ali Bongo a plusieurs handicaps à surmonter. Son père ne l'a jamais officiellement désigné comme dauphin, et surtout il est souvent considéré comme "un étranger" par l'homme de la rue.

Né au Congo-Brazzaville, élevé en France, il parle mal les langues locales et la rumeur le présente parfois comme un "Biafrais" adopté par le président Bongo lors d'un voyage au Nigeria en pleine guerre du Biafra.


Une rumeur qui persiste malgré ses démentis. "Certains prétendent que je serais Nigérian" mais ils "connaissent mal l'Histoire", affirme-t-il. Et de rappeler que la guerre du Biafra a commencé en 1967. A cette date, "j'ai déjà 8 ans. Je n'ai rien à prouver, je sais qui je suis".

Au sein du clan Bongo, un autre candidat pourrait entrer en lice, au risque de divisions familiales, en la personne de Paul Toungui.


Chef de la diplomatie après avoir été ministre de l'Economie, il est marié à Pascaline Bongo, la fille aînée et directrice du cabinet du chef de l'Etat. C'est elle qui gère les affaires familiales. M. Toungui ne portant pas le nom de Bongo, il est moins exposé aux critiques contre une succession "monarchique".





               Pierre Mamboundou

Les opposants Pierre Mamboundou ou Zacharie Myboto, ainsi que Paul Mba Abessole, désormais rallié au pouvoir, se voient aussi un destin national, et leurs partis ont déjà commencé à se mobiliser pour un éventuel scrutin.

Mais leurs compromissions avec le régime ont entaché leur crédibilité en vue d'une présidentielle, théoriquement organisée dans les 45 jours qui suivent le décès du chef de l'Etat.

Encore faut-il que la voie constitutionnelle soit suivie.
 

Selon une source proche de la présidence, un consensus pourrait se dégager, y compris au sein de l'opposition, pour organiser une transition jusqu'à la fin du mandat entamé par Omar Bongo, en 2012.

Tout ne se joue pas uniquement sur le plan politique, souligne en outre un haut fonctionnaire sous couvert de l'anonymat: le président Bongo avait mis en place un savant équilibre ethnique pour la répartition des pouvoirs.


"Il était le garant du système. Sans lui, chaque ethnie va revenir à une défense de ses intérêts propres
", estime-t-il.

"Les Fangs (la majorité relative dans le pays) voudront le pouvoir", prédit ce connaisseur de la politique gabonaise, convaincu que les autres ethnies ne se laisseront pas faire.

Un analyste proche du palais exclut toutefois que la succession puisse dégénérer en violences ethniques.

 

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
8 juin 2009 1 08 /06 /juin /2009 20:15




                    Mme Eva Joly

Par AFP, publié le 08/06/2009 à 20:38 - mis à jour le 08/06/2009 à 21:00


PARIS - L'ancienne juge française anti-corruption
Eva Joly a brisé lundi soir le concert de louanges entourant la mort du président gabonais Omar Bongo, estimant que s'il "avait bien servi les intérêts de la France" notamment par "la manne pétrolière", il n'avait pas "le souci de ses citoyens".


"
C'était un président qui n'avait pas le souci de ses citoyens. Il a bien servi les intérêts de la France et des hommes politiques français", a dit sur Canal+ la nouvelle élue du parlement européen sous les couleurs d'Europe Ecologie.


Le Gabon, a-t-elle dénoncé, "
c'est un PIB (produit intérieur brut) égal au Portugal" qui "construit cinq kilomètres de routes par an" et qui a "le taux de mortalité infantile parmi les plus élevés au monde".


"
La manne pétrolière n'a pas profité" aux Gabonais, a critiqué Mme Joly. "Elle nous a profité. La France a une grande dette envers le Gabon pour avoir maintenu au pouvoir pendant toutes ces années M. Bongo", a ajouté l'ancienne magistrate, qui a instruit l'affaire Elf qui avait des ramifications au Gabon.

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans FRANCE
8 juin 2009 1 08 /06 /juin /2009 15:40



AFP 08/06/2009 | 16:23


Le président gabonais Omar Bongo Ondimba est décédé aujourd'hui à 14H00 (12H00 GMT) à Barcelone, ont rapporté le journal catalan La Vanguardia et l'agence espagnole Europa Press, citant des sources anonymes proches de son entourage.

Omar Bongo, 73 ans, doyen des chefs d'Etat africains, au pouvoir depuis 41 ans, "est décédé à 14H00 cet après-midi à la clinique Quiron de Barcelone où il était soigné pour un cancer", a notamment indiqué le quotidien La Vanguardia sur son édition en ligne.
L'agence Europa Press a par la suite donné une information identique, citant également des sources proches de l'entourage de M. Bongo.

La clinique Quiron et le gouvernement espagnol, interrogés par l'AFP, se sont refusé à tout commentaire.

M. Bongo était hospitalisé à Barcelone depuis environ un mois.

Le Premier ministre gabonais Jean Eyeghe Ndong avait assuré ce matin à Barcelone que le président Bongo était "bien en vie", démentant l'annonce de son décès dimanche soir en France.

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE