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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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2 octobre 2009 5 02 /10 /octobre /2009 15:22




           Communiqué de presse

 

Le 26 Janvier 2007, le leader de FDPC, Abdoulaye MISKINE rencontra pour la 1ère fois à Syrte en Libye le Président BOZIZE, en présence du Président IDRISS DEBY ITNO, les autorités Libyennes dont le Secrétaire Général de la CEN-SAD. Cette rencontre jeta la base de la négociation devant aboutir à la signature de l’Accord de Paix entre le FDPC et le Gouvernement Centrafricain.

De retour à Tripoli, à l’hôtel AL-KEBIR, le FDPC entama la négociation avec les représentants du Gouvernement dont le Ministre de la Justice Paul OTTO, le Conseiller Politique du Président de la République Monsieur Dieudonné Stanislas MBANGOT, le Chargé d’Affaire de l’Ambassade de la RCA en Libye et ses Collaborateurs, le Président du comité des Sages, le révérend pasteur Isaac ZOKOUE et son adjoint.

Le 02 Février 2007 à Syrte, sous une pluie inattendue mais miraculeuse, Abdoulaye MISKINE signa l’Accord de Paix avec le Gouvernement Centrafricain en présence du Guide de la Grande Révolution du Grand FATEH le Colonel Mouammar KHADDAFFI, le Président BOZIZE et son Epouse, le représentant du Président tchadien, leurs Excellences les Ambassadeurs des Grandes puissances à savoir : les Etats Unis, la France, la Grande Bretagne, la Chine, le Japon, etc., donc une tranche de la communauté internationale fut représentée.

Selon l’esprit de cet Accord et en son article 10 point 1 je cite : « le présent Accord de Paix entre en vigueur dès sa signature ». Qu’en est-il aujourd’hui de cet Accord ?

1)     Dans toute son entièreté, cet Accord de Paix de Syrte n’a connu aucun début d’application depuis bientôt trois ans.

 

2)     La nomination unilatérale d’Abdoulaye MISKINE comme conseiller à la Présidence n’est que duperie, heureusement le FDPC à travers son leader a décliné l’offre mais malgré ce refus, les autorités de BANGUI demandent avec insistance à ABDOULAYE MISKINE d’accepter que le salaire de conseiller lui soit versé. Celui ci demande que ce salaire soit reversé au trésor public.

 

3)     En juin 2009, le général MISKINE s’était fait violence, acceptant de discuter avec le conseiller politique du président de la République, Mr MBANGOT pour qu’enfin le 03 juillet 2009, l’acte d’adhésion au processus de paix soit signé entre le FDPC et le gouvernement.

Dans le même avion avec toute la délégation centrafricaine, 18 membres du FDPC étaient à bord. A SYRTE, j’avais supplié le président de la République afin de tout mettre en œuvre pour que les membres du FDPC soient logés pour quelques semaines par le gouvernement afin de rechercher leurs parents, ce qui n’a pas été fait.

 

4) Malgré le refus  d’une partie de la branche armée et politique à ne pas autoriser André RINGUI LE GAILLARD d’aller sur le terrain, pour montrer sa bonne volonté et faire avancer les choses, MISKINE avait usé de tout son poids pour que celui-ci et certains membres aillent faire le travail de la sensibilisation. Cela n’est pas une faiblesse mais c’est un signe de reconnaissance aux organisations internationales qui ne cessent d’œuvrer pour la paix dans le pays.

 Malgré les efforts consentis de la part du FDPC, le gouvernement pour sa part ne ménage aucun effort pour faire avancer les choses comme il se doit.

Devant le refus délibéré et incontestable de BOZIZE d’appliquer l’Accord de Paix de Syrte depuis presque trois ans et encore avec l’acte d’adhésion resté sans connaître aucun début d’application, je prends alors l’opinion nationale et internationale à témoin et je rends caducs l’accord de paix de syrte du 02 février 2007 et l’acte d’adhésion à l’Accord de Paix Global du 03 juillet 2009.

 

Fait à Tripoli, le 02 octobre 2009

 

 

    Général Abdoulaye MISKINE

 
NDLR : Cette situation est le reflet de l'exaspération du chef du FDPC qui n'a jamais varié dans sa dénonciation du manque de volonté politique de Bozizé et son gouvernement de mettre en oeuvre concrètement les différentes clauses des différents accords signés sous les auspices des autorités libyennes. La récente arrestation à Bangui de deux de ses éléments, a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. L'exigence de leur libération a fait il y a quelques jours l'objet d'un ultimatum lancé aux autorités de Bangui par Abdoulaye Miskine. Dans l'entourage du FDPC, on déplore que depuis le retour à Bangui des 18 éléments de ce mouvement rebelle dans le même avion que Bozizé après la signature par Miskine de l'Accord de Paix global à Syrte, ceux-ci aient été abandonné purement et simplement à leur triste sort l'aéroport Bangui Mpoko. Il faut encore s'attendre dans les prochains jours à de nouvelles effervescences dans la région de Batangafo, Kabo et Sido, fief d'Abdoulaye Miskine. Encore du plomb dans l'aile du programme DDR. 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
2 octobre 2009 5 02 /10 /octobre /2009 00:48




 

Finalement, le délinquant fils du président Bozizé, Jean François Bozizé alias « Djodjo » a été expulsé du territoire français mercredi 30 septembre à bord du vol régulier d’Air France à destination de Bangui. Est ce par ironie du sort mais c’est également le même vol qu’a emprunté son président de père pour regagner son pays, de retour du Venezuela où il avait pris part au second sommet Amérique latine –Afrique, tenu à l’invitation du bouillant président Hugo Chavez. Jusqu’au bout, le fils délinquant de Bozizé s’est fait remarquer.

