Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

29 septembre 2008 1 29 /09 /septembre /2008 16:32

BANGUI (AFP) - 29/09/2008 12h21 - Une faction rebelle de la Centrafrique a attaqué dans la nuit de dimanche à lundi la bourgade d'Am Dafok, proche de la frontière soudanaise et à 70 km à l'est de Birao, ont indiqué des sources concordantes.

 

Les informations demeuraient cependant divergentes sur la présence ou non des rebelles dans la matinée dans ce village.

 

Une vingtaine d'hommes armés des Forces pour l'unification de la République centrafricaine (Furca) ont pris le contrôle d'Am Dafok qui n'était défendue que par "4 ou 5 gendarmes et policiers", selon ces sources. Il n'y a pas eu de morts lors de l'attaque, ont-elles ajouté.

 

Mathurin Gerard, policier en poste à Birao, dans le secteur où est notamment basée la force européenne d'interposition (Eufor), a indiqué que les rebelles contrôlaient encore la bourgade lundi matin.

 

"Il est impossible que l'armée centrafricaine intervienne rapidement, les routes sont impraticables en raison des pluies", a-t-il affirmé à l'AFP par téléphone.

 

Slimane Hadjar, journaliste pour Radio Ndeke-Luka (privée), basé lui aussi à Birao, a en revanche indiqué que les rebelles avaient quitté Am Dafok au petit matin.

 

Les Furca constituent une nouvelle faction rebelle issue de l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR).

 

Elles sont dirigées par Oumar Sobian, qui refuse l'accord de paix signé par le chef de l'UFDR, Damane Zakaria, avec le président centrafricain François Bozizé dans le cadre des accords préalables au "Dialogue politique inclusif", rassemblant toutes les parties centrafricaines (pouvoir, rébellions, opposition et société civile).

 

La Centrafrique, pays enclavé figurant parmi les plus pauvres de la planète, est en proie depuis 2005, année de l'élection de M. Bozizé, à l'insécurité dans le nord, où groupes rebelles, "coupeurs de routes" et soldats gouvernementaux commettent de nombreuses exactions.

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Nation
27 septembre 2008 6 27 /09 /septembre /2008 17:55

 

 

 

 













NEW YORK (Nations Unies), 25 septembre (Xinhua) -- Le président centrafricain François Bozizé a souhaité, mercredi sur la tribune des Nations Unies, que la Mission de l'ONU en Centrafrique et au Tchad (MINURCAT) dépasse le cadre actuel de sa compétence pour devenir une force opérationnelle.

Lors du débat général de la 63e Assemblée générale des Nations Unies, il a souligné la nécessité de réviser la mission et d'élargir la dimension de la MINURCAT, avec la fin du mandat de la Force de l'Union européenne (EUFOR) en mars prochain, car la situation reste fragile dans le nord-est et l'insécurité se développe dans le sud-est de la Centrafrique.

Plus de 3.300 soldats de l'EUFOR sont déployés depuis six mois, avec le mandat du Conseil de sécurité de l'ONU, au Tchad et en Centrafrique en proie à la guerre. L'EUFOR a mis en oeuvre, au profit des organisations humanitaires, des mesures de protection pour améliorer l'accès humanitaire et stabiliser l'Est du Tchad ainsi que le Nord de la Centrafrique.

M. Bozizé a réaffirmé l'importance de la MINURCAT pour " restaurer les conditions de sécurité nécessaires au retour volontaire et durable des réfugiés et des personnes déplacées par les conflits dans la région des Trois frontières à cheval entre la Centrafrique, le Tchad et le Soudan".

Il a exprimé son inquiétude à l'égard des effets de la crise du Darfour et des conflits au Tchad sur l'instabilité interne de son pays, les incursions de bandes armées dans le nord et celles des rebelles ougandais de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) dans la partie méridionale frontaliere avec le Soudan et la RDCongo.

M. Bozizé a accusé ces bandes armées de commettre des pillages, des viols, des déportations et l'enrôlement d'enfants de moins de dix ans.

"Les crise militaro-politiques récurrentes ont aggravé la pauvreté et l'insécurité alimentaire, en particulier dans les zones rurales et agricoles" en Centrafrique, marquée par 15 millions d'hectares de terres arables et une disponibilité en eau douce estimée à 37.000 m3 par habitant, a-t-il dit.



Ndlr Centrafrique-Presse : Selon des informations dignes de foi en provenance du siège des Nations unies à New York, pendant l'intervention de Bozizé à la tribune, plusieurs membres de délégations dans la salle se contentaient plutôt de lire et se passer la scandaleuse lettre qu'il a adressée à Ban Ki Moon pour demander que le Conseil de sécurité intervienne pour que la CPI ne puisse pas ouvrir une enquête sur les crimes de guerre et crimes contre l'humanité commis par sa soldatesque dans plusieurs préfectures du Nord de la République centrafricaine rappelés  par le procureur Ocampo de la CPI dans sa lettre du 10 juin dernier envoyée à Bozizé. Cette lettre a la particularité de mettre le trouillomètre de Bozizé à zéro.
S'agissant des compétences de la MINURCAT que Bozizé veut voir élargir, faut-il lui rappeler que lors du débat au Conseil de sécurité, le représentant du Royaume uni avait émis des réserves sur la nécessité de déployer des casques bleus onusiens en Centrafrique.

 

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
26 septembre 2008 5 26 /09 /septembre /2008 20:28

 





Bruxelles 26 septembre 08 (C.A.P) - De retour de New York à Paris, Bozizé a sauté dans le coucou privé de son "ami" indo-pakistanais Durbar pour Bruxelles où il espérait y être reçu par le Roi des Belges, le président de la Commission européenne Barroso et le ministre belge de la défense comme nous l'avions annoncé dans l'une de nos précédentes éditions.

En définitive, aucune de ces personnalités ne l'a reçu. Flanqué de ses courtisans que sont les Abel Sabonou et son "ami" homme d'affaires franco-libanais qu'il a désigné comme conseiller économique à l'ambassade de la RCA à Bruxelles, il a dû se contenter d'un entretien avec les ambassadeurs des pays de l'Afrique centrale à Bruxelles et a dû reprendre son avion pour quitter la Belgique. Fallait-il se donner la peine d'aller jusqu'à Bruxelles pour ne rencontrer que des ambassadeurs d'Afrique ? Cela aurait même pu se dérouler au salon de l'aéroport de Zanventem et non à l'hôtel cossu où Bozizé a cru descendre.

Il faut rappeler que la Belgique préside actuellement la Commission de consolidation de la paix en RCA et que son ministre des affaires étrangères Karel de Gucht a clairement rappelé dans son intervention récente devant le Conseil de sécurité des Nations unies que ce qui est demandé à Bangui, c'est la tenue du dialogue politique inclusif. Tant que Bozizé ne s'y résoudra pas, de plus en plus de portes lui seront fermées dans le monde.

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
25 septembre 2008 4 25 /09 /septembre /2008 22:39





NEW YORK 25 septembre 2008 (AFP) — Le Conseil de sécurité a prorogé de six mois mercredi le mandat de la Minurcat, la force de l'ONU chargée dans l'est du Tchad et le nord-est de la République centrafricaine (RCA) de protéger les civils touchés par le conflit au Darfour voisin.

Dans une résolution rédigée par la France, adoptée à l'unanimité de ses quinze membres et numérotée 1834, le Conseil renouvelle jusqu'au 15 mars le mandat de la Minurcat.

Cette mission de police de l'ONU, appuyée militairement par une force de l'Union européenne (Eufor Tchad-RCA), avait été approuvée par la résolution 1778 en septembre 2007.

Le Conseil invite le secrétaire général, Ban Ki-moon, à terminer le plus tôt possible le déploiement de la Minurcat, qui est encore incomplet. Fin juillet, la force n'avait que 233 personnels en uniforme sur le terrain sur un total de 350 autorisés par la résolution 1778.

