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22 décembre 2009 2 22 /12 /décembre /2009 18:54


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PARIS - Un retour en Guinée du président autoproclamé Moussa Dadis Camara pourrait provoquer une guerre civile, a estimé mardi à l'Assemblée nationale le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner.

"Je souhaite que M. Dadis Camara reste dans son lit au Maroc et non qu'il revienne" en Guinée "car il serait capable - rien que son retour - de déclencher une guerre civile et on n'en a pas besoin", a déclaré le ministre français qui répondait à une question d'un député socialiste sur la politique de la France à l'égard de ce pays.

Après la publication du rapport d'une commission d'enquête de l'ONU sur les massacres du 28 septembre à Conakry, "nous devons maintenant attendre que le Conseil de sécurité soit saisi, peut-être mardi et il y aura des sanctions", a aussi dit Bernard Kouchner.

Le rapport de l'ONU "est effrayant". "Plus encore que ce qu'on croyait", a-t-il ajouté. "La passivité de la France ne peut être mise en cause. Nous avons été à l'origine de ce rapport, nous avons demandé au secrétaire général de l'ONU" d'ouvrir une enquête, a précisé le ministre.

Le document de l'ONU est accablant pour les plus hautes autorités guinéennes, accusées de crimes contre l'humanité justifiant la saisine de la Cour pénale internationale (CPI). Le rapport onusien fait état d'au moins "156 personnes tuées ou disparues", mentionne de nombreuses atrocités et met directement en cause le chef de la junte militaire (CNDD), le capitaine Dadis Camara.

Le président autoproclamé de Guinée a été blessé par balles à la tête le 3 décembre par son aide de camp, Aboubacar Sidiki Diakité, alias Toumba, et est soigné depuis au Maroc.

(©AFP / 22 décembre 2009 16h11)



 

Dadis Camara ne doit pas rentrer en Guinée, dit Bernard Kouchner

Par Reuters, publié le 22/12/2009 à 18:31

 

PARIS - Le président guinéen Moussa Dadis Camara, actuellement hospitalisé au Maroc, ne doit pas rentrer en Guinée, où son retour risque de provoquer une "guerre civile", déclare Bernard Kouchner.

Le ministre français des Affaires étrangères s'exprimait à l'Assemblée nationale au lendemain de la divulgation d'un rapport d'une commission de l'Onu qui qualifie de crime contre l'humanité le massacre de plus de 150 opposants par les forces de sécurité guinéennes fin septembre dans un stade de Conakry.

Moussa Dadis Camara, qui nie toute implication dans le massacre, a été agressé le 3 décembre par un de ses lieutenants qui a dit craindre d'être tenu pour responsable de ce bain de sang. Le président guinéen est depuis hospitalisé à Rabat et son état de santé demeure un secret d'Etat en Guinée.

"Je souhaite que monsieur Dadis Camara reste dans son lit au Maroc et non qu'il revienne car il serait capable, rien que son retour, de déclencher une guerre civile, et on n'en a pas besoin", a dit Bernard Kouchner lors de la séance de questions d'actualité à l'Assemblée.

Lors d'une conférence de presse au ministère des Affaires étrangères en fin de matinée, Bernard Kouchner avait déclaré que le président guinéen allait "pour le mieux du monde" mais n'avait "pas encore fini son traitement".

Le rapport des Nations unies, dont Reuters a pu consulter une copie lundi, a été remis samedi dernier au Conseil de sécurité par une commission d'enquête de l'Onu.

Il pointe du doigt le président guinéen. "La commission considère qu'il existe des raisons suffisantes de présumer une responsabilité pénale directe du président Moussa Dadis Camara", lit-on dans un extrait du rapport qui évoque "une forte suspicion de crime contre l'humanité".

"FORCE D'OBSERVATION"

Les trois rapporteurs décrivent non pas une journée d'affrontements politiques qui aurait mal tourné, mais une série de tueries "systématiques", de viols et d'actes de torture "organisés" contre une partie de la population.

"Ce rapport est accablant, les détails de ce massacre dans le stade de Conakry sont très pénibles à lire", a déclaré Bernard Kouchner lors de sa conférence de presse.

