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17 novembre 2009 2 17 /11 /novembre /2009 12:19




A quelques jours seulement de l'ouverture du Congrès du parti "Kwa na kwa" à M'baïki, une forte délégation du MLPC a effectué une tournée dans la Lobaye, notamment dans les sous-préfectures de Mongoumba et M'baïki. Conduite par M. Martin Ziguélé. Président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain en personne, cette mission a été appuyée par M. Hugues Dobozendi, une des figures de proue de la Lobaye et dinosaure du MLPC. C'est dire toute l'importance que le MLPC attachait à cette tournée qui a été diversement interprétée dans les milieux politiques, surtout dans les cercles proches du pouvoir. Cette tournée a-t-elle des relations avec la décision du KNK d'organiser son congrès à M'baïki ? M. Martin Ziguelé répond à cette question et aborde par la même occasion les supputations qui se font autour de la présence d'Ange Félix Patassé à Bangui. La position du MLPC, selon M. Martin Ziguélé, est claire et ne varie pas d'un iota.

Le Confident: M. Martin Ziguélé, le MLPC vient de surprendre tout le monde par une tournée dans la Lobaye. Qu'est-ce qui a véritablement motivé cette mission?

Martin Ziguelé : Effectivement, je viens d'achever une tournée marathon dans la Lobaye à l'invitation de la Fédération MLPC de la Lobaye, et notamment des sous-fédération de M'baiki et de Mongoumba. Donc j'ai parcouru treize localités dans la Lobaye en trois, jours et c'est pourquoi j'ai parlé de marathon. En parlant de Bangui, nous avons fait M'baïki, Moungoumba, Zinga, Batalimo, Mbata, Bouchia.

Après, nous avons fait la SCAD, Safa-Moscou, Bangandou et enfin Boukoko, Bonaka et Ndolobo. Au chemin du retour, nous avons clôturé par Bérengo. Nous avons parcouru treize localités de la Lobaye où nous avons rendu visite aux sections du parti. Mais je dois dire que partout où nous sommes passés, ces rencontres, qui étaient destinées à la sensibilisation de nos organes, se sont étendues à d'autres compatriotes, qui ne sont pas forcément militant du MLPC. Ils étaient nombreux, très nombreux, venus nous voir, discuter des problèmes de l'heure avec nous, la ligne politique du MLPC nouvelle.

Vous avez omis Boda ?

Je n'ai pas omis Boda. J'ai déjà été à Boda à trois reprises. Nous avons découpé la Lobaye en trois parties. Cette partie que je viens de faire est déjà achevée. Maintenant, je suis en train de programmer dans tout le nord de la Lobaye, c'est-à-dire Pissa et dans la Lesse, Karawa, Mbanza jusqu'à Karbara etc .. et puis à Bangui-Bouchia, Bokanga. Dans ta même lancée, nous ferons, Boda, Bossoui, Ngotto, Saguia, Boganangone, Boguéra, Gazi-Béa, Bankouè et Boganda. Avec cette minute, nous allons dans toutes les sections du parti. Nous ne restons pas seulement dans les sous-préfectures qui abutent les sous-fédérations. Nous allons dans les sections, c'est-à-dire dans les villages au contact des Centrafricains, de tous nos compatriotes militants, de nos sympathisants, de tous nos compatriotes je le dis bien, mais vraiment dans les villages à base.

Beaucoup d'observateurs ont vu en cette tournée, un piège que vous tendez au KNK, qui a ouvert son Congrès, 48 heures à la fin de votre mission dans la Lobaye?

Non, nous savions que le KNK allait tenir son Congrès le 13 Novembre à Mbaïki. Mais nous ne sommes pas liés à l'agenda du KNK pour nos activités politiques. Nous sommes un parti politique expérimenté, représenté sur tout le territoire national et nous sommes autonomes dans notre démarche politique. Nous avons une vision de ce qu'il faut faire sur le terrain et nous l'exécutons sans vraiment nous préoccuper de ce qui se passe aux alentours.

Le MLPC est-il vraiment implanté dans la Lobaye?

Plus que jamais, le MLPC est devenu un acteur majeur dans la Lobaye. Et nous pensons tout simplement que cela est dû à un travail d'explication. Je pense que nos compatriotes de la Lobaye ont senti que le MLPC, dont je parle, lorsque je les rencontre, n'a plus rien à voir avec le MLPC du passé. Les hommes et les femmes qui animent le parti aujourd'hui ont une vision, une volonté, un agenda, un programme et ont une démarche politique contractuelle. Qu'est ce que vous vouiez ? Qu'est ce que nous pouvons faire ensemble ? Comment nous allons contrôler ensemble ce que nous allons faire ? Nous sommes dans une démarche de vérité et de sincérité.

Nous ne sommes pas dans une démarche de démagogie politique, une démarche de promesses sans lendemain et de promesses surtout perpétuelles. Nous disons à nos compatriotes de la Lobaye qu'au-delà des fêtes et des manifestations festives, il y a le développement de la Lobaye, qui est quand même une des régions les plus riches de la RCA et qui est carrément laissée à l'abandon.

