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24 janvier 2010 7 24 /01 /janvier /2010 00:57


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Bangui, 21 jan. (ACAP) –Le premier congrès des femmes ouvrières du parti travailliste KWA NA KWA du Président François Bozizé, s'est ouvert jeudi 21 janvier à Bangui, en présence du président du bureau politique M. Joseph Kitiki Kouamba, du président de l’Assemblée Nationale, Célestin le Roy Gaombalet et de la présidente de l’organisation nationale des femmes ouvrières, Mme Annette Aoudou Packo.

Une centaine de femmes ouvrières venues de Bangui et des seize préfectures de la République Centrafricaine prennent part à ce congrès de deux jours. L'ordre du jour de ces assises est entre autres l'examen des problèmes économique, politique, sociaux et de droit pour mieux appréhender l’origine des maux qui gangrènent la société centrafricaine depuis ces dernières décennies.

« Le président fondateur François Bozizé souhaite que les femmes et les hommes soient engagés à ses côtés pour relever le défi qui se pointe à l’horizon, d’une part, et assurer la transformation en profondeur de la société centrafricaine d'autre part», a déclaré M. Kitiki Kouamba.

Il a invité les femmes ouvrières à introduire dans leurs discussions la question de la place et du rôle de la femme dans le projet de société du parti KNK, la place du parti dans l’environnement politique centrafricain après les élections, afin de mieux conduire la politique de la reconstruction nationale avec son projet de société.

« L’idéologie du KNK consiste à tout mettre en œuvre pour assurer la reconstruction nationale et le développement de la République Centrafricaine par le travail rien que le travail dans la fraternité et la tolérance en magnifiant la devise, travail, justice et progrès », a pour sa part expliqué la présidente de l’organisation nationale des femmes Mme Packo.

A cet effet, a-t-elle fait remarquer, "le parti travailliste KNK n’est pas un parti ordinaire et classique, le KNK se veut l’espérance du peuple centrafricain".

 Elle a lancé un appel pressant à toutes les femmes patriotes et de bonne volonté, entre autres, fonctionnaires, commerçantes, cultivatrices étudiantes et élèves, afin que toutes celles qui reconnaissent et apprécient le fruit du KNK à briser les chaines du régionalisme ou du clanisme pour venir adhérer au parti KNK.

 Il faut rappeler que le parti travailliste KNK est créé le 13 octobre 2009 au congrès de Mbaïki dans la préfecture de la Lobaye, la philosophie essentielle est "le travail rien que le travail" ainsi que rassemblement de toutes les Centrafricaines et tous les centrafricains

 

NDLR : D’une source proche du cabinet présidentiel qui a requis l’anonymat, cette présidente nationale des femmes KNK, par ailleurs nièce et femme des missions secrètes de Bozizé, avait reçu beaucoup de fric et la responsabilité des travaux de réhabilitation de la Cité des 14 villas où devaient être logés les chefs d’Etat lors du récent sommet de la CEMAC à Bangui. 48 heures avant l’arrivée des hôtes de marque, Bozizé est entré dans une verte colère lorsqu’il s’est rendu lui-même sur les lieux pour constater que rien n’était prêt. Les travaux de peinture, de plomberie, de climatisation ainsi que l’équipement des villas étaient loin d’être  terminés alors que beaucoup d’argent avait été pourtant remis à Mme Annette Aoudou Pacco. Furieux, Bozizé a dû appeler l’entreprise DAMECA de Joseph Kamach à la rescousse pour rattraper in extremis les choses, moyennant encore un autre financement. Les parents de Bozizé ne savent faire qu’une seule chose : bouffer l’argent. Sur le plan du protocole de ce sommet, Bozizé a dû également faire appel en catastrophe à l’ex DG du protocole d’Etat Stanislas Moussa Kembé pourtant en poste depuis comme ambassadeur à Washington, pour qu’il rapplique dare-dare à Bangui car il y avait péril en la demeure. Il est vrai qu’il y a belle lurette, Bangui n’avait plus abrité un sommet avec autant de chefs d’Etat qui passent des nuits comme celui de la CEMAC qui vient de se dérouler. Le protocole d’Etat avait donc perdu la main…

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24 janvier 2010 7 24 /01 /janvier /2010 00:23


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BANGUI (AFP) - 23.01.2010 21:26 - La situation était tendue samedi soir dans la principale prison de la capitale centrafricaine après une tentative de mutinerie de ses détenus, a appris l'AFP de source pénitentiaire.

"Plusieurs dizaines de détenus ont été extraits de la prison entre 13H00 et 16H00 pour être répartis dans les commissariats de police et les brigades de gendarmerie, en attendant que la tension baisse à la prison de N'garagba", la principale maison d'arrêt de Bangui, a déclaré cette source.

Selon elle, pour protester contre de nouvelles mesures de sécurité, les prisonniers "ont saccagé dans la matinée le bureau du directeur et ont détruit tous les dossiers qui s'y trouvaient".

"Ils tentaient de s'attaquer aux autres locaux lorsqu'ils ont été intimidés par des tirs de sommation de la gendarmerie", qui n'ont fait aucun blessé, a ajouté la source. "Après les tirs, ils se sont mis à lancer des pierres et d'autres projectiles sur les voies longeant la maison d'arrêt, perturbant ainsi la circulation", a-t-elle précisé.

Un nouveau directeur "est en train de mettre de l'ordre au niveau de la maison d'arrêt et apparemment c'est comme si ces gens (les prisonniers)" n'acceptaient pas ces nouvelles mesures, a commenté samedi soir à la radio nationale le ministre de la justice Laurent Ngon Baba.

"C'est suite à des multiples cas d'évasion que nous avons pris des mesures tendant au renforcement" de la sécurité dans la prison, a-t-il dit.

Selon une source pénitentiaire, "les détenus de N'garagba et particulièrement ceux du quartier Maison Blanche (réservé aux condamnés pour malversations financières) ont l'habitude de monnayer leur sortie auprès des gardiens et passent ainsi deux à trois jours hors de la prison".

"D'autres encore, détenus pour des crimes de sang, vol à main armée, sortent le soir avec l'accord des gardiens pour aller commettre des forfaits et parfois s'en prendre à leurs (précédentes) victimes", a souligné cette source.

Entre 200 et 300 personnes sont incarcérées à N'garagba, de source pénitentiaire.

 

© 2010 AFP

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23 janvier 2010 6 23 /01 /janvier /2010 18:06


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Bangui, 22 jan (ACAP) Le haut Commissariat au Droit de l’Homme et à la bonne gouvernance se dit favorable à l'ouverture d’enquête pouvant permettre de faire la lumière sur les rumeurs faisant état de la mort de l’ancien ministre d’Etat, Charles Massi et chef de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), un des mouvements rebelles du pays, dans un communiqué publié vendredi 22 janvier 2010.

Selon le communiqué le haut commissariat aux Droits de l’Homme et à la Bonne gouvernance est "disposé à s’associer à tous travaux dans le sens de la recherche de cette vérité souhaitée". Car "depuis quelques semaines, des informations parfois contradictoires relayées par la presse tant nationale qu’internationale", poursuit le communiqué.

Par ailleurs, "Le Haut Commissariat aux droits de l’Homme et à la Bonne Gouvernance dont le principal rôle est de conduire la politique gouvernementale en matière de protection et de promotion des droits de l’homme en appelle à tout le monde à prendre ses responsabilité pour faire éclater la vérité".

Il convient de rappeler que depuis ces derniers temps, des rumeurs courent que Charles Massi serait mort suite à des tortures dans la prison de Bossembélé. Mais un communiqué du ministère de la défense nationale publié le jeudi 21 janvier dément cette affirmation.

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23 janvier 2010 6 23 /01 /janvier /2010 17:54


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Franck-Saragba.JPG

 «Mbi yéké doroko ala oko na oko », (en sango, langue nationale de Centrafrique) « je vais vous dépecer un par un ». Tel a été en substance le discours que le général-pasteur-frère-président, François Bozizé a  tenu le 31 décembre dernier à la nation et plus particulièrement à l’endroit des leaders  de l’opposition politique. Aussitôt dit, aussitôt fait. Le colonel Massi, président fondateur du Forum démocratique pour la modernité (FODEM), Président du Bureau Politique de la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP) aurait fait les  frais d’une planification macabre en attendant d’autres dépeçages. Cette inopportune exécution sommaire vient désespérément rallonger une liste déjà bien longue de victimes d’exactions commises par le régime en place au moment ou des efforts sont déployés de part et d’autres aussi bien par des acteurs locaux que les institutions internationales pour retrouver une paix durable en Centrafrique.

L’exaltation de la violence comme seul mode d’action politique du général Bozizé ne fait plus aucun doute pour ceux et celles qui s’en doutaient. Ainsi donc, les opposants aux régimes du général sont assimilés désormais aux gibiers destinés  à l’abattoir  par conséquent il faudra les  dépecer « un par un » selon les termes employés pour ne pas dire «les uns  après les autres, une  histoire de simple nuance pour ne pas basculer  d’une production artisanale morbide accompli avec délectation et savoir faire  à une banale production industrielle , certes, quantitativement supérieure mais sans saveur . Après le colonel massi, à qui le tour ? Invraisemblable !, Surréaliste !  Le degré zéro de la politique comme dirait l’autre. Qu’en pensent les autres leaders qui sont en sursis et  en instance d’être dépecer ? Comment doit-on prendre leur mutisme face à cet acte barbare ? Où sont les leaders d’opinions ? Où sont les juristes ? Où sont les intellectuels ? Où sont les organisations des droits de l’homme ? Où sont la FMI et la Banque mondiale qui n’arrêtent pas de donner leur caution morale sans aucune conditionnalité ni considération pour les droits humains ? Où est la cour pénale internationale ?

 Nous devrions tous nous lever  au-delà des convictions partisanes, idéologiques, confessionnelles comme un seul homme pour dénoncer cet acte contre le genre humain, contre la dignité de l’homme Centrafricain  quelque soit le degré de culpabilité de l’accusé. Ce, conformément au mot « dignité » qui est inscrit sur le fronton de notre république , aux principes de la séparation des pouvoirs, aux dispositions contre la peine de mort que les représentants de la nation et les législateurs ont gravé dans la loi fondamentale, en totale adéquation avec la convention de Genève du 12 Août 1949,  aux deux protocoles additionnels du 08 juin 1977  et celui de 2005 relatifs sur le droit des prisonniers de guerre.

Oui, mais le colonel Massi et ses hommes aussi ont tué nos parents nous diriez-vous. La violence brute et brutale en  politique instaurer et banaliser en règle de fonctionnement  par les différents gouvernants qui se sont succédé à la tête de notre pays a fini  par avoir raison de notre humanité. En acceptant cela, n’acceptons-nous pas implicitement  et officiellement que nous-mêmes ne faisions pas partie des hommes ? La partie aveugle, rébarbative et latente de l’animalité qui est en chacun de nous ne doit prendre le dessus à aucun moment et pour aucune raison sur notre condition éclairée et rationnelle d’être humain.

 Tuer pour être tué à son tour, voilà le triste dessein de l’homme politique centrafricain. On s’engage en politique pour ne pas tuer ni pour se faire tuer.  S’il est vrai que nous condamnons fermement la méthode de la lutte politique  par les armes sous toutes ses formes comme semblait l’affectionner le colonel Massi, il n’en demeure pas moins que ce dernier avait été fait prisonnier par conséquent, des dispositions devraient être prises afin de le faire comparaitre devant un tribunal. Sinon nous devenons de facto des anarchistes ni foi ni loi en voulant jouer les justiciers. Les centrafricains ne demandent qu’à comprendre le pourquoi et le comment des choses. En éliminant Massi d’une manière expéditive, ne cherche t’on pas à nous cacher une certaine vérité, des zones d’ombres que seule un procès pourrait  éclaircir ? Si nous respectons l’esprit de la règle édictée, il n’appartient aucunement  au pouvoir exécutif de décider de la vie ou de la mort d’un opposant fut-il membre d’un groupuscule politico militaire. En faisant cela ou en cautionnant cela, nous dérogeons nous mêmes à la règle. C’est une chose d’être abattu sur le champ de bataille et c’en est une autre que d’être arrêter ou de se constituer prisonnier. Tous les problèmes passés et actuels qui ont fini par laminer notre pays découlent en fait des frustrations engendrées par le non respect des règles établies. Ne sommes-nous pas dans un pays de droit ? Cela aurait été différent et nous n’aurions rien à redire s’il avait été abattu en combattant arme à la main sur le champ de bataille. Le général Bozizé et le colonel Massi en tant qu’officiers supérieurs des forces armées centrafricaines le savent. Les règles sont claires et précises. Dès l’instant où l’un des deux protagonistes engagés dans un conflit armé a été fait prisonnier, il devrait être traduit devant la justice selon les procédures pour être juger. Seule la justice devrait parler. Cela aurait été bénéfique sur le plan pédagogique pour la population. Si nous voulons changer les choses en profondeur, d’une manière définitive dans notre pays et éduquer notre peuple, ne vaudrait-il pas mieux commencer par le respect du droit de chacun,  même celui des assassins et autres criminels ? Si demain, Bozizé et les siens venaient à perdre le pouvoir et cela arrivera bien un jour, nous serions également les premiers à demander à ce qu’ils puissent bénéficier lui et ses « exécuteurs » d’aujourd’hui  de leur droit et de comparaitre devant une juridiction pénale. 

Finalement nous autres centrafricains ne sommes-nous pas à tour de rôle les uns après les autres que les malheureux parents des victimes et victimes de ces gouvernants médiocres comme il en existe nulle part ailleurs au monde, de ces leaders de l’opposition démocratique pas du tout à la hauteur , incapables de constituer un front uni pour réclamer la vérité sur la disparition du Colonel Massi, de ces innombrables groupes politico militaire dont le général Bozizé est l’un des pionniers ? Et Massi finalement qu’un humble et énième reproducteur d’un concept de lutte politique par les armes qui a vu arrivé au pouvoir les premiers instigateurs qui sont toujours au pouvoir ? Ces groupes qui ont essaimé un peu partout  sur le territoire national depuis quelques années. Régimes après régime, les victimes d’hier deviennent les bourreaux d’aujourd’hui en attendant de redevenir à nouveau victimes. Pourtant, il suffit d’interrompre ce cycle en respectant le droit de chacun pour ne plus être victime  un jour soi même. En attendant que toute la lumière soit faite rapidement sur la disparition du colonel Massi, il faudrait au général Bozizé se sortir de cet esprit combien grégaire, primaire et néfaste pour la nation toute entière en arrêtons les exécutions sommaires, les arrestations arbitraires afin d’endosser pour une fois son costume d’Homme d’Etat au service de la nation » Une et indivisible ».

