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17 septembre 2008 3 17 /09 /septembre /2008 12:42

 

 

Après avoir fait violer deux (2) femmes dont une (1) enceinte avant de les tuer et assassiner plus de sept (7) personnes dans les villages Bogoguiwiri et Banoua à Bozoum ; brûler sept (7) villages et faire fuir plus d’un millier de villageois par ses bras armées,

 l’ancien légionnaire de l’armée française au KOSSOVO, Francis BOZIZE, Ministre délégué à la défense, fils du Général président François BOZIZE s’en est vertement pris dans un communiqué laconique, daté du 3 septembre 2008 : aux organisations de défense des droits de l’homme et  au mouvement rebelle, l’Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie (APRD).

 

Le Ministre Délégué à la Défense , Francis BOZIZE reproche aux organisations de défense des droits de l’homme : «leur silence face aux exactions de l’APRD».

 

Suite à ses investigations, le Mouvement Démocratique pour la Renaissance et l’Evolution de Centrafrique (M.D.R.E.C) vient de constater avec amertume et horreur, que les auteurs de ces ignobles  exactions et sataniques crimes de guerres contre les paisibles populations de Bozoum sont les bras armés du régime BOZIZE, dont le fils Francis BOZIZE en est l’architecte.

 

Le but inavoué de cette machination satanique est de diaboliser et de faire porter la responsabilité de ces exactions par le mouvement rebelle APRD, qui a repris le chemin de la guerre parce que la loi d’amnistie initiée par le Général François BOZIZE exclue les rebelles et protège ses complices et sa garde prétorienne.

 

L’autre face cachée de cette satanique manipulation digne de l’ère stalinienne est d’attirer les foudres de l’opinion nationale,  de la communauté internationale, des organisations de défense des droits de l’homme ainsi que de la (CPI) Cour Pénale Internationale contre l’APRD, ses dirigeants et de masquer les insuffisances du régime BOZIZE.

 

Ainsi, le Général François BOZIZE d’une pierre fera deux coups et se délectera des réactions et condamnations qui fusionneront contre l’APRD et ses dirigeants, ce qui lui débarrassera le plancher  de cette irréductible et incorruptible rébellion du Nord-ouest qui hante ses nuits.

 

Devant ces odieux et ignobles viols, assassinats et diverses exactions, véritables crimes de guerre et crimes contre l’humanité ainsi que les populations du Nord Centrafrique et celles de Bozoum en particulier, le MDREC élève par le présent communiqué : les plus vives protestations et condamne avec force et la dernière rigueur toutes les formes de manipulation de l’opinion public et d’exactions commises sur les personnes ainsi que leurs biens.

 

- Le MDREC en appelle à la France , aux USA, l’Union Européenne, le BONUCA, le PNUD, l’EUFOR, la MICOPAX ainsi qu’aux organisations de défense des droits de l’homme nationales et internationales de diligenter dans les meilleurs délais, une enquête indépendante internationale, afin que la lumière soit faite sur les évènements de Bozoum.

 

- Le MDREC demande avec insistance aux mouvements rebelles de cesser de faire cavaliers seuls, car la crise centrafricaine est d’abord : sociale, économique et politique avant d’être armée.

 

- Le MDREC demande à Monsieur Jean Jacques DEMAFOUTH, coordonnateur de l’APRD de cesser d’être naïf. Le Président Omar BONGO est le principal soutien du despote François BOZIZE, dont la garde prétorienne est appuyée par les soldats gabonais pour combattre les rebellions dans le Nord. En jouant ce double rôle, le Président BONGO est de facto juge et partie de la crise qui secoue le Centrafrique depuis 1996.

 

La tenue du dialogue politique inclusif dans un pays neutre, comme souhaitée par le MDREC et les signataires du Manifeste pour un Dialogue Véritablement Inclusif en Centrafrique reste la solution idoine qui aurait permis à tous les Centrafricains de se retrouver sous l’œil vigilent de la communauté internationale pour exorciser le mal centrafricain et envisager les perspectives d’avenir.

 

Aucun Centrafricain, voire mouvement politico-militaire à cause de sa force de feu et de la portion du territoire national qu’il occupe puisse se prévaloir de la paternité ou d’une quelconque suprématie dans le processus du dialogue politique inclusif en cours.

 

En faisant cavalier seul et en louchant souvent du côté de Libreville, l’APRD creuse sa propre tombe. La signature d’un cessez-le feu, le cantonnement des troupes et le vote d’une loi d’amnistie générale dans des conditions louches est un piège qui compromettra définitivement les chances de retour de la paix en Centrafrique.

 

 

Fait à Bangui, le 17 septembre 2008

 

Le Président du MDREC

 

 

 

Démocrate Joseph BENDOUNGA    

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
17 septembre 2008 3 17 /09 /septembre /2008 00:22




Source: Humanitarian and Development Partnership Team - Central African Republic (HDPT CAR) Date: 15 Sep 2008


Points saillants

- Des milliers de personnes ont fui dans la brousse dans le nord-ouest

- Evaluation socio-économique par ACTED dans les préfectures du sud-est

- 70 participants à l'atelier sur la stratégie humanitaire 2009 à Bangui

Contexte et sécurité

Reprise des négociations de paix

Le 15 septembre, les négociations entre le gouvernement centrafricain et les dirigeants des mouvements rebelles doivent reprendre à Libreville, Gabon. Les pourparlers, avec la participation de François Lonseny-Fall, Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en Centrafrique, visent à déblayer les obstacles au processus de paix entrecoupé du pays.

