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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 19:51


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DAKAR (AFP) - mercredi 24 février 2010 - 13h33 - Coups d'Etat en série en Afrique de l'Ouest, élections contestées, tentation de succession dynastique: 20 ans après la vague démocratique ayant balayé le continent, la démocratie donne des signes d'essoufflement en Afrique.

Derniers exemples en date illustrant ce "reflux démocratique", qui touche particulièrement les ex-colonies françaises: le coup d'Etat militaire au Niger et les violences en Côte d'Ivoire émaillant le processus électoral devant mener vers un scrutin présidentiel sans cesse repoussé depuis ... 2005.

Après le putsch ayant renversé le 18 février le président Mamadou Tandja, démocratiquement élu mais qui avait lui-même réalisé un coup de force avec la dissolution du gouvernement et de la Cour constitutionnelle, une question est sur de nombreuses lèvres: "et maintenant à qui le tour?".

En moins de deux ans, des coups d'Etat ont déjà eu lieu en Mauritanie (6 août 2008), en Guinée (23 décembre 2008), à Madagascar (17 mars 2009) et au Niger (18 février). Et en mars 2009, la Guinée-Bissau a subi le double assassinat de son chef des armées et de son président Joao Bernardo Vieira.

"Le système démocratique qui avait été construit par consensus au début des années 90, avec les conférences nationales, a été gangrené", indique à l'AFP le responsable de la Rencontre africaine pour la défense des droits de l'Homme (Raddho), Alioune Tine.

"Il y a un renforcement du pouvoir personnel, des +leaders charismatiques+, au détriment des institutions, qui s'affaiblissent. Certains chefs d'Etat veulent s'éterniser et mourir au pouvoir. Il y a un détournement des Constitutions, des élections et du processus démocratique", souligne-t-il.

De plus, la tentation de succession dynastique via des élections contestées mine toutes tentatives d'enraciner les règles démocratiques sur le continent. En République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, alors tout juste âgé de 29 ans, a très vite succédé à son père, Laurent-Désiré, assassiné en 2001 par un de ses gardes du corps.

Au Togo, le général Gnassingbé Eyadéma, après avoir dirigé le pays pendant 38 ans a laissé à son décès en 2005 le fauteuil présidentiel à un de ses fils, Faure Gnassingbé, élu dans des circonstances chaotiques. Ce dernier se représente le 4 mars pour un deuxième mandat.

Et au Gabon, Ali Bongo a succédé l'année dernière à son père Omar Bongo, souvent considéré comme le symbole de la "Françafrique" et qui était resté 41 ans au pouvoir. Au Togo comme au Gabon, la France a été accusée d'avoir favorisé ces successions familiales. Paris a démenti à plusieurs reprises.

Les oppositions de plusieurs autres pays mettent déjà en garde sur la répétition de ce schéma, notamment en Egypte, en Libye ou même au Sénégal, pourtant longtemps considéré comme la vitrine de la démocratie en Afrique francophone.

Comme le souligne Patrick N'Gouan, coordinateur national de la Convention de la société civile ivoirienne (CSCI), "en Côte d'Ivoire comme en Afrique, celui qui a le pouvoir politique a le pouvoir économique, car il contrôle les richesses nationales".

"En Côte d'Ivoire, ceux qui étaient pauvres il y a quelques années sont devenus riches!", relève-t-il. D'où la tentation de garder la pouvoir aussi longtemps que possible, au besoin en modifiant la Constitution, comme au Cameroun en 2008, pays dirigé depuis 1982 par Paul Biya, 76 ans.

Mais s'il y a actuellement un "retour de manivelle" et "des assauts assassins contre la démocratie, il y a aussi aussi des ripostes fortes de la part de le société civile ou de l'armée", veut croire un observateur international en Afrique de l'Ouest.

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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 16:54


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Bangui, (AFP) - le 24 février 2010, 13h49 - Le président centrafricain François Bozizé a accusé des responsables du comité de pilotage du désarmement dans son pays d'avoir détourné des fonds alloués à cette opération, ce qu'a démenti mercredi un des mis en cause, l'ex-chef rebelle Jean-Jacques Demafouth.

"J'ai donné 340 millions de FCFA (plus de 518.000 euros) au comité de pilotage pour la première phase de la campagne de contact et de sensibilisation" sur le désarmement, en cours, "mais Demafouth et les responsables du Comité ont empoché l'argent", a affirmé le président Bozizé dans des déclarations rapportées lundi et mardi par les médias publics.

"Ils ont placé cet argent sur leur compte en banque en Europe. Ils projettent de se lancer dans la course à la présidence contre moi", a ajouté M. Bozizé dont le pays doit organiser cette année une élection présidentielle et des législatives.

La commission électorale a proposé la date du 18 avril pour le premier tour, et le 23 mai pour le second tour, mais ce calendrier n'a pas encore été validé officiellement, a dit à l'AFP un des responsables de cette organisme.

Joint mercredi par téléphone, Jean-Jacques Demafouth, président de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD, ex-rébellion) et un des vice-présidents du comité de pilotage, a démenti ces accusations.

M. Demafouth, qui se trouvait en France pour une "urgence familiale", a assuré n'avoir "jamais reçu des mains du président de la République une quelconque somme" pour le désarmement.

