Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 13:36


bonne-annee

Jan-K-F-Grauls.jpg

LA FORMATION RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE DE LA CCP ADOPTE LES CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS DU PREMIER EXAMEN SEMESTRIEL DU CADRE STRATÉGIQUE

Source: United Nations General Assembly; United Nations Peacebuilding Commission

Date: 25 Jan 2010



République centrafricaine


1re séance –matin

 

La formation République centrafricaine de la Commission de consolidation de la paix (CCP) a adopté ce matin le projet de conclusions et recommandations du premier examen semestriel du Cadre stratégique pour la consolidation de la paix en République centrafricaine*.

Ce document, a expliqué le Président de la formation République centrafricaine de la Commission de consolidation de la paix, M. Jan Grauls (Belgique), est le résultat de deux processus d'examen conduits en parallèle à New York, pour les engagements de la CCP, et à Bangui, pour ceux de la partie nationale et de la société civile. Il a, a-t-il précisé, « culminé lors d'un forum de haut niveau qui s'est tenu à Bangui le 8 décembre dernier », en présence d'une large délégation de la CCP.

Par ce texte, la Commission de consolidation de la paix recommanderait au Gouvernement de la République centrafricaine de « poursuivre ses efforts en vue de la mise en œuvre complète du Plan d'action pour la réforme du secteur de la sécurité mis sur pied en avril 2008 » et de « prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer un climat propice à la tenue d'élections générales libres, régulières et pacifiques dans les délais prévus par la Constitution ».

Au cours de cette séance en présence de la Représentante spéciale du Secrétaire général en République centrafricaine, Mme Sahle-Work Zewde, qui intervenait par vidéoconférence en direct de Bangui, la Commission a indiqué que le Secrétaire général était autorisé à verser au Fonds pour la consolidation de la paix pour la République centrafricaine, la somme de 20 millions de dollars. Ce montant s'ajoute aux 10 millions de dollars déjà versés à ce pays en 2008.

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 04:23


bonne-annee

PNUD-RCA.jpg

Source: Government of the Central African Republic (Govt. CAR)

Date: 26 Jan 2010


La salle de conférence du Ministère du Plan, de l'Economie et de la Coopération Internationale a servi de cadre le 22 janvier 2010 à la cérémonie de signature des Plans de Travail Annuels 2010.

Il convient de rappeler que dans le cadre du Plan d'Action du Programme Pays 2007-2011 approuvé conjointement en février 2007, le PNUD s'est engagé à accompagner les efforts du gouvernement dans trois domaines jugés prioritaires.

Il s'agit de :

- la lutte contre la pauvreté

- la restauration d'un environnement de paix, de sécurité et de prospérité économique,

- la réduction de la transmission et de l'impact du VIH/SIDA.

Cette cérémonie qui a regroupé quelques membres du gouvernement, le Représentant de l'Assemblée Nationale, les Responsables de la Société Civile et du secteur privé, s était déroulée sous la présidence du Ministre d'Etat au Plan, à l'Economie et à la Coopération Internationale Sylvain MALIKO avec à ses cotés, le Représentant Résident du PNUD en République Centrafricaine M. BO SCHACK.

Prenant la parole le premier, le Représentant Résident du PNUD a, d'entrée de jeu signifié que la mise en œuvre des Plans de travail de l'année précédente (2009) a permis d'enregistrer des résultats encourageants même si le chemin à parcourir reste encore très long. Il a cité en exemple les avancées non négligeables obtenues à travers le programme ARCAD qui a poursuivi ses efforts en matière de renforcement des capacités pour la mise en œuvre du DSRP : appui aux comités sectoriels, renforcement du système d'information de l'aide avec l'outil DAD, l'amélioration de l'environnement des affaires avec les performances du Guichet Unique, etc

.Dans le même ordre d'idées, M. BO SCHACK a relevé que le PNUD a aussi appuyé en 2009 la Réforme du Secteur de la Sécurité (RSS), la consolidation de l'Etat de droit avec la réhabilitation de certaines institutions républicaines et la mise en place d'un Cadre Juridique Approprié.

Selon l'orateur, l'année 2010 offre l'opportunité de consolider ces acquis non négligeables mais aussi d'ouvrir de nouvelles perspectives de collaboration et les discussions devront se poursuivre avec le Département du Plan pour fixer les priorités nationales et redoubler les efforts afin de mettre définitivement la RCA sur la voie d'un développement économique durable.

Poursuivant son allocution, M. BO SCHACK a indiqué que l'évaluation du DSRP I et l'élaboration du DSRP II représentent une occasion importante pour cibler des domaines cruciaux tels que le développement de l'agriculture conformément aux souhaits du Chef de l'Etat François BOZIZE, le développement des infrastructures de base qui s'avère fondamental pour assurer le relèvement économique. Il s'agit aussi bien des pistes rurales en support à l'agriculture, que des voies de circulation des biens et services pour que la position géographique de la RCA ne soit plus vue comme une contrainte d'enclavement mais plutôt comme une opportunité de faire de ce pays un véritable carrefour économique et commercial au sein de la CEMAC et de l'Afrique entière.

« Je rappelle que la contribution du PNUD, loin d'être un appui isolé, s'inscrit dans le cadre du déploiement commun des activités de toutes les Agences des Nations Unies présentes en RCA, en réponse aux priorités nationales. A ce titre, les programmes d'appui à l'agriculture de la FAO, les efforts du PAM, de l'UNESCO en matière d'éducation, etc.… sont en parfaite complémentarité avec les projets du PNUD et la nouvelle donne que constitue le Intégré Bureau des Nations Unies me donne l'occasion et la responsabilité de veiller à une utilisation rationnelle des contributions des agences du SNU en vue d'aider la RCA dans la lutte contre la pauvreté et l'atteinte des OMD », a renchéri M. BO SCHACK.

