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3 juillet 2009 5 03 /07 /juillet /2009 20:43




SYRTE AFP (Libye) 03 juillet 2009 21h00 - Les Etats africains réunis au sommet de l'UA à Syrte (Libye) ont décidé qu'ils "ne coopèreront pas" avec la Cour pénale internationale (CPI) pour l'arrestation du président soudanais Omar el-Béchir, ont indiqué des délégués vendredi soir à l'issue de la réunion.

Le président soudanais est sous le coup depuis mars d'un mandat d'arrêt de la CPI. Il est accusé de crimes de guerre et crimes contre l'humanité au Darfour.

Dans une résolution adoptée par le sommet, l'Union africaine reproche notamment au conseil de sécurité de l'ONU de ne pas avoir répondu à sa demande de suspendre les poursuites contre Omar el-Béchir.

En conséquence, il a été décidé que les Etats membres de l'UA "ne coopéreront pas" avec la CPI "dans l'arrestation et le transfert" de l'accusé, au nom de son immunité présidentielle.

Cette décision a été prise alors que 30 Etats africains ont ratifié les statuts de la Cour.

Le sommet de Syrte a expliqué sa décision en notant "avec une grave préoccupation les conséquences malheureuses que cet acte d'accusation a eu sur le processus de paix délicat en cours au Soudan, et le fait qu'il continue de saper les efforts déployés en vue de faciliter un règlement rapide du conflit au Soudan".

Il s'est prend également au procureur de la CPI, Luis Moreno-Ocampo, accusé de partialité.

Adversaire déterminé de la CPI, le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, qui est aussi le président en exercice de l'UA, avait estimé en mars que "cette cour était contre les pays qui ont été colonisés dans le passé et que l'on veut recoloniser".

Il l'avait accusée d'être un instrument des Occidentaux pour "établir un nouveau terrorisme mondial".

Le président Béchir était présent au début du sommet mercredi, mais a quitté Syrte depuis.

Il s'est rendu dans plusieurs pays africains depuis que la CPI a émis le mandat d'arrêt contre lui, mais il n'est allé jusque-là dans aucun des Etats de l'UA ayant ratifié les statuts de la Cour.

Pour Reed Brody, porte-parole de l'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch (HRW), l'Union africaine "s'est rangée du côté d'un dictateur accusé de crimes de guerre plutôt que du côté de ses victimes africaines".

Il a estimé que la résolution avait été "imposée par la Libye et le Soudan sans consensus réel" et qu'elle "n'efface pas les obligations juridiques des 30 pays africains" parties du statut de Rome.

"Les populations africaines, qui attendent de leurs dirigeants des actions pour mettre un terme aux atrocités du continent, sont les vrais perdants aujourd'hui", a-t-il ajouté.

Avant le sommet, une trentaine de personnalités africaines, dont le prix Nobel de la paix Desmond Tutu, avaient appelé les chefs d'Etat de l'UA à coopérer avec la CPI pour "aider la population du Darfour et tous les Soudanais à trouver la justice et la paix".

 

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3 juillet 2009 5 03 /07 /juillet /2009 20:41




 

JOHANNESBURG - AFP / 03 juillet 2009 19h36) - Trente-et-un adolescents sont décédés en Afrique du Sud de complications nées de la pratique traditionnelle des circoncisions censée les faire entrer dans le monde des adultes, a-t-on appris vendredi de sources officielles.

"Depuis le début du mois de juin, deux décès sont enregistrés quasiment tous les jours", a déclaré à l'AFP un porte-parole du département de la Santé de la province du Cap Oriental, Sizwe Kupelo.

"C'est une situation sinistre que nous devons affronter tous les ans et le département de la Santé a dû sauver des centaines de garçons de centres administrés par des chirurgiens sans scrupules", a-t-il dit.

Selon les autorités sanitaires, les principales causes de mortalité de cette pratique surtout concentrée dans la région du Transkei, dans cette province, sont la déshydratation, l'hypothermie et un saignement excessif des jeunes circoncis, qui sont souvent traités trop tard.

La circoncision traditionnelle en Afrique du Sud est pratiquée surtout sur les adolescents âgés de 15 à 18 ans majoritairement au sein de l'ethnie Xhosa, celle des anciens présidents Thabo Mbeki et Nelson Mandela. Ce dernier a décrit sa propre expérience et les souffrances endurées dans son autobiographie "Un long chemin vers la Liberté".

Les candidats vivent durant un mois isolés dans la savane, le corps nu peint en blanc, et apprennent les valeurs sociales et morales tout en devant maîtriser leur douleur de l'ablation à vif de leur prépuce, pratiquée avec des instruments traditionnels. L'un d'eux avait été hospitalisé d'urgence le mois dernier avec un pénis gangrené.

M. Kupelo a indiqué les décès dus à cette pratique étaient en diminution. Mais les "garçons continuent à mourir et il y a des pics à certaines saisons", a-t-il regretté.

Durant l'hiver 2008, 24 jeunes sont morts et quelque 535 autres ont été hospitalisés après une initiation ratée. Certains, beaucoup trop jeunes pour cette rude expérience, âgés de 13 ans, sont pourtant admis dans ces centres illégaux, a-t-il indiqué, alors qu'une loi stricte réglemente cette pratique depuis 2001.

 

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3 juillet 2009 5 03 /07 /juillet /2009 20:37




 

Bangui, 1er Juil. (ACAP)- Le Conseiller diplomatique et Représentant du Président de la République auprès de l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), Joseph Kitiki-Kouamba, a déclaré, mercredi 1er juillet à Bangui, que la République Centrafricaine aimerait "mettre à profit l’expérience d’un pays du Sud comme le Vietnam qui a toutes les conditions requises pour nous permettre d’envisager une coopération tripartite ».

