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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 23:41


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L’ancien Premier Ministre, Président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) et son candidat aux prochaines élections présidentielles en Centrafrique, Martin ZIGUELE sera un des invités de la prochaine émission « Le Débat Africain » sur Radio France Internationale dimanche 7 mars 2010 en fin de matinée. L’émission sera animée par le journaliste Assane Diop et portera sur le thème : Les commissions électorales en Afrique. Un sujet qui tombe à pic avec deux exemples qui font l’actualité : le cas ivoirien qui est en train de se dénouer et l’exemple centrafricain où la commission continue encore de patauger dans une crise qui se complique de jour en jour avec les turpitudes d’un ancien chauffeur d’ambassade converti en vrai faux pasteur que le président Bozizé a fait porter à la tête de la Coordination Nationale de la Commission Electorale Indépendante centrafricaine. Soyez nombreux à l’écoute de cette émission.

La Rédaction


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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 23:38


Assingambi-Zarambaud.jpg

 

Le Président André KOLINGBA, affectueusement appelé André KO ou Grand K par ses nombreux partisans restera pour la postérité, au-delà de ce qu'on a pu lui reprocher, tant il est vrai que nul n'est infaillible, le Président qui a inlassablement œuvré pour la paix (siriri) qui lui était si chère, pour l'unité nationale, ainsi que pour la prévoyance et l'auto - suffisance alimentaires.

Sa revendication de la tentative de Coup d'Etat du 28 Mai 2001 demeurera une énigme que seule l'Histoire élucidera totalement, à en croire les confidences distillées par certains exécutants, d'autant que cette revendication avait curieusement été faite alors que la tentative de Coup d'Etat avait déjà notoirement échoué, que ses auteurs présumés étaient pourchassés et que le Président lui-même comme sa famille n'avaient pas été préalablement mis à l'abri. Le Président espérait-il ainsi limiter à sa seule personne ou à seulement quelques personnes les représailles qui furent néanmoins étendues à presque tous « les éléments exogènes simplement tolérés mais avides de Pouvoir » ?

Le Congrès de Berbérati du Parti Unique RDC dont André KOLINGBA était le Président -Fondateur avait déclaré que la plupart des directions des sociétés d'Etat et des sociétés d'économie mixte étaient détenues par des membres de l'ethnie du Président; les mêmes reproches avaient été faits en sourdine quant aux postes de commandement au sein de l'Armée. Le Parti du Président pouvait critiquer le Président. Par contre, il ne semble pas qu'il y ait eu de contestation quant au fait que les hautes fonctions de l’administration et les portefeuilles ministériels étaient attribués sans distinction d'appartenance ethnique; ia palme de la longévité gouvernementale était détenue par un Ministre non membre de l'ethnie du Président.

Quant aux arriérés de salaires, ils étaient de deux mois lorsque des « actions syndicales dures et d'envergure», selon les termes de l’honorable SONNY COLE, avaient paralysé Il Administration, notamment les régies financières, portant finalement ces arriérés à douze mois.

Quand le Président André KOLINGBA disait que seule la paix peut drainer les investissements, que « l'argent n’aime pas les troubles», qu'on ne peut pêcher tout en jetant des cailloux dans l'eau et qu'il lançait des appels pressants pour la préservation de la paix, certains lui rétorquaient qu'on ne mange pas la paix. La paix a fini par être reconnue par tous comme préalable incontournable pour le développement.

Quand il s'inquiétait que la famine nous guette (nzara akè ga), encourageant les paysans à produire toujours plus, à travers les journées nationales de l'alimentation et appelait les centrafricaines et les centrafricains à cultiver, même autour de leur case, certains le toisaient d'un sourire narquois, tant le manioc était abondant et bon marché. C'est la raison pour laquelle des milliers de militants du RDC et la population lui ont rendu un dernier hommage en brandissant des feuilles de manioc.

Contre l'avis du Congrès de Berbérati du Parti Unique ROC, il avait finalement décidé d'instaurer le multipartisme et il s'était incliné devant le verdict des urnes qui avait donné la victoire au candidat Ange Félix PATASSE, évitant au Peuple Centrafricain des troubles comme après l'élection du Président David DACKO, voire un bain de sang.

A présent que le Pays est déchiré par des rébellions, que des hordes étrangères sans foi ni loi occupent certaines parties du pays sans qu'on ne puisse les bouter dehors, massacrent, violent, pillent et emportent des citoyennes et citoyens en esclavage, que des dizaines de milliers de centrafricaines et centrafricains ont été contraints à l'exil ou vivent en brousse comme des bêtes sauvages, de sorte qu'ils ne pourront pas participer aux prochaines élections, que la malnutrition ravage des Préfectures naguère relativement prospères, les paroles du Président André KOUNGBA se révèlent prémonitoires et prennent plus que jamais valeur de mots d'ordre salutaires que le Peuple Centrafricain veillera à mettre en application, pour la réunification du Pays, la souveraineté sur toute l'étendue du territoire, la paix, la fraternité, l’auto - suffisance alimentaire et le développement.

 

Maître ZARAMBAUD Assingambi.

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 23:17


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Source: Missionary International Service News Agency (MISNA)

Date: 04 Mar 2010


Un recensement national et la pleine application du programme de désarmement et de réinsertion des anciens combattants rebelles sont nécessaires à la tenue d'élections présidentielles et législatives : telle est la position exprimée par une alliance de partis et ex-mouvements armés après que le scrutin a été fixé au 25 avril.

 Selon les leaders du Collectif des forces du changement en effet, "outre la prise en compte de milliers de jeunes qui ont maintenant atteint l'âge de voter, huit préfectures sur 16 que compte le pays sont le théâtre de conflits armés. (...) Aucune élection sérieuse et crédible ne peut se faire en excluant la moitié de la population".

Le Collectif des forces de changement rassemble entre autres le Mouvement de libération du peuple de Centrafrique (Mlpc), un des principaux partis de l'opposition, et l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (Aprd), ancien groupe rebelle figurant depuis près d'un an au sein du gouvernement d'union nationale. Les élections ont été convoquées il y a quelques semaines par un décret du président François Bozizé, au pouvoir depuis sept ans.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 23:15


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Jeudi 4 mars 2010 4 04 /03 /2010 20:08

Les autorités de Bangui intensifient les arrestations à l’encontre des ressortissants tchadiens supposés ou non appartenir  aux groupes de l’opposition armée hostile à Idriss Deby.

En effet, nous venons juste d’apprendre par le biais d’un responsable politique tchadien que M. Saleh Mahamat Sossal et son épouse Aché Cheib, fille de M. Cheib Abba Ké, ancien animateur radio en langue arabe à la Radio Nationale Tchadienne (RNT), sont interpellés aujourd’hui dans la journée par les autorités policières de Bangui.

Rappelons aussi  que par le passé, Abakar Mahamat Sossal, petit frère Saleh Sossal et Moustapha Hassane ont disparu également à Bangui dans des circonstances similaires sans qu’aucune structure des droits de l’homme au plan international ne connaisse grand-chose sur  leurs sorts.

Nous dénonçons et  condamnons fermement  sans réserve ces agissements des autorités de Bangui contre les membres de l’opposition tchadienne se trouvant à l’intérieur de leur territoire ou à l’extérieur.

Par la même occasion, nous lançons un appel en direction des organisations centrafricaines de défense des droits de l’homme et particulièrement à l’Amnesty International à Londres d’interpeller publiquement les plus autorités de Bangui sur leurs dérives policières et de cesser immédiatement avec les pratiques des arrestations arbitraires à l’encontre des Tchadiens dont le seul tort est de s’opposer au pouvoir totalement autocratique d’Idriss Deby qui a placé au trône en RCA,  le Général Bozizé à partir de N’djaména, lequel lui est redevable par une allégeance absolue.

Il est rappelé aussi qu’à peine deux semaines trois (3) paisibles commerçants tchadiens ont été appréhendés par les services de renseignements centrafricains à Bangui, sans motif fondé. Ces derniers ont été gardés pendant plusieurs jours dans les locaux de la Présidence centrafricaine avant d’être transférés vers le commissariat central de Bangui. Nous ne savons pas encore s’ils resteront à Bangui ou extradés vers N’djaména.

Amnesty International qui suit la grave situation des droits de l’homme à Bangui et à N’djaména, doit réellement veiller à la sécurité de tous les  opposants appartenant à ces deux pays.

A suivre……………..

