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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 17:59


bonne-annee

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Habituellement, l’Afrique est considérée comme le dernier de la classe, toujours en décalage avec le reste des continents. Or notre beau continent reste le continent le plus éclatant, le plus riche potentiellement quoique le plus négligé. D’une superficie de 30 221 532 km2 en incluant les îles, l’Afrique est un continent couvrant 6 % de la surface terrestre et 20,3 % de la surface des terres émergées. Avec une population, en 2009, estimée à
996 533 200 habitants, les Africains représentent 15,54% de la population mondiale.

 L’Afrique est un continent qui compte ne serait-ce qu’au niveau de sa population, 43% de jeunes qui ont moins de 20 ans, ce qui reste un vivier pour son développement. Difficile, du reste, d’imaginer l’Afrique autrement que sous les traits sévères qu’on lui prête généralement. Et pourtant, « Le Monde diplomatique », N°108, n’a pas trouvé meilleur titre que « Indispensable Afrique ». Si notre continent est indispensable au bon fonctionnement de l’économie mondiale, il est alors possible de se poser une seule question : pourquoi l’Afrique peine à se développer au même rythme que les autres ? Si nous tenons le savoir pour libérateur, il nous faut le vulgariser : tel est notre but. Et Nous n’avons jamais fait mystère de notre volonté de réveiller les consciences endormies car comme disait Napoléon Bonaparte, « Les hommes qui ont changé l’univers n’y sont jamais parvenus en gagnant des chefs; mais toujours en remuant des masses. ». L’Afrique et son développement reste donc la centralité de notre présente contribution.

 L’AFRIQUE, LE CONTINENT AUX RESSOURCES INÉGALABLES  
 
 Le continent africain est riche au regard de son potentiel. L’Afrique détient 30% des réserves minérales de la planète. 80 % des ressources de la planète en coltan, qui sert à la fabrication des portables, 90% du platine, 50% du diamant, 40% de l’or. C’est la raison pour laquelle, certains observateurs traitent à propos de notre continent de « scandale géologique ». Entre 1990 et 2004, la production du continent africain a augmenté de 40%, passant de 7 à 10 millions de barils/jours et elle doit atteindre cette année 50%. Le continent assure 11% de la production pétrolière mondiale. Avec la Guinée, qui représente 30% des réserves mondiales de bauxite, tout juste derrière l’Australie, le continent ne manque pas d’aluminium.
 Les Nations unies estiment, par exemple, qu’il y a plus de 800 millions d’hectares de terres cultivables inutilisées qui attendent leur révolution verte. Elle devrait être le lieu de la réponse attendue aux pénuries alimentaires en Afrique et ailleurs. Après l'Amazonie, la forêt africaine est la seconde plus grande forêt tropicale du monde. Précisément, 20% de la surface de forêt tropicale encore intacts se situent dans le "Bassin du Congo" (au sud-est du Cameroun). Une biodiversité unique au monde. Plus de 200 espèces ligneuses poussent sur 1000 mètres carrés, soit une fois et demi plus d'espèces que sur l'ensemble du territoire français. A ce stade de réflexion, nous retiendrons que l’Afrique regorge d’énormes ressources pourtant le continent est abonné aux aides occidentales.

 L’AFRIQUE, UN CONTINENT ABONNÉ AUX AIDES EXTERIEURES
 
 L’APD aux pays d’Afrique subsaharienne est passée de 3,1 milliards en 1990 à 1,4 milliard en 1999, soit une baisse de 55%.

 L’Afrique est devenue le continent mendiant qui fait toujours la manche pour vivre. Du coup, ce continent aux fabuleuses ressources, passe pour être celui qu’on doit assister continuellement. L’homme politique de premier ordre, selon les termes consacrés du général DE GAULLE, Félix Houphouët Boigny, disait qu’un homme qui a faim, n’est pas un homme libre. L’aide devient un levier très puissant pour les pays aujourd’hui dits riches, mais pauvres hier, de corriger leur image avec leurs aides au développement.

 Pour corriger son image désastreuse dans bien de pays d’Afrique subsaharienne, Alain Joyandet, le ministre français de la coopération, voudrait rendre cette aide « visible » car selon lui, elle n’est « ni assez visible, ni assez efficace ».

  
 Désormais, la France voudrait privilégier l’aide directe, via les ONG, pour construire par exemple des écoles, avec un drapeau français planté dessus. La démarche, on ne peut plus claire, est politique. En effet, cette bataille de la France, guidée par la volonté française de gagner l’estime des africains déjà très entamé. L’aide n’est pas seulement une main tendue, mais un couteau pour nous trancher « la gorge » ou une corde pour nous étrangler.  
 En ce qui concerne la France, elle étudie "la création d'un jeu spécifique pour l'Afrique", un loto ou un bingo en ligne, qui complèterait l'aide publique au développement et s'inscrirait dans le cadre des "financements innovants". En tout cas, c’est ce qui se prépare au secrétariat d'Etat à la Coopération français.

 L’Afrique reste de loin le continent où les mérites d’un ministre de l’économie restent attachés à ses efforts de mobilisation de l’aides extérieures et à annuler les anciennes. Ils sont abonnés aux clubs de Paris et de Londres.

 Le Club de Paris est un groupe informel de créanciers publics (19 pays développés en sont membres permanents) qui a pour but de trouver des solutions coordonnées et durables aux difficultés de paiements de nations endettées.

 Quant au Club de Londres, c’est un groupe informel de créanciers bancaires privés qui s'occupe de dettes publiques. Il préfère rééchelonner les dettes. Et sa première rencontre eut lieu en 1976 pour tenter de résoudre les problèmes de paiements du Zaïre.

 Les africains n’ont pas encore compris que l’aide extérieure est un piège. Pis, il ne semble pas toujours acquis aujourd’hui qu’ils veuillent s’en débarrasser. C’est la raison pour laquelle, dans son livre «L'Aide Fatale», l'économiste Dambisa Moyo s'insurge contre l'assistance portée au continent noir. Dans sa démonstration, elle n’y va d’ailleurs pas avec la tendresse qu’on connait aux femmes. Selon elle, Il faudrait fermer les robinets, en finir définitivement avec l'aide au continent noir et ce, pour le bien de l'Afrique, pour la sauver, l’aide étant la cause de tous ses maux, de son sous-développement. Pour Dambisa Moyo, les occidentaux ont notamment eu tort de prêter de l'argent à Jean Bedel BOKASSA, le dirigeant de la Centrafrique qui, mettait les têtes de ses ennemis dans son frigo.