Alors qu’il était mis en zone d’attente pour personne en instance dite ZAPI 3 de l’aéroport Roissy Charles-de-Gaulle, Jean François Bozizé a demandé à un ami d’aller chez lui afin de lui apporter quelques vêtements car sans cela, il risquait d’être mis dans l’avion sans le moindre habit. Sans faire attention, l’ami en question fait la commission et revient à la ZAPI 3 avec sa copine et les vêtements, le matin même du jour où Jean François allait être expulsé. Il remet les habits aux flics de service qui, en procédant à la fouille des poches des affaires en question, découvrent avec effarement dans un blouson, dix munitions pour pistolet. Dès lors, l’ami de Jean François ainsi que sa copine sont immédiatement placés en garde à vue pour être auditionnés toute la journée. C’est à 18 heures qu’ils sont enfin relâchés et ont quitté la ZAPI.

Quant au délinquant de Jean François, il a dû être conduit à l’avion par les agents de sécurité selon les procédures habituelles d’expulsion des personnes indésirables sur le sol français. Selon nos informations, il est bien arrivé à Bangui ainsi que son président de père qui a quitté l’aéroport Bangui Mpoko sans rien dire. D’après son entourage, il aurait marqué son accord pour l’expulsion de son rejeton dont les frasques sur le territoire français ont suffisamment défrayé la chronique et passablement éclaboussé son image de marque.  

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 23:40



 
Le DG voyou de la BVMAC Willy Ontsia

Les décisions que ne cesse de prendre le Conseil d’administration de la Bourse des Valeurs Mobilières de l’Afrique Centrale (BVMAC) sont déroutantes pour le moins et pas de nature à promouvoir l’intégration régionale qui est un des nobles objectifs de la CEMAC. De façon pour le moins cavalière, avec une déconcertante facilité  et une surprenante promptitude, le Conseil d’administration de la BVMAC a viré successivement deux de ses premiers DG, respectivement Mme Marlyn Mouliom-Roosalem et M. Yvon Psimhis, qui avaient tous les deux, le malheur d’être de nationalité centrafricaine, soi-disant pour insuffisance de résultats. Un Gabonais est, comme par hasard, nommé DG.

Un an après sa désignation, ce Gabonais, un certain Willy Ontsia s’avère être un vulgaire voyou. La Commission de surveillance du marché financier d’Afrique centrale (COSUMAF) a purement et simplement demandé le 29 juillet dernier son limogeage pour faute grave. Cette décision faisait suite à l'agression physique par le directeur général Willy Ontsia, du chef de la mission d'inspecteurs de la COSUMAF à la BVMAC. L'organe de régulation sous-régionale dénonce le «comportement de défiance manifesté à maintes reprises par M. Willy Ontsia à l'égard de la COSUMAF», et un «comportement et des agissements traduisant un refus manifeste de se soumettre à l’autorité et à la prééminence de l’organe».

Il est reproché à M. Willy Ontsia «son attitude menaçante et agressive au cours de la mission d'inspection entamée le 6 juillet 2009», lors de laquelle il s'était rendu «coupable d’entrave à ladite mission, avec circonstances aggravantes caractérisées par l'agression physique d'un inspecteur en mission, ayant entraîné de graves blessures et une incapacité de travail de huit jours». «Monsieur Willy Ontsia a reconnu avoir porté un coup de poing ayant provoqué des blessures au chef de la mission d’inspection de la COSUMAF», mais «n'a exprimé aucun regret quant aux faits qui lui sont reprochés», déplore la COSUMAF, dans son rapport, estimant en outre que cette attitude empêche toute collaboration avec la BVMAC.

La COSUMAF a donc prononcé à l’encontre de M. Willy Ontsia une «interdiction définitive» d’activité en qualité de directeur général de la BVMAC et a demandé au conseil d’administration de la BVMAC de procéder à son remplacement.

Voilà qu’à l’issue de la séance du Conseil d’administration tenue le 28 septembre dernier, alors qu’on s’attendait logiquement à ce que le limogeage de M. Willy Ontsia soit entériné, il n’en a rien été. Sous l’influence du Président de ce conseil d’administration, encore un Gabonais M. Henri-Claude OYIMA (Administrateur Directeur Général de BGFI BANK), le conseil s’est seulement contenté de retirer au DG de la BVMAC la signature sur tous les actes de l'institution relevant de l'exploitation tout en le maintenant dans ses fonction, c'est à dire avec toutes les attributions (salaires, véhicule, logement...) soi-disant en attendant l’aboutissement de l'action en justice qu'il a intentée devant la cours de justice de la CEMAC.

Le Conseil d'Administration a même poussé le bouchon jusqu’à demander au DG voyou M. Willy Ontsia, d'écrire une lettre d'excuse à la COSUMAF afin de la conduire à retirer sa plainte et ainsi trouver une solution à l'amiable. Pourquoi tant de mansuétude à l’égard d’un individu qui ne mérite que mépris !

Autre curiosité : c’est encore à un administrateur gabonais, DG d’une banque de Libreville, que le conseil d’administration a donné délégation de signature. N’y-a-il que des Gabonais dans ce conseil d’administration ? C’est tout simplement scandaleux. Que cachent ces agissements et toutes ces manœuvres ? Visiblement, tout porte à croire que les Gabonais entendent garder la haute main sur la BVMAC mais une telle volonté, pour égoïste qu’elle soit, passe-t-elle nécessairement par la protection d’énergumènes aussi dangereux que M. Willy Ontsia, dont le comportement n’honore pourtant ni la BVMAC ni le Gabon.