Le Conseil exprime "l'intention d'autoriser le déploiement d'une composante militaire de l'ONU pour prendre la relève de l'Eufor".

M. Ban a recommandé, dans un rapport au Conseil la semaine dernière, l'envoi de 6.000 Casques bleus au Tchad et en Centrafrique pour remplacer l'Eufor à l'expiration de son mandat en mars.

L'Eufor est chargée de veiller à la sécurité de la Minurcat, de faciliter le travail des humanitaires et de protéger les réfugiés du Darfour dans l'est du Tchad et le nord-est de la Centrafrique, ainsi que les déplacés tchadiens et centrafricains, soit plus de 450.000 personnes.

Son mandat d'un an expire le 15 mars 2009. Elle compte environ 3.300 hommes, dont plus de la moitié fournis par la France. La question de sa neutralité a plusieurs fois été posée en raison de sa dominante française et du soutien accordé par l'ancienne puissance coloniale au régime du président tchadien Idriss Deby Itno.

 

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
25 septembre 2008 4 25 /09 /septembre /2008 22:37






 JUSQU’AU 15 MARS 2009

 

Conseil de sécurité

CS/9454

5980e et 5981e séances – après-midi

 

Le Haut Représentant de l’Union européenne pour la politique étrangère et de sécurité commune insiste sur l’« impérieuse nécessité » d’une relève appropriée par l’ONU

Le Conseil de sécurité a prorogé, cet après-midi, à l’unanimité le mandat de la Mission des Nations Unies en République centrafricaine et au Tchad (MINURCAT) jusqu’au 15 mars 2009 et se prononcera d’ici au 15 décembre 2008 sur le déploiement d’une composante militaire de l’ONU pour succéder à la Force de l’Union européenne (EUFOR).

Le Haut Représentant de l’Union européenne pour la politique étrangère et de sécurité commune, M. Javier Solana, a mis en avant les succès de l’EUFOR.  Jugeant « exemplaire » la coopération entre la force européenne et la MINURCAT, il a insisté sur trois points pour éviter que le départ de l’EUFOR, prévu le 15 mars 2009, ne crée un vide en matière de sécurité: l’« impérieuse nécessité » d’une relève appropriée par l’ONU, l’importance que celle-ci couvre à la fois le Tchad et la République centrafricaine, et l’urgence d’une décision du Conseil de sécurité pour permettre de lancer dans les temps la planification des Nations Unies.

Le Conseil de sécurité, par sa résolution 1834 (2008), demande également au Secrétaire général d’achever le déploiement de la MINURCAT « dans les plus brefs délais » et au Gouvernement tchadien de « procéder rapidement », avec l’appui de la MINURCAT, au déploiement complet du Détachement intégré de sécurité (DIS).

Le Conseil exprime en outre son intention de proroger au-delà du 15 mars 2009 la présence multidimensionnelle établie au Tchad et en République centrafricaine en vue de « créer les conditions propices au retour volontaire, sécurisé et durable des réfugiés et des personnes déplacées ».  À cette fin, il envisage d’autoriser le déploiement d’une composante militaire des Nations Unies, laquelle doit succéder à l’EUFOR.  Ces deux décisions devront être prises d’ici au 15 décembre 2008.

Le Conseil encourage les pays qui fournissent des contingents « à répondre aux besoins de la force, en particulier en matière d’hélicoptères, d’unités de reconnaissance, de membres du génie, de logisticiens et de capacités médicales ».

Le Conseil, qui se déclare « vivement préoccupé » par les activités de groupes armés et les autres attaques dans l’est du Tchad, le nord-est de la République centrafricaine et l’ouest du Soudan, qui « donnent lieu à de graves violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire », exige de ceux-ci qu’ils mettent « immédiatement fin à la violence ».

Il prie enfin le Secrétaire général de lui présenter, le 15 novembre 2008 au plus tard, un nouveau rapport sur les progrès en direction du déploiement intégral de la MINURCAT et du DIS.

L’EUFOR est la plus grande opération militaire jamais déployée en Afrique par l’Union européenne, a rappelé le Ministre français des affaires étrangères, M. Bernard Kouchner.  « Les Européens sont favorables à la relève le 15 mars 2009 de l’EUFOR par les Nations Unies », a-t-il dit.  « Il faut tout faire pour éviter le vide en matière de sécurité, sinon tout recommencera », a-t-il averti.  « Tout retard mettrait en danger les populations que nous avons voulu protéger et que nous avons réussi à protéger. »

Le Conseil de sécurité devrait, au préalable, définir « un objectif clair, un mandat réalisable, un calendrier de déploiement et de moyens d’évaluation », a estimé de son côté le représentant du Royaume-Uni.  Il s’est en outre interrogé sur la nécessité d’envisager une force dont les effectifs représenteraient le double de ceux de l’EUFOR.  Le représentant a également rappelé les réserves de sa délégation sur une présence militaire en République centrafricaine.

Dans son dernier rapport* sur la MINURCAT, le Secrétaire général propose d’envisager la création d’une force militaire de l’ONU, d’un maximum de 6 000 hommes, destinée à prendre le relai de l’EUFOR après mars 2009.

Actuellement pleinement déployée, l’EUFOR, autorisée par le Conseil de sécurité le 25 septembre 2007 dans sa résolution 1778, et dont le mandat s’achève le 15 mars 2009, compte 3 300 hommes, dont environ 200 en République centrafricaine. 

Quant à la MINURCAT, créée par la même résolution avec un mandat initial d’une année, elle comptait au 18 septembre 768 personnes pour 1 549 autorisées, dont 216 policiers des Nations Unies.

Les Ministres des affaires étrangères de la France, de la Belgique, du Burkina Faso et les représentants des États-Unis, de l’Italie et du Royaume-Uni ont pris la parole.

 

LA SITUATION AU TCHAD, EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE ET DANS LA SOUS-RÉGION

Déclarations

M. JAVIER SOLANA, Haut Représentant pour la politique étrangère et de sécurité commune et Secrétaire général du Conseil de l’Union européenne, a rappelé que, conformément au mandat que lui a donné le Conseil de sécurité, la Force de l’Union européenne (EUFOR) est déployée depuis six mois et compte aujourd’hui plus de 3 000 soldats sur le terrain.  Durant les six derniers mois, l’EUFOR a déployé une force puissante et mobile sur un théâtre éloigné de l’Europe et d’accès difficile, a patrouillé dans une zone très étendue, mis en œuvre au profit des organisations humanitaires de mesures de protection qui ont, a-t-il affirmé, « de toute évidence amélioré l’accès humanitaire », et a apporté son soutien au déploiement en cours de la Mission des Nations Unies en République centrafricaine et au Tchad (MINURCAT).  Il a jugé « exemplaire »  la coopération entre la MINURCAT et l’EUFOR.

M. Solana a rappelé que ces activités ont été menées avec la « coopération entière » des autorités du Tchad et de la République centrafricaine.  La présence de l’EUFOR a contribué à stabiliser l’est du Tchad et le nord de la République centrafricaine, a jouté le Haut Représentant, qui a par ailleurs jugé encourageant le retour progressif des déplacés.  M. Solana a affirmé que la présence de l’EUFOR a contribué à apaiser les tensions régionales, fait qu’il a qualifié de « fondamental ».  « Ce qui se passe au Tchad et en République centrafricaine, est lié à ce qui se passe au Darfour et inversement », a-t-il fait remarquer.  Les efforts politiques en cours entre le Tchad et le Soudan « vont dans le bon sens » et doivent être poursuivis et consolidés, a-t-il ajouté.  La situation est calme.  Elle est toutefois fragile.

