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2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 00:59


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28/02/2010 17:53:40 | AFP

L'opposition et les ex-rébellions de Centrafrique réunies au sein d'un collectif "rejettent en bloc" le décret présidentiel fixant les élections présidentielles et législatives au 25 avril.

"Les entités de l'Union des forces vives de la Nation (UFVN, coalition de l'opposition), les +Autres partis+ (formations centristes) et les politico-militaires (ex-rébellions) réunies au sein du Collectif des forces du changement rejettent en bloc le contenu" du décret présidentiel, a déclaré, dimanche 28 février, Gabriel Koyambounou, un responsable de l'UFVN. "Nous avons mis en place à cet effet un comité de rédaction d'une déclaration qui sera rendue publique mercredi prochain", a ajouté M. Koyambounou, vice-président du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC).

Besoin de temps

La Centrafrique tente de mener à son terme un processus de paix après avoir été confrontée pendant des années à des rébellions, coups d'Etat et exactions de rebelles, militaires et "coupeurs de routes". Le décret du président François Bozizé diffusé jeudi convoque les Centrafricains aux urnes le 25 avril pour le premier tour de la présidentielle et des législatives. Aucune date n'a été fournie pour un éventuel second tour. La campagne électorale est prévue du 12 au 23 avril.

Vendredi, l'Union pour la renaissance et la démocratie (URD), qui ne se réclame ni de l'opposition ni de la majorité et n'a pas de député à l'Assemblée, avait proposé d'organiser la présidentielle en janvier 2011 arguant qu'elle avait besoin de temps et d'une "transition qui pourrait durer jusqu'à décembre". "L'organisation des élections dans le contexte actuel, où toutes les conditions ne sont pas réunies au plan sécuritaire, peut replonger le pays dans une crise sans précédent", avait estimé le président de l'URD, Auguste Boukanga.

Procédure "viciée"

Vendredi également, le coordonnateur de l'UFVN, Me Henri Pouzère, avait dénoncé une procédure "viciée" ayant conduit à la signature du décret présidentiel, en renvoyant à une date ultérieur la position de sa coalition sur la présidentielle.

La veille, le chef de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD, ex-rébellion), Jean-Jacques Demafouth, avait réclamé des élections "libres, démocratiques et transparentes", alors que Fidèle Gouandjika, ministre et membre du parti Kwa na Kwa (KNK) du président Bozizé, déclarait que la majorité présidentielle était "prête" pour l'échéance du 25 avril.



 

 

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2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 00:54


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N'DJAMENA, AFP | 01.03.2010 | 17:281 Le Tchad, qui s'opposait au renouvellement le 15 mars du mandat de la Mission des Nations unies pour la République centrafricaine et le Tchad (Minurcat), a offert de le prolonger de deux mois, a affirmé lundi le chef du département de maintien de la paix de l'ONU.

Le Tchad, qui s'opposait au renouvellement le 15 mars du mandat de la Mission des Nations unies pour la République centrafricaine et le Tchad (Minurcat), a offert de le prolonger de deux mois, a affirmé lundi le chef du département de maintien de la paix de l'ONU.

Le président tchadien Idriss Deby Itno "a donné son accord pour que je propose au Conseil de sécurité la prolongation de la Minurcat du 15 mars au 15 mai 2010 pour la mission telle qu'elle est aujourd'hui", a affirmé à l'AFP Alain Le Roy, après une entrevue avec M. Deby.

"Le 5 mars, je soumettrai cette proposition au Conseil de sécurité. Ensuite on rentrera en discussion avec les autorités tchadiennes pour un nouvel accord après le 16 mai. Cette discussion portera sur combien d'éléments de la Minurcat doivent partir, combien resteront et quelle sera leur mission. Le président Deby a souhaité une réduction forte de la présence militaire", a ajouté M. Le Roy.

Arrivé au Tchad le 24 février au Tchad, Alain Le Roy devait négocier avec N'Djamena pour trouver un accord sur l'avenir de cette mission, que le président Deby a qualifiée d'"échec".

Avant son audience avec le chef de l'Etat tchadien, il avait déjà eu des entretiens avec le Secrétaire d'Etat aux relations extérieures et des séances de travail avec le représentant spécial du président tchadien auprès de la Minurcat.

Selon une source diplomatique tchadienne sous couvert de l'anonymat, "les autorités tchadiennes ont convenu également avec le diplomate onusien que la composante civile de la Minurcat pourra continuer d'exercer jusqu'à la fin de l'année avec un petit contingent qui s'occupera uniquement de la sécurité des installations de leur équipement".

La Minurcat a été créée en 2007 pour assurer la sécurité des réfugiés et déplacés au Tchad et en Centrafrique, favoriser le retour volontaire des réfugiés et faciliter l'aide humanitaire. Le Conseil de sécurité de l'ONU lui a exprimé son soutien.

Elle avait pris, en mars 2009, le relais de l'Eufor, la Force de l'Union européenne. Cependant, elle ne s'est jamais entièrement déployée et a essuyé de nombreuses critiques.

La visite de M. Le Roy et la demande de non-renouvellement du mandat de la Minurcat interviennent en plein réchauffement des relations entre le Tchad et le Soudan, qui ont annoncé récemment leur intention de normaliser leurs relations et d'en finir avec leur guerre par groupes rebelles interposés.

Le Soudan a notamment signé à Doha fin février en présence d'Idriss Deby un accord cadre avec un important groupe rebelle du Darfour, le Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM).

L'est du Tchad abrite des camps de réfugiés venus du Darfour (ouest du Soudan), en guerre civile et de la Centrafrique, ainsi que des déplacés tchadiens, estimés globalement à 450.000 personnes.

(©AFP / 01 mars 2010 17h51)

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2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 00:52


Salou Djibo

 

PARIS AFP / 01 mars 2010 17h22 - Le Conseil permanent de la Francophonie (CPF), réuni lundi à Paris, a condamné le coup d'Etat du 18 février au Niger, mais n'a pris aucune sanction contre la junte au pouvoir, dont une délégation devait rencontrer dans la journée des diplomates français.

La délégation nigérienne, conduite par le porte-parole de la junte, le colonel Abdoulkarim Goukoye, s'est dite "satisfaite" de la résolution modérée du CPF, qui lui a donné un délai de moins de sept semaines pour fixer une durée de la transition et un calendrier électoral.

Le colonel Goukoye s'est par ailleurs dit déterminé à "expliquer" aux autorités françaises les choix et actions de la junte, soucieux de préserver de bonnes relations avec Paris.

"Nous allons notifier nos attentes qui sont, en réalité, celles d'un appui au processus (de transition démocratique) que nous allons amorcer maintenant", a-t-il déclaré à la presse, précisant qu'il devait rencontrer des responsables du Quai d'Orsay en fin d'après-midi, avant de regagner Niamey mardi.

Le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Bernard Valero, a confirmé une rencontre, sans en préciser le lieu.

La France avait condamné la prise du pouvoir par les militaires "par des voies non constitutionnelles" au Niger. Mais elle avait fait savoir également qu'elle espérait la tenue d'élections dans les prochains mois.

Le chef de la junte Salou Djibo a assuré dimanche à Niamey qu'aucun de ses membres ne se présenterait à une prochaine élection présidentielle, dont la date n'a pas été déterminée.

Le colonel Goukoye s'est pour le moment refusé à donner plus de précision quand au calendrier de la transition, mais a indiqué que la mise en place d'un "Conseil consultatif" devant y travailler était "imminente".

Il a assuré que la junte, qui a renversé le président Mamadou Tandja le 18 février, voulait "aller dans le sens des recommandations" de la Francophonie.

Le CPF, qui regroupait lundi des représentants de 54 pays francophones, a pris "acte" des engagements démocratiques de la junte et lui a demandé de "confirmer" ces annonces, "en particulier concernant la durée de la transition, le calendrier électoral et l'inéligibilité des responsables de la transition" d'ici au 16 avril, date de la prochaine réunion du Conseil.

Une délégation de la Francophonie devrait être envoyée au Niger pour "évaluer les progrès" de la junte, avant le 16 avril, date à laquelle des sanctions pourront être envisagées si aucun calendrier n'a été établi.

(©)

 

 

Communiqué de presse

Paris , 1er mars 2010

 

CP/SG/JT/06/10

 

Le Conseil Permanent de la Francophonie (CPF) condamne le coup d’Etat militaire intervenu au Niger le 18 février dernier

 

Suite au coup d’Etat militaire survenu au Niger le 18 février 2010 et la prise du pouvoir par le Conseil suprême pour la restauration de la démocratie (CSRD), le Conseil Permanent de la Francophonie (CPF) s’est réuni en session extraordinaire le 1er mars à Paris pour examiner la situation dans ce pays qui a vu naître, le 20 mars 1970 à Niamey, la Francophonie institutionnelle.

 Présidée par Abdou Diouf, Secrétaire général de la Francophonie, cette session du CPF a adopté une résolution qui, conformément au chapitre III alinéa 5 de la Déclaration de Bamako, condamne fermement le coup de force perpétré, le 18 février dernier au Niger, par le Conseil suprême pour la restauration de la démocratie (CSRD), qui a renversé le Président Mamadou Tandja.

 Une délégation représentant les nouvelles autorités nigériennes avait été invitée à prendre la parole devant les membres du CPF. Composée du Professeur André Salifou, ancien Représentant personnel du chef de l’Etat nigérien au CPF, du Colonel Abdoul Karim Goukoye, membre et porte-parole du Conseil suprême pour la restauration de la démocratie (CSRD) et du Lieutenant-colonel Idrissa Chaïbou, membre du CSRD, cette délégation a pris la parole pour réitérer son engagement à mettre en place un gouvernement de transition et à organiser, à terme, des élections libres, transparentes, démocratiques et crédibles sans qu’aucun membre du CRSD, ni du gouvernement de transition, n’y prenne part.