Pour terminer, le Représentant Résident du PNUD a indiqué que les prochaines échéances électorales sont une préoccupation et une priorité pour les autorités gouvernementales. Pour lui, des élections transparentes et justes, avec un calendrier respecté, constituent un signal fort à l'endroit des partenaires actuels ou potentiels et peuvent être un déterminant dans la stabilité et le développement du pays. Il fonde donc beaucoup d'espoir sur ces Plans de Travail et espère voir leur mise en œuvre très rapide avec des évaluations continues et régulières, sachant que cette année, un plus grand nombre de cadres nationaux auront la charge de la gestion programmatique et opérationnelle des différents programmes de développement. C'est pourquoi de nouvelles contributions ont été programmées dans les PTA 2010 pour accompagner le processus électoral, ce qui montre le souci constant de s'adapter aux réalités du terrain.

Intervenant à son tour, le Ministre d'Etat au Plan, à l'Economie et à la Coopération Internationale a rappelé les domaines prioritaires des PTA signés en mars 2009 qui ont porté sur:

- les Politiques, Stratégies et Appui à la mise en œuvre du Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP) ;

- la Réduction de la Pauvreté et Gestion durable de l'environnement et ;

- la Bonne Gouvernance et la Prévention des crises.

Il avait été convenu dans ce cadre, selon le Ministre d'Etat de :

- poursuivre le renforcement des capacités nationales dans la mise en œuvre du DSRP, dont particulièrement la gouvernance démocratique, l'Etat de droit, la sécurité et la décentralisation ;

- consolider les acquis dans l'amélioration du climat des affaires pour la promotion du secteur privé ;

- jeter les bases d'une r&forme efficiente de l'administration publique,

- intensifier l'accès des populations aux services sociaux de base et à la micro finance ;

- réduire l'impact du VIH/SIDA et promouvoir l'équité.

Pour le Chef de Département, la mise en œuvre de ces programmes a permis d'enregistrer des résultats encourageants. Le partenariat réuni dans le cadre de ces programmes de coopération, ne pourra être effectif que si les parties prenantes s'engagent et contribuent à la mise en œuvre des actions. Et cela n'est possible que si l'information est partagée à tous les niveaux des acteurs.

Dans le même contexte, le membre du gouvernement a souligné que pour une mise en œuvre efficace du programme de coopération en 2010, il est nécessaire de :

- assurer un suivi plus rapproché de l'exécution des projets/programmes selon des modalités que nous arrêterons ensemble.

-Définir des mécanismes plus efficients de circulation de l'information au niveau de tous les acteurs et au cours des différentes étapes de la mise en œuvre de nos actions et,

- Finaliser rapidement la stratégie élargie de mobilisation de ressources dont les travaux sont en cours.

Le Ministre d'Etat a aussi spécifié que l'année 2010 sera marquée par des événements qui ne manqueront pas de solliciter la coopération de la RCA avec les Agences du Système des Nations Unies. Il s'agit particulièrement du programme de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR) qui procède de la volonté du gouvernement à consolider la paix et la sécurité. Il en est de même de l'organisation des élections présidentielle et législatives dont les vœux de transparence sont émis de tous.

Il a indiqué que l'atteinte du point d'achèvement de l'IPPTE en 2009 n'est pas une fin en soi et que le gouvernement est engagé à approfondir les réformes dans les différents compartiments de la vie économique et sociale notamment dans les domaines de la gouvernance financière et des secteurs productifs, afin de consolider les acquis et amorcer une relance vigoureuse de l'économie. Dans cette perspective, la mise en œuvre des PTA repose sur quatre domaines suivants :

- Croissance inclusive et intensification de la lutte contre la pauvreté ;

- Environnement et développement durable ;

- Prévention des crises et relèvement ;

- Gouvernance démocratique et décentralisation.

Le montant global de 30 millions de dollars des Etats-Unis, soit environ 13,5 milliards de FCFA mobilisé dans le cadre de la mise en œuvre de ces PTA devra être une réponse du PNUD à l'appel du gouvernement à un soutien plus efficace aux efforts de reconstruction de la République Centrafricaine.

Pour clore son discours, le Ministre d'Etat MALIKO a déclaré que le passage à l'exécution nationale de certains de nos projets/programmes constituera une étape importante de notre coopération, au cours de cette année. Elle devra consacrer la volonté commune que nous affichons d'asseoir les bases d'un leadership affirmé et d'une plus grande appropriation de nos programmes de coopération. Il espère que toutes les actions en faveur du renforcement des capacités nationales, favorisant un transfert réussi de ces responsabilités ont été prises. La partie nationale doit maintenant faire la preuve de ses capacités et assumer en toute responsabilité le pilotage de ces programmes.

Retenez que bien avant la signature de ces PTA, le Ministre d'Etat a accordé une série d'audience avec quelques personnalités étrangères en l'occurrence : la Représentante Résidente de la Banque mondiale en RCA, Madame Jelena PANTELIC, M. Justin KOUAKOU de la Société Financière Internationale, M. Frédéric Cook, Ambassadeur des Etats-Unis d'Amérique en Centrafrique et la nouvelle Représentante Résidente de l'UNFPA Madame Thérèse ZEBA.

Tout ce qui est sujet d'actualité concernant le pays (DDR, financement des projets : droit minier dans la Lobaye, construction de la route Bossangoa-Bozoum, Atteinte du point d'achèvement, élections générales etc.) a été évoqué entre le membre du gouvernement et ses hôtes.

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 03:30


bonne-annee

Joseph Binguimalé


Bangui, 27 jan. (ACAP) – Le bureau de la Commission électorale indépendante (CEI) conduit par son président, le Pasteur Joseph Binguimalé, a retrouvé mercredi 27 janvier 2010, le fichier et le matériel électoraux des consultations de 2005, stockés à l’antenne de la Banque mondiale située au quartier combattant dans le 8ème arrondissement de Bangui.

Ces documents et matériels ont été retrouvés en bon état, lors d’une visite du bureau de la CEI à l’antenne de la Banque mondiale, une visite à laquelle ont pris part quelques représentations diplomatiques, le système des Nations Unies et l’ancien président de la Commission électorale mixte indépendante (CEMI) de 2005, l’ambassadeur Jean Wilibyro Sacko.