M. Bozizé "avait fait virer (dans une banque) une somme d'environ 300 millions FCFA (457.000 euros) qui a permis l'organisation de la première campagne de contact et de sensibilisation", a-t-il expliqué.

M. Bozizé "avait fait virer (dans une banque) une somme d'environ 300 millions FCFA (457.000 euros) qui a permis l'organisation de la première campagne de contact et de sensibilisation", montant incluant 60 millions FCFA (près de 92.000 euros) "pour la prise en charge alimentaire de tous les ex-combattants" rebelles, a-t-il expliqué.

"Ce fonds a été géré par le ministre d'Etat à la Communication, Cyriaque Gonda, et moi-même. (...) Les rapports ont été remis au président de la République", a-t-il précisé.

M. Gonda, également vice-président du comité de pilotage, n'était pas disponible pour s'exprimer sur le sujet, a indiqué à l'AFP son entourage.

Le comité de pilotage du programme de démobilisation, désarmement et réintégration (DDR), mis en place en janvier 2009, est présidé par l'ONU et comprend des représentants du gouvernement et des principales ex-rébellions.

L'opération doit permettre notamment de démobiliser quelque 8.000 ex-combattants, d'après l'ONU.


NDLR : Bozizé nous parle de quelques 3 centaines de millions de F CFA remis au comité de pilotage. Or tout le monde sait qu'il détient de la CEMAC la somme de 8 milliards de F CFA. Il est vain qu'il puisse lancer une polémique pour 340 millions de F CFA seulement sur les huit milliards qu'il thésaurise on ne sait trop pourquoi. Si des rapports lui ont de surcroît été adressés sur l'utilisation de l'argent qu'il prétend avoir remis au comité de pilotage, c'est à lui de dire si cette enveloppe a été bien gérée ou non et pas de venir suspecter a priori Demafouth et Gonda, dont il n'est nullement question de faire l'avocat cependant, d'avoir empoché l'argent pour acheter des armes contre lui. Bozizé aurait remis cette enveloppe au BINUCA, nous n'en serions pas là. On finit par se demander s'il ne recherchait pas la situation actuelle où se trouve le DDR...!

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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 16:28


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BANGUI – (AFP) 24 février 2010 12h50 - La Commission électorale indépendante (CEI) de Centrafrique a annoncé mercredi à l'AFP que les élections présidentielle et législatives pourraient avoir lieu les 18 avril (1er tour) et 23 mai (2e tour), selon un calendrier qui n'est pas encore définitif.

"Conformément aux dispositions constitutionnelles, la CEI a arrêté un chronogramme (calendrier, ndlr) d'activités (...). Le premier tour des élections présidentielle et législatives est fixé au 18 avril et le second tour le 23 mai", a affirmé Rigobert Vondo, le rapporteur général et porte-parole de la CEI.

"Il s'agit d'un chronogramme que la CEI souhaite tenir, mais il faudra prendre en compte certaines réalités, dont le financement et l'exécution dans les délais de toutes ces activités, dont la révision de la liste électorale, qui prendra un peu de temps", a-t-il précisé.

Conformément au code électoral centrafricain, la Commission électorale propose la date des élections et le président entérine alors par décret et convoque le corps électoral en conséquence. La CEI n'a pas encore transmis de date de manière officielle.

Quatre personnalités ont déjà affirmé publiquement vouloir être candidats: l'ancien président Ange-Félix Patassé (1993-2003) qui se présente en indépendant, l'ancien Premier ministre Martin Ziguélé (2001-2003) pour le Mouvement de libération du peuple centrafricain, l'ancien ministre Eloi Anguimaté pour la Convention Nationale, l'actuelle ministre déléguée à la décentralisation Marie Reine Hassène (indépendante).

Le président François Bozizé ne s'est pas encore prononcé mais de nombreux observateurs estiment qu'il se présentera.

Dans un rapport sur la situation en Centrafrique publié en décembre, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, avait déjà indiqué que les élections générales centrafricaines devaient "se tenir avant la fin avril 2010 pour être constitutionnelles".

Lors d'une visite la semaine dernière en Centrafrique, la Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l'Homme, Navi Pillay, a invité les autorités centrafricaines à organiser "des élections libres et transparentes", permettant au pays de "faire un grand pas en avant vers un avenir pacifique et démocratique", selon un communiqué diffusé par l'ONU.

Mme Pillay les a aussi exhortés à garantir "la liberté d'expression et de réunion". Elle a appelé "toutes les parties, y compris le gouvernement actuel, les divers partis d'opposition et la Commission électorale indépendante à mettre de côté leurs divergences et à travailler" pour la tenue d'une élection dont les résultats ne souffriront pas de contestations.