Source : Le blog de Makaila 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 23:13


Birao

BOULEMBE (Cameroun) - Le Haut commissaire de l'ONU pour les réfugiés, Antonio Guterres, a appelé à ne pas oublier la Centrafrique et ses réfugiés, lors d'une visite mercredi et jeudi d'un site d'accueil dans l'est du Cameroun.

A Boulembe (380 km de Yaoundé) où se trouvent 1.150 (bien 1.150) réfugiés centrafricains, M. Guterres a exhorté mercredi la communauté internationale "à accorder beaucoup plus d'importance à la Centrafrique", estimant que cet Etat a été "oublié" au profit de pays comme "l'Afghanistan".

"Il y a un peuple qui souffre énormément face à l'indifférence de la communauté internationale", a-t-il précisé jeudi face à la presse, indiquant que 200.000 Centrafricains étaient déplacés à l'intérieur de leur pays, plus de 80.000 autres réfugiés au Cameroun et plus de 60.000 au Tchad.

"Je désire que la paix puisse s'établir en Centrafrique" qui tente de mener à son terme un processus de paix après avoir été confrontée pendant des années à des rébellions et coups d'Etat, a affirmé Antonio Guterres.

"Il faut qu'il y ait un accord politique. (...) Mais il faut aussi qu'il y ait une capacité de l'Etat à assurer la sécurité afin que les réfugiés puissent rentrer chez eux pour reconstruire leur avenir", a-t-il ajouté.

Dans son intervention, le porte-parole des réfugiés, Adama Hadja, a indiqué que les Centrafricains de Boulembe ne souhaitaient plus se contenter de "l'assistance" et avaient besoin de matériel et d'intrants agricoles, d'un centre de santé et de plus de puits d'eau.

Un seul puits ravitaille 5.000 personnes, dont les 1.150 réfugiés. Plusieurs Centrafricains interrogés par l'AFP ont affirmé qu'ils souhaitaient s'établir définitivement au Cameroun.

Selon le HCR, les réfugiés centrafricains sont répartis sur plus de 70 sites dans les régions de l'Est et de l'Adamaoua, le long de la frontière avec la Centrafrique.

Antonio Guterres a visité jeudi un deuxième site d'accueil de réfugiés dans l'Est. Il devait achever vendredi sa visite au Cameroun et se rendre ensuite en Centrafrique jusqu'au 9 mars.

(©AFP / 04 mars 2010 16h31)

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 23:11


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le 3 mars 2010 - 2:30pm

Des hommes de la rébellion ougandaise de la LRA ont attaqué le week-end dernier la localité de Yalinga (sud-est de la Centrafrique), a appris l'AFP mercredi de sources concordantes, parmi lesquelles un officier de l'armée selon qui 23 personnes ont été enlevées.

Les assaillants de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) ont investi Yalinga dimanche dans l'après-midi, a expliqué sous couvert d'anonymat l'officier, un des responsables du détachement de l'armée à Bangassou, la principale ville de l'extrême Est du pays, à une centaine de km au sud de Yalinga.

Ils "ont pris en otage 23 personnes, en majorité des hommes", après avoir pillé "les locaux de la gendarmerie, de l'hôpital, la station météorologique", ainsi qu'"un magasin d'une société de safari (...), emportant tout ce qui pouvait leur tomber sous la main", a affirmé l'officier.

L'attaque a été confirmée à l'AFP par un fonctionnaire, cadre de la Santé basé à Bria, chef-lieu de préfecture à l'ouest de Yalinga, qui fait des interventions dans la région.

De retour d'une tournée dimanche soir, sur la route de Yalinga, "j'ai vu plusieurs dizaines d'habitants qui m'ont dit qu'ils fuyaient (cette localité) parce qu'il y a eu une attaque de +Tongo-Tongo+ (surnom local des membres de la LRA)", a déclaré ce fonctionnaire sous couvert d'anonymat.

Les assaillants "s'exprimaient en anglais et en arabe", a-t-il ajouté, indiquant ne pas disposer d'éléments sur le bilan.

Cet assaut est le cinquième attribué à la LRA dans la région début février.

Des hommes armés identifiés comme des rebelles ougandais avaient investi la ville minière de Nzako le 9 février, le village de Kamandaré le 15, le village de Gbangomboro le 17 et la localité de Rafaï le 19. Ces attaques ont été marquées par l'enlèvement de plusieurs dizaines de personnes.

