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27 juin 2009 6 27 /06 /juin /2009 20:22




APA – Brazzaville (Congo) 2009-06-27 17:06:48 - Le président congolais sortant, Denis Sassou Nguesso, candidat à l’élection présidentielle du 12 juillet prochain, a présenté samedi, un projet de société intitulé « le chemin d’avenir et de la prospérité », auquel il a invité ses compatriotes à adhérer pour le bien du pays.

Articulé en 9 points, ce projet a trait notamment à la redynamisation de l’éducation nationale, une facilitation de l’accès de l’enseignement professionnel de qualité, la modernisation de la justice, la création d’un fonds de soutien aux Petites et Moyennes entreprises.

Le candidat Sassou Nguesso, a aussi déclaré qu’il envisage, s’il le peuple lui fait encore confiance, d’œuvrer à la création d’emplois pour les jeunes.

Au plan social, il promet de construire dans chaque chef - lieu de département du Congo, un hôpital général et des centres de santé intégrés dans les localités de moins de mille habitants.

Denis Sassou Nguesso a également dit vouloir poursuivre sa politique de construction d’infrastructures de base qu’il amorcé lors de son précédent mandat.

 Le président sortant dit aussi dans son projet de société que si le peuple lui fait confiance pour les sept ans à venir, il entend respecter la dignité humaine qui est une préoccupation fondamentale du peuple.

Il se propose s’il est réélu, d’instaurer un dialogue permanent entre l’opposition et la majorité présidentielle dans le but de pérenniser la paix dans le pays.

 Denis Sassou Nguesso à tenu le même langage dans l’après midi du samedi dans la ville océane de Pointe Noire, devant les opérateurs économiques qui ont sollicité de sa part de meilleures conditions pour l’exercice de leur métier.

Originaire du district d’Oyo dans la cuvette du Congo, Denis Sassou Nguesso, 66 ans, est au pouvoir depuis 25 ans, avec une parenthèse de cinq ans (1992 - 1997), suite aux guerres civiles qu’a connues le Congo.

Membre actif du parti Congolais du Travail (PCT), il fait face à treize autres candidats à la présidentielle.

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
27 juin 2009 6 27 /06 /juin /2009 20:00





 

APA - Bangui (Centrafrique) 27-06-2009 - L’Assemblée nationale centrafricaine a adopté samedi le Projet de loi portant Code Electoral contesté par l’opposition en vue des élections Présidentielles de 2010, a constaté APA.

Aux termes de cette loi qui comprend 268 articles, les militaires sont autorisés à voter 48 heures avant les autres électeurs civils.

Le nouveau projet autorise aussi l’augmentation de l’effectif des membres de la Commission Electorale Indépendante (CEI) qui passe à 61, la fixation des membres des comités à 31 personnes ainsi que la composition de leur bureau.

Le texte définit également la durée de la campagne, fixe le nombre d’électeurs par bureau de vote et leur composition.

Le nouveau Code électoral autorise aussi un débat radio télévisé entre les deux candidats en lice au 2ème tour des présidentielles, la diminution du nombre d’habitant par circonscription électorale.

En outre, le Comité ad-hoc chargé de réfléchir sur ce projet de code électoral a indiqué qu’il a proposé un chronogramme des élections allant du 11 septembre 2009 au 11 juin 2010, l’inscription d’une ligne budgétaire destinée aux différentes élections et la création d’une Direction Générale des Elections ;

Exceptionnellement pour les élections générales prévues en 2010, la CEI est composée des entités représentées au Dialogue politique inclusif.

La coordination nationale de la CEI est dirigée par (1) Président, une personnalité centrafricaine neutre élue par les membres de coordination nationale, à raison de deux (2) candidats par personnalités.

La campagne électorale est ouverte le quatorzième (14è) jour qui précède celui du scrutin ;

Le résultat de l’élection du Président de la République est proclamé par la Cour Constitutionnelle dans les quinze (15) jours qui suivent le scrutin



NDLR : En clair, le clan de Bozizé est resté complètement sourd à la demande de l'opposition de revenir sur le texte initial du projet de code électoral traduite dans la dépêche ci-dessous, en le faisant directement et machinalement adopter par sa caisse d'enregistrement de majorité présidentielle de l'assemblée nationale. Le texte a été adopté en absence des députés de l'opposition qui n'ont pas réussi à faire passer le moindre amendement et ont fini par quitter l'hémicycle. C'est donc bel et bien la machine à frauder les prochaines élections qui est mise en marche.