M. Kiticki-Kouamba a fait cette déclaration lors d’une réunion de restitution de la visite du Président de la République, François Bozizé, au Vietnam du 18 au 21 mais dernier.

Lors de cette visite de travail, un accord cadre de coopération a été signé par les deux ministres des Affaires Etrangères du Vietnam et de la République Centrafricaine qui couvre un large éventail de domaines, a-t-il affirmé, relevant les nombreux points de similitude entre les 2 paysans les secteurs du bois, des mine, de la construction navale de pirogues, de l’import-export.

« Cet accord permet aux deux parties d’échanger leurs expériences, leur savoir-faire et leurs expertises », a-t-il noté.

« Cette coopération triangulaire vise à prendre les pays francophones du Sud ou du Nord qui souhaiteraient travailler ensemble en demandant l’aide au développement par les organismes multilatéraux comme la FAO, le Fond Monétaire International (FMI) et l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) », a-t-il indiqué.

 

 

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3 juillet 2009 5 03 /07 /juillet /2009 01:47








(Les Afriques 02/07/2009)


Selon une étude de scientifique australienne, l’un des aliments de base dont dépendent des millions d’Africains, le manioc, serait menacé d’ici 20 à 30 ans.


L’équipe de chercheurs australiens de Ros Gleadow a analysé des plants de manioc et de sorgho dans le cadre de plusieurs scénarios de changement climatique, avec un intérêt tout particulier pour les différents taux atmosphériques de CO2 : Avec 710 ppm de dioxyde de carbone, le taux de toxine était beaucoup plus élevé tandis que le taux de protéine chutait.

Dans ces conditions, toute personne dépendant largement du manioc pour se nourrir, particulièrement pendant des périodes de sécheresse, serait spécifiquement menacée d’un risque d’empoisonnement aux hétérosides cyanogénétiques.


« Nous avons vingt à trente ans pour développer des cultures résistantes à la sécheresse, ce qui sera absolument essentiel parce que d’ici là, il y aura probablement un milliard de personnes qui dépendront du manioc », a déclaré Ros Gleadow.

 
Les taux actuels de CO2 dans l’air s’élèvent à 390 ppm, soit trois fois plus qu’au début de la révolution industrielle. Il s’agit du taux le plus élevé depuis au moins 800 000 ans.

 
Plus d’information : http://www.actualites-news-environnement.com/20944-cultures-CO2.html

 

© Copyright Les Afriques

 

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3 juillet 2009 5 03 /07 /juillet /2009 01:10




Le Pays 1 Juillet 2009

Le sommet de l'Union africaine, le 13e du genre a ouvert ses portes aux chefs d'Etat africains ce 1er juillet en terre libyenne. Ce qui devrait être la consécration pour le guide de la Jamahiriya arabe, prend des allures de fiasco diplomatique au regard de certaines absences.

Les deux invités du guide libyen (Berlusconi et Ahmadinejad) ont fait défection à la dernière minute. La salle Ouagadougou qui accueille la cérémonie solennelle d'ouverture, baptisée ainsi au temps fort de la lune de miel entre le pays des hommes intègres et la Libye ne verra pas la présence de Blaise Compaoré. Le fils de Ziniaré n'a pas fait le déplacement de Syrte et en soi, cela est un événement.

Depuis le clash du 12e sommet à Accra au Ghana sur la création immédiate des Etats-Unis d'Afrique ou Compaoré et Kadhafi ne semblaient pas parler le même langage, l'axe Tripoli-Ouaga semble avoir du plomb dans l'aile. La diplomatie des pétrodollars ne semble plus faire ses effets et il existe aujourd'hui des chefs d'Etat qui ne se laissent plus éblouir par le portefeuille sans fond du guide libyen et qui lui opposent leurs points de vue et leurs positions politiques.

Les Africains n'en attendaient pas moins de leurs dirigeants auxquels ils ont souvent reproché le manque de courage et la connivence avec le guide libyen dans ses frasques et errements politiques. Blaise Compaoré était déjà absent au sommet de la CENSAD. Il n'est pas le seul à adopter une posture de la chaise vide. Une feinte diplomatique qui a le mérite d'éviter les affrontements verbaux tels ceux du dernier sommet de l'Union à Accra. Le soulagement avec lequel certaines personnalités ont accueilli l'annulation de la visite du président iranien Ahmadinejad montre à quel point personne n'ose défier le Colonel.

Il est vrai qu'en tant que hôte du sommet, il a droit à une certaine marge de manoeuvre. Mais cette invitation avait de quoi irriter certains participants au sommet. Ahmadinejad n'est d'ailleurs pas étranger dans les couloirs de cette organisation africaine, puisqu'il avait été l'un des invités du sommet de l'UA à Banjul en 2006. Berlusconi s'étant excusé pour cause de catastrophe ferroviaire, Kadahafi se retrouve sans invité de marque. Un premier échec qui en présage un second. Le gouvernement africain que tente vaille que vaille de mettre en place le guide libyen aura bien du mal à passer.