Dirigée par Joseph Kony, la LRA a commencé à être active en 1988 dans le nord de l'Ouganda. Depuis 2005, ses combattants se sont éloignés de leurs bases ougandaises pour s'installer dans l'extrême nord-est de la République démocratique du Congo. Ce pays partage des frontières avec l'Ouganda et la Centrafrique.

Source : AFP

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 23:08


procureur-de-la-CPI--Ocampo.jpg

APA-Nairobi 04-03-2010 (Kenya) Le procureur général de la Cour pénale internationale (CPI), Luis Moreno-Ocampo, a remis mercredi aux juges de la CPI les noms de 20 Kenyans qui ont financé, organisé ou incité à la violence post-électorale de 2007 qui a coûté la vie à plus de 1000 personnes et déplacé plus de 300.000 autres, a appris APA dans un communiqué publié à Nairobi.

Ces personnes ont été identifiées dans le cadre de différentes enquêtes sur les violences post-électorales, notamment celles menées par la Commission nationale kenyane des droits de l’homme et la Commission d’enquête sur les violences post-électorales surnommé la "Commission Waki » présidée par l’ancien secrétaire général de l’Onu Kofi Annan.

"A ce stade, les noms sont seulement indicatifs", a déclaré le procureur Ocampo.

"Les allégations concernant les personnes nommées devront être comparées avec les preuves recueillies indépendamment par mon bureau. Si les juges autorisent l’enquête, je discuterai avec ceux qui souhaitent clarifier leur rôle ou fournir des informations supplémentaires, » a-t-il dit en déposant la liste des noms.

Le Procureur a également rappelé aux juges qu’aucune des personnes citées n’a encore fait face à la justice kenyane pour ces crimes.

Il a demandé aux juges de prendre une décision expéditive parce que, selon ses propres termes, « les victimes ainsi que ceux identifiés comme suspects ont besoin de justice ».

En réponse à la demande des juges de la CPI du 18 février dernier, le Procureur a précisé que les hauts responsables politiques et économiques associés aux principaux partis politiques, le PNU (Parti d’unité national)qui était dans le gouvernement au moment de la violence et l’ODM (Mouvement démocratique orange) qui était le principal parti d’opposition à l’époque étaient derrière cette vague de violences.

"Les hauts responsables des deux parties (PNU et l’ODM) ont été guidés par des objectifs politiques de conserver ou d’accéder au pouvoir", a déclaré le procureur dans le communiqué publié à Nairobi.

"Ils ont utilisé leurs réseaux personnels, gouvernementaux, tribaux et d’affaires pour commettre des crimes. Ils ont mis en œuvre leur politique avec la participation d’un certain nombre d’agents de l’État et des institutions publiques et privées, telles que les députés, des haut responsables du gouvernement, la police et des gangs de jeunes », a-t-il ajouté.

Les violences ont éclaté après la réélection contestée du président Mwai Kibaki.

Il a fallu l’intervention de l’ancien Secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, pour négocier en février 2008 un accord de paix qui vit Raila Odinga devenir Premier ministre dans l’actuel gouvernement de coalition au Kenya.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 03:35


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APA Bangui 03-03-2010 (Centrafrique) Le collectif des forces de changement a rejeté le décret portant convocation du corps électoral pour les élections présidentielles et législatives, le 25 avril prochain, a appris APA.

« Le Collectif des Forces du Changement considère la signature du décret convoquant le corps électoral, comme une fuite en avant et la matérialisation d’une volonté de saboter le processus d’élections apaisées », a déclaré le président du collectif, Me Nicolas Tiangaye, au cours d’une conférence de presse, mercredi à Bangui.

Me Tiangaye a exigé la publication du ‘’rapport du 23 février 2010 relatif à l’état d’avancement de la préparation des élections législatives et présidentielles de 2010’’, pour la transparence dans toutes les opérations électorales.

Selon lui, il ne s’agit pas d’un rapport du bureau, mais d’un rapport débattu et adopté en séance plénière par l’ensemble des 31 membres de la Coordination nationale de la commission électorale indépendante.

« Les mandataires révoqués n’ayant plus aucune légitimité politique et juridique pour engager les entités mandantes, les nouveaux représentants n’ayant pas encore prêté serment et n’ayant pas encore pris leurs fonctions à la CEI, tout rapport élaboré, sans débats, au niveau de toutes les entités selon la règle du consensus adoptée depuis le Dialogue politique inclusif (DPI) est nul et nul effet », a-t-il expliqué.

