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23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 23:43


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New York - (Pana) 22/12/2009 - Le Conseil de sécurité des Nations unies a exhorté la République centrafricaine (RCA) à renforcer la sécurité pour garantir des élections apaisées en 2010, a appris la PANA dans un communiqué publié mardi par le siège de l'ONU à New York.

Le texte, signé par le président du Conseil pour le mois de décembre, l'ambassadeur Michel Kafando du Burkina Faso, souligne que "la réforme des services de sécurité constitue un pas essentiel dans le processus de paix en RCA et dans la lutte contre l'impunité galopante et la promotion des droits de l'homme".

"La RCA doit procéder sans délai à un désarmement transparent et responsable, tout en initiant un processus de démobilisation et de réintégration avant les élections de 2010", poursuit le communiqué.

Le Conseil a en outre fermement condamné les attaques commises en ce moment par le groupe rebelle ougandais de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) et exhorté les pays de la région à coopérer en vue de garantir la paix et la sécurité dans la zone.

Le communiqué a été publié une semaine après que l'envoyé de l'ONU en RCA, Sahle-Work Zewde, a déclaré au Conseil de sécurité que ce pays pauvre avait atteint "un seuil critique" et que des élections apaisées avant la fin du mois d'avril et un désarmement des groupes rebelles devront "déterminer le succès du processus politique".

En présentant le dernier rapport du secrétaire général des Nations unies sur la RCA, M. Zewde avait également déclaré que seul un plan d'action clair des acteurs aux niveaux international et régional pourrait aider le pays à sortir des conflits.

La PANA a appris que la situation politique en RCA a connu ces dernières années des progrès malgré certains incidents violents enregistrés dans le nord du pays.

Dans la dynamique de la recherche d'un accord de paix entre le gouvernement et les groupes rebelles, un Bureau intégré des Nations unies en Centrafrique (BINUCA) remplacera le Bureau de maintien de la paix en Centrafrique (BONUCA) à la date du 1er janvier.

La transition stratégique de l'ONU a pour but de recueillir du soutien aux niveaux régional et international avant les élections.

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23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 15:16


Bozize171108275.jpg

D’après des informations sûres d’une source proche de Bozizé qui a requis l’anonymat, les trois pays de la CEMAC à savoir le Tchad, le Gabon et la Guinée équatoriale qui n'avaient pas encore versé leur milliard de F CFA pour le financement du programme DDR en Centrafrique, viennent enfin de le faire. Il y a trois semaines, ces trois pays ont effectivement  effectué leur versement il y a trois semaines. Bozizé et sa clique disposent donc désormais de la totalité des huit milliards de F CFA, ou du moins ce qui en reste, que le sommet extraordinaire des chefs d’Etat de la CEMAC tenu à Libreville en janvier 2009 en la présence du Président défunt, Omar Bongo Ondimba.

Jusqu’ici, seuls le Cameroun et le Congo Brazzaville avaient versé leur contribution soit deux (2) milliards auxquels il faut ajouter trois autres milliards de F CFA de la BEAC dont la convention de prêt avait été signé en avril 2009 à Bata en Guinée équatoriale par le ministre centrafricain des Finances et le Gouverneur de la BEAC, soit un total de cinq (5) milliards de F CFA mis à la disposition des autorités centrafricaines au siège national de la BEAC à Bangui.

On devait apprendre par la suite que le grand argentier de Bozizé, le tristement célèbre et  indéboulonnable ministre des mines Sylvain Ndoutingai, s’est personnellement rendu à BEAC pour retirer tout cet argent que lui et Bozizé auraient décidé, selon les propres confidences de Ndoutingai, de consacrer au remboursement de l’emprunt qu’ils auraient contracté pour organiser les obsèques de la mère de Bozizé décédée le 9 février 2009. Avec le reliquat de cet argent, ils se promettaient de réaliser un mausolée à cette dernière. Pourtant les Centrafricains avaient remarqué que les funérailles de cette pauvre dame avaient donné lieu à un fort élan de générosité notamment des éleveurs de bœufs et commerçants libanais de la place qui n’avaient pas lésiné sur les dons en nature et autres enveloppes  durant toute la durée de la place mortuaire.

Ayant manifestement détourné les premiers cinq milliards de F CFA de la CEMAC pour une autre utilisation, Bozizé a éprouvé jusqu’ici beaucoup de difficulté à justifier l’existence de cette manne. Devant les nombreuses et pertinentes accusations dont il fait l’objet, sa seule ligne de défense est de prétexter que cet argent susciterai beaucoup de convoitise et de s’en prendre aux gens de mauvaise foi tout en affirmant que l’argent se trouverait toujours dans les caisses de la BEAC et qu’il en avait les preuves. Mais jusqu’à présent il n’a jamais exhibé ces prétendues preuves. En tout état de cause, cet argent n’a pas vocation à moisir dans les caisses de la BEAC. Il doit être reversé au BONUCA qui est chargé de le gérer pour le compte du DDR ce que Bozizé a refusé de faire jusqu’ici.

Or le Conseil de sécurité des Nations unies vient de sommer les autorités centrafricaines de tout mettre en œuvre pour que le DDR aboutisse effectivement avant la tenue des élections en vue. Bozizé pourra-t-il continuer ainsi à se cacher indéfiniment derrière son petit doigt ? Comme vient de le faire le Conseil de sécurité, les pressions de la communauté internationale doivent se faire toujours plus fortes sur Bozizé qui a toujours besoin d’être mis au pied du mur. De ce point de vue, le corps diplomatique représentant à Bangui les grands pays comme la France, les USA, l’Union Européenne en particulier, doivent faire montre d’une grande fermeté à son égard, ce qui malheureusement n’est pas toujours le cas de l’ambassadeur de France Jean-Pierre Vidon, qui dans ses déclarations à la presse à l’issue de ses fréquents entretiens avec Bozizé, fait souvent preuve d’un optimisme excessif et consternant.  

 

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23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 14:56


Ecureuil-AS-350.jpg

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BANGUI (AFP) - mercredi 23 décembre 2009 - 13h04 -  L'hélicoptère du président centrafricain François Bozizé a manqué de s'écraser et a dû se poser en urgence mardi en brousse après "une défaillance technique", a annoncé mercredi le ministère centrafricain de la Défense.

L'incident, qui n'a pas fait de blessé, s'est produit "suite à une défaillance technique" alors que l'hélicoptère présidentiel, de type Ecureuil, survolait "le triangle Bogangolo-Ndjoh et Bossembélé", à une centaine de km au nord de Bangui, explique le ministère dans un communiqué.

Outre M. Bozizé, cinq membres d'équipage étaient à bord de l'appareil qui "a dû se poser d'urgence mais sans encombres aux environs de 12H00 (locales, 11H00GMT) dans une clairière", précise le communiqué en assurant que le président et sa suite ont regagné Bangui "dans la soirée (...) en parfait état de santé".

Jointe mercredi par l'AFP, une source militaire centrafricaine a fourni plus de détails sur les circonstances de l'incident.

"Le pilote centrafricain de l'hélicoptère (...) s'était rendu compte qu'il perdait continuellement l'altitude et qu'il risquait de s'écraser. C'est ainsi qu'il s'est posé en catastrophe", a raconté cette source ayant requis l'anonymat.

"Le président Bozizé et sa suite ont marché sur une longue distance, pour regagner le village de Ndjoh, où le dispositif sécuritaire (...) les a recueillis pour les ramener vers 01H00 du matin (mercredi, 00H00 GMT) à Bangui", a-t-elle précisé.

Selon une source proche de la présidence, François Bozizé se rend depuis quelques temps en fin de semaine à Bossangoa, chef-lieu de sa région natale à 305 km au nord de Bangui. "C'est surtout pour des raisons sécuritaires qu('il) se met en retrait du Palais présidentiel chaque week-end", a-t-on précisé dans son entourage.