 Pour clore ce paragraphe, nous empruntons deux citations de deux présidents africains sur la question de la dette.

  Dans une interview accordée à Time, le président Paul Kagamé a déclaré :
« maintenant il faut poser une question à nos donateurs et partenaires qui ont tant dépensé d’argent : qu’est ce que cet argent a changé en Afrique ?

Dans les 50 dernières années vous avez dépensé 400 milliards de dollars sous forme d’aide. Mais quels sont les résultats visibles ? ». Tout aussi flamboyant, Abdoulaye Wade aurait dit en 2002: «Je n'ai jamais vu un pays se développer grâce à l'aide et au crédit. Tous ceux qui ont réussi, en Europe, en Amérique, au Japon, ou en Asie —comme Taiwan, la Corée, Singapour— ont cru au marché. Il n'y a pas de mystère ici. L'Afrique s'est trompée de route après l'indépendance». C’est donc dire que le juste et fol espoir de l’endettement est berne.
 Mais une fois qu’on a dit ceci, se pose alors la sempiternelle question de l’attitude à adopter. Une des premières solutions est la réappropriation de nos richesses.

 LA REAPPROPRIATION DE NOTRE CONTINENT ET DE SES RESSOURCES
 
 Les africains sont de plus en plus contre l’exploitation de matières premières abondantes sans qu’en résulte un véritable décollage du continent et singulièrement dans l’espace francophone, pourtant bien doté.

Pétrole au Gabon, au Congo, au Cameroun, au Tchad, en Cote d’ivoire. Dans presque tous les pays africains, il ne reste que moins de 20% des royalties. Le Tchad perçoit 12,5 % des revenus totaux, sous forme de royalties, le Congo de Sassou N’Guesso, 17 % alors que Lissouba voulait porter ce pourcentage à 33%.

Or dans ce pays, les recettes pétrolières représentent 60 % des ressources internes mobilisables.  
 Ces matières premières sont le plus souvent exploitées abusivement par des multinationales françaises. Il est temps de mettre définitivement fin aux pactes coloniaux sur le continent. Comment comprendre ce paradoxe : les pays qui détiennent le plus de matières premières sont ceux-là qui accusent le plus grand retard en matière de lutte contre la pauvreté. Le scenario est connu, il est clair et simple. Pour les pays ayant le pétrole en offshore, les majors du pétrole ont tout simplement provoqué chez eux des guerres civiles afin de « privatiser » d'une manière unilatérale l’exploitation. Ils arrosent les différents seigneurs de guerres, en leur fournissant les armes. On en trouve moult exemples sur le continent africain.

 Des pays africains, comme le Congo Brazzaville, possèdent une richesse pétrolière qui devrait faire leur prospérité, et pourtant tous les indicateurs de développement humain y sont au rouge.

 La France a la réputation de soutenir envers et contre tout, les dictateurs de l’espace francophone : pour ne citer que les défunts, pour ne pas allonger la liste, Jean Bedel Bokassa (Centrafrique), Joseph Mobutu (République Démocratique du Congo), Gnassingbé Eyadema (Togo), et Omar Bongo (Gabon). Et ces soutiens n’ont pour seul dessein le pillage systématique des fabuleuses ressources de l’Afrique. Encore une preuve, s’il en était besoin, que les aides occidentales n’ont aucune vocation à nous aider. Mieux, Lumumba fut assassiné le 17 janvier 1961, moins de sept mois après la déclaration d’indépendance du Congo dont il était Premier ministre, pour le remplacer par Mobutu Sesseko. Marien N’Gouabi, l’homme qui avait pour seul devise « Tout pour le peuple, rien que pour le peuple » a été assassiné le 18 mars 1977 et remplacé par Yhombi Opango, lui aussi renversé le 5 février 1979, par Sassou Nguesso. L’assassinat de Thomas Sankara le 15 octobre 1987, pour le remplacer par Blaise Compaoré. Laurent Kabila, fut assassiné et remplacé par son fils Joseph, plus accommodant avec les intérêts financiers occidentaux.

 Nous devons lutter pour notre survie car toujours selon Napoléon, « La mort n’est rien, mais vivre vaincu et sans gloire, c’est mourir tous les jours. ».

  L’enjeu est d’importance : il s’agit de lutter pour notre survie et notre humanité.

   
 L’INTEGRATION REGIONALE REELLE COMME NOTRE ISSUE DE SECOURS
 
 La grandeur tragique de l’Afrique, c’est de n’avoir jamais su mettre un mouchoir sur ses certitudes. Si les indépendances ont conféré à chaque pays, une autonomie politique de juré, celle-ci peine à se concrétiser tant les inégalités sociales et l’illégitimité de certains régimes alimentent guerre et instabilité. Nous avons dit plus haut que l'Afrique devait d'abord compter sur elle-même, et non sur l'aide extérieure.

 La renaissance africaine doit prendre une ampleur neuve, elle doit dépasser le simple cadre de l’esthétique pour redéfinir le rapport de « l’homme africain » au monde. Cette année, pas moins de dix-sept pays d'Afrique sub-saharienne célébreront un demi-siècle d’indépendance.  
 Il est insoutenable de voir nos frères mourir dans les eaux territoriales européennes. On estime chaque année, qu’environ deux millions de personnes essaient de rentrer illégalement sur le territoire de l’Union européenne.

Sur ce nombre, environ deux mille périssent en méditerranée, et autant dans les flots de l’Atlantique. Pour dit-on « refuser la misère du monde », les européens ont mis sur pied une organisation semi-militaire, le Frontex pour défendre l’Europe contre ces migrants. Face à cette palissade dressée par ceux qui viennent squatter nos richesses, les africains gagneraient à créer une sorte d’organisation pour lutter contre le pillage légalisé, cette fois de nos matières premières, par les multinationales.