Après la publication de ce rapport, "les conséquences doivent être tirées au niveau bien sûr de la CEDEAO (Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest-NDLR) et de l'Union africaine", a-t-il fait valoir.

Le rapport mentionne la création d'une force d'observation, a précisé Bernard Kouchner, "qui permettrait, après une période transitoire, de conduire à des élections générales".

"C'est le schéma que nous avons tous souhaité voir adopté", a-t-il souligné. "Ce qu'on doit espérer, c'est que la population guinéenne, et en particulier les femmes, cessent d'être soumises à une oppression quotidienne, que les armes rentrent dans les casernes d'où elles n'auraient jamais dû sortir".

Les responsables de l'enquête des Nations unies réclament la saisine de la Cour pénale internationale.

Ils nomment plusieurs personnes de l'entourage direct de Moussa Dadis Camara comme présumées responsables, avec lui, de ces crimes commis pour intimider tous ceux qui contestaient l'intention du chef de la junte militaire au pouvoir depuis 2008 de se présenter à l'élection présidentielle de 2010.

L'ONG américaine Human Rights Watch, qui a publié la semaine dernière les résultats d'une enquête menée en octobre, assure que Moussa Dadis Camara est impliqué dans l'organisation de la tuerie du 28 septembre.

Des militaires avaient ouvert le feu sur la foule rassemblée dans le grand stade de la capitale pour protester contre le régime au pouvoir, faisant 157 morts et un millier de blessés selon une association locale de défense des droits de l'homme.

 

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22 décembre 2009 2 22 /12 /décembre /2009 13:27


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 BRUXELLES (AFP) - mardi 22 décembre 2009 - 12h56 - L'Union européenne a décidé mardi de durcir ses sanctions à l'encontre de la junte guinéenne avec un gel des avoirs et une interdiction d'exportation de matériel pouvant servir à la répression dans le pays, ont indiqué des sources diplomatiques.

En outre, une liste de personnes liées au régime et déjà interdite de visa sur le territoire de l'Union européenne a été allongée, selon ces sources.

"Compte tenu de la gravité de la situation en République de Guinée, il convient d'imposer des mesures restrictives supplémentaires à l'encontre des membres du Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD) ainsi que des personnes physiques ou morales (...) responsables de la répression violente ou de l'impasse politique dans la quelle se trouve le pays", s'est justifiée l'UE dans un texte.

Cette décision, prise à l'occasion d'une réunion ministérielle de l'UE à Bruxelles, intervient au lendemain de la publication par la Commission d'enquête de l'ONU sur le massacre du 28 septembre au stade de Conakry d'un rapport accablant pour les plus hautes autorités guinéennes, accusées de crimes contre l'humanité justifiant la saisine de la Cour pénale internationale (CPI).

Le rapport onusien fait état d'au moins "156 personnes tuées ou disparues", mentionne de nombreuses atrocités et met directement en cause le chef de la junte militaire (CNDD), le capitaine Moussa Dadis Camara.


L’Onu demande la saisine de la cour pénale internationale contre trois membres de la junte

Koaci.com Conakry

 L’ONU vient de publier son rapport sur le massacre du stade du 28 septembre. Un constat accablant qui devrait logiquement conduire des officiers guinéens dont le chef de la junte, Capitaine Moussa Dadis Camara devant la Cour pénale internationale.

D'abord les chiffres, que les trois enquêteurs des Nations unies (un Algérien, un Burundais et une Mauricienne) ont pu établir en interrogeant 700 témoins sont: 156 personnes tuées ou disparues (le chiffre officiel est de 57 morts, entre 150 et 200 selon HRW) et 109 femmes ou jeunes filles victimes de viols ou de mutilations sexuelles.

La commission de l'ONU souligne aussi que ces chiffres sont très certainement sous-évalués, avec ‘’des centaines d'autres cas de torture, de traitements cruels et dégradants’’.

Trois officiers de la junte sont pointés du doigt par les enquêteurs de l’Onu, il s’agit du Capitaine Moussa Dadis Camara, le chef de la junte ; le lieutenant Aboubacar Toumba Diakité, l’ex aide de camp de Dadis Camara et le commandant Moussa Thiégboro Camara, ministre chargé de la lutte anti-drogue et du grand banditisme.