L’opposition centrafricaine invite le gouvernement à revenir sur le texte initial du Code Electoral



APA - Bangui (Centrafrique)
2009-06-27 17:32:26 - L’opposition démocratique centrafricaine, a invité samedi le gouvernement  à revenir sur le texte initial du Code Electoral proposé par le Comité Ad-hoc.

Lors d'un débat parlementaire, l’opposition centrafricaine a déploré l’attitude du gouvernement, qui, au lieu de procéder à une transmission simple du texte du Code électoral, a cru devoir tripatouiller le texte dans le fond, le vidant de toute sa consistance.

« Cette démarche du Comité de relecture n’a pas reçu l’assentiment du gouvernement, qui a encore pris le chemin inverse », a poursuivi l’opposition démocratique, avisant que « si l’on y prend pas garde, ce projet de loi va amener le pays droit au mur ».

L’opposition démocratique parlementaire regroupe le Rassemblement Démocratique Centrafricain (Rdc), le Mouvement du Peuple Centrafricain (Mplc), l’Alliance pour la Démocratie et le Progrès (Adp)

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
27 juin 2009 6 27 /06 /juin /2009 16:23




 


Source: United Nations News Service

26 juin 2009

Le chef de la mission de maintien de la paix des Nations Unies au Tchad et en République centrafricaine (RCA), a visité une ville qui a été le théâtre de récents affrontements meurtriers dans le but d'explorer les moyens de renforcer la sécurité dans la région.

Victor Angelo, le Représentant spécial du Secrétaire général des nations Unies et chef de la mission connue sous le nom de la MINURCAT, au nord de la RCA à la ville de Birao, qui a été attaqué par des rebelles armés, le 6 et le 21 Juin.

Au cours des affrontements, la plupart des habitants ont été chassés de la région qui avait déjà accueilli quelque 300 réfugiés de la guerre au Darfour, région du Soudan, ainsi que 3000 personnes déplacées (IDPs). Les travailleurs humanitaires dans la zone ont été évacués à la base des Nations Unies après la deuxième attaque.

M. Angelo a rencontré des dirigeants communautaires au marché de Birao, les exhortant à résoudre leurs différends de manière non-violente.

"Diverses communautés ont vécu ici en paix pendant de très nombreuses années", a-t-il dit. "Il n'y a aucune raison pour qu’ils ne puissent pas continuer à vivre côte à côte, comme ils l'ont toujours fait."

Le Représentant spécial a exprimé l'espoir que les autorités centrafricaines puissent revenir dans la ville occuper à nouveau les bureaux abandonnés au cours de la récente violence.
La MINURCAT, qui dispose de 300 casques bleus à Birao, où ils ont protégé les travailleurs humanitaires lors des affrontements, a déclaré qu'elle continuera à assurer la sécurité des personnes vulnérables et les opérations de secours dans la région.

 L'ONU et les organisations humanitaires craignent que la livraison des fournitures par la route ne soit entravée à l'approche de la saison des pluies, et isoler encore davantage ceux qui en ont besoin.

La violence a empêché les agriculteurs d’aller dans leurs champs et il est à craindre que le manque de récoltes ne puisse aggraver une situation alimentaire déjà difficile, et la MINURCAT et les agences des Nations Unies font déjà la planification des fournitures à Birao par voie aérienne.

Plus tôt cette semaine, le Sous-Secrétaire général aux affaires politiques, B. Lynn Pascoe a informé le Conseil de sécurité que les différents défis auxquels fait face le processus de paix en République centrafricaine peuvent être surmontés avec l'aide de l'organe mondial et les partenaires internationaux du pays.

 Il a dit qu'il était en mesure de voir l'impact des années d'instabilité et d'insécurité dans le pays au cours de sa récente visite en République centrafricaine.

«Mais j'ai aussi entendu des mots qui reflètent la foi profonde que le Gouvernement et le peuple du pays a dans l'Organisation des Nations Unies, qui est considéré comme un partenaire fiable pour la réalisation de leurs aspirations à un avenir meilleur», a-t-il déclaré.
"Les problèmes sont énormes, mais je suis convaincu que l'ONU peut aider à les déplacer vers une solution."