 Aujourd’hui les pays africains ont le devoir de bâtir des économies génératrices de prospérité et propices à la création d'une classe moyenne

 - laquelle est l'assise indispensable de toute démocratie. Il n’est pas difficile de tenter de dresser un bilan politique et économique du continent depuis les indépendances. Les faits sont sacrés et parlants : le développement de l’Afrique est embryonnaire en dépit de ses ressources. Son développement serait sans doute moins décontenancé si des mesures vigoureuses étaient prises.  
 Il est urgent que les pays africains révisent les contrats pétroliers qui font la part belle aux entreprises occidentales. Cette tache n’est pas simple quand on sait qu’elles entretiennent des rebellions et guerres afin d’exploiter gratuitement les ressources du continent. Il nous faut explorer une nouvelle voie : celle du « jeu collectif » pour reconquérir nos richesses.  
 Il serait donc profitable pour les africains, d’établir au sein des regroupements régionaux (UEMOA, CEMAC, par exemple) un niveau minimum de royalties, appliqué par tous les membres aux majors du pétrole et autres produits stratégiques. C’est le seul moyen d’éviter que ces vautours de multinationales punissent les gouvernements moins accommodants.  
 
 Bien-aimés frères et sœurs d’Afrique, notre devise doit être « nulli concedo » c’est-à-dire n’appartenir à personne. Mais ce à quoi nous devons aspirer pour notre continent, c’est son droit à une vie honorable, à une dignité sans tache, à une indépendance sans restrictions.  
 Dieu bénisse l’Afrique !

 
 Séraphin PRAO

 Docteur en économie monétaire

 Spécialiste des Pays Africains de la Zone Franc  Président du MLAN  www.mlan.fr



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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 16:50


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(Les Afriques 08/01/2010)



L’introduction du GPS est censée faciliter le transit et lutter contre la corruption entre le Cameroun, d’une part, la Centrafrique et le Tchad, de l’autre. Il suscite naturellement de nombreuses résistances.

 
Le Cameroun a entamé des discussions pour l’amélioration du transit avec ses deux voisins dépourvus de façade maritime, la Centrafrique et le Tchad, dont 80% des marchandises passent par le port de Douala. Dans cette même veine, viennent de s’ouvrir, à Douala, un Bureau d’affrètement routier centrafricain (BARC) et un Bureau d’affrètement de fret tchadien (BAFT).


Ces discussions sont consécutives à l’introduction, il y a quatre mois, par le Cameroun d’un nouveau système de contrôle et de suivi des marchandises, le Global positionning system (GPS). Ce nouveau mécanisme douanier a suscité des réactions contradictoires, aussi bien au sein de l’administration douanière, que parmi les partenaires, certains redoutant que le nouveau système n’endigue sérieusement la corruption qui sévit dans le secteur. Il a déjà été à l’origine d’une grève des camionneurs, en octobre et en novembre derniers, qui a paralysé le trafic pendant plusieurs jours, provoquant la pénurie de produits en Centrafrique et au Tchad.

Ce nouveau mécanisme douanier a suscité des réactions contradictoires, aussi bien au sein de l’administration douanière, que parmi les partenaires, certains redoutant que le nouveau système n’endigue sérieusement la corruption qui sévit dans le secteur.

 
Au sortir de ces mouvements sociaux, le directeur général de le douane du Cameroun, Mme Minette Libom Li Likeng, a indiqué qu’il y a de fortes chances que la réflexion en cours débouche sur une harmonisation du travail entre le Cameroun, d’un côté, la Centrafrique et le Tchad, de l’autre. « Ces pays de l’hinterland ne peuvent recevoir de marchandises que si la douane camerounaise leur accorde des mesures de facilitation et, comme nous sommes engagés dans un vaste programme de modernisation et de facilitation, si nous n’harmonisons pas notre façon de travailler, l’une risque de faire une concurrence déloyale à l’autre, et c’est ce qui se passe actuellement aux douanes tchadiennes et centrafricaines. »


Certains acteurs du secteur affirment rencontrer énormément de difficultés, principalement dues au fait qu’il n’y a pas suffisamment de GPS pour satisfaire la demande de tous les opérateurs.

Amélioration des prestations


Au lendemain de l’introduction du GPS, une évaluation faite par l’administration des douanes révèle que, sur 140 camions partis du port de Douala pour leurs destinations respectives, 100 seulement ont atteint les points d’arrivée…

 
A la douane, on explique d’ailleurs que, lorsqu’un camion doit transporter une marchandise en transit, au moment où le camion est chargé au port de Douala, le GPS est également posé. Dès lors, « le GPS suit le camion le long des corridors. Le camion est tenu de passer par des check-points, où les contrôles ne doivent pas dépasser plus de 20 minutes. Quand il arrive à la frontière, le transporteur trouve la douane et la société partenaire. Ces dernières enlèvent alors le GPS et attestent que le voyage s’est bien passé ». La caution peut alors être levée. Le GPS permet ainsi un grand gain, aussi bien pour la douane que pour les opérateurs économiques.


Par Achille Mbog Pibasso, Douala

© Copyright Les Afriques

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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 16:27


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CNDD

Fatou Bensouda, la procureure-adjointe de la Cour pénale internationale (CPI),  doit se rendre en Guinée le 19 janvier 2010. Elle va lancer un examen préliminaire pour déterminer si une action doit être engagée par la CPI contre les auteurs présumés des violations des droits de l'homme commises le 28 septembre 2009.Des crimes que la commission d'enquête de l'ONU avait qualifiés de « crimes contre l'humanité ».

Fatou Bensouda arrivera le 19 janvier 2010 à Conakry avec un double objectif. D'une part, déterminer si les crimes commis le 28 septembre 2009 sont bien des crimes contre l'humanité, comme l'estime la commission d'enquête internationale créée par l'ONU. Et d'autre part, estimer si la justice guinéenne a les coudées franches et les moyens techniques pour juger les coupables. Pour ce faire, la procureure adjointe va auditer le système judiciaire guinéen.

Parallèlement elle va chercher à recueillir des preuves et des témoignages de ces crimes s'appuyant en partie sur le travail de la commission d'enquête internationale. La Cour pénale internationale a décidé d'agir, car depuis la publication du rapport de la commission onusienne, le Conseil de sécurité de l'ONU n'a pas bougé et ne semble pas pressé de saisir la CPI.