« A partir d’aujourd’hui, ces listes vont être déplacées pour être saisies. Quand ce sera fait, on va les publier partout. S’il y a des personnes qui sont décédées, on ne les retrouvera plus, s’il y a des personnes qui sont en âge de voter, on les inscrira et les enregistrera pour avoir une liste à 90 % fiable », a déclaré le président de la CEI.

 Ces listes retrouvées quasi intactes devraient faciliter le travail de la commission. Et le Pasteur Binguimalé préfère parler de révision électorale au lieu de recensement. « On ne parle pas de recensement, c’est pour ça que je parle de révision électorale », a-t-il relevé.

Parce que, a-t-il expliqué, « lorsque vous prenez un registre, vous verrez qu’il y a des noms qui sont restés intactes, et c’est depuis 2005 que ces listes n’ont pas été déplacées, on a évité la manipulation. C’est pour ça qu’on les retrouve aujourd’hui intactes».

 Le matériel retrouvé devrait permettre à la CEI de poursuivre la préparation des élections dans de bonnes conditions.

 

NDLR : Ce numéro de presdigitation est inadmissible. C'est un scandale ! En dépit de son manque de légitimité puisque récusé par l’opposition qui réclame désormais sa démission, le vrai faux pasteur Joseph Binguimalé n’en a cure et exécute imperturbablement le plan machiavélique mis en place par le ministre de l’Administration du territoire Elie Ouefio et Bozizé pour pervertir le processus électoral. Cela n’engage qu’eux car l’UFVN et le Collectif des Forces du Changement sont fermement déterminés à œuvrer pour la transparence totale du processus électoral. Les pays donateurs et l’UE ainsi que les institutions qui ont annoncé leur volonté de contribuer au financement des prochaines élections en Centrafrique ne doivent pas jouer au Ponce-Pilate et fermer les yeux ni tolérer les manœuvres frauduleuses et cousues de fil blanc de Bozizé et sa clique de truands dont la volonté de hold-up électoral ne fait pas l’ombre d’un doute.  

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 02:58


bonne-annee

Binguimalet.jpg billets-CFA.jpg

 

Il fallait s’y attendre. Suite à l’acte de rébellion des cinq délégués de l’UFVN à la CEI manipulés par Gabriel Goloumo du RDC caractérisé par leur refus qui ont délibérément refusé de suspendre leur activité à la CEI, les partis politiques de l’opposition membres de l’UFVN qu’ils étaient censés représenter ont pris respectivement leurs responsabilités. Les bureaux politiques, aussi bien le MLPC que l’ADP et même le RDC – qui pour l’instant s’est seulement borné à interpeller son président fondateur André Kolingba – ont prononcé des sanctions à l’encontre de ces délégués récalcitrants  sur lesquels pèsent de fortes présomptions de corruption. Ils auraient en effet touché des enveloppes d’espèces sonnantes et trébuchantes de la part de Bozizé et même reçu des promesses d’être cadeautés de voitures. C’est cette corruption qui explique leur entêtement à ne pas obtempérer aux consignes de leur mandant UFVN. Nous publions ci-dessous, les différents documents afférents aux sanctions que la bande à Goloumo vient d’écoper.


La Rédaction




Union des Forces Vives de la Nation

Pour le Renouveau Démocratique

(UFVN)



Procès verbal de la réunion du samedi 23 Janvier 2010

 

L'An deux mil dix et le vingt trois janvier à 10 heures vingt trois minutes, s'est tenue au siège provisoire du MLPC une réunion extraordinaire regroupant tout les leaders des Partis composant, l'Union des Forces Vives de la Nation (UFVN) à l'absence du RDC.


Un seul point était inscrit
à l'ordre du jour :

            - Examen du comportement des délégués de l'UFVN au sein de la C.E.I.

 

Abordant ce point, les leaders ont examiné de fond en comble l'attitude de leurs délégués au sein de la Commission Electorale, Indépendante (C.E.I).


Il ressort de cette rencontre que les dispositions du Code électoral en son article 12 stipule clairement que ne sont membres de la C.E.I que les entités ayant pris part au dialogue Politique Inclusif (D.P.I).


L'Union des Forces Vives de la Nation (UFVN) avec le Collectif des Forces du Changement composé des entités représentées-au Dialogue politique Inclusif (D.P.I) (UFVN, Autres Partis, Politico militaires) ont décidé de la suspension de leurs participations
à la C.E.I jusqu'à ce que des revendications formulées par ledit Collectif soient prises en compte.

L'UFVN constate avec regret que ses délégués à la C.EI ont volontairement refusé de suspendre leurs activités au sein de cette institution.        

Ce manquement grave constitue un acte de rébellion.

Par conséquent, il est décidé ce qui suit:

- l'exclusion pure et simple des représentants de l'UFVN. (Opposition démocratique) au sein de la C.E.I


Le Coordonnateur

 

 

Me Henri POUZERE

 

Ont co-signé : 

 

ADP                             ASD                     LONDO                                MLPC


C.E KEZZA                     F. GOTTO                      F. DAGO                           KOYAMBOUNOU

 

 ********************************************************************


 logo-MLPC.jpg


M.L.P.C

Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain

Justice - Liberté – Travail

Membre de l'Internationale Socialiste

Bureau Politique

Secrétariat Général

N° 001MLPC/BP/SG/010

 

DECISION

PORTANT EXCLUSION TEMPORAIRE D'UN CAMARADE DU PARTI



Le Bureau Politique,



Vu les statuts et Règlement Intérieur du Parti;

Vu le Procès-verbal de la réunion extraordinaire du Bureau Politique en date du 26 Janvier 2010 ;


Décide



Article 1er: Le camarade EREGANI Clément, CPN de Bangui 2, est exclu temporairement du Parti en attendant le prochain CPN, conformément à l'article 71 du Règlement Intérieur du Parti.


Motif: - Refus d'exécuter les décisions et directives émanant du Bureau Politique;

-Inobservation de la voie hiérarchique.