Fuite dans la brousse dans le nord-ouest

Le 9 septembre, un contingent des Forces Armées Centrafricaines (FACA) serait tombé dans une embuscade de l'Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie (APRD) à Kounang, un village sur l'axe Ndim-Ngaoundaye dans l'extrême nord-ouest du pays. Trois membres des FACA auraient été blessés et un soldat aurait été tué. Il y aurait aussi eu des affrontements sur l'axe Bang-Bocaranga la semaine dernière, provoquant la mort de plusieurs combattants de l'APRD.

Suite aux combats dans certaines localités du nord-

ouest des dernières semaines, des milliers de personnes ont fui dans la brousse. Des villages entiers se sont vidés de leur population, tandis que, dans d'autres villages, les habitants reviennent dans la journée mais ils dorment dans la brousse. Le nombre de consultations dans les centres de santé dans la région a baissé, parce que les déplacés n'osent pas sortir de leur cachette pour se soigner.

Reprise du travail par les magistrats

En dépit de l'adoption, le 5 septembre, de la loi sur la réforme du Conseil supérieur de la magistrature, à laquelle les magistrats centrafricains s'étaient vivement opposés, l'Amicale des magistrats centrafricains a appelé à la reprise de travail de tous ses membres le 15 septembre. Par contre, les magistrats ont saisi la cour constitutionnelle aux fins de juger sur la conformité de cette loi à la constitution du pays.

La grève des magistrats, action de contestation au projet de loi, a paralysé l'appareil judiciaire en RCA au cours des derniers deux mois.

Actualités

Evaluation socio-économique dans le sud-est

L'ONG française Agence pour la coopération technique et le développement (ACTED) a effectué une évaluation socio-économique entre le 12 juillet et le 9 août des quatre préfectures dans le sud-est, à savoir la Ouaka, la Basse-Kotto, le Mbomou et le Haut-Mbomou. ACTED a collecté les données socio-économiques, évalué la situation des routes et de l'organisation des transports et recensé les organisations communautaires présentes dans le Haut Mbomou.

Face au constat de la dégradation des infrastructures routières et sociales et du manque de soutien pour le relèvement socio-économique de la région, ACTED a fait les recommandations suivantes:

- Réhabiliter les infrastructures de circulation, particulièrement la route nationale 2, pour désenclaver les villages et les préfectures

- Appuyer le secteur de la santé pour la réhabilitation des infrastructures, la formation du personnel et l'approvisionnement et la gestion des médicaments

- Appuyer le secteur de l'éducation pour la réhabilitation des infrastructures et la formation des enseignants

- Fournir un soutien technique et matériel au secteur agricole pour augmenter la productivité

En Haut-Mbomou, ACTED a recensé 21 organisations locales soutenant la population à travers, entre autres, la construction d'écoles et des centres d'alphabétisation, la sensibilisation sur le VIH/SIDA, et la réhabilitation des ponts.

Pour plus d'informations: yannick.deville@acted.org

Polio sauvage à Markounda

Un cas de polio sauvage a été confirmé chez une jeune femme de 25 ans à Markounda dans le nordouest du pays. Les examens effectués au laboratoire pour déterminer l'origine du virus sont en cours. Une campagne de vaccination contre la polio, soutenue par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), est prévue du 19 au 21 septembre sur toute l'étendue du pays.

En outre, l'organisation a évalué les besoins des formations sanitaires sur les axes de Ndélé- Bamingui et de Ndélé-Miamani dans le nord-est de la RCA. Au cours de l'évaluation, l'OMS a fait un don de quatre kits de paludisme à autant de centres de santé.

6 millions de dollars pour l'Hôpital de l'Amitié

Les travaux de réhabilitation de l'Hôpital de l'Amitié à Bangui ont officiellement démarré le 10 septembre. La Chine, qui avait financé la construction de l'hôpital en 1988, investit une fois de plus dans cette structure de santé avec un don de plus de 6 millions de dollars. Le gouvernement chinois apporte un appui additionnel en médicaments, à travers un don annuel ayant une valeur de 74.000 dollars, et en mettant à disposition une équipe technique composée de 16 médecins. Le projet de réhabilitation doit être achevé en 13 mois.

Visite de la Banque Mondiale

Mary Barton-Dock, Directrice des Operations de la Banque Mondiale, a effectué une mission en RCA du 8 au 10 septembre. Au cours des divers entretiens avec les autorités nationales, dont le Président Bozizé, Mme Barton-Dock s'est essentiellement concentrée sur la crise alimentaire et la crise énergétique qui sévissent dans le pays.

S'agissant de la crise alimentaire, une convention d'un montant de 7 millions de dollars a été signée le 10 septembre pour le financement des activités visant à réduire l'impact de la flambée des prix des denrées en RCA. Dans le cadre de ce projet, la Banque Mondiale et le Programme Alimentaire Mondiale (PAM) ont signé un accord de don de 3,25 millions de dollars pour un programme de cantines scolaires. Ce montant comble une partie des besoins non-couverts du Programme d'appui à l'éducation et à la santé pour tous du PAM, en fournissant des repas à environ 145.000 élèves de l'école primaire et 8.000 enfants de la maternelle en un an.

Mme Barton-Dock a également indiqué que la Banque Mondiale est sensible à la crise énergétique qui continue à handicaper fortement la productivité des différentes institutions et structures de la capitale. Des discussions à ce sujet sont en cours et la Banque Mondiale envisage d'interpeller d'autres partenaires au développement afin de soutenir le gouvernement à mettre une fin à cette crise.

Coordination

70 participants à l'atelier CAP à Bangui

L'atelier sur la stratégie humanitaire 2009 à formuler dans le Programme d'aide coordonné (CAP) a eu lieu les 9 et 10 septembre à Bangui. La rencontre a connu la participation de quelques 70 participants issus des agences des Nations Unies, des ONG locales et internationales, du gouvernement (la Primature et le Ministère des Affaires Sociales) et des pays donateurs (l'Allemagne, la Belgique, la France, l'Irlande et le Bureau Humanitaire de la Commission Européenne – ECHO).

Les participants ont discuté du contexte actuel en RCA et des scénarios pour 2009, des objectifs stratégiques pour l'action humanitaire de l'année prochaine ainsi que des critères d'inclusion et de priorisation des projets pour le CAP 2009.

La rencontre a été organisée par le Bureau des Nations Unies pour la Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA). En visite en RCA du 8 au 11 septembre, le Directeur adjoint de la section humanitaire et du relèvement de Irish Aid, Donal Kenneally, et le Chargé de bureau du Tchad au siège de OCHA, Fatoumatta Mboge, se sont également joints à l'atelier.

Pour toutes informations, veuillez contacter: UN OCHA RCA |

Nancy Snauwaert snauwaert@un.org |+236 75 54 22 78

Gisèle Willybiro willybiro@un.org |+236 75 54 90 31

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16 septembre 2008 2 16 /09 /septembre /2008 21:49





Bangui 16 sept 08 (C.A.P) – Un gendarme en poste à la brigade de la ville de  Carnot dans la préfecture de la Mambéré-Kadéi répondant au nom de Adoum, se fait arrêter dans la journée du lundi 15 septembre 2008 à Damara (80 km de Bangui) en train de convoyer une cargaison peu banale constituée de 27 fusils mitrailleurs AK 47 appelés encore Kalachnikov et 2000 munitions qui vont avec.

On est encore plus effaré d’apprendre que tout cet arsenal a été récupéré à bord d’un véhicule du Programme des nations Unies pour le Développement (PNUD) en partance vers le Nord ou l’Est du pays. Selon les informations parvenues à notre rédaction, le gendarme en question se serait approvisionné directement auprès de l’armurerie du camp militaire de Roux et du camp Beal à Bangui.

Il aurait vraisemblablement été balancé par le taximan qui l’aurait aidé à charrier tout ce matériel transbordé ensuite dans le véhicule du PNUD. Munis de plaques d’immatriculation diplomatiques, les véhicules de cet organisme ne sont généralement pas l’objet de fouille par les services de sécurité aux différents check-points de la capitale et en dehors. C’est l’astuce que ce gendarme a cru devoir utiliser pour convoyer jusqu’à destination son singulier matériel.

Toujours selon nos informations, Bozizé serait dans tous ses états en apprenant que la précieuse cargaison provenait de l’armurerie du camp de  Roux et du camp Beal et serait, sauf s’il s’agit d’un montage des services du pouvoir, sans nul doute destinée à approvisionner un mouvement armé quelconque ou des groupes de grand banditisme genre coupeurs de route (zaraguinas) à travers le pays.

En effet, si cette affaire n’est pas un grossier montage du pouvoir de Bozizé pour faire croire qu’une certaine opposition véhicule des armes dans le pays, cela voudrait simplement dire que le système de sécurité de l’important stock d’armes dont dispose Bozizé dans le pays est une passoire et est fragile. Si on peut se procurer des Kalachnikov et des munitions idoines avec autant de facilité, on peut comprendre que des mouvements armés puissent pousser comme des champignons dans le pays.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
16 septembre 2008 2 16 /09 /septembre /2008 21:41











     Mme Laure Olga Gondjout MAE du Gabon

Libreville, Gabon
- 16/09/2008 (Pana) - La capitale gabonaise, Libreville, a accueilli ce lundi la première réunion du Comité de suivi de l'Accord de Paix global, signé entre le gouvernement centrafricain et les mouvements politico-militaires, selon un communiqué du ministère gabonais des Affaires étrangères.

La rencontre a été présidée par la ministre gabonaise des Affaires étrangères, de la Coopération, de la Francophonie et de l'intégration régionale, Laure Olga Gondjout, précise le communiqué.

La réunion devait examiner l'évolution de la situation en Centrafrique, ainsi que les modalités d'application des dispositions de l'Accord, et permettre au Comité de suivi de lancer un appel solennel à l'ensemble des acteurs, afin qu'ils persévèrent dans ce processus de paix, appelé à déboucher sur un Dialogue politique inclusif.

Se félicitant du retour de l'APRD dans le processus de paix, la Comité a recommandé l'application de toutes les dispositions de l'Accord, "notamment celles relatives à l'amnistie générale", précise le communiqué.

Le Comité a également sollicité l'étroite collaboration de la Mission de consolidation de la paix en Centrafrique (MICOPAX), ainsi que celle de la communauté internationale, invitée à davantage d'efforts "pour accompagner ce processus de paix".




L’APRD regagne le processus de paix en Centrafrique




APA-Libreville (Gabon)
2008-09-16 -  L’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD) de Jean-Jacques Demafouth, mouvement rebelle centrafricain actif dans le nord-ouest du pays, à décidé lundi à Libreville de regagner le processus de paix qu’il boudait suite à l’adoption par le gouvernement de Bangui d’un projet d’amnistie peu conforme à l’accord global de paix signé dans la capitale gabonaise le 21 juin.

«Nous avons décidé de retourner à la table des négociations. Nous ne pouvons rester insensibles aux souffrances du peuple centrafricain», a déclaré M. Demafouth, à l’issue de la première réunion du comité de suivi de l’accord de Libreville.

L’APRD avait suspendu sa participation au processus devant conduire à la tenue du dialogue politique inclusif en août dernier. Après avoir annoncé son retrait des accords du 9 mai 2008 et du 21 juin de Libreville au Gabon, le parti de M. Demafouth avait interpellé le président Bongo Ondimba pour lui faire constater la volonté manifeste du gouvernement centrafricain de ne pas tenir ses engagements.