Certes, le procureur a la possibilité de lancer une procédure d'autosaisine. Mais ce type de procédure est long et complexe à mettre en oeuvre. Le bureau du procureur préfèrerait qu'une instance comme la CEDEAO la saisisse directement. C'est pourquoi un haut fonctionnaire de la CPI va effectuer prochainement une tournée en Afrique de l'Ouest afin de convaincre les pays africains de saisir la CPI. Le but étant que les auteurs du massacre du 28 septembre 2009 ne demeurent pas impunis.

Source : RFI
 

 

Moussa Dadis Camara pourrait être évacué en Espagne pour asile politique


(Les Afriques 08/01/2010)



Admis depuis un mois dans un hôpital marocain, suite à une tentative d'assassinat perpétrée par un de ses fidèles lieutenants, Aboubacar "Tumba" Diakité, le chef de la junte militaire guinéenne, le Capitaine Moussa Dadis Camara pourrait jouir les prochains jours d'un asile politique en Espagne.


Cette information qui émane d' une source autorisée, contactée par Les Afriques, en début d'après midi, a fait état ces jours passés des intentions -actuellement en étude- par le cabinet royal marocain, de faire exiler le président guinéen, en Espagne.

 
Ce dernier pourrait vivre en Espagne dans une suite privée que les autorités du pays mettront à sa disposition et continuer ses traitements médicaux - sur la demande du roi Mohamed VI.

Notre source soutient que cette hypothèse tenue pour le moment au grand secret des hauts dignitaires du Royaume pourrait être privilégiée ces prochains jours par le roi au détriment des divers scénarii proposés dans la gestion de l'information médicale du président Dadis.

Les intentions d'évacuer Dadis Camara en Espagne n'enchantent point son épouse qui est favorable à un maintien de son mari au Maroc pour lui éviter un "overdose" médiatique occidental. Selon des sources bien informées, la France manoeuvrerait sous le parapluie du Quai d'Orsay pour un atterrissage négocié du capitaine Moussa Dadis Camara dans un pays africain, où la pression médiatique ne serait pas si intense. In fine, les deux schémas, en cours de discussion, vont déterminer la suite à réserver à l'affaire Dadis.


A Conakry, la pression politique et syndicale demeure forte sur l'appareil présidentiel depuis la propulsion du général Sékouba Konaté au poste de président intérimaire qui -selon des officiels guinéens- n'est pas parvenu à fédérer les positions de la haute hiérarchie de la junte militaire.

A l'heure actuelle, après la grogne des syndicats qui exigent le départ de Idrissa Chérif, dont la nationalité fait beaucoup de bruit, tous les regards sont braqués sur l'officier Claude Pivi, qui semble tirer les ficelles dans la confusion née de la désorganisation et de l'imprécision de l'appareil militaire présidentiel.

 
Selon nos informations, Pivi constitue aux yeux de quelques ténors de l'opposition guinéenne et de la société civile l'élément clé du puzzle, dans l'attente d'un compromis politique national.

Toutefois, à Paris, nos informations confirment le tête à tête entre Bernard Kouchner et le carré oppositionnel représenté par les leaders Sydia Touré- Alpha Condé- Cellou Dalein, Lonsény Fall intervenu en début de semaine.


Une déclaration conjointe de Paris, dite des 4, dans l'attente incessante de publication mentionne que l'opposition guinéenne exige la nomination d'un premier ministre, neutre de tout mouvement politique en Guinée. Le futur ministre qui pourrait surgir du giron de la société civile aura la lourde mission de conduire le gouvernement de transition d'ici à la tenue d'élections présidentielles libres et démocratiques.

 
Par Ismael Aidara
07-01-2010


© Copyright Les Afriques



NDLR : Cette information sur l'envoi en exil de Dadis en Espagne confirme celle donnée par notre confrère La Lettre du Continent qui, dans sa dernière livraison, fait état de ce que les autorités françaises auraient pensé un temps, pour cause de vacances marocaines du couple présidentiel français, trouver un pays d'accueil à l'encombrant capitaine sanguinaire guinéen en le refourguant à Bangui mais Sarkozy aurait refusé en définitive pour cause de situation instable dans ce pays du général Bozizé que les pays occidentaux ont tendance à prendre pour une poubelle de la planète. Le cas du père Jean Bertrand Aristide d'Haïti est encore là pour le rappeler. Reste que Dadis Camara qui vient d'être clairement désigné par le rapport d'enquête des Nations Unies comme le commanditaire des massacres du 28 septembre dernier dans le stade de Conakry, doit répondre de ses actes criminels devant la CPI. Espérons que s'il est inculpé par celle-ci, l'Espagne le livrera. Le Maroc l'a accueilli sur son sol surtout en raison de ses prises de positions pro-marocaines du bouillant chef du CNDD dans le conflit qui oppose le royaume au Polisario sur le Sahara occidental.

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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 15:51


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Survie et sa présidente Odile Tobner citées à comparaître pour « injures publiques » !

Fabien Singaye, conseiller spécial du président centrafricain François Bozizé, ex-expion rwandais expulsé de Suisse, cite à comparaître Survie et sa présidente pour « injures publiques » !

Au mois de septembre 2009, Billets d’Afrique publiait une interview de Jean-François Dupaquier, journaliste et expert-témoin auprès du Tribunal Pénal International pour le Rwanda, titrée « Génocide des Tutsi rwandais – L’attentat du 6 avril 1994 ? Une manipulation de A à Z ».

Il est question dans cet article de l’enquête à charge du juge anti-terroriste français Jean-Louis Bruguière qui accuse le Front patriotique rwandais (FPR, actuellement au pouvoir) d’être l’auteur de l’attentat qui déclencha en avril 1994 le génocide des Tutsi du Rwanda.

Voici le passage incriminé :

Billets d’Afrique : Vous pensez que l’équipe de Jean-Louis Bruguière pourrait avoir été intoxiquée par les détenus d’Arusha, autrement dit les « grands génocidaires » ?

Jean-François Dupaquier : Franchement, oui. Il suffit d’observer une autre anomalie, énorme : le choix par Jean-Louis Bruguière, comme son interprète, de Fabien Singaye, un ancien espion rwandais connu pour sa XXXX [expression incriminée, qualifiée par F. Singaye d’injures publiques, où il est question de son sentiment à l’endroit des Tutsi] des Tutsi. Jusqu’au génocide, sous couvert d’un modeste poste de second secrétaire d’ambassade à Berne (Suisse), Fabien Singaye multipliait les rapports sur l’opposition démocratique rwandaise en exil. L’une de ses marottes était de dénoncer les diplomates et militaires rwandais qui avaient discrètement épousé des Tutsies, ce qui, évidemment, les discréditait aux yeux du régime. Après la découverte de ces rapports à l’ambassade et d’autres irrégularités, Fabien Singaye a été expulsé de Suisse à l’été 1994. Il est vrai qu’on l’accusait aussi d’avoir tenté de faire passer frauduleusement en Suisse son beau-père, Félicien Kabuga, le financier du génocide et de la RTLM, un des hommes les plus recherchés aujourd’hui encore par la justice avec Ousama Ben Laden, et avec la même prime pour sa capture : 25 millions de dollars. Fabien Singaye a-t-il influencé l’enquête du juge Bruguière ? Il est légitime de se poser la question. Dans la plupart des États de droit, le choix comme interprète d’un individu aussi controversé suffirait à faire invalider l’ensemble de l’instruction. (…)

Commentaires

M. Singaye, à l’honneur endolori, ne conteste aucun des arguments de fond. Il ne conteste rien des faits présentés dans cette interview. Pas même ses rapports en Suisse dont Survie a copie.

Fabien Singaye est très actif sur la Toile depuis quelques mois, traquant chaque article le mentionnant : droit de réponse au journal belge Le Soir, à Charlie Hebdo et à Jeune Afrique, sans jamais contester les faits.

Pour Survie et le Nouvel Obs, c’est la voie judiciaire qu’a choisi F. Singaye, essuyant d’ailleurs une première défaite puisque le Nouvel Obs a été relaxé de l’accusation de diffamation publique pour un article autrement plus explicite.

Pour notre part, nous avons droit à un procès pour injures publiques. Car Fabien Singaye ne s’est pas aventuré à nous attaquer pour diffamation. Voici pourquoi.

Quelle est la définition juridique de l’injure ?

« Toute expression outrageante, termes de mépris ou invective qui ne renferme l’imputation d’aucun fait est une injure ». C’est pourquoi on ne dispose pas pour se défendre de l’offre de la preuve. Inutile d’expliquer pourquoi on a écrit ce qu’on a écrit puisqu’il s’agit d’une « injure », donc n’imputant aucun fait. Ce qui, en principe, empêche de livrer les éléments qui ont conduit le raisonnement, comme demander, par exemple, à ce que soient produits plusieurs rapports, ceux de Fabien Singaye, sur ses compatriotes tutsi ou celui de l’Assemblée fédérale suisse à la suite duquel il fut expulsé en raison d’activités illégales de renseignement.

Or le passage incriminé dans notre article est manifestement le fruit d’un raisonnement, « activité, exercice de la raison, de la pensée, suite d’arguments, de propositions liés les uns aux autres, en particulier selon des principes logiques, et organisés de manière à aboutir à une conclusion ». Par conséquent, les propos tenus, étayés et de bonne foi, ne peuvent nullement être qualifiés d’« injures ».

Mais les procès en diffamation ou injures publiques ont parfois la particularité de « muter », le plaignant se trouvant sur la défensive devant la solidité et la qualité de l’argumentation de la défense. Le récent procès pour diffamation intenté par le groupe Bolloré à France Inter en est l’illustration. On assiste alors au grand déballage, avec force documents et témoignages, conduisant à donner encore plus de publicité à des faits que l’on voudrait voir cacher sous le tapis.

Déjà en 2001, le trio Denis Sassou Nguesso, Omar Bongo et Idriss Déby avait regretté amèrement d’avoir traîné Survie et son président François-Xavier Verschave devant le tribunal pour offense à chef d’Etat à la suite de la publication de Noir Silence. Le procès s’était soldé par une victoire nette et sans bavure de Survie qui voyait donc ses enquêtes légitimées. Cela avait donné une incroyable publicité à cette Françafrique qui aime tant l’ombre et l’abri des réseaux occultes.

Alors pourquoi donc Fabien Singaye prend-t-il le risque de voir son actualité passée et présente s’étaler au grand jour ? Car l’ex-barbouze rwandaise reconvertie comme « conseiller spécial » du dictateur centrafricain François Bozizé navigue depuis longtemps dans les eaux usées de la Françafrique. De quoi susciter la curiosité journalistique pour un personnage qui fréquente Patrick Balkany, l’émissaire officieux et sulfureux de l’Elysée en Afrique et qui joue les entremetteurs pour Areva. Un concentré de Françafrique qui mérite un coup de projecteur !

Vague de procédures judicaires

A moins que l’activisme judiciaire de Fabien Singaye ne s’inscrive dans une action plus vaste. Interrogation légitime alors que le journaliste Patrick de Saint Exupéry est assigné en diffamation dans plusieurs villes de France par de nombreuses personnalités françaises figurant sur la page de couverture de la réédition de son livre « Complices de l’inavouable, la France au Rwanda » [1].

Le premier de ces procès, intenté par le colonel Jacques Hogard devant la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris, a eu lieu en décembre avec un résultat heureux : la relaxe de Patrick de Saint Exupéry.

On notera, par ailleurs, que cette offensive judiciaire, concertée ou pas, intervient au moment où Paris et Kigali renouent leurs liens diplomatiques. On ne donne donc plus très cher de l’instruction Bruguière qui avait provoquée la rupture, par le Rwanda, de ses relations diplomatiques avec la France.

Un réchauffement qui n’a pas l’heur de plaire à certains officiers français qui continuent d’en appeler les responsables politiques de l’époque à assumer leur responsabilité dans l’engagement de la France au Rwanda en 1994. C’est d’ailleurs le sens de l’interpellation publique du général Lafourcade [2] à l’adresse de Nicolas Sarkozy publiée quelques jours après l’annonce officielle du rapprochement : « (…) la question que l’on peut légitimement se poser est : à quel prix ce rétablissement s’opère-t-il pour les soldats français ? ».

Quoi qu’il en soit, Survie encourt le paiement à Fabien Singaye de 10 000 euros à titre de dommages et intérêts « en réparation du préjudice moral subi ». Frapper au portefeuille peut s’avérer une stratégie extrêmement dissuasive à l’encontre de tous les journalistes, sites et blogueurs du web. Le procès aura lieu le 9 février, à 13 h 30 à la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris.