(©)


NDLR : Si les dates sont incertaines, pourquoi se dépêche-t-on de les annoncer ? S’il est certes du devoir de la commission électorale de proposer le calendrier des élections, elle doit le faire après s’être assurée que le plus gros de son travail à savoir le recensement du corps électoral et l’arrêt définitif des listes électorales, ait été accompli. Or la commission électorale à l’heure actuelle est traversée de problèmes de tout genre. Son effectif est incomplet. Son président, le vrai faux pasteur Joseph Binguimalé est récusé et sa gestion de seulement trois mois doit faire l’objet d’un audit dont on attend impatiemment les résultats mais qui vaut désaveu.
En outre, plusieurs de ses membres, notamment les délégués de l’entité opposition démocratique, convaincus de corruption, doivent être remplacés en dépit des sordides manœuvres de Gabriel Goloumo du RDC qui tente de contrer la désignation du nouveau délégué de ce parti avec la complicité du ministre de l’Administration du territoire Elie Ouéfio.
L’annonce de ce calendrier électoral dans ces conditions, apparaît pour le moins, prématurée et traduit l’empressement de Bozizé et son clan d’aller sans le moindre scrupule à des élections bâclées dont ils pourraient revendiquer frauduleusement la victoire.
On ne va pas tenir des élections mal préparées affaire de tenir absolument des élections afin d'éviter coûte que coûte un vide constitutionnel pour faire plaisir à X ou Y car elles généreront immanquablement des problèmes dans un pays dont l’instabilité est la caractéristique principale hélas !

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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 02:58


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Mardi, 23 Février 2010 22:39

L'Afrique du sud a notifié au « Conseil de sécurité » de l'« ONU » qu'elle avait récemment saisi une cargaison d'armes nord-coréennes destinée au Congo, en violation des sanctions imposées à Pyongyang par le Conseil, a-t-on appris mardi de sources diplomatiques

Selon un diplomate parlant sous couvert de l'anonymat, l'Afrique du sud a informé lundi le comité du Conseil chargé de superviser l'application de l'embargo sur l'exportation d'armes imposé à la « Corée du Nord » de la saisie en novembre de pièces détachées de chars.

La « résolution 1874 » du Conseil, adoptée en juin dernier à la suite d'essais nucléaires nord-coréens, interdit toute exportation d'armes par la Corée du Nord et autorise les Etats à inspecter ses cargaisons.

Le diplomate a précisé que les experts du comité des sanctions du « Conseil de sécurité » sur la « Corée du Nord » étaient chargés d'examiner cette affaire.

Un autre diplomate occidental a affirmé, également sous couvert de l'anonymat, que les Sud-Africains avaient agi sur renseignement d'une compagnie maritime française selon laquelle elle devait transporter une cargaison suspecte vers la « République du Congo (Brazzaville) ».

Une inspection par les autorités sud-africaines avait permis de déterminer que la cargaison contenait des pièces détachées de chars « T-54 » et « T-55 », a ajouté ce diplomate.

En décembre, les autorités thaïlandaises avaient arrêté cinq personnes, relâchées depuis, et bloqué sur un aéroport de Bangkok un avion cargo de type « Ilyoushine » transportant des armes de guerre venant de « Corée du Nord ».

L'équipage avait affirmé transporter du matériel de forage pétrolier destiné à l'Ukraine.

Mais un plan de vol obtenu par les enquêteurs indiquait que la destination finale de l'appareil était Téhéran, ce que l'Iran a démenti.

Les cinq hommes -- un pilote bélarusse et quatre membres d'équipage kazakhs -- avaient d'abord été accusés de possession illégale et de trafic d'armes et de munitions, avant d'être expulsés le 12 février 2010.

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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 02:40


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Lundi, 22 Février 2010 19:30

La démocratisation a suscité l’espoir, et l’« organisation de l’unité africaine (OUA) » a proscrit, en juillet 1999, les « coups d’Etat ». Pourtant, cette même année, les militaires ont renversé les gouvernements au Niger, en Sierra Léone, aux Comores et en Côte d’Ivoire. Bannir les « coups d’Etat » est, en effet, une illusion. C’est la déliquescence des Etats eux-mêmes qui doit être combattue.

- Au mois de juillet 1999, à Alger, les chefs d’Etat et de gouvernement de l’« organisation de l’unité africaine (OUA) » ont décidé d’exclure désormais des sommets de cette organisation tout gouvernement qui se serait emparé du pouvoir à la faveur d’un « coups d’Etat ». C’est là, à première vue, une décision de haute portée morale qui ne peut qu’honorer l’Afrique et les Africains. Malheureusement, la déclaration d’Alger, qui se voudrait guidée par un souci de « civilisation des mœurs » politiques, loin de réjouir et de rassurer, génère plutôt une sensation de malaise chez nombre d’observateurs.

En effet, pour que l’interdiction des « coups d’Etat » ait des chances d’avoir un impact constructif sur la réalité concrète, il ne suffit pas que l’intention à la base de la décision soit bonne. Dans leur ferme et, malheureusement, inconditionnelle détermination à mettre hors-la-loi les coups de force à la tête de l’Etat, les membres de l’ « OUA » ont manqué de faire la part des choses entre, d’un côté, la nocivité des coups d’Etat et, de l’autre, leur troublante nécessité. Le « coups d’Etat » est-il un mal en soi ? Si on répond par l’affirmative, alors toute société politique qui se respecte devrait créer les conditions de son bannissement absolu, ainsi que tentent de le faire, par la magie ô combien illusoire du verbe, les gouvernants africains. Or il est évident que sous certaines conditions, et étant donné certaines circonstances, que l’on pourrait qualifier d’exceptionnelles, l’œuvre de « coups d’Etat » peut très bien représenter le vertu et le courage politiques suprêmes. L’histoire en général, et celle de l’Afrique des indépendances en particulier, montre qu’il existe dans la vie de certaines sociétés politiques, des moments tragiques de rupture douloureuse de l’ordre établi que l’on pourrait bien qualifier de « coups d’Etat » salutaire.