« Comme cela a été annoncé, le mandat de l’EUFOR prendra fin le 15 mars 2009 et notre souci est d’éviter un vide en matière de sécurité à cette date », a déclaré M. Solana.  Il a donc insisté sur trois points: l’ « impérieuse nécessité » d’une relève appropriée d’EUFOR par les Nations Unies au 15 mars 2009; l’importance que cette relève couvre à la fois le Tchad et la République centrafricaine; et la nécessité d’une décision rapide du Conseil de sécurité, pour permettre de lancer dans les temps la planification des Nations Unies.  L’Europe fait tout pour que cette relève soit un succès, a ajouté M. Solana.  Le Haut Représentant a précisé que la relève ne signifiera pas la fin de l’engagement de l’Union européenne dans la région puisqu’elle continuera à être un « acteur actif » dans le dossier du Darfour et contribuera aussi au financement du Détachement tchadien intégré de sécurité (DIS) entraîné par la MINURCAT et à celui du programme de reconstruction social et économique de l’est du Tchad.

M. BERNARD KOUCHNER, Ministre des affaires étrangères de la France, a déclaré que l’EUFOR est la plus grande opération militaire jamais déployée en Afrique par l’Union européenne.  Certes, ce n’est pas la première fois que l’Union européenne s’engage en Afrique aux côtés des Nations Unies.  L’EUFOR marche bien mais pas autant que prévu, a nuancé M. Kouchner, et ceci du fait qu’une force hybride capable de jouer le même rôle que l’EUFOR de l’autre côté de la frontière n’a pas été déployée au Darfour, comme on l’espérait.  L’EUFOR a toutefois sécurisé la zone et les organisations non gouvernementales (ONG), comme les populations locales se félicitent de sa présence.  Il reste en outre des difficultés à déployer une force de police opérationnelle, qui était prévue, afin de sécuriser les camps de déplacés et de réfugiés.  L’action sur place de la MINURCAT et du DIS sont indispensables pour améliorer la sécurité des populations civiles.  Sans elles, on ne pourra être satisfait car les réfugiés ne pourront pas se déplacer à l’extérieur des camps.  L’accélération du déploiement de la MINURCAT et du DIS est donc cruciale et urgente.  Certes, l’adoption de la résolution renouvelant le mandat de la MINURCAT est nécessaire et la France la soutiendra.

Un premier mouvement timide de retour des déplacés s’est amorcé, a remarqué M. Kouchner qui a estimé qu’il faudra, dès la saison des pluies achevée, que les efforts d’assistance à la population civile et de reconstruction, s’accélèrent.  Il faudra aussi maintenir un niveau de sécurité suffisant dans les zones de retour.  « Les Européens sont favorables à la relève le 15 mars 2009 de l’EUFOR par les Nations Unies », a-t-il dit.  Il faut tout faire pour éviter le vide sécuritaire, sinon tout recommencera, a averti M. Kouchner.  « Tout retard dans cette relève mettrait en danger les populations que nous avons voulu protéger et que nous avons réussi à protéger », a-t-il ajouté avant de conclure.

M. KAREL DE GUCHT, Ministre des affaires étrangères de la Belgique, s’est réjoui que les autorités tchadiennes acceptent le déploiement d’une force de l’ONU.  Il est important, a-t-il dit, que les planifications pour cette force de l’ONU puissent commencer dès maintenant, afin de permettre un transfert d’autorité efficace au 15 mars 2009.  Cette force devra, a-t-il estimé, remplacer l’EUFOR tant au Tchad qu’au nord-est de la République centrafricaine, où l’EUFOR a déployé 200 hommes.  La future composante de la MINURCAT sera essentielle pour permettre aux efforts de soutien au secteur de la sécurité d’aboutir, en particulier ceux déployés par la Commission de consolidation de la paix.  Le Ministre a observé qu’aucune force militaire ne pourrait assurer durablement la sécurité si le contexte politique à l’origine de l’insécurité ne changeait pas.  La communauté internationale doit pour cette raison se pencher également sur les causes profondes de cette insécurité, a-t-il déclaré.  De même, il a mis l’accent sur la nécessité de renforcer encore les efforts pour une normalisation des relations entre le Soudan et le Tchad, une résolution de la crise au Darfour, le soutien des dialogues nationaux au Tchad et en République centrafricaine, et la facilitation d’un dialogue entre les autorités tchadiennes et les groupes armés au Tchad.  M. de Gucht a jugé utile de réfléchir à la possibilité de confier à l’ONU un mandat plus clair pour contribuer à la recherche de solutions sur le plan politique, pour garantir que les efforts dans la région aient des effets durables.

Mme ROSEMARY DICARLO (États-Unis) a félicité le personnel de l’EUFOR, qui a travaillé remarquablement dans des circonstances difficiles.  Les contingents les plus compétents du monde ont été envoyés ces derniers mois dans la région, a-t-elle affirmé.  La représentante s’est dite heureuse de voir que certains des États membres de l’EUFOR étaient intéressés à participer à la future force de l’ONU.  Elle s’est déclarée néanmoins préoccupée de la situation sécuritaire, en particulier du sort des réfugiés et des personnes déplacées qui continuent de souffrir en raison de l’instabilité politique et du désordre.  Les États-Unis, a-t-elle dit, continuent d’appuyer la présence de la MINURCAT en République centrafricaine.  La présence militaire de l’ONU est nécessaire dans ce pays pour éviter l’insécurité qui menace les populations de la région, a-t-elle ajouté.  Mme DiCarlo a dit espérer que les moyens de l’EUFOR seront transférés à L’ONU, ce qui, selon elle, aidera au déploiement rapide de la force de l’ONU.  La représentante a salué les efforts du Groupe de contact, en particulier le Gouvernement de la Jamahiriya arabe libyenne pour promouvoir l’accord entre le Tchad et le Soudan. 

M. ALDO MANTOVANI (Italie) s’est félicité des résultats obtenus par l’EUFOR en matière de protection de la population locale et des organisations non gouvernementales, ajoutant que l’Italie est fière d’en faire partie en contribuant à la gestion de l’hôpital d’Abéché.  Malgré les efforts de la communauté internationale, la situation en matière de sécurité reste instable et seul un petit nombre de retours ont été observés, a toutefois noté le représentant.  M. Mantovani s’est félicité de la bonne coopération entre les Nations Unies et l’Union européenne, qui a montré que la volonté collective pouvait maximiser l’efficacité des opérations et renforcer leur cohérence.

M. BEDOUMA ALAIN YODA, Ministre des affaires étrangères du Burkina Faso, a souligné que le Conseil de sécurité devrait trouver les moyens de capitaliser les acquis de l’EUFOR.  Le Ministre a salué le partenariat que l’EUFOR a établi avec la MINURCAT et a jugé nécessaire et urgent d’assurer le déploiement effectif de la MINURCAT.  Le Ministre a dit attendre avec intérêt l’évaluation qui sera prochainement faite par le Secrétaire général concernant la taille, la structure et le mandat de la structure envisagée pour succéder à l’EUFOR. 

M. JOHN SAWERS (Royaume-Uni) a convenu qu’en principe, une future présence de l’ONU devrait être approuvée par le Conseil pour prendre la relève de l’EUFOR. Toutefois, a-t-il ajouté, il reste beaucoup à faire avant que le Conseil de sécurité puisse se prononcer.  Le Conseil doit définir un objectif clair, un mandat réalisable, un calendrier de déploiement et de moyens d’évaluation.  M. Sawers s’est demandé s’il est nécessaire d’envisager une force dont les effectifs représenteront le double de ceux de l’EUFOR.  Le représentant a également rappelé les réserves de sa délégation sur une présence militaire en République centrafricaine.  « Nous n’avons toujours pas d’éléments convaincants sur la nécessité de cette présence », a-t-il déclaré.  Affirmant que le Conseil de sécurité doit adopter « une approche stratégique disciplinée pour la gestion des ressources fort rares en matière de maintien de la paix », il a déclaré attendre la prochaine évaluation du Secrétariat sur les problèmes actuels des opérations de maintien de la paix afin que le Conseil de sécurité puisse avoir une réelle vision stratégique.