Affaire à suivre…..

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Droits de l'Homme et Liberté de Presse
8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 15:38


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 Sur le plan social, la vie quotidienne des Centrafricains en particulier celle des Banguissois pour ce qui est de la fourniture du courant électrique, en ce début d’année 2010 ne va guère s’améliorer bien au contraire. Elle va encore se détériorer davantage du fait des travaux prévus début février sur la centrale électrique de Boali. Ces travaux, financés par l’Agence française de développement et la Banque mondiale, toucheront à la fois une population découragée, des entreprises en difficulté et des services publics déjà inefficaces.

Et la centrale thermique de Bangui ne parviendra pas à empêcher les coupures intempestives qu’endure la clientèle de l’ENERCA depuis des lustres, qui continueront de perturber également le fonctionnement du réseau de distribution d’eau de la SODECA. L’incompétence est directement responsable de la vétusté d’une centrale qui n’a pas été entretenue comme elle aurait dû l’être.

 Une fois de plus, Bozizé et sa clique préfèrent faire de juteuses affaires avec les Chinois qui n’arrêtent pas de leur fournir des armes de guerre, et du matériel pour la campagne électorale du KNK, tout en oubliant leurs propres citoyens et la population qui ne sont évidemment pas informés du calvaire énergétique qui les attend.  

Pendant ce temps, l’organisation des élections, elle, reste peu active, tandis que le Président de la Commission électorale (CEI), le vrai faux pasteur Joseph Binguimalé multiplie les voyages d’agrément à Paris et Bruxelles. Son plan secret avec Bozizé visant à faire usage des listes électorales ayant servi à la mascarade électorale de 2005 dont le ministre de l’Administration du territoire Elie Oueifio avait affirmé sans scrupule qu’elles avaient été détruites, a été découvert, mis à nu et énergiquement dénoncé notamment par le candidat du MLPC Martin Ziguélé.

La CEI doit donc procéder par elle-même à un nouveau recensement du corps électoral et établir de nouvelles listes électorales, tâche dont Bozizé et Binguimalé avaient gravement sous estimé l’ampleur et la difficulté alors qu’il s’agit d’un véritable défi qui ne peut cadrer  avec le chronogramme fantaisiste et irréaliste qui projette la tenue des élections au mois d’avril et mai prochains, qu’ils s’empressent de diffuser.

Après plusieurs attaques dans la région Nord-Est, on enregistre un calme relatif dans le pays depuis quinze jours mais les nouvelles exigences posées par les factions armées et leurs représentants ont porté un coup d’arrêt au processus DDR qui est toujours en panne du fait du non versement aux combattants des mouvements rebelles de ce qui leur a été promis lors de la première phase de sensibilisation pilotée par le ministre d’Etat Cyriaque Gonda et Jean Jacques Demafouth. La conséquence en est que la population des zones sous contrôle de l’APRD demeure toujours prisonnière des rebelles de ce mouvement avec les nombreux barrages routiers qui leur permettent de la rançonner.  

Ce dernier qui est en même temps chef du parti politique « Nouvelle alliance pour le progrès », s’est déclaré candidat à l’élection présidentielle (qu’il avait déjà briguée en 2005 sans avoir pumettre pied au pays ne recueillant qu’à peine 2% des voix). Jean Jacques Démafouth, qui est par ailleurs président de l’APRD et vice-président du comité de pilotage du DDR, est suspecté d’avoir conclu une alliance électorale avec Bozizé, des doutes que cette candidature ne permet pas de dissiper, personne n’étant dupe des manœuvres politiques des deux hommes.

 

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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 00:33


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Point de vue (Le Télégramme 06/01/2010)


Bernard Kouchner, au centre d'une polémique en raison de ses contrats de consultant médical sur le continent noir, suite à la publication du livre de Pierre Péan, entreprend cette semaine une tournée en Afrique.

Elle débutera demain au Rwanda par une rencontre avec le président Kagame. On sait que le ministre des Affaires étrangères a été l'artisan d'une normalisation peu glorieuse avec le régime de Kagame alors que le juge Bruguière avait courageusement établi la responsabilité de ce dernier dans le déclenchement du génocide dont furent victimes les Hutus comme les Tutsis.

Autant l'on peut comprendre que la France fasse des concessions au président ivoirien Laurent Gbagbo qui ne cesse de repousser l'échéance d'une élection présidentielle en bonne et due forme.

Autant le minuscule Rwanda n'est pas, contrairement à la Côte d'Ivoire, au centre du défunt pré-carré de la présence française en Afrique de l'Ouest.

 Il présente du même coup peu d'intérêt stratégique et ne mérite pas tant d'égards. Mais Bernard Kouchner aurait été fasciné par la redoutable personnalité de Paul Kagame et le «French doctor» semble céder aux sirènes de ce tyran africain, attitude pour le moins curieuse quand on connaît son parcours dans l'humanitaire. Peu importe au fond puisque c'est désormais le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant qui a la haute main sur les affaires africaines.

Outre le Rwanda, le chef de la diplomatie française séjournera en République Démocratique du Congo (ex-Zaïre), au Congo, au Burkina-Faso puis en Côte d'Ivoire.

De la période suivant les indépendances où la France était le «gendarme de l'Afrique», il ne reste rien, si ce n'est les vieux réseaux de la Françafrique à l'ombre desquels prospère encore des business pas toujours reluisants. S'abritant derrière l'Onu et les institutions financières internationales, la France a vu son influence grignotée par les Etats-Unis et la Chine.

Mais les promesses démocratiques du sommet de la Baule se sont envolées, banalisant le rôle de l'ancienne puissance coloniale qui demeure pourtant l'un des principaux donateurs du continent.

Hubert Coudurier

6 janvier 2010

© Copyright Le Télégramme

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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 00:29


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CNDD

 

AFP  06/01/2010 | Mise à jour : 21:48

La vie du chef de la junte guinéenne, gravement blessé à la tête lors d'une tentative d'assassinat le 3 décembre, "n'est pas en danger" mais "il faut du temps pour qu'il se rétablisse totalement", a affirmé aujourd'hui le président par intérim, le général Sékouba Konaté.