 

     Franck SARAGBA

« De l’esprit Fini Kodé »

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23 janvier 2010 6 23 /01 /janvier /2010 12:33

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Bangui, 23 janvier 2010 (C.A.P) - La mutinerie déclenchée hier par les détenus en rébellion contre le nouveau régisseur zélé de la prison de Ngaragba a repris de plus belle ce matin contraignant les soldats de surveillance et les élements de la garde présidentielle à grimper dans les arbres tout autour de la maison d'arrêt pour ouvrir le feu en direction des mutins dans la prison. Deux détenus seraient ainsi blessés par balles dont un sérieusement à la jambe. L'arrivée ce matin du garde des Sceaux Laurent Ngon Baba n'a rien pu régler. Ce dernier serait reparti chercher dit-on son collègue de la défense qui n'est autre que le fils de Bozizé Jean Francis. (à suivre)

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22 janvier 2010 5 22 /01 /janvier /2010 23:10


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Bangui, 21 jan (ACAP) – Le président de l’Union pour la Renaissance et le Développement (URD), M. Auguste Boukanga, un des partis politiques de l'opposition, a proposé mercredi 20 janvier, au cours d'une conférence de presse, le report au mois de novembre ou décembre 2010 et au plus tard en janvier 2011 des élections présidentielles et législatives prévues pour le mois d'avril prochain.

Pour M. Auguste Boukanga, ce report permettrait à la Commission Electorale Indépendante (CEI) "de consacrer toute son énergie à la bonne gestion de sa mission afin que ces élections soient organisées dans la transparence".

Il a ajouté que cette proposition devrait permettre la mise en oeuvre du programme de Démobilisation, désarmement et Réinsertion des ex-combattants (DDR), condition sine qua non pour le retour de la paix et de la sécurité sur toute l’étendue du territoire national.

M. Boukanga a demandé la démission du gouvernement Touadéra et la formation d’un gouvernement de large consensus conformément à la recommandation du Dialogue Politique Inclusif dont les principales sont notamment travailler à la réconciliation véritable et définitive entre les Centrafricains, prendre les mesures nécessaires au renforcement de la démocratie et favoriser le développement économique et social.

Il a également souhaité la mise en place d’un Conseil National Politique Provisoire dirigé par le Président François Bozizé et devant regrouper en son sein tous les candidats à l’élection présidentielle de 2005 comme organe parlementaire de transition.

Il rappelé, à cet effet, qu'à la fin du mandat du Président André Kolingba (1981-1993), le peuple centrafricain avait imposé une forme de transition consensuelle conduite par un Conseil National Politique Provisoire de la République (CNPPR) qui avait organisé les élections générales en 1993, précisant qu'il s'agit d'une jurisprudence qui doit s’imposer.

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22 janvier 2010 5 22 /01 /janvier /2010 21:50


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Bangui, 22 janvier 2010 (C.A.P) – Une importante mutinerie a été déclenchée ce vendredi à partir de 14 heures (GMT) par les détenus de la maison d’arrêt de Ngaragba à Bangui qui ont sérieusement endommagé le bureau du régisseur de la prison, le commandant Théophile Mbélé.

C’était à l’heure du déjeuner que l’insurrection des détenus a débuté lorsqu’à  l’initiative de quelques uns, l’ensemble des prisonniers ont refusé de prendre le repas qui leur a été servi et s’en sont particulièrement pris au bureau du régisseur de la prison qu’ils ont saccagé et détruit tous les documents qu’il contenait. Les mutins ont également cassé presque toutes les issues de la prison y compris la grande porte principale.

Toujours selon nos sources, le Procureur de la République Firmin Feindiro qui a accouru sur les lieux aurait été lapidé et a été obligé de rebrousser chemin. Trois détenus ont fui et un autre est blessé.

La veille, le nouveau régisseur avait fait diffuser sur les antennes de Radio Centrafrique un communiqué demandant aux habitants de la capitale de l’informer personnellement en appelant sur son téléphone portable dont il a communiqué le numéro, s’il apercevait un prisonnier se promener dans la ville. C’est le zèle de ce nouveau régisseur aux méthodes un peu inhabituelles qui a suscité le mécontentement qui a entraîné cette rébellion des détenus.