Et si d'aventure l'idée est admise, sa mise en oeuvre sera difficile dans les conditions actuelles. Il reste 6 mois de mandature au guide libyen pour réussir à booster son projet des Etats-Unis d'Afrique. Il va tout tenter pour y arriver. On peut tout reprocher au président Moamar Kadhafi sauf son panafricanisme et sa volonté de voir le continent africain formé une entité unique. Aveuglé par cet idéal, le président actuel de l'UA foule au pied les règles et procédures du processus de construction de l'Union africaine par cercles concentriques. Lui, veut y aller ici et maintenant et est prêt à y mettre à contribution ses pétrodollars. C'est son principal tort. Le sujet est d'une telle importance qu'il faut accorder le bénéfice de la bonne foi à tous ces chefs d'Etat et intellectuels africains qui prônent une démarche prudente et progressive en lieu et place des effets d'annonce.

Il ne faut pas oublier que parmi ceux qui sont réticents à la création des Etats-Unis d'Afrique, il y a ceux qui ne veulent renoncer en aucun cas à leur souveraineté ou à la laisser se dissoudre dans une entité au sein de laquelle ils n'auront aucun pouvoir réel. D'ailleurs, est-ce vraiment la priorité quand à l'intérieur des Etats la démocratie est malmenée en devenant de ce fait une source d'instabilité.

De quels Etats-Unis d'Afrique parle-t-on ou que veut-on bâtir quand les Etats qui doivent la composer sont déchirés par des conflits armés, des crises de légitimité des dirigeants ? Cette Afrique en miniature présente des insuffisances notoires qu'il convient de corriger et de soigner durablement avant de s'engager dans cette aventure que nous propose Kadhafi.

Pour l'heure, ce qui préoccupe les peuples africains, ce sont les crises et les conflits récurrents qui remettent aux calendes grecques les vraies questions de développement. Chaque sommet apporte son lot de conflits à gérer : Niger, Mauritanie, Somalie, Madagascar. Celui de Syrte portera les stigmates du retour des coups d'Etat sous de nouvelles formes, mais coup d'Etat quand même.

 

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3 juillet 2009 5 03 /07 /juillet /2009 00:40






  
  APA Bangui (Centrafrique) 02-07-2009 - Le secrétaire technique de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) en République centrafricaine, M. Robert Moïdokana, a dénoncé, jeudi à Bangui, des malversations financières de 463.582.771 FCFA dans le secteur des mines, a appris APA.

Dans le premier rapport sur la collecte et la réconciliation des données statistiques du secteur minier, M. Moïdokana a expliqué que l’Etat centrafricain doit recevoir du secteur minier 5.738.041.529 de FCFA mais les opérateurs du secteur déclarent 5.274.458.758 de FCFA.

« Toutes les sociétés déclarent avoir versé de l’argent, mais au niveau de la Direction générale des Impôts, on ne trouve pas cet argent », a-t-il dit, ajoutant que « la question maintenant est de savoir pourquoi le gouvernement ne réagit pas lorsqu’on a relevé ces cas de malversation ».

« Ce qu’on doit faire maintenant, c’est tirer les conséquences de ce rapport en recherchant les auteurs, les complices et les co-auteurs de ce détournement », a-t-il poursuivi.
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3 juillet 2009 5 03 /07 /juillet /2009 00:36





 

Autres développements [reseau-cpi]

 

Jeudi 2 Juillet 2009 22h57mn 45s De: "Linda Gueye" <gueye@iccnow.org>



À: "reseau-cpi@yahoogroups.com" <reseau-cpi@yahoogroups.com>

 

Chers Amis,


Veuillez trouver ci-dessous les derniers développements relatifs à la situation en République centrafricaine (RCA).


Vous trouverez entre autres des articles de presse en rapport avec l'issue de l'audience publique du 29 juin 2009 visant à examiner la détention de Jean-Pierre Bemba.


I. La Cour pénale internationale lance son premier programme radio de sensibilisation en sango en République centrafricaine


II. Affaire Bemba


(1) Liberté provisoire : le sort de J.P. Bemba sera connu le 10 juillet


(2) La Défense de Bemba veut le voir en liberté


III. Autres développements


(1) Décès à Bruxelles du sénateur congolais Bemba Saolona, père de Jean-Pierre Bemba

Veuillez noter le Règlement de la Coalition sur les renvois et poursuites des situations devant la Cour (plus bas), qui stipule de manière explicite que la CCPI ne prendra pas position sur des situations éventuelles, en cours, ou en phase d’analyse. La Coalition continuera cependant de fournir les derniers développements relatifs à la CPI.


Bien à vous,


Secrétariat de la CCPI


communications@iccnow.org


I. LA COUR PENALE INTERNATIONALE LANCE SON PREMIER PROGRAMME RADIO DE SENSIBILISATION EN SANGO EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

"Le lundi 6 juillet 2009, débutera le premier programme radio de sensibilisation lancé par la Cour pénale internationale (CPI) en République centrafricaine. Ce programme radio s’inscrit dans le cadre d’une vaste campagne de sensibilisation menée depuis janvier 2009. Ce programme vise à informer la population centrafricaine sur le rôle, le mandat, le fonctionnement et les activités de la Cour pénale internationale.


Ce programme, exclusivement en sango, est intitulé « Mieux comprendre la Cour pénale internationale » ; il est divisé en 13 épisodes et est organisé sous forme de questions-réponses. M. Gervais Bodagay, Assistant chargé de la sensibilisation pour la CPI à Bangui, répond aux questions les plus fréquemment posées aux fonctionnaires de la Cour.


Durant les 50 sessions de sensibilisation organisées dans la capitale centrafricaine entre janvier et juin 2009, le personnel de la section d’information du public a en effet répondu à quelques 1000 questions formulées par la population banguissoise. Le programme radio proposé a été conçu et réalisé pour répondre à ces interrogations.