"Je me suis rendu auprès du capitaine Moussa Dadis Camara (chef de la junte) pour lui exprimer, en tant que collaborateur et frère d'armes, mes voeux de prompt rétablissement", a déclaré le général Konaté dans un discours diffusé par la radio-télévision.  "Sa vie n'est pas en danger mais il faut du temps, de la patience et un suivi médical pendant un certain temps pour qu'il se rétablisse totalement", a-t-il ajouté, au lendemain de son retour à Conakry après un séjour d'une semaine au Maroc, où le chef de la junte est hospitalisé.

"C'est l'occasion de remercier le roi Mohamed VI qui l'a accueilli à bras ouverts" ainsi que les présidents sénégalais Abdoulaye Wade et burkinabè Blaise Compaoré pour leur aide, a-t-il poursuivi.

"Ma visite à Rabat a été aussi l'occasion de m'entretenir avec le capitaine Moussa Dadis Camara, dans la confiance et la franchise et sans tabou, des attentes et espoirs que nous souhaitons tous pour notre pays", a précisé le général Konaté, également ministre de la Défense.

Le général Sékouba Konaté a par ailleurs déclaré accepter '"le choix d'un premier ministre issu de l'opposition, désigné par elle-même" pour former "un gouvernement de transition d'union nationale".

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6 janvier 2010 3 06 /01 /janvier /2010 18:38


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Décidément, ces derniers jours, la question du sort de Charles Massi a inspiré plus d’un. Depuis le 19 décembre où ce dernier n’a plus donné signe de vie, les rumeurs les plus folles circulent à son sujet. Il ne fait désormais l’ombre d’aucun doute que ce jour-là, vers 17 heures, dans la zone des trois frontières Tchad, Cameroun et Centrafrique, Charles Massi a été enlevé par des gendarmes tchadiens en compagnie des agents secrets.

Selon nos sources, le Colonel Charles Massi a déjà été livré aux autorités centrafricaines qui le gardent au secret. On prête d’ailleurs à François Bozizé, l’intention de le maintenir en détention et au secret jusqu’au moins après les élections pour ne plus « avoir à gérer le cas Massi ».

Aujourd’hui, on en sait un peu plus sur les circonstances de l’enlèvement du Colonel Charles Massi. Nous avons réussi à joindre les deux tchadiens qui étaient avec lui, le Colonel Djibrine Dagbachen et un certain Ali. Voici le verbatim de leurs déclarations.

Depuis sa cellule de la gendarmerie de N’Djamena, Djibrine Dagbachen nous a dit ceci :

« Je suis Colonel de l’armée tchadienne. J’ai été blessé lors de l’attaque du 2 février 2008 (à l’époque, les rebelles venus du Soudan sont parvenus jusqu’à l’entrée de la présidence à N’Djamena avant d’être repoussés grâce à l’appui de la France). J’avais eu trois côtes cassées. J’ai encore des problèmes de vision. Après des soins en Libye, je suis rentré à N’Djamena où j’éprouvais d’énormes difficultés à joindre les deux bouts. C’est dans ces conditions que j’ai fait la connaissance du Colonel Massi qui m’a demandé de l’accompagner dans son village natal. J’ai accepté cette proposition parce qu’il allait me payer et cela allait me permettre de nourrir ma famille. J’ai donc pris 12 hommes avec moi. Nous avons été arrêtés le 19 décembre dernier à 30 kilomètres de la localité de Mbaïbokoum près de la frontière avec le Cameroun et la République centrafricaine par la gendarmerie et les agents de renseignements tchadiens aux environs de 17 heures. On a ensuite été conduits à Doha où nous sommes restés 4 jours ensembles avant d’être transférés à N’Djamena sans le Colonel Massi. Je dois vous préciser qu’à Doha nous étions bien traités. Les médicaments du Colonel Massi lui étaient régulièrement donnés. Mais actuellement, à N’Djamena, nous sommes tous enchaînés comme des vulgaires voleurs. On m’a accusé de vouloir déstabiliser mon pays alors que je n’ai rien contre le Tchad. Je voulais juste avoir un peu d’argent ».

 Le second compagnon d’infortune de Massi, le nommé Ali, joint sur une ligne téléphonique du Cameroun, livre sa version des faits :

« J’ai été contacté par le Colonel Massi à N’Djamena. Officiellement, on se rendait au Gabon via le Cameroun puisque le Colonel était titulaire d’un visa du Gabon. C’était avec l’accord de certains officiers de l’armée tchadienne. Mais on avait un autre plan. Notre objectif était la Centrafrique. Près de la zone des trois frontières, nous avons achetés du matériel militaire d’un montant de 3 millions 750 mille FCFA. Nous avons aussi déboursé près d’un million et demi pour le transport du matériel, qui nous revenait en tout à 5 millions de CFA. Nous avons payé une partie de l’argent soit 3 millions en promettant de verser le reste une fois la frontière traversée. Mais lorsque nous étions arrivés dans une localité tchadienne qui se trouve à 4 kilomètres de la frontière avec la RCA et à 10 kilomètres du Cameroun, les Tchadiens ont commencé à changer d’attitude. J’ai échappé à cette arrestation parce que j’ai fait usage de mon arme. Nous avons réussi, mes aides de camp et moi à nous enfuir ensemble avec le Colonel Massi jusqu’à la hauteur d’une rivière que j’ai traversée par la nage. Mais le Colonel, lui, ne pouvait pas tomber à l’eau. C’est à ce moment que les Tchadiens l’ont rattrapé. Il a été arrêté avec 13 hommes. Comme j’avais les deux millions et son téléphone Thuraya, il m’a appelé après l’arrestation, m’a passé les autres éléments avec qui je me suis entretenu au téléphone, et m’a demandé de retourner parce que, selon lui, il n’y avait aucun problème. Mais j’ai soupçonné un guet-apens et ne suis pas retourné. J’ai traversé la frontière centrafricaine et je suis actuellement avec les éléments de l’APRD (Armée populaire de la restauration de la démocratie) de Jean-Jacques Demafouth. J’ai du mal à m’expliquer la fourberie, le double langage et la malhonnête des officiels tchadiens qui étaient pourtant dans le coup avec nous. C’est avec leur accord formel que tout a été envisagé et je suis prêt à le dire haut et fort ».