Les cadres centrafricains qui ont dirigé la BVMAC n’ont nullement démérité contrairement aux prétextes fallacieux avancés pour les accuser. Il est pourtant clairement établi que cette Institution créée en 2003 avait dès le départ un capital sous dimensionné. 1,779 milliard  F CFA alors qu'il aurait fallu au moins 2.5 milliards de F CFA. Elle a eu  à sa tête une Centrafricaine qui a fait un travail important et ingrat, incontournable, indispensable de mise en place de l'institution au plan administratif et matériel (installation et équipement des locaux, recrutement du personnel etc ...) sur lequel s'appui la bourse aujourd'hui.

Depuis, ce capital déjà insuffisant n'a jamais été augmenté ce qui entraîne de fréquentes tensions de trésorerie. Pire, l’installation du moteur de cotation, la formation des équipes, la rédaction des règlements généraux de la bourse et du Dépositaire Central, l’installation de l'outil de cotation avec le concours de la bourse de Casablanca, l’installation et le paramétrage des liaisons avec la BEAC pour garantir la sécurité des règlements et livraisons de titres contre espèces, l’interconnexion des sociétés de bourse avec la bourse afin de pouvoir négocier les titres, les campagnes de vulgarisation de la culture boursière par des séminaires etc ... tout cela a été accompli sans grands moyens financiers.

L’absence criante de moyens financiers a contraint l’ex DG Yvon Psimhis à solliciter une subvention d'investissement de 1 milliards de F CFA à la BEAC. Il a pu trouver les moyens financiers nécessaires au lancement de l’activité de la bourse. La subvention lui a été accordée lors du comité ministériel des ministres des finances tenu les 3 et 4 juin 2008 à Douala. Il avait fallu au préalable à nouveau remobiliser les ministres des finances sur l’importance du projet et de ses avancées.

Yvon Psimhis été brutalement limogé le 14 juillet 2008. Les activités ont démarré le 13 août 2008. Il est évident qu’en un mois on ne puisse pas remplir toutes ces tâches, surtout l’installation et le paramétrage d’un moteur de cotation aussi complexe et identique à celui qui équipe la Bourse de Paris. Le vrai problème qui est posé à la BVMAC est que depuis sa naissance en 2003 sous la présidence de son PCA actuel qui, du fait de ses intrigues et manœuvres, le projet initial n’a pas fait les avancées qui s’imposaient. La décence aurait voulu que le Conseil d’Administration de la BVMAC constate l’incapacité du PCA à manager un tel projet industriel et de prendre ses responsabilités en le démissionnant. Or ce conseil choisit de faire la politique de l’autruche en se voilant toujours la face. Il est donc urgent et impérieux de faire comprendre à ce Conseil d’Administration que rien n’avance sous la responsabilité de ce PCA.

La BVMAC est devenue une bourse gabonaise instrument de la première banque de la sous région à savoir la BGFI. La Cosumaf ne dispose plus de pouvoir de sanction, d'audit et de contrôle. Les juristes congolais dans l'exercice de leur fonction peuvent se faire injurier et frapper par le DG Willy Ontsia au mépris de toutes les règles de droit international avec la bénédiction du PCA. On ne peut expliquer autrement l’attitude méprisante des Gabonais envers les autres citoyens de la sous région CEMAC. Puissent les décideurs de la CEMAC se pencher réellement sur le sort de la BVMAC afin d’éviter à cette institution sous régionale les turpitudes que vient de connaitre la BEAC à travers les détournements massifs organisés et perpétrés par des cadres véreux surtout de nationalité gabonaise de cette institution. Dès lors la question se pose avec acuité de savoir s’il faut maintenir l'agrément de la BVMAC comme bourse sous régionale puisqu'elle défend uniquement certains intérêts gabonais ? De même, à quoi sert la COSUMAF puisqu'elle ne peut jouer son rôle de régulateur sous régional ?

Le sommet de la CEMAC qui se tiendra en novembre 2009 à Bangui devrait être l’occasion donnée aux autorités centrafricaines pour qu’elles puissent enfin clarifier certaines zones d’ombre quant au sort réservé aux cadres centrafricains au sein des Institutions sous régionales. Nous osons croire qu’elles seront enfin animées par la nécessité de promouvoir les compétences centrafricaines à l’instar de ce que certains pays ne cessent de faire.

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 23:16


 

mardi 29 septembre 2009 par jesusparis

 

La FIDH se félicite des engagements pris par la République centrafricaine au titre de l’Examen périodique universel qui reprennent largement les recommandations formulées par notre organisation au début de cet examen.

Particulièrement, la FIDH prend aux mots les autorités centrafricaines lorsque celles-ci consentent à lutter fermement contre les exécutions arbitraires, à assurer la protection de la population civile et à promouvoir le retour des réfugiés et des personnes déplacées. Egalement, la FIDH note l’engagement des autorités centrafricaines en matière de lutte contre l’impunité, de coopération avec la CPI, de lutte contre la violence envers les femmes, et de protection des défenseurs des droits de l’Homme et des journalistes.

La FIDH rappelle que les luttes armées incessantes depuis 15 ans entre forces gouvernementales, groupes rebelles et autres groupes armés non-étatiques sont accompagnées d’importantes violations des droits de l’Homme et du droit international humanitaire plongeant la population civile dans la plus totale insécurité physique et économique. Dans le nord du pays, ces violences s’accompagnent depuis 2005 d’exécutions sommaires de civils, de violences sexuelles, d’actes de torture et de pillages systématiques ayant forcé plus de 100 000 personnes à se déplacer.