Par ailleurs, il a rappelé que la pacification du pays et l’aboutissement du programme Désarmement Démobilisation et Réinsertion (DDR) constituent un préalable à un recensement électoral fiable sur l’ensemble du territoire national.

« Outre la prise en compte de milliers de jeunes qui ont maintenant atteint l’âge de voter, huit préfecture sur les seize que compte le pays sont le théâtre de conflits armés (Ouham, Ouham -Pendé, Nana Gribizi, Bamingui Bangoran, vakaga, Haute Kotto et depuis peu le Haut Mbomou et le Mbomou », a-t-il ajouté.

« Selon les rapports des ONGs humanitaires, quelque 300. 000 Centrafricains sont des déplacés intérieurs », a-t-il relevé, soulignant qu’en décembre 2009, le Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés avait dénombré 138.164 réfugiés centrafricains dans les pays voisins (74.000 au Tchad, 63.919 au Cameroun et 245 au Soudan).

Le collectif des Forces de changement regroupe l’Union des forces vives de la Nation (UFVN-opposition démocratique), les Autres Partis (Forum civique, Convention républicaine pour le progrès social).


Elections le 25 avril: la Centrafrique pas prête

BANGUI AFP / 03 mars 2010 22h35 - Une coalition de plusieurs partis de Centrafrique a "exigé" mercredi dans une déclaration "le retrait" du décret qui fixe les élections présidentielle et législatives au 25 avril, en expliquant que le pays n'est pas pacifié et n'a pas procédé au recensement électoral.

Le Collectif des forces du changement, regroupant l'opposition, des formations centristes et des ex-rébellions, "exige le retrait pur et simple du décret présidentiel du 25 février convoquant le corps électoral" pour le 25 avril, dans cette déclaration lue devant la presse par son porte-parole, Me Nicolas Tiangaye.

Le message a été signé par l'opposition et les formations centristes, mais pas par les ex-rébellions. Jean-Jacques Demafouth, habilité à parapher en leur nom, était absent de Centrafrique. Il devrait y être de retour jeudi, selon son entourage.

Le collectif soulève plusieurs questions sur la préparation des scrutins, la sécurité, les populations de déplacés et réfugiés, et considère que tenir des scrutins dans ces conditions est "une fuite en avant et la matérialisation d'une volonté de saboter le processus d'élections apaisées".

"La pacification du pays et l'aboutissement du programme DDR (désarmement, démobilisation, réinsertion des ex-rebelles) constituent un préalable à un recensement électoral fiable" sur le terrain, estime-t-il.

"Outre la prise en compte de milliers de jeunes qui ont maintenant atteint l'âge de voter, huit préfectures sur 16 que compte le pays sont le théâtre de conflits armés. (...) Aucune élection sérieuse et crédible ne peut se faire en excluant la moitié de la population", ajoute-t-il.

D'après des organisations humanitaires, "quelque 300.000 Centrafricains sont des déplacés intérieurs. En décembre 2009, le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés avait dénombré 138.164 réfugiés centrafricains dans les pays voisins : 74.000 au Tchad, 63.919 au Cameroun et 245 au Soudan", poursuit-il, soulignant que "le nombre exact des circonscriptions électorales pour les législatives" n'est pas connu.

Les élections générales doivent être organisées "selon les standards internationaux en vue d'aboutir à des résultats crédibles, transparents, incontestables, déclare le Collectif, qui formule d'autres revendications.

Il exige notamment "la mise en oeuvre immédiate du programme DDR", "la publication du texte relatif au découpage des circonscriptions électorales" et "l'organisation sur toute l'étendue du territoire national et dans les ambassades du recensement en vue de mettre à jour une liste électorale fiable".

Le 28 février, un de ses responsables avait affirmé que la coalition rejetait "en bloc" le décret du président François Bozizé. Selon ce texte, la campagne électorale est prévue du 12 au 23 avril.