Dans le communiqué final publié à l’issue de la réunion du comité de suivi présidée par la ministre gabonaise des Affaires étrangères, Laure Olga Gondjout, «le comité de suivi se félicite du retour de l’APRD dans le processus de paix».

Face à l’enlisement du processus, le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en Centrafrique, François Lonseny Fall, avait appelé, en août dernier, à une nouvelle médiation du président gabonais Omar Bongo Ondimba, président du comité ad hoc de la communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) pour les affaires centrafricaines.

L’appel des Nations unies avait été appuyé par l’Union européenne, la CEN SAD, l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) et la Mission de consolidation de la paix en Centrafrique (MICOPAX). Autant d’organisations membres du comité de suivi qui ont ainsi facilité la tenue de la réunion de Libreville en vue de la relance du dialogue entre le gouvernement de François Bozizé et les mouvements rebelles centrafricains.

Second mouvement rebelle présent dans la capitale gabonaise, l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) a demandé à la communauté internationale d’aider la Centrafrique à financer le processus de cantonnement des mouvements rebelles avant de parvenir au dialogue inter centrafricain tant attendu par les populations.

 

Centrafrique : A Libreville réunion de suivi de l'Accord de paix global en vue dune sortie définitive de crise

 Gabonews (Libreville) 16 Septembre 2008

Désiré Clitandre Dzonteu

Les signataires des Accords globaux de paix de Libreville du 9 mai et du 21 juin derniers, sur la République centrafricaine (RCA), ainsi que les acteurs représentatifs de la mise en place de ce cadre de réconciliation (ONU / BONUCA, UE, CEEAC/MICOPAX, OIF, CEN-SAD), conformément à l'article 7 de l'accord de paix global, se réunissent depuis lundi matin à l'Hôtel du ministère des Affaires étrangères, de la Coopération, de la Francophonie et de l'Intégration régionale du Gabon, en vue de l'aboutissement au respect de ces Accords et à un cadre d'échange et de dialogue mutuel qui préviendrait toute escale de conflit dans ce pays.

Prenant la parole au nom du gouvernement, le président de cette réunion de Libreville, le ministre gabonais des Affaires étrangères, de la Coopération, de la Francophonie et de l'Intégration régional, Laure Olga Gondjout, a rappelé que le Chef de l'Etat gabonais, Omar Bongo Ondimba, fournit des efforts inlassables pour permettre à ce pays frère de revenir à la paix.

C'est à ce titre, indique-t-elle, que le Gabon a été « le cadre, le 9 mai et le 21 juin de cette année, de la signature de deux accords importants visant à renouer les fils du dialogue entre l'ensemble des acteurs politiques de la République centrafricaine ». Dès lors, ajoute-elle, « ces accords, et en particulier l'accord global de paix du 21 juin 2008, ont constitué un réel espoir dans le dénouement de la crise dans ce pays ».

Ainsi, avant de clore son propos, revenant sur la nécessité du peuple centrafricaine à bénéficier d'un climat de paix, de tolérance, de concorde et de dialogue, le ministre des Affaires étrangères a souligné que cette réunion était fondée sur deux objectifs « clairs » :« - Réaffirmer la volonté ferme de l'ensemble des partenaires à la paix à respecter l'esprit et la lettre des accords de Libreville;- mettre en place un cadre concret d'échange et de dialogue mutuel qui préviendrait toute escale au conflit ».

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans DIALOGUE INCLUSIF
16 septembre 2008 2 16 /09 /septembre /2008 21:38




APA Bangui (Centrafrique) 2008-09-16 Quarante établissements scolaires privés ne répondant pas aux normes requises en matière d’éducation viennent d’être fermés en Centrafrique sur instruction du ministre délégué à l’éducation nationale, M. Ambroise Zawa, a appris APA.

«Infrastructures inadaptées et délabrées, cadres inappropriés et inadéquats, fonctionnement illégal et non conforme aux programmes officiels d’enseignement en vigueur en République centrafricaine» sont les principaux griefs retenus contre ces établissements scolaires, fermés à la suite d’un arrêté ministériel signé vendredi dernier par M. Zawa.

«Il est reproché aux promoteurs des établissements privés l’inobservation des dispositions de l’arrêté portant création des établissements privés», a expliqué le directeur général des enseignements de l’information et de partenariat, M. Clément Ngoaka.

«Ces mesures coercitives du ministre délégué à l’éducation ont pour but d’amener les promoteurs des établissements privés à se mettre en règle, pour ceux dont les infrastructures ne sont pas adaptées», a-t-il précisé.

L’ancien ministre de l’éducation nationale Charles Armel Doubane avait également décidé de la fermeture des établissements privés illégaux, dans un arrêté publié le 17 juillet 2007.

Pour sa part, l’arrêté portant ouverture des établissements scolaires privés en Centrafrique a été pris en 1997 par le ministre de l’éducation nationale de l’époque, M. Albert Mbério.

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
15 septembre 2008 1 15 /09 /septembre /2008 23:12



 



LIBREVILLE 15 septembre 2008 (AFP) — Le gouvernement centrafricain et les rébellions ont trouvé un accord lundi à Libreville pour relancer "le Dialogue politique inclusif", rassemblant toutes les parties centrafricaines et sortir le pays de son instabilité chronique, a constaté un journaliste de l'AFP.

"Cette réunion a permis une reprise du dialogue entre le gouvernement et les mouvements politico-militaires. C'est déjà un acquis", a affirmé à l'AFP François Lonsény Fall le représentant spécial des Nations unies en Centrafrique, à la sortie des discussions au ministère gabonais des Affaires étrangères.

Le gouvernement centrafricain devrait notamment revoir sa loi d'amnistie examinée au Parlement et qui avait conduit la rébellion de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD) de Jean-Jacques Demafouth active dans le nord-ouest à se retirer des accords de paix.