Ce programme sera diffusé en partenariat avec les médias radiophoniques centrafricains : radio Centrafrique, radio Ndeke Luka, radio ICDI, radio Tropique, radio Néhémie, radio Voix de la Paix, radio ESCA, radio Linga et radio Notre-Dame. La radio Notre-Dame s’appuiera également sur son réseau de radios communautaires à l’intérieur du pays (radio Maria, radio Mambéré Kadeï, radio Maïgaro, radio Siriri, radio Bé Oko) pour diffuser ce programme de sensibilisation.


Chaque radio partenaire diffusera les 13 épisodes de la manière suivante :


• Episode 1- Brève introduction sur la Cour pénale internationale


  Semaine du 6 juillet au 12 juillet 2009


• Episode 2 - Les crimes relevant de la compétence de la Cour


  Semaine du 13 juillet au 19 juillet


• Episode 3 - Comment la Cour fonctionne-t-elle?


  Semaine du 20 juillet au 26 juillet


• Episode 4 - La Structure de la Cour


  Semaine du 27 juillet au 2 août


• Episode 5 - Renvois, analyses et enquêtes


  Semaine du 3 août au 9 août


• Episode 6 – Délivrance de mandat d’arrêt ou de citation à comparaitre, et arrestations


  Semaine du 10 août au 16 août


• Episode 7 - La confirmation des charges avant le procès


  Semaine du 17 août au 23 août


• Episode 8 - Le procès


  Semaine du 24 août au 30 août


• Episode 9 – Le jugement et les peines


  Semaine du 31 août au 6 septembre


• Episode 10 - Les droits des suspects


  Semaine du 7 septembre au 13 septembre


• Episode 11 - Les victimes devant la CPI


  Semaine du 14 septembre au 20 septembre


• Episode 12 - Les témoins devant la CPI


  Semaine du 21 septembre au 27 septembre


• Episode 13 - Les situations en cours


  Semaine du 28 septembre au 4 octobre


La Section d’Information du Public de la Cour Pénale Internationale, ainsi que ses partenaires, donne donc rendez-vous aux auditrices et auditeurs chaque semaine, durant trois mois, pour suivre ce premier programme radio de sensibilisation en sango.


Pour de plus amples informations, veuillez contacter Fabienne Chassagneux, Coordinatrice chargée de la sensibilisation sur le terrain, à Bangui, au + 236 75 76 36 09 ou par courriel à l’adresse suivante : InfoRCA@icc-cpi.int.

Voir le communiqué de la CPI:


1. "La Cour pénale internationale lance son premier programme radio de sensibilisation en sango en République centrafricaine" - CPI - 2 juillet 2009 http://www.icc-cpi.int/NR/exeres/CFE71A30-B630-4F25-8FE3-5736E126B5D1.htm

II. AFFAIRE BEMBA


(1) Liberté provisoire : le sort de J.P. Bemba sera connu le 10 juillet


Tout est possible. Le sénateur Jean-Pierre Bemba pourrait bénéficier d’une libération provisoire. Mais il faut retenir son souffle jusqu’au 10 juillet, date à laquelle la juge de la Cour pénale internationale pourra, oui ou non, accéder à la demande de avocats de Bemba. Le compte à rebours a commencé.


Le sort du président national du Mouvement de libération du Congo (MLC), le sénateur Jean-Pierre Bemba, sera connu au plus tard, le 10 juillet 2009. C’est du moins, ce qui ressort de l’audience de la Cour pénale internationale (CPI) tenue, le lundi 29 juin à La Haye. A l’issue de cette audience, la juge de la Cour, Trenda Cilova, a indiqué : « La CPI se prononcera dans un délai raisonnable sur la libération provisoire ou non ». Entre-temps, elle a rendu une ordonnance demandant aux autorités du Portugal, de la France, de la Belgique et des Pays-Bas de soumettre avant le 10 juillet prochain leurs observations sur la requête de mise en liberté provisoire de Jean-Pierre Bemba ainsi que sur les conditions que ces pays pourraient lui imposer s’ils l’accueillaient sur leurs territoires en cas de liberté provisoire, a-t-on appris des médias étrangers.


En d’autres termes, ces pays devront présenter toutes les garanties qu’ il n’y aurait pas de fuite et être à même de renvoyer Bemba à La Haye dans l’hypothèse de la poursuite du procès pour qu’ il comparaisse cette fois-là en homme libre. Il s’agit là, à en croire certains juristes, d’une forme de mise sous surveillance judiciaire.


A en croire le chargé de communication de la CPI en RDC, Paul Madidi, cité par radiookapi.net, toutes les parties ont présenté leurs arguments au cours de cette audience. Pour la défense, il y a lieu de remettre Jean-Pierre Bemba en liberté, parce qu’elle estime que le risque de fuite n’a jamais existé et les charges contre lui ont changé. En revanche, l’accusateur estime que le prévenu devrait rester en détention.


Selon ses avocats, le sénateur Jean-Pierre Bemba a souhaité être accueilli dans ces pays pour des raisons diverses. Par exemple, en Belgique, pour ses propriétés, ses comptes bancaires et aussi parce que ses enfants y sont scolarisés. Ou encore, en France, pour ses liens sociaux importants. [...]"