M. le Président, vous avez établi une comparaison entre le MLPC du passé et celui que vous dirigez. Le MLPC actuel peut-il relever le défi du retour de Patassé en Centrafrique?

Je crois qu'il n'y a une rupture nette au parti depuis le Congrès de Juin 2007. Je vous rappelle qu'au Congrès de 2007 il y a eu trois décisions majeures. La première décision c'est la dépersonnalisation du parti. Nous n'avons pas un gourou à la tête du parti qui, tirant ses connaissances et son savoir de droit divin, doit imposer des instructions à l'ensemble des militants du MLPC qui eux, se comportaient comme des moines soldats.

Tout cela est terminé. Deuxièmement, c'est la modernisation du parti social-démocrate, qui doit offrir aux Centrafricains ce qu'il y a de plus généreux, de plus noble, de plus exigeant sur le plan de la justice, de la liberté, de la fraternité et des débats d'idées. Le MLPC doit retrouver sa place de catalyseur des aspirations des Centrafricains pour leur proposer un projet crédible et non démagogique.

C'est ça la modernisation. Et la modernisation touche même au fonctionnement du parti. Débats autour de toutes questions débats autour de tous les projets, il ni y a pas de sujets tabous à l'intérieur du MLPC et des organes du MLPC.

Troisième programme, restructurer le parti pour gagner les élections en 2010. Et par rapport à cet objectif le Congrès nous a dit clairement que n'avons qu'un seul adversaire politique. Il s'appelle François Bozizé Yangouvonda. La stratégie politique de notre adversaire comporte plusieurs volets dont la fragilisation du MLPC par l'instrumentalisations des personnes qui sont en dérive politique et qui cherchent à s'accrocher. Et donc, nous pensons que nous ne devons pas être des traits. Je dirai même plus. Dans une lecture dialectique de la politique centrafricaine, je dirais que l'investissement que le pouvoir fait pour tenter de fragiliser le MLPC est la preuve que nous sommes sur le bon chemin. Donc nous continuons la lutte sur le terrain auprès de nos compatriotes parce que les Centrafricains savent lire et distinguer le fil blanc du fil noir.

L'ancien président, Ange Félix Patassé, a déclaré qu'il va convoquer un Congrès du MLPC. De quel MLPC s'agit-il, car l'observateur perd un peu son latin?

Ces jours-ci, je vois beaucoup de choses qui se disent, qui s'écrivent, qui se commentent par ci par là, mais nous sommes quand même dans un Etat de Droit. Je voudrais dire aux uns et aux autres que la Justice Centrafricaine a définitivement tranché la question de la légitimité de la direction du parti. Et avant que la justice centrafricaine, n'intervienne, et ce rappel est très important, le ministère de l'Intérieur avait déjà écrit à des plaignants auparavant pour reconnaître que les actes issus du Congrès du 21 au 23 juin 2007 sont légitimes, fondés et reconnus par l'administration du Territoire. Et d'ailleurs, c'est en contestation de cette décision du ministère de l'Intérieur, que certains ont cru devoir entamer une procédure judiciaire et ifs ont régulièrement et contradictoirement perdu aussi bien au niveau en Grande Instance qu'en Appel. Donc sur le plan juridique, les Centrafricains ne doivent pas se laisser distraire. Nous ne sommes pas dans un feuilleton qui amuse la galerie. Les choses sont claires et nous avons là le droit de notre côté. Nous avons l'Administration qui a reconnu les actes du Congrès de 2007. Politiquement, l'ensemble du Bureau Politique du parti, l'ensemble du Conseil Politique National, l'ensemble des fédérations et sous- fédérations du parti sont derrière nous pour mener le combat contre Bozizé. Tout le reste fait partie de cette stratégie globale, organisée, dirigée et financée par Bozizé pour fragiliser le MLPC. Mais cette stratégie échouera comme d’autres ont échoué par te passé.

M. le président, si jamais l’ex-président Ange Félix Patassé, qui a été d'abord suspendu puis radié du parti pas le Congrès de juin 2009, voudrait revenir au MLPC?

S'il veut revenir au MLPC, il doit d'abord reconnaître que le MLPC est un organe structuré qui a des statuts et son Règlement Intérieur. Les dispositions des Statuts et Règlement Intérieur face à un ex-camarade, à quelqu'un qui a été radié du parti sont claires. C'est une nouvelle adhésion qui doit être examinée par la cellule à laquelle il veut adhérer,

Je voudrais être clair là-dessus. Le MLPC est un parti politique désormais structuré, moderne et qui respecte scrupuleusement ses textes. Nous ne voulons plus d'aventure personnelle. Le MLPC ne servira plus de tremplin ou de bouée de sauvetage à des hommes politiques, quels qu’ils soient, qui pensent qu'ils peuvent abuser continuellement de la disponibilité des militants du parti. C’est terminé. La page est tournée. Le temps, c'est la seule chose qu'on ne peut pas arrêter dans notre vie.