C'était le principal point d'achoppement avant la réunion de lundi. Initialement prévu le 8 juin, le Dialogue Politique inclusif, qui avait déjà pris du retard, a été suspendu en raison du retrait de l'APRD, critique du projet de loi dont l'examen par le Parlement a été retardé de semaine en semaine depuis la mi-août.

Le comité de suivi de l'accord de paix du 21 juin signé à Libreville a également "lancé un appel au cessez-le-feu et examiné les modalités d'application et de surveillance de ce cessez-le-feu à travers la Micopax", la Mission de consolidation de la paix en Centrafrique qui servira de force d'interposition, selon M. Fall.

"Le cantonnement" des mouvements rebelles "viendra. Il se fera avec le concours de la Communauté internationale", a encore ajouté M. Fall.

"Le comité a exhorté le gouvernement et toutes les parties à appliquer tous les éléments de l'accord global y compris celui de l'amnistie", a admis Cyriaque Gonda, ministre centrafricain de la Communication en charge du Dialogue, affirmant: "Il y a des questions de mésentente, d'interprétation sur cette loi d'amnistie et cette réunion nous a permis de rapprocher les points de vue".

L'APRD a "décidé de retourner à la table des négociations, nous ne pouvons rester insensible aux souffrances du peuple centrafricain", selon son président M. Demafouth. "Nous avons réitéré notre demande sur l'amnistie" qui "n'incluait pas tous les protagonistes des crises centrafricaines" et demandé à ce que le "cessez-de-feu soit respecté", a-t-il précisé.

"Dès que nous aurons réglé ce problème-là (de l'amnistie) (...), tout le monde a envie d'aller au dialogue car c'est le seul moyen pour permettre au peuple centrafricain d'espérer", a lancé M. Demafouth.

"Dans l'accord de paix global (du 21 juin), il avait été dit que l'APRD devait rester dans ses zones, l'APRD n'a jamais franchi ces zones pour attaquer les forces gouvernementales, donc nous demandons aux forces gouvernementales de ne pas aller dans les bases de l'APRD", a-t-il ajouté.

Le retrait de l'APRD du processus du Dialogue politique inclusif a été suivi d'une guerre de communiqués entre cette rébellion et le gouvernement qui s'accusent de violations. Le gouvernement a notamment accusé l'APRD d'avoir exécuté seize civils dans les régions du nord-ouest.

L'APRD se dit favorable à l'intervention de la Micopax qui peut "nous aider à faire une très bonne application du cessez-le-feu", selon M. Demafouth.

Les différents acteurs doivent se retrouver dans un mois pour voir si les engagements pris lundi à Libreville sont "respectés sur le terrain".

"Toutes les parties centrafricaines ont fait preuve de patriotisme en pensant à l'avenir de leur pays. Maintenant pour la mise en oeuvre, donnons-nous le temps", a déclaré Laure Olga Gondjout, ministre gabonaise des Affaires étrangères.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans DIALOGUE INCLUSIF
15 septembre 2008 1 15 /09 /septembre /2008 22:47

COMMUNIQUE FINAL DE LA PREMIERE REUNION DU COMITE DE SUIVI DE L'ACCORD DE PAIX GLOBAL

Libreville, le 15 septembre 2008

 

Conformément aux dispositions de l'Accord de Paix Global, signé à Libreville, le 21 juin 2008, entre le Gouvernement de la République Centrafricaine et les Mouvements politico-militaires de la République Centrafricaine, la première réunion du Comité de Suivi s'est tenue à Libreville le lundi 15 septembre 2008.

y ont pris part:

-Son Excellence Madame Laure Olga GONDJOUT, Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération, de la Francophonie et de l'Intégration Régionale de la République Gabonaise,  

-Monsieur Cyriaque GONDA, Ministre de la Communication, du Civisme, du Dialogue et de la Réconciliation nationale de la République Centrafricaine;

-Monsieur Raymond Paul N'DOUGOU, Ministre de l'Intérieur de la République Centrafricaine ;

Monsieur Dieudonné Stanislas M'BANGOT, Conseiller Politique du Président de la République Centrafricaine;

-Maître Jean-Jacques DEMAFOUTH, Représentant de l'Armée Pour la Restauration de la Démocratie (APRD);

-Monsieur Henri TCHEBO Alias WAFIO, Représentant de l'Armée Pour la Restauration de la Démocratie (APRD);

-Monsieur Djarnib GREBAYE, Représentant de l'Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR).

-Monsieur Guy ROSSATANGA-RIGNAULT, Haut Représentant du Président de la République Gabonaise, chargé des relations internationales;

-Monsieur Albert AKENDENGUE, Représentant Spécial du Président de la République Gabonaise, auprès de la Mission de Paix en RCA;

-Monsieur François Lonsény FALL, Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en République Centrafricaine;

-Son Excellence Monsieur Jean-Marc SIMON, Ambassadeur Haut Représentant de la République Française près la République Gabonaise, pour la Présidence en exercice de l'Union Européenne;

-Monsieur Djovi GALLY, Envoyé Spécial du Secrétaire Général de la Francophonie en République Centrafricaine;

-Monsieur Ousmane KABA, Conseiller Politique BONUCA ;

-Monsieur Ali Y. S. ELGALLAI, Conseiller Politique de  l'Ambassade de Libye au Gabon, en qualité de Représentant de la Communauté Economique des Etats Sahélo Sahariens.