Texte du projet de résolution (S/2008/616)

 

Le Conseil de sécurité,

Rappelant ses résolutions et les déclarations de son président concernant le Tchad, la République centrafricaine et la sous-région, y compris sa résolution 1778 (2007) et ses résolutions 1769 (2007) et 1828 (2008),

Réaffirmant son attachement au respect de la souveraineté, de l’unité, de l’intégrité territoriale et de l’indépendance politique du Tchad et de la République centrafricaine, ainsi qu’à la cause de la paix dans la région,

 

Réitérant la préoccupation que lui inspirent les répercussions de la violence qui se poursuit au Darfour sur la situation humanitaire et la sécurité dans l’est du Tchad et le nord-est de la République centrafricaine,

Se déclarant vivement préoccupé par les activités de groupes armés et les autres attaques dans l’est du Tchad, le nord-est de la République centrafricaine et l’ouest du Soudan, qui font peser une menace sur la sécurité de la population civile, la conduite des opérations humanitaires dans ces régions, et la stabilité de ces pays, et donnent lieu à de graves violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire,

Soulignant qu’un juste règlement du problème du Darfour et une amélioration des relations entre le Soudan, le Tchad et la République centrafricaine contribueront à la paix et à la stabilité à long terme de la région,

Renouvelant son plein appui à l’action menée par le Secrétaire général et l’Union africaine, représentés par leur Médiateur en chef, M. Djibril Yipéné Bassolé, pour relancer le processus de paix initié par l’Accord de paix sur le Darfour, consolider le cessez-le-feu et renforcer la présence de maintien de la paix au Darfour,

Réaffirmant le caractère inacceptable de toute tentative de déstabilisation par la violence ou de prise du pouvoir par la force,

Réaffirmant ses résolutions 1325 (2000) et 1820 (2008) sur les femmes, la paix et la sécurité, 1502 (2003) sur la protection du personnel humanitaire et du personnel des Nations Unies et 1674 (2006) sur la protection des civils en période de conflit armé,

Réaffirmant sa résolution 1612 (2005) sur les enfants dans les conflits armés, prenant note du rapport du Secrétaire général sur les enfants et les conflits armés au Tchad (S/2008/532) et des recommandations qu’il contient, et rappelant les conclusions relatives au Tchad adoptées par son Groupe de travail sur les enfants et les conflits armés (S/AC.51/2007/16),

Considérant qu’il incombe au premier chef aux Gouvernements du Tchad et de la République centrafricaine d’assurer la sécurité des populations civiles sur leur territoire,

Ayant à l’esprit la Convention du 28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés et son protocole additionnel en date du 16 décembre 1966, ainsi que la Convention  de 1969 de l’Organisation de l’unité africaine régissant les aspects propres aux problèmes des réfugiés en Afrique,

Soulignant la nécessité de respecter le droit international des réfugiés, de préserver le caractère civil et humanitaire des camps de réfugiés et des sites de personnes déplacées internes et de prévenir les recrutements, notamment d’enfants, qui pourraient intervenir dans et autour de ces camps du fait de groupes armés,

Se félicitant du déploiement de l’opération de l’Union européenne dans l’est du Tchad et en République centrafricaine (EUFOR Tchad/RCA), notant que l’Union européenne a annoncé que l’opération avait atteint sa capacité opérationnelle initiale le 15 mars 2008 et rappelant que, conformément à sa résolution 1778 (2007), le mandat de l’opération de l’Union européenne court donc jusqu’au 15 mars 2009,

Se félicitant que la MINURCAT ait sélectionné et formé le premier groupe de policiers et de gendarmes du Détachement intégré de sécurité (DIS, précédemment désigné sous le nom de Police tchadienne pour la protection humanitaire), et soulignant la nécessité de déployer le DIS  rapidement,

Ayant examiné le rapport du Secrétaire général (S/2008/601) en date du 12 septembre 2008 et les recommandations qu’il contient concernant les dispositions à prendre pour assurer la suite de l’opération de l’Union européenne lorsque son mandat prendra fin,

Constatant que la situation qui prévaut dans la zone frontalière entre le Soudan, le Tchad et la République centrafricaine constitue une menace pour la paix et la sécurité internationales,

1.    Décide de proroger jusqu’au 15 mars 2009 le mandat de la Mission des Nations Unies en République centrafricaine et au Tchad (MINURCAT), tel qu’il résulte de la résolution 1778 (2007);

2.    Demande au Secrétaire général d’achever le déploiement de la MINURCAT dans les plus brefs délais et au Gouvernement tchadien de procéder rapidement, avec l’appui de la MINURCAT et conformément au mandat de celle-ci, au déploiement complet du Détachement intégré de sécurité;

3.    Invite les donateurs à apporter leur contribution au fonds d’affectation spéciale de la MINURCAT, créé pour financer le Détachement intégré de sécurité;

4.    Exprime son intention de proroger au-delà de la date mentionnée au paragraphe 1 la présence multidimensionnelle établie au Tchad et en République centrafricaine pour créer les conditions propices au retour volontaire, sécurisé et durable des réfugiés et des personnes déplacées et, à cette fin, exprime son intention d’autoriser le déploiement d’une composante militaire des Nations Unies qui succédera à l’EUFOR Tchad/RCA, tant au Tchad qu’en République centrafricaine, en tenant dûment compte des recommandations formulées dans le rapport du Secrétaire général visé au paragraphe 8 et en consultation avec les gouvernements de ces pays;

5.    Prie le Secrétaire général, en étroite collaboration avec l’Union européenne, de poursuivre la planification et de lancer la génération de force et l’élaboration des arrangements logistiques, administratifs, financiers et autres, en vue d’un transfert d’autorité le 15 mars 2009, y compris dans le nord-est de la République centrafricaine, entre l’EUFOR et la composante militaire des Nations Unies visée au paragraphe 4, sous réserve d’une nouvelle décision du Conseil de sécurité;

6. Encourage les Gouvernements du Tchad et de la République centrafricaine à continuer de coopérer avec les Nations Unies et l’Union européenne en vue de faciliter la transition entre l’EUFOR et la composante militaire  des Nations Unies;

7. Encourage les pays qui fournissent des contingents à répondre aux besoins de la force, en particulier en matière d’hélicoptères, d’unités de reconnaissance, de membres du génie, de logisticiens et de capacités médicales;

8.    Prie le Secrétaire général de lui présenter le 15 novembre 2008 au plus tard un nouveau rapport sur les progrès en direction du déploiement intégral de la MINURCAT et du Détachement intégré de sécurité ainsi que sur l’actualisation de la planification et l’exécution des préparatifs mentionnés aux paragraphes 4 et 5, y compris des options quant à la taille, à la structure et au mandat de la présence militaire des Nations Unies proposée pour remplacer la présence de l’EUFOR dans le nord-est de la République centrafricaine;

9.    Prie également le Secrétaire général de continuer à lui rendre compte régulièrement, au moins tous les trois mois, de l’évolution de de la situation sécuritaire et humanitaire, y compris les mouvements de réfugiés et de déplacés, dans l’est du Tchad, dans le nord-est de la République centrafricaine et dans la région, des progrès accomplis en direction de l’objectif d’aider à créer les conditions favorables à un retour volontaire, sécurisé et durable des réfugiés et des personnes déplacées, ainsi que de l’exécution du mandat de la MINURCAT;