Voir l'article:


1. "Liberté provisoire : le sort de J.P. Bemba sera connu le 10 juillet" - LP/MCN - 1er juillet 2009 http://mediacongo.net/show.asp?doc=12958


Voir également:


2. "CPI : Jean-Pierre Bemba, audience publique sur la demande de la liberté provisoire" - Radio Okapi - 29 juin 2009 http://www.radiookapi.net/index.php?i=53&a=23833


3. "CPI: la défense de Jean-Pierre Bemba a demandé sa remise en liberté" - AFP - 29 juin 2009 http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5jIQr1_t5p6_mwYdcXxUP8WoEnUeA
3. "La CPI examine la possibilité de remettre en liberté Jean-Pierre Bemba" - Afrik.com - 30 juin 2009
http://www.afrik.com/breve16660.html

 
4. "Belgique, France ou Portugal: Bemba sur le chemin de la liberté !" - La Prospérité (RDC) - 1er juillet 2009
http://www.laprosperiteonline.net/show.php?id=1756&rubrique=La%20Une

(2) La Défense de Bemba veut le voir en liberté


i. “Selon Paul Madidi, chargé de communication de la Cpi en Rdc, au cours de l’audience, toutes les parties ont présenté leurs arguments. Pour la défense, il y a lieu de remettre Jean Pierre Bemba en liberté, parce qu’elle estime que le risque de fuite n’a jamais existé et les charges contre lui ont changé. En revanche, l’accusateur estime que le prévenu devrait rester en détention [...]”


“Il faut rappeler que la séance de lundi entre dans le cadre de la procédure normale à la Cour pénale internationale qui veut qu’après une année de détention d’un prévenu, les juges procèdent à l’analyse de la possibilité d’accorder à ce dernier une liberté provisoire. Et les avocats du président du Mlc ont plusieurs fois introduit cette requête auprès de la cette haute juridiction qui l’avait toujours rejetée.”


Voir l’article:

1. "Cpi : Jean-Pierre Bemba, très bientôt la décision pour ou contre sa libération provisoire" - Radio Okapi - 30 juin 2009 http://www.digitalcongo.net/article/59215


ii. “L'avocat de Jean-Pierre Bemba a demandé la remise en liberté de son client, accusé de crimes imputables à sa milice en Centrafrique de 2002 à 2003. L'accusation craint que l'ancien vice-président de la RDC, s'il recouvre la liberté, tente de fuir [...]”


"Il y a lieu de remettre Jean-Pierre Bemba en liberté", a déclaré son avocat, Me Aimé Kilolo, lors d'une audience sur le maintien en détention de l'ancien vice-président de la RDC [...]”

"Nous ne sommes plus en face d'un criminel qui a commis personnellement des crimes atroces mais d'une personne qui aurait dû prendre plus de mesures pour empêcher des crimes commis par des tiers", a-t-il dit [...]”


“En cas de libération, Jean-Pierre Bemba souhaite être accueilli par la Belgique, le Portugal ou la France. Il possède notamment des propriétés et des comptes bancaires en Belgique où ses enfants sont scolarisés, et a des "liens sociaux importants" en France, selon Me Kilolo.”

"Le risque de fuite, allégué par le bureau du procureur, n'a jamais existé", a affirmé l'avocat, selon lequel Jean-Pierre Bemba est prêt à comparaître volontairement devant la CPI.”


Voir l’article:


i. "Bemba pourrait être remis en liberté" - AFP - 30 juin 2009


http://www.jeuneafrique.com/Article/DEPAFP20090630103844/-CPI-Pierre-Bemba-mandat-d-arret-crimes-contre-l-humanite-Bemba-pourrait-etre-remis-en-liberte.html

III. AUTRES DEVELOPPEMENTS


(1) Décès à Bruxelles du sénateur congolais Bemba Saolona


"Le sénateur congolais Jeannot Bemba Saolona, père de l'ancien vice-président Jean-Pierre Bemba, est décédé dans la nuit de mercredi à jeudi à l'hôpital Saint-Jean de Bruxelles, où il avait été conduit après un malaise dans la soirée, a rapporté l'agence congolaise de presse (ACP).

Cet ancien homme d'affaires, qui fut longtemps président de la confédération patronale zaïroise, était âgé de 67 ans.


Lundi, il avait encore assisté à La Haye à l'audience de la Cour pénale internationale (CPI) qui devait statuer sur une demande de libération provisoire introduite par la défense de son fils, Jean-Pierre Bemba, ancien vice-président de la République et président du Mouvement de Libération du Congo (MLC, une ex-rébellion muée en parti politique). [...]"


Voir l'article:


1. "Décès à Bruxelles du sénateur congolais Bemba Saolona" - 7sur7 - 2 juillet 2009
 
http://www.7sur7.be/7s7/fr/3007/Bruxelles/article/detail/913694/2009/07/02/Deces-a-Bruxelles-du-senateur-congolais-Bemba-Saolona.dhtml
 
-----------------------------------------------------------

Règlement de la CCPI sur les renvois et poursuites de situations devant la CPI:


La Coalition pour la CPI n’est pas un organe de la Cour. La Coalition pour la Cour pénale internationale milite et continuera de militer pour une Cour pénale internationale (CPI) juste, efficace, et indépendante. La Coalition continuera de fournir au jour le jour des informations sur le processus de la CPI et aidera à la coordination au plan mondial, d’actions en vue de la mise en œuvre efficace du Statut de Rome. La Coalition s’efforcera aussi de répondre aux questions et d’informer sur les mécanismes et procédures de déclenchement de la CPI, au fur et à mesures que ceux-ci se dérouleront. La Coalition en tant que telle et son secrétariat n’entendent cependant pas s’impliquer/promouvoir des enquêtes ou des poursuites spécifiques, ou prendre position dans les cas ou situations éventuelles, en cours ou en phase d’analyse devant la Cour. La Coalition s’efforcera au mieux de sensibiliser les populations sur la CPI, sa procédure, ses investigations etc., au fur et à mesures que celles-ci se dérouleront. Par ailleurs, plusieurs organisations membres de la Coalition ainsi que des individus pourraient s’impliquer à des renvois, fournir une assistance juridique et autres soutiens aux enquêtes, ou travailler à cet effet avec des ONG locales.