Même si elles ne semblent pas identiques, les déclarations de ces deux hommes, il faut le dire, recoupent les informations qui circulent depuis l’annonce officieuse de la disparition de Massi. Pire, elles confirment sans aucun doute une seule chose : Charles Massi a été bel et bien enlevé par des éléments tchadiens le 19 décembre dernier près de la frontière avec la République centrafricaine.

La question se pose maintenant de savoir pourquoi le garde-t-on au secret ? L’a-t-on réservé le même sort de l’opposant tchadien Ibni Oumar Mahamat Saleh ?

Autant dire que François Bozizé à qui, Charles Massi aurait été remis, et qui le garde semble-t-il au secret, a intérêt à le présenter à la justice le plutôt afin de ne pas être accusé demain d’enlèvement et de séquestration. C’est à la justice et à elle seule de signifier à Charles Massi ce qu’on lui reproche.

 

Mercredi 6 Janvier 2010

Adrien Poussou

 Source : lindependant-cf.com

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6 janvier 2010 3 06 /01 /janvier /2010 00:33


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L’état de santé de l’ancien président centrafricain le général André Kolingba qui est hospitalisé dans un établissement de soins en région parisienne serait de nouveau préoccupant selon des sources proches de sa famille.

L’arrivée précipitée à Paris de son épouse qui est députée à l’Assemblée nationale est interprétée par certains observateurs comme  un signe de cette brusque détérioration de l’état du vieux général qui a déjà subi il y a quelques années à l’Hôpital des Armées du Val de Grâce à Paris, une opération de la prostate. Depuis, la santé de l’ancien président centrafricain est demeurée assez délicate et a toujours constitué une source d’inquiétude pour son entourage.

Toujours selon nos informations, sans doute pour des raisons de prise en charge financière, les conditions actuelles d’hospitalisation de l’ancien président André Kolingba ne seraient pas à la hauteur du rang de ce dernier. Il serait en effet selon certains proches qui ont pu lui rendre visite dans un centre médical de seconde catégorie où il a pu être admis dans une chambre à deux lits.

Le sort peu enviable ainsi fait au général André Kolingba par Bozizé et l’Etat centrafricain est à rapprocher du traitement infligé à l’ancien premier ministre Jean-Paul Ngoupandé, pourtant toujours Conseiller en exercice du président Bozizé qui, faute de prise en charge par l’Etat centrafricain, a dû hélas interrompre ses séances de rééducation fonctionnelle devant lui permettre de retrouver la locomotion après l’accident vasculo-cérébral dont il a été victime.

La situation dans laquelle se trouve le président André Kolingba, âgé il faut le rappeler de 76 ans, ne peut manquer d’avoir une influence et des répercussions non seulement sur celle de son parti, le Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC) - second parti politique centrafricain en importance juste après le MLPC avec qui il siège également au sein de l’Union des Forces vives de l’opposition (UFVN), seule véritable coalition de partis opposés au pouvoir clanique de Bozizé – mais aussi sur l’ensemble de l’échiquier politique centrafricain. On prêtait jusqu’ici au général André Kolingba l’intention d’être à nouveau candidat aux prochaines présidentielles. La vie politique centrafricaine on le voit, n’a pas fini de surprendre.

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5 janvier 2010 2 05 /01 /janvier /2010 23:50


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BANGUI – (AFP) 05 janvier 2010 17h02 - La famille du chef rebelle centrafricain Charles Massi a affirmé mardi à l'AFP n'avoir aucune nouvelle de lui, alors que des journaux locaux ont fait état de sa détention au Tchad, ce qu'ont démenti les autorités tchadiennes.

Principal dirigeant de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP) active dans le nord-ouest de la Centrafrique, M. Massi n'a pas donné signe de vie "depuis deux jours", selon un membre de sa famille vivant à l'étranger et joint depuis Bangui.

"J'ai appelé Bangui au sujet des rumeurs faisant état de sa détention (...). Ce qui m'a été dit ne laisse planer aucun doute" sur le fait qu'il est vivant, "mais je ne sais pas où il est", a ajouté cette source sous couvert d'anonymat.

Le même parent a cité comme éventuel lieu de détention Bossangoa (305 km au nord de Bangui) ou Bossembélé (155 km au nord-ouest de Bangui), sur la route menant de Bangui vers le Tchad et le Cameroun voisins.

Selon des informations diffusées lundi par deux journaux en ligne centrafricain et tchadien, M. Massi a été arrêté "il y a quelques jours dans des circonstances obscures" près de la frontière entre le Tchad et la Centrafrique. Il "serait (...) à nouveau détenu dans (les locaux d')une brigade de gendarmerie dans la capitale tchadienne", d'après les mêmes informations.

Joint par l'AFP à N'Djamena, le ministre tchadien de l'Intérieur, Ahmat Mahamat Bachir, a assuré que le chef rebelle centrafricain ne se trouvait pas sur le sol tchadien.

"Je démens de façon formelle l'arrestation de M. Charles Massi par les services de la gendarmerie du Tchad. Après sa libération (en juillet), nous (l') avons nous-mêmes accompagné jusqu'à Garoua (nord du Cameroun). Depuis lors, nous n'avons plus de contact avec lui", a déclaré M. Bachir.

"Si Charles Massi est porté disparu, le Tchad n'a rien avoir dans cette affaire", a-t-il soutenu.

Un haut responsable de la sécurité contacté par l'AFP à Garoua a indiqué ne pas être en mesure de se prononcer sur la présence de Massi.

Charles Massi avait été arrêté le 16 mai dans le sud tchadien en tentant d'aller en Centrafrique, selon N'Djamena, qui l'avait emprisonné pour "infiltration frauduleuse" au Tchad et "tentative de déstabilisation d'un pays voisin".

Il avait été libéré le 8 juillet après avoir manifesté "son intention de faire la paix" avec Bangui, d'après les explications à l'époque de M. Bachir.

Charles Massi a été plusieurs fois ministre sous le régime du président Ange-Félix Patassé, ainsi que sous celui de son successeur François Bozizé, au pouvoir depuis 2003.

Son mouvement, la CPJP, a été impliqué depuis février 2009 dans plusieurs accrochages avec l'armée centrafricaine.

(©AFP /)

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