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1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 01:26





 

LIBREVILLE - Le nouveau comptage des voix de l'élection présidentielle du 30 août au Gabon, entamé mercredi matin par la Cour constitutionnelle, a été interrompu peu après minuit et reprendra jeudi à 09H30 (08H30 GMT), a appris l'AFP auprès de la Cour.

La Cour, saisie de recours par plusieurs candidats contestant l'élection d'Ali Bongo, avait commencé le recomptage mercredi dans la matinée mais n'a pu terminer son travail en soirée.

La présidente de la Cour, Marie-Madeleine Mborantsuo, avait averti qu'il s'agissait d'un travail "fastidieux": "On peut aller jusqu'à 23H00-minuit et reprendre demain (jeudi), ça dépendra de la difficulté".

Ce nouveau comptage des voix, réclamé par plusieurs candidats battus, devait initialement commencer mardi après-midi mais n'avait pu débuter en raison de différends entre la Cour et l'opposition sur la procédure.

La Cour estimait que les auteurs de recours - neuf candidats battus et une citoyenne - devaient désigner des huissiers qui soient à la fois auxiliaires de justice et représentants du requérant.

La plupart des requérants réclamaient la présence à la fois d'un huissier et d'un représentant de chaque candidat dans la salle de comptage.

Parmi les auteurs de recours, figurent l'ex-ministre de l'Intérieur André Mba Obame, officiellement classé 2e, et l'opposant historique Pierre Mamboundou (officiellement 3e), qui revendiquent tous les deux la victoire

Dans la matinée, Mme Mborantsuo a indiqué que le nouveau décompte ne consistait pas en une confrontation des résultats des procès-verbaux (PV) de chaque bureau avec ceux de l'opposition.

"Le Code électoral prévoit que les pièces utiles doivent être jointes à la requête (...) Les PV auraient pu être remis au greffier ou au magistrat rapporteur au moment des auditions. Ces PV n'ont pas encore été déposés. La Cour ne dispose pas de ces PV dont ils (requérants) font état à l'extérieur", a-t-elle affirmé.

L'opposition a affirmé à plusieurs reprises qu'elle comptait notamment sur la confrontation des PV des 2.815 bureaux de vote utilisés pour le comptage et ceux remis à chaque parti dans chaque bureau, pour établir les preuves de fraude électorale.

Le nouveau comptage, qualifié de travail "fastidieux" par Mme Mborantsuo, pourrait durer. "On peut aller jusqu'à 23H00-minuit et reprendre demain (jeudi), ça dépendra de la difficulté".

Les principaux candidats de l'opposition, dont MM. Mba Obame et Mamboundou, espèrent que ce nouveau comptage va conduire la Cour à annuler l'élection d'Ali Bongo (41,73%), fils du président Omar Bongo décédé en juin après 41 ans au pouvoir.

(©AFP / 01 octobre 2009 01h44)

 

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30 septembre 2009 3 30 /09 /septembre /2009 16:08




PARIS (AFP) - mercredi 30 septembre 2009 - 11h36 - Le ministre français de la Défense Hervé Morin a annoncé mercredi que la France allait maintenir ses deux bases militaires permanentes de Libreville et Dakar, sur la façade atlantique de l'Afrique.

"L'idée est que nous maintenions Libreville et Dakar", a déclaré M. Morin devant la presse, indiquant que "dans l'état actuel des choses, nos forces restent au Gabon".

Selon le Livre blanc sur la Défense, signé du président Nicolas Sarkozy et publié au printemps 2008, la France devait réduire les implantations permanentes françaises en Afrique à "deux pôles (...), un pour chaque façade, atlantique et orientale".

Un choix devait ainsi être opéré entre les bases de Libreville et Dakar.

"J'ai toujours indiqué qu'il y aurait une (base permanente) sur l'océan Indien et une sur la façade atlantique avec un cas particulier qui serait le Gabon", a cependant assuré M. Morin mercredi.

"On avait toujours dit qu'on maintiendrait Libreville", a-t-il insisté.

"Dans l'état actuel des choses, il est prévu que les forces (françaises) présentes au Gabon y restent", a poursuivi le ministre de la Défense.

Toutefois, a-t-il noté, "si le président de la République (Nicolas Sarkozy) dans un, deux ou trois ans estimait que ce n'était plus nécessaire de les maintenir et que les discussions avec les autorités politiques gabonaises faisaient qu'on peut les retirer, on verra bien...".