Pour toute Communication à la CPI s’adresser à :


Cour Pénale Internationale (CPI)


P.O Box 19519


2500 CM La Haye


Pays -Bas

 

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1 juillet 2009 3 01 /07 /juillet /2009 22:38




Les juges de la Cour Pénale Internationale

Mediacongo.net

Tout est possible. Le sénateur Jean-Pierre Bemba pourrait bénéficier d’une libération provisoire. Mais il faut retenir son souffle jusqu’au 10 juillet, date à laquelle la juge de la Cour pénale internationale pourra, oui ou non, accéder à la demande de avocats de Bemba. Le compte à rebours a commencé.

Le sort du président national du Mouvement de libération du Congo (MLC), le sénateur Jean-Pierre Bemba, sera connu au plus tard, le 10 juillet 2009. C’est du moins, ce qui ressort de l’audience de la Cour pénale internationale (CPI) tenue, le lundi 29 juin à La Haye. A l’issue de cette audience, la juge de la Cour, Trenda Cilova, a indiqué : « La CPI se prononcera dans un délai raisonnable sur la libération provisoire ou non ». Entre-temps, elle a rendu une ordonnance demandant aux autorités du Portugal, de la France, de la Belgique et des Pays-Bas de soumettre avant le 10 juillet prochain leurs observations sur la requête de mise en liberté provisoire de Jean-Pierre Bemba ainsi que sur les conditions que ces pays pourraient lui imposer s’ils l’accueillaient sur leurs territoires en cas de liberté provisoire, a-t-on appris des médias étrangers.

En d’autres termes, ces pays devront présenter toutes les garanties qu’ il n’y aurait pas de fuite et être à même de renvoyer Bemba à La Haye dans l’hypothèse de la poursuite du procès pour qu’ il comparaisse cette fois-là en homme libre. Il s’agit là, à en croire certains juristes, d’une forme de mise sous surveillance judiciaire.

A en croire le chargé de communication de la CPI en RDC, Paul Madidi, cité par radiookapi.net, toutes les parties ont présenté leurs arguments au cours de cette audience. Pour la défense, il y a lieu de remettre Jean-Pierre Bemba en liberté, parce qu’elle estime que le risque de fuite n’a jamais existé et les charges contre lui ont changé. En revanche, l’accusateur estime que le prévenu devrait rester en détention.

Selon ses avocats, le sénateur Jean-Pierre Bemba a souhaité être accueilli dans ces pays pour des raisons diverses. Par exemple, en Belgique, pour ses propriétés, ses comptes bancaires et aussi parce que ses enfants y sont scolarisés. Ou encore, en France, pour ses liens sociaux importants.

Il faut rappeler que la séance de lundi entre dans le cadre de la procédure normale à la Cour pénale internationale qui veut qu’après une année de détention d’un prévenu, les juges procèdent à l’analyse de la possibilité d’accorder à ce dernier une liberté provisoire, rapporte la source. A noter que les avocats du président du MLC ont plusieurs fois introduit cette requête auprès de la CPI qui l’avait toujours rejetée.

Pour rappel, Jean-Pierre Bemba a été arrêté, le 24 mai 2004 en Belgique, qui exécutait un mandat délivré contre lui par la CPI.

 

Jean-Pierre Bemba accueilli en Belgique?






(belga) 30/06/09 13h37

Le gouvernement belge devra remettre d'ici le 10 juillet à la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye un avis sur une éventuelle remise en liberté de l'opposant congolais et sur son accueil en Belgique, a-t-on appris mardi de bonne source.

M. Bemba, accusé de crimes commis par sa milice en Centrafrique en 2002-2003, a comparu lundi devant la CPI et les avocats de l'ancien vice-président congolais ont demandé sa remise en liberté, arguant du fait que les charges retenues par le procureur dans l'acte d'accusation ont été "réduites significativement" par la Cour.

En cas de libération, M. Bemba - qui est toujours sénateur congolais - souhaite être accueilli en Belgique, au Portugal ou en France. Il possède notamment des propriétés et des comptes bancaires en Belgique où ses enfants sont scolarisés, et a des "liens sociaux importants" en France, a déclaré son avocat, Me
Aimé Kilolo

Selon la radio onusienne Okapi, la juge de la CPI a rendu une ordonnance demandant aux autorités du Portugal, de la France, de la Belgique et des Pays-Bas de soumettre au plus tard le 10 juillet prochain leurs observations sur la requête de mise en liberté provisoire de M. Bemba et sur les conditions que ces pays devraient lui imposer pour qu'il soit admis sur leur territoire en cas de libération.

A Bruxelles, on confirme de bonne source que la Belgique été saisie d'une telle demande et qu'elle compte y répondre dans le délai imparti, après une consultation impliquant plusieurs ministères (Intérieur et Affaires étrangères), mais aussi le parquet fédéral et les services du Premier ministre.

M. Bemba, qui dirige toujours le Mouvement de Libération du Congo (MLC, une ancienne milice muée en parti politique d'opposition), avait été arrêté à Rhode Saint-Genèse le 23 mai 2008 en exécution d'un mandat d'arrêt délivré par la CPI et transféré à La Haye début juillet 2008.