(©)



NDLR : Peu après le point de presse du Collectif des Forces du Changement, un autre décret signé de Bozizé portant découpage des circonscriptions  pour les élections législatives a été lu à la radio nationale. C'est grosso modo le même découpage qu'en 2005 avec les mêmes aberrations consistant à ne pas tenir compte de la démographie de certaines villes, régions ou arrondissements de la capitale. Exemple : le 8ème arrondissement de Bangui qui compte plus de 84.000 habitants n'a qu'un seul siège occupé d'ailleurs frauduleusement depuis 2005 par un cousin de Bozizé un certain Willibona Kocys du KNK, qui est en même temps président du groupe parlementaire de la majorité présidentielle et distributeurs attitré des fréquentes enveloppes d'espèces sonnantes et trébuchantes du pouvoir pour soudoyer les députés afin qu'ils fassent passer des lois iniques et antinationales. Il va sans dire que ce décret pose encore le même problème que soulève le Collectif des Forces du Changement à savoir son illégalité. Elle est due au fait que ce n'est pas sur proposition du rapport de la CEI comme le prescrit le Code électoral qu'il a été pris mais sur proposition du singleton vrai faux pasteur Joseph Binguimalé qui ne représente plus que sa modeste personne et qui n'est donc plus légitime mais continue de signer illégalement des documents qui n'ont aucune valeur juridique mais s'entête à le faire. Voilà comment Bozizé et son complice et homme de main Binguimalé qu'il ne veut pas lâcher cherchent à saboter les élections et créer des troubles inutilement.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 03:25



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NDLR : Les responsbles du Collectif des Forces du Changement ont tenu le 3 mars 2010 dans la Salle Mazette à Bangui un point de presse destiné à se prononcer sur le décret illégal signé le 25 février dernier par Bozizé pour convoquer le corps électoral aux urnes pour l'élection présidentielle le 25 avril prochain. cette coalition des partis politiques de l'opposition exige le retrait pur et simple de ce décret ainsi qu'elle formule également d'autre exigences sur d'autres questions liées fondamentales liées au bon déroulement du processus électoral que Bozizé cherche manifestement à saboter. Ci-dessous, le texte intégral de la déclaration que ce collectif a rendu publique à l'issue du point de presse.  



COLLECTIF DES FORCES DU CHANGEMENT (CFC)

 

 

DECLARATION

RELATIVE AU DECRET CONVOQUANT

LE CORPS ELECTORAL AUX ELECTIONS DE 2010

---------------------

 

 

Le jeudi 25 février 2010, le Président de la République a signé le décret n° 10.041 convoquant le corps électoral pour les élections présidentielles et législatives pour le 25 avril 2010. Ce décret appelle de notre part la mise au point suivante :

 

1°) Sur la forme

 

L’Union des Forces Vives de la Nation (UFVN), les Autres Partis et les Politico-militaires, qui constituent trois (03) entités regroupées au sein du Collectif des Forces du Changement avaient suspendu leur participation en date du 13 janvier 2010 de la Commission Electorale Indépendante (CEI) et avaient en conséquence retiré temporairement leurs représentants de cet organe qui s’était illustré par un manque de transparence dans la mise en place des comités locaux, une absence totale d’indépendance, une manipulation en vue de favoriser une fraude électorale massive et une opacité dans la gestion des finances  de la CEI. Le Collectif avait par la suite révoqué les mandats de ceux de ses représentants qui avaient participé à ces manœuvres frauduleuses. Après le Protocole d’Accord signé le 13 février 2010 par les six (06) entités parties prenantes au Dialogue Politique Inclusif (DPI), le Médiateur de la République et le Ministre de l’Administration du territoire, le Collectif des Forces du Changement devrait reprendre sa place dans la Coordination Nationale après avoir communiqué les noms de ses nouveaux représentants dont le décret entérinant cette désignation a été signé en même temps que celui convoquant le corps électoral.

 

Les mandataires révoqués n’ayant plus aucune légitimité politique et juridique pour engager les entités mandantes, les nouveaux représentants n’ayant pas encore prêté serment et n’ayant pas encore pris leur fonction à la CEI, tout rapport élaboré sans débats au niveau de toutes entités selon la règle du consensus adopté depuis le Dialogue Politique Inclusif (DPI) est nul et de nul effet.

 

Le décret convoquant le corps électoral vise « le rapport du bureau de la Coordination de la Commission Electorale Indépendante en date du 23 février 2010 » alors que le code électoral en son article 54 prévoit que c’est « sur rapport de la CEI », que les électeurs sont convoqués par un décret pris en conseil des ministres.