Et avec le temps, les mentalités évoluent. la République Centrafricaine de 1979 n'est pas celle de 1992, n'est ni celle de 2003, ni celle de 2010. Aujourd'hui, novembre 2009, les Centrafricains savent lire et vous lire entre les lignes. Ils comprennent bien où se trouve l'intérêt du pays. Les jeux politiciens, nous n'en voulons pas. Les calculs politiciens, nous n'en voulons plus. Les tentatives de récupération du parti pour assouvir des ambitions personnelles, nous n'en voulons pas. Nous menons une lutte politique. Nous avons une vision, nous avons un objectif, nous avons la volonté. Nous prendrons le temps qu'il faudra pour que les Centrafricains comprennent qu'il faut tourner la page de ces manipulations qui ont fait tant de mal à notre pays. Et que des jeunes, des moins jeunes se réunissent autour de cet idéal pour tenter de remettre sur les rails un parti qui, ne l'oublions pas, a été victime du coup d'état du 15 mars 2003. Je pense à nos martyrs, je pense à ceux qui sont tombés au nom du MLPC et qui aujourd’hui, là où ils sont, regardent ce qui se passe avec ceux pour qui nous avons parfois payé de notre vie. Ils s'allient avec ceux qui nous ont renversés pour tenter de détruire l'espoir des militants. Et ça, nous ne le permettrons pas.  Je vous le dis très solennellement, au prix de notre vie, s’il le faut, nous ne permettrons pas un retour au passe.

Que dites-vous des militants et cadres du MLPC qui prennent contact avec l’ancien président Ange Félix Patassé ?

L'ancien président Ange Félix Patassé est un Centrafricain. Il appartient à ce pays, comme  vous appartenez à ce pays. Si vous revenez d'exil, les membres de votre famille, les amis politiques actuels et anciens viennent par civilité vous saluer. Cela n’a aucun écho politique. Ce que je voudrais dire c'est que le MLPC a payé le prix humain le plus élevé et les Centrafricains ne le savent pas assez pour que beaucoup d'entre nous puissent faire une carrière politique. Et aujourd'hui, je pense que s'ils ont un peu d'humilité, de reconnaissance, ils auraient dû nous féliciter pour le travail et nous n'avons vraiment pas besoin d’opportunistes ou de situationnistes. Des gens qui travaillent objectivement pour le pouvoir en place et qui continuent à casser le MLPC et qui n’ont aucune reconnaissance pour le travail que les uns et les autres font, pour ça, je pense que le parti est debout. Nous avons un seul objectif, je le répète pour la troisième fois, c’est de battre dans les urnes François Bozizé Yangouvonda. Et je sais que la majorité des Centrafricains aujourd’hui souhaite que le MLPC reste debout et ne se laisse pas distancé pour atteindre cet objectif. C’est pourquoi nous privilégions le travail de terrain. Nous ne nous perdrons pas dans les querelles qui ont pour unique but de nous distraire. Nous ne nous perdrons pas dans ces querelles.

           

Source :  Le Confident n° 2279 du 16 novembre 2009

           

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
17 novembre 2009 2 17 /11 /novembre /2009 12:16




 

Source / auteur : MSF mardi 17 novembre 2009 par jesusparis

Depuis plusieurs mois, MSF intervient dans le sud-ouest de la République Centrafricaine (RCA), alors que de nombreux habitants sont frappés par la malnutrition. Clara Delacre est coordinatrice de l’intervention nutritionnelle d’urgence. Elle nous explique l’évolution de la situation dans la région et les moyens déployés par MSF pour y répondre.

Après trois mois d’intervention d’urgence, comment la situation nutritionnelle a-t-elle évolué dans le Sud-Ouest de la République Centrafricaine ?

A Boda, le nombre d’admissions a augmenté de façon constante, pour s’élever aujourd’hui à 1600 enfants. La moitié d’entre eux souffrait de malnutrition sévère, et l’autre moitié de malnutrition modérée.

A Nola, 750 enfants ont été admis avec une proportion d’enfants sévèrement malnutris égale à celle observée à Boda.

Dans nos programmes de Carnot, Gamboula et Pissa, nous soignons des enfants qui souffrent de malnutrition sévère aiguë. A Carnot, nous avons traité quelque 1600 enfants à ce jour, tandis qu’à Gamboula, ce sont 178 enfants qui ont pu être pris en charge avant que le programme ne ferme en raison d’une diminution sensible du nombre d’admissions.

Au même moment, nous ouvrions un projet à Pissa où 117 enfants ont été admis au cours de la première semaine. Au total, nous avons pu soigner environ 4 250 enfants.

Au cours de cette période, nous avons également mené plusieurs évaluations à travers la région, afin de répondre correctement à cette crise nutritionnelle : je pense que la plupart des enfants malnutris de la région sont à présent pris en charge.