-Monsieur KHALAF ABOU DIEB, Conseiller à l'Ambassade de Libye au Gabon, en qualité de Représentant de la Communauté Economique des Etats Sahélo Sahariens;

-Amiral Hilaire MOKO, Commandant de la Force Multinationale de la MICOPAX 1.

l- Dans son allocution d'ouverture, Son Excellence Madame Laure Olga GONDJOUT, Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération, de la Francophonie et de l'Intégration Régionale de la République Gabonaise a salué l'engagement renouvelé des différents acteurs centrafricains et internationaux pour une paix effective et durable en République Centrafricaine.

2- Elle a rappelé le discours à la nation du 31 décembre 2006 de Son Excellence Monsieur François BOZIZE YANGOUVONDA, qui invitait les Filles et Fils de Centrafrique à la promotion de la tolérance, du dialogue et de la réconciliation dans leur pays.

3- L'ordre du jour de cette première réunion comportait, d'une part, l'examen approfondi de l'évolution de la situation en République Centrafricaine et, d'autre part, les modalités d'application de l'Accord de Paix Global, signé le 21 juin 2008 à Libreville.

4- Les participants se sont félicités de la reprise du dialogue entre le Gouvernement les Mouvements politico-militaires centrafricain. Ils ont émis le vœu de voir les discussions engagées sur la résolution de cette question s'approfondir au cours de cette première réunion

5- Soucieux des conséquences de cette crise pour la Sous-région, les participants ont lancé un appel solennel à l'ensemble des acteurs centrafricains afin qu'ils persévèrent sur la voie du dialogue et de la réconciliation, conditions indispensables au retour à une paix durable et à la stabilité de la sous-région.

6- À cet effet, ils ont fait part de leur préoccupation face au regain de tension observé. Ils ont invité les Parties au respect des engagements contenus notamment dans l'Accord de cessez-le-feu et de paix du 9 mai 2008 et dans l'Accord Global de Paix, du 21 juin 2008.

7- En conséquence, le Comité de Suivi appelle au respect du cessez­le-feu, et invite les Parties à s'abstenir de toute déclaration médiatique susceptible de compromettre la lettre et l'esprit de l'Accord de Paix global, et, le cas échéant, d'en référer au seul Comité de Suivi.

8- Le Comité de suivi recommande l'application de toutes les dispositions de l'Accord Global, notamment celles relatives à l'amnistie générale.

9- Le Comité de Suivi sollicite une étroite collaboration de la Mission de Consolidation de la Paix en Centrafrique (MICOPAX), dans la surveillance du respect du cessez-le-feu.

10- Le Comité de Suivi se félicite du retour de l'APRD dans le processus de paix.

ll- Le Comité de Suivi a en outre lancé un appel à la communauté internationale afin qu'elle redouble d'efforts en vue d'accompagner le processus de paix entamé entre les frères centrafricains, devant déboucher sur le Dialogue Politique Inclusif tant attendu par le Peuple centrafricain.

12- Au terme de ses travaux, le Comité de Suivi a adressé ses remerciements à Son Excellence El Hadj Omar BONGO ONDIMBA, artisan inlassable de la stabilité et de la paix en République Centrafricaine et dans la sous région, pour avoir bien voulu convoquer cette Première réunion, et il a exprimé sa profonde gratitude au Gouvernement ainsi qu'au Peuple gabonais pour l'accueil chaleureux et l'hospitalité fraternelle qui lui ont été réservés.

Fait à Libreville, le 15 septembre 2008

Pour le Comité de Suivi,

Le Ministre des Affaires Etrangères,

de la Coopération, de la Francophonie

et de l'Intégration Régionale

de la République Gabonaise


 

 







Laure Olga GONDJOUT

 

Ndlr Centrafrique-Presse : Aux termes de ce communiqué final, il apparaît clairement que le comité de suivi a mis les points sur les i en rappelant à la partie bozizéenne de ne plus divertir l'opinion et faire perdre le temps aux gens en proposant sans tarder à l’Assemblée nationale un projet de loi clair et précis portant amnistie générale. Il ne faut plus que de retour à Bangui, Cyriaque Gonda et Thierry Maléyombo racontent encore des histoires à dormir debout. On a l’impression que selon qu’il  se trouve à Libreville ou à Bangui, on n’a pas à faire au même Cyriaque Gonda. ( A suivre…)

 

 

 

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans DIALOGUE INCLUSIF
15 septembre 2008 1 15 /09 /septembre /2008 14:02





 

Les ministres en charge de la gestion durable du massif forestier du Bassin du Congo ont adopté le 11 septembre la «Déclaration de Bangui» qui réaffirme la position commune des pays membres en vue de la préparation des négociations sur le nouveau régime climat post-Kyoto 2012. La 5e session ordinaire du conseil de la Commission des forêts d’Afrique centrale (COMIFAC) a permis aux ministres de la sous-région de statuer sur le renouvellement du secrétariat général de la commission et l'adoption d'un plan de convergence sous-régional sensé établir les priorités sur le terrain sur une période de 10 ans.

 

La 5e session ordinaire du conseil des ministres de la Commission des forêts d’Afrique centrale (COMIFAC) s’est achevée le 11 septembre dans la capitale centrafricaine avec l’adoption par les ministres de la sous-région de la «Déclaration de Bangui». Celle-ci adopte une position commune des pays membres en vue de la préparation des négociations sur le nouveau régime climat post-Kyoto 2012.


La déclaration lance un appel aux organisations du système des Nations unies, au secrétariat du NEPAD, à l’Union africaine (UA), à l’Union européenne (UE) et à
l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) afin qu’ils apportent leur soutient aux pays du bassin du Congo dans la démarche qui vise notamment à inclure les questions de gestion des forêts tropicales dans les négociations post-Kyoto.