Vivant alors habituellement au Portugal, il avait quitté Kinshasa sous escorte de blindés de l'ONU dans la nuit du 11 avril 2007, quelques semaines après de sanglants combats, les 22 et 23 mars, entre l'armée congolaise et sa garde rapprochée, qui avait été totalement défaite au prix de plusieurs centaines de morts.

(belga)

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
1 juillet 2009 3 01 /07 /juillet /2009 22:06




 

Afrique-Asie Août-Septembre 2009

Six mois après la fin du Dialogue politique inclusif, peu de progrès ont été accomplis dans la consolidation de la paix. Le comité de suivi chargé de veiller à ses recommandations devait se réunir fin juin, à Bangui, pour tirer les conséquences de l’impasse. Alors que, depuis deux mois, le président François Bozizé dispose de la première tranche des fonds versés par la Cemac, l’organisation régionale d’Afrique centrale (5 milliards de francs CFA), pour lancer les opérations de démobilisation, désarmement et réinsertion (DDR) des anciens rebelles, aucune démarche n’a été entreprise.

Du coup, la tension monte. Jean-Jacques Demafouth, président de l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), le principal groupe d’ex-rebelles, entend exiger du chef de l’État le décaissement de ces fonds afin de démarrer la campagne de sensibilisation en vue de la DDR. Il a déjà communiqué un projet de budget lors de la réunion du groupe technique du comité de pilotage.

Ce climat d’incertitude s’est encore accru après le décès d’Omar Bongo, qui fut le médiateur – et bailleur de fonds – du processus de paix. François Bozizé et Jean-Jacques Demafouth étaient d’ailleurs aux obsèques du « doyen » africain. Aucun de ses successeurs probables ne paraît en mesure de poursuivre une médiation dont le succès tenait tant à la connaissance de Bongo des divers protagonistes de la crise qu’à son engagement personnel. Les répercussions sur la Centrafrique de l’interminable crise tchadienne s’ajoutent aux incertitudes.

Après la dernière attaque, des rebelles tchadiens ont trouvé refuge dans le nord-est de la Centrafrique, pas loin des unités des anciens rebelles de l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), de Zakaria Damane, qui connaît actuellement une nouvelle dissension. Deux autres éléments sont de nature à fragiliser encore davantage le pouvoir de Bozizé : le procès de Jean-Pierre Bemba et le retour définitif d’Ange-Félix Patassé de son exil togolais.

 

 NDLR : Après le décès du Président Omar Bongo, la question se pose de la désignation de son successeur en tant que Président du comité ad hoc dans l'espace CEMAC sur la question de Centrafrique. En outre, c'était lui aussi  qui assurait la présidence du comité de suivi de l'Accord de paix global de Libreville. Jusqu’ici, les mouvements politico-militaires signataires de l'Accord de paix ne soulèvent pas le problème de qui va lui succéder et on parle encore de la signature vendredi 3 juillet prochain à Syrte par le FDPC d'Abdoulaye Miskine en présence du président de l'APRD Jean Jacques Demafouth, du fameux Accord de paix global.

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1 juillet 2009 3 01 /07 /juillet /2009 17:36





 

Le FMI et la Banque mondiale conviennent que la République centrafricaine a atteint le point d’achèvement de l’initiative renforcée en faveur des pays pauvres très endettés et approuvent un allégement de la dette au titre de l’initiative d’allégement de la dette multilatérale

BANGUI, République Centrafricaine, 1er juillet 2009/African Press Organization (APO)/ — L’Association internationale de développement (IDA) de la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI) ont convenu que la République centrafricaine a accompli des progrès suffisants et a pris les mesures nécessaires pour atteindre le point d’achèvement de l’initiative renforcée en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE). La République centrafricaine est le 25ème pays qui atteint le point d’achèvement de l’initiative.

L’allégement de la dette accordé par tous les créanciers de la République centrafricaine au titre de l’initiative PPTE renforcée a été révisé à la baisse par rapport à l’estimation effectuée au point de décision, de 583 millions de dollars EU à 578 millions de dollars EU en valeur actuelle nette (VAN). L’allégement de la dette au titre de l’initiative PPTE s’élève, en VAN, à 207 millions de dollars EU de la part de l’IDA et à 17,19 millions de DTS (26,77 millions de dollars EU) de la part du FMI.

En atteignant le point d’achèvement de l’initiative PPTE, la République centrafricaine devient aussi admissible à un allégement de dette supplémentaire du FMI, de l’IDA et du Fonds africain de développement au titre de l’initiative d’allégement de la dette multilatérale (IADM). L’allégement au titre de l’IADM net de l’aide PPTE entraînerait une réduction nominale de la dette vis-à-vis de l’IDA et du FMI de 182 millions de dollars EU et de 1,9 million de DTS (2,9 millions de dollars EU) respectivement.

Pour atteindre le point d’achèvement de l’initiative PPTE, la République centrafricaine a pris un certain nombre de mesures visant à élaborer et à appliquer une stratégie nationale de réduction de la pauvreté et à préserver la stabilité macroéconomique. En outre, les autorités ont bien avancé dans l’exécution des mesures dans la transparence, les réformes structurelles dans les secteurs forestier et minier, la réforme de la fonction publique, la gestion de la dette publique, les secteurs sociaux et la lutte contre le VIH/sida.