De là le très embarrassant problème de la possible immoralité du grand élan moralisateur de l’« OUA ».

Le défi des « coups d’Etat », véritable épine profondément – et si durablement – enfoncée dans le talon du continent africain ne peut être relevé sans prendre en considération, au cas par cas, les bases de gestion des sociétés politiques africaines. Or la décision de l’« OUA » semble totalement détachée des circonstances de production ou de reproduction de l’Etat et des « coups d’Etat » sur le continent. Elle risque donc d’être vaine, comme le montre par exemple la situation ivoirienne et la prise de pouvoir par les militaires en décembre 1999.

La grandeur morale d’un « coup d’Etat », lorsque les circonstances et l’histoire le consacrent comme éthiquement correct, tient de son pouvoir libérateur des peuples opprimés et /ou en voie de suicide politique. Par exemple, nul ne saurait objectivement soutenir aujourd’hui que le coup de force du général Amadou Toumani Touré et de ses compagnons d’armes au Mali en mars 1991 n’aura finalement pas été salutaire pour le peuple malien. Que se passerait-il demain si un « coups d’Etat » aux mêmes vertus émancipatrices devenait réalité ailleurs ? Le nouveau gouvernement serait-il interdit de sommet par l’« OUA » ? Si oui – ainsi que, normalement, le voudrait la logique de l’ostracisme absolu des putschistes – serait-ce là une décision sage ?

Si, presque partout cependant, les messies en treillis ont fini plus corrompus que les démons de civils qu’ils étaient venus exorciser, ce serait néanmoins une grave erreur que de fermer les yeux sur la vraie nature de la réalité africaine et de se répéter qu’il ne saurait  y avoir de « putschiste vertueux [1] ». Le faire serait manquer à la fois de réalisme politique et de bon sens diplomatique. Le « coups d’Etat », ce mal exceptionnellement nécessaire, ne devrait pas faire recette comme mode d’alternance au pouvoir. Pour combattre efficacement ce monstre qui se retrouve potentiellement tapi au cœur de tout Etat, les sociétés politiquement matures ne se sont pas contentées d’une rhétorique moralisatrice. Le degré zéro du « coups d’Etat » est devenu une seconde nature pour ces sociétés une fois qu’elles se sont dotées de formules de gestion du pouvoir politique qui rendent caduque la détestable tentation kaki. D’où une question : combien d’Etats africains peuvent-ils aujourd’hui s’enorgueillir d’avoir établi et enraciné des conditions de succession mature au pouvoir ? Le Sénégal ? Juste une fantastique exception. L’Afrique du Sud ? Un merveilleux rêve. Le Bénin ? Un miraculeux petit laboratoire. Et au-delà ? Rien. Presque rien.

Le « coup d’Etat » n’est pas un mal. Il est symptôme. C’est à dire la manifestation externe, une sorte de signal d’alarme qui nous indique que, quelque part, il existe quelque chose qui ne va pas. Le mal auquel il est nécessaire dans ce cas de trouver remède n’est pas le « coup d’Etat », mais la cause qui fournit aux « coups d’Etat », mais la cause qui fournit aux « coups d’Etat » l’occasion de prendre d’assaut notre quotidien. L’une de ces causes est sans doute la mise en jachère de l’Etat et la transformation de l’espace public en arène féroce où ne peut par conséquent prospérer que le langage du vice institutionnalisé et de la force débridée – à l’instar de la désespérante répétition des coups de force militaires, qui atteint aujourd’hui des pays jusque-là réputés « stables » comme la Côte d’Ivoire [2]. La question n’est donc pas tant le « coups d’Etat » que les conditions et les situations qui permettent, autorisent ou encouragent la tentation du coup de force à la tête de l’Etat. Par exemple, il est évident que les coups d’Etat ne sont pas le fait d’armées républicaines. Or il ne saurait y avoir d’armée républicaine sans République. Dans ce cas de figure précis, ce serait une farce que d’essayer de rendre républicaine une armée qui opère dans un contexte où tout juré avec la République.

De là quelques interpellations relatives au défi des « coups d’Etat » en Afrique. En premier lieu, qu’est-ce qui fait que dans nombre de pays africains, un quarteron de « sous-officiers » peut dangereusement flirter avec l’idée de prendre le pouvoir par les armes et, finalement, « comme par amusement », aller victorieusement à l’assaut des institutions de gouvernement de l’Etat ? Les cas du Libéria ou de la Sierra Leone sont là pour montrer qu’il ne suffit pas d’être officier ou particulièrement intelligent pour réussir un « coup d’Etat » en Afrique. En deuxième lieu, qu’est-ce qui fait que dans un pays comme le Niger – pour ne citer qu’un triste exemple de récente mémoire – l’incarnation suprême de l’Etat, le président de la République, peut être grossièrement abattu « comme un chien » (l’expression, terriblement appropriée, est du président Omar Bongo) sans que cela fasse l’objet d’un quelconque émoi ? Enfin, qu’est-ce qui fait qu’en Afrique toutes ces choses si terribles, si extraordinaires, paraissent si simples, si faciles, et si…ordinaires ? En d’autres termes pourquoi cette horreur politique majeure qu’est le « coup d’Etat » est-elle devenue si banale sur ce continent ? Autant la sagesse conventionnelle nous apprend que les peuples n’ont que les dirigeants qu’ils méritent, autant pourrait-on légitimement soutenir que les Etats n’ont que les coups qu’ils méritent et tant qu’ils les méritent.

Bien au-delà de ces considérations d’ordre organique sur la nature des « coups d’Etat », il est à craindre que la décision de l’« OUA » ne conduise nombre d’Africains, devenus sans illusions et sans espérance sur l’organisation panafricaine, à prêter des intentions aux chefs d’Etat africains (actuellement au pouvoir). Et si la déclaration publiquement faite à Alger avait un « agenda caché », ne manquent pas de se demander certains ? Et si « OUA » était en train de devenir une sorte de « syndicat des guides suprêmes », un « club sélect qui refuse d’augmenter le nombre de ses membres » murmurent d’autres [3] ? 

Il ne devrait pas être question d’interdire ou de ne pas interdire les « coups d’Etat » en Afrique. Un tel rêve, bien que moralement compréhensible, n’a politiquement pas de sens. Il peut même s’avérer diplomatiquement désastreux pour l’« OUA ». Car, si l’« OUA » persiste dans son ambition d’ostracisme inconditionnel des putschistes, ce n’est peut-être pas la fin des « coups d’Etats » que l’on verrait poindre à l’horizon des tropiques africains, mais bien celle de l’« OUA » qui ne pourrait plus tenir ses sommets… faute de quorum.

Se mettre à l’abri des coups pour l’Etat  africain, c’est avant tout devenir radicalement autre. Cet Etat (devenu)  autre serait une institution à visage humain. Sa logique de fonctionnement, par elle-même (et non par décret), rendrait définitivement impossible, voire impensable, l’idée de prise de pouvoir par la violence. Espérer résoudre « par décret » le problème des « coups d’Etat » représente un risque supplémentaire pour l’« OUA » : la menace des discrédits. Le risque est d’autant plus important que, s’agissant des questions de paix et de sécurité en général, comme de celles relevant des coups d’Etat en particulier, l’organisation panafricaine n’en est pas à son premier essai. L’on se rappelle qu’au mois de mai 1963 (déjà !) la délégation togolaise avait été déclarée « indésirable » à Addis Abeba puisque alors composée d’hommes en kaki qui venaient d’assassiner quelques mois plus tôt le président Sylvain Olympio. Dix-sept ans plus tard, le même scénario allait se reproduire, presque à l’identique : lors du sommet extraordinaire de l’« OUA » de 1980 à Lagos, le sergent-chef Sammuel Doe et sa cohorte étaient interdits de sommet pour avoir assassiné, à la suite d’un « coup d’Etat » particulièrement sanglant, le président William Tolbert, alors président en exercice de l’« OUA ».

l’« OUA » a interdit à revenir au plus vite à ce qui constitue l’essentiel : non pas l’interdiction des « coups d’Etat », mais la mise sur pied des conditions de gestion des sociétés politiques systématiquement incompatibles avec l’idée de prise de pouvoir par les armes. C’est d’une mission de « civilisation des mœurs » (politiques) qu’il s’agit – pour reprendre une expression chère à Norbert Elias [4]. Concrètement, l’urgence, la priorité et le devoir relèvent pour l’heure de la fondation et de la consolidation des « formes civilisées de gouvernement » [5].

A cet égard, deux questions, formulées par Karl Popper, peuvent nous aider à mieux asseoir les bases d’un débat lucide et constructif sur la réalité des « coups d’Etat » en Afrique.

La première question a trait au principe de gouvernement de l’Etat : aujourd’hui en Afrique, « y a-t-il des formes de gouvernement qui, pour des raisons morales, sont répréhensibles ? »

Et la seconde est relative aux formalités de fonctionnement de l’Etat : aujourd’hui en Afrique, « y a-t-il des formes de gouvernement qui nous permettent de nous défaire (sans violence) d’un gouvernement mauvais, ou seulement incompétent, qui cause du tort au pays ? [6] ». Si la réponse à la première question est oui, alors les coups d’Etat, avec ou sans décret d’interdiction de l’« OUA », ont encore un bel avenir sur notre continent. Si la réponse à la deuxième question est non, alors, également, nous sommes loin, très loin, d’être sortis de l’infâme auberge des putschs en Afrique.

* Chercheur à l’institut des Nations unies pour la recherche sur le désarmement (Genève).

 

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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 02:39


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PARIS (AFP) - mardi 23 février 2010 - 18h51 - Nicolas Sarkozy fait son retour mercredi en pour tourner la page, seize ans après le génocide, du lourd contentieux qui a empoisonné les relations entre la France et le Rwanda et apporter son onction au "nouveau" Gabon du fils d'Omar Bongo.