 Dans la résolution adoptée, le CPF demande aux nouvelles Autorités de confirmer formellement, d’ici à sa prochaine session prévue le 16 avril, les modalités et le calendrier d’un retour à une vie constitutionnelle véritablement démocratique et d’en assurer la mise en œuvre dans les meilleurs délais. Il exhorte les acteurs politiques nigériens à ramener rapidement, en œuvrant de manière consensuelle et inclusive, leur pays sur le chemin de la démocratie en organisant des élections libres, fiables et transparentes, en rétablissant des institutions conformes aux principes d’un Etat de droit et en respectant le plein exercice des droits et des libertés sur l’ensemble du territoire national.

 Les membres du CPF ont décidé de demeurer saisi de cette situation, de manière à réexaminer sa position, à la lumière de la Déclaration de Bamako, lors de sa prochaine session prévue le 16 avril, en fonction des actes posés et des avancées constatées dans le sens de ses recommandations. Le CPF demande au Secrétaire général d’envoyer une mission au Niger, avant le 16 avril, pour évaluer et constater les progrès que les nouvelles Autorités du Niger se sont engagées à réaliser. Enfin, il affirme, dans un souci de solidarité et de responsabilité, la disponibilité de la Francophonie à accompagner pleinement le processus de retour à un ordre constitutionnel et à une vie politique démocratique, ce, en liaison étroite avec les autres partenaires internationaux.

L’OIF compte 56 Etats et gouvernements membres, et 14 pays observateurs.

Pour plus de renseignements sur la Francophonie : www.francophonie.org

 

CONTACTS

Julie Tilman, attachée de presse du Secrétaire général

julie.tilman@francophonie.org + 33.1.44.11.12.68

 

 

Résolution sur le Niger

 

Le Conseil permanent de la Francophonie, réuni en Session extraordinaire à Paris le 1er mars 2010, pour examiner la situation au Niger après le coup d’Etat,

Rappelant                              les résolutions du CPF du 10 juillet 2009 et du 14 décembre 2009 qui ont exigé un retour à un ordre constitutionnel consensuel et à une vie politique apaisée ;

Réitérant                                la condamnation du processus ayant abouti à la tenue du référendum constitutionnel du 4 août 2009 à la suite d’actes posés contraires aux dispositions de la Constitution en vigueur;

Regrettant                             en outre la tenue des élections législatives du 20 octobre et des élections locales du 27 décembre 2009, en dépit des appels réitérés pour les reporter aux fins de favoriser une solution politique consensuelle ;

Déplorant                               l’échec des négociations entre le pouvoir et l’opposition réunis au sein du dialogue inter-nigérien sous l’égide du Médiateur désigné par la CEDEAO, le Général Abdoussalami Aboubakar, Ancien Président de la République Fédérale du Nigeria ;

Considérant                          le coup de force perpétré le 18 février 2010 au Niger, par une junte militaire qui a renversé le Président Mamadou TANDJA et la création d’un Conseil suprême pour la restauration de la démocratie (CSRD) ;

Déplorant                               les pertes en vies humaines qui en ont résulté et exigeant des nouvelles autorités nigériennes qu’elles garantissent les droits et libertés et plus particulièrement ceux des personnes détenues à la suite du coup d’Etat ;

Prenant acte                          des annonces faites par le Conseil suprême pour la restauration de la démocratie concernant les conditions d’un retour à un ordre constitutionnel, notamment par la mise en place prochaine d’un Conseil consultatif afin de définir les modalités de la transition ;

Constatant                             les réactions des forces politiques nigériennes et des responsables des Organisations de la société civile aux événements du 18 février ;

Réaffirmant                            les dispositions de la Déclaration de Bamako en son Chapitre III alinéa 5 qui stipulent que «pour préserver la démocratie, la Francophonie condamne les coups d’Etat et toute autre prise de pouvoir par la violence, les armes ou quelque autre moyen illégal» ;

Condamne                             le coup d’Etat militaire intervenu le 18 février 2010 au Niger ;

Demande                               aux nouvelles Autorités de confirmer formellement, avant la session du Conseil permanent du 16 avril 2010, les modalités d’un retour à une vie constitutionnelle véritablement démocratique et d’en assurer la mise en œuvre dans les meilleurs délais, en particulier concernant la durée de la transition, le calendrier électoral et l’inéligibilité des responsables de la transition ;

Exhorte                                  les acteurs politiques nigériens à ramener rapidement, en œuvrant de manière consensuelle et inclusive, leur pays sur le chemin de la démocratie en organisant des élections libres, fiables et transparentes, en rétablissant des institutions conformes aux principes d’un Etat de droit et en respectant le plein exercice des droits et libertés sur l’ensemble du territoire national ;

Affirme                                    dans un souci de solidarité et de responsabilité, la disponibilité de la Francophonie à accompagner pleinement le processus de retour à un ordre constitutionnel et à une vie politique démocratiques, ce, en liaison étroite avec les autres partenaires internationaux ;

Décide de demeurer            saisi de cette situation, de manière à réexaminer sa position lors de sa session du 16 avril 2010, à la lumière des dispositions de la Déclaration de Bamako et en fonction des actes posés et des avancées constatées dans le sens des recommandations formulées dans la présente résolution ;

Demande                               au Secrétaire général d’envoyer une mission au Niger, avant cette prochaine session du CPF du 16 avril 2010, pour évaluer les progrès que les Autorités du Niger se sont engagées à réaliser.