Article 2 : La présente décision qui prend effet à compter de la date de sa signature, sera enregistrée et publiée partout où besoin sera.


Fait à Bangui, le 27 janvier 2010



Le Président



ZIg-Zag.jpg 

Martin ZIGUELE

 

 

 *******************************************************************

 

 

ALLIANCE POUR LA DEMOCRATIE ET LE PROGRES

A.D.P

Liberté - Travail -Progrès

 

DECISION N°004/PORTANT SUSPENSION DEFINITIVE DU REPRESENTANT DE L'ADP A LA COORDINATION NATIONALE DE LA COMMISSION ELECTORALE INDEPENDANTE



Le Président National du Comité Exécutif Ad hoc de l'Alliance pour la Démocratie et le Progrès (ADP) ;

 

v u les Statuts;

Vu le Règlement Intérieur ;

Vu le Procès Verbal de l'Assemblée Générale de l'UFVN en date du 23 Janvier 2010 ;

Vu le Procès Verbal de la réunion du bureau Exécutif Ad hoc de l'ADP en date du 24 Janvier 2010 ;

 

DECIDE


Art 1 : Il est suspendu de toutes activités au sein de l'Alliance pour la Démocratie et le Progrès (A.D.P) jusqu'à nouvel ordre, l'Allié Joseph Théophile DOUACLE, Conseiller Politique, conformément aux articles 56 et 57 du Statuts.


Motif: - L'inobservation de la ligne politique et les principes d'action du Parti.

 

- L'insoumission


Art 2 : Toutes initiatives contraires aux décisions du parti entreprises par 'l'intéressé; seront considérés nul et de nul effet.


Art 3 : la présente décision sera notifiée à l'intéressé et communiquée partout où besoin sera.


Fait à Bangui le, 25 janvier 2010


Le Président National



C.E. KEZZA KOYANGBO

 

Siège National: Béa Rex BP. 865 Sites: http//allilmce-democruûc-progres.over-blog.com Email: R_d-p@yahoo.fr

Tél :(236) 75 311366

BANGUI (REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE)

 

 **********************************************************************************************************************



Union des Forces Vives de la Nation Pour le Renouveau Démocratique

(UFVN)

 


Décision portant retrait définitif des membres de l'entité Opposition Démocratique (UFVN) au sein de la C.EI.

 

Conformément au procès verbal de la réunion des leaders tenue au siège provisoire du MLPC le 23 Janvier 2010 à 10 heures 23 minutes, 1'Union des Forces Vives de la Nation (UFVN) (Opposition Démocratique) retire définitivement ses délégués de la Commission Electorale Indépendante (C.E.I).

 

Il s'agit de :

 

- Ernest MANDAKOMBO

- Joseph Théophile DOUACLE

- Gabriel GOLOUMO

- Clément EREGANI

- Marcel YANGUE BOYFINI

 

Fait à Bangui, le 23 Janvier 2010

 

Le Coordonnateur

 

Me Henri POUZERE

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 02:29


bonne-annee

HASSAN-Ousman-1-.jpg

 (Mouvement nationale du salut de la patrie)

Décidément, un peu moins de six mois avant la fin du mandat du président centrafricain le 10 juin prochain à minuit, plus rien ou presque ne tourne en rond à Bangui, gagné par la torpeur d’une saison sèche qui n’a pas encore livré tous ses secrets. Mais la capitale centrafricaine est-elle devenue une chambre à gaze où disparaissent des citoyens, fussent-ils ex-chefs rebelles ? Il faut en tout cas le craindre.


Si l’on en croit sa famille, l’ex-chef rebelle Hassan Ousmane du Mouvement nationale du salut de la patrie, n’a pas donné signe de vie depuis plusieurs jours. D’après sa famille, cette disparition mystérieuse de l’ex-chef rebelle ressemble à un enlèvement. Car, selon elle, ses effets personnels y compris son téléphone portable, seraient encore dans la chambre qu’il occupait au camp de la MICOPAX, près de l’aéroport Bangui M’Poko. La source indique qu’il est peu probable qu’Hassan Ousmane se soit volontairement mis au vert.

Une hypothèse que semble confirmée un autre ancien rebelle qui est également hébergé par la MICOPAX. Contacté par L’Indépendant, ce dernier a indiqué sous le couvert de l’anonymat que quarante huit heures avant la disparition de monsieur Ousmane, des éléments de la garde présidentielle en civile étaient à sa trousse.

Difficile à l’heure actuelle d’avoir une réaction officielle des autorités centrafricaines, manifestement très embarrassées.

Le MNSP qui est né d’une scission avec le mouvement du mercenaire tchadien Abakar Sabone fait pourtant partie des groupes rebelles signataires d’un accord de paix avec le pouvoir et participe au processus de paix. Son patron n’est autre que le petit fils d’Olivier Gabirault, l’un des poids lourd de l’opposition démocratique centrafricaine.

Ce pays est-il un étrange paradoxe ?

On le savait déjà il y’a plusieurs années : la Centrafrique vit une situation chaotique. Mais on était loin d’imaginer qu’elle était à ce point plongé dans la sauvagerie et la barbarie. L’approche d’élections démocratiques aurait dû être un moment intense où les forces vives de la nation se préparent au grand rendez-vous d’avec le peuple.

Mais c’est tout le contraire que l’on observe hélas ! En tout cas, ce début 2010 restera à jamais comme la période la plus dangereuse de l’histoire politique de la République centrafricaine. On retiendra que c’est au moment où le peuple centrafricain aspire plus à la paix que le pouvoir en place a choisi la violence, les éliminations physiques d’opposants et les exécutions sommaires comme mode de règlement de ses différends avec ses adversaires désarmés. Étrange prélude à l’affrontement pacifique d’une élection libre.

Après le désormais affaire Charles Massi, décédé vraisemblablement suites aux tortures que des soldats proches de François Bozizé lui auraient infligé, voilà que l’on s’achemine vers une autre affaire de meurtre politique qui allonge la liste macabre des crimes politiques.