Malgré les engagements pris par le gouvernement, une loi d’amnistie générale a été promulguée le 13 octobre 2008 par le président de la République démontrant une nouvelle fois le mépris des autorités centrafricaines à l’égard des victimes.

Enfin, la FIDH déplore les menaces continues à l’égard des défenseurs des droits de l’Homme, particulièrement contre ceux qui luttent contre l’impunité des crimes les plus graves commis en RCA y compris devant la CPI. La FIDH rappelle à cet égard la mort de maître Wanfiyo GOUNGAYE, décédé dans des conditions suspectes le 27 décembre 2008. Maître GOUNGAYE, avait fait l’objet de menaces explicites, d’arrestation arbitraire dans un climat de pressions accrues depuis l’ouverture devant la CPI, en 2007, de l’affaire « Procureur c. Jean-Pierre BEMBA GOMBO ».

Considérant le manque d’adéquation avérée entre les engagements pris par les autorités centrafricaines et la réalité catastrophique de la situation des droits de l’Homme dans le pays, la FIDH appelle la RCA à respecter enfin ses engagements et demande au Conseil des Droits de l’Homme et à ses procédures spéciales de contrôler étroitement la mise en oeuvre de ces engagements.

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Centrafrique-Presse.com - dans Droits de l'Homme et Liberté de Presse
1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 23:13


Source: Johanniter-Unfall-Hilfe e.V.

Date: 30 septembre 2009

Le Johanniter étend ses activités pour englober le Salamat, le Logone Oriental, le Moyen Chari au sud du Tchad et du sud.

Avec le lancement de son nouveau projet, le Johanniter fournir un accès aux soins de santé de base aux réfugiés centrafricains dans six camps ainsi que pour les populations locales les plus vulnérables dans le sud du Tchad. Au total, 6000 personnes sont prévues pour l'enquête mensuelle dans six postes de santé.

Le Johanniter permettra aux institutions médicales avec l'aide sous forme de médicaments, en plus de consommables médicaux, l'équipement et les instruments. Les compléments alimentaires seront distribués aux enfants réfugiés ainsi que des tentes et des moustiquaires. Deux des six postes de santé seront améliorés, nouvellement équipés et ensuite enrichis avec l'ajout d'un personnel infirmier qualifié.

Plus d'un million de personnes en République centrafricaine (RCA) sont touchées par les troubles et violences en cours. Maintes et maintes fois la tourmente de la guerre doit être évitée. En 2008, près de 125.000 personnes ont été soit chassées de leurs villages ou ont dû quitter en raison d'une action militaire soutenue. Depuis 2003, environ 74.000 réfugiés  centrafricains se sont envolés vers le Tchad. Les soins élémentaires de santé des réfugiés eux-mêmes ainsi que ceux de la population résidente du sud du Tchad, est alarmante. Actuellement dans la région de 70.000 réfugiés centrafricains sont enregistrés dans six camps situés le long de la frontière centrafricaine. En outre, environ 4000 réfugiés résident dans des familles hôtes. Le projet a reçu un financement total de € 370.000 et sera co-financé par l'Office fédéral allemand des Affaires étrangères.

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 23:08




 

Source: European Commission Humanitarian Aid department (ECHO)
IP/09/1392

Bruxelles, le 30 septembre 2009

Karel De Gucht, Commissaire européen chargé du développement et de l'aide humanitaire signe aujourd'hui à Bruxelles le Document de Stratégie Régionale / Programme Indicatif Régional (DSR/PIR) doté de 165 millions d'euros au profit de l'Afrique centrale. Antoine Ntsimi, Président de la Commission de la Communauté Economique et Monétaire de l'Afrique Centrale (CEMAC) et Louis Sylvain-Goma, Secrétaire Général de la Communauté Economique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) représentent l'Afrique Centrale. Ce programme permettra notamment de soutenir l'intégration économique et régionale dans cette région d'Afrique.

Karel De Gucht, Commissaire au Développement et à l'aide humanitaire, déclare: "Par la signature du présent programme, je me réjouis de mettre l'Afrique Centrale à l'ordre du jour de notre agenda. Ce programme est d'une importance primordiale pour le futur de cette région encore très vulnérable sur les plans politique et économique. La dimension régionale liée à l'intégration économique, à la paix et la sécurité ainsi qu'à la coopération vers une gestion intégrées des ressources forestières sont des composantes essentielles qui permettront aux pays partenaires de bénéficier de l'aide dans des domaines où ils n'en bénéficient pas nécessairement au niveau national".

Le PIR, partie du 10ème FED, est doté d'une enveloppe indicative de € 165 millions. Les montants indicatifs qui leur sont alloués s'articulent autour de l'intégration économique et commerciale et accompagnement de l'APE (97 millions d'euros), la gestion des ressources naturelles renouvelables (30 millions d'euros) et l'intégration politique ainsi que la paix et la sécurité (15 millions d'euros) €. En outre, 15 M€ sont prévus pour la Communauté économique des Pays des Grands Lacs (CEPGL)

Informations complémentaires:

La signature du DSP PIR est intervenue dans le contexte du séminaire régional "Afrique centrale" organisé par la Commission européenne avec les deux organisations régionales de l'Afrique centrale, la CEMAC et la CEEAC en présence des Ministres, Ordonnateurs nationaux du Gabon, RCA, Guinée équatoriale, Congo, Sao Tomé e Principe, Tchad, RDC et Cameroun.