Un appel a également été lancé aux autres partenaires techniques et financiers pour solliciter leur appui multiforme dans la mise en œuvre de la déclaration de Bangui et pour accroître leurs efforts en vue de soutenir la cause de l’Afrique centrale dans la mise en place d’un nouveau régime post-Kyoto sur le climat.
Les assises de Bangui ont regroupé le Burundi, le Cameroun, le Congo, la République démocratique du Congo (RDC), la Guinée-Equatoriale, le Tchad et la République Centrafricaine, ainsi des partenaires au développement intervenant dans le domaine de la forêt et de l’environnement.
Le président sortant de la COMIFAC, le professeur Domingo Olomo Mvé, a laissé sa place à la ministre centrafricaine des Eaux, des Forêts, des Chasses et Pêches, chargée de l’Environnement, Yvonne Mboïssona, qui prend sa succession à la présidence de la COMIFAC.


Créée à Yaoundé au Cameroun en juin 2002, la COMIFAC est la matérialisation de la «Déclaration de Yaoundé» adoptée trois ans plus tôt par les chefs d’Etat de la sous-région de l’Afrique centrale, en mars 1999, dans le but d’œuvrer de manière concertée à la conservation et à la gestion durable des écosystèmes forestiers du bassin du Congo, deuxième massif forestier tropical de la planète après celui de l’Amazonie, renfermant plus de la moitié de la faune et de la flore africaine.


Unique instance d’orientation, de décision et de coordination des actions et initiatives sous-régionales en matière de conservation et de gestion durable des écosystèmes forestiers en Afrique centrale, la COMIFAC assure le suivi de la déclaration de Yaoundé et veille aussi à la mise en application des conventions internationales et des initiatives de développement forestier dans la sous-région.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
15 septembre 2008 1 15 /09 /septembre /2008 13:46






LES ORGANISATIONS DE PROMOTION ET DE DEFENSE DES DROITS DE L’HOMME CONDAMNENT FERMEMENT L’INTERPELLATION DU PRESIDENT DE LA LCDH PAR LA GARDE PRESIDENTIELLE ET SA SEQUESTRATION A LA SECTION DE RECHERCHES ET D’INVESTIGATIONS.

 

Le  mercredi 10 septembre 2008 à BANGUI, Me Nganatouwa GOUNGAYE WANFIYO, Président de la Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme qui sortait de son Cabinet, seul, à bord de son véhicule pour se rendre au Ministère des Finances, a emprunté la rue qui passe devant la pâtisserie Phénicia et qui débouche sur l’avenue de l’Indépendance en face de la Maison de la Presse.

 

Il voulait tourner sur sa droite en direction de la place de la République lorsqu’il a été surpris par  l’arrivée du cortège présidentiel. Il a stoppé net et a enclenché la marche arrière pour laisser passer le cortège sans  aucun incident.

 

Il voulait poursuivre sa route, lorsqu’il a été interpellé par deux agents de la Police Municipale.

 

A ce moment, deux éléments de la Garde Présidentielle surexcités dont l’un était en uniforme et l’autre en civil  mais qui n’étaient ni dans le cortège ni en service, ont traversé l’avenue de l’Indépendance pour se diriger vers lui  et lui  demander de partir avec eux vers une destination inconnue. Ils l’ont menacé, lui exigeant de leur remettre les clés de sa voiture, ce qu’il a refusé. Profitant  du tohu-bohu il a appelé Monsieur Léonard SONNY, son collaborateur au bureau.

 

Un véhicule de la Garde Présidentielle est arrivé sur les lieux avec plusieurs autres éléments de la Garde Présidentielle.

 

Après des tractations et à la demande des éléments de la Garde Présidentielle, c’est Monsieur Léonard SONNY qui a conduit le véhicule de Maître Nganatouwa GOUNGAYE WANFIYO dans lequel ont pris place trois d’entre eux.

 

A l’entrée du Palais de la Renaissance, un lieutenant qui sortait s’est mis à vociférer et à proférer des menaces disant que ce sont eux, c’est-à-dire les militaires « qui souffrent au front dans le nord tandis que les intellectuels pavanent et qu’on allait voir ce qu’il fera des droits de l’homme » ce, en présence de tous les Responsables des organisations centrafricaines des Droits de l’Homme qui, alertés, ont immédiatement rejoint le groupe.

 

Maître Nganatouwa GOUNGAYE WANFIYO a été conduit à la Section de Recherches et d’Investigations « SRI », où il a été maintenu jusqu’au soir, d’abord dans la cour et ensuite dans la geôle où il a apprêté ses affaires pour passer la nuit, après avoir été entendu par le Commandant de Brigade Adjoint sur procès-verbal qui a été communiqué au Procureur de la République pour instructions.

 

Il faut souligner que les faits se sont déroulés au grand jour devant de nombreux témoins dont aucun n’a été entendu.

 

Le Barreau informé, le Bâtonnier, Maître Symphorien BALEMBY avec de nombreux avocats ainsi que des responsables des organisations de promotion et de Défense des Droits de l’Homme à savoir Me MOROUBA, Me GBIEGBA, Me MAZANGUE, Me PANDA et Mr NGOUYOMBO, s’étaient rendus à la SRI pour constater cette arrestation.

 

Me Nganatouwa GOUNGAYE WANFIYO a été remis en liberté le soir du mercredi 10 septembre à 19 heures 47 mn par le Capitaine Papy Aimé  BOZIZE sur instructions du Procureur de la République, sans qu’aucune charge ne soit retenue contre lui et sans aucune explication.

 

Le Gouvernement qui, devant les interpellations diverses a indiqué dans un premier temps que le Président de la LCDH aurait « obstrué » le passage du cortège présidentiel, a changé de version et se contredit par un communiqué mensonger et grossier du Ministre de l’Intérieur chargé de la Sécurité Publique du 11 septembre 2008, dénaturant totalement les faits. En effet, le Ministre de  l’Intérieur chargé de la Sécurité Publique prétend que Me Nganatouwa GOUNGAYE WANFIYO n’aurait pas été arrêté par la Garde présidentielle mais ce serait un chauffeur du PNUD et que le Président de la LCDH serait volontairement monté dans le véhicule du PNUD pour se constituer en défenseur du chauffeur.