Si la disparition de l’ex-chef rebelle Hassan Ousmane se révélait être un enlèvement suivi d’un meurtre, quel argument les défenseurs de la bozizie trouveraient-ils encore pour narguer les parents de victimes lorsqu’on sait que celui-ci a appelé pouvoir et groupe rebelle à faire la paix ? Pourront-ils encore dire qu’il n’est pas nécessaire de se préoccuper du sort d’un chef rebelle semeur de désolation ?

Faut-il le rappeler, dans le serment qu’il a prêté le jour de son investiture le 11 juin 2005, François Bozizé s’était engagé a assuré la sécurité de tout Centrafricain quelque soit son origine ethnique, sociale, régionale et religieuse. Or, en s’adonnant aux homicides politiques, le président centrafricain viole son serment et se rend donc coupable du crime de haute trahison prévue par la Constitution de décembre 2004.

 Face à cette déliquescence des acquis démocratiques, les partenaires africains et internationaux de la Centrafrique se doivent de dire stop à François Bozizé. Ils doivent s’indigner, stigmatiser et dénoncer les dérives dictatoriales de ce régime qui constitue une réelle menace contre une population sans protection. Sinon, ce sera trop tard. Car

 

Jeudi 28 Janvier 2010

Source : L'Indépendant

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 02:26


bonne-annee

-beac.jpg


27/01/2010 | Mise à jour : 07:24

Le nouveau gouverneur de la Banque des Etats d'Afrique centrale (BEAC), récemment secouée par des scandales financiers, l'Equato-Guinéen Lucas Abaga Nchama, s'est engagé à travailler "dans la transparence", a rapporté hier la radio nationale.

Lucas Abaga Nchama s'est engagé à "travailler dans la discipline, la transparence et la bonne gestion", a rapporté la radio nationale, citant des propos tenus lundi à la presse présidentielle par le gouverneur de la BEAC après un entretien à Malabo avec le président Teodoro Obiang Nguema.

Le nouveau gouverneur s'exprimait pour la première fois depuis sa nomination. Selon une source proche de la présidence, Teodoro Obiang Nguema a demandé au cours de leur entretien à Lucas Abaga Nchama de "défendre l'honneur" de son pays "en évitant de faire des bêtises".

Lucas Abaga Nchama a été nommé au poste de gouverneur de la BEAC au sommet des chefs d'Etat de la Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale (CEMAC, six pays) qui s'est déroulé à Bangui les 16 et 17 janvier. Il remplace le Gabonais Philibert Andzembe, limogé après la révélation, en septembre, du détournement entre 2004 et 2009 de 25 millions d'euros par des employés de la Banque.

Cette nomination a mis fin à un privilège accordé depuis 1973 au Gabon, aux termes de l'accord de Fort-Lamy sur la répartition des postes au sein de la BEAC, institution d'émission monétaire de la CEMAC (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad). Le poste de gouverneur de la BEAC, auparavant systématiquement dévolu au Gabon, est désormais rotatif. Un ressortissant de la Guinée équatoriale occupera pendant sept ans ce poste avant de passer le flambeau à un Tchadien.

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 16:52


bonne-annee

Gl Kandji Minurcat

   Le gl sénégalais Kandji (MINURCAT)

N'DJAMENA, 27 janvier 2010 (AFP) –  Une délégation de l'ONU a indiqué mercredi à l'issue de discussions menées à N'Djamena avec les autorités tchadiennes qu'elle proposerait jeudi un calendrier de retrait pour la mission de l'ONU en Centrafrique et au Tchad (Minurcat), a constaté un journaliste de l'AFP.

"Nous allons vous proposer demain (jeudi) un calendrier de retrait autour duquel nous allons discuter", a déclaré le chef de la délégation de l'ONU, le général néerlandais Patrick Cammaert, à l'issue d'une série de discussions entamées mercredi matin avec les autorités tchadiennes.

"Notre débat ne portera pas sur les raisons (de la demande du retrait), mais sur la note verbale (adressée à l'ONU) demandant le retrait de la Minurcat", avait dit au cours des débats le général tchadien Oki Dagache. "Notre discussion doit porter sur les modalités pratiques du retrait de la Minurcat après le 15 mars", avait-il insisté.

A l'ouverture des discussions, le général Cammaert avait pourtant indiqué être venu "écouter quels sont les problèmes ressentis et les raisons avancées pour le retrait de la Minurcat et voir quels domaines nous puissions améliorer et travailler ensemble".

La semaine dernière, le ministère tchadien des Affaires extérieures avait indiqué à l'AFP avoir transmis à l'ONU une note verbale dans laquelle le Tchad demandait que le mandat de la Minurcat expirant le 15 mars ne soit pas reconduit.

L'ONU avait confirmé avoir reçu la note et annoncé la mise en place d'une équipe "pour faire le point sur la position tchadienne" lors de discussions à N'Djamena, devant aboutir à des recommandations au Conseil de sécurité.

Arrivée mardi soir à N'Djamena, sa délégation doit rester une semaine dans la capitale tchadienne.

Copyright © 2010 AFP.

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 16:36


bonne-annee

Joseph-Binguimale.jpg

Le corrompu vrai faux pasteur Binguimalé

APA-Bangui 27-01-2010 (Centrafrique) L’ancien Chef d’Etat burundais, Pierre Buyoya a invité les acteurs politiques centrafricains à un dialogue permanent en vue de trouver une solution relative au retrait des forces du changement au niveau de la Commission Electorale Indépendante (CEI).

« Je constate que lorsqu’il y a des problèmes en matière politique, on se retrouve et on résout le problème, c’était le sens même du Dialogue Politique inclusif et que les gens ont voulu être un dialogue permanent », a déclaré M. Buyoya, après son entretien avec le Médiateur de la République centrafricaine.

Pour l’ancien lui « il n’y a (donc) pas d’autres solutions, si ce n’est le dialogue et je n’ai pas à prendre position ».