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22 janvier 2010 5 22 /01 /janvier /2010 16:19


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 Tripoli - Pana 22/01/2010 - Le guide Mouammar Kadhafi, président en exercice de l'Union Africaine (UA), s'est entretenu, jeudi soir à Tripoli, la capitale libyenne, avec le président centrafricain François Bozizé sur les préparatifs en cours du prochain sommet de l'UA prévu fin janvier courant à Addis-Abeba, en Ethiopie.

La rencontre entre le guide Kadhafi et le président centrafricain a tourné, selon une source officielle libyenne, autour de la mise en oeuvre des résolutions relatives à la transformation de la Commission de l'UA en une Autorité de l'Union.

Le président de l'UA et le président centrafricain ont également passé en revue la situation de la Communauté des Etats Sahélo-Sahariens (CEN-SAD) base de la pyramide de l'Union et les questions relatives à la consolidation de la sécurité et de la paix en Afrique.

Selon la même source, le président Bozizé a, au cours de cet entretien, renouvelé sa considération et sa gratitude au leader Kadhafi pour les efforts et initiatives qu'il a entrepris ayant été couronnés par l'instauration de la paix et de la stabilité en Centrafrique en vertu de son titre de Haut parrain permanent de la sécurité et de la paix dans l'espace de la CEN-SAD et dans l'au-delà.

La visite du président centrafricain François Bozizé qui est arrivé jeudi en fin de journée à Tripoli à la tête d'une importante délégation de son gouvernement, intervient moins de dix jours après celle effectuée à Tripoli par son Premier ministre Faustin Touadera.

Il avait co-présidé avec le secrétaire du Comité populaire général libyen, Dr Baghdadi Mahmoudi, les entretiens libyo-centrafricains centrés sur la promotion des perspectives de consolidation de la coopération bilatérale entre les deux pays dans divers domaines ainsi que sur la mise en place de l'ordre du jour des réunions de la Haute commission mixte libyo-centrafricaine qui se tiendra prochainement.




NDLR : Bozizé et  Khadafi n’ont sans doute pas parlé que du prochain sommet de l’Union Africaine et de la CENSAD. Qu’est ce qui peut alors justifier la présence du ministre de la justice Laurent Ngon-Baba et celle de Cyriaque Gonda dans la délégation de Bozizé ? Au moment où de graves accusations pèsent sur Bozizé au sujet de la mort du colonel et ancien ministre d’Etat Charles Massi, il est fort à parier que le colonel libyen à qui Abdoulaye Miskine aurait par ailleurs écrit une lettre pour l’interpeller sur le sort de Massi, n’ait pas pu poser quelques questions à son interlocuteur.

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22 janvier 2010 5 22 /01 /janvier /2010 15:49


bonne-annee

Bozize171108275-copie-1.jpg

 

A mesure que les jours passent et que les événements s’enchaînent, la disparition du colonel Massi paraît comme très fortement probable eu égard aux difficultés qu’éprouvent le Président Bozizé et ses bras armés, le lieutenant Abel Dénamganai et le capitaine Vianney Semndiro, directement et personnellement tenus pour responsables, à donner une preuve de vie de son ex ministre d’Etat.

 

Le Communiqué que le gouvernement a rendu public en le 21 janvier 2010 n’a pas permis d’en avoir le cœur net. En lieu et place d’éléments de preuve, ce communiqué aux termes plutôt menaçants, s’est borné à botter en touche les accusations très précises formulées par l’épouse de Massi et le représentant de son parti en France.

 

Une chose est sûre cependant, c’est la détermination des démocrates, de la famille, des organisations politico-militaires auxquelles appartenait le colonel Massi et des organisations de défense des droits de l’homme, à ne pas rester indifférents à ce qui paraît à leur yeux être un test pour Bozizé dans sa volonté d’instaurer sa dictature sanguinaire, unique moyen pour lui de conserver le pouvoir lui et son seul clan.