La France compte un millier de militaires déployés au sein des Forces françaises au Gabon (FFG), pour la plupart à Libreville, en vertu d'accords de défense conclus le jour même de la proclamation d'indépendance de l'ancienne colonie française, le 17 août 1960.

Quelques dizaines d'entre eux avaient été déployés début septembre à Port-Gentil, la capitale pétrolière du Gabon, pour protéger le consulat de France incendié lors d'émeutes après l'élection controversée du nouveau président gabonais Ali Bongo.

Au Sénégal, les Forces françaises du Cap-Vert (FFCV) comptent quelque 1.200 militaires présents au titre d'accords de défense datant de mars 1974.

Dakar et Libreville figurent parmi les quatre bases militaires françaises permanentes en Afrique, avec Djibouti et La Réunion.

 

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30 septembre 2009 3 30 /09 /septembre /2009 13:43




 

  Après avoir bataillé l'année dernière pour signer le coûteux avenant à la convention minière de sa filiale centrafricaine UraMin CAR Ltd (AMI nº187), Areva devrait bientôt décaisser de nouveaux fonds pour son projet dans ce pays. Le groupe nucléaire français y détient le gisement d'uranium de Bakouma, mais cherche à augmenter ses ressources et ses réserves avant de s'engager dans la phase de développement.

Areva souhaite en particulier sécuriser un certain nombre de blocs autour de son permis qui couvrent les extensions du prospect. Ceux-ci (Ndenguiro, Bakouma North, etc.) sont détenus par Uranio AG, la société enregistrée à Bâle de l'homme d'affaires Richard Ondoko. Or, selon nos informations, George Forrest, le célèbre entrepreneur minier du Katanga au Congo-K, aurait récupéré sept de ces titres en vue de les céder à Areva. Pour combien ? Les discussions sont en cours…

Anne Lauvergeon, la patronne du groupe français, s'est entretenue avec le président centrafricain François Bozizé le 29 septembre à Paris. Celui-ci était accompagné de son neveu et ministre des mines, Sylvain Ndoutingaï, et surtout de son conseiller particulier Fabien Singaye. Ce dernier, ainsi que Forrest avaient servi d'intermédiaires à Areva pour la signature, en août 2008, de l'avenant d'UraMin CAR Ltd. Cet accord prévoyait notamment le versement par le groupe français de 40 millions $ sur cinq ans à Bangui.

Rappelons que Forrest et Singaye ont également joué un rôle actif dans les négociations ayant abouti à l'accord avec Areva sur l'exploitation de l'uranium au Congo-K conclu le 26 mars.

Singaye a par ailleurs profité de son séjour dans la capitale française le 29 septembre pour être reçu à Levallois-Perret par le maire Patrick Balkany, en compagnie de son bras droit Renaud Guillot Corail. Balkany, un intime du président Nicolas Sarkozy qu'il accompagnait lors de sa visite à Kinshasa le 26 mars, s'est considérablement rapproché de Forrest depuis plus d'un an. Richard Ondoko était injoignable au moment où nous éditions cet article.


AFRICA MINING INTELLIGENCE

 

- Edition française N°211 30/09/2009



NDLR : Il ne manquait plus que Saifee Durbar à ce bal parisien autour de Bozizé pour que la boucle soit bouclée. L'opacité avec laquelle Bozizé et Ndoutingai gèrent les ressources minières qui devraient assurer la prospérité économique et sociale de la RCA et des Centrafricains doit  interpeller tous les fils du pays. Bozizé et Ndoutingai se sont alliés à une bande de mafieux étrangers pour mettre en coupe réglée les mines d'uranium de Bakouma comme si c'était leur propriété personnelle alors qu'elles appartiennent bel et bien au patrimoine national. Personne en Centrafrique n'a idée sur ce que  Bozizé et Ndoutingai ont déjà engrangé sur le dos du pays avec la délivrance des permis et toutes les magouilles auxquelles ils se livrent lieu depuis qu'ils ont on découvert que Bakouma pouvait faire d'eux de nouveaux richissimes. Il est temps que cette prédation s'arrête. L'Assemblée nationale étant aux ordres, il n'y a aucun espoir que le moindre député de cette institution ne pose le problème du vol organisé des ressources naturelles du pays par Bozizé, Ndoutingai et leur bande de mafieux.   
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29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 21:53