Un dialogue national qui s'est tenu dans la capitale Bangui en Décembre dernier, réunissant le gouvernement, l’opposition démocratique, les groupes rebelles et la société civile, a abouti à un certain nombre d'accords pour engager le pays dans le processus de paix, y compris la création d'un gouvernement , un engagement à tenir des élections municipales, législatives et présidentielles en 2009 et 2010, et la mise en place d'une commission électorale indépendante.

 

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27 juin 2009 6 27 /06 /juin /2009 16:19




 

APA-Nouakchott (Mauritanie)2009-06-27 05:37:00 - Le président renversé de Mauritanie, Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdellahi, a présenté solennellement sa démission, vendredi soir au Palais des congrès de Nouakchott, a constaté APA dans la capitale mauritanienne.

 « Je déclare volontairement ma démission de ma fonction de président de la République», a lancé Ould Cheikh Abdellahi dans un discours en présence du Conseil constitutionnel, du médiateur sénégalais, le président Abdoulaye Wade, et des représentants du Groupe de contact international sur la crise politique née du coup d’Etat du 6 août dernier.

Il a ajouté qu’il a préféré épargner au pays les problèmes qui pourraient découler des sanctions ou embargos menaçant le pays suite au coup d’Etat.

« Je suis le premier président mauritanien qui accepte de quitter volontairement sa fonction en échange de garanties relevant de l’intérêt du pays, tel est le seul moyen dont je puis aujourd’hui disposer pour vous exprimer ma gratitude », a aussi indiqué le président déchu.

Juste avant sa démission, le président renversé a signé, toujours au Palais des congrès, le décret désignant le gouvernement d’union nationale, prévu par l’accord de Dakar, conclu entre les parties prenantes de la crise.

Peu avant cela, il a reçu et accepté la démission du gouvernement renversé, présentée par son ancien premier ministre, Yahya Ould Ahmed El Waghev.

Chargé d’organiser une élection présidentielle le 18 juillet prochain, le nouveau gouvernement est dirigé par le premier ministre sortant, Moulaye Ould Mohamed Laghdaf, maintenu dans son poste par les militaires qui avaient pris le pouvoir après le coup d’Etat.

En revanche, les portefeuilles clés de l’intérieur, de la défense, des finances et de l’information ont été attribués à l’opposition, composée par les deux pôles politiques que sont le Rassemblement des forces démocratiques (RFD) d’Ahmed Ould Daddah et le Front national de défense de la démocratie (FNDD).

Dans son discours, Ould Cheikh Abdellahi a affirmé que la période de 15 mois qu’il a passée au pouvoir a été pleine d’activité et qu’elle a été marquée par l’enracinement des valeurs islamiques et de la démocratie.

Selon lui, il n’y a eu aucun détenu d’opinion, ni censure ou saisie de journal ni ingérence dans l’appareil judiciaire.

Il a cité, dans le cadre de la bonne gouvernance, la loi qui a exigé la déclaration des biens à tous les hauts responsables de l’Etat, rappelant sa décision de rapatrier les réfugiés mauritaniens au Sénégal.

Les arrangements qui ont permis de mettre en œuvre l’accord de Dakar prévoient que le Haut conseil d’Etat au pouvoir soit rebaptisé « Conseil national de défense » et placé sous l’autorité du gouvernement.

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
27 juin 2009 6 27 /06 /juin /2009 16:15




 

BBC Afrique 27 Juin, 2009 - 13:12 GMT

Une coalition de partis d'opposition demande au président du Niger, Mamadou Tandja, de quitter le pouvoir.

Dans un communiqué, le Front pour la défense et la démocratie dit ne plus le reconnaître comme président et que ses actions équivalent à un coup d'état.

Mamadou Tandja avait annoncé qu'il prenait des pouvoirs exceptionnels et qu'il allait gouverner par ordonnance après avoir échoué à modifier la constitution pour lui permettre de briguer un nouveau mandat.

Dans un discours à la nation, Mamadou Tandja avait dit avoir pris cette décision parce que l'indépendance du Niger était menacée.

Son annonce a donné lieu à de vives réactions au Niger; il gouvernait par ordonnance depuis qu'il avait dissout le parlement en mai.


 

Niger : l’opposition dénonce un "coup d'Etat", appelle l'armée à désobéir

 

NIAMEY (AFP) - samedi 27 juin 2009 - 15h10 - L'opposition nigérienne, regroupée dans le Front de défense de la démocratie (FDD), a dénoncé samedi "le coup d'état" perpétré par le président Mamadou Tandja qui s'est arrogé vendredi des "pouvoirs exceptionnels" et a appelé l'armée à la désobéissance.