Juste après la publication de ce rapport, la junte a réagit par la voix du conseiller spécial du chef de la junte et ministre de la communication à la présidence et à la défense nationale Idrissa Chérif pour lui, ce rapport n’est pas une surprise : « Ce rapport ne nous surprend pas, ce qui a été commis au stade du 28 septembre était contre le peuple contre le président Dadis Camara, surtout n’oublier pas que c’est le gouvernement guinéen qui avait demandé l’envoi de cette commission d’enquête de l’Onu, donc le gouvernement va se réunir pour discuter… »

Pour le président de la ligue guinéenne des droits de l’homme, docteur Thierno Madjou Sow c’est le début de la fin de l’impunité qui a longtemps caractérisé la société guinéenne : « Nous pensons qu’enfin, les auteurs de ces actes odieux sur le peuple de Guinée pourront répondre de leurs actes devant les juridictions internationales pour que la population puisse enfin jouir des droits de l’homme dans ce pays ».

Pour l’instant, la Commission parle de crimes contre l'humanité. Elle réclame, pour le chef de la junte et les autres responsables comme le lieutenant Aboubacar Toumba Diakité et le commandant Moussa Thiégboro Camara, la saisie de la Cour pénale internationale.

Pour l'heure, la CPI n'a pas encore été officiellement saisie du dossier guinéen mais, depuis au mois de novembre dernier, le procureur Moreno Ocampo examine la situation sur place et la cour devrait envoyer une équipe à Conakry en début 2010.

Si les Nations unies contribuent avec ce rapport à retirer le capitaine Dadis Camara du paysage politique guinéen, indirectement elles font le jeu de son remplaçant par Sékouba Konaté. Ce dernier n'est en effet pas mis en cause et des diplomates comme des opposants le considèrent comme une alternative crédible.


Ibrahima
Conakry

 

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22 décembre 2009 2 22 /12 /décembre /2009 01:46


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L'ancien ministre de Bozizé et chef rebelle, le colonel Charles Massi qui avait été arrêté une première fois et libéré par les autorités tchadiennes serait à nouveau dans de beaux draps au Tchad. Des informations de sources dignes de foi font état de sa nouvelle arrestation il y a quelques jours à peine.

Responsable de la rébellion de la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP) son arrestation aurait eu lieu dans la région  du Sud - Ouest tchadien  en face de la ville de Ngaoundaye dans la préfecture de l'Ouham-Pendé en Centrafrique. 

Toujours selon nos sources, Charles Massi serait en possession d'une forte somme d'argent en F CFA lors de son arrestation qui serait intervenue à la suite de combats ayant opposé Massi et ses combattants à des éléments de l'armée tchadienne. Un soldat tchadien aurait même été tué à cette occasion dit-on. Certaines informations avaient fait état ces derniers temps du projet de Massi de couper l'axe économique vital Douala-Bangui qui traverse les villes de sa région natale à savoir Baboua et Bouar dans la préfecture de la Nana-Mambéré.

Pour le moment, cette information n'est pas confirmée de source officielle tchadienne mais elle semble faire peu de doute. Les éléments de la rébellion de la CPJP de Charles Massi s'étaient récemment illustrés le 26 novembre dernier par l'attaque et la brève prise de la ville de Ndélé chef lieu de la préfecture du Bamingui-Bangoran côté centrafricain qui fait face à celle du Salamat au Tchad, avant de se retirer.  

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22 décembre 2009 2 22 /12 /décembre /2009 01:41


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 New York 21 décembre 2009 – Le Conseil de sécurité a de nouveau demandé lundi au gouvernement de la République centrafricaine d'intensifier et d'accélérer les efforts de réforme des institutions du secteur de la sécurité, élément crucial de la consolidation de la paix dans le pays.


Aux termes d'une déclaration lue par le Président du Conseil de sécurité pour le mois de décembre, l'Ambassadeur Michel Kafando du Burkina Faso, le Conseil demande aussi au Gouvernement centrafricain de mener à bien sans tarder le processus de désarmement, démobilisation et réintégration (DDR). Celui-ci doit se faire « dans la transparence et le respect du principe de responsabilité ». Le Conseil demande aussi que les phases de désarmement et de démobilisation soient effectuées avant les élections de 2010.