Légalement, il ne s’agit pas d’un rapport du Bureau, mais d’un rapport débattu et adopté en séance plénière par l’ensemble des trente et un (31) membres composant la Coordination Nationale de la CEI.

 

Le Collectif des Forces du Changement, soucieux de l’exigence de transparence dans toutes les opérations électorales, exige la publication du "rapport du 23 février 2010, relatif à l’état d’avancement de la préparation de la préparation des élections législatives et présidentielles de 2010 ».

 

2°) Sur le fond

 

Plus d’une fois, M Elie Oueifio, Ministre de l’Administration du territoire a déclaré publiquement que le matériel électoral et les listes électorales ayant servi aux élections de 2005 ont été détruits à plus de 80%. Le Collectif des Forces du Changement s’étonne de la soudaine découverte plus tard de ces mêmes listes par M. Joseph Binguimalé. Le Collectif des Forces du Changement rejette avec force ces listes fabriquées pour les besoins du hold-up électoral en préparation.

 

M. Binguimalé prétend que des listes électorales ont été retrouvées tantôt dans une école à Ngongonon au quartier Combattant, tantôt dans un entrepôt de la Banque Mondiale, alors que cette dernière et le Ministère de l’Enseignement ne sont pas dépositaires des archives de la Commission Electorale.

 

En effet, le Code électoral de 2004 et celui de 2009 mentionnent clairement que le Ministère de l’Intérieur en charge de l’Administration du Territoire est « chargé de la conservation des biens et immeubles, ainsi que des archives de la CEMI (CEI).

 

Par ailleurs, c’est l’occasion de rappeler que la pacification du pays et l’aboutissement du programme DDR constituent un préalable à un recensement électoral fiable sur l’ensemble du territoire national. Outre la prise en compte de milliers de jeunes qui ont maintenant atteint l’âge de voter, huit (08) préfectures sur seize (16), que compte le pays sont le théâtre de conflits armés ((Ouham, Ouham Péndé, Nana Gribizi, Bamingui-Bangoran, Vakaga, Haute Kotto et depuis peu le Haut Mbomou et le Mbomou).

 

Selon les rapports des ONG humanitaires, quelques trois cents mille (300.000) Centrafricains sont des déplacés intérieurs. En décembre 2009, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés avait dénombré 138.164 réfugiés centrafricains dans les pays voisins (74.000 au Tchad, 63919 au Cameroun et 245 au Soudan).

 

De ce fait, aucune élection sérieuse et crédible ne peut se faire en excluant la moitié de la population.

En outre si le Code électoral a été voté et promulgué, aucun texte règlementaire en ce qui concerne le découpage des circonscriptions n’est toujours pris. A ce jour, on ne connaît même pas le nombre exact des circonscriptions électorales pour les législatives.

Eu égard à tout ce qui précède, le Collectif des Forces du Changement considère la signature du décret convoquant le corps électoral comme une fuite en avant et la matérialisation d’une volonté de saboter le processus d’élections apaisées.

 

Il prend à témoin l’opinion nationale et internationale qu’elle exhorte à plus de vigilance pour la conduite de ce processus qui doit être mené selon les standards internationaux pour des résultats crédibles, transparents, incontestables et exige :

 

-         La publication du rapport du bureau de la CEI

 

-         Le retrait pur et simple du décret du 25 février 2010 convoquant le corps électoral ;

 

-         la mise en œuvre immédiate du programme DDR, condition préalable à l’organisation des élections libres, démocratiques et équitables ;

 

-         la publication du texte relatif au découpage des circonscriptions électorales ;

 

-         la recomposition et la mise en place des comités locaux de la CEI ;

 

-         l’organisation sur toute l’étendue du territoire national et dans les ambassades du recensement en vue de mettre à jour une liste électorale fiable.

 

 

                                                                                  Fait à Bangui, le 27 février 2010

 

                                                                                  Pour le Collectif des Forces du Progrès

 

Ont signé

 

1°) ENTITE : OPPOSITION DEMOCRATIQUE

 

ADP                 C.E KEZZA KOYANGBO

 

ASD                F. GOTTO-GAZIAMODO

 

LONDO         Ferdinand DAGO

 

MLPC             Marcel LOUDEGUE

 

RDC               Me Blaise Feurry HOTTO

 

2°) ENTITE : AUTRES PARTIS

 

CRPS             Me Nicolas TIANGAYE

 

FC                  Général Timothée MALENDOMA

 

PATRIE        P.O   B. MAPOUKA

 

3°) ENTITE : MOUVEMENTS POLITICO-MILITAIRES

 

APRD

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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 03:22


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APA - Bangui (Centrafrique) mercredi 3 mars 2010 - Les cinq nouveaux membres de la Commission Electorale Indépendante (CEI) ont prêté serment mardi au Palais de la Justice à Bangui.