Le FDD "dénonce le coup d'Etat que vient de perpétrer le président Tandja, demande à tous les Nigériens de se mobiliser en usant de tous les moyens légaux pour faire immédiatement échec à cette entreprise de liquidation de l'Etat de droit et de la démocratie", a déclaré le président du Front, Mahamadou Issoufou.

Ce dernier, battu deux fois à la présidentielle par Mamadou Tandja en 1999 et 2004, a appelé les forces de sécurité et de défense à "refuser d'obéir aux ordres d'un homme qui a pris l'option délibérée de violer la Constitution et qui a désormais perdu toute légitimité politique et morale".

L'armée a jusqu'à présent adopté une attitude de totale neutralité.

Agé de 71 ans, Mamadou Tandja, un colonel à la retraite, doit quitter son poste à la fin de cette année au terme de deux quinquennats consécutifs, mais il s'accroche au pouvoir.

Le FDD appelle également la communauté internationale à prendre "toutes les mesures prévues lorsque l'Etat de droit et la démocratie sont remis en cause". Désavoué par la justice, le président Tandja avait annoncé vendredi à la télévision qu'il s'arrogeait des "pouvoirs exceptionnels" qui lui permettent désormais de gouverner seul à quelques mois seulement de son départ théorique.

Le président avait fait cette annonce suite au refus de la Cour constitutionnelle de revenir sur son arrêt refusant le référendum qu'il voulait organiser le 4 août pour se maintenir au pouvoir.

Dans son allocution, il avait invoqué "l'article 53 (bien 53 et non 58) de la Constitution" qui, lorsque "l'indépendance de la République est menacée", permet au président de gouverner par le biais d'ordonnances et décrets.

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
26 juin 2009 5 26 /06 /juin /2009 15:05




Fidèle Ngouandjika ancien ministre des télécom





Thierry Maléyombo actuel ministre des télécom



 APA Bangui (Centrafrique) 26-06-2009 - Le personnel de la Société centrafricaine des Télécommunications (SOCATEL) réclame la nomination d’un nouveau directeur général à la tête de cette entreprise en lieu et place du ministre des télécommunications, M. Fidèle Gouandjika, qui assume également les fonctions de président du comité de gestion à la place de la Direction générale et du Conseil d’administration.

Au cours d’une assemblée générale, jeudi à Bangui, le délégué du personnel de la SOCATEL, M. Henri Sylvanus Kpana, a demandé au président centrafricain, François Bozizé, de mettre fin au cumul de M. Gouandjika et de nommer un nouveau Directeur général pour remettre de l’ordre dans le fonctionnement et la gestion de la SOCATEL.

Selon M. Kpana, la société va de mal en pis depuis que le ministre des télécommunications assume également les fonctions de président du comité de gestion en lieu et place de la Direction générale et du Conseil d’administration.

Le délégué du personnel a dénoncé notamment la « dégradation de la qualité du service » au niveau des communications internationales, l’arrêt depuis un mois de l’Internet, la résiliation quotidienne des lignes par les clients, l’absence de câbles de branchements et les quatre mois d’arriérés de salaires dus au personnel (mars à juin 2009) ».

« Il faut que le ministre des télécommunications revienne à la raison pour préserver l’intérêt national, car la SOCATEL est le patrimoine du peuple centrafricain », a-t-il conclu.


NDLR : Contrairement à ce qui est écrit dans cette dépêche, ce n'est pas l'ancien ministre des télécom Fidèle Ngouandjika mais bien l'actuel, Thierry Maléyombo qui cummule ses fonctions de ministre avec celles de président du comité de gestion intérimaire qui fait office de Direction générale et de présidence du conseil d'administration de la SOCATEL. C'est une situation tout à fait inadmissible et injustifiable. Cette société a toujours été victime des grossières ingérences de ses ministres de tutelle par le fait que ceux-ci en ont sans cesse fait leur vache à lait. On l'a dernièrement dépouillée de ses branches les plus rentables au profit de certains rapaces à qui les politiques ont confié les services de communications internationales et d'internet. SOCATEL est donc à présent, réduite à une peau de chagrin. Elle a fait la fortune de de certains barons du régime qui la regarde cyniquement en train de sombrer.