Une journée à Franceville et Libreville, trois heures à Kigali... A l'image des précédentes, la nouvelle virée africaine du chef de l'Etat tient du grand écart. Un pied dans le "pré carré" pour conforter les vieilles amitiés, l'autre en terre anglophone pour illustrer la rupture, en résumé d'une politique qui hésite toujours à trancher le lien avec la "Françafrique".

Même symbolique, le premier séjour jeudi d'un président français au Rwanda depuis le génocide constitue le point d'orgue de cette tournée. Nicolas Sarkozy vient y enterrer trois ans de brouille diplomatique et judiciaire avec le régime de Paul Kagamé, nouvelle étape de l'effort de "réconciliation" lancé en 2007 pour solder les contentieux de la France en Afrique.

Le Rwanda a coupé les ponts fin 2006, après l'émission par le juge Jean-Louis Bruguière de mandats d'arrêt contre neuf proches du président rwandais, soupçonnés d'avoir fomenté l'attentat qui a coûté la vie en 1994 à son prédécesseur, Juvenal Habyarimana, et marqué le coup d'envoi d'un génocide qui a fait 800.000 morts, en grande majorité d'ethnie tutsie.

Cet incident a relancé de plus belle le procès instruit depuis 1994 par le régime de Kigali, aux mains des tutsis, contre Paris, accusé d'avoir aidé les génocidaires. Ce que la France, soutien du régime Habyarimana contre le guérillero Kagamé, a toujours farouchement nié.

Malgré cette escalade, les fils du dialogue renoué par Nicolas Sarkozy en entrant à l'Elysée n'ont jamais été rompus. Deux entretiens "francs et directs" avec Paul Kagamé en 2007 puis 2008 ont remis le différend à plat.

Avant qu'une série de péripéties judiciaires opportunes ne dégage la voie à une reprise des relations, à la faveur d'une visite éclair à Kigali en novembre dernier du numéro 2 de l'Elysée, Claude Guéant.

Couronnement de ce chemin tortueux, Nicolas Sarkozy débarque donc dans l'ex-colonie belge avec la satisfaction d'avoir retiré une grosse épine du pied de la France. Et l'ambition de la réinstaller dans l'Afrique des Grands lacs, à la frontière du Kivu congolais au sous-sol riche en minerais.

"Cette réconciliation avec le Rwanda fait disparaître un irritant majeur qui, à cause des accusations de complicité de génocide, nuisait à l'image de la France sur l'ensemble du continent", se réjouit-on à Paris.

Les deux camps assurent avoir "tourné la page" mais le climat de la visite du président reste lourd. Ses gestes et ses mots y seront observés à la loupe. Car à Kigali, les victimes du génocide continuent à exiger des "excuses" françaises. Et à Paris, politiques et militaires s'inquiètent à mots couverts du prix de ces retrouvailles.

Il y a deux ans, Nicolas Sarkozy, que l'on sait réservé sur la repentance, avait évoqué "les faiblesses ou les erreurs" de la France. "Il dira des choses fortes", prévient son entourage, "mais pas d'excuses".

Le chemin qui conduit mercredi le président Sarkozy au Gabon pour la troisième fois depuis son élection, s'annonce moins risqué.

Huit mois après la mort du "doyen" Omar Bongo, considéré comme le gardien des secrets de la France en Afrique, Paris veut faire du Gabon de son fils Ali, dont l'élection a été contestée par l'opposition, l'appartement témoin de sa nouvelle diplomatie africaine. "Le modèle d'une politique plus moderne et débarrassée des soupçons du passés", jure l'Elysée.

Nicolas Sarkozy signera donc à Libreville un accord de défense rénové avec le fils. Mais ira aussi s'incliner sur la tombe du père.

 


Gabon: le président Sarkozy n'est pas "le bienvenu"

LIBREVILLE - Deux des plus célèbres membres de la société civile gabonaise, Marc Ona, lauréat du Prix Goldman 2009, ainsi que Grégory Mintsa, estiment dans une lettre ouverte mardi à la veille de l'arrivée au Gabon du président français que Nicolas Sarkozy n'est pas "le bienvenu".

"M. le Président (...) votre ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner, votre secrétaire aux colonies Alain Joyandet et votre ami Robert Bourgi sont désormais indésirables au Gabon et vous n'êtes pas le bienvenu" écrivent les deux membres de la société civile dans une lettre remise à l'AFP par Marc Ona.

Marc Ona Essangui, principal porte-parole de la société civile, est le coordinateur de Publiez ce que vous payez (PCQVP), Brainforest et Environnement Gabon alors que Gregory Ngbwa Mintsa est partie civile dans la plainte "Bien mal acquis" contre les chefs d'Etats africains accusés d'avoir détourné de l'argent public.

"Il nous est difficile de comprendre que vous perpétuiez les mêmes relations France-Gabon depuis que Bouët-Willaumez (fondateur du comptoir de Libreville) s'est emparé de nos terres et de nos richesses contre des bibelots", écrivent les auteurs.

"Comme vos prédécesseurs vous continuez à maintenir à la tête de notre pays des traîtres à la Nation dont aucun Gabonais sincère ne veut plus depuis des décennies. Nous comprenons, que pour vous, les intérêts de vos amis de la bourgeoisie d'affaires française sont autrement supérieurs à la vie et au destin du peuple gabonais", estiment MM Ona et Mintsa.