Le Conseil de sécurité engage la communauté internationale, y compris le Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en République centrafricaine (BINUCA), à apporter un concours approprié à la mise en œuvre de ce processus. Il souligne que ce concours est « nécessaire et revêt une importance cruciale » à l'action menée pour consolider la paix, améliorer la gouvernance et achever le processus de DDR.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
22 décembre 2009 2 22 /12 /décembre /2009 01:38


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GENÈVE (AFP) 21/12/2009 - La mission de l'ONU en République démocratique du Congo (Monuc) a annoncé lundi un renfort de ses "capacités" dans le nord-est contre l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) dont les attaques pourraient constituer des "crimes contre l'humanité" selon le Haut commissariat aux droits de l'Homme.

"Nous sommes en train de renforcer nos capacités pour éviter les exactions de la LRA contre les populations", après les menaces rebelles d'attaques dans cette région à l'approche de Noël, a indiqué à Kinshasa le numéro deux de la Monuc, Leila Zerrougui.

Selon une élue locale contactée vendredi par l'AFP, les rebelles de la LRA "ont envoyé récemment des messages à la population de Niangara (nord-est, Province orientale) selon lesquels ils vont +fêter+ Noël avec elle", comme les 25 et 26 décembre 2008 lorsqu'ils avaient tué dans des raids au moins 400 personnes.

La crainte de nouvelles exactions du mouvement rebelle venu d'Ouganda intervient au moment où le Haut commissariat de l'ONU fait état dans deux rapports "de violations systématiques et généralisées des droits de l'Homme menées par la LRA" contre les civils en RDC et au Sud-Soudan.

Selon ces rapports, près de 1.300 personnes ont été tuées dans ces deux pays entre septembre 2008 et juin 2009 au cours de dizaines d'attaques dont le Haut commissariat dénonce la "brutalité (...) délibérée et extrême" avec des meurtres, des cas de mutilations, des viols ou encore des milliers de personnes enlevés dont des enfants enrôlés par les rebelles.

Ces actes "pourraient constituer des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité imprescriptibles par nature selon le droit international", explique le Haut commissariat.

"La communauté internationale, dont les gouvernements de la région, doit coopérer avec la Cour pénale internationale pour rechercher, arrêter et livrer les leaders du LRA accusés de crimes contre l'humanité", ajoute-t-il.

Le chef du mouvement rebelle Joseph Kony, actif depuis 1988 dans le nord de l'Ouganda, est recherché par la Cour pénale internationale (CPI) depuis 2005.

Depuis cette date, ses combattants se sont installés dans l'extrême nord-est de la RDC. Les armées ougandaise et congolaise ont mené de décembre 2008 à mars, avec le soutien du Sud-Soudan, une vaste offensive qui n'a pu permettre la capture de Kony ou la neutralisation de son mouvement dans cette partie très isolée de l'ex-Zaïre.

La LRA a multiplié depuis les attaques contre les populations, en RDC, dans l'est de la Centrafrique et au Sud-Soudan.

Selon les rapports onusiens, les rebelles y visent les civils "quel que soit leur sexe, leur âge ou leur appartenance ethnique".

En RDC, la LRA a tué quelque 1.200 personnes et enlevé plus de 1.400 autres dont au moins 630 enfants et plus de 400 femmes. Ces victimes d'enlèvement "ont été assujetties à des travaux forcés" ou été "enrôlés", tandis que "les femmes ont été mariées de force à des éléments de la LRA et/ou soumises à un esclavage sexuel".

Des "milliers d'habitations", commerces, bâtiments publics ont également été "pillés ou incendiés" et "plus de 200.000 personnes déplacées".

Le rapport concernant le Sud-Soudan dénonce une situation tout aussi dramatique.

Les centaines de témoignages récoltés par le Haut commissariat de l'ONU ont permis de confirmer 27 attaques entre décembre 2008 et mars 2009 au cours desquelles au moins 81 personnes ont été tuées.