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
26 juin 2009 5 26 /06 /juin /2009 15:01






 

Le président centrafricain, François Bozizé, vient de limoger son vice-ministre des Affaires étrangères en charge de la Coopération, Saifee Durbar, qui perd ainsi l'immunité diplomatique qui le protégeait de sa condamnation en France pour escroquerie. Sa nomination en janvier dernier avait attiré les foudres de Paris qui venait de condamner monsieur Durbar, et son limogeage intervient alors que Bozizé s'apprête à défendre son dossier de Pays pauvre très endetté (PPTE) auprès du Fonds monétaire international (FMI), pour lequel le soutien français ne serait pas superflu.

 

Les relations diplomatiques entre la France et la République Centrafricaine devraient se trouver allégées avec le limogeage du vice-ministre centrafricain des Affaires étrangères, Saifee Durbar, recherché par la justice française, même si cette décision semble intéressée.

Nommé à ce poste le 19 janvier dernier alors que la justice française avait émis un mandat d'arrêt à son encontre, Saifee Durbar bénéficiait jusqu'alors de l'immunité diplomatique qui lui conférait ses fonctions au ministère des Affaires étrangères.

 
Cet homme d'affaires indo-pakistanais a été condamné par le tribunal de grande instance de Paris en 2006 à trois ans de prison ferme et 375 000 euros d’amende pour tentative d’escroquerie, une condamnation confirmée en appel en 2007. Un mandat d’arrêt avait aussitôt été émis à son encontre.


Il aurait fait miroiter à des investisseurs des
rendements mirifiques puis il a fait main basse sur les fonds, un dossier qui parle de sociétés fictives, de pierres précieuses et de banques à capitaux iraniens. L'affaire porte sur plusieurs millions de dollars, mais lui a toujours clamé son innocence.

 
A Bangui, le nom de Saifee Durbar revient également dans plusieurs affaires difficiles à cerner qui touchent au diamant, à l'or, au fer ou à l'uranium. Cet ancien conseiller du président Patassé aurait également entravé les activités et les perspectives du groupe français Areva en RCA, obtenant même selon des sources concordantes un permis d'exploration dans la même zone que la société française.


Sa nomination par Bozizé en janvier dernier à un tel poste dans le gouvernement avait attiré les foudres de Paris.

 
«Comment tolérer, qu'un escroc notoire, jugé et condamné comme tel par la justice française, se voit confier le département de la Coopération simplement pour bénéficier d'une immunité diplomatique, alors que la France dépense chaque année plusieurs dizaines de millions d'euros pour aider la République Centrafricaine !», s'insurgeait-on au Quai d'Orsay.

 
Si le limogeage de Durbar par le chef d'Etat centrafricain devrait assouplir les relations diplomatiques entre Paris et Bangui, cette décision ne semble pas moins intéressée de la partie centrafricaine.

 
Cette mise à l'écart intervient en effet à la veille du conseil d'administration du Fonds monétaire international (FMI), lors duquel le dossier centrafricain sur l'initiative des Pays pauvres très endettés (PPTE) devra être débattu.

 
Mais «ce geste ne saurait faire oublier d'autres problèmes notamment la récente adoption d'un code minier qui ne va pas dans le sens de la bonne gouvernance et du rétablissement économique de la République Centrafricaine», estime cependant une source digne de foi.

Saifee Durbar réside aujourd’hui à Londres. En 2007, il y avait été brièvement arrêté avant d'être libéré sous caution. La justice britannique doit se prononcer début juillet quant à son éventuelle extradition vers la France.

Source : Gaboneco.com 26-06-2009   

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
26 juin 2009 5 26 /06 /juin /2009 04:35






ICC-CPI-20090624-MA42

Situation : République centrafricaine


Affaire : Le Procureur c. Jean-Pierre Bemba Gombo

La Chambre préliminaire II de la Cour pénale internationale tiendra une audience publique, le lundi 29 juin 2009 à 14h00, afin d’entendre les parties avant de rendre une décision sur la détention de M. Jean-Pierre Bemba, comme le prévoit le Règlement de procédure et de preuve de la Cour.

La règle 118-3 impose qu’« au moins chaque année » une audience sur la détention de l’accusé avant le procès soit tenue. En ce qui concerne M. Bemba, le délai d’un an indiqué dans la règle 118-3 expirera le 3 juillet 2009.

La décision des juges sera rendue à un stade ultérieur.