"C'est pourquoi dans le sillage de tous vos déplacements vous emportez toujours la vermine, VRP d'Areva, de Bolloré, de Total et autres esclavagistes infâmes appuyés par la gouaille de Bernard Kouchner", poursuivent-ils.

"Vous fermez les yeux sur ces crimes économiques (...) En privilégiant l'intérêt des milieux affairistes par rapport à la vie des Gabonais, la Françafrique est coupable de crime contre l'humanité (...) La célébration du cinquantenaire que vos factotums s'apprêtent à célébrer est pour nous un moment de deuil".

Dans un mémorandum, le collectif des organisations libres de la Société civile, qui rassemble les principales ONG gabonaises, demande la "la révision intégrale des accords et traités régissant les relations franço-gabonaises (...) la réparation totale par les groupes Areva, Total, Rougier (bois), Comilog (Eramet) et autres de tous les types de dommages causés aux populations et à l'environnement dans les zones d'extraction (...) et l'arrêt de l'ingérence française dans le choix des dirigeants gabonais".

De son côté, l'ONG Croissance saine environnement juge "souhaitable de renégocier les contrats pétroliers, miniers et forestiers signés à une époque révolue".

(©AFP / 23 février 2010 21h39)

 

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Centrafrique-Presse.com - dans FRANCE
24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 02:32


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UNITED  NATIONS               NATIONS UNIES

UNITED NATIONS INTEGATED PEACEBUILDING                                                  BUREAU INTEGRE DES NATIONS UNIES  POUR  LA

OFFICE   IN THE CENTRAL AFRICAN REPUBLIC                                                    CONSOLIDDATION DE LA PAIX   EN CENTRAFRIQUE

BINUCA

UNITED NATIONS INTEGATED PEACEBUILDING OFFICE  IN CENTRAL AFRICAN REPUBLIC

BUREAU INTEGRE  DES NATIONS UNIES POUR LA CONSOLIDATION DE LA PAIX EN CENTAFRIQUE

 

Tel. (236) 61 71 85/ 61 70 98                                                                                                            Via New York – Tel.1(212) 963 4279

Fax. (236) 61 71 87                                                                                                                                                    Fax.1(212) 963 07 94

 

 

SECTION INFORMATION

 

Note d’information

 

Tournée d’inspection de Mme Sahle-Work ZEWDE, la Représentante Spéciale du SGNU, Chef du BINUCA, dans les bureaux régionaux de Bossangoa et Bambari.

 

Bangui, le 23 février 2010 – Mme Sahle-Work ZEWDE, Représentante Spéciale du Secrétaire général des Nations Unies en Centrafrique, a effectué ce jour, une tournée de prise de contact et d’inspection, à Bossangoa et Bambari.

 

C’est en qualité de Représentante Spéciale du SGNU en Centrafrique et Chef du Bureau Intégré des Nations Unies en République Centrafricaine, que Mme Sahle-Work ZEWDE entame cette visite d’inspection dans les bureaux  du BINUCA, installés en provinces et, qui ont la charge de veiller à la bonne application des droits de l’homme en RCA.

 

Mme la Représentante Spéciale était à la tête d’une importante délégation composée de ses collaborateurs, issus des différentes sections que compte le BINUCA, à savoir : l’Administration, l’Information Publique, les sections : politique, militaire, police civile et sécurité. A signaler que le Représentant du Bureau des nations Unies pour les actions Humanitaires faisait partie de la mission.

 

Bossangoa et Bambari sont les deux localités importantes en RCA où Mme Sahle-Work ZEWDE a prodigué des conseils et des directives judicieuses, afin que le travail collectif soit, le fruit d’une mûre réflexion commune.

 

La visite est l’opportunité pour la première représentante de l’ONU en RCA de placer le respect des droits de l’homme  au centre du processus de paix, en vue des élections paisibles, crédibles et transparentes en Centrafrique.

 

 Mme la Représentante Spéciale du Secrétaire général des Nations Unies en Centrafrique a rendu une visite de courtoisie aux différentes autorités locales, politiques et militaires, avant d’avoir une séance de travail technique avec les membres du personnel du Système des Nations Unies travaillant sur place.

 

Cette tournée, bien que brève, s’est présenté comme une opportunité pour le Chef du BINUCA    de rappeler les grandes lignes du mandat du SNU et veiller à son strict respect,  partout où un membre de la famille onusienne est en mission, les règles édictées par l’ONU dans le sens de la consolidation de la Paix.

 

La Représentante Spéciale du Secrétaire Général des Nations Unies en Centrafrique et les membres de sa délégation ont regagné  Bangui, le même jour.

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 02:32


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Source: Humanitarian and Development Partnership Team - Central African Republic (HDPT CAR)

Date: 22 Feb 2010


Points saillants

 

- Processus du DDR dans l'impasse

- Protection et réinsertion des mères adolescentes par COHEB

- L'Association Française des Volontaires du Progrès laisse la place à France Volontaires

- Don du Japon : 1 millions de $ pour les refugiés et personnes déplacées

- 20 millions $ débloqués par les Nations Unies pour le Fonds de la Consolidation de la Paix

Contexte et sécurité

Processus du DDR dans l'impasse

Une mission du programme de Désarmement Démobilisation et Réinsertion (DDR) composée du Ministre Conseiller du Chef de l'Etat, du Président de l'Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie (APRD), des Représentants du FDPC, de l'UFDR, du Bureau Intégré des Nations Unies en Centrafrique (BINUCA), MILOBS et autres membres du Comité de Pilotage s'était rendue dans les préfectures de la Nana Grébizi, Ouham et Ouham-Pende afin de sensibiliser les éléments des groupes armés.