 

Bien entendu,  l’institution onusienne a fait procéder à des vérifications et aucun de ses chauffeurs n’a eu un incident ce jour et, d’ailleurs,  le Ministre de l’Intérieur, le Général Raymond NDOUGOU, ne donne ni le nom du chauffeur ni le numéro d’immatriculation du véhicule du PNUD. Pour ceux qui connaissent un peu la procédure judiciaire, la constitution d’avocat ne se fait pas dans un véhicule mais par écrit adressé à une juridiction à la demande du client!

 

L’on ne peut que s’étonner que ce soit le Ministre de l’Intérieur chargé de la Sécurité Publique  qui s’exprime en lieu et place des départements concernés.

 

Il n’est de secret pour personne que les militants des droits de l’homme sont assimilés par le pouvoir en place aux opposants,  en raison de leur dénonciation constantes des graves violations des Droits de l’Homme dans le pays, des violations de la Constitution, de la mal gouvernance.

 

Pour cela, ils ont fait l’objet à plusieurs reprises d’intimidations, d’injures, d’atteintes à leur liberté et de menaces de mort. L’arrestation de Me Nganatouwa GOUNGAYE WANFIYO, si elle était intervenue la nuit, on aurait craint pour sa vie.

 

En conséquence, les organisations de promotion et de défense des Droits de l’Homme :

 

- Condamnent fermement l’interpellation du Président de la LCDH et sa séquestration pendant près de 11 heures à la SRI ;

 

- Exigent de l’Etat centrafricain de se conformer à la résolution des Nations   Unies sur la protection des défenseurs des droits de l’Homme ;

 

-  Dénoncent énergiquement toutes les tentatives consistant à intimider ou à museler  les défenseurs des droits de l’homme ;

 

- Saluent la mobilisation générale et la solidarité indéfectible de tous les démocrates, de la Presse et des militants des Droits de l’Homme tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, ayant conduit à la libération de Me Nganatouwa GOUNGAYE WANFIYO.

 

- Invitent tous les démocrates et les personnes soucieuses du respect des Droits de l’Homme à rester mobilisés pour la défense des droits de l’homme en Centrafrique.

 

Fait à Bangui le 14 septembre  2008

 

Ont signé

 

ACAT-RCA, Bruno Hyacinthe GBIEGBA

 

AFJC,  Marie Blandine SONGUELEMA- YAKONDJI

 

LCDH, Nganatouwa GOUNGAYE Wanfiyo

 

MDDH, Adolphe NGOUYOMBO

 

OCDH, Mathias Barthélemy MOROUBA

 

RONGDH, Marie Edith DOUZIMA LAWSON

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Centrafrique-Presse.com - dans Droits de l'Homme et Liberté de Presse
14 septembre 2008 7 14 /09 /septembre /2008 22:54





APA Bangui 2008-09-13 (Centrafrique) L’Organisation des femmes centrafricaines (OFCA) a déploré, dans un communiqué de presse rendu public samedi à Bangui, les combats opposant des groupes de dissidents politico-militaires aux forces armées gouvernementales centrafricaines, dans la préfecture de l’Ouham-Pendé, au nord-ouest de la Centrafrique.

«Cette situation est d’autant plus inacceptable et incompréhensible qu’elle se produit à un moment où les différents belligérants, en accord avec la communauté internationale, entreprennent des efforts pour faire asseoir une paix durable par concertation», note le communiqué, invitant «toutes les parties en cause à mettre fin aux hostilités à caractère militaire dont les populations les plus vulnérables et sans défense, particulièrement les femmes, sont les principales victimes».

«Nous avons encore trop en mémoire les atrocités subies par les femmes lors des événements politico-militaires des années 2001-2003, avec la triste participation des Banyamulenges», les tutsi congolais d’origine rwandais qui formaient le gros des troupes du Mouvement de libération du Congo (MLC) de Jean Pierre Bemba, venues prêter main forte au président déchu Ange Félix Patassé.

«Nous nous élevons fermement contre cette situation qui ne peut qu’accabler davantage des populations qui n’ont pas encore eu à se relever de l’état de catastrophe humanitaire dans lequel elles sont plongées», poursuit le communiqué.

Bemba a été arrêté en mai dernier en Belgique sur mandat de la Cour pénale internationale (CPI) pour répondre des exactions commises par ses troupes en Centrafrique.

«L’OFCA reste fermement convaincue que les belligérants sauront retrouver le bon sens, l’esprit de responsabilité, le sursaut patriotique, et le sens de la concertation qui ont conduit à la signature de l’accord global de paix de Libreville», poursuit le communiqué, rappelant que cet accord, signé le 21 juin dernier, devait «ouvrir la voix à la tenue du dialogue politique inclusif», censé mettre un terme définitif «aux querelles fratricides nuisibles aux mieux être des populations de notre cher et beau pays»

Après s’être retirée, début août, du processus du processus de paix en cours dans le pays, l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD) a repris les hostilités dans la préfecture de l’Ouham-Pendé.



Ndlr Centrafrique-Presse : Cette organisation l'OFCA), véritable appendice de KNK, fait ici semblant d'ignorer le vrai responsable du blocage des préparatifs du dialogue inclusif ainsi que la raison du retrait des mouvements armés et des partis d'opposition du processus du dialogue. Au lieu de parler de "belligérants" en général, l'OFCA ferait mieux de s'adresser directement à Bozizé qui est le principal responsable de l'impasse.

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