 

Radio Okapi (Equateur) Mardi 29 Septembre 2009 à 19:25:30

 

Des réfugiés centrafricains appartenant à la tribu Sango sont arrivés massivement, depuis le 26 septembre, dans la localité de Mobayi-Mbongo, à 25 kilomètres de Gbadolite sur la rivière Ubangi. Ils déclarent être victimes de la chasse à l’homme que pratiqueraient contre eux, des membres de la tribu Ngbubu. Leur afflux dans cette localité pose de sérieux problèmes humanitaires, rapporte radiookapi.net

 

Le nombre des Centrafricains qui ont fui les affrontements inter ethniques entre Ngbubu et Sango ne cesse d’augmenter à Mobayi-Mbongo, au Nord Ubangi. De 40 au premier jour de leur traversée, ils sont estimés actuellement de plus de 500 : des hommes et femmes avec enfants appartenant à la tribu Sango qui arrivent par vagues en terre congolaise en pirogue et dans des conditions pénibles, précisent les autorités locales. Tous accusent leurs compatriotes de la tribu Ngbubu de vouloir les exterminer.

 Jusqu’à mardi, près de 500 réfugiés centrafricains étaient entassés par la Croix-Rouge locale dans les pavillons de l’Hôpital Général de Référence de Mobayi- Mbongo, sans aide ni assistance. Il n’ y a pas de représentation du Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) dans le coin. Les autorités du district se disent déjà confrontées aux difficultés de prise en charge de ces réfugiés. Elles craignent l’apparition des maladies hydriques à cause de la promiscuité et de mauvaises conditions d'hébergement.

 Entre-temps, un bataillon des Forces Armées de la Centrafrique FACA a été dépêché par Bangui à Mobayi-Banga, localité voisine se trouvant de l’autre côté de la frontière centrafricaine, pour tenter de rétablir l'ordre. Du côté congolais, des éléments des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont été déployés à 15 kilomètres de Mobayi-Mbongo pour encadrer les Ngbubu de la RDC afin de prévenir leur implication éventuelle dans le conflit.

 Les Ngbubu peuplent à la fois la RDC et la RCA, rappelle-t-on. Tandis que les Sango centrafricains constituent un même peuple que les Ngbandi congolais.

Copyright Radio Okapi

 


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29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 20:58




Communiqué de Presse du FDPC : N° 102

Suite au dernier communiqué diffusé‚ nous‚ Président du Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC) ‚ Général Abdoulaye MISKINE ‚ réitérons notre appel à l’endroit du gouvernement de bien vouloir libérer sans conditions nos deux éléments enlevés par des hommes appartenant aux forces armées. Il s’agit du Commandent Moustapha HASSAN et du Capitaine Abakar MAHAMAT‚ porté-disparus depuis le 15 septembre dernier.

Dans les 48 heures qui suivent ‚ si nos deux éléments ne recouvriront pas la liberté‚ une déclaration rendra les deux accords de paix de Syrte caduques.

 Hormis ce communiqué; le Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC) ‚ porte à la connaissance de toutes les opinions‚ que ses combattants font mouvement vers la frontière et sont prêts à l’offensive en attendant la libération de leurs deux camarades de lutte.

Le FDPC se désengage de toutes les conséquences qui en découleront et seul le gouvernement sera rendu responsable.


Fait le 29 sept. 2009



Général Abdoulaye MISKINE

  source : dabio.net

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29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 19:32






REPUBLIQUE DU TCHAD

Fidélité - Paix - Réalité

*******

 

OPPOSITION POLITICO-MILITAIRE FRONT POPULAIRE POUR LE REDRESSEMENT (F .P.R)

(Force Positive}

 

COMMUNIQUE DE PRESSE N° 003/PR/FPR/09

 

Joignant l’acte à la parole, le Front Populaire pour le Redressement (FPR) Force Positive vient annoncer à l'opinion nationale et internationale la fin du retrait de son Etat Major du village de Gondava situé dans la préfecture de la Nana Gribizi (RCA).

Le FPR estime pour sa part que ce retrait va favoriser les opérations du Programme Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR) dans cette partie du Territoire de la Centrafrique, un pays voisin du Tchad qui aspire légitimement à la paix et à la stabilité.