 

Concomitamment à la publication du communiqué gouvernemental, Mme Sahle Zewde Work du BINUCA tenait conférence de presse à Bangui pour expliquer les raisons de la mutation du BONUCA.  Au cours de cette réunion avec les medias, suite aux questions des journalistes sur la disparition de Massi, elle a répondu en disant s’informer par voie de presse et entreprendre des démarches pour se faire expliquer les choses par le gouvernement.

 

Ce même jour, Bozizé et quatre de ses ministres dont notamment ceux de la justice, de la réconciliation nationale et des affaires étrangères, prenaient le chemin de Tripoli.

Par ailleurs, Abdoulaye Miskine aurait saisi le colonel Khadafi pour le prendre à témoin de ce qui aurait pu advenir de lui s’il s’était risqué à résider à Bangui.

 

Depuis que les lampions du Xème sommet de la CEMAC sont éteints, l’affaire Massi prend un coup d’accélérateur médiatique et procédural. Curieusement, c’est à ce moment que certains membres du gouvernement, administrativement concernés, choisissent de se mettre au vert en laissant gérer leurs téléphones par leurs aides de camp. Curieux sens des responsabilités.

 

De folles rumeurs circulent à Bangui qui font état dans le même temps de l’exécution de Massi par Bozizé lui-même et que c’est à son retour que son hélicoptère a failli crasher ce 23 décembre 2009.

 

Simple coïncidence, préméditation ou véritable aveu de crime, Bozizé a clairement revendiqué l’exécution du colonel Massi le 31 décembre 2009 dernier dans son discours en sango. Parlant des hommes politiques de l’opposition, il a clairement dit en substance ceci : «mbi yéké doroko ala oko na oko » c’est à dire :  je vais vous dépecer un à un. Il y en a  qui me tombe déjà sous la main. Si cela arrive, il ne faut plus venir pleurnicher ».

Beaucoup n’avaient pas fait attention à cette phrase mais elle était lourde de sens et prend à présent une importance judiciaire car doit être interprétée comme l’aveu de l’auteur du crime de Massi qui n’est autre que Bozizé. Que ceux qui doutent encore des intentions criminelles de Bozizé se le tiennent pour dit.

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22 janvier 2010 5 22 /01 /janvier /2010 15:46


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Proche neveu du président François Bozizé, le lieutenant-colonel Sylvain Ndoutingaï, ministre d'Etat chargé des mines et de l'énergie, vient, selon nos informations, de lancer deux missiles épistolaires sur Areva Centrafrique. Les deux courriers sont datés du 8 décembre 2009.

Le premier rappelle au groupe Areva qu'il s'était engagé à démarrer le projet d'exploitation du gisement d'uranium de Bakouma en 2010. Or, le conseil d'administration du 19 novembre du groupe français n'a pas inscrit ce projet sur ses tablettes. La deuxième missive, cinglante, concerne le transfert à l'Etat centrafricain du titre UraMin (racheté 2,5 milliards $ par le groupe nucléaire), concessionnaire du gisement de Bakouma. Et toujours pas reçu à Bangui. Le ministre d'Etat est devenu très procédurier… Interrogé par La Lettre du Continent, Areva indique que 25 millions $ d'investissements sont prévus en 2010 sur Bakouma et que, par ailleurs, les papiers d'UraMin sont en cours de transmission. Il n'y plus qu'à guetter le facteur…

Désormais numéro deux du régime, Sylvain Ndoutingaï, en très grande forme, a également adressé une mise en demeure à George Forrest, "facilitateur" entre l'Etat centrafricain et Areva dans l'attribution du contrat de Bakouma. Pour ses bons offices, Forrest a hérité en mai de sept permis de recherche d'uranium, en bordure de la concession du groupe français. Sylvain Ndoutingaï réclame aujourd'hui à Forrest "le paiement intégral du montant du bonus de signature fixé". Il n'en précise pas le montant. Dommage…


Source : La Lettre du Continent N° 580

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