Copyright © 2009 AFP. Tous droits réservés



Centrafrique : Le président François Bozizé indemne après un atterrissage d’urgence de son hélicoptère

Bangui, 23 déc.(Acap)- L’hélicoptère présidentiel, à bord duquel se trouvait le chef de l’Etat François Bozizé, a effectué sans encombre, mardi 22 décembre en mi-journée, un atterrissage d’urgence à proximité de la localité de Ndjoh, près de la ville de Bossembélé (157 km au nord-ouest de Bangui), a-t-on appris mercredi de source officielle.


Dans un communiqué de presse rendu public dans la matinée, le ministère de la Défense a indiqué que l’incident faisait suite à une défaillance technique intervenue « aux environs de 12 heures dans une clairière située dans le triangle Bongangolo-Ndjo-Bossémbélé à 25 km de Ndjo.

«Le dispositif sécuritaire aussitôt constitué a pu recueillir le Chef de l’Etat ainsi que les 5 membre de l’équipage, qui se dirigeaient vers le village Ndjo sur l’axe Bossangoa Bossémbélé » précise le communiqué.

 

«Le Ministère de la Défense Nationale, des Anciens combattants, des victimes de Guerre du Désarmement et de la Restructuration de l’Armée, qui porte cet incident à la connaissance de l’opinion public, voudrait assurer par la même occasion la population centrafricaine que son Excellence le Général François Bozizé et sa suite ont regagné Bangui dans la soirée du Mardi 22 décembre 2009 », conclut le communiqué.

 

Atterrissage d'urgence pour le président centrafricain

BANGUI, 23-12-2009 - 23:1423 (Reuters) - Un hélicoptère transportant le président centrafricain François Bozizé a dû atterrir d'urgence dans la jungle mercredi à la suite d'un problème technique, mais personne n'a été blessé, a déclaré le fils du président à la radio nationale.

Jean-François Bozizé, qui est ministre pour la présidence en charge de la Défense, a expliqué que le chef de l'Etat se rendait dans son village natal quand son appareil a dû atterrir vers midi dans une clairière à 250 km environ au nord de Bangui.

La garde présidentielle et les forces nationales armées ont été appelées à la rescousse et ont reconduit à Bangui dans la soirée le président et son entourage "en parfaite santé", a ajouté Jean-François Bozizé.

(Paul-Marin Ngoupana, version française Jean-Stéphane Brosse)

 

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23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 00:21


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C’est un secret de polichinelle que les relations entre Bozizé et Déby ont ces derniers temps du plomb dans l’aile. Ce n’est sans doute pas la récente  réactivation de la commission mixte centrafricano-soudanaise lors du déplacement à Khartoum du ministre centrafricain des affaires étrangères le général Antoine Gambi qui devrait arranger les choses, bien au contraire.

A la faveur du récent sommet de l’OHADA tenu le dimanche dernier à N’djaména, Bozizé a dû faire de nouveau allégeance à Idriss Déby et a poussé le sens du zèle jusqu’à décider de passer le réveillon du nouvel an avec le président tchadien dans une caserne militaire de l’armée tchadienne à Sahr. Si Idriss Déby a projeté de réconforter le moral de sa troupe en allant réveillonner avec elle à l’occasion du nouvel an, on ne voit pas très bien ce qui peut justifier la présence de Bozizé. Comment peut-il pousser la soumission à ce point en abandonnant son pays à la veille du nouvel pour se retrouver à l’étranger ! C’est totalement inadmissible et les Centrafricains doivent le savoir.

Toujours à propos de Bozizé, les responsables de sa sécurité ont eu des frayeurs dans l’après du mardi 22 décembre. Ils ont été mis en alerte au sujet de la disparition de son hélicoptère entre Bossangoa et la localité de Ndjo dans la préfecture de l’Ouham. Bozizé qui a pris l’habitude de se rendre régulièrement en week-end dans son village vers Bézambé, a donné cette fois-ci des sueurs froides à ses services de sécurité. Un détachement a dû être discrètement dépêché dans l’après midi pour commencer à entreprendre des recherches dans la zone. Heureusement pour eux, ils ont fini par retrouver leur président à Ndjo et c’est par la route que celui-ci a été ramené à Bangui. On respire… !