Copyright © 2009 AFP. Tous droits réservés.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
22 décembre 2009 2 22 /12 /décembre /2009 01:35


Triangle-ONG-lyonnaise

Le président du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Jakob Kellenberger, a lancé hier un nouvel appel à la libération immédiate et « sans condition » de deux employés français de son organisation enlevés au Tchad et au Soudan voisin.

« Je fais aujourd'hui appel au sentiment d'humanité des ravisseurs de Gauthier Lefèvre et de Laurent Maurice. Rien ne peut justifier que l'on nuise à un travailleur humanitaire », a affirmé M. Kellenberger dans un communiqué, demandant à leurs ravisseurs de les relâcher « immédiatement et sans condition ».

Une rançon d'un million d'euros

Gauthier Lefèvre, qui a la double nationalité française et britannique, a été enlevé le 22 octobre par des hommes armés au Darfour (ouest du Soudan), près de la frontière avec le Tchad, alors qu'il circulait dans un convoi de deux véhicules marqués du logo de la Croix-Rouge.

Laurent Maurice, un agronome français qui était dans l'est du Tchad pour évaluer les récentes récoltes, a été enlevé le 9 novembre par plusieurs hommes armés dans le village de Kawa, à une dizaine de kilomètres du Soudan.

Les Aigles de libération de l'Afrique, un groupe peu connu du Darfour, a revendiqué le rapt de Laurent Maurice et réclamé un million d'euros pour le libérer. Ce groupe a aussi revendiqué l'enlèvement de deux humanitaires français de l'ONG Triangle GH kidnappés à Birao, une ville de la Centrafrique jouxtant le Darfour.

Source : Le Bien public de Genève 21/12/2009

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
22 décembre 2009 2 22 /12 /décembre /2009 01:33


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PARIS - La France a décidé d'offrir aux pays du bassin du Congo, afin de les aider à préserver la forêt qu'ils partagent, les images des satellites SPOT 5 et futurs SPOT 6 et 7 pendant les cinq années à venir, a annoncé lundi le secrétaire d'Etat à la Coopération, Alain Joyandet.

"Ces données à haute résolution leur permettront de veiller à la préservation de leur patrimoine forestier", a souligné M. Joyandet dans un communiqué.

Les images leur seront fournies "par EADS-Astrium et ses filiales Spotimage et Infoterra, leaders européens dans le domaine des technologies spatiales d'observation de la terre et leaders mondiaux dans le domaine de l'imagerie spatiale", a-t-il ajouté.

"La France financera jusqu'en 2015 la fourniture de ces images via l'agence française de développement (AFD). Elles seront reçues par la station de réception satellite que le Gabon vient de décider de créer à Libreville", a précisé le secrétaire d'Etat.

Les pays du bassin du Congo (Angola, Burundi, Cameroun, Centrafrique, Congo, République démocratique du Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Sao Tomé et Principe et Tchad) disposent de la deuxième plus grande forêt du monde en partage, soit le deuxième poumon de la planète composé d'environ 230 millions d'hectares de forêts équatoriales.

A la conférence sur le climat de Copenhague de la semaine dernière, l'Australie, la France, le Japon, la Norvège, le Royaume-Uni et les Etats-Unis avaient annoncé une aide immédiate de 3,5 milliards de dollars sur trois ans pour lutter contre la déforestation, responsable de 20% des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

(©AFP / 21 décembre 2009 14h10)

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
21 décembre 2009 1 21 /12 /décembre /2009 23:03


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Depuis quelques jours, les représentants du clan Bozizé au sein de la Commission Electorale font circuler des rumeurs faisant état de ce que le premier tour des élections présidentielles aurait lieu le 19 avril prochain et le second tour lé 21 mai 2010. Si jamais ces rumeurs qu’on espère infondées venaient à être confirmées, cela reviendrait à dire que la CEI est en train de mettre la charrue avant les bœufs, ce qui est totalement inadmissible et doit être dénoncé et condamné avec vigueur. Il est impensable, alors même que le recensement électoral préalable à l’établissement des listes électorales n’a pas encore démarré, qu’on puisse déjà fixer des dates de scrutin. Que la CEI centrafricaine prenne exemple sur celle de la Côte d’Ivoire où les listes électorales, bien que déjà publiées, n’ont pas encore permis que les dates de scrutin soient fixées.