Le FPR saisit cette opportunité pour réaffirmer ses bonnes dispositions à œuvrer pour la paix dans la sous région en général, au Tchad et en République Centrafricaine en particulier.

En outre, le FPR se réjouit de l'intérêt qu'accorde à la recherche de la paix la Communauté internationale, le Gouvernement de la République Centrafricaine, et le Gouvernement de la République du Tchad.

Fait à Bangui, le 29 septembre 2009

Le Président du FPR

Général Baba Laddé

Contact : +236 72 75 23 87

 

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29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 16:40




 

Par Vincent Hugeux, publié le 29/09/2009 15:15 - mis à jour le 29/09/2009 15:30

La répression sanglante du meeting de ce lundi jette une lumière crue sur la dérive d'un capitaine putschiste étrangement ménagé par l'Elysée.

Implacable ironie de l'Histoire: le carnage de Conakry a été perpétré le 28 septembre dans l'enceinte et aux abords du Stade du 28-Septembre. Arène ainsi baptisée en mémoire du "Non" guinéen au référendum de 1958, censé instaurer la "Communauté" franco-africaine. Désormais, cette date renvoie moins au cinglant camouflet infligé jadis par Ahmed Sékou Touré au général de Gaulle qu'au sanglant naufrage d'une coterie de putschistes: 87 civils tués lundi par balles, selon une source policière.

Bilan minimaliste, tant les mili-tueurs se sont employés à soustraire les cadavres au macabre décompte. Le crime des manifestants du "Forum des Forces vives" ainsi fauchés? Avoir osé dénoncer la l'ambition du chef de la junte, le capitaine Moussa Dadis Camara, de "candidater" lors du scrutin présidentiel du 31 janvier 2010, après avoir juré de n'en rien faire et étendu ce serment à tous les membres de son "Comité national pour la démocratie et le développement"(CNDD).

Recalé aux portes de l'Académie militaire de Meknès (Maroc), ce sous-officier aux états de service confidentiels -il orchestrait l'approvisionnement en hydrocarbures de l'armée guinéenne- a hérité le 23 décembre dernier du trône laissé vacant par le défunt autocrate Lansana Conté. Et ce, au prix d'un coup d'Etat mené "sans effusion de sang", comme se plaisait à le souligner "MDC".

Très franchement parlant, je suis très désolé, très désolé

Son purisme révolutionnaire - haro sur les corrompus et les trafiquants de drogue- aura séduit un temps les Candides, prompts à l'élever à la dignité de fils naturel du Burkinabé Thomas Sankara. Foutaise. Le massacre de lundi offre à ce "forestier", issue de l'ethnie minoritaire guerzé, l'occasion de donner la pleine mesure de ses "talents".

Pour preuve, les propos incohérents tenus par un Dadis hagard et déboussolé peu après la tuerie. "Très franchement parlant, je suis très désolé, très désolé", a-t-il ainsi ânonné dans la soirée sur les ondes de RFI. Peu après avoir confié ceci à la radio sénégalaise RFM: "Je voulais sortir pour aller... tellement que j'étais vraiment écoeuré... je préfère alors mourir, parce que je n'ai pas pris cette Nation pour un affrontement."

(1) Lire le récit de Cheikh Yérim Seck dans Jeune Afrique du 20 septembre 2009.

La dérive du sous-off' lui a déjà valu un terrible sobriquet : Idi Amin Dadis, référence au dément despote Ougandais disparu voilà six ans en son exil saoudien, ainsi qu'une popularité paradoxale de clown tragique dans les pays voisins, où les internautes se ruent sur le "Dadis Show" (1).

Il faut dire que "MDC", reclus d'ordinaire au camp militaire Alpha-Yaya-Diallo, a plongé son pays, déjà bien mal en point, dans un chaos ubuesque. Colérique, vindicatif, il admoneste, blâme, révoque et humilie publiquement ministres, ambassadeurs et investisseurs, de préférence sous l'oeil des caméras de la Radio-Télévision guinéenne (RTG). Au palmarès de la brimade, l'infamant oscar revient sans nul doute à son Premier ministre, Kabiné Komara, rabroué et désavoué plus souvent qu'à son tour. Guetté par l'autisme, providence des marabouts de toutes obédiences, Dadis s'est peu à peu entouré d'une garde prétorienne où les parents guerzés côtoie les crocodiles galonnés.