Il s’agit de MM. Gabriel Jean Edouard Koyambounou, Christophe Brémaïdou, Baudin Ngbondo Tabassi, Venant Eloge Ngouma, provenant de l’opposition démocratique et M. Lucien Mbaïgoto désigné par les mouvements politico-militaires.

L’opposition démocratique et les mouvements politico-militaires avaient décrié la collaboration avec leurs précédents représentants. Il s’agit de MM. Ernest Mandakombo, Clément Erégani, Marcel Yangué Boyfini, Joseph Théophile Douaclé, Gabriel Goloumon de l’opposition démocratique et Armand Guétel, un représentant des mouvements politico-militaires.




Centrafrique : prestation de serment des nouveaux membres de la Commission Electorale Indépendante

Bangui, 2 mars (Acap) - Cinq nouveaux membres de la Commission Electorale Indépendante (CEI), nommé le 24 février 2010 à la demande de l'opposition, ont prêté serment, lundi 1er mars 2010 au Palais de Justice à Bangui.

Il s’agit de MM. Gabriel Jean Edouard Koyambounou, Christophe Brémaïdou, Baudin Ngbondo Tabassi, Venant Eloge Ngouma, provenant de l’opposition démocratique et M. Lucien Mbaïgoto désigné par les politico-militaires.

Ces nouveaux appelés vont remplacer MM. Ernest Mandakombo, Clément Erégani, Marcel Yangué Boyfini, Joseph Théophile Douaclé, Gabriel Goloumo de l’opposition démocratique et Armand Guétel, un représentant des mouvements politico-militaires, désavoués par leurs mouvements respectifs.

Avant la prestation de serment des nouveaux membres de la CEI, le Procureur Général, M. Armand Abezene Djoubaye, est longuement revenu sur les dispositions de la loi 09.016 du 2 octobre 2009 portant Code électorale de la République Centrafricaine.

D’après lui, « la Commission Electorale Indépendante, en relation avec le Ministère de l’Administration du Territoire, est chargée de la préparation, de l’organisation et de la supervision des élections présidentielle, législatives, régionales, municipales… et d’assurer la publication des résultats provisoires au vu des procès verbaux provenant des bureaux de dépouillement ».

 Au regard de la mission confiée à la CEI, a poursuivi le Procureur général, il incombe aux membres de la CEI de nombreuses tâches incluant la préparation matérielle des élections, l’organisation de la campagne électorale et des élections, enfin, la proclamation des résultats du vote…

Il leur a interdit de défendre « les considérations partisanes, ethniques et religieuses ».

Après la prestation de serment, les cinq nouveaux membres de la CEI ont été renvoyés dans leurs nouvelles fonctions par le Président du Tribunal de Grande Instance de Bangui, M. Salomon Ndoma Apano, en présence des Ministres Laurent Gon Baba de la Justice et Elie Ouéïfio de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, ainsi que du Révérend Pasteur Joseph Binguimalé, président de la CEI.



NDLR : Comme on le constate, du fait des sordides magouilles de Gabriel Goloumo du RDC pour continuer à siéger à la CEI, ce parti membre de l’UFVN n’a plus de délégué au sein de la coordination nationale de la CEI. Par ailleurs et on s’en aperçoit bien avec cette information, si c’est seulement maintenant que les nouveaux membres de la CEI prêtent serment, c’est bien la preuve que depuis, cette importante structure chargée de préparer et organiser les élections n’a pas eu d’activités et dès lors, on ne peut ni comprendre ni admettre que son président, le vrai faux pasteur Joseph Binguimalé pourtant récusé et dont la brève gestion doit être auditée, puisse faire des propositions au président de la République qui signe à tour de bras des décrets illégaux convoquant le corps électoral et portant découpage des circonscriptions électorales comme celui qui a été rendu public ce 3 mars. 

 

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