10.   Exprime son intention de prendre la décision mentionnée aux paragraphes 4 et 5 d’ici au 15 décembre 2008;

11. Encourage chacun des Gouvernements du Soudan, du Tchad et de la République centrafricaine à veiller à ce que son territoire ne soit pas utilisé pour porter atteinte à la souveraineté des autres, à coopérer activement aux fins de la mise en œuvre de l’Accord de Dakar en date du 13 mars 2008 et des accords antérieurs, et à coopérer également dans le but de mettre un terme aux activités des groupes armés dans la région et à leurs tentatives de prise du pouvoir par la force, attend avec intérêt de voir le Soudan et le Tchad honorer leur engagement de rétablir leurs relations diplomatiques, dans la perspective d’une normalisation totale de leurs relations, et salue le rôle joué en particulier par le groupe de contact régional, les Gouvernements de la Libye et de la République du Congo en tant que comédiateurs africains, ainsi que l’Union africaine et l’Organisation des Nations Unies, y compris grâce au Représentant spécial du Secrétaire général et chef de la MINURCAT, pour soutenir le processus de Dakar ;

12. Exige des groupes armés qu’ils mettent immédiatement fin à la violence et engage toutes les parties, au Tchad et en République centrafricaine, à respecter et appliquer l’Accord de Syrte en date du 25 octobre 2007 et l’accord de paix global signé à Libreville le 21 juin 2008;

13.   Encourage les autorités tchadiennes et centrafricaines et les acteurs politiques des deux pays à continuer de promouvoir un dialogue national dans le respect des cadres constitutionnels, prend acte de l’action utile que mène le Gouvernement du Gabon pour favoriser un dialogue national en République centrafricaine, insiste par ailleurs sur l’importance de l’accord politique pour le renforcement du processus démocratique signé à N’Djamena le 13 août 2007 et engage les parties à poursuivre sa mise en œuvre;

14.   Décide de demeurer activement saisi de la question.

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
24 septembre 2008 3 24 /09 /septembre /2008 23:19

EXCLUSIF

On a maintenant l’explication du louvoiement et des nombreuses hésitations de Bozizé à mettre en œuvre une des importantes dispositions de l’Accord de paix global signé à Libreville et prévoyant l’adoption d’une loi portant amnistie générale avant la tenue du dialogue politique inclusif. Ses ministres et piètres conseillers juridiques que sont les Cyriaque Gonda, Firmin Feindiro  et Thierry Maléyombo ont concocté trois projets de lois scélérates d’autoamnistie au profit de Bozizé lui-même et ses pseudos « libérateurs » dont les nombreuses exactions et violations de droits de l’homme depuis leur calamiteuse rébellion, continuent jusqu’aujourd’hui. C’est la principale raison de l’interruption et du retrait des mouvements armés et non armés du processus du dialogue inclusif.

La copie d’un courrier daté du 1er août dernier adressé par Bozizé au Secrétaire général des Nations unies M. Ban Ki Moon et parvenue à la rédaction de Centrafrique-Presse, montre à suffisance que Bozizé, dans une maladroite et grotesque démarche vis à vis des Nations unies, cherche à échapper à la perspective quasi certaine d’une inculpation et d’un mandat d’arrêt contre lui du procureur de la Cour Pénale Internationale à propos des crimes de guerres et violations massives de droits humains commis sous sa responsabilité par ses mercenaires tchadiens, son fils Francis, ses parents rebelles tels que Eugène Ngaikoisset, Sylvain Ndoutingai, Olivier Koudémon, Bienvenu Gbadora, Célestin Dogo, et autres "libérateurs" etc....

C’est la lettre que lui a adressée le procureur de la CPI Luis Moreno Ocampo en date du 10 juin dernier qui est à l’origine de la peur bleue de Bozizé et qui motive sa maladroite, scandaleuse et grossière démarche consistant à écrire à Ban Ki Moon pour solliciter l’intervention du Conseil de sécurité en sa faveur afin de faire cesser les menaces à son égard du parquet de la CPI et de l’étau qui se resserre de plus en plus inexorablement sur lui.

En outre, dans cette correspondance qu’il a adressée à Ban Ki Moon, Bozizé a complètement jeté le masque. Alors qu’il avait instrumentalisé l’appareil judiciaire national en arguant de son incapacité à pouvoir enquêter sur l’affaire des exactions des troupes du MLC de Jean Pierre Bemba pour demander et permettre à la CPI de s’en saisir, s’agissant des crimes de guerre, violations de droits de l’homme et exactions commises sous sa responsabilité dans les préfectures du Nord, Nord Est, Nord Ouest, Centre Nord, préfectures énumérées par le procureur Ocampo dans son courrier du 10 juin, Bozizé prétend que la justice centrafricaine est parfaitement compétente pour enquêter dessus.

La ficelle est un peu trop grosse ! On connaît ses capacités à instrumentaliser l'appareil judiciaire qu'il veut assujettir coûte que coûte, surtout s'agissant du Tribunal militaire permanent dont il plaide dans sa lettre les compétences ainsi que la Cour criminelle. On vient d'en avoir encore la preuve plus récemment avec l'adoption au forceps de la loi réformant le Conseil supérieur de la Magistrature. Les magistrats viennent d'ailleurs d'attaquer cette loi devant le Conseil d'Etat et ont saisi la Cour constitutionnelle.  Par ailleurs, Bozizé ne sent nullement ridicule et n'est pas à une contradiction près lorsqu'il  avoue dans son courrier, l'incapacité des forces  gouvernementales à accéder aux zones sous contrôle des mouvements armés tout en plaidant pour que le Tribunal Militaire Permanent puisse enquêter sur ce qu'il appelle pudiquement "les situations créées par les crises du Nord du pays" alors qu'il s'agit des crimes de guerre et crimes contre l'humanité.  

Pourquoi cette même justice centrafricaine ne serait pas capable de faire des investigations sur les exactions et crimes perpétrés par les « banyamulengués » mais le serait brusquement pour les crimes de guerre dont se sont rendus coupables les pseudos « libérateurs » ? Il y a là deux poids deux mesures dont seul Bozizé a le secret. En réalité, il ne faut pas sortir des cuisses de Jupiter pour comprendre que cette gymnastique à laquelle se livre Bozizé cache mal sa volonté politique de régler les comptes de la victime principale de coup d’Etat qui est Ange Félix Patassé qu’il ne serait pas mécontent de voir être traîné devant la CPI. Mais là où Bozizé ne comprend plus rien est qu’en saisissant la CPI au sujet des crimes commis par les « banyamulengués », il a ouvert en même temps la boîte de Pandore dans laquelle lui-même se trouve également.

Il s’était entêté à maintenir la saisine de la CPI par l’Etat centrafricain alors que plus d’uns dont d’éminents chefs d’Etat, lui avaient fortement conseillé de retirer cette saisine. Le voilà maintenant dans de beaux draps comme on dit, dans la situation du "tel est pris qui croyait prendre". En donnant l’agrément à la CPI pour qu’elle ouvre un bureau à Bangui, Bozizé croyait qu’ainsi, celle-ci ne pourrait jamais se retourner contre lui. Mal lui en a pris. Le procureur de la CPI a de la suite dans les idées et ne peut que progressivement s’intéresser au cas Bozizé, sa garde présidentielle et ses sbires, dont les crimes de guerre, crimes contre l’humanité, violations massives de droits de l’homme dans les préfectures de l’Ouham, l’Ouham-Pendé, la Nana-Mambéré, l’Ombella-Mpoko, la Nana-Gribizi, la Kémo, le Bamingui-Bangoran, la Vakaga, la Haute-Kotto, n’ont cessé de défrayer la chronique depuis 2001, 2002, 2003, 2004, 2005, 2006, 2007, 2008.

Presque tous organismes de défense de droits de l’homme tels que Amnesty International, Human Rights Watch, la FIDH et les ONG humanitaires oeuvrant en Centrafrique comme COOPI, MSF, le CICR, Première urgence, International Refugees, Mme Mia Farrow pour l’UNICEF, le PAM, OCHA, peuvent en témoigner. La plupart d’entre eux ont même enquêté de manière approfondie sur ces crimes et publié des rapports qui ont abouti à la même conclusion : La garde présidentielle de Bozizé est désignée comme responsable des incendies volontaires de nombreux villages, du déplacement interne de plus de 300.000 personnes dans les zones rurales, de la présence de presque 70.000 Centrafricains dans les camps de réfugiés de l’UNHCR au sud du Tchad, d’environs 40.000 également réfugiés au Cameroun et de bien d’autres au Soudan.

Comment avec un tel palmarès, Bozizé peut-il penser pouvoir se soustraire à ses responsabilités et échapper à la CPI ! Lui et son fils Francis à qui il nourrit l’espoir de transmettre le pouvoir - qu’il croît détenir comme Mugabé au Zimbabwé on ne sait de qui -  avant de rejoindre ses aïeux,  ont de sérieux comptes à rendre sur les nombreux assassinats des Centrafricains tués comme des animaux durant leur rébellion et tentatives de coup d’Etat, les biens individuels et collectifs détruits, les habitations incendiés volontairement, les nombreux crimes économiques commis par leurs hordes.

Si au nom de la paix les Centrafricains et la communauté internationale acceptent l’idée d’une amnistie générale pouvant bénéficier à tous ceux qui ont été accusés ou condamnés pour des crimes ne relevant pas de la compétence de la CPI afin de leur permettre de prendre part au dialogue politique inclusif, Bozizé doit comprendre que les crimes et exactions commis sous sa responsabilité dans les préfectures du Nord par des assassins tels que Eugène Ngaikoisset, qu’il qualifie de valeureux officier, Francis Bozizé, Sylvain Ndoutingai, les frères Roger et Martin Godongai, Olivier Koudémon pour ne citer que ceux-là, relèvent bel et bien de la CPI et ne sauraient être pris en compte dans le projet de loi d’amnistie générale qui doit être adopté pour les besoins de la tenue du dialogue national inclusif. Le Conseil de sécurité des Nations unies ne saurait constituer une juridiction de recours ni une bouée de sauvetage. Cela doit être très clair.

La Rédaction de Centrafrique-Presse


Voici ci-dessous, le texte intégral du courrier de Bozizé à Ban Ki Moon ainsi que le courrier de transmission de ce dernier au Président du Conseil de sécurité des Nations unies lui demandant d'informer les membres de cette institution de la grotesque et pathétique lettre de Bozizé.



LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE                                   REPUBLIQUE  CENTRAFRICAINE

CHEF DE L’ETAT                                                                        Unité – Dignité – Travail

 

                                                                                                        Bangui, le 01 Août 2008

 

                Monsieur le Secrétaire Général,

 

Depuis plus d’une décennie, la République centrafricaine vit au rythme des mouvements politico-militaires multiformes qui ont sapé les bases fondamentales de son unité nationale et mis à néant son économie, menaçant la paix et créant l’insécurité sur une bonne partie de son territoire.


La paix n’ayant pas de prix, le Gouvernement a inlassablement multiplié les efforts pour permettre à la République centrafricaine de retrouver la stabilité, la paix non par les armes, mais par la voie du dialogue et de la concertation mutuelle permanente.


C’est ainsi qu’un Accord Global de Paix que le peuple centrafricain salue et considère comme une dernière chance pour notre pays de retrouver définitivement la paix et la stabilité a été signé à Libreville sous l’impulsion du Président de la République gabonaise, Son Excellence EL HADJ Omar BONGO ONDIMBA le 21 juin2008 entre le Gouvernement et les différents mouvements politico-militaires opérant sur le territoire national.


L’article 2 de cet Accord préconise la promulgation d’une loi d’amnistie générale à l’endroit des militaires, des combattants et des civils des mouvements politico-militaires que sont l’APRD, le FDPC et l’UFDR pour des crimes et délits poursuivis devant les juridictions nationales centrafricaines à l’exception des crimes relevant de la compétence de la Cour Pénale Internationale.


Le Gouvernement centrafricain tient à  réaffirmer devant l’opinion nationale et internationale qu’il respectera en toute sérénité les engagements politiques auxquels la souveraineté souscrit dans l’intérêt supérieur de la Nation.


Toutefois, il souhaite exprimer une certaine préoccupation par rapport à la lettre du Procureur de la Cour Pénale Internationale en date du 10 juin 2008, référencée UTP/CAR/NATPROC/100608/LMO adressée au Président de la République centrafricaine disant : « porter une attention soutenue aux actes de violences commises dans le Nord de la République centrafricaine, en particulier dans les Préfectures de la Nana-Mambéré, Ouham, Ouham-Pendé, Nana-Gribizi, Bamingui-Bangoran, Vakaga et Haute-Kotto ».


L’article 1er du Traité de Rome dispose :  « Il est crée une Cour Pénale Internationale en tant qu’institution qui peut exercer sa compétence à l’égard des personnes pour les crimes les plus graves ayant une portée internationale au sens du présent Statut. Elle est complémentaire des juridictions nationales…»



C’est au bénéfice de cette disposition que la République centrafricaine a officiellement saisi la CPI, le 22 décembre 2004 sur les faits portant sur la période d’octobre 2002 à mars 2003, suite à l’Arrêt de renvoi de la Chambre criminelle de la Cour de cassation centrafricaine du 11 avril 2006, ce qui a abouti à la signature d’un Accord de Coopération judiciaire entre la République centrafricaine et la Cour Pénale Internationale le 18 décembre 2007.


En vertu du principe essentiel de complémentarité juridictionnelle, la République centrafricaine n’a pas encore officiellement déclaré être dans l’impossibilité de statuer sur les faits relevant de la période de 2005.
 

Bien au contraire, le Tribunal Militaire Permanent est à pied d’œuvre et il suffit de consulter les archives de cette juridiction pour s’en convaincre.


Le Gouvernement centrafricain a toujours manifesté sa ferme volonté d’ouvrir une enquête sur les situations créées par les crises dans le Nord du pays mais s’est heurté d’une part, à la difficulté d’accès aux zones citées par le Procureur de la Cour, sous contrôle des groupes de rébellion et d’autre part, par l’appui de la communauté internationale au processus du Dialogue Politique Inclusif devant aboutir à une Loi d’amnistie générale des personnes impliquées dans ces crimes.


Une éventuelle mise en application des termes de la lettre du Procureur de la Cour Pénale Internationale risquerait de mettre en péril l’Accord Global au cas où, l’un quelconque des combattants était mis en état d’arrestation de ces chefs d’accusation. Or, le Gouvernement est décidé à tourner définitivement la page dans l’intérêt de la, réconciliation nationale et de la paix.


L’attachement que Vous portez à la paix et à la sécurité dans le monde nous autorise à solliciter en vertu de l’article 16 du Statut de Rome, Monsieur le Secrétaire Général, d’intercéder auprès du Conseil de Sécurité des Nations Unies afin qu’une résolution soit adoptée dans le sens selon lequel les juridictions centrafricaines restent compétentes pour les faits couvrant les périodes prises en compte par les lois d’amnistie.


Veuillez croire, Monsieur le Secrétaire Général, en l’assurance de ma haute considération.


Sincèrement



François BOZIZE



*************************************************************************************************************************



















Le Secrétaire Général

 

                                                                                      Le 18 septembre 2008

 

 

                 Monsieur le Président,

 

J’ai l’honneur de vous faire parvenir ci-joint une lettre datée du 1er août 2008 de la part du Président de la République centrafricaine, Son Excellence le Général d’Armée François Bozizé.