Le Quai d'Orsay a comme il se doit condamné avec "la plus grande fermeté" le massacre de Conakry. Reste que l'ancienne puissance coloniale n'est pas plus en Guinée qu'au Gabon, en Mauritanie ou au Niger, exempte de griefs.

Si la France officielle a maintes fois invité le satrape en treillis à respecter sa parole, donc à s'effacer à l'heure des urnes, des entremetteurs très en cour à l'Elysée ont là encore parasité le message. A commencer par l'ineffable Patrick Balkany, intime de Nicolas Sarkozy, dont le bêtisier africain s'enrichit de mois en mois. "La candidature de Moussa Dadis Camara, a ainsi décrété le maire UMP de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), cité par guinee24.com, ne pose pas de problème. C'est un citoyen guinéen comme les autres. Ce qui est important, c'est le respect de la forme. La régularité. La transparence des élections." Jugement livré au "ministre d'Etat" Boubacar Barry, ami d'enfance de "MDC"et membre d'une délégation reçue à Paris à la mi-septembre, un temps conduite par le général Sékouba Konaté. Lequel Konaté, n°2 de la junte et détenteur du portefeuille de la Défense, a verrouillé l'appareil sécuritaire du "système Dadis".

Il y a plus grave: déjà fort peu inspiré sur les fronts mauritaniens ou gabonais, le secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant a lui aussi traité les envoyés de Conakry avec beaucoup d'égards. Au point de recevoir en audience le même Konaté. Simple fait du hasard? Le groupe de Vincent Bolloré, l'un des capitaines d'industrie préférés de la Sarkozye, persiste à guigner la concession du terminal portuaire de Conakry. Ecarté en mars 2008 au profit de Getma International, Bolloré aurait selon La Lettre du Continent fait parvenir un plaidoyer pro domo de trois pages à l'incoutournable Konaté, lors de sa récente escale sur les bords de Seine.

On connaissait le dadaïsme, défi artistique aux conventions artistiques et littéraires. Voici que, pour son malheur, la Guinée découvre le "dadisme".

 

Guinée : la population manifestera jusqu’au départ du "pouvoir criminel"

DAKAR - Un des leaders de l'opposition en Guinée, Alpha Condé, a estimé mardi, au lendemain du "massacre" par les forces de sécurité d'au moins 157 personnes, que le mouvement de manifestations allait se poursuivre jusqu'au départ du pouvoir militaire "criminel".

"Nous allons continuer les manifestations jusqu'à ce qu'on obtienne satisfaction. Il ne s'agit même plus de la question des élections (prévues début 2010, ndlr) mais de faire partir ce pouvoir criminel qui n'hésite pas à faire tirer sur des jeunes à bout portant" a déclaré, depuis New York, Alpha Condé, qui dirige le parti Rassemblement du peuple de Guinée (RPG).

"Ce sont les mêmes tueries (qu'en 2007, ndlr) qui recommencent, cela veut dire qu'ils sont prêts à tout pour imposer une dictature militaire, mais nous nous sommes prêts à tout pour mobiliser le peuple jusqu'à imposer le changement, car plus personne ne veut d'un régime militaire" a assuré M. Condé.

Plusieurs dizaines de milliers de personnes s'étaient rassemblées lundi dans le plus grand stade de Conakry, pour rejeter une éventuelle candidature du chef de la junte, le capitaine Moussa Dadis Camara, à la présidentielle de janvier. La répression de ces manifestations a fait au moins 157 morts et 1.253 blessés, selon l'Organisation guinéenne de défense des droits de l'Homme.

"Même pendant les évènements de 2007 (la répression de manifestations durant plusieurs semaines, qui avait fait 186 morts selon les ONG, ndlr), on n'en était pas arrivés à ce stade de barbarie", a jugé M. Condé, qui avait été un farouche opposant au régime du défunt président Lansana Conté.

Le capitaine Dadis Camara et d'autres officiers avaient pris le pouvoir le 23 décembre 2008, peu après la mort du général Conté qui dirigeait la Guinée depuis 1984.

Interrogé sur la responsabilité du chef de la junte, qui s'est dit "très trés désolé" lundi soir d'apprendre les massacres, M. Condé a interrogé: "Comment pourrait-on dire qu'il est dépassé quand c'est son propre aide de camp qui a dirigé les tueries?"