Il y a quelques jours déjà, alors que la mise en place pour la cérémonie en différé de la Journée mondiale pour l’alimentation à Obo à l’extrême Sud-Est du pays était terminée depuis 7 heures 30, c’est vers 14 heures que l’hélicoptère de Bozizé s’est pointé avec lui à bord. Ce considérable retard serait dû dit-on, à des problèmes de kérosène et autres difficultés d’ordre techniques et d’équipage mal payés.

A propos de coucou, selon nos informations, l’Hercules C 130 de Bozizé envoyé à Lisbonne pour réparation et mise aux normes, est toujours en train de moisir quelque part dans un hangar au Portugal. Aux dernières nouvelles, certaines pièces de rechange auraient été commandées aux USA et ne seraient livrées que dans deux ou trois mois. Ce n’est donc pas avant le mois de mars 2010 que cette épave qui continue de coûter extrêmement chère au Trésor public centrafricain remettra pied à Bangui.

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23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 00:13


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Lundi 21 Décembre 2009

Le vendredi 18 décembre, la cérémonie des couleurs a mis à l'honneur deux pays d'Afrique de l'Ouest, le Burkina Faso et le Niger, ainsi que la Centrafrique. Ces trois pays envoient des stagiaires officiers de gendarmerie en formation à Melun.

C'est sous la neige tombant dru que cette courte cérémonie commémorant les fêtes nationales de ces trois pays s'est déroulée sur une place d'armes toute empanachée de blancheur et de calme.

Deux officiers élèves centrafricains et un officier élève nigérien suivent la formation au premier groupement auxquels s'ajoutent deux burkinabés répartis sur chacun des deux groupements. Il s'agissait pour eux de leur première fête nationale sous la neige, voire même de la première neige tout court pour l'aspirant issu du Burkina Faso, arrivé en France en août.

Les hymnes nationaux de la Centrafrique, du Niger et du Burkina Faso, adoptés lors de leur accession à l'indépendance en 1960 et nommés respectivement « La Renaissance », « la Nigérienne » et « Ditanyè » (signifiant l'hymne de la victoire), ont retenti fièrement au cours de la montée des couleurs.

Symboles de l'amitié et de la coopération entre la France et ces pays africains, les officiers en formation issus de ces trois pays sont particulièrement nombreux : 59 officiers nigériens, 71 officiers burkinabés et 85 officiers centrafricains ont en effet été formés à l'EOGN depuis 1946.

A l'issue de cette cérémonie, le général de division Joël DELPONT s'est entretenu avec les cinq officiers stagiaires dans la salle d'honneur de l'École.

Sources : EOGN

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23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 00:08


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CONAKRY - Le premier anniversaire du coup d'Etat en Guinée sera fêté mercredi, dans toutes les casernes du pays, dans un contexte "difficile sur le plan économique et social", a admis mardi un membre de la junte, trois semaines après la tentative d'assassinat du numéro un du régime.

Tous les membres du Conseil national pour la démocratie et le développement (junte) se sont réunis mardi au Palais du peuple, siège de l'Assemblée nationale dissoute. A la télévision d'Etat, il a ensuite été annoncé que mercredi serait férié

L'armée avait pris le pouvoir le 23 décembre 2008, quelques heures seulement après l'annonce officielle du décès du "général-président" Lansana Conté, mort à 74 ans des suites de maladies, après avoir dirigé le pays pendant 24 ans.

"Nous fêtons l'an 1 de cette prise du pouvoir dans un contexte un peu difficile, difficile sur le plan économique et difficile sur le plan social", a déclaré mardi midi à la radio nationale le ministre secrétaire permanent du CNDD, le colonel Moussa Keïta.

"Notre président bien aimé (...) est aujourd'hui convalescent", a-t-il poursuivi, en souhaitant qu'il revienne "dans les conditions les meilleures pour (...) réaliser le rêve des Guinéens qui est le bonheur tant attendu".

Le capitaine Moussa Dadis Camara, hospitalisé au Maroc, n'a fait aucune déclaration ni apparition depuis qu'il a été blessé à la tête, par balle, le 3 décembre, par son aide de camp, toujours en fuite.

Des sources officielles assurent que le chef de la junte "va bien", "se repose un peu" et "rentrera bientôt". Mais, selon un proche du régime, un ministre a rapporté samedi, après une visite à Rabat, que le capitaine était dans "un état assez déplorable" et "n'arrivait même pas à s'alimenter".

L'Union européenne a décidé mardi de durcir ses sanctions à l'encontre de la junte, en imposant "un gel de tous les fonds et ressources économiques qui appartiennent aux membres du CNDD". L'UE va également interdire toute fourniture à la Guinée d'"équipements susceptibles d'être utilisés à des fins de répression interne".

La Commission d'enquête internationale sur le massacre du 28 septembre au stade de Conakry vient de rendre de son côté un rapport accablant pour les plus hautes autorités guinéennes, accusées de crimes contre l'humanité.

(©AFP / 22 décembre 2009 22h25)

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22 décembre 2009 2 22 /12 /décembre /2009 20:51


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Source: Internal Displacement Monitoring Centre

Date: 22 décembre 2009


Le conflit interne armé entre les forces gouvernementales et divers groupes armés dans les régions septentrionales de la République centrafricaine (RCA) a causé le déplacement interne de plus de 200.000 personnes depuis 2007. Suite aux accords de paix, leur nombre est tombé à environ 108.000 en Février 2009, mais depuis lors, les affrontements entre l'armée et un groupe de rebelles dissidents, et les attaques contre des civils par des bandes criminelles, ont provoqué de nouveaux déplacements. À partir d’Octobre 2009, le nombre de personnes déplacées internes (PDI) a été estimé à plus de 162.000, dont plus de 73.000 personnes qui tentaient de retourner dans leurs foyers, mais n'avaient pas encore trouvé de solutions durables pour le retour.

Les personnes déplacées en République centrafricaine ont souffert d'une série de violations des droits de l'homme, y compris les assassinats, le pillage et l'incendie des villages, la destruction de champs, de la perte des moyens de subsistance, la violence sexuelle et l'enlèvement et le recrutement des enfants. Les membres de tous les groupes armés ont perpétré ces crimes. Chaque fois, les personnes déplacées ont été forcées de se réfugier dans les champs et les forêts sans accès aux services minimum de base, avant de demander le soutien de communautés d'accueil démunis quand elles ont été sûres de le faire. À partir de Décembre 2009, leurs conditions de vie sont très différentes de celles des personnes déplacées dans les pays voisins, il n'y a qu'un seul camp de personnes déplacées en République centrafricaine, et la plupart dépendent presque entièrement sur les communautés d'accueil dans les villes rurales éloignées.

 

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22 décembre 2009 2 22 /12 /décembre /2009 19:39


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Source: United Nations Security Council

Date: 21 Dec 2009


CS/9828

Conseil de sécurité

Le Conseil demande au Gouvernement de la République centrafricaine de faire en sorte que le processus de désarmement soit achevé avant les élections de 2010 (21 décembre 2009)

Le Conseil de sécurité a de nouveau demandé, ce matin, au Gouvernement de la République centrafricaine d'intensifier et d'accélérer les efforts de réforme des institutions du secteur de la sécurité, élément crucial de la consolidation de la paix dans le pays et du règlement des problèmes de l'impunité généralisée et du respect des droits de l'homme.

Aux termes d'une déclaration présidentielle lue par le Président du Conseil pour le mois de décembre, l'Ambassadeur Michel Kafando du Burkina Faso, le Conseil de sécurité demande aussi au Gouvernement centrafricain de mener à bien sans tarder, dans la transparence et le respect du principe de responsabilité, le processus de désarmement, démobilisation et réintégration (DDR) et de faire en sorte que le désarmement et la démobilisation soient terminés avant les élections de 2010.

Le Conseil de sécurité engage la communauté internationale, y compris le Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en République centrafricaine (BINUCA), à apporter en temps voulu un concours approprié à la mise en œuvre de ce processus. Il se félicite de la création du BINUCA, avec effet au 1er janvier 2010 et pour une période d'un an. Le Conseil de sécurité estime que « le concours apporté par le BINUCA, avec les équipes de pays des Nations Unies, à l'action menée aux niveaux nationale et local pour consolider la paix, améliorer la gouvernance et achever le processus de DDR est nécessaire et revêt une importance cruciale ».

Déclaration présidentielle

Le Conseil de sécurité ayant examiné, à sa 6250e séance, le 21 décembre 2009, la question intitulée « La situation en République centrafricaine », son Président a fait en son nom la déclaration suivante:

« Le Conseil de sécurité se félicite des efforts déployés en faveur de la réconciliation nationale en République centrafricaine sur la base de l'Accord de paix global de Libreville (2008) et des engagements pris dans l'Accord de Syrte (février 2007) et l'Accord de Birao (avril 2007). Il encourage le Gouvernement de la République centrafricaine à continuer de veiller à ce que les recommandations issues du dialogue politique inclusif soient mises en œuvre dans les plus brefs délais et dans leur intégralité.

« Le Conseil demande à nouveau au Gouvernement de la République centrafricaine d'intensifier et d'accélérer les efforts de réforme des institutions du secteur de la sécurité, élément crucial de la consolidation de la paix dans le pays et du règlement des problèmes de l'impunité généralisée et du respect des droits de l'homme. Il lui demande aussi, à nouveau, de mener à bien sans tarder, dans la transparence et le respect du principe de responsabilité, le processus de désarmement, démobilisation et réintégration (DDR) et de faire en sorte que le désarmement et la démobilisation soient terminés avant les élections de 2010. Dans cette perspective, la transparence du financement et de la coordination des programmes de réintégration aura une incidence déterminante sur le succès à long terme de ces programmes. Le Conseil engage la communauté internationale, y compris le Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en République centrafricaine (BINUCA), à apporter en temps voulu un concours approprié à la mise en œuvre de ce processus.

« Le Conseil condamne vigoureusement les attaques que mène actuellement l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) en République centrafricaine et demande aux pays de la région et aux missions des Nations Unies de se coordonner et de mieux partager l'information relative à la menace que représente la LRA pour la population.

« Le Conseil exige que le Gouvernement de la République centrafricaine et toutes les parties politiques concernées fassent en sorte que les préparatifs et la réalisation des élections de 2010 se fassent de manière libre, régulière, transparente et crédible et que ces élections aient lieu dans les délais fixés par la Constitution. Il demande au Gouvernement, à l'Organisation des Nations Unies et aux autres parties concernées de consacrer des ressources suffisantes à ce que les préparatifs des élections s'effectuent dans les délais.

« Le Conseil se félicite de la création du BINUCA, avec effet au 1er janvier 2010 et pour une période d'un an. Il demande instamment à la Représentante spéciale du Secrétaire général de prendre toutes les mesures voulues pour que le Bureau intégré devienne opérationnel le plus tôt possible après le 1er janvier 2010, comme le prévoit le mandat défini pour lui, le 7 avril 2009, par son Président (S/PRST/2009/5). Il confirme qu'il appuie sans réserve les efforts déployés à cette fin par la Représentante spéciale du Secrétaire général, Mme Sahle-Work Zewde. Le concours apporté par le BINUCA, avec les équipes de pays des Nations Unies, à l'action menée aux niveaux national et local pour consolider la paix, améliorer la gouvernance et achever le processus de DDR est nécessaire et revêt une importance cruciale.

« Le Conseil demande par ailleurs au Secrétaire général de proposer, dans son prochain rapport, un ensemble de paramètres de référence mesurables qui puissent guider l'action de la mission et permettre au BINUCA d'évaluer les progrès accomplis par rapport à son mandat.

« Le Conseil se félicite de l'appui fourni à la République centrafricaine par la Commission de consolidation de la paix et demande à nouveau aux donateurs de renforcer leur soutien dans les secteurs jugés déterminants pour la réalisation d'une paix et d'un développement durables en République centrafricaine, comme prévu dans le Cadre stratégique pour la consolidation de la paix élaboré par la Commission de consolidation de la paix. »

 

NDLR : "Le Conseil demande au Gouvernement de la République centrafricaine de faire en sorte que le processus de désarmement soit achevé avant les élections de 2010". Voilà qui a le mérite de la clarté. Quand Bozizé va-t-il remettre au BONUCA l'enveloppe de cinq milliards de F CFA de la CEMAC destinée au DDR ?