 

Julie Tilman  
Attachée de presse du Secrétaire général
Organisation internationale de la Francophonie
28, rue de Bourgogne
75007 Paris
Tel. 00.33.1.44.11.12.68
Fax. 00.33.1.44.11.12.87
http://www.francophonie.org

 

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2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 00:09


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Le président André Kolingba, ici à l'investiture
de Bozizé le 11 juin 2005


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  Le cortège funèbre traversant le centre ville de Bangui


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Une vue du cortège funèbre ici Place de la République  


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Une vue de la chapelle ardente à sa résidence à Ouango

BANGUI - Des centaines de Centrafricains ont accompagné lundi dans la ferveur le cercueil de l'ex-président centrafricain André Kolingba jusqu'à son domicile de Bangui après la levée du corps au petit matin, a constaté un journaliste de l'AFP.

"Grand K. (surnom affectueux de M. Kolingba), le peuple centrafricain te doit la démocratie", pouvait-on notamment lire sur des banderoles à travers la ville, alors que des branches de palmiers attachées à des poteaux, signe de deuil en Centrafrique, étaient visibles sur les grandes artères.

"Baba aké goué apè oh!", "Papa ne partira pas oh!", en langue nationale sango, entendait-on aussi dans le long cortège de voitures accompagnant le cercueil depuis le Centre national hospitalier universitaire de Bangui, où la levée du corps a eu lieu vers 07H30 locales (06H30 GMT), jusqu'à la résidence du défunt, au quartier Ouango (sud-est de la capitale), où une chapelle ardente a été dressée.

Certains habitants, des jeunes pour la plupart, ont fait le parcours d'une vingtaine de kilomètres en courant et en chantant.

Mardi, un défilé militaire funèbre sera organisé avant l'inhumation de l'ancien président centrafricain à l'avant-dernier jour d'un deuil national observé depuis le 25 février.

Pour cette occasion, la journée de mardi sera "fériée et chômée sur toute l'étendue du territoire national", indique un arrêté du ministre de la Fonction publique, Gaston Mackouzangba, lu lundi après-midi par la radio nationale.

André Kolingba, ancien général d'armée, est décédé le 7 février à Paris à l'âge de 73 ans d'un cancer de la prostate.

M. Kolingba avait été porté au pouvoir en 1981 par un coup d'Etat ayant renversé le président David Dacko (1979-1981). En 1987, il avait créé le Rassemblement démocratique centrafricain (RDC), qui demeura parti unique jusqu'au début des années 1990. La pression de la rue et des grèves sans précédent dans le pays l'avaient contraint à autoriser le multipartisme en 1991.

Il s'est maintenu au pouvoir jusqu'en 1993, date des premières élections démocratiques remportées par Ange-Félix Patassé (1993-2003). M. Patassé a été renversé par un coup d'Etat de François Bozizé, actuellement au pouvoir.

(©AFP / 01 mars 2010 18h13)

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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 03:02


Salou-Djibo.jpg

 Le tombeur de Tandja, le chef d'escadron Salou Djibo



Niger: la junte s'engage à ne pas participer à la prochaine présidentielle

 

NIAMEY (AFP) - dimanche 28 février 2010 - 20h51 - Aucun membre de la junte qui a pris le pouvoir au Niger lors du du 18 février ne se présentera à la prochaine élection présidentielle, dont la date n'a pas été déterminée, a annoncé dimanche soir son chef, Salou Djibo.

"Pour assurer une conduite sereine et impartiale de la transition, nous prenons l'engagement qu'aucun membre du Conseil suprême (junte) ou du gouvernement de transition ne sera candidat aux prochaines élections présidentielles", a annoncé le chef d'escadron à la radio d'Etat.

"Notre seule ambition est d'accompagner le retour à la démocratie dans notre chère patrie", a poursuivi sur les ondes de la Voix du Sahel Salou Djibo, qui a renversé avec des militaires putschistes le président Mamadou Tandja, qui était au pouvoir depuis dix ans.

Aucune date pour une élection présidentielle n'a encore été annoncée.




Des millions de personnes sont menacées par la famine au Niger, a déclaré dimanche le chef de la junte au pouvoir depuis dix jours. Ce message alarmiste tranche avec celui du président déchu Mamadou Tandja, qui refusait d'évoquer les risques de pénurie alimentaire, un sujet très sensible politiquement.

Le chef d'escadron Salou Djibo, leader du coup d'Etat et président du Conseil suprême pour la restauration de la démocratie (CSRD), s'est adressé à la nation dimanche dans un message télévisé.

Il a déclaré que tous les moyens seraient déployés dans l'urgence pour faire face à la famine qui "menace l'existence de millions de Nigériens dans quasiment toutes les régions" du pays.

Selon un rapport officiel cité par un journal nigérien en janvier, 7,8 des 15 millions d'habitants seraient menacés d'insécurité alimentaire cette année au Niger. Ces chiffres vont à l'encontre des messages rassurants délivrés par le gouvernement d'alors.