"Le capitaine peut raconter ce qu'il veut. Tout le monde l'a vu: c'est l'aide de camp du président, Toumba Diakité, qui est entré dans le stade avec les bérets rouges et a fait tirer sur les gens", a-t-il insisté.

"A partir du moment où on a massacré, il faut que non seulement le capitaine se retire de la course à la présidentielle et du pouvoir, mais que ces gens soient jugés devant un tribunal pénal international: on ne peut pas tirer sur des jeunes et que cela reste impuni!", a poursuivi M. Condé.

L'opposant se trouvait encore à New York où il était allé, il y a quelques jours, "expliquer aux chefs d'Etat réunis pour l'Assemblée générale de l'ONU la gravité de la situation en Guinée".

(©AFP / 29 septembre 2009 17h30)

 

 

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29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 15:36




Linternationalmagazine.com, 29/09/2009

C’est la troisième fois en moins d’un an que le Cavaliere commente la couleur de peau du président américain, fait remarquer L’Express. Cette fois, sa sortie douteuse porte également sur la First Lady, elle aussi « bronzée ».

Silvio Berlusconi, a une fois de plus qualifié dimanche le président américain Barack Obama et sa femme, Michelle, de « bronzés », dans un discours prononcé à l’occasion de la fête de son parti, à Milan, (nord), reprenant une plaisanterie qui avait indigné l’opposition.

De sources diplomatiques, le chef du gouvernement italien a été vexé par la First Lady lors du G20. En effet, alors que Berlusconi voulait lui donner l’accolade, Michelle Obama a gardé ses distances, lui tendant seulement une main, sous le regard attentif de Barack Obama.

De retour de Pittsburgh, « je dois vous porter les salutations d’un homme qui s’appelle, qui s’appelle… attendez, c’était quelqu’un de bronzé : Barack Obama ! », a lancé Silvio Berlusconi à son public, des ministres de son gouvernement et des sympathisants du Popolo delle Libertà (le Peuple des Libertés), son parti. « Vous ne le croirez pas, mais ils sont deux à être allés à la plage pour prendre le soleil parce que même sa femme est bronzée ! », a-t-il ajouté sous les applaudissements amusés de son auditoire.

Berlusconi n’en est pas à sa première sortie douteuse sur la couleur de peau du président américain. Quelques jours après l’élection de Barack Obama, en novembre, le Cavaliere, qui cultive un hâle constant, l’avait salué comme un homme « jeune, beau et même bronzé », un « compliment » dénoncé comme une blague raciste par une opposition indignée et considéré comme une gaffe par de nombreux médias étrangers.

En mars, le chef du gouvernement italien s’était jugé de nouveau «  plus pâle » que Barack Obama.

 

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29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 15:31




Radio Vatican 29/09/2009 14.20.10

En Centrafrique, la pauvreté est le lot quotidien de nombreuses familles. Certaines sont dans une situation de dénuement telle qu’elles ne peuvent plus subvenir aux besoins de leurs enfants. Ces derniers s’en vont alors grossir les rangs des enfants des rues. À Bangui, ils seraient plus de 3000. Depuis 2003, le REFERC, Réseau en faveur des enfants des rues de Centrafrique, qui rassemble sept associations (le Centre Saint Gabriel, le Centre Don Bosco, Caritas, Voie du Cœur, la Maison d’accueil des orphelins de Bimbo, l’association Demain la Vie et Action Chrétienne pour la Compassion), leur vient en aide. Identification, distribution de repas, accès aux soins et à l’éducation ou encore réinsertion familiale font partie de ses activités. La réalisatrice Aferdite Ibrahimaj a réalisé deux documentaires sur les enfants des rues en Centrafrique : « Le Réseau en faveur des enfants de la rue en Centrafrique » et « Les enfants de la rue en Centrafrique ». On écoute son témoignage.