Informations pratiques

Les journalistes et toute personne souhaitant suivre cette audience sont les bienvenus. Il n’est pas nécessaire de confirmer votre présence.

L’audience pourra être suivie sur le site Internet de la CPI, aux adresses suivantes :
Salle d’audience I :

Veuillez noter que l’audience publique sera retransmise avec un différé de 30 minutes.

N.B. Toutes les heures indiquées sont exprimées en heure locale de La Haye.


Centre de presse

Pour les journalistes qui souhaitent utiliser les installations que la Cour met à leur disposition, le centre de presse sera ouvert, du lundi au vendredi, à partir de 8 h 30 et fermera une heure après la fin de l’audience.

Le centre de presse compte 64 places assises et est doté d’écrans plasma, d’un accès Internet sans fil, de cartes (Plug-and-Play) pour les journalistes qui ne disposent pas de cartes Wi-Fi sur leur ordinateur ou leur portable, de 6 ordinateurs connectés à Internet et de 7 téléphones permettant d’appeler gratuitement des numéros internes. Pour tout appel vers l’extérieur, il est conseillé aux journalistes d’acheter à l’avance des cartes prépayées à numéros 0800, en vente chez les libraires et dans les gares. Veuillez noter qu’il n’est pas possible de se procurer de telles cartes à la CPI ou à proximité.


Pour toute information supplémentaire, veuillez prendre contact avec Mme Sonia Robla, chef de la Section de l'information et de la documentation, en téléphonant au +31 (0)70 515-8089 ou au +31 (0) 646448726, ou en écrivant à sonia.robla@icc-cpi.int.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
26 juin 2009 5 26 /06 /juin /2009 04:18





Un ami sulfureux peut en cacher un autre

Par décret diffusé dans la soirée du jeudi 25 juin à Bangui, Bozizé a dissout la cellule mixte des finances (CEMIFI) qui est une structure chargée du contrôle a posteriori de la régularité des opérations douanières et fiscales du ministère des finances. C’était pourtant un service mixte comme son nom l’indique, composé de douaniers, de fonctionnaires des impôts et du trésor public dont la création, la mise en place et l’appui financier, matériel et logistique - ont été suggérés et assurés par les institutions de Bretton Woods, FMI et Banque Mondiale -  afin d’optimiser les performances du recouvrement des recettes budgétaires des différentes administrations fiscales. C’est depuis 2002 que la CEMIFI a vu le jour et est à pied d’œuvre.

La raison de cette décision tient sans doute à un incident sérieux qui s’est produit il y a environ une quinzaine de jours à propos de la gestion du traitement d’un dossier douanier qui a opposé la CEMIFI à la prétendue société de détection des importations frauduleuses (SODIF), un scandaleux service privé de douane parallèle à celui de l’Etat, monté de toute pièce par Bozizé et son sulfureux ami, l’ancien légionnaire et mercenaire Armand Ianarelli, pour les besoins de leur prédation des maigres moyens du pays et dont Centrafrique-presse a parlé dans ses précédentes et récentes parutions.

A la suite du différend avec les fonctionnaires de la CEMIFI, Armand Ianarelli  les a menacés et promis de recourir à l’intervention de Bozizé en personne pour régler leurs comptes. C’est maintenant chose faite. Bozizé a donné raison à son ami et complice mafieux contre les agents de l’Etat en dissolvant cet important service recommandé et mis en place par le FMI et la Banque Mondiale. On le voit, les intérêts de Bozizé et ses sulfureux amis et complices de prédation sont diamétralement opposés à ceux du pays. Rien a priori ne pouvait justifier cette mesure si ce n’est la volonté de ses auteurs de s’en mettre plein les poches.

Centrafrique-presse avait révélé il y a quelques jours les projets démentiels d’Ianarelli et Bozizé de tuer toute concurrence locale en ouvrant bientôt la plus grande boulangerie pâtisserie du pays ainsi que leur gigantesque projet pour lequel ils ont sollicité et obtenu l’agrément du ministère du commerce, d’importer et revendre plus de 60.000 tonnes de farine de blé par an outre les 20.000 tonnes ainsi que de centaines de  kilogrammes d’ingrédients qu’ils comptent faire venir pour le fonctionnement de leur boulangerie pâtisserie.