Les propos de l’ancien Président du Burundi interviennent au moment où la Convention républicaine pour le progrès social (CRPS) a réitéré l’exigence des Forces du changement du départ du patron de la CEI, le pasteur Joseph Binguimalet.

Le responsable du CPRS, Me Nicolas Tiangaye a affirmé qu’il s’agit d’une « solution non négociable » estimant que le Président de la CEI « n’a pas l’autorité intellectuelle, morale, (…) pour conduire le processus à bon port ».

Tous les postes clés au sein des bureaux du Comité local sont occupés par les éléments de KNK par la faute du Président de la CEI, a ajouté Me Tiangaye.

Les groupes politico-militaires ne sont pas représentés dans certaines préfectures, communes et villages contrairement à l’esprit des recommandations du Dialogue politique inclusif, a affirmé Jean Jacques Démafouth, le président de l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD).

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 16:33


bonne-annee

Mme Denise Massi

Invité Afrique RFI

mercredi 27 janvier 2010

 

Par Olivier Rogez

« Plusieurs témoignages, qui me sont parvenus avec des détails les plus sordides,  des militaires des FACA et des proches du président Bozizé, confirment que mon mari a été torturé et a sans doute succombé dans une geôle centrafricaine ».

Denise Massi, épouse de l'ancien ministre centrafricain, Charles Massi affirme que son mari disparu le 18 décembre a été torturé et tué en prison. Il avait rejoint l'aile politique d'un mouvement rebelle centrafricain, la CPJP, la Convention des patriotes pour la justice et la paix. Expulsée de Bangui le 14 janvier, Denise Massi a l'intention de déposer plainte contre l'Etat centrafricain. Les autorités de Bangui démentent détenir Charles Massi.

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 00:43


bonne-annee

Assingambi-Zarambaud.jpg

 

 Par Maître ZARAMBAUD Assingambi

Ainsi que l'a indiqué le communiqué du Ministère Centrafricain de la défense Nationale en date du 20 Janvier 2010; « les médias nationaux et internationaux ont abondamment fait état, ces derniers jours, de l'information selon laquelle Charles MASSI serait mort en détention à l'issue de multiples tortures et mauvais traitements qui lui auraient été infligés ».

« Le Ministère de la Défense Nationale considère qu'il s'agit là d'une campagne d'intoxication et voudrait opposer un démenti formel à toutes ces allégations mensongères destinées à semer la confusion dans les esprits au moment où sont lancées les opérations du DDR» (désarmement, démobilisation et réinsertion), a poursuivi le Ministre.

« Pour sa part, le gouvernement est tenté de croire que les auteurs de cette campagne autour de la détention réelle (7) ou supposée de Charles MASSI savent mieux que quiconque où il se trouverait à l'heure qu'il est et à quel type d'activité se livrerait le leader de la CPJP aux frontières poreuses (ah bon 7) qui constituent des zones à risques où sévissent des mercenaires et malfaiteurs de tout acabit », a conclu le Ministre.

Ce «démenti formel» fait suite au démenti tout aussi formel du Ministre d'Etat Cyriaque GONDA, porte parole du Gouvernement, qui a déclaré que Charles MASSI « peut être n'importe où, nous ne savons pas ».

L'Histoire de notre Pays devrait pourtant avoir enseigné à ces deux Ministres qu'il faut se garder de démentir des faits dont on déclare soi-même tout ignorer, au risque d'être démenti par la vérité] qui finit toujours par éclater au grand jour.

Pour le Ministre Délégué à la Défense Nationale Francis BOZIZE comme pour le Ministre d’Etat à la Communication Cyriaque GONDA, Charles MASSI est seul responsable de ce qui a pu lui arriver puisque, « depuis 2007, date à laquelle il a quitté le Gouvernement - - - Charles MASSI - - - a préféré se placer dans l'illégalité totale en rejoignant les rangs de la rébellion}} et que « c'est lui qui a choisi une vie d'aventures - - - ».

Ainsi donc, ni le Ministre Délégué Francis BOZIZE, ni le Ministre d'Etat Cyriaque GONDA, ni le Gouvernement Centrafricain ne savent pas où se trouve Charles MASSI ({ à l'heure qu'il est ». Cependant, convaincu « in petto » que nul ne peut être dupe de cette ignorance «réelle ou supposée », le Ministre Délégué a néanmoins indiqué une piste, peut-être « à l'insu de son plein gré ». Il a en effet affirmé dans le communiqué du 20 Janvier 2010 : « ensuite son arrestation au Tchad est intervenue au cours de ses multiples tentatives d'atteindre de manière rocambolesque la frontière avec la Centrafrique en vue de constituer son mouvement de rébellion. Les dirigeants tchadiens avaient alors décidé de le mettre à la disposition du HCR (Haut Commissariat aux Réfugiés) - - - .

Comme chacun l'aura remarqué, le Ministre Délégué affirme deux choses importantes: d'une part que Charles MASSI a été arrêté par les Autorités tchadiennes, et d'autre part que ces Autorités ont décidé de le remettre au HCR. Par contre, le Ministre Délégué est resté muet sur la question de savoir si les Autorités tchadiennes ont effectivement remis Charles MASSI au HCR.

Il s'ensuit qu'implicitement, le Ministre Délégué demande à ceux qui exigent du Gouvernement Centrafricain de dire où se trouve Charles MASSI « à l'heure qu'il est » et surtout de faire la preuve qu'il est encore en vie, de s'adresser à la source, c'est-à-dire aux Autorités tchadiennes qui ont arrêté Charles MASSI, selon lui.

II est peu probable que les Autorités tchadiennes aient remis Charles MASSI au HCR. Cette Institution Internationale dont la probité est universellement reconnue aurait déjà invité la famille de Charles MASSI à lui rendre visite, si Charles MASSI lui avait été remis.

Il est également peu probable que les Autorités Tchadiennes détiennent toujours Charles MASSI, mais gardent secret son lieu de détention. On ne voit guère l'intérêt pour les Autorités tchadiennes de garder au secret un pharmacien-colonel, ancien Ministre d'Etat de la République et Chef d'une rébellion centrafricaine. Les autorités tchadiennes ont d'autant moins intérêt à le faire qu'elles ont encore sur les bras la disparition de l'opposant Ibni OUMAR.