Retranscription

Voir des enfants qui dorment dehors, c’est toujours choquant. Que ce soit ici ou ailleurs, ce n’est pas normal. Ça ne devrait pas exister. Ce qui m’a vraiment surprise les premiers jours quand je suis arrivée à Bangui, c’est qu’il y en a vraiment partout. Il y en a à tous les coins de rue. Ils sont tous petits, ça commence à trois, quatre ans et ça va jusqu’à une trentaine d’années. Donc ça veut dire qu’on en est à la deuxième génération d’enfants des rues. Les premiers ont commencé dans les années 1960, et ce sont ceux-là mêmes qui ont leurs propres enfants qui finissent enfants de la rue. Et à ceux-là s’ajoutent d’autres enfants que la pauvreté a mis dans la rue. Je pensais que c’était principalement des enfants orphelins. Sur place, j’ai vu que ce n’était pas le cas. C’est souvent des enfants qui ont quelqu’un, qui ont au moins un oncle, ont une tante, ou des grands-parents, ou alors même un des deux parents. Mais c’est la situation économique, la pauvreté qui les met à la rue. Ils souffrent de la faim, de la soif, ils n’ont pas d’endroit où dormir, le paludisme sévit beaucoup. Donc il y a toutes ces souffrances, mais en même temps ils ne connaissent que ça. Ce sont des enfants qui n’ont vécu que comme ça. Ils ont appris à se débrouiller de cette manière, à essayer d’avoir des petits boulots sur les marchés, mais pour eux c’est leur quotidien. Ça ne veut pas dire qu’ils l’acceptent, qu’ils trouvent ça normal, mais ils se sont créé une société à eux. C’est une sorte de monde parallèle en fait. Ils ont leurs habitudes, ils ont leurs codes, ils ont leurs fréquentations, ils ont leurs amitiés, ils ont leurs amours, comme n’importe quelle société. Sauf que là ils sont vraiment en marge et ils sont stigmatisés aussi par le reste de la population. Ils sont montrés du doigt, ils sont frappés, enfin, ce sont les boucs émissaires de la société.

Est-ce qu’ils s’en plaignent ?

Je dirais oui et non. Ce sont des gens normaux. On a des discussions normales. Ils me demandaient comment se passait la vie en France, comment vivaient les jeunes, comment ça se passait à l’école. Plein de choses les intéressaient. Ils ne passent vraiment pas leur temps à se plaindre. Après, ils aimeraient effectivement que leur situation s’améliore. Eux ce qu’ils voudraient, beaucoup me disaient, c’est faire des formations. Ils aimeraient travailler, ils aimeraient fonder une famille. Parce que le fait d’avoir grandi dans la rue, sans famille, eux, ils ont vraiment envie d’avoir un foyer, d’avoir des enfants et de s’en occuper.

Est-ce qu’ils acceptent facilement la main qu’on leur tend ou est ce qu’ils sont méfiants malgré tout ?

Ceux qui ont passé beaucoup de temps dans la rue deviennent très vite méfiants, parce qu’ils voient la violence de cette société qui les rejette. C’est pour ça que le réseau des ONG qui s’occupent des enfants des rues à Bangui essaie de les repérer très très vite. Dès qu’ils voient un nouvel enfant dans la rue ils essaient de le prendre en charge, de l’approcher tout doucement, de lui parler des structures d’accueil parce que, plus l’enfant va rester dans la rue, plus il aura du mal à se réinsérer dans la société. C’est difficile, il y a beaucoup de découragement, parce qu’en même temps, même si ces enfants arrivent à s’inscrire dans une école ou dans une formation, il n’y a pas de travail après. Le gros problème, c’est la situation économique en général dans ce pays qui est très pauvre. Donc on peut bien proposer des structures d’accueil, mais si on n’a rien à leur proposer quand ils sortent de ces structures d’accueil, c’est un petit peu comme si ça ne servait à rien. Et le problème c’est que ça fait d’autres enfants des rues.

 

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29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 15:27




 

Libération 28/09/2009 à 00h00

Par  DANIEL SCHNEIDERMANN

Or donc, le président sénégalais, Abdoulaye Wade, décida un jour de partir en vacances. Son choix se porta sur la riante cité de Biarritz. Il y séjourna quelques jours à l’hôtel du Palais. Et sacrilège : il advint qu’un journal sénégalais, le Quotidien, publia les notes d’hôtel du Président et de sa suite, avec une précision confondante. «Le Président et sa suite occupent onze chambres dont une suite impériale, révéla l’impertinent organe. Ce sont les numéros 119, 318, 319, 320, 337, 343, 348, 404, 407, 421 et 422. Nous avons pu savoir que, pour les cinq premiers jours, la délégation présidentielle avait décaissé 63 484,52 euros. Ce qui représente environ 41 582 360 francs CFA. Et les montants cités ne prennent pas en compte les repas, ni autres extras. Sur ce dernier point, il est indiqué que le président Wade en était déjà hier, à 984,30 euros en extras.»


Résultat : le journaliste signataire de cette enquête fut interrogé, six heures durant, par la police sénégalaise, désireuse de savoir comment il était au courant en temps réel, et à la décimale près, du montant des extras présidentiels. Ayant tenu bon, il fut relâché. Le Quotidien, qui ne lâchait pas l’affaire, en profita pour titrer : «L’Etat harcèle la presse». Comment le savons-nous ? Par une jeune blogueuse française, Justine Brabant, par ailleurs journaliste stagiaire au Quotidien, et qui vient d’ouvrir, sur le site de Libération, un blog intitulé
«Dakar entre quatre yeux».


L’épisode jette une lumière intéressante sur les rapports entre médias et pouvoir, dans une démocratie comme le Sénégal. Il est communément admis que la presse est plus libre, tellement plus libre, dans les pays développés, que dans les républiques bananières africaines. Mais dans quel pays les journalistes ont-ils longtemps bataillé, en vain, pour connaître le montant de l’augmentation de salaire présidentielle ? Dans quel pays un candidat à la présidentielle a-t-il pu promettre, devant toute la presse, de publier le montant de son patrimoine, avant de n’en rien faire (et d’être élu tout de même) ? Dans quel pays un (ancien) président a-t-il pu, des années durant, passer ses vacances en toute discrétion dans un palace de Haute-Egypte ? Dans quel pays une totale opacité entoure-t-elle les notes de frais des parlementaires ? Relisons bien le paragraphe du Quotidien : ce luxe de détails, cette impertinence, seraient-ils imaginables dans un quotidien français ?


Quelles leçons en tirer ? Que la presse sénégalaise est mieux informée, avec davantage de précision, que la presse française, sur les loisirs des dirigeants, et leur coût. Que la police sénégalaise est certes à la disposition du pouvoir, et réagit promptement à ses états d’âme, mais pas vraiment davantage que la justice française, telle qu’elle apparaît ces jours-ci, instrumentalisée par le président en exercice, pour servir sa vendetta contre un ancien concurrent.


Sans même parler d’un étrange épisode, que l’on voit en ce moment se développer dans l’édition et dans la presse : une campagne souterraine, toute en insinuations et en sous-entendus, contre un dirigeant de premier plan.


«Il ne tiendrait pas une semaine. On a des photos, elles existent ! On les fera circuler, ça ne plaira pas aux Français !»
Qui parle ainsi ? Le porte-parole de l’UMP, Frédéric Lefebvre. De qui parle-t-il ? De Dominique Strauss-Kahn, directeur général du FMI, et candidat socialiste possible à l’élection présidentielle. A qui s’adresse-t-il ? A deux journalistes (l’un travaille à Canal +, l’autre à Europe 1), auteurs d’un livre, Hold-uPS, arnaques et trahisons (éd. du Moment) consacré aux mille turpitudes socialistes. Croit-on que ces journalistes demandent des précisions à M. Lefebvre sur ces «photos» qu’il détiendrait contre DSK ? Non. Ils prennent note, et impriment. Et ils ne sont pas les premiers. Quelques semaines plus tôt, le directeur de l’un des principaux hebdomadaires français, Christophe Barbier (l’Express), assurait dans un éditorial qu’en cas de candidature DSK, alors «la droite se déchaînerait et débloquerait tous les dossiers qui peuvent exister dans ses cartons sur l’ami Dominique Strauss-Kahn».


Quels «dossiers» ? Christophe Barbier les a-t-il vus ? Sait-il ce qu’ils contiennent ? Et si oui, pourquoi ne les a-t-il pas publiés dans son journal ? Tout cela passe tranquillement, et s’imprime dans les mémoires. Il faut qu’un journaliste, Bruno Roger-Petit, sur son blog, pointe ces petites manigances, pour que Lefebvre démente avoir dit ce qu’il a dit (mais qui restera imprimé dans le livre à succès).

Tant qu’à faire, on préfère l’investigation à la sénégalaise.

 

 

 

 

 

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