Cependant, le 6 février, les négociations sur le mécanisme de paiement des Primes Journalières Alimentaires (PJA) à allouer aux ex combattants se sont soldées par un échec en raison des points de divergence et du manque de consensus entre les deux parties. A défaut d'entente, l'APRD qui avait suspendu sa participation aux négociations est revenu sur ses positions rejetant la proposition de la mission de se rendre au Centre de regroupement de Kagadere pour procéder au paiement des ex-combattants. Cette situation a provoqué la frustration chez les éléments de l'APRD basés à Kagadere où ils ont été regroupés pour le lancement officiel du processus.

Une des conséquences immédiates face à cette situation est la remise des barrières dressées par l'APRD qui obstruent la circulation dans la zone. En revanche, l'échec de cette première étape ne pourra être sans conséquence sur le bon déroulement des activités humanitaires et le climat de confiance qui s'établit peu à peu au sein de la population civile.

Find more information on http://www.hdptcar.net/blog

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 01:00


Kolingba A

APA - Bangui 22-02-2010 (Centrafrique) Le gouvernement centrafricain a décidé d’observer un deuil national de sept jours, à partir du 27 février prochain, pour les funérailles de l’ancien Président André Kolingba, selon un communiqué rendu public lundi à Bangui.

L’arrivée de la dépouille du Général André Kolingba, ancien Président de Centrafrique est prévue le 4 mars 2010.

« Les obsèques nationales auront lieu le vendredi 5 mars 2010 et le programme officiel des obsèques en cours de finalisation sera publié dans les prochains jours », note le communiqué gouvernemental.

L’ancien Président Kolingba, Fondateur du Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC), est décédé le 7 février dernier à l’Hôpital Militaire Val de Grâce de Paris à la suite de d’une maladie.

 

7 JOURS  DE  DEUIL  NATIONAL  A  COMPTER  DU 27  FEVRIER  2010


Dans un communiqué gouvernemental rendu public par le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Ministre chargé du Secrétariat Général du Gouvernement et des relations avec le Parlement p.i. Laurent Ngon-Baba le gouvernement après s’être rassuré du niveau de réalisation des travaux du comité d’organisation des obsèques officielles de l’ancien Président André Kolingba, a, lors d’un conseil extraordinaire, pris les décisions ci-après
La date d’arrivée de la dépouille mortelle du général d’armée André Kolingba, ancien président de la république est fixée pour le jeudi 4 mars 2010

Les Obsèques nationales auront lieu le vendredi 5 mars 2010

Un deuil national de sept jours (07) sera observé du samedi 27 février au vendredi 5 mars 2010.

Source: Radio Centrafrique


NDLR : Malgré la diffusion de ce programme officiel des funérailles de l'ex président Kolingba, Mme Mireille Kolingba son épouse, refuserait catégoriquement selon nos informations, de s'y conformer et demeurerait ferme sur son intention de rapatrier la dépouille de son mari dès le jeudi prochain afin de procéder à son inhumation.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nécrologie
23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 00:56


Joseph-Kony.jpg

Source: Missionary International Service News Agency (MISNA)

Date: 22 Feb 2010


De 30 à 40 personnes, selon les sources, ont été enlevées à Rafai, dans le Sud-est du pays, par un groupe de rebelles ougandais de l'Armée de résistance du seigneur (Lra). Les rebelles ont pris pour cible une église catholique vendredi dernier à Rafai, blessé un homme – certaines sources font état de deux victimes – et enlevé les fidèles présents les plus jeunes.

Dans cette même zone, une incursion similaire s'était vérifiée le 11 février dernier, où les rebelles de la Lra avaient kidnappé des habitants de la ville minière de Nzako. Selon les informations diffusées par l'agence de presse Fides, le curé et le personnel religieux de la paroisse se trouvaient à Bangui au moment de l'attaque des rebelles.

Deux humanitaires français figuraient parmi les personnes enlevées avant d'être libérés par les rebelles. Après avoir installé leurs bases dans les forêts de la Province Orientale (Congo) en 2005, les rebelles ont gagné le Sud-Soudan et le Centrafrique à la suite d'une massive offensive militaire conjointe lancée contre eux en décembre 2008 sous commandement des forces armées ougandaises.

Ils ont par la suite pris l'habitude d'opérer en nombre restreint, chaque groupe restant en contact avec les autres au moyen de téléphones satellitaires. En vertu des chiffres diffusés par le Bureau de coordination des Affaires humanitaires (Ocha) de l'Onu, 849 personnes ont péri en 2009 dans les attaques de la Lra. Pendant la même période, les rebelles ont enlevé 1486 personnes et causé la fuite de 365.000 autres. Ils réduisent leurs otages à l'esclavage ou bien les forment pour les faire entrer dans leurs rangs.

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