Les travailleurs humanitaires affirment qu'il était difficile d'évoquer ouvertement les risques de pénurie alimentaire sous Tandja. En privé, ils sont nombreux à espérer que les choses évoluent désormais favorablement.

Le chef de la junte a par ailleurs renouvelé sa promesse de restaurer la démocratie, mais n'a donné aucune date pour d'éventuelles élections. Il a toutefois assuré qu'aucun membre de la junte qui a pris le pouvoir lors du coup d'Etat du 18 février ne se présentera à la prochaine élection présidentielle.

Le Niger, pays pauvre mais aux importantes ressources en uranium, est plongé dans une crise politique depuis que M. Tandja avait décidé de rester au pouvoir grâce à l'adoption d'une nouvelle loi fondamentale en août dernier plutôt que de se retirer en décembre, au terme de deux quinquennats, comme le prévoyait la précédente Constitution.

(ats / 01 mars 2010 02:32)



NDLR : Le Niger et la République centrafricaine partagent visiblement beaucoup de choses, notamment qui sévit sur  presque toute l'étendue de leur territoire en fait hélas partie. Ces deux pays qu'on considère à tort comme des pays pauvres ne méritent pas un tel sort alors que leur sous sol regorge d'uranium, de pétrole, de diamant et d'autres ressources naturelles ...L'un vient fort heureusement de se débarrasser d'un dictateur obstinément sourd et autiste. L'autre qui peine encore à trouver sa voie se paie pour on ne sait combien de temps encore un tyran prédateur et sanguinaire qui déclare sans scrupule ni crainte qu'il va désormais "dépecer" ses opposants...

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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 02:29


Bozizé en Chine

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Bozizé on le sait, ne cesse d’accuser la communauté internationale de poser beaucoup de conditionnalités et de trop traîner les pieds dans notamment le décaissement des fonds nécessaires au  financement des élections centrafricaines. Pour cela, il s’est mis dans la tête de rechercher d’autres sources éventuelles de financement afin de contourner ladite communauté internationale et se passer de ses financements tout en surprenant également l’opposition qui ne cesse selon lui de créer des difficultés à son complice et homme lige qu’il a imposé à la tête de la commission électorale indépendante, par un calendrier rapproché de tenue des élections.

Pour ce faire, Bozizé lorgne en effet vers son homologue soudanais, pourtant grandement en difficulté du fait de l’épée de Damoclès du mandat d’arrêt de la CPI qui plane sur lui, pour lui trouver l’argent nécessaire à l’organisation des élections en Centrafrique. Cette question a dû sans doute faire l’objet de l’entretien qu’a eu Bozizé avec le soudanais Omar El Bachir en marge de la 14ème session ordinaire de l'UA qui s'est tenue du 31 janvier au 2 février dernier à Addis-Abeba.

Aussitôt de retour à Bangui, Bozizé a immédiatement dépêché début février dans le plus grand secret son homme de main, le vrai faux pasteur Joseph Binguimalé, non moins président de la coordination nationale de la Commission Electorale Indépendante à Khartoum pour remettre une copie du budget prévisionnel des élections aux autorités soudanaises afin que celles-ci puissent mettre la main au portefeuille en conséquence. Binguimalé a tenu éloignés tous les autres membres de la coordination nationale de la CEI de ses manœuvres et gesticulations avec Bozizé.

Alors que rien n’est prêt au niveau de la commission électorale, Bozizé se dépêche de signer un décret convoquant le corps électoral pour un premier tour de la présidentielle le 25 avril prochain. On ne peut que s’interroger sur cet empressement. En réalité, plusieurs dignitaires du KNK et de son clan ont attiré son attention sur une perte de légitimité et les dangers auxquels il s’expose d’un vide juridique constitutionnel au cas où son mandat actuel expirerait le 10 juin prochain à minuit sans que son successeur, dont ils espèrent que ce sera toujours lui-même, ne soit désigné par les urnes.

Convaincu que c’est dans l’intention  inavouée de parvenir à ce but que l’opposition multiplie les raisons de blocage à la CEI, Bozizé a donc voulu prendre de vitesse l’opposition en rendant public ce calendrier électoral prévoyant le premier tour du scrutin présidentiel pour le 25 avril 2010 dans l’objectif inavouable d’empêcher les nouveaux représentants de l’opposition démocratique qui doivent faire leur entrée à la CEI de faire encore traîner les choses en longueur. D’où le coup de son décret qui est un véritable coup de force et une  fuite en avant que rien ne peut justifier.

En rejetant en bloc son décret convoquant le corps électoral, l’opposition démocratique et l’APRD qui annoncent pour mercredi prochain une conférence de presse et une déclaration politique sur la forme et le fond de son fameux décret posent incontestablement un problème  de taille à Bozizé et sa clique et fait preuve de détermination à faire échec dans leur stratégie de hold-up électoral visant à torpiller la réalisation du DDR et à créer un flou artistique la commission électorale pour que les élections soient bâclées et non transparentes. L’insistance de Bozizé à vouloir maintenir à tout prix à la tête de la commission électorale un homme aussi malhonnête qu’incompétent et cupide tel que le vrai faux pasteur soi-disant révérend Joseph Binguimalé n’a pas d’autre explication que leur volonté commune de continuation des basses besognes et des messes de minuit. L’opposition doit en tirer les conséquences en faisant dorénavant de la question du départ de cet individu de la présidence de la coordination nationale de la CEI, un préalable à sa participation au processus électoral.

Après Binguimalé, c’est le ministre de la sécurité le général Jules Bernard Ouandé qui a pris lui aussi le chemin de Khartoum. Que trame encore tout ce beau monde ? Si Bozizé qui s’est déjà vassalisé au président tchadien Idriss Déby en introduisant en Centrafrique les guerriers zakawas avec les conséquences que les Centrafricains savent désormais cherche encore à transposer dans le pays l’un des responsables et protagonistes de l’inextricable et empoisonnante situation du Darfour à savoir le pestiféré président soudanais Omar El Bechir, les Centrafricains doivent en prendre conscience et faire en sorte cela ne soit pas sans conséquence pour lui.

Que voulait-t-il aller chercher au Koweit du 25 au 27 février avant d’être contraint in extremis de renoncer à son déplacement ? Sans doute encore des pétrodollars  pour acheter les électeurs ou continuer à acheter des armes, toujours des armes. Bozizé est à présent un homme désemparé et aux abois. Bangui grouille de mille et une rumeurs faisant état d’un éventuel complot pouvant provenir de son propre clan visant à l’évincer du pouvoir par la force. Le cas nigérien peut inspirer certains à Bangui. C’est la véritable raison de la récente annulation de son voyage au Koweit et non le calendrier des obsèques du général Kolingba que sa veuve a imposé.




Lu pour vous dans l'Indépendant du 26 février 2010 : De l’argent soudanais pour financer l’ensemble des opérations électorales


BANGUI – (L’Indépendant) – 26 février 10 – En convoquant jeudi le corps électoral pour le 25 avril prochain en vue d’élire le président et les députés, François Bozizé comptait sur l’altruisme de son voisin soudanais.

Selon nos informations, le président soudanais Omar el Béchir a promis à son homologue centrafricain, une enveloppe couvrant tous les frais liés aux processus électoral en cours.

D’après la source, qui parle sous le couvert de l’anonymat, « le budget prévisionnel des opérations de vote, gonflé pour l’occasion parce que tenant compte des marges bénéficiaires du pouvoir, a été transmis au Soudan qui a donné son accord pour décaisser dans les tous prochains jours les fonds nécessaires ».

« Ce n’est pas la première fois que le président centrafricain tente de conduire notre pays les pieds et mains joints dans le giron des sulfureux islamistes », analyse un responsable politique.

La mystérieuse et curieuse mission au Soudan en début de semaine du ministre centrafricain en charge de la sécurité publique, Jules Bernard Ouandé, tend à confirmer cette information. Celui-ci devrait rentrer aujourd’hui à Bangui.

Contacté par L’Indépendant, l’Ambassade du Soudan à Bangui n’a pas souhaité réagir.

Comme le rappelait hier le Coordonnateur de l’Union des Forces Vives de la Nation, Maître Henri Pouzère, « le président de la République ne peut pas ex abstracto convoquer les élections, alors que la CEI [Commission électorale indépendante] n’est même pas encore en place ».

La vitesse et la précipitation de François Bozizé ont désormais une explication : Omar el Béchir. La peur d’un vide constitutionnel à l’issue de son mandat qui s’achève le 10 juin prochain à minuit pousse le président centrafricain et son clan à rechercher des alliances même avec le diable. Pourvu que les élections se déroulent dans le délai prévu par la constitution. « Il ne faudrait pas que l’opposition s’imagine qu’elle aura un gouvernement d’union nationale en cas de vide constitutionnel. Les élections se dérouleront dans les délais », avance un membre du cabinet présidentiel.

Point n’est besoin en effet de rappeler que le président soudanais est recherché par la justice internationale. La cour pénale internationale a émis un mandat d'arrêt contre Omar el Béchir pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité au Darfour le 4 mars 2009.

Que dira la communauté internationale, les États Unis et la France en tête, si c’est cet homme accusé de crime contre l’humanité qui finance les opérations électorales en République centrafricaine ? El Béchir cherche-t-il à se racheter par le biais de la Centrafrique ?

Quoi qu’il arrive, on ne va pas aller aux urnes pour faire la volonté d’un seul homme si les conditions de déroulement d’une bonne élection ne sont pas réunies. Les pétrodollars du Soudan peuvent attendre.

Par ailleurs, nous apprenons d’une source crédible que François Bozizé aurait marchandé à la Guinée Équatoriale, les conclusions du dixième sommet des chefs d’États de la CÉMAC qui se tenait chez lui les 16 et 17 décembre dernier. À en croire la source, le président centrafricain aurait reçu de son homologue équato-guinéen, la coquette somme de 2 milliards de francs CFA afin d’orienter les débats à huis clos en sa faveur. Résultat de la course : la Guinée Équatoriale a raflé au Gabon le poste de gouverneur de la BEAC et son président, intronisé nouveau doyen de la sous région.

Cette recherche effrénée des espèces sonnantes et trébuchantes, traduit la volonté de François Bozizé d’aller vite aux élections et de se proclamer vainqueur contre les aspirations légitimes du peuple centrafricain.

L’opposition démocratique le laissera-t-il faire ? Et la communauté internationale ? La CEI, qui est en pleine effervescence, n’a pas encore procédé aux opérations de base, notamment le recensement du corps électoral qu’on ne connaît point mais qui a pourtant été convoqué.

Chacun doit désormais prendre ses responsabilités.

 

 

Source : http://www.lindependant-cf.com

 

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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 02:23


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BANGUI - L'opposition et les ex-rébellions de Centrafrique réunies au sein d'un collectif "rejettent en bloc" le décret présidentiel fixant les élections présidentielles et législatives au 25 avril, a annoncé dimanche à l'AFP un responsable de cette coalition à Bangui.


"Les entités de l'Union des forces vives de la Nation (UFVN, coalition de l'opposition), les +Autres partis+ (formations centristes) et les politico-militaires (ex-rébellions) réunies au sein du Collectif des forces du changement rejettent en bloc le contenu"


"Nous avons mis en place à cet effet un comité de rédaction d'une déclaration qui sera rendue publique mercredi prochain",
a ajouté M. Koyambounou, vice-président du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC). du décret présidentiel, a déclaré Gabriel Koyambounou, un responsable de l'UFVN.


Il n'a pas souhaité faire d'autre commentaire.


Le décret du président François Bozizé diffusé jeudi convoque les Centrafricains aux urnes le 25 avril pour le premier tour de la présidentielle et des législatives. Aucune date n'a été fournie pour un éventuel second tour. La campagne électorale est prévue du 12 au 23 avril.


Vendredi, l'Union pour la renaissance et la démocratie (URD), qui ne se réclame ni de l'opposition ni de la majorité et n'a pas de député à l'Assemblée, avait proposé d'organiser la présidentielle en janvier 2011 arguant qu'elle avait besoin de temps et d'une "transition qui pourrait durer jusqu'à décembre".


"L'organisation des élections dans le contexte actuel, où toutes les conditions ne sont pas réunies au plan sécuritaire, peut replonger le pays dans une crise sans précédent",
avait estimé le président de l'URD, Auguste Boukanga.


La Centrafrique tente de mener à son terme un processus de paix après avoir été confrontée pendant des années à des rébellions, coups d'Etat et exactions de rebelles, militaires et "coupeurs de routes".

Vendredi également, le coordonnateur de l'UFVN, Me Henri Pouzère, avait dénoncé une procédure "viciée" ayant conduit à la signature du décret présidentiel, en renvoyant à une date ultérieure la position de sa coalition sur la présidentielle.


La veille, jeudi, le chef de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD, ex-rébellion), Jean-Jacques Demafouth, avait réclamé des "libres, démocratiques et transparentes", alors que Fidèle Gouandjika, ministre et membre du parti Kwa na Kwa (KNK) du président Bozizé, déclarait que la majorité présidentielle était "prête" pour l'échéance du 25 avril.


Le porte-parole de la Commission électorale indépendante (CEI), Rigobert Vondo, avait assuré que sa structure chargée d'organiser et de superviser les scrutins dans le pays était en mesure de "tenir" la mission confiée à la date fixée.


(©AFP / 28 février 2010 15h34)

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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 02:19


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Source : Congopage.com dimanche 28 février 2010  

 

Mamadou Tandja, le tyran taclé


Mamadou a été amadoué au Niger. Les regards sont tournés vers les autres dictatures d’Afrique où des "mamadou" (militaire inculte de caserne) continuent de sévir.

Tandja avait forcé l’admiration de ses concitoyens, pour avoir apaisé le climat politique. Il avait été élu deux fois de suite. Mais, au terme de son deuxième mandat, il ignorait avec arrogance les contre-pouvoirs nigériens, dont la farouche opposition. Pis, il s’essuyait les pieds sur le dialogue inter-nigérien, sous la houlette d’un médiateur, le nigérian Abdou Salami. Il a été évincé par un coup d’Etat éclair. La course à la dictature de Mamadou Tandja, avec les foulées d’un coureur de fond, a été stoppée net le jeudi 18 février. Le cerveau de ce chef-d’oeuvre : Adamou Haroura.

S’il faut déplorer la dizaine de morts qui ont ponctué ce coup d’Etat, il faut en revanche saluer l’absence de règlements de comptes ou de condamnations qui accompagnent les coups d’Etat en Afrique. Cependant, rien ne garantit que la "junte nigérienne" rétablira la démocratie. L’Afrique de l’ouest, ces temps-ci, réserve bien des surprises. Chacun sait ce qui s’est passé en Guinée : Dadis Camara voulait lui aussi rétablir la démocratie, remettre le pouvoir aux civils. Son fusil a, depuis, changé d’épaule, jusqu’à ce jour où son aide de camp a tiré sur lui... Seul Amadou Toumani au Mali respecta sa parole, en 1991. Mais on en n’est pas ; il ne faut préjuger de rien. Toujours est-il que ce Niger à la fois désertique et superbe représente, du moins en partie, l’avenir énergétique de la France et celle-ci aura son mot à dire sur le pouvoir de Niamey...