Il y a un mois, les admissions dans le programme ambulatoire de Boda ont soudainement augmenté. 70% environ des 400 enfants reçus en 15 jours étaient originaires de Gadzi et de ses environs. Comment l’expliques-tu ?

Avec le bouche-à-oreille, l’information de notre présence a vite circulé, jusqu’à parvenir à des habitants de zones plus éloignées. Il nous est ainsi arrivé de recevoir des mamans qui avaient parcouru 50 kilomètres à pied avec leur enfant pour venir consulter.

Alors que près de 200 enfants étaient sous traitement à Gadzi, il nous était difficile de les voir tous en s’y rendant tous les 15 jours.

Nous craignions aussi de ne pas atteindre la totalité de la population touchée. Nous avons donc mis en place une équipe médicale mobile présente chaque semaine dans cette zone. A présent, l’équipe reste cinq jours sur place pour mener des consultations mobiles à Gadzi et dans les environs.

Que sait-on du manioc, qui d’après certains rendrait aussi les gens malades ?

En fait il s’agit d’une espèce de manioc dit "amer" qui pousse très vite et dont la culture a été introduite ces dernières années. Le problème est que ce manioc requiert un temps de préparation long. Or, lorsque les gens ont faim, ils ne peuvent se permettre d’attendre trois, voire quatre ou cinq jours.

Cela entraîne souvent un empoisonnement au cyanure, connu également sous le nom de Konzo, qui conduit à des troubles neurologiques. Quoi qu’il en soit, dans la zone où nous travaillons, nous n’avons dénombré que peu de cas à ce jour.

Aujourd’hui, alors que la saison des pluies touche à sa fin, es-tu optimiste sur le sort de ces populations ?

Lorsque le taux d’incidence du paludisme aura diminué, il est probable que le nombre de patients diminuera également, puisque la maladie participe aussi de cette situation. Encore faut-il attendre le résultat des prochaines récoltes.

En ce moment c’est aussi la période à laquelle les gens commencent à revenir de la campagne vers les villes, et nous serons en mesure de recevoir des patients que nous n’avions pas encore vus.

Pour autant, des événements locaux ont contribué à la crise actuelle, privant de nombreuses personnes de leur source de revenu et diminuant leur pouvoir d’achat. Cela vient s’ajouter à l’absence récurrente d’accès aux soins dans une région où 65% des patients que nous voyons sont touchées par le paludisme.

Par conséquent, des projets spécifiques concernant la sécurité alimentaire, l’éducation et l’accès à la santé sont plus que nécessaires à travers une région largement négligée par la communauté internationale, qui a concentré son aide au nord du pays.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
16 novembre 2009 1 16 /11 /novembre /2009 22:02






      des enfants centrafricains
       de l'hôpital de Berbérati


En guise d’illustration de la problématique de la faim dans le monde et du milliard de gens qui souffrent de la faim et de carences en calories, objet du présent sommet de la FAO ouvert ce jour à Rome, la chaîne de télévision française FR 3 a consacré environ cinq minutes sur le sort des enfants centrafricains qui souffrent de sévère malnutrition.

Il s’agissait d’un dossier avec des images difficilement soutenables et bouleversantes d’enfants malingres qui n’ont plus que la peau sur les os, tournées à l’hôpital de Berbérati, chef lieu de la préfecture de Mambéré-Kadéi en République centrafricaine où l’Ong française Action Contre la Faim (ACF) s’emploie à tenter de soigner de nombreux enfants en danger de mort pour malnutrition sévère, reportage diffusé par la chaîne à son édition de 19 h 45.

Ainsi, sans être présents à Rome où se déroule le sommet de la FAO, grâce à ACF et à travers FR 3, l’alarme est tirée une fois de plus sur le sort des pauvres enfants centrafricains qui meurent de faim dans une grande indifférence générale à commencer par les autorités centrafricaines elles-mêmes qui, pour l’heure, n’ont comme unique préoccupation, comment faire pour que le président François Bozizé puisse conserver son fauteuil présidentiel à l’issue des élections présidentielles de 2010.

Or c’est à cause de la mauvaise politique de ce régime actuel, faite de braquage et de racket répétés des collecteurs pour s’emparer de leurs diamants, de fermeture à la pelle de bureaux d’achat de diamant dans des régions minières qui n’ont pas vocation à l’agriculture, que la famine sévit. Plusieurs milliers d’artisans miniers qui vivaient de la recherche du diamant sont brutalement mis au chômage et ne sont plus en mesure de pourvoir à l’alimentation de leur progéniture.

Les Centrafricains devraient sanctionner une telle gouvernance et leurs auteurs dans les urnes lorsque l’occasion leur en sera donnée. Avec un tel bilan, Bozizé ne devrait même pas avoir le toupet de briguer à nouveau le fauteuil présidentiel. Il se targuait il y a quelques jours seulement dans une interview au micro de Radio France Internationale d’avoir épongé tous les arriérés des régimes précédents alors que tous les Centrafricains savent que c’est un pieux mensonge.

Si son régime est parvenu ces derniers temps, au prix d’un lourd endettement auprès des banques de la place, à assurer le paiement des salaires des fonctionnaires, la bonne gestion des affaires d’un pays comme la RCA ne saurait uniquement reposer sur le paiement de 20.000 fonctionnaires. Le paiement régulier des salaires des agents de l’Etat, des bourses des étudiants et des pensions des retraités, est une condition nécessaire mais non suffisante du développement d’un pays.

Bozizé aura beaucoup de mal à trouver les aspects positifs de son bilan qui pourraient séduire les électeurs centrafricains afin de lui porter leurs suffrages lors des prochaines élections. On a beau en chercher, on n’en voit pas ! Il n’y a que du passif : insécurité, braquages, pillages, destructions, exactions diverses, violations massives de droits de l’homme, incendies de villages contraignant les gens à fuir en brousse, nombreux réfugiés dans les pays frontaliers, assassinats gratuits de fils du pays, impunité et protection assurées aux auteurs de crimes pourtant bien connus, enrichissement illicite et sans cause de certains dignitaires, misère généralisée, ravages du VIH Sida, famine…et on en passe et des meilleurs ! Voilà le bilan de Bozizé en résumé.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
16 novembre 2009 1 16 /11 /novembre /2009 15:49




 

Bangui, 16 nov. (ACAP) – L’assistant du secrétaire général de la commission nationale pour les réfugiés, M. Ange-Gabriel Touaboy, s’est dit préoccupé de la « situation drastiques des réfugiés congolais à Zémio, dans le Haut MBomou», au cours d’une mission gouvernementale.

Il s’agit de plus de 2300 personnes originaires des localités de Sokodi, Digba (République Démocratique du Congo), ayant traversé le fleuve pour échapper aux exactions des rebelles de l’Armée de résistance du seigneur (LRA) de Joseph Kony.

« Ce sont des personnes vulnérables, c’est-à-dire des personnes âgées, des femmes enceintes et surtout des enfants non accompagnés », a déclaré M. Ange Gabriel Touaboy.

 « Il y’a de sérieux problèmes, il y’ a une situation d’urgence », a-t-il déclaré lançant un appel à la mobilisation de la Communauté Internationale en vue de préparer des aides d’urgence en faveur de ces personnes «en quête de la paix ».

 M. Touaboy affirmé avoir rencontré des réfugiés qui sont presque nus et exposés à diverses maladies. « Ils ont des problèmes de nourritures, d’eau, ils parcourent plus de 600 m pour avoir de l’eau qui n’est pas potable en plus », a-t-il fait remarquer.

 Le Maire de Zémio, M. Pierre Agnéboti a indiqué que le site de Zémio a été choisi par la Franco-Centrafricaine de Tabac (FCAT) de manière provisoire pour accueillir ces réfugiés congolais dans l’urgence.

«Un comité composé de confessions religieuses, de commerçants de la municipalité, d’agents de santé travaillent nuit et jour pour leur apporter un minimum de secours », a-t-il précisé.

Rappelons que des convois de produits vivriers et des soins d’urgences fournis par le Programme alimentaire mondial (PAM), sont attendus dans les tous prochains jours à Zémio.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
16 novembre 2009 1 16 /11 /novembre /2009 15:22




 

YAOUNDE-- (Xinhuanet 16/11/2009) - Les dirigeants de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cemac) pourraient décider lors de leur sommet, prévu fin novembre à Bangui en République centrafricaine (RCA), la fusion des deux bourses des valeurs de la région, à Douala et à Libreville, a déclaré à Xinhua un responsable de la Commission de la Cemac.

"Il n'est pas normal qu'il y ait deux bourses dans un espace communautaire aussi réduit que l'Afrique centrale. Les décisions sont prises pour mettre un terme à cette situation", a assuré le directeur du Marché commun de la Cemac, André Guy-Sinclair Tekpa, lors des premières journées de l'intégration en Afrique centrale jeudi et vendredi à Douala, la métropole économique du Cameroun.

"Les choses sont en cours. Ça va se réaliser", a-t-il soutenu, ajoutant que cette décision pourrait intervenir "à tout moment".

"Il se pourrait que la prochaine conférence des chefs d'Etat et de gouvernement se prononce sur la question", a-t-il conclu.

Créée le 1er décembre 2001 à la suite d'une décision du président camerounais Paul Biya, la bourse des valeurs de Douala, Douala Stock Exchange, a été inaugurée le 23 avril 2005.

D'un capital de 1,2 milliard de francs CFA (environ 2,1 millions de dollars US), cette bourse a enregistré sa première cotation fin mai 2006.

Pour sa part, la bourse de Libreville au Gabon, connue sous le nom de Bourse des valeurs mobilières de l'Afrique centrale (BVMAC), a débuté ses activités en février 2006, alors qu'elle avait été créée le 27 juin 2003.

Elle est encore à l'emprunt obligatoire de l'Etat gabonais, estimé à 100 milliards de francs CFA (environ 200 millions de dollars US), tandis que la Douala Stock Exchange compte trois sociétés cotées.

La création de deux organismes tient aux querelles de leadership entre le président camerounais et son défunt homologue gabonais Omar Bongo Ondimba, décédé en juin dernier après près de 42 ans de pouvoir, soit 15 ans de plus que Biya.

© Copyright Xinhuanet



NDLR : Il est temps que les autorités des pays de la CEMAC se penchent sur cette situation ubuesque de la BVMAC de Libreville, littéralement prise en otage par un Conseil d'administration et une côterie de cadres gabonais en guerre ouverte contre la COSUMAF, tout cela afin de protéger un DG voyou et disqualifié. Le prochain sommet de Bangui de la CEMAC doit prendre ses responsabilités.

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
16 novembre 2009 1 16 /11 /novembre /2009 14:56




                      Calixte Beyala

Source : Mutations par Pierre Célestin Atangana  16-11-2009 12:28:57

Centrafricains, ces derniers refusent d’appliquer ses dernières volontés. La romancière a entamé des négociations en haut lieu pour rapatrier le corps.

Berthe Andela, mère de la romancière camerounaise Calixthe Beyala, est décédée le 9 novembre 2009 à Bangui, foudroyée par un accident vasculaire cardiaque (Avc). Un mois auparavant, une première attaque l’avait déjà clouée au lit pendant des semaines. Malgré les insistances de Calixthe Beyala demandant l’évacuation sanitaire de sa mère, ses frères centrafricains, lui ont opposé une fin de non recevoir.

«Ils ont dit que je fais ça pour leur montrer que j’ai beaucoup d’argent», indique-t-elle. Les suppliques de Berthe Andela qui souhaitait revenir au Cameroun pour suivre des soins, n’ont pas ébranlé le flegme de son fils Thierry Lengbe, colonel dans l’armée centrafricaine, par ailleurs directeur général de la sécurité présidentielle. «Maman a fait quatre enfants avec un centrafricain qui s’appelait Michel Lengbe. Ils se sont quittés il y a 40 ans. Elle repartait souvent en Rca pour rendre visite à ses enfants, mais cela faisait plus de 20 ans qu’elle n’y était plus repartie, jusqu’au mois de juillet 2009 où elle a décidé de s’y rendre à nouveau», explique Calixthe Beyala, fille de la défunte.

Depuis l’annonce du décès de leur maman, les deux parties n’arrivent pas à s’accorder sur le lieu d’inhumation. Et pourtant, selon les dernières volontés de la défunte, elle a souhaité que son corps repose sur la terre de ses ancêtres, à savoir le Cameroun. Les tentatives de joindre le colonel Thierry Lengbe qui réside en Rca, ont été vaines. Quelques fois, son téléphone qui renvoyait les appels dans la messagerie, a sonné plusieurs fois sans que l’intéressé ne décroche. Néanmoins, nous lui avons laissé un message dans sa boîte vocale pour qu’il apporte d’amples explications sur son refus présumé d’appliquer les dernières volontés de sa mère qui semble-t-il, a souhaité être enterrée dans sa terre natale. Sa sœur consanguine Edith Mengue, qui réside au Cameroun a rappelé les dernières volontés de sa mère.

«Maman a demandé à être enterrée au Cameroun dans ses dernières volontés. Ceux qui sont en Rca le savent et ne le nient pas. Mais on ne comprend pas pourquoi nos frères refusent qu’elle soit enterrée chez elle». Selon Calixthe Beyala, sa mère se plaignait des mauvais traitements dont elle était victime depuis son arrivée chez ses enfants en Rca. «Avant qu’elle ne tombe malade pour la première fois, elle manifestait déjà le désir de rentrer et mes frères refusaient. Ils lui ont retiré son téléphone pour qu’elle ne m’appelle pas. J’ai dû passer par ma sœur pour lui parler quand je suis venue à Douala.

Et dans notre conversation elle me suppliait de tout faire pour qu’elle rentre au Cameroun, qu’elle était maltraitée par ses enfants là-bas en Rca. Mais je n’y pouvais rien, parce que je ne suis pas une centrafricaine», explique la romancière. Excédée, elle a initié des contacts au plus haut de l’Union africaine, de l’Etat centrafricain et au Cameroun, pour que la dépouille de sa mère soit rapatriée. «Après qu’ils m’ont annoncé le décès de maman, leur cousin m’informe qu’ils sont décidé d’enterrer maman là-bas et que la parole d’un mort ne vaut rien», souligne-t-elle. Le frère aîné des enfants restés en Rca, Christian Lengbe, arrivé au Cameroun pour une réunion ce week-end, tente, selon les explications d’Edith Mengue, de convaincre la famille du Cameroun d’accepter que leur mère soit enterrée sur le sol centrafricain. «Tous font pression sur moi pour que j’accepte, mais je refuse parce que maman n’était pas centrafricaine. Et ils avancent la date du 21 novembre pour l’enterrer», précise-t-elle.

©

 

 
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Centrafrique-Presse.com - dans Nécrologie
16 novembre 2009 1 16 /11 /novembre /2009 04:13




 

La Tribune d’Alger 16-11-2009


Un contingent de quarante-deux soldats cambodgiens a été envoyé samedi au Tchad et en République centrafricaine dans le cadre de la mission onusienne de maintien de la paix, a annoncé hier le gouvernement à Phnom Penh. «Nos soldats auront pour mission d’assurer la sécurité des aéroports et des ports, d’aider à l’évacuation des réfugiés vers des lieux sûrs, et de sécuriser le transport des aliments du Programme alimentaire mondial à la population», a déclaré Tea Banh, vice-Premier ministre cambodgien et ministre de la Défense. Ces dernières années, le Cambodge a envoyé des centaines de militaires au Soudan pour y effectuer des opérations de déminage, sous mandat de l’ONU.

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
16 novembre 2009 1 16 /11 /novembre /2009 03:40




L’ex président Patassé serait-il désargenté à ce point ?

Bangui, 16 nov. 09 (L'Indépendant) - L’ex président Patassé aurait dépêché la semaine dernière deux émissaires de son proche entourage (un homme et une femme) auprès de l’une de ses connaissances, un commerçant musulman du quartier Km 5 à Bangui pour solliciter une aide financière afin de pouvoir arranger la voie qui permet d’accéder à sa résidence actuelle du PK 10, a-t-on appris d’une source qui a requis l’anonymat.

D’après la source, M. Patassé aurait chargé ses deux émissaires de transmettre à son mécène qu’il attend une importante rentrée imminente d’argent sans toutefois préciser la provenance afin de convaincre ce dernier à mettre la main à la poche.

 Toujours selon la source, ce commerçant musulman se serait bien gardé de donner une suite favorable à la sollicitation de l’ex-président se contentant de dire en retour à ses envoyés très spéciaux qu’il a « pris acte de la demande ».

Cette information tend à confirmer que le Barbu national qui a toujours ironisé sur le fait et conseillé à ses compatriotes de ne jamais tendre la main de mendiant, serait effectivement retourné au bercail sans grand chose en poche et qu’il est dès à présent désargenté. Dans ces conditions, on voit mal comment entend-il financer sa campagne pour les présidentielles auxquelles il a déjà déclaré urbi et orbi sa candidature.

Par ailleurs, nous apprenons que Patassé, avec l’accord dit-on de Elie Ouéfio, le ministre de l’Administration du territoire, aurait l’intention de se rendre lui-même cette semaine au local situé dans le 5ème arrondissement de Bangui qui tient lieu de siège à ses partisans rassemblés autour du douanier Sosthène Guétel, un de ses seuls bras droit actuellement.

 Comme il fallait s’y attendre, au fil du temps et pour diverses raisons, Patassé a pratiquement perdu la plupart de ses importants camarades et proches collaborateurs et se retrouve à présent sans grand monde autour de lui.

 

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16 novembre 2009 1 16 /11 /novembre /2009 01:56






 

ROME (AFP) - dimanche 15 novembre 2009 - 9h24 - Plus de 60 chefs d'Etat et de gouvernement se pencheront de lundi à mercredi sur l'"immense tragédie" du milliard d'humains souffrant de la faim, lors d'un sommet organisé par la FAO à Rome, où brilleront par leur absence la quasi-totalité des dirigeants du G8.

"Le combat contre la faim peut être remporté", a assuré le directeur de la FAO (Organisation pour l'Agriculture et l'Alimentation), Jacques Diouf, en appelant la planète à accroître la production agricole de 70% pour pouvoir nourrir plus de 9 milliards d'habitants d'ici 2050.

Alors que le seuil du milliard d'affamés a été franchi cette année, M. Diouf a appelé les Etats à prendre des "engagements concrets" à Rome, chiffrant à 44 milliards de dollars par an les investissements nécessaires dans l'agriculture contre 8 milliards actuellement.

Pour montrer qu'éradiquer la faim n'est pas une utopie, la FAO suggère de suivre les recettes de pays parvenus à réduire le nombre de personnes sous-alimentées depuis les années 90.

Dans un rapport intitulé "des pays qui vont à contre-courant", elle cite en particulier 16 pays dont l'Arménie, le Brésil, le Nigeria, le Vietnam, l'Algérie, le Malawi et la Turquie ayant réussi ou en bonne voie de diviser par deux la faim d'ici 2015.

A la clé de ces succès, la FAO cite un environnement favorable à la croissance, des investissements ciblés sur les populations rurales démunies et une planification à long terme.

Pour sensibiliser les opinions publiques, la FAO a lancé une pétition en ligne (www.1billionhungry.org) et appelé la planète à jeûner samedi ou dimanche en solidarité avec les affamés.

60 chefs d'Etat et de gouvernement sont attendus à ce Sommet sur la sécurité alimentaire. Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon et le pape Benoît XVI ont répondu présents, tout comme le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, une délégation fournie de dirigeants sud-américains et africains, ainsi que des personnalités contestées comme le président zimbabwéen Robert Mugabe.

Mais les ONG rassemblées pour un forum de la société civile en marge du sommet se sont montrées sceptiques sur la portée de l'événement.

Médecins sans frontières a déploré l'absence des dirigeants du G8, à l'exception du chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi.

"C'est une tragédie que les chefs d'Etat (du G8) n'aient pas l'intention d'assister au Sommet", a déploré Daniel Berman de MSF, en rappelant que les huit plus grands pays industrialisés se sont engagés en juillet à consacrer 20 milliards de dollars sur trois ans à l'agriculture.

Les organisations d'aide au développement ActionAid et Oxfam ont dénoncé par avance un sommet qui "risque d'être un gaspillage de temps et d'argent".

La Déclaration qui sera signée à Rome "ne fait que ressasser de vieilles platitudes. La faim doit être divisée par deux d'ici 2015 mais le document ne prévoit aucune ressource pour y arriver. Les pauvres ne peuvent pas se nourrir de promesses", a critiqué Francisco Sarmento, de ActionAid.

Oxfam a dénoncé aussi la tendance de nombreux pays riches à "favoriser l'utilisation de fertilisants chimiques et de nouvelles technologies, notamment en Afrique", au lieu d'"encourager le développement durable et l'agro-écologie".

 

NDLR : A bien noter que ce sommet se tient au moment ou plusieurs centaines de milliers d'enfants centrafricains sont en danger de mort pour malnutrition sévère à cause de la mauvaise gouvernance du pouvoir en place du président François Bozizé.

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14 novembre 2009 6 14 /11 /novembre /2009 14:30




 

M'baïki, 13 nov. (Acap)- Le Président de la République François Bozizé a estimé, vendredi 13 novembre 2009 à la clôture du premier congrès de son parti, le Kwa Na Kwa (KNK), qu’une déclaration de candidature à l'élection présidentielle pour l’instant était prématurée.

« Toutefois, un Congrès extraordinaire devrait bientôt être convoqué pour annoncer mon investiture pour les élections de 2010 », a annoncé le chef de l'Etat.

Ouverts vendredi en fin de matinée, les travaux du premier congrès du KNK se sont achevés en début de soirée avec la mise en place d'un bureau politique qui se compose de la manière suivante :
1er vice-président : Célestin Leroy Gaombalet
2ème vice-président Faustin Archange Touadéra
Secrétaire Général : Elie Ouéfio
Secrétaire Général Adjoint : Mme Koyt Débalet Georgette
Trésorière Générale : Mme Mouliom Rosalem
Trésorière générale : Mme Hadja Magoula Sara
Commissaire aux Comptes : Augustin Féïgouto
Président de la Jeunesse KNK : Christian Guenébem
Présidente des femmes KNK : Mme Aoudou Packo née Annette Ngaïbona
Secrétaire National à l’Information, Porte Parole : Rigobert Vondo
Secrétaire National aux relations Extérieures : Bernard Bonda
Secrétaire National aux organisations nationales : Marie Solange Pagonendji Ndakala
Secrétaire National à l'économie : Elie Doté
Secrétaire National à la Jeunesse : Jean Claude Lénga
Secrétaire National aux affaires Juridiques : Mathurin Nakoé Dimbélé,
Secrétaire Nationale à la mobilisation sociale : Bernadette Sayo
Secrétaire National à l’organisation des minorités : Emmanuel Bizot
Président du Groupe Parlementaire KNK : Kocksis Wilibona.

Tous les députés du groupe KNK font partie du bureau politique ainsi que les membres du gouvernement en exercice à condition d’avoir signé la fiche d’adhésion du parti.

Pour raison de cumul des fonctions qui n’est pas conforme à la Constitution de la République Centrafricaine, le président François Bozizé s'est abstenu de prendre le poste de président du bureau politique, s'en remettant à ses membres pour choisir un président par intérim.

 

NDLR : Qu’est ce qui peut bien expliquer ce rétropédalage de Bozizé qui avait pourtant répondu par l’affirmative sur la question de sa candidature  quelques heures plus tôt à la question de Christophe Boisbouvier de RFI dans l’interview qu’il lui accordait le même jour où se tenait le congrès de Mbaiki ? Sur la composition du politburo de ce KNK, on est quelque peu surpris par la place qu’occupe l’ancien premier ministre Elie Doté qui, bien que secrétaire national à l’économie, est relégué loin dans les profondeurs de cette liste, bien après Mme Solange Pagonendji Ndakala alias Arôme Maggi qui fut membre de son gouvernement. Pour le reste, il s’agit d’une équipe de courtisans sans envergure et de parents de Bozizé à l’exclusion d’un Sylvain Ndoutingai par exemple, sacrifié au nom de quelle raison d’Etat on ne sait trop. Tout cela n’augure rien de bon pour une bonne animation de la vie politique du pays.

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