Le séminaire régional a comme objectif principal la discussion sur les enjeux de l'agenda d'intégration régionale et sur la feuille de route de ce processus. Il va permettre de préciser les actions concrètes et prioritaires pour les 5 années à venir, en vue de soutenir les étapes du processus d'intégration régionale via la mise en œuvre de feuilles de route et la création d'interfaces entre programmes nationaux et programme régional.

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 22:59




                Les rebelles de la LRA

Source:
Resolve l'Ouganda

Date: 29 septembre 2009

Comme la pression sur les combattants de l'Armée de résistance du Seigneur de Joseph Kony au Sud-Soudan et le nord-RD Congo s'est intensifiée au cours de l'année écoulée, souvent le groupe rebelle a migré au-delà de la frontière vers la République centrafricaine.

La semaine dernière, une attaque de la LRA contre un convoi humanitaire en République centrafricaine a tué trois travailleurs humanitaires de l'organisation italienne COOPI, impliquée dans les efforts visant à renforcer le système éducatif local.

En raison de l'incroyable difficulté d'accès aux zones du sud-est de la République centrafricaine où la LRA terrorise les civils, est maintenant (nous avons entendu le seul moyen d'y arriver nécessite quatre jours de route de la capitale du pays de Bangui), peu de sources internationales ont rapport sur l'escalade de la violence. Toutefois cette semaine, un journaliste de la BBC a fait et a enregistré un court reportage audio sur la situation. Des sources sécuritaires ont indiqué que la LRA pourrait se cacher dans la région du Bahr el Gazal du Sud-Soudan - une zone jamais affectée par la LRA dans le passé - ou même au Tchad.

 

La LRA – « pas encore fini »

OBO, 1 Octobre 2009 (IRIN) - Tandis que trois camions chargés de soldats fraîchement arrivés des Forces armées centrafricaines (FACA), a mené à travers Obo, les résidents locaux parlent avec amertume et résignation des problèmes de sécurité persistants et l'incapacité de l'une des forces locales ou de leurs alliés de la meilleure équipe de défense du peuple ougandais (UPDF) pour débusquer les combattants de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA).

Un porte-parole de l'UPDF a dit récemment dans la capitale ougandaise de «voir la fin de la LRA. Nous continuons de leur récolte comme des mangues, a-t-il ajouté, rappelant à l'assassinat et la capture de plusieurs figures clés dans les rangs de la LRA. L'UPDF est dans la région sud-est du Haut-Mbomou avec la bénédiction du gouvernement centrafricain du président François Bozizé, dont les propres FACA n'ont pas réussi à s'attaquer à la menace posée par les rebelles ougandais.

La LRA a commencé à sévir en Centrafrique en Février 2008, par une série de raids, poussant à l'ouest de Bambouti, à la frontière avec le Soudan. Les associations locales de défense des droits civiques et d'autres groupes ont donné l'alarme, soutenues par l'ONU, appelant une réponse militaire beaucoup plus ferme.

Après une accalmie d’une année, les attaques de la LRA ont repris avec une intensité beaucoup plus grande à la mi-2009. De petits groupes de combattants ont frappé des villages dans un rayon de 20 km d’Obo: Ligoua, Kourouko, Gassimbala, Koubou, Gougbéré, Dindiri, Kamou et Ndigba et autres.

Plus de 3000 villageois déplacés ont fui vers Obo. Installés d'abord dans les écoles et bâtiments d'église, certains ont cherché refuge auprès de familles d'accueil, mais la plupart sont dans des cabanes et des abris construits à la hâte, montés par les villageois.

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) tente de localiser les sources d'eau potable, de construire des puits et de fournir des latrines. Obo est également l'hôte de plusieurs centaines de réfugiés qui ont traversé la frontière de la République démocratique du Congo, qui tombent sous la responsabilité de l'Agence des Nations unies pour les réfugiés, HCR. Ils sont en fuite devant la LRA.

Des patrouilles ougandaises

L'UPDF a une forte présence dans et autour de Obo, ses troupes patrouillent le centre-ville et les villages environnants, appuyées par des hélicoptères. Parmi les villages maintenant rendus «sûr» par l'UPDF, il y a Ligoua, à 20km au sud d’Obo.

«Les Ougandais nous ont apporté la tête d'un combattant de la LRA pour montrer qu'ils sont dans la brousse à la poursuite de l'ennemi», a déclaré à IRIN le chef de Ligoua, Elie Bitimoyo. Mais Bitimoyo et les chefs des autres communautés déplacées disent que leurs champs et les maisons sont hors limites. Il y a une vive inquiétude dans Obo au sujet de la perte des cultures et du bétail à cause de la LRA. Ils ciblent les zones les plus fertiles et prospères, avec des conséquences potentiellement désastreuses pour la population locale.

"Le gouvernement doit sécuriser les villages et remettre les gens sur le terrain," a déclaré à IRIN le pasteur local René Zaningba. "Il y a des villages qui fournissent OBO en nourriture, et s’ils restent vides, nous allons mourir de faim."

Obo lui-même a souffert des années d'isolement. Plus de 1200 km à l'est de la capitale Bangui, OBO est la capitale de la préfecture du Haut-Mbomou, à la frontière du Soudan et de la RDC. Dans le passé, il y a eu de graves affrontements entre la population locale et les combattants entrants de l'Armée de libération populaire du Soudan (SPLA).

Les attaques contre les agences

Les points de repère dans OBO sont la Mission catholique et le complexe des protestants évangéliques African Inland Mission, dont les missionnaires ont d'abord été établis dans les années 1920. Tous deux ont accueilli d'importantes communautés déplacées ces dernières années.