On est alors amené à se demander si les Autorités tchadiennes ont livré Charles MASSI aux Autorités Centrafricaines, de la main à la main, imprudemment et par excès de confiance, comme un sac de manioc; encore que, légalement, même une simple marchandise ne voyage qu'avec une lettre de voiture; qui en indique la nature, la valeur et le trajet.

Si tel est néanmoins le cas, en vertu de l'adage la confiance n'exclut pas le contrôle, les Autorités tchadiennes devraient se dépêcher d'exiger des Autorités centrafricaines de leur rendre compte; les Autorités tchadiennes devraient surtout et d’urgence se dépêcher d’informer le Peuple Centrafricain de ce qu'elles ont fait de Charles MASSI après son arrestation «réelle ou supposée» révélée par le Ministre Délégué Francis BOZIZE.

Certains ne manqueront sans doute pas de rétorquer que point n'est besoin de se préoccuper du sort d’un rebelle qui a semé la mort et la désolation, fût-il pharmacien-colonel et eût-il été Ministre d'Etat. En réalité, les questions qui se posent ne sont pas celles de savoir si Charles MASSI a bien fait ou non de rejoindre la rébellion, et si cette rébellion a semé la mort et la désolation. Dans un Pays de droit comme la RCA s'enorgueillit de l'être, dès lors que Charles MASSI a été arrêté, c'est à la Justice qu'il appartient de répondre à ces questions.

Les questions qui se posent sont plutôt celles de savoir si Charles MASSI a été arrêté au Tchad comme le soutient le Ministre Délégué à la Défense Nationale, si les Autorités tchadiennes l'ont livré de la main à la main aux Autorités centrafricaines, sans procédure aucune, et si Charles MASSI est encore en vie ou s'il a été assassiné et par qui.

Les organisations de défense des droits de l'homme auraient-elles été induites en erreur par de fausses questions ce qui expliquerait leur silence assourdissant? En serait-il de même pour le BONUCA ? Quant aux animateurs de l'émission « yé so é lingbi ti inga »  qui ne perdent jamais une occasion de se taire, ils sont tout naturellement tombés dans le panneau; ils ont préféré dénoncer Madame MASSI pour n'avoir pas su conseiller son mari pour le dissuader de rejoindre la rébellion.

Qu'en savent - ils?

En quoi cela justifierait-il éventuellement que Charles MASSI soit assassiné après son éventuelle arrestation? Il ne faut pas tenter de justifier l'injustifiable, si tant est que l'injustifiable se soit produit. Un Etat de droit ne peut en aucun cas utiliser l'illégalité pour combattre l'illégalité, sous peine de se muer en Etat voyou.

Etant donné que le Gouvernement Centrafricain déclare tout ignorer de ce qu'il est advenu de Charles MASSI et qu'il « dément formellement» l'avoir assassiné, quel intérêt avait-il de violer le domicile du « disparu », d'y enlever son épouse par la force, de la conduire « manu militari» à l'aéroport et de l' « expulser », alors qu'elle ne cherchait qu'à savoir ce qu'il est advenu de son mari? Bizarre, bizarre - - -

Le terme d'expulsion employé par les policiers venus enlever Madame MASSI est impropre, car on n'expulse pas un national, on le contraint à l'exil. Or, aux termes de l'article 5 alinéa 3 de la Constitution, « Nul ne peut être contraint à l'exil ».

Par ailleurs, quels que soient les crimes commis, nul ne peut être sommairement exécuté, sans décision de justice et sans avoir préalablement et dûment été mis à même de présenter sa défense, sauf dans un Etat sauvage. C'est ainsi qu'en dépit des infractions particulièrement nombreuses et graves qui lui étaient reprochées, l'ex-Empereur Jean Bedel BOKASSA avait bénéficié d'un procès public qui avait honoré et qui continue à honorer la République Centrafricaine et sa justice.

Il convient de rappeler que la République Centrafricaine et la République du Tchad sont signataires de la Convention générale de Coopération en matière de Justice de Tananarive (Madagascar) du 12 Septembre 1961; cette Convention a été ratifiée par la République centrafricaine par la loi n° 61/256 du 15 Novembre 1961, publiée au Journal Officiel de la RCA du 1er Décembre 1961 à la page 448.

Article 49 de la Convention: « La demande d'extradition sera adressée directement au Procureur général compétent de l'Etat requis.

Elle sera accompagnée de l'original ou de l'expédition authentique, soit d'une décision de condamnation exécutoire, soit d'un mandat d'arrêt ou de tout autre acte ayant la même force, décerné par l'autorité judiciaire et portant l'indication précise du temps, du lieu et des circonstances des faits constitutifs de l'infraction, leur qualification ainsi que les dispositions légales applicables.

Il sera joint une copie de ces dispositions et, dans la mesure du possible, le signalement de l'individu réclamé ainsi que toute indication de nature à déterminer son identité et sa nationalité ».

Charles MASSI a-t-il fait l’objet en République Centrafricaine soit d’une décision de condamnation exécutoire soit d’un mandat d’arrêt ou de tout autre acte ayant la même force décerné par l’autorité judiciaire? Un Procureur Général du Tchad a-t-il été régulièrement saisi d1une demande d’extradition de Charles MASSI ?

Au cas même où Charles MASSI n’aurait pas été extradé selon la procédure prévue par la Convention de Tananarive et qu’il aurait été livré de la main à la main aux Autorités centrafricaines il ne perdrait pas pour autant le droit d’être protégé par les dispositions -de la Constitution et du Code de Procédure pénale. Ces textes garantissent à tout accusé son droit à être présenté au Procureur de la République, ainsi que son droit à être jugé à la suite d'une procédure lui offrant les garanties indispensables à sa défense.