Selon certaines informations de source gouvernementale, l’examen du dossier centrafricain par le FMI au sujet de l’admission ou non du pays à l’initiative dite pour les  pays pauvres très endettés (PPTE) prévu le jeudi 25 juin, aurait été reporté au 29 juin prochain. On a quelque mal à s’expliquer la logique qui préside à la prise par les autorités centrafricaines, de décisions aux conséquences désastreuses sur le plan économique et financier pour le pays. Bozizé ne peut convaincre personne qu’en continuant de présider comme il le fait, le comité de trésorerie, il permet l’assainissement des finances publiques bien au contraire.

Centrafrique-presse a publié il n’y a pas si longtemps, un récapitulatif sous la signature du ministre délégué aux finances et au budget, de dépenses dites exceptionnelles du gouvernement où on s’aperçoit que beaucoup d’argent est mis de côté pour financer d’inutiles dépenses politiques et de prestige du pouvoir en violation des règles d’orthodoxie financière d’un Etat. Suite à la publication de ce scandaleux document, le ministre signataire du document a été fortement soupçonné par la présidence d’être à l’origine de la fuite des informations qu’il contient.  

C’est même parce qu’il est un beau frère à Bozizé qu’Abdallah Kadre demeure encore dans le gouvernement selon certaines sources autorisées mais ses rapports avec le ministre titulaire des finances, Albert Gbesse, seraient actuellement très mauvais. C’est une banale affaire d’achat de véhicules pour le service des impôts effectué à Dubaï par le ministre délégué aux finances qui en serait à l’origine, le ministre titulaire reprochant à son délégué d’avoir empoché une partie de l’enveloppe prévue à l’acquisition des véhicules en question. On le voit, la confiance règne entre les membres du gouvernement Bozizé…     

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25 juin 2009 4 25 /06 /juin /2009 23:56




 

 

LIBREVILLE (AFP) - jeudi 25 juin 2009 - 18h59 - Des organisations de la société civile gabonaise ont affirmé jeudi que les biens détenus par le défunt président Omar Bongo à l'étranger devaient désormais revenir "à l'Etat gabonais".

"M. Bongo a laissé des héritiers. Ces héritiers souhaitent jouir de tous les biens qu'il a laissés" à l'étranger, a déclaré le porte-parole des Acteurs libres de la société civile, Marc Ona Essangui, au cours d'une conférence de presse à Libreville.

"Il faut se battre (...) pour que ces biens reviennent à l'Etat gabonais et que les Occidentaux n'en profitent pas", a-t-il ajouté. "Il faut restituer" ces biens, a-t-il insisté.

Cette coalition d'organisations non gouvernementales soutient la procédure judiciaire française sur le luxueux patrimoine immobilier détenu en France par des présidents africains, dont Omar Bongo, ainsi que par leur famille. Les associations françaises dont la plainte est à l'origine de l'affaire estiment que ces biens ont été acquis avec de l'argent public détourné dans leur pays.

L'affaire dite des "biens mal acquis" a tendu les relations entre Paris et son ancienne colonie depuis 2007, le Gabon ayant dénoncé à plusieurs reprises, du vivant d'Omar Bongo, "l'acharnement" des médias français.

"Déjà on nous parle de continuité alors que le peuple aspire à un véritable changement. Est-il besoin de rappeler (...) que le Gabon n'est pas une monarchie", a encore déclaré Marc Ona Essangui, conseillant aux "héritiers" d'Omar Bongo de se "retirer" de la vie politique.

Selon plusieurs sources proches du pouvoir, le ministre gabonais de la Défense Ali Ben Bongo, fils du défunt, entend briguer sa succession, mais les médias se sont aussi fait l'écho des ambitions d'autres membres de la famille.

"Ali Bongo et tous les membres de la famille sont des citoyens gabonais (...) tout a fait libres de se présenter à une élection démocratique, mais si un membre de la famille pense qu'après le père, c'est automatiquement l'un d'eux qui doit prendre le pouvoir, là nous ne sommes pas d'accord", a expliqué Marc Ona Essangui.

La société civile a demandé une nouvelle fois que le futur scrutin présidentiel soit "clair, transparent, crédible et accepté de tous", et que tout ministre qui se porterait candidat soit contraint de démissionner du gouvernement.

Enfin, le porte-parole a annoncé que les Acteurs libres de la société civile soutiendraient la candidature en tant qu'indépendant de leur représentant en France, Bruno Ben Moubamba, si elle est retenue par la commission électorale.
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