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17 janvier 2010 7 17 /01 /janvier /2010 23:31


bonne-annee

Ndoutinga-.jpg

Compte rendu de la réunion de Ndoutingaï avec les compatriotes du Burkina-Faso à Ouagadougou

 

L’an 2010 et le 03 janvier, Ndoutingai  a tenu une réunion avec certains compatriotes vers le SIAO (Salon International de l’Artisanat de Ouagadougou) dans un maquis (buvette), assisté de quelques personnes se disant ingénieurs  et hommes d'affaire dans le domaine des mines et d'origine Burkinabé.

 

Il ressort ce qui suit:

 

Avant sa venue les ressortissants Gbaya ont mijoté un coup pour destituer le responsable de la Communauté des Centrafricains du Burkina- Faso qui est un ressortissant de la Lobaye en la personne de Mazangué Habib, jugé peu sûr, pour le remplacer par Ouango Frédéric qui est Gbaya et dont  Ndoutingai a entériné  la désignation..

 

D’entrée de jeu il a dit qu'il préside cette réunion avec sa double casquette de membre du Bureau exécutif KNK (pourtant c’est un militaire en activité) et en seconde position en qualité de Ministre d'Etat.

 

C'était une rencontre destinée à jeter le discrédit sur le MLPC car Ndoutingai  a  accusé l’ancien régime MLPC de bradage des permis d'exploitation minière et a cité en exemple le permis octroyé à l’américain Grynberg. Il a affirmé que ce permis lui a été concédé gratuitement et  que le contenu du contrat est écrit en anglais n’était même pas maîtrisé par les autorités de l'époque. Il a affirmé que c’est grâce à lui que le contrat a été remis en cause et qu'il a repris l'affaire en main. D’après lui, cet opérateur a déposé  plainte auprès de l’organe d'arbitrage au sein de la Banque Mondiale et l’affaire suit son cours.

 

Il a affirmé qu’il mettra tout son poids pour qu'un consulat soit ouvert au Burkina avant les élections. Il a accusé l’ancien régime d’avoir ma géré l'installation des turbines à la centrale thermique de Boali 3 et que le régime KNK a signé maintenant une Convention avec la Chine malgré l'opposition de la France : d'ici peu l'installation des turbines sera faite  et que le pays ne souffrirait plus de délestage.

 

Il a affirmé que la mauvaise gestion des bourses et stages était le fait du régime défunt et qu’eux maintenant maîtrisent cette situation. La stratégie d’implantation rapide de consulat est une stratégie pour favoriser des fraudes massives en gonflant le nombre des compatriotes dans les pays ouest-africains.

 

D'ailleurs  le nombre des compatriotes ne dépassait pas 230 personnes lors de la dernière Assemblée Générale tenue pour le renouvellement du bureau de la communauté au Burkina.

 

Des dispositions doivent être prises pour connaître d’ores et déjà le  nombre de compatriotes en Afrique de l’Ouest (Bénin, Togo, Sénégal et Mali) car ils veulent créer les consulats à l'approche des élections pour gonfler les  listes des électeurs et tricher.

 

La plupart des boursiers à Ouagadougou sont des Gbaya. La réunion  peut être qualifiée de campagne électorale avant la lettre et Ndoutingai a remis une somme de 500.000 F CFA aux participants.

 

Correspondance particulière pour C.A.P

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17 janvier 2010 7 17 /01 /janvier /2010 23:26


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A C cemac

Cémac : un Equato Guinéen nommé chef de la BEAC poste désormais rotatif

BANGUI – (AFP) 17 janvier 2010 19h14Le 10e sommet de la Communauté économique et monétaire des Etats de l'Afrique centrale (Cémac) a nommé dimanche l'Equato-Guinéen Lucas Abaga Nchama gouverneur de la banque régionale BEAC, poste qui devient désormais rotatif.

Le sommet, tenu samedi et dimanche à Bangui, "a décidé de nommer au poste de gouverneur de la BEAC (Banque des Etats de l'Afrique centrale) Lucas Abaga Nchama", selon son communiqué final lu par le président de la Commission de la Cémac, Antoine Ntsimi.

M. Abaga Nchama succède au Gabonais Philibert Andzembé, qui était en poste depuis juillet 2007 et que le sommet a décidé de "relever de (ses) fonctions" en même temps que le vice-gouverneur, Rigobert Roger Andely et une autre responsable de l'institution.

L'Equato-Guinéen était directeur général chargé de l'Exploitation à la BEAC depuis juin 2008, selon un responsable régional. D'après les statuts de la BDEAC adoptés en 2007, le gouverneur est nommé pour un mandat de sept ans non renouvelable.

La gestion de Philibert Andzembé a été marquée par plusieurs scandales et la perte, pour la Banque, d'importantes sommes d'argent.

En octobre, le Gabon avait décidé de le rappeler "en vue de son remplacement", après la révélation de détournements d'ampleur à la Banque quelques mois après celle de placements à risques ayant mal tourné.

Le sommet de Bangui a aussi décidé de rendre rotatif le poste de gouverneur de la BEAC, mettant fin à un privilège accordé depuis 1973 au Gabon.

Il a adopté le "principe de la rotation par ordre alphabétique des Etats membres au niveau de toutes les institutions, organes et institutions spécialisées de la Communauté", d'après le communiqué final, soulignant que cette décision met "fin au contentieux de Fort-Lamy" (actuelle N'Djamena), du nom de l'accord signé en 1973 sur la répartition des postes au sein de la BEAC.

Au terme de cet accord, le poste de gouverneur était détenu par le Gabon. Le même mécanisme accordait le poste de vice-gouverneur au Congo, celui de secrétaire général au Tchad et le siège central de la BEAC au Cameroun.

Lors d'un bref point de presse, le chef de l'Etat centrafricain et ex-président en exercice de la Cémac, François Bozizé, a précisé que pour la BEAC, cette rotation commencerait "par la Guinée équatoriale".

"Le principe de la rotation par ordre alphabétique (...) a été retenu. Mais on va commencer par la Guinée équatoriale. A partir de là, la rotation va suivre", a dit M. Bozizé, qui a passé le témoin à son homologue congolais Denis Sassou Nguesso pour la présidence en exercice de la Cémac.

La Cémac regroupe le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale et le Tchad. Elle a été créée en 1994, en remplacement de l'Union douanière et économique de l'Afrique centrale (UDEAC) qui avait été lancée en 1964 par cinq pays de la région, rejoints 20 ans plus tard par la Guinée équatoriale.

©

 

La Cémac veut son passeport régional courant "premier trimestre 2010"

BANGUI – (AFP) 17 janvier 2010 20h30) - Le 10e sommet de la Communauté économique et monétaire des Etats de l'Afrique centrale (Cémac) a demandé dimanche à Bangui aux six pays membres de l'organisation d'émettre "au cours du 1er trimestre 2010" un passeport commun qui abolira le visa dans la région.

"A propos du passeport Cémac", le sommet tenu samedi et dimanche "a pris connaissance des avancées enregistrées dans le cadre de la libre circulation", est-il affirmé dans le communiqué final lu devant la presse par le président de la Commission de la Cémac, Antoine Ntsimi.

Le sommet "a pris acte des engagements pris par les Etats d'émettre au cours du 1er trimestre 2010 un passeport biométrique Cémac aux normes de l'OACI (Organisation de l'aviation civile internationale, NDLR) permettant à leurs détenteurs de circuler sans visa dans l'espace communautaire".

Il "a invité la Commission et les Etats membres au respect des modalités convenues pour la mise en circulation du passeport Cémac biométrique".

L'idée du document de voyage a été lancée en 2001. De nombreux habitants de la région font état de lourdeurs et tracasseries pour circuler d'un pays à l'autre de la Cémac (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad).

Il a également été décidé d'installer à Brazzaville le siège de la compagnie aérienne communautaire, Air Cémac, en projet depuis 2002. Selon un délégué, Brazzaville était en lice avec N'Djamena.

"Les Etats qui ont voulu réaliser cette compagnie ont libéré leur capital. Il restait à fixer le siège, ce qui est fait", a commenté lors d'un bref point de presse le chef d'Etat congolais Denis Sassou Nguesso, nouveau président en exercice de la Cémac.