Article 3 alinéa 3 de la Constitution: « Nul ne peut être arbitrairement arrêté ou détenu. Tout prévenu est présumé innocent jusqu’à ce que sa culpabilité soit établie à la suite d’une procédure lui offrant les garanties indispensables à sa défense. Le délai légal de détention doit être respecté ».

Article 28 alinéa 2 du code de procédure pénale: « Toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l'exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d'un crime ou d'un délit est tenu d'en donner avis sans délai au Procureur de la République et de transmettre à ce Magistrat tous les documents, procès - verbaux et actes qui y sont relatifs ». En l’occurrence, le Procureur de la République a-t-il été saisi?

C’est l'occasion de dénoncer la pratique qui consiste à séquestrer dans la prétendue prison militaire de Bossembélé, appelée à juste titre « GUANTANAMO CENTRAFRICAIN », des personnes civiles soupçonnées d’avoir commis des infractions « réelles ou supposées ». En effet, aux termes de l'article 421 du code de procédure pénale, « les établissements pénitentiaires reçoivent) à l'exclusion de tous autres1 les personnes en détention provisoire ou condamnées à une peine privative de liberté - - - ».

L'article 422 dispose que « Nul agent de l'administration pénitentiaire nulle personne y faisant fonction ne peut, à peine d’être poursuivie et punie comme coupable de détention arbitraire, recevoir ou détenir une personne qu’en vertu d'un arrêt ou jugement de condamnation d’une ordonnance de prise de corps, d’un mandat de dépôt ou d’arrêt, d’un mandat d’amener - - - ou d'un ordre d'arrestation provisoire établi conformément à la loi, et sans qu'ait été donné l'acte d'écrou prévu dans les dispositions du présent code ».

Victimes de séquestrations au « Guantanamo Centrafricain » et parents de victimes: comme l'a dit le Pape Jean Paul Il, « N'AVEZ PAS PEUR! ». Déposez plainte pour détention arbitraire, séquestration, tortures, traitements inhumains et dégradants.

Le Président François BOZIZE, qui avait été capturé au Bénin sous le régime KOLINGBA, mais qui avait néanmoins bénéficié d'un procès public où toutes les garanties nécessaires à sa défense lut avaient été assurées, est particulièrement bien placé pour faire en sorte qu'il en soit de même pour Charles MASSI.

Le Gouvernement a tout intérêt à ne pas s/entêter à affirmer contre toute évidence qu'il ignore tout de ce qu’il est advenu de Charles MASSI. Qui pourrait croire que lorsqu’i1 s'est rendu à Ndjamena après l'arrestation de Charles MASSI, le Président de la République n'a pas discuté de la question avec son homologue Idriss DEBY ? Qui pourrait croire qu'il n'en n'a pas non plus discuté avec le Président Idriss DEBY pendant le récent sommet de la CEMAC qui s'est tenu à BANGUI ?

L'entêtement du Gouvernement à jouer à l'ignorant ne peut qu’alimenter les rumeurs les plus folles et naturellement infondées qui courent « à l'heure qu'il est », et selon lesquelles Charles MASSI aurait été transféré de Bangui à Bossembélé dans un pick - up Toyota BJ 75, Y aurait été torturé, assassiné, enterré à environ 15 kms avant Bossembélé, puis déterré (site Centrafrique-Presse) et réenterré à BANGUI.

L'opinion publique pourrait d'autant plus facilement gober ces folles rumeurs auxquelles on n'ose croire, que demeurent encore dans les esprits l'assassinat de SANZE après sa « livraison» par le BONUCA, le saccage du domicile de Maître TIANGAYE, l'assassinat de deux représentants d'ABDOULAYE MISKINE dont les corps mutilés avaient été jetés à la morgue sans que le BONUCA appelé n'ait rien dit à ce jour, la disparition mystérieuse de l'ex-chef rebelle HASSAN OUSMANE du MNSP, dont curieusement plus personne ne parle, l'application de la loi du talion (œil pour œil, dent pour dent) à la demande publique du Chef de l'Etat lui-même dans l'affaire Eglise KINA et tant d’autres.

D'ailleurs, la menace proférée par le Président de la République dans ses vœux belliqueux de Nouvel An, menace selon laquelle il va dépecer ( !) les fauteurs de troubles «è kè droko ala », cette menace ne peut qu'être source le toutes sortes d'hallucinations; l'expérience ayant montré que n'est pa forcément fauteur de troubles qui en est accusé par le Pouvoir, chaque démocrate et combattant pour les libertés pense que c'est lui que le Présider de la République a visé et vit dans la hantise d'être dépecé.

Au cas où il s'avèrerait que Charles MASSI a été assassiné, ce qu'à Dieu ne plaise, son assassinat serait la goutte d'eau qui fait déborder le vase (1e récipient) et la vase (la boue). Cet assassinat - compromettrait aussi les élections, d'autant que leur préparation a déjà pris du retard et que l'Ouham-Pendé demeure en fait toujours sous administration de l’APRD. L’APRD interdit au sous Préfet de Paoua de se déplacer à plus de deux kms du Centre-ville sans son autorisation et les populations continuent à vivre dans la brousse. LE Présidents et membres des délégations spéciales de Paoua et des environs ont été nommés que pour donner l'illusion que le Pouvoir central détient encore l'autorité dans la Préfecture. Le  "Président» Jean Jacques DEMAFOUTH lui-même n'a aucune autorité sur le terrain.

Si donc il devait s'avérer que Charles MASSI a été assassiné nul, fût ­KNK pur jus ou patriote badigeonné en KNK ne saurait tolérer que les auteurs de cet assassinat politique continuent à s'agripper au Pouvoir comme un noyé à un fétu de paille, pour commettre d’autres forfaits. Surtout les patriotes de bonne foi continuent à se bercer d'illusions. Les Députés aussi devraient alors oser prendre leurs responsabilités, fussent-ils KNK.

Un fruit sain placé dans un panier de fruits pourris ne peut que pourrir son tour ... 

 Espérons que MASSI est toujours en vie ..

Maître ZARAMBAUD Assingambi

Bangui le 25 Janvier 2010

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique