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28 décembre 2009 1 28 /12 /décembre /2009 00:33


Bozouiss--Yangou.jpg

 

Les nombreux atermoiements voire le refus manifeste de Bozizé de régler le dossier de certains mouvements résiduels de rébellion ainsi que son accaparement des fonds destinés à la réalisation du programme DDR, font peser de sérieuses menaces sur l’indispensable retour à la paix et à la sécurité qui sont autant de préalables à une tenue sereine et pacifique des élections dans le pays.

Bozizé refuse de négocier avec le FPDC d’Abdoulaye Miskine pour des accords de paix définitifs. Il préfère jouer plutôt et voir ce mouvement se scinder en deux factions pro et anti gouvernementale. C’est la politique bien connue de « diviser pour régner » qui malheureusement, dans le cas centrafricain, est loin de faire avancer, bien au contraire. Le processus global de paix est sérieusement en retard. Plusieurs faits incitent à le dire.  

Même la rébellion de l’UFDR dans le Nord-Est qu’on croyait éteinte ou du moins en sommeil, est en train de se raviver. La presse nationale fait état de ce que le 12 décembre dernier, deux membres de l’UFDR dont un proche de son chef Zakaria Damane, ont été tués à une cinquantaine de km de la ville de Sam-Ouandja dans la Haute-Kotto. Cet accrochage a fait un mort du côté des assaillants, un Soudanais porteur d’une carte de réfugié du camp de Sam-Ouandja.

En réaction, l’UFDR a renforcé sa présence à Sam-Ouandja, tout en contrôlant les accès au camp et demandant que soient rendues les deux armes et le Thuraya  dérobés lors de cette attaque mais surtout,  elle exige de l’ONU que le camp de 3200 réfugiés soudanais dans cette ville d’où serait parti le tueur, soit déplacé dans les plus brefs délais. La MINURCAT a dépêché sur zone une vingtaine de personnels du bataillon togolais déployé à Birao car l’UFDR semble bien décidée à faire bouger ce camp qui menace sa sécurité et ses intérêts.

Malgré l’offre plusieurs fois réitérée d’une médiation tchadienne, Bozizé a toujours refusé jusqu’ici de discuter avec Charles Massi et traîne les pieds pour engager des négociations directes avec les rebelles de la CPJP qui continuent d’affirmer qu’aucun émissaire du gouvernement n’a tenté de les contacter pour entamer des négociations. La région de Ndélé dans le Bamingui-Bangoran et la zone qui s’étend jusqu’à la frontière du Tchad, restent donc  hors du contrôle du gouvernement central.

S’agissant de l’APRD au Nord-Ouest, la situation reste calme mais les rebelles avaient empêché début décembre la mission de l’ambassadeur belge Jan Grauls, Président du Comité de Consolidation de la Paix des Nations Unies, de se rendre dans la localité de Gadoulou à Paoua.

Les rebelles de l’APRD continuent d’empêcher les organisations internationales d’effectuer leurs missions dans la zone y compris dans le cadre du DDR (cas du PNUD qui a été aussi empêché de remplir sa mission d’étude socio-économique dans le cadre du programme DDR et de rencontrer les ex combattants de l’APRD). Il semblerait que ce serait sur ordre de Jean Jacques Demafouth qui veut être l’interlocuteur unique de l’APRD.

Il est évident que la multiplication de ces incidents au sujet desquels les autorités de Bangui restent totalement muettes, ne permettront ni le bon déroulement d’un recensement électoral serein et exhaustif ni encore moins une campagne électorale réellement démocratique.

Par ailleurs, si les observateurs militaires (MILOBS) de la CEEAC ont bien été officiellement présentés le 17 décembre dernier, on ne sait toujours pas quand  ils seront effectivement déployés sur le terrain. Officiellement, on avance que l’environnement doit être préalablement sécurisé pour eux en coordination avec les mouvements politico militaires. Il a donc été décidé qu’une campagne de sensibilisation des ex-combattants et des populations des zones concernées ait lieu début janvier 2010 pour une durée d’un mois et demi, ce qui nous amène à la mi-février 2010.

Les phases de désarmement-démobilisation démarreraient en février /mars 2010 pour combien de temps ? Il est donc clair qu’il sera très dur voire quasiment impossible de tenir le délai du programme DDR et a fortiori celui des élections sur lequel le vrai faux pasteur Joseph Binguimalé se méprend complètement. S’agissant de ce dernier et de son projet de chronogramme électoral, nous reviendrons dessus plus tard…

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
28 décembre 2009 1 28 /12 /décembre /2009 00:24


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Source: Missionary International Service News Agency (MISNA)

Date: 24 Dec 2009


Les Nations Unies intensifieront leur présence dans le Nord-est du pays, où de récents combats ont fait monter la tension, pour protéger le camp de réfugiés de Sam Ouandja qui abrite essentiellement des habitants originaires de la région soudanaise du Darfour, a déclaré Victor Angelo, représentant spécial au Centrafrique du secrétaire général de l'Onu.

Présentant son rapport au Conseil de sécurité de l'Onu, M Angelo a précisé que la recrudescence des tensions avait été générée par les récents combats ayant opposé les soldats aux rebelles de l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (Ufdr).

Pourtant, de nombreux groupes rebelles actifs dans la région ont dernièrement passé des accords avec le gouvernement central et seront intégrés au programme de désarmement, démobilisation et réinsertion au sein de la société.

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
28 décembre 2009 1 28 /12 /décembre /2009 00:22


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Nous jeunes éclairés de la RCA, dénonçons avec la dernière énergie, le hold-up électoral que prépare M. François Bozizé Yangouvonda et dont la première phase est en cours. C’est pourquoi nous invitons, par cet article, « les démocrates et les patriotes, toutes tendances confondues à défendre sans concession, le moment venu, la souveraineté du peuple conquise au prix de tous les sacrifices consentis Barthélemy Boganda, les martyrs, les victimes des mutinéries et rébellions, etc.»

La vibration négative en mouvement

Nous parlons de vibration négative qui parasite la gestion du processus électoral plombé par la violation permanente des règles démocratiques élémentaires, sans lesquelles les communautés humaines ne peuvent vivre dans la paix et la stabilité. Le mauvais exemple vient d’abord du sommet de l’Etat, où la conservation dictatoriale du pouvoir devient de plus en plus grossière. Il s’agit du harcèlement à la limite, de la terreur que le chef de l’Etat et son acolyte, le « lèche-botte » Cyriaque Gonda exercent directement sur les journalistes (utilisation des financements des organisations internationales à des fins électoralistes en imposant aux journalistes d’en faire la diffusion médiatique).

Et pour les éclairés, le Ministère de la communication dont M. Cyriaque Gonda à la charge continue d’emboîter le pas M. Bozizé avec un zèle renouvelé, pour organiser un semblant de concertation avec la société civile dans le processus du DDR.

Nous dénonçons, « la remise en question de la liberté de presse, par les langages d’intimidation dignes des idiots que profère M. GONDA Cyriaque, participe des mêmes pratiques attentatoires contre tout système qui se veut démocratique. Non content de s’être honteusement approprié des médias d’Etat, M. GONDA et consorts investissent à tour de bras pour créer des groupes d’opinions favorables pré-programmés, tout en parsemant d’obstacles artificiels les projets d’autres centrafricains comme Martin Ziguélé, Nicolas Tiangaye, Henri Pouzere, Olivier Gabirault, etc.

Des luttes qui s’annoncent…

Toutes ces choses nous poussent à penser que les luttes qui s’annoncent concernent non seulement les acteurs de la vie politique, mais également ceux du champ social, le monde rural et toutes les populations affectées dans leur chair par la spirale inflationniste qui les enfonce de plus en plus dans le dénuement total, face à l’arrogance du pouvoir en place.

C’est la raison pour laquelle, nous jeunes éclairés, invitons tous les centrafricains horrifiés par tout ce qui se passe dans ce pays, où qu’ils se trouvent, à s’engager dans des manifestations de nature à déstabiliser, voire faire tomber ce pouvoir, et montrer aux yeux de la communauté internationale que nécessité il y a de dégager ces fossoyeurs de la République.

Les paradoxes du régime de Bozizé

Les responsables du « désastre national » s’accrochent à tout ce qu’ils pensent pouvoir servir de bouée de sauvetage, face au « naufrage imminent que provoquera le raz-de-marée populaire ».

Nous soutenons ainsi que « l’appel de M. Bozizé au consensus, à l’occasion de la fête du 1er décembre est en porte à faux avec les actes posés, qui convergent tous vers un seul objectif : perpétuer le système prédateur et inique pour continuer à bénéficier du confort dont les Bozizé et leurs affidés ont toujours rêvé ».

Le dangereux crépuscule…

Pour les jeunes éclairés, les centrafricains ont célébré la fête du 1er décembre dans un climat délétère de difficultés de toutes sortes qui sont les conséquences des « politiques meurtrières d’un clan que ne gênent guère les souffrances indicibles d’un peuple tenaillé par la pauvreté et le dénuement ». Ce dangereux groupuscule ne s’embarrasse ni de procédures légales et réglementaires, ni de considérations d’ordre éthique et morale, pour arriver à ses fins néfastes pour l’avenir de la Centrafrique.

Grande vigilance

Nous affirmons que nul ne peut aujourd’hui nier, la pénurie d’électricité, de denrées de grande consommation, ni l’augmentation en « catimini du prix du sucre, de l’huile et du carburant sans qu’il soit tenu compte du poids déjà excessif du coût de la vie subi par les populations, chaque jour ». C’est pourquoi, une « grande vigilance est de mise, afin que l’actualité politique savamment alimentée par le régime n’éloigne pas les patriotes et les démocrates du soutien et de la solidarité dus au peuple

C’est ainsi que ce régime exporte la politique politicienne et les dérives aux accents de meetings ne font que traduire la médiocrité intégrale qui habite ceux qui nous gouvernent. Pour eux, les frontières de l’interdit doivent obéir à leur obsession : durer au pouvoir.

Nous allons vers une présidentielle baclée et le candidat à sa succession, François Bozizé s’apprête à faire un coup d’Etat électoral.

Nous demandons donc que la Commission électorale indépendante (CEI) sous sa forme actuelle soit totalement disqualifiée et exigeons un organe indépendant chargé de l’organisation des élections et composé de la société civile, prise en charge par les organismes internationaux, tout en leur assurant une sécurité suffisante, et là nous aurons des élections crédibles. Mais quand on prend les mêmes pour recommencer, c’est toujours l’eternel recommencement…et la misère du peuple comme corollaire.

Mozabakani

Source : zohoko.net

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
26 décembre 2009 6 26 /12 /décembre /2009 21:45


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         rebelle de l'APRD

17 décembre 2009 10:24:00 GMT

 par: ECHO

 

Par Daniel Dickinson, Décembre 09

 

Je me demande quelle star du football, Thierry Henri penserait s'il savait qu'un soldat jeune rebelle dans le nord-ouest de la République centrafricaine a été vêtu d'un maillot FC Barcelone portant son nom.

La chemise est fanée (contrairement à celle de l'équipe victorieuse de la Coupe de football), mais porte encore le logo des sponsors; de manière appropriée pour cette catastrophe d’une partie de l'Afrique frappée de crise, c'est celui de l'Unicef.

La chemise est un faux, probablement importé de la Chine, comme le sont les maillots floqués rose Nike et le short jaune NBA. Ils ont parfois de faux pistolet, une carabine artisanale, fabriqués à partir de bois et de métal imité localement. Le rebelle a l’habitude de brandir cette arme d'une manière vaguement menaçante.

Il fait partie d'une longue lignée de bandits que je rencontre sur la route de Bocaranga, rejoints par d'autres à la dizaine de barrages routiers que nous avons vus détenus par des bandes de Chelsea, Manchester United, Inter Milan et le Real Madrid. Une équipe hétéroclite de marginaux en maillots de football convenables.

Ce sont les fantassins rag-tag du groupe rebelle APRD, une «armée du peuple» qui a émergé après les élections de 2005, qui a légitimé le pouvoir de l'actuel président, François Bozizé, arrivé au pouvoir par un coup d'État 2003.

Ils sont théoriquement en mesure d'administrer les zones délimitées par les barrages routiers à la suite d'un accord de paix avec le gouvernement qui a été conclu après que l'APRD a pris les armes prétendument pour la défense de son peuple au nord de la RCA.

Les rebelles ont l’allure non professionnelle mais ils semblent être plus disciplinés alors que la plupart des prises d'otages des rebelles qui opèrent actuellement dans la région d'Afrique centrale. Ils regardent directement à l’arrière de la 4X4 avec laquelle je voyage en contemplant sans doute les lecteurs de musique et les téléphones mobiles plutôt que les téléphones SAT ou radios VHF, mais à leur crédit, aucun d'entre eux demande des «dons», en fait ils sont plutôt polis comme un de garçon de passage.

Ils n'étaient pas si prévenant et poli à la population du nord de la RCA où ils ont pris les forces gouvernementales en 2006, déclenchant une vague de panique et de terreur qui contraint des milliers de personnes à fuir leurs foyers et se réfugier dans la brousse.

Les nombreux villages fantômes en décomposition, des bâtiments vides qui bordent la route sont les signes les plus évidents de la catastrophe humanitaire qui est l'héritage du conflit. On croit que jusqu'à 200.000 personnes ont été déplacées et qu'à un moment donné la forte base rurale fait de cette partie du grenier du pays.

Aujourd'hui, grâce en grande partie aux efforts des organismes humanitaires internationaux, les personnes déplacées commencent à revenir et à reconstruire leurs communautés. Les écoles de brousse assurent l’éducation à des dizaines de milliers d'enfants qui n'ont pas pu aller à l’école pendant deux à trois ans et les agriculteurs sont encouragés à replanter et expérimenter de nouvelles activités de cultures génératrices de revenu.

Les rebelles au maillot de foot restent aux barrages routiers le temps que les pourparlers de réconciliation avec le gouvernement se poursuivent. La confiance est croissante parmi la population locale qu'il ne peut y avoir de paix. Les organismes d'aide continuent à fournir une assistance humanitaire aux plus nécessiteux. Pendant ce temps, chacun cherche nerveusement à aller vers des élections présidentielles qui se tiendront au début de 2010, en espérant que d'une façon ou d'une autre, un nouveau conflit soit peut être évité.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
26 décembre 2009 6 26 /12 /décembre /2009 21:22


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Source: Missionary International Service News Agency  

(MISNA) 23 Dec 2009 - Le succès du programme de désarmement, démobilisation et réinsertion des ex-groupes rebelles est un passage obligé vers la paix. C'est ce que souligne le Conseil de sécurité de l'Onu dans une déclaration approuvée hier à l'unanimité.

Le document met en exergue l'importance du rendez-vous électoral prévu pour avril prochain, déjà qualifié de moment "clé" pour le futur du pays par l'envoyé de l'Onu en République centrafricaine, Sahle-Work Zewde.

La déclaration du Conseil de sécurité suit de quelques jours le lancement du programme de désarmement. Les opérations concernent potentiellement plus de 6000 ex-combattants, en particulier l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (Aprd), un des deux ex-groupes rebelles intégrés au gouvernement d'unité nationale.

Par ailleurs, il y a quelques jours, l'ex-colonel Charles Massi, commandante de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (Cpjp), une des formations encore en lutte avec le gouvernement central, a été arrêté près de la frontière septentrionale avec le Tchad.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
26 décembre 2009 6 26 /12 /décembre /2009 21:20


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Source: Agency for Technical Cooperation and Development (ACTED)

Date: 21 Dec 2009


Kouki, village d'environ 2000 habitants, situé dans la Préfecture de l'Ouham au nord-est de la Centrafrique, est traversé par la rivière Viba qui le divise en deux (le village d'un côté et les champs de l'autre). Jusqu'à la dernière saison des pluies, le principal moyen de communication entre les deux rives était un pont semi-permanent.

Les violentes précipitations de la saison des pluies ont sérieusement endommagé le pont de Kouki, fait de bois et de lianes. Ceci a sensiblement compliqué le transport des personnes et des marchandises vers le marché hebdomadaire de Kouki. Aussi, les habitants de Kouki étaient eux-mêmes isolés des communautés environnantes. Afin d'acheminer la production du village sur les marchés voisins, principalement le coton, le mil et le sorgho, les habitants étaient obligés de faire un détour de 22 kilomètres, un trajet de 3 heures.

En l'espace de 2 mois, ACTED a réhabilité le pont, maintenant construit en béton armé, assurant ainsi un accès durable à Kouki. Ce projet a été réalisé grâce au Fonds humanitaire commun administré par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).

La réhabilitation de ce pont va permettre de désenclaver Kouki, favorisant à la fois ses ventes agricoles ainsi que la fréquentation de son marché hebdomadaire par les populations des villages voisins. En outre, ce pont permettra également aux agences et organisations humanitaires d'accéder plus facilement à cette zone et d'y répondre aux besoins des populations.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
26 décembre 2009 6 26 /12 /décembre /2009 21:15


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Communiqué de presse N° 005/CPJP/CS/P/12-09

La Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP) porte à la connaissance de l’opinion nationale et internationale que le Colonel Charles MASSI, membre de la CPJP a été arrêté à nouveau dans la région du Sud-ouest tchadien près de la ville frontalière de Ngaoundaye (préfecture de l'Ouham-Pendé en Centrafrique). 

L’arrestation du Colonel MASSI est intervenue à la suite d’un accrochage l’ayant opposé lui et ses combattants qui sont inconnus de la CPJP à des éléments de l'armée tchadienne. Un soldat tchadien aurait été tué pendant l’affrontement. 

Ce comportement insensé de la part du Colonel Charles MASSI n'engage en aucun cas la résistance car d'une part, il met en difficulté notre bonne relation avec un pays ami de la République Centrafricaine auprès duquel la CPJP a sollicité la médiation et d'autre part, il compromet les efforts de toutes les bonnes volontés pour engager des négociations. Cela ressemble à une tentative de sabotage des négociations. La CPJP n’acceptera jamais qu’un de ses membres va à l’encontre du processus de concertation en vue des négociations sincères voulues par toutes les parties.

Le Conseil Suprême de la CPJP condamne avec force cet acte regrettable qui est contraire à l’éthique du mouvement. Par conséquent, le Conseil du Commandement Révolutionnaire somme le Colonel Charles MASSI de respecter impérativement les principes et les règles établis par la CPJP.

Aussi, le Conseil Suprême réitère son engagement et sa volonté à ouvrir des négociations. Il semble que le Colonel MASSI ne réalise pas les enjeux de ce qui est entrepris pour consolider une paix durable en Centrafrique.

Fait au Camp de la Liberté, le 22 décembre 2009

Pour le Conseil politique,
Le Secrétaire Général, Porte-parole,
Assan M’bringa Togbo

 

Assan M'bringa Togbo

Cellule de Communication de la CPJP

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
24 décembre 2009 4 24 /12 /décembre /2009 19:57


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*********************

 

            Au moment où la planète entière se prépare à fêter la Nativité, ma pensée se tourne naturellement d’abord vers tous mes compatriotes et également à tous les chrétiens de l’humanité entière dont je mesure la joie que représente pour eux l’événement tant attendu. Je n’oublie bien sûr pas nos enfants qui souffrent en ce moment même de faim dans plusieurs parties de notre pays, la République centrafricaine, comme ailleurs dans le monde.

            J’ai ainsi le plaisir de profiter de cette occasion pour adresser solennellement au nom de mon parti le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) et au mien propre, à toutes les chrétiennes et  chrétiens de Centrafrique et du monde, mes vœux les plus sincères et chaleureux de bonne et heureuse fête de Noël.   

 

Martin ZIGUELE

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 23:59


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Malgré l’impatience des Centrafricains de se rendre aux urnes dans l’espoir de se débarrasser du calamiteux régime de Bozizé qui les fait tant souffrir et en dépit des nombreux appels et exigences de la communauté internationale pour que les élections centrafricaines se tiennent dans les délais requis, Bozizé n’est préoccupé que par un seul souci : acheter et stocker le maximum d’armes et munitions de guerre.

C’est ainsi que l’Afrique du Sud, la République Populaire de Chine et l’Ukraine sont les principaux pays qui contribuent à ce surarmement de Bozizé. C’est par l’affrètement d’avion cargo ou gros porteur Antonov et/ou conteneurs de grande capacité via le port de Douala que bien souvent, sont effectuées les livraisons. Un de ses hommes de main, le député de Carnot 1, Ibrahim Aoudou Paco, a ainsi servi de destinataire au déchargement il y a quelques années sur le tarmac de l’aéroport Bangui-Mpoko de deux appareils Antonov russes affrétés, d’une importante quantité d’armes et munitions de guerre en provenance de Chine après un long séjour effectué dans ce pays par le parlementaire qui s’est transformé en vulgaire trafiquant d’armes.  

Une fois débarquées, ces armes prennent la destination des différentes caches aménagées ça et là à travers le pays. Depuis l’attaque nocturne qu’elle a subie le 13 février 2009, la garnison de Bossembélé qui avait servi pendant longtemps à l’entreposage de ces engins de mort, a été quelque peu délaissée au profit de Bossangoa et du propre village de Bozizé ces derniers temps. Autre cache d’armes de Bozizé en pleine ville de Bangui, une villa qu’il aurait achetée et qui jouxte la clôture de l’Assemblée nationale. C’est même cette propriété qui a été louée par le ministre Cyriaque Gonda pour servir de siège au comité d’organisation du Dialogue Politique Inclusif en décembre 2008. Il n’y a pas longtemps, plusieurs camions en provenance de Douala ont longuement déchargé au vu et su des banguissois hébétés, de nombreuses caisses d’armes et de munitions de guerre.

Selon des informations crédibles qui nous sont parvenues de sources ayant requis l’anonymat, le consul honoraire de Centrafrique au port de Matadi en République Démocratique du Congo s'occuperait en ce moment de  livraison d'armes pour la présidence centrafricaine. C’est par voie fluviale que ces armes et munitions de guerre doivent être acheminées dans des barges sur l’Oubangui jusqu’à Bangui où la précieuse cargaison devrait en principe arriver le 22 décembre dernier. Voilà le cadeau que le père Noël Bozizé a réservé aux Centrafricains.

Des informations d’une source se trouvant à Douala au Cameroun font également état de ce qu’un container d'armes et de munitions de guerre devraient quitter la Chine aux environs du 10 janvier 2010 pour Bangui via le port de Douala. C’est la société COSCO qui assurerait la logistique de convoyage.

Bozizé on le voit, prépare plutôt la guerre en lieu et place des élections. Avec quel argent achète-t-il toutes ces armes, curieusement au nez et à la barbe du Fonds Monétaire International censé surveiller la gestion des finances publiques centrafricaines dans le cadre du PPTE auquel il vient d’admettre la RCA ? Aussi paradoxal que cela puisse paraître, on assiste pantois au décernement à tour de bras par le FMI de louanges et autres satisfécits aux efforts que ne cesserait de fournir le gouvernement de Bozizé. Le FMI est seul à constater ces prétendus efforts dont les Centrafricains ne voient nullement la traduction sur leur quotidien davantage fait surtout de famine et de misère.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 23:53


Bozizé en Chine

 

Suite à l’accident d’hélicoptère auquel il vient d’échapper le 22 décembre dernier aux environs de Ndjoh, un petit village près de Bossangoa chef lieu de la préfecture de l’Ouham, il fallait s’attendre de la part de Bozizé qui se dit par ailleurs pasteur de l’Eglise du Christianisme céleste, qu’il fasse un lien et donne une interprétation métaphysique et irrationnelle à l’événement. C’est ainsi que sans doute de concert et en accord avec son gourou, un citoyen béninois, Bozizé a décidé de se rendre à Cotonou au Bénin afin d'aller marcher pieds nus au bord de la mer pour des cérémonies de purification rituelle afin d’exorciser les démons qui ont failli faire crasher son hélicoptère avec lui-même à bord.

Il faut dire que depuis quelque temps, Bozizé semble être poursuivi par le mauvais œil ou lune certaine poisse. Déjà à Copenhague à la fin du sommet sur le climat, outre les mauvaises conditions météorologiques du moment, des problèmes techniques sur l’appareil ont cloué au sol plusieurs heures durant l’avion qu’il avait affrété pour se rendre dans la capitale danoise, retardant ainsi considérablement le retour du président centrafricain sur Paris puis Bangui.

Récemment encore, alors qu’il était attendu depuis 7 heures 30 à Obo pour la célébration en différé de la journée mondiale de l’alimentation, c’est aux environs de 14 heures que son hélicoptère, s’est pointé dans le ciel de la ville après avoir eu à surmonter de nombreux ennuis techniques.

Contrairement au communiqué au contenu très rassurant publié par son fils et non moins ministre délégué à la défense, Bozizé a échappé à un vrai crash d’hélicoptère. Qu’un président de la République soit obligé de marcher à pieds des kilomètres des heures durant sous un soleil de plomb dans la jungle centrafricaine avec juste un ou deux gardes du corps à ses côtés avant de rejoindre un petit village, suite à un atterrissage d’urgence de son aéronef n’est pas chose ordinaire et de surcroît dans une zone infestée de « zarguinas » ou coupeurs de route et hommes armés de toutes sortes, on pouvait craindre le pire pour lui et cela a tout lieu de donner des sueurs froides à ses services de sécurité comme ce fut le cas.

On ne voit pas bien dans quel intérêt ni dans quel but son entourage a cherché à minimiser la gravité de l’événement qui aurait pu constituer une tragédie et plonger toute la République centrafricaine dans le deuil.       

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