"Je crois qu'à partir de là, les responsables de la Commission de la Cémac vont travailler avec les partenaires stratégiques. Et cette année, nous allons procéder au démarrage de la compagnie. En tout cas, il n'y a pas de doute, la compagnie va être lancée cette année", a assuré M. Sassou Nguesso.

En 2009, la Cémac avait indiqué que la South African Airways (SAA) s'était engagée à acquérir 40% du capital du transporteur régional. SAA en serait le premier actionnaire devant les six Etats membres disposant ensemble de 30%, d'après la presse gabonaise.

La Cémac a par ailleurs nommé le Gabonais Michael Adonde gouverneur de la Banque de développement des Etats de l'Afrique centrale (BDEAC). Il remplace le Centrafricain Anicet Georges Dologuélé, qui était en poste depuis 2001.

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La Cémac ordonne des audits pour toutes ses institutions (sommet)

AFP 17.01.10 | 20h21

La Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cémac), secouée récemment par des scandales financiers, a décidé d'ordonner "des audits sur l'ensemble" de ses institutions et organes, selon le communiqué final de son sommet tenu samedi et dimanche à Bangui. Les dirigeants des six pays membres de l'organisation ont décidé "d'effectuer des audits sur l'ensemble des institutions, organes et institutions spécialisées de la Cémac sous la supervision du président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo", indique ce texte lu devant la presse.

Ils ont examiné les conclusions et rapports d'audits commandés après la révélation de malversations à la Banque des Etats de l'Afrique centrale (BEAC), institut d'émission monétaire de la Cémac qui regroupe le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale et le Tchad. En septembre, l'hebdomadaire Jeune Afrique avait révélé des détournements au Bureau extérieur de Paris (BEP), succursale de la BEAC dans la capitale française.

Ces détournements ont été confirmés par un rapport interne d'enquête de la BEAC, publié fin octobre, selon lequel 25 millions d'euros normalement dédiés au fonctionnement du BEP et au règlement de factures de la BEAC avaient été détournés par des employés entre 2004 et 2009. Le sommet de Bangui "a apprécié la pertinence des recommandations" faites par les auditeurs "et les a adoptées dans leur intégralité".

Il a décidé de "poursuivre en justice toutes les personnes impliquées dans les détournements au niveau du Bureau extérieur de Paris", lit-on dans le communiqué, sans plus de détails. Le scandale des détournements avait éclaté quelques mois après la révélation de placements hasardeux qui, avec la crise financière internationale, avaient fait perdre d'importantes sommes à la BEAC.

Lors d'un sommet extraordinaire en janvier 2009 à Libreville, les dirigeants de la Cémac avaient décidé la suspension des placements par la Banque. Ils avaient aussi commandé un audit général de la BEAC et des audits sur ces opérations de placements effectuées auprès d'une banque française.



Sommet de Bangui la Cémac décidée à en finir avec les scandales

Lundi 18 janvier 2010 (AFP)

Nouveaux dirigeants pour ses banques, institution de postes tournants, audits généralisés, poursuites judiciaires: la Communauté économique et monétaire des Etats de l'Afrique centrale (Cémac) a décidé d'en finir avec les scandales lors de son 10e sommet à Bangui.

Les présidents du Cameroun, de Centrafrique, du Congo, du Gabon, de Guinée équatoriale et du Tchad ont dû passer deux jours -au lieu de la seule journée de samedi- pour épuiser les points à l'ordre du jour de leur sommet, avec pour mission de "restaurer la crédibilité" de l'organisation mise à mal récemment par la révélation de malversations.

Parmi les décisions fortes prises: le limogeage du Gabonais Philibert Andzembé, qui était depuis juillet 2007 gouverneur de la Banque des Etats de l'Afrique centrale (BEAC), institut d'émission monétaire de la Cémac.

Le sommet a décidé de le "relever de (ses) fonctions", en même temps que deux hauts responsables de la BEAC, dont des employés ont détourné 25 millions d'euros entre 2004 et 2009, selon un rapport d'enquête interne publié fin octobre.

Ces malversations ont été révélées après des placements hasardeux de la BEAC qui ont provoqué des pertes de quelque 22 millions d'euros, de l'aveu même de M. Andzembé.

Pour le remplacer, l'Equato-Guinéen Lucas Abaga Nchama, un des directeurs généraux de la Banque depuis juin 2008, a été nommé.

Cette nomination met fin à un privilège accordé depuis 1973 au Gabon, au terme d'un accord dit de "Fort-Lamy" (actuelle N'Djamena) sur la répartition des postes au sein de la BEAC, contesté par certains pays dont la Guinée équatoriale.

Pour évacuer le "contentieux de Fort-Lamy", selon le communiqué, les dirigeants ont adopté le "principe de la rotation par ordre alphabétique des Etats membres au niveau de toutes les institutions, organes et institutions spécialisées" de la Cémac.

Le chef d'Etat centrafricain François Bozizé a précisé aux journalistes que pour la BEAC, cette rotation commencerait "par la Guinée équatoriale".

"A partir de là, la rotation va suivre", a dit M. Bozizé, qui a passé le témoin de président en exercice de la Cémac à son homologue congolais Denis Sassou Nguesso.

La Cémac a aussi nommé un nouveau gouverneur de la Banque de développement des Etats de l'Afrique centrale (BDEAC) : le Gabonais Michael Andonde remplace ainsi le Centrafricain Anicet Georges Dologuélé, en poste depuis 2001.

Le sommet de Bangui a par ailleurs décidé de poursuivre un ménage entamé après la révélation des scandales, en ordonnant "des audits sur l'ensemble" de ses institutions et démembrements. Ces enquêtes seront placées "sous la supervision" du président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema.

Il s'est engagé à "poursuivre en justice toutes les personnes impliquées dans les détournements" effectués à la succursale de la BEAC à Paris.

Pour améliorer la circulation intra-régionale, confrontée à de nombreux obstacles, il a été demandé aux six pays membres d'émettre "au cours du 1er trimestre 2010" un passeport commun.

Le passeport Cémac, dont l'idée a été lancée en 2001, sera "biométrique", répondra "aux normes de l'OACI (Organisation de l'aviation civile internationale, NDLR)" et permettra à ses détenteurs "de circuler sans visa dans l'espace communautaire".

La compagnie aérienne communautaire, Air Cémac, en projet depuis 2002, devrait démarrer en 2010, a assuré le Congolais Denis Sassou Nguesso. Le sommet a décidé d'installer le siège du transporteur régional à Brazzaville.

 

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17 janvier 2010 7 17 /01 /janvier /2010 23:23


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Dadis nouveau

 

OUAGADOUGOU - Le chef de la junte guinéenne Moussa Dadis Camara, blessé lors d'une tentative d'assassinat et en convalescence au Burkina Faso, a appelé dimanche à Ouagadougou les Guinéens à "apporter le soutien nécessaire" au président de transition, le général Sékouba Konaté.

"Je vous demande de lui apporter le soutien nécessaire pour la cause de la démocratie, que nous appelons de tous nos voeux dans notre pays", a-t-il indiqué dans une "adresse à la Nation" prononcée au palais présidentiel du chef de l'Etat burkinabè, Blaise Compaoré, médiateur dans la crise.

Il s'agissait de sa première déclaration publique depuis la tentative d'assassinat menée par son propre aide de camp, le 3 décembre dans un camp militaire de Conakry, à la suite d'une dispute relative au massacre de plus de 150 opposants le 28 septembre.

"Je vous déclare que ma santé s'est grandement améliorée et que ma vie est hors de danger. Mais pour consolider cet état, j'ai besoin de repos, donc d'une convalescence suivie, que je suis libre de passer où je voudrais", a ajouté le capitaine Camara, assis aux côté du général Konaté.

Avant d'ajouter un peu plus tard, sans plus de précision: "je serai parmi vous bientôt".

Habillé d'un blouson beige, portant des lunettes de vue, il a lu un texte de cinq pages d'une voix faible et hésitante. Il a marché d'un pas lent. Pour monter et descendre les escaliers menant à la salle de la présidence, il a dû être soutenu par deux personnes.

Il est ensuite revenu sur l'accord de sortie de crise signé vendredi à Ouagadougou par lui-même et MM. Konaté et Compaoré, prévoyant son maintien en convalescence à l'étranger et la tenue d'une élection présidentielle "dans six mois".

"Cette déclaration est notre déclaration, elle ne m'a pas été imposée, elle ne nous a pas été imposée", a-t-il insisté.

"La question de ma candidature et celle des autres membres du Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD, junte) aux futures élections présidentielles est définitivement réglée", a-t-il poursuivi.

"Le ministre de la Défense (le général Konaté, devenu président de la transition) a eu, de moi, la charge d'assurer l'intérim de la présidence de la République", a-t-il rappelé.

"Le président intérimaire et moi-même continuerons la concertation dans l'intérêt d'une transition réussie qui aboutira à l'élection d'un président démocratiquement choisi par les Guinéens", a précisé le capitaine Camara, arrivé mardi dernier au Burkina après une hospitalisation de plus d'un mois au Maroc.

Le capitaine Camara, arrivé au pouvoir à la faveur d'un coup d'Etat militaire le 23 décembre 2008, s'est ensuite adressé à ses partisans.

"Depuis que je suis arrivé ici à Ouagadougou, je sais que beaucoup de gens ont pris d'assaut l'aéroport de Conakry et certaines rues de la capitale, réclamant ainsi mon retour au pays", a-t-il assuré.

"Je vous comprends. Je vous demande de regagner vos domiciles et de vaquer à vos occupations dans le calme car des personnes mal intentionnées pourraient profiter de ces regroupements pour commettre des forfaitures et nous en faire ainsi porter la responsabilité", selon lui.

"J'ai la conviction que ce message sera compris par chacune et chacun de vous et je serai parmi vous bientôt", a-t-il ajouté.

(©AFP / 17 janvier 2010 19h06)

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16 janvier 2010 6 16 /01 /janvier /2010 19:09


bonne-annee

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NDLR : Depuis déjà plusieurs semaines en ce début d'année nouvelle, nous n'avons cessé d'alerter l'opinion sur le sort de Charles Massi qui aurait été arrêté à proximité de Ngaoundaye par les Tchadiens et livré à Bozizé. Nous avions également exigé que ce dernier apporte soit un démenti ou un signe de vie quelconque, ou même le présenter à la presse. Bozizé est demeuré complètement sourd à nos incessants appels. Il y a seulement 48 heures encore, son épouse Denise Massi qui s'est résolue à se rendre sur place à Bangui, a été arrêtée sans ménagement par la garde présidentielle et refoulée vers Paris pour des prétendues raisons d'Etat. 
De retour à Paris, elle annonce aujourd'hui la mort de son mari survenue dans la tristement célèbre prison spéciale de Bozizé surnommée "Guantanamo" par les Centrafricains, après les tortures qu'il a subies. Le pire que nous craignions est donc arrivé à un homme dont, même si on n'approuve pas ses méthodes de lutte politique, ne saurait faire l'objet d'un tel sort.
On croyait que ces méthodes d'exécutions sommaires naguère courantes sous le régime Bokassa, étaient à jamais révolues en Centrafrique. Il faut croire que non puisque Bozizé, ancien aide de camp de Bokassa, les réhabilite au moment même où se tient le sommet des chefs d'Etat de la CEMAC à Bangui.
Nous osons espérer que ce qui ressemble déjà à un assassinat politique dont Bozizé portera et assumera toute la responsabilité, ne laissera pas indifférente cette auguste assemblée.  

 

Communiqué de la famille MASSI


Charles MASSI torturé et assassiné par François BOZIZE.

 

1

De sources concordantes, l’Ex-Ministre d’Etat, Président-Fondateur du FODEM et Président du Bureau Politique de la CPJP, le Pharmacien-Colonel Charles MASSI, a été torturé et assassiné par le Général-Pasteur-Président François BOZIZE et ses sbires.

 

Selon les informations recueillies sur le terrain à Bossembélé et également fournies par l’entourage de François BOZIZE et de son fils Francis BOZIZE ainsi qu’auprès des éléments de la garde présidentielle, Charles MASSI a été torturé par François BOZIZE en personne et est mort depuis le vendredi 8 janvier 2010 vers 19h à Bossembélé, des suites des tortures qu’il a subies.

 

Des éléments Tchadiens, Camerounais et Centrafricains et certains éléments parlant parfaitement le français, ont organisés le 19 décembre 2009, dans la zone de Ngaoundaye (Centrafrique), l’enlèvement de Charles MASSI qui a été remis à François BOZIZE lors des festivités de fin d’années organisées à Sahr par Idriss Déby.

 

La famille, les amis de Charles MASSI et son parti le FODEM exigent que le Président François BOZIZE apporte la preuve que leur père, époux et leader, est en vie. A défaut, nous demandons aux autorités centrafricaines de remettre son corps à sa famille.

 

Nous rappelons que l’épouse de Charles MASSI qui était arrivé à Bangui le jeudi 14 janvier 2010 au matin, a été expulsée « manu-militari » par les autorités centrafricaines, de son propre pays et le jour même de son arrivée, alors qu’elle s’était rendue à Bangui pour s’enquérir du sort réservé à son époux.

 

Le FODEM en appelle à toutes les forces vives de la nation, aux partis politiques

centrafricains, aux Chefs d’Etats de la CEMAC et aux Hommes de bonne volonté afin qu’ilsnous assistent dans la manifestation de la vérité.

 

Fait à Paris, le 16 janvier 2010.

 

Pour le Bureau Politique du FODEM Pour la famille

Le Secrétaire du FODEM France

 

M. Eric NERIS                                                        Mme Denise MASSI

 

www.fodem.org eric.neris@fodem.org charles.massi@fodem.org

Eric NERIS Tél : 06 62 36 21 11 – Denise MASSI – Tél : 06 28 27 65 87

 






Centrafrique: Charles Massi mort "des suites de tortures"
LIBREVILLE (AFP) - 16.01.2010 16:51-L'ex-ministre et chef rebelle centrafricain Charles Massi est mort le 8 janvier "des suites des tortures qu'il a subies", ont annoncé son épouse et son parti politique dans un communiqué transmis samedi à l'AFP à Libreville.

L'ex-ministre et chef rebelle centrafricain Charles Massi est mort le 8 janvier "des suites des tortures qu'il a subies", ont annoncé son épouse et son parti politique dans un communiqué transmis samedi à l'AFP à Libreville.

 

L'ex-ministre et chef rebelle centrafricain Charles Massi est mort le 8 janvier "des suites des tortures qu'il a subies", ont annoncé son épouse et son parti politique dans un communiqué transmis samedi à l'AFP à Libreville.

Aucun commentaire n'avait pu immédiatement être obtenu de source officielle ou militaire à Bangui.

 

"Charles Massi a été torturé (...) et est mort depuis le vendredi 8 janvier 2010 vers 19H00 à Bossembélé (150 km au nord-ouest de Bangui) des suites des tortures qu'il a subies", déclarent dans leur communiqué Denise Massi, son épouse, et Eric Neris, secrétaire en France du Forum démocratique pour la modernité (Fodem), son parti politique.

 

Ils indiquent se fonder sur des "informations recueillies sur le terrain à Bossembélé et également fournies par l'entourage de François Bozizé (président centrafricain) et de son fils Francis Bozizé" ainsi que par "des éléments de la garde présidentielle".

 

"La famille, les amis de Charles Massi et son parti, le Fodem, exigent que le président François Bozizé apporte la preuve que leur père, époux et leader, est en vie. A défaut, nous demandons aux autorités centrafricaines de remettre son corps à sa famille", ajoutent-ils.

 

La semaine dernière, Mme Massi, Franco-Centrafricaine vivant en France, avait indiqué être sans nouvelles directe de son époux depuis le 18 décembre. Elle avait fait état d'informations officieuses évoquant l'arrestation de M. Massi et son incarcération à Bossembélé.

 

© 2010 AFP

 

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16 janvier 2010 6 16 /01 /janvier /2010 01:28


bonne-annee

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Le texte intégral de l'accord conclu ce 15 janvier 2010 à Ouagadougou par Blaise Compaoré, le médiateur dans la crise guinéenne, Sékouba Konaté, président par intérim de la junte au pouvoir en Guinée, et Dadis Camara, le chef de la junte.



- Considérant la désignation de Son Excellence Monsieur Blaise Compaoré, président du Burkina Faso, comme médiateur dans la crise en République de Guinée ;

- Résolus à favoriser la réconciliation des Guinéens avec eux-mêmes et à rétablir la confiance entre gouvernants et gouvernés, par le respect, la confiance et la reconnaissance mutuelle ;

- Déterminés à rétablir en République de Guinée un Etat de droit démocratique, respectueux des libertés individuelles et collectives et des principes de la bonne gouvernance ;

- Ayant à l’esprit les différents entretiens organisés par le Médiateur aux fins de rétablir le dialogue politique entre les différentes composantes de la société guinéenne ;

- Engagés à œuvrer solidairement pour créer en République de Guinée les conditions d’un retour à l’ordre constitutionnel normal et d’une transition démocratique consensuelle et apaisée ;

- Se référant aux délibérations et résolutions de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), de l’Union africaine (UA), de l’Organisation des Nations unies (ONU) et du Groupe International de Contact sur la Guinée (GIC-G) ;

- Après des consultations menées à Ouagadougou, les 13 et 14 janvier 2010 ;

Le capitaine Moussa Dadis Camara, président du Conseil National pour la Démocratie et le Développement (CNDD) et président de la République de Guinée, le général Sékouba Konaté, vice-président du CNDD, ministre de la Défense, président de la République par intérim, et Son Excellence Monsieur Blaise Compaoré, président du Burkina Faso et médiateur dans la crise en République de Guinée, se sont accordés sur les mesures suivantes en vue d’une transition pacifique en Guinée :

1. Le respect des libertés publiques, y compris de la liberté de presse et d’opinion ;

2. La garantie de la sécurité des personnes et des biens ;

3. La réorganisation et la réforme des Forces de Défense et de Sécurité ;

4. La création d’un Conseil National de Transition (CNT), organe politique délibérant, dirigé par une personnalité religieuse et composé de 101 membres représentant toutes les composantes de la société guinéenne ;

5. La nomination d’un Premier ministre, président du Conseil des ministres, issu du Forum des Forces Vives de Guinée ;

6. La formation d’un gouvernement d’Union nationale ;

7. La révision des listes électorales ;

8. L’organisation, dans un délai de 6 mois, de l’élection présidentielle à laquelle ne participeront pas les membres du Conseil National de Transition, le chef de l’Etat de Transition, les membres du CNDD, le Premier ministre, les membres du gouvernement d’Union nationale et les membres des Forces de Défense et de Sécurité en activité ;

9. Le recours à des observateurs civils et militaires de la CEDEAO ;

10. La mise en place d’un organe de suivi, d’évaluation et d’accompagnement ;

11. Les signataires de la présente déclaration appellent instamment la communauté internationale à apporter son concours politique, financier et technique pour la mise en œuvre des mesures ci-dessus arrêtées ;

12. Son Excellence Monsieur Blaise Compaoré, président du Burkina Faso et médiateur dans la crise guinéenne, désignera un représentant spécial auprès des autorités de la transition de la République de Guinée.

Clôturant leurs fructueuses concertations, Son Excellence Monsieur Blaise Compaoré, président du Burkina Faso et le président de la République de Guinée par intérim, le général Sékouba Konaté, se sont réjouis de l’évolution satisfaisante de l’état de santé du président du CNDD, le capitaine Moussa Dadis Camara.

Ils lui ont exprimé leur totale solidarité et leur compassion pour la dure épreuve qu’il a subie, tout en lui souhaitant un prompt rétablissement.

Le président du CNDD, le capitaine Moussa Dadis Camara, en retour, leur a exprimé sa profonde gratitude pour les précieux soutiens en tous genres dont il a bénéficié de leur part. Il a par ailleurs, dit avec force qu’il prend librement un temps de convalescence, tout en restant disponible pour apporter sa contribution aux acteurs de la transition.

Enfin, Son Excellence Monsieur Blaise Compaoré, président du Burkina Faso et médiateur dans la crise guinéenne, Monsieur le président du CNDD, Président de la République de Guinée et Monsieur le vice-président du CNDD, président de la République de Guinée par intérim, adressent leurs chaleureux remerciements à sa Majesté, le Roi Mohammed VI, ainsi qu’à toutes les autorités marocaines, y compris le corps médical, pour avoir accueilli, avec beaucoup de générosité, et soigné avec beaucoup de professionnalisme et d’affection, le capitaine Moussa Dadis Camara.

Fait à Ouagadougou, le 15 janvier 2010

Le président du CNDD, président de la République de Guinée :

Capitaine Moussa Dadis Camara

Le vice-président du CNDD, président de la République de Guinée par intérim :

Général Sékouba Konaté

Le médiateur dans la crise en Guinée :

Blaise Compaoré





Accord pour la Guinée: "étape décisive" ouvrant la voie à une coopération

PARIS - L'accord pour la Guinée signé vendredi à Ouagadougou, prévoyant un maintien à l'étranger de Moussa Dadis Camara et une présidentielle dans "six mois", est "une étape décisive" ouvrant la voie à une coopération, a dit samedi le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner.

"Grâce aux engagements pris (...), la Guinée vient de franchir une étape décisive dans la sortie de la crise qu'elle traverse depuis un an et sur le chemin de l'Etat de droit et de la justice", souligne-t-il dans un communiqué.

"La France appuiera résolument la mise en oeuvre de cette Déclaration (de Ouagadougou) et, dans ce cadre, pourra reprendre prochainement sa coopération. Elle s'efforcera de mobiliser en ce sens les partenaires de la Guinée afin qu'ils puissent accompagner ce processus vers des élections", ajoute-t-il.

"La France assure de son soutien le général Sekouba Konaté (numéro deux guinéen) dans la mise en oeuvre des dispositions de cette Déclaration", précise Bernard Kouchner, qui ne mentionne pas le sort réservé au chef de la junte.

Le ministre français avait estimé récemment qu'un éventuel retour en Guinée, ex-colonie française, de Dadis Camara, pouvait provoquer une "guerre civile";

"La France encourage les Forces vives à apporter une participation active à la transition et salue, dans ce cadre, leur proposition de candidats au poste de Premier ministre", poursuit-il.

"La désignation rapide par le général Konaté d'un Premier ministre civil devrait concrétiser le lancement de cette phase décisive de la transition à laquelle tous les Guinéens aspirent depuis de si longs mois. Ce Premier ministre et son gouvernement d'union nationale devront relever un défi historique: permettre au peuple guinéen d'élire, de façon libre et transparente ses dirigeants".

Le ministre félicite enfin le président burkinabé Blaise Compaoré pour sa médiation.

(©AFP / 16 janvier 2010 00h54)



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16 janvier 2010 6 16 /01 /janvier /2010 01:05


bonne-annee

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Hawa Ahmed Youssouf nommée représentante spéciale de l’Union Africaine en Centrafrique


(Agence Djiboutienne d'information 15/01/2010)

L’ex ministre déléguée à la Coopération internationale, Mme Hawa Ahmed Youssouf, vient d’être nommée par le président de la Commission de l’Union Africaine, Jean Ping, comme sa nouvelle représentante spéciale à Bangui, en République Centrafricaine.

La nomination de Mme Hawa Ahmed à ce poste, où elle sera chargée notamment de poursuivre le processus de stabilisation en cours dans ce pays, ouvre un nouvel horizon aux femmes africaines puisque c’est la toute première fois qu’elles accèdent à un tel poste au sein de l’UA.

L’ex ministre a exprimé sa fierté et sa reconnaissance au président de la République, M. Ismaïl Omar Guelleh, qui œuvre en faveur de la promotion des compétences djiboutiennes à des postes importants dans les instances régionales et internationales.

Titulaire d’une maîtrise en Droit, option relations internationales, obtenue en 1991 à l’Université de Reims en France, Mme Hawa Ahmed Youssouf a été en 1999 la première femme à occuper des fonctions ministérielles à Djibouti.

Ministre déléguée chargée de la Promotion de la Femme et des Affaires sociales jusqu’en 2005, elle est nommée ensuite au poste de ministre déléguée à la Coopération internationale.

Hawa Ahmed Youssouf quitte le gouvernement en 2008, pour redevenir simple Conseillère technique à la Primature, et professeure de relations internationales à l’Université de Djibouti.


YHB

© Copyright Agence Djiboutienne d'information

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15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 23:04


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Le Président Bozizé croit à l’idée reçue et répandue selon laquelle : « le Centrafricain est naïf ; il n’est pas compliqué ; il suffit de lui payer régulièrement son salaire pour lui permettre de s’acheter sa bière et il te foutra la paix ». En plus, il est convaincu que payer doublement le salaire à la veille d’une échéance électorale accroîtra sa courbe de popularité et doublera sa chance de conserver le pouvoir. Fort de cette conviction, le régime a payé 4 mois de salaire en deux  mois consécutifs, Novembre  et Décembre 2009 aux fonctionnaires.  Il ignore que le salaire est le fruit d’un travail fourni, un droit et non une faveur que le gouvernement est obligé d’honorer.

 

 Cependant, utiliser le salaire comme carotte pour gagner des voix aux élections relève d’un manque de respect total du peuple centrafricain et constitue de la démagogie. Patience, nous savons tous que la maison du démagogue s’écroulera sur lui tôt ou tard.

 

En novembre 2009, le gouvernement a reçu du FMI une manne financière d’une valeur nette de 26 milliards de F CFA soit l’équivalent de 10 mois de salaire des fonctionnaires de l’Etat.

De cette somme, 10 milliards de F CFA  ont été utilisés pour payer les salaires des fonctionnaires, il reste donc 16 milliards de F CFA. Où est donc passé le reste de l’argent? Servira t-il encore à acheter des armes ou de réserve pour monnayer des voix lors des prochaines élections ?

  

Aussi, depuis le 15 mars 2003, le régime a reçu plus de 110 milliards de FCFA d’appui budgétaire hors projet, soit 5 fois plus que ce que les régimes précédents réunis ont reçu. A titre d’exemple, pour la seule période du 15 mars  au 18 novembre 2003, le régime a reçu 11,8 milliards d’appui budgétaire hors projet (BEAC : 3,4 milliards ; CEMAC : 5 milliards ; Chine : 2,7 milliards ; France : 0,7 milliard).

 

Le régime a accumulé 5 mois d’arriérés de salaires de Mars 2003  à fin Octobre 2009. Sur la même période, la position nette du gouvernement s’est considérablement dégradée : l’endettement de l’Etat  vis-à-vis des banques primaires s’élève aujourd’hui  à près de 21 milliards de F CFA contre 1,8 milliard de F CFA à fin février 2003.  Cette somme (21 milliards de F CFA) rapportée à la masse salariale mensuelle donne 9 mois de salaires financés par emprunt bancaire.  Ce qui revient à déduire qu’en réalité, les arriérés du régime s’élèvent à 14 mois en 6 ans contre les 22 mois d’arriérés des régimes précédents réunis. La dette de la Banque Centrale sur l’Etat s’élève à plus de 50 milliards de F CFA à fin 2009 contre 17 milliards de F CFA à fin février 2003. L’Etat centrafricain avait reçu à deux reprises en 2004 et 2005 respectivement 12,5 milliards soit un total de 25 milliards de F CFA à titre d’emprunts. Qu’à t-il fait de toutes ces ressources (ressources propres, emprunts bancaires et concours extérieurs) ? 

 

Dans l’esprit de continuité de service de l’Etat, ces ressources seront remboursées par toute la collectivité, nos enfants et nos petits enfants alors que le Président Bozizé se mettra à l’abri avec toute sa nombreuse progéniture. C’est au nom du peuple que le gouvernement a emprunté ces ressources ; peut-il simplement en rendre compte au peuple ?

Même si le gouvernement a utilisé 10 milliards de F CFA pour les salaires des fonctionnaires, pourquoi ne pense t-il pas à rembourser les banques locales à qui il doit plus de 21 milliards de F CFA et qui manquent cruellement de liquidités ?  Pourquoi ne rembourse t-il pas les entreprises locales à qui il doit plus de 9 milliards de F CFA, elles qui manquent cruellement de fonds de roulement et ne peuvent payer leurs fournisseurs ?

 

Les dommages sur l’économie centrafricaine dus au non remboursement des prêts contractés par l’Etat auprès des banques et des entreprises locales seront considérables.

Comment réussira t-il à payer les salaires quand il aura épuisé les 26 milliards du FMI ?

 

Il faut noter néanmoins que le paiement de salaires aux fonctionnaires est une bonne chose en soit quelque soit les moyens utilisés. Mais le fonctionnaire qui est payé, souhaiterait avoir en face des structures sanitaires viables pour se soigner lorsqu’il tombe malade, une école publique digne d’accueillir ses enfants, des produits alimentaires et des biens de première nécessité à la portée de sa bourse, la sécurité de ses biens assurée.

 

Il existe d’autres situations sérieuses sur lesquelles le régime s’efforce de fermer les yeux. La pauvreté augmente, le pays est confronté à des pénuries de tout genre (alimentaires, eau potable, électricité…) et des tracasseries de toutes sortes. Les Centrafricains vivent dans une société grise et terne.

 

Aujourd’hui, on ne peut pas :

 

-          se soigner faute de médicaments et d’infrastructures sanitaires ; les hôpitaux préfectoraux sont démunis (il n’y a plus d’appareils de radiologie, de groupes électrogènes en provinces) ; les hôpitaux deviennent des mouroirs ;

-          inscrire les enfants dans les écoles publiques : niveau de l’enseignement très bas, près de 300 élèves par classe pour 3 heures de cours par jour ; certains élèves prennent les cours debout ;

-          s’inscrire à l’Université de Bangui. Construite à l’origine en 1972  pour accueillir 1500 étudiants, elle en accueille  aujourd’hui plus de 7000. Même la faculté de droit ne dispose pas encore d’amphi théâtre. La bibliothèque universitaire n’est que de nom. Les professeurs sont rares, on peut compter seulement 4 professeurs agrégés en médecine.

-          circuler librement sur l’ensemble du territoire à cause des tracasseries administratives, des barrières des forces de sécurité et des rebelles. L’état défectueux des routes et des pistes rurales limite sérieusement les déplacements des véhicules. Les routes ne sont plus que des nids de poule en saison sèche, et de fondrières en saison de pluie ;

-       se nourrir décemment. Le Centrafricain ne mange plus qu’une  seule fois par jour en raison de la dégradation de son pouvoir d’achat. L’abattement de salaires qui est une mesure temporaire reste en vigueur et les prix des denrées de première nécessité sont multipliés par trois (3). Le gouvernement clame tout haut la maîtrise de l’inflation (2,5% chiffre officiel) mais les denrées alimentaires sont rares et coûteuses sur le marché. A titre d’exemple, la cuvette de manioc qui coûtait en 2003 1500 FCFA, coûte en 2009 4500 F CFA. La viande qui est un produit commun pour le Centrafricain n’est plus à la portée de sa bourse: le pied de bœuf coûte 1000 F CFA contre 250 F CFA la pièce en 2003 à Bangui et j’en passe.

-         

Aujourd’hui, plus que jamais, beaucoup de cadres compétents quittent le pays pour se réfugier à l’étranger. Il n’est pas étonnant de trouver des cadres de haut niveau qui pourtant aiment leur pays, s’installer en France, aux Etats-Unis, au Canada et dans d’autres pays du monde. Chez eux, ces cadres sont laissés pour compte pour la simple raison qu’ils ne sont pas de « l’ethnie appropriée » ou ne sont pas membres du parti KNK. 

  

Le désordre généralisé, la corruption et la violence, sont devenus les instruments politiques du pouvoir en place. Ils sont pratiqués par un groupuscule d’individus qui bénéficient de l’impunité. La loi et l’ordre devraient être les premières missions de tout gouvernement digne de ce nom.

 

 L’activité minière est devenue une exclusivité de la famille présidentielle avec un groupuscule d’opérateurs mafieux. Il s’en est suivi une famine dans le Sud Ouest (Nola, Carnot, Berbérati…). Les collecteurs de diamants et les ouvriers miniers privés d’activités et donc de ressources sont devenus des parias de la société.

 

Le  général Bozizé a imposé sa religion « le christianisme céleste en Afrique » au gouvernement et au pays. Il est lui-même membre du clergé pour devenir « un leader » spirituel voué à l’apostolat. En principe, un gouvernement doit rester laïc et doit reconnaître les citoyens quels que soient leur église, leur origine et leur parti. Mais depuis la prise de pouvoir de Bozizé, le temple ne désemplit pas et la secte gagne tous les jours de nouveaux adeptes à la recherche soit d’un emploi soit de faveur ou d’argent.

 

Sans être, comme l’affirme Sigmund Freud, «un métier impossible » la politique est certainement un métier difficile.

Alors qu’est ce qu’on a fait du reliquat de 16 milliards de F CFA ?

 

Le régime dispose de beaucoup de chiffres qui ne sont pas des chiffres réels mais seulement des chiffres magiques (taux d’inflation de 2 ,5% en 2010 ; taux de croissance 3,5% en 2010 et qu’est ce qui va tirer cette croissance ?…etc) pour satisfaire la demande des institutions internationales. Pour le président Bozizé, la question du  développement est du ressort exclusif de la communauté internationale. Il a d’autres  priorités : son maintien au pouvoir ou la préparation de son départ en exil.

 

Si le régime était conscient, responsable, il aurait mis en place un programme d’urgence dans les domaines de la santé, de l’éducation et de la restauration de  l’autorité de l’Etat, financé avec ce pactole afin de soulager la souffrance des uns et des autres:

 

-       le domaine de la santé : recruter du personnel contractuel en l’occurrence ceux qui sont en instance d’intégration ; améliorer les infrastructures sanitaires à savoir équiper les hôpitaux d’appareils de radiologie et les blocs obligatoires, fournir suffisamment de produits pharmaceutiques et de l’oxygène pour éviter les ruptures d’approvisionnement sur une certaine période (4 milliards de F CFA) ;

-       le domaine de l’éducation : recruter du personnel contractuel en l’occurrence ceux qui sont en instance d’intégration ; améliorer les infrastructures scolaires fournir des tables bancs (5000), matériels didactiques, mettre à disposition un budget pour la formation de professeurs agrégés toutes disciplines confondues, construire ou commencer un amphithéâtre pour la faculté de droit et Sciences économiques (un hangar existe à cet effet) (5 milliards de F CFA) ; 

-       La restauration de l’autorité de l’Etat : réhabiliter les édifices publiques tant à Bangui qu’en provinces (2 milliards de F CFA).

 

Gandhi a dit « si un temps on peut croire que les méchants vont l’emporter, car avec la violence et le mensonge ils prennent rapidement l’avantage, il faut savoir qu’à la fin ce sont quand même les bons qui gagnent ».

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15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 23:01


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OUAGADOUGOU - Le chef de la junte guinéenne, le capitaine Moussa Dadis Camara, est apparu amaigri vendredi à Ouagadougou avec une longue cicatrice sur le coté droit du crâne, lors de sa première sortie publique depuis une tentative d'assassinat le 3 décembre, a constaté l'AFP.

Il était en tenue civile, avec un blouson beige sur un pantalon de toile vert, avec des lunettes de vue. Cette tenue contrastait avec celles de commando parachutiste, larges lunettes de soleil et béret rouge, qu'il affectionnait en public avant le 3 décembre.

Il marchait seul, sans aide, mais lentement. Le visage figé, il n'a pas parlé durant la cérémonie, se contentant de signer le document de sortie de crise pour la Guinée.

Le capitaine Camara, 44 ans, est arrivé d'une manière inopinée mardi soir dans la capitale burkinabè, après plus d'un mois d'hospitalisation au Maroc à la suite d'une blessure par balle à la tête lors d'une tentative d'assassinat par son aide de camp.

Lors de son arrivée mardi soir, sur une base militaire de Ouagadougou, par un vol spécial en provenance du Maroc, il était "soutenu par deux personnes" à la sortie de l'avion, marchait "difficilement", était habillé en civil et portait des lunettes de vue, selon un témoin.

"Il est lucide, il parle", avait alors indiqué à l'AFP une source à la présidence burkinabè. Les rumeurs les plus alarmistes avaient circulé ces dernières semaines sur son état de santé. Avant son arrivée au Burkina, il n'avait fait aucune apparition publique.

Dadis éprouve du mal à marcher et à parler, mais il va nettement mieux, avait confirmé une source occidentale.

Le chef de la junte avait été évacué au Maroc à bord d'un avion burkinabè, avec un médecin sénégalais à bord, le 4 décembre, plus de 12 heures après sa blessure, refusant dans la soirée du 3 décembre un avion mis à sa disposition par la présidence sénégalaise.

Selon l'accord de Ouagadougou, signé vendredi, Dadis Camara "prend librement un temps de convalescence tout en restant disponible pour apporter sa contribution aux acteurs de la transition". Le texte ne précise pas s'il restera au Burkina. Il loge pour l'instant dans une villa à Ouagadougou.

La communauté internationale, France et Etats-Unis en tête, redoutait plus que tout un retour en Guinée du capitaine Camara, mis en cause avec d'autres par des enquêteurs de l'ONU pour sa participation au massacre de plus de 150 opposants le 28 septembre à Conakry.

(©AFP / 15 janvier 2010 22h07)



Le retour de Dadis Camara menace la paix civile en Guinée, par Christophe Châtelot

LE MONDE | 15.01.10 | 09h12  •  Mis à jour le 15.01.10 | 14h19

La brise d'optimisme a tourné. De nouveau, la Guinée s'inquiète. "Atmosphère électrique dans les casernes", "risque de guerre civile" : même les observateurs généralement modérés – à l'image d'un Oury Bah, numéro deux de l'Union des forces démocratiques de Guinée, l'un des principaux partis d'opposition – redoutent des scénarios funestes.

Cette dramatisation est alimentée par la réapparition inattendue, mardi 12 janvier, du capitaine Moussa Dadis Camara sur la scène guinéenne. Certes, il ne s'agit encore que d'un demi-retour. En provenance du Maroc où il était hospitalisé depuis cinq semaines, Dadis a été déposé, contre son gré, à 1200 kilomètres de chez lui, à Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso.

"EN COLÈRE"

"Il pensait arriver à Conakry, il était très en colère. Le président [burkinabé] Blaise Compaoré a dû le calmer au téléphone", explique une bonne source à Ouagadougou. Mais, même à distance, Dadis Camara menace un fragile processus de transition démocratique, à peine amorcé.

La transmission du pouvoir des militaires aux civils avait pris forme avec l'éloignement de Conakry du capitaine putschiste. Avant son départ, Dadis, qui avait ramassé la mise, le 23 décembre 2008, au lendemain de la mort de Lansana Conté, s'était mis en tête de se présenter à l'élection présidentielle, prévue en janvier. Il avait juré auparavant de n'en rien faire.

Son ambition s'est brisée le 3 décembre 2009. Ce jour-là, le chef de la junte militaire tombait sous les balles de son aide de camp, Aboubacar "Toumba" Diakité. Cette tentative d'assassinat ressemblait à un règlement de comptes entre amis. Les deux hommes, que l'on disait inséparables, se rejetaient la responsabilité du massacre d'au moins 156 opposants, le 28 septembre 2009.

Une enquête de l'ONU sur ce massacre a recommandé à la Cour pénale internationale de les inculper tous les deux pour crimes contre l'humanité.

Faute d'informations fiables filtrant de l'hôpital militaire marocain de Rabat, où Dadis avait été transféré en urgence, tout a été dit sur son état de santé : mort sur le coup; légèrement blessé; réduit à l'état de "légume". La page Dadis semblait tournée.

Le général Sékouba Konaté, ministre de la défense, épargné par l'enquête sur une tuerie commise par les "bérets rouges" de la garde présidentielle, était devenu le porteur d'espoir d'une issue pacifique.

Certes, il a fallu pousser le président par intérim pour qu'il assume ses responsabilités. "La France et les Etats-Unis l'ont travaillé au corps lors d'une rencontre à Rabat [le 4 janvier]. Ils lui ont fait prendre des engagements fermes", explique un diplomate africain au fait du dossier.

Deux jours après ce rendez-vous, le général Konaté acceptait publiquement, à Conakry, "un premier ministre issu de l'opposition, nommé par elle-même" et chargé de conduire la transition jusqu'à une future élection présidentielle.

LES PARTISANS DE DADIS S'AGITENT

Mais, le 12 janvier, Dadis a réapparu. "Le Maroc voulant s'en débarrasser et la Centrafrique n'ayant pas voulu de lui malgré une demande française", selon le diplomate africain, Dadis a atterri à Ouagadougou.

Reçu, sans tapis rouge ni honneurs présidentiels, il est logé dans une villa, officiellement pour y poursuivre sa convalescence. "Car Dadis n'est pas, physiquement, en état de reprendre le pouvoir, nous affirme une très bonne source. Il a besoin d'encore au moins trois mois pour se relever de ses blessures et de l'embolie pulmonaire contractée au Maroc."

Mais rien ne dit que le Burkina Faso, présidé par l'ex-militaire putschiste Blaise Compaoré, que l'on dit proche de Dadis Camara, retiendra son hôte si celui-ci veut réellement partir. Malgré une forte pression internationale, de la France notamment, qui s'oppose fermement au retour du capitaine.

Déjà, plus Dadis se rapproche de la Guinée et plus ses partisans s'agitent. "Géographiquement, le Burkina Faso et la Guinée ne sont pas si éloignés, cela crée une dynamique pour déstabiliser notre pays", s'inquiète Oury Bah. Le 14 janvier, quelques centaines de "pro-Dadis", réunis devant l'aéroport de Conakry, réclamaient le retour de leur héros.

POUVOIR DE NUISANCE

Minoritaires dans le pays, ils disposent d'un réel pouvoir de nuisance. Notamment parce que les Forestiers (environ 7 % des 10 millions de Guinéens), l'ethnie du capitaine Dadis, tiennent des pans entiers de cette armée clanique, dont le contrôle et une profonde restructuration sont des éléments indispensables pour stabiliser un jour la Guinée.

Les soldats sont le principal facteur d'insécurité dans le pays et un certain nombre de casernes défient l'autorité du général Konaté. Celui-ci aura-t-il la poigne nécessaire pour contrecarrer le sursaut des pro-Dadis ? Ne sera-t-il pas tenté de jeter l'éponge, lui que l'on dit dépourvu d'ambitions politiques et qui porte comme un fardeau son intérim ?

Or, il n'est pas acquis que les "forces vives" lui facilitent le travail. Ce front anti-Dadis est aussi large que divisé. Aucun nom de premier ministre n'est sorti de ses discussions.

"Chacun veut placer son homme", regrette Mamadi Kaba, directeur de l'antenne guinéenne du Réseau africain de défense des droits de l'homme (Raddho). "Américains et Français finiront par imposer leur candidat", prédit-il. Avant que le "président" Dadis ne revienne à Conakry ? "Alors ce sera la guerre civile", annonce Mamadi Kaba.

Courriel : chatelot@lemonde.fr. Christophe Châtelot (Service international)



Szpiner au rapport

15 janvier 2010 par Billets d’Afrique et d’ailleurs...(Source :www. survie.org)



Après Balkany qui estimait, quelques jours avant le massacre du 28 septembre à Conakry, que la candidature à la présidentielle du chef de la junte guinéenne, le capitaine Camara « n’était pas un problème » (Billets d’Afrique octobre 2009), Le canard Enchaîné (23 décembre 2009) nous apprenait que Camara avait confié à l’avocat Francis Szpiner une mission d’enquête sur le massacre dont il est le principal responsable.


Szpiner
n’aura pas eu le temps de rendre son rapport après que Camara eut été victime d’une tentative d’assassinat de son aide de camp. « Lequel aurait forcément été accablant » conclut ironiquement Le Canard. Ce « consultant » a eu d’autres clients dans le passé : Bokassa en Centrafrique, par exemple, Ismaël Omar Guelleh, le dictateur et tortionnaire djiboutien ; ou Robert Montoya, fournisseur de « services de sécurité » au tyran togolais Eyadema ; et nombre de figures françafricaines.


Avec douze autres bons apôtres, Szpiner s’est rendu au Gabon en 1998 pour y enterrer la démocratie, en « observant » et avalisant la réélection frauduleuse d’Omar Bongo. Question subsidiaire : l’ancien avocat de Jacques Chirac a t-il accepté la rédaction de ce rapport à titre gracieux ou pas ?

 

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15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 19:37


bonne-annee

Cemac siège

 

Centrafrique : quatre chefs d'Etat d'Afrique Centrale arrivent à Bangui pour le sommet de la CEMAC

Bangui, 15 jan. (Acap)-Le chef de l’Etat centrafricain, le général François Bozizé, a accueilli, vendredi 15 janvier à l’aéroport Bangui M’poko, ses pairs de la Communauté économique et monétaires d’Afrique Centrale (CEMAC), venus participer à la 10ème conférence des chefs d’Etat de cette organisation.

Accompagnés de leurs épouses, Theodoro Obiang Nguema de la Guinée Equatoriale, Paul Biya du Cameroun, Idriss Déby Itno du Tchad et Denis Sassou Nguesso du Congo Brazzaville ont débarqué tour à tour à Bangui M’poko à partir de 16 heures (heure locale).

Le président gabonais, Ali Bongo, arrivera, quant à lui, dans la matinée du samedi 16 janvier, peu avant l’ouverture de la conférence, prévue en milieu de matinée.



APA-Douala
15-01-2010 (Cameroun) Le dixième sommet des chefs d’Etat de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) s’ouvre samedi à Bangui, la capitale centrafricaine, ont confirmé vendredi à APA, les autorités centrafricaines.

Le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement Cyriaque Gonda, qui a qualifié ce sommet « d’historique », a déclaré que toutes les dispositions ont été prises pour la réussite de ladite rencontre.

Il a indiqué que les six chefs d’Etat Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad - ont confirmé leur participation.

Des invités de marque parmi lesquels le président malien Amadou Toumani Touré, qui fut un temps commandant de la MINURCA (la Mission des Nations unies pour la République centrafricaine) et le président de Sao Tomé et Principe Fredique Melo De Menezes, prendront également part à la rencontre.

A ces deux chefs d’Etat invités devraient s’ajouter le secrétaire général de la Francophonie, le Sénégalais Abdou Diouf et le président de la Banque africaine de développement (BAD), le Rwandais Donald Kaberuka.

Les enjeux de ce sommet sont multiples au regard des efforts à fournir pur la réalisation d’une intégration sous régionale dans cet espace économique, indique-t-on.

Selon des sources proches de la Commission de la CEMAC, les chefs de l’Etat tableront prioritairement sur la réforme des institutions, le passeport CEMAC dont l’entrée en vigueur était prévu pour le 1er janvier 2010, la création d’une compagnie aérienne sous régionale dénommée AIR CEMAC, sans oublier la situation au sein de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) qui devrait avoir un nouveau gouverneur au sortir du sommet de Bangui.


NDLR : Les efforts des autorités de Bangui pour transformer ce sommet tournant, au demeurant ordinaire des chefs d'Etat de la CEMAC, en une réunion prétendument historique visant à cautionner ou légitimer leur mal gouvernance seront vains. Les chefs d'Etat de la CEMAC   roulés dans la farine en janvier 2009 par Bozizé pour leur extorquer 8 milliards soi-disant pour financer le DDR dans son pays, doivent lui exiger quelques explication puisqu'il a bloqué jusqu'ici cet argent, on ne sait pour quelle raison, mettant ainsi complètement en panne le DDR. Le processus électoral également est en panne du fait des agissements malhonnêtes d'un vrai faux pasteur qu'il a bombardé à la tête de la CEI. L'opposition vient de s'en retirer. Les plus vives inquiétudes existent sur le sort d'un chef rebelle, le colonel Charles Massi arresté dans l'espace CEMAC et dont l'épouse vient de faire l'objet d'une arbitraire et dictatoriale expulsion de Bangui. Cette mal gouvernance de Bozizé doit être stigmatisée.

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15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 19:16


bonne-annee

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OUAGADOUGOU - Un accord de sortie de crise en Guinée a été signé vendredi à Ouagadougou, prévoyant un maintien "en convalescence" du chef de la junte, le capitaine Moussa Dadis Camara, et l'organisation d'élections dans "six mois", selon un communiqué officiel.

L'accord a été signé par le capitaine Camara, le président intérimaire le général Sékouba Konaté et le médiateur dans la crise guinéenne, le président burkinabè Blaise Compaoré, a constaté l'AFP.

Le chef de la junte, blessé à la tête par balle lors d'une tentative d'assassinat le 3 décembre, "prend librement un temps de convalescence tout en restant disponible pour apporter sa contribution aux acteurs de la transition", selon le texte.

L'accord prévoit la création d'un "conseil national de transition", la mise en place d'un "gouvernement d'union" dirigé par un "Premier ministre, président du conseil des ministres, issu du Forces vives" (opposition, syndicats et société civile), et l'organisation d'élections "dans six mois".

(©AFP / 15 janvier 2010 18h49)

 

L'accord prévoit également que "les membres du Conseil national de transition, le chef d'Etat de transition, les membres du CNDD (Conseil national pour la démocratie et le développement, junte), le Premier ministre, les membres du gouvernement d'union nationale et les membres de forces de défense et de sécurité en activité" ne participeront pas à ce scrutin

Il prévoit aussi "le recours à des observateurs civils et militaires de la Cédéao", la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest.

Cet accord intervient après de difficiles tractations de haut niveau, entamées mercredi soir à Ouagadougou sur le sort du capitaine Camara, une question capitale pour une sortie de crise de ce pays instable d'Afrique de l'Ouest.

Ce dernier est arrivé d'une manière inopinée mardi soir dans la capitale burkinabè, après plus d'un mois d'hospitalisation au Maroc à la suite d'une blessure par balle à la tête lors d'une tentative d'assassinat le 3 décembre par son aide de camp.

Reflétant la position de la communauté internationale, les Etats-Unis ont souhaité jeudi que le président Compaoré "persuade" le chef de la junte de ne pas retourner en Guinée.

(©AFP / 15 janvier 2010 19h09)



Guinée: Paris souhaite un PM rapidement

AFP 15/01/2010 | Mise à jour : 15:54

La France a appelé aujourd'hui les Forces vives guinéennes "à désigner rapidement un premier ministre" alors que la question se pose d'un maintien en exil ou d'un retour en Guinée du chef de la junte, le capitaine Moussa Dadis Camara, actuellement au Burkina Faso.

"La France, avec tous ses partenaires, Africains en particulier, ne ménagera aucun effort pour que la Guinée puisse mener à son terme et réussir la transition en cours", a déclaré lors d'un point de presse le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Bernard Valero. Il a précisé que la France "était en contact régulier avec le président (burkinabè) Blaise Compaoré.

"Le rétablissement de la démocratie en Guinée demeure la priorité de la France et de la communauté internationale". Une solution à la crise "doit permettre la tenue d'élections libres et transparentes afin que la Guinée puisse se doter d'un pouvoir légitime", a ajouté le porte-parole.

Selon la présidence burkinabè, un "protocole d'accord sur le dossier guinéen", portant sur un maintien en exil ou un retour en Guinée de Dadis, devait être signé à Ouagadougou à 16h00 heure locale.

Les Etats-Unis ont souhaité jeudi que le président Compaoré "persuade" le chef de la junte de ne pas retourner en Guinée. Le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, avait récemment estimé qu'un tel retour pouvait entraîner "une guerre civile" en Guinée.




Guinée le chef par intérim de la junte a menacé de démissionner

DAKAR - Le dirigeant intérimaire de Guinée, le général Sékouba Konaté, a menacé jeudi soir de démissionner devant l'insistance de membres de la junte à vouloir ramener à Conakry leur chef, le capitaine Moussa Dadis Camara, a affirmé vendredi un membre de la junte.

Des responsables de la junte, dont le colonel Moussa Kéita, arrivés jeudi soir à Ouagadougou, ont "voulu coûte que coûte" ramener à Conakry le capitaine Camara, selon cette source jointe au téléphone par l'AFP dans la capitale burkinabè depuis Dakar et qui a été témoin de cette discussion entre les deux parties.

"Puisqu'il en est ainsi, je vous offre ma démission et vous allez voir comment vous allez rentrer en Guinée", leur a répondu le général Sékouba Konaté, selon la même source s'exprimant sous couvert de l'anonymat.

Après ces vifs échanges traduisant de profondes divisions au sein du pouvoir militaire, les deux parties ont convenu de revoir vendredi le médiateur, le président burkinabè Blaise Compaoré, et d'arrêter une position commune, a-t-on ajouté.

Des discussions de haut niveau se déroulent depuis mercredi soir à Ouagadougou sur le maintien en exil ou le retour en Guinée du chef de la junte.

Ce dernier est arrivé par surprise mardi soir dans la capitale burkinabè, après plus d'un mois d'hospitalisation au Maroc à la suite d'une blessure par balle à la tête lors d'une tentative d'assassinat le 3 décembre par son aide de camp.

Jeudi soir, les partisans du capitaine Camara ont fait monter la pression: un "collectif" composé des membres de la junte et "des chefs d'Etat-major des armées" a "exigé le retour en Guinée du président de la République", le capitaine Camara, selon un communiqué lu à la télévision publique guinéenne.

Ce "collectif" a envoyé à Conakry une délégation menée par le ministre-secrétaire permanent du Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD, junte) Moussa Kéita, proche du capitaine Camara.

"A son arrivée à Ouagadougou, la délégation guinéenne a été reçue par le président Compaoré avant qu'il ne la conduise à la villa du capitaine Camara", a expliqué à l'AFP le même membre de la junte.

"Elle a eu un entretien de plusieurs heures avec le président de la junte" puis s'est rendue "à l'hôtel du général Konaté qui, dans un premier temps, a refusé de les recevoir", a-t-il poursuivi.

"Après de longues et interminables tractations, Konaté se résoud à recevoir cette délégation" et entame la discussion en lançant au chef de la délégation: "toi Moussa, tu veux la guerre en Guinée? tu l'auras". "Non, mon général, non", aurait alors répliqué le colonel Kéita.

Selon le même récit, le général Konaté, soutenu par la communauté internationale, répond alors: "oui, tu veux que le pays brûle, tu sais que Dadis nous a trahi, il a trompé tout le peuple, arrêtons de faire croire à l'étranger que nous sommes populaires, c'est faux, le peuple est fatigué de nous".

(©AFP / 15 janvier 2010 11h51)

 

Sékouba Konaté : "Dadis nous a trahi"

Linternationalmagazine.com le 15/01/2010

Devant l’insistance de membres de la junte à vouloir ramener à Conakry leur chef, le capitaine Moussa Dadis Camara, le dirigeant intérimaire de Guinée, le général Sékouba Konaté, a menacé jeudi soir de démissionner.


Des responsables de la junte, dont le colonel Moussa Kéita, arrivés jeudi soir à Ouagadougou, ont "voulu coûte que coûte" ramener à Conakry le capitaine Camara, selon cette source jointe au téléphone par l’AFP dans la capitale burkinabè depuis Dakar et qui a été témoin de cette discussion entre les deux parties. "Puisqu’il en est ainsi, je vous offre ma démission et vous allez voir comment vous allez rentrer en Guinée", leur a répondu le général Sékouba Konaté, selon la même source s’exprimant sous couvert de l’anonymat.

Jeudi soir, les partisans du capitaine Camara ont fait monter la pression : un "collectif" composé des membres de la junte et "des chefs d’Etat-major des armées" a "exigé le retour en Guinée du président de la République", le capitaine Camara, selon un communiqué lu à la télévision publique guinéenne.

Ce "collectif" a envoyé à Conakry une délégation menée par le ministre-secrétaire permanent du Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD, junte) Moussa Kéita, proche du capitaine Camara. "A son arrivée à Ouagadougou, la délégation guinéenne a été reçue par le président Compaoré avant qu’il ne la conduise à la villa du capitaine Camara", a expliqué à l’AFP le même membre de la junte.

"Elle a eu un entretien de plusieurs heures avec le président de la junte" puis s’est rendue "à l’hôtel du général Konaté qui, dans un premier temps, a refusé de les recevoir", a-t-il poursuivi. "Après de longues et interminables tractations, Konaté se résoud à recevoir cette délégation" et entame la discussion en lançant au chef de la délégation : "toi Moussa, tu veux la guerre en Guinée ? Tu l’auras". "Non, mon général, non", aurait alors répliqué le colonel Kéita.

Selon le même récit, le général Konaté, soutenu par la communauté internationale, répond alors : "oui, tu veux que le pays brûle, tu sais que Dadis nous a trahi, il a trompé tout le peuple, arrêtons de faire croire à l’étranger que nous sommes populaires, c’est faux, le peuple est fatigué de nous".

Des discussions de haut niveau se déroulent depuis mercredi soir à Ouagadougou sur le maintien en exil ou le retour en Guinée du chef de la junte. Ce dernier est arrivé par surprise mardi soir dans la capitale burkinabè, après plus d’un mois d’hospitalisation au Maroc à la suite d’une blessure par balle à la tête lors d’une tentative d’assassinat le 3 décembre par son aide de camp.

Après ces vifs échanges traduisant de profondes divisions au sein du pouvoir militaire, les deux parties ont convenu de revoir vendredi le médiateur, le président burkinabè Blaise Compaoré, et d’arrêter une position commune.

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