Au lieu de s’atteler sérieusement au démarrage du travail de recensement des électeurs qui en RCA, posera d’énormes problèmes du fait de la présence de nombreux compatriotes déplacés internes et réfugiés dans les pays voisins et dans les camps de l’UNHCR, le président de la CEI le vrai faux pasteur Joseph Binguimalé est davantage préoccupé par la coupe de ses costumes et la qualité des lits sur lesquels il va dormir, bref, son standing de vie. C’est un secret de polichinelle qu’un pacte secret a été conclu entre Bozizé et Binguimalé pour que ce dernier mette tout en œuvre afin qu’il soit réélu mais leur sordides manœuvres ne sauraient faire l’impasse sur les règles élémentaires du bon déroulement du processus électoral. Les élections ne pourraient avoir lieu sans que le programme DDR n’ait préalablement atteint ses objectifs de ramener la sécurité et la paix sur l’ensemble du territoire national. Il ne saurait avoir d’élections dignes de ce nom avec des résultats incontestables sans que la CEI n’ait effectué un parfait recensement du corps électoral et dressé et préalablement publié des listes électorales informatisées et fiables selon les normes et standards modernes d’aujourd’hui.

C’est seulement la semaine dernière qu’on nous a annoncé l’arrivée à Bangui d’une trentaine d’observateurs militaires du DDR. Le président de la CEI passe son temps à faire des prières pour soi-disant chasser le diable qui habite la RCA tout en cherchant seulement maintenant à résoudre les problèmes budgétaires et ses difficultés d’installation et d’intendance. On voit mal comment dans ces conditions, on peut déjà raisonnablement et décemment arrêter des dates de scrutin même si les complices de Bozizé agglutinés au sein de la CEI tiennent absolument à faire plaisir à ce dernier qui clame partout que les délais doivent être respectés afin qu’il n’y ait pas vide juridique après l’expiration de son mandat à la mi juin prochain.

Les agissements de son parti KNK sont inadmissibles et doivent être dénoncées fermement. Jeudi dernier à 13 heures par exemple, une réunion KNK des fonctionnaires du ministère des Transports s’est tenue au ministère des Travaux Publics. But : caporaliser et embrigader tous les cadres de ce ministère dans le KNK. Ceux qui n’accepteront pas de se faire enrôler dans le KNK s’exposeront à tous des ennuis administratifs de toutes sortes pouvant aller jusqu’au non paiement du salaire. Voilà les méthodes du KNK. Les fonctionnaires de tous les départements ministériels doivent se le tenir pour dit. Après le ministère des transports, à qui le prochain tour ?

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
21 décembre 2009 1 21 /12 /décembre /2009 22:57


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Kinshasa | Lundi 21 Décembre 2009 à 13:22:41

La situation à l’Equateur pousse l’Assemblée nationale de la RDC et celle du Congo Brazzaville de dépêcher une mission conjointe des députés à Dongo ce mardi. Ces députés ont une triple mission, à savoir, réconforter les populations de Dongo, convaincre les réfugiés à retourner au pays et procéder à la réconciliation de toutes les tribus pour une paix durable, rapporte radiookapi.net

 

José Engbanda, député national élu de l’Equateur et président de cette mission explique la démarche des deux Assemblées nationales : « Nous dénombrons plus de 90 000 réfugiés au Congo-Brazzaville et une partie en Centrafrique. Ce sont des compatriotes congolais que nous voulons visiter suivant l’autorisation du président de l’Assemblée nationale, pour un réconfort moral. Les députés nationaux de la République sœur du Congo Brazzaville avaient effectué une mission auprès de l’Assemblée nationale, sollicitant notre concours pour que la paix revienne dans cette partie du territoire (Ndlr : Dongo). Ils avaient souhaité qu’une mission conjointe puisse descendre dans le département de la Likouala pour que nous puissions tant soit peu réconforter nos compatriotes. Les parlementaires devaient aussi contribuer à ce qu’il y ait une réconciliation sincère entre les différentes tribus »

Cependant, le député Jean Engbanda reconnaît qu’il y a un problème d’assistance humanitaire. Jusque-là, souligne-t-il, le gouvernement (de la RDC) n’a encore rien fait, pourtant, le président de l’Assemblée nationale a écrit au Premier ministre pour qu’une assistance humanitaire soit accordée à ces compatriotes qui sont là-bas, conclut-il.