La récente attaque de la LRA sur un camion appartenant à l'ONG italienne COOPI Relief Organisation a soulevé des craintes concernant la sécurité dans le sud-est. Deux employés locaux de COOPI ont été tués dans une embuscade le 21 Septembre, à 45km à l'ouest d’Obo. COOPI, qui a travaillé en RCA depuis 1974, a suspendu ses activités dans le sud-est, tout en appelant à l'impartialité des organismes d'aide qui doivent être respectés par toutes les parties. Le camion transportait des matériaux pour la reconstruction d'une école à Obo.

Alors que les nouvelles cassé de l'attaque, les résidents locaux se plaignent de nouveau du seuil de peur et d'insécurité. «Cette région a désespérément besoin d'aide pour les écoles: nous disposons de 80 pour cent d'analphabétisme», a déclaré un homme à IRIN, s'exprimant sous le couvert de l'anonymat. «Mais comment pouvez-vous attendre que  les ONG à travaillent ici quand ils mettent la vie des gens en danger?"

 

Source: Office des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires - Integrated Regional Information Networks (IRIN)

 [FIN] Une sélection de rapports d'IRIN sont publiés sur ReliefWeb. Trouver plus de nouvelles IRIN et d'analyse au http://www.irinnews.org
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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 18:29




(Le Nouveau Réveil 01/10/2009)

Ce qui vient de se passer en Guinée n'est pas propre à ce pays. Ce sont des pratiques militaires spécifiques à certaines armées. Ces phénomènes qui se répètent nécessitent un véritable débat public sur la question militaire en Afrique. Du Soudan au Zimbabwe en passant par la Côte d'Ivoire, on note des dérives militaires qui appellent de sérieuses réflexions. L'acte qui vient d'être posé en Guinée devient malheureusement une spécialité militaire africaine. Quels que soient le pays, le régime, le gouvernement, la nationalité; la composition ethnique de l'armée, l'acte politique de barbarie contre la population civile est la même. Pourquoi les armées africaines quelles qu'elles soient posent des actes infractionnels aussi semblables d'un pays à un autre. Le mépris démesuré de la personne humaine, le mépris de ses droits les plus élémentaires. Les armées africaines produisent une forme de violence qui a pour caractéristique essentielle d'être méthodique et organisée contre les personnes quant il s'agit d'une certaine action. Et cette violence à la particularité d'être très sanglante et dirigée contre ceux-là mêmes pour lesquels elles ont été conçues, instruites et équipées.

L'armée est créée pour protéger la population nationale et non pour la supprimer.

A moins que nos armées africaines n'aient pas les mêmes vocations que les autres armées du monde. Sans faire une littérature scientifique qui serait ennuyeuse pour le lecteur moyen, ce qu'il faut retenir c'est l'échec des politiques de construction de nos armées nationales africaines. En Afrique, nous n'avons pas réussi à installer une armée nationale (je précise bien nationale) qui se distingue par son organisation juridictionnelle, structurelle, procédurale, éthique etc. Même sur le plan esthétique elle est la plus lamentable. Dans la littérature scientifique militaire très abondante, les armées africaines sont analysées comme des forces publiques de maintien de l'ordre très peu structurées dans lesquelles on dénote une inobservation frappante du règlement de service et de la discipline, un déficit de scrupules et de valeurs morales, des chaines de commandements ou des organigrammes sans cohérence, des recrutements anarchiques sans rapport avec les critères physiques, intellectuels, moraux ou spécifiques liés au métier des armes. Le recrutement est très souvent tribal, claniques. Les notions de mérite et de compétence fortement liées aux métiers des armes sont ignorées etc.....

Encore plus intéressant, la force publique n'est pas au service de la Loi ou du bien commun mais au profit personnel de ceux qui la détiennent. Si l'armée n'a pas formé le gouvernement qu'elle contrôle (c'est le monde en envers), elle prête main forte généralement à un gouvernement civil souvent illégitime qui s'éternise au pouvoir. Ces gouvernements, d'ailleurs, ne se gênent pas à la maintenir dans des conditions de travail inhumaine afin de refuser son émancipation nécessaire et utile à la nation. Très souvent, les ressources générées sont redistribuées vers des activités paramilitaires de pérennisation du pouvoir et occasionnant par ailleurs des frustrations structurelles au sein du système militaire ainsi qu'une insécurisation à la fois criminogène et victimogène. Les premières victimes sont les populations civiles une fois l'impôt payé. Les populations guinéennes ne seront pas hélas les dernières victimes sur un continent qui refuse la modernité. Des Etats se sont passé d'armées nationales, ils n'ont pas disparus de la carte des Nations unies pour autant. Pourquoi donc conserver des armées nationales coûteuses qui ont du mal à offrir une paix positive et durable aux populations?

Nos armées sont souvent impliquées dans des missions illégales

Nos armées sont impliquées dans tous les conflits inutiles. Si elles ne sont pas dressées contre l'opposition démocratique, elles sont dirigées contre un groupe ethnique ou une partie de la population nationale ou contre des élections démocratiques ou l'Etat de droit. Combien sont-ils les militaires africains qui connaissent le contenu des textes juridiques qui fixent la création, l'organisation, le fonctionnement, les missions de leurs armées ? Combien sont-ils les militaires africains qui maîtrisent encore les droits et obligations des responsables d'application des lois ou encore les principes de base relatifs au recours à la force et à l'utilisation des armes à feu? Dans ces conditions, il serait difficile d'éviter des actes de barbaries militaires tels que la Guinée vient d’en connaître. Ce drame vient s'ajouter aux drames soudanais, congolais, rwandais, togolais, kenyan, ivoirien, zimbabwéen, pour ne citer que les cas les plus actuels.