Leçon de chose

Quelles leçons tirer de ce coup d’Etat ? Aucune. Du moins en Afrique centrale. Si Mamadou Tandja est un "baobab tombé sans vent", le quatuor Dos Santos-Biya-Bongo-Sassou semble difficile à déloger par des coups d’Etats éclairs. Ces quatre présidents, très contestés dans leur pays respectif, maîtrisent à merveille leur armée. Ou plutôt les généraux de ces pays sont frigorifiés, tant ils ont peur. Des invertébrés. Peut-être devra-t-on leur recommander la lecture du "Coup d’Etat permanent" de François Mitterrand.

L’exception centrafricaine

En Afrique centrale, seule la Centrafrique semble habituée aux coups d’Etat, et Bozizé ne dort pas sur ses deux oreillers et sur ses lauriers. Il sait que du jour au lendemain il peut se retrouver en exil. Si le Congo-Brazzaville a connu des coups d’Etat, cela remonte à trente ans. Autant dire au déluge. En 1997, il s’agissait d’un affrontement entre trois milices aux apparences mafieuses, et le plus fort l’a emporté. Non, il ne faut pas espérer un coup d’Etat en Afrique centrale. Cela aura pour conséquence un beau désordre contagieux. Au Niger, la fin a excusé les moyens. Au Congo ou en Angola, la fin ne justifiera pas les moyens. Le bain de sang condamnerait définitivement cette région à la malédiction. Loin de caresser une sublime résignation, un jour, les présidents à vie s’en iront : nul n’est éternel. Seules les idées et les personnalités fortes permettront les alternances. Hélas ! Cela tarde et c’est la tare de cette région. Aucun opposant ne sait hausser le ton.

Bedel Baouna

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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 02:09


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28/02/2010

Tous les dimanche, de 17h05 à 18 heures, retrouvez sur France Inter l'émission "L'Afrique enchantée" animée par Soro Solo et Vladimir Cagnolari. Au programme cette semaine : "Le dernier empereur...Bokassa 1er !"

Hello la famille de l'Afrique enchantée ! Qu'avez vous préparé pour cette émission : "Dans les relations entre la France et l’Afrique, il y a des brouilles, des réconciliations, et des petits arrangements. Il y a aussi des personnages emblématiques, tels Jean-Bedel Bokassa, premier et dernier empereur de Centrafrique. Une figure emblématique des rapports troubles entre la France et son ancien pré-carré post-colonial."

Et comme chaque semaine, pour ceux qui auraient oublié de faire réparer leur radio, ou de se réveiller après un samedi soir passé sur les dancefloors, qu'ils se rassurent ! Ils ont toute la semaine écouter l'émission, télécharger le podcast,  ou récupérer les bons plans de la programmation musicale sur le site de l'Afrique enchantée sur France Inter


Mondomix

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27 février 2010 6 27 /02 /février /2010 17:47


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Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix

 

Samedi 27 février 2010 6 27 /02 /2010 16:15

 

Communiqué de presse N° 011/ CPJP /CS/P/02-10

 

La Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP) rappelle que sa structure n'a pas changé depuis sa dernière décision du 28 novembre 2009.


Elle met en garde tous ceux qui sont tentés d'usurper le nom du mouvement à des fins mercantiles ou de susciter une confusion dans l'opinion publique pour tirer un profit quelconque.


Tous les communiqués et décisions officiels de la CPJP se trouvent sur son site "cpjp.centrafrique.over-blog.org". Aucun individu ne peut représenter le mouvement sans un mandat exprès du Président du Conseil Suprême KARAMA Souleymane Nestor.


La CPJP attend toujours la réponse du Gouvernement centrafricain pour engager une négociation franche et sincère et déplore par la même occasion, la lenteur de réaction des autorités de Bangui.

  

 

La composition de la CPJP :

 

·         Le Président du Conseil Suprême : KARAMA Souleymane Nestor;

·         Secrétaire Général, Porte-parole du  Conseil Suprême, Négociateur et chargé des relations extérieures : Monsieur Dhaffane Mohamed-Moussa.

 

Membres du Conseil Politique :

 

·         Président : Colonel MASSI Charles;

·         Secrétaire Général, Porte-parole : M’BRINGA TOGBO Assan;

·         Chargé de la Sécurité : Colonel ABDALLAH Youssouf.

 

Etat Major

 

·         Chef d'Etat Major : Colonel DEYE Richard;

·         Chef d'Etat Major Adjoint : Colonel ISSA Mahamat

·         Chef d'Etat Major 2e Adjoint, Chargé de Troupes : Colonel Issa Adam;

·         Capitaine  Adoum Yakoub.

 

Fait au Camp de la Liberté, le 27 février 2010

 

KARAMA Souleymane Nestor, Président du Conseil Suprême


NDLR : Le nom du colonel Charles Massi, pourtant donné pour avoir été assassiné par Bozizé, figure encore curieusement sur cette liste. La CPJP détient-elle des informations prouvant que  l'ancien ministre d'Etat serait encore vivant ?

 

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