 « Nous sommes très heureux que les conseils d’administration de la Banque mondiale et du FMI aient approuvé un allégement total de la dette de la République centrafricaine au titre de l’initiative PPTE et de l’IADM », a déclaré Mary Barton-Dock, Directrice des opérations pour la République centrafricaine à la Banque mondiale. « Cela confirme que la République centrafricaine est déterminée à améliorer la gouvernance, à renforcer la transparence dans la gestion des finances publiques et de la dette, à accélérer les réformes dans les secteurs forestier et minier, et à renforcer les programmes sociaux, comme en témoigne le respect des conditions du passage au point d’achèvement. Ces réformes sont essentielles pour accélérer la croissance économique et améliorer le niveau de vie en République centrafricaine. Mes collègues du FMI et moi-même félicitons les autorités nationales pour ce succès. Par ailleurs, nous les engageons vivement à maintenir leur marche vers les objectifs de leur stratégie nationale de réduction de la pauvreté. »

 Martin Petri, chef de mission du FMI pour la République centrafricaine, a noté qu’« il convient de féliciter les autorités d’avoir franchi cette étape importante. En dépit d’un contexte difficile au sortir d’un conflit, elles ont opéré des réformes importantes pour atteindre le point d’achèvement de l’initiative PPTE. L’allégement de la dette réduira sensiblement la charge de la dette du pays et permettra de dégager des ressources pour financer des dépenses dans des domaines essentiels en vue d’atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement. »

 

ANNEXE

Initiative en faveur des PPTE

 En 1996, la Banque mondiale et le FMI ont lancé l’initiative en faveur des PPTE pour créer une structure dans laquelle tous les créanciers, y compris les créanciers multilatéraux, peuvent accorder un allégement de la dette aux pays les plus pauvres et les plus lourdement endettés du monde, et ainsi réduire les contraintes exercées par la charge du service de la dette sur la croissance économique et la lutte contre la pauvreté dans ces pays. Trois améliorations ont été apportées à l’initiative en 1999 :

 Un allégement plus élevé en faveur d’un plus grand nombre de pays. Les seuils de la dette extérieure ont été abaissés par rapport au mécanisme initial. En conséquence, davantage de pays ont été admis à recevoir un allégement de la dette et certains sont devenus admissibles à un allégement plus élevé.

 Un allégement plus rapide. Certains créanciers ont commencé à accorder un allégement intérimaire de la dette immédiatement au point de décision. En outre, le nouveau mécanisme a permis aux pays d’atteindre le point d’achèvement plus rapidement.

 Un lien plus étroit entre l’allégement de la dette et le recul de la pauvreté. Les ressources libérées doivent être utilisées à l’appui de stratégies de réduction de la pauvreté établies par les autorités nationales à l’issue d’un vaste processus de consultations.

 À ce jour, 35 PPTE ont atteint le point de décision, et 25 d’entre eux (dont la République centrafricaine) ont atteint le point d’achèvement.

 Initiative d’allégement de la dette multilatérale

 Lors de leur sommet de juillet 2005 à Gleneagles, en Écosse, les dirigeants des pays du G-8 ont promis d’annuler la dette des pays les plus endettés du monde, dont la plupart sont africains. L’objectif de cette initiative d’allégement de la dette multilatérale était de réduire davantage la dette des PPTE et de leur fournir des ressources supplémentaires pour les aider à atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement.

 L’IADM est distincte de l’initiative PPTE, mais elle y est liée d’un point de vue opérationnel. Dans le cadre de l’IADM, trois institutions multilatérales (IDA, FMI et Fonds africain de développement) accordent un allégement de 100 % de la dette admissible aux pays ayant atteint le point d’achèvement de l’initiative PPTE. Contrairement à l’initiative PPTE, l’IADM ne concerne pas tous les créanciers. Elle ne fait pas appel aux créanciers bilatéraux officiels ou commerciaux, ni aux institutions multilatérales autres que celles susmentionnées.

 

SOURCE : International Monetary Fund (IMF)

 

NDLR : Cette décision des institutions de Bretton Woods est incontestablement un mauvais signal et une prime à la mauvaise gouvernance donnés aux autorités de Bangui dont ce n’est pourtant un secret pour personne qu’elles sont loin d’être un modèle de bonne gestion des finances publiques. Que pensent les institutions de Bretton Woods du fait que Bozizé préside le comité de trésorerie ? Que pensent-elles des milliards qui sortent du trésor national pour payer la réparation d’une épave d’avion Hercules C 130 déjà acheté à plus de 3 milliards F CFA avec l’argent du trésor pour satisfaire les caprices de Bozizé ? Que pensent le FMI et la Banque Mondiale de la liste des dépenses dites exceptionnelles (1,9 milliards F CFA) pour l’acquisition de motos d’escorte et de voitures Mercedes pour la présidence ?  Que pensent le FMI et la Banque Mondiale de la fermeture de nombreux bureaux d’achat de diamant et des nombreux collecteurs de diamant rackettés dans les zones minières ce qui entraîne la paupérisation des artisans miniers dont les enfants et familles souffrent maintenant de malnutrition et meurent de faim ? La RCA est-elle un pays en post-conflit ou toujours en conflit ?  Que pensent-ils du code minier Ndoutingai ?

On a vraiment l'impression que plus Bozizé et sa clique excellent dans la mauvaise gouvernance, davantage ils sont soutenus par le FMI et la Banque Mondiale. Cette  décision intervient au moment où le comité de suivi des recommandations du Dialogue Politique Inclusif dont le président est un conseiller spécial de Bozizé, vient de dénoncer le peu de volonté politique dont Bozizé fait montre dans l'application des dites recommandations ainsi que les modifications unilatérales du code électoral devant régir les prochaines élections.  

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