Dr Kouassi-Lenoir Emmanuel

Secrétaire national chargé des questions militaires Pdci-Rda

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1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 18:14




François Lonseny Fall ici avec Colin Powell

PAR YANN LIBESSART Libération 01/10/2009 à 17h46

François Fall, ancien Premier ministre de Guinée, fait partie des favoris pour la prochaine présidentielle. Il livre son témoignage sur le massacre de Conakry, auquel il a assisté.

François Lonsény Fall, 60 ans, fut ministre des affaires étrangères puis Premier Ministre de Guinée en 2004. En désaccord avec le Président Lansana Conté sur les réformes à mener, il démissionna au bout de 2 mois avant d'entamer une carrière de diplomate. Représentant spécial de l'ONU en Somalie, puis en République Centrafricaine, il est revenu à Conakry en mars 2009 pour mener son parti, le Front uni pour la démocratie et le changement (FUDEC), vers les élections présidentielles.

Qu'avez-vous observé lundi à Conakry ?

Notre manifestation, tout à fait pacifique, est rentrée dans le stade. Quant tout le monde était coincé à l'intérieur, les bérets rouges, la garde présidentielle de Dadis Camara, ont commencé à frapper tout le monde avec leurs armes et des matraques. J'ai moi même été blessé à la tête et à la main. La majorité des femmes présentes ont été agressées sexuellement. Les militaires les ont violées avec le canon de leur fusil. Presque toutes sont sorties nues du stade, humiliées.

Le chef de la junte, le capitaine Moussa Dadis Camara, a déclaré ne pas contrôler ses troupes. Qu'en dites-vous ?

Il ment. L'ordre de sévir est venu de la présidence. Son ministre de la sécurité était présent et c'est son propre aide de camp, le lieutenant Toumba, qui commandait les bérets rouges. Ces derniers, recrutés en Guinée Forestière, sont des anciens miliciens de l'ULIMO, le groupe rebelle impliqué dans la guerre civile au Liberia. On reconnaît leur méthode : se droguer, boire, et violer les femmes.

Qu'attendez-vous de la communauté internationale ?

Après les condamnations officielles, nous attendons maintenant la mise en place d'une commission d'enquête internationale pour faire toute la lumière sur les assassinats et les viols collectifs perpétrés lundi. Nous demandons également le déploiement d'une force d'interposition de l'Union Africaine, comme au Burundi, pour assurer la sécurité civile jusqu'à la tenue des élections. Le Nigéria pourrait par exemple jouer ce rôle.

L'opposition refuse d'intégrer un gouvernement d'union nationale, tel que proposé hier par Dadis Camara, car nous ne voulons rien avoir à faire avec lui. Evidemment, nous continuons d'exiger qu'il ne soit pas candidat à ces élections.

 

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1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 17:24




 

ZF09100101 - 01-10-2009 Permalink: http://zenit.org/article-22135?l=french

 

Entretien avec Mgr Jude Thaddeus Okolo

ROME, Jeudi 1er octobre 2009 (ZENIT.org) - Comment lutter contre le sous-développement, la pauvreté, les maladies, comment mettre en œuvre la révolution verte, de quelle manière soutenir l'espérance et convaincre les jeunes à ne pas émigrer, comment se positionner par rapport à l'islam, quels sont les problèmes de l'Eglise en Afrique et la marche à suivre pour les résoudre : toutes ces questions seront débattues lors de la prochaine assemblée spéciale pour l'Afrique du synode des évêques, qui s'ouvrira au Vatican, le 4 octobre prochain à Rome.  

ZENIT a interrogé Mgr Jude Thaddeus Okolo, nonce apostolique au Tchad et en République centrafricaine. La première partie de cet entretien a été publiée hier mercredi. 

ZENIT - Beaucoup de scientifiques et agriculteurs africains réclament la possibilité d'étudier, de faire des recherches et d'utiliser les nouvelles biotechnologies végétales. Qu'en pensez-vous?

Mgr Okolo - En 1984, quand j'étais en Italie, un technocrate romain m'a dit : « La technologie ne s'exporte pas ». Je n'étais pas d'accord avec lui. Je crois que la technologie moderne devrait se mondialiser, de manière surtout à favoriser le développement dans les pays africains. Il serait bon que scientifiques et agriculteurs africains soient admis eux aussi à ces découvertes sur les biotechnologies végétales. D'autre part, il est vrai que certains d'entre nous n'ont pas confiance en ces organismes génétiquement modifiés (OGM), mais il serait quand même bon que la science soit ouverte aux bonnes possibilités.  

Dans beaucoup de régions d'Afrique la terre est si fertile et si abondante que ces modifications génétiques ne sont pas nécessaires. Pour les scientifiques africains les recherches et l'utilisation des nouvelles biotechnologies végétales ne constituent pas une urgence ; ils ont plutôt besoin de consolider l'amour réciproque, d'obtenir des matériaux appropriés pour travailler et des informations de base sur les produits. Les anciens disent : « Un enfant doit apprendre à faire ses premiers pas avant d'essayer de courir, sinon il tombe ». 

ZENIT - En octobre a lieu à Rome le deuxième synode pour l'Afrique. Quels sont, selon vous, les thèmes les plus saillants qui devront être affrontés? 

Mgr Okolo - Les thèmes de réflexion que doit aborder ce synode sont tous importants : la justice, la réconciliation et la paix ; ça dépend de l'endroit où l'on se trouve en Afrique, ou du contexte qui nous intéresse en particulier. Comme cette interview est centrée sur le développement agricole, je voudrais m'arrêter un instant sur les nn. 137-145 de l'Instrumentum laboris proposé pour la prochaine assemblée spéciale pour l'Afrique (du synode des évêques).