 

Je vous serais reconnaissant de bien vouloir porter la présente lettre à l’attention des membres du Conseil de sécurité.

 

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’assurance de ma très haute considération.

 

                                                                BAN Ki Moon

 

 

Son Excellence

Monsieur Michel Kafando

Président du Conseil de sécurité

New York

 


 
 

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans La Une
23 septembre 2008 2 23 /09 /septembre /2008 13:39




Comme nous l’avons annoncé dans son agenda du mois de septembre courant, sur le chemin de son retour de New York, Bozizé est attendu jeudi prochain 25 septembre à Bruxelles. On croyait savoir qu’il avait initialement l’intention de demander quelques comptes à propos des 300 milliards promis l’année dernière lors de la table ronde de Bruxelles des partenaires au développement et amis de la République centrafricaine. Le seul résultat probant de cette réunion on le sait, est d’avoir permis à Sylvain Maliko, ministre de l’économie et du plan  qui l’avait organisée avec Elie Doté PM à l’époque, d’être nommé par Bozizé ministre d’Etat. Etant actuellement à New York, le commissaire au développement de l’Union européenne l’ancien premier ministre Belge Louis Michel  ne pourra certainement pas recevoir Bozizé qui voudrait être reçu par le roi des Belges ainsi que par le président de la commission européenne Barroso.

Aux dernières nouvelles et selon des informations crédibles provenant de son propre entourage, Bozizé insiste pour rencontrer le ministre belge de la défense M. Pieter De Crem, afin de lui demander son accord pour que la Belgique puisse désormais assurer la formation de ses officiers et commandos. Bozizé est-il maintenant fâché avec la France ? S’il l’a oublié, il faut rappeler à Bozizé que la Belgique a été élue à la Présidence de la Commission pour la Consolidation de la Paix des Nations unies pour la République Centrafricaine. Pour mémoire, voici quelques extraits du communiqué de presse publié par le ministère belge des affaires étrangères en date du 16 juin 2008 à ce sujet :

« La Belgique attache une grande importance à la consolidation de la paix en situation post-conflit. « Nous devons éviter que les pays qui sortent d'une situation de violence retombent dans des conflits. Le fait que la situation en RCA soit traitée à la CCP est un signal clair que la communauté internationale entend unir ses efforts et est résolue à continuer à soutenir le dialogue politique en RCA» indique le Ministre des Affaires étrangères Karel De Gucht.

Le Ministre est particulièrement satisfait de la désignation de la Belgique à la Présidence des réunions pays pour la RCA. « Ceci constitue une reconnaissance de l'implication belge aussi bien au Conseil de sécurité qu'à la CCP. Le fait que la Belgique soit disposée à assurer cette Présidence est une conséquence de notre intérêt croissant pour ce pays dans lequel j'ai encore effectué une visite en février». Voilà qui est clair. Il y a pourtant lieu de rappeler que ce même ministre belge des affaires étrangères avait refusé en février dernier à Bangui, la cravate de commandeur de l’ordre de la reconnaissance centrafricaine que Bozizé voulait lui remettre. Pour Karel De Gucht, cela aurait représenté un signe de reconnaissance et de légitimation d’un régime qui pose question et un soutien implicite qu’il ne voulait pas apporter.

Il ne pouvait pas être si bien inspiré. Bozizé est à l’heure actuelle le principal obstacle et celui-là même qui bloque par différentes manœuvres, la tenue du dialogue politique inclusif en Centrafrique. Chaque fois, il faut nécessairement faire un tour à Libreville pour que comme par enchantement, le processus soit débloqué juste pour un laps de temps.

Le gouvernement belge qui s’honore de présider actuellement la commission de consolidation de la paix en Centrafrique doit continuer à faire preuve d’une grande fermeté à l’égard d’un régime dictatorial, corrompu et sanguinaire tel que celui de Bozizé pour qui le respect des droits de l’homme est le dernier des soucis. Il se rend une fois encore à Bruxelles pour en réalité, vendre ses diamants, Anvers, haut lieu international du diamant étant juste à côté. Les relations de la RCA avec la Belgique ne sont toujours pas au beau fixe. Il n’y a toujours point d’ambassadeur centrafricain à Bruxelles depuis le brutal et arbitraire limogeage de l’ambassadeur Guy Zounguéré Sokambi en 2007. Un certain Abel Sabonou a été désigné chargé d’affaire mais il habite en région parisienne et en réalité, c’est un véritable garçon de courses pour Bozizé. Un homme d'affaire franco-libanais qui se dit ami de Bozizé  à qui ce dernier a délivré passeport diplomatique et mandat a été nommé conseiller économique et financier mais, est très peu visible sur Bruxelles.

 

 

 

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
22 septembre 2008 1 22 /09 /septembre /2008 21:28





Communiqué de l’État-Major Général et du Bureau politique du Mouvement des Libérateurs Centrafricains pour la Justice

M.L.C.J. / QG / 001

 

Quand  le ridicule ne tue plus.

 

L’État-Major Général du corps d’armée du Mouvement des Libérateurs Centrafricains pour la Justice (M.L.C.J.) qui s’est retiré de l’organisation tripartite l’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR), déclare solennellement devant l’opinion nationale, régionale et internationale que sont caduques et nuls les Communiqués de presse No. 05/ M.L.C.J./BP/PR  portant exclusion de Monsieur Abakar Sabone, No. 06/ M.L.C.J./BP/PR  portant réintégration du M.L.C.J. au sein de l’U.F.D.R., Union des Forces Démocratique pour le rassemblement et   , No. 07/ M.L.C.J./BP/PR  portant nomination du nouveau Bureau politique signés par Monsieur Yékoua-Ketté Robert.

 

L’État-Major Général du corps des armées du M.L.C.J.-RCA et le Bureau politique, dans un esprit d’ouverture, de franchise qui priorisent les intérêts de la nation centrafricaine au détriment des intérêts pécuniaires individuels et sectaires, avait accueilli en ses rangs M. Yékoua-Ketté Robert, le 22 août 2008, c’est-à-dire qu’il y a peine un mois.

 

À peine ce fameux monsieur était-il dans sa phase d’initiation aux activités de notre organisation, le voilà s’improviser rédacteur des communiqués de presse sans fondement et s’autoproclamer Président de notre mouvement politique national, M.L.C.J., en mentant carrément qu’il a été saisi par la base, qui l’ignore totalement. 

 

L’État-Major Général du corps des armées du M.L.C.J. et le Bureau politique veut souligner que M. Yékoua-Ketté appartient au conglomérat des gangster- terroristes, kleptocrates,  usurpateurs et carriéristes de bas étage sans vergogne, prêt à vendre son pays pour un plat de lentille.

 

L’État-Major Général du corps des armées du M.L.C.J. et le Bureau politique accusent les ennemis de notre pays, la République Centrafricaine, d’utiliser des individus comme Yékoua-Ketté pour non seulement retarder  la mise en chantier de développement du pays mais surtout pour le détruire davantage. La majorité silencieuse de notre peuple connaît ces  commanditaires  qui seront démasqués et jugés au moment opportun.

 

Quand le ridicule ne tu pas. M. Yékoua-Ketté dicté par ses commanditaires s’est autoproclamé Président du M.L.C.J., le 17 septembre 2008,  par le Communiqué de presse No. 05/ M.L.C.J./BP/PR.

 

L’État-Major Général du corps des armées du M.L.C.J. et le Bureau politique  insistent, signifient et  notent que M. Yékoua-Ketté n’a aucune assise au sein de notre organisation et toute déclaration de sa part n’engage que sa personne ingrate.