Copyright Radio Okapi

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21 décembre 2009 1 21 /12 /décembre /2009 18:10


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 NEW YORK (AFP) - lundi 21 décembre 2009 - 17h53 - La Commission d'enquête sur le massacre du 28 septembre au stade de Conakry a rendu un rapport accablant pour les plus hautes autorités guinéennes, qu'elle accuse de crimes contre l'humanité justifiant la saisine de la Cour pénale internationale (CPI).

"Il est raisonnable de conclure que les crimes perpétrés le 28 septembre 2009 et les jours suivants peuvent être qualifiés de crimes contre l'humanité", affirme le rapport de cette Commission internationale nommée par l'ONU, publié lundi et transmis au Conseil de sécurité.

Le 28 septembre, les forces de défense et de sécurité avaient battu, poignardé et tué par balles des opposants au régime militaire, rassemblés dans le plus grand stade de Conakry pour réclamer que le président autoproclamé depuis décembre 2008, le capitaine Dadis Camara, ne se présente pas à l'élection présidentielle.

La Commission onusienne fait état d'au moins "156 personnes tuées ou disparues, soit 67 personnes tuées et dont les corps ont été remis aux familles, 40 autres qui ont été vues mortes au stade ou dans les morgues mais dont les corps ont disparu, ainsi que 49 autres vues au stade dont le sort reste inconnu".

Elle confirme "qu'au moins 109 femmes ont été victimes de viols et d'autres violences sexuelles, y compris de mutilations sexuelles et d'esclavage sexuel".

"Plusieurs femmes ont succombé à leurs blessures suite à des agressions sexuelles particulièrement cruelles", ajoute-t-elle.

La Commission estime qu'ensuite, "les autorités guinéennes se sont engagées dans une logique de destruction des traces des violations commises, qui vise à dissimuler les faits: nettoyage du stade, enlèvement des corps des victimes d'exécutions (...), altération intentionnelle des documents médicaux et prise de contrôle militaire sur les hôpitaux et les morgues".

Cette opération a eu pour résultat d'instaurer un climat de peur au sein de la population et la commission estime en conséquence que "le nombre des victimes de toutes ces violations est très probablement plus élevé".

Le rapport de 60 pages conclut à la "responsabilité pénale individuelle" de plusieurs responsables guinéens, dont Dadis Camara, son aide de camp, le lieutenant Aboubacar Sidiki Diakité, dit Toumba, et le ministre chargé des services spéciaux, le commandant Moussa Tiegboro Camara.

Dadis Camara est incriminé pour sa "responsabilité de commandement", les deux autres officiers pour avoir été présents sur le lieu des crimes et personnellement impliqués.

Le dossier du lieutenant "Toumba" est particulièrement chargé, la commission citant des témoignages selon lesquels "la violence au stade a commencé quand il est arrivé" et il a participé personnellement à certaines attaques et notamment "tiré à bout portant sur des manifestants".

La Commission considère que d'autres personnes "pourraient être considérées comme pénalement responsables", parmi lesquelles le capitaine Claude Pivi, dit "Coplan", ministre de la Sécurité présidentielle, et le colonel Abdoulaye Chérif Diaby, ministre de la Santé.

La Commission recommande de saisir la Cour pénale internationale (CPI) "pour enquêter sur les responsables présumés des crimes contre l'humanité".

Le 3 décembre, Dadis Camara a été blessé par balles à la tête dans une tentative d'assassinat à Conakry par le lieutenant "Toumba", qui est en fuite. Dadis Camara est depuis lors hospitalisé à Rabat.

La Commission d'enquête internationale est composée de trois membres: l'ancien ministre algérien Mohamed Bedjaoui, qui la préside, Françoise Kayiramirwa (Burundi) et Pramila Patten (Ile Maurice).

 

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