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22 décembre 2009 2 22 /12 /décembre /2009 19:04


Gl Kandji Minurcat

GENÈVE - mardi 22 décembre 2009 - (AFP) - L'insécurité dans l'est du Tchad est montée d'un cran avec l'attaque dimanche d'un convoi de la mission des Nations unies dans le pays (Minurcat) qui était pourtant escorté, a estimé mardi l'ONU, s'inquiétant pour l'assistance à venir de milliers d'habitants.

"La situation continue de se détériorer de plus en plus" dans l'est du Tchad où "les Nations unies et leurs partenaires des ONG assistent plus d'un demi-million de personnes réfugiées ou déplacées", a expliqué la porte-parole du Bureau de coordination des Affaires humanitaires de l'ONU (Ocha) Elisabeth Byrs.

Avec l'attaque du convoi de la Mission des Nations unies au Tchad et en Centrafrique, "on a franchi un nouveau cran dans l'insécurité", a-t-elle ajouté.

Un groupe d'hommes armés a attaqué dimanche un convoi logistique de la Minurcat sur la route menant de Goz Beïda à Koukou Angarana, un "axe extrêmement dangereux", selon Mme Byrs. Un officier tchadien a été blessé lors d'un échange de tirs.

Ce convoi était pourtant escorté d'une patrouille du Détachement intégré de sécurité (DIS), composé de gendarmes et de policiers tchadiens formés par l'ONU pour veiller sur les camps de réfugiés et dont un membre a été blessé au cours de l'attaque, a-t-elle précisé.

"On a franchi encore une étape puisque maintenant les actes de banditisme ne s'en prennent pas seulement aux convois normaux non escortés mais aussi à des convois escortés par des hommes armés", a-t-elle insisté.

Selon la porte-parole, il s'agit du deuxième incident de la sorte en moins d'un mois, après une première attaque le 30 novembre d'un convoi du Programme alimentaire mondial (PAM), du Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) et de la Minurcat sur l'axe Farchana - Hajer Hadid.

"Cette situation constitue une grave violation de la protection des humanitaires et des civils et représente un sérieux handicap pour la distribution de l'assistance humanitaire" dans les semaines à venir, a prévenu Mme Byrs.

Copyright © 2009 AFP. Tous droits réservés

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22 décembre 2009 2 22 /12 /décembre /2009 19:03


Sarko, Borloo et cie

21/12/2009 15:32:01 | Jeune Afrique | Par : Pierre-François Naudé
 

Le 16 décembre, à l’Élysée, Nicolas Sarkozy reçoit à sa table cinq présidents d’Afrique centrale: Paul Biya (Cameroun), Ali Bongo Ondimba (Gabon), François Bozizé (Centrafrique), Idriss Déby Itno (Tchad) et Denis Sassou Nguesso (Congo). À la sortie du déjeuner, l’ambiance est détendue. Visiblement, le président français a eu le temps « d’apprendre », depuis son calamiteux discours de Dakar de juillet 2007.

Désormais, il se fait le porte-parole des revendications du continent. « Nos amis africains ont été déçus par des promesses qui n’ont pas été tenues par le passé », martèle-t-il avant d’affirmer qu’« au fond, l’Europe et l’Afrique, c’est la même famille. Qui peut penser que le désastre de l’Afrique n’aurait pas de conséquences catastrophiques pour l’Europe? »

Ses homologues opinent. La veille, le Premier ministre éthiopien, Mélès Zenawi, leur porte-parole à Copenhague, a accepté en leur nom le principe du plan franco-britannique dit « fast start »: 10 milliards de dollars tout de suite, sur trois ans, puis 50 milliards par an à partir de 2015, une somme à porter « par la suite », à 100 milliards. Mais sans aucune garantie. Par ailleurs, Sarkozy s’est engagé à financer davantage, au titre de l’aide bilatérale, la Commission des forêts d’Afrique centrale (Comifac).

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