 

Toute la base du Corps des armées et le Bureau politique de notre mouvement soutiennent, sans faille, notre Leader, Le Président Fondateur, le Général de Brigade Abakar SABONE, qui a, non seulement, tant souffert en prison au Bénin et au Tchad, pour la cause nationale, mais aussi qui s’est sacrifié, notamment lors de la libération du 15 mars 2003,  toujours au bénéfice du peuple centrafricain. 

 

Réfléchissons sur la pensée suivante: « Pendant que les grands peuples peuvent être en désaccord sur plusieurs sujets, ils sont capables de travailler ensemble s’agissant de lutter pour une noble cause, les petits peuples, eux, ont beau être en accord sur une noble cause, ils sont incapables de travailler ensemble, puisqu’ils luttent pour une petite tarte de gâteau à long terme, voire à court terme ».

 

À bon entendeur salut.

 

Fait à N’Délé (RCA) – Le 19 septembre 2008

 

Pour le Corps militaire : 

Chef d’État Major Général

Le Colonel Oumar M’BÉTIBANGUI

 

Pour le Bureau politique :

Chargé de la Communication et Porte Parole

Emmanuel Moctar BÉLLO

 

E-mail : mbetibanguioumar@yahoo.fr

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
22 septembre 2008 1 22 /09 /septembre /2008 21:13


CENTRAFRIQUE


Tél : (236) 21.61.19.77/ Fax : (236) 21.61.17.32                                 



Démenti relatif à la mise en cause d’un véhicule du PNUD dans le convoyage d’armes de guerre par un trafiquant

 

 

 

Bangui, 22 septembre 2008- Dans  un article paru en ligne sur le site www.centrafrique-presse.com en date du 16 septembre 2008 concernant l’arrestation d’un trafiquant d’armes de guerre, l’auteur écrit que « l’arsenal a été récupéré à bord d’un véhicule du Programme des nations-Unies pour le Développement (PNUD) en partance vers le Nord ou l’Est du pays. (…).

 

La Représentation du PNUD en Centrafrique a effectué des vérifications qui révèlent qu’aucun de ses véhicules n’a été utilisé dans les cette affaire.

 

La gendarmerie nationale centrafricaine a clairement déclaré que « les armes ont été saisies sur un véhicule privé, une pick up de couleur bleu immatriculée DE 003 BG stationnée dans la cour de la Section de Recherche et d’Investigation de la gendarmerie. »

 

La Représentation du PNUD en Centrafrique dément formellement les informations contenues dans cet article et invite la rédaction de ce journal en ligne à diffuser ce communiqué dans ses colonnes afin de mettre hors de cause le PNUD.

 

 

Christian Aimé NDOTAH, Chargé de Communication- PNUD           

au + (236) 75 50 55 45 ou 72 21 47 57, christian.ndotah@undp.org

 

 

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
21 septembre 2008 7 21 /09 /septembre /2008 22:23










 
                                                                                Jean Francis Bozizé

Depuis quelques mois déjà, Bozizé a discrètement crée une unité dénommée « Commando d’intervention rapide » CIR, sous le commandement de l’un des assassins présumés de feu le général François Bédaya Ndjadder, le tristement célèbre Gustave Bolé. Cette unité est basée dans l’enceinte renfermant les  ruines de l’ancienne primature en plein centre ville de Bangui. Les éléments de ce commando d’intervention, en réalité un véritable escadron de la mort, opèrent et sillonnent les principales artères de la capitale la tête entièrement cagoulée en noir comme certains éléments des forces spéciales de lutte anti-terroristes qu’on voit dans certains pays en proie au réseau Al Qaida ou salafistes du GSPC. Comme par hasard, leurs patrouilles et déplacements dans la ville sont protégés par le véhicule d’un autre tristement célèbre, il s’agit d’Eugène Ngaikoisset.

Ce commando a déjà à son actif un haut fait d’arme qu’il faut relater. A la faveur de la grave crise du courant électrique qu’a connue Bangui depuis le mois de juin dernier et qui est loin d’avoir pris fin - plusieurs quartiers de la capitale continuent d’ailleurs d’être dans le noir jusqu’à présent malgré les annonces de rétablissement de la situation de la direction générale de l’ENERCA - plusieurs commerçants notamment nigérians, en ont profité pour importer et commercialiser beaucoup de générateurs électriques. Mal leur en a pris.

Un jour, le commando de Gustave Bolé fait une descente au quartier Km 5, encercle tous les magasins des commerçants nigérians, en arrête un bon nombre et les dépossède de tout leur stock de groupes électrogènes. Ceux-ci se sont retournés vers leur ambassade à Bangui laquelle a dû saisir les autorités d’Abuja. C’est la véritable raison de la visite éclair (il n’a mis que deux heures de temps) à Bangui effectuée le 21 août dernier par l’ancien président du Nigéria Olusegun Obasanjo pour tirer l’oreille de Bozizé sur le sort fait par ses escadrons de la mort aux ressortissants du Nigéria.

Depuis le samedi 20 septembre, date à laquelle Bozizé a quitté Bangui pour New York via Paris, sa garde présidentielle ainsi que son supplétif le Commando d’intervention rapide de Gustave Bolé, sont sur les dents et ont ostensiblement déployé dans la ville presque tout ce qu’ils ont comme armes lourdes montées sur véhicules, histoire de dissuader toute velléité de coup de force durant l’absence du pays de sieur Bozizé. Suite à des rumeurs persistantes à Bangui faisant état de l’éventualité d’un coup d’Etat « des yakoma » (sic)…Bozizé a fait renforcer le dispositif de sécurité tout le long du fleuve Oubangui, surtout dans les quartiers du 7ème arrondissement c’est à dire, Ngaragba, Kassai, Gbangouma, Ouango, Landjia etc….

 Après les USA, Bozizé est encore censé se rendre notamment à Bruxelles et ne devrait pas regagner Bangui avant le 28 septembre selon nos informations. Ceux qui sont chargés de lui garder son pouvoir afin qu’il le retrouve à son retour ont donc fort à faire. Ils ont d’autant plus chaud qu’on signale également une vive tension vers Bria dans la préfecture de la Haute Kotto. Certains à Bangui n’hésitent d’ailleurs pas à faire la liaison entre ce qui se passe à Bria et l’affaire des armes et munitions de guerre saisies sur un gendarme à Damara. Ce dernier avait réussi à s’en procurer en assez grande quantité (27 kalachnikov et 2000 cartouches qui vont avec) aux armureries du camp de Roux et de Beal et les transportait non pas dans un véhicule du PNUD, comme nous l’avions écrit à tort dans nos précédentes parutions (toutes nos excuses donc au PNUD de Bangui) mais plutôt à bord d’un véhicule du Programme Mondial pour l’Alimentation (PAM), une autre agence du système des Nations unies.

Aux dernières nouvelles, ce gendarme d’un autre genre, se serait évadé non sans certaines complicités de la SRI où il avait été conduit après son arrestation et brièvement détenu. Lors de son déplacement et durant son absence du pays, Bozizé risque d’avoir un sommeil très léger compte tenu de toutes ces informations. Il y a deux ans, il avait été contraint on se souvient, de rebrousser chemin depuis Paris alors qu’il était en partance pour Pékin, à cause de la prise de Birao par l’UFDR.

Certains dignitaires du régime ne cachent même plus leur crainte à leur entourage, qu’une épreuve de force ne vienne mettre brutalement un terme au pouvoir de Bozizé. Quelques-uns disent même avoir déjà apprêté une trousse de survie placée sous leur oreiller contenant entre autre leur passeport pour le cas où…. Cette effervescence est le signe évident de la peur et du désarroi dans lesquels se trouvent actuellement plongés Bozizé et sa clique. Ils s’attendent maintenant à toute éventualité, tant ils sont conscients d’avoir totalement échoué dans la gestion du pays. Pendant combien de temps encore durera hélas leur agonie… !

 

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Nation