Lors de nos visites pastorales dans les coins les plus reculés et les plus cachés de ces pays, on se rend compte que les actions des fidèles contribuent, de façon éloquente, à créer des situations et des conditions pour faire valoir la justice, encourager la réconciliation, où ils se présentent comme des artisans de paix. Il n'est pas rare que les prêtres, les religieux et les chrétiens se retrouvent à négocier directement avec les rebelles, allant jusqu'à vivre avec eux. La confiance dont bénéficie l'Eglise est fruit du travail quotidien des fidèles guidés par l'Esprit de Dieu.  

Une famille chrétienne qui vit selon les valeurs de l'amour, du pardon, de la collaboration, s'achemine vers l'autosuffisance économique, devient un foyer de paix, de sérénité et d'harmonie ; elle devient un exemple pour les autres. Sur les différents points cités dans le document, que ce soit dans la politique, les forces armées, au niveau des initiatives économiques et dans les structures de formation, comme agents de santé, dans un contexte culturel, dans les médias ou dans les organismes nationaux et internationaux, les fidèles laïcs savent témoigner ce qu'ils vivent intérieurement, l'amour de Dieu et l'amour humain. Le développement humain passe par cette attitude d'amour, un amour véritable. C'est un message éloquent que l'on perçoit également chez beaucoup de chrétiens africains. Il est vrai que tout le monde n'atteint pas cet idéal, mais on ne peut nier les efforts et les réussites. 

ZENIT - Il y a des difficultés, des défis. Quelles solutions proposeriez-vous? 

Mgr Okolo - Plus haut j'évoquais certaines difficultés. Maintenant je voudrais proposer trois solutions principales : 1/ La formation dans la catéchèse. 2/ Plus d'investissement dans l'instruction publique, dans l'éducation formelle et informelle. 3/ La formation du personnel paramédical (junior medical cadres) et un investissement dans l'approvisionnement de moyens pour l'assistance sanitaire.  

Nos premiers missionnaires avaient œuvré en se servant de ces trois moyens : éducation morale, instruction et santé. Pour s'engager dans le développement il faut être sain de corps et d'esprit. Pour développer et améliorer les conditions d'un peuple, il faut l'éduquer moralement par le biais de la catéchèse, le former dans les écoles et soigner son corps. Pour élargir les horizons il est absolument nécessaire d'ouvrir les yeux face aux développements mondiaux ; pour prendre le modèle chrétien, la catéchèse est fondamentale. 

ZENIT - Quelle est la situation des catholiques en République centrafricaine et au Tchad? 

Mgr Okolo - L'Eglise en Centrafrique connaît des problèmes importants, mais des mesures concrètes sont prises pour trouver une issue à la crise, et ce avec le concours de l'Eglise locale. 

Au Tchad, les catholiques se réjouissent de leurs progrès, tant quantitativement que qualitativement. Même si l'Eglise constitue une grande minorité, on remarque que la société apprécie la contribution des fidèles pour obtenir la paix et l'unité. Un nouveau vicariat vient d'être érigé, avec un jésuite français comme premier Vicaire apostolique. Le territoire est limitrophe avec le Darfour, et c'est une région qu connaît des turbulences. Il y aussi d'autres initiatives concrètes dans d'autres diocèses. Ce sont de petits pas, mais qui vont dans la bonne direction. Il existe des problèmes qui sont ceux d'une Eglise jeune, mais ces défis sont affrontés avec discrétion, détermination et dans un esprit d'église. 

ZENIT - Et les rapports avec l'islam? 

Mgr Okolo - Je m'étonne parfois que la presse étrangère ne fasse pas cas du bon développement des relations entre chrétiens et musulmans dans beaucoup de pays africains. Les publications que l'on trouve relèvent plutôt ce qui oppose les personnes. Je dois dire qu'au Tchad et en République centrafricaine les relations entre musulmans et chrétiens sont bonnes. L'insécurité politique ou les problèmes sociaux ne touchent pas essentiellement la religion, mais dérivent d'autres causes, de causes par exemple culturelles et ethniques qui, parfois, se répercutent aussi sur la religion. Je voudrais néanmoins dire que dans les deux pays mentionnés, les conflits entre fidèles de religions différentes sont rares. D'autre part, la ligne de démarcation religieuse suit souvent les origines ethniques et les appartenances culturelles, et cette séparation est généralement respectée. 

Sur le versant positif, on relève qu'il y a divers aspects de collaboration interreligieuse, de nature informelle, dans les contextes de la vie populaire. Les fêtes sont célébrées ensemble; des gestes de charité et de soutien sont échangés. 

Pour conclure, je pense que beaucoup de pays africains en difficulté apprécient le soutien qu'ils reçoivent des pays plus développés. On ne saurait penser que les africains sont tous paresseux, fainéants, toujours dans l'attente d'être aidés. D'autre part, il y a encore beaucoup à faire pour faire grandir cet amour fraternel qui aiderait tant de pays africains à partager tranquillement les ressources que Dieu leur a données, parfois en abondance. Il y a de quoi faire pour inspirer la sagesse à exploiter avec responsabilité les ressources naturelles et les énergies qui, au lieu de cela, sont gaspillées dans les luttes de pouvoir. L'éducation religieuse et la formation culturelle seraient le bon chemin à suivre pour trouver, à plus ou moins brève échéance, une issue. 

Antonio Gaspari

 

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